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Louis-Claude De Saint-Martin

Louis-Claude de Saint-Martin

Louis-Claude de Saint-Martin, dit Le Philosophe Inconnu. Né le 18 janvier 1743 à Amboise, mort à Aulnay (près de Sceaux) le 13 octobre 1803.

Biographie

Le nom de Louis-Claude de Saint-Martin est à rattacher dans la littérature au courant illuministe, réaction à l’esprit matérialiste des «philosophes» encyclopédistes du . L’illuminisme propose une lecture des textes chrétiens à la lumière du néo-platonisme et des sciences occultes, mettant l’accent sur l’intériorité de la quête mystique, et rejetant l’emberlificotage scolastique. À peu près à la même époque que Saint-Martin, l’allemand D’Eckartshausen écrit un certain nombre d’ouvrages, parmi lesquels La nuée sur le sanctuaire, qu'Eliphas Lévi recommandera plus tard à son élève, le baron de Spedialieri. L’extatique suédois Emmanuel Swedenborg se rattache aussi à l’illuminisme : mais si son Traité curieux des charmes de l’amour conjugal dans ce monde et dans l’autre est abordable (mais sans grand intérêt selon moi), la lecture de la plupart de ses ouvrages est toutefois réputée difficile. La descendance de l’illuminisme sera nombreuse et féconde : le romantisme et le symbolisme y puiseront leur conception du monde comme universelle analogie. Balzac, entre beaucoup d’autres, fut profondémént influencé par la pensée illuministe : on s’en apercevra aisément en lisant Louis Lambert, La recherche de l’absolu, ou Le lys dans la vallée.

Le «philosophe inconnu»

Louis-Claude de Saint-Martin naquit à Amboise (Indre-et-Loire) le 18 janvier 1743, dans une famille de petite noblesse. Dès l’enfance, l’éducation que lui prodigue une belle-mère éclairée favorise chez lui l’épanouissement de nobles sentiments et d’une grande sensibilité d’âme. Après des études de droit, il devient avocat, conformément au désir de ses parents. Mais la profession ne lui plait guère, et grâce à l’appui d’un ami influent, il obtient en 1765 (à 22 ans) un brevet de sous-lieutenant au régiment de Foix alors stationné à Bordeaux. La carrière militaire devait à cette époque laisser beaucoup de loisirs, car L-C de Saint-Martin avait pour but en la choisissant de trouver davantage de temps pour ses études ésotériques ! Fabre d'Olivet aura plus tard la même idée. Par l’entremise d’un de ses amis du cercle des officiers, le capitaine de Grainville, Saint-Martin fut admis dès 1765 dans lOrdre des Chevaliers Maçons Elus-Cohen de l’Univers, fondé quelques années plus tôt par le théosophe thaumaturge Martines de Pasqually, dont la doctrine se présentait comme la clef de toute théosophie judéo-chrétienne, étant directement reliée aux enseignements secrets d’Égypte, de Grèce et d’Orient. L’enseignement et les rites cohens lui fournirent l’essentiel des thèmes philosophiques qu’il ne cessa de développer dans toutes ses œuvres. Il quitta l’armée en 1771 pour se consacrer à sa vocation et fut le secrétaire de Martines pendant plusieurs mois. En 1773 et 1774, il demeura à Lyon chez Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824). Cet autre disciple de Martines créa en 1778 le Rite Ecossais Rectifié (RER), pratiqué de nos jours par de nombreux maçons, et dans lequel il allait faire passer l’essentiel de la théosophie martinésiste. Au cours de ce séjour chez Willermoz, Saint-Martin rédigea son premier ouvrage, Des erreurs et de la vérité, ou les Hommes rappelés aux principes de la science. Quand parut ce livre, en 1775, l’auteur se trouvait à Paris et devint déjà le «Philosophe inconnu» qu’il allait rester pour la postérité. Le Tableau naturel des rapports qui unissent Dieu, l’Homme et l’univers (1782) reprend et prolonge les enseignements des Erreurs... Dès cette époque, Saint-Martin se détache des voies actives de la magie pour s’orienter dans une direction de plus en plus «intérieure» : le Réparateur a, selon lui, montré la voie d’un contact direct avec le divin, par la prière. Saint-Martin se défie même finalement de la franc-maçonnerie, malgré une appartenance de courte durée au rite rectifié de Willermoz. Son séjour à Strasbourg (1788-1791) peut être considéré comme un événement historique : il y rencontre en effet M de Böcklin qui lui révèle la philosophie de Jacob Boehme (1575-1624). Dans la révolution Française, Saint-Martin voit un châtiment provisoire envoyé par la Providence, dû à la décadence des trônes et des autels, et n’hésite pas à monter la garde devant le Temple, devenu alors prison de la famille royale. D’après Louis Blanc, dans Histoire de la Révolution, c’est à Louis-Claude de Saint-Martin même que la France doit sa fameuse devise : Liberté-Égalité-Fraternité. Une erreur hélas ! Robert Amadou a publié sur la question un numéro spécial de Renaissance traditionnelle ou il démontre l'erreur, avec un argumentaire de plus de 100 pages ! En fait, cette devise n'est même pas celle de la Révolution française de 1789 ! Elle apparaît vers 1848. Après L’Homme de désir (1790), puis Le Nouvel Homme et Ecce homo (destiné à instruire la duchesse de Bourbon), parus en 1792, il écrit principalement sous l’influence de Boehme, dont il concilie l’enseignement avec celui de son « premier maître » Martines. En même temps débute sa correspondance théosophique avec le Bernois Niklaus Anton Kirchberger (1739-1799). Puis il écrit d’autres ouvrages, dont Le Ministère de l’homme-esprit (1802) est sans doute le plus élaboré et celui qui concilie le mieux les enseignements de Boehme avec ceux de Martines. En même temps, il rédige des traductions des livres de Boehme et les publie. Il rencontre Chateaubriand à la Vallée-aux-Loups, en janvier 1803, et s’éteint le 13 octobre à Aulnay , près de Sceaux (Seine), chez le sénateur Lenoir-Laroche.

La philosophie de Saint-Martin

L’œuvre entière de Saint-Martin montre sa fidélité aux enseignements de Martines : il n’a jamais nié la valeur ni l’efficacité de la théurgie cohen, mais a estimé n’avoir plus besoin de celle-ci une fois qu’il crut en avoir tiré assez d’avantages spirituels. Si la philosophie saint-martinienne se rattache étroitement aux systèmes de Boehme et de Pasqually, elle ne doit pratiquement rien à Swedenborg ni à M Guyon. Pour Saint-Martin comme pour ses maîtres, Dieu, avant le temps, produisit par émanation des êtres spirituels. Une partie de ces anges tomba dans le péché d’insubordination. Alors Dieu créa un univers pour circonscrire le mal ainsi introduit et pour servir de prison aux anges déchus. En même temps, il émana l’Homme primordial, l’Adam Qadmon, androgyne au corps glorieux, vice-roi de l’univers, pour servir de geôlier à ces démons, les amener à résipiscence : Dieu dit : Faisons l’Homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’Homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, mâle et femelle il le créa. (
Gen I, 26-27) Mais l’Homme, induit en tentation par eux, fut précipité à son tour dans cet univers en dehors duquel il aurait dû demeurer. En pénétrant à l’intérieur, il en rompit l’harmonie, devint homme et femme séparément, mortel, sujet à la peine, aux maladies : Mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sous peine de mort. (Gen III, 3) Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal. (Gen III, 5) Il est donc un ange déchu qui non seulement se souvient des cieux, mais doit retrouver sa grandeur passée et son pouvoir de commander à tous les esprits, bons ou mauvais. Les anges demeurés dans l’obéissance peuvent aider l’Homme si celui-ci se met en hamonie avec eux . La prière, même dépourvue de cérémonies, est la méthode la plus efficace : Saint-Martin déconseille vivement les pratiques théurgiques. Eliphas Lévi raconte à ce propos qu’un disciple de Martines, s’étant livré à des opérations alors qu’il avait contracté une souillure, y aurait certainement laissé la vie sans l’intervention du maître. Pour Saint-Martin, il y a un ange attaché à la vie de chaque homme, qui a délibérément choisi l’exil pour aider à sa réintégration. Cet ange souffre lorsque nous nous éloignons de Dieu, car nous l’en éloignons en même temps : il ne perçoit la lumière divine qu’à travers notre cœur. Saint-Martin décrit longuement les conséquences de la chute, dont il tire l’essentiel de sa cosmologie, et indique les voies par lesquelles l’Homme pourrait se régénérer lui-même en entraînant la nature dans une gigantesque Réintégration. Jamais il ne craint de trop exalter le rôle de l’Homme dans l’économie divine. Saint-Martin souligne les liens profonds de celui-là avec le Créateur, insiste sur ce qu’il y a de meilleur en lui : l’admiration, l’amour, la solidité des rapports humains, la valeur inestimable du grain de sénevé qui demeure enfoui dans le cœur de chacun mais qui peut nous porter jusqu’aux cieux, transfigurer la nature même, rendre à l’Homme sa splendeur passée. Car c’est toujours de l’Homme que part le Philosophe inconnu, pour qui il faut expliquer les choses par l’Homme, et non pas l’Homme par les choses. Toute étude sérieuse sur la «Philosophie de la Nature» à cette époque – au sens romantique du terme – devrait commencer par un examen attentif de son œuvre, particulièrement de L’Esprit des choses (1800). Si Saint-Martin a tendance à se détacher du monde, il échappe toujours à la mystique pure, dans la mesure où il reste un insatiable observateur de la nature; il intègre chaque notation concrète dans un système théosophique à la fois cosmogonique, cosmologique et eschatologique où chaque donnée est toujours saisie dans un ensemble des ensembles, secret de la démarche analogique ou de la doctrine des correspondances.

L’Ordre Martiniste

Le martinisme n’est pas le prolongement exact de lOrdre des Chevaliers Maçons Elus-Cohen de l’Univers
. En 1772, avant d’avoir terminé l’organisation de son ordre, Martines de Pasqually partit pour Saint-Domingue, dont il ne revint jamais. Deux de ses disciples continuèrent à diffuser son enseignement, avec des sensibilités différentes : Saint-Martin et Willermoz. Mais ni Saint-Martin, ni Willermoz n’ont fondé de société portant le nom d’Ordre Martiniste. On sait seulement que se constitua autour du premier un groupe auquel certaines lettres d’amis font allusion sous le nom de « Cercle des Intimes ». L’initiation transmise par L-C de Saint-Martin se perpétua jusqu’à la fin du par deux filiations différentes, mais qui semblent toutes deux authentiques : à cette époque deux hommes en sont dépositaires : le Dr Gérard Encausse, alias Papus, et Augustin Chaboseau. Pour davantage de détails, on pourra se reporter à la revue Rose-Croix n° 163 d’automne 1992. La providence faisant bien les choses, Papus et Chaboseau, tous deux étudiants en médecine, se rencontrent grâce à un ami commun : P. Gaëtan Leymarie, dont la librairie existe toujours quartier Notre-Dame. Ils se transmettent ce qu’ils ont reçu et décident en 1891 de créer un ordre initiatique qu’ils appellent Ordre Martiniste. Sa revue, créée par Papus, est L’Initiation. L’ordre se dote d’un Suprême Conseil, composé de 12 membres, qui élit Papus à la charge de Grand Maître. L’O.M. connaît dès lors une extension rapide : Paris compte bientôt quatre loges, et l’ordre s’implante aussi à l’étranger. Le numéro d’avril 1898 de L’Initation signale qu’en 1897, il existait 40 loges dans le monde, et qu’en 1898 leur nombre atteignait 113. (Ah ! le bon vieux temps...) Avec la guerre de 1914-1918, l’ordre tombe en sommeil. Plusieurs groupes martinistes indépendants naquirent à cette époque, pour connaître un destin souvent éphémère. Il subsiste cependant de nos jours d’autres obédiences martinistes. En 1931, sur le conseil de son fils, A. Chaboseau réunit les survivants du Suprême Conseil pour reprendre la situation en main. Ceux-ci l’élirent à la charge de Grand Maître, qu’il laissa à Victor-Emile Michelet dès 1932. Le qualificatif «Traditionnel» est ajouté à cette époque au nom de l’ordre, pour signifier que l’ordre s’appuie sur les fondements véritables du martinisme, et en réaction au foisonnement des groupes indépendants. Lorsqu’arrive la guerre de 1939-1945, l’ordre est à nouveau menacé. En 1939, Ralph Maxwell Lewis, Imperator de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix est chargé par le Suprême Conseil d’installer l’Ordre Martiniste Traditionnel aux États-Unis. Quand plus tard l’[http://www.rose-croix.org A.M.O.R.C.] se réorganise dans l'Europe d'après-guerre, il est décidé que l'[http://www.martiniste.org O.M.T.] exercera ses activités en son sein. Depuis cette époque, l'Imperator de l'A.M.O.R.C. est aussi Souverain Grand Maître de l'O.M.T., et pareillement le Grand Maître de la juridiction française de l'A.M.O.R.C. assume en même temps la fonction de Grand Maître de l'O.M.T. Actuellement, l'Imperator de l'A.M.O.R.C. est un français : F. Christian Bernard; et le Grand Maître de la juridiction française est F. Serge Toussaint. Il subsiste de nos jour une autre filiation authentique de l’Ordre Martiniste initial, l'[http://www.martinisme.org Ordre Martiniste], autrement appelé Ordre Martiniste "Papus". L'O.M.T. et l'O.M., s'ils partagent les mêmes idéaux, pratiquent cependant un rituel différent. Note : Cette biographie emprunte largement à celle (en copyleft) du site http://www.la-rose-bleue.org. D'autres portraits de Louis-Claude de Saint-Martin sont visibles à l'adresse http://www.la-rose-bleue.org/Biographies/Saint-Martin.html

Bibliographie


- Le Nouvel Homme, diffusion rosicrucienne, collection martiniste. (A lire absolument, une bonne porte d'entrée dans l'œuvre du philosophe inconnu).
- Le Ministère de l'Homme-Esprit, diffusion rosicrucienne, collection martiniste.
- L'Homme de Désir, disponible sur http://gallica.bnf.fr
- Des Erreurs et de la Vérité, diffusion rosicrucienne, collection martiniste.
- Ecce Homo, diffusion rosicrucienne, collection martiniste.
- Tableau naturel des rapports qui unissent Dieu, l'Homme et L'Univers, diffusion rosicrucienne, collection martiniste.
- Martines de Pasqually - Traité sur la réintégration des êtres (d'après le manuscrit de L-C de Saint-Martin), diffusion rosicrucienne, collection martiniste.

Liens externes


- [http://www.martiniste.org L'Ordre Martiniste Traditionel], par lui-même.
- [http://www.martinisme.org L'Ordre Martiniste], par lui-même.
- [http://kingsgarden.org/French/Organisations.F/OM.F/OM.html L'Ordre Martiniste des Pays-Bas (issu de l'Ordre Martiniste) ], par lui-même.
- [http://www.philosophe-inconnu.com Louis-Claude de Saint-Martin, le Philosophe inconnu] Ce site a pour objectif de faire connaître la pensée de Louis-Claude de Saint-Martin. Il met à la disposition des chercheurs une base documentaire sur l'homme, son œuvre et son contexte historique, social et philosophique.
- [http://www.institut-eleazar.org Institut Eléazar] : La raison d'être de l'institut est de préserver et de faire connaître l'héritage martiniste au moyen de cours par correspondance, de rencontres et de séminaires.
- [http://www.initiation.fr Site officiel de la revue L'Initiation] Cette célèbre revue fondée par Papus en 1888, est dirigée aujourd'hui par Michel Léger. Yves-Fred Boisset en est rédacteur en chef depuis 1984. Saint-Martin, Louis-Claude de Saint-Martin, Louis-Claude de Saint-Martin, Louis-Claude de

18 janvier

Le 18 janvier est le 18 jour de l'année du calendrier grégorien.

Événements

Jour de la Sirène dans le calendrier Philippéen
- 532 : Révolte populaire contre l'empereur Justinien
- 1535 : fondation de Lima, au Pérou.
- 1650 : Début de la Fronde des princes.
- 1701 : Frédéric III de Hohenzollern se fait couronner roi en Prusse
- 1778 : James Cook découvre l'archipel des Hawaii
- 1800 : Création de la Banque de France
- 1871 : Proclamation de l'Empire allemand
- 1932 : en Catalogne, dans la région minière du Haut Llobregat, communisme libertaire d'une semaine (réprimé par l'état)
- 1996 : élection d'Hector Bianciotti (né en 1930) à l'Académie française

Naissances


- 1689 : Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu, philosophe et académicien français († 1755).
- 1743 : Louis-Claude de Saint-Martin, philosophe français († 1803).
- 1750 : Johann Gottlob Schneider, philologue et naturaliste allemand († 1822).
- 1782 : Daniel Webster, homme d'état, sénateur et orateur américain († 1852).
- 1840 : Austin Dobson, poète anglais († 1921).
- 1841 : Emmanuel Chabrier, compositeur français († 1894).
- 1856 : Luigi Bianchi, mathématicien italien.
- 1872 : Paul Léautaud, écrivain français († 1966).
- 1879 : Henri Giraud, militaire français († 1949).
- 1880 : Paul Ehrenfest, mathématicien autrichien.
- 1881 : Gaston Gallimard, éditeur français († 1975).
- 1882 : Gaston Caudron, aviateur français († 1915).
- 1882 : Alan Alexander Milne, écrivain et humoriste britannique († 1956).
- 1882 : Sylvia Pankhurst, fille du Dr. Richard Pankhurst et suffragette britannique († 1960).
- 1892 : Oliver Hardy, acteur américain († 1957).
- 1896 : Ville Ritola, athlète, champion olympique finlandais († 1982).
- 1901 : Ivan Georgievich Petrovsky, mathématicien russe.
- 1902 : Alida van den Bos, gymnaste néerlandaise.
- 1904 : Cary Grant, acteur américain († 1986).
- 1904 : Archibald Alexandre Leach connu sous le pseudonyme de Cary Grant, acteur américain († 1986).
- 1905 : Joseph Bonanno, gangster américain († 2002).
- 1906 : Leslie Southwood, champion olympique d'aviron de Grande-Bretagne.
- 1908 : Jacob Bronowski, mathématicien et biologiste polonais.
- 1910 : Pierre Jacquinot, physicien français († 2002).
- 1913 : Danny Kaye, acteur américain († 1987).
- 1914 : Arno Schmidt, écrivain allemand.
- 1915 : Roger Bésus, écrivain français († 1994).
- 1925 : Gilles Deleuze, philosophe français († 1995).
- 1932 : Robert Anton Wilson, philosophe américain.
- 1933 : John Boorman, réalisateur, producteur et scénariste britannique.
- 1933 : Jean Vuarnet, skieur français.
- 1936 : Hugh Anderson, pilote de moto néo-zélandais.
- 1941 : David Ruffin, musicien américain († 1991).
- 1946 : Kirk Varnedoe, historien américain († 2003).
- 1947 : Bertrand Auban, homme politique français.
- 1947 : Lyne Cohen-Solal, femme politique française.
- 1947 : Takeshi Kitano, réalisateur japonais.
- 1948 : Jacques Briat, homme politique français.
- 1949 : Franz-Olivier Giesbert, journaliste français.
- 1949 : Philippe Starck, Designer et architecte français.
- 1950 : Gilles Villeneuve, pilote de F1 canadien († 1982).
- 1954 : Thierry Foucaud, homme politique français.
- 1954 : Bernard Vallet, cycliste français.
- 1955 : Kevin Costner, acteur américain.
- 1955 : Fernando Trueba, réalisateur espagnol.
- 1956 : Mark Collie, acteur américain.
- 1956 : Elli Medeiros, chanteuse uruguayenne.
- 1956 : Paul Young, chanteur anglais.
- 1958 : Bernard Genghini, sportif français.
- 1966 : Alexander Khalifman, joueur d'échec russe.
- 1966 : Alexandre Varaut, homme politique français.
- 1967 : Cristi Mujdei, écrivain et politologue.
- 1971 : Christian Fittipaldi, pilote de F1 brésillien.
- 1971 : Nicholas Minassian, pilote français.
- 1974 : Claire, princesse de Belgique.
- 1977 : Jean-Patrick Nazon, cycliste français.
- 1978 : Thor Hushovd, cycliste norvégien.
- 1981 : Olivier Rochus, joueur de tennis

Décès


- 639 : Dagobert Ier, roi des Francs
- 1367 : Pierre Ier1320), dit Pierre le Justicier, roi de Portugal (1357-1367).
- 1782 : John Pringle, médecin écossais.
- 1862 : John Tyler, 10 président américain1790).
- 1873 :
  - Edward G. Bulwer-Lytton, politicien, poète et critique britannique1803).
  - Pierre Charles François Dupin, mathématicien français.
- 1880 : Anton Menge, naturaliste allemand1808).
- 1936 : Joseph Rudyard Kipling, écrivain anglais1865)
- 1939 : Ivan Mosjoukine, acteur et cinéaste russe
- 1942 : Carole Lombard, actrice française1909)
- 1952 : Enrique Jardiel Poncela, écrivain espagnol1901)
- 1963 : Edward Charles Titchmarsh, mathématicien anglais
- 1966 : Kathleen Norris, écrivaine religieuse américaine1880)
- 1980 : Cecil Beaton, photographe et designer anglais1904)
- 1997 : Paul Tsongas, sénateur du Massachusetts1941)

Célébrations


-

Saints catholiques du jour


- Sainte Prisca (ou Prisque) Catégorie:Jour de l'année ja:1月18日 ko:1월 18일 ms:18 Januari simple:January 18 th:18 มกราคม

Amboise

Amboise Ville historique d'Indre-et-Loire, Amboise est située sur la rive gauche de la Loire. Ses habitants sont appelés les Amboisiens, Amboisiennes.

Géographie

La ville est située sur la Loire à un endroit où elle se sépare transitoirement en deux bras, formant une île (grande île ou île d'or), et rendant ainsi plus facile sa traversée. Elle est surplombée d'un plateau, siège de son château.

Histoire


- Une présence humaine a été objectivée dès le premier siècle avant JC.
- Clovis et les wisigoths y signèrent un traité de paix en 503.
- Jeanne d'Arc y passa en 1429 avant de rejoindre Orléans. Son histoire se confond ensuite avec celle de son château. Louis d'Amboise ayant été compromis dans un complot contre Georges de la Trémoille, favori de Charles VII, la seigneurie d’Amboise est confisqué en 1434 et réunie à la couronne.

Principaux monuments


- Le Château d'Amboise,
- Le Clos Lucé, un kilomètre à l'Est,
- La Pagode de Chanteloup,
- La fontaine Max Ernst.

Personnages célèbres

Du fait de son château royal, de très nombreuses célébrités ont vécu à Amboise, la plus célèbre étant sans doute Léonard de Vinci. Le philosophe Louis-Claude de Saint-Martin, auteur d'après Louis Blanc de la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », est natif de la ville. Parmi les personnages contemporains on peut citer :
- Mick Jagger, qui a une propriété à proximité
- Michel Debré, qui y fut maire.

Démographie

Voir aussi


- Communes d'Indre-et-Loire

Liens externes


- [http://www.amboise-valdeloire.com L'Office de Tourisme du Val d’Amboise]
- [http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/satellite.autorisation?nivgeo=C&oldnivgeo=37074&theme=ALL&typeprod=ALL&choix_dept=37&codgeo=37003&oldnivgeo=C&oldcodgeo=37074&c_produit=P_POPA&quelcas=SATGEO&lang=FR Amboise sur le site de l'Insee] Catégorie:Commune d'Indre-et-Loire

Sceaux (Hauts-de-Seine)

Sceaux est une ville française, située dans le département des Hauts-de-Seine (92), arrondissement d'Antony. Elle compte 19 850 habitants (recensement de 1999), les Scéens, sur une superficie de 360 ha. Sceaux est célèbre pour son immense parc (parc départemental de Sceaux, dessiné par André Le Nôtre, comptant 200 ha), vestige du domaine personnel de Colbert dont l'imposant château fut détruit à la Révolution. Restent de l'époque pré-révolutionnaire :
- l'axe menant à l'avant-cour, aux douves sèches et aux deux pavillons des gardes en pierre ;
- le pavillon de l'Aurore ;
- l'orangerie ;
- la ferme et son potager ;
- quelques statues de marbres ou de bronze doré rythmant certaines allées du parc (les jardins et parterres d'aujourd'hui, ne représentent qu'une partie du parc de Le Nôtre après son dépeçage partiel réalisé dans le but de créer des lotissements de grand luxe).
- les principaux axes du parc du parc ;
- le grand canal et l'axe perpendiculaire ;
- le bassin de l'Octogone ;
- quelques degrés engazonnés. (le pavillon de Hanovre a été installé à Sceaux à la fin du XIXème siècle). Le château actuel, beaucoup plus petit, édifié par le duc de Trévise, fils du maréchal Mortier, sous le Second Empire reprend les caractéristiques du style Louis XIII. Il abrite le musée et les archives régionales d'Ile-de-France. La commune abrite la faculté de droit et de gestion de l'université Paris-XI (Orsay), le Lycée Lakanal (construit en 1882 par Anatole de Baudot) ainsi que l'EPF - Ecole d'Ingénieurs. La ville est jumelée à :
- Royal Leamington Spa (Grande-Bretagne)
- Brühl (Allemagne) Depuis 2001, le maire de Sceaux est Philippe Laurent (UDF). UDF

Célébrités


- Émile Baudot (1845-1903), ingénieur en télégraphie, décédé à Sceaux
- Pierre Curie et Marie Curie se marièrent à Sceaux en 1895, et y vécurent.
- Frédéric et Irène Joliot-Curie sont nés, ont vécu, et furent enterrés à Sceaux.

Liens externes


- [http://www.sceaux.fr/ Site officiel de la ville de Sceaux] Catégorie:Commune des Hauts-de-Seine

13 octobre

ko:10월 13일 ja:10月13日 simple:October 13 th:13 ตุลาคม Le 13 octobre est le 286 jour de l'année (287 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Saint Géraud.

Événements


- 787 : Clôture du concile de Nicée II (7ème œcuménique), fin de la première période iconoclaste.
- 1097 : Les croisés, lors de la Première croisade, atteignent Marash, et s'y arrêtent pendant trois jours. Durant ce bref séjour, Bohémond de Tarente rejoint l'armée principale.
- 1307 : Arrestation de tous les templiers en France, accusés d'hérésie.
- 1534 : Début du pontificat de Paul III (Alessandro Farnese), ancien évêque de Vence, qui devient le 220ème pape de l' Église catholique. (Fin du pontificat en 1549).
- 1775 : La marine américaine est créée par le Congrès
- 1861 : Le Royaume d'Italie est divisé en préfectures
- 1837 : Prise de Constantine par la France.
- 1880 : Indépendance du Transvaal
- 1889 : Début de la révolte en Afrique du Sud des Boers contre les Anglais.
- 1923 : Ankara devient la nouvelle capitale de la Turquie.
- 1943 : L'Italie déclare la guerre à l'Allemagne.
- 1946 : France : adoption de la constitution de la Quatrième République.
- 1961 : Burundi : Assassinat du prince Louis Rwagasore, par le Grec Kageorgis, dans un restaurant à Bujumbura près du lac Tanganyika.
- 1970 : Indépendance des Îles Fidji
- 1972 : Un avion uruguayen s'écrase dans la cordillère des Andes avec 45 personnes à bord. Les 16 rescapés reconnaîtront avoir pratiqué l'anthropophagie pour survivre
- 1978 : Le cardinal polonais Karol Józef Wojtyła, archevêque de Cracovie, est élu pape, devenant le 264e pape de l'Église catholique, sous le nom de Jean-Paul II. (Fin du pontificat en 2005).
- 1983 : Première Formule 1 équipée d'un moteur turbocompressé
- 1988 : Naguib Mahfouz reçoit le prix Nobel de littérature
- 1990 : Occupation des troupes syriennes du dernier territoire souverain libanais
- 1999 : Coup d'État militaire au Pakistan
- 2000 : Kim Dae-jung, président sud-coréen, reçoit le prix Nobel de la paix.

Naissances


- 1821 : Rudolf Virchow, médecin et homme politique prussien († 5 septembre 1902).
- 1835 : Alphonse Milne-Edwards, zoologiste français († 1900).
- 1909 : Art Tatum, pianiste de jazz américain († 1956).
- 1921 : Yves Montand, chanteur et acteur de cinéma français († 1991).
- 1925 : Margaret Thatcher, future Premier ministre britannique, surnommée « la Dame de fer ».
- 1926 : Ray Brown, contrebassiste de jazz américain († 2002).
- 1931 : Raymond Kopa, footballeur français.
- 1934 : Nana Mouskouri, chanteuse.
- 1940 : Pharoah Sanders, saxophoniste de jazz américain.
- 1941 : Paul Simon, acteur et chanteur américain.
- 1945 : Christophe, chanteur.
- 1956 : Chris Carter, producteur et scénariste américain.
- 1965 : Johan Museeuw, cycliste belge.
- 1969 : Nancy Kerrigan, patineuse américain.
- 1974 : Manon Hacking-Bindels, Hollandaise
- 1982 : Ian Thorpe, nageur australien, dit « la Torpille ».
- 1987 : Diego Leis, Superhéros

Décès


- 996 : Abû Mansûr Nizar al-`Azîz bi-llah, cinquième calife fatimide.
- 1803 : Louis-Claude de Saint-Martin, philosophe français
- 1815 : Joachim Murat
- 1822 : Antonio Canova, sculpteur italien (° 1 novembre 1757)
- 1866 : William Hopkins, géologue et mathématicien anglais
- 1900 : Adolphe Cochery, homme politique français
- 1996 : René Lacoste, ancien champion français de tennis.
- 2003 : Joan Kroc, milliardaire philanthrope, veuve du fondateur des restaurants McDonald's et devenue propriétaire de l'équipe de baseball les « Padres de San Diego » après le décès de son mari.

Célébrations :


- Saint Géraud, Saint Coloman et Sainte Fauste. Catégorie:Jour de l'année

1803

Catégorie:1803 Cette page concerne l'année 1803 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Le chef irlandais Robert Emmet conduit une révolte infructueuse contre le pouvoir anglais. Il est exécuté.
- Les cantons d'Argovie et des Grisons se joignent à la Confédération Helvétique
- Troisième coalition : Royaume-Uni, Autriche, Prusse et Russie contre la France napoléonienne.

France


- 28 mars : Instauration du franc germinal (7 germinal an XI).
- Institution du livret ouvrier.
- 5 mai : Ouverture de l'école spéciale de Saint-Cyr, installée dans une aile du palais de Fontainebleau. Elle retrouvera en 1808 la Maison royale de Saint-Cyr où elle y restera jusqu'en 1840.
- 24 novembre : Inauguration du pont des Arts à Paris

Suisse


- 14 avril : Adhésion du canton de Vaud à la Confédération suisse.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- La Louisiane est vendue par la France aux États-Unis d'Amérique, dirigé par Thomas Jefferson, pour quatre-vingt millions de francs.
- L'Ohio devient le dix-septième état de l'Union américaine.

Amérique latine


- La Grande Bretagne achète la Guyane britannique, Tobago et Sainte-Lucie.

Asie


- Début des guerres anglo-maratha en Inde (fin en 1818).
- Les Anglais prennent Delhi et Âgrâ en Inde.

Océanie & Pacifique


- L'explorateur Matthew Flinders fait la circumnavigation de l'Australie.

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures

Sciences et techniques


- L'inventeur américain Robert Fulton fait naviguer le bateau à vapeur Clermont sur la Seine. Mais Napoléon ne croit pas en l'avenir de la machine à vapeur.
- Le savant anglais John Dalton expose sa théorie de la structure atomique de la matière.

Naissances en 1803


- 20 janvier : Heinrich Daniel Ruhmkorff, physicien allemand.
- 15 février : Karl Friedrich Schimper, botaniste et géologue allemand († 1867).
- 10 avril : Johann Jakob Kaup, naturaliste allemand († 1873).
- 24 juillet : Adolphe Adam, compositeur français.
- 28 septembre : Prosper Mérimée, écrivain français.
- 29 septembre : Charles Sturm, mathématicien français.
- 29 novembre : Christian Doppler, physicien autrichien.
- 11 décembre : Hector Berlioz, compositeur français.

Décès en 1803


- 6 avril : William Hamilton, diplomate, antiquaire, archéologue et volcanologue britannique
- 7 avril : Toussaint Louverture meurt au Fort de Joux.
- 17 septembre : Franz Xaver Sussmayr, compositeur autrichien
- 13 octobre : Louis-Claude de Saint-Martin, philosophe français.
- date exacte inconnue : Peter Woulfe, chimiste et minéralogiste irlandais.

Voir aussi


- an XI, an XII __NOTOC__ ko:1803년 ms:1803

Encyclopédistes

ja:百科全書派 zh-cn:百科全书派 Catégorie:Histoire de France
-
Le projet de l'Encyclopédie, commencé au milieu du par Diderot et d'Alembert, avait pour but non seulement une compilation du savoir, mais souhaitait également :
- Mettre le savoir à la portée de tous
- Mettre en évidence les liens entre les différents domaines de la connaissance
- Montrer que la connaissance « vient des sens » et non de Rome ni de la Bible
- Déjouer la censure pour exprimer des idées rejetées par l'Église ou l'État (Note : voir le lien externe BNF pour des exemples concrets) Les cent soixante personnes qui collaboraient à l'œuvre sont souvent appelées les « Encyclopédistes ». Certains, comme Jean-Jacques Rousseau, se sont retirés du projet en réaction aux articles controversés, comme « Genève » (un article qui renferme une violente critique du parti dévôt français et des prêtres genevois). D'autres, moins connus, firent des contributions énormes au projet.

Voir aussi


- Marie Thérèse Rodet Geoffrin
- Souda
- Vincent de Beauvais
- Barthélémy l'Anglais
- John Henry Alsted
- Jean-François Marmontel
- Louis Moréri
- John Jacob Hoffman
- Pierre Bayle
- Vincenzo Coronelli
- Théodore Zwinger (1533-1588)
- Sir Thomas Browne (1605-82)
- Pline l'Ancien
- St Isidore de Séville
- Hrabanus Maurus
- Yongle Encyclopedia

Liens externes


- [http://classes.bnf.fr/dossitsm/embleme.htm Bibliothèque nationale de France]

Christianisme

Introduction

Le christianisme a émergé du judaïsme, à partir de la figure de Jésus et des premiers apôtres, au I siècle de notre ère. Le nom « christianisme » provient de l'assimilation de Jésus, connu à l'époque sous le nom de Jeshua, à la figure du Messie, en grec Khristos, soit le Christ. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens (Actes des apôtres chapitre 11 - verset 26). Le christianisme a gardé du judaïsme des éléments fondamentaux :
- la croyance en un Dieu unique (monothéisme) qui se montre sur Terre de façons diverses (présence transcendante et immanente) ;
- la croyance en un Messie ;
- la croyance en la résurrection des morts et le jugement dernier. Le Christianisme modifie ces fondements de la manière suivante :
- en Jésus, Dieu s'est montré en tant qu'être humain. Le Judaïsme ne s'attendait pas à cette manière d'immanence ;
- Jésus est le Messie attendu des Juifs ;
- la résurrection de Jésus a déjà eu lieu. Le Christianisme rajoute au judaïsme deux autres éléments clés :
- Depuis Jésus, Dieu veut créer une famille de Dieu qui est universelle et non limitée aux seuls Juifs ;
- C'est la foi en Jésus-Christ qui montre que quelqu'un fait partie de cette famille, et non le fait de suivre la loi mosaïque.

Les écritures

Outre les écritures issues du judaïsme regroupées par les Chrétiens dans l'Ancien Testament, la tradition des premiers siècles du christianisme y a adjoint le Nouveau Testament. On lit plus souvent aujourd'hui l'appellation « Premier » Testament au lieu d'Ancien, pour signifier que le Nouveau Testament ne vient pas remplacer l' « Ancien » mais le compléter. Le N.T. est composé de quatre évangiles, selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean, des actes des apôtres, des épîtres et de l'Apocalypse. On considère que leur rédaction s'étend sur la seconde moitié du 1 siècle de notre ère. Les évangiles sont regroupés quand ils sont étudiés : on appelle « évangiles synoptiques » les évangiles de Matthieu, Marc et Luc ; l'évangile de Jean reste à part, on l'appelle l'évangile « johannique » (de Jean). Une tradition veut que l'évangile de Marc soit le premier écrit. Autrement, les épîtres de Paul semblent être les plus anciennes (on daterait la première d'entre elles, l'épître aux Thessaloniciens, de l'année 50 environ) ; viendraient ensuite les évangiles et les actes des apôtres. L'Apocalypse semble être l'un des textes les plus récents. Les toutes premières générations de chrétiens ont donc sans doute vécu dans la tradition orale, avant que n'apparaissent ces textes. Le canon ainsi constitué écarte des textes dits apocryphes ou cachés.

Une foi issue du judaïsme

Le christianisme voit en Jésus le Messie annoncé dans les Écritures. Pour la plupart des confessions chrétiennes, Dieu lui-même s'incarne et devient le libérateur de son peuple Israël, et plus généralement de toute l'humanité, c'est-à-dire de chaque créature humaine. La ligne de partage entre les chrétiens et les juifs passe par la reconnaissance ou non du Messie en la personne de Jésus-Christ. Cette divergence de vue, qui relève d'abord de la foi, peut trouver à s'alimenter dans des interprétations différentes de divers passages de l'Ancien Testament ou Tanach. Il est important de remarquer que, pour les Évangiles, Jésus « n'est pas venu abolir, mais accomplir » les Écritures. Autrement dit, dans la perspective chrétienne, la première Alliance reste valable. Le christianisme a repris, de façon plus ou moins importante selon ses courants, plusieurs éléments présents dans le judaïsme de la période suivant la destruction du second Temple, tels que :
- l'adaptation de la forme du culte synagogal aux églises de paroisses, (le culte synagogal était déjà présent en Galilée) ;
- l'utilisation de l'ensemble des textes bibliques, au premier rang desquels les psaumes juifs, issus du livre des Louanges ; ces textes peuvent être lus sur des cycles variables, pouvant atteindre jusqu'à trois ans pour l'Église catholique ;
- un sacerdoce ;
- un calendrier religieux, partiellement mobile, dans lequel certains événements notables ou certains points de Foi donnent lieu à des célébrations annuelles ;
- l'utilisation de chants et d'hymnes dans la prière ;
- dans les célébrations et les réunions communautaires, l'utilisation de certains mots venant de l'hébreu biblique (par exemple : Amen, Hosanna, Alléluia).

Livres saints

Les chrétiens, initialement juifs, reprirent les écrits canoniques de cette religion, en utilisant probablement la traduction grecque dite des septante. Le canon de l'Ancien Testament, fermé en réaction aux hérésies des premiers siècles, s'est élaboré peu à peu et varie entre les différents courants (catholicisme, protestantisme, ...). Ils y adjoignirent très vite les livres dits du Nouveau Testament en relation avec la vie et la tradition de Jésus. Le christianisme se développa également à partir d'un milieu juif hellénisé et l'évolution de la doctrine montre une notable influence de Plotin, philosophe néo-platonicien, ainsi que de Philon, exégète et philosophe juif. En 2001, Daniel Boyarin, professeur d'Études talmudiques à l'université de Berkeley (Californie) et grand admirateur de Paul de Tarse écrit : « Judaïsmes et christianismes [du premier siècle] demeurèrent entremêlés bien au-delà de la première partie du second siècle et ce jusqu'à ce que le judaïsme rabbinique, dans sa tentative nativiste de se couper de sa propre histoire avec la théologie du logos chrétien, se mit à s'imaginer lui-même comme une communauté pure de tout hellénisme. » Articles connexes: Canon (Bible) pour un détail sur les différents canons chrétiens et leur formation.

Extensions : Les chrétiens


- Voir les branches du christianisme et celles du Christianisme Primitif.
- Le Christianisme primitif (avant le schisme de 1054).
- Le catholicisme romain, (après le schisme de 1054):
  - Église catholique romaine ;
  - Églises catholiques orientales.
- Le catholicisme non-romain :
  - Gallicanisme ;
  - Église vieille-catholique ;
  - Église Catholique libérale ;
  - Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.
- L'orthodoxie ou Églises orthodoxes :
  - Églises des sept conciles, (après le schisme de 1054) ;
  - Églises des trois conciles ;
  - Églises des deux conciles .
- Le protestantisme, né de la Réforme du :
  - Églises luthériennes ;
  - Communion anglicane ;
  - Églises évangéliques.
  - Églises réformées
- le mouvement apostolique, né au début du :
  - Église catholique-apostolique ;
  - Église néo-apostolique ;
  - Union des Communautés Apostoliques.

Voir aussi


- Généralité : religion, histoire du christianisme, branches du christianisme, christianisme et homosexualité ;
- prophéties sur le Messie, Jésus de Nazareth, les douze apôtres.
- Portail Chrétiens d'Orient.
- Hypothèse midrachique.

Liens externes

Portails chrétiens


- Portail généraliste: [http://www.jesus.fr Jesus.fr]
- Catholique:
  - [http://www.vatican.va Site du Vatican]
  - [http://www.catholique.org Portail catholique généraliste]
  - [http://cef.fr/ Site de la Conférence des évêques de France]
  - [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Eglise, Conciles, Magistère]
- Évangélique: [http://www.topchretien.com/ Top Chrétien]
- Protestant: [http://www.protestants.org Protestants.org]
- Orthodoxe : [http://www.orthodoxie.com Orthodoxie.com]
- Ésotérique: [http://www.rosicrucian.com/foreign/rosicrucien/rose00.htm Christianisme Rosicrucien]

Liens concernant les hypothèses historiques sur l'origine du christianisme


- [http://bcs.fltr.ucl.ac.be/FE/04/danvoye.html Hercule et le christianisme : Autour des imaginaires mythiques], où Stéphanie Danvoye étudie la réception chrétienne du mythe d'Hercule.
- Aspects historiques de [http://www.systerofnight.net/religion/html/enfance_du_christianisme.html l'enfance du christianisme].
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/christianisme.html Evolution historique et spirituelle du christianisme].
- [http://membres.lycos.fr/murciathierry/ Recherches historico-bibliques]
- [http://www.nouveaux-savoirs.com/ Editions des Nouveaux Savoirs]
- [http://www.princeton.edu/~religion/ways/ The ways that never parted] :
Colloque Oxford-Princeton « Juifs et Chrétiens dans l'Antiquité tardive et les débuts du Moyen Âge » - 9 au 11-jan-2002.

Liens concernant l'apologétique


- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/christianisme.asp citations] de saints, théologiens, poètes et philosophes, notamment chrétiens.
- [http://www.ladoc.org/ Documentations] chrétiennes contenant des études bibliques, des réflexions, etc.
- [http://atheisme.free.fr/Citations/Christianisme.htm Citations d'auteurs ou de philosophes opposés au christianisme]
- [http://www.amdg.be/amdg12.html section « Bible » : Citations extra-bibliques et d'opposants au Christ, d'époque, démontrant l'existence historique du Christ Jésus]
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Église, Conciles, Magistère]

Bibliographie


- C.S. Lewis, Les fondements du Christianisme, ISBN 2850313114
- Ernest Renan, La vie de Jésus, Schoenhofs Foreign Books, 1974
- Étienne Nodet et Justin Taylor, Essai sur les origines du Christianisme, Éditions du Cerf, Paris, 2002
- Jean-Pierre Lémonon, sous la direction de Philippe Abadie, Le Judaïsme à l'aube de l'ère chrétienne, XVIII Congrès de l'ACFEB, Paris, Éditions du Cerf, « Lectio Divina, 186 », 2001, 412 p.
- François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135), Paris, Éditions du Cerf, « Initiations », 2001, 588 p.
- sous la direction de S.-C. Mimouni, Actes du Colloque de Jérusalem, 6-10 juillet 1998 - Le Judéo-christianisme dans tous ses états, Paris, Éditions du Cerf, 2001, 462 p.
- Christianisme, article de Diderot sur Wikisource

Dialogue christianisme-hindouisme

Textes officiels catholiques sur le dialogue interreligieux
- Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Dialogue et annonce
- Secrétariat pour les non-chrétiens, Dialogue et mission Théologie chrétienne du dialogue entre les religions
- BOUBLIK V., Teologia delle religioni, Studium, Rome, 1973.
- DUPUIS Jacques, Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux, Ed. du Cerf, Paris, 1999. [Jacques Dupuis, jésuite belge, a vécu en Inde de 1948 à 1984. Il a ensuite été professeur de théologie à l'Université Grégorienne de Rome]
- DUPUIS Jacques, Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition)
- RIES Julien, Les Chrétiens parmi les religions, Desclée, Paris, 1987. [Histoire des attitudes chrétiennes vis-à-vis des autres religions.] Jésus-Christ tel qu’il a été reconnu par des Hindous
- ANIMANANDA (B.), The Blade, Roy and Son, Calcutta, 1947. [Sur bhawami Charan Banerji (1861-1907). Membre du Brahmo Samaj puis de l’Eglise de la « Nouvelle Dispensation », il rejoint l’Eglise chrétienne anglicane et se fait « sannyasi catholique » sous le nom de Brahmabandhab Upahdhyaya.]
- AKHILANANDA, The Hindu View of Christ, Philosophical Library, New-York, 1949.[Swami Akhilananda (1894-1962) diffusa aux États-Unis le message de Sri Ramakrishna.]
- DUPUIS (J.), Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition)[L’auteur décrit notamment « les différentes façons dont le néo-hindouisme tend à interpréter Jésus-Christ […] : le Jésus des Béatitudes [Gandhi]; le Christ de la bhakti [K.C. Sen] ; le Christ de la philosophie néo-vedantine [S. Radhakrishnan] ; le Christ-avatara [Swami Akhilananda]; le christ yogi [M.C. Parekh] ; le Christ de la mystique d’advaita [Brahmabandhab Upadhyaya]. » Le livre de référence en français.]
- GANDHI (M.K.), The Message of Jesus Christ, Bharatiya Vidya Bhavan, Bombay, 1963. [Le Mahatma (1869-1948), libérateur de l’Inde, a été profondément influencé par le discours de Jésus dans l’Évangile de Saint Mathieu (ch.5, v.1-12).]
- MAUPILIER (M.), Les mystiques hindous-chrétiens (1830-1967), OEIL, Paris, 1985.
- PAREKH (M.C.), Brahmarsi Keshub Chunder Sen, Rajkot, 1953.
- PAREKH (M.C.), A Hindu’s Portrait of Jesus, Rajkot, 1953. [M.C. Parekh vécut de 1885 à 1967.]
- RADHAKRISHNAN (S.), Eastern Religions and Western Thoughts, Allen and Unwin, London, 1939. [S. Radhakrishnan (1888-1975), philosophe, devint président de la République Indienne (1962-1967).]
- SAMARTHA (S.J.), The Hindu Response to the Unbound Christ, Christian Literature Society, Madras, 1974. [Livre de référence sur la question, sur lequel s’appuie fortement Jacques Dupuis.]
- SCOTT (D.C.), Keshub Chunder Sen, Christian Literature Society, Madras, 1979.
- SHILPP (P.A.) (ed.), The Philosophy of Sarvepalli Radhakrishnan, Tudor, New-york, 1952.
- SEN (K.C.), Lectures in India, 2 vols., Cassel, London, 1901-1904. [Keshub Chunder Sen (1838-1884), membre éminent du Brahmo Samaj, fonda l’Eglise de la « Nouvelle Dispensation ».]
- STAFFNER (H.), The Significance of Jesus Christ in Asia, Gujarat Sahitya Prakash, Anand, 1985.
- THOMAS (W.M.), The Aknowledged Christ of the Indian Renaissance, SCM Press, londres, 1969. [Livre de référence sur la question, sur lequel s’appuie fortement Jacques Dupuis.] Jésus-Christ : vers une théologie chrétienne indienne
- DUPUIS (J.), « The Use of Non-Christian Scriptures in Christian Worship in India », dans « Culte et rituel dans le christianisme et les autres religions », Studia Missionalia, vol. 23 (1974), p. 127-143.
- DUPUIS (J.), Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux, Ed. du Cerf, Paris, 1999, p.225-230 ; 578-579 (sur la christologie de Raimundo panikkar), p.406-422 ; 439-440 ; 456-460 [sur une christologie indienne].
- FEDOU (M.), Regards asiatiques sur le Christ, Desclée, Paris, 1998.
- PARRINDER (G.), Avatar and Incarnation, Faber and Faber, Londres, 1971.
- VEMPENY (I.), Krsna and Christ, Gujarat Sahitya Prakash, Anand, 1988.
- FALLON (M.), « Le culte des images », dans : SMET (R. de) et NEUNER (J.) [éd.], La quête de l’éternel. Approches chrétiennes de l’hindouisme, Desclée de Brouwer, Bruges, 1968, p. 199-213.
- PANIKKAR (R.), Le Christ et l’hindouisme, une présence cachée, Ed. du Centurion, Paris, 1972 (trad. de The Unknown Christ of Hinduism, Longman, Darton, and Todd, Londres, 1964.) [L’auteur est né d'une mère catalane et catholique et d'un père indien et hindou.]
- PANIKKAR (R.), Le dialogue intrareligieux, Aubier, Paris, 1985.
- SMET (R.), Essai sur la pensée de Raimundo Panikkar. Une contribution indienne à la théologie des religions, Centre d’histoire des religions, Louvain-la-Neuve, 1981. Dieu Trinité et la Mystique hindoue
- ACHARUPARAMBIL (D.), « Misterio trinitario e induismo » dans : AMATO (A.) [éd.], Trinità in contesto, LAS, Rome, 1994, p. 199-211.
- BARZEL (B.), Mystique de l’ineffable dans l’hindouisme et le christianisme : Çankara et Eckhart, Ed. du Cerf, Paris, 1996.
- BRÜCK (M. von), The Unity of Reality, God, God-Experience and Meditation in the Hindu-Christian Dialogue, Paulist Press, New York, 1991.
- CLOONEY (F.X.), Theology after Vedanta. An Experiment in Comparative Theology, State university of New York Press, Albany, 1993
- COWARD (H.) [éd.], Hindu-Christian Dialogue. Perspectives and Encounters, Orbis Book, Maryknoll, New York, 1990.
- CUTTAT (J.-A.), Expérience chrétienne et spiritualité orientale, Desclée de Brouwer, Bruges, 1965.
- DUPUIS (J.), Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux, Ed. du Cerf, Paris, 1999, p.406-422 [Thèmes : Expérience de l’« advaita » et conscience de Jésus ; « Saccidananda » et la Trinité ; Complémentarité ou convergence ?]
- PANIKKAR (R.), La Trinité : Une expérience humaine primordiale, « Parole présente », Cerf, 2003 Ermites du Saccidânanda : En 1950, Jules Monchanin, prêtre de Lyon, et Henri Le Saux, moine bénédiction breton, fondent un ashram au lieu dit Shantivanam (le bois de la paix), sur les rives du fleuve Kavéry. Ils vivent à la manière des renonçants hindous et adoptent des noms sanscrits. L’ashram est dédié au Saccidânanda, c'est-à-dire, selon les Upanishad, au Brahma, Être, Pensée, Béatitude. Les deux ermites préparent ainsi la venue d’une spiritualité authentiquement indienne de la sainte Trinité. En 1968, leur succède un moine bénédictin anglais, Bede Griffiths.
- DUPUIS (J.), Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994 (2ème édition) [Des pages riches sur l’expérience d’Abhishiktananda qu’il a bien connu (p. 89-115).]
- GOZIER (A.), Le père Le Saux à la rencontre de l’hindouisme, Ed du Centurion, Paris, 1982.
- GRIFFITHS (B.), Expérience chrétienne et mystique hindoue, Albin Michel, Paris, 1995
- JACQUIN (Fr.), Jules Monchanin, prêtre, Ed. du Cerf, Paris, 1996.
- KALLIATH (A.), The Word in the cave. The Experimental Journey oh Swami Abhishiktananda to the Point of Hindu-Christian Encounter, Intercultural publications, New Delhi, 1996.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], Sagesse hindoue, mystique chrétienne, Editions du Centurion, Paris, 1966.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], La rencontre de l’hindouisme et du christianisme, Ed. du Seuil, Paris, 1966.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], La montée au fond du coeur. Le journal intime du moine chrétien-sannyasi hindou, OEIL, Paris, 1986.
- LE SAUX (H.) [ABHISHIKTANANDA], Intériorité et révélation : essais théologiques, Ed. Présence, Sisteron, 1982.
- MONCHANIN (J.) [PARAMA ARUBI ANANDAM], Mystique de l’Inde, mystère chrétien, Fayard, Paris, 1974, ou « Hermès », Fata Morgana, 1999)
- MONCHANIN (J.) [PARAMA ARUBI ANANDAM], Théologie et spiritualité missionnaire, Beauchesne, Paris, 1985.
- MONCHANIN (J.) [PARAMA ARUBI ANANDAM], Lettres au Père Le Saux, présenté par Fr. JACQUIN, Ed. du Cerf, 1995.
- TEASDALE (W.R.), Toward a Christian Vedanta: The Encounter of Hinduism and Christianity according to Bede Griffiths, ATC, Bengalore, 1987. Catégorie:Christianisme ja:キリスト教 ko:기독교 ms:Kristian simple:Christianity th:คริสต์ศาสนา zh-min-nan:Ki-tok-kàu

Occultisme

ja:オカルト L’occultisme est un courant spirituel de l’Occident du , présenté comme une tentative de ressusciter les doctrines secrètes de l’Antiquité. A noter que le terme désigne aussi le corps de doctrines et de pratiques propre aux adeptes de ce mouvement.

Définition

Le mouvement occultiste consista en un syncrétisme de différents courants ésotériques prenant leurs sources dans les cultes à mystères antiques, l’Hermétisme et la Kabbale et qui, faisant suite au rationalisme des Lumières tout en s’inscrivant dans le regain d’intérêt de l’époque pour la fascination et le mystère (particulièrement incarné par le romantisme), se développa en réaction contre le scientisme dominant. Majoritairement incarné en France par Eliphas Levi et Papus, l’occultisme a surtout touché l’Angleterre où fleurirent de nombreuses communautés occultistes (la plus célèbre étant l'Ordre hermétique de la Golden Dawn) ayant pour objectif d'explorer la tradition antique de laquelle le mouvement se réclamait. Si la plupart des occultistes se revendiquaient des enseignements mystiques d’Hermès Trismégiste ou de la tradition des kabbalistes, certains subirent l’influence de la pensée orientale, popularisée par la Société théosophique. Toutefois, le syncrétisme occultiste relevait dans l’ensemble d’une connaissance très approximative des systèmes de pensée antiques et orientaux.

Principes

L'occultisme est basé sur la croyance d'un monde invisible de fluides agissants. Sa doctrine est lanalogie et les correspondances (texte phare : la Table d'émeraude d'Hermès Trismégiste). Il constitue l'un des deux domaines des sciences traditionnelles et se décompose, selon Papus, Eliphas Lévi et plus récemment Pierre Riffard, en "arts occultes" et "sciences occultes". :
- Les arts occultes représentent le versant appliqué de l'occultisme (astrologie, magie, psychurgie, mantique, alchimie, etc.) :
- Les sciences occultes représentent le versant étudié de l'occultisme (kabbale, doctrine des correspondances, etc.). L'occultisme se distingue de l'ésotérisme par son but essentiellement pragmatique. En effet, si ce dernier (l'ésotérisme) s'inscrit dans une quête de la connaissance, l'occultisme relève davantage d'une recherche de puissance, visant à la "trangression" de la nature et au dépassement de la condition humaine.

Voir aussi


- Collège de ’Pataphysique
- zététique | science | épistémologie Catégorie:Ésotérisme


Mysticisme

Le terme de mystique vient du verbe grec μυάω muaô qui signifie « se taire », « être silencieux » (de là dérive l'adjectif μυστικός mystikos qui désigne les « Mystères » de l'Antiquité grecque tels que ceux pratiqués à Éleusis) et désigne très ordinairement « une approche expérimentale du divin » qui serait par nature incommunicable. Le mysticisme désigne ainsi une formalisation ou une systématisation de ce comportement. Parfois les mots mystique et mysticisme sont purement et simplement identifiés et considérés comme plus ou moins synonymes. Certains en revanche établissent une distinction entre le mysticisme qui serait plutôt d'ordre théorique et doctrinal et la mystique qui en serait l'aspect pratique (et réalisé dans une ascèse spirituelle). On voit souvent ce terme appliqué indifféremment à toutes sortes de choses, ainsi on parle aussi bien du mysticisme platonicien, du mysticisme oriental, de celui de Jean de la Croix, de Bernard de Clairvaux, de Maître Eckhart ou de tout autre personnalité spirituelle et cela sans que des distinctions nettes soient établies entre les différentes formes de spiritualités possibles, entre les époques et les conditions mentales correspondantes, de même que sur la variété pourtant réelle des expériences constatées et des expressions littéraires qui en découlent.

Mystiques


- Saints
- Mystique chrétienne
  - Saint Jean l'apôtre
  - Grégoire le Grand
  - saint Anselme
  - Bernard de Clairvaux
  - Thérèse d'Avila
  - Jean de la Croix
  - Madame Guyon
  - Michel de Nostredame, alias Nostradamus
  - Thomas a Kempis
  - Mystique rhénane
  - Maître Eckhart
  - William Blake
- Mystique juive
  - Moshe ben Nahman
  - Abraham Aboulafia Abraham ben Samuel Abulafia (1240-1291)
  - Isaac Luria
  - Menachem Mendel Schneerson (1902-1994)
- Mystique musulmane
  - al-Ghazali (Algazel)
  - al Hallaj Abu Mansur al-Hallaj
  - Ibn Arabî, mystique du Pays d'al-Andalûs
- Mystique hindoue
  - Yoga
  - Śivaïsme du Cachemire
- (( Sri Aurobindo ))
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Articles connexes


- apophatisme

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- Site consacré à des [http://www.onelittleangel.com/sagesse/philosophie/citations.asp citations] de saints, théologues, poètes et philosophes :
- Mystique chrétienne / 13 000 pages rassemblées sur : [http://www.livres-mystiques.com/partieTEXTES/Textes/tablegen.html livres-mystiques.com] Catégorie:Philosophie médiévale ja:神秘主義 ms:Mistisisme

Scolastique

Scolastique vient du latin schola, école. Il s'agit d'une philosophie développée et enseignée dans les universités du Moyen Âge, et visant à réconcilier la philosophie antique, et en particulier l'enseignement d'Aristote, avec la théologie chrétienne. Cette réconciliation passe en particulier par la tentative de résoudre les tensions entre philosophie première et théologie (selon Aristote), autrement dit entre une métaphysique générale (philosophie première appelée plus tard ontologie, ou ontosophie) et une science de l'être par excellence (plus tard, métaphysica specialis, la théologie). La réconciliation cependant est soumise à la hiérarchie augustinienne : « Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas ». Il s'agit avant tout de mieux comprendre la foi chrétienne à la lumière de la philosophie antique. Cette approche sera de toute façon récusée par l'Église d'abord, puis par la réforme, pour incompatibilité irréductible entre foi et philosophie. Luther condamne au début du ce syncrétisme : « En bref, tout Aristote est à la théologie ce que les ténèbres sont à la lumière .» La scolastique est aussi une méthode fondée sur l'étude et le commentaire des textes religieux et profanes fondamentaux et autorisés. Elle comporte trois types d'exercice : la lectio d’une part, la quaestio et la disputatio d'autre part. C'est sur cet aspect que se concentrera la critique rationaliste et moderne de la scolastique. Sa méthode est en effet une pure spéculation intellectuelle, fondée exclusivement sur le commentaire de textes ou le commentaire de commentaires, s'interdisant tout regard direct sur le réel.

Trois périodes

L'emprise de la scolastique se divise en trois grandes périodes, même si l'influence de celle-ci s'étend au-delà.

Du début du à la fin du

La première période est marquée par la querelle des universaux, opposant les réalistes, menés par Guillaume de Champeaux, aux nominalistes, représentés par Roscelin, et aux conceptualistes (Pierre Abélard).

Du à la fin du

La deuxième période voit l'entrée en force des œuvres d'Aristote, introduites par les philosophes juifs et arabes, notamment Averroès, mais ensuite traduites du grec en latin par Albert le Grand et par Guillaume de Moerbeke, secrétaire de Thomas d'Aquin.

Du

La troisième période est une phase de repli. Guillaume d'Occam prend position pour les nominalistes, et fonde une via moderna qui s'oppose au Thomisme, distinguant la philosophie de la théologie.

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- Auteurs scolastiques à Wikisource Catégorie:École philosophique Catégorie:Scolastique ja:スコラ学 ko:스콜라 철학

Emmanuel Swedenborg

Swedenborg, EmanuelSwedenborg, Emanuel Swedenborg, Emanuel Swedenborg, Emanuel Emanuel Swedenborg (1688-1772), scientifique, théologien et philosophe suédois. suédois

Biographie

Peu d’individus, dans l’histoire du monde, ont accompli dans le cours d’une vie une telle diversité d’inventions, de découvertes, de connaissances utiles, comme le fit Emanuel Swedenborg. Il fut : relieur, hydrographe, physiologiste, astronome (fabriquant lui-même ses propres lentilles, son télescope et son microscope), horloger, linguiste (quinze langues), biographe, poète, éditeur, psychologue, philosophe, mathématicien, géologue, métallurgiste, botaniste, chimiste, physicien, ingénieur en aéronautique, dessinateur, musicien (organiste), cristallographe, machiniste, menuisier (marqueterie), légiste, ingénieur des Mines, économe, cosmologue, théologien, et grand voyageur. Jusqu'à l’âge de 56 ans, Emanuel Swedenborg consacra essentiellement sa vie à la recherche scientifique recouvrant toutes les disciplines mentionnées plus haut, ses recherches l’emmenèrent dans de nombreux pays. Il publia un grand nombre de livres sur les mathématiques, la géologie, la chimie, la physique, la minéralogie, l’astronomie, l’anatomie, la biologie, la psychiatrie, dans lesquels sont contenues en germe de nombreuses idées brillantes attribuées plus tard à d’autres investigateurs. Il fit les plans d’un avion, d’un sous-marin, découvrit la fonction des glandes endocrines, le fonctionnement du cerveau et du cervelet. Ses ouvrages sont utilisés de nos jours aux U. S. A. dans des instituts de recherche en psychomotricité, prouvant ainsi cliniquement le bien-fondé de découvertes faites il y a près de trois siècles ; il inventa un système décimal monétaire servant également pour l’étude de la cristallographie. Il avança le premier l’hypothèse de la formation nébuleuse du système solaire en donnant la nature de la voie lactée. Il produisit également une étude avancée sur la circulation du sang et sur la relation du cœur et des poumons. À l’âge de 56 ans, il abandonna ses recherches scientifiques pour s’adonner entièrement à la recherche théologique, psychologique et philosophique dans le but de faire découvrir aux hommes une spiritualité rationnelle. Il mourut en 1772 après avoir écrit plus d’une centaine d’ouvrages sur tous les sujets énumérés. Quelques-uns ont été traduits en français. Mais que dire encore d’une manière schématique sur cet homme hors du commun, sinon qu’il eut un impact sur l’évolution de la pensée intellectuelle et philosophique en général. Si l'on observe sa vie de plus près, les études qu'il fait, les ouvrages qu'il publie, les gens qu'il rencontre et avec lesquels il partage ses idées, il devient vite évident que déjà de son vivant, il influence le monde "pensant" de son époque. Depuis sa toute jeune enfance, il éprouve une passion pour l'étude de tout ce qui fait marcher l'univers et l'homme, il observe les mécanismes, les forces et les influx qui régissent la vie sur tous ses plans. Bien avant l'âge de 10 ans, il s'entretient avec le monde adulte de sujets tels que la foi, la vie éternelle, le siège de l'âme, mais insatisfait des réponses qu'il obtient à ses questions, il est poussé à expérimenter sur lui-même et par lui-même ses recherches. Sans le savoir, il pratiquait déjà jeune enfant, le hatha yoga, ou par des techniques respiratoires, il connaît d'autres états de conscience plus profonds et subtils. Plus tard il fabriquera ses propres lentilles optiques pour scruter l'infiniment grand et l'infiniment petit. Sa recherche insatiable du siège de l'âme le fait rencontrer des hommes célèbres comme Newton, Leibniz et d'autres membres de la Royal Society et des universités d'Oxford et de Cambridge. Il voyage de par l'Europe sponsorisé par le roi Charles XII et le duc de Brunswick, afin d'étudier et d'écrire et d’imprimer les fruits de ses recherches. Si de son vivant, il influença de grands rois et de grands scientifiques et philosophes, tels que Newton, Kant, Voltaire. C'est après sa mort, et donc à son insu, que naquirent sur les bases de sa pensée, des mouvances religieuses maçonniques et thérapeutiques. De grands musiciens, écrivains et psychologues ont été inspirés dans leurs œuvres par les écrits d'Emanuel Swedenborg. Parmi eux on ne citera que les plus connus tels Goethe, Gérard de Nerval, Balzac, Wagner, Oberlin, Berlioz, Baudelaire, Paul Valéry, Eliphas Lévi, Hahnemann. Un personnage plus contemporain qui puisa l'inspiration de sa "psychologie des profondeurs" dans les "Arcanes Célestes" est Carl Jung qui influence par ses études toute la psychologie moderne. Carl Jung Certains se sont servis des écrits de Swedenborg, et se sont réclamés de lui, uniquement a fin de spiritisme ; alors que Swedenborg ne pratiquait le spiritisme que pour convaincre, et non sans réticences, connaissant bien les dangers de telles pratiques. Ce faisant, ces groupes ont jeté un discrédit important sur Swedenborg et ses écrits, en le mêlant à leurs pratiques sectaires. D'autres encore se sont servis de lui sans s'y référer directement mais pour créer leur propre mouvement religieux, leur propre église et en utilisant sa théologie d'une manière personnelle. Parmi eux on pourra citer le scientisme, la théosophie, l'antroposophie. Aujourd'hui de nombreuses églises se réclament de ses écrits théologiques comme étant la vérité Divine même et on les trouvera parsemées aux quatre coins du monde, en partant de l'Afrique et de l'Europe, en passant par l'Asie où les bouddhistes l'appellent le "Bouddha du Nord" pour aller aux U.S.A., en Amérique du Sud, au Canada, en Russie, etc. Des dizaines de milliers d'adeptes de par le monde se réclament de lui et malgré une apparence hermétique, les écrits théologiques de Swedenborg sont simples dans leur message initial : « Aime ton prochain comme toi-même, purifie-toi du mal, travaille pour l'harmonie universelle ».

Ses principaux ouvrages


- Le Ciel et l'Enfer Swedenborg montre dans ce livre que le ciel et l'enfer sont d'abord des états d'âme pour ensuite devenir des lieux. Après la mort du corps physique l'individu passe un temps intermédiaire dans le monde des esprits d'où il choisira librement d'aller au ciel ou en enfer. Le ciel n'est pas une récompense et l'enfer n'est pas une punition. Description d'une expérience de passage, des anges et des démons.
- L’amour vraiment conjugal Description de la nature céleste de la complémentarité entre mari et femme. Les époux forment ensemble un « Ange » et vivent éternellement unis l’un à l’autre après la mort dans une jeunesse perpétuelle. Description de la nature de cet amour.
- L’Amour scortatoire Description des désirs malsains qui sont contraires à la réalisation harmonieuse du couple et qui le tuent.
- Le cheval blanc (Apocalypse, chapitre 19) Lecture de la Bible selon le sens interne en comprenant méthodiquement les symboles. Petit dictionnaire expliquant la terminologie utilisée par Swedenborg.
- La sagesse des anges Présente cinq aspects de la vision de l’existence : La nature de Dieu ; la nature du monde spirituel. La nature de l’homme ; la doctrine des degrés; la création de l’univers.
- La Divine providence Nature de la relation entre Dieu et l’être humain. Description des lois spirituelles qui régissent l’univers : le Karma, cause des maladies et des guerres et de la souffrance en général, régénération de l’individu.
- Les quatre doctrines Exégèse biblique sur les natures de : La vie, l'écriture Sainte, la foi, Jésus Christ.
- La nouvelle Jérusalem et sa doctrine céleste Résumé des doctrines et des éléments de la théologie de Swedenborg.
- Arcanes célestes (16 volumes, dont les cinq premiers sont réédités) Exégèse de la genèse et de l’exode bibliques, avec références à tout l’ancien et le nouveau testament sur trois plans : historique, psychologique et sacré. Développement de la régénération de l’être humain en parallèle avec la glorification de Jésus Christ. Etats d’âme et tentations de l’individu de Jésus Christ qui en est l’archétype.
- Traité des représentations et des correspondances Index des symboles du corps spirituel dans le corps humain, montrant que chaque partie physique a sa contrepartie sur le plan subtil de l’âme, et qu’il existe une relation de cause à effet entre l’état du mental et celui du corps.
- De la charité Nature du véritable amour envers autrui, envers la société et envers Dieu. Explication des dix commandements.
- La vraie Religion Chrétienne (en 2 volumes) Dernier ouvrage de Swedenborg, qui porte sur la nature du christianisme spirituel. Comparaison des différents dogmes chrétiens avec ce qu’enseigne la Bible dans son sens symbolique. Signification du baptême, de la Sainte Cène, de la Trinité, du décalogue, de la vie éternelle, du salut, du retour du Christ, de la dégénérescence de l’humanité et de sa régénération, l’homme cosmique.

Bibliographie


- Jean Prieur - Swedenborg, Biographie - Anthologie, Éd. Fernand Lanore / Sorlot, 1 janvier 1990, ISBN 2851571230.
- Jean Prieur - Visions de Swedenborg, Éd. Fernand Lanore / Sorlot, 1 janvier 1990, ISBN 7630397607.
- Ursula Fortiz - Swedenborg, son histoire, sa personnalité, ses influences, Éd. de Vecchi, 2001, ISBN 2-7328-3328-2.

Voir aussi


- Eliphas Lévi
- Edward Bach
- Samuel Hahnemann

Liens externes

Swedenborg par le Dr. Gilbert Ballet (1899) [http://www.chez.com/asklepios/XIX/swedenborg.htm Histoire d'un visionnaire] ja:エマヌエル・スヴェーデンボリ

Symbolisme (art)

Catégorie:SymboliqueCatégorie:Mouvement artistique Le symbolisme est un mouvement littéraire et artistique apparu en France vers 1880, en réaction au naturalisme et au mouvement parnassien. Dans « Un Manifeste littéraire », publié en 1886, Jean Moréas définit cette nouvelle manière : « Ennemie de « l'enseignement, la déclamation, la fausse sensibilité, la description objective », la poésie symbolique cherche : à vêtir l'Idée d'une forme sensible... », les poètes symbolistes teinteront leurs œuvres d'intentions métaphysiques, de mystère, voire de mysticisme.

Les poètes


- Arthur Rimbaud et Paul Verlaine, considérés comme des précurseurs
- Stéphane Mallarmé (1842-1898), le plus représentatif
- Albert Samain (1858-1900)
- Rémy de Gourmont (1858-1915)
- Alfred Jarry (1873-1907)
- Gustave Kahn (1859-1936)
- Jules Laforgue (1860-1887)
- Maurice Maeterlinck (1862-1949)
- Stuart Merrill (1863-1915)
- Albert Mockel (1866-1945)
- Jean Moréas (1856-1910)
- Henri de Régnier (1864-1936)
- Adolphe Retté (1863-1930)
- Paul Valéry (1871-1945)
- Emile Verhaeren (1855-1916)
- Francis Vielé-Griffin (1863-1937)

Les peintres


- Gustave Moreau (1826-1898)
- Odilon Redon (1840-1916)

Membres du groupe symboliste des « Nabis »


- Émile Bernard (1868-1941)
- Pierre Bonnard (1867-1947)
- Maurice Denis (1870-1943)
- Ker-Xavier Roussel (1867-1944)
- Paul