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Luis Inacio Da Silva

Luis Inacio da Silva

Luíz Inácio da Silva, surnommé Lula (ce qui signifie le calamar), est un homme politique brésilien élu président de la république en 2002. Il serait né le 27 octobre 1945 (mais la date n'est pas certaine) dans le village de Caetès dans l'État de Pernambuco. Il appartient à une famille de 7 enfants. Fuyant la misère de la campagne de sa région natale du Nordeste, son père part s'engager comme docker dans le grand port de Santos à 40 km de São Paulo. À l'âge de sept ans, sa mère qui élevait seule les 7 enfants décide de rejoindre son mari. Arrivés dans la grande ville ils s'apercoivent qu'il avait fondé un autre foyer, et elle se retrouve seule pour tenter de survivre. Tous les enfants sont mis à contribution, et le petit Lula quitte l'école à 10 ans pour des petits boulots dans la rue (cireur de chaussures, vendeur de cacahuètes). À 14 ans il devient tourneur dans une usine automobile de São Bernardo, puis métallo. Dans les années 1960, le Brésil connaît un boom économique, mais qui ne profite pas à la classe ouvrière. Lula se syndicalise et se radicalise, ses talents naturels de tribun et de négociateur sont remarquables, et en 1975, il devient président du syndicat de la métallurgie, et devient une figure du syndicalisme brésilien, avec son épaisse barbe noire et ses cheveux toujours en bataille. Ses prises de position lui valent alors quelques brefs séjours en prison.

La politique

1975 lors d'un visite au Mozambique.]] En 1980, il décide de passer du syndicalisme à la politique et fonde le Parti des travailleurs, d'inspiration trotskiste, à une époque où le général João Figueiredo préparait lentement le pays au retour de la démocratie. En 1982, il est une première fois candidat au poste de gouverneur de l'État de Sao Paulo, puis il commence à constituer ses propres réseaux d'influence en faisant élire ou nommer des militants de son parti dans les mairies, au parlement et dans les sphères des affaires de l'État. En 1985, d'immenses manifestations populaires obligent le général João Figueiredo à rendre le pouvoir, et un civil, Tancredo Neves est élu président de la République, mais meurt 4 mois après son élection. Le vice-président José Sarney le remplace à la présidence et il impose un programme d'austérité économique et introduit une nouvelle monnaie pour tenter de contenir une inflation galopante qui se montera à 1000% en 1989. En 1986, il est élu député et rentre au Congrès. Le 5 octobre 1988, une nouvelle Constitution plus démocratique est promulguée en remplacement de celle de 1969. Elle établit un régime présidentiel et le suffrage universel avec vote obligatoire. Elle met en place un Sénat (81 sénateurs élus pour huit ans), et une Chambre des députés (503 députés élus pour quatre ans). En décembre 1989, se déroulent les premières élections démocratiques depuis trente ans. Lula se présente pour la première fois à la présidence de la république. À cette occasion, il décide de changer son image pour avoir plus de chance de réussite : il taille sa barbe et se fait refaire les dents. Cependant, il perd face à Fernando Collor de Mello qui devient le premier président de la République brésilienne réellement élu par le peuple. En 1992, se déroule une procédure de destitution du président Fernando Collor de Mello, accusé de corruption financière. Le vice-président Itamar Franco assume la présidence de la République. En 1994, le Brésil met en œuvre un nouveau plan d'austérité économique pour pallier les conséquences de la récession mondiale. Lula se présente une deuxième fois à la présidence. Fernando Henrique Cardoso est élu président de la République avec 54,3% des suffrages exprimés, contre 27% à Lula. Entre 1995 et en 1996, de violents affrontements ont éclaté entre les propriétaires terriens et les sans-terre. Le président Fernando Henrique Cardoso fait redistribuer 1 000 km² de terres de riches domaines privés pour les donner à plus de 3600 familles pauvres, et autorise la reprise de terres attribuées aux Indiens. En 1998, Lula se présente une troisième fois à la présidence, mais il est battu dès le premier tour, à cause de la popularité du gouvernement sortant, de la bonne économie du Brésil et peut être de son discours politique, ressenti comme trop radical.

À la présidence de la république

présidence de la république Le 27 octobre 2002, Lula est élu président aux élections présidentielles de 2002. Premier président de gauche du Brésil, chantre de la démocratie participative expérimentée à Porto Alegre, il ne remet pas en question la rigueur budgétaire des années précédentes, mise en œuvre par Henrique Cardoso et accepte le code de conduite du FMI. Lors sa prise de fonctions, le 1 janvier 2003, Lula a déclaré dans son discours inaugural : « Le changement, voilà notre mot d'ordre (...) L'esprit a vaincu la peur, notre société a décidé qu'il était temps d'emprunter une nouvelle voie ». Mais, il savait qu'il allait être confronté à la difficulté de mettre en œuvre ses ambitions, et aux espoirs qu'il a soulevés auprès de ceux qui l'ont soutenu face à la dure réalité brésilienne, et espèrent de lui des emplois, des écoles, une couverture sociale généralisée, l'amélioration du service public de l'éducation et de la santé, alors que le pays est accablé par une dette publique et extérieure paralysante. Bénéficiant d'une large popularité, Lula a d'abord agi pour continuer la politique exigée par le FMI, tout en militant avec l'Argentine, pour son assouplissement. Il a choisi comme ministre de l'économie, Antonio Palocchi, ancien militant trotskiste qui a su se convertir à l'économie du marché, pour renforcer la crédibilité du Brésil et attirer les investissements étrangers qui avaient baissé de 22 milliards de US$ par peur de Lula. Cependant, dans les rangs du Parti des travailleurs, autant que dans les populations des favelas, du Nordeste et dans les usines, l'impatience gronde, les méfiances s'accumulent et les premiers mouvements sociaux se font jour, menés par le MTST et le MST. Beaucoup estimaient fin 2003 que Lula devait commencer à assumer ses promesses électorales. Fin 2003, les objectifs fixés par le FMI ayant été atteints et même dépassés, Lula annonce que la rigueur est passée, et que 2004 sera une meilleure année pour tous les Brésiliens (annonce notamment de la création d'un revenu minimum pour tous en 2005). La reprise économique qui se confirme au Brésil à la fin du premier semestre 2004, avec l'augmentation de la production industrielle, la baisse du chômage et la prévision de croissance de 3,5% pour 2004, la popularité de Lula et de son gouvernement augmente. (58,1% d'opinion favorable pour Lula). A l'été 2005, la crédibilité du président est mise à mal quand sont révélées plusieurs opérations financières menées par des proches. Caisses noires, nominations de complaisance, peut-être blanchiment d'argent, semblent alors avoir été utilisés en vue d'élections ou pour obtenir des appuis ponctuels. Dorénavant il doit se battre avec des problèmes concernant la fièvre aphteuse bovine. Pour cette raison, plusieurs nations ont interdit l`importation de viande brésilienne.

Voir aussi

2005.]]
- Liste des présidents du Brésil
- Présidence de Luís Inácio da Silva Silva, Luis Inacio da Silva, Luis Inacio da ja:ルイス・イナシオ・ルーラ・ダ・シルヴァ zh-min-nan:Luiz Inácio Lula da Silva

Brésil

La République fédérative du Brésil est le pays le plus peuplé d'Amérique latine et le cinquième plus grand pays du monde par sa surface. Sa superficie est de 8.500.000Km/2. Soit environ 15 fois la France. Il se situe dans la partie centrale et du nord est d'Amérique du Sud. Il possède des frontières au nord avec le Venezuela, la Guyane, le Surinam et le département d'outre-mer français de la Guyane française ; il est bordé au nord-est, à l'est et au sud-est par l'océan Atlantique, sur plus de 7360 km. Il partage ses frontières au sud avec l'Uruguay, au sud-ouest avec l'Argentine et le Paraguay, à l'ouest avec la Bolivie et le Pérou et au nord-ouest avec la Colombie. Les seul pays d'Amérique du Sud qui ne possédent pas de frontières avec le Brésil sont le Chili et l'Équateur. Le Brésil possède, en plus de la partie continentale de son territoire et des îles proches de la côte, quelques petits groupes d'îles et d'îlots dans l'Atlantique : les Rochers de Saint Pierre et Saint Paul, Fernando de Noronha, Trindade et Martim Vaz ainsi que les petites îles de corail appelées Atoll des Roches.

Histoire

Articles détaillés : Histoire du Brésil et Chronologie du Brésil On considère généralement que c'est Pedro Alvares Cabral, un navigateur portugais, qui fut le premier européen à arriver au Brésil, le 22 avril 1500. Le territoire devint une colonie portugaise. Rapidement, afin d'exploiter les ressources naturelles de la colonie, en particulier le bois brésil (c'est-à-dire couleur de braise, car ce bois était de couleur rouge), et pour servir de main-d'œuvre aux colons qui s'installaient, les Portugais ramenèrent des esclaves capturés sur les côtes africaines. Pendant plus de trois siècles, des millions d'Africains furent ainsi arrachés à leur terre pour peupler le nouveau continent. L'esclavage fut aboli le 13 mai 1888. La Brésil est officiellement indépendant depuis le 7 septembre 1822. L'Empire qui succède à la colonie dure jusqu'en 1889, date à laquelle la République du Brésil est proclamée. Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas devint président après un coup d'État. Il resta au pouvoir jusqu'en 1945. Le 27 octobre 2002, Luís Inácio da Silva dit Lula a remporté le deuxième tour des élections présidentielles avec 61,4 % des voix. Il est le premier président socialiste du Brésil.

Origine du mot « Brésil »

Brésil n. m. . Bois exotique qui, séché et pulvérisé, donne une matière tinctoriale rouge. Au Moyen Âge, le « bois de braise » provenait des Indes via la Perse, importé dans les premiers temps en Europe par les Vénitiens. C'est la profusion d'arbres « couleur de braise » ainsi que l'important commerce qui en découlera, qui donnera son nom au Brésil des conquérants européens au : Pau Brasil, le bois de braise (
brasa en portugais).

Politique

Moyen Âge]
Article détaillé : Politique du Brésil ~ Présidence de Luís Inácio da Silva Le Brésil est une république fédérale présidentielle. Le président est élu pour un mandat de 4 ans et peut être réélu une fois. Le président actuel est Luís Inácio da Silva. Le droit de vote est facultatif pour les citoyens qui ont entre 16 et 18 ans et pour ceux qui ont plus de 70 ans, il est obligatoire pour les citoyens qui ont entre 18 et 70 ans. Le législatif est exercé par la Chambre des députés et le Sénat. La Chambre des députés est composée de 518 sièges et le Sénat compte 81 membres.

Géographie

Luís Inácio da Silva Luís Inácio da Silva Article détaillé : Géographie du Brésil Le pays a une superficie de 8 511 965 km², occupant à lui seul plus de 47% du continent sud-américain. La plus grande distance est-ouest est de 4 319 km, et sa plus grande distance nord-sud mesure 4 394,7 km.
- Voir aussi les articles :
  - Villes du Brésil : le pays compte 5 560 villes
  - Favela
  - Amazonie, Amazone, Transamazonienne
  - La superficie du Brésil et de ses États La forêt amazonienne recouvre une grande partie du pays. Elle est surnommée « o mar interior », la mer intérieure. L'Amazone, deuxième plus long fleuve au monde (derrière le Nil) et premier par son débit, traverse toute la forêt et débouche sur la côte atlantique nord du pays.

États Fédérales

Article détaillé : États du Brésil Le Brésil est composé de 26 États et d'un district fédéral, dont sa capitale est Brasília Voici la liste des États : |{{{{{{{{{{{{{{{{{

2002

Cette page concerne l'année 2002 du calendrier grégorien. Pour le nombre, voir 2002 (nombre).
2002 est également le titre d'un film hong-kongais réalisé en 2001 par Wilson Yip.

Événements

Premier trimestre


- Détails : Janvier 2002 - Février 2002 - Mars 2002
  - 1 janvier : entrée en circulation des billets et pièces de la nouvelle monnaie unique européenne créée en 1999 : l'euro.
  - 6 janvier : Argentine, dévaluation du peso de 28% par rapport au dollar.
  - 18 janvier : Congo (RDC) : éruption du volcan Nyiragongo dévastant la ville de Goma.
  - 31 janvier : À New York, ouverture du Forum économique mondial qui se tient habituellement à Davos en Suisse. Laurent Fabius y représente la France.
  - 31 janvier : À Porto Alegre au Brésil, ouverture du contre-forum Forum social mondial
  - 8 au 24 février : Jeux Olympiques d'hiver à Salt Lake City (États-Unis).
  - 23 février : Colombie : Enlèvement par les FARC d'Ingrid Betancourt, candidate aux élections présidentielles.
  - 4 mars : loi n° 2002-303 sur la nouvelle organisation du système de santé en France : les chiropraticiens sont reconnus officiellement (art. 75)
  - 15 mars : Sommet UE à Barcelone. Nombreuses manifestations.
  - 18 au 22 mars : Conférence internationale sur le financement du développement organisé par l'ONU à Monterrey.
  - 26 mars : tuerie de Nanterre : un forcené, Richard Durn, tue huit membres du conseil municipal de Nanterre avant d'être ceinturé. Il se suicidera le surlendemain en se jetant de la fenêtre du commissariat.

Deuxième trimestre


- Détails : Avril 2002 - Mai 2002 - Juin 2002
  - 12 avril : Hugo Chávez, président du Venezuela, est brièvement chassé du pouvoir par un coup d'État.
  - 21 avril : premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national, arrive derrière Jacques Chirac, candidat du RPR ; contre toute attente, Lionel Jospin, candidat du PS est éliminé ; une manifestation spontanée s'organise le soir même.
  - 29 avril : Diane Pretty se voit refuser son droit à mourir par la Cour européenne des droits de l'homme.
  - : une manifestaion réunit à Paris plus d'un million de personnes selon les organisateurs, tout parti et tout groupuscule confondu.
  - 5 mai : Élection de Jacques Chirac, avec 82 % des suffrages contre 18 % à Jean-Marie Le Pen.
  - 6 mai : en France, Jean-Pierre Raffarin est nommé Premier ministre.
  - 8 juin : Amadou Toumani Touré devient président du Mali.Le lendemain, Ahmed Mohamed ag Hamani est nommé premier ministre.
  - 20 mai : le Timor oriental devient un pays indépendant de l'Indonésie.
  - 9 juin et 16 juin : en France, premier et second tour des élections législatives, victoire de l'UMP, parti du président Jacques Chirac.

Troisième trimestre


- Détails : Juillet 2002 - Août 2002 - Septembre 2002
  - 14 juillet : à 9h58, lors du défilé de la fête nationale, un militant d'extrême droite lié au GUD, Maxime Brunerie, tente d'abattre le président de la République Jacques Chirac
  - 8 et 9 septembre : Inondations dans le sud de la France (23 morts dont 22 dans le Gard, 1,2 millliard d'euros de dégât pour 6 départements)
  - 10 septembre : Adhésion de la Suisse à l'ONU.
  - 18 septembre : Maurice Papon est libéré pour des raisons médicales par la cour d'appel de Paris.
  - 26 septembre aux alentours de 23h00, le "Joola", d'une capacité de 550 personnes, sombre en quelques minutes au large des côtes gambiennes. Environ 2000 sénégalais périssent.

Quatrième trimestre


- Détails : Octobre 2002 - Novembre 2002 - Décembre 2002
  - 4 octobre : meurtre de Sohane Denziane, jeune fille brûlée vive à Vitry-sur-Seine, qui déclenchera une grande émotion
  - 22 octobre : explosion dans une cokerie belge, faisant trois morts et une trentaine de blessés
  - 17 novembre : congrès fondateur de l'UMP au Bourget (Seine-Saint-Denis) ; Alain Juppé est élu président, le parti est rebaptisé Union pour un mouvement populaire (UMP).
  - 19 novembre : Naufrage du Prestige au large du Portugal et de l'Espagne.
  - 29 novembre : drame de Loriol-sur-Drôme : sur l'A7, un automobiliste percute mortellement des sapeurs-pompiers qui intervenaient sur un accident.

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 2002 en aéronautique
- Chemins de fer : 2002 dans les chemins de fer
- Cinéma : 2002 au cinéma
- Sport : 2002 en sport
- Musique : 2002 en musique

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Masatoshi Koshiba, Raimond Davis, Riccardo Giacconi
- Prix Nobel de chimie : John B. Fenn, Koichi Tanaka et Kurt Wüthrich
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Sydney Brenner, H. Robert Horvitz et John E. Sulston
- Prix Nobel de littérature : Imre Kertész
- Prix Nobel de la Paix : Jimmy Carter

Naissances


-

Décès en 2002

Janvier


- 1 janvier : Nafissa Sid Cara, première femme ministre de la Ve République, première musulmane membre du gouvernement français (° 1910)
- 4 janvier : Freddy Heineken, président néerlandais de Heineken1923)
- 7 janvier : Louis Mittelberg, caricaturiste et sculpteur polonais (° 1919)
- 7 janvier : René Étiemble, écrivain français (° 26 janvier 1909)
- 11 janvier : Henri Verneuil, cinéaste français (° 15 octobre 1920)
- 12 janvier : Cyrus Vance, ancien secrétaire d'État américain sous l'administration du président Carter (° 1917)
- 13 janvier : Pierre Joubert, dessinateur français
- 15 janvier : Michel Poniatowski, ancien ministre de l'Intérieur français (° 1922)
- 16 janvier : Jean Ellenstein, historien français
- 17 janvier : Camilo José Cela, écrivain espagnol (° 1916)
- 20 janvier : Jean-Toussaint Desanti, philosophe français
- 23 janvier : Pierre Bourdieu, sociologue français (° 1 août 1930)
- 24 janvier : Elie Hobeika, ex-ministre et ancien chef des milices chrétiennes libanais (° 1957)
- 28 janvier : Astrid Lindgren, écrivain suédois pour enfants (° 1907)
- 31 janvier : Karel Voous, botanique néerlandais (° 23 juin 1920)

Février


- 3 février : André Diligent, homme politique français
- 3 février : Raymond Gérôme, acteur et metteur en scène belge
- 3 février : Julien Rassam, acteur français
- 9 février : Princesse Margaret, sœur cadette de la reine Elizabeth II d'Angleterre (° 1930)
- 14 février : Geneviève de Gaulle-Anthonioz, militante caritative française
- 15 février : Daniel Pearl, journaliste américain tué par les Talibans au Pakistan
- 16 février : Raymond Lacombe, ancien président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA)
- 21 février : Georges Vedel, académicien français et ancien membre du conseil constitutionnel
- 22 février : Jonas Savimbi, chef de l'Union Nationale pour l'Indépendance de l'Angola (UNITA)
- 22 février : Chuck Jones, dessinateur américain (Bugs Bunny)
- 25 février : François Bloch-Lainé, grand commis de l'État et ancien président du Crédit Lyonnais

Mars


- 6 mars : Ralph Rumney, artiste anglais
- 11 mars : James Tobin, économiste américain et créateur de l'idée d'une taxe sur les transactions financières
- 12 mars : Louis-Marie Billé, cardinal français, archevêque de Lyon et Primat des Gaules
- 12 mars : Jean-Paul Riopelle, peintre québécois
- 14 mars : Hans-Georg Gadamer, philosophe allemand
- 16 mars : Carmelo Bene, comédien italien
- 23 mars : Eileen Farrell, soprano américaine
- 24 mars : Claude Quin, ancien président-directeur général de la RATP
- 27 mars : Billy Wilder, réalisateur, producteur et scénariste
- 28 mars : Klaus Croissant, ancien avocat de la Fraction armée rouge (FAR) et ex-espion de la Stasi, police politique de l'ex-RDA
- 30 mars : Elizabeth Angela Marguerite Bowes-Lyons, reine mère d'Angleterre

Avril


- 8 avril : Maria Felix, actrice mexicaine
- 11 avril : Pierre Siniac, écrivain français (° 1928)
- 18 avril : Thor Heyerdahl, explorateur norvégien qui avait traversé le Pacifique sur le radeau Kon-Tiki en 1947
- 20 avril : Francis Lemarque, chanteur et auteur-compositeur français (° 1917)
- 20 avril : Pierre Rapsat, chanteur et auteur-compositeur belge (° 1948)
- 27 avril : Baron von Thyssen, un des plus grands collectionneurs d'art du monde
- 27 avril : Ruth Handler, la créatrice de la poupée Barbie
- 28 avril : Général Alexandre Lebed, gouverneur et ancien candidat à la présidence russe

Mai


- 5 mai : Antoine Riboud, fondateur et ancien président du groupe Danone
- 5 mai : Hugo Banzer, homme politique bolivien
- 6 mai : Pim Fortuyn, leader de l'ultra-droite populiste néerlandaise
- 10 mai : Yves Robert, cinéaste et comédien français (° 1920)
- 20 mai : Stephen Jay Gould paléontologue américain
- 22 mai : Niki de Saint Phalle, peintre et sculptrice franco-américaine
- 22 mai : Bertrand Boulin, fils de l'ancien ministre RPR Robert Boulin, éducateur, co-fondateur de SOS enfants
- 26 mai : Michel Jobert, ancien ministre des Affaires étrangères, gouvernement Pierre Messmer (° 1921)

Juin


- 1 juin : Jacques Fauvet, journaliste français
- 20 juin : Timothy Findley, écrivain canadien anglophone
- 27 juin : John Entwistle, musicien de rock anglais
- 28 juin : François Périer, comédien français (° 1919)

Juillet


- 2 juillet : Ray Brown, contrebassiste de jazz américain
- 4 juillet : Laurent Schwartz, mathématicien français
- 6 juillet : John Frankenheimer, cinéaste américain (° 1930)
- 9 juillet : Rod Steiger, acteur américain (° 1925)
- 14 juillet : Joachim Balaguer, homme politique dominicain
- 19 juillet : Alexandre Guinzbourg, dissident et journaliste russe

Août


- 5 août : Franco Lucentini, écrivain italien, co-auteur de romans policiers avec son compatriote Carlo Fruttero
- 5 août : Francisco Coloane, écrivain chilien
- 6 août : Edsger Dijkstra, mathématicien et informaticien néerlandais
- 19 août : Abou Nidal, Palestinien, chef du Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), figure historique du terrorisme international
- 19 août : Eduardo Chillida, sculpteur espagnol
- 23 août : Colette Boulin, veuve de l'ancien ministre français Robert Boulin
- 31 août : Lionel Hampton, jazzman américain

Septembre


- 5 septembre : David Todd Wilkinson astronome américain pionnier de l'étude du rayonnement thermique cosmologique
- 8 septembre : Henri Rol-Tanguy, figure de la Résistance communiste et de la Libération de Paris
- 19 septembre : Général Robert Gueï, auteur d'un coup d'État en Côte d'Ivoire en 1999 puis dirigeant de la junte au pouvoir jusqu'à octobre 2000
- 25 septembre : Joffre Dumazedier, sociologue français (° 1915)
- 26 septembre : Philippe Tailliez, dernier des « Mousquemers », trio de pionniers de la plongée sous-marine dont faisait partie Jacques-Yves Cousteau (° 1905)

Octobre


- 2 octobre : Paul Sérant, journaliste, essayiste et romancier
- 4 octobre : André Delvaux, réalisateur belge
- 5 octobre : Brigitte Massin, musicologue et mélomane française
- 6 octobre : Prince Claus des Pays-Bas, époux de la reine Béatrix
- 15 octobre : Jean Jacques Mack, humaniste Alsacien
- 19 octobre : Manuel Alverez Bravo, photographe mexicain
- 20 octobre : Bernard Fresson (71 ans), comédien
- 21 octobre : François Soubeyran, membres du quatuor vocal Les Frères Jacques
- 22 octobre : Richard Helms, ancien directeur de la CIA (1966-1973)
- 25 octobre : Christine Gouze-Rénal, productrice de cinéma française
- 25 octobre : René Thom, mathématicien français, père de la « théorie des catastrophes » (° 1923)
- 26 octobre : Général Jacques Massu (94 ans).
- 30 octobre : Pierre Aigrain, physicien et homme politique français
- 30 octobre : Juan Antonio Bardem, cinéaste espagnol
- 31 octobre : Raymond Savignac, publicitaire français
- 31 octobre : Lionel Poilâne, boulanger français (° 1945)

Novembre


- 1 novembre : Pierre Fédida, psychanalyste français
- 7 novembre : Rudolf Augstein, fondateur et propriétaire de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel
- 8 novembre : Zoé Oldenbourg, romancière russe
- 12 novembre : Raoul Diagne, international de football français. 92 ans.
- 14 novembre : Charles Dupuis, belge, un des pionniers de la bande dessinée, éditeur du journal Spirou
- 17 novembre : Abba Eban, diplomate israélien, ancien minsitre travailliste des Affaires étrangères (1966-1974)
- 18 novembre : James Coburn, acteur américain
- 23 novembre : Maritie Carpentier, productrice française d'émissions de variétés
- 23 novembre : Roberto Matta, peintre chilien considéré comme le dernier des surréalistes
- 24 novembre : Aminata Fall, jazzwoman et comédienne sénégalaise
- 24 novembre : John Rawls, philosophe américain
- 29 novembre : Daniel Gélin, acteur français

Décembre


- 1 décembre : Pierre Peugeot, industriel, président du conseil de surveillance du groupe automobile PSA Peugeot-Citroën
- 2 décembre : Ivan Illich, prêtre catholique, spécialiste des questions de l'éducation
- 21 décembre : Patrick Bourrat, reporter de TF1
- 22 décembre : Joe Strummer, la tête du groupe The Clash et un héros de la classe ouvrière __NOTOC__ Catégorie:2002 als:2002 ja:2002年 ko:2002년 ms:2002 simple:2002 th:พ.ศ. 2545 zh-min-nan:2002 nî

27 octobre

Le 27 octobre est le 300 jour de l'année (301 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Sainte Emeline.

Événements


- 1492 : Découverte de Cuba par Christophe Colomb
- 1523 : Échec d'une expédition anglaise en France
- 1553 : Le théologien calviniste espagnol Miguel Servet de Villanueva de Aragon, condamné comme adversaire des doctrines réformées, meurt sur le bûcher à Champel, près de Genève, (Suisse)
- 1793 : Échec d'une tentative de débarquement français en Irlande
- 1806 : Occupation de Berlin par l'armée napoléonienne
- 1807 : Occupation du Portugal par l'Espagne et la France
- 1870 : La garnison de Metz se rend aux Prussiens
- 1873 : Échec d'une tentative de restauration en France
- 1904 : Ouverture de la première ligne du métro de New York
- 1920 : Le siège de la Société des Nations est transféré de Londres à Genève.
- 1970 : Louis Néel reçoit le prix Nobel de physique
- 1978 : L'Égyptien Anouar el-Sadate et le Premier ministre israélien Menahem Begin reçoivent le prix Nobel de la Paix
- 1986 : Pour la première fois, tous les responsables de toutes les religions sont réunis à Assise (Italie), à l'invitation du pape Jean-Paul II, pour une journée mondiale de prière pour la paix
- 1991 : Indépendance du Turkménistan
- 1991 : Premières élections législatives libres depuis 1936 en Pologne
- 2002 : Lula devient le premier président de gauche au Brésil
- 2005 : Début des émeutes qui ont eu lieu en banlieue parisienne, puis dans toute la France.

Naissances


- 1469 : Érasme, humaniste et théologien hollandais
- 1728 : James Cook, navigateur et explorateur anglais
- 1782 : Niccolo Paganini, violoniste et compositeur italien
- 1858 : Theodore Roosevelt, homme d'état américain, 26e président des États-Unis
- 1912 : Madeleine Sologne, actrice française († 1995, 83 ans)
- 1938 : Alioum Fantouré, écrivain guinéen
- 1942 : Michel Galabru, acteur français
- 1944 : Gerhard Schröder, homme d'État allemand
- 1952 : Francis Fukuyama, philosophe, économiste et chercheur en sciences politiques américain d'origine japonaise
- 1967 : Joey Starr, chanteur français du groupe de rap NTM

Décès


- 1449 : Ulugh Beg, prince astronome, mathématicien et sultan de l'Empire Timuride, près de Samarcande1394 à Sultaniya en Iran).
- 1949 : Marcel Cerdan, boxeur français
- 1949 : Ginette Neveu, violoniste française
- 1973 : Ousmane Socé Diop, écrivain, politicien sénégalais
- 1990 :
  - Jacques Demy, cinéaste français
  - Ugo Tognazzi, acteur de cinéma et réalisateur italien, (° 1922, 68 ans)
- 1997 : François-Henri de Virieu, journaliste, animateur et producteur français
- 1999 : Vazgen Sarkissian, premier ministre arménien
- 2003 : Mohamed Kacimi, artiste peintre marocain, « le peintre de l'infigurable »
- 2003 : Walter Washington, américain, premier maire noir de Washington de 1974 à 1979
- 2005 : Georges Guingouin, Résistant français2 février 1913).

Célébration :


- Saint du jour : Sainte Emeline et Sainte Antoinette Catégorie:Jour de l'année ja:10月27日 ko:10월 27일 ms:27 Oktober simple:October 27 th:27 ตุลาคม

Santos

Santos est une grande ville portuaire située dans l'état brésilien de São Paulo. Située à proximité de la capitale économique du Brésil, São Paulo, elle en est le port principal. Catégorie:Ville du Brésil ja:サントス

São Paulo

São Paulo (Saint Paul en portugais) est la plus grande ville du Brésil située dans le sud-est du pays, c'est la capitale de l'État de São Paulo.

Histoire

Fondée en 1554 par les jésuites, São Paulo est aujourd'hui la capitale commerciale, industrielle et financière du Brésil. Elle est la cinquième plus grande mégapole, derrière Tokyo, Mexico, Séoul et New York avec environ 10,4 millions d'habitants, et 17 millions avec la proche banlieue. A l'origine, la ville doit sa forte croissante (30 000 habitants en 1870) à la culture du café, qui en a fait une puissance mondiale à la fin du .

Géographie

Située dans le sud-est du Brésil dans l'État de São Paulo (SP) sur le plateau de Piratininga à 860 mètres d'altitude, son climat est de type tropical d'altitude, avec 20°C de température moyenne.

Population

Du fait de son attractivité économique, São Paulo est une ville où l'immigration est importante, constituée non seulement de Brésiliens d'autres régions, mais aussi d'immigrants d'Europe (Italie et Allemagne), d'Orient, d'Asie et d'autres origines. Elle compte la plus forte communauté japonaise hors du Japon (près de 900 000). São Paulo est la plus grande ville de l'hémisphère sud.

Économie

Cœur économique du Brésil et de l'Amérique latine, São Paulo dispose de tous les types d'industries et de commerces, dont l'automobile, l'aéronautique, l'électronique, la métallurgie. Pratiquement toutes les grandes sociétés mondiales possèdent un siège social à São Paulo, soit pour vendre sur le marché brésilien, soit pour produire au Brésil et exporter. Environ la moitié de la population active est employée dans le secteur des services, le reste étant employé par L'industrie et le commerce. Voir aussi Bourse de São Paulo

Urbanisme

Bourse de São Paulo São Paulo est caractérisée par un urbanisme débridé. Elle est en 2003, la 7 ville du monde dans le classement des buildings avec 2 578 gratte-ciel. On y trouve notamment une réplique de l'Empire State Building de New York, « Torre do Banespa » datant de 1947.
Autre caractéristique de São Paulo et du Brésil : en 2003, 71 % des habitants de São Paulo sont propriétaires de leur logement.

Transport

Les déplacements urbains sont principalement réalisés en voiture et en bus. La ville est dotée de 8 lignes de Trains Urbains ainsi que 5 Lignes de métro. São Paulo est deservie par les aéroports internationaux Guarulhos et Congonhas ayant des liaisons quotidiennes avec les grandes capitales mondiales. La liaison entre São Paulo et Rio de Janeiro est la route aérienne la plus utilisée au monde, avec en moyenne 214 vols quotidiens (en 2002).

Culture et Monuments

Les principaux monuments sont le « Memorial da América Latina », le Théâtre Municipal (1911), le Musée d'Art de São Paulo (MASP), le Parc Ibirapuera.

Liens


- [http://www.saopauloaccueil.org.br/ Association des Français de São Paulo]
- [http://www.webworldcam.com/showcam.php3?var=192 Webcam sur l'Avenue Paulista]
- [http://www.memorial.org.br Memorial da América Latina]
- [http://www.digitalsaopaulo.com/ digital Sao Paulo] Catégorie:Mégalopole Catégorie:Ville du Brésil ja:サンパウロ市

Années 1960

ko:1960년대 ja:1960年代 simple:1960s Catégorie:Décennie On trouve parfois en français la dénomination anglo-saxone : les sixties, compte tenu du rayonnement économique et culturel des États-Unis du Royaume-Uni au cours de cette décennie.

Événements


- Guerre du Viêt Nam
- Printemps de Prague
- Guerre d'Algérie
- Mai 1968

Personnages significatifs


- Charles de Gaulle
- Konrad Adenauer
- John F. Kennedy
- Martin Luther King
- Les Beatles
- The Rolling Stones

Inventions, Découvertes, Introductions


- Conquête de l'espace, premier homme sur la Lune __NOTOC__

1975

Catégorie:1975 Cette page concerne l'année 1975 du calendrier grégorien.

Événements


- L'ONU
  - proclamation 1975 Année de la femme.
  - les pays arabes, profitant d'une ouverture diplomatique favorable, réussissent à faire passer à l'assemblée générale une résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme.
  - fondation de l'Organisation mondiale du tourisme.
- 9 octobre : Le prix Nobel de la paix est attribué au soviétique Andreï Dmitrievitch Sakharov, qui ne peut pas aller chercher son prix.
- Décembre : organisation de la première conférence sur la coopération économique, couramment appelée Conférence Nord-Sud, regroupant seize pays industrialisés et dix-neuf pays en voie de développement. Quatre commissions doivent préparer la conférence de février 1976.

Afrique


- 28 février : Accords de Lomé (Lomé I) entre la CEE et 35 pays ACP.
- 5 juin : Réouverture du canal de Suez.
- 25 juin : Accession à l'indépendance du Mozambique, ancienne colonie portugaise.
- 5 juillet : Accession à l'indépendance du Cap-Vert, ancienne colonie portugaise.
- 6 juillet : Indépendance de l'Union des Comores.
- 12 juillet : Accession à l'indépendance de Sao-Tomé, ancienne colonie portugaise.
- 6 novembre : « Marche verte » de 350 000 Marocains pour prendre possession du Sahara occidental.
- 11 novembre : Indépendance de l'Angola, , ancienne colonie portugaise. Début de la guerre civile (MPLA au pouvoir contre FNLA), mise en place d'un régime communiste.
- 14 novembre : Accord sur l'indépendance du Sahara occidental : Espagne, Maroc, Mauritanie.
- Le Dahomey devient le Bénin.
- Abolition de la monarchie en Éthiopie.

Amériques


- (Mayday, en anglais) : Suppression des commissions fixes sur les transactions sur valeurs mobilières aux États-Unis, qui déclenche la spectaculaire croissance des marchés financiers.
- 25 novembre : Indépendance du Suriname.

Asie et monde indien


- 12 avril : Les derniers Américains quittent le Cambodge.
- 17 avril :
  - Chute de Phnom Penh, Les Khmers rouges entrent dans la capitale du Cambodge et établissent leur dictatures dirigée par Pol Pot. L'assaut contre l'aéroport de Pochentong est donné par les troupes commandées par Hun Sen.
  - L'intelligentsia française les acclament et les considèrent comme de grands libérateurs porteurs de tous leurs espoirs tiers-mondistes.
- 30 avril : Chute de Saigon, rebaptisée Hô Chi Minh Ville au Viêt Nam du Sud, ce qui marque la fin de la guerre du Vietnam.
- 23 août : Prise de pouvoir par le Pathet Lao à Vientiane, et abolition de la monarchie au Laos.

Europe


- 20 mai : Début du procès de la Bande à Baader en Allemagne.
- : Accords d'Helsinki (CSCE) : 33 pays européens sauf Albanie, plus États-Unis et Canada.
- 20 novembre : Mort de Franco, chef de l'État espagnol après une longue maladie et début du règne de Juan Carlos I de Bourbon d'Espagne.
- 25 novembre : Échec du Putsch gauchiste d'Otelo de Carvalho au Portugal.
- Le Nord de l'île de Chypre est déclaré unilatéralement État autonome par la Turquie.

France


- 17 janvier : Loi relative à l'interruption volontaire de la grossesse (loi Veil) défendue par Simone Veil.
- 12 avril l'Aéroport de Lyon-Satolas (aujourd'hui appelé Saint Exupéry est inauguré par Valéry Giscard d'Estaing, Président de la République Française.
- 29 avril : Généralisation de la sécurité sociale à l'ensemble de l'activité professionnelle.
- 28 mai : Réforme du statut de Paris, qui aura désormais un maire.
- 6 juin : parution du premier numéro de Gardarem lo Larzac.
- 18 juin : Loi facilitant le divorce.
- 30 juin : Loi d'orientation en faveur des personnes handicapées
- 30 juin : Loi sur les institutions sociales et médico-sociales
- : Mise en circulation de la carte orange dans les transports en commun de Paris et d'Île-de-France
- 11 juillet : Loi Haby sur l'enseignement secondaire, instituant le « collège unique ».
- 21 août : Affaire d'Aléria en Corse : mort de 2 gendarmes mobiles.
- 30 décembre : Le commissariat à l'énergie atomique français rachète 30% des actions de Framatome détenue par l'américain Westinghouse et détenteur de la technologie des réacteurs nucléaires à eau pressurisée, pour le prix de 1 200 tonnes d'uranium d'une valeur de 25 millions de US dollars.
- Création du Conservatoire national du littoral.
- En novembre, le nombre des chômeurs en France dépasse un million.

Océanie & Pacifique


- 3 septembre : Indépendance de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
- 28 novembre : Des rebelles nationalistes proclament l'indépendance du Timor oriental.
- 29 novembre : Indépendance du Timor oriental, intervention militaire indonésienne.

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- 13 avril : Début de la guerre civile (Guerre du Liban) à Beyrouth au Liban.
- 5 juin : Réouverture du canal de Suez.
- 4 septembre : L'Égypte et Israël signent à Genève un nouvel accord de paix intérimaire.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Accord franco-irakien pour la livraison du réacteur Osirak.

Arts & culture


- Première prestation des Sex Pistols.
- 10 janvier : Première de l'émission Apostrophes sur la télévision française Antenne 2.
- Anatoly Karpov devient champion du monde d'échecs après le forfait de Bobby Fischer.
- 27 septembre : Début de l'émission de télévision Thalassa sur la 3e chaîne.

Cinéma


- Akira Kurosawa réalise Dersou Ouzala.
- Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar Amina remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- John Cassavetes réalise Une femme sous influence.
- Pier Paolo Pasolini réalise Salo ou les 120 jours de Sodome.
- Stanley Kubrick réalise Barry Lyndon.
- Vol au-dessus d'un nid de coucou de Milos Forman remporte l'Oscar du meilleur film.
- Les vécés étaient fermés de l'intérieur de Patrice Leconte.

Sciences & techniques

Informatique


- Fondation de la théorie des fractales par Benoît Mandelbrot.
- Création de l'ordinateur Apple par Steve Jobs et Steve Wozniak.
- Fondation de Microsoft par Bill Gates et Paul Allen.

Espace


- 17 juillet : Arrimage en orbite d'Apollo et de Soyouz.
- Création de l'Agence spatiale européenne (ESA)
- La sonde spatiale soviétique Venera 9 (Vénus 9) renvoie les premières images de la surface de Vénus.

Médecine


- 25 juillet : Naissance du premier bébé éprouvette.
- Hughes et Kosterlitz découvrent dans le cerveau des substances similaires à la morphine, les enképhalines.
- Maupas découvre un vaccin contre l'hépatite B.

Sports


- 12 août à Göteborg en Suède : John Walker de Nouvelle-Zélande bat le record du monde du mile en 3'49"4.
- Bernard Thévenet remporte son 2 Tour de France.

Naissances en 1975


- 15 janvier : Mary Pierce, joueuse de tennis
- 4 février : Natalie Imbruglia, chanteuse australienne
- 4 avril : Delphine Arnault, milliardaire femme d'affaires française LVMH
- 22 avril : Greg Moore, pilote de course canadien
- 26 avril : Joey Jordison, batteur américain du groupe Slipknot
- 25 mai :
  - Claire Castillon, écrivain français
  - Lauryn Hill, chanteuse américaine
- 7 août : Charlize Theron, actrice sud-africaine
- 20 septembre : Juan Pablo Montoya, pilote automobile F1 colombien
- 5 octobre : Kate Winslet, actrice
- 12 octobre : Marion Jones, athlète américaine
- 22 novembre : Aiko, chanteuse japonaise
- 17 décembre : Milla Jovovich, actrice et chanteuse ukrainienne
- 30 décembre : Tiger Woods, golfeur americain voir aussi::Catégorie:Naissance en 1975

Décès en 1975


- 4 janvier : Carlo Levi, écrivain et peintre italien, (° 1902).
- 9 janvier : Pierre Fresnay, acteur français, (° 1897).
- 9 février : Pierre Dac, chansonnier français, (° 1893).
- 14 février : P.G. Wodehouse, écrivain et humoriste anglais
- 15 mars : Aristote Onassis, armateur grec.
- 20 mars : le prince Jacques Henri de Bourbon, duc d'Anjou et de Ségovie, aîné des Capétiens et chef de la maison de France, (° 1908).
- 5 avril : Tchang Kaï-chek, ancien dirigeant de la République de Chine, (° 1887).
- 12 avril : Joséphine Baker, chanteuse américaine francophone, (° 1906).
- 19 avril : Robert Aron, l'écrivain
- 25 avril : Mike Brant, chanteur, israélien, (° 1947).
- 25 avril : Jacques Duclos, ancien dirigeant communiste français, (° 1896).
- 6 mai : Fernand Verhaegen, artiste-peintre belge, (° 1883).
- 12 mai : Jean Dubuffet, peintre français, (° 1901).
- 21 mai : Barbara Hepworth, sculpteur anglais
- 30 mai : Michel Simon, acteur suisse, (° 1895).
- 5 juin : Paul Keres, joueur d'échecs estonien, (° 1916).
- 26 juin : Josémaria Escriva de Balaguer, fondateur de l'Opus Dei, (° 1902).
- : Benoit Frachon, ancien secrétaire général de la CGT, (° 1893).
- 9 août : Dmitri Chostakovitch, compositeur russe, (° 1906).
- 27 août : Hailé Sélassié Ier (assassiné), empereur d'Éthiopie, (° 1892).
- 20 septembre : Saint-John Perse, poète et diplomate français, (° 1887).
- 2 novembre : Pier Paolo Pasolini, écrivain, scénariste et réalisateur italien, (° 1922).
- 20 novembre : Francisco Franco, dictateur espagnol, (° 1892).
- 4 décembre : Hannah Arendt, philosophe allemande, (° 1906). voir aussi::Catégorie:Décès en 1975 __NOTOC__ ja:1975年 ko:1975년 ms:1975 simple:1975 th:พ.ศ. 2518

Mozambique

|- valign="top" | Langues usuelles |langues bantoues |- valign="top" | Président | Armando Guebuza |- valign="top" | Premier ministre | Luisa Diogo |{{{{{wikitravel|le Mozambique|Mozambique{Pays d'Afrique{Modèle:Serie Afrique

Parti des travailleurs (Brésil)

Le Parti des travailleurs est le parti du président brésilien Luís Inácio da Silva, élu aux élections présidentielles d'octobre 2002, avec prise de fonction au 1er janvier 2003. Voir l'article détaillé : Présidence de Luís Inácio da Silva Ce parti, d'essence marxiste, dispose de 91 députés sur 513 et de 13 sénateurs sur 81. Son arrivée au pouvoir s'est inscrit dans un certain basculement à gauche qui s'opérait sur tout le continent sud-américain, notamment au Chili, en Argentine, au Venezuela et en Uruguay. Il annonçait sa volonté de rupture avec des décennies de dictature, de régression sociale et politique, mais surtout de pratiques concussionnaires sur un continent où la corruption était devenue un sport national. Moins de deux après son arrivée au pouvoir, ce sont 38 personnalités de ce parti qui se retrouvent épinglés dans des affaires de corruption, de financement illicite de parti et d'achat de votes au Parlement. Dans ces affaires sont directement impliqués des personnalités comme son secrétaire général, Silvio Pereira, son président José Genoino et son trésorier Delubio Soares, tous mis en cause et qui ont du démissionner. Un conseiller du groupe parlementaire du Parti a été arrêté à l'aéroport de São Paulo avec 184 000 dollars en espèces, dont 100 000 étaient cachés dans ses sous-vêtements. En février 2005, le Parti des travailleurs, en chute libre dans les sondages, a perdu la présidence du Parlement et subit son premier échec politique en tentant de faire adopter un décret augmentant les impôts pour certaines catégories professionnelles. En juillet 2005, selon un sondage, 48% des Brésiliens estimaient que le Parti des travailleurs n'est pas un parti honnête. Devant les dérives dues à l'héritage de la gestion de José Dirceu, le PT renouvelle sa direction le 18 septembre. Les 825 461 adhérents du parti élisent les directions nationale et municipales, et celles des Etats fédérés. Les membres de ces instances sont élus à la proportionnelle, mais leurs présidents à la majoritaire. Dix listes se disputent les 81 sièges de la direction nationale, et sept candidats, la présidence du parti. Le principal courant du PT est le Camp majoritaire (modéré), qui contrôlait 65 % de la direction nationale grâce à son alliance avec d'autres tendances modérées. A gauche, le principal courant est Démocratie socialiste (trotskiste), qui détient 14,8 % des sièges de la direction nationale.

Voir aussi

Brésil - Histoire du Brésil - Chronologie du Brésil - Présidence de Luís Inácio da Silva Catégorie:Parti politique brésilien Catégorie:Brésil

Trotskisme

catégorie:communisme catégorie:idéologie Catégorie:extrême gauche catégorie:marxisme

Généralités

Le trotskisme (parfois trotskysme), ou IVe Internationale, est une scission de la IIIe Internationale. Il fait référence aux idées de Léon Trotsky, exclu du Parti Communiste d'Union Soviétique en 1927 et banni de l'URSS en 1929. Après la mort de Lénine qui n'avait pas désigné de successeur, mais laissé des notes (notes connues sous le nom de testament de Lénine) concernant les personnalités les plus en vue du parti communiste russe, Léon Trotski se heurte rapidement à une coalition (triumvirat) composé de Zinoviev, Kamenev et Staline. Dès 1924 c'est le début d'une campagne de calomnies et d'injures contre Trotski et ses partisans. Peu à peu Staline évince ses partenaires en pratiquant dans l'ombre une politique qui les discrédite à chaque faux pas, lui permettant ainsi de se poser en maître de l'orthodoxie. Ensuite c'est avec Boukharine qu'il prend les destinées du pays en mains. C'est avec celui-ci qu'il défend une vision « pragmatique » de modernisation à « pas de tortue » cumulant ainsi les retards en s'opposant à la politique d'industrialisation urgente préconisée par l'aile gauche du parti (Trotsky). Par la suite Staline et Boukharine défendent l'idée de l'instauration du « socialisme dans un seul pays » véritable marche en arrière par rapport au programme de fondation de la Troisième Internationale (parti mondial de la révolution). Face aux démissions et aux compromis multiples de toute une frange de dirigeants du parti, le courant de Trotski se renforce et fait figure d'intransigeance, de garantie de continuité de la révolution. Il prône la « révolution permanente et mondiale », et critique, dès 1923, la bureaucratisation du parti communiste. Après des années de tentatives de redressement de la politique de la IIIe Internationale, Trotsky fonde, en France, avec d'autres dirigeants de partis communistes ou socialistes, en rupture avec la politique d'alignement sur Moscou, la IVe Internationale en 1938 dont ses membres seront désormais appelés trotskistes. Le 20 août 1940, Léon Trotsky est assassiné à coups de piolet dans sa résidence au Mexique, par un agent soviétique, du nom de Ramon Mercader (Jacson Mornard), qui a réussi à infiltrer son entourage. Suivant les groupes et les époques les trotskistes ont pu apparaître sectaires, face à un isolement au sein même du monde du travail et à l'hostilité affichée ou dissimulée des partis de gauche (PS et PC) mais prêts à travailler, suivant des objectifs déterminés et vitaux, dans de larges alliances (fronts uniques), ou même cas plus rare, à défendre leurs options dans d'autres formations (entrisme). Ils affichent une culture de la dissidence, du fait de leur isolement relatif, et furent de tout temps l'incubateur d'un grand nombre de groupuscules, de cénacles et de petits partis, et parfois aussi un vivier de nouveaux cadres, notamment pour le PS, résultat d'une politique d'entrisme tardive d'une partie de leurs organisations.

Idées générales

Le trotskisme critique le nationalisme de l'URSS (l'abandon de la révolution mondiale) et la dérive dictatoriale et totalitaire du stalinisme, et affirme défendre une certaine démocratie à l'intérieur du Parti. Cependant, il ne faut pas oublier que l'on doit à Léon Trotsky, la création et l'organisation de l'Armée rouge et le massacre d'une opposition socialiste non bolchevik (socialistes révolutionnaires, anarchistes). Les organisations se réclamant du trotskisme se réclament du communisme révolutionnaire et veulent mettre fin au capitalisme. Le trotskisme tient pour responsable des guerres, de l'exploitation et de la misère la domination bourgeoise et capitaliste du monde. Les trotskistes se veulent pour la paix, qui ne pourrait avoir lieu que par la révolution socialiste mondiale, c'est-à-dire la prise de pouvoir par la population laborieuse des moyens de production, à des fins de réponses aux besoins de l'humanité et non de profit et d'expansion. Pour parvenir à ce but, les trotskistes s'attachent à construire un parti démocratique et révolutionnaire. C'est le programme de transitition de Léon Trotsky : organisation de conseils d'usines, de soviets, réformes agraires (la terre à ceux qui la cultivent), échelle mobile des salaires et des prix, etc., Le caractère secret de certaines grandes organisations trotskistes est un héritage du sort qu'ils ont connu en URSS. Chassés dans les goulags par la bureaucratie stalinienne, puis rappelés au front lors de la guerre (bataille de Stalingrad en particulier), ils furent longtemps les victimes des staliniens à travers le monde, contraints de s'organiser dans l'anonymat (d'où les pseudonymes d'une certaine génération de militants par exemple). Pour certains groupes, il s'agit également d'une représentation médiatique à la fois faible et, quand elle est présente, trop souvent calomnieuse.

Pratiques

Programme de transition

Le programme de la IVe Internationale a été écrit par Trotsky en 1938, il s'agit d'un programme de transition vers le socialisme. Trotsky pensait que l'on ne peut pas savoir à l'avance la forme que prendra le communisme, et qu'il fallait donc préparer la transition avant de laisser l'avenir du mouvement entre les mains du prolétariat. Dans l'idéologie trotskiste, le programme doit être «l'expression consciente de l'expression inconsciente des masses». C'est ainsi que les trotskistes, en bons léninistes, justifient la persistance de l'Etat et d'une nouvelle domination (celle du parti sur les masses, censées s'exprimer "inconsciemment" avec docilité) après la révolution.

La question des élections chez les mouvements trotskistes

Les trotskistes voient l'échéance électorale dans un pays comme un problème pratique à résoudre, non comme une obligation démocratique, surtout dans des pays où ils considèrent la constitution comme « réactionnaire » et « anti-ouvrière ». Si une élection où leurs candidats se présentent permet, d'après eux, d'apporter quelque chose à la population, alors ils se présentent. Ainsi ils utilisent le débat démocratique pour débattre de leurs idées, critiquer le système qu'ils condamnent, et grossir le nombre de leurs militants. Ce dernier point, de construction d'un parti ouvrier, est peut-être le plus important aujourd'hui pour les trotskistes, car pour eux le mouvement ouvrier se doit d'avoir un parti indépendant du pouvoir en place, et de l'union la plus large possible, mais de pensée marxiste, et de volonté révolutionnaire. C'est la raison pour laquelle, aujourd'hui, les partis d'origine trotskiste ne sont pas forcément entièrement, ou majoritairement, trotskistes. C'est aussi la raison pour laquelle les courants trotskistes peuvent paraître difficilement déchiffrables. Les critères changent d'un courant à l'autre, brouillant les cartes de compréhension du trotskisme comme idéologie (isme) unique.

La question du syndicalisme chez les mouvements trotskistes

Compte tenu de ses origines léninistes, la pensée trotskiste considère le syndicalisme comme une arme d'organisation nécessaire, mais non suffisante. Des grèves sporadiques dans tout le pays ne sont pas suffisantes, au moment révolutionnaire, il faut y ajouter un but politique, celui des ouvriers les plus formés, les plus politisés, ceux dont les idées sont les plus avancés. Pour eux seule une organisation politique, dont la révolution est la raison d'être, est en mesure d'influer ou d'assurer le développement et le succès d'un mouvement révolutionnaire. De lui donner le caractère nécessaire à sa réalisation. Il peut paraître paradoxal que des courants du trotskisme réclament l'indépendance réciproque des partis et syndicats. Ce point de vue peut s'expliquer par leur combat contre la bureaucratie syndicale, et le stalinisme qui, pour eux, comprend l'influence des partis communistes sur les syndicats. Pour eux, quand les mouvements de grève d'ampleur sont l'arène d'âpres luttes de tendances politiques syndicales représentant tout l'éventail de la gauche, il est dès lors nécessaire, selon eux, d'y apparaître au moins selon les lignes directrices de sa politique. De plus les syndicats sont plus que de simples appareils entre les mains des partis politiques, ils sont avant tout des regroupements de travailleurs combatifs, plus ou moins déterminés. D'où, selon eux, l'intérêt d'une indépendance des syndicats vis-à-vis des partis, afin d'y faire valoir, démocratiquement leur politique.

La question de la lutte armée chez les mouvements trotskistes

Dans le programme de transition de la IVe Internationale, Trotsky aborde la question de l'armement du prolétariat. En effet, pour Trotsky, matérialiste, « dans toute situation révolutionnaire, la question de l'affrontement entre le peuple et l'armée se pose à un moment ou à un autre » (La révolution Russe, tome 1: février). Pour lui, il faut clairement que la direction du parti assume le choix éventuel de l'organisation armée du peuple. Maintenant, dans le cadre du trotskisme, une question se pose: tous les trotskistes sont-ils favorables à cet armement ? Cet armement est-il inévitable ? Est-ce de la légitime défense ? De l'opportunisme ? De la violence gratuite ? Armement ou défense ? Dans son livre 100 mots pour changer le monde, Olivier Besancenot, dont le parti (LCR) se réclame de la IVe Internationale, se dit pacifiste et plus volontiers « marxiste révolutionnaire » que « trotskiste », Trotski lui-même réfutant ce terme. De son côté, l'OCI (Organisation communiste internationaliste), à l'époque des évenements tragiques au Chili, en 1973, s'est désolé que Allende et son parti n'aient pas mieux participé à l'organisation, à ce moment particulier, des ouvriers et des paysans pour les aider à prendre le pouvoir dans les usines et les terres. Ce faisant, l'OCI critiquait la protection de fait que l'UP procurait à la bourgeoisie, empêchant à la population de prendre le contrôle de la production. Cette question de l'armement possible de la classe ouvrière que posent les différents courants du trotskisme montre les différences qui existent au sein de mouvements se réclamant des mêmes idées, mais de pratiques différentes. Cette question est pour le moins peu débattue dans la sphère publique et médiatique, mais courante dans certains milieux trotskistes et marxistes. Cette question est aussi un point de discorde : ou bien le parti arme volontairement à des fins bureaucratiques et idéologiques, ou bien il laisse faire pragmatiquement, c'est-à-dire laisse, voire aide, le peuple s'armer « selon ses besoins », pour reprendre une expression léniniste-socialiste. Dans les deux cas se pose la question de la morale en différents termes : morale bourgeoise, « tuer est mal et antidémocratique, et même si c'est la volonté du peuple cela doit être évité » ; morale prolétarienne, tuer devient alors une nécessité historique provoquée par la domination bourgeoise, qui de toute façon répondra de manière armée. Dans cette optique, qu'est-ce que le trotskisme ? La défense et l'application du programme de transition de la IVe Internationale ? La défense des idées de Léon Trotsky ? La défense des pratiques de Léon Trotsky ? La volonté d'armer la classe ouvrière ? La volonté de faire chaque pas vers le socialisme, pacifiquement, ou au prix d'une révolte armée s'il le faut ? Y a-t-il une critique possible des actes de l'homme quand on en revendique le nom ? Y a-t-il un trotskisme pacifiste, ou un nouveau trotskisme ? Cette question n'est qu'un point du programme, et il ne s'agit pas de morale, mais de concrétude. Chacun peut s'imaginer, le jour « du grand soir », devant les balles ennemies, quelque soit son « bord », que fera-t-il ? Cela montre, s'il était nécessaire, la différence entre les idées dont un parti peut se réclamer, et la pratique mise en place par lui. Deux choses que l'histoire ne suffit pas à expliquer, même si de nombreux exemples de révoltes se sont passées dans le sang, écrasées comme la Commune ou victorieuses comme la révolution d'Octobre.

La question délicate de l'entrisme

L'entrisme correspondait chez Trotsky a une adhésion collective et "à drapeau déployé" dans des partis réformistes ou "centristes" pour profiter des courants de radicalisation et quitter le terrain du propagandisme pour celui de l'action de masse. Il s'agissait d'opérations conjoncturelles, par exemple dans la SFIO en 1934-35. Plus tard, la Militant tendancy de Ted Grant a théorisé et pratiqué un entrisme à long terme (en l'occurrence dans le Parti travailliste britannique) dont l'objectif était de positionner le trotskysme comme un courant légitime dans le mouvement ouvrier. C'est l'orientation actuelle de groupe français comme La Riposte (dans le PCF) ou Militant (dans le PS). Le terme entrisme a été utilisé de manière impropre pour désigner les opérations de noyautage secret menées principalement par le courant lambertiste (OCI des années 70-80) et dont l'élément le plus célèbre est Lionel Jospin qui "trahira" ses mentors en 1987.

Le Trotskisme dans le monde

Les mouvements communistes internationalistes connaissent en général une grave crise d'identité, mais les trotskistes demeurent présents et possèdent des sections organisées dans plus de 50 pays. En sus de la France, ils sont aussi très présents en Grande-Bretagne, au Brésil, en Argentine, en Bolivie et en Afrique du Sud.

Quelques trotskistes


- Martin Abern
- Kazimierz Badowski, Robert Barcia (Hardy), Daniel Bensaïd, Olivier Besancenot, Pierre Bois, Marc Bourhis, Pierre Broué
- Alex Callinicos, James P. Cannon, Raymond Debord, Chen Duxiu, Tony Cliff, François Chesnais
- Farrell Dobbs, Hal Draper, Isaac Deutscher, Raya Dunayevskaya, Ross Dowson
- Kat Fletcher, Paul Foot, Pierre Frank, Josef Frey , Gérard Filoche
- Albert Goldman, Ted Grant, Daniel Gluckstein, Pierre Gueguen
- Duncan Hallas, Joseph Hansen, Chris Harman, Jock Haston, Derek Hatton, Gerry Healy, Joe Higgins, Irving Howe
- C. L. R. James, Stéphane Just
- Frida Kahlo, Jacques Kergoat, Michael Kidron, David Korner (Barta), Alain Krivine
- Arlette Laguiller, Pierre Lambert, Abraham Léon, Ken Loach, Guillermo Lora
- Jack MacDonald, Ernest Mandel, Tristán Marof, Sean Matgamna, Jean Meichler, Raymond Molinier, Nahuel Moreno, Felix Morrow, Grandizo Munis
- Pierre Naville, Dave Nellist, Jabra Nicola, Andreu Nin
- N. M. Perera, Jeannette Pienkny, J. Posadas, Pandelis Pouliopoulos <