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Llobregat

Llobregat

Le Llobregat est le second plus important fleuve qui arrose la Catalogne. Il prend sa source près de Berga et se jette dans la Mer Méditerranée. Il forme un vaste delta de 100 km² où l'on trouve des installations portuaires et aéroportuaires de la ville de Barcelone mais également plusieurs réserves naturelles d'importance européenne. Pour permettre la poursuite du développement économique de la ville tout en préservant la richesse écologique du site, il est prévu de modifier le cours du fleuve.

Lien externe

[http://www.enpc.fr/enseignements/Legait/projet/MEI/Barcelone/index.htm Le plan Delta] Catégorie:Cours d'eau d'Espagne

Fleuve

Un fleuve est un cours d'eau qui se jette dans la mer ou dans l'océan. Il se distingue d'une rivière, qui se jette dans un autre cours d'eau. Les fleuves ayant leur source proche de la côte maritime sont appelés fleuves côtiers. Les trois plus longs fleuves au monde sont l'Amazone avec 7 000 km, suivi par le Nil avec 6 700 km et finalement le Mississippi-Missouri avec 6 210 km. L'Amazone est aussi le fleuve qui possède, et de loin, le plus grand bassin versant : 6 150 000 km². En Europe les plus grands fleuves sont la Volga et le Danube (voir Delta du Danube).

Quelques fleuves dans le monde

Afrique


- Le Nil : Méditerranée
- Le Congo : Océan Atlantique
- Le Niger : Océan Atlantique
- Le Zambèze : Océan Indien
- L'Okavango : Se perd dans le désert du Kalahari
- La Sanaga : Océan Atlantique
- Le Sénégal : Océan Atlantique
- La Sanaga : Océan Atlantique
- Le Wouri : Océan Atlantique
- Le Nyon : Océan Atlantique
- La Volta : Océan Atlantique

Amérique


- L'Amazone : Océan Atlantique
- Le Parana : Océan Atlantique
- L'Orénoque : Océan Atlantique
- Le Saint-Laurent : Océan Atlantique
- Le Mississippi : Océan Atlantique
- Le Río Grande, également appelé Río Bravo par les Mexicains : Océan Atlantique

Asie


- L'Ob : Océan Glacial Arctique
- L'Ienisseï : Océan Glacial Arctique
- La Lena : Océan Glacial Arctique
- Le Gange : Golfe du Bengale (Océan Indien)
- Le Brahmapoutre : Golfe du Bengale (Océan Indien)
- L'Indus : Océan Indien
- Le Chang Jiang (ou Yang-tseu-kiang) : Mer de Chine
- Le Huang He : Mer de Chine
- L'Amour : Océan Pacifique
- Le Mékong : Océan Indien
- Le Salouen : Océan Indien
- L'Irrawaddy : Océan Indien
- Le Tigre : Golfe Persique
- l'Euphrate : Golfe Persique
- le Syr-Daria : Mer d'Aral
- l'Amou-Daria : Mer d'Aral
- le Tarim : se perd dans le Lob-Nor

Europe


- l'Adige : Mer Adriatique
- l'Adour : Océan Atlantique
- le Danube : Mer Noire
- le Dniepr : Mer Noire
- le Dniestr : Mer Noire
- le Don : Mer d'Azov
- le Douro : Océan Atlantique
- l'Èbre : Méditerranée
- l'Elbe : Mer du Nord
- l'Escaut : Mer du Nord
- la Garonne : Océan Atlantique
- le Guadalquivir : Océan Atlantique
- le Guadiana : Océan Atlantique
- le Jucar : Méditerranée
- la Loire : Océan Atlantique
- la Meuse : Mer du Nord
- l'Oder : Mer Baltique
- le : Mer Adriatique
- le Rhin : Mer du Nord
- le Rhône : Méditerranée
- la Segura : Méditerranée
- la Seine : Manche
- le Tage : Océan Atlantique
- la Tamise : Mer du Nord
- la Vistule : Mer Baltique
- la Volga : Mer Caspienne
- la Weser : Mer du Nord

Voir aussi

Articles connexes


- Listes de fleuves par localisation :
  - Fleuves d'Allemagne
  - Fleuves de Belgique
  - Fleuves d'Espagne
  - Fleuves de France
  - Fleuves d'Italie
- Liste des plus longs fleuves ----

Autres utilisations du mot fleuve

Expressions


- fleuve au long cours :
- roman-fleuve, discours-fleuve : roman, discours particulièrement long, voire interminable

Œuvres

Titres d'œuvres dans lesquelles le mot fleuve apparaît :
  - Fleuve Noir : éditeur et collection de romans policiers
  - Le fleuve : film de Jean Renoir, 1950
  - Le monde du Fleuve : série de romans de Philip José Farmer
  -
La vie est un long fleuve tranquille : film d'Etienne Chatiliez, 1987
  -
Le Fleuve sauvage (Wild river): film d'Elia Kazan, 1960
  -
Les Caprices d'un fleuve : film de Bernard Giraudeau, 1995
  -
Les Pouvoirs du fleuve : film Catégorie:Cours d'eau Catégorie:Transport fluvial ja:川 ko:강 ms:Sungai simple:River th:แม่น้ำ zh-min-nan:Hô

Mer Méditerranée

] La mer Méditerranée est une mer presque fermée située entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie et qui s'étend sur une superficie d'environ 2,5 millions de kilomètres carrés. Elle doit son nom au fait qu'elle est littéralement une « mer au milieu des terres », en latin mare medi terra. La Méditerranée est reliée à l'océan Atlantique par le détroit de Gibraltar à l'ouest, à la mer de Marmara et à la mer Noire par les Dardanelles et le Bosphore à l'est. La mer de Marmara - mais pas la mer Noire - est souvent considérée comme faisant partie de la Méditerranée. Le canal de Suez au sud-est relie la Méditerranée à la mer Rouge. Les principales îles de la Méditerranée sont :
- Chypre, la Crète et Rhodes à l'est ;
- la Sardaigne, la Corse, la Sicile et Malte au centre ;
- les Baléares à l'ouest. Les pays qui bordent la Méditerranée sont :
- au nord : la France, Monaco, l'Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Grèce et la Turquie ;
- à l'est : le Liban, la Syrie et Israël ;
- au sud : l'Égypte, la Libye, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc ;
- à l'ouest : l'Espagne ;
- au centre : Malte et Chypre. Le climat méditerranéen est caractérisé par un hiver humide et doux et par un été sec. Quelques cantons particuliers de la Méditerranée portent eux-mêmes traditionnellement le nom de mer :
- mer Égée
- mer Ionienne
- mer Adriatique
- mer Tyrrhénienne
- mer Ligurienne
- mer de Marmara (anciennement Propontide)
- et quelques golfes : golfe de Corinthe, golfe du Lion, golfe de Tarente, golfe de Syrte.

Description géographique

La mer Méditerranée se divise en deux bassins bien individualisés, séparés par des hauts fonds situés entre la Sicile et la Tunisie : la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale, eux-mêmes nettement compartimentés. Sicile En Méditerranée occidentale, l'axe Corse-Sardaigne isole la mer Thyrénienne du reste du bassin. En Méditerranée orientale, on distingue la mer Ionienne, qui atteint les plus grandes profondeurs et le bassin levantin , séparés par un goulet entre la plate-forme de la mer Égée limité au sud par la Crète et les hauts fonds au large de la Cyrénaïque. D'une manière générale, le plateau continental est relativement réduit, sauf dans trois zones : la mer Adriatique, la mer Égée, et la plate-forme qui s'étend entre la Sicile et la Libye au large de la Tunisie.

Géologie

Bien qu'intercontinentale, on y trouve cependant un fond basaltique au large des côtes françaises, ce qui en fait un mini-océan du Languedoc.

Économie

Histoire

voir l'article détaillé : Histoire de la Méditerranée

Principaux fleuves méditerranéens


- Nil
-
- Rhône
- Èbre

Bibliographie


- Fernand Braudel, La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, 1 édition, Paris : Armand Colin, 1949.
- Germaine Tillion, Le harem et les cousins, Paris : éditions du Seuil, 1966.
- Christian Bromberger et al., L'anthropologie de la Méditerranée, Paris : Maisonneuve et Larose ; Aix-en-Provence : Maison méditerranéenne des sciences de l'homme, 2001.

Voir aussi


- Climat méditerranéen
- Flore méditerranéenne
- ancien département de la Méditerranée
-
Catégorie:Mer ou océan ja:地中海 ko:지중해 th:ทะเลเมดิเตอร์เรเนียน zh-min-nan:Tē-tiong-hái

Port (marine)

Un port est une rade, un endroit souvent protégé par des digues et aménagé pour que les navires puissent s'y abriter, s'y ravitailler, s'y faire réparer et y charger et décharger des passagers, des marchandises, ou le produit de leur pêche. Les installations portuaires comprennent des bassins, offrant un tirant d'eau suffisant, bordés par des quais et des terre-pleins, des équipements de manutention (grues...), des jetées. La passe d'entrée est généralement signalée par des feux. Le port est relié à son arrière-pays par des voies de communication. Selon leur localisation, on distingue :
- les ports maritimes, situés sur la côte d'une mer ou d'un océan.
- les ports fluviaux, situés au bord d'un fleuve ou d'une rivière.
- les ports lacustres, situés en bord de lac. lac Selon leur activité, on distingue :
- les ports de commerce.
- les ports de pêche.
- les ports de plaisance.
- les ports militaires. Selon leur statut, on distingue :
- les ports publics : gérés soit par une collectivité locale, soit par un établissement public (cas des ports autonomes et des ports gérés par les chambres de commerce et d'industrie en France).
- les ports privés Du point de vue organisation on distingue :
- L'autorité compétente pour créer et fixer le mode de gestion d'un port : En France l'exploitation d'un port est un service public qui relevait jusqu'en 1983 de la compétence exclusive de l'Etat. Depuis les lois de décentralisation n° 83-8 du 7 janvier 1983 et 83-663 du 22 juillet 1983 et en dernier lieu la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 la compétence de créer un port et de fixer son mode de gestion relève :
  - de l'Etat pour les principaux ports de commerce qui sont gérés par des établissement publics, les ports autonomes.
  - de la Région pour les autres ports de commerce.
  - du Département pour les ports de pêche.
  - de la commune pour les ports dont l'activité principale est la plaisance. Néanmoins les Départements restent compétents pour les ports de commerce qui relèvent de leur responsabilité au titre des lois de 1983 et pour ceux qui relèveraient de leur compétence dans le cadre du processus de décentralisation prévu par la loi de 2004.
- L'organisme ou les organismes chargés de gérer les installations portuaires et les équipements public du port : Cet organisme est généralement appelé l'autorité portuaire.
- Les organismes chargé d'apporter des services aux navires, aux marchandises et aux passagers. Ces organismes, qui sont souvent de droit privé, peuvent participer du service public portuaire (ou d'un service d'intérêt économique général dans la terminologie de l'Union Européenne). À ce titre ils sont souvent placé sous le contrôle de l'autorité portuaire, de la collectivité compétente sur le port ou de l'Etat.

Les services rendus dans les ports

Services aux navires


- Pilotage
- Remorquage
- Lamanage
- Fourniture de poste à quai ou de mouillage
- Avitaillement

Services à la marchandise ou aux passagers

Avitaillement Marchandises
- Manutention
- Stockage
- Gardiennage
- Pre et post-acheminement Passagers
- Gares maritimes
- Galeries marchandes
- Passerelles d'accès
- Parcs de stationnement

Voir aussi


- Liste des ports de commerce français

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/05/081_fr.html Voir un schéma détaillé d'un port maritime]
- [http://www.port.fr Les Ports Français (Union des Ports Autonomes et des Chambres de Commerce et d'Industrie Maritimes - Upaccim)]
- [http://www.espo.be Organistation des Ports Maritimes Européens (ESPO)]
- [http://www.iaphworldports.org/ Association Internationale des Ports et Havres (IAPH)]
- [http://www.pianc-aipcn.org/ Association Internationale de Navigation (PIANC-AIPCN)]
- [http://sandre.eaufrance.fr/app/fd/searchouvapp.php?id_article=91 Service d'Administration des Données et Référentiels sur l'Eau (SANDRE)] Catégorie:Infrastructure maritime simple:Harbor

Barcelone

Barcelone (en catalan et en espagnol : Barcelona) est une ville espagnole située au Nord-Est de la Péninsule ibérique. Elle est la capitale historique, administrative et économique de la Catalogne. Elle est aussi capitale de la province homonyme et de la comarque d'El Barcelonès. comarque frame

Histoire de Barcelone

La légende attribue la fondation de Barcino à Hamilcar Barca de Carthage, père d'Hannibal. Plus tard, les Romains transforment la ville en camp militaire (castrum): la planification romaine avait plutôt élu la ville proche de Tarragone pour administrer la province ibère. Ce camp est centré sur le Mons Taber, une petite colline près de la place où se trouvent le Palau de la Generalitat et le gouvernement autonome de la Catalogne (Plaça de Sant Jaume). Le tracé des rues et des restes des remparts entourant la ville sont encore visibles de nos jours. Des excavations ont mis à jour une partie de la cité romaine qui est exposée au Musée d'Histoire de la Ville. Au , Barcelone est occupée par les Wisigoths venant du centre de l'Europe. Les musulmans prennent la ville au et y nomment le gouverneur Sulayman ben Yaqzan ibn al-Arabi, mais en 801, les Carolingiens la conquièrent à la faveur d'une dissension interne d'al-Andalus; ils la transforment en capitale du comté de Barcelone, avant de l'incorporer à la Marche Espagnole (Marca Hispánica). Avec le temps, le comté acquit une certaine indépendance vis-à-vis de la dynastie carolingienne dont le règne se termine officiellement au . En 985, Al-Mansur, le calife de Cordoue, situé au sud de l'Espagne, attaque et pille Barcelone, emmenant avec lui de nombreux esclaves. La mise en place d'un état féodal en Catalogne au cours du XIe siècle n'impliqua pas que le comté de Barcelone prit une certaine dominance sur les autres comtés de la Marca. Barcelone devint le centre d'un territoire qui comprenait l'actuelle Catalogne, différentes possesssions maritimes ainsi que la confédération catalano-aragonaise pendant une bonne partie de son histoire. Barcelone fut l'une des principales puissances méditerranéennes au cours des XIIIe, XIVe et XVe siècles. À partir du XVe siècle, la ville entre dans une période de déclin avec des alliances dynastiques avec la Castille : un premier mariage a lieu entre Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille (Les Rois Catholiques). Barcelone est une première fois dévastée avec la République de Catalogne (1640 à 1652) puis de nouveau pendant la Guerre de Succession (de 1706 à 1714) qui aura pour conséquence la disparition des institutions propres à la Catalogne (consell de cent et generalitat). 1714 La reprise économique commencée à la fin du XVIIe siècle et l'industrialisation au XIXe siècle permettent à Barcelone de se convertir en un important centre politique et culturel. Quelques décennies plus tard, l'Espagne est embrasée par la guerre civile espagnole. Barcelone soutient les Forces Républicaines. La ville est prise par les forces de Franco en février 1939. Depuis la fin des années 70, Barcelone a commencé un nouveau développement culturel et urbanistique, sous la supervision de Josep Acebillo Marin, qui lui a donné son attractivité actuelle. Le retour de la démocratie, la participation croissante de la société civile, des réformes urbaines importantes ainsi que quelques évènements internationaux comme les Jeux Olympiques de 1992 ont donné à la ville une forte composante cosmopolite et en ont fait une ville très attrayante pour le tourisme international.

Démographie

Barcelone est la deuxième ville d'Espagne par sa population. La ville est peuplée d'environ 1,8 million d'habitants (Barcelonais). L'agglomération compte plus de 3 millions d'habitants, ce qui correspond à la moitié de la population catalane.

Emplacement géographique

Barcelone se trouve sur la côte, au bord de la mer Méditerranée, entre les embouchures des fleuves Besòs et Llobregat. La commune est limitée : - au Nord par les communes de Santa Coloma de Gramenet et Sant Adrià de Besòs - à l'Ouest par les communes de Montcada-i-Reixac et Sant Cugat del Vallès - au Sud par la zone franche (l'Hospitalet et Esplugues de Llobregat) - à l'Est par la mer. Llobregat Le relief de la ville se compose de trois parties distinctes : la montagne de la Collserola (avec la cime du Tibidabo qui domine la ville avec ses 512 mètres), la plaine et les deltas du Besòs et du Llobregat marquant les limites urbaines perpendiculaires à la mer. D'autres buttes émergent au-dessus de la plaine littorale, dont la plus fameuse est celle de Montjuïc à 173 mètres, à proximité du port, et ancien site olympique. Barcelone est à 180 km du col du Perthus et de la frontière avec la France, dans la région de la Catalogne. Cette ville est à la fois la capitale de la province de Barcelone et de la Catalogne.

Districts et quartiers

La ville est divisée en dix districts dont voici la liste (nous indiquons pour la plupart d'entre eux les quartiers intéressants qui s'y trouvent) : # = Ciutat Vella : el Raval, el barri Gòtic, la Ribera. # = L'Eixample : Sant Antoni, Esquerra de l'Eixample, Dreta de l'Eixample, Sagrada Família. # = Sants - Montjuïc : Can Tunis, Montjuïc, Hostafrancs, Sants. # = Les Corts. # = Sarrià - Sant Gervasi : Pedralbes, Sarrià, Vallvidrera, Sant Gervasi. # = Gràcia : Vallcarca, la Salut, Gràcia, el Camp d'en Grassot. # = Horta - Guinardó : Horta, el Carmel, el Guinardó, la Teixonera. # = Nou Barris : la Trinitat Vella, la Trinitat Nova. # = Sant Andreu : el Congrés, Sant Andreu de Palomar. # = Sant Martí : Fort Pius, Sant Martí de Provençals, el Poble Nou, la Verneda.

Urbanisme et déplacements

Le tramway, disparu à la fin des années 1970, a été réintroduit avec l'inauguration en mai 2004 de 4 nouvelles lignes d'une longueur totale de 29 kilomètres. Leur fonction est d'assurer une desserte des quartiers périphériques tout en créant des connexions avec les lignes de métro.

Lieux d'intérêt

métro ;Le Casc Antic : Quartier le plus ancien qui témoigne de la ville médiévale avec la Cathédrale Sainte-Eulalie de Barcelone. Il se divise lui aussi en deux quartiers: El Barri Gòtic et El Raval ou Barri Xino (Quartier Chinois, c'est juste une allégorie). :On y trouve toutes les œuvres de jeunesse d'Antoni Gaudí : les réverbères de la Plaça Reial, par exemple. :L'édifice moderniste le plus emblématique du Casc Antic est le Palau de la Música Catalana construit en 1908, œuvre de l'architecte Lluís Domènech i Montaner. ;La Ciutadella : Le parc de la Ciutadella est l'endroit où s'est tenue l'Exposition universelle de 1888. Reste de cette époque l'Arc de Triomphe par lequel on entrait dans l'enceinte de l'Exposition et l'actuel Museu de Zoologie dans lequel il y avait alors un café-restaurant. Arc de Triomphe ;L'Eixample : tient son nom de l'expansion de la ville (en catalan eixample et en espagnol ensanche) qui fut planifiée par l´architecte Ildefons Cerdà. Elle commença en 1859. :A l´heure actuelle, sur une vue aérienne on aperçoit toujours les lignes et :les contours du quartier. Selon les plans conçus par Cerdà, la superficie de 9 km² est divisée en 550 pâtés de maison, entrecoupés par des rues et des boulevards parfaitement parallèles. :Dans chaque bloc d´immeubles, on devait trouver des espaces verts où certains endroits non-habités, malheureusement vite occupés. :Tous les immeubles sont plus élevés que ce qu´ils avaient été prévus à l´époque selon les plans de Cerdà. :C'est là qu'on trouve la plupart des édifices modernistes de la ville. Il n'est pas rare, en flânant dans ses rues, de tomber sur des façades ornées de motifs floraux, de sculptures, de grilles en fer forgé. On y trouve également la célèbre Sagrada Família, œuvre inachevée d'Antoni Gaudí. Antoni Gaudí ;Le Passeig de Gràcia : On trouve au Passeig de Gràcia des œuvres des trois principaux architectes catalans : :
- La Casa Ametller de Josep Puig i Cadafalch. :
- La Casa Batlló et la Pedrera d'Antoni Gaudí. :
- La Casa Lleó Morera de Lluís Domènech i Montaner. :On appelle ce pâté de maison la discordia (la discorde) car les plus grands architectes modernistes construisaient côte à côte et rivalisaient en permanence. :La maison la plus connue reste néanmoins la Casa Milà de Gaudí, surnommée « La Pedrera » (la carrière, en catalan). ;Le Parc Güell : Ce parc sur les hauteurs de la ville, fut une commande passée par le comte Güell à Gaudí : la nature et l'architecture se confondent et se complètent en ces lieux. Patrimoine mondial Le Palais Güell (en 1984), la Casa Milà et le Parc Güell sont considérés comme patrimoine mondial par l' UNESCO. Musées La ville accueille plusieurs musées remarquables dont ceux dédiés à Joan Miró et Pablo Picasso.

Politique

Le Parlement de Catalogne siège en cette ville depuis la restauration de la Généralité de Catalogne, Generalitat en catalan. Pasqual Maragall i Mira fut maire de Barcelone entre 1982 et 1997. Joan Clos lui a succédé.

Sports

Le sport occupe une place toute particulière dans le coeur des Catalans, notamment le football. Comment passer à côté du mythique Barça ? Les soirs de matches, toute la ville vit pour les Blaugrana, véritable institution depuis 1899 qui occupe le non moins connu stade du Camp Nou dans le quartier de Pedralbes au Nord de la ville. Le FC Barcelone est un club omnisport et se distingue notamment en basket et handball. N'oublions pas également le RCD Espanyol Barcelone, l'autre club de foot de la ville basé à Montjuïc dans l'enceinte du stade olympique (Estadi Olimpic).

Jumelages


- Montpellier (France)
- Sarajevo (Bosnie-Herzégovine)

Jeux olympiques

Les Jeux olympiques d'été s'y sont déroulés en 1992.

Littérature

Voici quelques œuvres dans lesquelles la ville de Barcelone occupe une place privilégiée :
- Barcelones, titre au pluriel, de Montalbán
- La Ville des prodiges (en castillan) Eduardo Mendoza.
- La Plaça del diamant (en catalan) de Mercè Rodoreda, traduit en français par Bernard Lesfargues
- Nada (en castillan) de Carmen Laforet
- La guerra dels cornuts (en catalan) Joan Daniel Bezsonoff
- La felicitat no és completa (en catalan) Vicenç Pagès, traduit en castillan par l'auteur
- La petite infante de Castille (en français) Henry de Montherlant
- 'El quadern gris' (en catalan) Josep Pla, 'traduit en français Le cahier gris
- [http://www.joanducros.net/corpus/clobrescat1.html littérature en catalan, sur le site joanducros.net]

Blasonnement

Métonymie


- Note : Nova Icaria Se rapportant au mythe d'Icare, les planificateurs urbains ont identifié la reconstruction de la zone côtière de Barcelone, entre le Port Olympique et Diagonal del Mar, à Nova Icaria. Ce nom se retrouve sur une rue longeant la ligne côtière et traversant le quartier de Poble Nou, ainsi que sur une des plages limitrophes.

Personnes célèbres nées à Barcelone


- Salomon ben Adret, rabbin et talmuddiste (XIII siècle).
- Ricardo Bofill, architecte (1939).
- Pasqual Maragall, homme politique (1941).
- Manuel Vázquez Montalbán : romancier, essayiste, poète et journaliste (1939 - 2003).
- Joan Miro : peintre (1893 - 1983).
- Victoria de los Angeles : cantatrice (1923 - 2005).
- Montserrat Caballé : cantatrice (1933).
- Sergi Lopez : acteur (1966).
- Daniel Brühl : acteur (1978).
- Gloria Lasso : chanteuse (1928).

Voir aussi

Gloria Lasso

Lien interne


- FC Barcelone, le club de football de Barcelone. Incontournable !

Liens externes


- [http://www.forray.com/barcelona Barcelona Photos] Découvrez 40 superbes photos de Barcelone, de la Sagrada Familia au parc de Joan Miró.
- [http://www.barcelona.com www.barcelona.com] Un des plus anciens guides touristiques de Barcelone. Multilingue.
- [http://www.all-barcelona-guide.com Guide de Barcelone] Votre guide touristique pour la ville de Barcelone. Multilingue.
- [http://www.barcelona-tourist-guide.com/fr/tourisme-barcelone.html Guide du tourisme à Barcelone]
- [http://www.fra.cityvox.com/hotels_barcelone/Hotels Hôtel Barcelone] Guide des hotels et restaurants à barcelone.
- [http://www.bestcitiestravel.com/barcelona/ Guide de voyage de Barcelone]
- [http://www.plus-hotel.com/plan-ville Carte des quartiers de Barcelone]
- [http://www.xbarcelona.com www.xbarcelona.com] Site multiligue, non-commercial sur le sujet « Vivre et travailler à Barcelone » Catégorie:Ancienne préfecture Catégorie:Barcelone Catégorie:Mégapole Catégorie:Ville d'Espagne Catégorie:Ville olympique ja:バルセロナ ko:바르셀로나 simple:Barcelona

Économie

ko:경제학 ja:経済学 simple:Economics th:เศรษฐศาสตร์ L'économie est une branche des sciences sociales qui étudie et mesure les phénomènes qui sont considérés comme relevant de la sphère économique. Son domaine de compétence est délimité par l'étude de la production, de la consommation, de la répartition et de la circulation des biens économiques.

Définitions de l'économie

Il n'existe pas de définition consensuelle de l'économie. Les contours et le contenu de la discipline fluctuent en fonction des auteurs et des courants. Comme on peut le voir à travers trois définitions de l'économie, aucune définition ne fait aujourd'hui l'unanimité.
- « L’économie est l’étude de la façon dont l’homme et la société choisissent, avec ou sans recours à la monnaie, d’employer des ressources productives rares qui sont susceptibles d’emplois alternatifs, pour produire divers biens de la consommation présente ou future des différents individus et groupes qui constituent la société. », Paul Samuelson
- « L’économie est la science qui étudie comment les ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société ; elle s’intéresse d’une part, aux opérations essentielles que sont la production, la distribution, et la consommation des biens, d’autre part, aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations. », Edmond Malinvaud
- « Étude des mécanismes de production, de consommation et d'échange dans une structure sociale donnée et des interdépendances entre cette structure et ces mécanismes », Jacques Attali D'une manière plus large, Ludwig von Mises envisage l'économie comme l'étude de l'"action humaine", où le dernier mot de l'expression recouvre des êtres réels et donc limités. À l'origine, le terme économique vient du grec oikos (maison) et nomos (administrer) qui signifie l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'un particulier ou de l'État. En ce sens, si la nature est notre maison, l'homme reste un être écologique (logos = loi) tant qu'il continue à obéir à la nature et il devient un être économique lorsqu'il commence à administrer la nature. Aujourd'hui les enjeux pour l'homme sont énormes car il doit concilier l'économique et l'écologique sous peine de ruiner les deux pièces de sa maison. Un des premiers traités historiques traitant de l'économie est dû à Aristote. Remarquons que celui-ci distinguait alors l'économie de la chrématistique (de khréma-atos) qui est l'art de s'enrichir, si bien que selon lui, l'accumulation de la monnaie pour la monnaie était une activité contre nature qui déshumanise ceux qui s'y livrent (voir Les économiques et l'Éthique à Nicomaque)

La place de l'économie dans la société

L'économie, et la façon dont elle est gérée par les gouvernements, est intimement liée à la philosophie politique. Elle a aussi un enjeu social, en particulier en ce qui concerne la répartition des richesses dans la société. Depuis la fin du XXe siècle, l'économie a aussi un enjeu écologique. En effet, l'impact des activités économiques sur les ressources naturelles (déforestation, énergies fossiles, minerais) et sur l'équilibre de la planète (climat, biodiversité...) posent la question du développement durable. Réciproquement, l'écologie devient un enjeu économique, par l'activité qu'elle génère (recyclage, dépollution, etc). Le rôle des économistes est d'une part d'analyser comment la société humaine produit ses richesses et les répartit, et d'autre part de proposer des explications et des possibilités d'amélioration à certains dysfonctionnements. Ils peuvent aussi réaliser des études pour estimer les effets d'une loi ou d'un projet de loi. Les résultats de ces études (qui peuvent être contradictoires d'un modèle à l'autre) sont parfois utilisés par les gouvernements pour réguler l'activité économique.

Étude

Méthodologie

Comme la plupart des sciences humaines, l'économie peut aborder son objet de deux points de vue complémentaires : elle est dite
- positive lorsqu'elle s'attache à expliquer les conséquences des différents choix et à décrire la réalité de son objet,
- et normative lorsqu'elle prescrit une action, ou une route à suivre. On trouve d'autres part différentes méthodes utilisées par certains économistes pour tester ou construire leurs théories. Les plus significatifs sont sans doute :
- l'économétrie, qui applique les techniques mathématiques, statistiques et probabilistes à l'étude des données économiques.
- l'économie expérimentale qui au contraire étudie les motivations économiques « en laboratoire », auprès de petits groupe et rejoint ainsi l'économie comportementale Contrairement à la plupart des sciences sociales, l'économie fait depuis longtemps (depuis les physiocrates) un large usage de modèles mathématiques. Cette utilisation des modèles est rendue nécessaire par le grand nombre de données à traiter et la volonté d'en tirer des lois générales dont le choix est justifiable. Les économistes pensent ainsi que les méthodes mathématiques encouragent les chercheurs à se concentrer sur l'essentiel, et rendent l'exposition moins sujette aux ambiguïtés. Néanmoins, si l'on constate parfois l'utilisation de mathématiques supérieures, telles que le calcul différentiel ou intégral, la plupart du temps on n'utilise que de l'algèbre relativement simple. Les bases de l'économie peuvent donc être enseignées avec de l'arithmétique élémentaire et de simples graphes, sans nécessairement devoir connaître les théories mathématiques sous-jacentes.

Domaines d'étude de l'économie

Certains aspects de l'économie requièrent une attention particulière : le commerce, l'allocation des ressources, la concurrence et la monnaie. Plus généralement, l'économie est souvent divisée en deux grandes catégories :
- la micro-économie, qui traite des comportements et des interactions entre les agents économiques (ménages, entreprises, administration, associations) ;
- la macroéconomie, qui examine une économie comme un ensemble, en tentant de comprendre les interactions entre les différents agrégats que sont le revenu, l'emploi, l'investissement, l'épargne, etc. Les tentatives de réunion de ces deux branches ont été l'un des principaux moteurs de la pensée économique contemporaine, durant les années 1970 et le début des années 1980. Aujourd'hui, un consensus semble s'être formé chez les économistes orthodoxes autour de l'idée que la micro-économie constitue le fondement de la macroéconomie. Cette idée est cependant très contestée. En effet, un certain nombre de chercheurs épistémologues de l'économie comme Claude Mouchot par exemple, réfutent cette idée de façon catégorique. Au sein de ces grandes divisions, on trouve des zones d'étude plus spécialisées, qui tentent de répondre aux questions du point de vue — plus large — de lactivité humaine. Peu à peu, les théories économiques ont trouvé des applications dans des contextes beaucoup plus vastes. En effet, on peut considérer que dans tout domaine où les individus sont confrontés à des choix — l'éducation, le mariage, la vie publique, etc. —, on peut trouver un aspect économique. La théorie du choix public (public choice theory) étudie comment une analyse économique peut s'appliquer à des domaines traditionnellement considérés comme étrangers à ce domaine. Et, de fait, les domaines d'investigation de l'économie chevauchent ceux d'autres sciences sociales, telles que la psychologie sociale, la politique, ou la sociologie. Ainsi, un aspect important de l'économie est l'étude de la manière dont des stimulants (les conséquences de différentes actions) peuvent affecter le comportement d'un individu ou d'un groupe. Les économistes pensent que les stimulants et les goûts personnels jouent un rôle important dans la préparation de la prise de décision. Ainsi, la psychologie rejoint l'économie et lui sert de matière à réflexion.

Les grandes questions auxquelles les théories économiques s'efforcent de répondre


- Qu'est-ce que la richesse ? Comment est-elle répartie ? Pourquoi ? Comment faire évoluer cette répartition ? Comment augmenter les richesses ?
- Quelle est la valeur des choses ? La valeur du travail ?
- Comment mesure-t-on la production ? La consommation ? Qui produit ? Comment ?
- Qu'est-ce qu'une ressource ? Comment assurer la continuité de production avec des ressources limitées ?
- Quel est la nature et l'origine de la monnaie?
- Quel est le statut de la propriété? Est-ce un droit naturel ? Une forme de vol ? Un phénomène contingent ou conventionnel ?

Développement de la pensée économique

Article principal: Histoire de la pensée économique

Les origines (XVIe- XVIIe siècle)

On considère souvent que la pensée économique moderne a débuté avec le mercantilisme. Cette doctrine économique prône le développement économique par l'enrichissement des nations et de l'État, ou de son souverain en particulier, au moyen du commerce extérieur (le mot vient de l'italien « mercante » qui signifie « marchand ») mais aussi de l'industrialisation. Elle se situe historiquement à la fin du Moyen Âge et marque aussi la fin de la prééminence des doctrines de l'Église dans l'organisation sociale. Elle repose sur la croyance — fausse — que la richesse repose sur l'accumulation des métaux précieux ; elle préconise donc de développer l'activité industrielle et l'exportation pour obtenir l'or et l'argent qui représentent la richesse d'un pays. L'État doit donner l'exemple en créant de grandes activités, par exemple des manufactures. Notamment la France qui fait preuve d'un important interventionnisme étatique (contrôle de la production pour assurer la qualité des produits) dans le but d'exporter de nombreux produits de luxe. L'Espagne qui possède à l'époque une grande quantité d'or, contribue donc à l'enrichissement de la France.
Le mercantilisme français est représenté par des hommes tels que Jean Bodin (1530-1596), Antoine de Montchrestien (1575-1621) ou Jean-Baptiste Colbert (1619-1683).

Préclassiques et classiques (XVIIIe - XIXe siècle)

Le courant des physiocrates ne constitua qu'une brève étape de la pensée économique. Les physiocrates soutiennent qu'il existe un ordre naturel gouverné par des lois. Le rôle des économistes est de comprendre et de révéler les lois de la nature telles qu'elles opèrent dans la société et dans l'économie afin de montrer comment ces lois opèrent dans la formation et dans la distribution des richesses. Fondée elle aussi sur une croyance erronée — seules la terre et l'agriculture seraient créatrices de richesse — la physiocratie aura une existence assez brève (moins de 20 ans). Le courant physiocrate apparaît en effet en 1758, avec la parution du Tableau Économique et s'efface devant l'Économie Politique Classique en 1776, date de la parution de la « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des Nations » d'Adam Smith. Le Tableau Économique aura cependant une large postérité, car pour la première fois l'économie est présentée sous forme de flux de biens et de services. Cette représentation sera reprise et détaillée par tous les mouvements économiques postérieurs. Au se développa surtout la pensée classique, autour tout d'abord de Daniel Bernoulli (créateur dès 1738 du concept fondamental d'utilité), puis de deux Britanniques, Adam Smith et David Ricardo. Les classiques anglais cherchent à comprendre la dynamique de la croissance dans le contexte de la révolution industrielle naissante : ils insistent à la fois sur le rôle du travail dans la création de la richesse (notion de « valeur travail ») tout en soulignant leur attachement au libéralisme économique et leur croyance dans la nécessité d'une forte accumulation du capital et d'une répartition des revenus judicieuse pour soutenir la croissance économique. Au , la pensée économique s'est notamment développé avec l'apport de Karl Marx. L'économie moderne est en fait avant tout un affinement de la pensée économique néo-classique (voir Histoire de la pensée économique pour un aperçu des précurseurs d'Adam Smith, ainsi que des différentes écoles qui lui ont succédé).

Diversification de la pensée ( - )

John Maynard Keynes donna naissance à la macroéconomie dans les années 1930. De nombreux économistes utilisent un mélange de micro-économie néoclassique et de macroéconomie keynésienne. Cette combinaison, appelée parfois
synthèse néoclassique, fut populaire dans l'enseignement et fut surtout largement appliquée en politique économique dans les pays occidentaux après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'à la fin des années 1970. De même, de nombreux auteurs se réclament de la pensée de Karl Marx en réfutant être marxistes, au sens politique ou économique le plus courant. Cependant les théories keynésiennes présentent l'inconvénient d'être source d'inflation, en effet celle-ci tend à favoriser la demande. De nos jours, on note une grande diversification des courants économiques, notamment par l'application de nouvelles approches techniques :
- l'économie quantitative, l'un des supports de l'économétrie, utilisant des techniques de modélisation dérivés des sciences physiques,
- l'économie expérimentale appliquée notamment à la micro-économie,
- l'économie comportementale, née notamment de l'étude des anomalies des marchés financiers et des facteurs psychosociologiques qui les causent.
- dans le même ordre d'idées, la socioéconomie et la neuroéconomie, nées de croisments entre l'économie et la sociologie et les sciences cognitives. Par ailleurs, l'essor des sciences de gestion (management, marketing, théorie des organisations, gestion des resources humaines, technologies de l'information) a percolé en économie, aboutissant en particulier à l'économie de la connaissance, qui reconnaît le savoir, la compétence et l'information comme facteurs essentiels de production et de développement, en plus des trois facteurs « classiques » : ressources naturelles, travail et capital.

Perspectives récentes

Notons aussi, à titre plus anecdotique, la contribution de Howard Rheingold (auteur du livre
Smart Mobs). Cet auteur pense comme Marx que les systèmes économiques sont la conséquences des conditions technologiques et sociales d'une époque (« modes de production », en terminologie marxiste), mais en tire des conclusions très différentes : si les marchés ont créé la notion de capitalisme et la société industrielle du , maintenant les conditions nouvelles de production créées par l'Internet (entre autres le partage de fichiers) changent la donne économique et préludent à l'apparition de nouveaux systèmes économiques coexistants avec le capitalisme et le socialisme, parfois en concurrence avec eux. Des mouvements comme celui de l'Open source avec le GNU et Linux, ainsi que les escarmouches qui se multiplient au sujet des échanges de fichiers MP3 et DivX en seraient selon lui les signes avant-coureurs.

Présentation de l'économie orthodoxe

L'économie orthodoxe, ou économie néoclassique part du principe fondamental suivant : les
ressources sont en quantités limitées, et il faut donc choisir comment les employer au mieux. En situation de rareté, le choix d'une alternative implique en effet le renoncement aux autres alternatives possibles ; c'est ce que les économistes nomment le coût d'opportunité. De plus, des ressources limitées ne peuvent, à un moment donné et dans un contexte technologique donné, conduire qu'à une production limitée, ce qui pose le problème de la redistribution des produits. En fonction de ce principe, il existe deux possibilités pour évaluer l'utilisation des ressources. Dans la tradition classique, l'économiste mesure l'utilité cardinale d'une ressource. La consommation d'un bien dispense un certain niveau de satisfaction selon une certaine fonction d'utilité prédonnée, et l'agent choisit de consommer la ressource ou le niveau de ressources, qui lui donne le plus haut niveau de satisfaction. La difficulté est toutefois de mesurer ce niveau de satisfaction, c'est pourquoi les économistes néo-classiques ont rejeté cette hypothèse et supposent désormais que le consommateur a seulement la possibilité de classer les différents biens en fonction de ses préférences. Suivant la structure des préférences de l'agent économique, ils en déduisent alors une fonction d'utilité. Dans les modèles d'inspiration walrasienne, on cherche alors l'allocation des ressources, ou les allocations, telles que aucun individu ne peut accroître sa satisfaction sans détériorer celle d'au moins un autre. On dit alors qu'il s'agit d'allocations paréto-optimales. Le raisonnement est le suivant : dans un état donné de l'économie, si il est possible de trouver une allocation qui acroît le niveau d'utilité d'un autre acteur sans diminuer celui d'un autre, alors l'économie n'est pas dans une situation paréto-optimale. En revanche, si une telle allocation n'est pas réalisable, l’allocation est paréto-optimale. Il faut alors remarquer qu'une allocation paréto-optimale n'implique aucunement une distribution égalitaire des ressources. Une partie du rôle des économistes orthodoxes est donc de déterminer quelles sont les mesures à prendre pour que l'économie soit dans une situation paréto-optimale, sans tenir compte de critères éthiques de redistribution qui relèvent du choix politique. En général, en fonction de la nature des préférences individuelles et en fonction de la nature des biens (public, privé), ils préconisent une décentralisation des décisions et de l'échange, et une indexation des biens par un système de prix. Une partie des recherches porte également sur la façon dont les situations oligopolistiques et monopolistiques écartent une économie de son état paréto-optimal, et comment il est possible de rétablir l'efficience. Ces modèles suffisent donc aux économistes néoclassiques pour tirer des conclusions sur les mesures économiques à prendre.

Épistémologie

La présentation de l'économie orthodoxe montre que les recommandations dépendent amplement des hypothèses utilisées pour construire le modèle. Et très souvent, il s'agit d'hypothèses fortes : transitivité, continuité des préférences individuelles, convexité des fonctions d'utilité, maximisation des fonctions de production, marché pur et parfait, etc. Ces hypothèses sont jugées par beaucoup d'économistes hétérodoxes, et par des scientifiques de diverses tendances, plutôt « irréalistes ». Il est vrai qu'elles n'ont jamais donné lieu à des confirmations empiriques très robustes, si bien que comme le faisait remarquer Karl Popper : « Le développement de l'économie réelle n'a rien à voir avec la science économique. Bien qu'on les enseigne comme s'il s'agissait de mathématiques, les théories économiques n'ont jamais eu la moindre utilité pratique »,
Karl Popper. En fait, même si comme Léon Walras, de nombreux économistes ont eu l'ambition de trouver une définition commune à tous les modèles économiques, et de découvrir des lois capables d'expliquer et de prévoir l'ensemble des comportements des acteurs économiques, l'économie ne peut être définie comme une science exacte (selon la définition de Karl Popper) en raison de son caractère fondamentalement autoréférentiel : la connaissance d'une loi modifie le comportement des acteurs économiques qu'elle est censée décrire. Par exemple les banques centrales, depuis quelques décennies, ont appris à limiter l'impact des crises financières en intervenant rapidement sur les marchés financiers. Les investisseurs, mis en confiance, intègrent progressivement cette nouvelle donnée en prenant des risques supplémentaires, ce qui aboutit ainsi à une nouvelle instabilité financière.

Voir aussi

Aspects généraux


- Chronologie des faits économiques
- Chronologie de la pensée économique
- Histoire de la pensée économique
- Théories économiques
- Orthodoxie et hétérodoxie en économie

Aspects particuliers


- Libéralisme économique
- Marxisme
- Économie sociale

Liens externes


- [http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/ Classiques des Sciences Sociales] Plus de 1000 livres et articles dans le domaine public
- [http://www.ladocfrancaise.gouv.fr/revues/pe/theories/theories.shtml Problèmes économiques] Présentation synthétique des théories économiques par la revue de la documentation française
- [http://www.businessweek.com/magazine/content/01_32/b3744003.htm Les dix premières entreprises mondiales]] Economie


Écologie

als:Ökologie ko:생태학 ms:Ekologi ja:生態学 simple:Ecology th:นิเวศวิทยา catégorie:Développement durable catégorie:Environnement catégorie:Écologie catégorie:Écologie (1970)]] L'écologie est la science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu et leurs interactions. Le terme écologie vient du grec oikos (maison, habitat) et logos (science, connaissance) : c'est la science de la maison, de l'habitat. Il fut inventé en 1866 par Ernst Haeckel, biologiste allemand pro-darwiniste. Dans son ouvrage Morphologie générale des organismes, il désignait par ce terme : :« la science des relations des organismes avec le monde environnant, c'est-à-dire, dans un sens large, la science des conditions d'existence. » Le mot écologie est alors orthographié oecology en anglais dans le titre de l'ouvrage de Eugenius Warming, The Oecology of Plants (provenant directement du oikos transcrit translittéré en latin oecos). Une définition généralement admise, particulièrement utilisée en écologie humaine, consiste à définir l'écologie comme le rapport triangulaire entre les individus d'une espèce, l'activité organisée de cette espèce et l'environnement de cette activité. L'environnement est à la fois le produit et la condition de cette activité, et donc de la survie de l'espèce. Un écologue est un spécialiste de l'écologie. Le terme est souvent confondu avec la dénomination écologiste. Il est à noter que la différenciation entre les termes écologue et écologiste n'existe pas en langue anglaise.

Les précurseurs de l'écologie

Un des premiers écologues pourrait être Aristote qui s'est intéressé à de nombreux animaux. Il fut suivi par de nombreux naturalistes, tels que Buffon ou Linné, dont les travaux sont parfois considérés comme les prémices de l'écologie moderne.

La géographie botanique et Alexandre de Humboldt

Au cours du XVIII et au début du XIX siècle, les grandes puissances maritimes, telles que la France ou l'Allemagne, firent de nombreuses expéditions pour explorer le monde, développer le commerce maritime avec d'autres pays, découvrir de nouvelles ressources naturelles ainsi qu'en faire l'inventaire. Au début du XVIII, environ 20 000 espèces végétales étaient connues, contre 40 000 au début du XIX et presque 400 000 aujourd'hui. À ces expéditions se joignirent de nombreux scientifiques, en particulier des botanistes, tel que l'explorateur allemand Alexandre de Humboldt qu'on considère souvent comme étant le précurseur véritable de l'écologie. Il entreprit, le premier, d'étudier les relations entre l'environnement et les organismes. Il mit en évidence la relation existant entre les espèces végétales observées et les climats, décrivit les zonations de végétation avec la latitude ou l'altitude, ce qu'on appela la phytogéographie. En 1804 par exemple, il rapporte une quantité impressionnante d'espèces, en particulier des végétaux, dont il cherche à expliquer la distribution géographique en s'appuyant sur les données géologiques. Un ouvrage célèbre de Humboldt est L'essai sur la géographie des plantes (1805). D'autres botanistes d'importance sont par exemple Aimé Bonpland qui participa aux expéditions de Humboldt ou Eugenius Warming.

La notion de biocénose – Darwin et Wallace

Vers 1850 une rupture a lieu avec la parution de l'ouvrage de Charles Darwin sur l'origine des espèces : on passe des représentations mécaniques et répétitives à des représentations biologiques, organiques, et donc évolutives. Alfred Russel Wallace, contemporain et concurrent direct de Darwin, proposa le premier une « géographie » des espèces animales. Plusieurs auteurs s'aperçoivent à l'époque que les espèces ne sont pas indépendantes les unes des autres, et les regroupent en espèces végétales, espèces animales, puis plus tard, en communautés d'êtres vivants comme le mammouth et la loutre de mer ou biocénose. Ce terme sera inventé en 1877, par Karl Möbius Modicus.

La notion de biosphère – Eduard Suess et Vernadsky

Au XIX, les investigations s'enrichissent de connaissances acquises en chimie par Lavoisier et de Saussure qui étudient notamment le cycle de l'azote.
Après observation du fait que la vie ne se développe que dans des limites très précises au sein des trois compartiments que constituent l'atmosphère, l'hydrosphère et la lithosphère, le géologue autrichien Eduard Suess propose le terme biosphère en 1875. Suess propose d'appeler biosphère cette enveloppe de vie, caractéristique de la Terre, qui englobe la flore, la faune, les minéraux, les cycles de la matière, etc. Dans les années 1920, le géologue russe Vladimir Ivanovich Vernadsky, précise la notion de biosphère dans son ouvrage La biosphère (1926) et décrit les principes fondamentaux des grands cycles biogéochimiques. Il requalifie alors la biosphère comme étant l'ensemble des écosystèmes. Par ailleurs, les premiers dégâts écologiques sont reportés au , lorsque la multiplication des colonies est la cause de déforestation. Dès le , avec la révolution industrielle, des doutes de plus en plus pressants naissent quant aux impacts des activités anthropiques sur l'environnement. Le terme écologiste apparaît dès la fin du XIX siècle.

La notion d'écosystème et Arthur Tansley

Au cours du XIXe, la biogéographie, qui dresse l'état des lieux des espèces, est généralement considérée comme une science qui ne peut être confondue avec l'écologie ; elle cherche à expliquer les raisons de la présence des espèces en un endroit donné. C'est en 1935 que Arthur Tansley, écologiste britannique, appelle écosystème, le système interactif qui s'établit entre la biocénose (l'ensemble des êtres vivants) et le biotope (leur milieu de vie). L'écologie devient alors la science des écosystèmes.

L'hypothèse Gaia et James Lovelock

À partir de la Seconde Guerre mondiale, l'énergie nucléaire, l'industrialisation, les conséquences des pollutions, le gaspillage et la surexploitation des ressources naturelles par les pays industrialisés et la croissance exponentielle de la démographie des pays du tiers-monde pose de plus en plus le problème de la place et du rôle de l'Homme sur la Terre et sont à l'origine de la sous discipline de l'écologie appelée écologie humaine. La vision de Gaïa, symptomatique d'une époque, avancée par James Lovelock, compare la Terre à un seul et même macro organisme dans son ouvrage La Terre est un être vivant.
Bien que controversée, l'hypothèse Gaïa permit de diffuser un certain « souci écologique » au sein du grand public, lui permettant de prendre conscience que la Terre-mère, Gaïa, était malade des hommes et de leur activité. D'un point de vue scientifique, cette hypothèse situe la nouvelle vision de l'écologie comme étant une vision globale de la biosphère et de la biodiversité.

L'écologie humaine

L'écologie humaine est apparue dans les années 1920, par le biais de l'étude de successions végétales dans la ville de Chicago. Elle est devenue un champ d'étude distinct dans les années 1970. L'homme, colonisateur de tous les continents, est désormais reconnu comme un facteur écologique majeur. Il modifie grandement son environnement, par le biais du développement de son habitat (en particulier le développement urbain), du développement de la pêche, ainsi que des activités agricoles et industrielles.
Des études puis un enseignement de l'écologie humaine se met en place, avec la participation d'anthropologues, d'architectes, de biologistes, de démographes, d'écologistes, d'ergonomes, d'ethnologues, d'urbanistes et de médecins. L'écologie humaine est la partie de l'écologie qui étudie l'espèce humaine, l'activité organisée de cette espèce et son environnement. Par ailleurs, une philosophie issue de l'écologie, et applicable aux sociétés humaines, s'est développée : l'écologisme. Enfin, l'écologie politique est apparue dans les années 1920 ; elle consiste à appliquer la science écologique à la politique et à la gestion de la cité.

L'écologie globale

L'UNESCO a lancé en 1971 le programme de recherche Man and Biosphere, dans un objectif d'amélioration des connaissances sur les rapports mutuels entre l'homme et la Nature. Quelques années plus tard, le même organisme définit la notion de réserve de biosphère. En 1972, la première conférence internationale des Nations unies sur l'environnement humain eut lieu à Stockholm, préparée, entre autres, par l'expert René Dubos. C'est à l'occasion de cette conférence que fut consacré le slogan penser globalement, agir localement. Les derniers événements majeurs dans le domaine de l'écologie furent le développement des notions de biosphère et l'apparition des termes diversité biologique puis de biodiversité dans les années 1980. Ces trois termes furent consacrés au cours du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1993. À cette occasion, le concept de biosphère fut reconnu par les grands organismes internationaux, et le risque de perte de biodiversité reconnu. Enfin, les dangers auxquels la biosphère kerozene se retrouve confrontée furent en particulier reconnus d'un point de vue international à Kyoto, en 1997. En particulier, cette conférence mit en évidence l'augmentation de l'effet de serre liée à la concentration croissante des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, entraînant des modifications climatiques globales. À cette occasion, il fut reconnu l'importance de considérer l'écologie d'un point de vue global national, à l'échelle mondiale, et de prendre en compte l'impact de l'espèce humaine hybride.

Les principes fondamentaux de l'écologie

Les différentes disciplines

Pour beaucoup, l'écologie fait partie des sciences biologiques de base qui concernent l'ensemble des êtres vivants. Il existe en biologie divers niveaux d'organisation, celui de la biologie moléculaire, de la biologie cellulaire, la biologie des organismes (au niveau individu et organisme), l'étude des populations, l'étude des communautés, les écosystèmes et la biosphère. Le domaine de l'écologie regrouperait les dernières catégories. En effet, elle est une science holistique qui étudie non seulement chaque élément dans ses rapports avec les autres éléments, mais aussi l'évolution de ces rapports selon les modifications que subissent le milieu, les populations animales et végétales. Ces rapports sont décrits du plus petit niveau jusqu'au niveau le plus global. Certaines de ces sous-disciplines sont :
- l'écophysiologie, qui étudie les relations entre un processus physiologique et les facteurs environnementaux ;
- l'auto-écologie, qui étudie les relations entre un type d'organisme et les facteurs de son environnement ;
- l'écologie des populations (ou démo-écologie), qui étudie les relations entre une population d'individus d'une même espèce et son environnement ;
- la synécologie, qui étudie les relations entre une communauté d'individus d'espèces différentes et son environnement ;
- l'étude des écosystèmes ;
- l'écologie globale, qui étudie l'écologie à l'échelle de l'écosphère ou biosphère (totalité des milieux occupés par des êtres vivants) ;
- l'économie de l'environnement, qui étudie la consommation des ressources naturelles et les incitations économiques pour rationaliser leurs consommations et la pollution. Ce qui est appelé écologie est donc en réalité un ensemble, les sciences écologiques. Elles rassemblent un assez grand nombre de disciplines, plus ou moins indépendantes, telles que la géologie, la biochimie, la géographie, la pédologie, la physique, etc.

La biosphère et la biodiversité

Pour les écologistes modernes, l'écologie peut s'étudier à plusieurs niveaux : la population (individus de la même espèce), la biocénose (ou communauté d'espèces), l'écosystème et la biosphère. Considérons le niveau biosphérique dans un premier temps. La Terre, vue d'un point de vue écologique, constitue le sein ou mamelles de plusieurs compartiments, l'hydrosphère (ou sphère de l'eau), la lithosphère (ou sphère du sol) et l'atmosphère (ou sphère de l'air).
La biosphère, parfois qualifiée de quatrième enveloppe, est la partie de la planète sur laquelle la vie s'est développée. Il s'agit d'une couche superficielle très mince, qui descend jusqu'à 11 000 mètres de profondeur jusqu'à s'élever jusqu'à 15 000 mètres d'altitude, bien que la majorité des espèces vivantes vivent dans la zone située de -100 mètres à +100 mètres. La vie s'est tout d'abord développée dans l'hydrosphère, à faible profondeur, dans la zone photique. Des êtres pluricellulaires sont ensuite apparus et ont pu coloniser également les zones benthiques. La vie terrestre s'est développée plus tardivement, après que se soit formée la couche d'ozone protégeant les êtres vivants des rayons UV. Les espèces terrestres vont d'autant plus se diversifier que les continents vont se fragmenter, ou au contraire se réunir.
Biosphère et biodiversité sont indissociables, caractéristiques de la planète Terre. On définit la biosphère comme étant la sphère du vivant, alors que la biodiversité en est la diversité. La sphère est le contenant, alors que la diversité en est le contenu. Cette diversité s'exprime à la fois au niveau écologique (écosystème), population (diversité intraspécifique) et espèce (diversité spécifique). La biosphère contient de grandes quantités d'éléments tels que le carbone, l'azote et l'oxygène. D'autres éléments, tels que le phosphore, le calcium, le potassium sont également indispensables à la vie. Au niveau des écosystèmes et de la biosphère, il existe un recyclage permanent de tous ces éléments, qui alternent l'état minéral et l'état organique.
En effet, le fonctionnement des écosystèmes est essentiellement basé sur la conversion de l'énergie solaire en énergie chimique, grâce à la photosynthèse. Cette dernière aboutit à la libération d'oxygène, lequel permet aux êtres évolués (comme les mammifères) de dégrader les sucres par la respiration cellulaire, libérant ainsi de l'eau et du gaz carbonique. Ainsi, l'activité des êtres vivants est à l'origine de la composition spécifique de l'atmosphère terrestre, la circulation des gaz étant assurée par de grands courants aériens. L'eau s'échange également entre les compartiments. Les océans sont de grands réservoirs, qui stockent l'eau, assurent une stabilité thermique et climatique, ainsi que le transport des éléments chimiques grâce aux grands courants océaniques. Pour mieux comprendre le fonctionnement de la biosphère, et les dysfonctionnements liés à l'activité humaine, des scientifiques américains ont réalisé, sous serre, un modèle réduit de la biosphère, appelée Biosphère II.

La notion d'écosystème

Le premier principe de l'écologie est que chaque être vivant est en relation continuelle avec tout ce qui constitue son environnement. On dit qu'il y a un écosystème à chaque fois qu'il y a interaction entre des organismes et un milieu. L'écosystème est composé de deux entités, l'ensemble des êtres vivants (appelé biocénose) et le milieu (appelé biotope). Au sein de l'écosystème, les espèces ont entre elles une dépendance alimentaire, et échangent entre elles et avec leur milieu, de l'énergie et de la matière. La notion d'écosystème peut s'appliquer à des portions de dimensions variables, un étang, un champ ou un bout de bois mort. Une unité de taille inférieure est appelée un microécosystème. Il peut, par exemple, s'agir d'une pierre retournée et de toute la vie qui se cachait dessous. Un mésoécosystème pourrait être une forêt, et un macro-écosystème une région et son bassin versant. Les principales questions se posant à un écologue lors de l'étude des écosystèmes sont :
- comment a pu se réaliser la colonisation d'une terre aride ?
- comment s'est poursuivie cette évolution ?
- l'état actuel est-il stable ?
- quelles sont les relations existant entre les différents éléments du système ? Les écosystèmes sont souvent classés par référence aux biotopes concernés. On parlera
- d'écosystèmes continentaux (ou terrestres), tels que les écosystèmes forestiers (forêts), les écosystèmes prairiaux (prairies, steppes, savanes), les agro-écosystèmes (systèmes agricoles) ;
- d'écosystèmes des eaux continentales, pour les écosystèmes lenthiques (lacs, étangs) ou écosystèmes lotiques (rivières, fleuves) ;
- d'écosystèmes océaniques (les mers, les océans). Une autre classification pourra se faire par référence à la biocénose (par exemple, on parlera d'écosystème forestier, ou d'écosystème humain).

La notion d'homéostasie

Le biotope, ou milieu de vie, est caractérisé par un ensemble de paramètres géologiques, géographiques et climatologiques, que l'on appelle facteurs écologiques abiotiques :
- l'eau, à la fois élément indispensable à la vie, et parfois milieu de vie ;
- l'air, qui fournit l'oxygène et le gaz carbonique aux espèces vivantes, et qui permet la dissémination du pollen et des spores ;
- le sol, à la fois source de nutriment et support de développement ;
- la température, qui ne doit pas dépasser certains extrêmes, même si les marges de tolérance sont importantes chez certaines espèces ;
- la lumière, permettant la photosynthèse. La biocénose est un ensemble de populations d'êtres vivants, plantes, animaux, microorganismes. Chaque population est le résultat des procréations entre individus d'une même espèce et cohabitant en un lieu et en un temps donné. Lorsqu'une population présente un nombre insuffisant d'individus, l'espèce risque de disparaître, soit par sous-population, soit par consanguinité. Une population peut se réduire pour plusieurs raisons, par exemple, disparition de son habitat (destruction d'une forêt) ou par prédation excessive (telle que la chasse d'une espèce donnée). La biocénose se caractérise par des facteurs écologiques biotiques, de deux types : les relations intraspécifiques et interspécifiques. Les relations intraspécifiques sont celles qui s'établissent entre individus de la même espèce, formant une population. Il s'agit de phénomènes de coopération ou de compétition, avec partage du territoire, et parfois organisation en société hiérarchisée. Les relations interspécifiques, c'est-à-dire celles entre espèces différentes, sont nombreuses et décrites en fonction de leur effet bénéfique, maléfique ou neutre (par exemple, la symbiose (relation ++) ou la compétition (relation --)). La relation la plus importante est la relation de prédation (manger ou être mangé), laquelle conduit aux notions essentielles en écologie de chaîne alimentaire (par exemple, l'herbe consommée par l'herbivore, lui-même consommé par un carnivore, lui-même consommé par un carnivore de plus grosse taille). La niche écologique est ce que partagent deux espèces quand elles habitent le même milieu et qu'elles ont le même régime alimentaire. Les interactions existantes entre les différents êtres vivants s'accompagnent d'un brassage permanent de substances minérales et organiques, absorbées par les êtres vivants pour leur croissance, leur entretien et leur reproduction, et rejetées comme déchets. Ces recyclages permanents des éléments (en particulier le carbone, l'oxygène et l'azote) ainsi que l'eau sont appelés cycles biogéochimiques. Ils confèrent à la biosphère une stabilité durable (tout du moins en dehors des interventions humaines et des phénomènes géoclimatiques exceptionnels). Cette autorégulation, en particulier due à des phénomènes de feedback négatif, assure la pérennité des écosystèmes et se manifeste par une très grande constance du taux des divers éléments présents dans chaque milieu. On parle d'homéostasie. L'écosystème tend également à évoluer vers un état d'équilibre idéal, atteint après une succession d'événements, le climax (par exemple un étang peut devenir une tourbière).

Les biomes

Les écosystèmes ne sont pas isolés les uns des autres, mais interdépendants. Par exemple, l'eau circule de l'un à l'autre par le biais de la rivière ou du fleuve.
Le milieu liquide lui-même définit des écosystèmes. Certaines espèces, telles les saumons ou les anguilles d'eau douce passent d'un système marin à un système d'eau douce et vice-versa. Ces relations entre les écosystèmes ont amené à proposer la notion de biome. Le biome constitue une formation écologique d'aspect homogène sur une vaste surface (par exemple, la toundra ou la steppe).
L'ensemble des biomes, ou ensemble des lieux où la vie est possible (depuis les plus hautes montagnes jusqu'aux abysses) constitue la biosphère. Les biomes correspondent assez bien à des subdivisions réparties latitudinalement, de l'équateur vers les pôles, en fonction du milieu (aquatique, terrestre, montagnard) et du climat (la répartition est généralement fondue sur les adaptations des espèces au froid et/ou à la sécheresse). Par exemple, on trouve en mer des plantes aquatiques seulement dans la partie photique (où la lumière pénètre), tandis qu'on trouve principalement des conifères en milieu montagnard. Ces divisions sont assez schématiques mais, globalement, latitude et altitude permettent une bonne représentation de la répartition de la biodiversité au sein de la biosphère. Très généralement, la richesse en biodiversité, tant animale que végétale, est décroissante depuis l'équateur (comme au Brésil) jusqu'aux pôles. Un autre mode de représentation est la division en écozone, laquelle est aujourd'hui très bien définie et suit essentiellement les bordures continentales. Les écozones sont elles-mêmes divisées en écorégions, quoique la définition de leurs contours soient plus controversée.

Productivité des écosystèmes

Dans un écosystème, les liens qui unissent les espèces sont le plus souvent d'ordre alimentaire. On distingue trois catégories d'organismes :
- les producteurs (les végétaux chlorophylliens),qui consomment de la matière minérale et produisent de la matière organique: ce sont des autotrophes ;
- les consommateurs (les animaux), qui peuvent être de premier ordre (phytophage), de deuxième ordre ou plus (les carnivores)et qui sont des hétérotrophes ;
- les décomposeurs (les bactéries, champignons) qui dégradent les matières organiques de toutes les catégories, et restituent au milieu les éléments minéraux. Ces relations forment des séquences, où chaque individu mange le précédent et est mangé par celui qui le suit, on parle de chaîne alimentaire (en théorie) ou de réseau alimentaire. Dans un réseau alimentaire, on observe que lorsque l'on passe d'une chaîne trophique à l'autre (maillon du réseau), le nombre d'êtres vivants diminue. Ces notions ont aussi donné naissance au terme de biomasse (masse totale de matière vivante en un lieu donné), de productivité primaire (accroissement de la masse des végétaux pendant un temps donné) et de productivité secondaire (masse de matière vivante produite par les consommateurs et les décomposeurs en un temps donné). Ces deux dernières informations sont essentielles, puisqu'elles permettent d'évaluer le nombre d'êtres vivants pouvant être supportés par un écosystème donné. En effet, l'observation d'un réseau alimentaire montre que toute l'énergie contenue au niveau des producteurs n'est pas totalement transférée au niveau des consommateurs. Ainsi, d'un point de vue énergétique, est-il plus intéressant pour l'homme de se comporter en consommateur primaire (de se nourrir de grains et de légumes) qu'en consommateur secondaire (de se nourrir de viande bovine), et plus encore qu'en consommateur tertiaire (en se nourrissant de carnivores). La productivité des écosystèmes est parfois estimée en comparant trois ensembles terrestres et un ensemble continental :
- l'ensemble forêt (1/3 de la surface émergée) représente une forte biomasse et une forte productivité. La production totale des forêts correspond à la moitié de la production primaire.
- les savanes, prairies et marais (1/3 de la surface émergée) représentent une faible biomasse, mais une bonne productivité. Ces écosystèmes représentent la majeure partie de ce qui « nourrit » l'espèce humaine.
- les écosystèmes terrestres extrêmes (déserts, toundra, prairies alpines, steppes) (1/3 de la surface émergée) ont une biomasse et une productivité très faibles.
- enfin, les écosystèmes marins et d'eau douce (3/4 de la surface totale) représentent une très faible biomasse (en dehors des zones côtières). Les actions humaines des derniers siècles ont porté à réduire notablement la surface forestière (déforestation) et à augmenter les agroécoécosystèmes (pratique de l'agriculture). Ces dernières décennies, une augmentation de la surface occupée par des écosystèmes extrêmes est observée (désertification).

Crises écologiques

D'une façon générale, une crise écologique est ce qui se produit lorsque l'environnement de vie d'une espèce ou d'une population évolue de façon défavorable à sa survie. Il peut s'agir d'un environnement dont la qualité se dégrade par rapport aux besoins de l'espèce, suite à une évolution des facteurs écologiques abiotiques (par exemple, lors d'une augmentation de la température, de pluies moins importantes).
Il peut aussi s'agir d'un environnement qui devient défavorable à la survie de l'espèce (ou d'une population) suite à une augmentation du nombre de ses prédateurs (par exemple, lors de pêche intensive).
Enfin, il peut aussi s'agir d'une situation qui devient défavorable à la qualité de vie de l'espèce (ou de la population) suite à une trop forte augmentation du nombre d'individus (surpopulation). Les crises écologiques peuvent être plus ou moins brutales (quelques mois à quelques millions d'années). Elles peuvent aussi être d'origine anthropiques ou naturelles. Elles peuvent ne concerner qu'une seule ou un petit nombre d'espèces, ou au contraire un très grand nombre d'entre elles (voir Événement d'extinction). Enfin, une crise écologique peut être locale (par exemple une marée noire) ou globale (une élévation du niveau des océans suite à un réchauffement climatique). Selon son degré d'endémisme, une crise locale aura des conséquences plus ou moins importantes, depuis la mort de nombreux individus jusqu'à l'extinction d'une espèce. Quelle que soit son origine, la disparition d'une ou de plusieurs espèces va souvent entraîner une rupture dans la chaîne alimentaire locale, et par ricochet impacter la survie d'autres espèces. Dans le cas d'une crise globale, les conséquences peuvent être beaucoup plus importantes, puisque certaines extinctions ont vu la disparition de plus de 90 % des espèces. Cependant, il faut noter que la disparition de certaines espèces, telles que les dinosaures, en libérant une niche écologique, a permis le développement et la diversification des mammifères. Une crise écologique a donc paradoxalement favorisé la biodiversité. Parfois, une crise écologique peut être un phénomène ponctuel et réversible à l'échelle d'un écosystème. Mais plus généralement, les crises écologiques ont un impact majeur à plus long terme. En effet, il s'agit plutôt d'une succession d'événements qui s'induisent les uns les autres, jusqu'à un certain point de rupture. À partir de ce stade, le retour en arrière au précédent état de stabilité n'est plus possible, et un nouvel état se mettra progressivement en place (on parle aussi d'homéorhésie). Enfin, si une crise écologique peut être à l'origine d'extinction, elle peut aussi réduire la qualité de vie des individus restant en vie. Ainsi, même si la diversité de la population humaine est parfois considérée menacée (voir en particulier peuples indigènes), peu s'accordent à envisager la disparition de l'espèce humaine à court terme. Cependant, les maladies épidémiques, les famines, l'impact sur la santé de la dégradation de la qualité de l'air, les crises alimentaires (voir aussi biosûreté), la disparition des milieux de vie (voir écoréfugiés), l'accumulation des déchets toxiques ou non dégradables, les menaces de disparitions d'espèces phares (telles les grand singes, le panda, la baleine), etc., sont aussi des facteurs influant le bien-être des gens (voir aussi éthique). Au cours des dernières décennies, il a été observé une responsabilité croissante de l'homme dans les crises écologiques. Grâce à ses acquisitions technologiques et à un fort accroissement démographique, l'homme est la seule espèce dont l'activité a une influence majeure sur son milieu de vie. Le début de cette influence date de l'agriculture, au néolithique. Quelques exemples couramment cités comme crises écologiques sont
- Événement d'extinction permien-triassique il y a 250 millions d'années,
- Événement d'extinction crétacé-tertiaire il y a 65 millions d'années,
- réchauffement climatique lié à l'effet de serre. Un réchauffement global pourrait entraîner l'inondation des deltas asiatiques (voir aussi écoréfugiés), la multiplication de phénomènes climatiques extrêmes et l'évolution de la nature et de la quantité des ressources alimentaires à la suite des impacts sur l'activité agricole.
- le trou de la couche d'ozone (ayant abouti à l'interdiction de l'usage des chlorofluorocarbones CFC et autres gaz halogénés utilisés dans les sprays aérosol et les systèmes de réfrigération)
- la déforestation et la désertification, entraînant la disparition de nombreuses espèces.
- La