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| Méga |
MégaMéga (symbole M) est un préfixe du système international (SI) qui représente 106 soit un million ; il fut confirmé par la 11 Conférence générale des poids et mesures (CGPM) en 1960.
Il provient du grec μέγας qui signifie grand.
En informatique, le Mo ou mégaoctet (en anglais MB, pour megabyte) représente souvent incorrectement 1 0242 octets, soit 1 048 576 et non un million. Voir préfixe binaire.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
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Mega (sans accent aigu) est aussi un jeu de rôle (acronyme de « messager galactique »).
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
ja:メガ
ko:메가
Conférence générale des poids et mesures ko:국제도량형총회 ja:国際度量衡総会
Catégorie:Métrologie Catégorie:Conférence internationale Catégorie:Organisme de normalisation
La Conférence générale des poids et mesures (CGPM) est l'une des trois organisations établies par la Convention du Mètre en 1875. Elle se réunit à Paris tous les quatre ou six ans. En 2002 la CGPM comptait 51 états membres et dix membres associés. En 2005, ce dernier chiffre atteint 17 membres associés.
Réunions de la CGPM
- 1re (1889) - Sanction des prototypes internationaux du mètre et du kilogramme.
- 2e (1897)
- 3e (1901) - Interdiction d'utiliser le kilogramme comme mesure de force ou de poids. L'accélération normale de la pesanteur est définie. Le litre est défini comme étant le volume occupé par une masse de 1 kg d'eau pure, à son maximum de densité et sous la pression atmosphérique normale.
- 4e (1907) - Le carat métrique de 200 mg adopté.
- 5e (1913) - Échelle internationale de température proposée.
- 6e (1921) - Convention du Mètre révisée.
- 7e (1927) - Création du Comité consultatif d'électricité (CCÉ). Il deviendra le Comité consultatif d'électricité et magnétisme en 1997.
- 8e (1933) - Substitution des unités électriques absolues aux unités dites « internationales ».
- 9e (1948) - Définition de l'ampère, du coulomb, du farad, du henry, du joule, du newton, de l'ohm, du volt, du watt et du weber. Le symbole du litre est le « l » minuscule. La virgule et le point sont acceptés comme séparateurs décimaux [http://www1.bipm.org/jsp/fr/ViewCGPMResolution.jsp?CGPM=9&RES=7].
- 10e (1954) - Le kelvin [http://www1.bipm.org/jsp/fr/ViewCGPMResolution.jsp?CGPM=10&RES=3] et l'atmosphère normale [http://www1.bipm.org/jsp/fr/ViewCGPMResolution.jsp?CGPM=10&RES=4] sont définis. Début du Système international d'unités (mètre, kilogramme, seconde, ampère, kelvin, candela).
- 11e (1960) - Le mètre redéfini en longueurs d'onde de lumière. Adoption du hertz, du lumen, du lux et du tesla. Adoption de la désignation SI. Préfixes pico-, nano-, micro-, méga-, giga- et téra- confirmés. myria- et myrio- retirés.
- 12e (1964) - La définition originale du litre = 1 dm³ rétablie. Préfixes atto- et femto- adoptés.
- 13e (1967) - La seconde et le candela redéfinis. Le degré Kelvin devient le kelvin.
- 14e (1971) - Définition de la mole. Adoption du pascal et du siemens.
- 15e (1975) - Préfixes péta- et exa-. Adoption du gray et du becquerel.
- 16e (1979) - Le candela redéfini, le sievert défini. Le symbole du litre peut être aussi bien « l » que « L ».
- 17e (1983) - Le mètre redéfini à partir de la vitesse de la lumière.
- 18e (1987) - Adoption de valeurs conventionnelles pour les constantes de Josephson, KJ, et von Klitzing, RK, ce qui prépare le terrain pour une redéfinition de l'ampère et du kilogramme.
- 19e (1991) - Préfixes yocto-, zepto-, zetta- et yotta-.
- 20e (1995) - Les unités supplémentaires (radian et stéradian) deviennent des unités dérivées.
- 21e (1999) - Adoption du katal = mole par seconde, unité de mesure de l'activité catalytique.
- 22e (2003) - La virgule et le point réaffirmés comme séparateurs décimaux [http://www1.bipm.org/jsp/fr/ViewCGPMResolution.jsp?CGPM=22&RES=10].
Références
[http://www1.bipm.org/fr/convention/member_states/ Liste complète des États membres]
1960
Cette page concerne l'année 1960 du calendrier grégorien.
Événements
Premier trimestre
Détails : Janvier 1960 - Février 1960 - Mars 1960
- 1 janvier : En France, Entrée en vigueur du nouveau franc par division de l'ancien par 100.
- 1 janvier : Indépendance du Cameroun, président Ahmadou Ahidjo.
- 9 janvier : Début de la construction du barrage d'Assouan en Égypte.
- 11 janvier : Indépendance du Tchad, président Tombalbaye.
- 24 janvier : En Algérie, semaine des barricades à Alger (24 janv.-1er fév.).
- 5 février : Le plus grand synchrotron du monde pour la recherche nucléaire (25-milliards d'électron-volt), est inauguré à Meyrin dans la banlieue de Genève (Suisse) par un groupement de 13 nations européennes.
- 13 février : Premier essai (Gerboise bleue) de la bombe à fission française (bombe A) à Reggane dans le désert du Tanezrouf (Sahara algérien).
- 18 février : Ouverture des 8 Jeux Olympiques d'hiver à Squaw Valley en Californie.
- 28 février : Création à Atlanta du mouvement des chevaliers du Ku Klux Klan regroupant les mouvements racistes disparates de 17 états méridionaux.
- 29 février : Un tremblement de terre de magnitude 6,7 sur l'échelle de Richter fait 15 000 victimes à Agadir au Maroc.
- 2 mars : Le pape nomme les premiers cardinaux non blancs : un Africain, un Japonais et un Philippin.
- 7 mars : Lancement du journal Télé 7 jours
- 21 mars : Massacre à Sharpeville, en Afrique du Sud. La Police ouvre le feu sur un groupe de manifestants noirs non armés : 69 morts et 180 blessés.
- 23 mars : Visite en France de Nikita Khrouchtchev
Deuxième trimestre
Détails : Avril 1960 - Mai 1960 - Juin 1960
- 3 avril : Fondation du PSU
- 18 avril : Première apparition publique des Beatles.
- 27 avril : Indépendance du Togo octroyée par la France. Ancienne colonie allemande, le pays était sous administration déléguée de l'ONU.
- 1 mai : Un avion de reconnaissance américain de type U2 (avion-espion) est abattu au-dessus du territoire soviétique.
- 7 mai : Nikita Khrouchtchev accède à la présidence de l'URSS.
- 9 mai : Légalisation de la pilule anticonceptionnelle sur la territoire américain. La FDA (Food and Drug Administration) approuve la pilule comme moyen contraceptif.
- 11 mai :
- Mise à flot du paquebot France, à Saint-Nazaire (Bretagne).
- Le Président Eisenhower reconnaît publiquement que les États-Unis ont effectué des missions de reconnaissance aérienne au-dessus de territoire soviétique durant les quatre dernières années. Le 15 mai, il annonce que plus aucun vol d'espionnage ne sera fait.
- 14 mai : Sommet des quatre grandes puissances, à Paris, avec Eisenhower, Macmillan, Khrouchtchev et de Gaulle.
- 22 mai : Tremblement de terre record au Chili (9,5 sur l'échelle de Richter), il fait 2000 morts sur place et 250 du fait des tsunamis au Japon, aux Philippines, en Alaska et aux îles Hawaï.
- 23 mai : Enlèvement de Adolf Eichmann en Argentine par les Israéliens pour être jugé en Israël.
- 20 juin : Indépendances du Mali et du Sénégal octroyées par la France. Les deux pays forment la Fédération du Mali qui éclatera au mois d'août.
- 30 juin : Indépendance du Congo Belge octroyée par la Belgique, président Joseph Kasavubu. La guerre civile débute immédiatement.
Troisième trimestre
Détails : Juillet 1960 - Août 1960 - Septembre 1960
- 1 juillet :
- Le Somaliland britannique et la Somalie sont réunis et proclament leur indépendance.
- Indépendance du Ghana octroyée par la Grande-Bretagne mais le pays reste membre du commonwealth.
- 9 juillet : Un décret autorise le péage sur les autoroutes françaises.
- 11 juillet : À la convention nationale des démocrates à Los Angeles en Californie, le sénateur John F. Kennedy est nommé dès le premier tour de vote. C'est le plus jeune candidat à être nommé pour cette élection.
- 13 juillet : Premier festival de Jazz d'Antibes en France.
- 20 juillet : Pour la première fois au monde, une femme Sirimavo Bandaranaike est élue chef d'un gouvernement à Ceylan.
- : Indépendance du Dahomey (Bénin actuel) octroyée par la France.
- 3 août : Le record du monde de vitesse dans l'air a été battu avec 2 196 mi/h (milles par heure). Il a été établi par la fusée expérimentale américaine X-15.
- 5 août : Indépendance de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso) octroyée par la France.
- 7 août :
- Indépendance de la Côte d'Ivoire octroyée par la France.
- Nationalisation des entreprises américaines sur le territoire cubain par Fidel Castro
- 15 août : Indépendance de la république populaire du Congo (Congo Brazzaville) octroyée par la France.
- 16 août : Indépendance de Chypre octroyée par la Grande-Bretagne après 88 ans d'occupation coloniale.
- 16 août : Joseph Kittinger saute en parachute à partir d'un ballon à 31 333 m au-dessus du Nouveau-Mexique. Il bât les records de saut en haute-altitude, de la plus importante chute libre (25 700 mètres) avant ouverture du parachute, et la plus grande vitesse réalisée par un être humain (982 km/h) sans assistance motorisée
- 17 août : Indépendance du Gabon octroyée par la France.
- 20 août : Le Sénégal quitte la Fédération du Mali et déclare son indépendance.
- 25 août : Ouverture des 17 Jeux olympiques à Rome jusqu'au 11 septembre.
- 11 septembre : Clôture des 17 Jeux olympiques à Rome depuis le 25 août.
- 13 septembre : L'ouragan Donna, considéré comme le plus destructeur par les Américains, tue 30 personnes et laisse derrière lui des milliers des sans-abri sur la côte atlantique, de la Floride au Canada.
- 14 septembre : Coup d'État au Congo par le colonel Joseph Mobutu.
- 22 septembre : Modibo Keïta proclame l'indépendance de la République du Mali après l'échec de la Fédération du Mali.
Quatrième trimestre
Détails : Octobre 1960 - Novembre 1960 - Décembre 1960
- 1 octobre : L'indépendance du Nigeria est concédée par la Grande-Bretagne.
- 12 octobre : Le président soviétique Nikita Khrouchtchev frappe sur son pupitre avec sa chaussure à l'Assemblée générale de l'ONU pour protester de la discussion sur la politique de l'Union soviétique à l'égard de l'Europe de l'Est.
- 24 octobre : Explosion d'une fusée soviétique R 16 à Baïkonour : 123 morts.
- 29 octobre : Nikita Khrouchtchev promet, lors d'une interview, de fournir à Cuba des missiles pour prévenir une attaque américaine.
- 4 novembre : Le Président français Charles de Gaulle annonce à la TV algérienne un référendum sur l'autodétermination de l'Algérie.
- 8 novembre : Élection de John F. Kennedy (parti Démocrate) comme président des États-Unis avec 49,7 % des voix contre Richard Nixon (R) 49,5 %, et devenant le plus jeune Président des États-Unis (70 % des noirs américains auraient voté pour lui).
- 15 novembre : Indépendance de la Mauritanie octroyée par la France.
- 1 décembre : Indépendance de la République centrafricaine octroyée par la France.
- 9 décembre : Voyage du président Charles de Gaulle en Algérie, marquée par des émeutes sanglantes causant la mort de 127 personnes.
- 20 décembre : Création au Viêt Nam du Sud d'un Front de libération national. Début de la guerre du Viêt Nam.
Chronologies thématiques
- Aéronautique : 1960 en aéronautique
- Chemins de fer : 1960 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1960 au cinéma
- Sport : 1960 en sport
- Arts et Culture : Arts et cultures en 1960
- Sciences et Techniques : Sciences et techniques en 1960
- 24 janvier : Nastassja Kinski, actrice
- 19 février : Prince Andrew, second fils de la reine Elizabeth II d'Angleterre
- 29 février : Cheb Khaled, chanteur algérien
- 7 mars : Ivan Lendl, joueur de tennis tchèque
- 21 mars : Ayrton Senna, coureur automobile brésilien
- 18 mai : Yannick Noah, joueur de tennis français
- 22 mai : Hideaki Anno, réalisateur japonais
- 3 juillet :
- Vince Clarke, musicien anglais des groupes Depeche Mode puis Erasure
- Perrine Pelen, skieuse, française.
- 15 juillet : Kim Alexis, modèle américaine
- 12 août : Laurent Fignon, champion cycliste français
- 19 septembre : Hugh Grant, acteur américain
- 8 octobre : François Pérusse, humoriste québécois.
- 14 octobre : Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, écrivain France.
- 30 octobre : Diego Maradona, champion argentin de football
- 25 novembre : John F. Kennedy Jr., fils du président John F. Kennedy
- 27 decembre : Maryam d'Abo, actrice britannique
voir aussi::Catégorie:Naissance en 1960
- 2 janvier : Fausto Coppi, coureur cycliste italien, (° 1919).
- 4 janvier : Albert Camus, prix Nobel de littérature, écrivain français, (° 1913).
- 24 janvier : Edwin Fischer, pianiste suisse.
- 21 février :
- Jacques Becker, réalisateur, acteur, scénariste français, (° 1906).
- Samuel Mitchell, astronome (Il a calculé la distance de plus d'un millier d'étoiles), américain.
- 22 février : Paul-Émile Borduas, peintre surréaliste puis abstrait québécois, (° 1905).
- 3 avril : Norodom Suramit, roi du Cambodge.
- 28 avril : Anton Pannekoek, astronome et un militant communiste hollandais, (° 1873).
- 11 mai : John Davison Rockefeller Junior, milliardaire américain, (° 1874).
- 17 mai : Jules Supervielle, poète et écrivain français, (° 1884).
- 30 mai : Boris Pasternak "Docteur Jivago", écrivain russe, prix Nobel de littérature, (° 1890).
- 16 juillet : John P. Marquart, romancier américain
- 15 août : Jefferson Machamer (60 ans), artiste de dessins animés (The Baffles, Petting Patty et Guys and Gals).
- 7 septembre : Wilhelm Pieck (84 ans), ancien président communiste de l'Allemagne de l'Est.
- 16 septembre : J. Cheever Chowdin (71 ans), ancien patron de Universal Pictures.
- 26 septembre : Emily Post, la grande dame des bonnes manières.
- 12 octobre : Inejir Asanuma (61 ans). leader socialiste japonais (assassiné).
- 5 novembre :
- Mack Sennett, réalisateur producteur américain d'origine canadienne, (° 1884)
- Ward Bond, acteur américain (° 1903, 57 ans)
- 16 novembre : Clark Gable, acteur américain, (° 1901).
- 7 décembre : Clara Haskil, pianiste suisse d'origine roumaine.
- Philippe Panneton dit Ringuet (64 ans), écrivain canadien
- Richard Wright, écrivain américain qui traita des problèmes sociaux et psychologiques des noirs américains.
voir aussi::Catégorie:Décès en 1960
__NOTOC__
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Grèce
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| Capitale || Athènes
|- valign="top"
| Président Premier ministre
| Carolos Papoulias Costas Caramanlis
|{{{{{{{{{{Commons|Category:Greece|la Grèce{wikitravel|la Grèce|Grèce{fr{en{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail Grèce
Octet
Un octet est une unité de mesure en informatique mesurant la quantité de données. Un octet est lui-même composé de 8 bits, soit 8 chiffres binaires.
Symboles
En français, l’octet est le plus souvent noté « o », ou parfois « B » de l’anglais byte L’octet est aussi plus rarement noté « b », mais en général le « b » minuscule est utilisé pour noter le bit (la plus petite unité d’information séparable), soit 8 fois moins de données.
Le « o » n'est pas acceptable dans le Système international d'unités (SI) à cause du risque de confusion avec 0 (zéro). Le « B », quant à lui, est le symbole du bel (dans le système SI, c’est une unité également sans dimension, définie par le logarithme d’un rapport entre deux mesures de même dimension). Cette question n’est toujours pas résolue, les unités d’information ne faisant pas partie du SI.
L’utilisation d'un diacritique permettrait de lever la confusion possible, par exemple « ō » avec l’accent macron (de même que l’angström utilise le rond en chef dans son symbole « Å » pour le distinguer du symbole SI de l’ampère), cependant il n’existe pas encore de convention consensussuelle établie entre les différents auteurs sur le choix du diacritique à utiliser, ni même sur la casse de la lettre de base.
Usages
L'octet et ses multiples sont généralement utilisés comme mesure de la capacité de mémorisation de la mémoire informatique, comme la mémoire vive, les disquettes, les disques durs ou les CD-ROM. Le débit de données en octets par seconde est souvent utilisés pour indiquer les taux de transfert des bus informatiques entre les périphériques informatiques. En revanche les taux de transfert des réseaux informatiques sont plus souvent donnés en bits par seconde.
Un octet peut prendre 28=256 valeurs différentes, entre 00000000 et 11111111. Par exemple : 11000100 ou 00000001 sont des représentations binaires d'octets, C4 et 01 étant des représentations hexadécimales. Ces 256 valeurs permettent notamment de représenter les nombres naturels entre 0 et 255 compris ; on parle alors d'octet non signé. Si on utilise un octet pour représenter un nombre entier entre -128 et 127 compris, on parle d'octet signé. Voir les articles Format de données et Système binaire.
Multiples
Conventionnels
Par convention, et de manière erronée selon le SI, les unités dérivées que sont le kilo-octet (ou kilooctet), le mégaoctet, le gigaoctet sont souvent utilisées pour représenter les valeurs suivantes en puissance de 2 :
- 1 kilo-octet (ko ou Ko) = 210 octets = 1 024 octets (et pas 1 000 octets comme on pourrait le supposer), soit 2 à la puissance 10.
- 1 méga-octet (Mo) = 220 octets = 1 024 ko = 1 048 576 octets.
- 1 giga-octet (Go) = 230 octets = 1 024 Mo = 1 073 741 824 octets.
- 1 téra-octet (To) = 240 octets = 1 024 Go = 1 099 511 627 776 octets.
- 1 péta-octet (Po) = 250 octets = 1 024 To = 1 125 899 906 842 624 octets.
- 1 exa-octet (Eo) = 260 octets = 1 024 Po = 1 152 921 504 606 846 976 octets.
- 1 zetta-octet (Zo) = 270 octets = 1 024 Eo = 1 180 591 620 717 411 303 424 octets.
- 1 yotta-octet (Yo) = 280 octets = 1 024 Zo = 1 208 925 819 614 629 174 706 176 octets.
Un problème particulier au français est la formation des multiples, à cause de la voyelle initiale. Voit-on aussi bien « kilo-octet », « kilooctet » que « kiloctet ».
Normalisés
Depuis la normalisation de 1998 par la Commission électrotechnique internationale, les préfixes kilo, méga, giga, téra, etc, correspondent aux mêmes multiplicateurs que dans tous les autres domaines, soit des puissances de 10 :
- un kilo-quelque chose = quelque chose × 103.
- un méga-quelque chose = quelque chose × 106.
- un giga-quelque chose = quelque chose × 109.
- un téra-quelque chose = quelque chose × 1012.
Il est à noter que l'impact de cette normalisation reste très faible, l'usage traditionnel restant largement en vigueur chez les informaticiens et les électroniciens.
Donc, appliqué à l'informatique, cela donne :
- 1 kilooctet (ko) = 103 = 1 000 octets
- 1 mégaoctet (Mo) = 106 octets = 1 000 ko = 1 000 000 octets
- 1 gigaoctet (Go) = 109 octets = 1 000 Mo = 1 000 000 000 octets
- 1 téraoctet (To) = 1012 octets = 1 000 Go = 1 000 000 000 000 octets
Les puissances de 2 sont maintenant représentées par les symboles :
- kibi pour « kilo binaire ».
- mébi pour « méga binaire ».
- gibi pour « giga binaire ».
- tébi pour « téra binaire ».
et ainsi de suite...
L'usage de ces préfixes est très restreint et se répand très lentement.
- 1 kibioctet (kio) = 210 octets = 1024 octets
- 1 mébioctet (Mio) = 220 octets = 1024 Kio
- 1 gibioctet (Gio) = 230 octets = 1024 Mio
- 1 tébioctet (Tio) = 240 octets = 1024 Gio
- 1 pébioctet (Pio) = 250 octets = 1024 Tio
- 1 exbioctet (Eio) = 260 octets = 1024 Pio
- 1 zébioctet (Zio) = 270 octets = 1024 Eio
- 1 yobioctet (Yio) = 280 octets = 1024 Zio
Cette distinction est d'ailleurs utilisée depuis longtemps par les fabricants de disques durs. Le fait que l'usage de préfixes en puissances de 10 permette d'afficher commercialement des capacités supérieures à celles données par les puissances de 2 n'est certes pas nuisible du point de vue de la mise en marché. Ainsi, un disque dur de 100 gigaoctets (100×109 octets) contient le même nombre (arrondi) d'octets qu'un disque de 93,13 gibioctets (93,13×230 octets). Les disques durs courants étant divisés en secteurs de 512 octets, un comptage en unités de 1024 octets serait plus naturel — du moment que les préfixes binaires sont utilisés.
Traitements multi-octets
Si les premiers micro-ordinateurs n'étaient guère capables de traiter plus d'un octet à la fois, ce ne fut pas le cas des générations suivantes de matériel informatique. Aussi parle-t-on, pour désigner une unité de 16 bits de mémoire (soit 2 octets), de mot, et pour une unité de 32 bits (4 octets), de double-mot. Ces termes ont tendance à varier avec le contexte, aussi n'est-il pas recommandé de les utiliser.
Catégorie:Unité de mesure informatique
ja:バイト (情報)
ko:바이트
ms:Bait
simple:Byte
th:ไบต์
Yocto ja:ヨクト
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
Yocto est un préfixe (voir tous les préfixes) d'unité de mesure, signifiant 10-24 fois cette unité (soit un millionième de milliardième de milliardième). Son symbole est y.
Adopté en 1991, il provient du grec όχτώ, huit, car égal à .
Voir aussi
Article connexe
- fito
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
AttoCatégorie:Multiple d'unité de mesure
Atto est un préfixe (voir tous les préfixes) pour une unité, signifiant 10-18 fois cette unité (soit un milliardième de milliardième). Son symbole est a.
Par exemple, on parle d'attoseconde. Adopté en 1964, il provient du mot danois atten, signifiant dix-huit.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
ja:アト
FemtoFemto est un préfixe (voir tous les préfixes) d'unité de mesure, signifiant 10-15 fois cette unité (soit un millionième de milliardième). Son symbole est f.
Par exemple, on parle de femtoseconde ou de femtomètre. Adopté en 1964, il provient du mot danois femten, signifiant quinze.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
ja:フェムト
Nano ja:ナノ
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
Le Nano est un préfixe d'unité de mesure correspondant à 10-9. Son symbole est n.
Confirmé en 1960, il provient du grec νανος (en alphabet latin nanos), signifiant nain.
Les nanotechnologies sont très en vogue en ce début de . Le nano est très utilisé en électronique dans les mesures de courant et de capacité.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
Micro ja:マイクロ
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
Micro est un préfixe (voir tous les préfixes) d'unité de mesure, signifiant 10-6 fois cette unité (soit un millionième). Son symbole est µ.
- Un micromètre = 1 /1 000 000 m = 1 10-6 m = 1 micron (unité désuète)
Confirmé en 1960, il provient du grec μιχρός (en alphabet latin micros), signifiant petit.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
Milli
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
Milli est un préfixe (voir tous les préfixes) d'unité de mesure, signifiant 10-3 fois cette unité (soit un millième). Son symbole est m.
Par exemple, on parle de milliseconde ou de millimètre. Adopté en 1795, ce préfixe vient du mot latin mille, signifiant un millier (le pluriel est milia).
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
Déci ja:デシ
Déci est un préfixe (voir tous les préfixes) d'unité de mesure, signifiant 10-1 fois cette unité (soit un dixième). Son symbole est d.
Par exemple, on parle de décilitre ou de décimètre. Adopté en 1795, ce préfixe vient du mot latin decimus, signifiant dixième.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
HectoCatégorie:Multiple d'unité de mesure
Hecto (symbole h) est un préfixe (voir tous les préfixes) d'unité de mesure qui représente 102 soit 100. Ainsi, l'hectomètre vaut 100 mètres, l'hectolitre vaut 100 litres, etc.
Adopté en 1795, il provient du grec έκατόν, cent.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
ja:ヘクト
ko:헥토
Kilo ko:킬로 ja:キロ
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
Kilo est une classe de Sous-marins construits en majorité en Union Soviétique.
----
Kilo (symbole k) est un préfixe du système international (SI) qui représente 1×103 soit mille. Ainsi, le kilomètre vaut 1 000 mètres, le kilovolt 1 000 volts, etc. À noter aussi la curiosité de kilohm, seul exemple d'élision du préfixe (avec mégohm et hectare).
Proposé par l'Académie des sciences, il a été officialisé en France par la loi du 7 avril 1795. Il provient du grec χίλιοι, mille.
Dans la langue courante, kilo est utilisé à la place de kilogramme. Avant l'introduction de l'euro, les milieux financiers avaient pris l'habitude de parler de kilofrancs (kF) pour les milliers de franc français (par exemple pour exprimer un revenu annuel).
En informatique, le Ko ou kilooctet (en anglais KB, pour kilobyte) représente incorrectement 1 024 (ou 210) octets et non mille. Un octet étant un groupe de 8 bits, un kilooctet contient 8 fois plus d'informations qu'un kilobit. On remarquera que le symbole kilo hésite entre k et K dans ce contexte. Cette distinction (consacrée par l'usage) n'existe pas pour les autres multiples de mille.
Afin de corriger l'anomalie, la Commission électrotechnique internationale a proposé le préfixe binaire kibi et demande qu'on utilise le kibioctet (kibibyte). Cinq ans après, l'usage néglige toujours cette recommandation.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
Giga ko:기가 ja:ギガ
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
Giga (symbole G) est un préfixe du système international (SI) qui représente 109 soit un milliard.
Confirmé en 1960, il provient du grec γίγας, géant.
En informatique, le Go ou giga-octet (en anglais GB, pour gigabyte) représente souvent incorrectement 10243 octets soit 1 073 741 824 et non un milliard. Voir préfixe binaire.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
TéraTéra (symbole T) est un préfixe du système international (SI) qui représente 1012 soit mille milliards.
Confirmé en 1960, il provient du grec τέρας, monstre.
En informatique, le To ou téraoctet (en anglais, TB pour terabyte) représente incorrectement 10244 octets (et non mille milliards). Voir préfixe binaire.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
Voir aussi
- Tera est également le nom d'un jeu de rôle sur ordinateur édité en 1986.
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
ja:テラ
ko:테라
Exa ja:エクサ
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
Exa (symbole E) est un préfixe du système international (SI) qui représente 1018.
Adopté en 1991, il provient du grec ἕξ, six, car égal à 10006.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
ZettaCatégorie:Multiple d'unité de mesure
Zetta (symbole Z) est un préfixe du système international (SI) qui représente 1021.
Adopté en 1991, il provient du français sept, car égal à 10007.
Peu de grandeurs utilisent ce préfixe, mais on remarquera les zetta-particules dont l'énergie se mesure en ZeV (zetta-électron-volts).
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
ja:ゼタ
Yotta ko:요타 ja:ヨタ
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
Yotta (symbole Y) est un préfixe du système international (SI) qui représente 1024.
Adopté en 1991, il provient du grec όχτώ, huit, car égal à 10008.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
Jeu de rôle
Le jeu de rôle ludique
Les jeux de rôle (JdR) sont des jeux de société où plusieurs participants créent ou vivent ensemble une histoire, chacun incarnant un personnage.
Comme leurs ancêtres, les jeux de plateau, les jeux de rôle se jouent le plus souvent autour d'une table. Dés, papier et crayons constituent l'essentiel des accessoires nécessaires.
Là s'arrête la similitude. Dans une partie de jeu de rôle, un des participants assume la fonction d'arbitre — il interprète les règles en cas de doute, voire oriente les résultats en fonction des nécessités du scénario — et de meneur de jeu — il connaît le fil conducteur de l'histoire, le scénario de base. Il est l'intermédiaire avec le monde imaginaire du jeu, car il incarne les personnages du scénario et décrit le monde dans lequel les joueurs font évoluer le personnage qu'ils ont créés ou que le scénario leur a attribué. On peut faire l'analogie avec le théâtre d'improvisation, où un juge donne des éléments imposés à des acteurs. On peut aussi décrire le jeu de rôle comme une réalité virtuelle sans ordinateur.
Il n'y a pas de compétition, du moins pas celle qu'on trouve dans les autres jeux de société. La fin d'une partie ne désigne pas forcément un gagnant unique. Le but du jeu est simplement le plaisir qu'on éprouve à participer à l'histoire, à interpréter un rôle et à faire évoluer son personnage pour le rejouer dans une partie future.
« Jeu de rôle » ou « jeu de rôles » ?
Historiquement, la première orthographe fut « jeu de rôle » (sans s à rôle), correspondant à l'orthographe utilisée en psychologie. Au milieu des années 1990, le magazine Dragon commença à écrire « jeu de rôles » (avec un s à rôle). Actuellement, les deux orthographes sont utilisées, l'orthographe sans s est majoritaire dans les publications, l'orthographe avec un s est surtout utilisée par l'éditeur Asmodée (il est d'ailleurs amusant de lire l'orthographe sans s dans la version 3 de Donjons et Dragons et de lire l'orthographe avec un s dans l'édition 3.5).
Les tenants du s justifient que l'on joue plusieurs rôles. Grammaticalement, le changement n'est pas anodin :
- sans s, « rôle » est le complément du nom « jeu », le rôle est donc la nature du jeu ;
- avec un s, « rôle » est le complément circonstanciel de moyen (comme dans « jeu de cartes »), le rôle est donc un accessoire du jeu au même titre que les crayons ou les dés.
Dans le présent article, nous utilisons l'orthographe « historique ».
Univers et systèmes
Tous les JdR associent un système, chargé de traduire les idées des joueurs en actions des personnages et réciproquement, et un univers généralement différent du monde réel et plus ou moins élaboré.
En pratique, le système ne peut rendre compte de la totalité du monde réel ou imaginaire. Cette insuffisance radicale est une des causes majeures du foisonnement des JdR, chacun réglant à sa façon cette difficulté par
- l'évitement,
- le développement,
- la fusion.
L'évitement : le jeu assume une certaine focalisation sur certains aspects, et adapte l'univers en conséquence. C'est la stratégie la plus générale, ce qui explique qu'il est rare de retrouver le même système dans plusieurs jeux. Les règles sont considérées comme interprétatives, le bon sens des joueurs restant primordial même si on admet une certaine latitude héroïque (permettant par exemple des performances athlétiques significativement au-delà des records mondiaux).
Le développement : le jeu assume une certaine incomplétude, et, à l'instar d'un progiciel, il laisse les joueurs lui donner véritablement corps. En pratique, cela est plus utilisé pour la partie monde, ou un scénario, à charge pour les joueurs d'y coller un système de leur choix. Mais plusieurs systèmes seront toutefois créés avec une idée universelle, notamment le Basic Role Playing System de RuneQuest, GURPS (General Role Playing System) qui ne fixe que les "règles physiques" inhérentes au système laissant ainsi une totale libertée d'interprétation sur le choix de l'univers du jeu (médiéval, contemporain, anticipation...), ou encore le système des séries Rolemaster et Spacemaster.
La fusion : solution radicale et parfois présentée de façon très élégante, elle consiste à faire du système l'univers : il n'y a rien dans l'univers que ce que le système peut traduire. Cela permet au joueur d'assumer sa nature de joueur jusque dans l'univers du jeu. C'est généralement la solution pour les jeux informatiques, elle est plus rare autour de la table.
Les grands principes des systèmes des principaux jeux de rôle sont décrits dans l'article Systèmes de jeux de rôle.
Histoire
Les débuts de l'histoire moderne du jeu de rôle se confondent avec l'extrême popularité des wargames, les jeux de simulation de batailles militaires, de la fin des années 1960. Gary Gygax créa dans cette mouvance un nouveau type de wargames lié à la parution du Seigneur des Anneaux en 1966 aux États-Unis. Ce wargame, appelé ChainMail, mettait en jeu pour la première fois des créatures fantastiques et de la magie. L'innovation qui devait permettre le passage au jeu de rôle était une règle optionnelle: un section permettait le combat "un contre un"; en effet, jamais auparavant une figurine n'avait représenté un individu, mais plutôt une armée ou une unité de combat. Le joueur pouvait donc s'y identifier. Le succès de cette option auprès des joueurs fit boule de neige.
En collaboration avec Dave Arneson, considéré comme le co-créateur du jeu de rôle, ils publièrent en janvier 1974 Dungeons & Dragons, le plus célèbre et le plus ancien des jeux de rôle, proposant aux joueurs d'évoluer dans un monde médiéval-fantastique à la Tolkien en explorant les souterrains du sinistre Donjon de Blackmoor. Ils créèrent le concept de jeu de rôle en voulant faire vivre leurs soldats en dehors des champs de bataille.
Les mille exemplaires artisanaux de cette première édition trouvèrent rapidement preneurs. Une nouvelle édition, améliorée, vit le jour. D'autres éditeurs de wargames décidèrent de se mettre à ces nouveaux jeux, dont certaines comme The Chaosium et Games Designer Workshop auront un succès durable.
Les thèmes se diversifièrent après s'être concentrés sur le médiéval-fantastique (Tunnels & Trolls en 1975) : d'abord Metamorphosis Alpha, genre de donjon dans un immense vaisseau spatial qui n'apportaient que peu de nouveautés, mais surtout Traveller, premier véritable jeu de rôle de space opera.
La première diffusion confidentielle de la version anglaise de Donjons et Dragons en France ouvrit la porte à une traduction, brisant ainsi la barrière de la langue. Le premier jeu de rôle original en français, de thème médiéval-fantastique, est publié en 1983 : L'Ultime épreuve.
Le succès de Donjons et Dragons et des autres jeux de rôle fut important : de 1974 à 1982, plus de deux millions et demi d'exemplaires de Donjons & Dragons furent vendus. En 1988, les ventes montaient à 8 millions d'unités pour ce seul jeu, chiffres jamais atteint par les wargames à l'origine des jeu de rôle.
Depuis, de très nombreux jeux ont fait leur apparition dans tous les pays. Certains abordent la plupart des thèmes chers aux œuvres de fiction tels que le médiéval-fantastique, l'horreur, la science-fiction, le cyberpunk. D'autres s'inspirent plus de l'histoire ou de l'actualité, et quelques-uns proposent des thèmes insolites tels que les toons, personnages de dessins animés.
En France l'émergence du jeu de rôle au milieux des années 1980 devait beaucoup à Folio junior qui éditait des livre dont vous êtes le héros au format poche qui, s'ils n'étaient pas des jeux de rôles constituait une bonne introduction à ses principes. Folio éditait également en poche l'Œil noir qui consituait un jeu de rôle à par entière.
Dans les années 1990, d'autres loisirs sont venus ébranler le petit monde des jeux de rôle et de simulation : les jeux de cartes à collectionner (JCC), le premier étant Magic : l'assemblée, des jeux de cartes à thème permettant à deux joueurs ou plus de s'affronter par le biais de paquets personnels qu'il auront préalablement montés à partir de la panoplie de cartes, plus ou moins rares, disponibles sur le marché. Bref, le Jeu des mille bornes transposé dans des univers beaucoup plus fantaisistes, aux règles beaucoup plus élaborées et qui demandent des investissements plus importants pour obtenir les cartes les plus puissantes permettant de défaire l'adversaire. Ces jeux s'adressaient en partie au même jeune public que les jeux de rôle. Le jeu vidéo s'est également approprié l'idée de jeu de rôle (souvent désigné par l'acronyme anglais RPG), là aussi plus facile d'accès et laissant la part belle au principe d'accumulation de puissance (points d'expériences et objets magiques).
L'arrivée de ces jeux a coïncidé avec certain un essouflement du jeu de rôle qui reste difficile à estimer. Certains rôlistes se sont tournés vers eux mais ils ont également attiré à eux de nombreux joueurs jeunes, dont une partie a évolué vers les jeux de rôle. Le phénomène a pris une telle ampleur que Wizards of the Coast, les créateurs de Magic, a racheté TSR, la plus importante société produisant des jeux de rôle, dont Donjons et Dragons. Il reste difficile de juger aujourd'hui de la santé du jeu de rôle, les maisons d'éditions peinent sans doute plus que le passé sur un marché qui a toujours été réduit mais elles sont aussi plus nombreuses et souffrent de la concurence des productions amateurs désormais très facilement diffusables par Internet. La population rôliste étant dispersée il n'existe pas de moyen d'estimer sa taille avec fiabilité.
Grandes dates
- 1966 : Greg Stafford écrit l'histoire de Snodal, prince de Fronéla ; c'est le début du développement du monde de Glorantha qui donnera naissance à RuneQuest
- 1967 : Ernest Gary Gygax organise une convention de jeux dans sa ville, Lake Geneva ; c'est la première Gen Con, qui attire... 50 personnes
- 1968 : Gygax, crée la Castle and Crusade Society (C&C) dont le but est de recréer des batailles médiévales avec des figurines ; il rédige une lettre d'information nommée The Doomsday Book, qui sera la base de Chainmail
- 1971 : E. Gary Gygax et Jeff Perren créent Chainmail, un jeu de combat médiéval-fantastique avec figurines, chez Guidon Games
- 1973 : création de TSR
- janvier 1974 : première édition de Dungeons & Dragons Gygax fonde également The Strategic Review, l'ancêtre de Dragon Magazine
- 1975 : Ken St Andre écrit Tunnels & Trolls, jeu de rôle médiéval-fantastique, publié par Flying Buffalo
- 1976 : TSR publie Metamorphosis Alpha de James M. Ward, une transposition de Dungeons & Dragons dans l'espace (sans grand intérêt...) publication de la première édition de Chivalry & Sorcery chez Fantasy Games Unlimited (FGU) par Edward Simbalist et Wilf Backhaus, premier jeu de rôle historico-médiéval fantastique qui permet de sortir du cadre traditionnel des donjons
- 1977 : publication de Advanced Dungeons & Dragons, règles avancées de Dungeons & Dragons édition de Traveller de Marc Miller chez Games Desigers' Workshop (GDW), premier « vrai » jeux de rôle de science-fiction (space opera)
- 1978 : publication de RuneQuest de Greg Stafford, Steve Perrin et Ray Turney par Chaosium (réédité en 1985 par Avalon Hill) ; c'est le premier jeu médiéval fantastique sans classe de personnage
- avril 1980 : François Marcela-Froideval et Didier Guiserix créent Casus Belli, le premier journal français de jeu de rôle, édité par Excelsior Publication (Science et Vie, Jeux et Stratégie)
- 1980 : FGU publie Space Opera (réédité en 1997) par Edward Simbalist, Phil McGregor et Mark Ratner. C'est le jeu de rôle de SF le plus polyvalent du moment qui permet de jouer aussi bien dans l'univers de Star Wars que dans celui des Fulgurs de E.E. Smith
- 1981 : Chaosium publie Call of Cthulhu, le premier jeu de rôle contemporain-fantastique FGU sort Bushido, jeu de rôle ayant pour toile de fond le Japon médiéval.
- 1983 : publication de L'Ultime Épreuve et Légendes (avec sa fameuse Charte angoumoise), premiers jeux de rôle français publication de James Bond 007 chez Victoria Games, premier jeu de rôle utilisant une table unique de résolution
- 1985 : publication de Maléfices, le premier « best seller » du jeu de rôle français.
- 1991 : publication de Vampire : la Mascarade, le plus populaire jeu de rôle fantastique gothique.
- 1996 : création de la Fédération française de jeu de rôle (FFJDR).
- 1997 : Rachat de TSR, la plus importante société produisant des jeux de rôle dont Donjons et Dragons par Wizards of the Coast, publiant le jeu de carte Magic : l'assemblée.
Évolutions
Le succès des jeux de rôle "classique" ont amené l'apparition d'autres formes de loisir dont certains éléments en sont dérivés. On compte :
- Les jeux de rôle grandeur nature :
:Organisés en sessions de quelques jours, sur un site favorisant l'ambiance (un ancien château fort, par exemple), ils privilégient la mise en scène et le jeu d'acteur. Les amateurs du genre peuvent consacrer autant ou plus de temps à la préparation de leurs costumes qu'au jeu lui-même. Cette forme a aussi donné lieu à des soirées-enquête.
- Soirées-enquête ou Murder parties :
:les joueurs se réunissent une soirée, chacun a une fiche décrivant son rôle, ses buts. La mise en scène est en général plus simple et ne comporte en général pas de combat.
- Killer :
:Lors de ces parties, pouvant se dérouler sur plusieurs jours, chaque joueur doit simuler l'assassinat d'un autre joueur désigné de manière bien entendue inoffensive. Chaque fois qu'un joueur « assassine » un autre joueur, il récupère sa « mission » et doit trouver et « tuer » cette victime. Il existe des killers plus élaborés, avec un scénario.
- Livres-jeu :
:Ce sont des livres dont les paragraphes sont numérotés ; à la fin de la lecture d'un paragraphe, le lecteur a le choix entre plusieurs possibilités (actions du personnage), qui renvoient à différents paragraphes. Ainsi, les paragraphes ne sont pas lu dans l'ordre des numéros, et chaque lecteur ne lira pas les mêmes paragraphes (puisqu'il ne fera pas les mêmes choix). Le livre peut donc générer « plusieurs histoires » (même si en général il y a des « points de passage » obligés).
:Le lecteur ne joue pas de rôle puisqu'il ne fait que choisir parmi des possibilités imposées, cependant, les mondes décrits, le type d'aventure et les mécanismes de jeu se rapprochent des jeux de rôle.
:En français, la collection la plus active dans la fin des années 1980 et le début des années 1990 était les Livres dont vous êtes le héros (éd. Folio Junior), avec plusieurs sous-collections. Notez que Folio Junior, sur sa lancée, a également édité un jeu de rôle, L'Œil noir (traduction française du jeu allemand Das Schwarze Auge), certains des scenarii ayant le même format que les livres-jeu.
- Les jeux de cartes à collectionner :
:Ces jeux de cartes ne sont pas des jeux de rôle, mais les mondes qui servent de cadre à ces jeux ainsi que certains mécanismes de leurs règles les rapprochent du jeu de rôle.
- Les jeux vidéo qui reprennent certains concepts des jeux de rôle : L'interactivité et les univers développés dans les jeux de rôle a aussi donné naissance à d'autres produits, notamment informatiques, appelés à tort jeux de rôle, puisque le « rôle » se réduit en fait à l'exécution d'actions déjà prévues et ne laisse que peu de part à l'esprit d'improvisation et au jeu d'acteur (même si la richesse de certain jeux permet de donner une certaine illusion de liberté) ; ceci est très bien illustré dans le film eXistenZ de David Cronenberg. Toutefois, la possibilité de jeux en réseau (jeux multijoueurs) a réintroduit cette notion de rôle, puisque les actions des autres personnages ne sont pas programmées (ils sont dirigés par d'autres joueurs) et qu'il y a une possibilité réelle de dialogue.
- Les jeux d'aventure privilégient le scénario, les choix proposés au joueur, même s'ils sont souvent limités par rapport à un jeu de rôle.
- Les jeux vidéo de rôle eux, privilégient la gestion du personnage, de ses forces et de ses faiblesses, et fidélisent le joueur en lui donnant le moyen de rendre le personnage toujours plus puissant.
- Les Multi-User Dungeons, ou MUDs : Apparus au début des années 1980, ils sont parmi les premières tentatives de réunir des dizaines, voire des centaines de joueurs dans un même environnement. Les MUDs sont basés sur le protocole Telnet et sont accessibles à quiconque dispose d'un terminal en mode texte ou d'un émulateur de terminal. La gratuité et l'accessibilité des codes-sources des MUDs ont permis à ceux-ci de se développer et d'évoluer rapidement.
- Les jeux en ligne massivement multijoueurs (ou MMORPG pour Massive Multiplayer On-line Role-Playing Game) : Apparus à la fin des années 1990, ils sont l'évolution des jeux sur ordinateur, et leur adaptation sur internet. L'héritage des MUDs est également à bien des égards perceptible. Bâtis autour d'univers persistants (le monde virtuel existe et évolue en permanence, indépendamment du joueur), ils ramènent la dimension sociale que les jeux sur ordinateur avaient perdue, en permettant à des milliers de joueurs de faire coexister leurs personnages.
- Des pédagogues ont mis en place des jeux de rôles pédagogiques comme J'ai vécu au XVIIIe siècle (CNDP).
Notons qu'il existe un forum usenet permettant de jouer en dialoguant via Usenet, il s'agit de news:fr.rec.jeux.jdr.par-forum dont la charte se trouve [http://www.usenet-fr.net/fur/chartes/rec.jeux.jdr.par-forum.html ici]. Il existe également un canal IRC sur IRCnet pour discuter avec des rôlistes, [irc://irc1.fr.ircnet.net/#JdR #JdR]
Annexes
Liens internes
- Voir l'article : Liste de jeux de rôle
- Voir l'article : lexique du jeu de rôle
Quelques magazines actuels
- Magnus est un magazine d'un genre nouveau qui ne se consacre plus uniquement aux JDR « sur table, » mais aussi aux autres jeux qui partagent le même socle imaginaire (jeux vidéos, cartes, etc.)
- Casus Belli
- Dragon magazine (maintenant, le titre Dragon a été repris en France par un journal consacré aux arts martiaux)
- White Dwarf : c'est l'organe officiel de Games Workshop. À ce jour essentiellement orienté vers les jeux de figurines de la gamme GW, on n'y trouve plus aucun article sur les JDR. Ceux-ci ont été remplacés par des conseils de peintures, de modelisme, ainsi qu'un développement important des univers de ces jeux (background ou fluff).
Il existe un grand nombre de fanzines édités par des associations de joueurs.
Magazines disparus
- D20 magazine
- Backstab
- Fantasy.rpg (nouvelle mouture de Backstab en 2005)
- Plasma
- Runes
- Chroniques d'Outre-Monde
- Graal
- Dragon Radieux
- Tatou
- Jeux & Stratégie : traitait de nombreux types de jeux, pas seulement de jeux de rôle, mais a beaucoup contribué à leur popularité de par sa large audience (initialement affilié au groupe « Science & vie »)
- Info-jeux magazine
Livre
- Le livre des jeux de rôle de Didier Guiserix. Éditions Bornemann - ISBN 2-85182-512-2
Inclassables
- Donjon de Naheulbeuk, une saga sonore diffusée en MP3.
- Donjon, une série de bandes dessinées créée par des membres de l′Association, Lewis Trondheim et Joann Sfar, parodie de Donjons & Dragons, série à laquelle collaborent plusieurs dessinateurs et scénaristes (Christophe Blain, Manu Larcenet...). Il a donné lieu à un jeu de rôle, Donjon - clefs en main.
Éditeurs de jeux de rôle
Voir l'article dédié Liste d'éditeurs de jeux de rôle
Œuvres autour des jeux de rôle
Un certain nombre d'œuvres sont inspirées des jeux de rôle, soit en reprenant des univers développés spécifiquement dans des jeux de rôle,
soit en mettant en scène des jeux de rôle dans l'œuvre.
Ces créations sont souvent le fait de personnes elles-mêmes joueuses.
Il peut simplement y avoir une inspiration commune entre les œuvres et les univers de jeu, nous nous limiterons donc ici à des œuvres ayant un lien direct avec les jeux de rôle.
Dans la bande dessinée, nous avons déjà cité la série Donjon.
Le maître de jeu de E. Corbeyran et G. Charlet (éd. Delcourt), met en scène des rôlistes dans une intrigue mêlant une vengeance sordide et un secret de famille terrible.
Les gags de Kroc le bô, personnage de Casus Belli créé par Chevallier et Ségur, ont été édités chez Delcourt.
Concernant la littérature, outre les romans ayant directement inspiré des jeux de rôle (comme Le Seigneur des Anneaux ou La Compagnie des glaces), il y a aussi un grand nombre de romans qui ont été écrits en conjonction avec des jeux de rôle, des produits dérivés en quelque sorte.
Citons Lancedragon (Dragonlance) d'après la campagne de Donjons & Dragons.
On recense en revanche peu de films, essentiellement Donjons & Dragons de Courtney Salomon (2000).
On peut également citer Quintet de Robert Altman (1979), qui, quinze ans avant la sortie du jeu Killer de Steve Jackson Games, décrivait une murder party ; même si dans le film, le but est réellement de tuer, le moteur est bien le jeu contrairement à d'autres intrigues policières comme Dix petits nègres d'Agatha Christie.
Citations
« Les dés servent à faire du bruit derrière l'écran »
: E. Gary Gygax, créateur de Donjons & Dragons
« - Que se passerait-il si l'on envoyait une bombe atomique sur Cthulhu ?
- il se reformerait, mais en plus, il serait radioactif »
: entretien avec Sandy Petersen, créateur de L'Appel de Cthulhu, à propos de la sortie du supplément Cthulhu Now (Cthulhu 90) permettant de jouer à l'époque contemporaine.
Voir aussi
- Jeu
- Jeu de cartes
- Jeu de cartes à collectionner
- Jeu de plateau
- Jeu de société
- Jeu de rôle amateur
- Jeu de rôle grandeur nature
- Fiction interactive
Liens externes
- [http://www.ffjdr.org/ Fédération française de Jeux de Rôle], informations tous publics ;
- [http://www.fbjs.be/ Fédération Belge des Jeux de Simulation], informations concernant plus spécifiquement la Belgique ;
- [http://www.roliste.com/ Guide du Rôliste Galactique] (GROG), base de données sur les jeux de rôle ;
- [http://www.scenariotheque.org/ La Scénariothèque], base de données d'aides de jeu et de scenarii ;
- [http://www.sden.org/ Le Site de l'Elfe Noir], aides de jeux, jeux amateurs, pages personnelles, etc. ;
- [http://www.ajjro.com/ L'association des joueuses et joueurs de rôles de l'Outaouais] (Quebec) ;
- [http://annuairejdra.liber-mundi.org/ Jeux de rôle en Français sur Internet], liste des jeux de rôle amateurs français disponibles sur internet.
- [news:fr.rec.jeux.jdr], le forum usenet sur les jeux de rôle, dont la charte se trouve [http://www.usenet-fr.net/fur/chartes/rec.jeux.jdr.html à cette adresse].
- http://www.defis-fantastiques.net/, l'encyclopédie francophone des livres dont vous êtes le héros.
- [http://www.aufildujeu.com/ Au fil du jeu], Où jouer en Suisse, Agenda et jeu de rôle.
- [http://www.swissjdr.com/ Swissjdr], Manifestations rôlistes et Webring des sites suisses romandes de jeu de rôle.
- [http://saladdin.onirarts.com/ Le Dommaine de Saladdin], un site d'humour sur les jeux de rôle
- [http://www.les-ombres.net/moi/memoire/memoire.doc Qu'est-ce qui fait courir le rôliste ? — Analyse autour d'un jeu : le jeu de rôle], mémoire de DESS (fichier Microsoft Word, 123p, 2,2 Mo)
- [http://www.kollectif-jeu.org/ Kollectif Jeu], site d'information sur les activités de l'association Kollectif Jeu, organisatrice de la convention Objectif Jeu.
- [http://www.phasms.com/kub3/ Le Kube], site d'information sur l'univers ludique et péri-ludique.
- [http://le.festin.du.troll.free.fr/ Le Festin du Troll !!!], Règles simplifié du JDR Warhammer pour les débutants
Sources
- "Jeux de rôles - Tout savoir sur les jeux de rôles et les livres dont vous êtes le héros" par Gildas Sagot, aux Éditions Gallimard, 1986 (ISBN: 2-07-051030-1).
- "Le livre des Jeux de rôle", par Didier Guiserix aux éditions Bornemann (collection "L'Univers du jeu"), 1997, ISBN: 2-85182-571-2.
Catégorie:Jeu de société -
ko:테이블 롤플레잉 게임 ja:ロールプレイングゲーム
Catégorie:Multiple d'unité de mesureCatégorie:Unité de mesure
ja:Category:SI接頭辞
ko:분류:SI 접두어
Janet LeighJanet Leigh (6 juli 1927 – 3 oktober 2004), geboren als Jeanette Helen Morrison, was een Amerikaanse actrice, die bekend werd bij het grote publiek dankzij haar rol in Alfred Hitchcocks film Psycho uit 1960.
Voor haar rol in Psycho kreeg ze een Oscar-nominatie en ontving ze een Golden Globe.
Filmografie
Leigh speelde in meer dan 60 films, waaronder:
- 1963: Bye Bye Birdie
- 1962: The Manchurian Candidate
- 1960: Psycho
- 1952: Scaramouche
- 1953: Houdini
Samen met haar dochter, Jamie Lee Curtis, speelde ze in 1998 in de film Halloween H20: 20 Years Later (1998).
Ze overleed thuis in Beverly Hills, in het bijzijn van haar familie, aan vasculitis.
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Externe link
- [http://us.imdb.com/name/nm0001463/ Janet Leigh op IMDb]
Leigh, Janet
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The Chinese people no longer need to have direct contacts with the embassies or consulates in orde
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