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| Léto |
LétoDans la mythologie grecque, Léto (en grec ancien Λητώ / Lêtố, en latin Latona, d'où le nom romain Latone) est la mère d'Artémis et Apollon.
D'après Hésiode, elle est la fille du Titan Coéos et de sa sœur Phœbé. Selon les premiers mythographes, elle est la femme de Zeus avant que celui-ci n'épouse Héra. L'un des Hymnes homériques la mentionne ainsi dans l'histoire de Niobé, et Homère la montre amie des Troyens pendant la guerre de Troie, tout comme son fils Apollon.
Des auteurs postérieurs brodent sur cette histoire. Léto devient l'une des nombreuses maîtresses de Zeus encourant la colère d'Héra : cette dernière interdit à la terre d'accueillir la parturiente, et fait poursuivre cette dernière par le serpent Python. Léto erre donc jusqu'à trouver l'île d'Ortygie (ou Astérie, ainsi nommée car fondée par sa sœur Astéria), qui, flottant entre la terre et la mer, n'encourt pas la malédiction d'Héra. Zeus accroche l'île au fond de la mer, et l'île prend le nom de Délos (en grec Δῆλος / Dễlos, « visible, manifeste »). Léto y donne naissance à Artémis et Apollon. Selon une autre traditions, Zeus aurait transformé Léto en caille (en grec ὄρτυξ / ortux), d'où le nom d'Ortygie pour l'île. Une variante indique également qu'Héra a retenu prisonnière Ilithyie, déesse de l'accouchement. Les autres dieux, usant d'une ruse, finissent par libérer la déesse, permettant ainsi à Léto d'accoucher.
Son nom est également attaché à celui de Tityos, qui tenta d'abuser d'elle, mais fut durement châtié.
Léto est vénérée à Délos en même temps que ses deux enfants. Elle y a un petit temple situé entre le temple d'Apollon et le lac sacré. Son culte est également célébré à Argos. Avec Héra, elle préside à la naissance des hommes, et les mères, dans leurs angoisses et leurs souffrances, lui adressent des invocations.
Son nom dérive probablement du verbe λανθάνω / lanthánô (« échapper à la connaissance de », la même racine donne lateo en latin). Il voudrait donc dire « celle qui est cachée ».
Leto
Leto
Leto
ja:レト
Mythologie grecque
La mythologie grecque est l'ensemble des mythes provenant de la Grèce antique.
Ces récits, familiers à tous les anciens Grecs, forment les fondements de leurs rites ainsi que de la représentation qu'ils se faisaient du monde, au moins jusqu'à Protagoras. Cette mythologie est aussi à l'origine, pour la plus grande part, de celle des Romains.
Présentation
Dans la mythologie grecque, les dieux du panthéon polythéiste sont anthropomorphes et sont avant tout la personnification des forces de l'univers. Bien que certains d'entre eux semblent avoir un certain sens de la justice, ils peuvent se montrer mesquins et rancuniers. La faveur des dieux est gagnée par des sacrifices et la piété, mais ceci ne garantit rien ; en effet, ils sont réputés pour leurs fréquents changements d'humeur ; leurs colères sont terribles et leurs amours peuvent être tout aussi dangereuses.
Le monde de la mythologie grecque est complexe : monstres, guerres, intrigues et dieux inquisiteurs y sont nombreux, et les généalogies s'entrecroisent.
Il est notable que les Anciens mêlaient les événements de leur mythologie à ceux de leur histoire. Ainsi, l'Iliade et l'Odyssée étaient considérées comme historiques. Il n'y a en revanche pas de continuité entre le temps des dieux et le temps des hommes, les événements décrits dans les différentes théogonies se déroulant dans un temps parallèle à celui de l'humanité. La différence entre les dieux et les hommes ne s'exprime pas en termes de nature mais en terme de degré.
Ces croyances peuvent être comparées à la façon dont, par exemple, certains chrétiens créationistes d'aujourd'hui interprètent littéralement la Bible comme un récit historique. De sorte, les Grecs se considéraient eux-mêmes les descendants de héros mythiques. Cette tendance s'est accrue avec l'évhémérisme. Le théâtre grec, avec Eschyle, Sophocle et Euripide montre la façon dont les hommes conçoivent l'action des dieux dans leur monde. Dans l'œuvre d'Eschyle, le concept d'ananke préside ce qui peut être conçu comme un équivalent du destin dont serait absent le concept de déterminisme.
En plus de son utilisation constante dans les arts et les sciences humaines (comme la psychanalyse et son complexe d'Œdipe), la mythologie grecque fournit des récits très riches que l'on peut encore apprécier aujourd'hui.
La mythologie grecque représente-t-elle une « vraie » religion ?
La question peut sembler étrange car il est difficile de définir ce que serait une vraie religion par opposition à ce que ne serait pas une vraie religion, d'autant que la religion grecque reposait sur des rites, et non sur un texte sacré et des dogmes. On peut cependant se demander si elle apportait des réponses aux questions existentielles, métaphysiques ou morales que se posaient les Grecs, comme peuvent le faire les religions reconnues comme telles.
Par exemple, la mythologie leur disait ce qui les attendait après la mort. Dans le mythe hésiodique des races, elle décrit une succession de races : la race d'or, la race d'argent, la race de bronze, la race de fer, plus d'autres non nommées. Plus que le métal dont ils sont faits (car rien ne précise dans les textes que ces hommes sont réellement métalliques), les vertus qui président à leur façon de conduire leur vie, la façon dont se répartissent Dike, c'est-à-dire Justice (qui est aussi une déesse) et Hubris, c'est-à-dire démesure (au sens de rivalité avec les dieux, ou de comportement déraisonnable : la race de bronze, par exemple, ne cessait de guerroyer) dans leur vie détermine leur sort dans la vie future. Chez les hommes de la race d'or comme chez ceux de la race d'argent, c'est la justice qui oriente leur vie en sorte que, après leur mort, les uns comme les autres deviendront des daimones (qu'il ne faut pas confondre avec des démons, les démons étant des esprits intermédiaires entre les dieux et les hommes). On peut comprendre cette détermination comme une forme de prédestination ou comme un accès possible à une forme de sainteté. Le mythe est alors une forme de compréhension de l'humanité et du projet de dépasser le sort commun à sa qualité d'être périssable.
Les personnages de la mythologie grecque
- Aphrodite ;
- Apollon ;
- Arès ;
- Artémis ;
- Athéna ;
- Déméter ;
- Dionysos ;
- Hadès ;
- Héra ;
- Héphaïstos ;
- Hermès ;
- Hestia ;
- Poséidon ;
- Zeus.
Autres divinités
- Asclépios;
- Atlas ;
- Chaos ;
- Charon ;
- les Charites ou Grâces ;
- Éros ;
- les Érinyes ou Furies ;
- Gaïa ;
- Épiméthée ;
- Érèbe ;
- Eris ;
- les Géants ;
- les Gorgones ;
- Hélios ;
- Hespérides ;
- Ilithyie ;
- les Moires ou Parques ;
- Morphée ;
- les Muses ;
- Némésis ;
- les Nymphes ;
- Nyx ;
- Ouranos
- Pan ;
- Perséphone ;
- Prométhée ;
- Protée ;
- les Titans :
- Coéos ;
- Crios ;
- Cronos ;
- Océan ;
- Japet ;
- Hypérion ;
- Mnémosyne ;
- Phœbé ;
- Rhéa ;
- Téthys ;
- Théia ;
- Thémis ;
Héros et demi-dieux
À l'origine, le terme de héros désigne une race différente de celle des mortels et des dieux. C'est le cas chez Hésiode.
Par la suite, on a nommé ainsi les demi-dieux ─ personnages issus de l'union d'un mortel et d'un dieu ─ ou les mortels divinisés après leur mort, dont le destin, s'il est digne d'être narré, est extraordinaire (par la naissance, le courage, les qualités ou les vices, voire le caractère monstrueux, qui n'est pas forcément le reflet du mal). Ainsi, Tantale, Œdipe ou Cécrops sont des héros, au même titre qu'Héraclès, Achille ou Persée. Leur comportement les mène souvent à l'hybris et leur mort est la plupart du temps violente. Les héros sont souvent fondateurs : Thésée est celui du synœcisme d'Athènes, Orphée des rites orphiques, Pélops donne son nom au Péloponnèse.
Par extension, tout personnage ayant connu un destin digne d'être raconté est nommé héros, comme les chefs militaires de L'Iliade ou les héros éponymes d'Athènes, même si leur origine divine est lointaine.
Autres personnages
- Achille ;
- Amphiaraos ;
- Amphitryon ;
- Andromède ;
- Antigone ;
- Ariane ;
- Atalante ;
- Cacus
- Danaé ;
- Deucalion ;
- Érechthée ;
- Europe ;
- Ganymède ;
- Hélène ;
- Jason et les Argonautes ;
- Minos ;
- Narcisse ;
- Œdipe ;
- Orphée ;
- Pandore ;
- Patrocle ;
- Pélops ;
- Priam ;
- Sisyphe ;
- Stentor ;
- Tantale ;
- Ulysse.
Voir aussi
Articles connexes
- Généalogie mythologique grecque
- Grèce antique
- Mythologie gréco-romaine
- Mythologie romaine
- Religion grecque antique
Bibliographie
- Jean-Claude Belfiore, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Larousse 2003.
- Ariane Eissen, Les mythes grecs, coll. « sujets », Belin, 1993.
- Pierre Grimal, Dictionnaire de la mythologie, PUF
- Giulia Sissa et Marcel Detienne, La vie quotidienne des dieux grecs, Hachette, 1999.
- Jean-Pierre Vernant, L'univers, les dieux, les hommes, Seuil, 2002.
- Paul Veyne, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?, Seuil, 1984.
- Pierre Vidal-Naquet, Jean-Pierre Vernant, Mythe et tragédie en Grèce ancienne (tome 2), La Découverte ;
- Pierre Vidal-Naquet, Jean-Pierre Vernant, La Grèce ancienne, « Du mythe à la raison » (tome 1), « Rites de passages et trangression » (tome 2), Le Seuil.
Liens externes
- http://www.classics.upenn.edu/myth/
- http://www.mythorama.com/_mythes/indexfr.php
- [http://www.androphile.org/preview/gay_france/library/mythologie/greek/GreekMythology.htm La Bibliothèque des Mythes Grecs de l'Amour Masculin - Projet Androphile]
-
Grecque
ja:ギリシア神話
ko:그리스 신화
Latin
Introduction
Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties.
Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux.
Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs).
Le latin est la langue-mère des langues romanes.
Histoire
Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.
Latin médiéval
On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron.
De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.
Le latin, langue vivante
Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction.
La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux.
Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine.
Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin.
Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain.
Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue.
Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi:
- Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ?
- Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon.
- Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt.
On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.
Le latin et l'Union Européenne
Assimil
Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).
Classification
Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.
Répartition géographique
Statut officiel
Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.
Langues dérivées
Les langues romanes sont dérivées du latin.
Ecriture
Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes :
Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.
Prononciation
Prononciation ancienne restituée
On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec).
Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.
Prononciations modernes
[En préparation]
Grammaire
Morphologie
La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.
Système nominal
L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines.
On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires.
La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.
Système verbal
L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines.
Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).
Pronoms personnels
La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.
Lexique
Le latin et les autres langues indo-européennes
- Le vocabulaire commun
Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs.
AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS.
à compléter...
Que devient le latin quand il se fait français ?
Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE.
Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra.
On en perd forcément son latin.
Exemples
Voir aussi
Liens internes
- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
- Langues par famille
- Langues indo-européennes
- Langues italiques
- - langues romanes
- Méthode latine ;
Liens externes
- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte
Catégorie:Langue liturgique
Catégorie:Langue véhiculaire
als:Latein
ja:ラテン語
ko:라틴어
simple:Latin language
th:ภาษาละติน
zh-min-nan:Latin-gí
Artémis]
Dans la mythologie grecque, Artémis (en grec ancien Ἄρτεμις) est la déesse de la chasse et de la Lune (par analogie à Apollon, qui est le dieu du Soleil). Dans la mythologie romaine, elle porte le nom de Diane.
Elle est la fille de Zeus et de Léto et la sœur jumelle d'Apollon (ou simplement sa sœur, selon l'hymne homérique qui lui est consacré), avec lequel elle partage beaucoup de traits communs.
Divinité des marges
Artémis fait du pays des Hyperboréens sa résidence principale (Pindare, Troisième Ode, 26) où elle règne en maîtresse de la nature sauvage et des animaux. « Que toutes les montagnes soient miennes » déclare-t-elle dans l'hymne de Callimaque de Cyrène.
Elle erre aussi dans les agroi, les terres en friches, incultes et peu fréquentées. Comme le souligne Jean-Pierre Vernant, elle « a sa place en bordure de mer, dans les zones côtières où entre terre et eau les limites sont indécises ». Toujours située à la frontière entre le monde civilisé et le monde sauvage, Artémis la chasseresse est aussi une κουροτρόφος / kourotrophós (Diodore de Sicile, V, 73), qui préside à l'initiation des petits d'hommes et d'animaux et les accompagne jusqu'au seuil de la vie adulte.
Armée d'un arc et de flèches offert par les Cyclopes (Callimaque, Hymnes, III) Artémis assiste son frère Apollon dans son combat contre le serpent Python ainsi que dans la gigantomachie. Pendant la guerre de Troie, elle est également aux côtés des Troyens. Comme lui, elle pourfend de ses flèches les Niobides. Elle l'aide à se venger de Coronis et de Tityos. De manière générale, elle envoie sur les femmes la mort soudaine, alors qu'Apollon se charge des hommes. Dans L'Iliade, Héra la qualifie ainsi de « lionne pour les femmes ». On lui chante, comme à Apollon, le péan.
Chasseresse à l'arc d'or
Coureuse des bois, sauvageonne insoumise et fière, Artémis appartient avant tout au monde sauvage. Seule parmi les dieux, à l'exception de Dionysos, elle est constamment entourée d'une troupe d'animaux sauvages, d'où son épiclèse de Ἡγημόνη / Hêgêmonê, « la Conductrice ». Elle est aussi à la tête d'une troupe de nymphes (20 nymphes du mont Amnios, selon Callimaque) et de jeunes mortelles, qu'elle mène à travers les forêts. L'Iliade en parle comme de « l'agreste Artémis (...), la dame des fauves » (XXI, 470).
Surnommée la « Bruyante » (Κελαδεινή / Keladeinê), elle mène sa meute et les pousse de la voix. Artémis possède en effet le double visage de la compagne des animaux sauvages, et de la chasseresse. La biche symbolise bien son ambivalence : la bête est sa compagne favorite, et de nombreuses représentations la montrent à son côté. Néanmoins, Artémis est aussi celle qui est réputée poursuivre de ses flèches cerfs et biches, même si peu de textes l'attestent.
La déesse sagittaire est enfin appelée par Homère Artémis khrysêlakatos, « à l’arc d’or ». Chez Homère, l'arc se dit βιός / biós, qui se rapproche de βίος / bíos, « la vie ». C'est pourquoi, Artémis, encore appelée « la radiante », est aussi celle qui guide les égarés, les étrangers, ou les esclaves en fuite au coeur de la nuit. Aussi Artémis porte-t-elle en latin le nom de Trivia, « celle qui éclaire la route aux carrefours de la vie ».
Déesse ambiguë
latin)]]
Tout comme Athéna et Hestia, Artémis est une déesse « vierge », improprement considérée par les mythocritiques jusqu'au comme « chaste », jusqu'à ce que Jean-Pierre Vernant éclaire davantage les adjectifs accolés à son nom. Artémis est parthenos, la vierge qui s'occupe du feu, ou, comme le rapporte Plutarque, celle qui s’abstient de tout commerce sexuel avec des hommes. Elle punit sévèrement les hommes qui tentent de la séduire : « tristes noces, celles que briguèrent Otos et Oarion » (Callimaque, 3, 264–265). Quand Actéon la surprend par hasard dans son bain, elle le métamorphose en cerf et le fait déchirer par ses propres chiens. Elle surveille également la chasteté de ses compagnes : elle décoche une flèche à Callisto, fille de Lycaon, pour avoir eut des rapports sexuels avec Zeus. On soulignera que Zeus parvint à ses fins auprès de Callisto parce qu'il avait pris l'apparence d'Artémis, élément qui révèle l'ambiguité de la relation qui unissait Artémis et Callisto.
Épithètes, attributs et sanctuaires
- Ses attributs : l'arc, le croissant de Lune ;
- Ses animaux favoris : la biche ;
- Ses sanctuaires : temple d'Artémis à Éphèse, l'une des sept merveilles du monde ; le lac Stymphale en Arcadie ; sanctuaire d’Olbia (Hyères) ; sanctuaire d'Artémis Orthia (Sparte).
Voir aussi
Articles connexes
- Séléné, personnification de la Lune ;
- Hécate, déesse lunaire de la sorcellerie ;
- divinités olympiennes.
Bibliographie
- Jean-Pierre Vernant, La mort dans les yeux, Hachette, coll. « Pluriel », 1998 (ASIN 2012788947)
Lien externe
Notes
Vernant, op. cit., p. 17.
Artemis
Artemis
Artemis
ja:アルテミス
ko:아르테미스
Hésiode
Hésiode (en grec ancien Ἡσίοδος / Hêsíodos, en latin Hesiodus) est un poète grec du
Biographie
Les faits
Les seuls faits authentiquement connus sur Hésiode sont les événements consignés dans ses poèmes. À trois reprises dans les les Travaux et les jours, il donne quelques éléments biographiques. Il faut y ajouter quelques vers de la Théogonie.
Hésiode serait né à Ascra, un petit bourg de Béotie. Son père venait de Cumes en Éolie, contrée d’Asie Mineure située entre l’Ionie et la Troade. Nous ignorons son nom. La tradition lui donne celui de Dios, mais cela s’explique par une interprétation fautive du passage « Πέρση, δῖος γένος / Pérsê, dĩos génos » (Travaux, v. 299), comprise comme « Persès, fils de Dios » au lieu de « Persès, noble fils ». Il y possédait une petite entreprise de cabotage, qui le ruina. Il traversa donc la mer et se fixa à Ascra où il acheta un lopin de terre, au pied du mont Hélicon. Il y épousa Pycimède, dont il eut deux fils : Hésiode et Persès.
Ascra était un endroit pauvre. Hésiode le décrit comme un « bourg maudit, méchant l’hiver, dur l’été, jamais agréable » (Travaux, v. 640). Au moment du partage de l’héritage de son père, il eut un grave différend avec son frère Persès, ce qui entraîna un procès. Les « rois » d’Ascra donnèrent raison à Persès. Celui-ci fit mal prospérer son bien et même périclita, ce qui le conduisit à quémander son frère, qui le repoussa. Furieux, Persès menaça Hésiode d’un autre procès, dont l’objet est inconnu.
Pour amener son frère à la sagesse, à une saine vie et à une bonne gestion de ses biens, Hésiode composa à son intention le poème les Travaux et les jours, ouvrage dont la partie didactique est axée autour de deux vérités morales : le travail est la grande loi de l’humanité ; celui qui travaille peut vivre décemment. Cet ouvrage fut écrit dans un contexte de crise agraire et de vagues de colonisation des Grecs à la recherche de nouvelles terres. Hésiode espérait résoudre le différend à l’amiable ; nous ignorons s’il réussit ou non.
Parallèlement à ses activités agraires, Hésiode était un aède, c’est-à-dire un barde composant ses poèmes pour un auditoire. À Chalcis en Eubée, il participa au concours de poésie organisé par les fils du roi Amphidamas pour célébrer les funérailles de leur père. Il remporta la victoire grâce à un poème célébrant l’agriculture et la paix, et reçut un trépied en récompense. Il le dédia alors aux Muses de l'Hélicon.
Il mourut à Ascra. Quand le village fut détruit par les Thespiens, ses habitants se réfugièrent à Orchomène. Aristote témoigne dans sa Constitution d'Orchomène que, suite à un oracle, les habitants de la cité recueillirent les cendres du poète et les placèrent au centre de leur agora, aux côtés du tombeau de Minyas, héros éponyme de la cité. De la sorte, les habitants firent d’Hésiode leur fondateur (οἰκιστής / oikistês).
Hésiode s'est peint lui-même dans ses ouvrages comme partisan d’une existence sédentaire, observateur de la tempérance et de la justice, religieux jusqu’à la superstition, n’ambitionnant point la faveur des rois et se contentant de se rendre utile à ses concitoyens, à qui il prêchait la morale avec de beaux vers. Il est le créateur de la poésie didactique. Après sa mort, des statues furent érigées à Thespies, à Olympie ou encore sur l’Hélicon. Ses poèmes, chantés par les rhapsodes, devinrent très populaires et acquirent une grande renommée.
Hésiode a inspiré de nombreux poètes, parmi lesquels Virgile (dans ses Géorgiques), Caton l'Ancien (dans son De agri cultura) et Lucrèce.
Les légendes
Des écrits anciens nous livrent également des renseignements sur Hésiode. Il s’agit de :
- le traité intitulé Tournoi poétique d’Homère et d’Hésiode (en grec Ἀγών / Agốn) ;
- la Vie d’Hésiode du grammairien byzantin Jean Tzétzès ;
- l’article Hésiode de la Souda ;
- deux passages de Pausanias (IX, 31, 3–6 et 38, 3–4) et quelques allusions éparses ;
- un passage de Plutarque (Moralia, 162b).
L'ensemble est réuni dans les Vitæ Homeri et Hesiodi de Wilamowitz (Bonn, 1916).
Wilamowitz)]]
L’Agốn est une sorte de livre scolaire remontant au de l'ère chrétienne, mais dont le contenu est beaucoup plus ancien (Aristophane en cite des vers dans la Paix, en 421 av. J.-C. Il narre un tournoi opposant Homère à Hésiode, et a pour objectif de répondre à la question : que faut-il préférer, de la poésie didactique ou de la poésie épique ? Au terme du tournoi, Hésiode l’emporte sur l’avis du roi, parce qu’il célèbre la paix et non la guerre. Hésiode remporte un trépied qu’il consacre aux Muses, dans une sorte de décalque du tournoi de Chalcis.
Plutarque, la Souda et Tzétzès content quant à eux la mort d’Hésiode, en des termes concordants. Voulant dédier aux Muses le trépied gagné à Chalcis, il se rendit auprès de l’oracle de Delphes, où la Pythie lui fit une terrible prédiction :
:« Heureux ce mortel qui visite ma demeure, cet Hésiode que chérissent les Muses immortelles ! Sa gloire s'étendra aussi loin que les rayons de l’aurore. Mais redoute le bois fameux de Jupiter Néméen (Nemeion). C'est là que le destin a marqué le terme de ta vie. »
Hésiode, pensant que la prédiction désignait le temple de Jupiter Néméen sur le site d’Olympie, s’éloigna du Péloponnèse et s’établit à Oinoé, ville de la Locride Ozolienne. Il y vécut longtemps, prit femme et eut un fils. Cependant, Plutarque rapporte qu’un jour, alors qu’il séjournait chez un hôte avec un certain Milésius, celui-ci viola la fille de son hôte durant la nuit. Hésiode fut accusé du crime et tué par les frères de la victime. Ce qu’Hésiode avait ignoré, c’est que le lieu de ces événements, une région boisée près de la mer, était consacré à Jupiter Néméen. Son corps fut jeté à la mer — la prophétie se réalisait.
Il convient de noter que chez Tzétzès, c’est Hésiode lui-même qui est le séducteur. Quoi qu’il en soit, le cadavre fut sauvé de la submersion par une troupe de dauphins qui le portèrent jusqu’au golfe de Corinthe, où les Locriens célébraient la fête d’Ariane. Ils recueillirent le corps et pourchassèrent les meurtriers. Hésiode fut enterré sur le Néméion, en un endroit gardé secret par les habitants de Naupacte, de peur que ceux d’Orchomène ne leur enlèvent les cendres.
Cette histoire porte bien les marques de la légende : l’oracle mal compris qui se réalise, l’intervention de dauphins, le tombeau caché. Il est certain qu’elle fut élaborée dans le cadre d’une rivalité entre Naupacte et Orchomène. De plus, la même légende nomme le fils d’Hésiode et de la Locrienne séduite : il n'est autre que Stésichore, grand poète lyrique…
Œuvre
Hésiode est principalement connu pour sa réécriture des mythes dans ses œuvres, la Théogonie et les Travaux et les jours, sur lesquels il a longuement réfléchi. Il met ainsi les trois puissances principales : Gaïa, Nyx et Éros, au début du récit (sans préciser qu’elles naissent au début). Auparavant, il existait une version de ces mythes par cité en Grèce ; la refondation d'Hésiode, si elle n’a pas éliminé les textes contradictoires (l'Odyssée), s’est imposée comme le meilleur récit des origines pour les Grecs anciens.
Hésiode tire son inspiration de multiples sources : son père cabotait en Asie, il a donc dû avoir des échos des mythes babyloniens. S’il repense le mythe, il le fait cependant dans la logique du mythe.
Attributions classiques
La première édition ancienne que nous ayons conservée par les papyrus n’attribue à Hésiode que trois œuvres.
- La Théogonie (Θεογονία / Theogonia) : généalogie des dieux, dans laquelle il présente la multitude des dieux célébrés par les mythes grecs où trois générations divines se succèdent : celle d’Ouranos, celle de Cronos, celle de Zeus qui sort triomphant. À cette généalogie divine s’ajoute une cosmogonie qui retrace la création du monde à partir du Chaos. Cet ouvrage constitue le plus ancien poème religieux grec.
- Les Travaux et les jours (Ἔργα καὶ Ἡμέραι / Erga kai Hêmerai) : Hésiode raconte l’histoire de Prométhée et de Pandore, les cinq races successives de l’humanité (or, argent, bronze, race des héros puis fer), la fable du faucon et du rossignol (le faucon représentant le roi, et le rossignol le poète) et enfin la vision de deux cités, celle de la justice, Δίκη / Díkê et la cité opposée, Ὕϐρις / Hùbris, la démesure). Il donne une description des travaux agricoles sur les terres arides de son pays natal et il se présente comme un calendrier précis de l’année d’un agriculteur en incluant des conseils sur l’agriculture : outils, soins des animaux, cultures, etc. Une section décrivant la rigueur de l’hiver dans les montagnes de Grèce est particulièrement remarquable. Il termine le récit en prédisant qu’à la fin, l'homme de la justice devient riche, tandis que celui de la démesure perd tout. Hésiode est le prophète de la race de fer, qu’il fait succéder à la race des Héros.
- Le Bouclier d'Héraclès (Ἀσπὶς Ἡρακλέους / Aspis Hêrakleous), inspiré de la description du bouclier d’Achille dans l'Iliade.
Autres attributions
Cependant, les Anciens lui ont également attribué une multitude d’autres œuvres, de manière plus ou moins fantaisiste, parmi lesquelles :
- Le Catalogue des femmes ou les Éhées (Ἢ οἷαι / Ê hoiai, « ou telle femme... », formule de transition classique dans une narration), dont sont tirés les 54 premiers vers du Bouclier ;
- Les Grands Travaux et les Grandes Éhées, dont le rapport avec les Travaux et les Éhées reste incertain ;
- L'Ornithomantie, la Mélampodie (sur les devins Mélampous, Calchas et Tirésias), Explications de prodiges, Astronomie, des poèmes sur l'art de la divination ;
- Les Leçons de Chiron, un poème didactique ;
- Les Dactyles de l’Ida, sur les premiers métallurgistes ;
- Les Noces de Céyx ;
- La Descente aux Enfers de Pirithoos ;
- Aigimios, épopée sur un roi dorien.
Quelques citations
- « La route qui mène à la misère est plane. »
- « Gain mal acquis vaut un désastre. »
- « Qui se fie à une femme se fie aux voleurs. »
- « Ne remets rien au lendemain ni au surlendemain. »
Voir aussi
Articles connexes
- Œuvres d'Hésiode : la Théogonie, les Travaux et les jours et le Catalogue des femmes ;
- Homère.
Bibliographie
- ;
- Marcel Détienne, « Crise agraire et attitude religieuse chez Hésiode », Revue d'études latines, coll. « Latomus 68 » Bruxelles, 1963 ;
- Richard Janko, Homer, Hesiod and the Hymns. Diachronic Development in Epic Diction, Cambridge University Press, 1982 (ISBN 0521238692) ;
- Marie-Christine Leclerc, La Parole chez Hésiode, Les Belles Lettres, Paris, 1993 ;
- ;
- Jean-Pierre Vernant :
- Mythe et pensée chez les Grecs, La Découverte, Paris, 1996,
- Mythe et société en Grèce antique, Paris, 1974 (1 éd.).
Liens externes
- [http://remacle.org/bloodwolf/poetes/falc/hesiode/intro.htm Essai sur Hésiode et principales œuvres en ligne].
Hesiode
Hesiode
Hesiode
Hesiode
ko:헤시오도스 ja:ヘシオドス
Coéos
Dans la mythologie grecque, Coéos (en grec ancien Κοῖος / Koîos) est un Titan, fils d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre). Il est marié à sa sœur Phœbé, de qui il a deux filles, Léto et Astéria.
Coeos
Coeos
ja:コイオス
Phœbé (Titanide)
Dans la mythologie grecque, Phœbé est une Titanide, fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre). Elle est mariée à son frère Coéos, de qui elle a Léto et Astéria.
Sources
- (I, 1, 3 ; I, 2, 2) ;
- (v. 136 et 404-410).
Phoebe titanide
Phoebe
Héra
Dans la mythologie grecque, Héra ou Héré (en ionien Ἧρη, en attique Ἧρα) est la femme et la sœur de Zeus, fille des Titans Cronos et Rhéa, et mère d'Arès, d'Héphaïstos, d'Hébé et d'Ilithyie.
Très belle et très gracieuse, elle n'en est pas moins irritable et capricieuse. Jalouse, elle persécute souvent les maîtresses de Zeus, et se venge aussi en contrecarrant les desseins de son époux, provoquant d'interminables querelles.
C'est la déesse du mariage et des épouses, protectrice du couple, de la fécondité et des femmes en couches. Reine du Ciel en tant qu'épouse de Zeus, elle est aussi associée aux phénomènes célestes et à la lumière.
Pendant la guerre de Troie, c'est, parmi les dieux, la plus farouche ennemie des Troyens.
Elle correspond à Junon dans la mythologie romaine.
Épiclèses, attributs & sanctuaires
- Ses attributs : le diadème royal et la grenade ;
- Ses animaux favoris : le paon, la vache ;
- Épithètes homériques :
- θεὰ λευκώλενος / thea leukôlenos, « déesse aux bras blancs »,
- βοῶπις / boôpis, « aux yeux de vache, aux grands yeux »,
- χρυσόθρονος / chrysothronos, « au trône d'or » ;
- Sanctuaires : spécialement dans les cités austères, Argos, Mycènes, Sparte ;
- Jeux organisés en son honneur : Héraia.
Voir aussi
- Divinités olympiennes.
Hera
Hera
Hera
ja:ヘラ
ko:헤라
Niobé fille de Tantale
)]]
Dans la mythologie grecque, Niobé est la fille de Tantale et l'épouse d’Amphion. Elle mit au monde sept fils et sept filles, les Niobides.
Orgueilleuse comme son père, elle se vanta devant qui voulait l’entendre de sa fécondité et de la beauté de ses enfants, et se moqua de Léto, qui n’avait donné le jour qu’à Artémis et Apollon. Mais c’était là s’attaquer aux dieux, et la malheureuse Niobé l’apprit à ses dépens. Indignés d’une telle présomption, les deux enfants de Léto tuèrent ceux de Niobé à coups de flèches ; une fille échappa au massacre, mais sa frayeur fut telle qu’elle conserva toute sa vie un teint d’une pâleur mortelle.
Entendant les cris de ses enfants agonisants, Niobé sortit de son palais, et à l’horrible spectacle de tous les corps étendus et râlants, elle fut comme pétrifiée ; pris de pitié, Zeus la changea en rocher, d’où coulèrent ses larmes sous la forme d’une source. Pendant neuf jours, les corps restèrent sans sépulture. Au dixième jour, les dieux s’apaisèrent et enterrèrent eux-mêmes les enfants de Niobé.
Sources
- (III, 5, 6) ;
- (XXIV, 602 et suiv.) ;
- (IX ; XI ; LXXXII ; LXXXIII) ;
- (VI, 148–287) ;
- (XXXIII) ;
- (II, 21).
Niobe fille de tantale
Niobe fille de tantale
Guerre de Troie ()]]
La guerre de Troie est un événement légendaire, élément essentiel de la culture grecque antique. Il a donné lieu à de nombreuses œuvres artistiques, littéraires notamment. Une partie en est racontée dans l'Iliade d'Homère ; le poème porte ce nom car le nom grec de la ville de Troie est Ilion : il s'agit de la première épopée écrite en grec et elle a une valeur fondatrice.
La guerre
La guerre de Troie est entreprise suite à l'enlèvement d'Hélène, épouse du roi de Sparte, Ménélas, par le troyen Pâris. En effet, Hélène lui avait été promise par Aphrodite, en remerciement pour le jugement du mont Ida, lui attribuant la pomme d'or. Les rois grecs, descendants de Pélops, se réunissent alors. Liés entre eux par le serment de Tyndare, ils décident de mener la guerre contre Troie.
Après avoir réuni d'autres héros comme Achille, ils constituent une flotte qui accoste, dans la deuxième année après l'enlèvement d'Hélène, en Mysie, non loin d'Élée. Ils affrontent d'abord Télèphe, roi de Mysie et fils d'Héraclès qui, alarmé par le débarquement d'une armée si imposante, a dépêché contre elle ses propres troupes. Après des combats acharnés, Télèphe apprend l'identité des chefs de l'armée ennemie, et le combat cesse. La flotte grecque repart chez elle après cette première expédition, et se repose pendant huit ans.
Dix ans après l'enlèvement d'Hélène, les Grecs lancent une seconde expédition qui accoste, grâce aux conseils de Télèphe, sur le rivage face à Troie. Après des premières batailles avec les Troyens, les Achéens commencent le siège de Troie. Pour affaiblir la ville, et se ravitailler, ils lancent des incursions contre les villes alentour. Une ambassade menée par Ménélas et Ulysse réclame à Priam, roi de Troie, la restitution d'Hélène, sans succès.
Au cours de la dixième année du siège, et à l'occasion de l'une des razzias, Chryséis, fille d'un prêtre d'Apollon, est capturée et attribuée comme part d'honneur à Agamemnon, commandant en chef des Grecs. Courroucé, Apollon frappe le camp grec d'une peste, et Agamemnon est obligé de rendre sa captive. En compensation, il prend d'autorité celle qui a échu comme part d'honneur à Achille. Furieux, celui-ci se retire dans sa tente et demande à sa mère, Thétis, d'obtenir de Zeus qu'il favorise les Troyens.
Zeus)]]
Malgré les exploits de héros comme Diomède ou Ajax le Grand, les Grecs perdent pied. Patrocle, compagnon d'Achille, obtient de ce dernier la permission de porter ses armes, afin de galvaniser les troupes. Ainsi vêtu, il lance un vaste assaut contre la ville, mais est défait par Hector, fils aîné de Priam. Fou de douleur, Achille reprend les armes et tue Hector. Il vainc également les nouveaux alliés venus à l'aide de Priam : Penthésilée, reine des Amazones, et Memnon, prince éthiopien. Peu après, il trouve lui-même la mort.
Ulysse a alors l'idée du cheval de Troie : des guerriers grecs se dissimulent dans un grand cheval de bois, déguisé en offrande à Athéna. La flotte grecque feint de se retirer, abandonnant le cheval sur la plage. En signe de victoire, les Troyens font entrer le piège dans leurs murs. Croyant la guerre terminée, ils festoient et se réjouissent. La nuit venue, les guerriers grecs sortent du cheval et ouvrent les portes. Troie est pillée, les membres de la famille royale tués ou emmenés en esclavage, et Ménélas peut enfin ramener Hélène à Sparte, vingt ans après son enlèvement.
Le retour des héros grecs, une fois la guerre terminée, est long et périlleux, voire funeste. Le plus célèbre de ces retours, celui d'Ulysse, est conté dans L'Odyssée.
Historicité de la guerre
La découverte en 1870 par l’archéologue Heinrich Schliemann des ruines de Troie sur la butte d’Hissarlik en Turquie a relancé un vieux débat sur l’historicité des événements relatés par Homère.
Les auteurs antiques situent la guerre deux générations avant l'arrivée des Doriens en Grèce, soit, suivant la durée retenue pour une génération, entre 1334 et 1135 av. J.-C. Ératosthène fixe la date la plus fréquemment acceptée, celle de 1184 av. J.-C. Deux niveaux indiquant une destruction correspondent à cette période. Le niveau VIIa semble porter les marques de destruction humaine. Sa datation repose sur l’étude de la céramique que l’on y a retrouvée. Or celle-ci peut être estimée à la fin du , voire au début du , soit une époque où le système palatial mycénien n’existe pratiquement plus. Dans ces conditions, il est difficile d’imaginer une opération concertée de chefs de guerre mycéniens. Le second niveau possible est le VIh, remontant environ à 1250 av. J.-C. Cependant, tout porte à croire que la destruction de Troie à cette époque est due à un séisme.
De fait, il n'existe à ce jour aucune preuve archéologique de la guerre de Troie.
Récits de la guerre de Troie
L'Iliade et l'Odyssée sont les plus anciens récits qui nous soient parvenus au sujet de la guerre de Troie. Néanmoins, à l'époque archaïque, ce sujet était l'un des préférés des aèdes et des poètes. Les œuvres épiques qui y étaient consacrées étaient donc nombreuses. L'ensemble de ces œuvres est nommé le « Cycle épique ».
Pendant la période classique et surtout alexandrine, le sujet resta à la mode. De nombreux mythographes comme Proclos (Chrestomathie) ou le pseudo-Apollodore rédigèrent des résumés ou des analyses des événements décrits dans l'Iliade. À l'époque tardive fleurirent aussi que des suites ou des contre-récits. Ces derniers avaient pour but de présenter les événements sous un angle différent de celui adopté par Homère. En fait, nombre des détails ou des traditions associés pour nous à tel ou tel héros ne sont pas présentes dans l'œuvre homérique, mais proviennent de versions alternatives.
Virgile conta également dans son Énéide le récit d'un des héros troyens, Énée, fils d'Aphrodite, qui suivit sans le savoir les traces d'Ulysse, pour aller fonder une nouvelle Troie, Rome.
Enfin, au Moyen Âge, des auteurs s'efforcèrent de mettre à la portée du public cultivé le contenu des œuvres grecques.
- L'Iliade latine, attribuée à un certain Bæbius Italicus, ;
- Éphéméride de la guerre de Troie, attribuée à Dictys de Crète, ;
- La Suite d'Homère, Quintus de Smyrne, ;
- La Prise de Troie, Tryphiodore, siècle ;
- Histoire de la destruction de Troie, Darès de Phrygie, ;
- Roman de Troie, Benoît de Sainte-Maure, v. 1165 ;
- L'Iliade, Joseph d'Exeter, v. 1183–1190 ;
- La Guerre de Troie n'aura pas lieu, Jean Giraudoux, 1935.
Principaux héros
Les Grecs
- Achille
- Agamemnon
- Ajax fils d'Oïlée
- Ajax fils de Télamon
- Calchas
- Diomède
- Hélène de Sparte ou Hélène de Troie
- Ménélas
- Nestor
- Patrocle
- Philoctète
- Ulysse
Les Troyens
- Cassandre
- Énée
- Hector
- Hécube
- Hélénos
- Pâris
- Priam
Voir aussi
Articles connexes
- chronologie de la guerre de Troie ;
- catalogue des vaisseaux (forces en présence selon l’Iliade).
Bibliographie
- Jonathan S. Burgess, The Tradition of the Trojan War in Homer and the Epic Cycle, The Johns Hopkins University Press, Baltimore, 2001 (ISBN 080187890X) ;
- .
Filmographie
- Troie (2004), film de Wolfgang Petersen
Comic
- Age of Bronze
Catégorie:Mythologie grecque
-
ja:トロイア戦争
ko:트로이 전쟁
simple:Trojan War
Astéria
Dans la mythologie grecque, Astéria est la fille du Titan Coéos et de sa sœur Phœbé. Selon Hésiode, elle est la mère d'Hécate, qu'elle conçut avec Persès le Titan (ou Persès fils d'Hélios selon d'autres auteurs).
Elle fut aimée de Zeus, qui la pousuivit. Pour lui échapper, elle se transforma en caille et plongea dans la mer. À l'endroit de sa chute apparut l'île d'Astérie (ou d'Ortygie, du latin ortyx, « caille »), qui sera plus tard nommée Délos. Sa sœur, Léto, viendra y accoucher d'Apollon et Artémis (selon les traditions, c'est Léto elle-même qui est à l'origine du nom d'Ortygie pour l'île).
Asteria
Asteria
DélosDélos Catégorie:Patrimoine mondial en Grèce
Catégorie:Patrimoine mondial en Grèce
Délos est l'une des îles des Cyclades, en Grèce. Minuscule (3,5 km²), aride, inhabitée depuis longtemps, elle se situe en face de l'île de Rhénée (14 km², inhabitée) et à proximité de Mykonos. Ses pentes sont douces et la colline Kynthos ne dépasse pas 113 m. Le port a toujours été très médiocre et, dès que les vents se lèvent, l'île est inaccessible.
Elle a joué un rôle considérable en Grèce antique, tant sur le plan commercial que religieux; et son rayonnement a connu son apogée sur le plan religieux au Il faut noter que le site de Délos a été inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1990.
Histoire et mythologie
1990
Les premiers habitants de ces îles seraient les Cariens venant de l'Asie mineure (3000 av. J.-C.) suivis des Mycéniens et Ioniens. Ils habitent au sommet de la colline Kynthos.
Selon la mythologie grecque, l'île de Délos aurait permis à Léto d'enfanter Apollon et Artémis (qu'elle conçut avec Zeus) à l'abri de la jalousie d'Héra. L'origine de l'île elle-même est sujette à deux traditions différentes. Ainsi, elle aurait été créée :
- par le plongeon d'Astéria (sœur de Léto) dans la mer, pour échapper aux poursuites de Zeus ;
- par Poséidon, à la demande de Zeus. D'un coup de son trident, le dieu de la mer fit sortir de l'eau deux rochers plats (Délos et Rhénée).
Dès le , des fêtes somptueuses avec des hymnes et des compétitions sportives en l'honneur d'Apollon sont organisées sur l'île.
Pendant les , les monuments historiques édifiés sur Délos sont très nombreux comme les Lions de Délos, le Colosse d'Apollon, la galerie de Naxos et la statue de Nikandra, offrande à Artémis.
Vers 540 av. J.-C., le tyran Pisistrate d'Athènes ordonne la « purification » de l'île sacrée en déportant sur l'île voisine de Rhénée les sépultures, les personnes âgées ou malades.
En 478 av. J.-C. se forme la ligue de Délos : c'est le nom que les historiens modernes donnent à l'alliance que formèrent les cités grecques pour lutter contre les Perses, après que ceux-ci eurent été refoulés en Grèce. Le trésor de la ligue, contrôlée par Athènes, est confié à Délos. Cependant, celle-ci ne tardera pas à passer sous domination athénienne et de nombreux trésors culturels de Délos sont transférés à Athènes en 454 av. J.-C.
Pendant la guerre du Péloponnèse, une épidémie se déclare sur Athènes qu'on attribue à la colère d'Apollon. Athènes décide à nouveau, en 426 av. J.-C., une purification de l'île de Délos en éloignant sur l'île voisine les tombeaux, les personnes prêtes à mourir et les femmes enceintes puisque dans l'esprit de cette purification il était interdit de mourir et naître sur l'île de Délos.
En 422 av. J.-C., Athènes ordonne l'expulsion de tous les habitants permanents et organise tous les quatre ans, des fêtes déliennes. Ces pèlerinages sont accompagnés de danses et de concours sportifs et culturels, mais donnent également lieu à de nombreux échanges commerciaux.
Sous l'influence des Macédoniens, l'île garde son côté religieux mais le commerce devient prépondérant et la population remonte à 25 000 habitants. Les échanges portent sur les céréales, l'huile, le vin, le bois et les esclaves. Pour accueillir ces commerçants venus de toute la Méditerranée, des temples dédiés aux dieux étrangers, égyptiens, syriens, phéniciens, sont construits au-dessus de la cité.
Les Romains cèdent le Temple d'Apollon aux Athéniens, proclament le port de Délos comme un port franc en 166 av. J.-C.
Le déclin commence en 88 av. J.-C. : le roi Mithridate, en guerre contre Rome, fait une incursion éclair sur Délos, décime la population et détruit tout sur son passage. Les pèlerinages disparaissent progressivement et les pirates rendent les routes commerciales peu sûres. L'île devient chrétienne au mais est abandonnée au .
En 1329 s'installent sur l'île quelques Grecs venant d'Épire ou des chevaliers venant de Malte et pendant l'occupation turque, l'île devient un refuge pour les pirates qui pillent le site.
Depuis 1872, les membres de École française d'Athènes, en liaison avec le gouvernement grec, réalisent des fouilles et sauvegardent les trésors culturels de l'île.
Le sanctuaire d'Apollon
Les pèlerins arrivaient à Délos et entraient dans le sanctuaire par un itinéraire similaire aux touristes contemporains. Ils étaient accueillis à l'agora des Compétaliastes, du nom des Compitalia, divinités romaines honorées par les esclaves et les affranchis.
De l'agora des Compétaliastes, la voie processionnaire conduit au sanctuaire d'Apollon, précédé d'un propylée en ruines. Sur une vaste esplanade subsistent les vestiges de quatre temples consacrés au dieu. Il s'y dressait aussi jadis une colossale statue le représentant, mais qui a subit des dégradations et des tentatives de déplacement multiples. Il ne demeure que le torse et une partie du bassin, une main est conservée au musée local et un pied au British Museum !
Les Lions de Délos
British Museum
Au Nord du portique d'Antigone s'étend l'agora romaine, avec le Lac sacré, asséché de nos jours, et la fameuse « Terrasse des Lions » disposés ici pour la protection symbolique du site. Au nombre de neuf au départ, il ne reste plus que cinq lions (il s'agirait plus précisément de lionnes) en marbre de Paros, abrités dans le musée de l'île.
Un sixième est visible à Venise.
Le quartier du Théâtre
Venise
Au sud-est du port se trouve le quartier le plus luxueux de la ville antique avec les demeures de Dionysos, de Cléopâtre et des Dioscures. Des mosaïques remarquables ornent le sol des maisons d'époque hellénistique et romaine.
Le théâtre de 5000 personnes se situe en plein milieu de ces maisons.
L'alimentation en eau potable sur cette île aride a été résolue dans l'Antiquité par d'immenses citernes qui recueillaient l'eau de pluie.
La terrasse des Dieux étrangers
Sur une terrasse surplombant la ville, et pour répondre aux souhaits des marchands étrangers, sont érigés de petits temples et des salles de réunions.
Atargatis, l'Aphrodite syrienne, ainsi que Isis et Sérapis pour les Égyptiens sont vénérés à partir de 200 av av. J.-C.
Tout proche, on trouve aussi les bases d'un temple dédié à Héra, plus ancien, et à bonne distance du temple d'Apollon, dont elle n'avait pas facilité la naissance…
Liens externes
- [http://nezumi.dumousseau.free.fr/cyc/ Quelques îles des Cyclades]
ja:デロス島
TityosDans la mythologie grecque, Tityos (en grec ancien Τιτυός / Tituós) est un Géant, fils de Zeus et d'Élara (fille d'Orchomène), et père d'Europe. Pour la protéger de la jalousie d'Héra, Zeus cacha Élara sous la terre, où elle accoucha. Pour cette raison, Tityos est parfois considéré comme un fils de Gaïa.
À l'instigation d'Héra, qui avait finit par le découvrir, il voulut faire violence à Léto. Il en fut empêché par Apollon et Artémis, qui le criblèrent de flèches. Selon d'autres versions, il fut frappé par la foudre de Zeus. Il fut ensuite condamné à avoir le foie éternellement rongé par deux vautours dans le Tartare. (Ce supplice est à rapprocher de celui que subit Prométhée.)
Catégorie:Géant grec
Catégorie:Progéniture de Gaïa
Catégorie:Progéniture de Zeus
Catégorie:Enfers grecs
Argos (ville)
Argos (en grec ancien Άργος) est une cité grecque, dans le Péloponnèse, près de Nafplio.
À l'époque d'Homère, elle appartient à un successeur d'Agamemnon et donne son nom au district environnant, l'Argolide, dont elle devient la capitale. Elle était un des centres de la culture mycénienne.
Éclipsée par Sparte après le , Argos reste neutre ou s'allie à Athènes sans être d'une grande aide durant le lors des guerres entre Sparte et Athènes.
Il reste actuellement de nombreuses ruines de la ville et Argos est désormais un centre touristique populaire. Argos vit aussi de l'agriculture dans la vallée ainsi qu'au-dessus de la ville où s'étendent des plantations d'agrumes.
Catégorie:Cité grecque
Latin
Introduction
Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties.
Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux.
Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs).
Le latin est la langue-mère des langues romanes.
Histoire
Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.
Latin médiéval
On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron.
De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.
Le latin, langue vivante
Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction.
La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux.
Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine.
Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin.
Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain.
Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue.
Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi:
- Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ?
- Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon.
- Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt.
On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.
Le latin et l'Union Européenne
Assimil
Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).
Classification
Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.
Répartition géographique
Statut officiel
Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.
Langues dérivées
Les langues romanes sont dérivées du latin.
Ecriture
Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes :
Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.
Prononciation
Prononciation ancienne restituée
On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec).
Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.
Prononciations modernes
[En préparation]
Grammaire
Morphologie
La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.
Système nominal
L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines.
On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires.
La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.
Système verbal
L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines.
Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).
Pronoms personnels
La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.
Lexique
Le latin et les autres langues indo-européennes
- Le vocabulaire commun
Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs.
AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS.
à compléter...
Que devient le latin quand il se fait français ?
Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE.
Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra.
On en perd forcément son latin.
Exemples
Voir aussi
Liens internes
- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
- Langues par famille
- Langues indo-européennes
- Langues italiques
- - langues romanes
- Méthode latine ;
Liens externes
- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte
Catégorie:Langue liturgique
Catégorie:Langue véhiculaire
als:Latein
ja:ラテン語
ko:라틴어
simple:Latin language
th:ภาษาละติน
zh-min-nan:Latin-gí
Catégorie:Titan grecVoir l'article principal : Titan (mythologie grecque).
Catégorie:Divinité grecque archaïque
Catégorie:Enfers grecs
Lemon SqueezerDer Lemon Squeezer ist eine ungewöhnliche Felsformation im Harriman State Park im US-Bundesstaat New York. Sie befindet sich am Fuße des Island Pond Mountain an der Kreuzung des Appalachian Trail (Markierung: weiß) mit dem Arden-Surebridge Trail (Markierung: rotes Dreieck).
Der Trail führt zunächst unter einem gigantischen Felsbrocken vorbei, der unsicher auf anderen Felsen ruht. Nachdem man diesen Punkt passiert hat wird deutlich, woher der Lemon Squeezer (zu deutsch: Zitronenpresse) seinen Namen hat. Der Wanderer muss sich plötzlich durch einen Pfad quetschen, der drei Fuß hoch sowie einen breit ist und eine Steigung von 15 Grad aufweist. Dahinter befinden sich weiter interessante Felsformationen: Kiefernbäume wachsen auf einem dünnen Felsdach oberhalb des Pfades.
Bild:Kiefern auf dem Lemon Squeezer.jpg
Kategorie:Berg in den USA
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