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Lawrence Ferlinghetti

Lawrence Ferlinghetti

Lawerence Ferlinghetti (né le 24 mars 1919) est un poète américain qui est meilleur connu sous les auspices de co-propriétaire de la librairie City Lights Books, et d'une maison d'édition du même nom qui a fait paraître les travaux littéraires des poètes de la Beat Génération, y compris Jack Kerouac et Allen Ginsberg.

Biographie

Ferlinghetti est né d'une famille immigrée Italien-Portugaise-Sephardic à Yonkers, New York, où il a fréquenté l'école de Mount Hermon et a gagné le rang de Eagle Scout. Il était plus tard étudiant à l'université Chapel Hill de Caroline du nord, et était officier dans la marine des Etats-Unis pendant la deuxième guerre mondiale. Après la guerre, il a obtenu un diplôme de Master de l'université de Columbia et un doctorat de la Sorbonne. Comme étudiant à Paris, il a rencontré Kenneth Rexroth, qui plus tard l'a persuadé d'aller à San Francisco pour profiter de la scène littéraire croissante là. Entre 1951 et 1953 il a enseigné le français, a écrit de la critique littéraire, et a peint. En 1953, Ferlinghetti et Peter D. Martin ont ouvert une librairie, qu'ils ont appelée City Lights d'après un magazine de film que Martin a commencé. Deux ans plus tard, après que Martin a quitté San Francisco pour aller à New York, Ferlinghetti a ouvert la maison d'édition, se spécialisant en poésie. Leur publication la plus célèbre était Howl d'Allen Ginsberg, mais malgré l'excellence de cette oeuvre, elle a été confisquée et censurée par les autorités, et a été le sujet d'un procès historique. Ferlinghetti possédait une propriété dans une région assez sauvage de la Californie côtière, Big Sur (cette région a également inspiré une partie de la poésie de Jack Kerouac). Il a toujours apprécié aller dans la nature, où il pouvait éprouvoir une spiritualité libérale. Ces aspects de son caractère l'ont précipité de créer des amitiés avec plusieurs bouddhistes américains, y compris Ginsberg et Gary Snyder. Politiquement, il s'est décrit en tant qu'anarchiste moral, engagé dans sa communauté, mais il a aussi constaté que, à son avis, l'humanité n'est pas encore prête à vivre tout à fait en conformité avec lanarchisme ; par conséquent, il préférait le genre de démocratie sociale modelée dans les pays scandinaves.

Sa poésie

L'oeuvre poétique la plus connue de Ferlinghetti est son "Coney Island of the Mind", qui a été traduit en neuf langues. En 1998 il a été nommé "Poet Laureate" de San Francisco (un prix dont l'équivalent n'existe pas en français mais qui ressemble plutôt à être nommé à l'Académie Française). Il continue aujourd'hui d'écrire la poésie et participe toujours dans le fonctionnement de la librairie et sa maison d'édition. Ne se contentant pas seulement de s'engager dans la littérature, Ferlinghetti continue aussi à peindre et ses tableaux sont souvent exposés dans les galeries et les musées à San Francisco et ailleurs. La poésie de Ferlinghetti aborde souvent la politique et les grands débats sociaux. Il essaie aussi de défier la perception courante du rôle de l'artiste dans le monde. Le groupe italien Timoria lui a consacré une chanson, intitulée
Ferlinghetti Blues (de leur album El Topo Grand Hotel) au poète, et Ferlinghetti lui-même y a enregistré un de ses poèmes. =Pour en savoir plus=

Bibliographie


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Pictures of the Gone World ; San Francisco: City Lights 1955
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A Coney Island of the Mind ; New York: New Directions 1958
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Her ; New York: New Directions 1960
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Routines ; New York: New Directions 1964
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An Eye on the World, Selected Poems ; MacGibbon & Kee 1967
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Back Roads to Far Places ; New York: New Directions 1971
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Open Eye, Open Heart ; New York: New Directions 1973
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Who Are We Now? ; New York: New Directions 1976
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Endless Life, Selected Poems ; New York: New Directions 1981
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Over All the Obscene Boundaries,European Poems and Transitions ; New York: New Directions 1984
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When I Look at Pictures ; Peregrine Smith Books 1990
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A Far Rockaway of the Heart ; New York: New Directions 1997
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How to Paint Sunlight ; New York: New Directions 2001
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Americus Book I ; New York: New Directions 2004 (en français)
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Bookleg # 2: Démocratie totalitaire (Traduit de l'américain par Marianne Costa)
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Poète aveugle ; en coédition avec Le Veilleur éditions. (Traduit de l’Américain par Marianne Costa)

Lecture critique


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Constantly Risking Absurdity: The Writings of Lawrence Ferlinghetti, by Michael Skau (Whitson, 1989)
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Ferlinghetti: A Biography, by Neeli Cherkovski (Doubleday, 1979)
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Lawrence Ferlinghetti: Poet-at-Large, by Larry R. Smith (Southern Illinois University Press, 1983)

Bonnes adresses


- [http://thebeatstreet.free.fr/ferlinghetti.html] de The Beat Street, en français
- [http://www.lire.fr/critique.asp/idC=47459/idR=206/idG=11] de
LIRE, le magazine littéraire
- [http://www.evene.fr/celebre/biographie/lawrence-ferlinghetti-16825.php] Citations célèbres
- [http://www.magazine-litteraire.com/archives/ar_404.htm] de
Le Magazine Littéraire

Allen Ginsberg

Allen Ginsberg (3 juin 1926 - 5 avril 1997), poète américain et membre fondateur de la Beat generation. Son œuvre fut marquée par le modernisme, les rythmes et cadences du jazz, sa foi Bouddhiste, et son ascendance Juive. Il fut l'artisan du rapprochement idéologique entre les Beats des années 1950 et les hippies des années 1960, fédérant autour de lui des hommes comme Jack Kerouac, Neal Cassady, William Burroughs et plus tard Bob Dylan. Sa principale publication, Howl, un long poème en prose, fut en son temps un scandale littéraire, en raison de son langage cru et explicite. Il fut ainsi très rapidement condamné et retiré de la vente pour obscénité. Cette censure devint un emblème pour les défenseurs du premier amendement de la constitution américaine : elle fut levée lorsque un juge reconnu l'importance de l'œuvre pour son époque. Ginsberg, qui ne faisait pas mystère de ses idées libertaires et de son opposition à la politique américaine, fut rapidement considéré par le FBI comme une menace contre la sécurité intérieure. Ses autres publications majeures sont Kaddish, une méditation sur la mort de sa mère (Naomi Ginsberg) écrite sous amphétamines, et Hadda be Playin' on a Jukebox, un poème relatant les évènements des années 60 et 70. Plutonian Ode est une charge contre l'armement nucléaire. Ginsberg fut finaliste pour l'attribution du prix Pulitzer pour son livre Cosmopolitan Greetings : Poems 1986-1992. La poésie de Ginsberg, manifeste Beat à elle seule, se caractérise par sa liberté de ton et son aspect volontiers décousu, lié à une écriture la plus spontanée possible afin de faire naître une prosodie toute particulière. Abordant de front la sexualité, les désillusions sociales américaines et les modifications de la conscience, elle a fortement influencé l'émergence de l'idée Hippie. On lui attribue le slogan Flower Power abondamment utilisé par la communauté Hippie. Son engagement sans faille pour la liberté d'expression l'a conduit à manifester son soutien à la NAMBLA (association de pédérastes et pédophiles homosexuels d'Amérique du Nord), aux côtés de Harry Hay, pionnier de la défense des droits des homosexuels aux États-Unis, au moment où l'International Lesbian and Gay Association décida en 1994 d'exclure la NAMBLA de son sein. À ceux qui ne comprirent pas cette décision, jugée choquante, Ginsberg expliqua alors que c'est parce que l'hystérie anti-pédérastie lui rappelait l'hystérie anti-homosexuelle, qu'il avait dû supporter dans sa jeunesse, qu'il faisait le choix de défendre le droit de cette association à la libre expression.

Œuvres


- Howl and Other Poems (1956) (Howl et Kaddish)
- Kaddish and Other Poems (1961)
- Reality Sandwiches (1963) (Sandwichs de la réalité)
- Planet News (1968) (Nouvelles de la planète)
- The Gates of Wrath: Rhymed Poems 1948-1951 (1972)
- The Fall of America: Poems of These States (1973)
- Iron Horse (1974)
- Mind Breaths (1978)
- Plutonian Ode: Poems 1977-1980 (1982)
- Collected Poems: 1947-1980 (1984)
- White Shroud Poems: 1980-1985 (1986) (Linceul blanc)
- Cosmopolitan Greetings Poems: 1986-1993 (1994)
- Howl Annotated (1995)
- Iluminated Poems (1996)
- Selected Poems: 1947-1995 (1996)
- Death and Fame: Poems 1993-1997 (1999)

Bibliographie


- Gilles Farcet, Allen Ginsberg : poète et bodhisattva Beat (avec une préface d'Alexandro Jodorowsky). Gordes : le Relié, 2004. 277 p., 23 cm. ISBN 2-914916-40-X. Ginsberg, Allen Ginsberg, Allen Ginsberg, Allen Ginsberg, Allen ja:アレン・ギンズバーグ


New York

New York est une ville debout, sous le signe des temps nouveaux. C'est une catastrophe, mais une belle et digne catastrophe (Le Corbusier) La ville de New York, appelée en anglais New York City (et officiellement the city of New York) pour la distinguer de l’État de New York, est la principale agglomération des États-Unis, devant Los Angeles et Chicago.
Située dans l'État de New York, sur la côte Atlantique, elle fait partie de la grande mégalopole de la côte est des États-Unis. En 2000, l'agglomération (CSMA) comptait 21 199 865 habitants et la ville de New York proprement dite 8 085 742 habitants, répartis dans 5 districts (boroughs): Manhattan, Brooklyn, Queens, Bronx et Staten Island. New York est une importante place financière (Bourse de New York). Elle est surnommée « Big Apple », c'est-à-dire La Grosse Pomme. Le 11 septembre 2001, New York a subi une importante attaque terroriste. Ses habitants sont les New-Yorkais (attention à la présence du trait d'union absent du nom même de la ville : New York).

Histoire

11 septembre 2001 Article principal : Histoire de New York

Découverte

Giovanni da Verrazano

En 1524, l'expédition française dirigée par le Florentin Giovanni da Verrazano découvre la baie de New York. La France, dirigée par François 1er, étant alors en guerre avec l'Espagne, cette découverte n’eut pratiquement aucun écho et fut simplement « archivée ».

Henry Hudson

C’est en 1609, qu’Henry Hudson, un marin anglais chargé par les Flamands Emmanuel Van Meteren, Judocus Hondius et Petrus Plancius de découvrir, au nom de la Compagnie des Indes occidentales, un nouveau passage vers la Tartarie et la Chine, redécouvre, 85 ans après Verrazzano, la baie de la future New York et le fleuve qui allait porter son nom.

Colonisation

La Nouvelle-Amsterdam

En mai 1624, un vaisseau affrété par la Compagnie des Indes occidentales, le Nieu Nederlandt accoste sur l'île de Manhattan. A son bord, une trentaine de familles Belges, majoritairement wallones. Les passagers ne restent pas ensemble, ils se dispersent en divers endroits :
- Huit d’entre eux débarquent sur l’actuelle Governor’s Island, à l’époque l’île aux Noix
- huit autres construisent un fort au sud de l'île de Manhattan (sur le Battery Park d’aujourd’hui).
- quatre couples et huit marins vont descendre la rivière Delaware et accoster à proximité de la ville de Gloucester (New Jersey) où ils bâtiront le Fort Nassau
- deux familles et six hommes remontent la rivière Fresche (Connecticut) jusqu’à la ville de Hartford pour y construire un fortin
- environ dix-huit familles remontent la rivière Hudson à bord du Nieu Nederlandt. Elles vont débarquer à l'emplacement actuel de la capitale de l'État de New York, Albany. La colonie de la Nouvelle-Amsterdam est alors fondée. L'île de Manhattan est achetée aux Indiens Lenapes en 1626 par Pierre Minuit, gouverneur de la Nouvelle-Belgique, en échange de verroterie et autres colifichets, pour l'équivalent de 60 florins (24 dollars). Le dernier gouverneur hollandais accorde une charte à la ville en 1653.

Domination britannique

En 1664, des navires anglais s’emparent de la ville sans combat, le gouverneur Peter Stuyvesant se rend et elle fut renommée New York en l’honneur du duc d'York. À l’issue de la seconde guerre anglo-hollandaise en 1667, le traité de Breda accorde définitivement la souveraineté de la colonie aux Anglais, les Hollandais recevant en retour le Suriname (Guyane hollandaise). L'essor économique commence vers 1730. New York voit naître le mouvement des Fils de la liberté ; des troubles éclatent en 1766.

Guerre d'indépendance

Au début de la Guerre d’indépendance, la ville est le théâtre d’importants combats lors de la bataille de Brooklyn (parfois appelée bataille de Long Island), le 27 août 1776. Les Américains vaincus battent alors en retraite vers Manhattan. Le 21 septembre, après le débarquement des Anglais à Kip’s Bay et la bataille des Hauts de Harlem, un grand incendie détruit le quart de la ville. De cet épisode, on se souvient de la phrase du jeune capitaine américain Nathan Hale, exécuté par les Anglais après sa capture lors d’une mission d’espionnage : « Mon seul regret est d’avoir une seule vie à perdre pour mon pays ». La chute de Fort Washington, le 16 novembre 1776, marque le début de la réoccupation britannique. La ville reste aux mains des Anglais jusqu’au 16 novembre 1783, quand les dernières troupes britanniques quittent New York. Ce jour, « Evacuation Day », a longtemps été célébré. En 1789 et 1790, New York est brièvement la capitale des États-Unis, et George Washington y reçoit l'investiture présidentielle. En 1792, un groupe de marchands commence à se réunir sous un arbre à Wall Street, préfigurant ce qui est devenu ultérieurement la Bourse de New York. Cet été-là, une épidémie de fièvre jaune provoque un exode des New Yorkais en direction de Greenwich Village.

Greenwich Village Au , la population de New York connut une rapide expansion, grâce à l’arrivée massive d’immigrants. Dès 1811, le plan d’urbanisation fut étendu à l’ensemble de l’île de Manhattan. En 1835, New York devint la plus grande ville des États-Unis en dépassant Philadelphie. Avec la construction du canal Érié, la ville devint la porte des Grands Lacs et des Grandes Plaines céréalières. Au cours de la première moitié du XIX siècle, la croissance urbaine fut pourtant interrompue par deux fois, avec le grand incendie qui ravagea la ville en décembre 1835 et la crise économique de 1837. Pendant la Guerre de Sécession, les forts liens commerciaux existant avec les sudistes créèrent une dissension entre les habitants, certains prenant partie pour l’Union, d’autres pour la Confédération. Ces troubles civils culminèrent en 1863 avec de violentes émeutes lors de l’appel à la conscription lancé par Abraham Lincoln (the Draft Riots). Après la guerre, le flux d’immigrants européens s’accrut encore. Pour satisfaire aux critères d’immigration, un centre de transit fut construit sur Ellis Island, une île proche de celle de la Statue de la Liberté. C’est aussi dans la deuxième moitié du siècle que furent créées la plupart des institutions culturelles (Metropolitan Museum of Art en 1870, Metropolitan Opera en 1883, American Museum of Natural History, Brooklyn Museum) et de nouvelles infrastructures civiles, comme le pont de Brooklyn achevé en 1883. En 1884, 70% des importations américaines transitaient par le port de New York. Entre 1888 et 1908, les finances de la ville augmentèrent de 250%. La vocation financière de la métropole se développa avec la création de la Bank of New York par Alexander Hamilton en 1784 et l'ouverture de la Bourse en 1792. C'est encore au XIX siècle que l'agglomération se dote de journaux prestigieux : le New York Sun (1833) et le New York Times (1851). En 1898, la ville de New York s’organisa administrativement telle qu’on la connaît aujourd’hui. Le Grand New York fut divisé en cinq districts (boroughs) (voir Manhattan, Brooklyn, Bronx, Queens, Staten Island).

Staten Island] Dans la première moitié du , la ville devint un centre d’envergure internationale, au niveau industriel, commercial et pour les communications. L’Interborough Rapid Transit, la première compagnie de métro, vit le jour en 1904, suivi de la reconstruction du Grand Central Terminal en 1913. À partir des années 1930, la plupart des plus hauts gratte-ciel du monde y furent construits dans le style Art déco. Rapidement, plusieurs architectes américains (Louis Sullivan ...) critiquent cette nouvelle architecture verticale. L'élévation vertigineuse des buildings empêchent la lumière d'atteindre le sol. Le plan orthogonal entraîne un engorgement de la circulation. Enfin, des problèmes nouveaux de sécurité émergent, notamment en matière d'incendie. Dès 1916, pour répondre à ces difficultés est adoptée à New York une loi sur le zonage (Zoning Law). Le règlement oblige les architectes à adapter la hauteur des immeubles à la largeur des rues. Il reste en vigueur jusqu'en 1961. Cela donne lieu à la construction d'édifices pyramidaux tels que le Seagram Building (Ludwig Mies Van Der Rohe et Philip Johnson, 1958) qui ménage un retrait de 28 mètres par rapport à Park Avenue. New York devint également un centre artistique majeur, notamment avec les comédies musicales de Broadway. Ce rôle s’amplifia vers la fin des années 1930 avec l’afflux de réfugiés politiques européens, qui comportaient nombre d’intellectuels, musiciens et artistes. La ville s’affirma comme capitale de l’expressionnisme abstrait et rivalisa avec Londres sur le marché de l’art. Après la Seconde Guerre mondiale, New York connut cependant un relatif déclin, perdit de ses habitants, et son tissu industriel commença à vieillir. En 1952, elle accueille les institutions permanentes de l'ONU. Elle connut de graves émeutes raciales dans les années 1960, et acquit pendant les années 1970 la réputation d’être rongée par la délinquance. En 1975, la municipalité se déclara en faillite. Le rebond de Wall Street, dans les années 1980, permit à New York de retrouver son rôle de leader dans la sphère économique et financière mondiale. Dans les années 1990, la politique anti-délinquance menée par le maire Rudolph Giuliani redonna confiance aux américains qui réinvestirent la ville, qui est une des seules à pouvoir offrir ce style de vie cosmopolite. L’envolée des technologies de l’information et de la communication contribua également à ce nouvel essor.

L’attaque terroriste du 11 septembre 2001 a également frappé Washington, D.C. mais c’est bien New York qui en est sortie la plus meurtrie, avec la destruction du World Trade Center. En 2004, ces plaies sont partiellement refermées, et la ville attend avec impatience la construction de la Freedom Tower, prévue en 2008, qui remplacera l’ancien temple du commerce. 2008

Géographie et climat

2008 La ville de New York est construite sur la côte est des États-Unis, à l’embouchure de la rivière Hudson sur l’océan Atlantique. Cette situation privilégiée est renforcée par la présence de l'affluent du Mohawk : New York est reliée aux Grands Lacs et aux Grandes Plaines. Elle comprend l’île de Manhattan, l’île Staten Island, la partie ouest de l’île de Long Island, un quartier construit sur le continent (Bronx), et plusieurs autres petites îles, situées dans les bras de mer et dans la baie : Roosevelt Island, Riker's Island (une prison), Prall's Island (réserve ornithologique), Liberty Island (statue de la Liberté), Isle of Meadow (réserve naturelle), Governors Island, Ellis Island, City Island, Ward's Island. La superficie totale de la ville de New York est de 1 214 km², dont 785 km² de terres émergées et 429 km² d’eau. Le climat de New York est continental et humide. Sa proximité immédiate avec l’océan limite les variations considérables de température que l’on observe dans le reste de l’État, mais les amplitudes restent importantes entre l’été et l’hiver (fréquentes chutes de neige). New York est situé à une latitude de 40,714' et à une longitude de -74,006'

Démographie

D'après le Bureau fédéral du recensement (Census Bureau), New York était peuplé par 8 008 278 habitants en 2000, soit une densité de 10 194 habitants/km². Le Census Bureau estimait que la population de la ville avait progressé jusqu'à 8 085 742 habitants en 2003. Pour la première fois depuis les années 1910, le nombre de juifs résidant dans la ville est passé en dessous du million, à environ 972 000 en 2002. Toujours selon les données de 2000, l’âge moyen était de 34 ans : 24% de la population avait moins de 18 ans, 10% avait de 10 à 24 ans, 33% avait de 25 à 44, 21% avait de 45 à 64 et 12% avait plus de 65 ans. La répartition hommes/femmes (+18 ans) était de 86 hommes pour 100 femmes.

Politique

Bien que dépendant de l’État de New York, la ville de New York bénéficie d’une large autonomie législative et exécutive. Ce statut est défini par une charte, amendée et promulguée par l'Assemblée légistaltive de l’État de New York, et parfois par référendum. Les New-Yorkais sont plutôt progressistes : lors des élections présidentielles de 2004, les électeurs de la Grosse Pomme ont donné leurs voix au candidat démocrate à une large majorité de 74 %. L’administration new-yorkaise est divisée en trois branches : exécutif, législatif et judiciaire. judiciaire, (3) Queens, (4) Bronx, (5) Staten Island]]

Découpage territorial

New York est constituée de cinq districts (en anglais boroughs), qui coïncident chacun avec un comté (county) :
- Manhattan ou New York County, 1 546 856 habitants.
- le Bronx ou Bronx County, 1 354 068 habitants.
- Brooklyn ou Kings County, 2 488 194 habitants.
- Queens ou Queens County, 2 237 815 habitants.
- Staten Island ou Richmond County, 457 383 habitants.

Exécutif

On trouve à sa tête le maire, qui est élu au suffrage direct. Il dirige cinq sections administratives de la ville et d’autres institutions :
- Operations (Exploitation)
- Economic Development and Rebuilding (Développement économique et reconstruction)
- Policy (Politique générale)
- Administration
- Legal Affairs (affaires légales) Le maire dispose également de pouvoirs exceptionnels en cas d’urgence : menace climatique, catastrophe naturelle, émeutes, troubles civils, invasion… Depuis 2001, le maire est Michael Bloomberg. Voir aussi la liste des maires de New York.

Législatif

Les lois et règlements locaux de New York sont décidées par un Conseil municipal (City Council), comportant 51 membres, chacun représentant un secteur de la ville d’environ 157 000 habitants. Ils sont élus tous les quatre ans, et le chef de la majorité porte le titre de Speaker. En 2004, le Speaker est le démocrate Gifford Miller. Ce conseil municipal est divisé en comités spécialisés par domaines d’intervention. Lorsqu’une proposition est votée à la majorité simple (50%), elle est transmise au maire qui peut la promulguer en tant que loi locale. Si ce dernier oppose son veto, le Conseil a 30 jours pour outrepasser ce veto, par un deuxième vote à la majorité des deux tiers.
En 2005, le conseil est dominé à une écrasante majorité par les démocrates, qui détiennent 47 sièges, contre 3 aux républicains (1 dans le Queens et 2 à Staten Island) et 1 au parti de gauche Working Family.

Judiciaire

À la différence du reste de l’État, les comtés de la ville de New York ne disposent pas chacun de tribunaux. Il existe un unique tribunal civil (avec des annexes dans les différents districts). Un tribunal pénal, pour chaque comté, traite les délits mineurs et les violences domestiques, conjointement avec le tribunal des affaires familiales. Les affaires criminelles sont renvoyées à la Cour suprême de chaque comté, qui s’occupe également des affaires civiles les plus importantes. Ainsi, à la différence d’autres états ou du gouvernement fédéral, la Cour suprême n’est pas l’instance la plus haute de ce système, contrairement à ce que son nom indique. Les appels sont traités par une division spécialisée de la Cour suprême, et le tribunal qui décide en dernier ressort est la Cour d’appel.

Économie

New York est un centre économique de premier ordre, par son activité portuaire et ses industries. C’est également une très importante place financière qui abrite plusieurs institutions : NASDAQ, American Stock Exchange, New York Mercantile Exchange, et New York Board of Trade. Cette industrie financière est située dans le financial district au sud de Manhattan. New York a aussi été le berceau du cinéma américain, avant que la production ne soit déplacée à Hollywood. On y trouve encore de nombreux studios, pour le cinéma et la télévision. De nombreuses sociétés ont leur siège dans le quartier de Midtown (Manhattan), mais les usines se sont peu à peu déplacées du centre de la zone urbaine vers la banlieue. Principales activités industrielles :
- imprimerie, édition
- alimentation
- électricité
- produits chimiques
- mécanique
- électronique
- textiles et confection New York bénéficie également d’importantes ressources liées au tourisme. Voir la liste des grandes sociétés ayant leur siège à New York.

Port de New York

liste des grandes sociétés ayant leur siège à New York À l'origine du développement économique de la ville, le port de New York a dès le début bénéficié d'un site naturel le protégeant des tempêtes. Après 1819, l'ouverture du canal Érié lui confère un avantage décisif par rapport à Boston et Philadelphie. Historiquement, les installations portuaires se situaient au sud de Manhattan, à South Street Seaport. Il ne reste aujourd'hui qu'une activité résiduelle à Brooklyn (quartier de Red Hook) et au Howland Hook Marine Terminal de Staten Island. Depuis les années 1950, le transit marchandises (notamment des containers) s'est déplacé vers le Port Newark-Elizabeth Marine Terminal à Newark dans le New Jersey, au nord de Staten Island (15e rang mondial).

Presse

La vie à New York

New Jersey]New Jersey
Les stéréotypes sont les murs en brique rouge zébrés d'escaliers en fer, les bouches d'incendie, la fumée qui s'échappe des égouts, les poubelles en fer défoncées et les taxis jaunes avec de la publicité sur le toit dans une cavalcade échevelée. Les citoyens sont cooperatifs à l'égard des touristes perdus dans leur mégalopole.

Une ville cosmopolite

À certains égards, la ville de New York est davantage internationale qu’américaine. Elle accueille presque autant d’immigrants que Los Angeles. On peut entendre parler des centaines de langues différentes à New York. La tendance est au regroupement communautaire, et des quartiers entiers se sont formés selon les origines géographiques ou culturelles : irlandais, italiens (Little Italy), chinois (Chinatown), coréens, porto-ricains, africains, juifs occupent chacun des enclaves dans la ville.

Divertissements

juifs Le tourisme tenant une place importante dans la ville de New York, on y trouve des centaines de lieux à visiter et d'endroits pour se divertir. Parmi les visites les plus fréquentes, on trouve le Radio City Music Hall, la statue de la Liberté, l’Empire State Building, le pont de Brooklyn et Ellis Island. Le World Trade Center était également une destination privilégiée avant le 11 septembre 2001, et depuis, Ground Zero attire également beaucoup de monde. Un lieu également très fréquenté est le magasin de jouets FAO Schwarz de Manhattan : on peut y voir de longues files d’attente sur les trottoirs. Le matin de Thanksgiving (fin novembre), se déroule la Macy's Thanksgiving Day Parade, qui attire des milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs. Le long de Broadway et à Times Square, on trouve une concentration de théâtres, de commerces et de lieux de divertissement. Parmi les salles de spectacles, on peut citer le Radio City Music Hall, le Carnegie Hall ou le Madison Square Garden. Coney Island, au sud de Brooklyn, possède un parc de divertissements, comprenant l’Aquarium de New York, des jeux d’arcades et des attractions foraines : grande roue, un vieux roller coaster en bois, des auto-tamponneuses… New York possède également d’importants parcs public, parmi lesquels : Central Park, Riverside Park, Battery Park, Pelham Bay Park, Staten Island Greenbelt, Flushing Meadow Corona Park, Prospect Park.

Sports

Battery Park
- Football américain
  - New York Giants - NFL
  - New York Jets - NFL
- Basket-ball
  - New York Knicks - NBA
- Baseball
  - Yankees de New York - MLB
  - Mets de New York - MLB
- Hockey
  - Rangers de New York - NHL
  - Islanders de New York - NHL
- Football
  - New York MetroStars - MLS

Criminalité et sécurité

MLS Comme dans le reste des États-Unis, la criminalité et la délinquance ont diminué au début des années 1990 à New York. Cette réussite est à mettre sur le compte de l'action du maire de la ville, Rudolph Giuliani, entre 1993 et 1998. Durant cette période, le nombre de meurtres par an a été divisé par plus de trois (source : KASPI A., DURPAIRE F., HARTER H., LHERM A.,
La civilisation américaine, Paris, PUF, 2004, page 145). Ces résultats sont la conséquence :
- de la "tolérance zéro",
- d'une répression plus forte,
- de la baisse du chômage,
- de la réhabilitation des quartiers du nord de Manhattan, par exemple de Harlem,
- de l'omniprésence de la police et de l'intégration des minorités éthniques dans les forces de l'ordre,
- d'un travail concerté des diverses institutions municipales, en particulier des écoles. Le sentiment d'insécurité a baissé et il est tout à fait possible de se promener sans crainte dans tous les quartiers de Manhattan. Il est seulement conseillé aux touristes de faire plus attention la nuit et d'éviter alors Central Park.

Musées et culture

Central Park] Central Park, New York]]

Transports

À la différence d’autres villes américaines, les new-yorkais utilisent largement les transports en commun. Le prix des parkings, très élevé, les péages aux ponts, aux tunnels et les bouchons découragent l’usage de la voiture. Le métro de New York, efficace et rapide, même s’il manque parfois de propreté, est le système de transport le plus pratique. On utilise aussi largement les bus et les taxis, ainsi que les ferries (surtout en direction du New Jersey et de Staten Island). Les personnes habitant en lointaine banlieue, Long Island, New Jersey, Connecticut, Pennsylvanie ou plus au nord dans l’État de New York utilisent généralement leur véhicule personnel pour rejoindre le réseau urbain.

Réseau ferré

État de New York État de New York Le réseau de la métropole new-yorkaise est le plus étendu des État-Unis. Il dépend de plusieurs sociétés publiques et privées.
- Amtrak est la société américaine qui gère les lignes de chemin de fer pour les longues distances. Au départ de Pennsylvania Station, on trouve des liaisons pour Washington, DC, pour les États de la Nouvelle-Angleterre, et le centre des États-Unis.
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New Jersey Transit (NJ Transit) gère une dizaine de lignes de banlieues en direction du New Jersey, ainsi que des lignes de bus.
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Metropolitan Transportation Authority (MTA). Agence gouvernementale qui supervise le trafic voyageur de New York par le biais de plusieurs agences :
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MTA New York City Transit : le réseau principal du métro et des autobus de New York. Le métro est l’un des plus étendus au monde, ses 27 lignes totalisant 1 160 km et 469 stations. En 2002, environ 3,3 millions d’usagers l’empruntaient chaque jour. Les voies sont souterraines dans le cœur de Manhattan et souvent surélevées dans les autres quartiers. Le prix de base était de 2 $ en 2002.
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MTA Metro-North Railroad : trains de banlieues au départ de Grand Central Terminal, à destination du Bronx, de comté de Westchester et du Connecticut.
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MTA Long Island Railroad : desserte complète de l’île de Long Island.
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Staten Island Rapid Transit : ligne non reliée au reste du réseau, qui traverse le district de Staten Island du nord au sud.
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Port Authority of New York and New Jersey : gère une autre de ligne de métro entre Manhattan et le New Jersey, et deux lignes à destination des aéroports de Newark (monorail) et John F. Kennedy International Airport (métro tramway rapide).

Aéroports

New York possède trois aéroports :
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JFK International Airport, quartier de Jamaica dans le Queens : ouvert en 1948, rebaptisé en l’honneur du président Kennedy en 1963, il accueillait notamment les Concordes provenant d’Europe, jusqu’en 2003. Dispose de 4 pistes, longues de 2560 à 4 441 m. Trafic de 29 900 000 passagers en 2002.
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Newark Liberty International (Newark, New Jersey) : plus ancien aéroport new-yorkais, ouvert en 1928. Liaisons intérieures et internationales.
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La Guardia Airport (quartier de Flushing dans le Queens) : ouvert en 1939, il est surtout réservé aux vols intérieurs américains.

Ferries

1939 Les ferries sont surtout gérés par la société privée
NY Waterway, qui exploite plusieurs lignes sur la rivière Hudson en direction du New Jersey. On trouve également le New York Water Taxi, entre Manhattan et Brooklyn, et la ligne Staten Island Ferry, exploitée par le New York City Department of Transportation.

Taxis

1939 Les taxis sont exploités par des sociétés privées, sous licence de la
New York City Taxi & Limousine Commission. On en trouve deux sortes :
- « medallion » taxis, ou encore
yellow cabs à la célèbre couleur jaune, que l’on peut prendre directement dans la rue. Ils desservent, selon la bonne volonté du chauffeur, les cinq districts de New York et une partie du New Jersey. En 2004, le prix minimal d’une course varie entre 2,5 $ et 3,5 $.
- « car services » : on doit les appeler par téléphone, et un centre informatisé gère la répartition.

Personnages célèbres

Cinéma


- Woody Allen (1935 - ), réalisateur né à Brooklyn
- László Benedek (1905 - 1992), réalisateur décédé dans le Bronx
- Shirley Booth (1898 - 1992), actrice née à New York
- Joan Crawford (1904 - 1977), actrice décédée à New York
- Susan Hayward (1917 - 1975), actrice née à Brooklyn
- Judy Holliday (1921 - ), actrice née à New York
- Stanley Kramer (1913 - 2001), réalisateur né à Brooklyn
- Amos Kollek (1947 - ), réalisateur israélien tournant presque tous ses films à New York
- Geraldine Page (1924 - 1987), actrice née à New York
- Jerome Robbins (1918 - 1998), réalisateur né et décédé à New York
- Herbert Ross (1927 - 2001), réalisateur né et décédé à New York
- Jerry Schatzberg (1927 - ), réalisateur né à New York

Physique


- Richard Feynman, prix Nobel de physique
- Leon N. Cooper, prix Nobel de physique
- Melvin Schwartz, prix Nobel de physique
- Sheldon L. Glashow, prix Nobel de physique
- Steven Weinberg, prix Nobel de physique
- Russell A. Hulse, prix Nobel de physique
- H. David Politzer, prix Nobel de physique
- Roy J. Glauber, prix Nobel de physique

Journalisme


- William Sherman, prix Pulitzer
- William Safire, prix Pulitzer
- Joseph Lelyveld, prix Pulitzer
- Bernard L. Stein, prix Pulitzer
- William Taubman, prix Pulitzer

Voir aussi

Liens internes


- Les cinquante plus hauts immeubles de New York Image:ltspkr.png Écouter la prononciation de New York en anglais.

Liens externes


- [http://www.nyc.gov Site officiel de New York]
- [http://users.skynet.be/newyorkfoundation/FR/les_origines_de_new_york.html Les origines de New York, légende et réalité ]
- [http://www.nycvisit.com/French/ Site officiel Touristique de New York ]
- [http://www.new-york-photos.net/ New York Photos] Des photographies de Manhattan, classées par quartiers, pour découvrir la ville sous ses multiples facettes. Plusieurs vidéos sont également disponibles.
- [http://www.cnewyork.net/ ©New York - Photos de New York] Plus de 1600 photos de New York, photos à 360°, photomontages et liens vers les meilleures webcams de la Big Apple. Le site propose également toute une rubrique pour préparer son voyage, avec tests des hôtels par les internautes, et un forum.
- [http://www.soundsofnewyork.com/ Sounds of New York] Unique sur le web : écoutez des sons de New York, du "ding-dong" des portes du métro à la corne de brume du ferry de Staten Island en passant par l'ambiance sur Times Square ou au sommet de l'Empire State building. Sans oublier le hurlement des sirènes !
- [http://www.newyork-evasion.com/ New York Evasion] Des Puzzles, des énigmes, des Quizz, découvrir New York en Jouant. Des vidéos et des animations
- [http://www.newyork-dream.com/ NewYork Dream] Tout savoir avant de partir à New York (visas, travail, stages, cv, au pair, liste des entreprises françaises installées à New York, liens, annuaire pratique, photos, forums de discussions, articles, dossiers, etc).
- [http://www.insecula.com/musee/M0100.html/ Avenues, rues et quartiers de Manhattan]
- [http://www.acitytour.com/newyorkcity/ Photos et cartes postales de New York]
- [http://www.wikinyc.com/ WikiNYC] Le premier Wiki en français spécialisé sur New York. Un guide complètement interactif de la Big Apple où chaque internaute vient déposer son expérience, ses bonnes adresses. Fonctionne avec la technologie MediaWiki.
- [http://www.nywiki.com/ NYWiki] MediaWiki sur New York
- [http://www.entrenewyork.com/ EntreNewYork] Le réseau d'entraide des Français à New York
- [http://www.voilanewyork.com/ VoilaNewYork] Site fédérateur des communautés francophones à New York.
- [http://nyctmc.org/xmanhattan.asp#/ webcams sur New York]
- [http://www.couleurnewyork.com Couleur New York] Site francophone dédié à la Grande Pomme
- [http://www.usa-decouverte.com/nyc/new_york_city.html New York City Mag] Le cahier spécial NYC d'USA-decouverte ko:뉴욕 시 ja:ニューヨーク (市) simple:New York City Catégorie:Ville de l'État de New York Catégorie:Mégapole
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Marine


- La Marine désigne un type de flotte :
  - la Marine commerciale ou Marine marchande ;
  - la Marine de guerre ou Marine militaire (voir la Marine nationale française) ;
  - la Marine de loisir ou plaisance.
- Un marine est un soldat d'élite de l'infanterie de marine britannique (Royal Marines) ou américaine (US Marines);
- Une marine est une peinture représentant des paysages maritimes ; c'est aussi le genre pictural constitué par ces peintures;
- Marine est une série de bande dessinée ;
- Marine est un prénom féminin ;
- Marine est une nuance de bleu en référence à la couleur de la Mer : "ex : un pull bleu marine".

Voir aussi


- Vocabulaire maritime

Deuxième guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale (que l'Union soviétique appelle la grande guerre patriotique) est le conflit armé le plus vaste que l'humanité ait connu, tuant environ 2% de la population mondiale, soit approximativement 60 millions de personnes, dont une grande partie de civils. Elle a commencé en 1939, en Pologne, ou même, selon certains, en 1936 en Espagne, ou bien encore selon d'autres, en 1937 en Asie, pour se terminer en 1945. Ce conflit opposa, de façon schématique, deux camps : les Alliés et l'Axe.
- Alliés : Australie, Belgique, Canada, Chine, France, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Luxembourg puis l'Union soviétique à partir du 22 juin 1941, les États-Unis d'Amérique à partir du 7 décembre 1941, le Mexique et le Brésil à partir de 1942.
- Axe : Allemagne, Autriche, Hongrie, Finlande, Italie, Japon, Roumanie, Bulgarie, Slovaquie, Croatie, Thaïlande. Les États européens qui ne prirent pas part au conflit, conservant leur neutralité furent : l'Espagne, l'Irlande, le Portugal, la Suède, la Suisse et la Turquie. Article détaillé : Pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale La Seconde Guerre mondiale est tristement célèbre pour le sommet de souffrance auquel l'humanité s'est elle-même soumise : la déportation en camps de concentration et camps de travail à des fins d' extermination de populations entières (Juifs, Slaves, Tziganes), ou de catégories particulières d'individus, (homosexuel(le)s, Témoins de Jéhovah, etc.) commandées par le régime nazi ; les meurtres systématiques de partisans communistes et de résistants, ainsi que les représailles contre les civils, par les nazis ; les massacres massifs de populations et de combattants perpétrés par les forces japonaises principalement en Chine ; les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis et des unités japonaises ; les bombardements aériens massifs de civils d'abord par l'Axe (Coventry en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas) puis par les Alliés sur une échelle bien plus grande avec du napalm : Tōkyō au Japon, Dresde (35 000 morts) et Hambourg en Allemagne. Et pour la première et unique fois en plus de 50 ans, la bombe atomique fut utilisée contre un pays : deux bombes A larguées par les États-Unis ont explosé à trois jours d'intervalle, à Hiroshima et Nagasaki au Japon.

Bref résumé chronologique

Article détaillé : Chronologie de la Seconde Guerre mondiale Dès 1936 les futurs belligérants européens de la Seconde Guerre mondiale commencent à s'affronter plus ou moins directement dans le cadre de la Guerre civile espagnole. Dans le camp républicain, les brigades internationales (composées d'engagés volontaires majoritairement communistes venus surtout d'Europe centrale et de France, des républicains allemands et italiens et des démocrates anglo-saxons, parmi lesquels on trouvera André Malraux et George Orwell) combattent sous commandement espagnol. Dans le camp franquiste interviennent plusieurs divisions italiennes de « Chemises noires » commandées par des généraux italiens et une légion allemande d'aviation « Condor » (composée d'aviateurs de la Luftwaffe sous commandement allemand, qui viennent, par roulement, s'entraîner à leurs missions de bombardement sur les populations espagnoles) ainsi que quelques centaines de volontaires irlandais et une compagnie française. Dès 1937, débute l'affrontement entre le Japon et la Chine (Guerre sino-japonaise (1937-1945)). Dès 1938, après Munich et l'annexion des Sudètes et la réaction (très molle) de la France et du Royaume-Uni, rares sont les optimistes qui croient encore que la guerre peut être évitée, tandis que l'Union soviétique joue la carte nazie contre la Pologne et les « démocraties » avec le pacte germano-soviétique (qui constituait un nouveau partage de la Pologne) . Mais la Seconde Guerre mondiale commence officiellement en Europe, lorsque la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939, en réaction à l'invasion de la Pologne par cette dernière, le 1 septembre 1939, un traité les liant à ce pays. L'Union soviétique récupère de son côté la partie est de la Pologne et les pays baltes, comme convenu avec Ribbentrop. Puis elle attaque la Finlande le 30 novembre 1939 pour annexer la Carélie, ce qu'elle obtient par la paix de Moscou le 12 mars 1940, en dépit d'une résistance finlandaise inattendue. Une fois l'armée polonaise écrasée (avant la fin septembre !) par l'Allemagne et l'URSS, plus rien ne se passe sur le front ouest où les troupes anglo-françaises (sous commandement français) ne prennent aucune initiative militaire, nulle offensive n'intervenant pendant plusieurs mois (on assiste alors à la « Drôle de guerre »). Au printemps, les alliés se préparent à couper l'approvisionnement en acier de Suède vers l'Allemagne depuis la Norvège, mais l'opération tourne au fiasco et l'Allemagne envahit le Danemark et la Norvège le 9 avril 1940. Le corps expéditionnaire du Royaume-Uni et de la France rembarque précipitamment lorsque la Belgique est envahie. En effet, mai-juin 1940 voit l'invasion foudroyante par l'armée allemande des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Belgique et de la France (« Blitzkrieg » ou « guerre éclair »). L'armée belge capitule en mai 1940. L'Italie se joint alors à l'Allemagne et déclare la guerre à la France le 10 juin. Puis, en France, le gouvernement Pétain succédant le 16 juin 1940 à celui de Paul Reynaud, demande l'armistice et en accepte les conditions. Contre l'attente des stratèges nazis et des généraux français battus, l'Angleterre fait front avec succès à l'aviation allemande, car, bien que faible en forces terrestres (puisqu'elle avait supprimé son service militaire entre les deux guerres), elle dispose d'une flotte puissante, d'une aviation bien organisée, et, avec Churchill qui a remplacé Chamberlain, d'un bon moral. La Grande-Bretagne dispose en outre de l'aide d'abord économique des États-Unis, puisque ceux-ci, bien qu'officiellement neutres, la fournissent en armes et en ravitaillement. Roosevelt obtient du Congrès en mars 1941, le vote de la loi « Prêt-Bail », qui lui permet d'apporter une aide matérielle illimitée à l'Angleterre et à ses alliés. Hitler, désespérant de prendre l'Angleterre et de l'amener à faire la paix érige une puissante chaîne de fortifications, surnommée « Mur de l'Atlantique », sur les côtes de l'Atlantique et de la Manche, et décide d'attaquer la Russie. Mais l'Italie fasciste vient elle-même d'agresser, à partir de l'Albanie, la Grèce qu'elle croyait sans défense. Or ce sont les forces grecques du dictateur nationaliste Metaxas qui sont victorieuses : après avoir contenu l'attaque des troupes de Mussolini, l'armée grecque les repousse et envahit à son tour l'Albanie italienne. C'est alors que, pour prêter main forte aux Italiens, Hitler repousse de plusieurs semaines son opération contre la Russie, et envoie en avril 1941 ses troupes vers la Grèce, à travers la Hongrie sympathisante et la Yougoslavie affaiblie par la division entre multiples factions (communistes et anti-communistes, nationalistes de tous bords, notamment les nationalistes croates ou oustachis d'Ante Pavelic et leurs ennemis serbes communistes de Tito). Les nazis battent les armées yougoslave et grecque, ce qui leur permet d'occuper tout le sud de l'Europe. Mais, du même coup, ils viennent :
- de se créer un front supplémentaire en Yougoslavie, où les résistances nationaliste de Mihaïlovitch (Tchetniks) et communiste de Tito (Partisans), allaient lui immobiliser de 13 à 20 divisions jusqu'à la fin de la guerre ;
- de retarder de plusieurs mois l'expédition Barbarossa contre l'URSS, qui ne peut commencer que le 22 juin 1941. Si bien que, malgré une avance foudroyante et la capture de nombreux soviétiques, la Wehrmacht est stoppée en décembre 1941, à quelques kilomètres de Moscou sous un froid glacial et sans équipement adéquat. Les Soviétiques lancent alors avec leurs troupes sibériennes une offensive d'hiver qui, au prix de pertes effroyables, oblige les envahisseurs à reculer. Il est vrai que, selon la propagande nazie, il ne s'agissait que d'un « repli élastique »... À partir de ce moment, c'est la campagne de Russie qui va accaparer l'essentiel des efforts militaires allemands, et conduire Hitler à ne consacrer que des efforts insuffisants au front de Libye, alors qu'avec des renforts plus importants, Rommel aurait pu atteindre le canal de Suez. Le 7 décembre 1941 les Japonais détruisent, par surprise, la flotte américaine du Pacifique à Pearl Harbor. Ils laissent néanmoins échapper ses porte-avions. Les Japonais envahissent alors les Philippines et les Indes néerlandaises, en janvier-août 1942, ainsi que tout le Sud-Est asiatique. Ils ne sont arrêtés qu'en Birmanie. Mais au début de juin 1942, la bataille aéro-navale des îles Midway coûte quatre porte-avions aux Japonais. Ainsi sont-ils désormais placés sur la défensive dans le Pacifique, dont les États-Unis commencent la reconquête, île par île. Mais Roosevelt, bien qu'entré en guerre à la suite de l'agression japonaise, a compris que l'ennemi principal est l'Allemagne, qui a fait la sottise de lui déclarer la guerre en décembre 1941. Or l'Union soviétique, menacée par une nouvelle offensive dans le secteur de la Volga et en direction des pétroles du Caucase, supporte presque seule l'effort de guerre allié en Europe. Un second front doit donc être créé d'urgence pour la soulager. Après des hésitations, Churchill et Roosevelt se décident pour l'Afrique du Nord, où Roosevelt, influencé par ses représentants Leahy et Murphy, espère le ralliement de l'armée de Vichy. C'est l'Opération Torch, qui se traduit par le débarquement des Forces alliées en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942. En réalité, les troupes de Vichy accueillent initialement les alliés à coups de canon à Oran et au Maroc, cependant que la Tunisie est livrée sans combat aux Allemands suite aux tergiversations de l'amiral Esteva et du général Derrien, hésitant entre les ordres de Darlan (après son ralliement forcé aux Alliés) et de Vichy. Le 8 décembre, après un ultimatum avec délai d'acceptation de trente minutes du général Nehring, Bizerte se rend et l'escadre française tombe aux mains des Allemands (trois torpilleurs, deux avisos et neuf sous-marins). Le débarquement réussit cependant à Alger, grâce à la résistance française (putsch du 8 novembre 1942) et au ralliement forcé de l'amiral Darlan. À partir de ce moment, l'armée d'Afrique entre en guerre dans le camp allié et, pour commencer, participe à la campagne de Tunisie.
À la Conférence de Casablanca (1943), tenue entre le 14 et le 24 janvier, Roosevelt et Churchill décident de poursuivre leurs offensives en Sicile puis en Italie, et de renforcer leur soutien à l'Union soviétique. Quant à l'armée française d'Afrique, elle va participer aux campagnes d'Italie et enfin au débarquement en Provence. L'Allemagne coule deux navires mexicains au cours du mois de mai 1942. Devant son refus de payer des dommages et intérêts, le parlement mexicain lui déclare la guerre le 2 juin 1942, suivi par d'autres États latino-américains. L'aviation mexicaine participe à la guerre du Pacifique. Après le débarquement allié en Italie, ce pays cesse les hostilités puis change de camp en 1943. L'année suivante, en 1944, à l'approche des troupes soviétiques, les armées de la Roumanie et de la Hongrie changent de camp. Quant à la Yougoslavie, elle se libère toute seule, ce qui confère, par la suite, une forte autorité et une grande indépendance au chef communiste de l'armée des partisans, Tito. L'Allemagne nazie capitule le 7 mai 1945 à Reims, et c'est officiellement le 8 mai 1945 qu'est proclamé l'armistice qui met fin à la guerre en Europe. Le 8 mai est devenu depuis un jour férié en France. En Asie, la guerre ne s'achève que le 2 septembre 1945, lorsque le Japon reconnaît sa défaite et capitule sans condition après le largage, par les États-Unis, des deux premières bombes atomiques sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki. Les gaz de combat ne furent pas utilisés dans les combats entre belligérants, mais seulement contre les civils déportés, dans les camps d'extermination nazis.
Pourtant les deux camps en possédaient. Des réserves importantes de gaz
tabun et sarin furent retrouvées en Allemagne en 1945, suffisantes pour tuer des millions de personnes. Elles furent immergées dans des caissons de béton sous la Manche. On s'inquiète de leur état de conservation aujourd'hui.

Origines

En Europe

Après la Première Guerre mondiale et le traité de Versailles de 1919 se pose le problème de la compensation que l'Allemagne devrait payer aux vainqueurs. Le Royaume-Uni partage les colonies allemandes, sous la forme de mandats de la SDN, avec la France (mais aussi avec la Belgique, le Japon, les États-Unis). Mais la France, sur le sol de laquelle s'est passé une grande part des combats, obtient en outre le droit à de fortes indemnités de réparations, ainsi que la récupération des deux provinces (l'Alsace et la Moselle) annexées par Bismarck après la guerre de 1870. Quant aux États-Unis d'Amérique, devenus de gros créanciers des puissances alliées et appliquant strictement leurs droits, compte tenu de leurs lourdes pertes, ils exigent le règlement des dettes d'achats de matériel de guerre et de carburant dues par leurs alliés. La Russie est devenue, à l'issue de la Révolution et de la contre-révolution, l'Union soviétique communiste, tandis que de nouveaux États (Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne, Pays baltes) sont créés en Europe centrale, au nom du principe des nationalités, en particulier par le démembrement de l'empire austro-hongrois. En Allemagne, les difficultés économiques (inflation galopante des années 1920) et politiques (faiblesse de la République de Weimar) permettent au NSDAP (parti national-socialiste des travailleurs allemands ou nazi) et à son chef Adolf Hitler de prendre le pouvoir légalement en 1933. Très vite, Hitler restaure en Allemagne le service militaire généralisé, interdit par le traité de Versailles, remilitarise la Rhénanie (1936) et met en œuvre une politique étrangère agressive. Cette politique est destinée à regrouper au sein d'un même État les populations germanophones d'Europe centrale, en commençant par l'Autriche (
Anschluss de mars 1938) et ouest de la Tchécoslovaquie (Sudètes, en septembre 1938).
L'annexion des Sudètes est entérinée à Munich en septembre 1938, lors d'une conférence où le Français Édouard Daladier et l'Anglais Neville Chamberlain se fient aux promesses d'Hitler, selon lesquelles l'obtention des Sudètes satisferait la
dernière revendication du III Reich, et interdisent à la Tchécoslovaquie de se défendre. Cela n'empêche naturellement pas Hitler d'annexer, peu après, la moitié de la Tchécoslovaquie, la Bohême et Moravie (en mars 1939, avec la complicité des nationalistes slovaques de Mgr Tiso, de la Hongrie de Horthy et de la Pologne des colonels, qui s'empare de la région de Teschen. Hitler s'empare également de Memel en Lituanie. Cependant, le corridor de Dantzig (aujourd'hui Gdańsk), ancienne ville prussienne détachée de l'Allemagne après 1918, constitue un élément important d'instabilité. En effet, Berlin revendique ce corridor qui sépare la Prusse orientale du reste de l'Allemagne. Quant à la Pologne, bien qu'admiratrice de l'Allemagne nazie, avec laquelle elle a partagé la Tchécoslovaquie, elle ne veut pas lâcher ce corridor, qui est son seul accès à la mer.
En outre, depuis 1922, l'Italie est aux mains du parti fasciste, dirigé par Benito Mussolini, qui exprime des revendications sur divers territoires français.

En Asie

Le Japon, modernisé à partir de l'ère Meiji, développe depuis la fin du sa puissance économique et militaire, s'accordant ainsi une place centrale et peu à peu hégémonique en Extrême-Orient. Dès 1894, le Japon affronte la Chine au sujet d'une controverse sur la Corée. Cette guerre, où de nombreux commentateurs prédisent la victoire de la Chine impériale face au petit Japon, voit l'armée nippone écraser les forces chinoises, notamment grâce à sa supériorité technologique. De cette victoire, le Japon obtient la cession de Formose (Taiwan), des îles Pescadores et de la presqu'île du Liao-dong. Mais la Russie, y voyant un moyen d'accroître son influence en Extrême Orient, paie les dettes de guerre de la Chine auprès du Japon et, soutenue par l'Allemagne et la France, humilie Tōkyō en imposant la restitution de la péninsule de Liao-dong à la Chine. La Russie et le Japon sont dès lors impliqués dans une lutte d'influence au nord-est de la Chine, alors dominée par les puissances occidentales. La Russie obtient la concession de la construction du « transmandchourien » et accroît sa présence militaire dans le secteur, avec notamment la création d'une base navale à Port-Arthur, au sud de la péninsule de Liao-dong. La politique agressive des Russes les menant à s'intéresser à un développement de leur influence en Mandchourie et en Corée, le Japon s'en inquiète et tente dans un premier temps de négocier un partage des aires d'influence en Mandchourie. Mais Moscou les mésestime et la conciliation n'aboutit pas. C'est pourquoi en 1904 les Japonais détruisent sans déclaration de guerre une flotte russe dans la rade de Port-Arthur, puis une autre flotte russe en 1905, à la bataille de Tsoushima. Le Japon, bien préparé et proche de ses bases obtient ainsi la domination de la mer de Chine. À l'inverse, la Russie, minée par des tensions internes, dirigée à l'est par un commandement incompétent et ne parvenant pas à assurer une liaison militaire efficace avec l'ouest par son Transsibérien à voie unique, essuie aussi de lourdes défaites terrestres. La guerre russo-japonaise se solde en 1905 par une armistice qui humilie la Russie, laissant au Japon le Liao-dung, la moitié de l'île de Sakhaline et la prééminence sur la Corée. Le Japon devient le premier pays asiatique à avoir vaincu une puissance occidentale, ce qui lui confère, auprès des peuples d'Extrême Orient, un prestige qui subsistera jusqu'en 1945. En 1914, le Japon déclare la guerre à l'Allemagne et récupère à la fin de la guerre les possessions allemandes du Pacifique. En 1931, sous le prétexte d'incidents transfrontaliers, le Japon envahit le nord de la Chine qui devient en 1932 le Mandchoukouo, État indépendant sous protectorat japonais. L'année suivante, le Japon quitte la SDN, puis, en 1937, profitant de la faiblesse d'une Chine secouée par la guerre civile entre les troupes communistes et celles du Kuomintang, il occupe une partie nord-est de ce pays. La tentative d'occupation de la Manchourie est brisée par l'Union Soviétique. Pour permettre l'accomplissement de son expansionnisme militaire sur l'Asie orientale et le contrôle des ressources de l'Asie du Sud-Est il lui faut cependant détruire la principale menace qui subsiste dans le Pacifique : la force navale américaine basée à Hawaii.

Différents théâtres d'opération

Théâtre européen

Après s'être assuré que l'URSS participerait au démembrement du pays en signant le pacte Molotov-Ribbentrop, Hitler lance ses armées sur la Pologne, le 1 septembre 1939, sans déclaration de guerre (voir : incident de Gleiwitz). En application de leur alliance, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne. En particulier, la France a garanti après 1918 par des traités d'assistance mutuelle l'existence de la plupart des pays nouvellement créés en Europe centrale (avec l'arrière-pensée de créer un cordon sanitaire autour de l'Allemagne). Cependant, malgré la pression de Chamberlain, pas plus qu'elle n'a respecté ses engagements envers les précédentes victimes d'Hitler, la France ne respecte ses obligations envers la Pologne : celles-ci prévoyaient que la France attaquerait l'Allemagne 15 jours après le début de la mobilisation générale. Mais les Français restent l'arme au pied alors que la Pologne fait seule face à l'agression allemande puis soviétique. Les Allemands utilisent alors pour la première fois la tactique de la « guerre éclair » (
Blitzkrieg), qui assure à la Wehrmacht une victoire rapide malgré la contre-offensive de la Bsura. L'URSS prend alors sa part de la Pologne ainsi que les États baltes, et attaque la Finlande (Guerre d'Hiver) pour lui prendre la région frontalière de Carélie, près de Leningrad. Les Finlandais résisteront trois mois puis finiront par céder. Après sa première campagne victorieuse, Hitler se tourne vers l'ouest, mais rien ne se passe sur ce front pendant plusieurs mois. Retranchés derrière la ligne Maginot, les Français attendent l'assaut allemand pour l'endiguer. C'est la drôle de guerre. Mais la stratégie française du généralissime Gamelin est prise en défaut lorsque le 10 mai 1940, l'Allemagne lance l'opération Marita, une vaste offensive sur les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg violant la neutralité de ces États, puis à travers les Ardennes – la percée de Sedan – afin de prendre à revers la ligne Maginot. Les armées franco-britanniques se déploient vers le nord pour défendre la Belgique mais se trouvent prises à revers, puis finalement encerclées autour de Dunkerque. La Royal Navy et les bateaux de plaisance britanniques évacuent leurs troupes et une large partie des forces françaises à Dunkerque (Opération Dynamo) en abandonnant leur équipement lourd, tandis qu'un rideau de troupes françaises freine la réduction du réduit avant d'être fait prisonnier. Gamelin est remplacé par le général Maxime Weygand, qui ne réussit pas à mettre en place une ligne de défense le long de la Somme, jusqu'à la ligne Maginot. Il arrive trop tard, et son action, qui commence par retarder la riposte à la trouée allemande, ne peut qu'aggraver la situation, la France n'ayant plus de réserves. Après quelques jours de combats acharnés, cette ligne est percée. Dès lors, plus rien ne peut enrayer l'avancée nazie. Le président Paul Reynaud démissionne et le nouveau gouvernement du maréchal Philippe Pétain choisit de demander l'armistice. Il est signé le 22 juin Rethondes, dans l'ancien wagon de l'armistice de 1918), et laisse à l'Allemagne le contrôle de la partie nord et ouest de son territoire. Pétain instaure en France un régime autoritaire, le Régime de Vichy, et, quelques mois plus tard, le 30 octobre 1940, il préconise la collaboration avec l'ennemi. À Londres, le général français Charles de Gaulle décide de continuer la guerre et forme une légion de volontaires, qui se transforme en mouvement de la France Libre, pour résister à l'Allemagne. Un certain nombre de Français le rejoignent et une partie des colonies françaises se rallient à lui. De Gaulle est le chef de ce mouvement, et ses Forces Françaises Libres (FFL) combattent aux côtés du Royaume-Uni sur tous les fronts, contre les forces allemandes et italiennes. Le Bureau de Renseignement et d'action de la France Libre organise aussi des réseaux de sabotage en France, contre les forces d'occupation. Pendant ce temps, l'Italie attaque également la France, mais ne progresse que de quelques kilomètres, stoppée par la forte résistance des rares unités françaises qui défendent la frontière en Provence. Cependant, le gouvernement interdit à la RAF de riposter. L'Allemagne ne parvient pas à vaincre la Royal Air Force dans la Bataille d'Angleterre. Ainsi, elle ne peut obtenir la supériorité aérienne nécessaire pour envahir les îles britanniques. Par conséquent, elle commence une campagne de bombardement (dite le Blitz, l'éclair), notamment sur des villes comme Coventry et un blocus (dit Bataille de l'Atlantique) par sous-marins pour affaiblir le Royaume-Uni. Mais c'est un échec, l'Allemagne ne parvient pas à briser la résistance britannique. Voyant les succès de l'Allemagne, Mussolini veut aussi lancer son pays dans les conquêtes. Il a déjà occupé l'Albanie au début de 1939, et il décide d'attaquer la Grèce. Mais la résistance grecque de l'armée du dictateur Metaxas est farouche et se transforme en offensive victorieuse : Les Grecs occupent alors le quart sud de l'Albanie italienne. Pour prêter main forte aux Italiens, Hitler repousse de plusieurs mois l'opération contre la Russie, et envoie en avril 1941 ses troupes vers la Grèce, à travers la Hongrie (qui est son alliée) et la Yougoslavie pro Alliés, où les nazis sont aidés par les croates nationalistes d'Ante Pavelic. Vainqueur en apparence, Hitler écrase les armées yougoslave et grecque, ce qui lui permet d'occuper tout le sud de l'Europe. Mais, du même coup, il vient :
- de se créer un front supplémentaire en Yougoslavie, où les résistances nationaliste de Mihaïlovitch (Tchetniks) et communiste de Tito (Partisans), vont lui immobiliser 20 divisions depuis la fin de 1942 jusqu'à la fin de la guerre
- de retarder de plusieurs mois l'expédition Barbarossa qui ne commence que le 22 juin 1941. Malgré une progression victorieuse, les forces allemandes vont alors être surprises par l'hiver russe, sans l'équipement adéquat, aux portes de Moscou, tandis que leurs blindés vont s'enliser dans la boue : L'Allemagne, en attaquant par surprise l'Union soviétique lors de l'opération Barbarossa, s'empare de grandes portions de territoires, capturant de nombreux soldats.
Ils le font d'autant plus facilement que Staline, qui de toute sa vie n'a fait confiance à personne, a choisi de faire confiance à Hitler, alors qu'il reçoit depuis des mois des informations précises et concordantes de ses agents à l'étranger. Il a cependant refusé d'en tenir compte et de prémunir ses troupes contre ce risque d'agression. De plus, aux premières heures de l'attaque, Staline, dans l'espoir d'arranger les choses avec Hitler, interdit même aux forces soviétiques de résister, pendant les deux premiers jours de l'invasion, alors qu'elles sont martelées par les bombes allemandes. Cependant, les Soviétiques déplacent leur base industrielle dans l'Oural, tandis que l'armée rouge oppose une défense héroïque qui, aidée par un hiver éprouvant, leur permet de défendre notamment Moscou et Leningrad. Leningrad Au printemps 1942, l'armée allemande reprend l'offensive en concentrant celle-ci vers les champs de pétrole du Caucase, au sud. À la fin de l'année, la VI armée, avec plus de 300 000 hommes, est détruite à Stalingrad qui représente un verrou pour le contrôle du Caucase. En 1943, la
Wehrmacht reprend l'initiative à la troisième bataille de Kharkov mais est brisée à la grande bataille de Koursk. En 1943, après un débarquement en Sicile, puis un autre dans la péninsule italienne, les Alliés avancent en Italie. Mussolini chassé, le pays capitule et se range du côté des Alliés. Néanmoins, l'Allemagne peut tenir une ligne de défense dans les montagnes qui freine cette progression dans la péninsule. Il faut attendre début 1945 pour que les Nazis soient complètement repoussés d'Italie. Les Alliés prennent pied en Normandie avec l'opération Overlord à partir du 6 juin 1944. Les soldats alliés qui débarquent sont principalement états-uniens, britanniques et canadiens. Un autre débarquement est organisé par les FFL en août (à partir du 15), en Provence avec l'opération Anvil Dragoon, pour libérer le sud de la France et ouvrir un deuxième front en France. L'Allemagne tente une contre-offensive désespérée dans la Bataille des Ardennes en décembre, où elle perd ses dernières réserves militaires. En 1945, les Alliés peuvent franchir le Rhin et occuper de vastes secteurs de l'ouest et du sud de l'Allemagne, tandis que, à l'est, les Soviétiques progressent de façon continue, libérant l'Europe centrale puis atteignant Berlin. Hitler se suicide le 30 avril d'une balle dans la tête dans son bunker de la Chancellerie. Le même jour, les Soviétiques plantent leur drapeau sur le toit du Reichstag, le siège du Parlement allemand, dans un Berlin en ruine. Toute résistance militaire nazie cesse alors. Mais la Bataille de Berlin continue jusqu'au 2 mai, puisque quelques civils continuent à résister. L'Allemagne se rend sans condition le 8 mai 1945. Le Troisième Reich pour lequel Hitler prédisait une durée d'un millénaire aura finalement semé la destruction un peu plus de 12 ans.

Théâtre africain et du Moyen-Orient

L'armée italienne, partant de sa colonie de Libye, attaque les troupes britanniques et du Commonwealth en Égypte, mais est mise en déroute jusqu'à ce que l'Allemagne la renforce. Des combats se succèdent alors, dans le désert d'Afrique du nord, entre les forces italiennes appuyées par l'Afrika-Korps d'Erwin Rommel et la 8 armée britannique. En mai 1942, Rommel lance une grande offensive vers l'est pour atteindre Suez,et bouscule les forces britanniques, mais il est arrêté 14 jours à Bir Hakeim par la 1 Brigade Française libre du général Koenig, ce qui donna le temps aux Anglais en déroute de se regrouper sur la ligne fortifiée d'El Alamein, que Rommel ne parvient pas à franchir. Puis en octobre 1942, c'est la 8 Armée britannique, commandée par Montgomery, qui attaque à son tour les forces de l'Axe et remporte la seconde bataille d'El Alamein. Celle-ci met fin à la présence de l'Axe en Libye, quelques jours après le succès du Débarquement allié en Afrique du Nord. Le 8 novembre 1942, en effet, pour soulager l'Union soviétique qui résiste seule à l'assaut allemand, les forces américaines et anglaises ont débarqué par l'Opération Torch, au Maroc et en Algérie contrôlés par le gouvernement de Vichy. Roosevelt, désinformé par ses représentants Leahy et Murphy, espérait, contre tout réalisme, le ralliement de l'armée de Vichy. Malheureusement les généraux de Pétain accueillent les alliés à coups de canon à Oran et au Maroc, tandis qu'ils livrent, sans un seul coup de revolver, la Tunisie et sa flotte de Bizerte à une poignée de Germano-Italiens. Le débarquement allié en Afrique du Nord réussit cependant à Alger, où 400 patriotes français réussissent à neutraliser le 19 Corps d'Armée vichyste pendant une quinzaine d'heures. Ainsi cet audacieux putsch du 8 novembre 1942 permet-il aux Alliés d'encercler Alger sans opposition, et d'obtenir, le jour même, la capitulation du général Juin et l'amiral Darlan, à 17 heures. Contrôlant dès le premier jour un grand port intact, le succès du débarquement est assuré, grâce à la résistance française. Il reste au général Clark, qui tient à sa merci les chefs de l'Armée d'Afrique, à obliger sous la menace Juin et Darlan, après 3 jours de pression, à ordonner le cessez-le-feu à Oran et au Maroc, les 10 et 11 novembre 1942. Darlan change alors de camp et instaure à Alger, sous la dénomination de « Haut Commissariat de France en Afrique », un gouvernement vichyste local sous protectorat américain. Darlan puis Giraud y maintiennent le régime de Vichy, avec ses lois d'inspiration hitlérienne et ses camps de concentration (Voir Régime de Vichy en Afrique libérée(1942-43), alors qu'ils ne sont plus soumis à aucune pression nazie. Mais l'armée d'Afrique entre en guerre dans le bon camp, et participe aux campagnes de Tunisie, puis d'Italie et enfin au débarquement en Provence. Parallèlement, à la suite de la fusion du Comité français de Londres, dirigé par de Gaulle et du Commandement Civil et Militaire dirigé par Giraud, un nouvel organisme, le Comité français de la Libération nationale(CFLN) est institué. Sous l'autorité du général de Gaulle, il fait disparaître les derniers vestiges du vichysme dans l'Empire. Les alliés chassent finalement l'Axe du continent africain, avec l'aide de l'armée d'Afrique retournée et des Forces Françaises Libres. Depuis l'Afrique du Nord les Alliés peuvent alors organiser les débarquements en Sicile et en Italie en 1943, et en Provence en 1944.

Théâtre asiatique

1944
Article détaillé : campagnes du Pacifique L'expansionnisme militaire du Japon ne peut plus désormais se réaliser sans détruire la principale menace qui peut encore s'opposer à lui dans le Pacifique : la force navale des États-Unis basée à Hawaii. Ceux-ci leur sont déjà a priori hostiles d'autant qu'avec d'autres pays, les États-Unis ont appliqué un embargo sur les matières premières. Réemployant la stratégie qui lui a réussit contre la Russie, le Japon décide de bombarder Pearl Harbor le 7 décembre 1941 par surprise. La flotte est fortement endommagée mais les porte-avions sont en mer. Simultanément, l'armée japonaise occupe les possessions britanniques, hollandaises et américaines d'Asie du Sud-Est comme Hong Kong, Singapour, l'Indonésie et les Philippines et s'emparent des champs pétroliers de Malaisie menaçant même l'Australie. L'Indochine française est déja passée sous son contrôle militaire avec l'accord du Régime de Vichy le 21 juillet 1941. En mai 1942, la bataille entre porte-avions de la Mer de corail tourne à l'avantage des alliés. Un mois plus tard, cela est accentué par celle de Midway. Malgré la priorité donnée à la guerre contre l'Allemagne et la détermination de l'armée japonaise, les Alliés reprennent peu à peu les îles du Pacifique comme à Guadalcanal, les Salomons puis les Philippines après la bataille du golfe de Leyte. L'armée nationaliste du Kuomintang sous Tchang Kaï-chek et les communistes sous Mao Zedong font front commun contre les Japonais mais sans coopérer. Mao Zedong La capture des îles proches du Japon comme Iwo Jima et Okinawa permet de lancer des attaques aériennes directes. L'Union soviétique déclare la guerre au Japon au début de 1945, attaquant d'abord en Mandchourie. Tōkyō subit un bombardement incendiaire tandis que Hiroshima et Nagasaki (ce devait être Kokura) subissent une attaque nucléaire, provoquant la reddition sans condition du Japon le 15 août 1945, confirmée par la signature des actes officiels le 2 septembre à bord de l'USS Missouri.

Conséquences historiques

La Seconde Guerre mondiale contribue, à travers son bilan plus ou moins préjudiciable aux participants, à l'émergence de deux superpuissances qui vont se partager le monde : les États-Unis d'Amérique (USA) et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). La Société des Nations, à laquelle on impute d'avoir échoué à empêcher la guerre, est remplacée par l'Organisation des Nations unies. La charte des Nations Unies est rédigée à San Francisco en juin 1945. La hiérarchie nazie est jugée et condamnée pour crimes contre l'humanité lors d'un procès international à Nuremberg. La recherche scientifique et la technique, dans l'ensemble, bénéficient d'une forte impulsion, en particulier pour la maîtrise de l'atome dans le projet Manhattan.

Conséquences au Royaume-Uni

Les autres alliés en effet, et si l'on excepte le Royaume-Uni, ont un rôle mineur ou bien sont écartés des négociations qui aboutissent à la mise en place de deux zones d'influences, suivant les accords de Yalta et de Potsdam. Cette situation, qui porte en elle les germes de la Guerre froide, dure jusqu'en 1989. Le Royaume-Uni sort considérablement affaibli de la guerre. Celui-ci, en effet, a consacré la fin des puissances coloniales. Par la suite, les îles britanniques connaissent une crise sans précédent, due à la reconstruction et à la restructuration de son économie.

Conséquences en France

Au cours de la bataille de Normandie, le général de Gaulle, accueilli en libérateur par les Français, parvient à obtenir des alliés la reconnaissance de la pleine autorité de son gouvernement, le Gouvernement provisoire de la République française (
GPRF) (proclamé le 3 juin à Alger), sur la métropole. Il fait en sorte que la France soit reconnue par le camp allié comme un vainqueur. Cette reconnaissance lui permet d'occuper une partie de l’Allemagne, d'obtenir un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, etc. La Libération de la France s'accompagne de l'épuration d'une partie des personnes suspectées, à raison ou à tort, d'avoir collaboré. Les Allemands et leurs collaborateurs ont multiplié les atrocités sous l'occupation, puis dans leur retraite. Aussi dans les territoires libérés par les résistants, de nombreuses exécutions sont expéditives et pas toujours précédées de jugements. Des femmes sont tondues pour « collaboration horizontale ». De ce fait, des erreurs sont commises dans cette libération rapide, et des innocents injustement assassinés. Les historiens estiment qu'environ 11 000 exécutions sommaires ont lieu. L'épuration sauvage a pu être d'autant plus brutale que la population peut avoir envie de se venger des exactions de la milice et des Allemands dans leur déroute et que le gonflement des effectifs de la résistance a permis à certains résistants de la 24 heure de se dédouaner ainsi à peu de frais. On a observé le même phénomène lors de l'indépendance de l'Algérie. À l'opposé, certains collaborateurs sont parfois acquittés ou condamnés à de faibles peines (malgré la gravité de leurs crimes) par les tribunaux réguliers dont la majorité des juges ont prêté serment à Pétain. C'est ainsi que le secrétaire d'État à l'Intérieur de Pétain, René Bousquet (qui mit la police et la gendarmerie françaises à la disposition des occupants pour faire la chasse aux résistants) est acquitté. À noter que les collaborateurs n'ont été poursuivis que pour trahison, et pas pour crime contre l'humanité.