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Maximilien de Robespierre
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Robespierre, Maximilien de
Robespierre, Maximilien de
Robespierre, Maximilien de
Maximilien-Marie-Isidore de Robespierre, né le 6 mai 1758 à Arras (Pas-de-Calais), guillotiné le 10 thermidor an II (28 juillet 1794) à Paris place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), était un homme politique français.
Vie
Fils de François de Robespierre et de Jacqueline-Marguerite Carraut, fille d'un brasseur d'Arras. Aîné d'une famille de quatre enfants, dont un frère Augustin Robespierre et deux sœurs Charlotte Robespierre et Henriette Robespierre.
Chef des Montagnards, il incarna la tendance démocratique de la Révolution française, mais aussi ses méthodes terroristes, "Incorruptible" pour les uns, "dictateur sanguinaire" pour les autres, il reste un personnage très controversé de l'Histoire.
Sa famille paternelle appartenait à la noblesse de robe, après avoir fait de brillantes études au collège Louis-le-Grand où il eut pour camarades Camille Desmoulins et Louis-Marie Stanislas Fréron il a d'abord exercé la fonction d'avocat, comme son père et son grand-père. Imprégné des idées des philosophes du , notamment de Rousseau, il participe à la vie politique dans sa province, puis à Paris comme député du tiers état pour l'Artois aux États généraux de 1789 puis à l'Assemblée constituante où il fut un des rares défenseurs du suffrage universel et de l'égalité des droits. Membre du Club des jacobins, il en est le principal animateur, il est partisan d'une démocratie intégrale, tout en restant favorable à une monarchie constitutionnelle. Il dénonça l'entrée en guerre de la France contre l'Autriche (1792), décision qu'il jugeait imprudente, faisant le jeu de Louis XVI. Il ne devient républicain qu'en 1792, année où il participe à la Commune insurrectionnelle de Paris. Devenu membre de la Commune insurrectionnelle de Paris, il commença à jouer un rôle politique de premier plan. Il est à l'origine de la Convention nationale, élue au suffrage universel, où il siège avec les Montagnards, il combattit violemment les Girondins hostiles à l'exécution de Louis XVI puis contribua à leur éviction après la trahison de Charles-François Dumouriez (2 juin 1793). Il entre au Comité de salut public le 9 Thermidor an I (27 juillet 1793), il devint l'âme de la "dictature jacobine" imposant un régime de terreur, mesures d'exception jugées indispensables pour sauver la République gravement menacée à l'intérieur (guerre de Vendée) comme à l'extérieur et instaure un régime fondé à la fois sur la vertu et la Terreur, selon ses propres termes. Après l'élimination des Ultra-révolutionnaires (Hébertistes et Enragés) (24 mars 1794) jugés "démagogiques", puis des "Indulgents" groupés autour de Georges Danton (5 avril 1794), Maximilien de Robespierre tenta d'imposer son idéal de république démocratique et vertueuse, constituées de petits propriétaires libres et égaux en droit, lui donnant son couronnement spirituel avec l'institution du Culte de l'Être suprême (qui se veut être une sorte de réstauration de la religion civile des républicains romains). Il participe à l'élaboration de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ainsi qu'à la première constitution française en 1791. On lui donne le surnom d'Incorruptible, tant ses convictions et son mode de vie austère incitent au respect. Mirabeau dira de lui en 1789 : « Cet homme est dangereux, il croit tout ce qu'il dit ».
Souvent malade (dépressif) et absent des réunions du comité, il inquiète ses collègues aussi bien les plus terroristes des conventionnels (Fouché, Barras) que les députés du Marais, après l'instauration de la Grande Terreur (loi de prairial an II - 10 juin 1794) jugée inutile après les victoires militaires (Fleurus 26 juin 1794). Arrêté par la réaction le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794), il est exécuté le lendemain sans procès ainsi que vingt et un de ses amis politiques dont Saint-Just et Couthon. Les vingt-deux têtes furent placées dans un coffre en bois, et les troncs rassemblés sur une charette se dirigeant vers le cimetière des Errancis. On jeta le tout dans une fosse commune et l'on répandit de la chaux afin que le corps du "tyran" (Maximilien de Robespierre) ne laisse aucune trace. Il fut inhumé au cimetière des Errancis. Sa chute mit fin à la Terreur et brisa l'élan démocratique de la République.
A sa chute, ceux qui avaient organisé la Terreur et en avaient largement profité en mettant la main sur les biens des nobles et des banquiers exécutés chargèrent Robespierre de tous leurs méfaits, quitte à falsifier les documents historiques.
La sexualité de cet homme mystérieux reste une énigme. Constamment valétudinaire (il recevait chaque jour son médecin), il ne s'afficha avec aucune femme. De 1791 jusqu'à sa mort, il séjourna chez un petit bourgeois de la rue Saint-Honoré, le menuisier Duplay, qui tenta de le fiancer à l'une de ses filles. Dès sa chute, tous les Duplay furent emprisonnés, parfois pour des années. Eléonore Duplay ne se maria jamais et vécut le reste de sa vie dans le regret de son grand homme.
En 1840, des Robespierristes fouilleront le sol du cimetière des Errancis fermé depuis une trentaine d'années, ils ne découvriront rien.
Maximilien Robespierre fut victime de deux "tentatives d'assassinat" :
L'une perpétrée par le royaliste Henri Admirat le 22 juin 1794. Henri Admirat traqua Maximilien de Robespierre et, par suite de hasards, ne réussit pas à le rencontrer et décharge, en vain, deux coups de pistolets sur Jean-Marie Collot d'Herbois, un conventionnel qui haussait l'assassinat au niveau d'un des beaux arts. Il est arrêté et exécuté en compagnie d'un groupe de personnes qu'il ne connaissait pas, qu'on accusa d'avoir comploté avec lui.
L'autre tentative fut celle de Cécile Renault le 23 mai 1794. Inspirée par le geste de Charlotte Corday, elle quitta son domicile avec deux petits couteaux cachés au fond d'un panier, et se rendit à la maison des Duplay. Eléonore Duplay, la jugeant suspecte, l'empêcha d'entrer et appela la garde. Emmenée au Comité de Salut public, Cécile Renault nia avoir voulu tuer Robespierre. Elle fut néammoins condamnée à mort, en même temps que sa famille et ses voisins, dans un climat d'hystérie meurtrière.
Duplay
Duplay
Voir aussi
- Élie Guadet
- Révolution française
Liens externes
- [http://www.amis-robespierre.org Amis de Robespierre]
- [http://www.canevet.com/maximilien/accueil/index.htm Association Maximilien Robespierre pour un idéal démocratique]
- [http://www.royet.org royet]
- [http://www.cths.fr/FICHES/Fiches_Societes/S_1428.shtm Société des études robespierristes]
- [http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_sur_la_peine_de_mort_%28Robespierre%2C_1791%29 Discours] pour l'abolition de la peine de mort (1791)
Œuvres
- Œuvres de Maximilien Robespierre : 10 volumes publiés par la société des études robespierristes sous la direction de Albert Soboul et Marc Bouloiseau. Edités aux PUF.
:(Rééditions, Œuvres de Maximilien Robespierre, 10 vol., Paris, coédition SER/Phenix Editions, 2000.)
Bibliographie
- Albert Mathiez, Etudes sur Robespierre : Editions Sociales, Recueil de la Société des études robespierristes, 1973
- Gérard Walter, Robespierre, I - La vie, II - L'œuvre, 2 tomes, Gallimard, NRF, 1961
- Marc Bouloiseau, Robespierre, PUF, coll. "Que sais-je ?", nombreuses éditions
- Max Gallo, Robespierre, Histoire d'une solitude, Librairie Académique Perrin, 1968. 352 p.
- Laurent Dingli,Robespierre, Paris : Flammarion, coll. « Grandes biographies », 2004. 605 p. ISBN 2-08-068199-0.
- Ernest Hamel, Histoire de Robespierre1866
- Jean-François Fayard, Les 100 jours de Robespierre. Paris : le Grand livre du mois, 2005. 203 p.-[16] p. de pl., 24 cm. ISBN 2-286-00126-X. En appendice, choix de documents. (référence à remplacer par celle de l'édition originale)
- Robespierre, politique et mystique. Henri Guillemin - Le Seuil
Discographie
Autre livre intéressant:
Robespierre, politique et mystique. Henri Guillemin - Le Seuil
- Serge Reggiani, Maximilien Robespierre Discours Polydor 2669 044
- Jean Ferrat, Ma France", elle répond toujours du nom de Robespierre... Barclay
- La révolution française (opéra rock) : Robespierre
ja:マクシミリアン・ロベスピエール
Catégorie:Personnalité politique françaiseCatégorie:Personnalité française
Français
Catégorie:Politique française
Catégorie:République française
Cette page concerne les hommes et femmes politiques élus en France, ou de nationalité française et élus en Europe.
Voir aussi :
- Personnalités politiques françaises, par ordre chronologique
- France, Président de la République.
- Monarques de France
ja:Category:フランスの政治家
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zh-min-nan:Category:Hoat-kok chèng-tī jîn-bu̍t
Catégorie:Membre du Comité de salut publicArticle principal
Comité de salut public
Catégorie:Personnage de la Révolution française
Catégorie:Membre de la Commune de ParisArticle principal
Commune de Paris (1792)
Catégorie:Personnage de la Révolution française
Catégorie:Révolution françaiseListe des articles liés à la Révolution française qui a eu lieu de 1789 à 1799.
Voir aussi
- Wikipédia:Projet/Révolution française
Catégorie:Histoire de France Catégorie:Révolution
ja:Category:フランス革命
ko:분류:프랑스 혁명
Catégorie:Personnage politique de la Révolution FrançaiseCatégorie:Personnage de la Révolution française
Catégorie:Décès en 1794
6 mai
Le 6 mai est le 126 jour de l'année (127 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1527 : Sac de Rome par le connétable Charles III de Bourbon et ses hommes, au service de Charles Quint.
- 1682 : Le clergé français réaffirme les libertés de l'Église gallicane après la protestation du pape suite à la déclaration du 19 mars.
- 1829 : L'Autrichien Cyrille Demian dépose le brevet de l'accordéon.
- 1851 : Brevet pour une « machine à réfrigérer mécanique » accordé au docteur John Forrie.
- 1863 : Fin de la bataille de Chancellorsville, aux États-Unis, commencée le 2 mai.
- 1889 : Ouverture de l'exposition universelle de Paris ainsi que de la tour Eiffel.
- 1932 : Paul Doumer, président de la République française est assassiné.
- 1937 : Catastrophe du Hindenburg : le Zeppelin s'enflamme et cause 36 morts.
- 1941 : Joseph Staline devient chef du gouvernement soviétique, succédant à Molotov.
- 1965 : Keith Richards va réveiller Mick Jagger pour lui faire entendre les premiers accords de la chanson rock Satisfaction.
- 1976 : Violent tremblement de terre dans la moitié nord de l'Italie, faisant quelque 1 000 victimes.
- 1985 : Inauguration de la Géode du de la Cité des Sciences de la Villette, à Paris.
- 1994 : Inauguration du tunnel sous la Manche par Élisabeth II et François Mitterrand.
- 1995 : Élection de Jacques Chirac comme président français.
- 1999 : La France reconnaît officiellement les langues régionales.
- 2002 : Jean-Pierre Raffarin est nommé Premier ministre de France.
- 2004 : Dernier épisode du sitcom américaine Friends.
Naissances
- 1397 : Sejong le Grand, roi de la dynastie coréenne Chosŏn († 1450)
- 1501 : Marcel II (Marcello Cervini), 222e pape de l'Église catholique. († 30 avril 1555, après 21 jours de pontificat).
- 1742 : Jean Senebier, prêtre et botaniste suisse († 1809)
- 1758 : Maximilien de Robespierre, avocat et homme politique français († 1794)
- 1758 : André Masséna, maréchal d'Empire français († 1817)
- 1815 : Eugène Labiche, dramaturge français († 1888)
- 1843 : Grove Karl Gilbert, géologue étasunien
- 1851 : Aristide Bruant, chansonnier français († 1925)
- 1856 : Sigmund Freud, médecin et psychanaliste autrichien († 1939)
- 1868 : Gaston Leroux, journaliste et écrivain français († 1927)
- 1895 : Rudolph Valentino, acteur américain († 1926)
- 1902 : Max Ophüls, réalisateur, scénariste et producteur allemand († 1957)
- 1911 : Guy des Cars, romancier français († 1993)
- 1913 : Stewart Granger, acteur britannique († 1993)
- 1915 : Orson Welles, acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain († 1985)
- 1915 : Achille Zavatta, clown français († 16 novembre 1993)
- 1928 : Robert Poujade, homme politique français
- 1946 : Alain Bocquet, homme politique français
- 1952 : Christian Clavier, acteur et réalisateur français
- 1953 : Tony Blair, homme politique anglais
- 1960 : Anne Parillaud, actrice française
- 1961 : George Clooney, acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain
- 1963 : Alessandra Ferri, danseuse étoile italienne
Décès
- 1326 : Bernard, duc de Świdnica.
- 1527 : le connétable Charles III de Bourbon, lors du Sac de Rome.
- 1638 : Cornelius Jansen, théologien hollandais, archevêque d'Ypres, fondateur du jansénisme. (° le 28 octobre 1585).
- 1708 : François de Montmorency Laval. Il fut le premier évêque de Québec et de la Nouvelle-France en 1674. Jean-Paul II l'a béatifié le 22 juin 1980.
- 1862 : Henry David Thoreau, écrivain américain
- 1872 : George Robert Gray, zoologiste et écrivain britannique (° 1808).
- 1892 : Ernest Guiraud, compositeur et professeur de musique français (° 23 juin 1837)
- 1897 : Alfred Des Cloizeaux, minéralogiste français
- 1991 : Wilfrid Hyde-White, acteur britannique
- 1992 : Marlène Dietrich, actrice de cinéma allemande.
- 1993 : Ann Todd, actrice britannique (ne pas confondre avec l'actrice américaine Anne Todd)
- 1995 : Maria Pia de Saxe-Coburg-Gotha-Braganca,duchesse de Bragança.
- 2004 : Barney Kessel, guitariste de jazz américain
- 2005 : Claude Julien, journaliste, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique (° 17 mai 1925)
- 2005 : Gerard de Suresnes, animateur de debats sur FunRadio.
Almanach
Saints fêtés: sainte Prudence et saint Jean
Le 6 mai 1957, aux heures les plus douces de la journée, la température n'excédait pas 1 degré sous abri au Mont-Rigi (Belgique).
Le 6 mai 1979, au lever du jour, on relevait une température de 0,1 degré à Bruxelles.
Entre les deux saint-Jean, les nuées vont contre le vent
S'il fait beau à la petite saint-Jean, année fructueuse en froment
Catégorie:Jour de l'année
ja:5月6日
ko:5월 6일
ms:6 Mei
simple:May 6
th:6 พฤษภาคม
Arras
Arras (Atrecht en néerlandais) est une commune française, capitale du département du Pas-de-Calais situé dans la région Nord-Pas-de-Calais.
Ses habitants sont appelés les Arrageois.
Le nom jeté des habitants est les boyaux rouges.
Géographie
Arras est située en Artois au confluent de la Scarpe et du Crinchon.
L'agglomération bénéficie d'un emplacement stratégique au croisement des autoroutes A1 (Paris Lille) et A26 (Reims Calais le Tunnel).
Histoire
- Nemetacum au temps de Cesar et de la tribu des Atrébates.
- Rattachée à la France définitivement en 1654.
- Ville martyr lors de la première guerre mondiale.
Nemetocenna fut le nom Gaulois de la ville d'Arras. Nemetocenna provient du Celte Nemeton qui signifie "Lieu sacré". Puis la ville hérita du nom Romain de Nemetacum autre lieu qui poussa sur la colline de Baudimont sous l'Empire Romain et sous l'influence d'Auguste. Connue pour ses draperies colorées et luxueuses, Nemetacum s'appelera ensuite Atrebatum sous le Bas-Empire. Les Atrébates, tribu Celte qui fit d'Arras sa Capitale fut l'un des dernier peuple Gaulois à Résister à Jules César. Leur Chef : Le roi Comn : Comnius qui combattit aux côtés de Vercingetorix lors du siège d'Alesia en 52. Le nom Arras est apparu au XIIème siècle, selon les étymologistes, viendrait du Celte Ar qui désigne l'eau courante, certainement en référence au positionnement de la ville par rapport à la Scarpe et au Crinchon. D'autres hypothèses affirment que le nom Arras viendrait de la contraction de Atrébates qui devint Ars, Aras puis Arras.
Économie
- Agroalimentaire
- Industrie mécanique
- Chimie
- Industrie électrique
- Commerces
- Important secteur tertiaire
Administration
C'est le siège de la Communauté urbaine d'Arras qui regroupe 24 communes soit 93 000 habitants.
300 785 habitants pour l'arrondissement. Celui-ci comporte 20 cantons (liste).
liste
Préfecture du Pas-de-Calais
Personnages célèbres
- Maximilien de Robespierre, célèbre révolutionnaire est né à Arras le 6 mai 1758 ;
- Eugène-François Vidocq, aventurier français est né à Arras en 1755 ;
- Adam de la Halle, trouvère ;
- Mathias d'Arras, architecte ;
- Charles de l'Escluse, dit Carolus Clusius, botaniste ;
- La comtesse Mahaut d'Artois.
Monuments et lieux touristiques
Arras est classée Ville d'Art et d'Histoire.
- Les places, l'hotel de ville et le Beffroi
Beffroi
- La cathédrale et l'abbaye Saint-Vaast
- La Maison du Wetz d'Amain
- L'octogonale place Victor Hugo et son obélisque
- La Citadelle de Vauban
Culture
- Arras est le siège de l'Université d'Artois, université multipolaire qui comprend les pôles de Lens, Béthune, Douai et Arras.
Le pôle d'Arras 'littéraire' est destiné aux Lettres, Langues, Sciences Humaines.
- La Communauté urbaine d'Arras gère l'Ecole Supérieure des Métiers d'Art dont l'excellence est reconnue pour l'enseignement du vitrail.
- Noroit est un centre culturel réputé (conférences, expositions, concerts).
Université d'Artois
Voir aussi
- Arrondissement d'Arras
- Artois
- Comté d'Artois
Liens externes
- [http://www.arras-online.com/ WWW.ARRAS-ONLINE.COM - Le site indépendant d'information sur Arras et sa région]
- [http://www.cu-arras.fr/ Site officiel de la communauté urbaine d'Arras]
- [http://arras-esperanto.fr.fm/ Site de l'association ARRAS-ESPERANTO]
Catégorie:Commune du Pas-de-Calais
Catégorie:Beffroi de Belgique et de France
Catégorie:Préfecture
ja:アラス
GuillotineLa guillotine est une machine utilisée pour l'application de la peine capitale par décapitation. Elle n'est plus utilisée de nos jours.
L'appareil est constitué d'une grande armature droite (approximativement de 4 mètres de haut) à laquelle est suspendue une lourde lame triangulaire (d'une quarantaine de kilogrammes). La lame est guidée au-dessus de l'armature par une corde et est maintenue le temps qu'on puisse placer la tête du condamné dans une barre de maintien. La corde est ensuite libérée et la lame chute d'une distance de 2,3 mètres, sectionnant le cou. (Les tailles et poids indiqués sont ceux des normes françaises.)
Origines
right
Sous l'Ancien Régime, il existait une multitude de modalités d'application de la peine capitale, selon le crime et la condition du condamné : la décapitation à l'épée était réservée aux nobles, la potence, le bûcher, la roue, pour les roturiers, l'écartèlement aux régicides. L'ancêtre de la guillotine est le gibet, existant bien avant sa mise en œuvre pendant la Révolution française, notamment en Angleterre.
La méthode de décapitation mécanique est préconisée dans deux discours à l'Assemblée constituante les 10 octobre et 1 décembre 1789 par le docteur Joseph-Ignace Guillotin, qui considérait cette méthode comme plus humaine que la pendaison ou la décapitation à l'aide d'une hache. En effet, l'agonie des pendus pouvait être longue, et certaines décapitations à la hache étaient ratées, demandant plusieurs coups. Guillotin estimait que l'instantanéité de la punition était la condition nécessaire et absolue d'une mort décente.
En 1791, l'Assemblée législative promulgue que « tout condamné à mort aura la tête tranchée ». Mais, en l'absence de plans précis pour la construction de la machine, la suggestion de Guillotin, bien qu'initialement soutenue par Mirabeau, mettra plus de deux ans à entrer en application.
Le premier projet de guillotine avait une lame horizontale. C'est le docteur Louis, célèbre chirurgien de l'époque, qui préconise, dans un rapport remis le 7 mars 1792, la mise au point d'une machine à lame oblique, seul moyen de donner la mort à tous les condamnés avec rapidité et sûreté, ce qui n'était pas possible avec une lame horizontale.
Il faut noter que jamais le docteur Guillotin n'assistera à la moindre exécution capitale, et que, jusqu'à sa mort survenue en 1814, il déplorera en petit comité que l'usage ait accolé son nom à la machine dont il n'avait fait que préconiser l'étude et l'usage.
- 25 avril 1792 le terrassier Nicolas Jacques Pelletier fut le premier condamné à mort guillotiné.
- 21 janvier 1793 : Louis XVI, ancien Roi de France
- 16 octobre 1793 : Marie-Antoinette d'Autriche, ancienne Reine de France
- 28 juillet 1794 (10 thermidor de l'an II), Maximilien de Robespierre.
- 27 mai 1797 (8 prairial an V), Gracchus Babeuf.
- 25 février 1922 : Henri Landru, assassin de dix femmes et d'un jeune garçon.
- 17 juin 1939 : Eugen Weidmann, assassin de six personnes (dernière exécution publique en France)
- 25 mai 1946 : Marcel Petiot, assassin d'au moins 27 personnes.
- Novembre 1972 : exécution de Claude Buffet et Roger Bontems (pour prise d'otages suivie d'assassinat de ceux-ci)
- 28 juillet 1976 : Christian Ranucci, pour le meurtre de la petite Marie-Dolorès Rambla, en juin 1974.
- 23 juin 1977 : Jérôme Carrein pour l'assassinat d'une fillette de huit ans.
- 10 septembre 1977 : dernière exécution, celle de Hamida Djandoubi pour la torture suivi de l'assassinat d'une jeune fille.
Ces trois dernières exécutions contribuèrent à mettre un terme à la peine de mort en France qui fut abolie en 1981 par l'Assemblée nationale sur proposition de François Mitterrand et Robert Badinter. En particulier celle de Christian Ranucci car certains éléments suggèreraient que ce dernier était peut-être innocent du crime dont on l'accusait (voir le Pull-over rouge de Gilles Perrault) ou, tout au moins, que de graves lacunes entachaient la qualité de l'enquête menée à ce moment-là.
Imaginaire populaire
La guillotine fut baptisée initialement « Louisette » ou « Louison » (inspiré du chirurgien royal : Antoine Louis) avant de prendre son nom définitif. Pendant la Révolution française, elle fut surnommée le grand « Rasoir national », la « Mirabelle », « l'Abbaye de Monte-à-regret », le « Vasistas » et la « Veuve ».
Au , on la surnommait la « Lucarne » et au le « Massicot » ou la « Bécane ».
Liens externes
- Textes tirés du site de Gilles Marchal : [http://www.gmarchal.net le site de Gilles Marchal], extraits d'un ouvrage en cours d'écriture :
- [http://www.gmarchal.net/marat.htm Marat, premier de Corday],
- [http://www.gmarchal.net/sanson-premier.htm La machine à broyer est en place],
- [http://www.gmarchal.net/Damiens1.htm Damiens - présentation]
- [http://www.gmarchal.net/Damiens2.htm Damiens - l'attentat]
- [http://www.gmarchal.net/Damiens3.htm Damiens - l'exécution]
- [http://www.gmarchal.net/bastille1-2.htm la prise de la Bastille partie 1 (la "libération" approche)]
- [http://www.gmarchal.net/bastille2.htm la prise de la Bastille partie 2 (la (sur)prise de la Bastille)]
- [http://www.gmarchal.net/bastille3.htm la prise de la Bastille partie 3 (l'assaut)]
- [http://www.herodote.net/histoire11281.htm Détails historiques sur Herodote.net]
- [http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/abolition-peine-mort/guillotine.shtml Guillotine sur ladocfrancaise.gouv.fr]
- [http://site.voila.fr/guillotine]
Catégorie:Peine de mort
ja:ギロチン
th:กิโยติน
28 juillet
Le 28 juillet est le 209 jour de l'année (210 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 48 av. J.-C. assassinat de Pompée par le souverain lagide Ptolémée XIII.
- 754 Pépin le Bref est sacré roi des Francs à Saint-Denis par le pape Etienne II.
- 1488 : Bataille de Saint-Aubin-de-Cormier en Bretagne.
- 1540 : L'une des figures politiques les plus importantes du règne d'Henri VIII d'Angleterre, Thomas Cromwell, est exécuté pour haute trahison. Le même jour, Henri se marie pour la cinquième fois avec Catherine Howard
- 1794 : Exécution de Robespierre, Saint-Just, Couthon et d'autres robespierristes.
- 1821 : Le Pérou se déclare indépendant de l'Espagne
- 1866 : loi légalisant les unités de poids et de mesures aux États-Unis.
- 1868 : adoption du 14 amendement de la constitution américaine, garantissant aux Afro-Américains les droits de citoyens.
- 1914 : Début de la Première Guerre mondiale. L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie dès la fin de l'ultimatum commencé le 23 juillet successif à l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand par Gabriel Princip.
- 1943 : Operation Gomorrah : les bombes anglaises écrasent la ville de Hambourg, en Allemagne, tuant 42 000 civils allemands.
- 1957 : Fondation de l'Internationale Situationniste.
- 1965 : Le président des États-Unis (Lyndon B. Johnson) annonce l'envoi de 50 000 soldats supplémentaires au Viêt Nam (déjà 75 000 sur place).
- 1976 : Un tremblement de terre d'une magnitude de 7.8 à 8.2 sur l'échelle de Richter, touche Tangshan (Chine) tuant 242 769 personnes et en blessant 164 851.
- 1995 : Network Solutions annonce une nouvelle politique permettant aux entreprises de mieux protéger leurs marques sur internet.
- 2003 : Sortie de Firebird 0.6.1, futur Mozilla Firefox.
- 2005 : Le cap des 140,000 articles est franchi !
Naissances
- 1840 : George Burritt Sennett.ornithologue américain († 1900).
- 1902 : Karl Popper, philosophe des sciences († 1994).
- 1920 : Gilbert Trigano, entrepreneur de tourisme français.
Décès
- 48 av. J.-C., Pompée, homme politique romain.
- 450 : Théodose II, empereur romain d'orient.
- 1368 : Bolko II, duc de Świdnica.
- 1655 : Savinien Cyrano de Bergerac, écrivain français.
- 1741 : Antonio Vivaldi, compositeur italien.
- 1750 : Jean-Sébastien Bach, compositeur ( - 1685).
- 1794 : Maximilien de Robespierre ( - 1758).
- 1795 : Pierre-Paul Botta, général de brigade français.
Catégorie:Jour de l'année
ja:7月28日
ko:7월 28일
ms:28 Julai
simple:July 28
th:28 กรกฎาคม
1794Catégorie:1794
Cette page concerne l'année 1794 du calendrier grégorien.
Événements
Amériques
Amérique du Nord
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Hawaii est placé sous protectorat de l'Angleterre par Vancouver.
Asie
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Aga Muhammed fonde la dynastie Qajar (Kajar) qui règnera sur la Perse jusqu'en 1925.
Europe
- Dates non renseignées ou inconnues :
- La Flandre belge est divisée en deux départements français.
- Le polonais Tadeusz Kosciuszko conduit une révolte contre la Russie.
France
An II et an III du calendrier républicain.
- 12 janvier : Scandale de la Compagnie des Indes.
- 21 janvier : Les « colonnes infernales » de Turreau pendant la guerre de Vendée.
- 4 février (16 pluviôse) : La Convention abolit l'esclavage durant la Révolution française en métropole et dans les colonies.
- 24 mars : Exécution des Hébertistes.
- En mars, début de la Chouannerie.
- 30 mars (10 germinal) : Arrestation nocturne de Danton.
- 5 avril (16 germinal) : Exécution de Danton et de ses partisans.
- 10 avril (21 germinal) : Procès de la « conspiration de la prison de Luxembourg »
- 7 mai : Culte de l'Être suprême.
- 8 juin (20 prairial) : Fête de l'Être suprême.
- 10 juin (22 prairial) : Début de la grande terreur.
- 26 juin (8 messidor) : L'armée française de Jourdan emporte la victoire sur les troupes anglo-hollandaises à Fleurus.
- 25 juillet : Exécution du poète André Chénier.
- 27 juillet (9 thermidor an II) : chute et arrestation de Maximilien de Robespierre
- 28 juillet : Exécution de Maximilien de Robespierre, Louis Saint-Just, Georges Couthon et d'autres robespierristes. L'exécution de Robespierre met fin à la Terreur. C'est le début de la réaction thermidorienne.
- 5 août : Début de l'occupation anglaise de la Corse (fin en 1796).
- 24 août : Réorganisation du gouvernement révolutionnaire.
- 18 septembre : Loi sur la séparation des Églises et de l'État.
- 1792 : Victoire française sur les Espagnols lors de la bataille de la Sierra Negra
- 10 octobre : Création du Conservatoire national des arts et métiers par l'abbé Grégoire.
- 11 octobre : Seize ans après sa mort la dépouille de Jean-Jacques Rousseau est transférée d'Ermenonville au Panthéon, au cours d'une célébration qui a duré trois jours (du 9 au 11 octobre).
- 24 octobre : Création de l'école normale supérieure.
- 11 novembre : Fermeture du club des Jacobins.
- 8 décembre : Retour des Girondins à la Convention.
- 24 décembre : Abolition de la loi du Maximum.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Création de l'École polytechnique par Gaspard Monge et Lazare Carnot
- La Guyane française devient un lieu de relégation.
- En octobre, l'armée de Jourdan entre dans dans les pays rhénans.
- En décembre, amnistie pour les Chouans.
Sciences et techniques
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Télégraphe optique de Chappe.
- 29 janvier : François-Vincent Raspail, chimiste, médecin et homme politique français († 1878)
- 13 mai : Léopold Robert, graveur et peintre d'origine suisse.
- 16 mars : Ami Boué, géologue autrichien († 1881).
- 17 avril : Carl Friedrich Philipp von Martius, botaniste et un explorateur allemand († 1868).
- 3 juin : Wilhelm Ludwig Rapp, médecin et naturaliste allemand († 1868).
- août : Bernhard Studer, géologue suisse († 1887).
- 9 septembre : William Lonsdale, géologue et paléontologue anglais († 1871).
- 20 novembre : Eduard Rüppell, naturaliste et explorateur allemand († 1884).
- 30 décembre : John Edwards Holbrook, zoologiste américain († 1871).
- 16 janvier : Edward Gibbon, historien anglais.
- 5 avril : Fabre d'Églantine, poète
- 5 avril : Georges Jacques Danton, homme politique français
- 5 avril : Hérault de Séchelles, homme d'État
- 5 avril : Camille Desmoulins, révolutionnaire français
- 23 avril : Guillaume-Chrétien de Lamoignon de Malesherbes, homme d'État
- 8 mai : Antoine Laurent de Lavoisier, chimiste français
- 20 juin : Félix Vicq d'Azir, médecin et anatomiste français (° 1748).
- 28 juin : René Madec, marin et aventurier breton, nabab du Grand Mogol (° 1736)
- 25 juillet : André Chénier, poète français
- 28 juillet : Georges Couthon, avocat
- 28 juillet : Maximilien de Robespierre, homme politique français
- 28 juillet : Louis Saint-Just, homme politique français
- 16 décembre : Jean-Baptiste Carrier, homme politique français
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Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
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!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
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!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
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Place de la Concorde
La place de la Concorde est située au pied de l'avenue des Champs-Élysées dans le VIII arrondissement à Paris. Il s'agit de la deuxième plus vaste place de France (après la place des Quinconces à Bordeaux).
Bordeaux
Bordeaux
Bordeaux
Construction
Longtemps simple terre battue, sans fonction, sans dessin, elle est sous le règne de Louis XV, inscrite dans un vaste projet des places royales qui vont, tant à Rennes, Rouen, Bordeaux, Dijon, que Montpellier théâtraliser la représentation équestre de Louis XV. Espace de parade pour la statue, elle se développe selon un principe qui reste, à Paris, très ouvert. Parce qu'on est encore là dans une zone totalement désurbanisée. Valorisée par les façades dessinées par Gabriel, la place Louis XV devient un intermède architecturale entre les frondaisons des Tuileries et l'échappée verte des Champs-Elysées. En 1792, elle deviendra place de la Révolution pour adopter le nom de place de la Concorde en 1795.
Elle a été conçue par Ange-Jacques Gabriel en 1755 comme un octogone bordé par les Champs-Élysées et le Jardin des Tuileries. Parsemée de statues et de fontaines, la place fut baptisée place Louis-XV en l'honneur du roi. À l'extrémité nord, deux larges bâtiments identiques en pierre ferment la perspective. Divisées par la rue Royale, ces structures sont parmi les meilleurs exemples de l'architecture de cette période qui sont encore intacts à ce jour. À l'origine, le premier bâtiment servait comme bureaux et le gouvernement continue à l'utiliser comme ministère de la Marine. Peu de temps après sa construction, le deuxième bâtiment a été transformé en un luxueux hôtel, l'Hôtel de Crillon (comme actuellement) où la reine Marie Antoinette passait des après-midis entiers en se détendant et en prenant des leçons de piano.
L'hôtel particulier à l'est de ces bâtiments (actuelle ambassade des États-Unis) est de l'architecte Ange-Jacques Gabriel.
La Révolution
Ange-Jacques Gabriel
Dés 1792, la place Louis XV devient place de la Révolution. Elle est le lieu de passage obligé des convois, qu'ils soient improvisés ou ritualisés par le protocole des fêtes. Elle sera l'un des grands lieux de rassemblement de la période révolutionnaire, surtout lorsque la guillotine y sera installée.Pendant la Révolution française, la statue du roi Louis XV fut détruite et remplacée par une colossale statue de la liberté en plâtre et en carton et la place renommée place de la Révolution.
Dés le 12 juillet 1789 ce sont les bustes de Jacques Necker et de Philippe d'Orléans qui y sont exhibés et le 13 octobre 1789 la foule pille les armes du garde-meuble pour "aller à la Bastille". Le 6 octobre 1789, Louis XVI, Marie-Antoinette, et le dauphin (futur Louis XVII) font une entrée à Paris qui n'a plus rien de la splendeur de celles de la tradition signifiant, par son allure débraillée, et improvisée, que c'est désormais le peuple qui fait la loi. Plus piteux encore sera le retour de Varennes, le 25 juin 1791. Cette fois la foule est hostile et la monarchie démonétisée.
Il s'agissait alors d'un rappel sinistre à l'attention de la noblesse du passé, lorsque la place de Grève était utilisée par le pouvoir pour exécuter les criminels aux yeux de tous comme un spectacle édificateur. Dans la frénésie, 1 343 têtes ont été coupées jusqu'en mai, dont celle du roi Louis XVI et de Marie Antoinette. Des témoins ont alors affirmé que la place était rouge de sang. D'autres personnes y ont été guillotinées comme Madame du Barry, Antoine Lavoisier, Danton ou encore Robespierre devant la foule. Avec la fin de la Terreur, le gouvernement commença à l'appeler place de la Concorde en l'an IV (1795) et le nom devint officiel en 1830.
Sous la Révolution la place va devenir un grand théâtre sanguinaire de la Révolution avec l'installation de la guillotine. Elle y vient, mais provisoirement en octobre 1792, pour l'exécution des voleurs de bijoux de la Couronne au garde-meuble. Elle réapparait le 21 janvier 1793 pour l'exécution de Louis XVI, alors dressée à mi-distance du socle de la statue de Louis XV, alors renversée pour être remplacée par une colossale statue de la liberté en plâtre et carton, et à l'entrée des Champs-Elysées. C'est enfin le 11 mai 1793 qu'elle s'y fixe, pour y rester jusqu'au 9 juin 1794, et cette fois entre le centre de la place et l'entrée des Tuileries. Elle reviendra de la Place du Trône renversé (actuelle place de la Nation) que pour l'exécution de Maximilien de Robespierre et ses amis (11 thermidor an II -27 juillet 1794). Sur les 2498 presonnes guillotinées pendant la Révolution 1119 le furent place de la Révolution.
Quelques personnes qui furent guillotinées place de la Révolution
- Louis XVI, le 21 janvier 1793.
- Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine, le 16 octobre 1793.
- Charlotte Corday,le 17 juillet 1793.
- Les Girondins, le 30 et 31 octobre 1793.
- Louis-Philippe-Joseph de Bourbon, duc d'Orléans, le 6 novembre 1793.
- M Roland, le 8 novembre 1793.
- Jacques René Hébert, le 24 mars 1794.
- Georges Danton, le 5 avril 1794.
- Camille Desmoulins, le 5 avril 1794.
- Jean-Joseph de Laborde, le 18 avril 1794.
- Jean-Baptiste Tavernier-Boullongne, le 8 mai 1794.
- Élisabeth de France (M Élisabeth), le 10 mai 1794.
- Maximilien de Robespierre, le 28 juillet 1794.
- Louis-Antoine-Léon Saint-Just, le 28 juillet 1794.
- Georges Couthon, le 28 juillet 1794.
- François Hanriot, le 28 juillet 1794.
Les corps étaient au début transportés au cimetière de la Madeleine puis en 1794 au cimetière des Errancis.
Le 3 mai 1826, Charles X pose la première pierre, place de la Concorde du monument à la mémoire de Louis XVI. La statue de Louis XVI en fait ne sera jamais élevée. Son socle servira de base à l'obélisque de Louqsor dressé en 1836.
L'obélisque
Louqsor
Aujourd'hui, l'histoire de la place de la Concorde est perdue derrière les embouteillages des voitures qui se précipitent sur l'obélisque égyptien géant décoré de hiéroglyphes égyptiens qui exaltent le règne du pharaon Ramses II. L'obélisque égyptien de Louxor, datant de 3 300 ans, est arrivé en France en 1836. Le roi Louis-Philippe le fit placer au centre de la Place de la Concorde lors de l'aménagement de la place par l'architecte Jacques Hittorff (auteur des fontaines). Donnée à la France en 1831 par Mohammed-Ali, l'obélisque de l'ouest (227 tonnes) fut transportée à Paris en 1833 et érigée sur la place de la Concorde le 25 octobre 1836 par l'ingénieur Apollinaire Lebas, en présence de plus de 200 000 personnes. Croyant que le chapeau original de l'obélisque avait été volé au , le gouvernement français a fait rajouter des feuilles d'or sur le chapeau de l'obélisque.
L'obélisque se situe dans la ligne de l'axe historique de Paris.
L'ambassade des États-Unis est située juste entre le coin du nord-ouest de l'Hôtel Crillon et le coin nord-est de la place. La dernière fois que la bâtiment a servi de quartier général, c'était pour l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.
6 février 1934 : Manifestation des ligues d'extrême-droite. 20 morts et 2 300 blessés.
Sans avertir personne, en l'an 2000, le grimpeur urbain français, Alain Robert, a escaladé l'obélisque à mains et pieds nus sans aucun dispositif de sécurité.
Les statues des villes
À chacun des coins de cette place octogonale se trouve une statue représentant une ville française ; ainsi on trouve les statues dédiées à Bordeaux, Lille, Brest, Rouen, Lyon, Marseille, Nantes et Strasbourg. Cette dernière fut longtemps parée d'un crêpe noir en rappel du deuil de l'Alsace-Lorraine, cédée par la France à l'empire allemand en 1871.
Voir aussi
- Jacques Hittorff
- Pont de la Concorde
Lien externe
- [http://www.structurae.info/fr/projects/data/p00436/index.cfm Structurae]
Concorde
Catégorie:Patrimoine mondial à Paris
Catégorie:Emplacement de la guillotine à Paris lors de la Révolution française
Catégorie:Lieu important de la Révolution française
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la | | |