:: wikimiki.org ::
| Kurdes |
Kurdes ja:クルド人
Les Kurdes sont un peuple d'origine indo-européenne descendant, notamment, des Mèdes, comprenant (ce qui est une évaluation) environ 40 millions de personnes, habitant surtout en Turquie (environ 23 milions), en Iran (environ 9 millions), en Irak (environ 6 millions) et en Syrie (environ 2 millions), dans ce qui est appelé le Kurdistan. Il existe également des communautées kurdes dans les pays de l'ex-URSS, au Liban et au Koweït.
Une immigration recente a entrainée l'apparition d'une diaspora kurde qui est presente dans tous les pays de l'europe occidentale, aux Etats Unis, en Australie, et dans une moindre mesure au Japon.
L'ancienne communauté qui était près de Kaboul quitta le pays pendant la guerre civile d'Afghanistan à la fin des années 1970. Traditionnellement les Kurdes sont des gardiens de troupeaux nomades, mais ils sont désormais plus sédentaires.
La majorité des Kurdes est sunnite sunnite , mais il existe d'autres communautés, alévie, yézidie, et dans une plus faible proportion, chiite et chrétienne, en Irak et en Iran .
Histoire
Saladin Souverain kurde (1138-1193), sultan ayyubide d'Égypte (1171-1193) et de Syrie (1174-1193), qui reprit Jérusalem aux Croisés.
Né en 1138 à Takrit, en Mésopotamie (ou l'Irak de nos jours), ce kurde de son vrai nom
Salah al-Din Yusuf al-AyyubiSaladin, c'est sous le nom de Saladin qu'il est connu en
Occident. Saladin considérait l'Égypte comme une base politique ayyubide et s'appuyait
principalement sur le soutien des siens, les Kurdes. Il relança l'économie de l'Égypte,
réorganisa l'armée de terre et les forces navales.
Saladin étendit son pouvoir sur la Syrie et le nord de la Mésopotamie, en éliminant
le cas échéant ses rivaux musulmans. Suite à la soumission de Damas (1174), d'Alep (1183)
et d'Al-Mawsil (1186), de nombreuses armées musulmanes, alliées sous le commandement de
Saladin, étaient prêtes à aller combattre les Croisés. En 1187, Saladin envahit le Royaume
latin de Jérusalem, triompha des Francs à la bataille de Hattin, en Galilée (4 juillet) et
s'empara de Jérusalem le 2 octobre, ce qui entraîna les monarchies catholiques d'Europe
occidentale à lancer la troisième croisade pour reconquérir la ville sainte (1189).
Les chrétiens concentrèrent leurs efforts sur le siège d'Acre. Saladin tenta
vainement de dégager la ville. Finalement Acre succomba en 1191, mais les Croisés
ne surent pas profiter de leur victoire pour reprendre Jérusalem. En 1192, Saladin
signa un traité de paix avec Richard Ier Cœur de Lion, roi d'Angleterre, qui permit
aux chrétiens de reprendre possession de toute la côte de Jaffa à Tyr, en laissant
Jérusalem aux musulmans. Le 4 mars 1193, Saladin décéda à Damas, des suites d'une maladie
. L'émir Bedir Khan, dont le royaume s'étendit pendant deux brèves années entre 1844 et 1846 de la Perse jusqu'au Tigre. Mustapha Barzani, le chef rebelle kurde d'Irak qui obtint en 1970 d'un Saddam Hussein tout neuf au pouvoir un pacte de reconnaissance des «droits nationaux et culturels» de son peuple et des États-Unis d'Amérique en 1972 une aide financière considérable. À la suite de la Guerre du Golfe de 1990 les Kurdes ont pu établir une zone autonome au nord de l'Irak et leur action comme supplétifs des USA apporte des avantages. D'autre part la candidature de la Turquie à l'Union Européenne la contraint à masquer et adapter la répression.
Catégorie:peuple indo-aryen
Voir aussi
- langue kurde
- Kurdistan
Lien externe
- [http://www.institutkurde.org/ Institut kurde de Paris]
- [http://www.kurdishworld.com Kurdish]
- [http://www.kurdeparis.org/fr/ Paris Centre Culturel Kurde Ahmet Kaya]
- [http://www.kurdishinfo.com Kurdishinfo.com]
Iran
|- valign="top"
| Guide suprême
| Ali Khamenei
|- valign="top"
| Président
| Mahmoud Ahmadinejad
|- valign="top"
| Établissement - Date
| Révolution Islamique 1979
|{{{{{{{{{{{{| border="0" cellpadding="5" cellspacing="0" align="center"
|
#Téhéran
#Qom
#Markazi
#Qazvin
#Gilan
#Ardebil
#Zanjan
#Azerbaijan-e-sharghi (de l'est)
#Azerbaijan-e-gharbi (de l'ouest)
#Kordestan
#Hamedan
#Kermanshahan
#Ilam
#Lorestan
#Khuzestan
||
- Chahar Mahaal-o-Bakhtiari
- Kohkiluyeh-o-Boyer Ahmad
- Bushehr
- Fars
- Hormozgan
- Sistan-o-Balouchestan
- Kerman
- Yazd
- Esfahan
- Semnan
- Mazandaran
- Golestan
- Khorasan-e-shomali (du Nord)
- Khorasan-e-razavi
- Khorasan-e-jonubi (du sud)
||Image:IranNumbered.png
|{{{{{{{{{{{{
Irak
|- valign="top"
| Capitale || Bagdad
|- valign="top"
| Président Premier ministre
| Jalal Talabani Ibrahim al-Jaafari
|{{{{{{{{{{commons|Iraq|l'Iraq{wikitravel|l'Irak|Irak{fr{ar{en{ar{en{en{en{en{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{Pays d'Asie{Ligue arabe{lien AdQ|sv{lien AdQ|ja
Kurdistan ja:クルディスタン
Le Kurdistan est une région d'Asie occidentale, ainsi désignée car elle est majoritairement peuplée par le peuple kurde. Il s'étend actuellement aux confins montagneux au sud-est de la Turquie, au nord-est de l'Irak, au nord-ouest de l'Iran et sur deux petites régions au nord-est et au nord-ouest de la Syrie.
Syrie
Histoire
Une partie du peuple kurde revendique l'autonomie, voire l'indépendance vis-à-vis des pays où ils sont installés. Les dirigeants indépendantistes fondent leur exigence sur le traité de Sèvres de 1920 qui prévoyait la création d'un État kurde sur les restes de l'Empire ottoman détruit, puis par le traité de Lausanne de 1923, se voit divisé dans la continuation de l'Entente Cordiale par la France, qui se crée un mandat sur le Liban et la Syrie et le Royaume Uni qui se crée un mandat sur l'Irak. Les populations Chiites et Kurdes se révoltent contre les nouveaux colons européens.
Churchill, secrétaire à la Guerre au Royaume Uni, fait raser par la Royal Air Force différents villes et villages Kurdes. notament, en 1925 la ville kurde de Soleymanié à l'ypérite. Les deux tiers de la population subissent des séquelles de l'ypérite..
Le 11 mars 1974, Saddam Hussein accorde une autonomie relative au Kurdistan, avec la « Loi pour l'autonomie dans l'aire du Kurdistan » qui stipule notament que :
« La langue kurde doit être la langue officielle pour l'éducation des Kurdes ».
Cette loi permet l'election d'un conseil legislatif autonome qui contrôle son propre budget, mais 72 des 80 membres élus de ce conseil de la première session d'octobre 1974, ont été séléctionnés par Bagdad. En octobre 1977, la totalité du conseil est selectionée centralement.
The Ba'ath regime adopted and initiated a policy of Arabization of Kurdish areas, in an attempt to diminish the size of the area to be allocated to the Autonomous Region. For the Ba'ath, the Kurds were and continue to be an anathema to Pan-Arabism: they represent the existence of a non-Arab nation in the heart of the United Arab World that is virulently nationalist.
Depuis la guerre Iran-Irak des années 1980 et la présence de l'US Army depuis les années 1990 dans le cadre des événements en Irak.
Le 16 avril 1987, Saddam Hussein lance un raid à l'arme chimique sur la vallée du Balisan.
Au printemps 1991, Saddam Hussein réprime séverement, les populations kurdes (ainsi que les Chiites).
Le Kurdistan est devenu depuis le début du siècle une zone stratégique d'importance mondiale, et plus seulement une zone frontalière entre pays qui s'apprécient peu. Les conflits armés qui en résultent (Guerres du Golfe) ont entraîné une émigration kurde accrue: les Kurdes sont de plus en plus nombreux à fuir leur région pour d'autres régions du pays ou émigrent vers l'Europe.
En Turquie
A la création de la République turque en 1923 par Mustafa Kemal Atatürk (Père des Turcs), les autorités interdisent la langue et les noms kurdes. Le fait de parler la langue kurde est un crime qui peut être puni d'une très lourde peine de prison (plusieurs années). Le mot kurde est interdit et les 15 millions de Kurdes sont désignés par le terme « Turcs des montagnes ». Face à cette négation du fait kurde et de l'identité kurde, les Kurdes se sont à plusieurs fois soulevé. Les soulèvements ont violemment été réprimés par l'armée turque.
Le dernier soulèvement en Turquie est le fait du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ce soulèvement sous forme de guerilla armée a débuté en 1984. Le chef du PKK, Abdullah Öcalan, a été arrêté en février 1999 au Kenya. Depuis son arrestation, les affrontements ont diminué d'intensité, avec notamment, le repli des troupes du PKK vers l'Iran et le nord de l'Irak en 2001.
La transformation du PKK en Congrès pour la liberté et la démocratie au Kurdistan et l'arrêt de la lutte armée sont parallèles au processus de démocratisaton enclanché en Turquie dans le but d'adhérer à l'Union Européenne. Bien que l'état d'urgence a été levé au Kurdistan, la situation des Kurdes n'a pas beaucoup évolué. Des dizaines de milliers de prisonniers politiques kurdes sont en prison. Les millions de déplacés lors de la répression des années 90 ne sont pas autorisés à regagner leur village. Les assassinats politiques et les exécutions sommaires de militants ou de civils kurdes se poursuivent. Quant à la langue kurde, elle n'est plus interdite, des écoles privés kurde ont pu ouvrir et des radio en langue kurde ont maintenant le droit d'émettre en Turquie. Mais l'existence du peuple Kurdes n'est toujours pas reconnue par la constitution turque. En effet, la loi turque prévoit simplement l'enseignement des "accents" turcs en cours privé du soir pour adultes .
La lutte du PKK s'inscrit dans une longue suite de révoltes des Kurdes généralement réprimée dans le sang. Cette politique de répression a aussi parfois fait place à des massacres d'une plus grande ampleur. En 1988, la Turquie accepte 120 000 réfugiés kurdes irakiens. En 1991 (avril à juin), elle favorise l'opération humanitaire internationale Provide Comfort pour protéger les Kurdes irakiens contre l'armée irakienne bien qu'elle ferme sa frontière, bloquant plusieurs centaines de milliers de réfugiés dans les montagnes enneigées. Le gouvernement turc reçoit même les dirigeants de l'UPK et du PDK, afin de les assurer de son soutien et obtenir un refus de soutien au PKK.
En Irak
- Le régime de Saddam Hussein a commis de nombreux massacres parmi les Kurdes d'Irak (certaines estimations avancent le chiffre d'un million de morts sur les 5 millions de kurdes), essentiellement dans le nord du pays. La coalition américano-britannique a trouvé 259 charniers contenant quelque 300 000 corps de personnes exécutées par le régime baasiste. Le 13 décembre 2004 a été découverte une fosse contenant près de 500 cadavres, dont ceux de femmes et d'enfants, dans les environs de Souleimaniya.
- Après avoir été victimes de répressions par le régime baassiste, les Kurdes obtiennent une autonomie de fait lors de la Guerre du Golfe de 1991sur une faible partie de leur terres originelles. En mars 1991, une insurection renverse le régime baasiste. Dutrant trois semaines, la région est dirigée par des conseils ouvriers (shuras) de districts et d'usine, dans lesquels les communistes jouent un rôle important. A l'annonce du retour des troupes irakiennes, la population des villes s'enfuit dans les montagnes, facilitant la reprise du pouvoir par les nationalistes (PDK et UPK), opposés au communistes. Les conseils ouvriers sont progressivement repris en main, puis dissous. Deux régions autonomes se constituent alors en un état fédéré en août 1992 grâce à la protection aérienne des États-Unis et du Royaume-Uni :
- La première autour d'Erbil est dirigée par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK). Ce parti est actuellement dirigé par Massoud Barzani.
- La seconde région, voisine au sud, est sous la direction de l'Union patriotique du Kurdistan et a pour ville principale, Souleimaniye. L'Union est dirigée par Jalal Talabani.
Ces régions se sont réunies en 2005 et disponsent d'un parlement autonome reconnu. Le kurde Jalal Talabani est devenu le premier président de l'Irak post-Saddam (une exception ethnique dans le monde arabo-musulman où seul le Liban peut se vanter d'avoir aussi un président atypique: un chrétien).
Les deux grandes villes du Kurdistan irakien de Mossoul et Kirkouk, à forte population kurde, sont en dehors de cet « État fédéré ». Les populations des tribus arabes sunnites implantés par Saddam Hussein s'inquiètent depuis 2003 d'être obligées a rendre les terres aux kurdes et de voir leurs villes incluses dans un Kurdistan autonome.
Les autorités turques sont également très réticentes à voir le Kurdistan irakien trop indépendant car elles craignent les réactions des indépendantistes kurdes de Turquie. Ainsi, elles entretient un contre-feu soutenant la petite minorité "turcomane" du nord de l'Irak, alliée pour l'occasion avec les intégristes arabes sunnites (un paradoxe pour les laïques généraux turcs, mais ils considèrent que c'est le moindre mal).
En Iran
En Iran, les régions kurdes de l'ouest et du nord-est sont surveillées par l'armée et des Kurdes sont en prison pour des raisons politiques. Cependant, la langue kurde est officiellement reconnue et au parlement siègent des députés kurdes qui représentent "officiellement" les 6 millions de kurdes.
En Syrie
La partie syrienne du Kurdistan, peuplée par 1 million de kurdes est sous contrôle de l'armée et des émeutes en 2004 et 2005 ont été réprimés avec brutalité.
Géographie du peuplement
Régions du Kurdistan:
- en Irak : dans le nord du pays.
- en Iran : dans les montagnes à l'ouest du pays.
- en Syrie : au nord-ouest et au nord-est.
- en Turquie : dans les zones sud-est du pays, aux frontières avec la Syrie, l'Irak et l'Iran.
Autres communautés en dehors du Kurdistan:
- L'exode rural et un nomadisme saisonnier touchent les populations kurdes du Kurdistan à cause des conflits dans leur région.
- Des Kurdes sont également présents en Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan, et au nord-est de l'Iran le long de la frontière avec le Turkménistan.
- Un million de Kurdes auraient émigré en Europe.
- D'autres communautés kurdes sont egalement presente aux Etats Unis, en Australie ainsi qu'au Japon
Politique
Depuis 1995 un parlement en exil a été mis en place. Yasha Kayar a été élu président du parlement kurde en exil le 12 avril 1995.
Voir aussi
- Kurdes
- Langue kurde
- Institut kurde de Paris
Liens externes
- [http://www.institutkurde.org Institut Kurde de Paris]
- Le Monde diplomatique [http://www.monde-diplomatique.fr/1995/03/PEROUSE/1311] (Turquie), [http://www.monde-diplomatique.fr/1997/01/PIRUZ/7538] (Iran), [http://www.monde-diplomatique.fr/1998/03/NEZAN/10174] (Irak), [http://www.monde-diplomatique.fr/1999/02/VERRIER/11637] (Turquie), [http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/kurdes/] (Turquie), [http://www.monde-diplomatique.fr/1999/03/NEZAN/11828] (Turquie), [http://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/NEZAN/15517] (Irak), [http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/irak/chrono-kurde Chronologie]
- http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/turquie_3kurdes.htm
- http://www.kurdishworld.com Liens siteweb kurde
- http://www.rojev.com Portail kurde
- http://www.kurdeparis.org Site du Centre Culturel Kurde de Paris
- http://www.kurdishinfo.com/index.php?newlang=french Actualités
- http://www.ozgurpolitika.com Site du journal kurde d’expression turque Özgür Politika
catégorie:Iran
catégorie:Irak
catégorie:Turquie
Catégorie:Syrie
catégorie:Région d'Asie
Catégorie:Territoire contesté ou occupé
Liban
|- valign="top"
| Langues usuelles
| Français, anglais, arménien
|- valign="top"
| Président
| Émile Lahoud
|- valign="top"
| Premier ministre
| Fouad Siniora
|{{{{{{{{XVIe siècle{XIVe siècle{XVIIe siècle{e{XVe siècle{wikitravel|le Liban|Liban{Pays d'Asie{Ligue arabe
Kaboul ja:カブール zh-cn:喀布尔
Catégorie:Ville d'Afghanistan
Catégorie:Capitale de pays
Kaboul, la capitale et la plus grande ville d'Afghanistan avec une population de plus de 1,5 million d'habitants, est un centre économique et culturel, stratégiquement située dans une vallée étroite, le long de la rivière de même nom, à 1765 m d'altitude.
La ville, connue des Grecs sous les noms de Orthospana et de Kabura, est citée dans le Rig Veda comme la cité de Kûbhâna.
Elle est reliée à Peshawar par la passe de Khyber, mais aussi avec la frontière du Ouzbékistan par l'intermédiaire d'un tunnel passant sous les montagnes de l'Hindu-Kuch.
La vieille ville est remplie de bazars nichés le long de ses rues étroites et sinueuses. Kaboul comporte une université, fondée en 1922, un musée fameux et elle accueille le tombeau et les jardins de Babur, le mausolée de Nâdir Shâh (pére de Zahir Shah,denier roi d'Afghanistan), la Minar-i-Istiklal ou colonne de l'indépendance érigée en 1919 après la troisième guerre anglo- afghane, le tombeau de Timur Shah, et un nombre important de mosquées. Le Bala Hissar, un fort détruit en représailles pour la mort de leur envoyé par les Anglais en 1879, a été reconstruit et réhabilité en université militaire.
Hors de la ville proprement dite, on trouve une citadelle et le palais royal.
Histoire de la ville
L'histoire de Kaboul est une suite ininterrompue de trois mille ans de destructions et de reconstructions. La cité est prise par les Arabes au , puis transformé en capitale provinciale par Bâbur et par ses descendants moghols.
Nâdir Shâh de Perse s'en empare en 1738, et elle devient la capitale de l'Afghanistan en 1773. Il est conquise par l'armée britannique en 1839, pendant les guerres anglo-afghanes, troupes qui l'incendient partiellement en 1842 en représailles pour l'embuscade dans laquelle était tombée les troupes britanniques en se retirant sous drapeau blanc. Les Anglais reprennent la ville en 1879 suite à un massacre des fonctionnaires britanniques.
Les Soviétiques l'occupent, le 23 décembre 1979, en faisant leur centre de commande pendant le conflit qui durera dix ans entre le gouvernement pro-soviétique et les rebelles moudjahidines.
L'ambassade américaine à Kaboul est fermée le 30 janvier 1989, puis la ville tombe entre les mains des factions rivales après l'effondrement en 1992 du gouvernement de Najibullah. Elle connaît alors le chaos de la guerre civile et ne se relève pas.
Les Talibans s'en emparent en 1996 et la pacifient, mais imposent à sa population un régime d'une orthodoxie rigoureuse proche de la barbarie. Ils l'abandonnent le 12 novembre 2001 sous la pression de l'armée américaine en soutien à ses opposants, suite aux évènements du 11 septembre 2001 et elle passe sous le contrôle de l'Alliance du Nord.
Voir également : Musée National Afghan
Années 1970 ja:1970年代 simple:1970s
Catégorie:Décennie
Évènements
- Sécheresse au Sahel
- Fin de la convertibilité dollar/or (1971)
- Relation diplomatique entre les États-Unis et la République populaire de Chine (1972)
- Guerre israélo-arabe de Kippour (1973, Israël, Égypte, Syrie)
- Premier choc pétrolier, crise économique (1973)
- Coups d'État et régimes militaires en Amérique latine (Chili 1973, Argentine 1976)URSS (1979)
Personnages significatifs
- Willy Brandt
- Léonid Brejnev
- Richard Nixon
Musique
- Led Zeppelin
- Pink Floyd
- The Doors
- Deep purple
- The Eagles
- Eric Clapton
- Queen
- Stevie Ray Vaughan
- Supertramp
- Van Halen
- The Stooges
- Sex Pistols
- AC/DC
- Kiss
- Black Sabbath
- ZZ Top
- Ramones
- Scorpions
- Les Poppys
Inventions, Découvertes, Introductions
- Microprocesseur, disque compact, première imprimante laser (IBM 3800)
- Ordinateur personnel
- UNIX
- le Rock psychédélique débarque en Europe : il vient des U.S, dans la mouvance contestataire, les Californiens en tête de file : (tête de gondole à Venice Beach article anglais] ) : ce sont les seventies.
__NOTOC__
Alévisme
L'alévisme (alevilik en turc, aleviyye/alawiyya en arabe, elewî en kurde) est une des branches de l’islam tout comme le chiisme, le sunnisme ou le kharidjisme. Pour cette raison, le terme islam alévi est également employé pour le nommer. Il est resté théologiquement proche du chiisme, lequel a évidemment aussi évolué.
Introduction
L’islam alévi a eu un impact fondamental dans l’histoire, la religion et la culture des peuples turcs du Turkestan aux Balkans, y compris en Anatolie et en Azerbaïdjan.
Cette croyance était considérée comme hérétique par le pouvoir central sunnite ottoman. Oppressions, révoltes, persécutions furent le lot des alévis qui eurent cependant leur revanche en 1924 lors de la promulgation de l’État laïque sous Atatürk. Les alévis se plaignent cependant d’être à nouveau l’objet de pressions plus ou moins violentes de la part d’une mouvance sunnite radicale.
Les alévis vivaient en milieu rural. Les pressions ottomanes sunnites les ont contraints à y rester et/ou s'y cacher.
Dans les années 1960, avec l’exode rural, ils ont commencé à émigrer dans les grandes villes comme İstanbul, Ankara, İzmir, etc.
Aujourd’hui, les alévis seraient entre vingt et trente millions en Turquie.
La majorité des alévis sont d’origine turque/turkmen mais il y a aussi des alevis zazas ou kurdes kurmandji. Dans les balkans une partie importante des albanais et de petits groupes bosniaques sont Bektashis. Il existe également des communautés alévi en Bulgarie...
Les Mevlevi-Shemsis, en Turquie, font aussi partie de l’islam alévi.
Il existe aussi en Azerbaidjan, en Iran et en Irak, d'autres groupes chiites hétérodoxes (ghulat) apparentés aux Alevis et Bektachis tels les Ehl-i Hakk (Kurdes/Turkmens) dits aussi Ali-Ilahi, les Kakaiyya (Kurdes/Turkmen), Shabak (Kurdes), Sarliyya (Kurdes), Ibrahimiyya, Kirklar ou Jahaltan (Turkmen)... Ils reconnaissent tous notamment Hadji Bektash mais à différents degrés...
Les Nusayris arabes dans le sud de la Turquie et en Syrie sont théologiquement assez proches des alévis.
Histoire
Aux premiers siècles de l’ère islamique l’alévisme et le chiisme ne faisaient qu’un¹. La divergence est intervenue quand les Turcs se sont islamisés.
Il faut dire aussi que les Turcs ont combattu, du VII au , les empires omeyyade et abbasside sunnites².
L’islam alévi est né en Asie Centrale mais a pris sa forme finale en Anatolie.
Vers les années 800, le 8 des 12 imams de l’Ehlibeyt (la famille du Prophète), Imam Riza, est arrivé au Khorasan (l’actuel Turkménistan et le nord-est de l’Iran) en raison des persécutions que lui faisait subir les dignitaires sunnites³.
Quelques temps après, il a commencé à former des disciples et à les envoyer dans les populations turcophones du Khorasan et du Turkestan.
Les Turcs se sont convertis via ces élèves car ils servaient la cause de l’Ehlibeyt donc des non-sunnites.
En même temps, de 860 à 931 un état alévi avait été fondé au sud de la mer Caspienne par Hasan bin Zeyd, descendant de l’imam Hassan. Ce fait montre l'importance des partisans d'Ali dans la région.
Vers les années 941-942 le voyageur arabe Abu Dulaf, qui se trouvait en Asie Centrale, parle pour la première fois des Turcs alévis (alawi en arabe).
Un des lointains disciples de Riza était Aslan Baba, maître de Khodja Ahmet Yesevi originaire de Yesi au Turkestan.
Khodja Ahmet Yesevi a commencé lui aussi à former des élèves (99 000 selon la tradition). Les femmes participaient aux cérémonies religieuses et le bağlama (saz) faisait parti notamment du rituel religieux, le cem.
Les disciples d’Ahmet Yesevi ont commencé à se disperser de l’Altaï aux Balkans.
Un de ses disciples, Hünkar Bektaş Veli (1209-1271), est arrivé en Anatolie. Il y crée un couvent et y forment des derviches et abdals. Les disciples de Bektash Veli et de Ahmet Yesevi sont à l’origine des ocaks.
Hünkar Hajji Bektash Wali (Veli) est à l'origine de la confrérie bektachi(Babagan) fondée 3 siècles après sa mort par Balim Sultan ; les Tchelebi (çelebi), quant à eux, revendiquent leur lignée directement de la descendance du Saint. On pense que les Ottomans étaient alévi à leurs débuts.
Cependant vers les années 1500, l’oppression ottomane envers les alévis devient insuportable et ces derniers soutiennent le Chah Ismail I. Ses partisans se font appeler Qizilbash. En 1514 le Chah Ismail perd la bataille contre le sultan Sélim.
Les Ottomans qui s’étaient persanisés et arabisés (eux-même ne se considéraient pas comme turc) détestaient les KizilBash (alévis) d'origine turkmen...
Un célèbre poète et homme d’état ottoman écrira en 1499 : « le Turc, même si c’est ton père, tue-le ! »
Soliman le Magnifique avait l’habitude de dire : « Je me demande quand nous effacerons les qizilbashs des livres d'histoire. »
Durant tout le et la première moitié du il y eut des dizaines de soulèvements. Les alévis avaient deux possibilités, se convertir au sunnisme ou mourir. Les uns se sont convertis et les autres se sont retirés dans les montagnes.
En 1923 beaucoup d'alevis ont soutenu Atatürk dans ses réformes. Mais durant les années 50-90, la main mise des sunnites dans les structures religieuses de l'État n'a pas permis d'évoluer vers une reconnaissance officielle.
Aujourd'hui
En conséquence les alevis d'aujourd'hui sont confrontés à trois types de discrimination :
Discrimination religieuse
Le problème principal des alévis est que le ministère des cultes (diyanet) est sous le controle des sunnites et les alévis qui paient leur impôts comme tout les citoyens turcs ne profitent pas des services de ce ministère comme par exemple la constructions de cemevis Cemevi, formations des dedes Dede, etc. Voyant que rien ne bougeait les alévis ont créé « Le centre des services religieux de l’islam alévi » (AIDHB) mais attendent toujours une reconnaissance du gouvernement.
Discrimination culturelle
Dans les livres d'écoles il n'y a aucune référence à l'islam alevi tant pour la croyance que pour l'histoire ou la littérature.
Actuellement, le gouvernement au pouvoir continue à nier l'islam alevi (et donc la culture turque) et cette situation devient de plus en plus préocupant et crée un malaise dans la société turque.
Il y a une troisième type de discrimination, par exemple, dans l'appareil étatique, plus vous montez dans la hiérarchie moins il y’a d’alevi.
Cette troisième discrimination est difficile à prouver mais l’existence des deux autres conforte l’idée du troisième.
Discrimination « sociale »
Prétextant la lutte contre le communisme pendant 50 ans, les fondamentalistes sunnites en ont profité pour prendre le contrôle du ministère de l'Intérieur. Par conséquent, il n'y aucun chef de police (emniyet muduru en turc) ou gouverneur de province (vali en turc) qui soit alevi.
Dernières nouvelles
Le 22 juin, les associations alevi ont accordé deux mois de réflexion au gouvernement pour qu’il accepte:
-de reconnaitre et de donner le statut de lieu de culte aux cemevis,
-de mettre en place une structure qui servirait pour la formation des dedes,
-de répartir équitablement (entre alevis et sunnites) les subventions fournies seulement au dinayet.
-de mettre la culture, l’histoire et la littérature alevi dans les livres d’écoles.
Le 19 août la réponse du gouvernement sunnite aux associations alevi était le suivant (on peut le résumer ainsi) : l’islam alevi n’existe pas.
Par conséquent le 23 septembre, 2000 alevis ont porté plainte contre le gouvernement fondamentaliste sunnite au pouvoir. La justice décidera. S’ils n’obtiennent pas gain de cause en Turquie les associations alevis iront à la cour européenne des droits de l’homme.
Croyance
Bilmeyen ne bilsin bizi,
Bilenlere selam olsun
Yunus Emre
(Ceux qui nous connaissent pas, ne peuvent nous comprendre
Mais ceux qui nous connaissent, nous les saluons.)
La croyance alévie est basée sur la foi en la « trinité » Allah, Muhammed (Prophétie) et Ali (Sainteté). Ils sont appelés « Uçler », (les Trois).
En fait c'est la simplification de la chahada islamique avec en plus Ali : il n'y a qu'un seul Dieu, Muhammed est son prophète, Ali est son saint. (Les alévis pensent que la succession du prophète devait revenir à Ali.)
Mais il y a aussi d’autres hiérarchies célestes :
- « Beşler », (les Cinq), Muhammed, Ali, Fatima, Hasan et Husayn dits aussi khamsa al-i aba ou pençe al-i aba
- « Onikiler »,(les Douze), les Douze Imams.
- « On dört masum-u paklar », les Quatorze Purs Innocents : il sont les quatorze enfants des Imams, tués dans leur bas age
- « Kirklar », les Quarante : ils font partie de la hierarchie cosmique, ils ordonnent le monde et demeurent cachés. Ils sont en nombre constants dans le temps. Quand l'un d'eux meurt, un membre des "Trois Cents" le remplace.
Les Douze Imams sont très vénérés dans l’alévisme et aussi le chiisme.
La prière est nommée le cem (prononcé djème de l'arabe jam qui signifie rassemblement, communion) et son origine remonte au temps de Muhammed. Le cem est basé sur la visite de celui-ci parmi les kırklar, « les Quarante » après son ascension céleste (miradj). Les alévis l’appellent kırklar cemi, l'assemblée des quarante, car il y aurait eu quarante personnes dans l’assemblée.
En fait c'est un rituel dans lequel il y a la prière, le semah et la commémoration du martyr de Husayn ben Ali.
Le chef spirituel est le dede, descendant de Muhammed, dont le rôle est de faire appliquer le droit religieux, de conduire les cérémonies et de prêcher.
Le livre sacré des alévis est le Coran. Cependant ils ont aussi des livres saints en langue turque parmi lesquels le « catéchisme » alévi, les buyruks (en turc, « les commandements ») et autres recueils de Saints. Le lieu de culte des alévis est le cemevi ou maison de jam, une maison adaptée à la communion. Les alévis ne vont pas à la mosquée.
Les différents Jeûnes :
- 10/12 jours de jeûne de Muharrem, pour commémorer pour le martyr de Hussein.
- 3 jours de Masum-u Pak
- 3 jours de Madad Muruwwat (medet muruvvet)
- 0/3/9 jours pendant le Ramadan pour commémorer de le martyr de Ali, cousin et gendre du Prophète et la descente du Coran.
- 3 jours de jeûne de Hizir (Khezr) en l'honneur du Prophète Hizir
- jeûne des 48 jeudis de l'année lunaire
Hizir est très présent dans l’islam alévi et la mystique musulmane, le « tasavvuf ».
Chez les alévis le hadj formel (pélerinage à la Mecque) n’est pas une obligation car ils pensent que Dieu est présent dans chaque homme. Cependant, le culte des saints (nommés veli) existe et les visites aux tombeaux des saints sont fréquentes.
La principale confrérie de l'alévisme est le bektachisme.
L'enseignement majeur de Hünkar Bektaş Veli est Dört kapı kırk makam, chemin initiatique du bektachisme et de l'alévisme.
Littérature
On peut dire sans crainte que la littérature alévie a influencé profondément la littérature turque en générale ainsi que la littérature chiite.
Les hymnes chantés avec ou sans accompganement de bağlama (saz) sont appelés nefes (souffle).
Les chants religieux et spirituels chantés avec le bağlama sont appelés deyiş (dit).
Les cantiques traitant du martyr de Husayn sont appelés mersiye.
Les cantiques qui racontent l'ascension céleste du prophète sont appelés miraçlama.
Les cantiques adressés aux 12 imams sont appelés duvaz-imam (12 Imams en persan).
Les cantiques traitant des cycles d'incarnation de prophétie et de sainteté sont appelés devriye (en arabe, dawr, révolution/cycle).
Les cantiques psalmodiés le jour du Nevruz (Newroz) (21 mars) rappelant la naissance de Ali dans la Kaaba, du jour de la révélation prophétique, du mariage d'Ali et Fatima, sont appelés nevruziye.
Comme c'est une littérature très étendue dans l'espace et dans le temps, du Turkestan au Balkans, il faut la diviser par région et par siècle.
La grande littérature alévie est née au .
Au Turkestan son premier représentant est Ahmed Yesevi ().
En Azerbaïdjan ses représentants sont :
- Seyyid Nesimi ()
- Shah Ismail Khatai()
- Qurbani()
- Mehemmed Fuzuli ()
En Anatolie nous avons :
- Said Emre ()
- Yunus Emre (XIII et XIV siècles)
- Kaygusuz Abdal (XIV et XV siècles)
- Virani (XV et XVI siècles)
- Pir Sultan Abdal ()
- Kul Himmet ()
- Teslim Abdal ()
- Kul Şükrü()
- Dertli ()
- Harabi ( et )
Dans les Balkans les représentants sont :
- Yemini ()
- Kazak Abdal ()
- Bosnevi()
Fuzuli était aussi un poète chiite.
Nesimi, Yemini étaient en même temps des poètes Houroufis.
Virani se considérait aussi poète Nusayri.
Il y a aussi d'autres poètes alévis appelés halk ozanı c’est-à-dire « bardes du peuple » car ils n'ont pas été derviches ou abdals ; parmi eux citons Köroğlu, Karacaoğlan, Kerem, Garip, Gevheri, Dadaloğlu.
Bibliographie
- Cérémonie du djem Alevi, Jérôme CLER et Jean DURING.
- Baba Ilyas, Hadji Bektash et quelques autres, Claude CAHEN
- Le problème Kizilbash, Iréne MELIKOFF
- Sur les traces du soufisme turc, Iréne MELIKOFF
Liens externes
- http://hakyolu.free.fr - [http://www.alevi.tk Alevi yye- Bektashi yya] Essence de l’Islam - Alévisme - Bektachisme en français
- http://www.alevi-forum.tk (français) - http://hakyolu.free.fr/forum
- [http://www.alewiten.com/droit.htm La pensée alevi] résumé en français
- [http://www.angelfire.com/az/rescon/ALEVI.html Un riche article en anglais]
- http://aagb.net Almanya Alevi Gençler Birligi / AAGB
Notes
1- Au début de l’ère islamique, il n’y avait pas de chiisme ou d’alévisme, mais simplement un parti d’Ali, c’est-à-dire les partisans d’Ali pour la succession du Prophète.
2- Les Köktürks, les Khazars, les Bulgares, les Shahis d’Afghanistan (descendants des Turcs Kushans), etc. Tous ces peuples ont été en conflit avec les Omeyyades et les Abbassides. On peut dire que ces guerres ont fortement influencé les populations turcophones.
3- De nombreux descendants du Prophète se sont exilés au Turkestan et au Khorasan. Imam Riza est un symbole.
ja:アレヴィー派
Catégorie:Courant musulman
Catégorie:Turquie
YézidismeLes Yezidis.
Appelés péjorativement «les adorateurs du Diable », les Yezidis vénèrent en effet le feu et le soleil et adorent Malak Taus (Lucifer), symbolisé par un paon.
Selon eux, si l’Ange rebelle a refusé de se prosterner devant Adam c’est « parce qu’il voue un amour exclusif à Dieu » et ne peut s’incliner devant quiconque d’autre que Lui. Ainsi, Dieu a pardonné à l’ange déchu devenu Archange. C’est pourquoi les Yezidis cherchent à se concilier l’esprit du Mal afin de l’empêcher de nuire…
La secte Yezidi remonte au mais plonge ses racines dans un passé plus profond et a accumulé plusieurs sédiments religieux : nestorianisme, judaïsme, zoroastrisme, manichéisme et islam (soufi) puisqu’ils reconnaissent Mahomet comme étant le sceau des prophètes.
Aujourd’hui, la petite communauté yezidi regroupe quelque 100 000 individus qui sont des Kurdes vivant très discrètement au Nord de l’Irak.
Liens externes
- [http://www.yeziden-colloquium.de Yeziden Colloquium]
1844Catégorie:1844
Cette page concerne l'année 1844 du calendrier grégorien.
Événements
Amériques
Amérique du Nord
- Joseph Smith, le fondateur de l'église-secte des Mormons et candidat à la présidence des États-Unis est lynché à mort par la foule en Illinois.
Amérique latine
- L'est de l'île d'Hispaniola déclare son indépendance d'Haïti comme République dominicaine.
Europe
- Début du règne d'Oskar Ier, roi de Suède (fin en 1859).
- Première audition publique du saxophone (un baryton) le 3 février à Paris.
Grande-Bretagne
- Fondation par le pasteur britannique George Williams de la Young Men's Christian Association (YMCA).
- Loi de fabrique (Factory act) pour améliorer la condition ouvrière.
Océanie & Pacifique
- Début d'un soulèvement infructueux des Maoris contre l'Angleterre en Nouvelle-Zélande (fin en 1848).
Proche-Orient & Monde arabe
- 23 mai : Déclaration du Bab : Annonce du Bab à Shiraz (Perse), qu'il est le promis de toutes les religions. Premier jour du calendrier de la Foi Baha'ie.
- 14 août : Bataille d'Isly : Victoire des troupes de Bugeaud sur les Marocains sur les bords de l'oued Isly.
Chronologies thématiques
- Art et Culture :
- La danseuse anglaise Clara Webster meurt deux jours après avoir accidentellement brûlé vive sur scène lors d'une représentation de ballet. Elle n'avait que 23 ans.
- Alexandre Dumas père écrit Les trois Mousquetaires.
- Début de la construction de la Palm House dans les Jardins botaniques royaux de Kew, Londres (fin en 1848).
- L'écrivain anarchiste Max Stirner écrit L'Unique et sa propriété.
- Le peintre anglais Joseph Turner peint Pluie, vapeur et vitesse.
- Le photographe anglais William Henry Fox Talbot commence son Pencil of Nature, le premier livre de photographies.
- Religion :
- Déclaration du Bàb à Shiraz et naissance de l'ère baha'i
- Science et techniques :
- 24 mai : L'inventeur américain Samuel Morse établit la première liaison télégraphique américaine.
- 15 juin : Charles Goodyear fait breveter la vulcanisation du caoutchouc.
- Sports :
- Fondation à Lyon de la Société de Gymnastique de Lyon.
- 24/25 septembre. Premier match international de cricket. Il oppose à New York le Canada et les USA.
- 7 janvier : Bernadette Soubirous, sainte catholique
- 27 janvier : Numa Droz, homme politique suisse.
- 24 mars :
- Camille Lemonnier, romancier, conteur, nouvelliste, essayiste belge.
- Adolf Engler, botaniste allemand († 1930).
- 30 mars : Paul Verlaine, poète français.
- 21 mai : Henri (le Douanier) Rousseau, peintre français.
- 24 août : Émile Oustalet, zoologiste français († 1905).
- 15 octobre : Friedrich Nietzsche, philosophe allemand.
- 23 octobre :
- Sarah Bernhardt, comédienne.
- Édouard Branly, physicien.
- 25 novembre : Carl Benz, mecanicien allemand, fondateur de Daimler-Benz AG.
- 27 novembre : Eugène Ducretet, ingénieur, pionner français de la radio.
- 8 décembre : Émile Reynaud, inventeur du dessin animé.
- 27 janvier : Charles Nodier, écrivain français (° 1780)
- 3 juin : l'ex-dauphin Louis (68 ans) de France, comte de Marnes, aîné des Capétiens et chef de la maison de France
- 19 juin : Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, naturaliste français (° 1772).
- 12 octobre : Claude Tillier, pamphlétaire, romancier
- 21 novembre : Ivan Andreïévitch Krylov, écrivain russe
__NOTOC__
ko:1844년
ms:1844
simple:1844
1846Catégorie:1846
Cette page concerne l'année 1846 du calendrier grégorien.
Événements
- Début du pontificat de Pie IX (fin en 1878).
Europe
- L'Autriche annexe la Ville libre de Cracovie.
- Création de l'École française d'Athènes
France
- Évasion de Louis-Napoléon Bonaparte du fort de Ham, avec les habits du maçon Badinguet.
Grande-Bretagne
- Abolition des lois protectionnistes sur le blé (Anti Corn Law League) par Robert Peel, grâce à la croisade menée par Richard Cobden. Le protectionnisme est abolie en Angleterre et l'importation de blé devient libre.
- Début du ministère whig de Lord John Russel, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1852).
Irlande
- Début de La Grande Famine : la disparition de la pomme de terre (aliment quasi exclusif de la plupart des irlandais de l'époque) provoque la plus grande famine connue en Europe, et le début d'une vaste vague d'émigration.
Afrique
- Début de la traversée par l'explorateur anglais David Livingstone du continent africain d'ouest en est (fin en 1854).
- Les Anglais défont les Bantous en Afrique du Sud.
Amériques
Canada
- La frontière entre le Canada et les États-Unis est fixée.
- Le Canada se dote d'un Parlement.
États-Unis
- Occupation de la Californie par les États-Unis au détriment du Mexique.
- Première opération sous anesthésie, à Boston, aux États-Unis.
Chronologies thématiques
- Art & culture :
- L'artiste français Honoré Daumier compose sa gravure Nos bons bourgeois.
- Musique :
- Le compositeur allemand Robert Schumann écrit sa Quatrième symphonie.
- Le compositeur français Hector Berlioz écrit son opéra La damnation de Faust.
- Le flûtiste français Adolphe Sax dépose à Paris le brevet du saxophone.
- Science et techniques :
- Édition posthume des travaux mathématiques d'Évariste Galois.
- L'industriel allemand Carl Zeiss ouvre son usine d'optique de précision à Iéna.
- Le dentiste américain William Morton fait la première extraction dentaire sous anesthésie d'éther.
- Le facteur d'instruments de musique belge Adolphe Sax dépose à Paris le brevet du saxophone.
- L'officier anglais Sir Henry Creswicke Rawlinson déchiffre l'écriture cunéiforme mésopotamienne.
- Astronomie :
- L'astronome français Urbain Le Verrier prédit l'existence et la position de la planète Neptune grâce à des irrégularités de l'orbite d'Uranus.
- L'astronome allemand Johann Galle confirme l'existence de la planète Neptune.
- L'astronome britannique William Lassell découvre Triton, le plus gros satellite de Neptune.
- Sports :
- 19 juin. Premier match de baseball aux USA. Le New York Base-Ball Club bat les Knickerbockers 23 à 1. Ce match fonde de fait le base-ball qui se distingue désormais clairement de ses ascendants tel le cricket ou le rounders.
- Fondation du club professionnel de cricket anglais : « The All England ». Cette formation effectue des tournées qui font beaucoup pour la popularisation du jeu.
- Première compétition de natation en Australie. W. Redman remporte l’épreuve longue de 1440 yards en 8 minutes et 43 secondes.
- 1 janvier : Léon Denis, chantre français de la philosophie spirite († 1927)
- 26 février : Buffalo Bill (William Frederick Cody), américain († 1917)
- 4 avril : Comte de Lautréamont (Isidore Ducasse), écrivain français († 1870)
- 24 juin : Gaston Maspero, égyptologue français († 1916)
- 28 octobre : Auguste Escoffier, chef cuisinier français († 1935)
- 2 décembre : Pierre Waldeck-Rousseau, homme politique français († 1904)
- Karl Verner, linguiste danois et découvreur de la loi phonétique du même nom
- 22 janvier : Louis-Pierre Baltard, architecte, graveur et peintre français (° 1764).
- 17 mars : Friedrich Wilhelm Bessel, astronome et mathématicien allemand (° 1784).
- 1 juin : le pape Grégoire XVI (° 1765).
- 15 août : Sylvain Charles Valée, maréchal de France
- 27 octobre : Louis de Ghaisne, comte de Bourmont, maréchal de France (1773)
- 12 décembre : Charles-Alexandre Lesueur, naturaliste, un artiste et un explorateur français (° 1778).
__NOTOC__
ko:1846년
ms:1846
simple:1846
th:พ.ศ. 2389
1970Catégorie:1970
Cette page concerne l'année 1970 du calendrier grégorien.
Événements
- 8 septembre : Troisième conférence des non-alignés à Lusaka (Zambie).
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Norman E. Borlaug.
- 1 janvier : Entrée en application du Traité de non prolifération des armes nucléaires, signé le 1 juillet 1968 par Richard Nixon et Leonid Brejnev, mais sans la France.
Afrique
- Proclamation de la république en Rhodésie.
- 8 janvier : Cessez-le-feu au Biafra.
Asie & monde indien
- Un cyclone au Pakistan oriental fait 300 000 morts.
- Japon : Exposition universelle à Ōsaka
- 6 janvier : Le roi Norodom Sihanouk, plus soutenu par l'URSS et menacé par la CIA, se réfugie à Grasse, sur la Côte d'Azur française.
- 18 mars : le général Lon Nol, chef du gouvernement, renverse le roi, qui aussitôt fonde à Pékin un « gouvernement en exil », se range officiellement dans le camp du Nord-Vietnam et appelle les vietnamiens à lutter contre l'armée cambodgienne dissidente.
- 29 avril : Intervention américaine au Cambodge (jusqu'au 29 juin).
Amériques
- 28 octobre : Allende arrive au pouvoir au Chili.
- Un tremblement de terre de magnitude 7,8 sur l'échelle de Richter fait 54000 victimes à Ancash au Pérou.
Montréal : Crise d'Octobre :
- 5 octobre Le Front de Libération du Québec (FLQ) kidnappe le diplomate britannique James Cross.
- 10 octobre : Le Front de Libération du Québec kidnappe le vice-Premier ministre du Québec Pierre Laporte.
- 17 octobre : On découvre le cadavre du vice-Premier ministre Pierre Laporte, assassiné par le FLQ (par strangulation).
Europe
Europe de l'Est
- 19 mars : « Poignée de main d'Erfurt » entre Willy Brandt et W Stoph.
- 7 décembre : Voyage de Willy Brandt en Pologne, visite d'Auschwitz et reconnaissance de la ligne Oder-Neisse.
- 14 décembre : Troubles en Pologne dans les ports (Gdańsk : 14-21 déc).
- Début du ministère conservateur d'Edward Heath, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1974).
- A la suite des révoltes ouvrières polonaises sur la Mer Baltique, E. Gierek succède à Wladyslaw Gomulka à la tête du parti ouvrier.
France
- En janvier, persistance de l'agitation étudiante, notamment à Nanterre.
- 31 janvier : Fermeture des Forges de Moyeuvre-Grande (Lorraine) après plusieurs siècles d'existence.
- 4 février : Congrès du PCF à Nanterre (4-8 fév) : exclusion de Garaudy, ascension de Georges Marchais.
- 8 mars : Élections cantonales : succès du PCF et du PSU (8-15 mars).
- 9 mars : Mécontentement des petits commerçants, Gérard Nicoud appelle à la grève de l'Impôt.
- 19 mars : Grève des commerçants et des camionneurs (19-24 mars).
- 8 avril : Grève générale des commerçants.
- 30 avril : Loi anticasseur.
- 8 mai : Attaque de Fauchon par un commando maoïste.
- 27 mai : Vive agitation au Quartier Latin de Paris (27-28 mai).
- 19 juin : Congrès du PS, François Mitterrand, invité, propose une union de la Gauche.
- 26 juin : Interpellation de Jean-Paul Sartre, qui distribuait la Cause du Peuple.
- 9 juillet : la durée du service militaire français est ramenée à un an
- En août, manifestations féministes à Paris.
- En septembre, grève de la faim de 29 gauchistes emprisonnés, dont Alain Geismar.
- 20 octobre : Condamnation de Alain Geismar à 18 mois de prison.
- 29 octobre : L'épiscopat français prend position contre le commerce des armes.
- 15 novembre : Censure de Hara-Kiri, qui lance Charlie-Hebdo.
- 13 décembre : La Convention des Institutions Républicaines (CIR) approuve le projet de Mitterrand de fusion avec le PS.
- Création d'une 22 région française (la Corse).
- Introduction des stock options dans le droit des sociétés.
- EDF choisit la technologie américaine de l’eau pressurisée, développée en France par Framatome filiale à 51 % de Creusot-Loire et à 45 % de Westinghouse.
Océanie & Pacifique
- 10 octobre : Indépendance des îles Fidji.
Proche-Orient & monde arabo-musulman
- 11 mars : En Irak, une large autonomie est accordée aux kurdes par le pouvoir central baassiste.
- 17 septembre : Septembre noir : attaque des camps palestiniens par l'armée jordanienne, après la destruction d'avions occidentaux : une partie des Palestiniens se réfugie au Liban.
- 28 septembre : Mort du Président Nasser. Anouar el-Sadate lui succède à la tête de l'Égypte.
- novembre : Hafez el-Assad, membre du Parti Baas et ancien pilote de chasse, prend le pouvoir en Syrie. Il devient premier ministre et secrétaire général du Parti Baas.
Arts & cultures
- 8 octobre : Soljenitsyne, prix Nobel de littérature.
- 10 décembre : Alexandre Soljénitsyne ne peut aller chercher son prix Nobel de littérature, du fait de la dictature communiste.
Cinéma
- Luchino Visconti réalise Les damnés.
- Patton de Franklin J. Schaffner remporte l'Oscar du meilleur film.
- M.A.S.H. de Robert Altman remporte le Grand Prix du Festival de Cannes.
Sciences & techniques
- La Chine lance son premier satellite.
- La mission Apollo XIV arrive sur la Lune.
- Hannes Alfvén reçoit le prix Nobel de physique
- Première liaison New York-Londres en Boeing 747 (350 voyageurs).
- Le Concorde 001 atteint Mach 2.
Sports
- Coupe du monde de football au Mexique. Le Brésil devient la première nation à remporter le trophée à trois reprises.
- 13 janvier : Marco Pantani, cycliste italien
- 27 janvier : Emmanuel Pahud, flûtiste
- 29 avril : Andre Agassi, joueur de tennis américain
- 29 avril : Uma Thurman, actrice américaine
- 3 mai : Marie-Soleil Tougas, comédienne québécoise
- 15 mai : Frank de Boer, footballeur
- 23 juin : Yann Tiersen, auteur-compositeur-interprète français
- 25 juin : Émile N'Tamack, rugbyman
- 27 juin : Régine Cavagnoud, sportive française
- 8 juillet : Beck, chanteur américain
- 10 juillet : Clairemarie Osta, danseuse étoile française
- 20 août : John Carmack, programmeur américain
- 2 septembre : Pierre Laigle, footballeur
- 22 septembre : Emmanuel Petit, footballeur
- 8 octobre : Matt Damon, acteur américain
- 6 novembre : Ethan Hawke, acteur américain
- 11 décembre : Gregori Baquet, acteur, chanteur, réalisateur, metteur en scène français
- 18 décembre : Miles Marshall Lewis, écrivain américain
- 7 janvier : Sylvie (Louise Sylvain), actrice française.
- 25 janvier : Jane Bathori (Jeanne-Marie Berthier), chanteuse d'opéra.
- 18 mars : William Beaudine, réalisateur américain, (° 1892).
- 2 juin : Bruce McLaren, courreur automobile, se tue accidentellement.
- 21 juin : Ahmed Sukarno, président de l'Indonésie.
- 4 juillet :
- Barnett Newman, peintre.
- Albert Hazen Wright, zoologiste américain, (° 1879).
- 14 juillet : Luis Mariano, chanteur d'opérette espagnol, (° 1914).
- 1 septembre : François Mauriac, écrivain français, (° 1885).
- 18 septembre : Jimi Hendrix, guitariste et chanteur américain, (° 1942).
- 23 septembre : André Raimbourg dit Bourvil, acteur français, (° 1917).
- 28 septembre : Gamal Abdel Nasser, chef de l'État égyptien, (° 1918).
- 29 septembre : John Dos Passos, romancier américain.
- 4 octobre : Janis Joplin, chanteuse américaine, (° 1943).
- 9 octobre : Jean Giono, écrivain, scénariste et réalisateur français, (° 1895).
- 17 octobre : Pierre Laporte (assassiné), vice-Premier ministre du Québec, (° 1921).
- 9 novembre : Charles de Gaulle, général, président de la République française, (° 1890).
- 25 novembre : Yukio Mishima, écrivain japonais, (° 1925).
- 21/02 : Marc Boegner, Écrivain, penseur, pasteur, académicien français (° 1881)
voir aussi : :Catégorie:Décès en 1970
__NOTOC__
als:1970
ja:1970年
ko:1970년
ms:1970
simple:1970
th:พ.ศ. 2513
Saddam HusseinSaddam Hussein Abd al-Majid al-Tikriti (en langue arabe, صدام حسين عبد المجيد التكريتي) (né le 28 avril 1937) est un militaire et homme d'État irakien de 1979 à 2003 et premier ministre de 1979 à 1991 et de 1994 à 2003. Il a été renversé lors de l'invasion de l'Irak en 2003, par les États-Unis, le Royaume-Uni et quelques autres pays.
Son règne à la tête du pays a été extrêmement violent, de nombreux gouvernements et Organisations non gouvernementales (ONG) l'accusent de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et de génocide envers les kurdes.
kurde
Sa jeunesse
On ne sait que peu de choses sur les premières années de sa vie. Il serait né le 28 avril 1937 dans une famille très pauvre de paysans sans terre du village d'al-Auja, non loin de Tikrit. Selon ses biographies officielles, son père, Saddam Hussein al-Majid serait mort, peu avant ou peu après sa naissance, mais selon d'autres biographies non officielles, il aurait en fait abandonné femme et enfants.
De fait, le petit Saddam est élevé par le nouvel époux de sa mère, un homme brutal et illettré, qui le traite rudement. Un peu plus tard, il est recueilli à Bagdad par un oncle maternel, ancien militaire devenu maître d'école, et qui a une très importante influence sur le jeune adolescent, puis sur le jeune homme. En 1981, son oncle lui écrivait encore de ne pas oublier « Trois choses que Dieu n'aurait pas du créer, les Perses, les Juifs et les mouches. »
Après la fin de ses études secondaires, le jeune Saddam rejoint une cellule du parti Baas (le parti socialiste de la Renaissance arabe), Ce parti, fondé par un syrien chrétien, Michel Aflaq, affilié à la IIe internationale socialiste, prônait en fait un arabisme laïc mélangé de références socialistes.
Membre du parti Baas, il participe en 1956 à un coup d'État avorté contre le roi d'Irak, soutenu et imposé par la Grande-Bretagne. En 1958, un autre groupe sous la direction du général Kassem, un officier nationaliste très à gauche, parvient à détrôner le roi.
Le 7 octobre 1959, il fait partie d'un groupe qui tente de tuer le général Kassem, mais ils échouent, et Saddam est blessé lors cette opération où il n'a eu finalement qu'un rôle subalterne d'homme de main. Plus tard ses services de propagande ont tenté d'embellir son action, jusqu'à en faire le personnage central de ce complot manqué et le héros d'une nouvelle « geste ».
Avec l'aide des réseaux syriens, il réussit à se réfugier en Égypte, et il est condamné par contumace à mort par le gouvernement irakien. Au Caire, Saddam Hussein travaille le droit.
Après la révolution irakienne du 8 février 1963, lors de laquelle le général Kassem est renversé par des groupes baasistes commandés par le général Aref, Saddam Hussein revint en Irak, mais il fut emprisonné par le nouveau gouvernement en 1964, jusqu'à son évasion en 1967.
Sa montée vers le pouvoir
Écarté du pouvoir, pour un temps, son groupe finit par y revenir en force, le 17 juillet 1968, et prend le contrôle du parti Baas, pour en faire le parti le plus puissant et le mieux structuré de la région. Au sein de celui-ci, Saddam prend la tête des services de sécurité, à l'âge de 31 ans. Il doit ce poste important à son oncle par alliance, le général Ahmad Hasan al-Bakr, dirigeant baasiste historique et nouveau président du pays.
Épaulé par son groupe, sa « tribu », constituée de sa famille proche, de ses nombreux cousins et alliés, et des natifs de sa ville de Tikrit, Saddam Hussein, peu à peu, « élimine » ses rivaux, et réussit à contrôler Bagdad, la capitale. Cependant pour contrôler le pays, il a besoin d'un parti à sa dévotion, et prend modèle sur le Parti communiste de l'Union soviétique, avec laquelle l'Irak signe en 1972, un traité d'amitié.
Le Parti Baas, devient rapidement omniprésent, omnipotent, et un passage obligé pour toutes les affaires et pour accéder au pouvoir. En quelques années, ce parti devient un instrument entièrement au service de Saddam Hussein, qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains, passant d'un pouvoir collégial, au début, à un despotisme absolu, même s'il a conservé pour la forme, le Conseil de commandement de la révolution, censé détenir le pouvoir (Ezzat Ibrahim Al-Duri en est le vice-président).
Un diplomate avait dit du système politique irakien, qu'il fonctionnait comme un palmier, arbre qui est d'ailleurs le symbole de l'Irak : « Il demeure toujours vert si on coupe ses branches les plus basses ».
Le 1 juin 1972 il commence une vaste nationalisation des compagnies pétrolières monopolistes qui se trouvaient jusque là entre des mains étrangères. Saddam Hussein s'est efforcé de moderniser l'économie et l'industrie. En 1973 il devient général, et en 1979, à 42 ans, se sentant assez puissant, il remplace à la présidence de l'Irak Ahmad Hasan al-Bakr suite à son renoncement précipité, officiellement pour « raison de santé ».
La dictature
Les caractéristiques de la dictature irakienne
Durant les 35 années de son pouvoir, Saddam Hussein utilise tous les moyens pour contrôler la population et régner sans partage. Comme dans les dictatures nazie et soviétique, la propagande est omniprésente à travers les différents médias et les affiches représentant le portrait du rais. La presse est censurée et la peur d'être arrêté paralyse les opposants. Le dictateur commanda un film au réalisateur égyptien Tawfiq Saleh intitulé Les Longs Jours : on y découvre un Saddam Hussein héroïque, qui tente d'assassiner le président Abdel Kerim Kassem, en 1959.
La Prison d'Abu Ghraib est symbolique de l'arbitraire du régime. Les témoins rapportent que les cellules étaient réduites à 4 mètres sur 6. Elles n'étaient pas dotées de l'eau courante et de toilettes. Les prisonniers, en grande partie des chiites, s'entassaient à plusieurs dans ces pièces sans confort. Certains furent exécutés pour "activités religieuses".
Son rêve d'un nouvel empire babylonien
Saddam Hussein avait comme rêve de restaurer le vieil empire babylonien, la grandeur de l'antique Mésopotamie, le rayonnement de l'empire abbasside et de revendiquer pour l'Irak un destin prestigieux, de faire de son pays un État fort, première puissance militaire et technologique de la grande « nation arabe », au besoin par le fer et par le feu. Il lui aura manqué une juste appréciation du rapport de forces diplomatiques.
Non-intervention internationale
Sous la direction de Saddam Hussein, l'Irak devient une puissance régionale, en partie grâce aux revenus du pétrole, et au soutien à la fois des pays occidentaux et du Bloc de l'Est, mais il bénéficie aussi du soutien idéologique des partis socialistes affiliés à la II internationale, qui voient dans le parti Baas, un des porte-paroles d'une prise de conscience socialiste dans les pays du tiers monde, voulant se réapproprier leurs ressources énergétiques dans une démarche « progressiste » et « anti-colonialiste ».
Après la révolution islamique d'Iran qui isole diplomatiquement ce pays, l'Irak est perçu par l'Occident comme une force stabilisatrice pour la région, en fait un barrage territorial et humain, qui peut et va être utilisé pour barrer la route aux islamistes vers les richesses de la « corne arabique ».
L'Irak bénéficie alors d'un large soutien international, et des pays comme la France et les États-Unis (qui espéraient affaiblir le régime islamiste iranien et ainsi favoriser sa chute), lui fournissent en grande quantité armes et technologies, l'URSS restant toutefois le 1er fournisseur d'armement. Le Raïs, qui se prend pour le nouveau Saladin — qui était aussi né à Tikrit — et rêve de prendre la direction du monde arabe par la conquête militaire, est sacré champion de l'Occident. Les Nations Unies n'ont jamais enquêté sur les crimes de Saddam Hussein car il était impossible de violer les principe de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un état. Aucune aide internationale ne vint soutenir les victimes kurdes des gazages et de la politique d'extermination.
En septembre 1980, Saddam Hussein lance son armée contre l'Iran des mollahs, pour la conquête de trois objectifs :
- occuper la totalité du Chatt-el-Arab (delta du Tigre et de l'Euphrate), le « fleuve des Arabes », qu'il avait dû partager avec l'Iran, par le traité de 1975 ;
- faire du Khalidj al-Farsi, le Golfe persique, le Khalidj al-Arabi, le Golfe arabique, en chassant définitivement les Iraniens des îlots qui contrôlent l'accès au détroit d'Ormuz.
- s'emparer de la province pétrolifère du Khouzistan, nommé par les nationalistes arabes, lArabistan.
Jusqu'en 1988, les deux pays sont plongés dans une guerre longue et sanglante et finalement sans beaucoup de résultats. Car sur tous ses objectifs, Saddam Hussein connaît un échec relatif, malgré l'aide massive apportée par l'Union Soviétique, la France et les émirats arabes, qui redoutent avant toute chose la victoire iranienne, et donc des chiites, alors que Saddam Hussein est sunnite. Au terme de huit années de guerre, l'Irak réussit à prendre pied sur la rive iranienne du Chatt-el-Arab, mais au prix d'un million de morts, de sa jeunesse sacrifiée. Durant ce conflit, l'Irak utilisa massivement et systématiquement des gaz lacrymogènes, vésicants et neurotoxiques.
Le massacre des Kurdes et la déportation
Le régime est l'auteur du massacre de plusieurs milliers de Kurdes (certaines estimations avancent le chiffre d'un million de morts), essentiellement dans le nord du pays. Dès 1963, la population kurde est persécutée et massacrée : 4 500 villages sont détruits, des mines antipersonnel sont dispersées dans la région et les terres agricoles sont dévastées. Pendant la guerre contre l'Iran, les Kurdes sont accusés d'être des "traîtres à l'Irak" et des "saboteurs", ce qui justifie le lancement de l'opération de l'Anfal. Elle aboutit à la disparition d'environ 100 000 personnes si l'on en croit les affirmations du cousin de Saddam Hussein, Ali Hassan al-Majid, surnommé "Ali le Chimique". Certaines associations de lutte pour les Droits de l'Homme parlent de "génocide". Le 16 mars 1988, 5 000 Kurdes meurent dans la ville de Halabja et les bombardements provoquent 30 à 40 000 contaminations.
La coalition américano-britannique a trouvé 259 charniers (288 fosses en 2005) contenant quelque 300 000 corps de personnes exécutées par le régime baassiste. Le 13 décembre 2004 a été découverte une fosse contenant près de 500 cadavres, dont ceux de femmes et d'enfants, dans les environs de Souleimaniya. À la suite de l'utilisation d'armes chimiques, deux millions de civils terrorisés, surtout kurdes, s'enfuient au printemps 1991 dans les pays voisins de l'Irak. Saddam Hussein réussit à vider ces régions et à les soumettre à sa dictature. Des milliers d'individus considérés comme "de sang impur" sont déportés, torturés ou massacrés à la frontière avec la Turquie et dans tout le pays.
L'Invasion du Koweït et la guerre du Golfe (1990-1991)
En 1990, il décide l'invasion du Koweït. Les États-Unis et leurs alliés affichent alors leur opposition à cette annexion. L'ONU approuve la guerre du Golfe (1990-1991), qui se termine par une défaite de l'Irak. Cependant, les forces de la coalition préfèrent contenir le régime irakien, plutôt que de risquer de déstabiliser la région ; ainsi, Saddam Hussein reste en place. Un blocus économique est mis en place pendant douze ans, mais il échoua à renverser Saddam Hussein. Saddam Hussein mate les rébellions dans le sang et les gaz de combat (des hôpitaux sont rasés avec des tanks et les infirmières massacrées). Il conserve le pouvoir sur son peuple, mais le pays reste contrôlé par les forces de la coalition et l'ONU. Seul le Kurdistan irakien, dans la partie nord du pays, échappe à sa surveillance grâce à l'action militaire des États-Unis en faveur des rebelles.
Saddam Hussein a échappé à plusieurs tentatives d'attentat ou de renversement par la force.
Sous embargo international (1991-2003)
A faire
La chute (2003)
Le 20 mars 2003, les États-Unis et leurs alliés (principalement le Royaume-Uni) attaquent l'Irak et le régime de Saddam Hussein et le renversent lors d'une guerre éclair (mars-avril 2003).
Les motifs invoqués de cette occupation du pays, qui n'a pas eu l'aval de l'ONU (comme lors de la guerre contre le dictateur Milosevic), sont la détention par l'Iraq d'armes de destruction massive. Pour d'autres, la reconstruction d'un Moyen-Orient cultivant "la démocratie" au lieu de la tyrannie (voir Liens entre l'Irak et le terrorisme). Pour d'autres encore, les intérêts financiers de l'industrie pétrolière américaine en général et de la famille Bush en particulier ne sont probablement pas étrangers à cette invasion. Certains affirment que le président Bush fils aurait promis à son père de terminer le travail qu'il avait commencé mais pas terminé. Mais tout ceci n'est qu'hypothèses sans preuves.
La chute de Bagdad, le 9 avril 2003, marque la fin officielle du régime de Saddam Hussein et sa fuite. Après plusieurs mois passés dans la clandestinité, Saddam Hussein est arrêté dans une cave par l'armée américaine à Tikrit dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003.
Il est rapidement exhibé aux médias par l'armée américaine, avec pour objectif de saper le moral des groupes armés proches du parti Baas.
Le procès
armée américaine
L'ouverture de la phase préliminaire de son procès a eu lieu à Bagdad au début du mois de juillet 2004. C'est un tribunal d'exception, le Tribunal spécial irakien (TSI), qui le jugera pour génocide, crime contre l'humanité et crime de guerre, avec plusieurs autres membres importants du parti Baas.
1500 personnes dont 22 avocats principaux venant d'Irak, Jordanie, Libye, France, et États-Unis d'Amérique se sont proposés pour assurer la défense de Saddam Hussein. Jacques Vergès et Roland Dumas sont quelques-uns de ses nombreux avocats.
Le 7 juillet 2005, Ziad al-Khasawneh, le principal avocat de Saddam Hussein, démissionne, suite aux pressions des avocats américains, voulant l'empêcher de prendre position pour la résistance irakienne et contre l'invasion armée.
Le 8 août 2005, tous ses avocats sauf un irakien, Khalil al-Doulaïmi, sont récusés par la famille Hussein qui les accusent de s'étre autoproclamés défendeurs de Saddam Hussein sans avoir été mandatés.
Le 4 septembre, le porte-parole du gouvernement irakien annonce que l'ouverture du procès aura lieu le 19 octobre. Soit juste après le référendum sur le projet de Constitution, prévu le 15 octobre.
Ce procès concernera dans un premier temps le massacre de 143 chiites du village de Doujaïl en 1982 ainsi que la destruction de propriétés et l'exil interne pendant 4 ans des habitants de cette ville. Plusieurs autres membres de l'ancien parti Baas seront également jugés :
- Taha Yassine Ramadan, ancien vice-président
- Barzan Ibrahim al-Hassan, ancien chef des renseignements
- Awad Ahmed al-Bandar, adjoint du chef de cabinet de Saddam Hussein
- Abdallah Kadhem Roueid, responsable local du parti Baas
- Mezhar Abdallah Roueid, responsable local du parti Baas
- Ali Daeh Ali, responsable local du parti Baas
- Mohammed Azzam al-Ali, responsable local du parti Baas
Le porte-parole du gouvernement a également déclaré que si Saddam Hussein était condamné à la peine de mort, la sentence pourrait être exécutée sans attendre son jugement pour d'autres actes d'accusations.
Le 19 octobre, Saddam Hussein défie le tribunal en ne reconnaissant pas son autorité et plaide non coupable pour le massacre de Doujaïl.
Les témoins programmés au procès, ayant trop peur d'être des témoins publics, ne sont pas venus à Bagdad. Le premier procès de Saddam Hussein est alors ajourné pour permettre d'entendre ces derniers dans des conditions de sécurité satisfaisante. La prochaine audience était prévue le 28 novembre, mais elle a été encore une fois reporté au 5 décembre.
Voir aussi
- Sajida Talfah, première femme de Saddam Hussein
- Samira Shahbandar, deuxième femme de Saddam Hussein
- Nidal al-Hamdani, troisième femme de Saddam Hussein
- Liens entre l'Irak et le terrorisme
Bibliographie
- Saddam Hussein, un gaullisme arabe, Charles Saint-Prot, Albin Michel, 1987, ISBN 2226139001
- Notre allié Saddam, Angeli et Mesnier, Orban Olivier, 1992, ISBN 2855656583
- Saddam Hussein, Mylroie et Miller, Presses de la Cité, 1993, ISBN 2258033691
- L'énigme Saddam - Enquete explosive au coeur du système irakien, Andrew Cockburn et Patrick Cockburn, First, 1999, ISBN 2876914468
- Quand l'Irak entra en guerre, la Qadissiyah de Saddam,Jean-Michel Cadiot, L'Harmattan, 2000,ISBN 2738401295
- Les années Saddam, Abdul Majid Saman, Fayard, 2003, ISBN 2213617511
- Dans l'ombre de Saddam, Les révélations inimaginables de son chef du protocole, Haitam Rashid Wihaib, Michel Laffon, 2004,ISBN 2749900158
- Le Livre noir de Saddam Hussein, Chris Kutschera (Sous la direction de), Bernard Kouchner (Préface), Oh! éditions, 2005, Paris, ISBN 2915056269 .
Hussein, Saddam
Hussein, Saddam
Hussein, Saddam
| | |