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Le Festin des dieux
Le Festin des dieux est un roman de science-fiction, écrit en 1991 par Éric Jacob (France).
Au milieu du ⅩⅩⅠⅤ siècle, alors que les hommes et les extraterrestres sont depuis longtemps déjà confrontés à de mystérieux guerriers issus d'un autre monde, un terrible virus d'origine extraterrestre anéantit une multitude de plantes essentielles à l'écosystème. Mais depuis un moment, ces guerriers apocalyptiques ont adopté une forme léthargique, pacifique et mystérieuse.
Face à ces mystères et pour répondre à bien des interrogations, quatre humains s’engagent dans un voyage cosmologique et dévoilent alors quelques-unes des plus grandes énigmes sur les origines de l'univers et de l'existence. Ils découvrent en particulier que les Dieux créateurs de notre univers, qui s'avère être un immense « trou noir », s'apprêtent cette fois à le détruire.
Il s'agit principalement d'un roman qui s'inspire de théories nouvelles sur l'espace-temps, et d’une grande épopée scientifique, métaphysique et spatiale où l'on retrouve plusieurs thèmes chers à l'auteur.
Adaptations cinématographiques
- Aucune - libre de droit
Adaptation télévisée
- Aucune - libre de droit
Catégorie:Roman français
Catégorie:Roman de science-fiction
Science fiction
Essai de définition
Genre littéraire à ses débuts, la science-fiction (ou SF) s’est très vite étendue à la bande dessinée, à la radio, au cinéma, à la télévision et aux jeux vidéo, ainsi qu’aux arts plastiques en général (peinture, sculpture, bien que surtout représentée dans ce que l’on pourrait appeler de « l’art illustratif » comme des couvertures de disques ou des affiches décoratives, posters). En dépit d’occurrences antérieures ponctuelles du terme science-fiction dès le , il a été inventé, dans son acception actuelle, en 1929 aux États-Unis par Hugo Gernsback ; auparavant, on employait plusieurs termes qui recouvraient les œuvres de Jules Verne et H.G. Wells, dont certaines avaient été reprises dans la revue pionnière du Luxembourgeois Hugo Gernsback. Des expressions telles que roman scientifique (scientific romance en anglais) ou roman d’anticipation apparaissaient comme surannées ou maladroites et le genre ne voulait pas se restreindre aux œuvres décrivant les voitures volantes de l’an 2000 ou, de manière plus générale, à ce que serait la vie dans le futur. On a donc préféré leur substituer le terme scientifiction puis science-fiction.
Dans un premier temps, on peut au moins affirmer que l’un des termes de l’appellation est clair : il s’agira d’une œuvre de fiction.
En revanche, si on étudie quelque peu le catalogue d’une collection spécialisée, on s’apercevra que bon nombre des œuvres n’utilisent pas la science. Ce sont les extrapolations des techniques actuelles qui tiennent souvent lieu de réflexion sur le développement probable ou possible des sciences.
Sous ce libellé se trouvent de nombreux sous-genres comme la « hard science » (science dure) comportant des fictions « prétextes » à de la vulgarisation scientifique ou à des conjectures adhérant de manière rigoureuse aux connaissances scientifiques actuelles, les uchronies (ce qui se serait passé si un élément du passé avait été différent), le cyberpunk branché sur les réseaux, le space opera qui, avec la speculative fiction constitue véritablement le cœur du genre, le planet opera et même le policier/SF et bien d’autres encore.
Certains éditeurs rebaptisent même les œuvres de Fantasy, « Science Fantasy », moyen efficace pour n’avoir qu’une seule collection sobrement intitulée S.F. Mais ce n’est là qu’une étiquette éditoriale peu soucieuse du contenu.
Tout cela fait dire à Norman Spinrad : « La science fiction, c’est tout ce que les éditeurs publient sous ce nom. »
Le (seul ?) point commun entre ces œuvres est d’être spéculatives (il a d’ailleurs été proposé de traduire SF par speculative fiction; le terme est référencé plus de 80 000 fois par Google) ou hypothétiques, basées sur des « et si » : et si les hommes colonisaient l’univers, et si des E.T. arrivaient, et si on voyageait dans le temps, et si on avait assassiné son grand-père (Barjavel) ou Mahomet (Alfred Bester), ou si Hitler avait gagné la guerre (Philip K. Dick)...
D’une manière générale, on pourrait dire que la science-fiction met en scène des univers où se déroulent des faits impossibles en l’état actuel de la civilisation, des techniques ou de la science (et éventuellement impossibles tout court), qui correspondent à de nouvelles découvertes scientifiques, au fait que l’on se situe sur un autre monde, à de nouvelles inventions techniques ou bien à la survenue d’événements imaginaires (dans le cas des uchronies ou bien d’une rencontre avec des extraterrestres) — la science-fiction serait en quelque sorte de la « science fictive ».
Avec une telle définition, des œuvres comme le roman 1984 de George Orwell ou le film Brazil de Terry Gilliam ne seraient pas de la science fiction mais de la « politique fiction » ou de la « sociale fiction ».
Si l’on rajoute que les « faits impossibles » correspondent à un comportement différent de la nature (magie, pouvoirs naturels inhérents à certaines personnes comme les pouvoirs mentaux, existence d’animaux fabuleux et monstres), cette définition inclut les œuvres de fantastique, de la fantasy au fantastique contemporain en passant par l’épouvante et le gothique à condition que l’on considère que les interventions relevant de la magie sont le fruit d’un état de nature autre que le nôtre mais toujours cohérent, ce qui n’est pas le cas de nombre de ces textes. Cette définition inclurait aussi les contes de fées et les mythes religieux, ce qui montre bien son imperfection.
La SF selon...
- Ayerdhal : « La science-fiction est un puissant outil pédagogique, un véhicule idéologique non négligeable et la plus riche expression de l’imagination créatrice.»
- James G. Ballard : « La science-fiction est une forme de fiction tournée vers l’avenir et qui s’intéresse au présent immédiat en terme de futur plutôt que de passé ; elle exige des techniques narratives en rapport avec la matière même de son sujet. »
- Alain Pelosato : « La science-fiction est le moyen le plus fantastique de traiter des problèmes de société et d’éthique, des questions liées à l’avenir de la civilisation, de l’évolution des sciences et des technologies. »
- Kingsley Amis : « La science-fiction est un récit en prose, traitant d’une situation qui ne pourrait se présenter dans le monde que nous connaissons, dont l’existence se fonde sur l’hypothèse d’une innovation d’origine humaine ou extra-terrestre dans le domaine de la science ou de la technologie. »
- Michel Tournier : « Science-fiction ! Ces deux mots jurent à mon oreille. Ils se font l’un et l’autre une guerre inexplicable qui condamne le produit de leurs amours à n’être qu’un avorton minable. »
- Jean-François Revel : « La science-fiction se résume à un western où remplace simplement les chevaux par des fusées et les indiens par des aliens » (propos énoncé lors de la sortie de "Star wars" et sur lequel l’auteur est revenu depuis).
- Roland C. Wagner : « Conjecture rationnelle reposant dans la plupart des cas sur une déviation de la connaissance. »
- Pierre Versins : « Conjecture romanesque rationnelle. »
- Norman Spinrad : « La science-fiction est l’ensemble de ce qui a été publié sous le nom de science-fiction. »
- Harlan Ellison : « Est science fiction tout ce que j’appelle science fiction. »
- Terry Pratchett : « La Science-Fiction, c’est de la Fantasy avec des boulons...»
- Daniel Drode : « Des expériences sur des idées. »
Historique
Des origines de la SF...
De même que par un débat sans fin on tente de définir la science-fiction, ses « historiens » s’entredéchirent pour déterminer quand est exactement apparu le genre. Pour certains, cela commence très tôt avec les mythes et les religions. On pourrait même dire encore plus tôt puisque l’homme confronté à l’inconnu et à l’incertitude a toujours spéculé sur les causes et les devenirs : certains l’ont fait à la manière des scientifiques, d’autres de religieux et d’autres ont mis leurs interrogations sous forme d’œuvres de fiction. En revanche, dans la civilisation antique qui développe les débuts d’une connaissance de l’univers, le questionnement sur la connaissance n’est plus religieux dans les textes de Lucien de Samosate. Ses voyages extraordinaires auront une très longue postérité. De même, les merveilles, réelles ou imaginaires, de la technique antique (sous-marins, automates, substances rares telle que l’amiante) apparaissent dans la littérature médiévale (roman d’Alexandre, romans de chevalerie, exploits attribués au personnage de Virgile devenu un mage hors pair).
Cette littérature est donc riche d’une vieille histoire. Parmi les précurseurs plus récents, on notera en particulier : Francis Godwin (1562-1633) et son Man in the Moon de 1638, Johannes Kepler (1571-1630) et son Somnium qui anticipe la SF dure, Cyrano de Bergerac (1616-1655) et ses Histoire comique des États et Empires de la Lune et Histoire comique des États et Empires du Soleil (satiriques), Jonathan Swift en 1726 avec Les voyages de Gulliver, Voltaire en 1752 avec Micromégas relatant l’arrivée de géants provenant de Saturne et Sirius, Mary Shelley et son célèbre Frankenstein (écrit l’année de ses 21 ans), Edgar Allan Poe (1809-1849), les frères Boex (1856-1940, 1859-1948) écrivant sous le pseudonyme J.-H. Rosny et Edgar Rice Burroughs (1875-1950) et son héros John Carter dans le cycle de Mars.
Mais les deux vrais fondateurs de la SF contemporaines sont Jules Verne (1828-1905) avec De la Terre à la Lune en 1865 ou 20 000 lieues sous les mers en 1870, et H.G. Wells (1866-1946) avec notamment "La Machine à explorer le temps" (1895), "L’Homme invisible" (1897) ou "La guerre des mondes" (1898).
... au « SF-boom » ...
On peut dire que si la SF a vu le jour en Europe et s’est particulièrement développée en France puis en Angleterre comme courant littéraire, ce sont les années 1920-1950 aux États-Unis qui marqueront le premier âge d’or de la SF.
En effet, c’est à ce moment que se multiplient les revues spécialisées de science-fiction qui suivent la tradition des pulps (revues populaires de faible qualité et très peu chères). Citons Weird Tales, née en 1923 ; Amazing Stories, née en 1926 ; Wonder stories, née en 1929 ; Astounding Stories, née en 1930, comme les premières à faire leur apparition. Aux seuls États-Unis, plus de 30 titres de revues existeront simultanément.
Ce support de parution a fortement marqué la littérature. Le format et la périodicité ont fait que beaucoup de nouvelles et de courts romans (« novellas ») ont été écrits. Les œuvres longues n’étaient que le fait des auteurs les plus célèbres et passaient par épisode, ce qui n’était pas sans conséquence sur le texte puisque les auteurs devaient s’y adapter.
L’édition sous forme de livres des textes de SF est plus tardive. Elle précède de peu la disparition de nombreuses revues.
De cette période ont émergé beaucoup des principaux écrivains de la SF comme Howard Phillips Lovecraft, Isaac Asimov, Raymond Bradbury, Arthur C. Clarke, Frederik Pohl, Robert Heinlein, Alfred Bester, A. E. van Vogt, etc.
Cette période est aussi marquée par la naissance du cinéma en 1895, et les films se tourneront très tôt vers la science fiction et le fantastique, avec Le voyage dans la Lune de Georges Méliès (1902) et les films de l’expressionnisme allemand, comme le Nosferatu (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens) de F.W. Murnau (1922) et Metropolis de Fritz Lang (1927). Parmi les films majeurs de cette période, on peut citer Frankenstein (James Whales, 1931), King Kong (Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, 1933) qui étonna par ses effets spéciaux, Le jour où la Terre s’arrêta (The Day the Earth Stood Still, Robert Wise, 1951 — il réalisa également La maison du diable et Star Trek I) et Planète Interdite (Forbidden Planet, Fred M. Wilcox, 1956). Mais il ne faut pas oublier une production plus populaire mais aussi emblématique, caractérisée (avant l’ère de la télévision) par des films épisodiques dont les héros s’appelaient Flash Gordon (1936, 13 épisodes) ou Buck Rogers (1939, 12 épisodes).
La bande dessinée ne fut pas en reste, avec l’explosion des comics comme Buck Rogers et Flash Gordon
et ceux qui sont consacrés aux super-héros (Superman, Batman, Wonder Woman de la DC Comics, ou bien encore Spider-Man, les Quatre Fantastiques, les X-Men de la Marvel).
En France, dans les années allant de 1953 à 1962, les publications Artima introduisirent ce genre, avec des titres comme Météor, Atome Kid et la famille Rollinson dans l’espace, etc.
... à aujourd’hui.
Depuis lors, la SF est un genre riche et diversifié. Elle mêle des œuvres de grande qualité (et a gagné ses lettres de noblesse littéraires avec des auteurs comme Ray Bradbury) à de la « littérature de gare ». Parmi les auteurs contemporains, on peut citer par exemple Orson Scott Card, et Dan Simmons.
Les sous-genres, évoqués au début du texte, se sont aussi multipliés et de nouveaux continuent d’apparaître.
Une nouvelle géographie
Elle a aussi étendu son essor géographiquement, bien au-delà des États-Unis. On a vu, par exemple, une « nouvelle vague » de science fiction française dans les années 1970 (avec, entre autres, Pierre Pelot (ou sous son pseudonyme Pierre Suragne), Jean-Pierre Andrevon, Gérard Klein (également responsable de la collection Ailleurs et Demain, Robert Lafont, qui a beaucoup fait pour rendre cette littérature ’plus sérieuse’), Michel Jeury, Philippe Goy, Dominique Douay) ou encore Philippe Ebly pour les enfants et adolescents des années 1970 et 1980. On compte aussi de nombreux auteurs de talent dans les pays de l’Est (rarement traduits en français) avec à leur tête le Polonais Stanislas Lem et les frères russes Arcadi et Boris Strougatski.
Au cinéma
Aujourd’hui, la SF est toujours bien présente. Elle a gagné plusieurs lectorats, s’est popularisée avec le cinéma et nombre de ses thèmes sont ancrés dans l’esprit de chacun. La science fiction est un des genres majeurs du cinéma, soit sous la forme d’adaptation d’œuvres littéraires, soit sous la forme de créations originales. Le voyage dans la lune (1902) de Georges Meliès est ce que l'on peut considérer comme le premier film de science-fiction. Parmi les films majeurs qui imposèrent un grand nombre de standards, on peut retenir 2001, l’odyssée de l’espace (2001 : A Space Odyssey, Stanley Kubrick, 1968), La Guerre des étoiles (Star Wars IV: A New Hope, George Lucas, 1977), Alien - Le huitième passager (1979) et Blade Runner (1982) de Ridley Scott et tiré d’un roman de Philip K. Dick, ainsi que la série télévisée Star Trek (à partir de 1966) et plus récemment La Guerre des Mondes, d’après H.G. Wells réalisé par Steven Spielberg. L’idée que l’on a du film de SF est souvent associé à une débauche d’effets spéciaux, mais il existe des films dits de « science-fiction minimaliste », qui mettent en scène le fantastique sans aucun effet spécial, uniquement en jouant avec le cadrage, la mise en scène le jeu d’acteurs et la musique ; citons par exemple Stalker d’Andrei Tarkovsky (1979), Le Trésor des îles Chiennes de François-Jacques Ossang (1990) ou encore Bienvenue à Gattaca d’Andrew Niccol (Gattaca, 1997).
Dans le cinéma d’animation
Concernant le cinéma d’animation, les Japonais occupent une place prépondérante tant au cinéma qu’à la télévision (on parle danime ou de manga eiga pour désigner ces réalisations), avec notamment des réalisateurs comme Hayao Miyazaki, Katsuhiro Otomo et Mamoru Oshii. Mais des réalisations françaises comme Le Secret de Sélénites ou Les Fabuleuses Aventures du légendaire Baron de Munchausen de Jean Image, ou bien états-uniennes telle que Métal hurlant, font partie intégrante du développement de la science fiction dans le cinéma d’animation.
La déferlante des séries d’animation japonaise (parfois coproduites avec des Français ou des Américains), qui envahirent les programmes « jeunesse » de la télévision française durant la décennie 1978-1988, contribuèrent largement à populariser le genre en France, bénéficiant d’une diffusion médiatique de masse sur des chaînes hertziennes (TF1, Antenne 2, FR3, puis La Cinq) aux heures de grande audience. De ce fait, des séries telles que Goldorak, Capitaine Flam, Albator, Il était une fois l’espace, La bataille des Planètes (la Force G) et Ulysse 31 ont toutes gardé une place privilégiée dans le cœur des Français.
En bande dessinée
En bande dessinée, la science-fiction est l’occasion de développer des univers esthétiques fabuleux.
Parmi les grands créateurs du genre, on compte beaucoup de dessinateurs et scénaristes français ou travaillant en France, notamment ceux qui gravitent autour du journal Métal hurlant ; citons par exemple Enki Bilal, Caza, Philippe Druillet, Alejandro Jodorowsky, Olivier Ledroit, Moebius et Olivier Vatine.
Parmi les revues, on peut citer:
- Solaris
- Bifrost
- Epic Magazine (disparue)
- Galaxies
- Khimaira
Roger Leloup est un scénariste belge dont la série Yoko Tsuno se déroule dans un univers empreint de Science-fiction.
Aux États-Unis, on peut citer Richard Corben, Simon Bisley, Frank Miller, Pat Mills et Alan Moore. Les manga (bandes dessinées japonaises) exploitent elles aussi énormément les thèmes de la science fiction et du fantastique, citons par exemple Go Nagai, Katsuhiro Otomo et Masamune Shirow.
Mutations récentes
On a, depuis des années, affaire à une SF qui a mûri et pose le plus souvent des réflexions sur des problèmes de société immédiats (écologie, sociologie, rôle des médias, rapport au pouvoir, aux nouvelles technologies, à l’histoire). Elle est ancrée dans son temps et ses problématiques, tout en restant œuvre d’évasion.
Thèmes et genres de la SF
Voir article détaillé
Rapports entre la science et la science-fiction
Si le monde imaginaire de la science-fiction et les réalités scientifiques sont parfois à cent lieues l’une de l’autre, ces deux univers peuvent aussi s’enrichir l’un l’autre.
Ainsi, la science-fiction joue-t-elle pour la science un rôle de prospective, voire de défouloir. Le scientifique, depuis Galilée, n’est pas porté à s’intéresser aux conséquences de ses découvertes. Il offre à l’humanité un outil ; à ceux qui s’en serviront de le faire avec sagesse. Cependant, depuis que la Deuxième Guerre mondiale a montré de manière terrifiante les conséquences d’une mauvaise utilisation des progrès scientifiques (bombe nucléaire, extermination industrielle, etc.), la question éthique se pose de plus en plus. La science-fiction, en extrapolant les conséquences possibles de découvertes scientifiques, permet ainsi d’éclairer la conscience de l’humanité.
Un exemple : l’Ascenseur spatial, imaginé par Constantin Tsiolkowski en 1885 et repris dans un roman d’Arthur C. Clarke "Les Fontaines du Paradis".
Voir aussi
Liens externes
En français
- [http://www.schismatrice.net/ Schismatrice], portail francophone de la SF et de la cyberculture
- [http://www.alire.com/ Alire.com], Le site officiel des éditions Alire, SF, fantastique, fantasy et polar. Le site présente les nouveautés, les auteurs, le catalogue des publications disponibles et certaines ressources bibliographiques.
- [http://www.bragelonne.fr/ Bragelonne.fr], Le site officiel des éditions Bragelonne, SF et Fantasy. Ce site présente des entretiens, actualités, nouvelles online, catalogue des auteurs et des illustrateurs.
- [http://www.fantasy.fr/ Fantasy.fr], Le portail de la Science Fiction. Toutes l’actualité Fantasy, S.F. et Fantastique.
- [http://www.actusf.com ActuSF] - Ce site traite de toute l’actualité des genres de l’imaginaire (Science-fiction, Fantasy, Fantastique) en littérature, littérature jeunesse et bandes dessinées.
- [http://www.noosfere.org NooSFere] - Cette association loi 1901 a pour but de promouvoir la science-fiction parue en langue française. Leur portail héberge une encyclopédie (livres, BD, revues, auteurs, prix littéraires, etc.), un liste de sites d’amateurs de science-fiction ainsi que de sites de certains auteurs.
- [http://www.cafardcosmique.com/ Le Cafard Cosmique] - Ce webzine mensuel consacré aux littératures de l’imaginaire propose des articles sur l’actualité des parutions de SF, des dossiers à thèmes [le cyberpunk, les uchronies, les nanotechnologies...], des interviews d’auteurs et d’éditeurs, des fiches sur une centaine d’auteurs marquants du genre et enfin un Forum de discussion extrêmement vivant sur lequel on trouve rapidement réponse à n’importe quelle question touchant à la littérature SF.
- [http://www.unificationfrance.com/ Unification France] Site sur les séries SF à la TV et la SF au cinéma
- [http://www.revue-solaris.com/ Solaris] Site de la revue canadienne Solaris, la plus ancienne revue francophone en activité
- [http://sf.emse.fr/ Pages Françaises de Science-Fiction]
- [http://www.quarante-deux.org/ Quarante-deux : site documentaire sur la littérature et l’illustration de Science-Fiction]
- [http://www.nlc-bnc.ca/3/6/index-f.html Visions d’autres mondes : la science-fiction et le fantastique au Canada]
- [http://www.revue-solaris.com/special/cnpedh.htm Un guide d’écriture pour les aspirants auteurs de SF]
- [http://www.ailleurs.ch Le site du premier musée public au monde de l’utopie et de la science-fiction, la Maison d’Ailleurs, à Yverdon-les-Bains, en Suisse.]
- [http://congresboreal.ca Le congrès Boréal] est le congrès francophone de la science-fiction et du fantastique au Canada.
- [http://www.parcheminstraverses.com Parchemins & Traverses] est un site à deux entrées puisque c’est à la fois - un webzine consacré à l’actualité de l’imaginaire avec des brèves, des critiques, un agenda, un recensement d’appels à textes, un annuaire de sites, d’éditeurs - une petite maison d’édition qui publie une revue gratuite au format PDF et des recueils/anthologies
- [http://www.pochesf.com PocheSF.com], un catalogue des livres de science-fiction au format poche
- [http://www.culture-sf.com/ Culture SF]
- [news://fr.rec.arts.sf Forum Usenet]
En anglais
- [http://www.magicdragon.com/UltimateSF/SF-Index.html The Ultimate Science Fiction Web Guide]
- [http://www.sfsite.com/home.htm The Home Page for Science Fiction and Fantasy]
Catégorie:Science-fiction
Catégorie:Genre et forme littéraire
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zh-min-nan:Kho-hoàn sió-soat
1991Catégorie:1991
Cette page concerne l'année 1991 du calendrier grégorien.
Événements
France
- 10 janvier : France : vote de la loi Evin contre le tabagisme passif
' - 29 janvier : Démission du ministre français de la défense Jean-Pierre Chevènement, remplacé par Pierre Joxe.
- 26 mars : Violentes émeutes à Sartrouville de jeunes Français d'origine arabes.
- 15 mai : Renvoi du premier ministre Michel Rocard, remplacé par Édith Cresson.
- 31 mai :
- La Cour de cassation condamne la pratique des « mères porteuses ».
- La chaîne de télévision Canal+' prend le contrôle financier du club de football du Paris Saint-Germain.
- 27 juin : Un incendie à Barbotan-les-Thermes fait 20 morts.
- 9 juillet : Edith Cresson annonce une politique plus ferme à l'égard des demandeurs d'asile.
- 21 septembre : Valéry Giscard d'Estaing propose de substituer le « droit du sang » au « droit du sol ».
- En octobre : Violentes manifestations d'agriculteurs touchés par la baisse des cours.
- 10 octobre : Manifestations à Paris des infirmières, des assistantes sociales, des professionnels du spectacle.
- 7 novembre : Délocalisation de l'ENA à Strasbourg.
- 17 novembre : Manifestation à Paris de 400 000 professionnels de la santé.
- 24 novembre : Le rameur Gérard d'Aboville achève sa traversée du Pacifique
- 9 décembre : Traité de Maastricht, qui sera signé en février 1992.
Monde
- 6 janvier : Algérie, à Tamanrasset, signature entre le gouvernement du Mali et les représentants de la rébellion Touareg des accords mettant un terme à la rebèllion de 1990-1991.
- 16 janvier : Irak, l'opération Tempête du désert débute.
- 17 janvier : Opération Tempête du désert : intervention militaire alliée contre l'Irak (jusqu'au 28 fév) au Koweit.
- En janvier, Opération militaire soviétique contre les républiques baltes indépendantistes.
- 24 février : Début des opérations militaires terrestres contre l'Irak.
- 3 mars : Fin de la Guerre du Koweit, 1990-1991.
- 26 mars : Au Mali, un coup d'État militaire dirigé par Amadou Toumani Touré met fin à 23 ans de dictature de Moussa Traoré.
- 29 mars : Amadou Toumani Touré instaure au Mali un régime de «Transition démocratique» et prend la présidence du «Comité de Transition pour le Salut du Peuple» (CTSP).
- 9 avril : Indépendance de la Géorgie.
- 16 avril : Accord frontalier sino soviétique (16-19 avr).
- 16 avril : Visite de Mikhail Gorbatchev au Japon (16-19 avr).
- : Publication de la troisième encyclique sociale de Jean-Paul II, Centesimus annus, qui conclut à la défaite du communisme, tout en refusant d'y voir la victoire du capitalisme.
- 12 mai : Référendum dans la province serbe de Krajina (Croatie) pour le maintien dans la Yougoslavie.
- 19 mai : Référendum pour l'indépendance de la Croatie.
- 25 mai : Nouvelles émeutes dans les banlieues de grands ensembles (mai-juin).
- 31 mai : Signature d'un accord de paix en Angola.
- En mai : Barton Fink de Joel et Ethan Coen remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- 12 juin : Élection de Boris Ieltsine comme président de la république de Russie.
- 14 juin : 700 morts dans l'éruption du volcan Pinatubo aux Philippines.
- 15 juin : Fondation du Bloc québécois.
- 16 juin : Pour la première année, la Journée de l’enfant africain est célébrée en souvenir du Massacre de Soweto.
- 25 juin : Indépendance de la Croatie.
- 26 juin : Indépendance de la Slovénie et de la Croatie : début de l'explosion de la Yougoslavie.
- 27 juin : Intervention militaire fédérale yougoslave (serbe en fait) en Slovénie.
- 28 juin : Dissolution du CAEM (COMECON).
- 1 juillet : Dissolution du Pacte de Varsovie.
- 9 juillet : après 30 ans de suspension, l'Afrique du Sud réintègre le mouvement olympique
- 19 juillet : Début de la guerre entre Croates et Serbes en Yougoslavie.
- 23 juillet : Fin de la guerre civile au Cambodge, désormais sous la protection des Nations unies.
- 29 juillet : Ouverture à Bamako (Mali) de la «Conférence nationale» présidée par Amadou Toumani Touré, qui, en quinze jours, adoptera un projet de Constitution, un Code électoral, une Charte des partis politiques, ainsi qu'un texte sur l'état de la Nation !
- 30 juillet : Sommet américano soviétique à Moscou signatures des accords START (strategic arms reduction talks : 30-31 juil).
- 31 juillet : Signature à Moscou du Traité START entre l'URSS et les États-Unis, prévoyant une réduction de 30 % des armements nucléaires stratégiques.
- 19 août : Tentative ratée de Putsch communiste en URSS.
- 20 août : Rétablissement de l'indépendance de l'Estonie.
- 24 août : Indépendance de l'Ukraine.
- 25 août : Indépendance de la Biélorussie.
- 27 août :
- Tornade à Maskinongé, Québec, Canada.
- Indépendance de la Moldavie - Fête Nationale
- 30 août : Indépendance de l'Azerbaïdjan
- En août : Attaque massive de l'armée serbe en Slavonie occidentale (Croatie).
- En août : Indépendance des États Baltes.
- 8 septembre : Référendum sur l'indépendance en Macédoine.
- 11 septembre : Retrait d'une part des soldats soviétiques de Cuba.
- 19 septembre : Découverte de Ötzi l'homme des glaces.
- 23 septembre : L'Arménie proclame son indépendance
- 26 septembre : Référendum clandestin sur l'indépendance du Kosovo.
- 29 septembre : En Haïti, suite à un coup d'État militaire, le président Jean-Bertrand Aristide est déposé
- 5 octobre : Linus Torvalds diffuse la première version du noyau Linux.
- 11 octobre : Suppression du KGB.
- 15 octobre :
- Référendum clandestin sur l'indépendance du Sandzak.
- Vote du parlement Bosniaque sur la souveraineté.
- 21 octobre : Premières inculpations dans l'affaire du « sang contaminé ».
- 23 octobre : Retour du prince Norodom Sihanouk au Cambodge après un exil de 12 ans. Fin de la guerre au Cambodge.
- 30 octobre : Conférence de paix israélo-arabe, à Madrid, sous le parrainage des États-Unis et de l'URSS, et avec la participation de l'OLP, des israéliens, des Jordaniens et des Syriens.
- 4 décembre : Cessation d'activité de la compagnie états-unienne Pan Am (Pan American World Airways).
- 8 décembre : Minsk : La Russie, la Biélorussie et l'Ukraine créent la CEI, l'URSS est dissoute.
- 9 décembre : Traité de Maastricht, qui sera signé en février 1992.
- 21 décembre : Alma-Ata : fin de l'URSS : 7 autres républiques de l'URSS rejoignent la CEI : l'organisation se dote d'un conseil des chefs d'etat et d'un conseil des chefs de gouvernement, la Russie récupère les armes nucléaires de l'Ukraine, de la Biélorussie, du Kaz.
- 25 décembre : Mikhaïl Gorbatchev démissionne de son poste de 'président' de l'Union soviétique.
- 26 décembre :
- Le Soviet suprême se réunit et dissout formellement l'URSS.
- Succès du Front Islamique du Salut (FIS) aux premier tour des élections législatives en Algérie.
- 31 décembre : Fin de l'URSS, démission de Gorbatchev.
- Accord sur le Protocole de Madrid sur la Protection de l'Environnement concernant l'Antarctique après 2 ans de lobbying de la France et de l'Australie.
- Création de la CEI.
- Éruption du Pinatubo, aux Philippines, importante pluie de cendre, 700 morts.
- Fondation du Mercosur, marché commun du « cône sud » de l'Amérique.
- L'ONU passe à 186 membres avec l'admission des deux Corées, des 3 États baltes, de la Micronésie et des Marshall.
- Le Comecon et le Pacte de Varsovie sont dissous.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à la birmane Aung San Suu Kyi.
- Le silence des agneaux de Jonathan Demme remporte l'Oscar du meilleur film.
- Naissance du World Wide Web (WWW), la toile de l'Internet, qui ouvre ce réseau au grand public.
- Rentrée atmosphérique du complexe russe Saliout 7 + Cosmos 1686 au-dessus de l'Amérique du Sud après 9 ans en orbite.
- Argentine, Carlos Menem instaure la parité 1/1 entre le peso et le dollar.
- Guerre du golfe (du 18/01 au 28/02).
- L'équipe d'Australie est pour sa première fois championne du monde de Rugby.
Chronologies thématiques
- Aéronautique : 1991 en aéronautique
- Chemins de fer : 1991 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1991 au cinéma
- Sport : 1991 en sport
- Musique :1991 en musique
- Prix Nobel de physique : Pierre-Gilles de Gennes
- Prix Nobel de chimie : Richard R. Ernst
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Erwin Neher et Bert Sakmann
- Prix Nobel de littérature : Nadine Gordimer
- Prix Nobel de la Paix : Aung San Suu Kyi
- 9 janvier : Georges Croisile, premier pacha du France
- 11 janvier : Carl David Anderson, physicien, Prix Nobel de physique en 1936 (° 3 septembre 1905)
- 20 janvier : Louis Seigner, comédien français, dans l'incendie de son appartement.
- 2 mars : Serge Gainsbourg, compositeur et chanteur (° 2 avril 1928)
- 16 mars : Govindan Aravindan, réalisateur indien
- 21 mars : Leo Fender (Clarence Leonidas Fender), industriel de la guitare (° 10 août 1909)
- : Martha Graham, danseuse et chorégraphe américaine (° 11 mai 1894)
- 3 avril : Graham Greene, écrivain anglais (° 2 octobre 1904)
- 16 avril : David Lean, réalisateur britannique (° 25 mars 1908)
- : Richard Thorpe, réalisateur américain
- 15 mai : Amadou Hampâté Bâ, écrivain malien
- 25 mai : Mgr Lefebvre, homme d'église (° 29 novembre 1905)
- 3 juin : Katia et Maurice Krafft, volcanologues français (° 17 avril 1942 et °1946)
- 14 juin : Peggy Ashcroft, comédienne britannique
- 17 juillet : Miles Davis, trompettiste américain (° 25 mai 1926)
- 8 août : James Irwin, astronaute américain
- 3 septembre : Frank Capra, réalisateur américain d'origine italienne (° 18 mai 1897)
- 25 septembre : Viviane Romance, (Pauline Ronacher Ortmanns), 79 ans, actrice française.
- 25 septembre : Klaus Barbie, 77 ans (° 1913)
- 26 septembre : Miles Davis, compositeur et trompettiste américain (° 25 mai 1926)
- 7 novembre : Gaston Monnerville, homme politique français (° 2 janvier 1897)
- 9 novembre : Yves Montand, chanteur et acteur de cinéma (° 13 octobre 1921)
- 18 novembre : Gustáv Husák, homme politique tchécoslovaque
- 24 novembre : Freddie Mercury, chanteur compositeur anglais du groupe Queen (° 5 septembre 1946)
- 9 décembre : Berenice Abbott, photographe américaine (° 17 juillet 1898)
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ja:1991年
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Éric JacobJacob, Eric
Jacob, Eric
Jacob, Eric
Jacob, Eric
Biographie
Les jeunes années
Éric Jacob, né le 30 septembre 1965, à Metz (Moselle), est le fils d'Yves Jacob écrivain très connu. Il se destine très rapidement à une carrière scientifique, établissant dès l'âge de onze ans ses premiers concepts sur l'univers physique. Ce n'est cependant qu'aux alentours des années 1990 que sa théorie sur l'univers et l'espace-temps (qui serait en réalité un vaste trou noir) trouve sa meilleure définition.
Les débuts littéraires
Dès lors, il écrira nombre de romans mettant en scène des visions apocalytiques sur la destinée humaine au sein de ce cosmos, les confrontant à la magie des Dieux et de la science.
Développant des thèmes volontiers mystiques, Éric Jacob aborde simplement les problèmes liés aux croyances sombres, aux peurs effroyables. C'est avec une sensibilité à fleur de peau, tintée de nostalgie qu'il traitera tous les sujets violents avec un humour cynique.
Éric Jacob a beaucoup réfléchi sur l'essence spirituelle de l'humanité par rapport à l'univers. Il aura perpétuellement cherché à se confronter au sens de la vie, à la nature de l'homme, à sa grande différence sur le monde animal et n'aura eu de cesse de regretter le matérialisme d'une société manipulatrice et bêtifiante.
Bibliographie
Romans
- Le Festin des dieux (1991), collection 2004 « Coetquen »
- Marie Potdeter, au pays des Vermeilles du Père-Noël (cf Conte, Fable, Fable politique et auteurs de littérature de jeunesse)
- La Trinité du Saint-Graal (Antéchrist - l'échiquier occulte)
Recueils
Nouvelles
Scénarii
Liens externes
- [http://www.fnac.com/1602584/rcwwwa/Le-festin-des-dieux-Eric-Jacob.html Le Festin des dieux]
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
|-
|
| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
|-
| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
|-----
| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
|-
| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
|-----
| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
|-
| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
|-----
| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
|-
| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
|-----
|
| Toussaint || Fête de tous les saints
|-
| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
|-----
| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
|-----
| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France
Extraterrestre ja:宇宙人
Extraterrestre est un adjectif désignant tout ce qui provient d'une autre planète que la Terre, ou plus généralement de l'espace.
Ce mot est également employé en substantif pour désigner des formes de vie hypothétiques qui vivraient sur une autre planète que la Terre.
Imaginaire
L'imaginaire des conteurs et romanciers de tous poils en a fait les plus romantiques et les plus machiavéliques descriptions.
Comme nom commun en science-fiction, l'extraterrestre est un être vivant (souvent intelligent) venant d'une exoplanète ou d'une autre planète de notre système solaire.
Réalité
Vie martienne ?
Actuellement, le seul indice de l'existence d'une forme de vie extraterrestre serait de petites structures microscopiques attribuées à des bactéries et retrouvées dans des météorites, en particulier ALH84001. La validité de cette découverte reste encore à confirmer.
Le projet Beagle 2 est une mission spatiale, préparée avec le concours technique de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de financements privés en provenance du Royaume-Uni, qui devait envoyer un robot sur Mars afin d'y rechercher des traces de vie (molécules organiques à base de carbone et oxygène) dans le sol, à faible profondeur. Malgré la destruction de la partie atterrisseur de la sonde, sa partie en orbite est en train de cartographier la surface de Mars en trois dimensions et avec une définition jamais atteinte. De plus, ce satellite de Mars comporte un radar particulier capable de détecter des éléments liquides à plusieurs centaines de mètres sous la surface, afin de confirmer la présence d'eau dans le sous-sol martien en vue d'éventuelles missions de colonisation de cette planète.
Messages aux extraterrestres
Plusieurs messages ont été envoyés de la Terre vers d'hypothétiques destinataires.
Certains sous forme radioélectrique, depuis des radiotélescopes de puissance conséquente, d'autres sous forme matérielle, avec des sondes spatiales pour support. Partant du principe que les mathématiques sont un langage universel, ces messages utilisent la logique pour leur forme et contenu. L'autre principe est qu'une image vaut mille mots : des représentations graphiques complètent donc le tout, qui informent leur lecteur de notre apparence physique, entre autres.
; Sondes ayant emporté une « carte de visite » terrestre
:Pioneer 10 et 11, États-Unis, 1973 et 1974
:Voyager 1 et 2, États-Unis, 1977
;Messages « radiotélescopés » (liste non exhaustive)
:Observatoire radioastronomique d'Arecibo, 16 novembre 1974
:Projet Cosmic Call, Evpatoria Deep Space Center, 24 mai, 31 juin et 1er juillet 1999
À l'écoute des extraterrestres
[À terminer!]
Écoute en supposant qu'une autre forme de vie intelligente envoie des messages comme nous, voire nous cible.
Diverses technologies ont été (sont) utilisées dans ce but :
- radiotélescope ;
- Arecibo (programme SETI@home) ;
- Signaux lumineux de type Laser ;
- Détection par télescopes ;
- Cuves Cerenkov ;
- Lumière visible ou rayons gamma.
Spéculations
Il est quasi certain, que les distances séparant les planètes susceptibles de convenir à une vie extraterrestre évoluée sont telles que, seules des civilisations disposant de technologies permettant de voyager à des vitesses proches de la vitesse de la lumière, ont une chance de nous rendre visite.
Cela a mené à deux approches importantes dans l'évaluation des probabilités de rencontrer des extra-terrestres.
L'équation de Drake
Article détaillé : Équation de Drake
Popularisée par Carl Sagan, l'équation de Drake présente le problème de l'existence ou non des extra-terrestres en partant d'une approche posivitiste.
Ainsi, Drake propose de calculer la probabilité d'existence de ces extra-terrestres dans notre galaxie par la formule :
où :
- est le nombre d'étoiles dans notre Galaxie
- est la fraction d'étoiles disposant d'un système planétaire
- est le nombre de planètes (dans un système donné) où la vie est écologiquement possible
- est la fraction de planètes où la vie est effectivement apparue
- est la fraction de planètes habitées sur lesquelles une forme de vie intelligente est effectivement apparue
- est la fraction de planètes habitées par une vie intelligente sur lesquelles on rencontre une civilisation technique capable de communications
- est la fraction de la durée de vie planétaire accordée à une civilisation technique
Si le premier terme () est connu avec une assez grande précision (environ 4 x 1011 étoiles), la grande difficulté réside dans l'évaluation des autres facteurs qui doivent le réduire. Et selon les évaluations faites par les uns ou les autres, la probabilité varie considérablement (entre quasi impossibilité et profusion de voisins avec qui communiquer).
Le paradoxe de Fermi
Article détaillé : Paradoxe de Fermi
Dans une autre approche, Enrico Fermi a fait la supposition de l'existence d'une seule civilisation extra-terrestre capable du voyage intersidéral (à une vitesse inférieure à la vitesse de la lumière donc techniquement faisable). Il a supposé cette civilisation intéressée à la conquête de la Galaxie (quels qu'en soient les buts) et qu'elle progressait par bonds, colonisant une planète pendant quelques centaines ou milliers d'années, puis envoyant des dizaines de vaisseaux vers de nouvelles conquêtes.
Le problème est que - après seulement quelques centaines de milliers d'années - l'ensemble de la Galaxie est sous l'emprise de cette civilisation extra-terrestre (la faible vitesse de déplacement des vaisseaux est largement compensée par l'augmentation exponentielle du nombre de vaisseaux de colonisation). Enrico Fermi demande donc : « si les extraterrestres existent, mais où sont-ils donc ? ». Un million d'années ne représentent rien à l'échelle de la Galaxie, ils devraient donc être omniprésents et il devrait être impossible de ne pas les voir...
Cependant, on peut noter, sur une simple observation de notre environnement connu, que la seule prise de conscience d'une forme de vie peut se révéler moins évidente que prévu...
Effectivement, on peut considérer, par exemple, que si on avait découvert sur Mars une forme de vie assimilable à des fourmis, cela aurait constitué une découverte essentielle ; mais ces "fourmis-extraterrestres" auraient-elle conscience de notre présence, ou du fait qu'elle aient été approchées par une civilisation venue d'ailleurs et techniquement largement supérieure ?
Il suffit d'inverser l'idée et de se demander avec humilité si nous serions seulement capables de percevoir une présence extra-terrestre qui pourrait être totalement différente de la nôtre (par exemple non plus basé sur l'eau mais sur le méthane, comme peut-être dans les profondeurs de Mercure?...).
Autres réflexions
Visibilité
Il est effectivement possible d'envisager notre environnement comme parfaitement connu, visité, voire contrôlé par quelque espèces pensantes.
Pourquoi devrions-nous en avoir conscience ?
À ce stade de l'hypothèse, il faut s'abstenir de conclusions hâtives. Rien ne permet de dire que les observateurs souhaitent êtres connus, et que par voie de conséquence, il s'impose l'idée qu'"ils" font en sorte de rester le plus discret possible.
L'avance qui permettrait à une civilisation "de Fermi" de nous connaître suppose un minimum de connaissances et une évidente maturité du voyage, des exploration et des rencontres. Donc qu'"ils" soient là ou pas, RIEN de permet de trancher.
Pourquoi une civilisation de Fermi serait elle obligatoirement dans notre voisinage ?
Tout d'abord, il est possible de passer dans un système solaire sans pour autant être capable de détecter les plus petites planètes (le cas des telluriques).
La preuve, en 2005, nos astronomes cherchent encore (et trouvent ?) une vraie dixième planète solaire.
Ensuite il faut inclure dans ces réflexions un paramètre que beaucoup semblent avoir oublié : le temps.
Si effectivement, mathématiquement, une civilisation pan-galactique pourrait être omniprésente, rien n'indique qu'elle puisse l'être maintenant.
Si un million d'années n'est peut-être rien à l'échelle cosmique, ce n'est plus la même chose à l'échelle des civilisations. Et là, terrestre ou pas, on peut décemment affirmer que cela reste vrai quelle que soit la civilisation.
Une civilisation qui essaimerait selon la théorie de Fermi, ne peut en aucun cas être considérée comme une. Comment imaginer que des êtres pensants dont les racines se situeraient quelque part à des milliers d'années lumières d'une nouvelle planète puisse continuer à se comporter comme leur ancêtres ?
Il suffit à notre modeste échelle de comprendre qu'une colonie ne peut survivre très longtemps en tant que telle. L'Histoire le démontre aisément.
Qu'est ce qui ferait qu'immuablement, ceux-ci continueraient à rebâtir une monde, une industrie et des flottes de "vaisseaux" pour laisser partir une portion des leurs vers des prochains essaimages ?
Chaque essaimage donnerait naissance à plusieurs nouvelles civilisations et chacune d'entre elles à l'échelle des déplacements s'échelonnant sur des générations aboutirait à quelque chose qui ne devrait pas avoir grand chose à voir avec ses origines.
De plus, l'évolution biologique sur une échelle de millions d'année aurait aussi son mot à dire.
L'être des origines ayant éventuellement essaimé sur n planètes viables donnerait au moins n espèces différentes à terme.
Par conséquent l'omniprésence est tout à fait contestable.
Le temps
Enfin, nous n'existons que depuis 2 à 3 millions d'années et pas plus, avec une conscience technique et scientifique que l'on peut qualifier d'embryonnaire, car âgée au mieux d'une centaine d'années.
L'âge de l'univers étant d'environ 15 milliards d'années, une multitude de civilisations aliens ont très bien pu passer par là.
Les probabilités d'avoir raté le rendez-vous sont sans doute bien supérieures à celles d'une rencontre fortuite.
Voir aussi
Articles connexes
- ALH84001
- Anciens Astronautes
- exobiologie
- Origines de la vie
- OVNI
- SETI
- ufologie
catégorie:Ufologie
Trou noir
Un trou noir, parfois appelé singularité par amalgame avec une de ses caractéristiques théoriques, est un objet astronomique envisagé dès le . Il est si dense que sa vitesse de libération est supérieure à la vitesse de la lumière, c'est-à-dire que même la lumière ne peut vaincre sa force gravitationnelle – d'où le qualificatif de « noir » et la terminologie d'astre fondamentalement « obscur », « invisible. » La théorie définit une intensité du champ gravitationnel d'un trou noir telle qu'aucune particule franchissant son horizon, véritable limite de non-retour, ne peut s'en échapper.
Le trou noir est un objet totalement relativiste : il n'a prit sens et corps que par les équations de la Relativité d'Einstein – même s'il a été envisagé bien des décennies avant la formalisation de cette théorie, en 1915. Au cours du , plusieurs catégories de trous noirs ont été définies, et observées indirectement. Les trous noirs les plus étudiés d'un point de vue théorique, les trous noirs stellaires, pourraient résulter de l'effondrement gravitationnel du cœur d'une étoile massive. C'est le modèle le plus simple et le plus généraliste.
Durant son existence, qu'on appelle l'évolution stellaire, une étoile est soumise principalement à deux forces à peu près en équilibre : elle se contracte sous l'effet de son propre poids, et elle se dilate sous celui des réactions nucléaires qui ont lieu en son cœur. Lorsque le combustible nucléaire – l'hydrogène – vient à manquer, l'étoile amorce une contraction en même temps que son éclat diminue. Une force de pression d'origine quantique, la pression de dégénérescence, entre alors en jeu pour retrouver un équilibre : ainsi se forment les naines blanches, des étoiles de taille réduite mais stables. Cependant, si la masse de l'étoile dépasse une certaine valeur critique, dite limite de Chandrasekhar, cette pression est insuffisante pour s'opposer à la gravitation : l'étoile s'effondre plus encore, éventuellement jusqu'à former un trou noir. Cet état correspond à un effondrement perpétuel, sans équilibre ni retour en arrière possible.
Un fait notable est que, malgré les caractéristiques hors-norme des trous noirs et l'imaginaire qui s'est développé autour de ces astres, il s'agit des objets cosmiques les plus simples possibles, au moins à l'équilibre théorique. Ils sont entièrement déterminés par seulement trois paramètres (masse, moment angulaire, charge électrique), là où un simple morceau de bois en fait intervenir au minimum des dizaines, jusqu'à plusieurs milliers ! Ce paradoxe n'est pas le seul. Les trous noirs ont été parmi les premiers objets cosmiques à être découverts d'abord via les équations mathématiques et non par observation. Le rôle de l'expérience est ici inversée : une des tâches les plus difficiles pour les astronomes a été et reste de vérifier si les observations, totalement dépendantes des capacités techniques et technologiques du moment, coroborent ou non les résultats théoriques. Compte tenu des caractéristiques attendues fabuleuses, si ce n'est farfelues, des trous noirs, leur existence réelle a longtemps été mise en doute ; et si elle n'est pas encore aujourd'hui totalement démontrée, la fin du a été ponctuée d'avancées pratiques déterminantes. Des observations, et les progrés techniques ayant permis ces observations, sont venus étayer la réalité physique de ces astres « hors du temps. »
L'expression consacrée pour désigner les trous noirs en général est collapsar (de l'anglais « collapsed star » : étoile contractée, effondrée). Cependant, l'expression trou noir est employée par analogie à l'image du « disque obscur » en français, et également en anglais (black hole).
Genèse du concept
Article détaillé : Historique des trous noirs
Le géologue John Michell expose dans un article envoyé à la Royal Society le concept d'un corps si massif que même la lumière ne pourrait s'en échapper.
La théorie newtonienne de la gravitation et le concept de vitesse de libération étant connus, Michell calcule qu'un corps d'un rayon de 500 fois celui du Soleil, et ayant la même densité, aurait une vitesse de libération égale à celle de la lumière et serait donc invisible si la lumière était attirée par la même force que les autres corps (selon sa masse !). Michell considère possible (bien qu'improbable) l'existence de tels objets.
Le mathématicien français Pierre-Simon Laplace expose la même idée dans les deux premières éditions de son livre Exposition du système du Monde mais la retire des éditions ultérieures.
Le concept rencontre peu d'attention durant cette période car la lumière est considérée sans masse ; elle ne peut donc pas être soumise à la gravitation.
Albert Einstein développe une nouvelle théorie de la gravitation, la relativité générale, qui prédit la courbure des rayons lumineux par des corps suffisamment massifs.
Quelques mois après, Karl Schwarzschild trouve une solution de l'équation d'Einstein pour le champ gravitationnel engendré par un corps de symétrie sphérique. Loin du centre, cette solution est compatible avec la gravitation newtonienne et plus proche, elle reflète l'effet de la courbure de l'espace-temps par la gravitation.
Cette solution présente deux particularités :
- au centre de l'objet, la densité cesse d'être calculable,
- à une certaine distance du centre, appelée actuellement rayon de Schwarzschild, se trouve une autre singularité.
Aujourd'hui, on sait que cette deuxième singularité résulte de l'emploi d'un système de coordonnées particulier. Ce rayon correspond au diamètre de l'horizon d'un trou noir qui n'est pas en rotation, mais cela n'était pas très bien compris à l'époque. Schwarzschild lui-même considérait que ces singularités ne correspondaient pas à des solutions réelles.
Cette solution montre cependant que ce que l'on nomme actuellement trou noir peut être mathématiquement envisageable.
En 1921 Paul Painlevé et Allvar Gullstrand donnent indépendamment une solution très simple de l'équation d'Einstein pour le champ gravitationnel engendré par un corps à symétrie sphérique. Cette solution n'admet pas de singularité au rayon de Schwarzschild.
Le physicien indien Subrahmanyan Chandrasekhar montre, que selon la relativité restreinte, un corps non-radiatif, au-delà d'une certaine masse (appelée depuis limite de Chandrasekhar), s'effondre sur lui-même car aucune force ne pourrait contrarier l'effet de la gravitation. Arthur Eddington, convaincu que quelque chose arrête inévitablement cet effondrement, s'oppose vivement aux arguments de Chandrasekhar.
Robert Oppenheimer et Hartland Snyder prédisent que les étoiles massives peuvent effectivement subir un tel effondrement gravitationnel. Néanmoins, ces objets hypothétiques ne seront pas d'un grand intérêt pratique avant la fin des années 1960.
Cette même année Albert Einstein publie un article dans lequel il montre clairement que la "singularité de Schwarzschild" n'a aucun sens physique : pour lui, le trou noir n'est pas une réalité physique.
L'intérêt pour les objets effondrés reprend avec la découverte des pulsars.
Le terme trou noir est inventé par le physicien (théorique) John Wheeler (http://www.truephysics.com/timeline/timeline1961_1980.html).
Le terme étoile noire, qui était parfois utilisé (ce terme était apparu dans un des premiers épisodes de Star Trek) sera encore utilisé occasionnellement après 1967 par certaines personnes trouvant vulgaire le terme trou noir lorsqu'il est traduit depuis l'anglais vers, par exemple, le français, le russe ou l'espagnol.
Formation d'un trou noir
Article détaillé : Formation des trous noirs
Le trou noir, objet relativiste par excellence, est une des possibilités envisagées à la suite de l'effondrement d'une étoile sur elle-même. Un trou noir est en effet un corps qui ne fait que perpétuellement s'effondrer sur lui-même et attire vers lui de la matière, qui éventuellement disparaît en son sein, pour alimenter cet effondrement. Le développement mathématique du cycle de vie des étoiles au cours du a explicité sous quelles conditions une étoile deviendra un trou noir – la condition principale est liée à la densité originelle de l'étoile. Mais d'autres processus de formation que l'effondrement gravitationnel sont envisagés et définissent d'autres types de trous noirs ; ainsi, l'accréation de gigantesque quantité de matière mène à la formation de trous noirs dits « supermassifs. »
Les trous noirs et l'espace-temps
Article détaillé : Trou noir et espace-temps
Dans la Relativité générale, la gravité n'est pas une force, mais une manifestation de la courbure de l'espace-temps, toile élastique et dynamique creusée par les astres. Un trou noir, de par sa densité extraordinaire, vient littéralement trouer l'espace-temps en un point, en y créant une dépression infinie en son centre – une singularité. Les interactions gravitationnelles entre les trous noirs et leurs environnements stellaires proches, aux échelles astronomiques, sont le seul moyen d'étudier ces premiers, en application de la théorie.
Observation des trous noirs
Article détaillé : Observation et détection des trous noirs
De très nombreux astrophysiciens tentent depuis plusieurs années de détecter des trous noirs, à travers l'observation de leur environnement galactique proche. L'étude des interactions gravitationnelles n'est pas la seule piste suivie, puisqu'on s'intéresse aujourd'hui aussi à la spectroscopie ou aux ondes gravitationnelles. De façon générale, ce sont des systèmes entiers où l'on soupçonne la présence d'un trou noir qui sont étudiés. À ce jour, aucune observation ne s'est révélée parfaitement convaincante : il y a toujours une autre explication possible "plus classique" que la présence d'un trou noir. .
Les trous noirs, de densité théorique infinie, sont la résultante d'un paradoxe intrinsèque à la physique quantique car ils sont définis par une singularité. Cela les place hors de la mesure, hors de la théorie physique même, qui cherche au contraire à éliminer les infinis. Ce problème tout à la fois théorique et expérimental est à l'origine du débat scientifique majeur sur l'existence des trous noirs, qui a commencé au début du et se poursuit sur d'autres terrains théoriques que celui de la seule évolution stellaire.
Les observations indirectes ne permettent pas encore de trancher de façon certaine entre trous noirs et étoiles à neutrons. La théorie mathématique est poussée à la contradiction si l'on tente de lui faire correspondre une réalité : on peut alors s'intéresser aux questions qui en découlent. Quelle validité pour la relativité générale, dont les trous noirs ont été déduits ? Comment appréhender les concepts de l'espace et du temps quand on ne sait plus les définir physiquement ? Comment intégrer les trous noirs dans une théorie physique acceptable ?
Les trous noirs acoustiques
Article détaillé : Trou noir acoustique
Les trous noirs supermassifs
Article détaillé : Trou noir supermassif
Les trous noirs primordiaux
L'effondrement d'une étoile ne constitue pas le seul moyen de créer des trous noirs. Dans les années 1970, Stephen Hawking et Bernard Carr ont étudié un mécanisme de formation des trous noirs dans l'Univers primordial.
Article détaillé : Trou noir primordial
Des micro-trous noirs
On pourrait créer des trous noirs en laboratoire, dans des accélérateurs de particules comme le LHC. Ces trous noirs seraient très petits, très légers, et auraient une durée de vie très courte. En effet, pour de tels trous noirs, l'effet dévaporation serait beaucoup plus important.
Singularité nue
Dans les années 1970, Kip Thorne avait émis l'hypothèse qu'un trou noir (donc avec "horizon") ne pouvait se former que si toute la masse s'effondrait dans toutes les directions en même temps, la singularité était sphérique. Si ce n'était pas le cas et que l'étoile s'effondrait asymétriquement, il pouvait se former une singularité | | |