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Maison de Savoie -
Catégorie:Histoire de l'Italie
Savoie
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Savoie
La Maison de Savoie est une dynastie européenne ayant porté les titres de comte (1033), puis duc (1416) de Savoie, prince de Piémont, roi de Sardaigne (1716) et roi d'Italie (1860).
La numérotation des chefs successifs de cette maison ne tient pas compte des changements de titre. La seule exception viendra des rois Humbert Ier et II d'Italie qui ne reprendront pas à leur compte la succession purement savoyarde, d'où l'inexistence d'Humbert IV et V...
Les États de la maison de Savoie
Voir l'article détaillé États de Savoie.
L'Italie du Nord et les territoires alpins, étaient une mosaïque de royaumes, de principautés, de duchés, de marquisats, de comtés, de protectorats, et a été le théâtre incessant de luttes d'influence et de conflits entre l'Espagne, la Provence puis la France, la Savoie, l'Autriche, l'Angleterre, le Pape et l'Empereur.
La Maison de Savoie a subi tous les aléas de l'histoire, qui se sont traduits par des fluctuations importantes de ses domaines au cours des siècles. Les territoires suivants ont appartenu à la famille de Savoie, à une époque ou à une autre : Beaufort, Beauges, Bugey, Bresse, Chablais, Faucigny, Gênes, Genevois (mais pas Genève), Maurienne, les villes libres de Menton et Roquebrune, Pays de Gex, Pays Niçois, Oneille, Piémont, Sardaigne, Savoie propre et avant-pays, Tarentaise, Vallée d'Aoste, Valais (en partie), Vaudois.
Comtes de Savoie (XIe s.-1416)
La numérotation et les domaines des premiers comtes de Savoie ne sont pas clairs entre le comté de Savoie et le comté de Maurienne.
- ........-v. 1047 : Humbert Ier Humbert aux Blanches Mains (v. 980-v. 1048), 1 comte
- v. 1047-v. 1051 : Amédée Ier, 2 comte, fils du précédent
- v. 1051-v. 1060 : Othon Ier, 3 comte, frère du précédent
- v. 1060-v. 1078 : Pierre Ier, 4 comte, fils du précédent
- v. 1078-1094 : Amédée II (v. 1048-1094), 5 comte, frère du précédent
- 1094-1103 : Humbert II (mort en 1103), 6 comte, fils du précédent
- 1103-1149 : Amédée III (v. 1095-30 août 1149), 7 comte, fils du précédent, mort lors de la troisième croisade
- 1149-1189 : Humbert III (1136-1189), 8 comte, fils du précédent
- 1189-1233 : Thomas Ier (v. 1177-1233), 9 comte, fils du précédent
- 1233-1253 : Amédée IV (1197-1253), 10 comte, fils du précédent
- 1253-1263 : Boniface le Roland (1244-1263), 11 comte, fils du précédent
- 1263-1268 : Pierre II (v. 1203-1268), 12 comte, oncle du précédent
- 1268-1285 : Philippe Ier (1207-1285), 13 comte, frère du précédent
- 1285-1323 : Amédée V le Grand (v. 1249-1323), 14 comte, neveu du précédent
- 1323-1329 : Édouard le Libéral (1284-1329), 15 comte, fils du précédent
- 1329-1343 : Aymon le Pacifique (1291-1343), 16 comte, frère du précédent
- 1343-1383 : Amédée VI le Comte vert (1334-1383), 17 comte, fils du précédent
- 1383-1391 : Amédée VII le Comte rouge (1360-1391), 18 comte, fils du précédent
- 1391-1416 : Amédée VIII le Pacifique (1383-1451), 19 comte, fils du précédent
Ducs de Savoie (1416-1718)
- 1416-1451 : Amédée VIII le Pacifique (1383-1451), 1 duc
- 1451-1465 : Louis Ier (1402-1465), 2 duc, fils du précédent
- 1465-1472 : Amédée IX le Bienheureux (1435-1472), 3 duc, fils du précédent
- 1472-1482 : Philibert Ier le Chasseur (1465-1482), 4 duc, fils du précédent
- 1482-1490 : Charles Ier le Guerrier (1468-1490), 5 duc, frère du précédent
- 1490-1496 : Charles II alias Charles-Jean-Amédée (1489-1496), 6 duc, fils du précédent
- 1496-1497 : Philippe II sans Terre (1438-1497), 7 duc, grand-oncle du précédent, fils de Louis Ier
- 1497-1504 : Philibert II le Beau (1480-1504), 8 duc, fils du précédent
- 1504-1553 : Charles III alias Charles II (1486-1553), 9 duc, frère du précédent
- 1553-1580 : Emmanuel-Philibert Tête de Fer (1528-1580), 10 duc, fils du précédent
- 1580-1630 : Charles-Emmanuel Ier le Grand (1562-1630), 11 duc, fils du précédent
- 1630-1637 : Victor-Amédée Ier (1587-1637), 12 duc, fils du précédent
- 1637-1638 : François-Hyacinthe (1627-1638), 13 duc, fils du précédent
- 1638-1675 : Charles-Emmanuel II (1634-1675), 14 duc, frère du précédent
- 1675-1718 : Victor-Amédée II (1666-1732), 15 duc, fils du précédent, roi de Sicile (1713-1718), titre « échangé » contre celui de roi de Sardaigne.
Rois de Sardaigne (1718-1861)
- 1718-1731 : Victor-Amédée II (1666-1732), 1 roi, abdique en 1731
- 1732-1773 : Charles-Emmanuel III (1701-1773), 2 roi, fils du précédent
- 1773-1796 : Victor-Amédée III (1726-1796), 3 roi, fils du précédent
- 1796-1802 : Charles-Emmanuel IV (1751-1819), 4 roi, abdique en 1802, fils du précédent
- 1802-1824 : Victor-Emmanuel Ier (1759-1824), 5 roi, frère du précédent
- 1824-1831 : Charles-Félix (1765-1831), 6 roi, frère des précédents
- 1831-1849 : Charles-Albert (1798-1849), 7 roi, cousin éloigné des précédents
- 1849-1861 : Victor-Emmanuel II (1820-1878), 8 roi, fils du précédent
Rois d'Italie (1861-1946)
- 1861-1878 : Victor-Emmanuel II (1820-1878), 1 roi
- 1878-1900 : Humbert Ier (1844-1900), 2 roi, fils du précédent
- 1900-1946 : Victor-Emmanuel III (1869-1947), 3 roi, fils du précédent
- 1946-1946 : Humbert II (1904-1983), 4 roi, fils du précédent
Chefs de la Maison de Savoie (depuis 1946)
- 1946-1983 : Humbert II (1904-1983)
- 1983-........ : Victor-Emmanuel de Savoie (1937-), titré prince de Naples, fils du précédent
Voir aussi
- Présidents de la République italienne
Liens externes
- [http://www.sabaudia.org/v2/dossiers/maisondesavoie/public1.php Histoire de la Maison de Savoie]
- [http://www.savoia.info Site web Maison de Savoie]
ja:サヴォイア家
Catégorie:Maison de SavoieSavoie
Catégorie:Savoie
Article principal : Maison de Savoie
Catégorie:Histoire de l'ItalieArticle sur l'Histoire de l'Italie, non comprise la Rome antique
Catégorie:ItalieItalie Italie
ja:Category:イタリアの歴史
ko:분류:이탈리아의 역사
Catégorie:Liste de comtesCatégorie qui a pour but de regrouper les listes de comtes, de comtes palatins (pfalzgraves), landgraves, reichgraves, rheingraves, raugraves, wildgraves et vicomtes.
Comtes
Catégorie:Liste de ducsCette catégorie a pour but de regrouper les listes de ducs, d'archiducs et de grands-ducs.
Ducs
1033
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Années 1010 | Années 1020 | Années 1030 | Années 1040 | Années 1050
1028 | 1029 | 1030 | 1031 | 1032 | 1033 | 1034 | 1035 | 1036 | 1037 | 1038
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Cette page concerne l'année 1033 du calendrier julien.
Événements
- Les Ghaznévides prennent Bénarès en Inde.
- A l’approche du millénaire de la mort du Christ, selon Raoul Glaber, une foule de pèlerins de toutes conditions converge vers le Saint-Sépulcre, à Jérusalem.
- Coalition des féodaux d'Île-de-France contre le roi Henri Ier.
- Famine dans le duché de Bourgogne. Un boucher de Tournus est brûlé vif pour avoir fabriqué des pâtés avec des enfants.
- Conrad II, empereur romain germanique est couronnée roi de Bourgogne.
- Indépendance de la Poméranie.
- Mieszko II de Pologne renonce à la dignité royale et restitue le Lusace et la Mismie à l'Empire.
- Début du règne de Ferdinand Ier de Castille.
Art & culture
- Consécration de l'abbatiale du Mont-Saint-Michel.
- Helgaud écrit une « Vie de Robert le Pieux ».
-
-
Catégorie:1033
ko:1033년
Duché de SavoieCatégorie:Savoie Savoie
Catégorie:Haute-Savoie
Catégorie:Haute-Savoie
Le duché de Savoie est un ancien duché, noyau des États de Savoie.
C'est le 19 février 1416 que l'empereur romain germanique, en accordant la couronne ducale à Amédée VIII, érige le comté de Savoie en véritable État.
Le duché de Savoie était divisé en provinces :
- la Savoie propre (Chambéry)
- la Maurienne (Saint-Jean-de-Maurienne)
- la Tarentaise (Moûtiers)
- le Genevois (Annecy)
- le Faucigny (Bonneville)
- le Chablais (Thonon-les-Bains)
Lors du traité de Turin, en 1860, le duché de Savoie a été rattaché à la France, pour former les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie.
Voir aussi
Mappe sarde
PiémontLa Région du Piémont (en italien Regione Piemonte) est une région d'Italie du nord.
Le Piémont tire son nom de sa situation, au pied des Alpes. Il est traversé par le Pô.
Il est limitrophe des régions françaises ( Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur), italiennes (Val d'Aoste, Lombardie, Ligurie et Émilie-Romagne) et des cantons suisses du Valais et du Tessin.
Histoire
Le territoire qui correspond au Piémont d'aujourd'hui fut habité par des populations d’origine celte-ligure, qui ont été soumises à la culture romaine, depuis le II siècle a.c.
De nombreuse villes piémontaises conservent d'importantes traces de l’époque romaine. Le Piémont a été à plusieurs reprises ravagé lors d'incursions des tribus germaniques et, pendant le haut moyen-âge, à été une liaison entre le royaume des Lombards et celui des Francs.
Dès 1418 la Principauté du Piémont naît. Dans la première moitié du XVI siècle le Pays devient le lieu de batailles entre des armées étrangères, ce qui bloque la vie culturelle. Avec le retour du Duché de Savoie et le déplacement de la capitale de Chambéry à Turin en 1563 commence une nouvelle époque, quand le sentiment national Piémontais devient toujours plus fort.
Le Piémont est occupé par la France en 1796. Après le retour du roi, l’élite culturelle piémontaise combat pour l’unité de l’Italie, qui est réalisée en 1861. Après la formation du royaume d’Italie, le Piémont perd beaucoup de son importance ; la langue piémontaise subit la concurrence de l’italien et la littérature piémontaise devient provinciale.
En 1864, Turin perd son rôle de capitale et la langue et la culture italiennes prennent définitivement le pas sur la langue et la culture piémontaises.
Au XXe siècle, le Piémont devient une région industrielle, caractérisée par une forte immigration du Sud de l'Italie.
Nature
La région du Piémont présente des milieux naturels variés dus aux différences de relief. 1 930 km² sont zones protégées, soit unpeu moins de 8 % de la superficie totale. Le parc national du Grand Paradis, à cheval entre Val d'Aoste et Piémont est le plus connu. Ses paysages de haute montagne et sa faune riche en bouquetin sont évocateurs. Le Val Grande est aussi un parc national. En outre on dénombre pas moins de 56 parcs ou réserves régionales.
Les zones marécageuses de la plaine du Pô ont fait l'objet de soins particuliers.
La haute vallée de Suse est aussi un espace montagnard avec des zones protégées (Rochemelon).
Démographie
Outre les chefs lieux de provinces, les villes importantes sont Moncalieri et Rivoli.
Économie
Le Piémont est une région riche, tant au point de vue agricole (riz, maïs, vin) qu'industriel, avec notamment le constructeur automobile Fiat.
Culture
Le Piémont occidental, la Vallée de l'Orco, la Vallée Soana, les trois vallées de Lanzo, la Vallée Cenischia, la moyenne et la basse Vallée de Susa et la Vallée Sangone sont des régions de langue arpitane.
Politique
Réputé fief de la droite, le Piémont a basculé lors des élections régionales d'avril 2005. Le président sortant Enzo Ghigo a été battu par Mercedes Bresso.
Tourisme
- Stations de ski de Sestrières et d'Alagna-Valsesia
- Turin, ville d'art
- Lac Majeur
Administration
Le Piémont est divisé en 8 provinces (portant le nom de leur chef-lieu):
- Alexandrie (Alessandria),
- Asti,
- Biella,
- Coni (Cuneo),
- Novare (Novara),
- Verceil (Vercelli),
- Verbano-Cusio-Ossola, chef-lieu Verbania,
- Turin (Torino)
Voir aussi
Lien interne
- Liste des anciens États italiens
- [http://www.regione.piemonte.it/ Site officiel du Conseil Régional du Piémont]
- [http://www.francoprovenzale.it Site de l'Effepi, association de la minorité arpitane du Piémont]
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En géographie, on appelle un piémont une région plate et/ou collinaire située au pied d'une montagne, résultant généralement de l'accumulation de matériaux détritiques, alluvions en particulier. Exemples : le piémont des Pyrénées, le piémont vosgien.
Catégorie:Région italienne
Catégorie:Arpitanie
ja:ピエモンテ州
simple:Piedmont
Sardaigne
La sardaigne, (en italien : Sardegna et en langue sarde normalisée : Sardigna), est la deuxième plus grande île de la Méditerranée, située au sud de la Corse. Rattachée à l'Italie après un long isolement, culturellement différente de la péninsule, elle a obtenu le statut de région autonome depuis le 28 février 1948.
Histoire
L'histoire plurimillénaire de la Sardaigne commence(rait) sans doute au paléolithique inférieur (100 000 ans avant J.-C.) auquel remontent les premiers vestiges certains de la fréquentation de l'île par l'homme, qui s'y installe de manière stable bien plus tard, au néolithique inférieur (6 000 av. J.-C.).
La première civilisation ayant une physionomie et des caractères bien définis et autochtones est la civilisation dite de Bounighinu (au cours du 4e millénaire avant J.-C. — population diffusée sur le territoire de l'île pratiquant l'agriculture regroupée en villages — en contact étroit avec la Corse, l'Italie et le Sud de la France, céramique et obsidienne en laissent la trace archéologique évidente), puis apparait celle plus célèbre des nuraghes, qui débute à l'âge du bronze ancien (1 500 av. J.-C.) et qui décline progressivement à la fin de l'âge du fer (500 av. J.-C.) pour ne disparaître complétement qu'avec l'occupation romaine. Elle a ainsi été nommée à cause de son architecture la plus typique : le nuraghe, construction en forme de tour (tronc de cône) à l'aide de gros blocs de pierre équarris et travaillés, qui prend une forme plus articulée et complexe lors de la période la plus resplendissante de cette civilisation (en plein âge du fer).
Il existe d'autres constructions typiques de l'âge pré-nuragique et intermédiaire : les domus de janas (traduction : les maisons des fées) creusées dans le granit et servant à inhumer les morts, les tombes des géants, très fréquentes à l'intérieur de l'île, et de dimensions cyclopéennes. Dans ce cas également il s'agit de constructions typiques. Le mégalithisme (avec des menhirs notamment) est une caractéristique pré-nuragique.
Les riches ressources minières de l'île attirent l'attention et l'intérêt commercial des populations de la Méditerranée orientale, comme les Mycéniens et les Chypriotes, mais ce sont les Phéniciens qui, à partir du IXe et du constituent les premières colonies stables, occupant des sites le long de la côte, facilement accessibles, favorables aux échanges et au commerce. La Sardaigne qui appartenait à l'empire carthaginois (son occupation va de 535 à 239 av. J.-C.) privilégie, outre la production des ressources minières, celle du froment et du bois (l'île était quasiment recouverte de forêts). Cette exploitation perdure également avec la conquête romaine (239 av. J.-C. - 476 après J.-C.). La Sardaigne fut rattachée à Rome lors de la deuxième guerre punique et en 227 av. J-C. est constituée la province romaine de Corse-Sardaigne.
Rome, pour affirmer sa domination des zones internes et notamment la Barbaria (devenue l'actuelle Barbagia) - les habitants y sont considérés comme plus fiers et courageux que sur les côtes - s'impose par une administration forte et bien organisée et dont l'efficacité est assurée principalement par un réseau routier très ramifié - duquel ont survécu encore çà et là quelques morceaux originaux - repris en grande partie par le tracé du réseau routier moderne.
La décadence de l'Empire romain atteint l'île et a pour conséquence l'abandon progressif des terres agricoles et des côtes et un abaissement notable de la démographie.
Abandonnée à elle-même et sans défense, la Sardaigne est occupée et subit les razzias durant quelque 80 ans (vers 460 - 530 après J.-C.) par les Vandales d'Afrique qui, défaits par l'empereur d'Orient, laissent l'île sous la domination de Byzance.
Quand au après J.C. les Arabes achèvent la conquête de la Méditerranée, du Nord de l'Afrique, de l'Espagne, d'une partie de la France et de la Sicile, les côtes sardes sont soumises à leurs attaques incessantes et à leurs razzias.
Le désintérêt et le vide de pouvoir qui s'ensuit de la part de la lointaine Byzance pousse l'île à gérer elle-même son sort : ainsi, elle s'organise administrativement et militairement en 4 Giudicati (ou judicats) : ceux de l'Arborée, de Calaris (Cagliari), de la Gallura et du Logudoro (Torres), royaumes souverains et indépendants les uns des autres.
Avec des soubresauts, les Giudicati survivent jusqu'à la fin du , lorsqu'ils deviennent territoires contrôlés par les républiques maritimes du continent italien de Pise et de Gênes. L'Arborée résiste et reste indépendant jusqu'en 1410 et autonome jusqu'à 1478, lorsque la couronne d'Aragon conquiert définitivement l'île toute entière, déjà concédée en zone féodée depuis 1297 par le pape Boniface VIII ainsi que la Corse voisine à laquelle les Aragons renoncent en 1487.
Le « Regnum Sardiniae et Corsicae » ainsi créé le 4 avril 1297 demeurera sous la domination de la couronne d'Espagne (née à la fin du par l'union des royaumes d'Aragon et de Castille) jusqu'au début 1700.
Après une brève parenthèse autrichienne (1708-1718), confirmée par le traité d'Utrecht, le Regnum Sardiniae est cédé par le « traité de Londres » (1718) aux États de Savoie, en échange de la Sicile, dont le duc prend le titre de roi de Sardaigne.
Le Royaume de Sardaigne est ainsi constitué (désigné généralement sous le nom de Piémont-Sardaigne par les historiens français puisque sa capitale est à Turin et une vice-royauté est installée à Cagliari), et à l'intérieur duquel l'île maintient son statut autonome jusqu'à 1847, année où elle fusionne avec le Piémont et donne le jour à un gouvernement central unique, renonçant ainsi à son autonomie historique.
Avec la fin des guerres d'Indépendance et l'unité italienne obtenue, le royaume de Sardaigne devient royaume d'Italie en 1861.
La Sardaigne est une région complexe et articulée qui a conservé ses témoins culturels, les matériaux, historiques et artistiques de son histoire, un bagage original très caractéristique que l'on n'arrête pas de redécouvrir et qui se valorise dans toute sa richesse.
Administration
La Sardaigne est divisée en huit provinces trois anciennes :
- Province de Cagliari (CA),
- Province de Nuoro (NU),
- Province de Sassari (SS).
Une plus récente :
- Province d'Oristano (OR).
Enfin, une loi regionale adoptée en 2001 qui prevoit désormais un total de 8 provinces à partir du 9 mai 2005 (avec les élections des conseils de provinces). Les quatre nouvelles provinces sont les suivantes :
- Province d'Olbia-Tempio (OT) (région historique de la Gallura) (ne sera opérationnelle qu'après le 23 mai 2005 en raison du ballotage),
- Province de l'Ogliastra (OG),
- Province de Carbonia-Iglesias (CI) (région du Sulcis et de l'Iglesiente),
- Province du Medio Campidano (MD).
La nouvelle répartition des villes par province était disponible à cette adresse en italien : [http://www.regione.sardegna.it/referendum2003/riassetto_provincie.pdf (en pdf)]
Politique
La région autonome est régie par un Statut spécial, approuvé par une loi constitutionnelle le 26 février 1948 qui a donné pouvoir de légiférer de manière exclusive dans certains cas (organisation des administrations locales, construction, agriculture et forêts). Dans d'autres domaines (santé, assistance publique), la région peut légiférer dans le cadre des principes établis par la loi de l'Etat. Ces compétences ont été étendues par la réforme du titre V de la Constitution italienne (dans le domaine de la recherche et de la formation).
Le Statut organise les trois autorités qui représentent la Sardaigne :
- le Conseil régional (pouvoir législatif régional) ;
- la Junte régionale (pouvoir exécutif régional) ;
- le Président de la région (chef du pouvoir exécutif régional).
Depuis la réforme constitutionnelle du 31 janvier 2001, le Président est élu directement, en même temps que le Conseil régional.
En 2004, les dernières élections au Conseil régional (comprenant celle du Président de la région autonome), les premières après la réforme constitutionnelle, ont eu sur la base du statut spécial en vigueur et en tenant compte des provinces nouvellement créées en 2001.
Les deux principaux candidats pour la présidence étaient :
- Renato Soru, à la tête d'une liste Sardegna insieme (Sardaigne ensemble), soutenu par la coalition de l'Olivier et son propre mouvement, Progetto Sardegna, il a été élu avec 50,13 % des voix ;
- Mauro Pili, le président sortant élu en 1999, à la tête d'une liste Sardegna unita (S. unie), soutenu par la Maison des libertés, n'a obtenu que 40,53 % des voix ;
- les autres listes, Sardegna libera (autour du Parti sarde d'action) 3,77 % - UDS-NAT-Mov. 3,64 % et iRS 1,13 % n'ont obtenu que 4 sièges de conseiller régional.
- Sardegna insieme (dont les partis ont depuis rejoint l'Union en 2005) :
- Conseillers attribués globalement à la liste gagnante, 8 sièges (2 PS, 2 DS, 1 SDI, 2 M, 1 RC) ;
- Sinistra federalista sarda (DS), 13,15 %, 13 sièges ;
- Margherita, 10,79 %, 10 sièges ;
- Progetto Sardegna (PS), 7,77 %, 7 sièges ;
- Refondation communiste, 4,09 %, 5 sièges ;
- Socialistes démocrates italiens, 3,76 %, 3 sièges ;
- Popolari-UDEUR, 2,63 %, 3 sièges ;
- Parti des communistes italiens, 1,86 %, 1 siège ;
- Italia dei Valori, 0,99 %, 1 siège
- Sardegna unita (partis de la Maison des libertés) :
- Un siège de conseiller attribué à la liste arrivée seconde, celui de Mauro Pili (Forza Italia) ;
- Forza Italia, 14,99 %, 10 sièges ;
- Union des démocrates chrétiens, 10,28 %, 7 sièges ;
- Alliance nationale, 7,34 %, 5 sièges ;
- Riformatori sardi, 5,94 %, 4 sièges ;
- Fortza Paris, 4,55 %, 3 sièges.
- UDS-NAT-Il Movimento :
- Union des sardes (UDS, projet nationalitaire de Mario Floris), 3,88 %, 2 sièges.
- Sardigna libera (Sardaigne libre) :
- Parti sarde d'action, 3,83 %, 2 sièges.
Le 14 juillet 2004, c'est Giacomo Spissu (Démocrates de gauche) qui a été élu, au second tour, président du Conseil régional (avec 47 voix, 30 votes blancs, et 3 à un autre DS - 5 abstentions). Au premier tour, 52 abstentions (de la majorité élue) avaient empêché le vote à la majorité des deux tiers prévu lors de ce premier vote.
Voir aussi : [http://consiglio.regione.sardegna.it/ Conseil régional de Sardaigne]
Lors des élections provinciales des 8 et 9 mai 2005, les listes soutenues par l'Union ont obtenu au total 56,15 % des voix, réparties ainsi :
- Démocrates de gauche, 15,26 %, 41 conseillers dès le 1 tour (¹) ;
- Margherita, 11,12 %, 28 élus ;
- Parti sarde d'action, 5,52 %, 10 élus ;
- Refondation communiste - , 5,06 %, 9 élus ;
- Socialistes démocrates italiens - , 4,94 %, 11 élus ;
- Popolari-UDEUR - , 4,56 %, 9 élus ;
- Progetto Sardegna, 3,75 % (mais allié à d'autres partis indiqués par - , 5,01 %), 8 élus ;
- Parti des communistes italiens, 2,20 %, 3 élus ;
- Italia dei Valori - , 1,20 %, 1 élu ;
- i Verdi, 0,92 % ;
- divers 0,38 % (Gallura Unita, 2 élus, réunissant entre autres Progetto Sardegna, SDI, RC et IdV).
- (¹) : les conseillers de la province d'Olbia-Tempio n'ont été répartis qu'à l'issue du second tour et ont augmenté donc le nombre des élus des DS, Margherita, de Popolari-UDEUR, du Parti sarde d'action et sans doute du Progetto Sardegna, des SDI, RC et IdV.
Les candidats de la Maison des libertés ont obtenu :
- Forza Italia, 10,19 % ;
- Union des démocrates chrétiens, 8,25 % ;
- Alliance nationale, 7,44 % ;
- Riformatori sardi, 5,23 % ;
- Fortza Paris, 4,22 % ;
- Union des sardes, 1,99 % (alliée dans une circonscription avec le PRI) ;
- Nouveau Parti socialiste italien, 0,87 % ;
- Parti républicain italien, 0,14 % ;
- Divers, listes citoyennes et locales, .
Enfin les indépendantistes ont obtenu :
- Indipendentzia Repubrica de Sardigna, 1,66 % ;
- Sardigna Natzione, 0,92 %.
Langue sarde
Le sarde parlé en Sardaigne présente plusieurs variantes (deux variétés principales : le logoudorien et le campidanien) :
# logudorese (région du Logudoro)
# nuorese (région de Nuoro), le plus archaïque)
# ogliastrino (région de l'Ogliastra)
# campidanese (région du Campidano)
C'est une langue romane nettement distincte de l'italien, celle restée la plus proche du latin, de la famille indo-européenne.
Les deux autres dialectes parlés au nord de l'île :
# sassarese (autour de Sassari jusque vers Porto Torres)
# gallurese (Gallura, future province d'Olbia-Tempio)
sont eux considérés comme des dialectes italiens, variantes du corse, c'est-à-dire comme des dialectes toscans, malgré les nombreux emprunts et les influences réciproques dues au contact sarde. Le ligure (génois tabarquin) et le catalan (L'Alguer) sont également parlés dans certaines villes.
Plus d'un million de Sardes parlent une des variantes de cette langue mais pratiquement tous sont bilingues et parlent également l'italien.
Voir aussi
- [http://www.regione.sardegna.it/ Portail officiel de la Région autonome]
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ja:サルデーニャ島
1716Catégorie:1716
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Années 1690 | Années 1700 | Années 1710 | Années 1720 | Années 1730
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Cette page concerne l'année 1716 du calendrier grégorien.
Événements
- Début du voyage d'Ippolito Desideri au Tibet (fin en 1721).
- L'empereur romain germanique Charles VI déclare la guerre à l'Empire ottoman.
- La culture du café est introduite à Ceylan.
- Le savant anglais Edmund Halley construit une cloche de plongée.
- Un tremblement de terre fait 20 000 victimes à Alger en Algérie.
- Édition du Dictionnaire chinois de l'Académie impériale de Chine.
- 6 mars : Pehr Kalm, botaniste suédois († 1779)
- 29 mai : Louis Jean-Marie Daubenton, naturaliste français († 1800)
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Italie
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| Président de la République
| Carlo Azeglio Ciampi
|- valign="top"
| Président du Conseil
| Silvio Berlusconi (gouvernement III au 23 avril 2005)
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1860Catégorie:1860
Cette page concerne l'année 1860 du calendrier grégorien.
Événements
- Fondation de l’Alliance israélite universelle ou (AIU), par la volonté d'Adolphe Crémieux, un Juif d’une très ancienne famille provençale qui joua un grand rôle en tant que révolutionnaire en 1848. L'AIU deviendra un vecteur des valeurs culturelles et spirituelles de la France républicaine et un agent d’influence et de renseignements du Quai d’Orsay (ministère des Affaires étrangères).
Europe
- 19 janvier : Encyclique de Pie IX sur le pouvoir temporel.
- 23 janvier : Traité de libre-échange et de commerce entre la France et le Royaume-Uni. Les droits de douane seront fixés en fonction de la valeur des produits.
- 1 janvier : Les arrondissements de Paris passent de 12 à 20.
- 15 janvier : Le journal Le Moniteur publie une lettre de Napoléon III adressée à Achille Fould.
- Il y proclame « cette vérité qu'il faut multiplier les moyens d'échange pour rendre le commerce florissant ; que sans commerce l'industrie est stationnaire et conserve des prix élevés qui s'opposent aux progrès de la consommation ; que sans une industrie prospère qui développe les capitaux, l'agriculture elle-même demeure dans l'enfance... ».
- La lettre annonce aussi au pays le traité de commerce qui sera signé le 23 janvier avec l'Angleterre.
- En janvier, le gouvernement supprime l'Univers (presse catholique).
- 24 mars : Traité de Turin donnant le duché de Savoie et le comté de Nice à la France, sous réserve d'un référendum.
- 15 avril : Suite au Traité de Turin, les populations concernées se prononcent par référendum en faveur du rattachement de Nice à la France par 99,38% (160 non et 25 743 oui pour 15,54% d'abstention).
- 22 et 23 avril : Suite au Traité de Turin, les populations concenées se prononcent par référendum en faveur du rattachement de la Savoie à la France par 99,82% (235 non et 130 533 oui pour seulement 3,40% d'abstention).
- Du 8 au 10 septembre : Visite de Napoléon III et de l'impératrice à Marseille, et inauguration du nouveau Palais de la Bourse, avant d'embarquer pour Alger.
- 15 novembre : Le journal Le Moniteur publie une longue lettre de Fould, destinée à l'empereur, et pour critiquant durement les dépenses excessives.
- Une réponse de Napoléon III approuve les termes de ce réquisitoire et nomme Fould ministre des Finances, et le charge d'une réforme.
- 23 novembre : Ministère du comte Walewski, qui succède à celui de Fould.
- 24 novembre : Premières réformes libérales de Napoléon III.
- Décret constitutionnel sur les nouveaux pouvoirs des assemblées :
- En réponse au discours de l'Empereur ouvrant la session, le Corps législatif et le Sénat discuteront chaque année des termes d'une adresse.
- Des ministres sans portefeuille seront désignés par l'Empereur pour défendre et expliquer la politique du gouvernement devant les deux assemblées.
- Le journal Le Moniteur et tous les journaux pourront reproduire la sténographie in extenso des débats des deux assemblées.
- 24 décembre : Grève des tonneliers de Sète.
- 31 décembre : le rattachement à la France de Nice et de la Savoie devient effectif.
- Création à Lyon du Denier de Saint-Pierre, par M Bonald, pour financer les États de l'Église.
- 18 septembre : Bataille de Castelfidaro, lors de laquelle les troupes de Cavour du royaume de Piémont-Sardaigne battent les troupes pontificales, sans intervention des troupes françaises de Rome.
- Le royaume de Piémont-Sardaigne annexe la majeure partie des États pontificaux, le pape conservant la ville de Rome.
- 29 septembre : Renforcement des troupes françaises de Rome.
- Dates vnon renseignées ou inconnues :
- En mars, rattachement par référendum de l'Italie centrale au Piémont. Napoléon III laisse le royaume de Piémont-Sardaigne annexer ces territoires, insurgés de l'État pontifical (dont la Romagne), moyennant la cession à la France du comté de Nice et du duché de Savoie. Parme, Modane et la Toscane sont réunis au royaume de Piémont-Sardaigne.
- En mai, Expédition des Mille de Giuseppe Garibaldi avec ses chemises rouges, et l'intervention des piémontais, qui rattachent Naples et la Sicile au royaume de Piémont-Sardaigne (mai-oct.).
Afrique
- L'explorateur anglais John Hanning Speke retourne à la source du Nil à la tête d'une expédition (fin en 1863).
- La France commence son expansion en Afrique occidentale.
Amériques
Amérique du Nord
- Abraham Lincoln, du parti républicain, anti-esclavagiste, est élu président des États-Unis
- 24 décembre : Sécession de la Caroline du Sud.
Amérique latine
Asie & monde indien
- Fondation de la ville russe de Vladivostok.
- Premier code pénal en Inde.
- 3 août : Traité entre le Portugal et le Japon
- 21 août : Des forces franco-britannique s'emparent des forts chinois de Taku.
- 21 septembre : Bataille de Palikao, lors de laquelle les troupes franco-britanniques du général Cousin-Montauban mettent en déroute 50 000 Chinois. Cette victoire leur ouvre les portes de Pékin.
- 6 octobre : Les troupes franco-britanniques prennent la capitale chinoise, Pékin, et saccagent le palais d'été.
- 24 octobre : Conventions de Pékin (Beijing), ouvrant la Chine aux Occidentaux. La Chine doit céder des concessions aux Anglais et ouvrir 11 ports à leur commerce
- 28 octobre : Deuxième traité de Tien-Tsin, qui confirme l'ouverture des ports chinois au commerce, et la protection des missionnaires catholiques.
- 14 novembre : Les Russes arrachent à la Chine la rive gauche de l'Amour (Heilong Jiang), formant la Province Maritime.
Océanie & Pacifique
- Début d'un conflit entre colons et Maoris en Nouvelle-Zélande (fin en 1864).
- Les explorateurs anglais Robert O'Hara Burke et William J. Wills réussissent la traversée sud-nord l'Australie.
Proche-Orient & Monde arabo-musulman
- 30 août : Débarquement d'une expédition française en Syrie et au Liban, pour protéger les chrétiens maronites contre les druzes. Les maronites occupaient la fonction de paysans agriculteurs, et les druzes, celle de propriétaires terriens (cheikhs). A la suite d'une révolte des paysans contre leurs maîtres, les seigneurs druzes ripostent et l'emportent.
On dénombre au total 22 000 victimes, dont 6 000 chrétiens au Mont-Liban et presque deux fois plus à Damas. Cette épisode est par la suite interprété, à tort, comme un massacre des chrétiens par les druzes. S'il s'agit au départ d'un conflit social, il n'en reste pas moins que ce massacre est le premier à cristaliser les antagonismes communautaires (et, partant, confessionnels) au Liban.
- La ville de Jérusalem compte environ 15 000 personnes, dont la moitié de Juifs, le quart de musulmans, le quart de chrétiens.
- Du 17 au 19 septembre : Visite de Napoléon III à Alger.
- 24 novembre : Rétablissement du poste de gouverneur général de l'Algérie, qui est attribué au maréchal Pélissier. Politique du « Royaume arabe ». L'instruction publique et les cultes demeurent rattachés à Paris.
Chronologies thématiques
- Chemins de fer : 1860 dans les chemins de fer
- Sports : 1860 en sport
- Art & culture :
- 6 octobre : Près de Paris, au bois de Boulogne, ouverture d'un jardin zoologique, contenant seulement des animaux acclimatés.
- Le peintre français Ingres peint le Bain turc.
- Science et techniques :
- L'inventeur franco-belge Jean Joseph Étienne Lenoir dépose le brevet d'un moteur à combustion interne.
- Invention de l'ouvre-boîtes.
- Invention de la serrure de sûreté avec combinaisons variées.
- Le savant français Louis Pasteur étudie le processus de fermentation de la levure.
- L'infirmière anglaise Florence Nightingale ouvre une école d'infirmière.
- 14 janvier : Pierre Loti, écrivain français († 1923).
- 17 janvier : Anton Tchekhov, écrivain russe († 1904).
- 23 février : William Louis Abbott, naturaliste et un collectionneur américain († 1936).
- 13 mars : Hugo Wolf, compositeur
- 13 avril : James Ensor, peintre belge († 1949).
- 7 juillet : Gustav Mahler, compositeur († 1911).
- 24 juillet : Alphonse Mucha, peintre tchèque († 1939).
- 5 août : Oswald Wirth, écrivain suisse († 1943).
- 16 août : Jules Laforgue, poète français († 1887).
- 20 août : Raymond Poincaré futur président de la République française († 1934).
- 4 décembre : Charles de Broqueville futur premier ministre belge († 1940).
- 4 mars : à Paris Honoré Reille (85 ans), maréchal de France et comte d'Empire.
- 13 mai : Christian Gmelin, chimiste allemand (° 1792).
- 24 juin : au château de Villegenis à Massy (Essonne), Jérôme Bonaparte (76 ans), frère cadet de Napoléon Ier et oncle de Napoléon III.
- 14 août : André Marie Constant Duméril, zoologiste français (° 1774).
- Jean-Marie de Lamennais, prêtre français.
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th:พ.ศ. 2403
États de Savoie
On appelle États de Savoie les possessions de la Maison de Savoie, du Moyen Âge à l'Unité italienne.
Histoire
Les États de Savoie se sont constitués progressivement, avec des périodes d'expansion, mais aussi de recul, généralement au profit de la France.
La première capitale des États de Savoie a été Chambéry. En 1563, elle a été supplantée par Turin, jugée moins vulnérable aux attaques françaises. À la même date, la maison de Savoie a commencé à imposer l'italien, sous sa forme toscane, comme langue écrite dans tous ses États, alors que le toscan n'était quasiment pas parlé à travers le duché.
Les États de Savoie ont disparu à la suite du Traité de Turin, signé le 24 mars 1860 entre Napoléon III, empereur des Français et Victor-Emmanuel II, roi de Sardaigne, de Chypre et de Jérusalem et duc de Savoie. Ce dernier cède à la France le comté de Nice, augmenté de Menton et de Roquebrune qui devient le département des Alpes-Maritimes et le duché de Savoie qui forme les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie, tandis qu'il incorpore ses autres possessions dans le nouveau royaume d'Italie.
Composition
Provinces ayant durablement fait partie des États de Savoie
Certaines régions ont durablement fait partie des États de Savoie :
- le duché de Savoie, divisé en provinces :
- la Savoie propre (Chambéry)
- la Maurienne (Saint-Jean-de-Maurienne)
- la Tarentaise (Moûtiers)
- le Genevois (Annecy)
- le Faucigny (Bonneville)
- le Chablais (Thonon-les-Bains)
- le Piémont (Turin)
- la Vallée d'Aoste (Aoste)
- le Comté de Nice
- la Sardaigne - avec l'échange de la Sicile avec la Sardaigne — traité d'Utrecht, confirmée par le traité de Londres du 2 août 1718, les États de Savoie, un duché, deviennent le Royaume de Sardaigne (Regnum Sardinium), en conservant la capitale à Turin (un vice-royaume est installé à Cagliari avant lunion parfaite de 1847 qui supprime les statuts sardes).
Provinces ayant partie des États de Savoie du XIIIe au XVIIe siècle
Trois provinces en ont fait partie du XIIIe siècle jusqu'au Traité de Lyon en 1601 :
- la Bresse (Bourg-en-Bresse)
- le Bugey
- le Pays de Gex
Provinces ayant temporairement fait partie des États de Savoie
D'autres provinces n'en ont partie que brièvement :
- la ville de Genève
- la province de Carouge
- le Pays de Vaud (Lausanne)
- le Valais (Sion)
- la Sicile
- le Franc-Lyonnais
- les villes libres de Menton et de Roquebrune de 1848 à 1861
- la ville d'Oneille (en italien, Oneglia) (aujourd'hui partie d'Imperia)
Voir aussi
Liste des anciens États italiens
Lien externe
http://www.sabaudia.org/ - Site officiel des archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie
Etats de Savoie
Savoie
Provence
La Provence (Prouvènço / Provença en provençal) est une dénomination géographique qui désigne un ancien conté et une ancienne province royale française et qui correspond aujourd'hui, au sens large, à une grande partie de la région PACA, et qui se situe au sud-est de la France, s'étendant de la rive gauche du Rhône (rive est) jusqu'à la rive droite du Var où elle borde l'ancien comté de Nice situé sur la rive gauche.
Plus strictement, la Provence s'étend jusqu'à l'est du Gard (au-delà du Rhône) et jusqu'au sud de l'Ardèche et de la Drôme.
Géographie
Divisions administratives
Les départements issus de l'ancien comté(annexé à la France par Louis XI) et ancienne province royale française furent inclus dans la région administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur qui recouvre les départements des Alpes-de-Haute-Provence (04), des Hautes-Alpes (05), des Alpes-Maritimes (06), des Bouches-du-Rhône (13), du Var (83) et du Vaucluse (84).
Culturellement et historiquement, on peut aussi considérer que la partie sud des départements de l'Ardèche (07) et de la Drôme (26), ainsi que la partie est du Gard (30) sont provençaux.
Climat et topographie
La Provence est une région au climat privilégié, bénéficiant de l'influence de la Méditerranée, avec des étés chauds et secs. Les hivers y sont doux près de la côte, généralement humides à l'est, mais sont plus rudes dans le nord. La végétation est du type garrigue, la sécheresse d'été la rendant particulièrement vulnérable aux incendies.
Le relief est valloné, l'érosion due aux orages violents d'été pouvant constituer des ravines assez escarpées.
Histoire
Antiquité
Elle doit son nom à l'époque romaine qui la connaissait comme Provincia (une des nombreuses provinces romaines). La Provence fit partie de la Gaule Transalpine (c'est-à-dire au-delà des Alpes, pour les Romains), rebaptisée Gaule Narbonnaise (du nom de la capitale de la province romaine, Narbonne) au
- La Provence indépendante
Le littoral provençal a été colonisé par les Grecs : vers 600 av. J.-C., les Phocéens s'installent à Marseille (en grec, Massalia; en latin, Massilia). Ils essaiement à Nice, Arles, Nîmes, Agde, Cannes.
- La conquête romaine au
- Chronologie sommaire
- -181 : Marseille appelle Rome au secours contre les pirates Ligures
- -154 : Nice et Antibes assiégées par les Ligures des Alpes Maritimes, expédition d’Opimius
- -125/-124 : coalition de tribus celto-ligures (les Salyens) soutenus par les Voconces, Allobroges et Arvernes : le consul Fulvius Flaccus franchit les Alpes et les vainc. En -123, nouvelle campagne qui se termine par la destruction de l’oppidum d’Entremont.
- En -123/-122 : fondation d’Aix-en-Provence pour contrôler les Salyens.
- -122 : le proconsul Cn. Domitius Ahenobarbus écrase les Allobroges
- -121 : les Volques, à la tête d'un vaste territoire de 24 oppidums accueillent sans résistance les légions de Rome. Nemausa (Nîmes), la ville gallo-romaine est sur le point de naître.
- -120 : Ahenobarbus en campagne ; on lui attribue la fondation et l’organisation de la Provincia
- -117 : début de la construction de la Via Domitia (en l’honneur de Cn. Domitius Ahenobarbus) en direction des Pyrénées. Elle emprunte le tracé d’une ancienne route grecque (la voie héracléenne). Son aménagement est le symbole de la romanisation et apporte un développement des échanges commerciaux.
- -109/-105 : incursions des peuples germaniques (Cimbres, Teutons, Tigurins, Ambrons) : Marius écrase les Teutons à Aix-en-Provence (-102) et les Cimbres à Verceil (-101).
Moyen Âge
Au Moyen Âge, ce fut un marquisat, un comté et un royaume.
En 843, le traité de Verdun donna la Provence a Lothaire Ier. Son fils Charles de Provence en fit le royaume de Provence-Viennois ou de Bourgogne cisjurane en 855. Boson V de Provence, beau-frère de Charles le Chauve, se fit proclamer roi du deuxième royaume de Provence en 879. Boson fut en lutte avec les Carolingiens. Le fils de Boson, Louis, empereur, confia le gouvernement de la Provence à Hugues d'Arles, qui le donna a son tour en 934 à Rodolphe II, roi de Bourgogne transjurane. Le nouvel ensemble sera le deuxième royaume de Bourgogne-Provence aussi appelé Royaume d'Arles. Il subsistera jusqu'en 1032.
En 947, le bosonide Boson, comte d'Arles fut investi de la Provence. À sa mort, ses deux fils, Guilhem, dit le Libérateur (Guillaume Ier), et Roubaud se partagèrent en indivis le comté, indivision que maintinrent leurs descendants. La branche issue de Guilhem donnera celle des comtes de Provence, celle issue de Roubaud donnera les comtes de Forcalquier, qui se détachera en 1054 (ces derniers sont également appelés marquis de Provence).
En 972, Guillaume Ier libéra la Provence des Sarrasins qui depuis le massif des Maures (au dessus de Saint-Tropez) pillaient la région.
En 1037, Emma, marquise de Provence, se marie à Guillaume III Taillefer, comte de Toulouse, transmettant les droits de la lignée de Roubaud à la maison de Toulouse. En 1112, Douce de Provence, héritière des droits de la ligne de Guilhem, épouse Raymond-Bérenger III, comte de Barcelone, qui devient Raymond-Bérenger Ier de Provence. Les maisons de Toulouse et de Barcelone entrent alors en conflit pour le marquisat. Pour aboutir à un traité en 1125 entre Raymond-Bérenger et Alphonse-Jourdain de Toulouse, qui partagea le comté entre un marquisat au nord de la Durance, donné aux Toulouse, et le comté au sud, donné aux Barcelone. En 1193 Alphonse II de Provence épouse Gersande de Forcalquier, ce qui donne naissance au comté de Provence-Forcalquier.
Pendant cette période, le comté d'Orange, vassal de Provence, fut érigé en 1181 en principauté.
1181
En 1245, meurt Raymond-Bérenger V de Provence, dont les quatre filles sont mariées respectivement, Marguerite à Saint-Louis, Sance à Richard de Cornouailles, Éléonore à Henri III, roi d'Angleterre et Béatrix à Charles, comte d'Anjou et du Maine, frère de Saint-Louis. C'est cette dernière qui reçoit en héritage les deux comtés de Provence et Forcalquier, les transmettant à la première maison capétienne d'Anjou.
Accumulant les titres royaux (Naples-Sicile, Jérusalem, Chypre, Acre, Thessalonique, etc.), les comtes se font appeler roi, dont le célèbre roi René, de la seconde maison capétienne d'Anjou.
Mais entre-temps, le comté de Provence-Forcalquier avait été démembré. Conformément au traité de Meaux-Paris (1229) qui marqua la fin de la croisade des Albigeois, à la mort d'Alphonse de Poitiers, en 1271, le marquisat passe au roi de France Philippe III qui le cède dès 1274 au pape Grégoire X pour devenir le Comtat Venaissin.
En 1388, la ville de Nice et sa viguerie — la division administrative correspondante — la cité de Puget-Théniers et les vallées de la Tinée et de la Vésubie se constituent en terres neuves de Provence et se mettent sous la protection de la maison de Savoie, c'est la dédition de Nice à la Savoie. Ces terres prendront le nom de comté de Nice en 1526.
En 1382, à la mort de la reine Jeanne, s'achève la première maison capétienne d'Anjou, elle adopta le frère du roi Louis Ier, fait comte puis duc d'Anjou, fondant la seconde maison capétienne d'Anjou. Cette dynastie s'achèvera avec Charles III du Maine, 1491, le roi de France Louis XI annexant la Provence en 1498 en la rattachant au domaine royal.
Renaissance
À l'époque classique, la sagesse populaire clamait que les trois maux de la Provence étaient la Durance, le mistral et le parlement d'Aix.
1720-1722 : la grande peste, partie de Marseille, envahit la Provence et la dévaste ainsi que les Etats Pontificaux (Comtat Venaissin)
Époque moderne
15 août 1944 : Débarquement en Provence (Opération Dragoon)
Souverains de Provence
- Charles de Provence (845-† 863), roi de Provence (855-863), fils de Lothaire Ier et Ermengarde de Tours.
- Boson V de Provence (?-† 887), roi de Provence (863-887), fils de Bivin.
- Louis III l'Aveugle (v.880-† 928), roi de Provence (887-928), roi d'Italie (900), empereur d'Occident (901-905), fils de Boson V de Provence et Ermengarde. Son surnom provient du fait qu'il a été aveuglé par Bérenger Ier, son rival à la tête de l'empire.
:Voir aussi : Liste des rois, comtes et marquis de Provence
Langue
La langue propre de la Provence est la langue d'Oc (aussi appelée langue occitane), rameau oriental du sud-occitan qui comprend également le languedocien. Le provençal et le niçois sont les variantes locales de cette langue d'Oc.
Parlée par près de 500 000 personnes (Blanchet) et comprise par plusieurs millions, la langue d'Oc en Provence vit actuellement un renouveau. En 2003, le Conseil régional a voté une motion qui affirme que la langue occitane est la langue régionale de Provence.
Jusqu'au , le terme provençal, associé aux troubadours, désignait l'ensemble de la langue d'Oc.
En 1854, autour de Frédéric Mistral se forme le Félibrige, association littéraire qui se donne pour objectif la renaissance nationale du Midi par la littérature et particulièrement la poésie.
En 1904, F. Mistral obtient le Prix Nobel de Littérature pour l'ensemble de son œuvre littéraire et philologique.
L'IEO et le Felibrige assurent aujourd'hui l'essentiel du travail de récupération linguistique, en Provence comme dans l'ensemble de l'Occitanie.
Voir aussi
Œuvres littéraires évoquant la Provence
De nombreuses œuvres littéraires évoquent la Provence :
- les romans de Jean Giono se déroulent souvent en Provence.
- les nouvelles qui composent les Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet se situent pour la plupart dans les environs de Beaucaire, et reprennent parfois des récits tirés du folklore provençal.
- l'œuvre littéraire (mais aussi théâtrale et cinématographique) de Marcel Pagnol doit beaucoup à la Provence. Ses Souvenirs d'enfance, par exemple (La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, etc.), se déroulent principalement à Marseille et dans les collines environnantes, de même que le diptyque L'Eau des collines.
- Les livres de Frédéric Mistral, Henri Bosco, Marie Mauron, Yvan Audouard
Wikisource
- [http://wikisource.org/wiki/%C3%89dit_de_r%C3%A9union_du_comt%C3%A9_de_Provence_%C3%A0_la_couronne_de_France Édit de réunion du comté de Provence à la couronne de France] (1498)
Bibliographie
- Gabriel Cassin, Histoire de la Provence comtale et papale, qu'on trouvera résumé sur [http://www.ifrance.com/gab-cassin/provcomtale.html Provence comtale] et [http://www.ifrance.com/gab-cassin/provpapale.html Provence papale]
Liens externes
- Li Nouvello de Prouvènço, revue culturelle en langue provençale, [http://www.nouvello.com nouvello.com].
- Toulonnais.com, Toulon, une ville en Provence, [http://www.toulonnais.com www.toulonnais.com].
- Haut-Var.com, Le Haut Var, tourisme et villages, panoramas et artisans, [http://www.haut-var.com www.haut-var.com].
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zh-min-nan:Provence
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
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