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Martinique

Martinique

La Martinique (972) est une île de l'archipel des Antilles, située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.

Préhistoire

Article détaillé : Préhistoire de la Martinique

Les premiers peuplements de la Martinique

Le peuplement humain de la Martinique est relativement récent. Les premiers peuplements amérindiens sont archéologiquement attestés aux alentours de l'an 0 de l'ère chrétienne. Aucune donnée fiable ne permet pour l'instant de faire remonter à une période plus ancienne le peuplement de la Martinique. Les premiers habitants se rattachent à la culture saladoïde, du nom du site éponyme Vénézuélien de Saladero. Ils viennent, selon toute vraisemblance, de la forêt amazonienne. Le nom d'arawaks qu'on leur donne généralement ne désigne pas un peuple en particulier mais une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kalina ou caraïbe. Cette population produit une céramique extrêmement décorée et semble surtout occuper les contreforts de la Montagne Pelée. Il s'agit d'une population néolithique pratiquant l'agriculture et la pêche-cueillette. Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, illustre parfaitement cette première occupation. Ce site d'habitat sur le bord de mer a fait l'objet de fouilles entre 1996 et 2001. Le niveau d'occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du troisième siècle de l'ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d'abandon en place recouverte par la cendre d'une éruption du volcan. Les populations les plus récentes semblent par contre s'installer préférentiellement dans la zone sud de la Martinique. Dans leur phase la plus récente, elles se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï, et ont été pendant longtemps désignées sous l'appellation de "caraïbe". Le site archéologique de la plage de l'Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l'arrivée des premiers européens aux Antilles. Le site de la plage de Dizac au Diamant est lui daté autour de 800-900 après J.C.. Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de "chroniqueurs", premiers auteurs d'écrits sur les nouveaux territoires de l'Amérique. Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes des Antilles ne possédant pas d'écriture. Pour l'instant, on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l'île entre le site de Vivé (300 après J.C.) et l'occupation du Diamant (800 après J.C.). La connaissance du néolithique antillais est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant aux critères modernes étant encore rares. Cependant, une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique.

Caraïbes et Arawaks

Il était, jusqu'à très récemment, couramment admis que les arawaks avaient été exterminés par les caraïbes. Cependant, il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée. Ce débat est développé dans la page sur les caraïbes.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Martinique Christophe Colomb découvre la Martinique le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les « Indes ». Des versions contradictoires donnent la paternité du nom à Christophe Colomb, qui au cours de son deuxième voyage en 1493, aurait baptisé ainsi l'île de la Martinique, apercue « de loin ». Ce baptême serait lié à la date de cette vision, le 11 Novembre 1493, la fête de Saint-Martin. Martinica, ou Martinina (Petite Martine), serait le diminutif donnée à cette île où il ne débarquera finalement que près de 9 ans plus tard. C'est en 1635, que Pierre Belain d'Esnambuc y installe la première colonie (Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des Iles de l'Amérique. Entre le quatrième voyage de Colomb et la prise de possession par les français, la Martinique ne reste cependant pas sans contact avec les Européens. Si les Espagnols délaissent ces îles qu'ils jugent trop petites et infestées d'Indiens dangereux, les Hollandais, Français et Anglais y font souvent relâche pour faire aiguade, s'approvisionner en vivres et commercer avec les Amérindiens. L'ouvrage de Jean-Pierre Moreau Les petites Antilles de Christophe Colomb à Richelieu fait un point intéressant de cette activité européenne non coloniale pendant tout le . Durant les premières décennies de l'occupation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), rocou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique est alors très apprécié. La crise du tabac de la seconde moitié du ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre. La mono-culture de la canne à sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l'économie du pays jusqu'à la seconde moitié du . La culture de la canne à sucre telle qu'elle est pratiquée dans l'Habitation sucrière demande une importante main-d'œuvre que la métropole n'est pas susceptible de fournir. Si la culture du tabac ou de l'indigo avait pu se faire avec les "engagés", seule la traite d'esclaves noirs provenant des côtes de l'Afrique est susceptible de fournir les effectifs nécessaires à la culture de la canne à sucre. Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans (d'où leur surnom de 36 mois). Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l'engagé un travail semblable à celui de la main d'œuvre servile. Mais à la différence de l'esclave, si il réussissait à survivre aux terribles conditions de vie et de travail, il recouvrait sa liberté au bout des trois années et se voyait allouer une terre pour devenir à son tour planteur. La culture de la canne est donc à l'origine de la mise en place du commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) qui entraîne rapidement l'afflux d'une population africaine servile vers les possessions françaises de l'Amérique, population qui dès la fin du XVIIème siècle dépasse rapidement et de beaucoup la population blanche des origines. Les amérindiens, dont on peut supposer que la densité de population était relativement faible, sont petit à petit repoussés vers la côte atlantique avant d'être finalement chassés dans les années 1670. Cependant, une frange de cette population "caraïbe" demeure sur place dans un fort état d'acculturation se fondant petit à petit dans le reste de la population. Dans les premières années du , le Père Labat, religieux dominicain ayant vécu plusieurs années dans l'île, décrira encore la carbet du chef indien Larose, caraïbe christianisé vivant aux alentours du bourg du Robert. Les premiers établissement français en Martinique sont le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre), fondée par d'Esnambuc, et la ville du Fort-Royal (actuelle Fort-de-France) fondée par les Gouverneurs De Baas et Blenac. Le commerce du sucre entraîne une intense activité maritime commerciale dans l'île. Si certains navires "circuiteux" passent en Afrique charger une cargaison d'esclaves avant de venir l'échanger en Martinique contre des denrées coloniales, des navires encore plus nombreux font le voyage en "droiture" entre les ports du royaume de France et la colonie. Les profits de la vente d'une cargaison d'esclaves sont tels qu'il faut le plus souvent plusieurs voyages en droiture pour acheminer la contre-valeur en denrées coloniales des esclaves vendus. Le manque chronique d'espèces métalliques dans les îles se fait ressentir pendant toute la période coloniale, et la plupart des échanges se font sur le mode du troc. Cette navigation commerciale suscite bien entendu la convoitise des autres grandes nations européennes, essentiellement les Hollandais et les Anglais. Un état de guerre permanent va caractériser l'époque coloniale, et la course et la piraterie maintiendront le danger dans les périodes de paix civile. Les Hollandais rapidement évincés dès la seconde moitié du XVII siècle, la lutte se concentre entre Français et Anglais. Toutes les grandes conflagrations européennes ont leur composante caraïbe. C'est le cas de la guerre de sept ans qui vaudra à la France de perdre de nombreuses possessions au profit de l'Angleterre. La Martinique passera par deux fois sous possession anglaise pour d'assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816. L'île connait un important développement au cours du XVIII siècle et regagne en importance après la perte de Saint-Domingue. La ville de Saint-Pierre est une des plus fameuses des Antilles et le restera jusqu'au 8 mai 1902 quand l'éruption de la Montagne Pelée entraînera la destruction totale de la ville par une nuée ardente. Fort-de-France devient alors le chef-lieu de la Martinique. En 1763, Joséphine de Beauharnais, future femme de Napoléon Bonaparte, naît aux Trois-Ilets. Le 27 avril 1848, Victor Schoelcher appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin à l'esclavage. Avant même que la nouvelle n'arrive, les esclaves se sont révoltés et ont obtenus l'abolition de fait le 23 mai. En 1887, l'écrivain Lafcadio Hearn et le peintre Paul Gauguin séjournent sur l'île. Le 8 mai 1902, une terrible éruption de la montagne Pelée tue tous les habitants de Saint-Pierre (sauf un prisonnier sauvé par l'épaisseur des murs de son cachot) et de ses environs (30 000 morts), malgré les avertissements de certains scientifiques. Le 30 août suivant, alors qu'un géologue s'était déplacé de Paris et avait prévenu du danger de nouvelle éruption, une nuée ardente tua encore 1300 personnes au Morne Rouge. Le 25 juin 1913, Aimé Césaire naît à Basse-Pointe. Le 20 juillet 1925, Frantz Fanon naît à Fort-de-France. Le 19 mars 1946, la Martinique devient un département d'outre-mer. 1974, la Martinique devient une région. 1983, la Martinique devient une région à part entière avec la création du conseil régional. 8 novembre 1996 décret instituant l'AOC Rhum Agricole Martinique.

Administration

Articles détaillés : Conseil régional de Martinique ~ Conseil général de Martinique La Martinique est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Fort-de-France. La Martinique constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA). Elle est l'une des sept régions ultrapériphériques de l'Union européenne. En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée par référendum.

Politique

Article détaillé : Politique de la Martinique

Géographie

Politique de la Martinique Article détaillé : Géographie de la Martinique

Géographie physique

D'une superficie totale de 1 128 km², la Martinique s'étire dans l'axe nord-ouest - sud-est sur environ 60 km. Le point culminant est la montagne Pelée (1 397 m). Ses coordonnées sont 14°40" N, 61°00" W. On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part une zone située au Nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, zone humide à la végétation luxuriante et au relief important. La montagne Pelée, les Pitons du Carbet occupent le centre de cette zone, recouverte d'une forêt de type amazonien. Et si à l'est de ces reliefs, le climat est venteux et humide, balayé par les alizées de l'Atlantique, l'ouest bénéficie d'une protection et d'un climat beaucoup plus sec, notamment aux alentours du Carbet. Au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l'île.

Situation

La Martinique est une île de l'archipel des Petites Antilles, située entre l'île de la Dominique au Nord et l'île de Sainte-Lucie au Sud, entre les latitudes 14° 50' N et 14° 23' N et à la longitude moyenne de 64° 12' W. Elle se trouve à 7000 km des côtes européennes et à 400 km des côtes Sud-américaines (Vénézuela). Sa longueur nord-sud est d'environ 60 km alors que sa plus grande largeur, au niveau de la presqu'île de la Caravelle, ne dépasse guère les 20km. Sa superficie est d'environ 1100 km2, suivant que l'on prend ou pas en compte les nombreux îlets qui la bordent, les chiffres publiés varient. On disait traditionnellement dans l'enseignement primaire 1111 km2, pour le côté mnémotechnique du chiffre. Ceci la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles.

Relief et formation géologique

Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la Presque île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1396 mètres. A la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au Nord de l'île (Mont Pelé et Pitons du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres. La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, a 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les "fonds", sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.

Faune

a compléter avec notamment le bothrops, le manicou, la mangouste, le crabe violoncelle et le colibri

Végétation

La forte hygrométrie et la fertilité des sols favorisent l'épanouissement d'une végétation tropicale généreuse. Mais les différences de relief sont cause d'une grande diversité dans le couvert végétal, remarquable pour un espace aussi limité. Le nord de l'île est couvert par la forêt tropicale humide, caractérisée par des essences comme la fougère arborescente. Par contre dans le sud on trouve des zones plutôt sèches, pratiquement désertiques sur la Savane des pétrifications à l'extrême sud de l'île. Entre les deux, se trouvent des zones de transition variées.

Climat et régime des vents

Les saisons

« L'année se divise à la Martinique en deux saisons bien distinctes et de durée inégale : la saison sèche, qui commence en novembre et finit en juillet, et la saison humide ou hivernage, qui ne comprend que les mois d'août, septembre et octobre.» C'est en ces termes que M.P. Monnier, Ingénieur Hydrographe de la Marine, présentait en 1829 la succession des saisons en Martinique. Mais, comme il le précise plus loin, «la saison sèche ne justifie la dénomination qu'on lui donne, qu'autant qu'on la compare à celle de l'hivernage». Si les pluies durant l'hivernage sont souvent plus violentes et de plus longue durée, il n'en demeure pas moins vrai que durant la saison dite "sèche" les pluies continuent à tomber, de façon sporadique et pendant de courtes périodes. Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux.

Le régime des vents

Le climat est caractérisé par un régime de vents constants, les alizés, qui règnent sur l'île pendant la majeure partie de l'année. Ils soufflent du NE à l'Est de façon régulière, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir. C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au SE ou au S sont toujours de très courte durée (quelques heures). Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de Nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone inter-tropicale de convergence (ZIC). Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'Ouest en passant par le Sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur Sud. Ce secteur Sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les européens récemment installés.

La pluviométrie

La pluviométrie est un facteur déterminant du climat martiniquais. Les variations saisonnières entre carême et hivernage sont sensibles sur l'ensemble de l'île. Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre.

Les températures

Les alizés, atténuent la sensation de chaleur humide liée au climat tropical. La température moyenne est toute l'année de 26° C. Les mois les plus chauds sont ceux de Mars, Avril, Mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de Décembre et de Janvier. Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37° C en avril et mai 1986 et la plus basse de 12° à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18° C.

Cyclones tropicaux ou ouragans

La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du Golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80° W). Sur la Martinique la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-W ou SW-NE. La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre. Le cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations.

Côte au vent ou Cabesterre

La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement au vents Alizés et à la houle atlantique venant du large. La partie nord allant du Macouba à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité La côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fond atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large. La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeant suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation. Ces récifs ou cayes comme on les appelle sans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de "loup", Loup bordelais, loup ministre etc., dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.

Côte sous le vent ou caraïbe

Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présenta que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et le Marin). Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.

Villes

Les communes de Martinique sont les suivantes : Le chef lieu
- Fort-de-France
- Nord atlantique
  - Grand'Rivière
  - Macouba
  - Basse-Pointe
  - Le Lorrain
  - Marigot
  - Sainte-Marie
  - La Trinité (sous-préfecture)
  - Le Robert
  - Le François
  - Le Gros-Morne
  - Saint-Joseph
  - Morne-des-Esses (pas une commune)
  - Le Morne-Rouge
  - Ajoupa-Bouillon
- Nord caraïbe
  - Le Prêcheur
  - Saint-Pierre (sous-préfecture)
  - Le Carbet
  - Bellefontaine
  - Case-Pilote
  - Schœlcher
  - Fonds-Saint-Denis
  - Le Morne-Vert
- Sud
  - Les Anses d'Arlet
  - Le Diamant
  - Sainte-Luce
  - Le Marin (sous-préfecture)
  - Sainte-Anne
  - Les Trois-Ilets
  - Le Vauclin
  - Ducos
  - Rivière-Pilote
  - Le Saint-Esprit
- Intérieur
  - Rivière-Salée
  - Petit-Bourg (pas une commune)
  - Le Lamentin

Économie

Article détaillé : Économie de la Martinique
- Agriculture (rhum agricole,canne à sucre, banane, ananas)
- Tourisme

Démographie

Article détaillé : Démographie de la Martinique Démographie de la Martinique Le recensement de 1999 comptabilise 381 427 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 338 habitants au km², contre 106 au niveau national. (Chiffres du ministère de l'Outre-mer)

Culture

Article détaillé : Culture de la Martinique La Martinique est souvent considérée comme lintellectuelle des Antilles notamment grâce aux écrivains qu'elle vit naitre ou séjourner sur son sol. Parmi ceux-ci, on peut citer :
- Le père Labat
- Lafcadio Hearn
- Saint-John Perse
- André Breton
- René Maran
- Aimé Césaire
- Edouard Glissant
- Raphaël Confiant
- Patrick Chamoiseau
- Frantz Fanon Le Français et le créole martiniquais sont parlé en Martinique.

Spécialités culinaires


- Rhum agricole : rhum AOC réputé comme étant l'un des meilleurs du monde (avec ceux de la Guadeloupe et de l'île de la Réunion), en particulier son « rhum vieux » vieilli en fûts de chêne.
- Colombo de porc, de poulet (façon de cuisiner avec des épices dont le curry).
- Accras de morue (beignets).
- Pâté en pot (soupe à base de légumes, abats de mouton de vin blanc et de câpres).
- Pain au beurre chocolat également appelé « chocolat de première communion » car servi à cette occasion (boisson chocolatée agrémentée d'épices servie avec un pain au beurre).
- Sorbet à la noix de coco

Divers


- Il y a plus de 180 couleurs de sable différentes en martinique.
- Les amérindiens qui peuplaient la Martinique la nommaient "Madinina" : l'île aux fleurs ou "Madinito" : l'île aux femmes

Voir aussi


- Liste des sénateurs de la Martinique

Liens externes


- [http://www.zananas-martinique.com/ Guide actif et festif de la Martinique.]
- [http://www.martinique-photos.com/ Banque photos de la Martinique.]
- [http://barredominique.free.fr/ Photographies de la Martinique.]
-
ja:マルティニーク ko:마르티니크 zh-min-nan:Martinique

Mer des Caraïbes

La mer des Caraïbes, ou mer des Antilles, est une mer de l'océan Atlantique, située à l'est de l'Amérique centrale et au sud-est du golfe du Mexique. Elle s'étend sur une superficie de 2 600 000 km2.

Carte de la mer des Caraïbes

Les principaux pays ou îles qui bordent la mer des Caraïbes sont :
- Le Mexique, le Honduras, le Nicaragua et le Costa Rica à l'ouest ;
- Le Panama, la Colombie et le Venezuela au sud ;
- Les petites Antilles (Grenade, Martinique, Guadeloupe, etc.) à l'est ;
- les grandes Antilles (Porto Rico, Hispaniola, la Jamaïque et Cuba) au nord. La mer des Caraïbes communique au nord-ouest avec le Golfe du Mexique par le canal du Yucatán et avec l'océan Atlantique à travers l'archipel des petites Antilles. Elle communique aussi artificiellement à l'océan Pacifique par le canal de Panama.

Voir aussi


- Liste des mers et océans
- Antilles Caraïbes Catégorie:Antilles ko:카리브 해 ja:カリブ海


Amérique du Sud

L'Amérique du Sud est un continent ou la partie méridionale de l'Amérique, selon le point de vue. Amérique Elle est composée des pays suivants :
- l'Argentine ;
- la Bolivie ;
- le Brésil ;
- le Chili ;
- la Colombie ;
- l'Équateur ;
- le Guyana ;
- le Paraguay ;
- le Pérou ;
- le Suriname ou Guyane hollandaise ;
- l'Uruguay ;
- le Venezuela. Ces douze pays ont lancé le 8 décembre 2004 (Déclaration de Cuzco) un projet de Communauté sud-américaine de nations (CSAN) sur le modèle de l'Union européenne. Ce continent inclut par ailleurs la Guyane française, au statut de département d'outre-mer.

Voir aussi

Liens internes


- Situation linguistique de l'Amérique du Sud
- Communauté sud-américaine de nations

Liens externes


- [http://wikitravel.org/fr/article/Amérique_du_Sud Amérique du Sud sur Wikitravel]
- [http://www.americas-fr.com Americas] - Site d'information sur l'Amérique Latine
- [http://www.geographicguide.com/brazil.htm Brazil]
- [http://www.geographicguide.com/south-america.htm South America]
-
ja:南アメリカ ko:남아메리카 simple:South America th:ทวีปอเมริกาใต้ zh-min-nan:Lâm Bí-chiu

République dominicaine

|- valign="top" | Capitale || Saint-Domingue |- valign="top" | Président || Leonel Fernandez |{{| border="1" cellpadding="3" style="text-align:center; border-collapse:collapse;margin: 0.5em 0 1em 1em;border: 1px #aaa solid;" |----- | colspan="17" bgcolor="silver" | Distances en km des principales villes |----- |Nom ||Barahona ||Higüey ||Jarabacoa ||La Romana ||Las Terrenas ||La Vega ||Monte Christi ||Nagua ||Puerto Plata ||Punta Cana ||Samana ||San Francisco de Macoris ||San Pedro de Macoris ||Santiago de los Caballeros ||Santo Domingo ||Sosua |----- | Barahona || 0 | 345 | 245 | 310 | 415 | 275 | 345 | 355 | 365 | 410 | 400 | 280 | 275 | 305 | 200 | 391 |----- | Higüey || 345 | 0 | 290 | 35 | 386 | 265 | 415 | 320 | 355 | 60 | 385 | 280 | 70 | 290 | 145 | 410 |----- | Jarabacoa || 245 | 290 | 0 | 265 | 178 | 30 | 165 | 135 | 95 | 365 | 205 | 65 | 215 | 50 | 155 | 143 |----- | La Romana || 310 | 35 | 265 | 0 | 335 | 225 | 375 | 285 | 320 | 105 | 355 | 245 | 35 | 255 | 110 | 350 |----- | Las Terrenas || 415 | 386 | 178 | 355 | 0 | 149 | 290 | 48 | 243 | 435 | 40 | 110 | 297 | 179 | 225 | 169 |----- | La Vega || 275 | 265 | 30 | 225 | 149 | 0 | 145 | 110 | 90 | 335 | 175 | 40 | 195 | 36 | 125 | 124 |----- | Monte Christi || 345 | 415 | 165 | 375 | 290 | 145 | 0 | 240 | 135 | 480 | 305 | 170 | 345 | 115 | 270 | 139 |----- | Nagua || 355 | 320 | 135 | 285 | 48 | 110 | 240 | 0 | 140 | 390 | 65 | 70 | 245 | 125 | 180 | 122 |----- | Puerto Plata || 365 | 355 | 95 | 320 | 243 | 90 | 135 | 140 | 0 | 425 | 210 | 110 | 285 | 69 | 215 | 25 |----- | Punta Cana || 410 | 60 | 365 | 105 | 435 | 335 | 480 | 390 | 425 | 0 | 455 | 345 | 140 | 365 | 205 | 450 |----- | Samana || 400 | 385 | 205 | 355 | 40 | 175 | 305 | 65 | 210 | 455 | 0 | 135 | 315 | 190 | 245 | 155 |----- | San Francisco de Macoris || 280 | 280 | 65 | 245 | 110 | 40 | 170 | 70 | 110 | 345 | 135 | 0 | 200 | 55 | 135 | 158 |----- | San Pedro de Macoris || 275 | 70 | 215 | 35 | 297 | 195 | 345 | 245 | 285 | 140 | 315 | 200 | 0 | 225 | 70 | 321 |----- | Santiago de los Caballeros || 305 | 290 | 50 | 255 | 179 | 36 | 115 | 125 | 69 | 365 | 190 | 55 | 225 | 0 | 155 | 94 |----- | Santo Domingo || 200 | 145 | 155 | 110 | 225 | 125 | 270 | 180 | 215 | 205 | 245 | 135 | 70 | 155 | 0 | 240 |----- | Sosua || 390 | 410 | 143 | 350 | 169 | 124 | 139 | 122 | 25 | 450 | 155 | 158 | 321 | 94 | 240 | 0 |{{

Indiens d'Amérique

Le terme Amérindiens, ou Indiens d'Amérique, désigne les premiers occupants du continent américain (autrefois appelé « Indes occidentales »), et leurs descendants. En absence d'appellation qui fasse consensus, on utilise parfois les expressions de « premières nations » ou « premiers peuples ». L'expression « Peaux rouges » est ancienne et n'est jamais utilisé en Amérique. On parle aussi de peuples précolombiens pour la Méso-Amérique. En anglais, au Canada comme aux États-Unis, on utilise les expressions Native Americans (américain d'origine), Native peoples (peuple d'origine), American Indians, First Nations ou Aboriginal Peoples (peuples arborigènes). Toutefois, ces termes sont souvent rejetées par les interessés qui préfèrent être appelés en fonction des noms de leurs nations. États-Unis, à l'ouest des États-Unis]]

Peuplement originel

Théories anciennes

États-Unis] L'arrivée de ces peuples en Amérique remonte à 12 000 ans environ mais des récentes découvertes archéologiques feraient remonter les premières migrations à 40 000 ans. Venant de Sibérie, ils auraient traversé le détroit de Béring, alors gelé, puis peuplé le continent américain. D'autres théories parlent de peuples océaniens ayant traversé l'océan Pacifique, ou encore de peuples européens : cette dernière hypothèse est celle de l'archéologue Dennis Stanford. Les Mormons croient qu'ils sont descendants du peuple juif. Les Amérindiens eux-mêmes croient qu'ils ont toujours habité là. Quoi qu'il en soit, la diversité des milieux naturels du continent a engendré des cultures très différentes.

Découvertes les plus récentes

On notera cependant des découvertes qui remettent en cause le schéma général de la colonisation des Amériques par les Amérindiens. Certains spécialistes pensent que le peuplement du continent américain n'a pas une seule origine : :Un squelette entier de type europoïde, lhomme de Kennewick, datant de plus de 9 000 ans a été découvert dans l'État de Washington en juillet 1996, sur les bords de la Columbia.([http://www.cybersciences.com/cyber/4.0/mars98/kennewic.asp], [http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/man070998.html]) :75 crânes, dont le crâne de Luzia, ont été mis au jour au Brésil ([http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2004/cap0504042.html] et [http://news.nationalgeographic.com/news/2003/09/0903_030903_bajaskull.html]) datés de plus de 11 000 ans, soit aussi ancien ou plus que le site de Clovis, au Nouveau-Mexique, considéré jusqu'alors comme le plus ancien du continent ; ils sont d'aspect africain ou aborigène australien. :Les ossements de la femme de Penon (environ 13 000 ans), découverts près de Mexico présentent aussi des caractéristiques europoïdes. Mexico L'autre question problématique est celle de la date du peuplement. Là encore le travail des archéologues semble repousser l'origine du peuplement à des époques plus anciennes qu'on ne l'a longtemps cru : :En 2005, dans une ancienne carrière située près du volcan Cerro Toluquilla (Puebla au Mexique) des traces humaines vieilles de 38 000 ans ont été découvertes par une équipe britannique sur une couche de cendres fossilisées. :Sur le territoire des États-Unis, l'homme de Folsom retrouvé au Nouveau-Mexique aurait 20 000 ans. En 1997, l'analyse au carbone 14 de fossiles amérindiens retrouvés en Virginie remontent à 17 000 ans avant J.-C. Les Algonquins seraient apparus il y a 4500 ans. Des traces de maisons en rondins iroquoises sont attestées pour le Sur les cas atypiques, voir aussi [http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/article.asp?article_id=198&conferencier_id=9]

Amérique du Nord

Hiérarchie sociale

Elle dépend du peuple concerné : elle est très structurée dans le Nord-Ouest et les civilisations d'Amérique latine, mais quasi inexistante chez les Navajos pour lesquels la famille est la base de la société. Voir les articles Sachem, chaman

Langues

chaman
-
Voir l'article détaillé Langues amérindiennes Les ethnolinguistes estiment le nombre de langues amérindiennes, mortes et toujours existantes confondues, à 1000 ou 2000, dont 200 rien qu'en Amérique du Nord. Bien que certaines comportent des différences majeures par rapport à d'autres les spécialistes ont pu cependant les regrouper en « familles » n'ayant parfois connu aucun contact. Les langues eskimo-aléoutes comprennent l'inuktun ou l'inupiaq. La famille des langues athapascanes comprend des dialectes pratiqués par les Apaches et les Navajos. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les services secrets américains employaient des auxiliaires navajos qui traduisaient dans leur langue les messages les plus confidentiels avant qu'ils soient cryptés. Enfin, les langues européennes ont nommé en utilisant leurs propres vocabulaires des éléments de la culture amérindienne, ce qui introduit des confusions : les espagnols ont ainsi baptisé les Indiens pueblos qui signifie village, mais les pueblos appartiennent à quatre groupes linguistiques différents : Hopi, Zuñi, Keres et Tanoar. Les colons anglais ont utilisé l'appellation"Indian Corn" pour désigner le "maïs".

Croyances

maïs] On regroupe le plus souvent les cultures amérindiennes en grands ensembles géographiques : nord-est, nord-ouest (région arctique, région sub-arctique, nord-ouest (État de Washington), Californie, Grand Bassin, Plateaux, Grandes Plaines, Sud-Est, Sud-Ouest, forêts de l'Est. Les conditions de vie étaient donc très différentes selon le milieu de vie des Amérindiens. La diversité des peuples amérindiens s'exprime également dans le domaine des croyances. On peut néanmoins dégager quelques points communs aux nombreuses tribus amérindiennes :
- Un Dieu créateur et unique appelé "Le Grand Esprit " auquel les Amérindiens donnent le nom de Wacondah.
- Des dieux secondaires ou "Esprits Auxiliaires" (par exemple : les esprits du vent, du feu, du tonnerre, ou wakantanka le dieu de la chasse).
- Les Indiens d'Amérique étaient animistes. Offrandes à la terre-mère.
- Le chamanisme : lecture des signes au moyen de drogues ou d'artifices.
- Le symbolisme : chaque animal et élément sacré doit être représenté sous forme de totem ou de signes (cercle, croix, triangle). drogue Les Amérindiens partageaient également des rites communs :
- Rites de purification avant les prières et les cérémonies : utilisation du tabac et de la sauge
- Prières et transes en cercles
- Pow wow
- La Danse des Esprits (
The Ghost Dance) : les participants répètent des couplets au son des tambours. Les incantations peuvent mener à la transe.
- La Danse du Soleil (
The Sun Dance) dans les Grandes Plaines pour vénérer le soleil, pendant la période du solstice d'été. Elle était accompagnée de mutilations corporelles volontaires destinées à montrer son courage et à entrer en transe.

Vie quotidienne

Reconstitutions d'un camp amérindien, d'après les données archéologiques de la Savannah River (Géorgie et Caroline du Sud) Caroline du Sud]] Vivant en symbiose avec leur milieu naturel, les Amérindiens dépendent en effet des conditions climatiques et des resources, même s'ils ont su s'adapter aux contraintes. Chaque grand ensemble a ainsi développé une activité de prédiléction, avec son savoir-faire propre. Dans les régions arctique et sub-arctique il s'agissait de la pêche. Dans le Nord-Ouest (État de Washington) celle-ci visait en particulier les cétacés, les phoques, et la morue. Le travail du bois thuya (totems, masques), la vannerie et le tissage étaient aussi très développés. Comme dans le Grand Bassin qui se caractérise aussi par la chasse et l'organisation de véritables villages, voire villes, d'huttes. Dans les Grandes Plaines c'est le bison qui est chassé, et le cheval dressé suite à son introduction par les Européens. En Californie on retrouve un art décoratif à base de décorations en plumes et coquillages. Au Sud-Est des cultures tropicales de maïs et de pomme de terre sont faites à grande échelle. Ce sont les grandes civilisations précolombiennes qui mettaient en place de tels organisations radicalement différentes du modèle de vie nomade et en harmonie avec la nature développées par les peuplades d'Amérique du Nord étudiées plus haut. Enfin au Sud-Ouest, confluent de ces deux civilisations, on trouve des peuples sédentaires influencés tant par leurs voisins de la partie supérieure du continent que par ceux de la partie supérieure. Ainsi ils pratiquent l'irrigation, tissent le coton, font des poteries, tressent des paniers, poterie, exploite les cactus Peyotl, portent des bijoux et vivent dans des constructions en adobe. Toutefois les Apaches sont nomades et vivent donc bien plus de la chasse.

Cultures disparues

nomades] Les sites les plus anciens des États-Unis se répartissent en deux régions principales : la première est celle de l'est, où l'on trouve des témoignages très anciens de la culture des Mound Builders qui construisaient des tertres zoomorphes et des pyramides de terre pour enterrer leurs morts. Les archéologues ont baptisé ces peuples aujourd'hui éteints : les Adenas sont les plus anciens (- 1000 / + ), puis viennent les Hopewells ou Hopewelliens. Les cultures du Mississippi sont également rattachées au Mound Builders. Le Sud-Ouest est la deuxième région qui abritait des civilisations disparues au moment où Christophe Colomb "découvre" l'Amérique : les sites archéologiques les plus connus sont le site de Clovis, Danger Cave (Utah) ou encore Folsom (Nouveau-Mexique). Mais de nombreux sites de pétroglyphes se situent aussi dans l'Ouest américain : Red Rock Canyon (Nevada), Bryce Canyon ... Dans cette région marquée par l'aridité et les contacts avec la Méso-Amérique vivent les Indiens pueblos qui sont les héritiers de cultures disparues :
- la culture Mogollon dont les vestiges peuvent être visités dans le Gila Cliff Dwellings National Monument
- la culture Hohokam, de 300 avant J.-C. à 1400 environ ; les Indiens Hohokam ont aménagé des canaux au sud de l'actuel Phoenix.
- la culture Anasazi, de 100 avant J.-C. à 1700 environ ; plusieurs sites témoignent de l'importance des Anasazi : Mesa Verde et Aztec Ruins National Monument sont les plus notables.

Les guerres aux États-Unis

Aztec Ruins National Monument
Pour la chronologie complète des « guerres indiennes », consultez l'article détaillé Guerres indiennes. La cause principale de ces conflits est la volonté expensionniste des 13 premières colonies américaines qui se traduit aussi par les guerres hispano-américaines et mexico-américaines, la conquête de l'Ouest par des colons avides d'or renforça l'animosité entre les deux peuples, multipliant donc le nombre de débordements. Ces conflits feront l'objet de représailles de la part des deux camps, tels des massacres et des pillages. Ainsi en 1862, les Sioux santees massacrent 1500 hommes, femmes et enfants américains dans le Minnesota. Minnesota Cependant les relations entre Amérindiens et Blancs n'ont pas toujours été violentes :
- En 1607, les colons du Mayflower sont sauvés de la famine par le chef Massasoit. C'est l'origine de Thanksgiving.
- La jeune amérindienne Pocahontas épouse l'Anglais John Rolfe en 1613.
- Les Quakers et William Penn en Pennsylvanie eurent des relations amicales avec les Amérindiens, suivant les principes d'égalité et de paix.
- En 1805, l'expédition Lewis et Clark qui part de Saint-Louis pour rejoindre le Pacifique, a souvent été aidée par des tribus amérindiennes.
- La Cour Suprême des États-Unis a souvent défendu les droits des Amérindiens au XIXe siècle.
- Plusieurs figures américaines ont soutenu la cause amérindienne, à l'instar de Thomas Paine ou Roger Williams. Roger Williams
- À noter que ce sont les Espagnols qui ont réintroduit le cheval sur le continent. Dès le , celui-ci s'était répandu sur tout le territoire et les Amérindiens du Nord l'ont très vite adopté dans leur mode de vie.

Déportation des Indiens d'Amérique

Au , les Indiens d'Amérique du Nord ont été parqués dans des réserves et leurs principales gibiers, les troupeaux de bisons, exterminés pour leur fourrure sous les incitations du gouvernement fédéral. Ainsi même si la qualification de génocide du traitement de ces populations est discutée, dans la mesure où il n'y avait pas de volonté gouvernementale arrêtée d'exterminer les Amérindiens, ces derniers ont été affamés (prime au massacre de bisons), spoliés de leurs terres par la violence et la fourberie (non respect des accords signés) et privés de leur liberté de culte ainsi que du droit de parler leurs langues. Cette politique est fréquemment nommée ethnocide, terme désignant l'extermination d'une culture. En 1830, lIndian Removal Act
inaugure la politique de déplacement des populations amérindiennes toujours plus vers l'Ouest : le président de l'époque, Andrew Jackson, fait voter une loi déportant les Amérindiens vivant à l'Est du Mississippi à l'Ouest de ce fleuve, principalement en Oklahoma, afin d'exploiter l'or situé sur leurs territoires, dans l'Ohio et installer les migrants venus d'Europe. Cette loi est déclarée anticonstitutionnelle par la Cour Suprême et entraîne des guerres avec les Cherokees jusqu'en 1838. Jusqu'en 1850, 100 000 Amérindiens sont déportés. L'épisode le plus célèbre reste celui de la Piste des larmes en 1838-1839. Ce nom vient des larmes de compassion versées par les Américains qui voyaient passer les Cherokees devant eux. Cette déportation forcée fit au moins 4 000 victimes, à cause du froid et de l'épuisement.

Le renaissance amérindienne au

En 1896, on pouvait recenser 250 000 Amérindiens vivant aux États-Unis. :1924 : citoyenneté américaine accordée aux Amérindiens :1968 : naissance du mouvement amérindien (American Indian Movement) à Minneapolis :1969 : occupation amérindienne d'Alcatraz à San Francisco :1973 : occupation symbolique de Wounded Knee :1978 : American Indian Religion Freedom Act : garantie de la liberté de culte pour les Indiens d'Amérique 1978

L'héritage amérindien dans la culture états-unienne

1978 Le recensement de 2000 comptait 2,5 millions d'Amérindiens aux États-Unis. Dans les années 1960, sous l'influence du Red Power, on a redécouvert l'héritage et la civilisation des Amérindiens. Ainsi en Californie, le Native American Day (le 4 lundi de septembre) est l'occasion de rendre hommage aux Amérindiens de l'état, les enseignants sont invités à parler de la culture amérindienne dans les écoles. Reconstituer l'histoire des peuples amérindiens est relativement difficile pour les périodes les plus reculées. Sans écriture, les Amérindiens ont peu transformé leur milieu et laissé peu de traces anciennes. Néanmoins, la culture amérindienne a influencé les toponymes : plusieurs états fédérés portent un nom d'origine amérindienne (Ohio, Michigan, Idaho, etc.). De nombreux fleuves (Mississippi) et éléments de géographie physique ont été puisés dans la langue des Amérindiens. Les Amérindiens ont également appris aux Blancs la culture de plantes qui connurent ensuite un grand succès : tomate, pomme de terre, maïs et tabac. Enfin certains mots anglais rappellent leurs origines amérindiennes (anorak, moccassin, canoe, toboggan, etc.).
Pour les mots français d'origine amérindienne, voir l'article détaillé. Depuis quelques années, les États-Unis réhabilitent l'héritage amérindien : à New York, le National Museum of the American Indian (Musée national des Indiens d'Amérique) abrite environ un million d'objets des origines à aujourd'hui. Une autre partie des collections se trouve à Washington dans un bâtiment dessiné par Douglas J. Cardinal et ouvert le 21 septembre 2004. Il s'agit d'une institution qui avait été créée à la suite d'une loi votée par le Congrès américain en 1989. Les Amérindiens eux-mêmes font revivre leurs traditions ancestrales (artisanat, Pow wow). Une partie connaît les problèmes de pauvreté et d'alcoolisme. Les Arapahos se sont lancés dans les jeux de hasard et l'industrie des casinos. Certains possèdent leur propre casino ; on citera particulièrement le Arapaho Casino situé dans le Wyoming.

Listes des tribus d'Amérique du Nord

Wyoming
- Liste par aires géographiques.
- Liste alphabétique de tribus et de personnages importants. Les peuples les plus connus sont :
  - Algonquins (forêts de l'Est)
  - Apaches (Sud-Ouest)
  - Cherokees (Sud-Est)
  - Cheyennes (Grandes Plaines)
  - Comanches (Grandes Plaines)
  - Delawares (Nord-Est)
  - Hurons (forêts de l'Est)
  - Inuits (région arctique)
  - Iroquois (forêts de l'Est)
  - Mohave (Californie)
  - Navajos (Sud-Ouest)
  - Omahas (Grandes Plaines)
  - Pueblos (Sud-Ouest)
  - Séminoles (Sud-Est)
  - Sioux (Grandes Plaines)

Amérique centrale

Voir : Les méso amérindiens
Les Olmèques, les Mayas, les Aztèques. On peut dans leur cas parler de véritables civilisations, tant dans la construction des villes que par l'écriture ou la connaissance astronomique.

Grandes et petites Antilles

Voir : Les Amérindiens des Antilles Peuples de type néolithiques, tous issus de migrations depuis l'actuel Venezuela.
- Les Ciboney (néolithiques primitifs ?)
- Les Arawaks formés des Tainos sur les grandes Antilles et des Lucayans aux Bahamas.
- Les Caraïbes sur les petites Antilles. (migration vers le ).

Amérique du Sud

Voir : sud amérindiens Les nations Quechuas, la nation Aymara, les Mapuches, Peuples d'Amazonie, Peuples Patagons.

La conquête espagnole

Patagons Au Mexique, Hernan Cortés débarque à proximité de Veracruz en 1519 ; il est tout d'abord bien accueilli par Moctezuma empereur aztèque. Les espagnols entrent dans Tenochtitlan le 8 novembre 1519. Mais le 30 juin 1520, ils sont chassés par une révolte de la population. Cortez, soutenu par les autres peuples amérindiens, remporte la victoire de Otumba le 7 juillet 1520 et vient assiéger la capitale qui finit par tomber le 13 août 1521. Le dernier empereur, Cuauhtémoc, fait prisonnier pour éviter une nouvelle révolte, est exécuté vers 1524-1526, tandis que Tenochtitlan est rasée pour laisser la place à Mexico. Lorsque Pizarro arrive au Pérou en 1532, il est perçu comme un dieu. Il enlève l'empereur Atahualpa et encourage la révolte des peuples soumis aux Incas. L'empire se morcelle et l'empereur est finalement exécuté par les Espagnols en 1533. Les conquistadors contrôlent le territoire inca au milieu du , même si des résistances ont encore lieu. La conquête espagnole s'accompagne de pillages, de maladies nouvelles qui font des ravages, de la famine, de l'asservissement des Amérindiens dans les encomiendas et de l'évangélisation de la population. Le 16 avril 1550, Charles Quint ordonne d'interrompre les conquêtes du Nouveau Monde pour des raisons morales. Le débat qui s'en suit, confié aux théologiens verra les fameuses joutes de Bartolomé de Las Casas et Sepulveda lors de la Controverse de Valladolid. À son issue, l'Église catholique reconnaît que les Amérindiens « possèdent une âme » et disposent donc à ce titre des mêmes droits que les autres hommes. En 1556, la terminologie change, Conquista est officiellement remplacé par descubrimiento (découverte), et conquistador par poblador (colon).

Arrivée des Européens : Le choc viral et bactérien

L'arrivée des Européens au a bouleversé la vie des peuples d'Amérique. Parmi les centaines de nations qui peuplaient les deux continents, beaucoup ont totalement disparues : elles ont été décimées, déportées, acculturés et pour certaines, réduites en esclavage. À l'heure actuelle, aucune des nations survivantes au génocide n'a recouvré sa souveraineté. Toutefois la démographie historique a établi que une majorité d'Amérindiens furent morts à la suite des virus et maladies (comme la coqueluche, la rougeole ou la variole) introduites par les Européens, contre lesquels les Amérindiens n'étaient pas immunisés. Le processus a commencé dès les années 1500 et a emporté des centaines de milliers de vies. En 1617-1619, une épidémie de peste bubonique ravage la Nouvelle-Angleterre. Le bilan de ces épidémies est difficile à donner avec exactitude. Les sources sont inexistantes et les historiens ne sont pas d'accord sur les estimations. Certains avancent 10 millions d'Amérindiens pour tous le continent ; d'autres pensent plutôt à 90 millions, dont 10 pour l'Amérique du Nord. Si l'on prend les données d'Anne Garrait-Bourrier et Monique Venuat (voir la bibliographie), le continent américain entier (de l'Alaska au Cap Horn) abritait environ 50 millions d'habitants en 1492 ; pour comparaison, il y avait 20 millions de Français au XVII siècle. Les chiffres avancés pour le territoire des États-Unis d'aujourd'hui sont compris entre 7 et 12 millions d'habitants. Environ 500 000 Amérindiens peuplaient la côte est de cet espace. Ils ne sont plus que 100 000 au début du XVIII siècle. Dans l'empire espagnol, la mortalité des Amérindiens provoquait de tels ravages qu'ils durent chercher des esclaves en Floride pour pallier le manque de main d'œuvre en Amérique du Sud. Exemples parmi d'autre des ravages qu'on causée ses pandémies : Les Timicuas, en Floride, qui en 1650 était 13 000 répartit sur 40 villages ne furent après une épidémie de petite vérole que 35 en 1728 regroupé dans un seul hameau. Les Wampanoag qui occupaient le territoire de l'actuel Massachusetts furent emportés jusqu'au dernier en 1617, 3 ans avant l'arrivée des premiers colons débarqués du Mayflower qui fonderont Plymouth.

Voir aussi

Bibliographie


- Paul Coze, Wakanda, Alexis Redier, Editeur, Paris, 1929.
- Anne GARRAIT-BOURRIER, Monique VENUAT, Les Indiens aux États-Unis : renaissance d'une culture, Paris, Ellpises, 2002, ISBN 2-7298-1185-0
- Florence Delay, Jacques RoubaudPartition rouge. Poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord, Paris, Seuil, 1995, ISBN 2-0202-3690-7
- M. Edmonds, E.-E. Clark, Légendes indiennes, tome 1. Les voix du vent, Editions du Rocher, 1997, ISBN 2-2680-2636-1
- Gilbert Legay, Dictionnaire des Indiens d'Amérique du Nord, Casterman, 2005, ISBN 2-2031-3135-7
- Michel Piquemal, Les Indiens des plaines d'Amérique, Sorbier, 2001, ISBN : 2-7320-3699-4
- René Thévenin, Mœurs et histoire des indiens d'Amérique du Nord, Payot,2004, ISBN 2-2288-9858-9
- Claude Fohlen, Les Indiens d'Amérique du Nord, Que sais-je?, PUF, 1999, 4 édition, ISBN 2-1304-4214-5
- Larry-J. Zimmerman, Les Indiens d'Amérique du Nord, Librairie Gründ, 2003, ISBN 2-7000-3114-8
- David W. Penney, Arts des Indiens d'Amérique du Nord, Pierre Terrail, 1999, ISBN 2-8793-9118-0
- Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis,Albin Michel, 1994, ISBN 2-2260-6903-8

Articles connexes


- Aztec Ruins National Monument
- Mesa Verde National Park
- Casa Grande Ruins National Monument
- Guerres indiennes
- Edward Sheriff Curtis
- Liste des intellectuels autochtones

Liens externes


- [http://www.incipitblog.com/index.php/2005/10/10/nelcya-delanoe-joelle-rostkowski-les-indiens-dans-lhistoire-americaine-1996/ Lecture audio (mp3) de l'incipit du livre de Nelcya Delanoë et Joëlle Rostkowski:] Les Indiens dans l’histoire américaine
- [http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/collection/ea/ La collection ethnographique du musée McCord d'histoire canadienne]
- [http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/clefs/circuits/VQ_P2_12_FR.html Les négociations entre l'État et les Premières nations au Canada] — Essai historique illustré par de nombreuses photographies, gravures et dessins
- [http://www.androphile.org/preview/Culture/NativeAmerica/amerindian.htm La tradition « deux-esprits »]
- [http://www.dinosoria.com/paleoindien.htm Les premiers américains]
- [http://www.lefigaro.fr/sciences/20050706.FIG0327.html?092237 Les traces des premiers Américains] Catégorie:Histoire des États-Unis Catégorie:Amérique précolombienne Catégorie:Démographie des États-Unis Catégorie:Amérindien ja:アメリカ州の先住民族 simple:Native American

Archéologie

als:Archäologie ko:고고학 ms:Arkeologi ja:考古学 simple:Archaeology th:โบราณคดี L'archéologie est une discipline des sciences humaines dont l'objet d'étude est l'ensemble des vestiges matériels laissés par l'Homme (objets, bâtiments, infrastructures, paysages...). Pour ce travail, l'archéologue dispose d'une panoplie d'outils que sont les travaux de terrain (fouilles et prospections), les travaux de laboratoire (C14, dendrochronologie, thermoluminescence, etc.) et, le cas échéant, la consultation des textes contemporains des traces matérielles étudiées. Au moyen de ces outils, l'archéologue analyse le matériel produit par l'homme afin de déterminer les relations que ces derniers ont entretenues avec leur milieu et entre eux. L'archéologie sert donc à reconstituer la vie de nos ancêtres, depuis l'époque de la préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine, en s'aidant des traces qu'ils nous ont laissées (ruines, ossements, outils, peintures, poteries, armes, pièces de monnaie, bijoux, vêtements, etc.). L'archéologue essaye ainsi de comprendre comment ces hommes vivaient. L'archéologie permet donc de mieux connaître le passé des civilisations actuelles, notre passé, pour comprendre comment le monde est ce qu'il est, le pourquoi des relations entre les pays actuels, et peut-être essayer d'apporter des hypothèses sur notre avenir, ou essayer d'éviter des problèmes futurs. Car, comme l'a dit Marcus Garvey, « un peuple sans passé est un peuple sans avenir ». L'archéologie fait partie de la grande famille de l'Anthropologie. Termes importants et souvent mal utilisés se rapportant à l'archéologie :
- Mise au jour : en effet en archéologie on parle de mettre au jour des sites, du matériel... Et non pas de mettre à jour, souvent employé par erreur ou méconnaissance. Mise à jour s'emploie dans des contextes de réactualisation de quelque chose.
- Carroyage : découpage d'un site en zones carrées, et identification unique de chacun de ces carrés. Le carroyage permet tout d'abord de bien se situer sur le site, et de pouvoir replacer sur des plans, par exemple, du matériel archéologique. Le carroyage est mis en place à l'aide d'un théodolite.
- Inventeur : en effet, en archéologie, quelqu'un qui découvre un site ou un objet important n'est pas nommé découvreur - souvent utilisé faussement à la place - mais inventeur. Ce terme est aussi employé pour les chasseurs de trésor lorsqu'ils en découvrent un.

Méthodes d'études


- Études de terrain
  - Fouille
    - Fouille de sauvetage
    - Fouille préventive
    - Fouille programmée
  - Prospection au sol
  - Prospection aérienne
  - Archéologie sous-marine
- Études de matériels
  - Céramique (Céramologie)
  - Monnaies (Numismatique)
  - Mosaïques
  - Sculptures
    - ronde-bosse
    - haut-relief
    - bas-relief
  - Vaisselle
- Techniques scientifiques
  - Techniques de datation relative
    - Stratigraphie
  - Techniques de datation absolue
    - Dendrochronologie
    - Datation au carbone 14
    - Thermoluminescence
  - Analyses chimiques
- Étude des paléoenvironnements
  - Archéozoologie
  - Archéométrie
  - Géoarchéologie
  - Malacologie
  - Archéobotanique
    - Anthracologie
    - Carpologie
    - Palynologie
    - Étude des phytolithes
    - Xylologie
- Archéologie expérimentale

Annexes

Les archéologues célèbres Quelques découvertes archeologiques célèbres:
- Le dépôt de vaisselle de bronze d'Evans (Jura)
- Troie
- Le Mont Beuvray (Bibracte)
- La tombe de Toutânkhamon
- Les manuscrits de Qumrân
- Lucy
- Ötzi
- La grotte de Lascaux
- Le phare d'Alexandrie
- La tombe de Vix
- L'armée de terre cuite de Qin Shi Huang près de Xi'an en Chine
- Mycènes
- Le disque de Phaistos
- Lattara
- Paule
- Etemenanki la mythique « Tour de Babel » Sous-branches de l'archéologie:
- l'égyptologie
- la castellologie
- l'archéologie biblique Quelques termes archéologiques:
- L'anastylose
- Un hypogée
- L'onomastique
- Un ostracon
-


Forêt amazonienne

La forêt amazonienne est la plus grande forêt du monde. Située en Amérique du Sud, elle s'étend sur six pays, essentiellement le Brésil (60 % de la superficie), mais aussi l'Équateur, la Colombie, le Venezuela, la Guyane, la Bolivie et le Pérou. Elle couvre 7,05 millions de kilomètres carrés et représente 2 % des terres émergées. L'Amazonie représente environ les deux tiers des surfaces de la forêt tropicale mondiale. Cette forêt est extrêmement diversifiée : certaines zones comptent jusqu'à 700 espèces différentes d'arbres à l'hectare. Environ 2500 essences différentes sont répertoriées. On estime qu'elle contient environ 1300 espèces de poissons, 60 000 espèces de plantes supérieures, 1000 espèces d'oiseaux, 300 espèces de mammifères. La biodiversité amazonienne augmente à mesure que l'on progresse depuis les pôles vers l'équateur.

Fragilité de la forêt amazonienne

Contrairement à ce que beaucoup de personnes s'imaginent, les sols de l'Amazonie sont relativement pauvres. La majorité des terres amazoniennes non inondables (terra firme) sont peu fertiles. Toutefois, elles sont parsemées de poches de bonnes terres (terra roxa) : ces sols sont des anthrosols résultant de l'activité humaine, et enrichis par l'accumulation progressive de déchets et de cendres. Ce sont ces terres qui sont cultivées de nos jours. Le système forestier est extrêmement sensible au moindre changement local, tel que sécheresse, déforestation, ouverture de la canopée. Ces derniers résultent en l'asséchement des strates, la destruction des microorganismes assurant le renouvellement des éléments minéraux, l'érosion du sol, le lessivage des éléments nutritifs.

Mise en valeur des matières premières issues de la forêt et des richesses du sous-sol

L'Amazonie est peu propice à l'agriculture extensive. Néanmoins, elle possède les ressources nécessaires pour nourrir les Indiens d'Amazonie. Une agriculture intensive semble possible : voir à ce sujet terra preta. Les terres amazonniennes sont utilisées pour augmenter les surfaces de gigantesques exploitations agricoles consacrées à l'élevage extensif de bovins. Ces exploitations agricoles sont défendues par des pistoleros, sortes de gardes privés chargés de protéger la propriété foncière. Ils s'opposent notamment à des mouvement comme le MST. Des recherches effectuées après 1966 ont montré que son sous-sol recélait de nombreuses richesses. Par ailleurs, l'Amazonie devient la principale source d'approvisionnement des industries du bois, en raison de l'épuisement progressif des forêts d'Asie et d'Afrique. Ainsi, la part du bois (au niveau mondial ?) en provenance du Brésil est-elle passée de 14 % à 85 % en deux décennies. Environ 80 % du bois coupé est d'origine illégale (troncs de diamètre trop faible par exemple). La sortie d'un seul arbre nécessite souvent l'abattage d'un grand nombre d'autres arbres, généralement, les populations autochtones vivant sur ces territoires sont décimées. L'exploitation forestière est effectuée par des sociétés occidentales qui parfois soudoient les autorités.

Liens externes


- http://www.cnrs.fr/dossiers/dosclim/rechfran/4theme/paleo/foretamazonie.html
- http://aubresil.free.fr/articles/colonobr6.html
- http://www.deforestation-amazonie.org/ Amazonie Amazonie Amazonie Amazonie Amazonie Amazonie Amazonie Catégorie:Amazonie


Céramique

Premier « art du feu » à apparaître (avant la métallurgie puis le travail du verre), la céramique désigne l’ensemble des objets fabriqués en terre qui ont subi au cours d’une cuisson plus ou moins élevée, une transformation physico-chimique irréversible.

Généralités

Le mot céramique provient du grec ancien κέραμος / kéramos, qui signifie « terre à potier », « argile ». Il a donné son nom à un quartier d'Athènes, le Céramique. On peut distinguer trois branches de la céramique :
- la céramique utilitaire, principalement la poterie, la plus ancienne des formes de céramique (elle est antérieure au travail des métaux) qui utilise les terres argileuses comme matériau de base ;
- la céramique d'art qui a dérivé de la précédente, et délaisse la fonction utilitaire pour se centrer sur le sens mystique ou sur l'esthétique ;
- la céramique industrielle, particulièrement développée au et qui utilise des matériaux à base d'oxydes, de carbures, de nitrures, etc. Un matériau céramique est solide à température ambiante et n'est ni métallique, ni organique. Les objets en céramique sont réalisés par solidification à haute température d'une pâte humide plastique, ou agglutination par chauffage d'une poudre sèche préalablement comprimée, sans passer par une phase liquide ; par extension, on désigne sous le terme « céramique » les objets eux-mêmes ainsi fabriqués.

Histoire de la céramique

Préhistoire

L'art céramique apparaît en Extrême-Orient vers le , au Proche-Orient au , et en Occident au

Asie et Extrême-Orient

L'histoire de la céramique chinoise est la plus riche du monde. Dès le , celles-ci étaient déjà très élaborées et la température de cuisson pouvait atteindre 1300 °C. Au , les porcelaines chinoises atteignent la perfection et permettent à la Chine de devenir le premier pays exportateur de céramique au Monde, place qu'elle conserve jusqu'au .

Europe et Proche-Orient

Chine D'abord basée sur du modelage, la technique de travail évolue pendant l'Antiquité avec l'invention du tour, sans doute originaire du Proche-Orient. Elle permet la production rapide de nombreux récipients. En Europe, la pose de vernis noir à base d'oxydes métalliques permet aux grecs antiques d'améliorer les techniques de décor. La technique est reprise dans le monde romain puis gallo-romain, notamment avec la technique de la terra sigillata dont un des centres principaux de production est le site de La Gaufresenque. :Voir aussi : Typologie de la céramique grecque et romaine Mais c'est la découverte du décor vitrifié (à base d'eau, de silice et de colorants), déjà employée dans l’Empire byzantin et en terre d’Islam, qui permet au le développement de la poterie vernissée. La technique de la terre vernissée arrive à son apogée en France entre le et le , notamment avec les travaux sur l'émail de Bernard Palissy. L'Espagne subit aussi l'influence artistique des Arabes et un art hispano-mauresque se développe vers la même période. Les techniques empruntées aux potiers Ottomans et Arabes permettent aussi aux italiens de découvrir le sgraffiato et les majoliques. Le décor à istoriato apparaît à Florence et à Faenza au et la faïence est fréquemment utilisée. La technique de la porcelaine est redécouverte et affinée, mais s'interrompt au début du . :Voir aussi : Art de la céramique en terre d'Islam. À partir du , l'art des potiers italiens se répand. Au , l'Europe subit deux influences: l’une italienne à Nevers, l’autre chinoise à Delft. La faïence française du , avec des décors cuits à température de petit feu, se développe avec des centres de production comme Marseille, Strasbourg, Niderviller. Le secret de fabrication de la porcelaine est réétudié. En 1709, un alchimiste allemand de Dresde, Böttger, découvre la recette de la porcelaine dure, alors que les principaux centres de production européens (Rouen, Saint Cloud, Chantilly, Vincennes et Sèvres) utilisaient une porcelaine tendre. Dès lors la fabrication devient intense, variée et abondante. La manufacture de Sèvres devient manufacture nationale en France. Au , ses collections sont alimentées par son directeur, Alexandre Brongniart.

Epoque moderne

Alexandre Brongniart]] L'industrialisation croissante à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle modifie le rapport à la céramique. La généralisation de procédés de fabrication pour la production de masse, et les nouveaux moyens de transport (notamment le chemin de fer), signent l'arrêt de la pièce unique artisanale aux profit des arts appliqués. Les ateliers se transforment en fabriques et la petite industrie se développe dans des centres comme Limoges ou Vallauris. Au début du XXe siècle, l'art nouveau fait rentrer l'art — et en particulier la céramique — dans la majorité des foyers. Il est prolongé après la Première Guerre mondiale par l'art déco et les recherches sur le design. Mais la crise économique de 1929 et l'arrivée de matériaux comme la fonte, l'aluminium ou l'inox vont amener à un désintérêt de la céramique utilitaire. L'apparition après la Seconde Guerre mondiale des matières plastiques va aggraver la situation des artisans et des petites fabriques. En parallèle, l'évolution de la chimie et de l'étude des matériaux va aussi permettre la création de nouveaux matériaux céramiques pour des applications industrielles: aussi appelée néocéramique, c'est la céramique industrielle. Face à cette désaffection de l'artisanat utilitaire, un nouveau courant artistique apparaît dans l'immédiat après-guerre: la céramique contemporaine naît des échanges entre artistes, souvent des peintres venus à la céramique. Les techniques de céramique orientales, notamment celles de Chine et du Japon — par l'intermédiaire de l'anglais Bernard Leach — sont popularisées. En France, des villages de potiers revivent. C'est le cas de La Borne sous l'impulsion de Jean et Jacqueline Lerat et leurs travaux sur le grès. Vallauris vit une véritable renaissance avec l'arrivée de nombreux artistes, suivis rapidement par une star: Picasso. Aux États-Unis, la technique des cuissons rapides, notamment celle du raku japonais, est réappropriée par des artistes comme Paul Soldner. Sa simplicité apparente conjuguée à la vague des rencontres professionnelles de potiers, ou workshops, permet une large démocratisation de l'art céramique à partir des années soixante-dix en Amérique, puis de 1981 en Europe.
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ms:Seramik ja:セラミックス

Montagne Pelée

La montagne Pelée, volcan de l'île de la Martinique, doit son nom à l'aspect désolé de ses flancs couverts de cendres suite à une éruption qui eut lieu peu de temps avant l'arrivée des premiers colons vers 1635. Dominant le nord de l'île de sa masse imposante qui culmine à 1 397 mètres, elle fait partie des neuf volcans actifs de l'arc des petites Antilles. Les activités volcaniques et sismiques importantes des petites Antilles résultent de la subduction des plaques océaniques atlantique et pacifique qui enserrent la plaque caraïbe. Le dynamisme volcanique péléen se caractérise par des éruptions rares mais violentes : l'andésite contenue dans les profondeurs du volcan est une lave à forte teneur en silice, très visqueuse. Cette lave, presque solide, forme un dôme en couvercle dans la bouche éruptive et lorsque la pression ne peut plus être contenue, l'éjection brutale des gaz détruit le couvercle et provoque des nuées ardentes : un nuage de gaz sous pression, de cendres brûlantes et de blocs de lave, déferle sur les pentes du volcan. L'éruption du 8 mai 1902 détruisit complètement la ville de Saint-Pierre faisant environ 30 000 morts. Il y eut un seul survivant, un prisonnier enfermé dans son cachot situé sous terre. Saint-Pierre Catégorie:Volcan de Martinique

Lorrain

Le lorrain est une langue d'oïl, ensemble de dialectes romans de Lorraine, très peu usités de nos jours (en 2004) mais étudiés par les linguistes. Le lorrain déborde sur la frontière belge, où il est appelé gaumais. Il était également parlé dans les hautes vallées des Vosges et il gardait là des formes archaïques comme la conservation des affriquées (tchaté pour château) ; du côté alsacien, on distingue le patois welche. Ne pas confondre le lorrain avec le francique de Lorraine qui est un parler germanique.

Liens


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues romanes
      -
  - langues d'oïl

Bibliographie


- Michèle Benoît et Claude Michel, Le parler de Metz et du pays Messin, éditions Serpenoise, Metz. Fruit de l'écoute longue et attentive des habitants du pays messin et de la lecture de la presse locale, l'ouvrage réunit environ 1600 mots et expressions usités aujourd'hui encore dans la région. Prix de l'Académie nationale de Metz 2001.
- Brondex Mory, Chan Heurlin ou les fiançailles de Fanchon, éditions Serpenoise, Metz. Poème en patois messin en sept chants, illustré par Clément Kieffer.
- Georges L'Hôte, La Mélie Tieûtieû couârie avec le père Fanfan, éditions Serpenoise, Metz. Un grand classique de la littérature traditionnelle lorraine. Patois et expressions typiques, humour.
- Léon Zéliqzon, Dictionnaire des patois romans de la Moselle, éditions Serpenoise, Metz. Dictionnaire très complet et très sérieux sur une langue aujourd'hui disparue.
- Mots et figures des 3 provinces (Champagne, Lorraine, Franche-Comté), Hubert Lesigne, éd. L'Harmattan, 2001, 192 pages. Ce livre est consacré aux mots et à des expressions qui s'utilisent dans l'Est, entre Langres et Saint-Dié d'ouest en est, Nancy et Vesoul du nord au sud. Il s'agit d'un français régional parlé mais aussi utilisé par des écrivains comme Marcel Aymé, Joseph Cressot, Louis Pergaud ou Alain Gerber. Le millier de mots recensés ici a une origine rurale et populaire pour l'essentiel. Ils appartiennent à des usages qui restent très vivants. L'auteur en donne l'origine, qu'elle soit romane ou qu'elle dérive d'autres sources, celtes, franciques et langues étrangères.
- On ajoutera par acquit de conscience Lo Baitomme don piat fei de Chan Heurlin, poème d'Albert Brondex et Didier Mory en dialecte messin, publié par le Neues Elsaß-Lothringen Verlag d'inspiration radicalement pangermaniste.

Liens externes


- [http://www.lexilogos.com/lorrain_langue_dictionnaires.htm Lexilogos : listes de liens, dictionnaires, textes]
- [http://alas.be/carte1.htm Carte linguistique de la région wallonne] (pour le lorrain parlé en Belgique)
- [http://www.univ-nancy2.fr/deug_clsh/op-clsh/opdialectologie.html Dialectologie lorraine romane à l'Université Nancy 2] Catégorie:Langue d'oïl

Canada

Le Canada est le pays le plus septentrional de l'Amérique du Nord. Il borde les États-Unis au sud (avec la frontière non défendue la plus longue du monde) et au nord-ouest (État de l'Alaska). Le pays s'étend de l'océan Atlantique à l'est jusqu'à l'océan Pacifique à l'ouest et au pôle Nord. L'île du Groenland est au nord-est des îles polaires du Canada, alors que la possession française de Saint-Pierre-et-Miquelon se trouve au large de la côte est. Le Canada est le deuxième pays en superficie au monde, mais la population est peu dense sauf en des points précis. Moderne et technologiquement avancé, il est autosuffisant quant à l'énergie et figure parmi les rares pays développés dont l'économie est fortement basée sur les ressources naturelles, extrêmement abondantes sur et dans son sol. Le Canada est membre du Commonwealth, de la Francophonie, de l'OTAN, l'ONU, du G8, de l'ALENA et de l'APEC.

Histoire

Article détaillé : Histoire du Canada Le Canada, habité par les peuples autochtones (les Amérindiens, par exemple les Dénés et les Inuits) depuis environ 10 000 ans, a été exploré pour la première fois par des Européens vers l'an 1000, quand les Vikings s'y sont installés brièvement, près de Terre-Neuve. Des expéditions et des installations plus permanentes sont survenues durant le et le , avec les premiers colons français. Après la guerre de Sept Ans, la France échangea la Nouvelle-France aux Britanniques pour la Guadeloupe. Après la révolution américaine, plusieurs loyalistes se sont installés au Canada. Les colons français et anglais co-existaient. Plus tard, trois colonies britanniques, la Province du Canada, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse s'unirent sous l'appelation « Dominion du Canada » le 1 juillet 1867 (aujourd'hui fêté comme fête du Canada). La Province du Canada se divisa en deux provinces, le Québec et l'Ontario, selon les anciennes frontières du Bas-Canada et du Haut-Canada. L'indépendance législative arriva en 1931 lors du Statut de Westminster et judiciaire en 1949 lors de l'abolition des appels civils devant le Comité judiciaire du Conseil privé. C'est en 1982 que le Canada, sous Pierre-Elliott Trudeau, a fondé la constitution canadienne (c'est-à-dire obtenu le pouvoir d'y apporter des modifications sans l'autorisation du Royaume-Uni) contre le gré du gouvernement de la province de Québec qui y perdait des acquis, surtout au niveau linguistique. À cette occasion, le Gouvernement canadien a volontairement choisi de maintenir la présence monarchique. À cette nouvelle constitution, s'y rattache la Charte canadienne des droits et libertés qui imposera par la suite plusieurs correctifs au niveau des lois fédérales et provinciales tel que décidé par la Cour suprême. Lors de cet évènement, le gouvernement de l'époque y a intégré une formule constitutionnelle rendant impossible la création d'un amendement constitutionnel sans l'accord de la chambre fédérale, du Sénat, d'au moins sept parlements de provinces sur dix et de 50 % de la population de chaque province. Au vu de la diversité culturelle du Canada, il s'avèrera impossible pour un groupe d'y voir inclus des statuts ou des droits distincts si ce n'est pas la volonté première du groupe majoritaire ou si ces droits ne sont pas déj