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Mai 2005 En Afrique

Mai 2005 en Afrique

2005 en Afrique :Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin :Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre

Dimanche :

Lundi 2 mai


- Abdoulaye Wade, président du Sénégal et Thabo Mbeki, président de l’Afrique du Sud, ont reçu l’African gender awar, récompense décernée par l’association « Femmes Africa solidarité » pour la promotion de la parité homme/femme.
- Togo : Harry Olympio, candidat du Rassemblement pour le soutien de la démocratie et du développement (RSDD) à l’élection présidentielle du 24 avril arrivé en troisième position avec 0,5% des voix, appelle à la constitution d’un « gouvernement de réconciliation nationale sous le contrôle de la communauté internationale ».
- Somalie : François Lonsény Fall, ancien premier ministre guinéen, a été nommé représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Somalie.

Mardi 3 mai


- Sénégal : Célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse.
- Somalie : l’explosion d’une bombe lors d’un meeting à Mogadiscio d’ Ali Mohamed Gedi, premier ministre a fait 15 morts et 38 blessés.
- Togo :
  - La cours constitutionnelle a confirmé l’élection de Faure Gnassingbé Eyadema comme président de la République lors de l’élection du 24 avril. Le candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT) a obtenu 60,15% contre 38,25% pour Emmanuel Bob Akitani. Ces résultats sont contestés par l’opposition qui rejette la proposition de participer à un gouvernement d’union nationale. L’ Union des forces de changement (UFC), a appelé à « résister avec l'arsenal des moyens que la Constitution met à notre disposition ».
  - Selon le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR), 10 000 ont fui au Bénin et environ 8.500 au Ghana.

Mercredi 4 mai


- Cameroun : La grève des étudiants à l’initiative de l’Association pour la défense des droits des étudiants (ADDEC) qui a débuté le 20 avril à l’Université de Yaoundé I et qui s’est propagée dans les 6 autres universités du pays. Les étudiants réclament notamment l’abrogation des droits universitaires qui s’élèvent à 50 000 francs CFA. Au cours des manifestations, deux étudiants ont été tués par des policiers à Buea, (sud-ouest). Plusieurs responsables du mouvement estudiantin ont été arrêtés, dont Mouafo Djontu, président de l'ADDEC.
- Éthiopie : Alors que les agences humanitaires, les ONG et le gouvernement que 3,8 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire, l’Unicef déclare dans un communiqué que « Sans traitement, 80.000 à 170.000 enfants sévèrement malnourris risquent de mourir en 2005 ».
- Mali :
  - Visite officiel de Koïchiro Matsuura, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture(UNESCO). Reçu par Amadou Toumani Touré, président de la République, Ousmane Issoufi Maïga, premier ministre et Ibrahim Boubacar Keïta, président de l’assemblée nationale, Koïchiro Matsuura doit participer à la conférence sur « le multilinguisme pour la diversité culturelle et la participation de tous dans le cyberespace » qui se déroule à Bamako les 6 et 7 mai.
  - le gouvernement malien a adopté des « projets de textes relatifs à la création d’un Centre de développement du textile traditionnel ».
- Togo :
  - Faure Gnassingbé Eyadema a prêté serment « devant Dieu et devant le peuple togolais, seul détenteur de la souveraineté populaire » comme nouveau président élu du Togo.
  - La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest a reconnu, par la voix de Aïchatou Mindaoudou, ministre des affaires étrangères du Niger, pays qui en assure la présidence, Faure Gnasssingbé Eyadema comme nouveau président du Togo.

Jeudi 5 mai


- CEDEAO : Ouverture à Abuja (Nigeria) de la première session ordinaire du parlement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)
- Éthiopie : Meles Zenawi, premier ministre a accusé l’opposition de promouvoir la haine éthnique, la comparant à l’ Interahamwe, milice hutu rwandaise responsable du génocide au Rwanda en 1994.
- Togo : Jacques Chirac, président français, a félicité Faure Gnassingbé Eyadema : « Au lendemain de votre élection à la présidence de la République du Togo, permettez-moi de vous adresser mes félicitations et mes voeux de plein succès dans l'accomplissement des hautes fonctions qui vous attendent »
- Japon / Afrique : En visite officiel au Mozambique, Keishiro Fukushima, secrétaire aux Affaires parlementaires du ministère japonais des Affaires étrangères a annoncé que le Japon comptait doubler l’aide au développement du Japon au Mozambique et à l’ensemble du continent africain.

Vendredi 6 mai


- Éthiopie : Dans une intervention télévisée, Ledtu Ayalew, porte-parole de la Coalition pour l'unité et la démocratie (CUD, opposition) a accusé le parti au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF) d’arrêter illégalement et de tuer « des gens qu'il suspecte de soutenir l'opposition ».
- Togo : Radio France internationale (RFI) a annoncé qu’un rapport confidentiel d’un diplomate de l’Union européenne faisait état de fraudes massives lors de l’élection présidentielle du 24 avril, avec des centaines de milliers d’électeurs fictifs dans les région favorable au pouvoir, la non-distribution de cartes d’électeurs dans la régions favorables à l’opposition, la disparition d’urne pendant le dépouillement.

Samedi 7 mai


- Union africaine : A l’issu d’une conférence sur la dette africaine, la pauvreté et le financement de l’Union africaine, les ministres africains de l`Economie et des Finances ont dans une déclaration lancé « un appel pour l`annulation de la dette africaine (afin) de permettre un meilleur financement de nos économies pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ». Ils ont également dénoncé « les pays riches (qui), tout en prêchant les vertus de l`économie de marché, continuent de subventionner leur agriculture, de déverser sur les marchés africains des produits subventionnés dont les substituts locaux existent, ce qui porte préjudice à la production nationale et confine les paysans africains dans la pauvreté et la misère ».
- Côte d’Ivoire : Les négociations entre l’armée (Forces armées de Côte d’Ivoire, FANCI) et le mouvement rebelle des Forces nouvelles sur le désarmement ont été suspendues sans qu’un accord sur le calendrier du désarmement soit conclu.
- Djibouti : Ismail Omar Guelleh, président de Djibouti a prêté serment après sa réélection le 8 avril 2005.
- Sierra Leone : Desmond de Silver, procureur du Tribunal spécial pour la Sierra Leone, a confirmé sa volonté d’obliger le Nigeria à livrer Charles Taylor, ancien président du Liberia. Accusé de crimes de guerre pendant la Guerre civile de Sierra Leone, Charles Taylor a reçu l’asile politique au Nigeria.

Dimanche 8 mai


- Algérie : commémoration du 60ème anniversaire de la répression sanglante des manifestations pour l’indépendance par l’armée française dans la région de Sétif le 8 mai 1945. (Voir Massacre de Sétif)
- Cameroun : L’Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec) a décidé de suspendre le mouvement de grève dans les universités commencé le 20 avril.
- République centrafricaine : Second tour de l’élection présidentielle opposant François Bozizé, président sortant, à Martin Ziguélé, ancien premier ministre et Second tour des élections législatives.Voir Politique de la République centrafricaine.

Mardi 10 mai


- Sahel : l' Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a déclaré dans un communiqué que « les dégâts provoqués par la sécheresse et les infestations acridiennes en 2004 ont aggravé la situation des disponibilités alimentaires dans certaines parties du Burkina Faso, du Tchad, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du nord du Sénégal » Ainsi, dans la région de Kidal, au Mali, un tiers des enfants de moins de trois ans souffrent de malnutrition aigue. « L’UNICEF a lancé un appel de fonds en faveur de quelque 750 000 enfants au Niger, dont 150 000 montrent de graves signes de malnutrition ». [http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2005/102396/index.html]
- Rwanda : Le Club de Paris, qui regroupe les principaux pays industrialisés créanciers, a décidé d’annuler la dette du Rwanda qui s’élève à 100,4 millions de dollars.

Mercredi 11 mai


- Travail forcé : Un rapport du Bureau international du travail (BIT) publié le 11 mai 2005 intitulé « une alliance mondiale contre le travail forcé » précise que 660 000 africains sont victimes du travail forcé en Afrique subsaharienne, dont « 80% du travail forcé est imposé par des agents privés à des fins d'exploitation économique. Le travail forcé imposé par l'Etat représente 11% du total, et l'exploitation sexuelle à des fins commerciales 8% ». Les enfants sont parmi les premières victimes, comme en Côte d'Ivoire où « entre 10 000 et 15 000 enfants du Mali travaillent dans des plantations. Des pratiques similaires ont été signalées pour le Bénin et le Togo ».
- Mali : Onze intégriste religieux musulman ont été condamné à Yorosso à des peines de 6 mois à trois ans de prison ferme pour avoir refusé de faire vacciner leurs enfants contre la poliomyélite.

Jeudi 12 mai


- Droits de l’Homme : La Commission africaine des droits de l'homme réunie pour sa 37ème session à Banjul (Gambie) s’est déclarée préoccupée par la situation au Togo et au Darfour, et demande la création d'une Cour africaine des droits de l'homme.
- Bénin, Togo : Rogatien Biaou, ministre béninois des Affaires étrangères et de l'intégration africaine, a lancé un appel à la communauté internationale afin qu’elle aide le gouvernement du Bénin à accueillir les réfugiés qui ont fuit le Togo après l’élection présidentielle du 24 avril et les violences qui l’ont suivie. Le nombre de réfugiés s’élèverait à 20 000 dont la moitié sont des enfants.

Vendredi 13 mai


- République démocratique du Congo : L’Assemblée nationale a adopté (348 pour, 5 contre et 8 abstention) le projet de la nouvelle constitution. Ce projet, déjà adopté en première lecture par le Sénat le 17 mars doit maintenant être ratifié par référendum.
- Soudan : Roberta Russo, porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR)a précisé à l' Agence France-Presse (AFP) qu’au moins 5000 personnes ont quitté le sud du Soudan pour se réfugier en Ouganda, suite à des attaques menées par de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) mais aussi les pénuries alimentaires dans les camps de réfugiés du sud Soudan.
- Togo : le Parlement européen refuse de reconnaître la victoire de Faure Gnassingbé Eyadema considérant que « Les conditions dans lesquelles s'est déroulée l'élection du 24 avril ne respectent pas les principes de transparence, de pluralisme et de libre détermination du peuple ». Dans leur résolution, les parlementaires européens demandent aux autorités togolaises d’« envisager de nouvelles élections présidentielle et législatives dignes de ce nom ».

Samedi 14 mai


- Somalie : Au cours d’une cérémonie en présence de Mohamoud Abdullahi Jama, vice-premier ministre, les chefs de guerre contrôlant Mogadiscio on commencé à déposer les armes
- Côte d’Ivoire : Un accord de désarmement à été signé à Yamoussoukro par le colonel-major Philippe Mango, chef d’état-major des Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (FANCI), le colonel Soumaïla Bakayoko, chef d’état-major des Forces Nouvelles (FN, rébellion) et Alain Donwahi président de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CNDDR).Cet accord prévoit la démobilisation entre le 27 juin et le 10 août de 42 500 combattants des forces nouvelles et de 5 500 soldats des FANCI.

Dimanche 15 mai


- Burundi : Les Forces nationales de libération du Burundi (FLN), dernier groupe rebelle en activité, ont signé un accord avec le gouvernement pour mettre fin à la guerre civile.

Lundi 16 mai


- Afrique du Sud : Une conférence sur les villes africaines, organisé par le gouvernement sud-africain avec l’organisation des « villes africaines unies » et la Communauté des Etats de l’Afrique australe se tient du 16 au 18 mai.
- Bénin : Philippe Duhamel, représentant du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a annoncé la mise en place d’ « un système de scolarisation pour les réfugiés togolais au Bénin ». Environ 110 enfants sont concernés.
- Mali : Lors de la cérémonie pour le 28ème anniversaire de la mort de Modibo Keïta, Amadou Toumani Touré, président de la République a déposé une gerbe sur la tombe du « bâtisseur de la nation ». Dr Alou Badra Macalou, secrétaire général de l' Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US/RDA, parti de l’ancien chef d’Etat), a souhaité l’organisation de funérailles officielle et nationales afin de poursuivre la réhabilitation de Modibo Keïta, premier président malien, destitué par le coup d’Etat de Moussa Traoré en 1968 et mort en détention le 16 mai 1977.
- Togo : Un rapport publié par les services sociaux fait état de 82 enfants récupérés auprès des trafiquants d’enfants pour l’année 2004 et 43 depuis le début de l’année dans la préfecture de l’Est-Mono. Réuni entre le 10 et le 15 mai, les acteurs de la lutte contre la « traite des enfants » ont décidé d’intensifier les moyens de lutter contre les trafiquants.

Mardi 17 mai


- Côte d’Ivoire : séance d’ouverture à Grand-Bassam de la conférence sur la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères en Côte d’Ivoire, présidée par Seydou Diarra, premier ministre.

Mercredi 18 mai


- Côte d'Ivoire : Deux des principaux partis de l’opposition, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ancien parti unique de Félix Houphouët-Boigny, et le Rassemblement des républicains (RDR) de Alassane Ouattara, ont signé à Paris un accord d’union pour les prochaines élections et pour gouverner ensemble en cas de victoire.
- Mali : Jacques Diouf, directeur général du Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), a présidé avec Amadou Toumani Touré, président de la République la cérémonie de lancement du programme national de la sécurité alimentaire sur les 5 prochaines années. Annonçant la mobilisation par son organisme de 114 milliards de francs CFA, il a déclaré qu’il « s'agit de tout faire pour que l'agriculture se développe. Elle est pratiquée par 70 pour cent de nos populations. Elle constitue un élément fondamental du produit intérieur brut, de la balance commerciale, de la balance des paiements, de la monnaie. Elle est également déterminante dans la lutte contre la pauvreté (…) Elle est un élément fondamental de la sécurité alimentaire, une tradition florissante du Mali, une splendeur des temps anciens du Mali ».

Jeudi 19 mai


- Togo : À l’issu du sommet organisé par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest à Abuja, Faure Gnassingbé Eyadema et l’opposition ne sont pas parvenu à un accord sur la constitution d’un gouvernement d’union nationale.
- Niger : manifestation organisée par des syndicats, des ONG et des associations pour réclamer la libération de Ilguilas Weila et Allassane Biga, membres de l’ONG Timidria qui lutte contre l'esclavage au Niger, récemment inculpés et écroués pour « tentative d'escroquerie ». Le gouvernement nigérien accuse cette ONG de nuire à l’image du pays en organisant des cérémonies de libérations d’esclaves. Selon plusieurs organisations, l’esclavage continuerait d’exister au nord de Niger, chez les populations Touaregs et nomades. Entre 40 000 et 200 000 personnes en seraient victimes.

Vendredi 20 mai

Togo : Emmanuel Bob Akitani, candidat de l’opposition à l’élection présidentielle du 24 avril, a été hospitalisé en France, à l’Hôpital militaire de Neuilly, pour des problèmes neurologiques.

Lundi 23 mai


- Ouganda : Dans un rapport, l’Unicef estime que 40 000 enfants sont contraints de quitter chaque nuit leur village pour aller dormir dans les rues des villes du nord de l’Ouganda, en raison des menaces de violences et d’enlèvements de la part du mouvement rebelle Armée de résistance du Seigneur (LRA), responsable de l’enlèvement d’environ 20 000 enfants contraints de devenir enfants soldats, porteurs ou réduit à l’esclavage sexuel.

Mardi 24 mai


- Mali : le gouvernement malien avec différentes organisations sociales au Mali a signé un « appel à l’action » dans l’objectif est de « mettre fin au travail des enfants dans les mines, sites d’orpaillage et carrières d’ici à 2015 ».
- République centrafricaine : La commission électorale a annoncé que François Bozizé avait remporté le second tour de l’élection présidentielle le 8 mai 2005 avec près de 64,6 % des voix contre 35,4 % pour Martin Ziguelé, ancien premier ministre. la coalition présidentielle « convergence nationale » obtient la majorité relative à l’assemblée nationale avec 42 des 105 sièges à pourvoir.

Mercredi 25 mai :


- Droits de l’enfant : Une consultation régionale sur la violence contre les enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre, organisées par l’Unicef et le gouvernement malien a réuni à Bamako (Mali) les 24 et 25 mai 2005 des délégués de 24 pays représentants les gouvernements et les ONG. Ils ont établis une liste de recommandation visant à protéger les enfants de toute forme de violence et à accroître leur participation. Voir : 2005 en Afrique #Droits de l’enfant
- Guinée-Bissau : un groupe de militaire ayant à l’heure tête l’ancien président Kumba Yala a occupé pendant quelques heures le palais présidentiel à Bissau. Cette occupation, dont l’ancien président nie toute implication, à été condamné le lendemain par l’Union africaine qui le qualifie de « tentative de coup d’État. »
- Mali : Ouverture à Bamako du deuxième « salon de la jeunesse » organisée par le Mouvement de réflexion et d'action pour le développement (MARD) sous la présidence de Moussa Balla Diakité, ministre de la Jeunesse et des Sports et l’appui de l’Unesco.

Jeudi 26 mai


- Burkina Faso : Décès de Aboubacar Sangoulé Lamizana, ancien président du Burkina Faso (1966 -1980) à l’âge de 89 ans.
- Nigeria : Olusegun Obasanjo, président de la République, en visite officiel en France depuis le mardi 24 mai, a été reçu par Jacques Chirac. Il a demandé un allégement de la dette de son pays, évaluée à 34 milliards de dollars.

Vendredi 27 mai


- Togo : Saïd Djinnit, commissaire de l'Union africaine chargé de la paix et de la sécurité, a annoncé que les sanctions contre le Togo, prise le 5 février après la mort de Gnassingbé Eyadema et la nomination de son fils à la présidence, était levées.

Samedi 28 mai


- Guinée : Décès de la chanteuse Sama Dioubaté à Conakry.

Lundi 30 mai


- Éthiopie : Les résultats préliminaires accordent la victoire au Front populaire démocratique révolutionnaire éthiopien (FDRPE), parti au pouvoir qui remporte la majorité des 547 sièges de la Chambre des représentants du peuple lors des élections du 15 mai 2005.

Mardi 31 mai


- Sénégal : Abdourahim Agne, chef du Parti de la réforme (PR, opposition) a été inculpé d' « attentat à la sécurité de l'Etat » et emprisonné dans un hôpital de Dakar en raison de « son état de santé » après avoir appelé les Sénégalais « de prendre exemple sur l'Ukraine et de descendre par millions dans les rues pour exiger le départ du président de la République Abdoulaye Wade ». Catégorie:2005 en Afrique 2005-05 __NOTOC__

2005 en Afrique

2005 en Afrique :Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin :Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre

Organisations internationales

Union africaine

Article détaillé : Union africaine
- Le premier sommet des chefs d'État du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) s'est tenu à Libreville (Gabon) les 10 et 11 janvier 2005. Ce sommet était consacré à la situation en Côte d'Ivoire, en République démocratique du Congo et au Darfour.
- Le sommet de l'Union africaine s'est réuni les 30 et 31 janvier à Abuja (Nigeria. L'ordre du jour portait sur la sécurité alimentaire, la lutte contre les pandémies comme le VIH-sida, le paludisme et la poliomyélite, ainsi que sur le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) et la résolution des conflits sur le continent, notamment en Côte d'Ivoire et au Darfour. Au cours de ce sommet, plusieurs décisions ont été prises :
- La mise en place en Somalie d'une force de paix composée de 5000 à 7000 hommes pour aider à la stabilisation du pays. Son organisation est confiée à l'Autorité régionale intergouvernementale de Développement (Igad), qui rassemble la Somalie et les pays limitrophes (Kenya, Éthiopie, Djibouti, Soudan). Dans un premier temps, son mandat serait limité à la protection de l'installation au pays du gouvernement somalien.
- le déploiement d'une force militaire pour désarmer les rebelles rwandais accusés d'être impliqués dans le génocide de 1994 au Rwanda et réfugiés depuis en République démocratique du Congo. Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU a souhaité un renforcement du lien entre l'ONU et l'Union africaine afin que l'Afrique atteigne en 2015 les objectifs du millénaire. Il a notamment déclaré que « l'Afrique n'est pas dans les temps pour atteindre les objectifs de développement de la Déclaration du Millénaire. Mais elle peut atteindre ces objectifs si le partenariat mondial promis depuis longtemps se mobilise totalement ». La question de la meilleure représentation de l'Afrique au sein du Conseil de sécurité de l'ONU a été repoussée suite à un désaccord entre pays membres de l'Union africaine. Ce dossier a été confié à une commission composée de quinze pays qui se réunira au Swaziland du 20 au 22 février avant d'être abordé par un conseil extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l'Union africaine à Addis-Abeba début mars. Le mandat du président en exercice, Olusegun Obasanjo, président du Nigeria, a été prolongé de juillet 2005 à janvier 2006. Les prochains sommets auront lieu en Libye en juillet 2005 et au Soudan en janvier 2006.
- Le conseil exécutif de l'Union africaine, réuni les 7 et 8 mars 2005 à Addis-Abeba (Éthiopie), a décidé de proposer que l'Afrique soit représentée par deux membres permanents au conseil de sécurité de l'ONU. Ces deux représentants devront avoir les mêmes droits que les autres membres du conseil de sécurité, notamment le droit de veto.
- Un sommet de l’Union africaine s’est tenu à Syrte (Libye) les 4 et 5 juillet 2005. Les chefs d’État africains ont demandés au G8 d’annuler totalement la dette de l’ensemble des pays africains et réclamer que le continent soit représenté par deux membres permanents au Conseil de sécurité des Nations unies.

Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest

Article détaillé : Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest
- Tandja Mamadou, président du Niger, a été élu le 19 janvier 2005, président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, en remplacement du ghanéen John Kufuor.
- Février 2005: La CEDEAO a condamné la prise de pouvoir de Faure Gnassingbé Eyadéma au Togo lors du décès de son père Gnassingbé Eyadema

Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale

Article détaillé: Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale
- Le sommet des chefs d'État de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) a eu lieu le 11 février 2005 à Libreville (Gabon) avec la présence des présidents de la République centrafricaine François Bozizé, du Congo Denis Sassou-Nguesso, de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, du Tchad Idriss Déby, du Gabon Omar Bongo Ondimba (président en exercice de la Cémac) ainsi que de Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie. Le président camerounais Paul Biya est représenté par le président de l'Assemblée nationale. Le sommet a porté essentiellement sur des aspects économiques, notamment la création de la compagnie aérienne sous-régionale Air Cémac en partenariat avec le groupe Royal Air Maroc. Le sommet a également abordé la situation au Togo et a reçu une délégation conduite par Kokou Tozoun, ministre des Affaires étrangères. Le communiqué final invite « la Communauté internationale à encourager les autorités togolaises à tout mettre en œuvre en vue d'un retour rapide et apaisé du processus démocratique dans le pays ». Omar Bongo Ondimba, président en exercice de la cémac a laissé sa place à Teodoro Obiang Nguema, président de la Guinée Equatoriale.

Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)

Article détaillé : Union économique et monétaire ouest-africaine Tandja Mamadou, président du Niger a été reconduit à la présidence en exercice de l'UEMOA lors du sommet de cette organisation à Niamey (Niger) le 30 mars 2005. Différents chefs d'État ont participé au sommet : Abdoulaye Wade (Sénégal), Mathieu Kérékou (Bénin), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Amadou Toumani Touré (Mali), Henrique Rosa (Guinée-Bissau) et Tandja Mamadou (Niger). Le Togo était représenté par Koffi Sama, premier ministre et la Côte d'Ivoire par Théodore Mel Eg, ministre de l'Intégration régionale et de l'Union africaine. Dans un communiqué final, l'UEMOA s'est félicitée « des résultats obtenus en matière de stabilité des prix dans l'Union du fait d'un meilleur approvisionnement des marchés en produits alimentaires » et a « salué les actions mise en œuvre pour préserver la valeur de la monnaie commune », le franc CFA.

Autres organisations


- Un forum des jeunes pour la paix et le développement s'est tenu du 10 au 12 janvier 2005 à Conakry (Guinée). Organisé par le PNUD (Programme des nations unies pour le développement) en collaboration avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), il a réunis une cinquante de jeunes de la Côte d'Ivoire, de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone, représentants d'associations estudiantines, de responsables des organisations nationales des jeunes, ainsi que des jeunes des zones rurales et des zones frontalières de ces quatre pays. Ces jeunes se sont engagé à contribuer à la consolidation de la paix et le développement de la sous-région ouest-africaine, à promouvoir le rôle des jeunes dans le processus de paix et de développement en Côte d'Ivoire, et au sein de l'Union du fleuve Mano (UFM, regroupant Guinée, Liberia et Sierra Leone).
- La rencontre d'évaluation du processus de Bamako (2000), portant sur les « institutions et pratiques démocratiques dans l'espace francophone », a été organisé à Dakar (Sénégal) les 4 et 5 janvier 2005, par l'Organisation internationale de la francophonie en partenariat avec le Haut commissariat aux Droits de l'homme et à la promotion de la Paix au Sénégal.
- ONU : Le Bénin, membre non permanent du conseil de sécurité depuis le 23 octobre 2003 en assurera la présidence durant le mois de février 2005.
- Pays ACP - Union européenne : La 9 session de l'Assemblée parlementaire paritaire Union européenne – pays ACP (Afrique Caraïbe Pacifique) s'est tenue du 18 au 22 avril 2005 à Bamako (Mali). Au cours de cette session, les « pays du sud » ont demandé à l'Union européenne de prendre des mesures concrètes contre la pauvreté. Ainsi, dans une déclaration intitulée Déclaration de Bamako sur les objectifs du millénaire pour le développement, ils demandent l'annulation de la dette, des mesures visant à établir des règles commerciales plus équitables, un partenariat plus réel et l'accroissement du flux financier à destination des pays en développement. Parallèlement, les pays ACP doivent lutter efficacement contre la corruption, améliorer la gestion des dépenses publiques et renforcer les politiques sectorielles dans le domaine social, notamment en matière de santé et d'éducation.

Conflits et guerres civiles

Côte d'Ivoire

Article détaillé : Guerre civile de Côte d'Ivoire
- Le 11 janvier, Thabo Mbeki, président de l'Afrique du Sud, mandaté par l'Union africaine s'est rendu à Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d'Ivoire afin d'assister au conseil des ministres. Les ministres de Forces Nouvelles (mouvement de la rébellion) n'ont pas assisté à ce conseil. Selon l'Agence France-presse (AFP), leur absence a été interprétée comme « un signe de mécontentement contre les conclusions de ce sommet, qui a reconnu au président Laurent Gbagbo le droit d'aller au référendum pour adopter la révision de l'article 35 de la Constitution sur les conditions d'éligibilité à la présidence de la République ».
- Le 22 janvier, l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a autorisé le gouvernement ivoirien a réparé son aviation détruite le 6 novembre 2004 par les militaires français de l'opération Licorne, sans qu'il soit possible de les réarmer. Guillaume Soro, secrétaire général des Forces Nouvelles considère que « c'est un acte grave par rapport au processus de paix ». Le 23 janvier, au cours d'une conférence de presse à Bouaké, il a déclaré : « Pour qu'il y ait désarmement, il faut un environnement de confiance. On ne désarme pas dans la méfiance encore moins dans la défiance ».
- Le président sud-africain Thabo Mbeki a reçu le 23 janvier à Pretoria des représentants de l'opposition ivoirienne afin de discuter du processus de paix. Alassane Dramane Ouattara, candidat du Rassemblement des républicains (RDR) et Lambert Kouassi Konan, vice-président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) ont d'abord été reçu, avant Guillaume Soro, chef de la rébellion des Forces nouvelles.Alassane Dramane Ouattara à fait part de son souhait que les élections présidentielles prévues en octobre 2005 sous organisé par les Nations unies afin qu'elles « ne soient contestées par personnes ».
- Le conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l'unanimité le une résolution présentée par la France renforçant l'efficacité de l'embargo sur les armes. Cette résolution 1584 autorise les casques bleus de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) et les soldats français de l'opération Licorne à inspecter sans préavis les cargaisons des avions et de tout véhicule de transport utilisant les ports, aéroports, champs d'aviation, bases militaires et postes frontières. Pascal Affi N'Guessan, e président du Front populaire ivoirien, le parti du président Laurent Gbagbo, a déclaré être surpris et déçu par cette mesure qu'il qualifie de « provocation inutile ».
- Le secrétaire général des Nations unies, dans un rapport du 24 mars 2005 sur la situation en Côte d'Ivoire, indique qu'« en dépit des efforts méritoires que le Président Mbeki a entrepris au nom de l'Union africaine et des perspectives encourageantes qu'ouvre le plan d'action de l'Union africaine, le pays reste effectivement divisé ». Il s'inquiète du déclin économique du pays, de la persistance des violations des droits de l'Homme, du non désarmement des miliciens et des combattants des Forces nouvelles. Craignant une confrontation grave dans le pays, il déclare : « Il existe un réel danger de voir la situation devenir incontrôlable, cette évolution pouvant entraîner des conséquences incalculables pour la population ivoirienne et la sous-région dans son ensemble ».
- Quatre partis politiques de l'opposition, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), le Rassemblement des républicains (RDR), l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI) et le Mouvement des forces d'avenir (MFA) ont, dans une déclaration commune, demandé « avec insistance au Conseil de sécurité de l'ONU le renouvellement du mandat de la Force Licorne et son maintien en Côte d'Ivoire jusqu'à la fin du processus électoral, en appui aux Forces de l'ONU ». Ils ont exprimé leur soutien à la médiation entamé par Thabo Mbeki, président de l'Afrique du Sud et demandé aux Forces nouvelles de s'inscrire dans le processus de paix.
- Dans un rapport publié le 31 mars 2005, l'organisation de défense des Droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) indique que plusieurs « centaines de combattants du Liberia récemment démobilisés, dont de nombreux enfants de moins de 18 ans » ont été recruté par le gouvernement ivoirien depuis le début de la guerre civile.
- Thabo Mbeki, président de l'Afrique du Sud et médiateur mandaté par l'Union africaine pour la guerre civile en Côte d'Ivoire a réuni les 4 et 5 avril à Pretoria les différents protagonistes du conflit : le président Laurent Gbagbo, le premier ministre Seydou Diarra, Guillaume Soro (Forces nouvelles), Alassane Ouattara (Rassemblement des républicains), Henri Konan Bédié (Parti démocratique de Côte d'Ivoire). Un accord de fin des hostilités a été conclu qui prévoit le désarmement des forces rebelles et des différentes milices progouvernementales. La question sur l'éligibilité à la présidence de la République n'a pu être tranché. Thabo Mbeki se donne une semaine pour faire des propositions, après avoir consulté Olusegun Obasanjo, président nigérian et président de l'Union africaine et Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU. L'élection présidentielle reste prévue pour octobre 2005. Laurent Gbagbo s'est félicité de cet accord, tout comme l'Union africaine, dont le président de la commission Alpha Oumar Konaré a félicité la médiation de Thabo Mbeki. Guillaume Soro a annoncé le retour imminent au gouvernement des ministres membres des Forces nouvelles.

République démocratique du Congo

Article détaillé : République démocratique du Congo
- Le 10 janvier, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, réuni en sommet à Libreville (Gabon), s'était prononcé en faveur d'une aide à Kinshasa pour le désarmement des anciennes forces génocidaires (milices Interahamwe et ex-FAR (Forces armées rwandaises du régime précédent) repliées depuis 1994 en République démocratique du Congo.
- le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé le 17 janvier qu'au moins 15 000 Congolais se sont réfugiés en Ouganda depuis le 11 janvier, fuyant l'insécurité régnant dans l'est de la République démocratique du Congo.
- le 25 janvier sortie du rapport [http://monuc.org/downloads/UN_rapport_embargo.pdf] sur la RDC du groupe d'experts constitués selon la résolution 1552 (embargo sur les armes) du Conseil de sécurité de l'ONU.
- La MONUC, Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo a annoncé le 2 février que les 9000 habitants de la région de Tché, en Ituri sont sous protection de l'ONU, après les violences qui ont fait 52 morts ces derniers jours.
- Ituri : La Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc) a annoncé mercredi 9 février que le procureur de Bunia en Ituri a entamé des poursuites judiciaires après les attaques attribuées aux miliciens du Front des nationalistes et intégrationnistes dans la région de Tché depuis le 19 janvier. Ces attaques ont fait 52 morts, principalement des femmes, des enfants et des vieillards. Depuis le 29 janvier, plus de 10.000 personnes se sont placées sous la protection de l'ONU à Tché.
- En Ituri, région qui connaît des violences interethniques qui ont fait plus de 50.000 morts (et 500.000 déplacés) depuis 1999, un groupe de 4000 miliciens des Forces armées du peuple congolais (FAPC) a décidé de déposer les armes et d'adhérer au programme national de désarmement, de démobilisation et de réinsertion. Les miliciens qui désarment ont le choix entre être intégrés dans l'armée régulière ou rejoindre la vie civile.
- Dans un rapport publié le 7 mars 2005, l'organisation Human Rights Watch (HRW) dénonce le fait que « moins d'une douzaine d'agresseurs ont été poursuivis » alors que des dizaines de milliers de femmes et de fillettes ont été violées depuis 1998 par les soldats et les miliciens dans l'est de la République démocratique du Congo.
- Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l'unanimité le 30 mars 2005, la résolution 1592 par laquelle il proroge, jusqu'au 1er octobre 2005, le mandat de la Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC). Il réaffirme sa préoccupation quant aux « hostilités que les groupes armés et milices continuent d'entretenir dans l'est de la République démocratique du Congo, en particulier dans les provinces du Nord et du Sud Kivu et dans le district d'Ituri » et demande au gouvernement de traduire en justice les responsables des « graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire ». Il considère « que le maintien de la présence d'éléments des ex-Forces armées rwandaises et Interahamwés demeure une menace sur les populations civiles locales et un obstacle à des relations de bon voisinage entre la République démocratique du Congo et le Rwanda » et invite l'Union africaine à travailler en coopération avec la MONUC.

Soudan

Articles détaillés : Soudan, Sud Soudan
- Sud-Soudan Un accord de paix final au Sud-Soudan a été signé le 9 janvier 2005 à Nairobi entre le vice-président soudanais Ali Osman Taha et John Garang, chef de la rébellion sudiste de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), mettant un terme au plus long conflit en Afrique (21 ans) qui a fait 1,5 million de morts. Cet accord prévoit pour une période de 6 ans une large autonomie pour le sud du Soudan qui aura son propre gouvernement et une armée autonome. À l'issue de cette période, un référendum d'autodétermination sera organisé. Les revenus issus du pétrole seront partagés en part égale entre le sud et le nord. D'autre part, le gouvernement aura 70 % des postes dans l'administration centrale contre 30 % pour la rébellion du sud. Enfin, la charia (loi islamique) sera en vigueur uniquement dans le nord du pays, à majorité musulmane. Elle ne sera pas appliquée dans le sud à majorité chrétienne et animiste. Le 10 janvier, des milliers de soudanais ont manifesté leur joie dans les rues de Khartoum. Le Conseil national de libération du Mouvement Populaire de Libération du Soudan (SPLM) a ratifié à l'unanimité le 24 janvier à Rumbek l'accord de paix. :
- Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 24 mars à l'unanimité la résolution 1590 présentée par les États-Unis qui prévoit l'envoi d'une Mission des Nations unies au Soudan (Unmis) composée de 10 000 soldats et 715 policiers civils afin de « soutenir l'application de l'accord de paix » au sud-Soudan signé en janvier 2005 par le gouvernement le Mouvement/Armée de libération du Soudan (SPLM/A) de John Garang. Cette mission a un mandat initial de 6 mois. :
- À la conférence des donateurs qui s'est tenu les 11 et 12 avril à Oslo (Norvège), les bailleurs de fond ont promis de donner 4,5 milliards de dollars en vue de la reconstruction du Soudan, dévasté par 21 années de guerre civile. :
- John Garang, leader des anciens rebelles du Sud-Soudan est devenu le 9 juillet vice-président du Soudan conformément aux accords de paix de janvier 2005. :
- Après la mort de John Garang le 30 juillet 2005, il est remplacé par Salva Kiir Mayardit le 11 août 2005.
- Darfour Article détaillé : Darfour :
- L'Union africaine a décidé de déployer une force de maintien de la paix au Darfour. La force devrait à terme être composée de 3.320 hommes. :
- Le 26 janvier, un bombardement aérien sur un village a eu lieu au Darfour tuant une centaine de personnes. Adam Thiam, porte parole de l'Union africaine a déclaré que c'était « l'attaque la plus grave perpétrée ces derniers mois. C'est plus qu'une violation très grave du cessez-le-feu car ce n'est pas un acte isolé ». Les actes de violence se multiplient ces dernières semaines, à quelques jours du sommet de l'Union africaine qui sera consacré notamment à la situation au Darfour. :
- Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, a appelé le 1er février les Nations unies à engager une action urgente pour mettre fin aux massacres dans la région du Darfour dans le sud du Soudan. Dans un rapport remis la veille, l'ONU accuse le gouvernement soudanais et les milices arabes d'avoir commis au Darfour « de sérieuses violations » de la loi internationale, équivalentes à « des crimes de guerre » ou « des crimes contre l'humanité » en faisant références aux pratiques généralisées de tortures, viols, meurtres et pillages de civils. :
- Le 13 février 2005, Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies a appelé l'OTAN et l'Union européenne à « étudier sérieusement ce qu'elles peuvent entreprendre concrètement pour aider à faire cesser » la tragédie que représente la guerre au Darfour, responsable depuis deux ans de plusieurs dizaines de milliers de morts et de 1,6 million de personnes déplacées. :
- Dans un entretien à l'Agence France-presse (AFP) le 14 mars 2005, Jan Egeland, secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires que le conflit au Darfour a fait au moins 180 000 morts au cours des 18 derniers mois, soit une moyenne de 10 000 morts par mois. Ces chiffres tiennent compte des personnes décédées à cause des privations et des maladies. :
- Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 29 mars 2005 par 12 voix pour et trois abstentions (Algérie, Chine et Russie) une résolution présenté par les États-Unis prévoyant des sanctions (gel des actifs et interdiction de déplacement à l'étranger) pour les personnes qui seraient reconnues coupables d'avoir commis des atrocités ou menaçant le processus de paix. Une commission comprenant des représentants des 15 États membres du Conseil de sécurité sera chargée de désigner ces personnes. La résolution étend également l'embargo sur les armes et interdit au gouvernement les vols militaires offensifs sur le Darfour. Le ministère des affaires étrangères considère que cette résolution qu'elle juge « déséquilibrée et inopportune » ne tient pas compte des « efforts du gouvernement pour traiter les questions liées à la politique, à la sécurité et à la situation humanitaire au Darfour ». :
- Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 30 mars 2005 par 11 voix pour et 4 abstentions (Algérie, Brésil, Chine et États-Unis) une résolution permettant de traduire les auteurs d'exactions (meurtres, viols ou pillages) au Darfour devant la Cour pénale internationale (CPI). Les États-Unis, opposé à la Cour pénale internationale a obtenu que ces ressortissants mis en cause ne puissent y être jugés. Ainsi, la résolution prévoit que « les citoyens, responsables actuels ou passés ou les personnels d'un État contribuant non partie au traité de Rome sur la Cour pénale internationale, seront soumis à la juridiction exclusive de cet État pour tout acte présumé lié à des opérations au Soudan ». :
- Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a approuvé le 28 avril le renforcement de son dispositif de maintien de la paix au Darfour. Ses effectifs passeront de 2200 à 7700 hommes.

Crise politique au Togo

Articles détaillés Politique du Togo et Février 2005 en Afrique Le 5 février 2005 le président Gnassingbé Eyadéma est décédé après avoir dirigé le Togo pendant 38 ans. Selon la constitution, c'est le président de l'Assemblée nationale qui aurait dû assurer l'intérim avant de nouvelles élections présidentielles dans un délai de 60 jours. L'armée a décidé de donner le pouvoir à l'un des fils du président défunt, Faure Gnassingbé Eyadéma. L'assemblée nationale a modifié en urgence la constitution pour avaliser la décision de l'armée. L'Union africaine, la CEDEAO, l'ONU, l'Union européenne ont condamné ce qu'ils nomment un « coup d'État » et demandé le rétablissement de l'ordre constitutionnel. Malgré l'interdiction des manifestations publiques décrétée par le gouvernement, les principaux partis de l'opposition demandent la tenue d'élections libres et pluralistes et appellent chaque jour à des manifestations pacifiques qui rassemblent de plusieurs centaines à quelques milliers de personnes et qui sont dispersées par les forces de l'ordre qui utilise des gaz lacrymogènes. Le 25 février, Faure Gnassingbé Eyadéma a annoncé qu'il renonçait au poste de président de la République et qu'il se portait candidat à l'élection présidentielle qui doit se dérouler le 24 avril 2005. Abbas Bonfoh, vice-président de l'Assemblée nationale devient président par intérim. Quatre candidats se sont présentés à l’élection du 24 avril : Faure Gnassingbé Eyadéma, soutenu par le Rassemblement du peuple togolais (RPT), Emmanuel Bob Akitani, candidat de la coalition de l’opposition radicale, Harry Olympio, candidat du Rassemblement pour le soutien à la démocratie et au développement (RSDD, opposition modérée) et Nicolas Lawson, homme d’affaire qui annonce le retrait de sa candidature le 22 avril. La campagne se déroule dans un climat de violence. L’opposition dénonce les conditions de préparation et demande un report de l’élection. Deux jours avant le scrutin, François Boko , Ministre de l'Intérieur du gouvernement intérimaire, demande le report du scrutin. Il dénonce dans une conférence de presse, « un processus électoral suicidaire ». Il est contraint à démissionner. L’élection a lieu le 24 avril. Elle est marquée par de nombreuses violences faisant des dizaines de morts. Les résultats sont proclamés le 26 avril : Faure Gnassingbé, remporte l’élection avec 60,22% des suffrages devant Emmanuel Bob Akitani avec 38,19% et Harry Olympio avec 0,55%. Aussitôt, des manifestations ont lieu dans plusieurs villes du pays pour dénoncer les fraudes massives. Des heurts entre manifestants et force de l’ordre se produisent entraînant des centaines de victimes, morts ou blessées. Des milliers de Togolais se réfugie au Bénin. La CEDEAO, l’Union européenne, la France reconnaissent la victoire de Faure Gnassingbé Eyadema et appelle à la constitution d’un gouvernement d’union nationale, rejetée par l’opposition radicale qui réclame l’annulation des élections en raison des fraudes massives. Le 8 juin, Edem Kodjo, président de la Convergence patriotique panafricaine (CPP, opposition modérée), est nommé Premier ministre.

Environnement :


- Biodiversité : Alors que le président français Jacques Chirac organise un sommet réunissant scientifiques et politiques sur la biodiversité, les organisations non gouvernementales Greenpeace et Les amis de la terre organise du 24 au 27 janvier 2005 un contre-sommet à Paris sur le thème « comment enfin passer du discours aux actes pour protéger la biodiversité ? » Il portera principalement sur la sauvegarde des forêts tropicales et plus particulièrement sur la Forêt du Bassin du Congo
- Congo :Un sommet international a eu lieu le à Brazzaville sur la gestion durable des forêts en Afrique centrale, en présence des présidents du Cameroun Paul Biya, du Gabon Omar Bongo Ondimba, du Tchad Idriss Déby, de la République centrafricaine François Bozizé et de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo ainsi que du président français Jacques Chirac. Voir aussi: Forêt du Bassin du Congo.
  - Les ONG d'Afrique centrale ont dénoncé le refus des organisateurs de les inviter à cette conférence et d'entendre leur revendication. Belmond Tchoumba, du Centre camerounais pour l'environnement et le développement a déploré que « tous ces gens nous tiennent dans un mépris inacceptable ». Euloge N'Zobo, de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme constate que « les actions de conservation ne tiennent pas compte des premiers concernés ».
  - Isidore Mvouba , Premier ministre congolais a proposé la création d'un système panafricain de certification des produits forestiers à l'exportation qui favoriserait la commercialisation et permettrait de lutter contre les coupes illégales.
- Grands singes : Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo, a annoncé le 5 février à Brazzaville la tenue à Kinshasa en septembre 2005 de la première conférence mondiale intergouvernementale sur les grands singes. En Afrique centrale, quatre espèces de grands singes sont menacées d'extinction, en raison de la déforestation et des différentes guerres qui se sont déroulées ces dernières années.
- République démocratique du Congo : un rapport de l'institut congolais pour la conservation de la nature dénonce le massacre de centaines éléphants par des braconniers et des militaires dans la réserve protégée d'Epulu du nord-est du pays. Un trafic d'ivoire s'est développé en 2004 malgré le fait que l'éléphant soit protégé par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites), qui interdit le commerce de l'ivoire.
- Désertification : Un atelier régional sur la mise en œuvre de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CCD) s'est tenu à Ouagadougou (Burkina Faso) le 11 février et a réuni les « points focaux » de la CDD, des Organisations non gouvernementales et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Organisé par le CILSS (Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel), il a permis au participant d'échanger sur leurs expériences de lutte contre la désertification.
- Le deuxième congrès africain du pétrole, a réuni à Alger les 16 et 17 février 2005 les ministres de l'énergie de douze pays producteurs de pétrole du continent africain et a examiné les moyens nécessaires pour lutter contre la pollution des côtes méditerranéennes et africaines par les hydrocarbures.
- Somalie : Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement a rendu public le 23 février 2005 un rapport qui révèle que le tsunami du 26 décembre 2004 a fait remonter des déchets radioactifs immergés illégalement par les pays occidentaux sur les côtes de la Somalie dans les années 1980 et 1990.
- Ouganda : Dr. Aryamanya Mugisha, dirigeant de l'Autorité de la gestion de l'environnement national ougandais (NEMA), a annoncé au mois de février que la fabrication et l'importation des sacs plastiques seraient interdites en Ouganda avant la fin de l'année.
- L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a estimé le 26 mai 2005 que « le changement climatique menace d'accroître le nombre d'affamés dans le monde en réduisant la surface des terres agricoles dans les pays en développement » et particulièrement dans les pays d’Afrique subsaharienne en raison de « leur faible capacité à s'adapter au changement climatique ou à compenser la baisse de production grâce à des importations de denrées alimentaires ».
- Bénin : le 1er juin, au cours de la « Journée nationale de l’arbre » institué en 1985, Fatiou Akplogan, ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, a invité chaque béninois à planter un arbre afin de limiter les effets de la désertification.
- Éducation à l’environnement : ouverture à Ouagadougou du forum Planet’ERE consacré à l’éducation à l’environnement. La troisième édition de ce forum francophone a été inaugurée par Blaise Compaoré, président du Burkina Faso en présence d’Amadou Toumani Touré, président du Mali et Hama Amadou, premier ministre nigérien.

Catastrophes naturelles et humaines


- République Démocratique du Congo : des pluies torrentielles dans la nuit de samedi 1er janvier au dimanche à Uvira ont causé un mort et emporté une centaine de maisons.
- À l'occasion du sommet de l'Union africaine (UA) à Libreville le 10 janvier 2005, Le président gabonais Omar Bongo Ondimba a souhaité la création d'un organisme africain d'intervention humanitaire d'urgence en cas de catastrophe naturelle ou de conflit.
- Lors de la conférence mondiale sur la prévention des catastrophes naturelles, Salvano Briceno, responsable de la stratégie internationale de l'ONU pour la prévention des désastres a insisté sur le fait qu'« il est très important de se concentrer sur l'Afrique car la vulnérabilité des pays africains est grande ». Selon une étude de l'ONU, 80% des désastres biologiques (principalement associés aux épidémies) ont eu lieu en Afrique pendant la décennie 1994-2003.
- Criquets pèlerins : La FAO recommande aux pays d'Afrique de l'Ouest et du Nord-Ouest (Mali, Sénégal, Mauritanie, Gambie, Guinée-Bissau, Maroc, Algérie) de poursuivre la lutte contre les criquets pèlerins et de rester vigilants en dépit des récentes améliorations constatées dans les actions antiacridiennes. Un séminaire international scientifique sur le criquet pèlerin a été organisé à Dakar du 11 au 13 janvier. Le président sénégalais Abdoulaye Wade appelle « tous les chefs d'État aussi bien ceux des pays développés que ceux en voie de l'être, à tous les bailleurs et institutions spécialisées pour la conjugaison de nos efforts, afin de venir à bout de ce fléau qui remonte dans la nuit des temps ».
- Madagascar : une tempête tropicale, baptisé Ernest, a frappé les 22 et 23 janvier l'île de Madagascar. Un bilan provisoire du 28 janvier fait état de 7 morts et 79 disparus dans le sud de l'île. Près d'un millier de personnes sont sinistrés.
- Nigeria : le vice-président Atiku Abubakar a annoncé le 4 février la mise en place d'un système d'alerte avancée contre les urgences et les catastrophes qui devrait couvrir toute l'Afrique de l'Ouest.
- Mozambique : l'Administration régionale des eaux du Zambèze a annoncé le 9 février 2005 que les inondations provoquées par la montée du niveau de l'immense fleuve Zambèze, dues à de fortes pluies depuis fin janvier, ont déjà affecté 18.825 personnes, principalement des paysans des provinces de Tete et Sofala( centre du Mozambique). Environ 1500 hectares de cultures (riz, maïs, arachide et manioc) sont perdus.
- Mali : Le Conseil économique social et culturel du Mali étudie pendant deux semaines les questions relatives à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles avec comme objectif de faire des suggestions et des recommandations aux autorités sur la prévention et la gestion des catastrophes environnementales (feux de brousse et déboisement, pollution de l'air, de l'eau, ensablement des cours d'eau et prolifération de la jacinthe d'eau dans le lit du fleuve Niger).
- Ethiopie : dans la région de Somali, à 70 Km à l’est d’Addis-Abeba, la crue de la rivière Wade Shebelle en avril 2005 a entraîné des inondations dans plus de 30 villages provoquant la mort de 134 personnes. Les secours ont du mal à arriver à cause de la présence de nombreux crocodiles dans la zone sinistrée.

Eau


- Une conférence internationale sur l'eau organisée par la Banque africaine de développement s'est tenue le 31 mars 2005 à Paris afin de faire progresser le projet africain « Initiative pour l'alimentation en eau et l'assainissement en zone rurale ». Omar Kabbaj, président de la Banque africaine de développement a annoncé qu'« il subsiste un besoin de financement d'environ 460 millions de dollars par an jusqu'à fin 2007. Nous formons le vœu que la communauté internationale se montrera, à terme, à la hauteur du défi et qu'elle réunira les financements nécessaires ».

Santé

Voir aussi : 2005 en santé et médecine

Paludisme

Articlé détaillé : Paludisme
- Suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé, le Nigeria a décidé de ne plus prescrire de la chloroquine, le parasite responsable du paludisme devenant résistant à cette molécule utilisé jusqu'à présent. Le Nigeria devrait utiliser l'artémisinine, une médicament plus efficace mais aussi plus cher.
- Un festival « Africa Live » a accueilli à Dakar (Sénégal) les 12 et 13 mars 2005 plusieurs grands noms de la musique africaine comme les maliens Ali Farka Touré, Salif Keïta, Oumou Sangaré, Rokia Traoré, Tinariwen, l'ivoirien Tiken Jah Fakoly, le camerounais Manu Dibango, l'algérien Cheb Khaled, les sénégalais Didier Awadi, Baaba Maal et Youssou N'Dour et le rappeur français Joey Starr. Ces concerts sont dédiés à la lutte contre le paludisme en Afrique, responsable du décès d'un enfant toutes les 30 secondes sur le continent africain
- Sénégal : Le fond mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a refusé d'accorder un financement complémentaire demandé par le Sénégal dans le cadre de la lutte contre le paludisme, considérant que la première phase du programme n'avait pas atteint les résultats escomptés.
- Une étude menée par l'équipe de Robert Snow, du Kenya medical Research Institute de Nairobi, publiée le 10 mars 2005 dans la revue Nature estime qu'environ 515 millions de personnes ont été infectées par le paludisme en 2002. 70 % des cas de paludismes ont été enregistré en Afrique. Cette maladie est responsable du décès d'un million de personnes chaque année, dont 90 % en Afrique.
- Le 5ème forum du partenariat mondial « Faire reculer le paludisme » se tient du 14 au 19 novembre à Yaoundé au Cameroun. Il réuni 1500 chercheurs, médecins et politiques pour faire un état des lieux et « lancer un appel d’action urgente pour contenir le tueur le plus dévastateur en Afrique, le paludisme ».

Sida

Article détaillé: Sida
- Nelson Mandela, ancien président de l'Afrique du Sud et figure du combat contre l'apartheid, a annoncé le 6 janvier lors d'une conférence de presse à Johannesbourg, que son fils Makghato Mandela, âgé de 56 ans, est décédé du VIH-SIDA. « En parler est le seul moyen d'arrêter de voir le sida comme une maladie extraordinaire, à cause de laquelle les gens iront en enfer plutôt qu'au paradis », a déclaré celui qui combat depuis des années le tabou et les discriminations liées à cette maladie.
- Guinée-Bissau : Le Brésil offrira un traitement d'antirétroviraux au malade guinéen du SIDA (officiellement 43 000) suite un accord signé par les deux pays qui comprend aussi la formation du personnel médical et la prise en charge des séropositifs.
- Madagascar : le Fond africain de développement (FAD) a accordé le 17 janvier un don de neuf millions de dollars dans le cadre la lutte contre le Sida et les maladies sexuellement transmissibles afin que Madagascar sécurise les transfusions sanguines et accroît l'accès aux soins préventifs et curatifs.
- La quatrième édition du concours « Scénarios d'Afrique » a été lancée le 1er février. il est destiné aux jeunes africains de moins de 25 ans. Coordonné par Global dialogues trust (fondation pour les dialogues mondiaux), il a comme objectif d'associer les jeunes africains à la production de messages de sensibilisation au VIH/Sida.
- La deuxième conférence des premières dames d'Afrique sur le Sida se tiendra à Ouagadougou le 9 février 2005.
- Côte d'Ivoire : L'Agence de presse des Nations unies IRIN dans un article du 11 février 2005 intitulé Côte d'Ivoire: Une bombe à retardement en marche dans le nord rebelle déclare que le conflit ivoirien qui perdure risque d'entraîn

Janvier 2005 en Afrique

2005 en Afrique :Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin :Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre

1er janvier :


- Burundi : quarante-six rebelles des Forces nationales de libération (FNL), le dernier mouvement rebelle du Burundi, et trois soldats ont été tués, lors d'une « opération d'envergure » de l'armée près de la capitale du pays, Bujumbura, a-t-on appris, dimanche, auprès de l'armée.
- Madagascar : l’ariary a remplacé le franc malgache comme monnaie.
- Maroc : mise en place d’une couverture médicale de base pour les salariés actifs et les retraités des secteurs public et privé et leurs ayants droit, soit environ 5 millions de personnes (17 % de la population).
- République Démocratique du Congo : des pluies torrentielles dans la nuit de samedi à dimanche à Uvira ont causé un mort et emporté une centaine de maisons.

2 janvier :


- Mali : Finale au Stade Modibo Keïta à Bamako du 1er tournoi de football féminin au Mali. Victoire de l'AS Mandé contre les super Lionnes d'Hamdallaye, deux équipes de Bamako.

3 janvier :


- Algérie : Annonce par les autorités algériennes de l'arrestation de Nourredine Boudiafi, chef du GIA. Ce mouvement islamiste avait signé nombre d'attentats et avait terrorisé les Algériens des années durant.
- Mali : Grève de 72 heures des étudiants des lycées, des facultés, et des écoles professionnelles et techniques de Bamako pour apporter leur soutien à leurs camarades arrêtés depuis près d'un mois dans le cadre de l'enquête sur la mort tragique de l'étudiant Mamadou Dramane Traoré.

4 janvier :


- Sénégal : la rencontre d’évaluation du processus de Bamako (2000), portant sur les « institutions et pratiques démocratiques dans l’espace francophone », a été organisé à Dakar les 4 et 5 janvier 2005, par l'Organisation internationale de la francophonie en partenariat avec le Haut commissariat aux Droits de l’homme et à la promotion de la Paix au Sénégal.

5 janvier :


- Mauritanie : La peine de mort contre l'ex-commandant mauritanien Saleh Ould Henenna accusé d'être le principal responsable d'une série de putschs en 2003 et 2004 en Mauritanie a été requise par la cour criminelle de Wad Naga (est de Nouakchott).

6 janvier :


- Afrique du Sud : Nelson Mandela, ancien président de l’Afrique du Sud et figure du combat contre l’apartheid, a annoncé lors d’une conférence de presse à Johannesbourg, que son fils Makghato Mandela, âgé de 56 ans, est décédé du VIH-SIDA. « En parler est le seul moyen d’arrêter de voir le sida comme une maladie extraordinaire, à cause de laquelle les gens iront en enfer plutôt qu’au paradis », a déclaré celui qui combat depuis des années le tabou et les discriminations liées à cette maladie.
- Zambie :Des milliers de Zambiens ont manifesté jeudi à Lusakala capitale pour réclamer l'adoption d'une nouvelle Constitution avant les élections générales prévues en 2006.

7 janvier :


- Mali : ouverture de la 5ème édition du Festival du désert à Essakane (du 7 au 9 Janvier).
- Somalie : Nomination d'un nouveau gouvernement somalien à Nairobi (Kenya) par le premier ministre Ali Mohamed Gedi.
- République Démocratique du Congo : Un rapport interne de l'Organisation des Nations unies rendu public le 7 janvier établit que des soldats « casques bleus » de différentes nationalités déployés au Congo ont commis des abus sexuels. Les soldats « achetaient » des relations sexuelles avec des jeunes filles âgées de 12 à 18 ans contre des sommes dérisoires (moins de 5 dollars) et un peu de nourriture.

9 janvier :


- Soudan : Un accord de paix final au Sud Soudan a été signé dimanche à Nairobi entre le vice-président soudanais Ali Osman Taha et John Garang, chef de la rébellion sudiste de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), mettant un terme au plus long conflit en Afrique (21 ans).
- Afrique de l'ouest : La FAO recommande aux pays d'Afrique de l'Ouest et du Nord-Ouest (Mali, Sénégal, Mauritanie, Gambie, Guinée-Bissau, Maroc, Algérie) de poursuivre la lutte contre les criquets pèlerins et de rester vigilants en dépit des récentes améliorations constatées dans les actions antiacridiennes. Un séminaire international scientifique sur le criquet pèlerin sera organisé à Dakar du 11 au 13 janvier.

10 janvier


- Île Maurice : ouverture de la conférence de l’Alliance des petits Etats insulaires indépendants (Aosis) sur l’avancé du plan d’action signé en 1994 à la Barbade.
- Union africaine : ouverture du premier sommet des chefs d’Etat du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) qui se tient à Libreville (Gabon) les 10 et 11 janvier 2005. Ce sommet est consacré à la situation en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo et au Darfour. [http://www.rfi.fr/actufr/articles/061/article_33142.asp |RFI]
- Gabon : à l'occasion du sommet de l'Union africaine (UA) à Libreville, Le président gabonais Omar Bongo Ondimba a souhaité la création d'un organisme africain d'intervention humanitaire d'urgence en cas de catastrophe naturelle ou de conflit.
- Soudan : Des milliers de soudanais ont manifesté leur joie dans les rues de Khartoum suite à la signature d’un accord de paix entre Le régime Islamique de Khartoum et la rébellion de John Garang dimanche à Nairobi, au Kenya.
- Guinée : Un forum des jeunes pour la paix et le développement s’est tenu du 10 au 12 janvier 2005 à Conakry. Organisé par le PNUD (Programme des nations unies pour le développement) en collaboration avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), il a réunis une cinquante de jeunes de la Côte d'Ivoire, de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone, représentants d'associations estudiantines, de responsables des organisations nationales des jeunes, ainsi que des jeunes des zones rurales et des zones frontalières de ces quatre pays. Ces jeunes se sont engagé à contribuer à la consolidation de la paix et le développement de la sous-région ouest-africaine, à) promouvoir le rôle des jeunes dans le processus de paix et de développement en Côte d'Ivoire, et au sein de l'Union du fleuve Mano (UFM, regroupant Guinée, Liberia et Sierra Leone).

11 janvier


- Sénégal : Ouverture à Dakar d’un séminaire scientifique international sur le criquet pèlerin à l’initiative du chef de l’Etat sénégalais, Abdoulaye Wade qui appelle « tous les chefs d’Etat aussi bien ceux des pays développés que ceux en voie de l’être, à tous les bailleurs et institutions spécialisées pour la conjugaison de nos efforts, afin de venir à bout de ce fléau qui remonte dans la nuit des temps ».

12 janvier


- Kenya : Le ministre des sports Ochilo Ayacko annonce que le Kenya souhaite déposer sa candidature pour l’organisation des jeux olympiques de 2016.

13 janvier


- Santé : Les ministres de la santé du Niger, du Nigeria, de l’Égypte, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, de la République centrafricaine, du Soudan, et du Tchad se sont réunis à Genève au siège de l’ Organisation mondiale de la santé. ils ont décidé d’organiser une série de campagne de vaccination contre la poliomyélite et de renforcer la surveillance épidémiologique. En 2004, le nombre d'enfants africains frappés de poliomyélite a doublé pour atteindre 1.037

14 janvier


- Cameroun : Ouverture de la 1ère biennale de la Photographie et des Arts Visuels, à Douala au Cameroun qui se déroulera jusqu’au 23 janvier. Sur le thème « Traces et Mémoire » quatorze photographes et dix-sept artistes peintres africains, afro caribéens et européens exposent leurs œuvres.
- Mali : Clôture de la rencontre à Bamako des représentants de cinq pays d'Afrique sub-saharienne producteurs de coton (Mali, Bénin, Burkina Faso, Sénégal et Tchad) qui insistent sur la nécessité pour les pays développé de réduire les subventions accordées à leurs agriculteurs. « Pour la seule campagne 2004-2005, l'Afrique de l'ouest et du centre connaîtra un déficit estimé à plus de 220 milliards de FCFA, soit plus de 400 millions de dollars, aggravant ainsi la pauvreté en annihilant les efforts de développement », ont-ils déclaré dans un communiqué commun.
- Algérie : Le gouvernement algérien et les tribus kabyles (âarchs) ont signé un accord afin de résoudre la crise qui sévit en Kabylie depuis 4 ans. Les âarchs souhaitent la reconnaissance de leur identité berbère et un plan de relance économique pour leur région.

15 janvier


- Football : Ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) junior à Cotonou (Bénin) par le match Mali-Côte d’Ivoire. En 2003, les jeunes égyptiens avaient reporté la coupe à Ouagadougou.
- Afrique du Sud : Des milliers de sud-africains ont assisté à Qunu aux funérailles de Makgatho Mandela, fils de Nelson Mandela, décédé le 6 janvier à 54 ans des suites du Sida. Le président sud-africain Thabo Mbeki et l'ancien archevêque du Cap, Desmond Tutu étaient présents.
- Mozambique : la Grande-Bretagne a décidé d’annuler la dette de 150 millions de dollars contracté par le Mozambique a annoncé, Gordon Brown, ministre britannique des Finances en visite à Maputo. La Grande- Bretagne remboursera à 10% la dette que le Mozambique a contractée auprès de la Banque mondiale et d'autres créanciers internationaux.
- Côte d’Ivoire : Le Rassemblement des républicains, parti politique de l’opposition, a annoncé que son candidat pour l’élection présidentielle d’octobre 2005 sera Alassane Ouattara.
- Niger : L’Assemblée nationale a décidé d’augmenter la TVA sur des biens de consommation courante, (huile, farine de blé, lait et sucre). L’opposition, les syndicats et différentes organisations civiles ont protesté contre cette mesure qui risque d’appauvrir encore plus la population.
- Rwanda : Huit mille nouvelles juridictions « gacaca », (tribunaux populaires chargés de juger les auteurs présumés du génocide rwandais de 1994), ont entamé la phase administrative de leur travail. Ils viennent se rajouter les 750 « gacaca » pilotes mis en place depuis 2001.
- République démocratique du Congo : Un baleinier transportant 190 personnes a chaviré sur la rivière Kasaï. Le nombre de victimes s’élève à 150 personnes.
- Mali : Le tombeau des Askia à Gao a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Construit en banco en 1495 par l’empereur songhaï Askia Mohammed, il rejoint trois autres sites classés au Mali : Tombouctou, Djenné et le pays Dogon.

16 janvier


- Sénégal : décès à Dakar de Ndongo Lô chanteur populaire de « mbalax », surnommé « l’étoile de la banlieue de Dakar ».
- Guinée-Bissau : Le Brésil offrira un traitement d’antirétroviraux au malade guinéen du SIDA (officiellement 43 000) suite un accord signé par les deux pays qui comprend aussi la formation du personnel médical et la prise en charge des séropositifs.
- Bénin : Youssouf Samiou, gardien de but de l’équipe nationale junior a été agressé sur la plage de l’hôtel où était logé l’équipe pour la Coupe d'Afrique des Nations junior et est décédé des suites de ces blessures.

17 janvier


- Burundi : Le Fond africain de développement (FAD) a accordé 36 millions de dollars afin de permettre le financement des réformes socio-économiques de ce pays ravagé par 11 années de guerre civile.
- Madagascar : le Fond africain de développement (FAD) a accordé un don de neuf millions de dollars dans le cadre la lutte contre le Sida et les maladies sexuellement transmissibles afin que Madagascar sécurise les transfusions sanguines et accroît l'accès aux soins préventifs et curatifs.
- République Démocratique du Congo : le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé qu’au moins 15.000 Congolais se sont réfugiés en Ouganda depuis le 11 janvier, fuyant l'insécurité régnant dans l'est de la République démocratique du Congo.
- Maroc : début de la visite officiel du roi d’Espagne, Juan Carlos, à Marrakech, où il est accueilli par le roi Mohammed VI.
- Afrique du Sud : A l’ouverture d’une réunion réunissant 18 ministre des finances africains, Gordon Brown, ministre britannique des Finances a souhaité l'annulation de la dette « impayable » de pays africains et a présenté l’ébauche d’un plan de lutte contre la pauvreté en Afrique qui a reçu le soutien de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela.
- Guinée : Les responsables de la Fédération syndicale professionnelle de l'éducation ont annoncé à la radio la suspension de la grève des enseignants commencé le 10 janvier et qui portait essentiellement sur dont l'augmentation des salaires et le recrutement dans la Fonction publique de tous les contractuels.
- Algérie : Le président de la république, Abdelaziz Bouteflika a décidé des mesures de grâce au profit des personnes détenues condamnées définitivement, à l'occasion de la célébration de l'Aïd el-Kebir. Cette grâce collective devrait permettre la libération de 5065 condamnés.

18 janvier


- Soudan : Une campagne de vaccination contre la poliomyélite a débuté dans les Etats soudanais du Nil Supérieur et de Bahr el-Ghazal. Un million d’enfants de moins de cinq ans devront être prochainement vaccinés.

19 janvier


- Sénégal : L’athlète Ne Ndoye ( championne d'Afrique du saut en longueur) a reçu le lion d’or qui récompense le meilleur sportif sénégalais de l’année.
- Burundi : Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies a annoncé qu’il allait nourrir dans les mois à venir plus de 500 000 personnes vivant dans les provinces de Kirundo et Muyinga dans le nord du pays. 80% des habitants de Kirundo et 50% des habitants de Muyinga sont menacées de famine, qui a déjà fait une centaine de morts.
- CEDEAO : Mamadou Tanja, président du Niger, a été élu président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, en remplacement du ghanéen John Kufuor.
- Ouganda : 417 condamnés à mort ont contesté devant la Cour constitutionnelle « la légalité et la constitutionnalité » de la peine de mort.
- Rwanda : Le président Paul Kagame, rappelant que « les maladies, la guerre et la pauvreté sont les principaux facteurs de la misère dans laquelle se trouvent les populations africaines », a appelé les pays donateurs à soutenir l'action des pays africains dans les secteurs de la santé, du maintien de la sécurité et de l'économie, afin d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, fixés en 2000 par l'ONU.
- Guinée : Des coups de feu ont été tirés en direction du