:: wikimiki.org ::
| Lausanne |
Lausanne - catégorie:commune du canton de Vaud
Lausanne est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Lausanne, dont elle est le chef-lieu.
Elle est aussi le chef-lieu du canton de Vaud.
Géographie
Lausanne se situe au bord du Lac Léman.
Histoire
La ville de Lausanne était déjà peuplée au 4 millénaire avant l'ère chrétienne. Un vicus gallo-romain nommé Lousonna est fondé à partir de 15 av. J.-C. dans le secteur actuel du quartier de Vidy. À la croisée de nombreuses voies de communication, celui-ci s'étend jusqu'au milieu du , puis il commence à décliner lors des invasions germaniques et est finalement abandonné au milieu du au profit de la colline de la cité.
Lausanne est une des étapes de la Via Francigena, chemin de pèlerinage menant à Rome. Elle est mentionnée à ce titre par Sigéric, en 990, avec la mention LIV Losanna (numéro d'étape en partant de Rome).
En 1536, les Bernois prennent la ville, en même temps que le reste du canton de Vaud. L'évêque, Sébastien de Montfalcon, fuit la ville, qui n'est plus un évêché depuis.
Vie politique récente
La ville de Lausanne a connu une première municipalité de gauche (1934–1937) avec le socialiste Arthur Maret en tant que syndic puis de 1946 à 1949 avec Pierre Graber. La droite est revenue au pouvoir en 1938 avec les radicaux Jules-Henri Addor et avec Jean Peitrequin en 1950, Georges-André Chevallaz en 1958, Jean-Pascal Delamuraz en 1974 et Paul-René Martin en 1981 comme syndics. La gauche a repris le contrôle de la municipalité en 1989 (élections d'octobre et novembre) avec comme syndics les socialistes Yvette Jaggi (1990) et Jean-Jacquis Schilt (1988) puis le vert Daniel Brélaz (2002). A noter que Graber, Chevallaz et Delamuraz ont ensuite siégé au Conseil fédéral.
Musées
- Cabinet des Médailles cantonal
- Collection de l'Art brut
- Espace Arlaud
- Espace des Inventions
- Fondation de l'Hermitage
- Fondation Claude Verdan - Musée de la main
- Fondation du vivarium de Lausanne
- Forum d'architectures de Lausanne
- Forum de l'Hôtel de Ville
- Musée cantonal d'Archéologie et d'Histoire
- Musée cantonal des Beaux-Arts http://www.beaux-arts.vd.ch
- Musée de design et d'arts appliqués contemporains, mu.dac
- Musée de l'Elysée
- Musée cantonal de Géologie
- Musée Historique de Lausanne http://musees.lausanne.ch
- Musée et jardins botaniques cantonaux http://www.botanique.vd.ch
- Musée Olympique
- Musée romain de Lausanne-Vidy
- Musée cantonal de Zoologie
- Roseraie de la Vallée de la Jeunesse
- Établissement horticole de la Bourdonnette - serres de la Ville
- Musée de la machine à écrire
Monuments
Musée Olympique
- Cathédrale de Lausanne qui possède un portail peint entre 1230 et 1235, un chef d'œuvre de l'art gothique en Suisse.
- Châteaux de Lausanne
Lieux
- Place de la Palud et ses beaux bâtiments des et s. Chaque heure, de 9h à 19h, une horloge s'anime et présente quelques éléments d'histoire lausannoise.
Enseignement supérieur et recherche
- EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne)
- UNIL (Université de Lausanne)
- IDHEAP (Institut de hautes études en administration publique) [http://www.idheap Site]
- ISPFP (Institut Suisse de Pédagogie pour la Formation Professionnelle) [http://www.isp.ch/top_1.cfm Site]
- IMD (International Institute for Management Development) [http://www02.imd.ch/about/ Site]
- Né en 1990 de la fusion de l'IMI (fondée en 1946 par Alcan) et de l'IMEDE (fondée en 1957 par Nestlé)
- Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO)
- HEG-Vd ([http://www.hegvd.ch/fr/heg/presentation.php Haute Ecole de Gestion du Canton de Vaud])
- EIVD ([http://www.eivd.ch/ École d'ingénieurs du Canton de Vaud EIVD]), liée à Yverdon-les-Bains
- EHL (École hôtelière de Lausanne)
- ECAL ([http://www.ecal.ch École cantonale d’art de Lausanne])
- Hecv ([http://www.hecvsante.ch Haute école cantonale vaudoise de la santé])
- École de Lausanne en économie (Léon Walras).
Enseignement artistique
- Danse et chorégraphie
- École-atelier Rudra, école de danse professionnelle créee par Maurice Béjart [http://www.bejart-rudra.ch/ site]
- Concours pour jeunes danseurs Le Prix de Lausanne [http://www.prixdelausanne.org site]
- Théâtre
- École du Théâtre des Teintureries [http://www.ecole-theatre-teintureries.com/presentation.asp site]
- Haute école de théâtre de Suisse romande (manufacture) [http://www.hetsr.ch site]
- Beaux-arts
- École cantonale d’art de Lausanne (ECAL) Pierre Keller directeur [http://www.ecal.ch site]
Manifestations
Manifestations culturelles
- Le Comptoir Suisse (en septembre)
- L'exposition dans la ville « Lausanne Jardins » (1997, 2000, 2003)
- Concours de danse classique et contemporaine pour jeunes danseurs Le Prix de Lausanne [http://www.prixdelausanne.org site]
- Festival de la Cité (première semaine de juillet, théâtre, danse et musique dans les ruelles de la vieille ville)
- BD-FIL Festival International de bande dessinée (première édition en septembre 2005) [http://www.bdfil.ch/]
Manifestations sportives
- Meeting international d'athlétisme, Athletissima
- 20 km de Lausanne - http://www.20km.ch
- Marathon de Lausanne (octobre) http://www.lausanne-marathon.ch
- Triathlon de Lausanne
Salles de concerts
- [http://www.leromandie.ch/ Le romandie]
- Situation : Ancien cinéma transformé en club souterrain situé sur la place de la Riponne
- Genre : Généralement rock et métal
- Prélocation : [http://www.petzi.ch Petzi]
- [http://www.belles-lettres.ch/ Le lapin vert]
- Situation : Ruelle du Lapin Vert
- Genre : Variable
- [http://sat.epfl.ch/ SAT]
- Situation : EPFL, carte détaillée sur le site
- Genre : Variable
Transports publics
Les transports publics de la région lausannoise (TL) possédent:
- Un important réseau de trolleybus, autobus utilisant l'électricité comme source d'énergie.
- Un réseau de bus
- Deux lignes de métro
- le « TSOL » , essentiellement à l'air libre, reliant le centre de la capitale à la commune de Renens, située dans la banlieue ouest, et desservant également le campus universitaire au bord du Lac Léman.
- Le M2
- Actuellement: La « Ficelle » en réalité un funiculaire transformé en train à crémaillère d'où son surnom de « Ficelle » qui relie Ouchy (bord du lac) à la place du Flon (centre ville), via la gare CFF de Lausanne.
- Futur: En 2003, par votation, le peuple a accepté un important investissement (plus de 500 millions FS) pour la mise en place d'une ligne de métro régional, appelé le M2 — considéré comme le premier vrai métro en Suisse — et doit traverser Lausanne de haut en bas. La construction a commencé le 17 juin 2004 et si le calendrier est respecté, il circulera dès 2008 d'Ouchy à Epalinges, et aura la particularité d'être le métro automatique avec la plus forte déclivité d'Europe. Il prolongera le tracé de la « Ficelle » et la remplacera sur son parcours.
- En plus il y a le train Lausanne-Echallens-Bercher (LEB) qui a son terminus à la place du Flon, qui appartient à une entreprise séparée.
Employeurs principaux
- Hospices-CHUV (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois) : 6 500 employés (2004)
- Philip Morris, siège international pour les activités tabac: 2000 employés sur 23 000 m de surface administrative et 494 places de stationnement au côteau de Cour (mise en service fin 2006).
- Ville et administration de Lausanne: 2000 employés
- Unil (université de Lausanne) : 1 600 employés (2004)
Les fédérations sportives internationales
- Le Comité international olympique (CIO)
- La Fédération internationale de volleyball (FIVB)
- La Fédération internationale des sociétés d'aviron (FISA)
- La Fédération internationale de tir à l'arc (FITA)
- La Fédération internationale de baseball (IBA)
- La Fédération internationale d'escrime (FIE)
- La Fédération internationale des luttes associées (FILA)
- La Fédération équestre internationale (FEI)
- La Fédération internationale de natation amateur (FINA)
- La Fédération internationale de danse sportive amateur (IDSF)
- La Fédération internationale de hockey (IHF)
- La Fédération internationale de tennis de table (ITTF)
Sports
- [http://www.lausannehockeyclub.ch Lausanne Hockey Club]
- [http://www.morges-basket.ch/ Lausanne - Morges Basket]
- Lausanne Sport - Aviron
- Football
- Le Lausanne-Sports, ancien club professionnel de football, ayant fait faillite en 2003. Le club est reparti en 4ème division suisse sous le nom de FC Lausanne Sport! Il est aujourd'hui à nouveau professionnel et milite en 2ème division suite à deux promotions en deux ans
- Aujourd'hui plusieurs équipes lausannoises militent dans les ligues amateurs :l'ES Malley, le Stade-Lausanne.
Tourisme
- [http://www2.unil.ch/spul/allez_savoir/as23/pages/as23_balade3.html Promenade intelligente]
- [http://www.lausanne.ch Site officiel]
- [http://www.lausanne-tourisme.ch Le site officiel de l'office du tourisme de Lausanne]
- [http://www.t-l.ch/m2/corps_m2_base.htm M2]
- [http://www.swisscastles.ch/Vaud/chateau/lausanne.html Les châteaux]
- [http://www.regart.ch/lausanne/sommaire/fra/index.asp Activités]
- [http://switzerland.isyours.com/e/guide/lausanne/index.html Guide en anglais]
- [http://www.festivalcite.ch Festival de la Cité]
- [http://www.athletissima.ch Athletissima]
Galerie
Liens externes Liens externes Liens externes Liens externes
ja:ローザンヌ
th:โลซานน์
Catégorie:Lausannecatégorie:ville de Suisse
catégorie:commune du canton de Vaud
Catégorie:Commune du canton de Vaudcatégorie:Canton de VaudVaud
Suisse
La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Suisse.
Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au .
Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales.
La date de 1291 a été choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315.
Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au , fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue.
La fin du vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du , la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican.
Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme.
L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire.
En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum.
Le début du voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit.
La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales.
Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002).
Politique
Article détaillé : Politique de la Suisse
Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Chaque canton possède 2 sièges au Conseil des États (un seul pour les ½ cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national.
Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l'UDC. Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral.
Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires.
Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.
Fédéralisme
La Suisse est divisée en 26 cantons, contenant chacun plusieurs, voire des centaines de communes. Les cantons sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chacun ayant sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation, la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l'armée), d'autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité.
Ils ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d'État).
Démocratie semi-directe
Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d'agir sur un acte décidé par l'État : il s'agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle.
- Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l'Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l'espace de 100 jours pour qu'il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n'est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
- Le référendum obligatoire impose, comme son nom l'indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et des cantons.
- L'initiative populaire au niveau fédéral est un instrument qui permet à un comité de citoyens de proposer une modification de la constitution fédérale, que ce soit dans le but d'y introduire une nouvelle disposition ou d'en modifier ou abroger une déjà existante. Elle ne concerne en revanche pas les actes de rang législatif. Si les initiants parviennent à réunir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois, le projet est soumis au peuple. Pour que le projet soit accepté lors de la consultation populaire, la double majorité de la population et des cantons est nécessaire, ce qui rend bien sûr plus difficile le succès d'une initiative populaire (15 acceptées en 114 ans). Par ailleurs, les autorités fédérales ont la possibilité d'y opposer un contre-projet qui permet souvent de reprendre les éléments attractifs d'une initiative tout en laissant de côté les aspects trop contraignants ou jugés extrêmes de cette dernière. Il arrive qu'un contre-projet donne satisfaction aux initiants qui peuvent décider dès lors de le soutenir également, voire même de retirer leur initiative. Dans ce cas, seul le contre-projet est soumis au peuple.
Ces possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait que la Suisse est un pays où l'on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an avec généralement plusieurs objets soumis en même temps). Afin de garantir une transposition des directives dans les délais, ce système devrait être réformé en cas d'adhésion à l'Union européenne (UE). De plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées, dans la mesure où le droit communautaire prime sur le droit national. La crainte d'une perte de souveraineté est d'ailleurs l'un des arguments des opposants à cette adhésion.
Initiatives populaires acceptées
Voici la liste des 15 initiatives populaires acceptées par le peuple et les cantons depuis l'instauration de cette institution :
- 20 août 1891 : Interdiction d'abattre le bétail de boucherie sans l'avoir préalablement étourdi (191 527 oui contre 127 101 non et 13 cantons contre 12)
- 5 juillet 1908 : Interdiction de l'absinthe (241 078 oui contre 138 669 non et 23 cantons contre 2)
- 13 octobre 1918 : Élection proportionnelle du Conseil national (299 550 oui contre 149 035 non et 22 cantons contre 3)
- 21 mars 1920 : Interdiction des maisons de jeu (271 947 oui contre 241 441 non et 13 cantons contre 12)
- 30 janvier 1921 : Référendum facultatif en matière de traités internationaux (398 538 oui contre 160 004 non et 23 cantons contre 2)
- 2 décembre 1928 : Maintien des kursaals (296 395 oui contre 274 528 non et 16 cantons contre 9)
- 11 septembre 1949 : Retour à la démocratie directe (clause d'urgence) (280 755 oui contre 272 599 non et 14 cantons contre 11)
- 28 novembre 1982 : Tendant à empêcher des abus dans la formation des prix (730 938 oui contre 530 498 non et 18 cantons contre 8)
- 6 décembre 1987 : Initiative de Rothenthurm (protection des marais) (1 153 448 oui contre 843 555 non et 23 cantons contre 3)
- 23 septembre 1990 : Halte à la construction de centrales nucléaires (946 077 oui contre 789 209 non et 22 cantons contre 3)
- 26 septembre 1993 : Pour un jour de la fête nationale férié (1 492 285 oui contre 289 122 non et 26 cantons contre 0)
- 20 février 1994 : Protection des régions alpines contre le trafic de transit (954 491 oui contre 884 362 non et 19 cantons contre 7)
- 3 mars 2002 Adhésion de la Suisse à l'Organisation des Nations unies (1 489 110 oui contre 1 237 629 non et 13 cantons contre 13 [11 + 2 ½ contre 9 et 4 ½)
- 8 février 2004 : Internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux et non amendables (1 198 867 oui contre 934 569 non et 24 cantons contre 2)
- 27 novembre 2005 : Pour des aliments produits sans manipulations génétiques (1 125 357 oui contre 896 372 non et 26 cantons contre 0)
Dernières votations
- 5 juin 2005 (participation de 56,5%) :
- L'arrêté fédéral portant approbation et mise en œuvre des accords bilatéraux d'association à l'Espace Schengen et à l'Espace Dublin est accepté par 54,6% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception notable de l'UDC et des milieux nationalistes, soutenaient ce projet. La Suisse romande l'approuve nettement tout comme les cantons alémaniques de Bâle-Ville, Berne, Soleure, Zoug et Zurich.
- La loi fédérale sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe, qui prévoit la création d'un PACS fédéral offrant aux couples homosexuels des droits relativement similaires à ceux accordés aux couples mariés, est acceptée par 58% des voix. Les milieux de la droite conservatrice, tels que l'UDC, l'Union démocratique fédérale et les Démocrates suisses (DS) constituaient les seules forces politiques à s'opposer à cette loi. Certains cantons catholiques ont cependant refusé le projet comme le Valais et le Jura.
- 25 septembre 2005 (participation de 53,8%) : L'arrêté fédéral relatif à l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes aux nouveaux états membres de l'UE et à la révision des mesures d'accompagnement liées à cette extension est accepté par 56% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception des DS, d'une partie de l'UDC, de l'Alliance de gauche et du Mouvement pour le socialisme, soutenaient ce projet. La Suisse centrale et le Tessin ont cependant refusé le projet.
- 27 novembre 2005 (participation de 41,8%) :
- L'initiative populaire pour des aliments produits sans manipulations génétiques est acceptée par 55,7% des voix et la totalité des 26 cantons. Les paysans, les partis de gauche et les associations de consommateurs soutenaient ce projet. C'est la 15 fois en 114 ans qu'une initiative populaire est acceptée par le peuple et la seconde fois que la totalité des cantons s'y rallient.
- La modification de la loi sur le travail, qui prévoit l'ouverture dominicale de l'ensemble des commerces des principales gares et des aéroports du pays, est acceptée par 50,6% des voix. Les syndicalistes et les partis de gauche constituaient les principales forces politiques à s'opposer à cette loi. Ce sont les cantons urbains (Genève, Zurich, Bâle, Berne et Argovie) qui réussissent à faire pencher la balance en faveur de la loi.
Cantons
Argovie
Article détaillé : Cantons suisses
La Suisse est constituée de 26 cantons, souverains selon leurs constitutions respectives (6 de ces cantons étaient auparavant considérés comme des demi-cantons et ne possèdent, encore aujourd'hui, qu'une voix chacun au lieu de deux au Conseil des États et lors des votations fédérales). La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de la souveraineté des cantons. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons.
Les cantons possèdent un gouvernement (appelé Conseil d'État) et un parlement (appelé Grand Conseil). Seule exception, le canton du Jura, le dernier à rejoindre la Confédération helvétique et entré en souveraineté en 1979, a lui conservé les appellations classiques gouvernement et parlement pour les organes exécutif et législatif. Les cantons suisses disposent par ailleurs d'un pouvoir judiciaire.
La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004).
Géographie
Article détaillé : Géographie de la Suisse
Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne, Lausanne
Communes politiques : 2880 (2001)
Voir aussi : Villes de Suisse ~ Liste des cours d'eau de Suisse ~ Liste des lacs de Suisse
Économie
Article détaillé : Économie de la Suisse
Malgré l'absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, et la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l'un des plus élevés d'Europe. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d'organisations internationales comme l'ONU.
Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir en 2004 avec une hausse de 1,7% et un PIB dépassant les 435 milliards de francs suisses. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 3.5% en juillet 2005) et l'inflation relativement faible.
Population
inflation
Article détaillé : Population de la Suisse
La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s).
La Suisse a quatre langues officielles : l'allemand (64 % ; blanc) au nord et au centre, le français (19 % ; bleu) à l'ouest, l'italien (8 % ; rouge) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 1 % ; vert) dans le sud-est du canton des Grisons.
L'allemand est la langue la plus répandue. 17 cantons sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle généralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou Schwyzerdütsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L'usage de l'allemand standard – Hochdeutsch ou « bon allemand » – est limité aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d'élever le niveau d'allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposé l'usage systématique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s'exprimer exclusivement dans cette langue.
Le français est parlé dans l'ouest du pays, région généralement appelée Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes (en majorité francoprovençaux, sauf dans le canton du Jura qui appartient à l'aire de la langue d'oïl) sont encore pratiqués localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l'usage quotidien.
Quant à l'italien, il est parlé dans le canton du Tessin (Ticino en italien) et quelques vallées méridionales des Grisons. L'usage du dialecte tessinois, apparenté aux parlers lombards, y demeure très vivant.
La plupart des Suisses parlent plus d'une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20% de la population.
Le romanche n'a pas le même statut que l'allemand, le français et l'italien. Selon l'[http://www.admin.ch/ch/f/rs/101/a70.html alinéa 1 de l'article 70] de la constitution fédérale, les langues officielles de la Confédération sont l'allemand, le français et l'italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche.
L'anglais est parfois utilisé dans le monde du travail, y compris par l'administration. Il n'a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut désigner dans une seule langue des institutions suisses : Confoederatio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc.
La majorité des formations supérieures ne sont enseignées que dans deux langues (allemand et français), dans une seule (allemand pour la formation de vétérinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mélangées : professeurs et étudiants parlent leur langue maternelle (diplôme d'expert en assurances de pensions).
Culture
Article détaillé : Culture de la Suisse
Voir aussi : Liste de Suisses célèbres ~ Liste des Expositions nationales suisses
Fêtes et jours fériés
Seule la Fête nationale, le est ancrée dans la constitution. Chaque canton est libre de fixer jusqu'à 8 jours fériés dans l'année. 21 cantons utilisent intégralement cette possibilité. Légalement, les jours fériés sont assimilés à des dimanches et ont donc les mêmes restrictions que ceux-ci en matière d'ouverture des magasins et des entreprises et de trafic routier.
Les jours fériés varient donc beaucoup d'un canton à l'autre. Seuls Noël, le Nouvel-An et le 1 août sont communs à tous, les autres fêtes (vendredi et lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte et Fête Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne Fédéral ou Jeûne Genevois) étant reconnues par les cantons selon leur tradition, principalement religieuse catholique ou protestante.
À côté des jours fériés, il y a également des jours chômés. Ces jours-là, non assimilés à des dimanches, de nombreuses entreprises et administrations sont néanmoins fermées dans le canton concerné.
! Date !! Nom !! !!
|-
| || Nouvel An || Tous ||
|-
| 2 janvier || Berchtoldtag || Berne, Jura, Argovie, Zoug, Neuchâtel (seulement si le 1 est un dimanche) || Jura, Vaud, Fribourg, Neuchâtel, Argovie, Glaris, Lucerne, Obwald, Schwytz, Soleure, Zurich
|-
| 6 janvier ||Épiphanie || Schwytz, Tessin, Uri ||
|-
| || Indépendance || Neuchâtel ||
|-
| 19 mars || Saint-Joseph || Tessin, Valais, Lucerne (demi-jour), Nidwald, Schwytz, Uri ||
|-
| || Fahrtsfest || Glaris ||
|-
| mobile || Vendredi saint || Tous sauf Tessin et Valais ||
|-
| mobile || Lundi de Pâques || Genève, Jura, Tessin, Vaud, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
|-
| mobile || Ascension || Tous ||
|-
| mobile || Lundi de Pentecôte || Berne, Genève, Jura, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures , Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
|-
| || Fête du Travail || Jura, Tessin, Bâle ville, Bâle compagne, Schaffhouse, Soleure , Uri, Zurich ||
|-
| 23 juin || Commémoration du plébiscite || Jura ||
|-
| mobile || Fête-Dieu || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug ||
|-
| 29 juin || St-Pierre et Paul || Tessin ||
|-
| || Fête nationale || Tous (fédéral) ||
|-
| 15 août || Assomption || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug ||
|-
| jeudi suivant le 1 dimanche de septembre
| Jeûne genevois || Genève ||
|-
| lundi suivant le 3 dimanche de septembre || Lundi du jeûne fédéral || Vaud || Neuchâtel
|-
| 25 septembre || Fête de St-Nicolas-de-Flüe || Obwald ||
|-
| || Toussaint || Fribourg, Jura, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald, Nidwald, Saint-Gall, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug ||
|-
| 8 décembre || Immaculée Conception || Fribourg, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Lucerne, Obwald, Nidwald, Schwytz, Uri, Zoug ||
|-
| 12 décembre || L'Escalade || Genève ||
|-
| 25 décembre || Noël || Tous ||
|-
| 26 décembre || Saint-Etienne || Berne, Neuchâtel (seulement si le 25 est un dimanche), Tessin, Argovie, Zurich, Lucerne, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri || Fribourg, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
|-
| 31 décembre || Restauration de la République || Genève ||
|{{{{{{{{
District de Lausanne
Le district de Lausanne est un district du canton de Vaud.
Communes
- Cercle de Lausanne
- Lausanne
- Cercle de Pully
- Belmont-sur-Lausanne
- Epalinges
- Paudex
- Pully
- Cercle de Romanel
- Cheseaux-sur-Lausanne
- Crissier
- Jouxtens-Mézery
- Le Mont-sur-Lausanne
- Prilly
- Renens
- Romanel-sur-Lausanne
Lausanne
Chef-lieuCatégorie:Géographie
Un chef-lieu est une ville qui est administrativement prééminente dans une division territoriale ou administrative.
Le chef-lieu de département, dit communément préfecture, est la ville où siège le préfet du département et où sont généralement installés les services directement sous sa dépendance, dans un bâtiment lui aussi appelé préfecture. Dans chaque région française, l'un des départements a prééminence sur les autres, et son préfet porte le titre de préfet du département X..., préfet de la région Y... (ou inversement ?) et la ville où il siège est qualifiée de chef-lieu de région ou, communément, préfecture de région, les services étant toutefois assurés par la préfecture du département.
Le chef-lieu d'arrondissement, dit communément sous-préfecture, est la ville où siège le sous-préfet de l'arrondissement, et où sont généralement installés les services directement sous sa dépendance, dans un bâtiment lui aussi appelé sous-préfecture. L'arrondissement où se trouve la préfecture du département ne dispose pas d'un sous-préfet ni d'une sous-préfecture, l'administration en étant confiés en général au secrétaire général de la préfecture du département, qui fait fonction de sous-préfet pour cet arrondissement.
Le chef-lieu de canton n'a de rôle que nominal, concernant cette subdivision administrative du département que représente le canton français. C'est en général la commune la plus peuplée du canton, et aucun service spécifique n'y est formellement attaché. Dans les décennies passées, il existait dans tous les chefs-lieux de cantons une gendarmerie, une recette-perception et une justice de paix.
Le chef-lieu de commune est la localité principale de la commune qui lui donne son nom (la commune de Valdeblore constituant un contre-exemple), les autres localités de la commune étant qualifiées de hameaux. Les typographes du Journal officiel réservent la majuscule à l'article précédant le toponyme aux seules localités ayant rang de commune : La Celle correspond à une commune et la Celle à un hameau.
Le terme chef-lieu est également utilisé pour désigner la capitale d'un canton suisse. Dans 16 des 26 cantons et demi-cantons, le territoire est subdivisé en districts. Chaque district possède une ville centrale nommée chef-lieu de district et un préfet.
terme gminoli
Prononciation
Dans chef-lieu le f se fait entendre (comme dans le mot chef lui-même) contrairement à chef-d'œuvre où il est muet.
À l'écran
- La Fiancée du pirate est un film de Nelly Kaplan (1969) dont l'action se passe dans un hameau où l'on passe son temps à se préoccuper de ce que l'on va penser au chef-lieu de la commune.
Canton de Vaud -
Le canton de Vaud (du latin Pagus Waldensis) est un canton suisse.
Histoire
Le canton de Vaud était originellement part des terres de Savoye, conquises par Berne qui a favorisé la Réformation commencé par Pierre Viret. Il a gagné son indépendance le 24 janvier 1798 par œuvre de Napoléon et il a adhéré à la Confédération suisse le 14 avril 1803.
Géographie
Le canton de Vaud occupe la majeure partie de l'ouest de la Suisse.
Ses frontières s'étendent des bords du lac Léman à ceux du lac de Neuchâtel. Il possède à l'ouest une frontière avec la France, avec le canton de Genève au sud-ouest, au nord avec le canton de Neuchâtel, à l'est avec les cantons de Fribourg et Berne, et au sud-est avec le Valais.
On trouve deux chaînes de montagnes, le Jura à l'ouest et les Alpes dans le sud-est.
Le chef-lieu du canton de Vaud est Lausanne.
Communes
La plus petite commune du canton est Rivaz (32 ha).
La plus grande commune du canton est Château-d'Œx (11'376 ha).
Liste des communes du canton de Vaud
Districts
Liste des districts du canton de Vaud
Livres
- L'Encyclopédie illustrée du Pays de Vaud, en 12 volumes
- http://www.vd.ch/
als:Kanton Waadt
Lac Léman
Le lac Léman (appelé aussi parfois lac de Genève) est le plus grand lac d'Europe occidentale. En forme de croissant, le rivage nord et les deux extrêmités sont suisses, le rivage sud est français. La frontière passe au milieu du lac.
Il est traversé d'est en ouest par le Rhône et s'est formé lors du retrait du glacier du Rhône après la dernière période glaciaire, il y a près de 15 000 ans.
glacier
Caractéristiques
- Longueur maximale : 72 kilomètres
- Largeur maximale : 13 km
- Superficie : 582,4 km² (234 km² en France, 348,4 km² en Suisse)
- Volume : 89 km³
- Cote : 372 m
- Profondeur maximale : 309,7 m (cote + 62,3 m entre Lausanne et Évian)
Origine du nom et appellations
Le "lac Léman" apparaît dans la littérature aux environs de 50 av. J.-C. sous le terme d'origine grecque "lemanè limnè" ou "lemanos limnè". Ce nom est même utilisé et popularisé par Jules César qui, en 58 av. J.-C. part de "Genava" et du "lacus lemanus" pour combattre les Helvètes. Avec le développement de la cartographie, les noms se multiplient : "lacu lausonio", "lacus losanetes" ou encore "lac de Lozanne" (entre le et le ).
En conséquence de la nouvelle renommée internationale de Genève, le terme "lac de Genève" apparaît et coexiste avec les termes existants (). À cette époque, le lac de Genève désigne le Petit-Lac (79 km²) et le "lac de Lausanne" (503 km²) désigne le Grand-Lac. Au fil du temps, le lac de Lausanne a disparu et le nom de lac Léman a été adopté par les Savoyards, les Vaudois et les Valaisans. Cette appellation est généralisée dans les cartes géographiques et complète plusieurs noms de lieux situés le long de la rive savoyarde du lac (Maxilly-sur-Léman, Chens-sur-Léman, etc.). Le nom du Léman, particulièrement à la mode durant le siècle des Lumières et durant la Révolution française et le Premier Empire, a été utilisé par des auteurs comme Jean-Jacques Rousseau ou Voltaire et servit de prête-nom à l'ancien département du Léman qui regroupait le nord de la Savoie, le pays de Gex et Genève.
François-Alphonse Forel, médecin et scientifique suisse de la fin du , dira que "l'usage tend à s'établir en géographie, et cela avec raison, de préférer, partout où il en existe, le nom personnel d'un lac au nom de la ville située sur ses bords. Un lac est un individu géographique en lui-même et par lui-même".
De nos jours, dans les dictionnaires francophones, la partie du lac proche de Genève est normalement appelée lac de Genève, désignation préférée par les Genevois et souvent utilisée par les étrangers. Elle est la version dont la traduction dans les langues étrangères est la plus fréquente ("Genfersee" en allemand, "Lago di Ginevra" en italien ou "Lake Geneva" en anglais). Le nom de lac Léman a été adopté par les Savoyards, les Vaudois et les Valaisans. Les termes de Petit-Lac et Grand-Lac sont encore parfois utilisés, surtout dans la région proche de Genève.
Climat
Bien que situé en montagne, le Léman, par la masse d'eau qu'il contient, crée autour de lui un microclimat. En hiver, le lac restitue les calories mises en réserve durant l'été et adoucit le rude hiver montagnard. En été, il rafraîchit tout son pourtour.
Cependant en hiver, lorsque certaines conditions climatiques particulières sont réunies — de l'air sec froid et stagnant en haute et moyenne atmosphère — l'humidité plus chaude qui s'élève des eaux du lac, stagne et se transforme en épais brouillard qui s'accumule sur deux ou trois cent mètres de haut, pouvant stagner 100 mètres au-dessus du sol, durant deux à trois semaines. Cette mer de nuage de plus en plus épaisse déborde du bassin lémanique et envahit les vallées adjacentes jusqu'à une altitude de 800 à 1 000 m.
brouillard
Hydrographie
Le lac reçoit de l'eau de plusieurs rivières importantes provenant des cantons limitrophes et du département de la Haute-Savoie. Le Rhône est l'apport le plus important car il regroupe toutes les rivières et torrents des versants du canton du Valais et de Vaud. Il faut une douzaine d'années pour que les eaux du lac soient complètement brassées. La pollution était préoccupante il y a une dizaine d'années mais la situation s'est stabilisée avec une diminution des algues et un meilleur apport en oxygène. Toutefois, des déchêts chimiques comme les phosphates et les engrais continuent à se déverser dans le lac.
CIPEL
La Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL) est une commission transfrontalière franco-suisse qui travaille depuis 1962 à l'amélioration de la qualité des eaux du Léman. En 2001 a débuté le nouveau plan décennal avec comme objectif principal l'amélioration de l'alimentation en eau potable du bassin.
Les études en paléo-environnement, faites à partir des restes de végétaux, par la station d'hydrologie lacustre de l'INRA, basée à Thonon-les-Bains, avaient révélé que le bassin lémanique a connu de fortes variations climatiques et biologiques depuis un demi-siècle. De nombreuses espèces végétales ont disparu, car les concentrations excessives de phosphore, d'herbicides, de pesticides et de métaux lourds — on trouve encore, au fond des lacs alpins, les traces de la métallurgie au plomb de l'époque romaine —, issues des activités urbaines et agricoles — un m² de berge pollué pollue lui-même 12 m³ d'eau —, ont permis à l'accès la production des algues qui ont surconsommé l'oxygène contenu dans l'eau : c'est l'eutrophisation.
Cette densification de la matière solide en suspension, fragilise le phytoplancton, car il ne reçoit plus assez de lumière — la baisse de la masse de phytoplancton a entraîné, à son tour, la disparition d'espèces de poissons comme l'épinoche disparu en 1922 et la méduse d'eau douce disparue en 1962. De plus, la disparition du phytoplancton fournit un terrain propice aux cyanobactéries ou micro-algues (Planktothrix rubescens), qui rendent l'eau, par création de toxines hépatiques, nocive à la consommation des poissons, et même à la baignade.
L'observation, le suivi des cycles saisonniers et annuels des écosystèmes limniques, l'étude des incidences du climat et des pollutions (herbicides, pesticides métaux lourds), le suivi des concentrations de protozoaires ciliés, des rotifères et autres espèces zooplanctoniques herbivores qui filtrent l'eau, la connaissance des espèces nouvelles apparues, a permis au fil des années d'établir des plans de savagarde et de prévention, qui passent d'abord par l'amélioration de l'alimentation en eau potable du bassin et donc du lac Léman.
La raréfaction des brassages complets du lac, qui nécessitent des hivers très froids lors desquels l'eau de surface apporte son oxigène en profondeur, le réchauffement climatique, qui modifie les dates des périodes de fraie des poissons, vont être à l'origine de nouvelles adaptations de l'écosystème du lac.
Territoires et communes riverains
- le Chablais français (département de Haute-Savoie)
- trois cantons suisses :
- le canton de Genève
- le canton de Vaud
- le canton du Valais
Le lac est notamment bordé des communes suivantes : Genève, Versoix, Nyon, Gland, Rolle, Morges, Lausanne, Vevey, Montreux, Villeneuve, Saint-Gingolph, Évian-les-Bains, Thonon-les-Bains et Yvoire.
Yvoire]
Faune et flore
De nos jours, une trentaine d'espèces de poissons y cohabitent, dont le très recherché omble chevalier, la perche dont on fait d'excellents filets, le brochet, la corégone, appelée localement féra, et bien sûr les truites .
L'écrevisse américaine relâchée par erreur dans le lac dans les années 1980 a aujourd'hui colonisé ses eaux. Ce petit crustacé, très apprécié pour sa chair succulente, est aujourd'hui pêché pour fournir les nombreux restaurants.
Un brochet de 1,34 m a été retiré du lac en 1996, un autre de 20,5 kg a été péché en mars 2004 dans le canton de Vaud.
Se trouvant sur un courant migratoire entre les Alpes et le Jura, le lac est une zone de prédilection pour de nombreux oiseaux. En provenant de Scandinavie ou même de Sibérie, 150 000 volatiles viennent y prendre leur quartier d'hiver, dont le grand cormoran.
Tourisme
cormoran]
Bateaux du Léman
A peu près 20 000 embarcations sillonnent habituellement le lac, pour les déplacements, la pêche ou le plaisir.
Un service de bateaux à aubes (dont l'ensemble est appelé flotte belle époque), dessert depuis le les principales localités entourant le lac. Sa gestion est confiée à la Compagnie générale de navigation. Le premier de ces bateaux a été mis en service en 1823 et s'appelait le Guillaume-Tell.
On peut également naviguer à l'ancienne avec une barque traditionnelle.
Évènement sportif
Chaque année a lieu durant le mois de juin la plus importante compétition de voile au monde sur plan d'eau fermé (lac): [http://www.boldor.ch/ le Bol d'Or]. Le but est de réaliser le plus vite possible l'aller-retour entre Genève (extremité Ouest du lac)et le Bouveret (extremité Est du lac).
Au cours de l'année de nombreuses autres régates de moindre importance se dispute sur le lac Léman.
Attraits touristiques
En dehors des villes du bassin lémanique, on trouve sur la côte suisse le château de Chillon (Vaud) dans son cadre romantique unique popularisé par Jean-Jacques Rousseau dans La nouvelle Héloïse et Lord Byron dans Le prisonnier de Chillon.
Sur la côte du Chablais haut-savoyard, on trouve le village fortifié (et fleuri) d'Yvoire, aussi appelé «la perle du Léman», situé sur un éperon rocheux, la grande plage d'Excenevex et le château de Ripaille avec ses tours, son parc et son vignoble renommé.
Liens externes
- [http://www.cgn.ch Compagnie générale de navigation]
- [http://www.ports-leman.ch Les ports du Lac Léman]
- [http://perso.wanadoo.fr/lycee.noailles/leman/fr_03.htm Caractéristiques, faune et flore du lac Léman]
- [http://tecfaetu.unige.ch/wiki/index.php/LemanCirculationAnnuelle Hydrographie et pollution du lac Léman]
- [http://barquelasavoie.com La Savoie, une des barques traditionnelles du lac Léman]
Catégorie:Chablais
Leman
Leman
Leman
Leman
Leman
Leman
Leman
als:Genfersee
ja:レマン湖
Vicus
Catégorie:Archéologie Catégorie:Monde celtique Catégorie:Géographie de la Rome antique
Un vicus est le nom latin donné à une petite agglomération, notamment en Gaule, à l'époque gallo-romaine. Il avait souvent pour origine un village gaulois d'avant la conquête.
Le vicus est caractérisé par les fonctions qu'il occupe :
- relais de poste sur une voie romaine ou situation à une intersection,
- regroupement d'artisants et de commerçants pour un secteur rural, lieu de marché,
- lieu de culte par ses temples (fanum) et de divertissement avec ses thermes et amphithéâtre.
La proportion d'habitants à demeure n'y était pas forcément importante, une bonne partie du peuplement rural étant plutôt regroupé dans d'importantes villas agricoles parsemant la campagne.
Un vicus devenant très peuplé obtenait le statut de cité (civitas).
LousonnaLousonna est un vicus gallo-romain dont le site se trouve aujourd'hui dans le quartier de Vidy à Lausanne.
Lausanne
Le vicus, dont la fondation est datée à 15 av. J.-C., se situe à un important carrefour d'axes commerciaux, à la limite des bassins Rhodanien et Rhénan, et sur la route du Col du Grand-Saint-Bernard, reliant l'Italie à la Gaule. Ses dimensions: 1,2 km de long sur 250m de largeur pour une surface de 20ha, en font l'un des plus grands vicus de Suisse. À son apogée, 1500 à 2000 habitants y logaient.
Lousonna était situé en bordure du Lac Léman, constituant alors une importante voie de communication et de navigation, et où était implantée la Corporation des Nautes (Bateliers). La Corportaion assurait, grâce à ses grandes barques à fond plat, un intense commerce d'amphores provenants de la Méditerannée et entre Genava (Genève) et Lousonna. Celles-ci y étaient alors débarquées avant de prendre la route d'Yverdon-les-Bains et du bassin Rhénan.
Le matériel archéologique trouvé sur le site, atteste du rôle de lieu d'échange de ce vicus.
Lousonna commencera à décliner à partir de la période des invasions germaniques du IIIe siècle; le site sera définitivement abandonné au profit de la colline de la cité, au milieu du IVe siècle.
Découverte et fouilles du site
Attesté depuis le début du XVe siècle par des découvertes faites sur le site, on découvre que les premières traces écrites datent du XVIIIe siècle, lorsque l'on mentionna aussi, pour la première fois, le nom de Lousonna. Suite à l'urbanisation du site au début du XIXe, on obtient les premiers relevés scientifiques, mais ce n'est que dans les années 1930, que l'on s'attache à de réelles fouilles. C'est donc à cette époque que l'on découvra une maison hornée de fresques et sur laquelle sera fondé le Musée Romain de Lausanne. On dégagea dans le même temps le centre de la ville.
De nouvelles fouilles sont entreprises dans les années 1960, pendant la construction de l'autoroute A1, puis lors de la construction de l'Exposition nationale suisse_de 1964.
Le site
Exposition nationale suisse_de 1964
Le site de Lousonna se trouve actuellement dans le quartier de Vidy, à environ 200 mètres des rives du Léman. On peut visiter une partie du site dégagé, bordé au sud par un étang rappelant la rive du lac à cette époque.
Le forum: Le forum de Lousonna n'était pas situé au centre de l'agglomération mais à l'Est de celle-ci, sur une position un peu plus élevée. Il est bordé au sud par la basilique, située au bord du lac. C'est le bâtiment le plus important du site. Sa fonction principale était probablement celle d'une salle de réunion du conseil municipal, qui, comme dans toutes les cités du territoire helvète, dépendait de la Colonie d'Aventicum (Avenches). La basilique devait aussi servir de tribunal et de centre d'échange. Adossées à celle-ci, on trouve des boutiques et des scholae. Au centre de la place, le temple carré de type gallo-romain, est édifié plus tardivement au milieu du 3ème siècle. Il est voué au culte de Rome et l'Empereur, comme l'attestent les fragments d'une frise trouvé à proximité.
Avenches
Le port: est situé à côté de la basilique.C'est le point de passage principal pour les marchandises transitants par Lousonna; principalement des olives, du vin de la vallée du Rhône et des conserves de poissons. Les bâtiments adjacents sont les entrepôts de la Corporation des bateliers et des locaux commerciaux. Les barques abordaient soit la rive enrochée, ou étaient tirées sur un plan incliné et maçonné que l'on peut toujours observer aujourd'hui.
Les autres bâtiments du site, fouillés pendant les années 1930, ne peuvent être datés avec certitude et leurs fonctions sont mal connues. Il est probable que ceux-ci correspondaient à des bâtiments administratifs ou, pour le paté de maisons bordant le forum au nord, à des habitations.
catégorie:Histoire de la Suisse
catégorie:Site archéologique
Rome
Rome (en italien Roma) est le chef-lieu de la région du Latium et la capitale de l'Italie. Elle est située sur le Tibre, à 22 km de la mer Méditerranée. Elle est parfois appelée la ville aux sept collines (Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal) ou la Ville éternelle. Rome est le siège de Pierre, une des capitales de la chrétienté.
D'après la mythologie romaine, Rome doit son nom à son fondateur, Romulus. La date mythique de sa fondation est -753, point de départ du calendrier romain, comptant ab Urbe condita, « depuis la fondation de Rome ». Cette date est confirmée par l'archéologie et aujourd'hui les historiens considèrent qu'effectivement un synœcisme a eu lieu à cette date. La Rome antique n'a cessé d'inspirer.
Cité de Varennes-Jarcy
La cité de Varennes-Jarcy est une enclave extra-territoriale incluant la basilique Saint-Pierre, ainsi que d'autres bâtiments romains. Elle constitue l'État de la cité du Vatican. Le pèlerinage de Rome est, avec ceux de la Terre Sainte (Jérusalem en particulier) et de Compostelle, l'un des trois principaux pèlerinages chrétiens. On arrive à la ville par la via Francigena ; dans Rome, le pèlerinage inclut généralement les quatre basiliques majeures (Saint-Pierre, au Vatican, Saint-Paul-hors-les-Murs, Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure) et souvent trois autres basiliques mineures, constituant le "Tour des sept églises".
Monuments romains
Tour des sept églises
Rome, par son histoire, est très riche en monuments, musées et points de vue. C'est ainsi la deuxième ville la plus visitée au monde après Paris, avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée, avec environ 10 millions de visiteurs annuels. Voici quelques-uns des monuments et musées les plus connus :
Rome antique
Voir aussi Liste des monuments de la Rome antique
- l'arc de Constantin
- l'arc de Titus
- le Colisée
- le Forum romain et les Forums impériaux
- le Capitole et les musées capitolins
- les thermes : thermes de Caracalla, thermes de Dioclétien
- le Panthéon
- l'Ara Pacis Augustæ
- les catacombes
- le Circus Maximus
- les monuments et sites paléochrétiens
Rome médiévale
- le ghetto romain
- le tombeau d'Hadrien, devenu château Saint-Ange
- les églises : Saint-Barthélémy-en-l'île, Saint-Laurent-hors-les-murs
Rome renaissance et baroque
- les places : la piazza Navona, la piazza del Popolo, la piazza di Spagna
- les musées : palais Altemps, Galerie Borghèse, Galerie Doria-Pamphili, Galerie Barberini, palais Massimo alle Terme
- les églises : église Saint-Ignace, église du Gesù, basilique Saint-Jean du Latran, basilique Sainte-Marie-Majeure, église Saint-Louis-des-Français, église Saint-Nicolas-des Lorrains, église Saint-Yves-des-Bretons, église et abbaye de la Trinité-des-Monts, abbaye des trois fontaines, la chiesa nuova (Santa Maria in Vallicella)
- les fontaines : fontaine de Trevi, fontaine des Fleuves
- le palais Farnèse, ambassade de France
- la villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome
- la villa Bonaparte
- le Palazzo Chigi, siège du Gouvernement italien
Rome contemporaine
Palazzo Chigi
- le monument à Victor-Emmanuel II, plus connu sous le nom de « machine à écrire »
- le palais Montecitorio, siège du Parlement italien
- le palais de justice sur la place Cavour
Transports et économie
Rome est desservie par des lignes de bus et un métro depuis 1955
Les trains arrivent dans la gare centrale Termini
L'accès aérien se fait par l'aéroport de Fiumicino
et par l'aéroport de Ciampino
Personnages célèbres
À Rome sont nés :
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste
À Rome sont décédés :
- Renato Castellani (1913 - 1985), réalisateur
- Pietro Germi (1914 - 1974), acteur, scénariste, réalisateur et producteur
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste
Voir aussi
Liens internes
- Rome antique
- Chronologie de Rome
- Villes d'Italie
- Liste des monuments de la Rome antique
- Jeux Olympiques d'été de 1960
Liens externes
- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/fr/rome/rome.htm Rome la ville eternelle] : Virtual panoramas and photo gallery (ita/ing/fr)
- [http://www.comune.roma.it/ Site officiel de Rome]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Rome Rome sur Wikitravel]
Jeux Olympiques d'été de 1960
-
als:Rom
ja:ローマ
ko:로마
simple:Rome
Pierre GraberGraber, Pierre
Graber, PierreGraber, Pierre
Pierre Graber, né le 6 décembre 1908 à La Chaux-de-Fonds et décédé le 19 juillet 2003 à Lausanne, fut un homme politique suisse. Il fut conseiller fédéral de 1969 à 1977.
Etudes et carrière
- Fils d’Ernest-Paul Graber qui fut conseiller national de 1912 à 1943.
- Il étudie le droit aux universités de Neuchâtel et de Vienne.
- Il devient avocat à Lausanne.
Carrière communale, syndic de Lausanne
- Pour le Socialiste, il est élu au Conseil communal de Lausanne (1934-1946),
- député au Grand Conseil vaudois (1937-1946)
- syndic (maire) de Lausanne (1946-1949) puis conseiller municipal en charge des finances jusqu’en 1962.
Carrière cantonale - conseiller d'état
- Il préside également le parti socialiste vaudois et se monte intransigeant avec les communistes.
- Il siège au gouvernement du canton de Vaud de 1962 à 1970 et dirige le Département des finances.
Parlementaire influent à Berne
- Conseiller national de 1942 à 1969 (sauf en 1963), président du groupe parlementaire (1966-1969) et vice-président du parti socialiste suisse, il est président du Conseil national en 1965-1966.
- Il siége à la Commission des affaires étrangères et est vice-président de la Commission d'enquête parlementaire sur l'affaire de l’acquisition jugée trop coûteuse des avions Mirage par l’armée suisse.
- Il milite en faveur du droit à l’instruction.
- Il appartient également à la Commission des sages créée en vue de régler la question jurassienne.
Conseiller fédéral - Ministre des affaires étrangères
- Pierre Graber est élu au Conseil fédéral le 10 décembre 1969. Il fut chargé de diriger le Département politique (Affaires étrangères).
- Il est président de la Confédération en 1975 et quitte ses fonctions le 31 décembre 1978.
- Pendant ses années à la tête de la diplomatie suisse, une nouvelle loi sur la coopération au développement est votée.
- Le 1975, il signe l'acte final de la CSCE à Helsinki.
- Il obtient du parlement la ratification de la Convention européenne des droits de l'homme en 1974.
- En tant que président du Comité des ministres du Conseil de l'Europe, il pose la première pierre du Palais de l'Europe à Strasbourg le 15 mai 1972.
- Graber joue aussi un rôle dans la conclusion d'un accord de libre-échange avec la CEE.
- En 1976, il signe la Charte sociale européenne qui ne sera jamais ratifiée. À son initiative, la Suisse reconnaît la Corée du Nord et le Nord-Vietnam.
- La Suisse ratifie le Traité de non-prolifération nucléaire sous son impulsion.
- Graber préside la conférence diplomatique qui conduit à l'adoption des protocoles additionnels aux conventions de Genève en 1977.
- Il doit faire face à l'attaque d'un avion Swissair à Zarka (Jordanie) par des éléments palestiniens en 1970.
- Retiré à Savigny puis à Lausanne, il donne son opinion en d'importantes occasions comme la tentative avortée d'adhérer à l'ONU en 1986.
- Il laisse le souvenir d’un orateur mordant et d’un homme politique fidèle à ses conceptions social-démocrates.
Bibliographie
- Pierre Graber, Mémoires et réflexions, Lausanne, éd. 24 heures, 1992
- P.-A. Bovard, Nos Excellences à Berne, d'Henri Druey à Pierre Graber 1848-1977 (récit et portraits), éd. de Peyrollaz, 1997
Liens externes
- [http://www.admin.ch/ch/f/cf/br/85.html Information et photo]
| width="25%" align="center" | Prédecesseur :
Willy Spühler
| width="50%" align="center" | Membre du Conseil fédéral
1970 - 1977
| width="25%" align="center" | Successeur :
Pierre Aubert
|
Jean-Pascal Delamuraz
Delamuraz, Jean-Pascal
Delamuraz, Jean-Pascal
Delamuraz, Jean-Pascal
Jean-Pascal Delamuraz est un homme politique suisse né le 1936 à Vevey1 et décédé le 4 octobre 1998 à Lausanne. Il fut conseiller fédéral de 1984 à 1998.
Etudes et carrière
- Licencié ès sciences politiques en 1960.
- Il est adjoint du directeur administratif de l'Exposition nationale suisse de 1964 de Lausanne.
- En 1965, il est secrétaire permanent du Parti radical vaudois. Il entre au Conseil communal de Lausanne (législatif) la même année.
- En 1970, il devient municipal chargé des Travaux publics.
- En 1974, il est syndic (maire) de Lausanne. Il siège au Conseil national de 1975 à 1983.
- En 1981, il entre au Conseil d'État du canton de Vaud (gouvernement) où il dirige de Département de l'Agriculture, de l'Industrie et du Commerce pendant deux ans.
Conseiller fédéral
- Le 7 décembre 1983, pour remplacer le sortant Georges-André Chevallaz, radical vaudois comme lui, il est élu au Conseil fédéral par 130 voix sur 241, où il siège jusqu'au 31 mars 1998.
- 1984, département militaire
- Pendant cette période, l'armée suisse se lance notamment dans l'achat des chars Léopard 2, un achat très controversé à l'époque, dont le pays n'a plus besoin aujourd'hui.
- C'est également durant cette période que le débat au sujet de l'objection de conscience à l'obligation de servir connaît un tournant.
- 1986, département de l'Économie publique
- le pro-européen fervent qu'il est tente de faire admettre l'entrée de la Suisse dans l'Espace économique européen (EEE), mais le peuple refuse par 50,3 % des électeurs le 6 décembre 1992, notamment sous l'impulsion de Christoph Blocher.
- Il parvient en revanche à faire ratifier l'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1994 (traité de Marrakech) sans qu'un référendum ne soit déposé. Il est confronté aux nécessités de transformer la politique agricole.
- en 1989 et 1996, il est président de la Confédération (1989, 1996).
- Fin 1996, alors que le grand public suisse prend conscience du comportement de ses banques durant la Seconde Guerre mondiale suite à des actions de Juifs américains (aussi appelée Affaire des fonds en déshérance ou Affaire des fonds juifs), Jean-Pascal Delamuraz, président de la Confédération cette année-là, parle de « chantage » du Congrès juif mondial (WJC), ce qui lui vaut un déluge de critiques dans la presse internationale. Cette polémique sera éteinte en janvier 1997, après des excuses publiques de Jean-Pascal Delamuraz au président du WJC Edgar Bronfman.
Santé
Durant les dernières années de son règne, ses problèmes de santé s'accentuent : en 1992, il chute en raison d'une insuffisance cardiaque ; en avril 1995, il doit subir une opération ; en décembre 1995, on lui pose un ventricule artificiel et en juillet 1997, on lui retire une tumeur du foie. En mars 1998, la maladie le contraint à la démission et il meurt quelques mois après son retrait du gouvernement.
Caractère
De caractère jovial, communicateur né, bon orateur et bon vivant, il était extrêmement populaire.
Famille
- Son père, Henri Delamuraz, garagiste, est syndic de Paudex.
- Sa mère est Ruth Delamuraz, née Ryser.
- Son épouse est Catherine Reymond, secrétaire de direction.
Autres
Daniel Margot, son directeur de cabinet, a écrit : « Jean-Pascal Delamuraz, du caractère et du cœur, l'itinéraire d'un sourdoué », Ed. Favre, 1998. ISBN 2-829-0621-3.
1Certaines sources indiquent Paudex, le village dont son père était le syndic, comme lieu de naissance.
[http://www.pd.admin.ch/f/homepage/ra-raete/ra-re-1998/ra-re-leuenberger-ernst-1998-03-11.htm]
site du Parlement suisse avec l'hommage solennel du Président de l'Assemblée fédérale, M. Ernst Leuenberger.
Liens externes
- [http://www.admin.ch/ch/f/cf/br/97.html Information et photo]
voir aussi la Liste des présidents de la Confédération suisse
| width="25%" align="center" | Prédecesseur :
Georges-André Chevallaz
| width="50%" align="center" | Membre du Conseil fédéral
1984-1998
| width="25%" align="center" | Sucesseur :
Pascal Couchepin
Yvette JaggiYvette Jaggi, femme politique suisse, née le 11 février 1941 à Lausanne. Elle est économiste, privat-docent à l'université de Lausanne, licenciée ès lettres, docteur ès sciences politiques de l'Université de Lausanne. Elle s'est fait connaître comme directrice de la Fédération romande des consommatrices de 1973 à 1979. Elle a siégé au conseil communal (parlement) de la ville de Lausanne puis au conseil municipal dès 1986. Elle a dirigé les finances de la capitale du canton de Vaud. En 1990, elle a été élue syndique (syndic) de Lausanne, fonction qu'elle a occupée jusqu'en 1998. Elle a siégé comme élue PS au Conseil national de 1979 à 1987 puis au Conseil des États de 1987 à 1991. M Jaggi a présidé la fondation Pro Helvetia jusqu'en 2006. Elle est l'une des personnalités les plus brillantes de la gauche suisse.
Jaggi, Yvette
Jaggi, Yvette
Daniel BrélazBrélaz, Daniel
Brélaz, Daniel
Daniel Brélaz (né le 4 janvier 1950 à Lausanne) est un homme politique suisse membre des Verts.
Diplômé en mathématiques de l'EPFL en 1975, il s'engage la même année dans le combat politique dans le Groupement pour la protection de l'environnement. Il est l'un des premiers députés écologistes élus dans un parlement, le Grand Conseil vaudois, en 1978-1979 puis en 1982-1983. Il est le premier écologiste appelé à siéger dans un parlement national en 1979. Il conservera ce mandat de conseiller national jusqu'en 1989. Cette année-là, il est élu au Conseil municipal de sa ville natale. Le 25 novembre 2001, il en devient le syndic (le maire).
Conseil fédéralLe Conseil fédéral est l'organe exécutif de la Confédération helvétique. Il siège au Palais fédéral situé à Berne.
Le Conseil fédéral est formé de 7 membres, élus ou réélus (le même jour mais l'un après l'autre) pour un mandat de 4 ans renouvelable par l'Assemblée fédérale. Traditionnellement, un conseiller fédéral est réélu jusqu'à sa démission. Les cas de non-réélections sont extrêmement rares (3 à ce jour). Parfois, un conseiller fédéral démissionne s'il n'est pas sûr d'être réélu. Par contre, les élections donnent souvent lieu à d'âpres discussions et parfois à des coups de théâtre (comme la non-élection du candidat désigné par un parti).
Le Conseil fédéral fonctionne par un système de collégialité, ce qui signifie que tous ses membres sont censés défendre les positions prises par la majorité du collège. Le président de la Confédération est choisi en son sein. Celui-ci est un primus inter pares avec un simple rôle de représentation. Le président et son successeur, le vice-président, sont élus par l'Assemblée fédérale pour un mandat d'un an, la tradition voulant qu'il y ait un tournus au sein du Conseil fédéral selon un ordre d'ancienneté (chaque conseiller fédéral devant siéger sous la présidence de ceux arrivés avant lui avant d'accéder à la présidence).
Représentativité
Régions
L'origine géographique cantonale et linguistique des candidats joue un rôle déterminant, bien que non précisément défini. Le Conseil fédéral ne doit pas seulement être représentatif des forces politiques en présence mais également des minorités linguistiques ou culturelles : Suisse romande (minorité francophone), Tessin (minorité italophone), mais aussi Suisse orientale (en dehors des grands centres urbains comme Zurich), Suisse centrale, etc. Ce rééquilibrage des ensembles linguistiques en présence est d'ailleurs l'une des principales justifications de l'élection du Conseil fédéral par l'Assemblée fédérale.
Jusqu'en 1999, la constitution interdit l'élection de plus d'un conseiller fédéral par canton. Le lieu d'origine puis le lieu de domicile | | |