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| Londres |
LondresLondres (anglais London) est la capitale de l'Angleterre et du Royaume-Uni.
Royaume-Uni
La Tamise traverse Londres d'ouest en est. De nombreux affluents de ce fleuve ont été couverts ou transformés en égouts. Ainsi, la rivière Fleet a été couverte et transformée en rue (Fleet Street), l'ancienne rue des journalistes, dont le tracé reprend celui du cours d'eau.
Topographie
L'agglomération de Londres, appelée Grand Londres, est une région administrative qui recouvre 1 579 km², avec une population de 7 millions d'habitants. Celle-ci comprend 32 divisions administratives, les boroughs (arrondissements), plus la City of London. Cette dernière ne recouvre qu'une petite partie dans l'est du centre, et a été depuis longtemps vidé de la quasi-totalité de ses habitants pour devenir le quartier des affaires, à tel point que city est aujourd'hui synonyme de quartier des affaires.
La partie de Londres la plus connue des touristes est le West End, qui comprend les grands magasins d'Oxford Street, les théâtres, et les quartiers tels que Soho, Covent Garden, Mayfair, Piccadilly et la place de Leicester square qui est souvent associée au 'cœur' de Londres.
Histoire de Londres
Voir les articles détaillés : Histoire de Londres, Chronologie de Londres
À l'origine un lieu d'habitation celte, les Romains en firent la capitale de la province Britannia sous le nom de Londinium.
Musées et monuments
Romains
- Londres abrite par ailleurs le célèbre British Museum, comparé par certains au musée du Louvre de Paris pour l'importance de ses collections, tant en nombre qu'en qualité.
- la Tate Gallery
- la Tate Modern, galerie d'art moderne
- le Musée de cire de Madame Tussaud
- le Palais de Westminster, qui abrite les deux chambres du Parlement
- le Palais de Buckingham
- le imperial war museum
- le science museum
- la National Gallery
- le Victoria and Albert Museum
Une tour écologique (les fenêtres s'ouvrent et la lumière naturelle est largement disponible) de 180 m, surnommée « le cornichon » ou nommée d'après son adresse « 30 St Mary Axe »), vient d'être inaugurée en 2004.
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Transports et communications
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Transports urbains
Les deux réseaux de métro londoniens :
- le métro de Londres : Underground
- le métro léger des Docks : Docklands Light Railway
Communications extérieures
- Ferroviaires : Eurostar, National Rail
- Aériennes : Aéroports d'Heathrow, de Gatwick, de Stansted, de Luton, et de la Cité.
Personnages célèbres
À Londres sont nés:
- Michael Anderson (1920-), réalisateur.
- Hugh Hudson (1936-), réalisateur.
- Charles Jarrott (1927 - ), réalisateur.
- Ian Fleming (1908-1964), écrivain et journaliste
Voir aussi
Liens internes
- Chronologie de Londres
- Sites touristiques
- Battersea Power Station
- Liste des traités de Londres
- Joseph Balzagette, un des ingénieurs qui a participé à l'amélioration de la ville.
- Horse guards, les gardes de la monarchie.
- Londonistan, les réseaux islamiques
Liens externes
- [http://www.acitytour.com/londres/ 160 photos et panoramas de Londres]
- [http://www.destinationlondres.com Deux français vous font visiter Londres.]
- [http://www.plus-hotel.com/static/en/planville/londres-centre.html Plan des quartiers du centre de Londres]
- [http://vinc3nt.com/london/indexFR.html Centaines de photos de Londres avec guide d'itinéraires pour touristes.]
- [http://www.vanupied.com/londres Guide différent de Londres] : Atmosphere et où sortir, images et sons, liens et informations pratiques sur Londres.
- [http://london.visittown.com London, VisitTown.com]
-
Catégorie:Mégapole
Catégorie:Ville olympique
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AnglaisL'anglais est une langue germanique originaire d'Angleterre. C'est la langue maternelle ou l'une des langues des habitants de plusieurs pays, surtout le Royaume-Uni et ses anciennes colonies, dont les États-Unis, l'Irlande, le Canada, l'Australie, et la Nouvelle-Zélande. L'anglais est l'une des langues les plus parlées au monde : elle est la troisième en nombre de locuteurs natifs, et la première apprise comme seconde langue. Elle est aussi la langue la plus utilisée sur Internet.
Histoire
L'anglais descend de la langue parlée par les tribus germaniques angles (d'où est tiré le nom de la langue), saxonnes et jutes s'étant installées en Grande Bretagne au de l'ère chrétienne, remplaçant les langues celtiques présentes sur le territoire. Ces dialectes germaniques, qui ont connu la première mutation consonantique, sont alors désignés sous le nom de vieil anglais, d'abord écrit en runes puis avec l'alphabet latin, apporté par les scribes irlandais au . L'influence d'envahisseurs vikings installés au nord-est du pays est notable dans le lexique de la langue qui a alors emprunté de nombreux termes au vieux norrois (ou « vieil islandais »). L'influence du latin, langue liturgique du christianisme que les scribes irlandais ont apporté, est aussi très forte. On arrête le vieil anglais au , à l'issue de la bataille de Hastings, en 1066. L'épopée Beowulf est écrite dans cet état de la langue.
Après sa victoire à Hastings sur les Saxons, Guillaume le Conquérant s'installe en Grande-Bretagne et impose sa langue, le normand (langue d'oïl de l'ancien français), comme langue de la cour ; ce faisant, il modifie profondément la langue anglaise : les emprunts se font très nombreux et souvent doublonnent avec des mots de radical germanique. Le mot saxon est parlé par le peuple, alors que le terme français est souvent lié au registre soutenu ou à la parlure des nobles. Par exemple, ox, calf ou sheep, termes germaniques, représentent chez le producteur ─ anciennement les couches populaires de la population ─ ce que le consommateur ─ autrefois les couches aisées de la population ─ désigne par beef (cf. bœuf), veal, (cf. veau) et mutton (cf. mouton). (Ainsi, ces trois derniers mots désignent surtout la viande par opposition au bétail sur pied; mais on a aussi "let's return to our muttons" "retournons à nos moutons" et fig. "muttonhead", "mouton [de Panurge]". Par contre, "oxtail soup" car à l'origine ce potage était un plat plébéien.)
D'autre part, la langue simplifie ses déclinaisons. C'est le moyen anglais, dont l'orthographe est fortement influencée par celle des scribes normands, lesquels inventent par exemple les digrammes de la langue (ch, sh, gh, th) et introduisent la lettre w (anciennement un digramme vv ou uu), faisant ainsi sortir de l'usage des lettres anciennes comme þ (thorn, remplacé par th), ð (edh, remplacé aussi par th), ȝ (yogh, proche d'un 3, remplacé par gh ou y principalement) ou ƿ (wynn, proche d'un p, remplacé par w). Les Contes de Cantorbéry de Geoffrey Chaucer sont écrits en moyen anglais.
La grande mutation vocalique, qui a vu la modification en profondeur des voyelles anglaises, du marque le tournant d'un autre état de la langue, l'anglais moderne, que l'on fait réellement commencer au début du avec William Shakespeare. On y distingue deux sous-périodes : l'anglais moderne d'avant ou après le , quand, à la suite des conquêtes britanniques, la langue s'est de nouveau lexicalement enrichie de manière notable grâce aux emprunts faits aux langues des colonies.
Influence de l'anglais
Historiquement, l'anglais a peu pénétré le français (moins de 4 % du vocabulaire est d'origine anglo-saxonne). Cependant son influence croît depuis une cinquantaine d'années du fait de la mondialisation des échanges commerciaux et technologiques, dominés par de grandes puissances parlant cette langue, le Royaume-Uni et les États-Unis notamment (voir « impérialisme linguistique »). C'est pourquoi l'utilisation de mots anglais est notable dans des secteurs comme l'informatique, les télécommunications ou l'économie, comme le fut l'italien jadis pour la musique. Un autre phénomène est lié à cet expansionnisme : l'anglais tend à être utilisé à la place d'autres langues. Ainsi le français était la langue privilégiée des relations diplomatiques et des relations contractuelles, l'influence des États-Unis a fait tomber cet usage en désuétude. L'anglais est aussi depuis 1951 la langue utilisée dans l'aviation, sur décision de l'OACI. Il a par ailleurs acquis dans le monde la place de langue la plus fréquemment utilisée dans les rencontres internationales, même si le multilinguisme reste la norme. Étant la première langue étrangère apprise dans le monde, il bénéficie d'une base unique de locuteurs dans tous les pays sur tous les continents. C'est enfin la seconde langue officielle de très nombreux États.
Cette utilisation internationale de l'anglais, devenu une véritable lingua franca, inquiète nombre d'anglophones qui voient leur langue prendre les allures d'un pidgin simpliste coupé de ses subtilités et de son histoire.
Classification
L'anglais est une langue germanique, famille au sein de laquelle les langues vivantes les plus proches sont le frison et le scots mais qui, néanmoins, a subi à plusieurs reprises l'influence d'autres langues germaniques comme le vieux norrois, du latin et de diverses langues romanes, surtout le français, influence latino-romane que l'on ne remarque pas seulement dans les mots qui sont a priori des emprunts lexicaux (déjà vu ou rendez-vous, expressions françaises utilisées en anglais ; embargo de l'espagnol ; cupola, folio ou stiletto de l'italien), mais encore dans de très nombreux mots à étymon latin (comme expect ← exspectare, school ← schola, scuttle ← scutella, ou street ← strata).
Répartition géographique
Statut officiel
L'anglais est la première langue en Australie (anglais australien), Bahamas, Barbade (anglais carribéen), Bermudes, Dominique, Gibraltar, Grenade, Guyana, Jamaïque (anglais jamaïcain), Nouvelle-Zélande (anglais néo-zélandais), Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Trinité-et-Tobago, Royaume-Uni (anglais britannique), et (sans reconnaissance officielle) aux États-Unis (anglais américain).
L'anglais est aussi l'une des premières langues du Belize (avec l'espagnol), du Canada (anglais canadien) (avec le français), de l'Inde (hindi et anglais ainsi que 21 autres langues d'État), de l'Irlande (avec l'irlandais), du Singapour (avec le malais, le mandarin, le tamil et d'autres langues asiatiques) et de l'Afrique du Sud (avec le zoulou, le xhosa, l'afrikaans, et le sotho du nord). C'est la langue non officielle la plus utilisée en Israël. C'est la langue usuelle dans l'île de Saint-Martin.
À Hong-Kong c'est une langue officielle et largement utilisée dans le monde des affaires. Il est appris dès le jardin d'enfants, et est la langue d'instruction de quelques écoles primaires, de nombreuses écoles secondaires et de toutes les universités. Un nombre substantiel d'étudiants acquièrent un niveau de locuteur natif. Cette langue y est si largement utilisée qu'il est inadéquat de dire qu'elle n'est qu'une seconde langue ou une langue étrangère.
C'est une langue officielle, mais pas native au Cameroun, Fidji, Micronésie, Ghana, Gambie, Kiribati, Lesotho, Liberia, Kenya, Namibie, Nigeria, Malte, Îles Marshall, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, Îles Salomon, Samoa, Sierra Leone, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.
Langues dérivées
L'anglais a donné naissance :
- à de nombreux pidgins et créoles.
- au Basic English, langue créée par C. K. Ogden and I. A. Richards en 1930. Celle-ci ne comporte plus que 850 mots : ceux qui sont indipensables à la vie quotidienne (expression de sentiments inclus) plus ceux nécessaires pour définir les autres le temps d'une conversation.
- L'anglais Européen : http://www.davytech.com/wiki/
Écriture
L'anglais utilise l'alphabet latin (avec, anciennement, des lettres comme ð ou þ ; voir plus haut). Il n'utilise des signes diacritiques que pour écrire les mots d'origine étrangère. Son orthographe découle d'un long processus historique et il n'y a souvent plus de bijection entre celle-ci et la prononciation actuelle.
Prononciation
Parmi les consonnes n'existant pas en français, on peut noter [θ] et [ð], écrits th, ou encore [ŋ], écrit n devant un g ou un k.
Exemples de mots :
Grammaire
Voir article détaillé : Grammaire anglaise
L'anglais ne comporte pas de genres pour les noms (à part de rares exceptions). Les adjectifs sont invariables.
Conjugaison
Voir article détaillé : Conjugaison anglaise
Lexique
Des mots sont entrés dans la langue anglaise au contact avec le français : ils sont pour ces raisons très proches, à l'écrit, de leur homonyme. Ces mots existent dans la langue anglaise depuis si longtemps que les anglophones ne les considèrent plus comme mots français. Par exemple : difference, introduction, village, pure.
En revanche, l'anglais a gardé des mots tels que mushroom, budget et (an) apron dont l'on ne reconnaîtrait guère l'origine française (respectivement liés à mousseron, bougette et napperon par métanalyse).
Nombre de mots
Contrairement à d'autres langues, il n'existe pas d'organisme qui recense officiellement les mots d'anglais. Comme par ailleurs l'importance actuelle de cette langue dans la recherche scientifique fait que de nombreux mots sont créés tous les jours (certains promis à une large diffusion, d'autres resteront d'usage confidentiel), il n'existe pas de liste complète. On peut simplement constater que le dictionnaire Oxford English Dictionary, un des plus complet, recense plus de 500.000 entrées, y compris des mots désuets, des mots techniques et des mots de dialectes locaux.
Origine des mots
En 1973, Thomas Finkenstaedt et Dieter Wolff, en se basant sur les 80.000 mots du Shorter Oxford Dictionary (3e édition), ont établi la répartition suivante :
- français, y compris l'ancien français et le normand (ou anglo-français) : 28,3 %
- latin, y compris les mots scientifiques et techniques récents : 28,24 %
- ancien et moyen anglais, vieux norrois et hollandais : 25 %
- grec : 5,32 %
- étymologie indéterminée : 4,03 %
- mots dérivés de noms propres : 3,28 %
- toutes les autres langues : moins de 1 %
Cependant, les problèmes de définition conduisent à des appréciations divergentes. Ainsi la linguiste française Henriette Walter affirme de son côté que [http://perso.wanadoo.fr/mondalire/Henriette_walter.htm plus des deux tiers des mots anglais sont d'origine française].
Emprunts à l'anglais
Le sens des mots peut avoir changé entre les deux langues. Certains de ces mots sont des allers-retours, car empruntés initialement au français.
avec la forme anglaise
- badge
- basket
- boss, « chef, patron »
- budget, de l'ancien français « bougette », petite bourse portée à la ceinture
- caddie, chariot tiré à bras utilisé pour transporter de menus objets
- check-up
- club
- coach (prononc. « cooutch ») et ses dérivés (coacher, le coaching)
- cool
- cowboy, qui signifie « vacher »
- fair-play
- ferry(-boat)
- fuel, de l'ancien français « fouaille », matière servant à alimenter un feu
- gag,
- gentleman, partiellement de l'ancien français « gentil », homme d'ascendance noble
- job, qui signifie « travail, activité rémunérée »
- milk-shake
- one-man show, spectacle mené par un seul artiste
- self-control, littéralement : la maîtrise de soi
- self-made man, littéralement : personne qui a fait elle-même sa réputation, sa carrière
- self-service, endroit où on se sert soi-même (distributeurs de carburant, restaurants d'entreprise, cafétéria, etc.)
- show
- skateboard
- spot
- steak
- stock-options
- toast, de l'ancien français « toster » (griller)
- week-end, qui signifie « fin de semaine »
- Nom de sports créés aux XIX et XX siècles :
En général, ces sports ont un vocabulaire spécifique lui aussi composé de mots anglais. On trouve aussi des termes transverses : un match, un set, un derby, un supporter.
: - (boxe) : ring, uppercut, swing
: - football (la « balle au pied »), goal, penalty
: - basket-ball ((la « balle au panier »)
: - rugby (du nom de la ville où ce jeu a été inventé), drop
: - hockey
: - golf, tee, club, green, put, caddie
: - (planche à voile) : wishbone
: - rallye
: - surf
: - tennis (du moyen français « tenez ! », expression utilisée pour démarrer une partie au jeu de paume)
Attention : le mot handball, bien qu'homographe parfait entre l'anglais et l'allemand, est originaire d'Allemagne. C'est pourquoi sa syllabe finale se prononce [bal] et non [bo:l].
Musique :
- country
- blues
- boogie woogie
- jazz
- rock'n'roll
- ragtime
- rhythm'n blues
- swing
- folk
francisés
- bouledogue (bulldog)
- fioul (écriture phonétique de la prononciation anglaise de fuel)
- paquebot (packet-boat)
- redingote (riding-coat, vêtement pour les sorties à cheval)
- bifteck (beef steak)
mots de racine anglo-saxonne
La langue française a créé de nombreux substantifs en ajoutant la terminaison « ing » à des mots anglais.
- camping
- forcing
- marketing
- packaging
- parking
- reporting
- shampooing
Divers
- code ISO 639-1 : en
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- grammaire anglaise
- verbes irréguliers en anglais
- Conjugaison anglaise
- faux-amis anglais
- vrais amis en anglais
- anglicisme
- franglais
- variations régionales de l'anglais
- linguistes anglais
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues germaniques
- - langues germaniques occidentales
- - groupe anglo-frison
Liens externes
- [http://www.websters-online-dictionary.org/definition/French-english/ Dictionnaire français - anglais] Webster's Rosetta Project
- [http://www.scientificpsychic.com/verbs1fr.html Conjugueur des verbes anglais]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/anglais.html Dictionnaire Freelang anglais téléchargeable] Dictionnaire Freelang anglais-français/français anglais de Bertrand Cornu
- [http://anglais.linguistmail.com Linguistmail.com] Outils gratuits pour apprendre l'anglais
- [http://fr.wordreference.com WordReference.com], dictionnaire en ligne anglais-français
- [http://linearb.co.uk:8080/memory/ Dictionnaire français-anglais plus exemples phrases] Linear B
Bibliographie
- L'aventure des langues en occident, Henriette Walter, Editions Robert Laffont, 1994, le chapitre concernant les langues germaniques
- Honni soit qui mal y pense, Henriette Walter, Editions Robert Laffont, 2001, sur les allers-retours de mots entre l'anglais et le français
Catégorie:Anglais
Catégorie:Langue germanique
Catégorie:Langue officielle de l'Union européenne
Catégorie:Langue véhiculaire
Anglais
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AngleterreL'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
Histoire
Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre
Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne.
Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le
À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.
Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles.
En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps
que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux.
En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons.
Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique.
D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine.
Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde.
L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex.
En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche.
La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre.
L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne.
La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.
Symboles
Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc.
La fleur nationale est la rose rouge.
Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or).
Voir:Armorial de l'Angleterre.
Voir aussi
- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre
Liens externes
- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre]
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Catégorie:Ancien pays d'Europe
-
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Région anglaise du grand Londres
Le Grand Londres réunit toute l'agglomération londonnienne. Ses administrations sont localisées à Southwark.
Sa superficie est de 1 580 km² (9ème région), sa population est de (recensement 2001) 7 172 036 (2eme région) soit une densité de 4539 h/km².
Le Grand Londres est listé parmi les 82 Comtés métropolitains et non-métropolitains d'Angleterre, mais ce n'est pas un comté ni même une autorité unitaire ; il s'agit seulement d'une subdivision administrative.
Le découpage administratif du Grand Londres :
Voir aussi
- Londres
- Grand New York
- Agglomération parisienne
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Catégorie:Londres !Grand Londres
TourismePratiquer le tourisme, c'est voyager et résider au moins une nuitée hors de son lieu de résidence habituel.
Initialement uniquement rattaché aux loisirs (avec la connotation péjorative d'un voyage fait à la va-vite), le tourisme englobe désormais également l'ensemble des activités économiques auxquelles la personne fait appel lors d'un déplacement inhabituel (transports, hôtels, restaurants, etc.).
Il peut s'agir, par exemple d'un voyage d'affaire (on parle alors de « tourisme d'affaires ») ou d'un pèlerinage religieux (« tourisme religieux »), d'aller se faire soigner dans un autre pays que celui ou l'on réside on parle alors de (« tourisme médical »).
Le touriste s'intéresse généralement à la culture ou à la nature des lieux qu'il visite (e.g. la plage). Cette pratique a été longtemps l'apanage de gens fortunés qui pouvaient se permettre de voyager en touristes, pour voir des constructions remarquables, des œuvres d'art ou goûter d'autres cuisines.
Le tourisme a donné naissance à une véritable industrie lorsque les classes moyennes des pays occidentaux (Europe et Amérique du Nord) ont pu commencer à voyager. C'est l'amélioration générale du niveau de vie et la perspective d'une retraite probablement en bonne santé qui ont permis aux gens de se consacrer davantage à leurs loisirs, et notamment au tourisme, sans oublier les progrès considérables en matière de transports (transport maritime, ferroviaire mais surtout aérien).
Une pratique pluri-séculaire
Les grands fondateurs anglais
Les termes tourisme et touriste furent utilisés officiellement pour la première fois par la Société des Nations pour dénommer les gens qui voyageaient à l'étranger pour des périodes de plus de 24 heures. Mais l'industrie du tourisme est bien plus ancienne que cela.
Pour qu'il y ait tourisme, il faut que quatre paramètres essentiels soient réunis :
#le goût de l'exotisme, de la découverte d'autres cultures ;
#de l'argent disponible pour des activités non-essentielles ;
#du temps libre ;
#des infrastructures et moyens de communication facilitant le voyage et le séjour.
Le terme de tour devint populaire en Angleterre au
quand le « Grand Tour of Europe » (Grand Tour de l'Europe) devint une part de
l'éducation des jeunes et riches gentilshommes britanniques. Pour parachever
leur éducation, nombre de jeunes gens allaient partout en Europe, mais surtout en
des lieux d'intérêt culturel et esthétique comme Rome, la Toscane ou les Alpes, et les capitales européennes.
Nombre d'artistes britanniques et européens dès le faisaient le « voyage en Italie » comme par exemple Claude Lorrain. Si Rome, Naples et Florence attiraient depuis longtemps les visiteurs étrangers,
c'est l'influence des poètes romantiques comme Lord Byron et William Blake qui rendirent la campagne, les Alpes, les torrents et les gorges de montagnes populaires.
Les aristocrates britanniques du XVIIIe raffolaient particulièrement du « Grand Tour », profitant de l'occasion pour découvrir les richesses artistiques et archéologiques de l'Italie en particulier, et accumuler des trésors artistiques de toute l'Europe. Ils jouèrent un rôle prépondérant dans la naissance de l'archéologie, avec la découverte de Pompéi et Herculanum, notamment.
Ils ont ramené ainsi des œuvres d'art dans des quantités jamais égalées ailleurs en Europe, c'est ce qui explique la richesse actuelle de nombreuses collections tant publiques que privées anglaises. Le tourisme de cette époque était fondamentalement élitiste, voyage d'agrément et de formation qui permettait de rencontrer ses homologues dans toute l'Europe.
Le tourisme au sens moderne ne s'est pas développé avant le ; il représente de nos jours la majeure partie de l'industrie touristique.
Le début de l'industrialisation du tourisme fut une invention britannique au , avec notamment la création de la première agence de voyage par Thomas Cook. Cela répondait aux besoins croissants de déplacement, pour toutes sortes de motifs, des Anglais dont le pays fut le premier pays européen à s'industrialiser. Dans un premier temps, seuls les propriétaires des moyens de production, des usines, les commerçants et la nouvelle classe moyenne bénéficièrent de temps libre, mais aussi de besoins accrus de voyages, par exemple visiter les expositions universelles (la première exposition universelle a lieu à Londres en 1851 et draine plusieurs millions de visiteurs).
Le tourisme se diversifie au cours du : voyage d'agrément, voyage d'affaire, thermalisme, recherche du soleil à la froide saison, notamment pour soigner la tuberculose, fléau de l'époque.
L'origine britannique de cette nouvelle industrie est attestée par de nombreux noms :
- à Nice, la longue esplanade le long de la mer est encore connue comme la Promenade des Anglais ;
- dans de nombreuses stations touristiques de l'Europe continentale, les palaces ont des noms comme lHôtel Bristol, lHôtel Carlton ou lHôtel Majestic.
Ce sont également des touristes britanniques qui inventèrent les sports d'hiver en Suisse dans le village de Zermatt. Avant l'arrivée des premiers touristes, les villageois de Zermatt considéraient simplement que leur long hiver enneigé était une période pendant laquelle la meilleure chose à faire était de rester à l'abri du froid et de fabriquer des horloges à coucou ou d'autres objets mécaniques.
Le chemin de fer
Le tourisme de masse ne commença à se développer que lorsque les moyens de
transport eurent progressé et que le nombre de gens bénéficiant de temps libre
eut augmenté. L'invention du chemin de fer eut un effet majeur en rendant
le bord de mer facilement accessible pour les citadins britanniques...
1936 : les congés payés
Tendances actuelles
Le tourisme n'est plus seulement « le déplacement et le séjour des personnes vers un lieu autre que leur domicile pour une durée minimale de trois jours » (définition de l'Organisation mondiale du tourisme) ; c'est un ensemble beaucoup plus vaste d'activités, de pratiques extrêmement variées.Si jusqu'en 1936 il était l'apanage de classes sociales assez "favorisées", avec l'instauration des congés payés il a connu un essor tout autre la masse des travailleurs et de leurs familles pouvant enfin se déplacer pour leur agrément.
Quelques tendances lourdes émergent ces dernières années :
Tout d'abord, on observe un émiettement de la durée des vacances, avec pour corollaire un étalement de la « saison ». Cette tendance à l'émiettement, accentuée par l'application des 35h, contribue aussi à développer un tourisme de proximité.
On observe également un goût plus prononcé pour l'itinérance : la mobilité s'accroît en fonction de la météo, des besoins familiaux, des envies du moment, des fêtes ou événements divers. Cette diversité des goûts et des pratiques contribue également au développement des séjours à thèmes.
Ces dernières années, en raison d'une diminution du temps de travail offrant à chacun plus de temps de loisirs mais aussi en fonction du coût de la vie qui, en augmentation constante limite les dépenses, s'est créé le "tourisme d'un jour" qui prend de plus en plus d'extension.
Le tourisme se branche aussi directement sur le travail par le biais du tourisme d'affaires et par l'incentive. Le premier concerne toute l'offre touristique (divertissement, découverte) qui entoure les voyages d'affaires, les congrès, les séminaires, les salons - et la France est encore pour quelques années la première destination mondiale des Salons et congrès. L'incentive est le voyage organisé pour le personnel d'une entreprise, en français : voyage de stimulation. Il peut comprendre des épreuves sportives ou ludiques, mais aussi des activités culturelles, en complément de séminaires ou de réunions.
On observe que les pratiques se diversifient, s'entrecroisent, créant autant de niches pour les producteurs du tourisme :
:- Une clientèle ne se définit plus par une pratique unique,
:- Une pratique ne définit plus un seul profil de clientèle.
Bibliographie
Cette bibliographie sera constituée de deux volets :
:- produits éditoriaux du tourisme à l'usage des touristes
:- ouvrages d'étude sur le tourisme
Les produits éditoriaux à destination des touristes
Deux types de produits éditoriaux concernent le tourisme : les guides de tourisme et les revues spécialisées.
Ce panorama de l'édition touristique ne serait pas complet si on omettait l'offre gratuite qui a deux sources principales :
:- les collectivités territoriales qui font par des brochures la promotion de leurs infrastructures touristiques (office de tourisme, comité départemental de tourisme, comité régional de tourisme
:- Maison de la France
:- les tours opérateurs qui produisent chaque année le catalogue de leurs destinations mises en vente.
Outre leur gratuité, elles présentent l'inconvénient d'être limitées géographiquement dans le premier cas, ou d'être limitées à une offre constituée et peu informative pour d'autres usages que ce à quoi la destine le tour opérateur dans le second cas. En définitive, elle ne sont pas concurrentielles avec la production éditoriale marchande.
Le guide de tourisme
Livre Hebdo, revue hebdomadaire du Syndicat national de l'édition consacre traditionnellement un numéro spécial au tourisme et aux voyages en mars, chaque année.
L'édition touristique : ce sont 1150 ouvrages publiés en 2000 par l'édition francophone, principalement des guides de voyages.
A ce jour, les objets principaux des guides de voyage sont :
:- Le repérage : itinéraire, hôtellerie, restauration (ex. : Guide du routard)
:- L'offre culturelle : monuments, sites, curiosités, musées, (ex. : Guide Bleu)
Le marché est très concentré, dominé largement par le trio Hachette - Michelin - Gallimard qui à eux seuls représentent environ 80 % du marché - mais des éditeurs de taille plus modeste se taillent des parts considérables, par exemple Le Petit Futé, avec en 2000 une production de 300 titres.
L'édition touristique se prête très bien à une production de niche :
:- Rivages : avec les destinations de charme (un profil de clientèle)
:- Autrement : approche littéraire des destinations, à travers le regard d'écrivains, (un profil d'écriture)
:- Parigramme : 100 titres consacrés exclusivement à Paris, avec la collection Le Guide du promeneur, (une destination unique)
:- Editions du Plaisancier : consacré exclusivement à la navigation de plaisance, (une activité unique pour une clientèle très ciblée)
:- Ou encore Rando Editions : spécialisé sur les ouvrages de randonnées dans les Pyrénées, (une destination unique et une activité unique).
De plus, contrairement à d'autres domaines éditoriaux, les éditeurs provinciaux sont très bien représentés : par exemple, Ouest France, Didier Richard, Rando Editions.
Quels contenus ?
L'approche dominante des ouvrages produits par l'édition touristique est une approche par destination géographique.
Ces dernières années émerge un nouveau type de guide, par clientèle-cible : par exemple, la Collection Petits Voyageurs des Editions Milan, ou encore Ado-guide lancé par les Editions de La Martinière.
Une autre approche est possible : l'approche thématique. La plus ancienne et la plus fortement établie est celle consacrée à la restauration et à l'hôtellerie (guide Michelin, Gault-Millau, le Bottin Gourmand). L'approche thématique s'élargit à d'autres domaines : écologie, sports, religion, qui correspondent à des pratiques des touristes, ou à des domaines de l'offre :
:- Guide des vacances écologiques des Editions du Fraysse,
:- Jardins de France des Editions Actes Sud,
:- ou encore Séjours équestres édité par la Fédération nationale des Gîtes ruraux,
:- et aussi des guides de campings
:- etc.
Une des conditions de la réussite de l'édition touristique est de coller au plus près aux évolutions du tourisme,aussi les niches thématiques sont-elles particulièrement adaptées.
Quel réseau de distribution ?
Le Syndicat national de l'édition évalue la vente d'ouvrages de tourisme à plus de 11 millions d'exemplaires, soit un peu plus de 500 millions de F. de CA. Ces ouvrages sont vendus majoritairement sur support papier dans les librairies qui sont nombreuses à avoir un rayon spécialisé « Tourisme, voyages ». Par exemple, pour les FNAC, le rayon tourisme représente 15% de l'activité librairie, (et occupe environ 45% du linéaire sciences humaines) ou encore, chez Ombres Blanches, libraire toulousain, le tourisme fait l'objet d'un magasin à part, fortement identifié. De nombreuses grandes villes ont au moins une librairie spécialisée : Paris, Lyon, Montréal, Bruxelles, Lille, etc. (cf annexe 2c : liste des librairies spécialisées).
Pour quel utilisateurs ?
Les utilisateurs de guides n'hésitent pas à acheter plusieurs guides : environ 2,5 guides pour un voyage - soit au moins un guide généraliste avec hôtellerie restauration et un guide plus culturel. Environ 68 % des 40 millions de Français qui partent en vacances au moins une fois par an achètent des guides de tourisme. De plus, il faut noter l'usage qui se développe d'acheter plusieurs guides pour la région où l'on habite, ce qui est le pendant du développement du tourisme de proximité.
Les guides de tourisme sont utilisés traditionnellement pendant le voyage, d'où pour beaucoup une taille adaptable à la boîte à gants de l'automobile. Un certain nombre de guides (les mêmes que les précédents ou d'autres) ont une fonction préparatoire au voyage, ou encore une fonction de souvenir.
Dans le premier cas (préparation du voyage), on trouve notamment les ouvrages précis et rigoureux avec des informations factuelles à jour : ils servent à déterminer l'itinéraire, les visites projetées, ils servent aussi à budgétiser le voyage. Dans le deuxième cas (souvenir), on trouve des ouvrages comportant plus de rédactionnel destiné à compléter la connaissance du territoire découvert lors du voyage, une iconographie plus riche qui les range dans la catégorie des beaux livres illustrés.
Nouveaux supports :
La plupart des éditeurs de guides touristiques amorcent en ce moment un virage vers les supports électroniques en ligne, tout en n'abandonnant pas le papier qui a pour lui d'être itinérant, quoique pesant, et qui présente de plus l'inconvénient majeur d'être obsolète quasiment dès sa parution, notamment pour les renseignements pratiques.
Le guide sur support électronique, notamment en ligne, a pour lui d'être mis à jour instantanément. Il est particulièrement adapté à un public de niche, qui prépare activement son voyage, qui recherche des informations fiables et qui dispose d'outils informatiques et télématiques.
Un bel exemple sur support électronique est proposé par l'éditeur australien Lonely Planet (qui édite encore principalement sur support papier) dont le site francophone reçoit 80 000 visiteurs par mois en 2001, (il faut préciser que son site anglophone reçoit près de 3 millions de visiteurs par mois). Ce site n'est pas encore marchand, la fonction portail est privilégiée, mais Lonely Planet travaille à un projet de guide vendu directement en ligne.
Top 10 des destinations touristiques mondiales
Statistiques de l'OMT, en millions d'arrivées internationales
Voir aussi
Liens internes
- écotourisme
- tourisme équestre
- tourisme naturiste
- tourisme de découverte économique
- tourisme équitable
- tourisme spatial
- tourisme médical
- tourisme sexuel
- résidence secondaire
- sports d'hiver
- station touristique
- tourisme cannabique
- tourisme rural
- tourisme de plein air: camping
Liens externes
- [http://www.world-tourism.org/francais/ Site officiel de l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT)]
- [http://www.wttc.org World Travel and Tourism Council]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Accueil Wikitravel], le guide de voyage libre
Catégorie:Tourisme
ja:旅行
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simple:Tourism
th:การท่องเที่ยว
Soho (Londres)
Soho est un quartier situé dans le West End de Londres, dans l'arrondissement de la Cité de Westminster. Il est circonscrit au nord par Oxford Street, à l'ouest par Regent Street, au sud par Piccadilly Circus et Leicester Square et à l'est par Charing Cross Road.
Le terme « Soho » était à l'origine un cri de chasse, remontant à l'époque où l'endroit n'était qu'un minuscule village sorti des champs. Le nom fut repris pour le quartier SoHo de Manhattan, à New York, ainsi que pour l'un des quartiers les plus touristiques de Hong Kong. Soho se caractérise par une très forte mixité sociale : on y trouve entre autres des bars homosexuels, des sex-shops, des pubs et des marchés en plein air. Le Chinatown londonien se situe par ailleurs au sud de Soho.
L'atmosphère particulière de Soho, notamment au cours des années 1970, fut le sujet de nombreuses chansons de rock écrites par des groupes tels que Kinks ou The Who. Il reste au début du l'un des quartiers les plus animés de la capitale anglaise avec une concentration importante de bars, de discothèques, de salles de concerts et de cinéma.
Histoire
Durant tout le Moyen-Age, Soho est un quartier rural composé principalement de fermes.
Dans les années 1530 la couronne achète ces terres, mais il faut attendre le Grand incendie de Londres de 1666 pour que Soho commence à s’urbaniser.
Une vague d’immigration venue de toute l’Europe : Grecs, Huguenots, Italiens, Russes, Polonais et Allemands s’y installent.
Vers la fin du , l’ouverture du bordel le Hooper’s Hotel sur Soho square inaugure sa réputation de quartier ‘’chaud’ de Londres.
Le 30 avril 1999, le pub Admiral Duncan, lieu de rencontres pour la communauté homosexuelle, fut la cible d'un attentat commis par un groupuscule d'extrême-droite : l'explosion causa la mort d'une femme enceinte et de deux autres personnes, 70 autres ayant été blessés légèrement ou grièvement.
Voir aussi
- SoHo
- Soho (Hong Kong)
Catégorie:Londres
Catégorie:Quartier rose
Covent GardenCovent Garden est une place de Westminster (Royaume-Uni) connue principalement pour la Royal Opera House qui fut construite en 1858 sur l'emplacement d'un théâtre lui-même construit en 1732. Cet opéra est souvent appelé du même nom que la place.
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Catégorie:Westminster
Piccadilly
Piccadilly est une artère d'environ 1,5 kilomètres à Londres, dans le West End. Cette voie s'étend de Hyde Park Corner au Sud-Ouest à Piccadilly Circus au Nord-Est et sépare deux quartiers : au Nord Mayfair et au Sud St. James's. En outre, cette rue a donné son nom au carrefour cité ci-avant, Piccadilly Circus.
La rue est bordée de luxueux magasins, d'hôtels de prestige, d'agences de compagnies aériennes, de résidences cossues, souvent transformées en clubs, ce qui en fait une des promenades les plus courues de Londres.
Origine présumée du nom "Piccadilly"
Au , le quartier (Piccadilly) était propriété d'Eaton College et de la Mercer's Compagny, quand un tailleur, Robert Baker, vint indirectement lui donner son nom actuel. Cet homme s'était enrichi dans le commerce des "piccadils", hauts cols empesés très en faveur auprès de la jeunesse frivole du temps des Stuarts. Avec cet argent, il achètera des terrains dans l'Ouest de Londres, partie peu habitée à l'époque, et y fera construire une luxueuse maison en 1612, à l'extrémité Sud de Great Windmill Street. Sa demeure sera vite surnommée "the Piccadilly Hall". Même si l'actuelle rue Piccadilly fut connue en 1692 sous le nom de Portugal Street , nom donné en l'honneur de Catherine de Bragance, épouse du roi Charles II d'Angleterre, dès 1743, il est attesté que le nom utilisé pour la rue était déjà celui qu'on lui connaît encore de nos jours.
Descriptif de Picadilly
Les paragraphes suivants décrivent les édifices de la rue Piccadilly et des lieux directement environnants.
L'hôtel Albany
Cet hôtel particulier en forme de H possède une cour d'entrée donnant sur Piccadilly. Il fut construit par William Chambers pour le comte du deuxième fils de George III, Frédéric, duc d'York et d'Albany. C'est ce titre qui a d'ailleurs donné son nom au bâtiment et on aperçoit sa statue dans le Mall. Accablé de dettes celui-ci le vendit à un promoteur qui divisa la demeure en 69 appartements luxueux. De nos jours, l'hôtel est célèbre pour avoir accueilli des pensionnaires de renommée : Lord Byron, Graham Greene, Thomas Babington Macaulay.
Burlington House
En 1664, le 1er comte de Burlington veut se faire construire un hôtel particulier près de St. Jame's. Le 3e comte de Burlington reconstruira (il était nommé le "comte architecte") le bâtiment, avec l'aide de Colen Campbell, dans le style palladien. La demeure fut ensuite modifiée de 1867 à 1873 pour en faire un édifice de style néo-Renaissance. En 1869, l'arrière de Burlington House fut transformée en style néo-gothique. Ornée de tours, d'un portique et d'un porche monumentaux, l'aile de l'édifice porte une vingtaine de statues de magistrats.
Pendant de nombreuses années l'endroit fut le siège de lUniversity of London. Fondée en 1836, celle-ci ne gagnera Bloomsbury (sa résidence actuelle) qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. De nos jours, les lieux accueillent la Royal Academy, c'est à dire l'Académie des Beaux-Arts.
Royal Academy
Seconde Guerre mondiale
L'Académie des Beaux-Arts siégeait avant à Somerset House avant d'occuper ces lieux. Dans l'autre sens, la Royal Society était auparavant à Burlington House avant de s'installer ailleurs.
Actuellement, outre la Royal Academy, cinq sociétés savantes occupent l'aile Ouest ou Est, les voici :
- Geological Society of London (Société géologique de Londres-Picadilly/aile Est)
- Linnean Society of London (Société linnéenne de Londres-aile Ouest)
- Royal Astronomical Society (Société royale d'astronomie-aile Ouest)
- Society of Antiquaries of London (Société des antiquaires de Londres-Picadilly/aile Ouest)
- Royal Society of Chemistry (Société royale de chimie-aile Est)
Dans la cour est érigée la statue du premier président de la Royal Academy, le portraitiste Joshua Reynolds (1723-1792).
La Royal Academy peut compter au plus 80 membres qui doivent être peintres, graveurs, sculpteurs ou architectes. Elle organise deux expositions annuelles; l'une en été, consacrée depuis 1769 aux artistes vivants, et l'autre en hiver qui concerne l'art ancien. En 1999, l'exposition qu'elle organisa "Monet au " attira 800 000 personnes, record mondial d'entrées payantes pour une exposition d'un peintre impressionniste.
Les collections permanentes de la Royal Academy sont exposées dans les salles privées (Private Rooms) où l'on peut y voir des toiles des anciens membres illustres de l'Académie, tels J.M.W. Turner, Thomas Gainsborough, John Constable ou encore Joshua Reynolds, mais aussi une Madone à l'Enfant de Michel-Ange et la célèbre copie de La Cène de Léonard de Vinci.
Burlington Arcade
Aménagée en 1819, Burlington Arcade est une propriété privée surveillée par des "beadles" (à peu près "bedeaux", bien que le terme ne soit pas tout à fait exact dans la mesure où ils n'ont aucun rapport avec la religion), habillés "à l'ancienne" et portant redingote et chapeaux haut de forme. Cette arcade regroupe des magasins haut de gamme : joaillerie, bijouterie, mode.
Old Bond Street
Cette partie de Bond Street se distingue par les commerces de luxe qui la compose : magasins de porcelaine, de joaillerie et d'antiquités.
Albemarie Street
Rosalie Duthé, ballerine et grande courtisane du , favorite du comte d'Artois et du banquier londonien Perregaux y a habité un petit hôtel lors de son passage à Londres.
Les "clubs"
Au Nord de Piccadilly demeurent des maisons géorgiennes souvent reconverties en clubs. Ainsi au numéro 94, on trouve installé dans Cambridge House le Naval and Military Club aussi connu sous le nom "In and Out Club". Cambridge House a été construite au pour Lord Egremont puis habitée par George IV, duc de Cambridge de 1829 à 1850 et par Palmerston de 1855 à 1860.
Au numéro 127, se trouve le Cavalry Club fréquenté par les cavaliers et au numéro 128, le Royal Air Force Club fréquenté par les aviateurs.
Ritz Hotel
Voir article détaillé : Hôtel Ritz.
Barclays Bank
Au numéro 160 de la rue siège une somptueuse filiale de la banque Barclays. Son extérieur est dans le style néo-classique américain et son intérieur exotique est dans les tons noir, rouge et or.
L'édifice à été construit en 1922 et servait à l'origine comme salle d'exposition pour Wolseley Motors avant d'être racheté par Barclays et transformé sous la direction de l'architecte William Curtis-Green (1875-1960).
Apsley House
Hôtel Ritz
La résidence a été construite entre 1771 et 1778 par Robert Adam pour le compte du Lord-chancelier Bathurst, baron Apsley. En 1807, Richard Wellesley la rachète, un agrandissement de la maison a lieu en 1812, puis il la cède en 1817 à son frère cadet, Arthur Wellesley, 1er duc de Wellington. Celui-ci commandera des travaux a Benjamin Wyatt : un portique corinthien est plaqué sur la façade principale et de la pierre de Bath vient revetir les murs de la demeure.
La résidence sera offerte à l'État anglais en 1947 par Gerard Wellesley, 7e duc de Wellington. Les Londoniens la nomment "Number One, London" (numéro un, Londres) sans doute à cause du fait qu'il s'agissait de la première maison importante à l'entrée de la ville.
Cette maison abrite le Wellington Museum (musée Wellington).
Wellington Museum
Ce musée en l'honneur d'Arthur Wellesley, 1er duc de Wellington regroupe des objets ayant un lien étroit avec sa vie : ordres et décorations, dont la médaille de Waterloo en argent, 85 drapeaux tricolores de la parade du 1er juin 1815 à Paris. Il présente aussi des objets personnels du duc : porcelaine, argenterie, bijoux, tabatières, ordres de chevalerie, bâtons de maréchal, des chandeliers du de fabrication anglaise. Enfin, il présente une collection de maîtres anglais, espagnols, hollandais et flamands, dont plus de cent tableaux qui proviennent de la collection royale d'Espagne saisie par Wellington dans les fourgons du roi Joseph, frère de Napoléon, après la bataille de Victoria (1813).
Lien interne
En 1929, Ewald André Dupont a réalisé un film nommé Piccadilly, ressorti en salle en 2004 (au Royaume-Uni) dans une version restaurée.
Liens externes
- [http://www.royalacademy.org.uk/] Le site officiel de la Royal Academy.
- [http://www.geolsoc.org.uk/ www.geolsoc.org.uk] Le site officiel de la Geological Society of London.
- [http://www.linnean.org/ www.linnean.org] Le site officiel officiel de la Linnean Society of London.
- [http://www.ras.org.uk www.ras.org.uk] Le site officiel de la Royal Astronomical Society.
- [http://www.sal.org.uk/ www.sal.org.uk] Le site officiel de la Society of Antiquaries of London.
- [http://www.rsc.org/ www.rsc.org] Le site officiel de la Royal Society of Chemistry.
- [http://www.siefar.org/DictionnaireHL/HLDuthe.html www.siefar.org] Une biographie de Rosalie Duthé.
Catégorie:Rue de Londres
Leicester SquareLeicester Square est une place entièrement reservée aux piétons située dans le West End, à Londres et plus précisément à l'Ouest de Charing Cross Road, au Nord de Trafalgar Square et à l'Est de Piccadilly Circus. De nos jours, la place est bordée de salles de cinémas, de restaurants, de pubs, de discothèques et jouit d'une intense agitation, surtout la nuit et les week-ends.
Historique de Leicester Square
Piccadilly Circus
Tracé dans les années 1670, Leicester Square était à l'origine un jardin (Leicester Fields) faisant face au manoir (Leicester House) des Sydney, comtes de Leicester, titre de noblesse dont est tiré le nom de la place. La demeure était bâtie sur le côté Nord et les duellistes venaient y découdre dans l'ombre des fourrés.
Au , le square devient un endroit élégant où des artistes fortunés comme Sir Joshua Reynolds ou William Hogarth viennent habiter. Le jardin était entièrement entouré de belles demeures et vers le milieu du , Frédéric, prince de Galles résidait à Leicester House. En 1748, il fait ériger sur la place une statue équestre de son grand-père George Ier, statue qui sera finalement enlevée en 1841.
En 1789, Leicester House est abattue et on songe à édifier sur les lieux un opéra, dont Victor Louis, l'architecte du Grand Théatre de Bordeaux réalise les plans. Ce projet ne verra jamais le jour, le jardin tomba à l'abandon et les personnes fortunées quittèrent progressivement les lieux.
Les belles demeures aristocratiques furent transformées en hôtels, dont la plupart étaient tenus par des français comme l'hôtel Brunet, l'hôtel Sablonier ou encore l'hôtel de Provence.
En 1848, Leicester square devint le théatre d'un fameux cas juridique au Royaume-Uni : Tulk v Moxhay. L'ancien propriétaire d'une parcelle de terre de Leicester Square avait vendu le terrain à X par un contrat qui stipulait que la vente ne serait possible à la condition que l'acheteur X accepte qu'aucun édifice ne serait dans l'avenir construit dessus. Cet acheteur X accepta et revendit lui-même le terrain à un nouvel acheteur qui lui même le revendit etc. Au final, l'ancien propriétaire, devenu plaignant attaque un acheteur pour qu'il ne construise pas sur la parcelle comme cela avait été stipulé au déépart. Sauf que l'acheteur n'avait pas pris part au contrat initial et selon la Loi n'était pas tenus par les engagements y figurant. Pourtant, le juge, Charles Pepys, 1er comte de Cottenham, en décida autrement et considéra que les futurs acheteurs de la terre seraient liés par le contrat initial, alors même qu'ils n'en étaient pas une partie contractante. Ce cas explique en grande partie pourquoi Leicester Square fut préservé et soit de nos jours un espace piétonnier.
Leicester Square de nos jours
Au centre de la place figure une statue de William Shakespeare, entourée par des dauphins érigée en 1874. Elle fait face à une statue de Charlie Chaplin érigée en 1980 par John Doubleday. A la circonférence du pavage intérieur se trouvent des plaques indiquant la direction des capitales du Commonwealth, des panneaux relatant l'histoire de la place et à chaque coin du parc, quatre bustes de résidents célèbres de Leicester Square : Sir Isaac Newton (scientifique illustre), Sir Joshua Reynolds (le premier président de la Royal Academy), John Hunter (un pionnier de la chirurgie) et William Hogarth (peintre célèbre).
William Hogarth
Leicester Square est réputé pour son regroupement de grands cinémas. Ainsi, c'est souvent dans un des quatre cinéma de cette place qu'ont lieu les premières de films en Grande-Bretagne. L'endroit possède le plus grand écran de cinéma de la capitale aussi bien que la salle de projection ayant la plus grande capacité d'accueil.
La place abrite aussi le kiosque tkts, anciennement connu sous le nom Official London Half-Price Theatre Ticket Booth (soit "kiosque officiel de Londres des tickets de théatre à demi-tarif"). Ce lieu de vente est la propriété et est géré par plusieurs thétres de londres. Les ticckets pour le jour même vendus dans ce kiosque pour les thétres du West End sont en effet à demi-tarif. Devant le succès du kiosque officiel, plusieurs autres stands se sont installés sur la place, vendant des tickets pour les thétres du West End. Ils se déclarent tout aussi officiels (ce qui n'est pas le cas) et revendiquent des tickets vendus à demi-tarifs (ce qui n'est pas toujours le cas non plus).
Leicester Square abrite également plusieurs discothèques, et par conséquent, l'endroit est particulièrement fréquenté le vendredi et le samedi soir.
L'endroit regroupe aussi plusieurs radios dans un immeuble, Capital Radio et XFM, une radio indépendante.
Enfin, on trouve à Leicester Square une église française, l'église Notre-Dame-de-France, construite sur l'emplacement d'une église antérieure qui fut détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. L'édifice de plan circulaire, sobre et élégant , est un lieu de prière pour les français de passage ou vivant à Londres et les londonniens francophones.
Les principaux cinémas
Seconde Guerre mondiale
- L'Odeon Leicester Square qui domine le côté Est de la place a été le premier cinéma d'Europe a disposer d'un projecteur numérique (1999) et il accueille la plus grande partie des premières de films. Il a une capacité d'environ 1 700 places.
- Le cinéma adjacent, l' Odeon Mezzanine possède cinq petites salles (capacité d'accueil de 50 à 60 places pour chaque salle).
- L'Empire, situé sur le côté Nord de la place, est le deuxième plus grand cinéma avec 1 330 sièges pour l'écran principal. Il possède également deux plus petites salles de 350 et 77 places assises.
- LOdeon West End, du côté Sud de la place a deux écrans d'environ 1 000 places à chaque fois et accueille des premières de moindre importance que l' Odeon Leicester Square.
- Le Vue est situé au Nord-Est de la place. Il était auparavant un Warner Brothers Village, c'est à dire un multiplexe accueillant les premières des films Warner, mais comme tous les autres Warner Brothers Village, il a été revendu à Vue en 2004.
- A une courte distance vers l'Ouest du square, sur le côté Sud de Panton Street, se situe l' Odeon Panton Street, un cinéma possèdant deux écrans.
Autre cinéma :
- Prince Charles Cinema est un cinéma dont les places sont moins chères. Son programme n'est pas fait des dernières nouveautés cinématographiques, mais de films plus anciens ou cultes comme le Rocky Horror Picture Show.
Les principaux bars, discothèques et restaurants
- Hippodrome
- Pizza Hut
- Radisson Edwardian Hampshire
- The Moon Under Water, un des nombreux pubs de la chaîne de pubs britannique J.D. Wetherspoon
- Equinox nightclub (fermera bientôt pour être reconverti en casino)
- Zoo Bar
- Oxygen
- All Bar One
- Home (fermé) était une discothèque disposée sur sept étages qui a ouvert en 2001 mais qui ferma dès 2002, à cause de problèmes de consommation de drogue à l'intérieur de l'établissement.
- The Comedy Store
Voir aussi
Leicester Square (métro de Londres)
Liens externes
- [http://www.earthcam.com/uk/england/leicester/ www.earthcam.com/uk] Webcam située à Leicester square.
- [http://www.victorianlondon.org/districts/leicestersquare.htm www.victorianlondon.org/districts/leicestersquare] Historique détaillé et [http://www.victorianlondon.org/districts/leicestersq.gif www.victorianlondon.org/districts/leicestersq.gif] photographie de 1883 de Leicester Square sur [http://www.victorianlondon.org/ www.victorianlondon.org].
- [http://www.radissonedwardian.com www.radissonedwardian.com] Site de l'hôtel Radisson Edwardian Hampshire.
- [http://www.thecomedystore.co.uk www.thecomedystore.co.uk] Site de la discothèque The Comedy Store.
Catégorie:Place de Londres
Chronologie de LondresCatégorie:Londres Londres Londres
Pour l'article principal, voir Londres
Londres
Antiquité
I-V siècle
:44 : Fondation de la ville de Londres (Londinium).
:61 : Londres est détruite à la suite de l'échec d'un soulèvement contre Rome conduit par la reine Boadicée (Bodicea ou Bouddica) des Icenis.
Moyen Âge
V-X siècle
:866 : Les Français conquièrent peu à peu l'Angleterre à partir de Londres et de la Tamise.
:885 : Alfred le Grand reprend Londres aux Danois.
Alfred le Grand par John Rocque. (détail). Notez la Salle du Palais de Westminster (Westminster Hall) 1099 et l'Abbaye de Westminster (centre haut) 1065.]]
XIe siècle
:1016 : Londres assiégé par Cnut (Chronique anglo-saxonne)
:28 décembre 1065 : L'Abbaye de Westminster dédiée.
:14 août 1077 : La ville de Londres demolie par incendie (Chronique anglo-saxonne).
:1078 : Les travaux de construction de la Tour de Londres commencent en Angleterre.
:décembre 1085 : au solstice: Mauricius choisi comme évêque de Londres (Chronique anglo-saxonne).
:1087 : La Cathédrale de St. Paul brulée (Chronique Anglo-Saxonne).
:26 septembre 1087 : Guillaume II couronné à Westminster (Chronique anglo-saxonne).
:1088 : La Tour Blanche (donjon de la Tour de Londres) achevée.
:1097 : Corvée oppressive en construisant une muraille à la Tour de Londres, le Pont de Londres et la Salle du Palais de Westminster (Chronique anglo-saxonne).
:1099 : Pentecôte: le roi a tennu sa cour dans la nouvelle Salle du Plais de Westminster (Westminster Hall) (Chronique anglo-saxonne).
:1100 : Henri Ier consacré à Westminster. (Chronique anglo-saxonne).
XII siècle
: 24 juin 1141 : les Londonniens se révoltent contre la reine Mathilde dite l'« Impératrice » ou l'« Emperesse » et la chassent de Londres.
:1174 : Construction du premier hippodrome public à Londres.
:1176 : La construction du Old London Bridge, le vieux pont de Londres commence.
XIII siècle
: 17 mai 1215 : la ville est prise par les barons rebelles au roi Jean-sans-Terre.
XIVe siècle
XV siècle
:1400 : Ouverture de l'hôpital Bedlam pour malades mentaux à Londres.
Époque moderne
XVI siècle
:1543 : Décès à Londres du peintre et graveur allemand Hans Holbein le Jeune.
:1571 : Fondation de la bourse de Londres.
:1576 : The Theater, première salle de théâtre publique est ouverte à Londres par l'acteur James Burbage.
:1597 : Ouverture à Londres du collège Gresham, école de commerce.
:1599 : Le Globe Theatre est construit à Londres.
XVII siècle
:1619 : Inigo Jones conçoit la Salle des fêtes (Banqueting House) à Whitehall à Londres.
:1620 : Le hollandais Cornelis Drebbel fait la démonstration d'un sous-marin dans la Tamise, à Londres.
:1632 : Sir Anthony Van Dyck s'installe à Londres et devient le peintre de cour de Charles I d'Angleterre.
:1641 : Décès à Londres de Van Dyck.
:1644 : Le nombre de chômeurs à Londres atteint 40.000.
:1665 : Grande Peste à Londres.
:1666 : La cathédrale Saint-Paul détruite par le grand incendie de Londres qui met fin à l'épidémie de peste.
:1668 : L'architecte anglais Sir Christopher Wren entreprend la reconstruction de la cathédrale Saint-Paul de Londres.
:1670 : Sir Christopher Wren commence la reconstruction de la cathédrale Saint-Paul de Londres.
:1676 : Construction de l'observatoire royal de Greenwich à Londres.
:1685 : Des huguenots français en exil montent les premiers ateliers de travail de la soie à Londres.
:1697 : Naissance à Londres du peintre et graveur anglais William Hogarth. † 1764
XVIII siècle
:1703 : Le Palais de Buckingham est rebâti par le Duc de Buckingham à Londres.
:1741 : Le Messie, l'oratorio de Georg Friedrich Haendel fait un triomphe à Londres.
:1752 : Naissance à Londres de l'architecte et urbaniste anglais John Nash. † 1835
:1753 : Fondation du British Museum à Londres en Angleterre.
:1757 : Naissance à Londres du poète, peintre et graveur anglais William Blake. † 1827
:1759 : Fondation des Jardins botaniques royaux de Kew à Londres en Angleterre.
:1764 : Décès à Londres du peintre et graveur anglais William Hogarth.
:1766 : L'Almanach Nautique du Bureau des Longitudes de Londres fournit la première méthode fiable de détermination de la longitude pour les navigateurs.
:1768 : Le peintre anglais Joshua Reynolds devient le premier président de la Royal Academy de Londres.
:1775 : Naissance à Londres du peintre anglais Joseph Mallord William Turner. † 1851
:1779 : Décès à Londres de l'ébéniste anglais Thomas Chippendale.
:1788 : Décès à Londres du peintre anglais Thomas Gainsborough.
:1792 : Décès à Londres du peintre anglais Sir Joshua Reynolds.
Époque contemporaine
XIX siècle
:1811 : Début de la construction du West End par John Nash; pendant 14 ans. Regent Street est commencée.
:1812 : La première usine de production de gaz d'éclairage au charbon ouvre à Londres.
:1815 : Ballet français introduit à Londres
:1817 : Le Pont Waterloo de John Rennie, ouvert.
:1819 : Naissance à Londres de l'écrivain et critique d'art anglais John Ruskin. † 1900
:1820 : Aaron Manby, vaisseau de fer et à vapeur commence service entre Londres et Paris.
:1823 : Construction de la British Museum de Robert Smirke, commencée.
:1824 : Fondation de la National Gallery à Londres en Angleterre.
:1825 : Décès à Londres du peintre et critique d'art anglais d'origine suisse Heinrich Füssli.
:1827 : Décès à Londres du poète, peintre et graveur anglais William Blake. Naissance à Londres du peintre anglais William Holman Hunt. † 1910
:1834 : Incendie au Palais de Westminster qui va mener à la construction de la tour de Big Ben par Barry.
:1837 : Décès à Londres du peintre anglais John Constable. Décès à Londres de l'architecte anglais Sir John Soane.
:1840 : Le premier timbre adhésif, le Penny Black, est mis en circulation à Londres.
:1848 : La Confrérie Préraphaélite est fondée à Londres par les peintres William Holman Hunt, John Everett Millais et le poète Dante Gabriel Rossetti.
:1851 : Le Crystal Palace est construit pour abriter la Grande Exposition de Londres. Décès à Londres du peintre anglais Joseph Mallord William Turner.
:1854 : Décès à Londres du peintre britannique John Martin.
:1858 : La cloche de Big Ben est installée.
:1863 : Le métro souterrain est inauguré à Londres.
:1864 : Fondation à Londres de la Première Internationale par Karl Marx.
:1877 : Premier championnat de tennis à Wimbledon dans la banlieue sud-ouest de Londres.
:1888 : Jack l'éventreur assassine cinq femmes à Londres.
:1894 : construction de Tower Bridge
XX siècle
:1903 : Décès à Londres du peintre américain James Whistler.
:1903 : Le ministre français des affaires étrangères Théophile Delcassé est en visite à Londres. L'Entente Cordiale est en marche.
:1904 : La pièce « Peter Pan » de l'écrivain britannique James Matthew Barrie est représentée à Londres. Naissance à Londres du photographe et designer anglais Cecil Beaton. † 1980
:1914 : Projection du premier long métrage en couleurs Le monde, la chair et le diable est présenté à Londres.
:1917 : Décès à Londres du peintre anglais John William Waterhouse.
:1924 : Pour la première fois, une photographie est télégraphiée entre Londres et New York.
:1925 : Décès à Londres du peintre américain John Singer Sargent.
:1928 : Décès à Londres de l'architecte et designer écossais Charles Rennie Mackintosh.
:1940 : Appel du 18 Juin du général de Gaulle depuis Londres. Il prend le titre de Chef des Français libres.
:Pendant le Blitzkrieg, Londres bombardé par l'aviation allemande subi de graves dommages.
:1970 : Première liaison New York-Londres en Boeing 747 (350 voyageurs).
XXI siècle
:7 juillet 2005 : Attentats terroristes dans les transports en commun du centre de Londres.
:2012 : XXX Jeux Olympiques d'été à Londres.
CelteLes Celtes (grec keltoï) – dont certains furent nommés « Galates » (grec galatai), puis « Gaulois » (latin galli) par les Grecs puis par les Romains – constituent une civilisation protohistorique européenne (qui survécut au Moyen Âge en Irlande, jusqu'à l'évangélisation de l'île par Saint Patrick au ). Les Celtes appartiennent à la famille des Indo-européens. Ne connaissant pas d'unité politique, ceux que l'on désigne ainsi étaient une myriade de peuples possédant des lois, des coutumes, des rites différents (César, De Bello Gallico, I, i), surtout connus dans les sources antiques grecques et romaines pour leur valeur guerrière, leur caractère emporté, leurs sempiternelles luttes intestines et pour les mystères de la religion druidique.
Ils ne constituèrent pas une civilisation sanguinaire et destructrice comme les auteurs anciens l'ont souvent écrit (ils sont connus pour avoir pratiqué les sacrifices humains et pour avoir voué un culte aux têtes coupées, notamment chez Diodore de Sicile), mais bien une culture riche, unique durant l'Antiquité, qui sut s'épanouir et notamment, développer un art tendant à l'abstraction dont la valeur est aujourd'hui reconnue.
C'est certainement leur incapacité à s'unir et à fonder des entités politiques plus vastes que la cité ou la confédération de peuples qui les a perdus : il semble qu'à l'instar des Grecs archaïques, les Celtes eussent horreur du centralisme et ne connussent que des alliances temporaires, fondées sur le clientélisme (voir à l'article « Gaulois »).
L'histoire des Celtes est marquée par une succession de conquêtes spectaculaires (jusqu'au ) qui les menèrent jusqu'en Asie Mineure, puis par une suite de revers militaires qui les cantonna aux seules îles britanniques et à l'Irlande, après la guerre des Gaules de -58 à -51.
Sources et définition
Sources historiques
Les Celtes sont apparus dans l'Histoire au travers de textes postérieurs, rédigés par leurs ennemis (comme la Guerre des Gaules, de Jules César) et/ou d'après le souvenir de leurs victimes (ils assiègent le Capitole et pillent le sanctuaire panhellénique de Delphes au ), ce qui leur vaut la description de barbares sanguinaires qui a été mentionnée plus haut.
Il faut attendre près de deux siècles pour que - la plupart de ces peuples en mouvement s'étant déjà fixés depuis longtemps - les sources nous livrent une profusion de détails géographiques et culturels qui ne sont plus directement en relation avec le bellicisme celtique. Ainsi, les limites géographiques des peuples celtiques sont mieux connues à l'époque de la république romaine tardive (), au moment même où les Celtes sont pris en tenaille sous les assauts conjugués des Romains et des Germains.
Voici une liste, non-exhaustive et à développer, des principaux auteurs anciens qui nous renseignent sur les Celtes :
- Hécatée de Milet (première mention historique) et Hérodote, Histoires
- Polybe, Histoires (livre II)
- Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines
- Posidonios (ou Posidonius, dit de Rhodes ou d'Apamée), Le monde, L'océan, Histoires (continuation de l'œuvre de Polybe)
- Diodore de Sicile, Bibliothèque historique
- Jules César, De bello gallico
- Tite-Live, Histoire romaine
- Strabon, Géographie (notamment inspiré par Posidonios)
- Pline l'Ancien, Histoire naturelle
- Lucain, La Pharsale (en particulier sur la religion)
- Ammien Marcellin, Histoires, XV (reprend Timagène d'Alexandrie)
- Michelet, Le moyen-age, histoire de France
Sources littéraires
Les sources historiques ne constituent qu'une approche du domaine celtique, et l'on reste au niveau de l'approximation. C’est par l'étude de la littérature irlandaise médiévale que l’on comprend la spécificité celtique, dans l'Antiquité. L'Irlande n’a pas connu la romanisation, et de par son insularité, la civilisation celtique a perduré jusqu’à l’arrivée de Saint Patrick au .
Henri d'Arbois de Jubainville a recensé, en 1883, 953 manuscrits irlandais dans les bibliothèques, sans prendre en compte ceux qui sont conservés dans des collections particulières. Ces textes datent de différentes époques, le plus récent est du ; cependant l'archaïsme de la matière est indépendante de la date du document, comme l'ont démontré Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux dans La civilisation celtique (Objections et problèmes de méthode). Il arrive aussi qu'un texte du soit la retranscription d’un texte du , ou que tel Livre soit la compilation de récits connus par ailleurs. Cette littérature comporte quatre catégories : le cycle mythologique, le cycle héroïque d’Ulster, le cycle de Finn et le cycle historique.
Outre la difficulté linguistique (irlandais ancien), il convient au philologue de retrouver le substrat archaïque des Celtes de l'Antiquité, dans un contexte fortement christianisé. Certains faits, certains mythes ont été remaniés de façon à correspondre aux dogmes de l'Eglise. D'autres éléments, du fait de leur ancienneté, étaient simplement incompréhensibles pour les copistes, la retranscription devient parfois aléatoire.
Les travaux de ces dernières décennies ont considérablement modifié l'approche que l'on doit avoir du sujet, notamment avec l'étude comparative dans le cadre des Indo-européens. Cela se ressent dans les domaines de la mythologie, du druidisme, de la structure de la société. Ces sources littéraires précisent et confirment ce que nous avons appris des sources historiques, et sont aussi utiles aux études archéologiques.
Pour les textes les plus importants, on peut citer par exemple :
- Tain Bo Cualnge (La razzia des vaches de Cooley)
- Lebor Gabála Érenn (Le Livre des Conquêtes d'Irlande)
- Immacallam in da thuarad (Le dialogue des deux sages)
- Auraicept na nEces (Le rudiment du poètes)
- Cath Maighe Tuireadh (La bataille de Mag Tured)
- Dindshenchas (Antiquités ou histoires des forteresses)
- Mesca Ulad (L'ivresse des Ulates)
- Sanas Cormaic (Glossaire de Cormac)
- Suidigud Tellach Temra (La fondation du domaine de Tara)
- Tochmarc Emire (La courtise d'Emer)
- Tochmarc Etain (La coutise d'Etain)
- Aided Con Culaind (La mort de Cuchulainn)
- Airne Fingen (La veillée de Fingen)
- Aislinge Oengusso (Le rêve d'Oengus)
- Compert Conchobair (La conception de Conchobar Mac Nessa)
- Forbuis Droma Damhghaire (Le siège de Druim Damhghaire)
auxquels on peut ajouter les textes Gallois :
- Les Mabinogion (ou Les Quatre branches du Mabinogi)
- Hanes Taliesin (L’histoire de Taliesin)
Sources archéologiques
L'archéologie nous renseigne quant à elle sur un autre aspect important du monde celte : l'importance de l'artisanat, qui explique aussi une domination des arts mineurs, tels que l'orfèvrerie, dans les arts celtiques. De plus, nombre des innovations du monde celte qui ne sont pas des œuvres d'art, telles que l'enclume ou le tonneau connaissent un succès mérité dans le monde romain.
Une statuaire celte est connue, qui a longtemps été cantonnée au sud-est de la Gaule (Roquepertuse, Entremont, guerrier gaulois de Vachères) et dont on supposait qu'elle était due à l'influence proche de Marseille grecque. L'invention d'une statue originale à Glauberg (Allemagne) démontre que cette vision des choses est partielle.
Les sources archéologiques ont également permis d'acquérir une connaissance importante de l'armement celtique ou encore, récemment, d'entrevoir un univers spirituel sanguinaire qui s'approche d'avantage de celui que les textes romains présentaient pour les peuples belges.
Enfin, les objets et les structures livrés par les nombreux oppida (véritables villes-fortifiées comme à Entremont, près d'Aix-en-Provence ou à Bibracte, la capitale des Éduens) ont mené à la conclusion que les Celtes avaient progressivement développé, jusqu'à la veille de la conquête romaine, une civilisation complexe, qui n'ignorait plus l'urbanisme.
Étendue et peuplement du « monde celtique »
Compte tenu de la durée de la civilisation des Celtes, qui s'étend de la protohistoire jusqu'au Moyen âge, et compte tenu des dimensions de l'espace géographique que les Celtes occupèrent en Europe, il convient avant d'aborder la question du peuplement celtique de rappeler quelles sont les limites connues et communément admises pour le monde « celtique » (la koiné celtique).
Les sources les plus anciennes mentionnent les Celtes, habitant les régions qui vont des colonnes d'Hercule jusqu'au Danube (Hérodote au milieu du , c'est-à-dire à peu de choses près l'Espagne, la France, le nord de l'Italie, l'Allemagne et l'Autriche (où la présence de populations à caractère celtique est attestée).
C'est à la fin du qu'apparaît, encore dans les sources grecques, le terme « Galates » pour désigner précisément les Celtes réunis sous l'autorité d'un Brenn (chef) qui se heurtent aux Grecs à partir de -310, traversent non sans laisser de traces les Balkans et gagnent l'Asie p | | |