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Lexique Du Vocabulaire Du Football

Lexique du vocabulaire du football

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A

Appel de balle : L'appel de balle est la course effectuée par un joueur pour signifier qu'il attend le ballon. Souvent utilisé pour caractériser le jeu des attaquants. Ceux ci peuvent faire des appels "dans le dos" de la défense (en profondeur), sur les côtés pour éventuellement centrer. Les appels permettent égelement de créer de fausses pistes pour désorganiser une défense et ouvrir des espaces pour les autres attaquants. Appels croisés : Deux attaquants croisent leurs courses pour appeler la balle, ils essaient ainsi de désorganiser les défenseurs.

B

Béton : Terme générique pour qualifier une tactique défensive. On dit d'une équipe qu'elle « bétonne » ou qu'elle pratique le « béton ». Bicyclette : Tir déclenché à la volée, le dos à la cage. Ce retourné acrobatique fut popularisé (et non pas inventé...) par le Brésilien Leonidas Da Silva, meilleur buteur de la Coupe du monde 1938. Bundesliga : Championnat allemand. But contre son camp : Il s'agit du terme employé lorsqu'un joueur fait entrer le ballon dans ses propres buts. Le but étant accordé à l'équipe adverse. Cette action étant involontaire, on accorde le but contre son camp au joueur fautif uniquement si celui-ci a fait entrer le ballon en changeant radicalement la course de celui-ci (une déviation est rarement reconnue comme but contre son camp). But en argent : Le but en argent, comme le but en or, signifie un but marqué lors des prolongations, cependant à la différence de ce dernier, il n'arrête pas le match de football immédiatement, le match continu jusqu'à la fin de la prolongation. Si à la fin de la première prolongation une équipe mène, elle remporte le match. But en or : Le but en or sert à départager des équipes à égalité à la fin du temps réglementaire sans avoir à passer par l'épreuve des tirs au buts. La première équipe qui marque durant les prolongations remporte ainsi le match.

C

Calcio : Championnat italien. Capitaine : Le capitaine est généralement assimilé au patron de l'équipe. Source de motivation pour ses coéquipiers, il est selon les textes l'unique personne habilitée à discuter avec l'arbitre (règle non-appliquée). Ses taches administratives se résument plutôt au choix du terrain lors de l'engagement, et la réception du trophée. Coupe du monde 1938 Carton jaune : Premier avertissement délivré par l'arbitre à un joueur, le second débouche sur un carton rouge, synonyme d'expulsion. Carton vert : Lorsque l'arbitre sort le carton vert il autorise les médecins à venir sur le terrain. Catenaccio : Terme italien (signifiant littéralement verrou) qui désigne un système défensif très rigoureux renforcé par un libéro. Centre : Consiste à envoyer le ballon dans la surface de réparation depuis les côtés pour chercher un attaquant, soit en l'air pour une tête, soit à raz de terre pour une reprise du pied. Les joueurs amenés à centrer régulièrement sont les ailiers et les arrières latéraux offensifs. Le centre est généralement déclenché après un débordement sur le côté. Il faut donc souvent dribbler son adversaire direct avant de pouvoir centrer. Contre : Le contre est une action rapide, menée après l'échec d'une attaque adverse. L'équipe qui contre fait face généralement à une équipe déséquilibrée, désorganisée car en phase d'attaque. Le but est alors de remonter la balle le plus rapidement possible en jouant dans les espaces vides de la défense prise en contre. Contrôle orienté : Contrôle de balle qui anticipe déjà le mouvement du joueur, il permet de dribbler un adversaire ou d'accélerer le rythme. Corner : Coup de pied de coin provoqué lorsqu'un défenseur a touché en dernier la balle franchissant la ligne de but. Coup-du-chapeau ou tour-du-chapeau : Le fait, pour un même joueur, de réussir trois buts dans le même match. En anglais : Hat trick. (Voir Coup du chapeau). Coup-du-foulard : Centre effectué en frappant le ballon derrière sa jambe d'appui, très esthétique, ce geste permet souvent de centrer avec son bon pied. Coup du chapeau Coup-franc : Sanction pénalisant une faute. Certaines fautes commises dans la surface de réparation peuvent également donner lieu à un coup franc indirect. En revanche, tout coup-franc direct est converti en penalty si la faute est commise dans la surface. Les coup-francs directs peuvent être tirés directement au but, tandis que les coup-francs indirects se jouent en deux temps. Les joueurs adverses doivent se trouver à une distance d'au moins 9,15 mètres du ballon au moment du tir, et ils forment généralement un mur à cette distance afin de gêner le tireur. L'art du tireur de coup-franc consiste à contourner le mur. Michel Platini excellait dans ce domaine. Coup-du-sombrero : Effectuer un petit lob par dessus l'adversaire pour le passer. Couverture de balle : Capacité d'un joueur à garder le ballon en se mettant en opposition entre celui-ci et son adversaire direct.

D

Déviation : (Jouer en) Jouer rapidement, en une touche de balle, directement vers un coéquipier. Le joueur se contente d'effleurer le ballon pour simplement dévier sa trajectoire. Double contact : Passer le ballon en le touchant très rapidement deux fois, avec un seul ou deux pieds pour surprendre l'adversaire. Dribble : Consiste à passer un adversaire avec le ballon au pied.

E

Extérieur : Frapper le ballon avec l'extérieur du pied, c'est à dire le côté droit pour le pied droit et le côté gauche pour le pied gauche. Opposé à la frappe intérieur du pied.

F

Feinte de frappe : Amorcer une frappe de balle laissant penser à un tir ou à un centre pour finalement dribbler l'adversaire qui aura anticipé sur la frappe (en se protégeant notamment). Frappe enveloppée : Frapper le ballon en lui donnant de l'effet. Le ballon tourne sur lui même et adopte une trajectoire arrondie, ce qui le place hors de portée du gardien de but avant de retomber dans le but. Frappe du coup de pied : Frapper le ballon avec le coup de pied, frappe sèche, le ballon ne tourne quasiement pas pendant sa trajectoire. Frappe puissante par excellence.

H

Hors-jeu : Un joueur est dit hors-jeu lorsque, au départ du ballon, il se trouve plus près de la ligne de but adverse que l'avant-dernier défenseur. Un joueur ne peut être hors-jeu dans sa moitié de terrain. Un joueur est dit en position de hors-jeu passif lorsqu'il se trouve effectivement en position de hors-jeu mais n'influence pas le déroulement du jeu.

L

Libéro : Défenseur central non astreint à un marquage individuel strict (stoppeur) qui a la charge de couvrir l'ensemble de sa défense. Certaines tactiques récentes ont repris le terme de libero pour désigner le ou les milieux de terrain défensifs ; c'est un abus de langage. Un libéro est toujours derrière sa défense, tandis qu'un milieu défensif est devant cette dernière. Liga : Championnat espagnol. Lunette : Désigne la lucarne du but, c'est à dire l'angle poteau / barre transversale.

M

Marquage : Marquer un joueur consiste à défendre sur lui, en le collant "à la culotte". Le joueur a généralement un joueur adverse précis à marquer, on parle alors de marquage individuel ou alors il doit marquer une zone spécifique du terrain, il s'agit alors de marquage de zone. exemple : le stoppeur marque l'avant-centre adverse. Michel Platini Meneur de jeu : Joueur souvent placé en retrait des attaquants, au centre du terrain, il est l'animateur du jeu. Il doit faire le lien entre la défense et l'attaque, distribuer les passes et orienter le jeu. Joueur généralement très libre dans son positionnement, il est peu sollicité par le replacement défensif et la récupération pour se consacrer à la construction. Il est complété tactiquement par un ou plusieurs milieux récupérateurs qui eux s'occupent de récupérer le ballon. Ils portent souvent le numéro "10" comme Michel Platini, Zinédine Zidane, Diego Maradona ou encore Roberto Baggio.

O

Onze d'or : Surnom de l'équipe nationale hongroise de la première moitié des années 1950.

P

Panenka : Style de penalty inventé par le tchèque Antonin Panenka, il consite a tirer le penalty en réalisant une pichenette sans élan afin de tromper le gardien. Papinade : Reprise de volée acrobatique se terminant par un but superbe. Ce geste tire son nom de l'attaquant Jean-Pierre Papin. Passe à dix : Faire tourner le ballon entre coéquipiers pour priver l'adversaire de celui-ci, humiliant pour l'adversaire. Passement de jambe : Dribble consistant à troubler l'adversaire en décrivant un cercle autour du ballon avec le pied mais sans le toucher. Penalty : C'est un coup de pied de réparation sanctionnant une faute commise dans la surface de réparation. L'exécuteur se trouve seul face au gardien, à 11 mètres en face du centre des buts. Pont : Le "petit pont" consiste à faire passer le ballon entre les jambes d'un adversaire. Le "grand pont" consiste à glisser le ballon d'un côté de l'adversaire, et à le récupérer après l'avoir contourné de l'autre côté. Premier League : Championnat anglais. Pressing : Terme tactique qui signifie que l'équipe essaie de presser l'adversaire aussitôt qu'elle a perdu le ballon afin de le récupérer le plus vite possible et d'éviter de se mettre en danger. Une équipe qui presse haut risque de se faire prendre en contre. Terme lié à la récupération.

R

Récupération : Il s'agit de tout ce qui touche à la récupération du ballon. La tâche des joueurs destinés à la récupération est de se repositionner défensivement, de couper les possibles transitions entre joueurs adverses, de les presser pour récupérer le plus rapidement et le plus haut possible la balle afin de pouvoir attaquer dans des conditions optimales. Relance : Une fois le ballon récupéré par la défense, le joueur doit repartir à l'attaque. Il effectue une "relance" qui doit ramener son équipe vers l'attaque. Le gardien de but peut effectuer une relance à la main. Reprise de volée: Frapper le ballon avant qu'il ne retombe au sol. Reprendre juste après le rebond est une demi-volée. Ce geste donne des buts spectaculaires : voir notamment les papinades de Jean-Pierre Papin. Rétro : Voir Bicyclette. Roulette : Deux touches de balle enchaînées en pivotant, spécialité de Zinedine Zidane.

S

Serie A : Championnat italien. (Calcio). Scudetto : Gagner le "scudetto" : Victoire en championnat italien.

T

Tacle : Action de s'emparer, avec le pied ou la semelle, du ballon dans les pieds de l'adversaire, sans risquer de le blesser. S'il est violent et fait par derrière, le tacle peut se traduire par l'expulsion de son auteur. Talonade : Passe ou tir effectué avec le talon. Toque : Terme sud-américain qui désigne un jeu à une touche de balle, très rapide et très technique.

U

Une-deux : Redoublement de passe entre deux joueurs en une touche de balle et ceci très rapidement. Il peut également y avoir trois passes "une-deux-trois". Très déstabilisant pour les défenses car il permet souvent de créer le décalage et le surnombre.

V

Verrou : Cette tactique défensive mise au point dans les années 1930 par les Suisses (on parle de "verrou suisse") s'appuie sur 4 défenseurs, 2 milieux de terrain (ou inters), 4 avants.

W

WM : Cette tactique mise au point par les Anglais dans les années 1920 suite à la réforme de la règle du hors-jeu. Elle s'articule sur le M en défense : 3 défenseurs, 2 demi-ailes ; sur le W en attaque : 2 milieux de terrain, 3 avants de pointe.

4

Zinedine Zidane 4-3-3 : Une tactique très utilisée par les équipes à caractère offensif. Bien souvent les arrières latéraux montent en attaque, créant un surnombre dans la surface adverse. 4-4-2 : C'est la tactique la plus utilisée et la plus connue dans le football moderne. Elle s'appuie sur 4 défenseurs, 4 millieux, et 2 attaquants. ---- Catégorie:Vocabulaire sportif
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Brésil

La République fédérative du Brésil est le pays le plus peuplé d'Amérique latine et le cinquième plus grand pays du monde par sa surface. Sa superficie est de 8.500.000Km/2. Soit environ 15 fois la France. Il se situe dans la partie centrale et du nord est d'Amérique du Sud. Il possède des frontières au nord avec le Venezuela, la Guyane, le Surinam et le département d'outre-mer français de la Guyane française ; il est bordé au nord-est, à l'est et au sud-est par l'océan Atlantique, sur plus de 7360 km. Il partage ses frontières au sud avec l'Uruguay, au sud-ouest avec l'Argentine et le Paraguay, à l'ouest avec la Bolivie et le Pérou et au nord-ouest avec la Colombie. Les seul pays d'Amérique du Sud qui ne possédent pas de frontières avec le Brésil sont le Chili et l'Équateur. Le Brésil possède, en plus de la partie continentale de son territoire et des îles proches de la côte, quelques petits groupes d'îles et d'îlots dans l'Atlantique : les Rochers de Saint Pierre et Saint Paul, Fernando de Noronha, Trindade et Martim Vaz ainsi que les petites îles de corail appelées Atoll des Roches.

Histoire

Articles détaillés : Histoire du Brésil et Chronologie du Brésil On considère généralement que c'est Pedro Alvares Cabral, un navigateur portugais, qui fut le premier européen à arriver au Brésil, le 22 avril 1500. Le territoire devint une colonie portugaise. Rapidement, afin d'exploiter les ressources naturelles de la colonie, en particulier le bois brésil (c'est-à-dire couleur de braise, car ce bois était de couleur rouge), et pour servir de main-d'œuvre aux colons qui s'installaient, les Portugais ramenèrent des esclaves capturés sur les côtes africaines. Pendant plus de trois siècles, des millions d'Africains furent ainsi arrachés à leur terre pour peupler le nouveau continent. L'esclavage fut aboli le 13 mai 1888. La Brésil est officiellement indépendant depuis le 7 septembre 1822. L'Empire qui succède à la colonie dure jusqu'en 1889, date à laquelle la République du Brésil est proclamée. Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas devint président après un coup d'État. Il resta au pouvoir jusqu'en 1945. Le 27 octobre 2002, Luís Inácio da Silva dit Lula a remporté le deuxième tour des élections présidentielles avec 61,4 % des voix. Il est le premier président socialiste du Brésil.

Origine du mot « Brésil »

Brésil n. m. . Bois exotique qui, séché et pulvérisé, donne une matière tinctoriale rouge. Au Moyen Âge, le « bois de braise » provenait des Indes via la Perse, importé dans les premiers temps en Europe par les Vénitiens. C'est la profusion d'arbres « couleur de braise » ainsi que l'important commerce qui en découlera, qui donnera son nom au Brésil des conquérants européens au : Pau Brasil, le bois de braise (
brasa en portugais).

Politique

Moyen Âge]
Article détaillé : Politique du Brésil ~ Présidence de Luís Inácio da Silva Le Brésil est une république fédérale présidentielle. Le président est élu pour un mandat de 4 ans et peut être réélu une fois. Le président actuel est Luís Inácio da Silva. Le droit de vote est facultatif pour les citoyens qui ont entre 16 et 18 ans et pour ceux qui ont plus de 70 ans, il est obligatoire pour les citoyens qui ont entre 18 et 70 ans. Le législatif est exercé par la Chambre des députés et le Sénat. La Chambre des députés est composée de 518 sièges et le Sénat compte 81 membres.

Géographie

Luís Inácio da Silva Luís Inácio da Silva Article détaillé : Géographie du Brésil Le pays a une superficie de 8 511 965 km², occupant à lui seul plus de 47% du continent sud-américain. La plus grande distance est-ouest est de 4 319 km, et sa plus grande distance nord-sud mesure 4 394,7 km.
- Voir aussi les articles :
  - Villes du Brésil : le pays compte 5 560 villes
  - Favela
  - Amazonie, Amazone, Transamazonienne
  - La superficie du Brésil et de ses États La forêt amazonienne recouvre une grande partie du pays. Elle est surnommée « o mar interior », la mer intérieure. L'Amazone, deuxième plus long fleuve au monde (derrière le Nil) et premier par son débit, traverse toute la forêt et débouche sur la côte atlantique nord du pays.

États Fédérales

Article détaillé : États du Brésil Le Brésil est composé de 26 États et d'un district fédéral, dont sa capitale est Brasília Voici la liste des États : |{{{{{{{{{{{{{{{{{

Leonidas Da Silva

Leonidas Da Silva, né le 6 septembre 1913 à Rio de Janeiro au Brésil et mort le 24 janvier 2004 à Cotia de la maladie d'Alzheimer, était footballeur. Il était surnommé le « Diamant noir ». De tous les artistes brésiliens du football, c'est sûrement celui qui incarne le mieux le mythe du magicien. Ainsi, à Strasbourg le 9 juin 1938 en huitième de finale de la Coupe du monde, au retour des vestiaires et alors que la pelouse est détrempée, Leonidas enlèves ses chaussures devenues lourdes comme des sabots. L'arbitre lui interdit de jouer pieds nus mais cela n'empêchera pas Leonidas de devenir le premier joueur à inscrire 4 buts en Coupe du monde contre la Pologne, imité 5 minutes plus tard par Ernest Wilimowski au cours du même match (6-5 après prolongation). En quarts de finale, il faut deux matchs aux Brésiliens pour écarter la Tchécoslovaquie grâce à Leonidas qui inscrit deux des trois buts brésiliens (1-1 ap puis 2-1). De ce fait, les joueurs sont davantage éprouvés que leurs adversaires italiens qu'ils affrontent en demi-finale. L'entraîneur brésilien Ademar Pimenta décide alors de laisser son buteur se reposer pour la finale, mais mal lui en prit car c'est l'Italie qui se qualifia pour la finale (2-1). Le Brésil se contenta donc de la troisième place et Leonidas du titre de meilleur buteur de l'épreuve (8 buts). Technicien d'exception dans une période propice aux créateurs, Leonidas apporta sa contribution au football-spectacle en inventant le ciseau retourné. International dès 18 ans, il finit sa carrière avec 25 buts en 26 sélections. Da Silva, LeonidasDa Silva, LeonidasDa Silva, Leonidas ja:レオニダス・ダ・シルバ

Arbitre (sport)

ja:裁判 zh:裁判] En matière de sports, l'arbitre est une personne neutre qui doit veiller au bon déroulement des épreuves et au respect des règlements et autres lois du jeu. L'arbitrage sportif existait déjà sous l'Antiquité, mais a eu tendance à disparaître du Moyen Âge au . Le Jeu de paume médiéval n'avait ainsi pas de corps arbitral, les joueurs devant s'incliner devant les décisions du... public. Chaque sport connaît une histoire différente sur la gestion de l'arbitrage comme le montre aujourd'hui la très grande variété existant dans ce domaine :
- arbitrage vidéo ou pas ;
- un seul arbitre ou plusieurs ;
- arbitre seul maître à bord ou franchement isolé en cas de tempête ;
- etc.

L'arbitrage du sport antique

Grecs et Romains avaient recours à des arbitres. Ces derniers étaient déjà omnipotents. Il existe toutefois des recours, comme le suggère le serment des Jeux Olympiques antiques qui précise dans son article 13 : "Tout concurrent mécontent d'une décision peut en appeler au Sénat contre les arbitres : ceux-ci seront punis ou leur décision annulée si elle est jugée erronée." Les Romains étaient également très pointilleux sur les questions d'équité sportive. On n'hésitait pas à faire recourir une course, notamment à l'hippodrome, quitte à rajouter des jours supplémentaires de compétition à la fin du programme des Ludi si le besoin s'en faisait sentir. Les cas de ce type sont assez nombreux.

Football

Lors de la genèse du jeu, on comptait sur le fair-play des joueurs pour la bonne tenue des parties. L'arbitrage était alors le fait des deux capitaines. Les pères du jeu considéraient en effet qu'une faute ne pouvait être intentionnelle... Ce vœu pieux de fair-play et d'autogestion était utopique, nombre de parties dégénéraient en effet dès cette époque reculée. Aussi, dès 1847 à Eton, peut-être avant, deux « umpires » surveillent les buts, qui n'ont pas encore de filets. À Winchester, en 1847 également, on précise même que l'un des umpires doit posséder une montre et appeler la mi-temps et la fin du match. Harrow va plus loin (en 1847 encore) en rendant les décisions arbitrales définitives, dépossédant ainsi les capitaines de leurs anciens pouvoirs dans ce domaine. En 1849 à Cheltenham, on décide que les capitaines désigneraient toujours les umpires, ces derniers devant s'entendre pour nommer un referee. Les umpires, un dans chaque camp, restent sur le terrain, tandis que le referee est installé en tribune. Si les umpires ne peuvent tomber d'accord sur une décision, c'est le referee qui tranche. Le referee passe des tribunes au centre du terrain au début des années 1890, repoussant les deux umpires sur les lignes de touche. Cette évolution faisait suite aux nombreux problèmes que posait le double arbitrage. De plus, les équipes de l'époque, contrairement à une idée répandue, n'étaient pas du tout « fair-play », et il fallait sévir. On inventa ainsi toute une batterie de sanctions tel le penalty (1891), et l'arbitre unique et « omnipotent », c'est-à-dire responsable d'un match de A à Z. En août 1891, le trio arbitral tel que nous le connaissons aujourd'hui était formé. 23 juin 1998. À l'occasion d'un match de la Coupe du Monde opposant le Brésil et la Norvège, une tempête médiatique se lève contre l'arbitre de la rencontre qui a accordé un penalty aux Norvégiens à la 86e minute. 17 caméras de télévision ne montrent en effet aucun contact entre les deux joueurs... Et le débat sur l'arbitrage vidéo est relancé. L'arbitre américain est trainé dans la boue pendant 48 heures tandis que la FIFA se fait traiter de tous les noms car elle refuse toute évolution concernant l'arbitrage video. Deux jours après le match, une télévision suédoise rend public les images prises par l'une de ses caméras privées... et elles montrent clairement que le joueur brésilien attrape par le maillot le joueur danois : il y avait bien penalty! 17 caméras ne l'avaient pas vu, mais l'arbitre avait tout vu. C'est presque un cas d'école qui a d'autant plus de retentissement qu'il se déroule à l'occasion de la Coupe du Monde. Depuis lors, le débat sur l'arbitrage vidéo ne concerne plus grand monde de sérieux... FIFA, UEFA et Board sont clairement défavorables à cette solution technologique, même si certains reprennent une campagne en faveur de l'arbitrage vidéo en mars 2005 suite à quelques incidents. On signalera ici Frédéric Thiriez, le président la Ligue professionnelle française, comme souvent à contre-temps, qui se prononce en faveur de l'arbitrage vidéo... Thiriez se fait rappeler à l'ordre par la FIFA durant l'automne 2005 et est contraint d'abandonner (provisoirement?) ses idées d'arbitrage vidéo...
- [http://www.arbitre.com/ Le site des arbitres de football] Catégorie:Vocabulaire sportif Catégorie:histoire du football

Coup du chapeau

Le coup du chapeau, ou hat-trick en anglais, est un terme sportif associé au chiffre 3. Le terme est d'abord en usage dans le cricket. Il est employé quand un lanceur sort trois batteurs à la suite. Aujourd'hui encore, le terme est employé en cricket. Depuis l'instauration récente (1982) des matches internationaux sur une seule journée, un pareil exploit n'a été réalisé que 19 fois. Le hockey sur glace, le hockey sur gazon et le football utilisent également ce terme pour honorer un joueur marquant trois buts au cours de la même mi-temps sans qu'un autre joueur n'ait eu le temps d'en marquer un seul (entre ces trois buts). Par extension, on utilise l'expression, en français comme en anglais, pour qualifier un évènement ou une action en trois mouvements. Un artiste peut ainsi réussir un « coup du chapeau » en signant trois œuvres majeures. ---- Catégorie:Terminologie du football Catégorie:Vocabulaire sportif ja:ハットトリック

Michel Platini

Michel Platini est un footballeur français né à Jœuf (Meurthe-et-Moselle) le 21 juin 1955.

Biographie

Ses débuts

Michel est le fils d'Aldo Platini, joueur de football professionnel du FC Nancy puis entraîneur. Ce dernier laisse beaucoup de liberté à son fils dans sa progression. Michel apprend ainsi l'art du dribble dans la rue. C'est l'anti-thèse des joueurs passés par les centres de formation, alors tout juste naissants en France. C'est au petit club local de l'AS Joeuf qu'il fait ses classes. Il y signe sa première licence en pupille (10 septembre 1966). Aldo éclaire toutefois Michel très tôt sur quelques notions simples mais primordiales, l'anticipation au premier chef. Il faut déjà savoir à qui l'on va passer la balle avant de la recevoir. Michel loupe totalement la finale du concours du jeune footballeur en 1969, mais parvient à se faire remarquer à l'occasion d'un match de Coupe Gambardella. Il n'a que seize ans, et il brille déjà de mille feux au sein de la formation junior de l'AS Joeuf qui affronte les juniors du FC Metz. Convoqué au stage de présélection du club messin, Platini, blessé, ne peut pas y participer. Le coach messin change alors de club, et Michel Platini est rayé des listes. Il retrouve son équipe de Joeuf en Promotion d'Honneur. Le FC Metz invite à nouveau Michel Platini à un stage de présélection, mais le fameux test de capacité respiratoire tourne mal. Après pas moins de dix essais au spiromètre, Michel s'évanouit. Le verdict du médecin est radical : très faible capacité respiratoire. Insuffisance cardiaque. Platini ne jouera pas pour le FC Metz, club de cœur de son enfance. Il rejoint finalement l'équipe réserve de l'AS Nancy-Lorraine en septembre 1972. Il fait la connaissance de Jean-Michel Moutier, jeune portier de la réserve, qui devient rapidement son ami.

Platini à Nancy (1972-1979)

Dès ses débuts sous les couleurs de Nancy, Platini fait parler la poudre : il marque trois buts face à Wittelsheim en D3 avec la réserve. Multipliant les sorties de ce type, Michel se retrouve rapidement aux portes de l'équipe fanion. Son premier contact avec l'élite est pourtant pénible. Il est remplaçant à Valenciennes et assiste, impuissant du banc de touche, à une véritable émeute en tribune. Il est atteint de plusieurs projectiles et de crachats... Quelques jours plus tard, il est descendu par un défenseur strasbourgeois à l'occasion d'un match de réserve : double fracture de la malléole de la jambe droite. Cette délicate saison s'achève bien avec ses grands débuts en Division 1. Platini est aligné d'entrée face à Nîmes au Stade Marcel-Picot le 3 mai 1973. Repéré par les instances parisiennes après ses premiers coups d'éclats en Coupe Gambardella, Michel Platini n'a jamais pu honorer la moindre sélection en équipe de France junior en raison de blessures. Il effectue ainsi ses grands débuts avec le maillot bleu de l'équipe de France Amateurs le 26 septembre 1973. Tout semble se dérouler parfaitement, mais une nouvelle blessure, en mars 1974, remet tout en question. À Nice, Michel est victime d'une double fracture du bras gauche. Il n'est pas présent sur le terrain en fin de saison, et reste totalement impuissant quand son club est relégué en D2 au terme de la saison. En D2, Nancy se promène et retrouve rapidement l'élite. Platini devient au cours de cette belle saison le véritable patron de l'équipe. Il marque également 17 buts. Certains d'entre eux sont inscrits sur coup franc, dont il se fait une spécialité dès cette période. Même le grand Ivan Curkovic, gardien de l'AS Saint-Étienne, se laisse tromper deux fois en Coupe de France par ces premiers fameux coup franc signés Michel Platini... et Nancy élimine les Verts! Platini travaille ses coups francs avec son ami Jean-Michel Moutier. Les mannequins de mousse qui forment le mur sont déjà là. Les obligations militaires du soldat Platini lui font revêtir l'uniforme pendant l'été 1975. Comme tous les sportifs de haut niveau, il est affecté au bataillon de Joinville où il fait équipe avec une promotion de talent aux côtés de Maxime Bossis, Éric Pécout et autres Omar Sahnoun, sans oublier ses amis nancéiens : Olivier Rouyer et Moutier. À l'occasion de son service militaire, Michel défend les couleurs de la France en militaire, en espoirs et en olympiques. Avec l'équipe olympique, Platini et ses amis éliminent, avec la manière, la redoutable formation de Roumanie, qui alignait pourtant son équipe A. Le match aller se tient le 3 décembre 1975 à Brest. Platini est brillant au cours de cette partie que les jeunes Français remportent par 4 à 0. Platini devient une vedette en France après ce match. La manche retour est une formalité avec un match nul méritoire 1-1 arraché à Bucarest. Platini participera au Tournoi Olympique des JO de Montréal. Trois jours après le match nul signé à Bucarest, Platini est sélectionné avec l'équipe de France A. C'est également une première pour le nouveau sélectionneur des Bleus : Michel Hidalgo. En parallèle à ses activités militaires, Michel rejoint, le plus souvent possible, son club qui évolue désormais à nouveau en D1. Lors d'un match joué à Laval, le public mayennais chambre Platini. Ce dernier, vexé, marque trois buts! Hélas, la soirée se termine mal, avec une nouvelle blessure. La presse titre alors : la saison de Platini est terminée, et d'annoncer une nouvelle opération du ménisque pour Michel. Il n'en est rien. Platini évite l'opération et retrouve les terrains deux semaines après l'incident de Laval. Ce retour tombe bien, car Nancy affronte dans la foulée l'Olympique de Marseille au Parc des Princes en demi-finale de la Coupe de France. Michel signe de la tête l'unique but lorrain, mais il est contraint de quitter le terrain sur blessure. L'ASNL s'incline finalement 4-1. Le Tournoi Olympique 1976 débute pour les Bleus de Platini le 19 juillet face au Mexique, balayé 4-0. Même score face au Guatemala avec deux buts signés Platini. La phase de poules s'achève sur un match nul face à Israël ; Platini marque un but sur penalty. La France dispute alors les quarts de finale face à l'Allemagne de l'Est. Cette formation est en fait l'équipe A de la RDA. Avec un arbitrage plus que douteux, les Français terminent le match à neuf et les Allemands passent le tour... De retour de Montréal, Platini signe son premier contrat professionnel avec Nancy pour deux saisons. C'est toutefois l'équipe de France qui occupe tous les esprits avec, en point de mire, la qualification au Mundial argentin. Le match décisif se tient le 16 novembre 1977 au Parc des Princes face à la Bulgarie. Platini est parfait sans son rôle de chef d'orchestre et les Bleus s'imposent 3-1. Ils disputeront la phase finale de la Coupe du monde 1978 après une attente de douze ans. Divine surprise à l'occasion de la publication du classement du Ballon d'or fin décembre 1977 : le jeune Michel Platini pointe au troisième rang. Lors des matches de préparation pour la Coupe du monde, il convient de signaler celui disputé à Naples face à l'Italie le 8 février 1978. Platini est éblouissant devant tous les recruteurs des clubs italiens venus supervisé la nouvelle petite merveille française. Platini stupéfait tout le monde en trompant deux fois, coup sur coup, le légendaire gardien Dino Zoff, sur coup franc direct. La première tentative n'est pas validée par l'homme en noir qui n'avait pas sifflé... Zoff pense avoir éviter le pire, car Platini trouve le mur lors de sa seconde tentative. Quelques minutes plus tard, nouveau coup franc aux abords de la surface italienne. Zoff prend alors bien garde de couvrir son angle droit, mais Platini le trompe par la gauche. Zoff reste pétrifié. Ses tête-à-tête avec Zoff et sa classe au cours de cette partie retransmise par la télévision italienne en font une vedette en Italie. Les plus grands clubs européens se battront désormais pour s'attacher ses services : PSG et Saint-Étienne en France, Juve, Inter et Naples en Italie, Barcelone et Valence en Espagne, Arsenal en Angleterre, pour n'en citer que quelques uns. Avant de disputer la Coupe du monde argentine, Platini s'offre la conquête de la Coupe de France 1978 avec Nancy. Michel signe l'unique but de la finale contre l'OGC Nice. Il reçoit, en tant que capitaine de l'ASNL, son premier trophée majeur des mains du Président Valéry Giscard d'Estaing. Entre la finale de la Coupe de France et le coup d'envoi du Mundial, quinze jours seulement! Pas question de stage de préparation pour les Bleus. Bousculant l'Italie et l'Argentine, la France est trop tendre pour espérer sortir d'un tel groupe. Platini n'a pas grand chose à se reprocher à l'occasion de ce Mundial, mais à l'attaque le saison 1978-1979, il est pris en grippe par le public, qui le juge responsable de l'échec en Argentine. Platini évolue sous les sifflets jusqu'au match de Geoffroy-Guichard. Galvanisé par les sifflets qui lui sont adressés, Platini met les bouchées doubles face aux Verts. Il dispute chaque ballon, et sur l'un des tacles qu'il tente, sa cheville se bloque : triple fracture de la malléole. Michel est ainsi absent lors des matches de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes de l'ASNL. Le contrat liant Platini et Nancy arrive à terme en juin 1979. Le président nancéien tente alors un coup de force pour conserver son joueur, mais Platini n'apprécie pas du tout cette intervention. Il quittera le club lorrain à la fin de son contrat. Trois clubs se détachent alors : l'Inter Milan, le PSG et Saint-Étienne. Les deux premiers clubs cités sont des leurres, car Saint-Étienne est l'objectif de Platini. Il signe chez les Verts un contrat de trois ans. Malgré les blessures et les sifflets, l'humour reste un des traits principaux du caractère de Michel. Citons ici deux des nombreux gags qu'il signa lors de sa période lorraine. Lors des déplacements, Michel s'amusait à faire exploser un pétard à mèche dans un lieu public, puis à faire le mort, provoquant inévitablement un attroupement... Lors du séjour en Argentine pour la Coupe du monde, il s'amusa, comme un collégien, à vider des tubes de dentifrice dans les lits de ses coéquipiers...

Platini chez les Verts (1979-1982)

Les trois années de Michel Platini à Saint-Étienne se soldent par un bilan mitigé. L'objectif du club en recrutant Platini était de remporter une Coupe d'Europe, mais malgré quelques coups d'éclat (notamment contre le PSV Eindhoven et contre Hambourg), les Verts ne se hisseront jamais à la hauteur de leurs glorieux aînés de 1976. Sur le plan national, Platini remporte son unique titre de Champion de France en 1981, mais échoue à deux reprises en finale de la Coupe de France. Tout d'abord face à Bastia en 1981 puis contre le Paris Saint-Germain en 1982, son dernier match avec Saint-Étienne avant son départ pour la Juventus. Durant sa période stéphanoise, il s'affirme en équipe de France, au sein de laquelle il devient sous le numéro 10 un capitaine indispensable. En 1981, Platini extirpe les Bleus de leur groupe de qualifications pour la Coupe du monde 1982 grâce à un coup franc marqué contre les Pays-Bas lors du match décisif pour la qualification. Au Mundial espagnol de 1982, les Bleus se hissent jusqu'en demi-finale contre la RFA, pour une rencontre de légende perdue à l'issue de l'épreuve des tirs au but. Paradoxalement, Michel Platini considère aujourd'hui ce match comme le plus grand souvenir de sa carrière.

Platini à la Juve (1982-1987)

À la Juventus de Turin (dite La Vieille Dame), au sein d'une équipe constituée quasi entièrement de joueurs champions du monde (l'Italie vient de s'imposer au Mundial), Platini connaît des débuts délicats. Pris en grippe par une presse spécialisée extrêmement exigeante, il est même tout proche de quitter l'Italie durant l'hiver. La victoire en finale de la Coupe d'Italie 1983 ne parvient pas à masquer le bilan globalement décevant de cette première saison italienne de Platini. Mais dès la saison suivante, grâce à un schéma tactique remanié qui fait de lui le véritable maître à jouer de l'équipe, Platini et la "Juve" volent de succès en succès. Il remporte le championnats d'Italie en 1984 et 1986, la coupe des Coupes en 1984, la Supercoupe d'Europe en 1984 la Coupe des clubs Champions en 1985, et la Coupe Intercontinentale en 1985. De 1984 à 1986, il termine également trois fois consécutivement meilleur buteur du championnat d'Italie. Il est reconnu comme le meilleur joueur européen en recevant à trois reprises le Ballon d'or de 1983 à 1985. La finale européenne de 1985, disputée au Heysel contre Liverpool aurait du être le sommet de sa carrière avec la Juventus. Mais le Drame du Heysel constitue sans conteste le plus pénible souvenir de sa carrière. Auteur du seul but de la rencontre, Michel Platini se retrouve au centre d'une polémique médiatique dans les jours qui suivent le drame, certains lui reprochant son manque de retenue dans la célébration de la victoire. Mais Platini se défendra en soutenant que tout comme l'ensemble des joueurs de la rencontre, il avait été laissé dans l'ignorance de l'ampleur du drame. L'état de grâce de Platini en club se répercute également en sélection nationale. En 1984, il remporte le Championnat d'Europe des nations organisé en France en marquant 9 buts en l'espace de 5 rencontres. Il débloque notamment la finale contre l'Espagne grâce à un coup franc qui trompe le portier espagnol Luis Arconada et offre ainsi à la France son premier titre majeur en football. Mais affaibli par une pubalgie tenace, jouant sous infiltration, Michel Platini n'est pas véritablement en mesure de justifier sa réputation de meilleur joueur du monde à l'occasion de la Coupe du monde de football 1986 au Mexique. Il se montre pourtant décisif en plusieurs occasions, notamment contre l'Italie en huitième de finale (ouverture du score) et contre le Brésil en quart de finale (égalisation)Ce but restera le dernier de sa carrière chez les bleus, le jour de son anniversaire. Après une nouvelle élimination en demi-finale contre la RFA, Michel Platini doit se contenter de la troisième place finale. Usé physiquement, Platini dispute une ultime saison à la Juventus avant de prendre sa retraite sportive en juin 1987. Participant en pointillé à la campagne (infructueuse) de qualification pour l'Euro 1988, Platini honore sa dernière sélection en bleu le 29 avril 1987 contre l'Islande. En équipe de France, de 1976 à 1987, il a marqué 41 buts en 72 sélections, ce qui reste le record chez les Bleus.

Platini depuis 1987

À peine plus d'un an après sa retraite en tant que joueur, il est nommé sélectionneur de l'équipe de France de football le 1 novembre 1988. Il remplace Henri Michel, poussé dehors suite à la mauvaise entame des Bleus dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 1990. Mais l'arrivée de Platini ne change rien et la France est absente du Mondial italien. Il est alors temps de se concentrer sur les éliminatoires de l'Euro 1992, organisé en Suède. Les hommes de Platini se sortent avec brio de leur groupe de qualification en remportant leurs huit matchs (victoire notamment en Espagne et en Tchécoslovaquie) et, forts d'une série record de 19 matchs sans défaite, s'affirment parmi les favoris de la compétition. Mais une série médiocre de matchs amicaux préparatoires, puis surtout l'échec à l'Euro (élimination au premier tour, pas une seule victoire) le poussent à démissionner en juillet 1992. Il est le dernier porteur de la flamme olympique aux Jeux Olympiques d'hiver d'Albertville en 1992. Il devient ensuite co-organisateur de la Coupe du monde 1998 avec Fernand Sastre. Aujourd'hui Michel Platini est membre du comité exécutif de la FIFA. Il est également consultant sur Canal Plus.

Carrière

Carrière (joueur)


- 1966-1972 : AS Joeuf
- 1972-1979 :
- 1979-1982 :
- 1982-1987 :

Carrière (entraîneur)


- 1988-1992 : France A

Palmarès (joueur)


- Champion d'Europe des nations : 1984, avec la France A
- Deux demi-finales de Coupe du monde (4 1982; 3 1986)
- Quart de finaliste aux Jeux Olympiques de 1976
- Coupe intercontinentale des nations (trophée Artemio Franchi): 1985, avec la France A
- Coupe d'Europe des clubs champions : 1985, avec la Juventus
- Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes : 1984, avec la Juventus
- Coupe intercontinentale : 1985, avec la Juventus
- Super coupe d'Europe : 1984, avec la Juventus
- Champion de France : 1981, avec Saint-Étienne
- Champion d'Italie : 1984 et 1986 avec la Juventus
- Coupe de France : 1978, avec AS Nancy (et deux finales perdues avec Saint-Etienne)
- Coupe d'Italie : 1983, avec la Juventus
- Mundialito des Clubs : 1983 avec la Juventus
- Champion de France de division 2 : 1975 avec l'AS Nancy

Distinctions individuelles


- Champion des champions français L'Equipe en 1977 et 1984
- Ballon d'or: 1983, 1984 et 1985
- Onze d'or: 1983, 1984 et 1985
- Onze d'argent: 1977
- Meilleur joueur du championnat d'Europe 1984
- Meilleur buteur du championnat d'Europe 1984 (9 réalisations)
- Meilleur joueur de la coupe intercontinentale 1985
- Meilleur buteur du championnat d'Italie: 1983, 1984 et 1985
- Meilleur joueur du championnat d'Italie Guerin: 1984
- Joueur français de l'année: 1976 et 1977
- World Soccer awards: 1984 et 1985
- Chevron awards: 1983 et 1985 (ratio buts/match)
- Trophée d'argent du Centenaire de la League anglaise (meilleur joueur)
- Entraîneur mondial de l'année World Soccer awards: 1991
- Entraîneur européen de l'année El Pais
- Prix Artémio Franchi: 2003
- Nommé au FIFA 100 (Top 100 des meilleurs joueurs vivants de tous les temps) : 2004
- Légion d'Honneur

Statistiques


- 72 sélections en équipe de France A (capitaine à cinquante reprises), pour 41 buts entre 1976 et 1987 ce qui reste un record compte tenu du fait qu'il était milieu de terrain et non attaquant
- 104 buts toutes compétitions confondues avec la Juventus, record français de 1987 à 2005
- 28 buts en coupes d'Europe de clubs
- 52 matchs de coupes d'Europe de clubs
- Sélection du siècle FIFA 1998
- Joueur du siècle de la Juventus FC
- Joueur français du siècle L'Equipe 2000
- 6 footballeur du siècle Football Family FIFA 2000
- 8 footballeur du siècle Placar 2001
- Co-président d'organisation d'une Coupe du monde
- Vice-président de la FFF
- Conseiller de la présidence FIFA
- Membre du Comité exécutif de l'UEFA
- Candidat à la présidence de l'UEFA

Citations


- « Une heure avec Marguerite Duras, ça a été plus dur pour moi que n'importe quel match de ma carrière. Quelquefois, il y avait même certaines questions que j'avais du mal à comprendre. (...) Je n'ai jamais été interrogé par quelqu'un d'aussi ignare des choses du football. » Libération, 4 avril 1996.
- « Aucun film au monde, aucune pièce ne saurait transmettre autant de courants contradictoires, autant d'émotions que la demi-finale perdue de Séville. »
- « La rue, c'est la meilleure façon de devenir un bon footballeur. »
- « L'ennui, c'est qu'il faut toujours se justifier. J'ai passé plus de temps à expliquer pourquoi j'ai fait tel ou tel choix, qu'à faire ce choix. »
- « Ceux qui ont parlé de la France black-blanc-beur étaient en retard de trente ans. La France est depuis longtemps black-blanc-beur. En 1998, j'ai été choqué par ce discours. Je me suis dit : "tiens, des gens ont découvert que la France était comme cela". Ces personnes ne regardent pas beaucoup autour d'eux. Les considérations des Français sur les immigrés n'ont pratiquement pas changé depuis cent ans. Un jour, j'étais reçu par un djoint au maire à Belfort en tant qu'entraîneur de l'équipe de France. Dans son discours, l'élu à parlé de moi comme un bon exemple d'intégration. J'ai failli l'insulter. J'ai été très surpris parce que je ne me suis jamais considéré comme étranger. Je n'avais jamais parlé italien, mon père non plus. Mon grand-père parlait lui aussi français. Je suis de troisième génération. Il était temps que je sois intégré! L'histoire du foot est intéressante à observer. Quand on regarde les quatre ballons d'or français, c'est exactement l'histoire de l'immigration en France. Il y a d'abord Kopa, Platini, puis Papin, Zidane. Cela recoupe parfaitement les époques de l'immigration des étrangers en France. En 1998, la France était black-blanc-beur depuis au moins vingt ans. Je pense que certaines personnes qui nous dirigent ne connaissent pas leur pays. Ce n'est pas faire de la politique que d'affirmer cela. » (L'Humanité, 9 décembre 2005, p. 20)

Bibliographie


- Tournon Philippe, Platini, le football en fête, Paris, Alta Sport, premier trimestre 1977
- Collectif, Michel Platini : l'album photos, Paris, PAC, décembre 1982
- "Michel Platini : Ma vie comme un match" 1987

Lien externe

[http://www.soccers.fr/Videos_Michel_Platini_France-t1829.html Vidéos de Michel Platini] ---- Platini, Michel Platini, Michel Platini, Michel Platini, Michel Platini, Michel ja:ミシェル・プラティニ

Michel Platini

Michel Platini est un footballeur français né à Jœuf (Meurthe-et-Moselle) le 21 juin 1955.

Biographie

Ses débuts

Michel est le fils d'Aldo Platini, joueur de football professionnel du FC Nancy puis entraîneur. Ce dernier laisse beaucoup de liberté à son fils dans sa progression. Michel apprend ainsi l'art du dribble dans la rue. C'est l'anti-thèse des joueurs passés par les centres de formation, alors tout juste naissants en France. C'est au petit club local de l'AS Joeuf qu'il fait ses classes. Il y signe sa première licence en pupille (10 septembre 1966). Aldo éclaire toutefois Michel très tôt sur quelques notions simples mais primordiales, l'anticipation au premier chef. Il faut déjà savoir à qui l'on va passer la balle avant de la recevoir. Michel loupe totalement la finale du concours du jeune footballeur en 1969, mais parvient à se faire remarquer à l'occasion d'un match de Coupe Gambardella. Il n'a que seize ans, et il brille déjà de mille feux au sein de la formation junior de l'AS Joeuf qui affronte les juniors du FC Metz. Convoqué au stage de présélection du club messin, Platini, blessé, ne peut pas y participer. Le coach messin change alors de club, et Michel Platini est rayé des listes. Il retrouve son équipe de Joeuf en Promotion d'Honneur. Le FC Metz invite à nouveau Michel Platini à un stage de présélection, mais le fameux test de capacité respiratoire tourne mal. Après pas moins de dix essais au spiromètre, Michel s'évanouit. Le verdict du médecin est radical : très faible capacité respiratoire. Insuffisance cardiaque. Platini ne jouera pas pour le FC Metz, club de cœur de son enfance. Il rejoint finalement l'équipe réserve de l'AS Nancy-Lorraine en septembre 1972. Il fait la connaissance de Jean-Michel Moutier, jeune portier de la réserve, qui devient rapidement son ami.

Platini à Nancy (1972-1979)

Dès ses débuts sous les couleurs de Nancy, Platini fait parler la poudre : il marque trois buts face à Wittelsheim en D3 avec la réserve. Multipliant les sorties de ce type, Michel se retrouve rapidement aux portes de l'équipe fanion. Son premier contact avec l'élite est pourtant pénible. Il est remplaçant à Valenciennes et assiste, impuissant du banc de touche, à une véritable émeute en tribune. Il est atteint de plusieurs projectiles et de crachats... Quelques jours plus tard, il est descendu par un défenseur strasbourgeois à l'occasion d'un match de réserve : double fracture de la malléole de la jambe droite. Cette délicate saison s'achève bien avec ses grands débuts en Division 1. Platini est aligné d'entrée face à Nîmes au Stade Marcel-Picot le 3 mai 1973. Repéré par les instances parisiennes après ses premiers coups d'éclats en Coupe Gambardella, Michel Platini n'a jamais pu honorer la moindre sélection en équipe de France junior en raison de blessures. Il effectue ainsi ses grands débuts avec le maillot bleu de l'équipe de France Amateurs le 26 septembre 1973. Tout semble se dérouler parfaitement, mais une nouvelle blessure, en mars 1974, remet tout en question. À Nice, Michel est victime d'une double fracture du bras gauche. Il n'est pas présent sur le terrain en fin de saison, et reste totalement impuissant quand son club est relégué en D2 au terme de la saison. En D2, Nancy se promène et retrouve rapidement l'élite. Platini devient au cours de cette belle saison le véritable patron de l'équipe. Il marque également 17 buts. Certains d'entre eux sont inscrits sur coup franc, dont il se fait une spécialité dès cette période. Même le grand Ivan Curkovic, gardien de l'AS Saint-Étienne, se laisse tromper deux fois en Coupe de France par ces premiers fameux coup franc signés Michel Platini... et Nancy élimine les Verts! Platini travaille ses coups francs avec son ami Jean-Michel Moutier. Les mannequins de mousse qui forment le mur sont déjà là. Les obligations militaires du soldat Platini lui font revêtir l'uniforme pendant l'été 1975. Comme tous les sportifs de haut niveau, il est affecté au bataillon de Joinville où il fait équipe avec une promotion de talent aux côtés de Maxime Bossis, Éric Pécout et autres Omar Sahnoun, sans oublier ses amis nancéiens : Olivier Rouyer et Moutier. À l'occasion de son service militaire, Michel défend les couleurs de la France en militaire, en espoirs et en olympiques. Avec l'équipe olympique, Platini et ses amis éliminent, avec la manière, la redoutable formation de Roumanie, qui alignait pourtant son équipe A. Le match aller se tient le 3 décembre 1975 à Brest. Platini est brillant au cours de cette partie que les jeunes Français remportent par 4 à 0. Platini devient une vedette en France après ce match. La manche retour est une formalité avec un match nul méritoire 1-1 arraché à Bucarest. Platini participera au Tournoi Olympique des JO de Montréal. Trois jours après le match nul signé à Bucarest, Platini est sélectionné avec l'équipe de France A. C'est également une première pour le nouveau sélectionneur des Bleus : Michel Hidalgo. En parallèle à ses activités militaires, Michel rejoint, le plus souvent possible, son club qui évolue désormais à nouveau en D1. Lors d'un match joué à Laval, le public mayennais chambre Platini. Ce dernier, vexé, marque trois buts! Hélas, la soirée se termine mal, avec une nouvelle blessure. La presse titre alors : la saison de Platini est terminée, et d'annoncer une nouvelle opération du ménisque pour Michel. Il n'en est rien. Platini évite l'opération et retrouve les terrains deux semaines après l'incident de Laval. Ce retour tombe bien, car Nancy affronte dans la foulée l'Olympique de Marseille au Parc des Princes en demi-finale de la Coupe de France. Michel signe de la tête l'unique but lorrain, mais il est contraint de quitter le terrain sur blessure. L'ASNL s'incline finalement 4-1. Le Tournoi Olympique 1976 débute pour les Bleus de Platini le 19 juillet face au Mexique, balayé 4-0. Même score face au Guatemala avec deux buts signés Platini. La phase de poules s'achève sur un match nul face à Israël ; Platini marque un but sur penalty. La France dispute alors les quarts de finale face à l'Allemagne de l'Est. Cette formation est en fait l'équipe A de la RDA. Avec un arbitrage plus que douteux, les Français terminent le match à neuf et les Allemands passent le tour... De retour de Montréal, Platini signe son premier contrat professionnel avec Nancy pour deux saisons. C'est toutefois l'équipe de France qui occupe tous les esprits avec, en point de mire, la qualification au Mundial argentin. Le match décisif se tient le 16 novembre 1977 au Parc des Princes face à la Bulgarie. Platini est parfait sans son rôle de chef d'orchestre et les Bleus s'imposent 3-1. Ils disputeront la phase finale de la Coupe du monde 1978 après une attente de douze ans. Divine surprise à l'occasion de la publication du classement du Ballon d'or fin décembre 1977 : le jeune Michel Platini pointe au troisième rang. Lors des matches de préparation pour la Coupe du monde, il convient de signaler celui disputé à Naples face à l'Italie le 8 février 1978. Platini est éblouissant devant tous les recruteurs des clubs italiens venus supervisé la nouvelle petite merveille française. Platini stupéfait tout le monde en trompant deux fois, coup sur coup, le légendaire gardien Dino Zoff, sur coup franc direct. La première tentative n'est pas validée par l'homme en noir qui n'avait pas sifflé... Zoff pense avoir éviter le pire, car Platini trouve le mur lors de sa seconde tentative. Quelques minutes plus tard, nouveau coup franc aux abords de la surface italienne. Zoff prend alors bien garde de couvrir son angle droit, mais Platini le trompe par la gauche. Zoff reste pétrifié. Ses tête-à-tête avec Zoff et sa classe au cours de cette partie retransmise par la télévision italienne en font une vedette en Italie. Les plus grands clubs européens se battront désormais pour s'attacher ses services : PSG et Saint-Étienne en France, Juve, Inter et Naples en Italie, Barcelone et Valence en Espagne, Arsenal en Angleterre, pour n'en citer que quelques uns. Avant de disputer la Coupe du monde argentine, Platini s'offre la conquête de la Coupe de France 1978 avec Nancy. Michel signe l'unique but de la finale contre l'OGC Nice. Il reçoit, en tant que capitaine de l'ASNL, son premier trophée majeur des mains du Président Valéry Giscard d'Estaing. Entre la finale de la Coupe de France et le coup d'envoi du Mundial, quinze jours seulement! Pas question de stage de préparation pour les Bleus. Bousculant l'Italie et l'Argentine, la France est trop tendre pour espérer sortir d'un tel groupe. Platini n'a pas grand chose à se reprocher à l'occasion de ce Mundial, mais à l'attaque le saison 1978-1979, il est pris en grippe par le public, qui le juge responsable de l'échec en Argentine. Platini évolue sous les sifflets jusqu'au match de Geoffroy-Guichard. Galvanisé par les sifflets qui lui sont adressés, Platini met les bouchées doubles face aux Verts. Il dispute chaque ballon, et sur l'un des tacles qu'il tente, sa cheville se bloque : triple fracture de la malléole. Michel est ainsi absent lors des matches de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes de l'ASNL. Le contrat liant Platini et Nancy arrive à terme en juin 1979. Le président nancéien tente alors un coup de force pour conserver son joueur, mais Platini n'apprécie pas du tout cette intervention. Il quittera le club lorrain à la fin de son contrat. Trois clubs se détachent alors : l'Inter Milan, le PSG et Saint-Étienne. Les deux premiers clubs cités sont des leurres, car Saint-Étienne est l'objectif de Platini. Il signe chez les Verts un contrat de trois ans. Malgré les blessures et les sifflets, l'humour reste un des traits principaux du caractère de Michel. Citons ici deux des nombreux gags qu'il signa lors de sa période lorraine. Lors des déplacements, Michel s'amusait à faire exploser un pétard à mèche dans un lieu public, puis à faire le mort, provoquant inévitablement un attroupement... Lors du séjour en Argentine pour la Coupe du monde, il s'amusa, comme un collégien, à vider des tubes de dentifrice dans les lits de ses coéquipiers...

Platini chez les Verts (1979-1982)

Les trois années de Michel Platini à Saint-Étienne se soldent par un bilan mitigé. L'objectif du club en recrutant Platini était de remporter une Coupe d'Europe, mais malgré quelques coups d'éclat (notamment contre le PSV Eindhoven et contre Hambourg), les Verts ne se hisseront jamais à la hauteur de leurs glorieux aînés de 1976. Sur le plan national, Platini remporte son unique titre de Champion de France en 1981, mais échoue à deux reprises en finale de la Coupe de France. Tout d'abord face à Bastia en 1981 puis contre le Paris Saint-Germain en 1982, son dernier match avec Saint-Étienne avant son départ pour la Juventus. Durant sa période stéphanoise, il s'affirme en équipe de France, au sein de laquelle il devient sous le numéro 10 un capitaine indispensable. En 1981, Platini extirpe les Bleus de leur groupe de qualifications pour la Coupe du monde 1982 grâce à un coup franc marqué contre les Pays-Bas lors du match décisif pour la qualification. Au Mundial espagnol de 1982, les Bleus se hissent jusqu'en demi-finale contre la RFA, pour une rencontre de légende perdue à l'issue de l'épreuve des tirs au but. Paradoxalement, Michel Platini considère aujourd'hui ce match comme le plus grand souvenir de sa carrière.

Platini à la Juve (1982-1987)

À la Juventus de Turin (dite La Vieille Dame), au sein d'une équipe constituée quasi entièrement de joueurs champions du monde (l'Italie vient de s'imposer au Mundial), Platini connaît des débuts délicats. Pris en grippe par une presse spécialisée extrêmement exigeante, il est même tout proche de quitter l'Italie durant l'hiver. La victoire en finale de la Coupe d'Italie 1983 ne parvient pas à masquer le bilan globalement décevant de cette première saison italienne de Platini. Mais dès la saison suivante, grâce à un schéma tactique remanié qui fait de lui le véritable maître à jouer de l'équipe, Platini et la "Juve" volent de succès en succès. Il remporte le championnats d'Italie en 1984 et 1986, la coupe des Coupes en 1984, la Supercoupe d'Europe en 1984 la Coupe des clubs Champions en 1985, et la Coupe Intercontinentale en 1985. De 1984 à 1986, il termine également trois fois consécutivement meilleur buteur du championnat d'Italie. Il est reconnu comme le meilleur joueur européen en recevant à trois reprises le Ballon d'or de 1983 à 1985. La finale européenne de 1985, disputée au Heysel contre Liverpool aurait du être le sommet de sa carrière avec la Juventus. Mais le Drame du Heysel constitue sans conteste le plus pénible souvenir de sa carrière. Auteur du seul but de la rencontre, Michel Platini se retrouve au centre d'une polémique médiatique dans les jours qui suivent le drame, certains lui reprochant son manque de retenue dans la célébration de la victoire. Mais Platini se défendra en soutenant que tout comme l'ensemble des joueurs de la rencontre, il avait été laissé dans l'ignorance de l'ampleur du drame. L'état de grâce de Platini en club se répercute également en sélection nationale. En 1984, il remporte le Championnat d'Europe des nations organisé en France en marquant 9 buts en l'espace de 5 rencontres. Il débloque notamment la finale contre l'Espagne grâce à un coup franc qui trompe le portier espagnol Luis Arconada et offre ainsi à la France son premier titre majeur en football. Mais affaibli par une pubalgie tenace, jouant sous infiltration, Michel Platini n'est pas véritablement en mesure de justifier sa réputation de meilleur joueur du monde à l'occasion de la Coupe du monde de football 1986 au Mexique. Il se montre pourtant décisif en plusieurs occasions, notamment contre l'Italie en huitième de finale (ouverture du score) et contre le Brésil en quart de finale (égalisation)Ce but restera le dernier de sa carrière chez les bleus, le jour de son anniversaire. Après une nouvelle élimination en demi-finale contre la RFA, Michel Platini doit se contenter de la troisième place finale. Usé physiquement, Platini dispute une ultime saison à la Juventus avant de prendre sa retraite sportive en juin 1987. Participant en pointillé à la campagne (infructueuse) de qualification pour l'Euro 1988, Platini honore sa dernière sélection en bleu le 29 avril 1987 contre l'Islande. En équipe de France, de 1976 à 1987, il a marqué 41 buts en 72 sélections, ce qui reste le record chez les Bleus.

Platini depuis 1987

À peine plus d'un an après sa retraite en tant que joueur, il est nommé sélectionneur de l'équipe de France de football le 1 novembre 1988. Il remplace Henri Michel, poussé dehors suite à la mauvaise entame des Bleus dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 1990. Mais l'arrivée de Platini ne change rien et la France est absente du Mondial italien. Il est alors temps de se concentrer sur les éliminatoires de l'Euro 1992, organisé en Suède. Les hommes de Platini se sortent avec brio de leur groupe de qualification en remportant leurs huit matchs (victoire notamment en Espagne et en Tchécoslovaquie) et, forts d'une série record de 19 matchs sans défaite, s'affirment parmi les favoris de la compétition. Mais une série médiocre de matchs amicaux préparatoires, puis surtout l'échec à l'Euro (élimination au premier tour, pas une seule victoire) le poussent à démissionner en juillet 1992. Il est le dernier porteur de la flamme olympique aux Jeux Olympiques d'hiver d'Albertville en 1992. Il devient ensuite co-organisateur de la Coupe du monde 1998 avec Fernand Sastre. Aujourd'hui Michel Platini est membre du comité exécutif de la FIFA. Il est également consultant sur Canal Plus.

Carrière

Carrière (joueur)


- 1966-1972 : AS Joeuf
- 1972-1979 :
- 1979-1982 :
- 1982-1987 :

Carrière (entraîneur)


- 1988-1992 : France A

Palmarès (joueur)


- Champion d'Europe des nations : 1984, avec la France A
- Deux demi-finales de Coupe du monde (4 1982; 3 1986)
- Quart de finaliste aux Jeux Olympiques de 1976
- Coupe intercontinentale des nations (trophée Artemio Franchi): 1985, avec la France A
- Coupe d'Europe des clubs champions : 1985, avec la Juventus
- Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes : 1984, avec la Juventus
- Coupe intercontinentale : 1985, avec la Juventus
- Super coupe d'Europe : 1984, avec la Juventus
- Champion de France : 1981, avec Saint-Étienne
- Champion d'Italie : 1984 et 1986 avec la Juventus
- Coupe de France : 1978, avec AS Nancy (et deux finales perdues avec Saint-Etienne)
- Coupe d'Italie : 1983, avec la Juventus
- Mundialito des Clubs : 1983 avec la Juventus
- Champion de France de division 2 : 1975 avec l'AS Nancy

Distinctions individuelles


- Champion des champions français L'Equipe en 1977 et 1984
- Ballon d'or: 1983, 1984 et 1985
- Onze d'or: 1983, 1984 et 1985
- Onze d'argent: 1977
- Meilleur joueur du championnat d'Europe 1984
- Meilleur buteur du championnat d'Europe 1984 (9 réalisations)
- Meilleur joueur de la coupe intercontinentale 1985
- Meilleur buteur du championnat d'Italie: 1983, 1984 et 1985
- Meilleur joueur du championnat d'Italie Guerin: 1984
- Joueur français de l'année: 1976 et 1977
- World Soccer awards: 1984 et 1985
- Chevron awards: 1983 et 1985 (ratio buts/match)
- Trophée d'argent du Centenaire de la League anglaise (meilleur joueur)
- Entraîneur mondial de l'année World Soccer awards: 1991
- Entraîneur européen de l'année El Pais
- Prix Artémio Franchi: 2003
- Nommé au FIFA 100 (Top 100 des meilleurs joueurs vivants de tous les temps) : 2004
- Légion d'Honneur

Statistiques


- 72 sélections en équipe de France A (capitaine à cinquante reprises), pour 41 buts entre 1976 et 1987 ce qui reste un record compte tenu du fait qu'il était milieu de terrain et non attaquant
- 104 buts toutes compétitions confondues avec la Juventus, record français de 1987 à 2005
- 28 buts en coupes d'Europe de clubs
- 52 matchs de coupes d'Europe de clubs
- Sélection du siècle FIFA 1998
- Joueur du siècle de la Juventus FC
- Joueur français du siècle L'Equipe 2000
- 6 footballeur du siècle Football Family FIFA 2000
- 8 footballeur du siècle Placar 2001
- Co-président d'organisation d'une Coupe du monde
- Vice-président de la FFF
- Conseiller de la présidence FIFA
- Membre du Comité exécutif de l'UEFA
- Candidat à la présidence de l'UEFA

Citations


- « Une heure avec Marguerite Duras, ça a été plus dur pour moi que n'importe quel match de ma carrière. Quelquefois, il y avait même certaines questions que j'avais du mal à comprendre. (...) Je n'ai jamais été interrogé par quelqu'un d'aussi ignare des choses du football. » Libération, 4 avril 1996.
- « Aucun film au monde, aucune pièce ne saurait transmettre autant de courants contradictoires, autant d'émotions que la demi-finale perdue de Séville. »
- « La rue, c'est la meilleure façon de devenir un bon footballeur. »
- « L'ennui, c'est qu'il faut toujours se justifier. J'ai passé plus de temps à expliquer pourquoi j'ai fait tel ou tel choix, qu'à faire ce choix. »
- « Ceux qui ont parlé de la France black-blanc-beur étaient en retard de trente ans. La France est depuis longtemps black-blanc-beur. En 1998, j'ai été choqué par ce discours. Je me suis dit : "tiens, des gens ont découvert que la France était comme cela". Ces personnes ne regardent pas beaucoup autour d'eux. Les considérations des Français sur les immigrés n'ont pratiquement pas changé depuis cent ans. Un jour, j'étais reçu par un djoint au maire à Belfort en tant qu'entraîneur de l'équipe de France. Dans son discours, l'élu à parlé de moi comme un bon exemple d'intégration. J'ai failli l'insulter. J'ai été très surpris parce que je ne me suis jamais considéré comme étranger. Je n'avais jamais parlé italien, mon père non plus. Mon grand-père parlait lui aussi français. Je suis de troisième génération. Il était temps que je sois intégré! L'histoire du foot est intéressante à observer. Quand on regarde les quatre ballons d'or français, c'est exactement l'histoire de l'immigration en France. Il y a d'abord Kopa, Platini, puis Papin, Zidane. Cela recoupe parfaitement les époques de l'immigration des étrangers en France. En 1998, la France était black-blanc-beur depuis au moins vingt ans. Je pense que certaines personnes qui nous dirigent ne connaissent pas leur pays. Ce n'est pas faire de la politique que d'affirmer cela. » (L'Humanité, 9 décembre 2005, p. 20)

Bibliographie


- Tournon Philippe, Platini, le football en fête, Paris, Alta Sport, premier trimestre 1977
- Collectif, Michel Platini : l'album photos, Paris, PAC, décembre 1982
- "Michel Platini : Ma vie comme un match" 1987

Lien externe

[http://www.soccers.fr/Videos_Michel_Platini_France-t1829.html Vidéos de Michel Platini] ---- Platini, Michel Platini, Michel Platini, Michel Platini, Michel Platini, Michel ja:ミシェル・プラティニ

Zinédine Zidane

Zinedine Yazid Zidane (souvent appelé Zizou) est un joueur de football français né le 23 juin 1972 à Marseille dans la cité "La Castellane". Zidane signe sa 2eme licence dans un club non loin de son quartier d'origine. Il est recruté à l'âge de quatorze ans par l'AS Cannes dont il intègre le centre de formation. Il débute en Première division le 20 mai 1989, contre le FC Nantes, à la Beaujoire. En 1991, il marque son premier but en Première division, toujours contre le FC Nantes. En 1992, Zidane est recruté par Rolland Courbis aux Girondins de Bordeaux. Il sympathise avec deux autres futurs internationaux français, Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu, avec lesquels il formera ce que l'on appellera plus tard le « triangle bordelais », ces trois joueurs démontrant une capacité à se trouver les yeux fermés sur le terrain. Zidane marque dix buts pour sa première saison, puis six les trois saisons suivantes. Avant qu'il n'intègre l'équipe de France, le sélectionneur algérien de l'époque Abdelhamid Kermali le refuse en équipe nationale d'Algérie prétextant que l'enfant de la Castellane n'est « pas assez rapide ». Le 17 août 1994 à Bordeaux, il est pour la première fois sélectionné en équipe de France, contre la République tchèque. Entré en jeu à la 63 minute alors que la France est menée deux buts à zéro, Zidane marque les deux buts du match nul. Il lui faudra néanmoins encore attendre près d'une année pour devenir un titulaire à part entière au sein de l'équipe de France. Ce n'est qu'en 1995, au cours des éliminatoires pour le Championnat d'Europe de football 1996 que le sélectionneur national Aimé Jacquet fera de Zidane son meneur de jeu titulaire. En 1996, après une finale de coupe de l'UEFA perdue avec les Girondins, Zidane signe à la Juventus de Turin, club dans lequel a notamment évolué Michel Platini. Entre temps, diminué par une saison éprouvante avec Bordeaux et par un accident de voiture survenu peu de temps avant le début du tournoi, Zidane dispute un Euro 96 décevant en Angleterre. Les Bleus atteignent poussivement la demi-finale et Zidane est loin de se montrer à son meilleur niveau. À la Juventus, il explose au plus haut niveau européen et nombre d'observateurs voient en lui le meilleur joueur du monde.

La consécration

Lors de la Coupe du monde organisée en France en 1998, Zidane inscrit deux buts de la tête sur corner en finale, il donne ainsi à la France son premier titre de champion du monde. Il reçoit la même année le Ballon d'or France football et le titre de joueur FIFA de l'année. En 2000, lors du Championnat d'Europe des nations, il conduit l'équipe de France à un nouveau titre de champion, ce qu'aucune équipe n'avait réalisé (doublé Coupe du monde/Championnat d'Europe dans cet ordre), et reçoit de nouveau le titre de meilleur joueur FIFA de l'année. Zinédine Zidane est transféré lors de l'été 2001 au Real Madrid, pour ce qui constitue encore à l'heure actuelle un record en matière de coût de transfert d'un footballeur (506 millions de francs français). Il évolue toujours dans ce club espagnol où il a notamment gagné la Ligue des Champions en 2002. Opposé en finale au Bayer Leverkusen (victoire 2-1 du Real Madrid), il marqua à l'occasion un but d'anthologie pour un droitier : hors de la surface de réparation, une reprise de volée du pied gauche, sur un centre en retrait de Roberto Carlos qu'il logea dans la lucarne gauche du but allemand. Alors qu'il avait encore été le meilleur homme du premier match de l'Euro 2004, il a annoncé son retrait de l'équipe de France le 4 août 2004. Le 3 août 2005, quasiment un an plus tard, il revient sur sa retraite internationale et souhaite revenir jouer avec les Bleus pour une dernière aventure à savoir jouer jusqu'à la fin de la coupe du monde 2006 si la France se qualifie. L'annonce de son retour a donné lieu à une forte spéculation journalistique. Il a en effet déclaré avoir pris sa décision après avoir "parlé" avec quelqu'un au milieu de la nuit, sans dire qui était cet interlocuteur mystérieux. Cette déclaration a amené de nombreuses hypothèses sur la nature mystique de cette rencontre qui ont conduit Zinedine Zidane à déclarer quelques jours plus tard que c'est un de ses frères qui était venu le trouver. Son match de retour a eu lieu le 17 août à Montpellier où la France a battu la Côte d'Ivoire par un score de 3 à 0, avec un but de Zidane. Il est nommé capitaine de l'équipe de France. C'est alors qu'il emmène les Bleux vers le mondial 2006 en Allemagne grâce a une dernière victoire face à Chypre tandis que la Suisse faisait en même temps un résultat nul en Irlande 0-0, ce qui assurait à la France la première place de son groupe qualificatif. La ville de Marseille a fait peindre un grand portrait (10m/15m) de son enfant devenu célèbre, sur le mur d'un immeuble face à la rade et au port. Zidane est connu pour sa grande maîtrise du ballon et sa technique hors du commun. La facilité qu'il dégage en jouant au football est époustouflante. Il est connu pour ses roulettes et ses passements de jambes qui mystifient tous les défenseurs. Mais il est également reconnu comme un homme simple hors du terrain qui sait rester modeste et timide. L'homme est également tres apprécié.

Palmarès

En sélection nationale :
- 30 buts avec l'équipe de France en 98 séléctions
- Vainqueur de la Coupe du monde 1998
- Vainqueur du championnat d'Europe des nations 2000
- Deux tournois Hassan II (1998 et 2000)
- Demi-finaliste du championnat d'Europe des nations 1996 En clubs :
- Vainqueur de la Ligue des Champions (2002)
- Double vainqueur de la Coupe intercontinentale (1996 et 2002)
- Double vainqueur de la Supercoupe d'Europe (1996 et 2002)
- Deux fois champion d'Italie (1997 et 1998)
- Champion d'Espagne (2003)
- Vainqueur de la Supercoupe d'Italie (1997)
- Deux Supercoupe d'Espagne (2001 et 2003)
- Tournois Santiago Bernabeu (2003 et 2005)
- Trophée Luigi Berlusconi (1998, 1999 et 2000)
- Coupe Intertoto (1999)
- Double finaliste de la Ligue des Champions (1997 et 1998)
- Finaliste de la Coupe de L'UEFA (1996)
- Deux fois finaliste de la Coupe d'Espagne (2002 et 2004)
- Vice-champion d'Italie à trois reprises
- Vice-champion d'Espagne une fois Distinctions :
- Champion des champions français L'Equipe (1998)
- Ballon d'or (1998)
- Onze d'or (1998, 2000 et 2001)
- Meilleur joueur de l'année FIFA (1998, 2000 et 2003)
- Meilleur joueur de l'année UEFA (2002)
- Meilleur joueur européen du demi-siècle UEFA (2004)
- Meilleur joueur du championnat d'Europe des Nations (2000)
- Meilleur joueur du championnat d'Italie (2001)
- Meilleur joueur étranger du championnat d'Italie (1998)
- Meilleur joueur étranger du championnat d'Espagne (2005)
- Meilleur joueur d'une finale de Ligue des champions (2002)
- Oscar UNFP du meilleur espoir français (1994)
- Oscar UNFP de DI française (1996)
- Joueur français de l'année (1998 et 2002)
- World Soccer award (1998)
- RSS joueur de l'année (1998)
- El Pais joueur européen de l'année (2002)
- Nommé au FIFA 100 (Top 100 des meilleurs joueurs vivants de tous les temps) en 2004
- Ballon d'argent (2000)
- Onze d'argent (1997, 2002 et 2003)
- Etoile d'Argent France Football (2003)
- 2 footballeur français du siècle pour L'Equipe (2000)
- Ballon de bronze (1997)
- Onze de bronze (1999)
- Deux buts en finale de Coupe du monde
- Top 50 des personnalités françaises préférées : 1 en 2000
- Parrain de l'association ELA (Association Européenne contre les Leucodystrophies)
- Ambassadeur des Nation-Unies contre la pauvreté (2002)
- Ambassadeur des Jeux Méditerranéens (2003)
- Légion d'honneur (1998)

Carrière


- 1988 - 1992 : AS Cannes 65 matchs, 6 buts
- 1992 - 1996 : 167 Matchs, 32 buts
- 1996 - 2001 : Juventus 190 matchs, 29 buts
- depuis 2001 : Real Madrid 174 matchs, 37 buts
- ainsi que 28buts en 98 séléctions avec l'équipe de France Zidane a mis à l'heure actuelle 132 buts en 694 matchs joués (coupes nationales exclues) soit environ 1 but tous les 5 matchs.

Bibliographie


- Alexis Nolent (scénario), Michel Pierret et Marco Venanzi (dessins), Zidane. – Bruxelles ; Paris : Casterman, coll. « Champion de vie », 2005. – 47 p., 31 cm. – ISBN 2-203-37605-8. – [biographie de Zinedine Zidane en bande dessinée]. Zidane, Zinedine Zidane, Zinedine ja:ジネディーヌ・ジダン ko:지네딘 지단

Roberto Baggio

Roberto Baggio est un footballeur italien, né le 18 février 1967 à Caldogno, près de Vicenza. Attaquant, il a gagné durant sa carrière le championnat d'Italie en 1995 et 1996, la Coupe de l'UEFA en 1993 et la Coupe d'Italie en 1995. En 1993, il remporte le Ballon d'or. Avec l'équipe d'Italie (55 sélections et 27 buts), il a participé à 3 Coupes du Monde et a été vice-champion du monde en 1994. En 19 saisons en Serie A, il a joué 452 matchs et marqué 205 buts.

Les débuts

Roberto Baggio débute en Serie C1, la 3e division italienne, à l'âge de 15 ans dans l'équipe de Vicenza. Durant la saison 1984-1985, il marque 12 buts en 29 matchs, et permet ainsi à son équipe d'obtenir la promotion en Serie B. Il débute en Serie A, la 1ère division italienne, le 21 septembre 1986 sous les couleurs de la Fiorentina (victoire sur la Sampdoria de Gênes 2-0). Il marque son premier but à Naples contre l'équipe de Maradona, après une action solitaire et après avoir dribblé toute la défense adverse. Le 16 novembre 1988, ce milieu offensif est sélectionné pour la première fois en équipe d'Italie, à l'occasion du match contre les Pays-Bas. Il marquera 27 buts en 56 sélections. Il restera à la Fiorentina jusqu'à la saison 1989-1990, au terme de laquelle, il sera transféré à la Juventus. Ce transfert entre les deux clubs rivaux, entraîne de nombreux mécontentements parmi les tifosi florentins. Des émeutes éclatent même à Florence, et la police est obligée d'intervenir pour tenter de calmer la situation.

Le Mondial 90

Sélectionné pour le Mondial 90 organisé en Italie, il se révèle au monde entier en marquant un superbe but contre le Tchécoslovaquie. Il évolue en pointe de l'attaque, et forme un formidable duo avec Salvatore Schillaci. Cependant pour affronter l'Argentine de Diego Maradona en demi-finale, le sélectionneur italien, Azeglio Vicini, décide de faire confiance à Gianluca Vialli. Roberto se retrouve sur le banc des remplaçants, et son entrée trop tardive dans le match, ne lui permet pas de changer le cours du jeu. L'Italie est éliminée aux tirs au buts. Pour le match de la troisième place contre l'Angleterre, le duo Schillaci-Baggio est de nouveau sur le terrain, et c'est assez logiquement que l'Italie l'emporte 2-1. Roberto marque le premier but après une belle action dans la surface de réparation anglaise. Il aurait également pu marquer le deuxième but, mais préfère laisser tirer le penalty à Schillaci, pour que ce dernier remporte le titre de meilleur buteur de la compétition.

La Juventus

En 1990, il débute à la Juventus, où il retrouve Salvatore Schillaci. Ses débuts sont relativement difficiles, puis il s'affirme comme le véritable leader de l'équipe. Cependant, les titres tardent à arriver. Il est vrai qu'il y a peu de choses à faire en Serie A à cette époque face au grand Milan AC. En 1993, la Juventus gagne la Coupe de l'UEFA, Roberto Baggio est courroné Ballon d'or et désigné « Meilleur joueur de l'année » après une saison fabuleuse. Il marque 3 buts en demi-finale contre le Paris St-Germain, puis à nouveau 2 buts en finale de la coupe de l'UEFA contre le Borussia Dortmund, et se qualifie avec l'Italie pour le Mondial Américain. En Serie A, la réussite n'est pas la même, et le Scudetto revient une fois de plus au Milan AC. La Juventus en fin de saison réussi tout de même l'exploit de battre le futur champion d'Italie dans son stade à San Siro, après une nouvelle superbe prestation de Roberto Baggio.

Le Mondial 94

Pour le Mondial 94 aux États-Unis, tout l'Italie attend son équipe nationale et surtout son meilleur joueur, Roberto Baggio. Pour Roberto et la Juventus, la saison 1993-1994, n'a pas été particulièrement réussie. La Juventus se classe 2e de la Serie A mais sans jamais vraiment avoir lutté contre le Milan AC et est eliminée en quart de finale de la Coupe de l'UEFA. De même, la préparation de L'Italie au Mondial, n'est pas des meilleures: défaite 1-0 à Naples face à la France, défaite 2-1 en Allemagne. De plus, le sélectionneur italien, Arrigo Sacchi, ne semble être fixé ni sur un module de jeu, ni sur une équipe type. Seuls Roberto Baggio et les défenseurs du Milan AC (Baresi, Maldini, Costacurta et Tassoti), sont des titulaires indiscutables.
- Italie-Irlande: Ainsi, l'Italie débute son premier match contre L'Irlande en 4-4-2, alors que durant tous les matchs préparatoires, l'Italie avait évoluée en 4-3-3. Roberto Baggio ne brille pas pour son début dans la compétition, et L'Italie dispute son plus mauvais match du Mondial. L'Irlande s'impose 1-0, et plus que le manque de jeu de l'Italie, c'est la prestation de Roberto Baggio qui inquiète les tifosi.
- Italie-Norvège: Pour son deuxième match, l'Italie n'a pas droit à l'erreur. Elle doit battre la Norvège s'il elle veut continuer dans le Mondial. Cette fois-ci, tout semble se passer pour le mieux. L'Italie débute bien la rencontre, et Roberto Baggio semble bien inspiré. Mais c'est un coup de théâtre qui se produit. Lors de la première action norvégienne, Gianluca Pagliuca, le gardien italien, est expulsé après avoir touché le ballon avec les mains en dehors de sa surface de réparation. L'Italie se retouve à 10, et un joueur doit sortir pour que Luca Marchegiani, le gardien remplaçant, puisse entrer sur le terrain. Arrigo Sacchi décide à la surprise générale de faire sortir Roberto Baggio. Roberto, n'en revient pas, et se demande si son entraineur n'est pas devenu fou. Ces images où l'on voit très nettement les gestes et l'expression de Roberto Baggio, seront à l'origine des incompréhensions entre Sacchi et Baggio jusqu'à la fin de sa carrière. L'Italie parvient au bout d'un match incroyable à remporter la victoire 1-0. C'est Dino Baggio, « l'autre Baggio » qui offre la victoire à l'Italie. Cependant Franco Baresi se blesse gravement, et pour de nombreux observateurs son Mondial est déjà terminé.
- Italie-Mexique: Lors du troisième match, Italie et Mexique se séparent sur le score de 1-1 (But de Massaro pour l'Italie), et comme lors du premier match, Roberto Baggio n'est que l'ombre de lui-même. L'Italie se qualifie pour le deuxième tour comme meilleure troisième. En 8e de finale, elle s'attend à affronter l'Argentine de Batistuta et de Maradona. Mais les argentins, privés de Maradona suspendu pour dopage, perdent contre la Bulgarie et finalement, c'est le Nigéria qui se classe premier de son groupe et qui donc jouera contre l'Italie.
- Italie-Nigéria: A Boston, tout débute très mal pour l'Italie. Les Italiens souffrent terriblement contre le Nigeria, et les joueurs champions d'Afrique ouvrent très rapidement le score. Cette fois-ci pour l'Italie, il n'y aura pas de seconde chance, il faut gagner ou « rentrer à la maison ». Roberto Baggio, très critiqué, a également beaucoup à prouver sur ce match. Mais l'Italie ne doit pas seulement lutter contre le Nigeria, elle doit aussi affronter le terrible Brizio Carter, l'arbitre du match qui siffle les décisions à sens unique. L'arbitre mexicain expulse même Gianfranco Zola, rentré à peine 10 min avant alors que le joueur italien n'avait pas touché son adversaire. Mais une nouvelle fois, c'est dans l'adversité que l'Italie donne le meilleur d'elle-même et à 10 contre 11, elle commence à mettre en difficulté son adversaire. Cependant le temps passe et l'Italie est toujours mené 1-0. Mais à la 88e minutes, alors que tout semble perdu, Roberto Baggio au même titre que Paolo Rossi lors du Mondial 82, décide de prendre les choses en main. Fabio Mussi qui vient de remonter le ballon voit Roberto à la limite de la surface de réparation. L'arrière droit de la Squadra Azzurra donne ainsi le ballon à Roberto qui d'une frappe à ras de terre, bas le gardien Nigérian. Plus personne n'y croyait, mais l'Italie arrache la prolongation. Celle-ci sera à sens unique, et après avoir refusé au moins deux pénalty indicutables, l'innénarable Brizio Carter, dans un rare moment de lucidité, décide d'accorder le troisième. Roberto Baggio le transforme et l'Italie l'emporte 2-1. Le lendemain, la Gazzetta dello Sport titra: « ITALIA: BAGGIOOOOOOOOOOO !!! à 10 contre 11, L'Italie bat l'arbitre ... et le Nigeria ».
- Italie-Espagne: En quart de finale, l'Italie bat l'Espagne 2-1 (Buts de Dino Baggio et de Roberto Baggio).
- Italie-Bulgarie: En demi-finale, l'Italie bat la Bulgarie 2-1 (Doublé de Roberto Baggio).
- Italie-Brésil: En finale, Le Brésil bat l'Italie 0-0 3-2 aux tirs aux buts. Roberto Baggio rate le tir au but décisif.

Le 1er Scudetto

Roberto Baggio remporte son premier championnat d'Italie en 1995 avec la Juventus. Cette même année, il remporte également la Coupe d'Italie. Malgré ses deux succès, Roberto Baggio quitte la Juventus pour le Milan AC en fin de saison.

Le Milan AC

Dès sa première année au Milan AC, Roberto Baggio remporte le championnat et donc son deuxième Scudetto consécutif. Après une saison 1996-1997 où le Milan AC n'obtient que des résultats décevants, aussi bien en Italie qu'en Europe, Roberto Baggio quitte le club lombard pour l'équipe de Bologne. Il veut jouer avec continuité pour espérer faire partie de l'équipe d'Italie lors du Mondial 1998.

Bologne et le Mondial 98

Roberto Baggio réalise une superbe saison 1997-1998. Il permet avec ses 22 buts (son record personnel en Italie) à Bologne de se qualifier pour la Coupe de L'UEFA, mais surtout il retrouve l'équipe d'Italie pour le Mondial 98 qui va se dérouler en France. Roberto Baggio réalise un très bon Mondial en France. Il marque deux buts (contre le Chili et l'Autriche), et si Cesare Maldini, le sélectionneur italien, lui avait donné plus souvent sa chance, ses performances ainsi que celles de L'Italie aurait pu être bien meilleures. L'Italie est éliminée en quart de finale par la France durant la séance des tirs au but. Bien que la France ait dominé globalement le match, Roberto rate de très peu le but en or durant la prolongation. Il réussi également son tir au but, mais ne peut empêcher l'élimination de l'Italie. C'est le troisième et dernier mondial disputé par Roberto Baggio, et à trois reprises, L'Italie aura été éliminée aux tirs aux buts. Ainsi pour Roberto Baggio, mais également pour d'autres grands champions comme Paolo Maldini, « la roulette » des tirs au but se sera révélée fatale. Il est le seul joueur italien a avoir marqué dans trois Coupes du Monde différentes.

L'Inter

Après le Mondial 98, Massimo Moratti, le président de L'Inter, décide d'engager Roberto Baggio pour l'associer à Ronaldo. L'équipe milanaise présente ainsi un formidable duo d'attaquants, et c'est avec beaucoup d'espoirs que la saison commence. Malheureusement, cette saison 1998-1999, n'apporte que peu de satisfactions aux tifosi « nerazzurri ». L'Inter fini très loin du Milan AC qui remporte le Scudetto et est éliminé par Manchester United en quart de finale de la Ligue des Champions. Par ailleurs, 4 entraineurs se succèdent à la tête de l'équipe, mais aucun d'eux n'arrive à trouver la solution. Roberto Baggio ne dispute pas la meilleure de ses saisons, mais cependant, lors de certains matchs, il montre tout son talent. C'est le cas lors du match Inter-Real Madrid où l'équipe milanaise jouait sa qualification pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. L'Inter était obligé de s'imposer pour se qualifier à l'une des deux premières places du groupe. Rentré en cours de jeu alors que le score était de 1-1, Roberto Baggio disputa une fantastique fin de match. Les deux superbes buts qu'il marque à l'équipe espagnole permettent à l'Inter de prendre la première place du groupe, et cette soirée restera à jamais graver dans la mémoire des supporters italiens. Pour la saison 1999-2000, c'est Marcello Lippi, l'ancien entraineur Roberto Baggio à la Juventus, qui est nommé pour ramener l'Inter au sommet. L'équipe est également renforcée par l'arrivé de plusieurs joueurs, dont celle de Christian Vieri, l'avant-centre de l'équipe d'Italie. Pour de nombreux observateurs, le duo d'attaquants sera composé de Ronaldo et de Vieri, et donc la saison s'annonce difficile pour Roberto Baggio. En effet, cette saison est l'une des plus noires de la carrière de Roberto. Lippi, avec lequel il s'est brouillé dès le début de la saison, ne lui facilite pas la tâche en l'envoyant à de très nombreuses reprises sur le banc des remplaçants (lorsqu'il n'était pas obligé de suivre le match des tribunes). Roberto Baggio expliquera dans son autobiographie, Una porta nel cielo, les raisons de ses problèmes avec Lippi. Cependant, Roberto, à chaque fois qu'il en a l'occasion, montre sur le terrain sa vraie valeur et surtout la mauvaise foi de l'entraineur, qui malgré les soucis physiques de Vieri et Ronaldo, continuait à exclure Roberto des titulaires. En particulier, lors du match de barrage entre l'Inter et Parme, permettant de départager les deux équipes pour la quatrième place du championnat, qualificative pour la Ligue des Champions, c'est encore Roberto Baggio qui grâce à un doublé sauve la saison de l'Inter, et par la même occasion celle de Lippi. A la fin de la saison, entre Baggio et Lippi, L'Inter choisit ce dernier et Roberto Baggio se retrouve ainsi sans club, alors que l'équipe d'Italie s'envole sans lui pour aller disputer l'Euro 2000 en Belgique et aux Pays-Bas. Pour la petite histoire, lors de la saison suivante, Lippi n'entrainera l'Inter que pour quelques journées, avant d'être licencié pour faute de résultats ...

Brescia

Roberto Baggio signe à Brescia durant l'été 2000 grâce notamment à Carlo Mazzone l'entraineur de l'équipe lombarde qui s'est investi personnellement pour le faire venir. Roberto joue dans cette équipe jusqu'à la fin de sa carrière, et espére être appelé pour disputer le Mondial 2002 en Corée et au Japon. Malgré tous ses efforts, la convocation n'arrive pas, et Roberto ne peut donc pas disputer son 4e Mondial consécutif. Le 14 Mars 2004, durant le match contre Parme, Roberto Baggio marque son 200e but en Serie A, et rejoint ainsi 4 autres champions: Silvio Piola, Gunnar Nordhal, Giuseppe Meazza e Josè Altafini. Roberto dispute son dernier match le 16 Mai 2004 (Milan AC-Brescia 4-2), peu après avoir été convoqué une dernière fois, en Avril 2004, en équipe d'Italie pour disputer un match amical contre l'Espagne. L'affection des tifosi italiens pour leur champion se fait sentir tout au long de la partie par des ovations à chaque fois que Roberto Baggio touche le ballon et par une standing ovation lorsque qu'il est remplacé à quelques minutes du coup de sifflet final. Il est également intéressant de remarquer que l'équipe de Brescia, avant l'arrivée de Roberto Baggio, n'avait jamais réussi à se maintenir en Serie A. Durant les 4 saisons où Roberto Baggio a évolué sous les couleurs de Brescia, l'équipe s'est à chaque fois sauvée sans trop de difficultés (se qualifiant même à une reprise pour l'Europe). Lors de la saison 2004-2005, Brescia, privé de son "numéro 10", s'est classé 19e sur 20, et a été donc relégué en Serie B ... Si en Italie, tous ne considèrent pas Roberto Baggio comme le meilleur joueur italien de tous les temps, il n'en restera pas moins, le plus aimé. A noter que Roberto Baggio est bouddhiste (école Soka Gakkai) depuis 1988 et que son aura déborde largement le cadre italien et européen pour en faire, en Asie, un personnage charismatique dont les faits et actes sont suivis avec un grand intérêt. A noter par exemple que le premier numéro du premier journal paru en Irak après le renversement de Saddam a choisi Baggio comme première personnalité sportive à présenter à ses lecteurs. Roberto Baggio est ambassadeur permanent auprès de la FAO pour la lutte contre la faim dans le monde.

Palmarès

Equipe Nationale:
- 27 buts en 56 sélections avec l'Italie (1988-2004)
- Finaliste de la Coupe du monde (1994)
- Troisième de la