:: wikimiki.org ::
| Lavoisier |
Lavoisier
Antoine Laurent Lavoisier (26 août 1743 à Paris - 8 mai 1794) était un chimiste français. Il énonça la première version de la loi de conservation de la matière, identifia et baptisa l'oxygène (1778), démit la théorie phlogistique, et participa à la réforme de la nomenclature chimique. Il est souvent fait référence à Lavoisier en tant que père de la chimie moderne.
Il fréquente l'université Mazarin de 1754 à 1761. Il y étudie la chimie, la botanique, l'astronomie et les mathématiques. Sa première publication dans le domaine de la chimie parut en 1764. En 1767 il travaille sur une étude géologique de l'Alsace et de la Lorraine. Il fut élu membre de l'Académie des sciences en 1768. En 1771, il épousa Marie-Anne Pierrette Paulze alors âgée de 13 ans, qui traduira ensuite des œuvres anglaises et illustra ses livres. À partir de 1775 il servit à l'administration royale des poudres, où son travail se traduisit par des améliorations dans la production de la poudre et dans le domaine de l'agrochimie par la création d'une nouvelle méthode de production du salpêtre par la potasse d'Alsace.
L'une des plus importantes expériences de Lavoisier fut la détermination de la nature du phénomène de combustion. Ces expériences permirent de démontrer que la combustion est un processus qui implique la combinaison d'une substance avec l'oxygène. Il démontra également le rôle de l'oxygène dans la respiration végétale et animale ainsi que son rôle dans la formation de la rouille. L'explication de Lavoisier sur la combustion remplaça la théorie phlogistique, qui postulait que les matériaux relâchaient une substance appelée phlogistique lorsqu'ils brûlaient.
Il découvrit aussi que l'air inflammable de Henry Cavendish, qu'il baptisa hydrogène (grec pour « formeur d'eau »), réagissait avec l'oxygène pour former une rosée, ainsi que Joseph Priestley l'avait remarqué, qui était de l'eau. Le travail de Lavoisier était en partie basé sur celui de Priestley.
Dans Sur la combustion en général et Considérations générales sur la nature des acides (1778), il démontra que l'air responsable de la combustion était aussi une source d'acidité. En 1779 il nomma cette partie de l'air oxygène (du grec « formeur d'acide ») et l'autre partie azote (grec pour « sans vie »). Dans Réflexions sur la phlogistique (1783), Lavoisier démontra que la théorie phlogistique n'était pas cohérente.
Les expériences de Lavoisier étaient parmi les premières expériences chimiques véritablement quantitatives jamais exécutées. Il a prouvé que, bien que la matière change d'état dans une réaction chimique, la quantité de matière reste identique du début jusqu'à la fin de la réaction. Il brûla du phosphore et du soufre dans l'air, et montra que les produits pesaient plus que les réactifs de départ. Néanmoins, le poids gagné était perdu par l'air. Ces expériences ont été des preuves à la base de la loi de conservation de la matière. Lavoisier étudia également la composition de l'eau, et il appela ses composants oxygène et hydrogène.
soufre, tableau conservé au Metropolitan Museum of Art de New York]]
Avec le chimiste français Claude-Louis Berthollet et d'autres, Lavoisier conçut une nomenclature chimique ou un système des noms, qui sert de base au système moderne.
Il la décrivit dans Méthode de nomenclature chimique (1787). Ce système est toujours en grande partie en service aujourd'hui, y compris des noms tels que l'acide sulfurique, des sulfates, et des sulfites. Son Traité élémentaire de chimie (1789) est considéré comme le premier manuel chimique moderne, et présente une vue unifiée des nouvelles théories de chimie, fournit un rapport clair de la loi de la conservation de la masse, et nie l'existence du phlogiston. En outre, Lavoisier clarifia le concept d'un élément comme substance simple qui ne pourrait être décomposée par aucune méthode connue d'analyse chimique, et il conçut une théorie de la formation des composés chimiques des éléments.
De plus, son ouvrage contenait une liste d'éléments ou substances qui ne pourraient pas être décomposées davantage, qui incluait l'oxygène, l'azote, l'hydrogène, le phosphore, le mercure, le zinc, et soufre. Sa liste, cependant, incluait également la lumière et la chaleur, qu'il pensait être des substances matérielles. D'une importance capitale dans la vie de Lavoisier fut son étude des lois. Ceci l'amena à s'intéresser à la politique française, et en conséquence, il obtint un travail comme percepteur d'impôt dans la Ferme Générale, une compagnie privée de collecte d'impôts à l'âge de 26 ans. Il essaya de présenter des réformes dans le système monétaire français et dans le système d'imposition. Dans son travail pour le gouvernement, il participa au développement du système métrique pour fixer l'uniformité des poids et des mesures dans l'ensemble de la France.
Étant aussi l'un des 28 fermiers généraux, Lavoisier fut stigmatisé comme traître par les révolutionnaires en 1794 et fut guillotiné lors de le la Terreur à Paris le 8 mai 1794, à l'âge de 51 ans, en même temps que l'ensemble de ses collègues. Le commentaire du tribunal : "La Révolution n'a pas besoin de savants." Il ne faut pas perdre de vue que les biens des condamnés étaient confisqués au profit de l'Etat et que les fermiers généraux possédaient les plus grosses fortunes de France.
Les contributions fondamentales de Lavoisier à la chimie furent le résultat d'un effort conscient d'adapter toutes les expériences dans le cadre d'une théorie simple. Il établit l'utilisation cohérente de l'équilibre chimique, utilisa ses découvertes sur l'oxygène pour renverser la théorie de phlogistique, et développa un nouveau système de nomenclature chimique qui soutenait que l'oxygène était un constituant essentiel de tous les acides (ce qui plus tard se révéla incorrect). Pour la première fois, la notion moderne d'élément était présentée systématiquement. Les trois ou quatre éléments de la chimie classique ont conduit au système moderne, et Lavoisier traduisit des réactions dans des équations chimiques qui respectaient la loi de conservation des masses.
Voir aussi
- Loi de Lavoisier
Bibliographie
- Daumas, M. Lavoisier, théoricien et expérimentateur. Paris : Presses Universitaires de France, 1955.
- Lavoisier, A. Traité élémentaire de chimie, présenté dans un ordre nouveau et d'après les découvertes modernes, 2 vol. Paris : Chez Cuchet, 1789. Reprinted Bruxelles : Cultures et Civilisations, 1965.
- Antoine Lavoisier, Elements of Chemistry, Dover Publications Inc., New York, NY,1965, 511 pages.
- Bensaude-Vincent, B. « Lavoisier Mémoires d'une révolution », Paris, Flammarion, 1993
- Lavoisier, A. [http://www.lavoisier.science.gouv.fr Œuvres complètes en ligne] Paris : CRHST, 2003.
Lien externe
- [http://www.umh.ac.be/~ichim/docs/studs03-04/CMartin/documents.html détails]
Lavoisier, Antoine
Lavoisier
Lavoisier, Antoine
Lavoisier, Antoine
ja:アントワーヌ・ラヴォアジエ
ko:앙투안 라부아지에
ms:Antoine Lavoisier
26 août
Le 26 août est le 238 jour de l'année (239 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour Sainte Natacha.
Événements
- 1071 : Bataille de Manzikert, défaite de l'empereur byzantin Romain IV Diogène
- 1297 : Bataille de Furnes, en Flandre occidentale, que Philippe IV le Bel vient occuper, à la tête de son armée.
- 1346 : Bataille de Crécy : les Anglais battent les Français à Crécy-en-Ponthieu. C'est le début de la guerre de Cent Ans et la fin de l'organisation féodale des armées.
- 1429 : Jeanne d'Arc entre à Paris
- 1629 : Accord de Cambridge
- 1648 : Journée des barricades à Paris. La régente Anne d'Autriche et Mazarin arrêtent le président Broussel du Parlement. C'est le point culminant de la fronde parlementaire.
- 1789 : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen approuvé par l'Assemblée constituante à Versailles
- 1830 : Début de la révolution belge
- 1837 : La première ligne de chemin de fer de France transportant des voyageurs entre Paris et Saint-Germain-en-Laye est inaugurée.
- 1847 : Le Liberia proclame son independence
- 1858 : Première nouvelle envoyée par télégraphe
- 1883 : Éruption du Mont krakatoa
- 1914 : Les Allemands mettent en déroute les Russes lors de la Bataille de Tannenberg
- 1920 : Le 19 amendement de la Constitution des États-Unis donne le droit de vote aux femmes
- 1936 : L'Égypte accède à l'indépendance
- 1944 : Charles de Gaulle entre à Paris
- 1972 : Ouverture des jeux olympiques d'été de 1972 à Munich, en Allemagne
- 1976 : Raymond Barre devient Premier ministre
- 1978 : Élection d'Albino Luciani qui devient le pape Jean Paul I
- 1978 : Sigmund Jähn devient le premier cosmonaute allemand à bord du Soyouz 33
- 1985 : Art contemporain : emballage avec de la toile du Pont Neuf à Paris par l'artiste Christo.
- 1988 : Merhan Karimi Nasseri arrive à l'Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
- 2003 : L'équipe d'investigation de l'accident Columbia publie son rapport final sur la catastrophe de la navette Columbia.
Naissances
- 1740 : Joseph-Michel Montgolfier, inventeur français
- 1743 : Antoine Laurent Lavoisier, chimiste français († 1794)
- 1880 : Guillaume Apollinaire, poète français
- 1819 : Adolphe Cochery, homme politique français
- 1885 : Jules Romains, écrivain français
- 1897 : Yoon Boseon, Président de la Corée du Sud († 1990)
- 1898 : Peggy Guggenheim, collectionneur d'art († 1979)
- 1900 : Hellmuth Walter, inventeur et ingénieur († 1980)
- 1904 : Christopher Isherwood, écrivain († 1986)
- 1906 : Albert Sabin, chercheur sur la polio († 1993)
- 1909 : Jim Davis, acteur († 1981)
- 1910 : Mère Teresa,religieuse catholique indienne, prix Nobel de la paix, née à Skopje
- 1914 : Julio Cortázar, écrivain († 1984)
- 1921 : Benjamin Bradlee, journaliste
- 1922 : Irving R. Levine, journaliste
- 1946 : Valerie Simpson, chanteuse
- 1952 : Michael Jeter, acteur († 2003)
- 1960 : Branford Marsalis, saxophoniste
- 1971 : Thalía, actrice Mexiquaine
- 1980 : Macaulay Culkin, acteur
Décès
- 1346 : Lors de la bataille de Crécy, à Crécy-en-Ponthieu, dans la Somme :
- Jean de Luxembourg, dit l'Aveugle, roi de Bohême, servant dans l'armée française.
- Charles II d'Alençon, comte d'Alençon, comte du Perche.
- Louis I de Flandre né Louis de Dampierre, dit Louis Ier de Nevers, comte de Flandre.
- 1850 : Louis-Philippe
- 1930 : Lon Chaney, acteur
- 1945 : Franz Werfel, écrivain
- 1974 : Charles Lindbergh, aviateur américain
- 1975 : Haile Selassie, Empereur de l'Ethiopie
- 1977 : H.A. Rey, auteur
- 1978 : Charles Boyer, acteur
- 1979 : Mika Waltari, auteur
- 1980 : Tex Avery, réalisateur de films d'animation
- 1986 : Ted Knight, acteur
- 1989 : Irving Stone, auteur
- 1990 : Stevie Ray Vaughan, guitariste de blues
- 2004 : Laura Branigan, chanteuse américaine
Catégorie:Jour de l'année
ja:8月26日
ko:8월 26일
ms:26 Ogos
simple:August 26
th:26 สิงหาคม
Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
|----- align="center"
!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
|----- align="center"
!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
|{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro
1794Catégorie:1794
Cette page concerne l'année 1794 du calendrier grégorien.
Événements
Amériques
Amérique du Nord
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Hawaii est placé sous protectorat de l'Angleterre par Vancouver.
Asie
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Aga Muhammed fonde la dynastie Qajar (Kajar) qui règnera sur la Perse jusqu'en 1925.
Europe
- Dates non renseignées ou inconnues :
- La Flandre belge est divisée en deux départements français.
- Le polonais Tadeusz Kosciuszko conduit une révolte contre la Russie.
France
An II et an III du calendrier républicain.
- 12 janvier : Scandale de la Compagnie des Indes.
- 21 janvier : Les « colonnes infernales » de Turreau pendant la guerre de Vendée.
- 4 février (16 pluviôse) : La Convention abolit l'esclavage durant la Révolution française en métropole et dans les colonies.
- 24 mars : Exécution des Hébertistes.
- En mars, début de la Chouannerie.
- 30 mars (10 germinal) : Arrestation nocturne de Danton.
- 5 avril (16 germinal) : Exécution de Danton et de ses partisans.
- 10 avril (21 germinal) : Procès de la « conspiration de la prison de Luxembourg »
- 7 mai : Culte de l'Être suprême.
- 8 juin (20 prairial) : Fête de l'Être suprême.
- 10 juin (22 prairial) : Début de la grande terreur.
- 26 juin (8 messidor) : L'armée française de Jourdan emporte la victoire sur les troupes anglo-hollandaises à Fleurus.
- 25 juillet : Exécution du poète André Chénier.
- 27 juillet (9 thermidor an II) : chute et arrestation de Maximilien de Robespierre
- 28 juillet : Exécution de Maximilien de Robespierre, Louis Saint-Just, Georges Couthon et d'autres robespierristes. L'exécution de Robespierre met fin à la Terreur. C'est le début de la réaction thermidorienne.
- 5 août : Début de l'occupation anglaise de la Corse (fin en 1796).
- 24 août : Réorganisation du gouvernement révolutionnaire.
- 18 septembre : Loi sur la séparation des Églises et de l'État.
- 1792 : Victoire française sur les Espagnols lors de la bataille de la Sierra Negra
- 10 octobre : Création du Conservatoire national des arts et métiers par l'abbé Grégoire.
- 11 octobre : Seize ans après sa mort la dépouille de Jean-Jacques Rousseau est transférée d'Ermenonville au Panthéon, au cours d'une célébration qui a duré trois jours (du 9 au 11 octobre).
- 24 octobre : Création de l'école normale supérieure.
- 11 novembre : Fermeture du club des Jacobins.
- 8 décembre : Retour des Girondins à la Convention.
- 24 décembre : Abolition de la loi du Maximum.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Création de l'École polytechnique par Gaspard Monge et Lazare Carnot
- La Guyane française devient un lieu de relégation.
- En octobre, l'armée de Jourdan entre dans dans les pays rhénans.
- En décembre, amnistie pour les Chouans.
Sciences et techniques
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Télégraphe optique de Chappe.
- 29 janvier : François-Vincent Raspail, chimiste, médecin et homme politique français († 1878)
- 13 mai : Léopold Robert, graveur et peintre d'origine suisse.
- 16 mars : Ami Boué, géologue autrichien († 1881).
- 17 avril : Carl Friedrich Philipp von Martius, botaniste et un explorateur allemand († 1868).
- 3 juin : Wilhelm Ludwig Rapp, médecin et naturaliste allemand († 1868).
- août : Bernhard Studer, géologue suisse († 1887).
- 9 septembre : William Lonsdale, géologue et paléontologue anglais († 1871).
- 20 novembre : Eduard Rüppell, naturaliste et explorateur allemand († 1884).
- 30 décembre : John Edwards Holbrook, zoologiste américain († 1871).
- 16 janvier : Edward Gibbon, historien anglais.
- 5 avril : Fabre d'Églantine, poète
- 5 avril : Georges Jacques Danton, homme politique français
- 5 avril : Hérault de Séchelles, homme d'État
- 5 avril : Camille Desmoulins, révolutionnaire français
- 23 avril : Guillaume-Chrétien de Lamoignon de Malesherbes, homme d'État
- 8 mai : Antoine Laurent de Lavoisier, chimiste français
- 20 juin : Félix Vicq d'Azir, médecin et anatomiste français (° 1748).
- 28 juin : René Madec, marin et aventurier breton, nabab du Grand Mogol (° 1736)
- 25 juillet : André Chénier, poète français
- 28 juillet : Georges Couthon, avocat
- 28 juillet : Maximilien de Robespierre, homme politique français
- 28 juillet : Louis Saint-Just, homme politique français
- 16 décembre : Jean-Baptiste Carrier, homme politique français
__NOTOC__
ko:1794년
ms:1794
simple:1794
Loi de conservation
En physique, une loi de conservation déclare qu'une propriété mesurable particulière d'un système physique isolé ne change pas pendant que le système évolue.
La liste suivante est une liste partielle des lois de conservation qui ne se sont jamais avérées inexactes:
- conservation de l'énergie (masse y compris) relativité restreinte
- conservation de la masse
- conservation de la quantité de mouvement
- conservation du moment angulaire
- conservation de la charge électrique
- conservation de la charge de couleur
- conservation du flux magnétique
- conservation de l'énergie
- conservation du nombre baryonique
- conservation des nombres leptoniques
- conservation du spin isotopique
- conservation de la parité
- conservation de la saveur des quarks
Il y a des lois de conservation plus subtiles en physique des particules comme ceux de la rotation, du nombre de baryons et plus récemment du nombre d'étrangeté.
Le théorème de Noether exprime l'équivalence qui existe entre les lois de conservation et l'invariance des lois physiques en ce qui concerne certaines transformations (typiquement appelées symétries).
Ce théorème ne s'applique qu'aux systèmes descriptibles par un lagrangien.
Il y a un théorème analogue pour la mécanique hamiltonienne.
Par exemple, l'invariance temporelle implique que l'énergie est conservée, l'invariance par translation implique que la quantité de mouvement est conservée, et l'invariance par rotation implique que le moment angulaire est conservé.
Quelques lois de conservation sont généralement correctes, mais certaines exceptions ont été observées.
C'est, par exemple, le cas avec la violation de la conservation de parité; apparemment l'univers est chiral, c'est-à-dire qu'il a une préférence entre la droite et la gauche.
Quelques remarques sur ces notions
On parle improprement de lois de conservation alors qu'il serait plus précis de dire « principe de conservation ».
Une loi est une relation établie. exemple: la relation d'Einstein entre masse et énergie.
Un principe est un résultat supposé vrai tout simplement parce qu'aucune expérience n'a jamais démontré que ce résultat est faux.
Historiquement, plusieurs fois, la conservation de l'énergie a semblée être mise en défaut... et cela a conduit à la découverte de nouvelles formes d'énergies.
C'est le non-respect de la conservation de la quantité de mouvement lors de désintégration radioactive dites bêta qui a conduit à imaginer une particule appelée neutrino supposée emporter la quantité de mouvement manquante et il a fallut des décennies pour confirmer l'existence de cette particule qui n'avait a priori ni charge ni masse ni interaction qui permettait de la « voir ». Son existence n'était justifiée que pour pérenniser la « loi de conservation de la quantité de mouvement ».
La notion de conservation est relativement simple à comprendre:
Si on met dans un volume quelque chose et que l'on ferme bien la boîte, l'on s'attend, lorsqu’on la re-ouvrera ultérieurement, à y retrouver ce qu'on y a mis. Ceci en physique s'appelle un principe de conservation. Si on ne retrouve pas tout, c'est que une partie a pu sortir sous une forme ou une autre ou même que ce qui manque (ou est en plus) a changé de forme et qu’on ne s'en est pas rendu compte:bref, l'énergie totale se conserve.
Ce principe est tellement fort en physique qu’à chaque fois qu'il a parut ne pas être vérifié cela a conduit à des découvertes importantes.
-la radioactivité a un temps été interprétée comme la ré-émission de quelque chose qui était reçu de l'extérieur et l'explication est venue de l'équivalence masse énergie.
L'énergie dans un volume est donc d'office conservée, par principe, et si elle diminue dans le volume, c'est que une partie en est sortie... ou qu'elle s'est transformée en
une autre forme de l'énergie.
ja:保存則 th:กฎการอนุรักษ์
Conservation
Théorie phlogistique" Le phlogistique est du feu fixé dans la matière et qui s'en échappe lors des combustions. "
De ce fait, plus un corps contient de phlogistique, et mieux il brûle.
Pour l'étape inverse, c'est à dire la régénération du métal, il faut fournir du phlogistique (en transférant celui contenu dans un corps en ayant beaucoup comme par exemple le charbon)
Chimie als:Chemie ko:화학 ms:Kimia ja:化学 simple:Chemistry th:เคมี
zh:化学
La chimie est la science qui étudie la composition et les réactions de la matière.
Il n'existe pas de frontière clairement définie entre la physique et la chimie, mais, sont considérés généralement comme relevant de la chimie, les phénomènes provoqués par les réactions entre les constituants de la matière et entraînant une modification des liaisons entre les atomes. Selon la nature de ces liaisons, ces phénomènes impliquent entre les atomes des échanges ou mises en commun d'électrons, ou bien des forces électrostatiques.
Les niveaux d'énergie mis en œuvre dans les phénomènes chimiques font que seuls les électrons périphériques sont concernés.
Au-delà, on entre dans la physique des plasmas, voire dans la physique nucléaire avec l'implication du noyau atomique.
Aux échelles inférieures à celle de l'atome, l'étude des particules élémentaires et de leurs interactions relève de la physique des particules.
Les principales disciplines de la chimie sont :
- la chimie physique (ou chimie générale), dont l'objet est l'étude des lois physiques des systèmes et procédés chimiques ; ses principaux domaines d'étude comprennent : la thermochimie, la cinétique chimique (ou mécanique chimique), l'électrochimie, la radiochimie ;
- la chimie analytique, dont l'objet est l'analyse des matériaux afin de déterminer et comprendre leur composition chimique et leur structure ;
- la chimie organique, concernant la description et l'étude du carbone et des composés organiques ;
- la chimie minérale, concernant la description et l'étude des éléments chimiques et des composés inorganiques.
Histoire
voir l'article détaillé : Histoire de la chimie
Voir aussi les articles alchimie et découverte des éléments chimiques, ainsi que les biographies des savants français et étrangers répertoriés dans les articles : catégorie : chimiste ou chimistes célèbres.
Concepts de base
acide - adsorption - alliage - ampholyte - atome - base (chimie) - catalyseur - céramique - composé chimique - corrosion - degré d'oxydation - dilution - équation chimique - électronégativité - hydrolyse - ion - isotopes - métal - molécule - oxydant - oxydo-réduction - pH - polymère - réaction chimique - réducteur - tampon
Chimie et littérature
- Le Système périodique de Primo Levi comporte vingt-et-un chapitres dont les titres correspondent à un élément du tableau de Mendéléev, relatant la vie professionnelle de l'écrivain, des anecdotes autobiographiques ou de courtes nouvelles sur le thème de la chimie.
Voir aussi
- Biochimie
- Chimie douce
- Chimie supramoléculaire
- Génie chimique
- Géochimie
- Liste de composés chimiques
- Liste des produits chimiques
- Minéralogie
- Nomenclature chimique
- Pétrochimie
- Prix Nobel de chimie
- Représentation des molécules
- Science des matériaux
Liens externes
- [http://www.futura-sciences.com/sinformer/n/matiere.php Actualités Chimie, sur le site Futura-Sciences.com]
- [http://www.cnrs.fr/diffusion/phototheque/chimieaulycee/ La chimie au lycée, sur le site du CNRS]
- [http://www.sfc.fr/ Société Française de Chimie] (SFC)
- [http://scienceworld.wolfram.com/chemistry/ Eric Weisstein's world of chemistry]
-
Catégorie:Sciences
Chimie als:Chemie ko:화학 ms:Kimia ja:化学 simple:Chemistry th:เคมี
zh:化学
La chimie est la science qui étudie la composition et les réactions de la matière.
Il n'existe pas de frontière clairement définie entre la physique et la chimie, mais, sont considérés généralement comme relevant de la chimie, les phénomènes provoqués par les réactions entre les constituants de la matière et entraînant une modification des liaisons entre les atomes. Selon la nature de ces liaisons, ces phénomènes impliquent entre les atomes des échanges ou mises en commun d'électrons, ou bien des forces électrostatiques.
Les niveaux d'énergie mis en œuvre dans les phénomènes chimiques font que seuls les électrons périphériques sont concernés.
Au-delà, on entre dans la physique des plasmas, voire dans la physique nucléaire avec l'implication du noyau atomique.
Aux échelles inférieures à celle de l'atome, l'étude des particules élémentaires et de leurs interactions relève de la physique des particules.
Les principales disciplines de la chimie sont :
- la chimie physique (ou chimie générale), dont l'objet est l'étude des lois physiques des systèmes et procédés chimiques ; ses principaux domaines d'étude comprennent : la thermochimie, la cinétique chimique (ou mécanique chimique), l'électrochimie, la radiochimie ;
- la chimie analytique, dont l'objet est l'analyse des matériaux afin de déterminer et comprendre leur composition chimique et leur structure ;
- la chimie organique, concernant la description et l'étude du carbone et des composés organiques ;
- la chimie minérale, concernant la description et l'étude des éléments chimiques et des composés inorganiques.
Histoire
voir l'article détaillé : Histoire de la chimie
Voir aussi les articles alchimie et découverte des éléments chimiques, ainsi que les biographies des savants français et étrangers répertoriés dans les articles : catégorie : chimiste ou chimistes célèbres.
Concepts de base
acide - adsorption - alliage - ampholyte - atome - base (chimie) - catalyseur - céramique - composé chimique - corrosion - degré d'oxydation - dilution - équation chimique - électronégativité - hydrolyse - ion - isotopes - métal - molécule - oxydant - oxydo-réduction - pH - polymère - réaction chimique - réducteur - tampon
Chimie et littérature
- Le Système périodique de Primo Levi comporte vingt-et-un chapitres dont les titres correspondent à un élément du tableau de Mendéléev, relatant la vie professionnelle de l'écrivain, des anecdotes autobiographiques ou de courtes nouvelles sur le thème de la chimie.
Voir aussi
- Biochimie
- Chimie douce
- Chimie supramoléculaire
- Génie chimique
- Géochimie
- Liste de composés chimiques
- Liste des produits chimiques
- Minéralogie
- Nomenclature chimique
- Pétrochimie
- Prix Nobel de chimie
- Représentation des molécules
- Science des matériaux
Liens externes
- [http://www.futura-sciences.com/sinformer/n/matiere.php Actualités Chimie, sur le site Futura-Sciences.com]
- [http://www.cnrs.fr/diffusion/phototheque/chimieaulycee/ La chimie au lycée, sur le site du CNRS]
- [http://www.sfc.fr/ Société Française de Chimie] (SFC)
- [http://scienceworld.wolfram.com/chemistry/ Eric Weisstein's world of chemistry]
-
Catégorie:Sciences
Astronomie ko:천문학 ms:Astronomi ja:天文学 simple:Astronomy th:ดาราศาสตร์
L'astronomie est la science de l'observation des astres, à partir de laquelle elle établit l'origine, l'évolution, les propriétés physiques et chimiques des astres, la mécanique céleste.
Astronomie vient du grec αστρονομία (άστρον et νόμος) ce qui signifie loi des astres.
L'astronomie est l'une des rares sciences où les amateurs peuvent encore jouer un rôle actif. Elle est en effet pratiquée à titre de loisir auprès d'un large public d'astronomes amateurs : les plus passionnés et expérimentés d'entre eux participent à la découverte d'astéroïdes et de comètes. C’est à ce sujet un loisir particulièrement populaire en France, notamment par la Nuit des étoiles.
Nuit des étoiles]]
Histoire de l'astronomie
Article détaillé : histoire de l'astronomie
L'astronomie est souvent considérée comme la plus ancienne des sciences. L'archéologie révèle en effet que certaines civilisations disparues de l'âge du bronze, et peut-être du néolithique, avaient déjà des connaissances en astronomie. Elles avaient compris le caractère périodique des équinoxes et sans doute leur relation avec le cycle des saisons, elles savaient également reconnaître certaines constellations. L'astronomie moderne doit son développement à celui des mathématiques depuis l'antiquité grecque et à l'invention d'instruments d'observation à la fin du Moyen Âge. Si l'astronomie s'est pratiquée pendant plusieurs siècles parallèlement à l'astrologie, le siècle des lumières et la redécouverte de la pensée grecque a vue naître la distinction entre la raison et la foi, si bien que l'astrologie n'est plus pratiquée par les astronomes.
Antiquité
À ses débuts, l'astronomie consiste simplement en l'observation et la prédiction du mouvement des objets célestes visibles à l'œil nu. Quelques apports par différentes civilisations :
- Le Rig-Veda mentionne 27 constellations associées au mouvement du Soleil ainsi que les 12 divisions zodiacales du ciel.
- Les anciens Grecs font d'importantes contributions à l'astronomie, notamment la définition du système de magnitude.
- La Bible contient un certain nombre d'énoncés au sujet de la position de la Terre dans l'Univers et sur la nature des étoiles et des planètes.
- En 500, Âryabhata présente un système mathématique dans lequel la Terre tourne sur son axe et considére le mouvement des planètes par rapport au Soleil.
Moyen Âge : les arabes développent l'héritage grec
L'astronomie se développe peu en Europe lors du Moyen Âge, mais elle est alors florissante dans le monde arabe.
L'astronome arabe al-Farghani écrit beaucoup sur le mouvement des corps célestes ; son œuvre est traduite en latin au .
À la fin du , un grand observatoire est construit près de Téhéran par l'astronome al-Khujandi.
Il effectue une série d'observations qui lui permettent de calculer l'obliquité de l'écliptique.
En Perse, Omar Khayyam compile une série de tables et réforme le calendrier. Les savant musulmans de l'époque médiévale qui s'occupent d'astronomie sont nombreux (El Battani, El Farabi, El Keyyam, El Kindi, El missri, El Maghribi, El Rasi, Ibn El Heythem, El Beyrouni)...
Renaissance : du géocentrisme à l'héliocentrisme
Pendant la Renaissance, Copernic propose un modèle héliocentrique du système solaire.
Cette idée est défendue, étendue et corrigée par Galilée et Kepler. Galilée imagine la lunette astronomique pour améliorer ses observations. S'appuyant sur des relevés d'observation très précis faits par le grand astronome Tycho Brahé,
Kepler est le premier à imaginer un système de lois régissant les détails du mouvement des planètes autour du Soleil, mais n'est pas capable de formuler une théorie allant au-delà de la simple description présentée dans ses lois.
Ère industrielle
On découvre que les étoiles sont des objets très lointains.
Avec l'introduction de la spectroscopie, on montre qu'elles sont similaires à notre soleil, mais dans une grande gamme de température, de masse et de taille.
L'existence de notre Galaxie, en tant qu'ensemble distinct d'étoiles, n'est prouvée qu'au début du du fait de l'existence d'autres galaxies.
Peu après, on découvre l'expansion de l'univers, conséquence de loi de Hubble, établissant une relation entre la vitesse d'éloignement des autres galaxies par rapport au système solaire et leur distance.
La cosmologie fait de grands progrès durant le , notamment avec la théorie du Big-Bang, largement supportée par l'astronomie et la physique, comme le rayonnement thermique cosmologique (ou rayonnement fossile), et les différentes théories de nucléosynthèse expliquant l'abondance des éléments chimiques et de leurs isotopes.
Les disciplines de l'astronomie
À son début, durant l'antiquité, l'astronomie consiste principalement en l'astrométrie, c'est-à-dire la mesure de la position dans le ciel des étoiles et des planètes.
Plus tard, des travaux de Kepler et de Newton nait la mécanique céleste qui permet la prévision mathématique des mouvements des corps célestes sous l'action de la gravitation, en particulier les objets du système solaire.
La plus grande partie du travail dans ces deux disciplines (l'astrométrie et la mécanique céleste), auparavant effectué à la main, est maintenant fortement automatisée grâce aux ordinateurs et aux capteurs CCD, au point que maintenant elles sont rarement considérées comme des disciplines distinctes.
Dorénavant, le mouvement et la position des objets peuvent être rapidement connus, si bien que l'astronomie moderne est beaucoup plus concernée par l'observation et la compréhension de la nature physique des objets célestes.
Depuis le , l'astronomie professionnelle a tendance à se séparer en deux disciplines : astronomie d'observation et astrophysique théorique.
Bien que la plupart des astronomes utilisent les deux dans leurs recherches, du fait des différents talents nécessaires, les astronomes professionnels tendent à se spécialiser dans l'un ou l'autre de ces domaines.
L'astronomie d'observation est concernée principalement par l'acquisition de données, ce qui inclut la construction et la maintenance des instruments et le traitement des résultats.
L'astrophysique théorique est principalement concernée par la recherche des implications observationnelles de différents modèles, c'est-à-dire qu'elle cherche à comprendre et à prédire les phénomènes observés.
L'astrophysique est la branche de l'astronomie qui détermine les phénomènes physiques déduits par l'observation des astres. Actuellement, les astronomes ont tous une formation poussée en astrophysique et leurs observations sont presque toujours étudiées dans un contexte astrophysique. En revanche il existe un certain nombre de chercheurs et chercheuses qui étudient exclusivement l'astrophysique. Le travail des astrophysiciens est d'analyser des données d'observations astronomiques et d'en déduire des phénomènes physiques.
Les domaines d'études de l'astronomie sont aussi classés en deux autres catégories :
- Par sujet, généralement selon la région de l'espace (par exemple, l'astronomie galactique) ou le type de problème adressé (formation des étoiles, cosmologie)
- Par le mode d'observation, selon le type de particules détectées (lumière, neutrino) ou la longueur d'onde (radio, lumière visible, infrarouge).
Disciplines par sujet
Disciplines par type d'observation
Voir aussi
- astronomes célèbres
- conquête de l'espace
- images d'astronomie sur wikipédia.fr
- liste des articles d'astronomie
- Observatoire européen austral
- symboles astronomiques
- Union astronomique internationale
Chronologies en astronomie
- astronomie du système solaire
- satellites artificiels et sondes spatiales
- satellites naturels
- télescopes, observatoires et la technologie d'observation
Outils astronomiques
- logiciels d'astronomie
- lunette astronomique
- observatoire
- télescope
Liens externes
- [http://tercoif.club.fr/observationetimagerie/index.html OBSERVATION ET IMAGERIE - Site dédié à la théorie et à la pratique de l'imagerie astronomique et photographie pour tous les publics, du novice au chevronné]
- [http://www.astronomike.net/ Annuaire d'astrophotos]
- [http://www.futura-sciences.com/sinformer/n/univers.php Actualités astronomie]
- [http://www.astrofiles.net Astrofiles: les dossiers de l'astronomie]
- [http://www.auroresboreales.com Aurores Boréales]
- [http://www.obspm.fr/encycl/f-encycl.html Encyclopédie des Planètes Extrasolaires]
- [http://www.astrosurf.com Le site français de l'astronomie amateur]
- [http://www.astrosurf.com/ Astrosurf]
- [http://www.astro5000.com/ Astro5000]
- [http://astronomie.aucoeurdelatoile.com/ Astro kid's]
- [http://www.astrosurf.com/pioneerastro/ pioneer-astro]
- [http://www.esa.int Site de l'ESA]
- [http://www.extrasolar.net Extrasolar Visions]
- [http://www.eso.org/ Site de l'ESO ]
- [http://www.nasa.gov/ Site de la NASA]
catégorie:astronomie
MathématiquesLes mathématiques peuvent être définies de plusieurs façons, complémentaires :
- la science des nombres et de l’espace
- la science des formes de déduction
- la science des structures, des modèles ou de tous les mondes possibles
On pourrait aussi parler de la Mathématique pour souligner que les diverses composantes de celle-ci (algèbre, analyse, géométrie, etc.) sont en fait seulement des façons différentes d'étudier ou de créer des systèmes structurés par des relations (notion généralisée de graphes). Dans cette optique la mathématique est vue comme un édifice à construire ou à reconstruire.
Mathématique vient du grec μάθημα (mathêma), science, connaissance, apprentissage (mathematikos : qui aime apprendre).
L’origine historique des mathématiques est liée à leurs applications concrètes, le commerce, la mesure des surfaces, la prédiction des évènements astronomiques.
L'adjectif mathématique qualifie tout objet, concept ou terme relatif aux mathématiques. Dans ce sens il s'accorde au mot auquel il est associé, contrairement au terme qui désigne la science des mathématiques, qui est le plus souvent employé au pluriel. La Mathématique, au singulier, n'est plus guère usitée que de manière didactique.
L'expression « c'est mathématique » signifie qu'il existe une logique interne et inéluctable propre à l'évènement ou à la série d'évènements ainsi commentée.
:« La possibilité même de la science mathématique semble une contradiction insoluble. Si cette science n'est déductive qu'en apparence, d'où lui vient cette parfaite rigueur que personne ne songe à mettre en doute ? Si, au contraire, toutes les propositions qu'elle énonce peuvent se tirer les unes des autres par les règles de la logique formelle, comment la mathématique ne se réduit-elle pas à une immense tautologie ? Le syllogisme ne peut rien nous apprendre d'essentiellement nouveau et, si tout devait sortir du principe d'identité, tout devrait aussi pouvoir s'y ramener. »
::Henri Poincaré, La Science et l'hypothèse
Définitions des mathématiques
La science des nombres et de l’espace
L'étude des mathématiques commence avec les nombres, tout d'abord avec les nombres naturels et les nombres entiers. Les règles gouvernant les opérations usuelles sur les nombres (addition, multiplication, soustraction, division) font partie de l'arithmétique élémentaire. L'algèbre élémentaire est fondée sur l'abstraction de ces règles. L'étude des surfaces simples (polygones, cercles,...) forme la géométrie élémentaire...
La science des formes de déduction
Une déduction consiste à partir de prémisses pour arriver à une conclusion en procédant par des étapes logiques. On peut dire que toutes les sciences sont mathématiques, même l’histoire, au sens où elles font toutes des déductions, et parce qu’une déduction a toujours quelque chose de mathématique, pourvu qu’elle soit juste.
Cependant, en mathématiques, l’étude de la forme du raisonnement, indépendamment de ses objets, a une importance cruciale. Montrons-le sur un exemple.
Les mêmes axiomes, ceux des espaces vectoriels, peuvent être utilisés à la fois pour étudier des espaces géométriques, l’espace euclidien par exemple et pour étudier l’ensemble des solutions d’une équation différentielle linéaire. Les théorèmes sur les espaces vectoriels sont donc valables à la fois pour la géométrie euclidienne et pour les équations différentielles linéaires. On peut considérer que la théorie abstraite des espaces vectoriels consiste à étudier toutes les déductions qui partent des mêmes axiomes, indépendamment des objets auxquels ils sont appliqués. On étudie alors les formes de déduction et non les objets auxquels ces formes sont appliquées.
Cette définition convient bien aux mathématiques appliquées. De nombreuses théories abstraites (les nombres entiers et réels, les fonctions réelles de variable(s) réelle(s) et les équations différentielles, les espaces vectoriels, les groupes, la théorie des probabilités, ...) ont une utilité générale pour toutes les sciences, parce qu’elles peuvent être appliquées à de nombreux objets. Le travail des mathématiques appliquées consiste à développer des théories, dont la valeur est universelle, en vue d’aider les autres sciences dans leurs recherches des conséquences.
La science de tous les mondes possibles
Pour un mathématicien, rien n’est impossible, sauf ce qui est contradictoire. Par là, on veut dire qu’un discours non-contradictoire parle d’un monde concevable, imaginable, idéal. Les mondes possibles sont parfois appelés des structures, lorsqu’ils sont très abstraits, ou des modèles.
De ce point de vue, la mathématique est la théorie de tout ce qu’on peut imaginer.
On croit souvent à tort que la connaissance de tous les possibles est une ambition démesurée et irréalisable mais elle ne l’est pas. Elle est à notre portée. Il est même très facile de connaître des vérités universelles, valables pour tous les possibles, le principe du tiers exclu par exemple. Tout énoncé sur un monde possible y est ou bien vrai, ou bien faux. Ce n’est pas forcément très intéressant mais c’est un début.
Le travail des mathématiques pures consiste à augmenter notre capacité à connaître tous les possibles. Il se trouve qu’il y a des théories particulières (les nombres, les groupes, ...) qui jouent un rôle privilégié dans cette connaissance, et qu’elles sont souvent, mais pas toujours, les mêmes que celles qui intéressent les mathématiques appliquées. C’est pourquoi les structures étudiées ont souvent leur origine dans les sciences naturelles, plus communément en physique. Toutefois, un grand nombre de structures sont purement internes aux mathématiques, unifiant différents champs d'application ou étant des outils aidant aux calculs.
En fait, les mathématiques sont la science de la mesure.
La logique et les théories des ensembles
La logique énonce les règles, ou principes, qu’il faut respecter pour faire des déductions correctes.
Les théories des ensembles sont des théories très générales qui permettent de formuler et de prouver toutes les connaissances mathématiques.
- Fondation des mathématiques
Logique
- Logique
- Calcul propositionnel
- Calcul des prédicats
- Déduction naturelle
- Logiques modales
- Théorie des modèles
- Incomplétude
Théories des ensembles
- Théorie des ensembles
- Axiomes de Zermelo-Fränkel
- Théorie des catégories
L’arithmétique et les mathématiques discrètes
Arithmétique
- Théorie des nombres
- Congruences
- Divisibilité
- PGCD / PPCM
- Théorème de d'Alembert-Gauss
- Identité de Bézout
- Petit théorème de Fermat
- Équations diophantiennes
- Cohérence des axiomes de l'arithmétique formelle
- Cryptologie
- Fonctions L
- Dernier théorème de Fermat
Mathématiques discrètes
- Mathématiques discrètes
- Théorie des graphes
Les géométries
- Géométrie
- Coupe pentagonale de la pyramide à base carrée
- Géométrie euclidienne
- Géométries non euclidiennes
- Écrire les figures de la géométrie
- Géométrie projective
- Géométrie différentielle
- Géométrie algébrique
- Géométrie non commutative
- Courbe plane
- Orientation
- Anamorphose
Trigonométrie
- Trigonométrie classique et formules
- Trigonométrie sphérique
L’algèbre
- Algèbre
- Structure algébrique
- Algèbre élémentaire
- Algèbre abstraite
- Théorie des catégories
- Théorie des groupes
- Algèbre linéaire
- Algèbre multilinéaire
- Théorie de la représentation
L’analyse et la topologie
Analyse
- Analyse
- Suites
- Séries
- Analyse réelle
- Nombres complexes, Analyse complexe
- Analyse fonctionnelle
- Algèbre des opérateurs
- Analyse p-adique
- Analyse rigide
- Équations différentielles
- Équations aux dérivées partielles
- Analyse non standard
- Analyse vectorielle
- Intégrale de Lebesgue
- Intégrale de Riemann
- Développement limité
Topologie
- Topologie
- Espaces topologiques
- Espaces métriques
- Topologie algébrique
- Théorie des nœuds
- Théorie des tresses
- K-théorie
La théorie des probabilités
- Probabilités
- Statistiques
Mathématiques appliquées
Les domaines des mathématiques appliquées utilisent la connaissance des mathématiques à fin de résolution des problèmes du monde réel.
- Recherche opérationnelle
- Optimisation
- Modèle mathématique
- Probabilité
- Statistiques
- Mathématiques financières
- Mathématiques commerciales
Mathématiques récréatives
- Mathématiques récréatives
- Jeux mathématiques
Mathématiques élémentaires (non universitaires)
- Mathématiques élémentaires
- Algèbre élémentaire
- Analyse élémentaire
- Arithmétique élémentaire
- Géométrie élémentaire
- Aire de surfaces usuelles
- Solides usuels
- Volume de solides usuels
- Logique élémentaire
- Probabilité élémentaire
- Statistique élémentaire
Statistique élémentaire
Techniques de calcul
- Techniques de calcul mental
- Règle à calcul
- | | |