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Mer Caspienne

Mer Caspienne

Caspienne Caspienne] La mer Caspienne est une mer intérieure de l' Asie. Elle est bordée par la Russie, le Daguestan, la Kalmoukie, l'oblast d'Astrakhan, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan, et le Kazakhstan, avec les steppes de l'asie centrale au nord et et à l'est. Dans l'Antiquité, elle était appelée locéan Hyrcanian, elle porta aussi le nom de mer Khazar et de mer Khvalissian. Khazar La Caspienne est l'une des plus petites mers du monde; en fait, suivant les scientifiques il a des caractéristiques à la fois de mer et de lac. C'est, néanmoins, avec une superficie de 371 000 km², l'une des masses d'eau enclavée les plus importantes. Elle n'a cependant pas le statut juridique des mers. La Caspienne contient un grand nombre d'esturgeons, lesquel fournissent des œufs qui sont transformés en caviar. La surpêche menacerait cependant leur population. Les profondeurs de la mer recèlent encore d'importantes ressources pétrolifères. L'établissement des frontières entre les cinq états riverains est une question ardue. Les fleuves Volga et Oural se jettent dans la Caspienne qui est connectée à la mer d'Azov par le canal Manych. Le niveau de la Caspienne est descendu et monté de nombreuses fois au cours des siècles. Certains historiens prétendent qu'au Moyen Âge, une montée des eaux a provoqué l'immersion des villes côtières de Khazaria, comme celle de Atil.

right Les principales villes au bord de la Caspienne :
- Bakou, Azerbaïdjan
- Turkmenbashi, Turkménistan (précédemment Krasnowodsk)
- Babol, province of Mazandaran, Iran
- Atyrau, Kazakhstan
- Aktau, Kazakhstan (précedemment Shevchenko) Les villes historiques au bord de la Caspienne:
- Atil
- Khazaran

Voir aussi


- le monstre de la Caspienne

Liens externes


- [http://www.grida.no/caspian/background_info/physical.htm Données chiffrées détaillées]
- Le statut juridique de la Caspienne
  - [http://www.ridi.org/adi/199910a1.htm sur le Réseau Internet pour le Droit International (RIDI)]
  - [http://www.monde-diplomatique.fr/1995/07/A/1633 dans le monde diplomatique]
- [http://www.caspianenvironment.org/ Caspian Environment Programme]
  - [http://www.caspianenvironment.org/reports/Framework_Convention.zip Framework Convention for the Protection of the Marine Environment of the Caspian Sea] (2003) ja:カスピ海 ko:카스피 해

Catégorie:Mer ou océan

Catégorie:Géographie catégorie:Hydrographie Catégorie:Maritime ja:Category:海 ko:분류:바다 th:Category:ทะเล


Asie

L'Asie est un continent, ou une partie du continent d'Eurasie ou d'Eurafrasie, selon le point de vue. C'est le continent le plus peuplé au monde. Les deux pays les plus peuplés au monde qui sont asiatiques (la Chine et l'Inde) font d'ailleurs à eux seul plus des 2/5 de la population humaine mondiale. Géographiquement, elle fait en réalité partie de l'Eurasie (avec l'Europe), voire de l'Eurafrasie (avec l'Europe et l'Afrique), mais elle est séparée de l'Europe par une frontière virtuelle et culturelle, que l'on situe généralement dans le Caucase et dans l'Oural. Elle est séparée de l'Amérique par le détroit de Behring. On distingue plusieurs régions asiatiques : Asie mineure, Moyen-Orient (dans lequel on distingue parfois le Proche-Orient), Asie centrale, sous-continent indien ou Asie du Sud, l'Asie de l'Est, l'Asie du Sud-Est et la Sibérie. On regroupe aussi parfois l'Asie de l'Est, l'Asie du Sud-Est et l'est de la Sibérie sous la notion d'Extrême-Orient. Les pays les plus peuplés sont :
- la Chine,
- l'Inde,
- l'Indonésie,
- le Pakistan,
- la Russie,
- le Bangladesh,
- le Japon.

Liste des pays formant l'Asie

Liens externes

(fr - en )http://www.yazhouzhijia.com
-
ja:アジア ko:아시아 ms:Asia simple:Asia th:ทวีปเอเชีย zh-min-nan:A-chiu

Daguestan

Catégorie:République de Russie La République du Daguestan (russe :Республика Дагестaн) est un sujet fédéral de la Fédération de Russie (une république). C'est la plus grande république de Russie dans le Nord du Caucase, en superficie et population.

Géographie

La république est située dans les montagnes du Nord Caucase. C'est la partie la plus au Sud de la Russie.
- Frontières:
  - internes: Kalmoukie (N), Tchétchénie (O) et le Krai de Stavropol (NO)
  - internationales: Azerbaïdjan (S)
  - Eau: Mer Caspienne (E)
- Point culminant: le Mont Bazardyuzi (4 466 m).
- Distance maximum N->S: 400 km.
- Distance maximum E->O: 200 km.

Cours d'eau

Il y a plus de 1 800 cours d'eau dans la république. Parmi les principaux on trouve :
- Le Soulak
- Le Samour
- Le Terek

Côtes

Les côtes du Daguestan s'étendent sur plus de 400 km le long de la Mer Caspienne

Montagnes

La plupart du territoire de la république est montagneux, avec les grandes montagnes caucasienne couvrant le sud. Le point culminant est le pic de Bazardyuzi à 4.466 m.

Ressources naturelles

Le sol du Daguestan est riche en pétrole, gaz naturel, charbon et autres.

Climat

Le climat est chaud et sec en été mais les hivers sont rudes dans les régions montagneuses.
- Température moyenne en janvier: +2°C
- Température moyenne en juillet: +30°C
- Précipitations annuelles moyennes: de 200 (plaines du Nord) à 800 mm (montagnes).

Divisions administratives

Article de fond: Divisions administratives du Daguestan

Démographie

Le terrain montagneux empêchant les voyages et les communications, le Daguestan est d'une diversité ethnique peu commune, et encore largement tribal. Contrairement aux autres parties de la Russie, la population du Daguestan augmente rapidement, principalement du fait de l'immigration.
- Population: 2 576 531 (2002)
  - Urbains: 1 102 577 (42,8%)
  - Ruraux: 1 473 954 (57,2%)
  - Hommes: 1 242 437 (48,2%)
  - Femmes: 1 334 094 (51,8%)
- Femmes pour 1000 hommes: 1 074
- Âge moyen: 25,2 ans
  - Urbains: 25,1 ans
  - Ruraux: 25,2 ans
  - Hommes: 24,0 ans
  - Femmes: 26,3 ans
- Nombre de foyers: 570 036 (avec 2 559 499 habitants)
  - Urbains: 239 338 (avec 1 088 814 habitants)
  - Ruraux: 330 698 (avec 1 470 685 habitants)

Groupes ethniques

Il n'y a pas un seul groupe ethnique nommé Daguestani. Le peuple du Daguestan inclut plus d'une douzaine de groupes de tailles conséquentes:
- Peuples Daguestani — 80% comprenant :
  - Peuples du groupe linguistique Daguestani
    - Avars — environ 500 000
    - Dargins — environ 300 000
    - Lezgins — plus de 200 000
    - Tabasarans — environ 70 000
    - Rutuls — environ 15 000
    - Aguls — environ 15 000
    - Tsakhurs — environ 10 000
  - Kumyks — plus de 200 000
  - Laks — environ 100 000
  - Nogays — environ 35 000
  - Azeris — environ 85 000
- Russes — 9%, environ 85 000
- Tchétchènes — 3%, environ 65 000
- Autres — 8%, comprenant :
  - Tats — environ 10 000
  - Ukrainiens — environ 10 000
  - Tatars — moins de 10 000
  - Ossètes — moins de 5 000
  - Juifs des montagnes — probablement moins de 5 000 On trouve aussi des petits groupes comme les Balkares (qui vivent principalement en Kabardino-Balkarie), ou les Ginukhs, au nombre de 200, membres d'une famille complexe de Caucasiens autochtones — quelques 40 groupes, comprenant des peuples peu connus comme les Akhwakhs, beaucoup d'entre-eux se concentrent au Daguestan. On peut noter aussi les Laks qui ont immigré après une déportation à l'époque soviétique, et les Hunzibs ou peuple Khunzal qui vivent dans seulement quatre villes de l'intérieur. La lingua franca au Daguestan est le russe, on y parle couramment plus de trente autres langues.

Histoire

Le Daguestan est devenu une république de la Fédération de Russie en 1991. En 1999 un groupe de fondamentalistes musulmans venant de Tchétchénie, sous le commandement de Chamil Bassaïev, ainsi que des convertis locaux, déclenchèrent une insurrection ratée au Daguestan. Cela pressa la décision russe d'envahir la Tchétchénie plus tard dans l'année. Le célèbre chef musulman Imam Chamil était du Daguestan. Il était un Avar.

Politique

Le chef du gouvernement au Daguestan est le président. En 2004 le président est Magomedali Magomedovich Magomedov.

Économie

En 2000, l'économie du Daguestan se décompose ainsi :
- Industrie : 24%
- Agriculture : 35%
- Bâtiment : 26%
- Transport et Communications : 5%
- Commerce et Services : 9%
- Autres : 1% Les industries importantes incluent la transformation des produits alimentaires, la production d'électricité, l'extraction du pétrole, la fabrication de machines, la chimie, et la fabrication d'instruments. Les exportations principales du Daguestan sont le pétrole et le carburant. Les produits agricoles importants incluent les poissons de la Mer Caspienne, le vin et les liqueurs, et divers fruits. Le Daguestan reste la république la moins urbanisée du Caucase.

Religion

La plupart de la population du Daguestan est musulmane. Comme pour la majeure partie de la région Caucasienne, l'islam natif du Daguestan est de la branche soufiste depuis des siècles. Ces dernières années on a noté des tensions entre des écoles soufistes locales et des missionnaires wahabites venus dans la région rechercher des gens à convertir.

Liens externes


- [http://www.e-dag.ru/ Site web officiel du Daguestan] (en russe)
- [http://www.magomedov.ru Site web officiel du président de la République du Daguestan] (en russe) ja:ダゲスタン共和国 ko:다게스탄 공화국

Kalmoukie

La République de Kalmoukie du district fédéral du Sud de la Russie (xal. Haljmg Taŋč - Haljmg Respublik, russe Kalmykija - Kalmyckaja Respublika) est une petite république du Nord-Caucase, membre de la Fédération de Russie qui présente la particularité d'être le seul État européen (à l'ouest de l'Oural) à avoir une population majoritairement de langue mongole, les Kalmouks, et bouddhiste.

Histoire et société

La population kalmouke est principalement constituée, sur le plan ethnique, de Kalmouks, c'est-à-dire les descendants de Mongols originaires du Turkestan chinois, en Asie centrale, qui furent refoulés vers l'ouest par l'Empereur chinois au . Ils s'établirent alors dans la région du delta de la Volga aux alentours d'Astrakhan. Au , certains d'entre eux initièrent une migration vers leurs territoires ancestraux. Le petit nombre qui atteignit la Chine est aujourd'hui appelé Oyirad (terme qui désigne l'alliance des Mongols occidentaux). Ceux qui restèrent dans la région de la mer Caspienne se désignèrent alors sous le nom de Kalmyks (littéralement ceux qui sont restés). Les Kalmouks, soumis aux Tsars puis au régime soviétique, se sont lentement sédentarisés tout en retenant leur culture et leur langue. Au début du XX siècle, de nombreux Kalmouks engagés dans l'armée des Russes blancs ont dû fuir la Russie après la révolution bolchevique. Quelques dizaines de milliers d'entre eux ont aujourd'hui la nationalité française. D'autres ont gagné les États-Unis. Enfin, une minorité kalmouk convertie à l'Islam vit aujourd'hui au Kirghizstan.

Économie

La Kalmoukie est située dans la région de la basse Volga qui borde la mer Caspienne : sa population, encore majoritairement rurale (la population urbaine représente 55.7% depopulation totale) vit principalement de la pêche et de la production de caviar. Les ressources naturelles du pays comprennent pétrole et gaz.

Géographie

Le pays, dont la superficie est de 76 100 km², est dominé par la steppe. Le climat y est continental, avec une température moyenne qui varie de -7°C en hiver à 24°C en été. Les précipitations varient quant à elles en moyenne de 170 mm par an (à l'est) à 400 mm par an (à l'ouest).

Politique

Depuis 1993, avec plusieurs réélections et prolongations de son mandat, le président de la Kalmoukie est Kirsan Ilioumjinov, également président de la Fédération internationale des échecs (F.I.D.E.). Ce dernier affiche un visage libéral et a favorisé le renouveau des religions, en particulier du Bouddhisme tibétain dans le pays. Plus d'une trentaine de temples bouddhistes étaient dénombrés en Kalmoukie au milieu des années 1990. Depuis la mainmise sur le pouvoir par ce jeune milliardaire pro-occidental qui a décidé d'attirer coûte que coûte les investisseurs étrangers, la liberté de la presse en Kalmoukie est remise en question par de nombreux observateurs, notamment suite à l'assassinat du rédacteur en chef du seul journal d'opposition au début des années 1990.

Arts et Culture

C'est en Kalmoukie que se tient le championnat du monde du jeu d'échecs, sport dont l'enseignement est aujourd'hui obligatoire dans les écoles kalmoukes. Avec le président Kirsan Ilioumjinov, ex-champion d'échecs, Okna Tsagan Zam est certainement le Kalmouk le plus connu à l'étranger. Il est poète et chanteur traditionnel.

Liens


- [http://kalm.ru/ Site officiel de la Kalmoukie]
- [http://kalm.ru/en/ Site officiel de la Kalmoukie (en anglais)]
- [http://st-petersbourg.org/regions/kalmoukie.htm Kalmoukie (en français)] Catégorie:République de Russie ja:カルムイク共和国 ko:칼미크 공화국

Astrakhan

Astrakhan, ville de Russie situé à l’embouchure de la Volga, sur la Mer Caspienne. Astrakhan fut, de 1466 à 1556, la capitale d'un khanat (royaume) mongol issu de l'éclatement du territoire de la Horde d'Or. En 1554, les Russes conquièrent le Khanat et y installent un khan fantoche. Une révolte éclate: elle est réprimée et le khanat est pûrement et simplement annexé par la Russie en 1556. En 1559, la province résiste à un assaut du khanat voisin de Crimée. Elle a donné son nom à l'astrakan (sans "h"), une fourrure de jeune agneau karakul, et à une variété de pommes, l'astrakan rouge.

Liens externes


- Historique et cartes http://perso.wanadoo.fr/steppeasia/ Catégorie:Ville de Russie ja:アストラハン ko:아스트라한

Azerbaïdjan

|- valign="top" | Président | İlham Əliyev |- valign="top" | Premier ministre | Artur Rəsizadə |{{{{{{wikitravel|l'Azerbaijan|Azerbaijan{notes{Pays d'Europe (COE){Pays d'Asie

Kazakhstan

|- valign="top" | Président | Noursoultan Nazarbaïev |- valign="top" | Premier ministre | Daniyal Akhmetov |{{{{{{{{{wikitravel|le Kazakhstan|Kazakhstan{Pays d'Europe{Pays d'Asie

Steppe

Catégorie:Formation végétale En botanique, la steppe (du Russe степь, step) est une formation végétale composée principalement de plantes herbacées annuelles, notamment de la famille des Poacées (Graminées), formant un tapis discontinu, parsemé de plantes ligneuses de hauteur limitée, en densité relativement faible. Selon les caractéristiques des espèces ligneuses et leur densité, on parle de steppe arborée, de steppe buissonnante, de steppe épineuse... Les paysages de steppes se rencontrent en Afrique dans le domaine sahélo-saharien, en Asie (Mongolie, Sibérie, Tibet, Chine et au nord-ouest de l'Inde, en Amérique du Nord (États-Unis), en Amérique centrale et en Amérique du Sud, notamment au Brésil (la zone du Sertão), au Paraguay, en Bolivie et en Argentine. La steppe se caractérise aussi par un climat semi-aride, et forme souvent la transition avec les zones désertiques.

Voir aussi


- Savane
- Prairie


Asie centrale

ko:중앙아시아 ja:中央アジア nb:Sentral-Asia Catégorie:Région d'Asie

Géographie

L'Asie centrale est une sous-région de l'Asie. Au sens étroit, elle comprend:
- le Kazakhstan ;
- le Kirghizistan ;
- le Tadjikistan ;
- le Turkménistan ;
- l'Ouzbékistan ;
- la province chinoise du Xinjiang Au sens large, on y inclut la Mongolie, le Tibet et des parties de :
- l'Afghanistan (parfois rattachée entièrement à l'Asie centrale) ;
- l'Iran ;
- le Pakistan ;
- la Russie. Eloignée de toutes les mers, l’Asie centrale a un climat hypercontinental, très chaud en été et très froid en hiver. Sur sa partie septentrionale, de la Volga jusqu’en Mongolie en passant par le Kazakhstan, s’étend une vaste zone de steppes où le nomadisme pastoral est le mode de vie le mieux adapté. Cette zone est bordée au nord par la taïga et au sud par des territoires désertiques ou semi-désertiques. Le Turkménistan est en majeure partie occupé par le désert du Karakoum (les Sables Noirs). La province chinoise du Xinjiang est constituée de deux dépressions séparées par une chaîne de montagnes, le bassin du Tarim au sud et la Dzoungarie au nord. Le désert du Taklamakan occupe presque tout le bassin du Tarim et la Dzoungarie centrale est également désertique. Plus à l’est, s’étend le désert de Gobi, qui communique avec le Taklamakan. Au sud de l’Asie centrale, se trouvent les plus hautes montagnes du monde, le Pamir, l’Hindou Kouch et l’Himalaya. Toutes comprennent des sommets à plus de 7000 mètres d’altitude, de même que les Tian Shan, qui séparent le bassin du Tarim de la Dzoungarie. À moins de passer par la zone des steppes, la traversée de l’Asie centrale nécessite le franchissement de cols situés à plus de 4000 mètres d’altitude. De ces montagnes, descendent des rivières qui permettent la pratique d’une agriculture irriguée. Une grande partie de l’Asie centrale souffre du manque de précipitations. On peut pratiquer l’agriculture dans les steppes, à condition d’irriguer les champs.

Histoire

L’Asie centrale constitue un véritable carrefour des civilisations. Ses plus anciens habitants connus sont des peuples indo-européens venus de l’ouest. Il s’agit des Tokhariens, qui ont vécu dans le bassin du Tarim au moins depuis l’an -2000, puis des Iraniens, qui ont occupé durant le premier millénaire avant l'ère chrétienne toute l’Asie centrale, à l’exception du bassin du Tarim oriental et de la Mongolie. On peut également citer les Indo-Aryens, proches parents des Iraniens. Ils ont vécu en Bactriane aux alentours de l’an -2000 avant de conquérir l’Inde du Nord, à partir de -1700. Les régions connues des anciens Grecs étaient la Bactriane, à cheval entre l’Ouzbékistan et l’Afghanistan, la Sogdiane, autour de Samarcande, et la Chorasmie (ou Khwarezm) au sud de la mer d’Aral. Tous ces noms sont d’origine iranienne. Dans ces trois régions, il a existé depuis une époque très reculée de brillantes civilisations sédentaires, dont les fondateurs ne sont pas identifiés. En s’installant dans ces régions, les Indo-Aryens, puis les Iraniens, ont sans doute adopté en partie le mode de vie des autochtones, qui étaient sédentaires et s’adonnaient à l’agriculture et au commerce. Un peuple iranien, les Sogdiens, a notamment fondé la cité de Samarcande, dont la beauté a été remarquée par Alexandre le Grand. Plus au nord, les Iraniens étaient nomades. Ils sont connus sous le nom de Saces et ils occupaient en particulier tout le Kazakhstan et le nord de l’Ouzbékistan. Ils ont laissé des tombes qui datent du premier millénaire avant J.-C.. L’opposition entre les nomades et les sédentaires est une constante de l’histoire de l’Asie centrale. Les nomades, de caractère guerrier, effectuaient des razzias qui obligeaient les sédentaires à se retrancher derrière des fortifications. Ils se regroupaient parfois en empires qui étaient capables de faire des terribles ravages. Les Tokhariens, sans doute originellement nomades, se sont sédentarisés dans le bassin du Tarim au moins dès l’an -500 et ont adopté une agriculture irriguée. D’autres Tokhariens, qui vivaient dans l’ouest du Gansu, sont restés nomades et ont fondé le premier empire connu de l’Asie centrale. Ils étaient appelés Yuezhi par les Chinois. La route de la soie traversait l’Asie centrale. On dit souvent qu’elle a été ouverte au premier siècle avant J.-C., ce qui est inexact. La présence de soie chinoise est attestée en Bactriane dès l’an -1500. En 1918, on a trouvé en Dzoungarie des monnaies datant du troisième siècle avant J.-C. et provenant de Panticapée, ville grecque située à l’est de la Crimée. La vérité est que l’Asie centrale est une terre d’échanges depuis des temps immémoriaux. A partir des derniers siècles avant J.-C., l’histoire de l’Asie centrale est marquée par l’avancée de nomades mongoloïdes, originaire de la Sibérie et de la Mongolie orientale, qui assimilent peu à peu les Indo-Européens ou les font reculer. C’est ainsi qu’entre -174 et -161, les Xiongnu obligent les Yuezhi à quitter le Gansu. Une deuxième étape très importante est la fondation de l’empire des Turcs Bleus ou Köktürks (Tujue en Chinois), en 552, qui soumet rapidement presque toute l’Asie centrale, jusqu’en Sogdiane et en Bactriane. Les Turcs Bleus sont suivis en 744 par les Ouïgours, de langue également turque. Une offensive des Kirghiz, un autre peuple turc, les oblige en 840 à évacuer la Mongolie. Ils se dirigent vers le Gansu et le bassin du Tarim, où ils assimilent les Tokhariens. À l’ouest de l’Asie centrale, le huitième siècle est marqué par l’arrivée des Arabes, qui y apportent l’islam. Ils font disparaître une religion iranienne fondée probablement en Bactriane, le zoroastrisme, ainsi que le bouddhisme, arrivé en Asie centrale au début de l'ère chrétienne. Plus que les Sogdiens et les Bactriens, les Tokhariens étaient devenus des bouddhistes fervents. À leur arrivée dans le bassin du Tarim, les Ouïgours se convertirent au bouddhisme, mais peu après, ils devinent musulmans comme presque tous les peuples turcs. C’est au début du deuxième millénaire que des tribus turques atteignirent l’Anatolie, où l’on parlait alors le grec. Ce territoire deviendra la Turquie. À cette même époque, des tribus mongoles occupèrent l’actuelle Mongolie. Leur unification fut l’œuvre de Gengis Khan, qui fonda le plus grand empire que l’humanité ait connu. Toutefois, cet empire ne dura pas longtemps et la langue mongole ne parvint à s’imposer dans aucun territoire conquis. Tout au contraire, la langue turque était durablement installée dans la majeure partie de l’Asie centrale. Les peuples turcs actuels (Kirghiz, Ouzbeks, Kazakhs, Turkmènes, Ouïgours) ne sont arrivés qu’à une date assez récente. Les Ouzbeks, par exemple, se sont installés en Ouzbékistan à partir du quinzième siècle. Ils ont dû affronter les descendants de Tamerlan, dernier grand conquérant de l’Asie centrale, qui était également un Turc. Les Ouïgours actuels ne parlent pas la langue de leurs ancêtres installés au Xinjiang après l’an 840, mais celle des Ouzbeks. De la langue sogdienne, il ne reste plus qu’un dialecte parlé dans quelques villages, sur les rives de la rivière Yaghnob. Elle a cependant donné beaucoup de vocabulaire au persan moderne. Le tadjik est une variante du persan moderne. Il reste une autre langue iranienne en Asie centrale, le pachto, parlé dans une partie de l’Afghanistan, ainsi que quelques dialectes archaïques utilisés par de petites ethnies, comme le wakhi.

Voir aussi


- Dans les steppes de l'Asie centrale est un morceau du compositeur Alexandre Borodine

Liens externes


- [http://wikitravel.org/fr/article/Asie_centrale Asie Centrale sur Wikitravel]
- Histoire, cartes, grands personnages et généalogies http://perso.wanadoo.fr/steppeasia/

Kilomètre carré

als:Quadratkilometer ja:平方キロメートル Le kilomètre carré (symbole km²) est une unité de mesure de la surface. Elle représente un carré de un kilomètre de côté. 1 km² = 100 ha = 1 000 000 Catégorie:Unité SI catégorie:unité de surface

Esturgeon

Les esturgeons (Acipenser) sont des poissons formant un genre, qui regroupe une vingtaine d'espèces différentes originaires d'Europe, d'Asie ou des fleuves d'Amérique du nord.

Espèces


- Acipenser albertensis Lambe, 1902.
- Acipenser baerii Brandt, 1869. - esturgeon sibérien
- Acipenser brevirostrum Lesueur, 1818. - esturgeon à museau court
- Acipenser dabryanus Duméril, 1869.
- Acipenser fulvescens Rafinesque, 1817. - esturgeon jaune d’Amérique
- Acipenser gueldenstaedtii Brandt and Ratzeburg, 1833. - esturgeon du Danube, oscietre
- Acipenser kikuchii Jordan and Snyder, 1901.
- Acipenser medirostris Ayres, 1854. - esturgeon vert
- Acipenser multiscutatus Tanaka, 1908.
- Acipenser naccarii Bonaparte, 1836.
- Acipenser nudiventris Lovetsky, 1828.
- Acipenser ornatus Leidy, 1873.
- Acipenser oxyrinchus Mitchill, 1815. - esturgeon noir d'Amérique
- Acipenser persicus Borodin, 1897.
- Acipenser ruthenus Linnaeus, 1758.
- Acipenser schrenckii Brandt, 1869.
- Acipenser sinensis Gray, 1835.
- Acipenser stellatus Pallas, 1771. - esturgeon étoilé, sevruga
- Acipenser sturio Linnaeus, 1758 — esturgeon d'Europe.
- Acipenser toliapicus Agassiz, 1844.
- Acipenser transmontanus Richardson, 1836. - esturgeon blanc

Référence


- [http://www.itis.usda.gov/servlet/SingleRpt/SingleRpt?search_topic=TSN&search_value=161065 ITIS 161065] Catégorie:Poisson (noms vernaculaires)

Pétrole

Le pétrole est une huile minérale. Le mot vient du latin petraoleum « huile de pierre ». On le trouve principalement dans le sous-sol par forage, mais en certains endroits, on le trouve à même le sol où il affleure. Il s'agit d'une importante source d'énergie.

Utilisations

De l'Antiquité au Moyen Âge


- Les civilisations mésopotamiennes ont très tôt utilisé le pétrole affleurant à même le sol dans certaines régions du golfe Persique comme produit pharmaceutique, cosmétique et comme combustible pour les lampes à huile.
- Au Moyen Âge, il a été utilisé par les Byzantins puis les Vénitiens dans la préparation du « feu grégeois » pour incendier et couler les navires ennemis.

Depuis la Révolution industrielle


- En 1855, le chimiste américain Benjamin Silliam Jr. (1816-1885), reprenant des travaux antérieurs, retrouva un certain nombre de produits naturels par distillation du pétrole : goudrons, lubrifiants, naphta, solvants pour les peintures ainsi que l'essence qui, considérée à l'époque comme produit mineur, était utilisée comme détachant.
- En 1857, la ville de Bucarest était la première au monde éclairée au pétrole.
- En 1900, le principal usage du pétrole était celui de « pétrole lampant » qui venait de remplacer chandelles et bougies et brûlait dans des lampes à pétrole en cuivre ou porcelaine. En 1857 et 1858 la production mondiale de pétrole était de 200 tonnes par an et provenait entièrement de Roumanie. En août 1859, :en:Edwin Drake découvre du pétrole en Pennsylvanie, à :en:Titusville et dès 1859 les USA produisent 274 tonnes. Entre 1860 et 1863 commence la production au Canada et en Russie. C'est depuis la fin du et plus encore au début du que le pétrole a pris toute son importance comme combustible en vue de produire de l'énergie puis, dans l'entre-deux-guerres, comme matière première pour la production de multiples matières plastiques et méthode de chauffage. Ces deux derniers usages du pétrole se sont tellement généralisés au cours du qu'une bonne partie de l'économie mondiale repose maintenant sur lui, à tel point que les problèmes d'approvisionnement des pays consommateurs fragilisent l'équilibre géopolitique avec les pays producteurs (cf. les sections Économie et Géopolitique). À l'heure actuelle, les grands secteurs d'utilisation des produits pétroliers sont (en pourcentage par ordre de grandeur décroissante) :
- Transports 33%
- Industrie 31
- Domestique et tertiaire 30
- Sidérurgie 3,2
- Agriculture 2,8 De nombreux spécialistes prévoient un pic pétrolier pour les années avenir. En d'autres termes la production journalière va baisser car le pétrole restant deviendra de plus en difficle à extraire. Jean-Luc Wingert pense que le pic arriverait vers 2015.

Formation, Composition, chimie

Formation

Le pétrole est issu de la décomposition de matières organiques végétales et animales qui se sont accumulées au fond des océans il y a des millions d'années (environ 450 à 500 millions). Cette matière organique, collectée dans des endroits confinés (lagunes, deltas, ...) s'enfonce alors lentement à des profondeurs de plus en plus importantes. Avec la chaleur interne de la terre, la pression, en présence de bactéries et en l'absence de l'oxygène, l'ensemble des matières organiques en présence ont été lentement décomposées et transformées en gaz et en un liquide plus ou moins visqueux qui est le pétrole. Selon la configuration du terrain, la variété des produits enfouis (matières végétale, animales, plancton…) et d'autres paramètres, le pétrole formé peut être plus ou moins soufré, plus ou moins léger ou contenir plus ou moins de sel. Le pétrole léger, moyen ou lourd est le résultat de la décomposition d'organismes du carbonifère (micro-organismes, animaux et végétaux), pris au piège dans les sédiments. Il se forme d'abord en kérogène qui se transforme lui-même (suivant les différentes conditions environnementales) en pétrole, gaz ou charbon. Cette transformation n'a lieu qu'en milieu réducteur (cette condition est généralement liée à la pauvreté du milieu en oxygène), par un ensemble de réactions chimiques complexes dans des conditions de température et de pression élevées. On parle de produit fossile, comme pour le charbon (résultat d'une transformation différente qui se produit sur des organismes de la même époque), en raison de la durée nécessaire pour la formation des sédiments, de l'ordre de dizaines voire des centaines de millions d’années. Cependant, dans quelques rares cas, on a pu déterminer une formation beaucoup plus rapide, de l'ordre du million d'années. Pour obtenir dans un endroit un système pétrolier actif, cinq conditions doivent être réunies : 1 : Présence d'une roche source (ou roche mère), strate sédimentaire très riche en matière organique. En général, il s'agit de grès, d'argile, de schiste ou de charbon généré durant l'une des six périodes de fort réchauffement climatique, le jurassique supérieur et l'aptien étant les plus productives. Les sédiments en question se solidifient en roches poreuses, pouvant se retrouver à plusieurs centaines de mètres de profondeur (jusqu'à trois kilomètres pour les plus profondes). 2 : Maturité de la roche source : Pour que les matières organiques se transforment en plusieurs phases en eau et en kérogène, puis en pétrole et en gaz, il faut avoir atteint la « fenêtre » nécessaire, en temps et en température. Ces hydrocarbures finissent par quitter la roche mère sous l'effet de la pression ; leur faible densité (généralement inférieure à la densité de l'eau) les entraîne vers la surface. Si aucune barrière naturelle ne s'oppose à cette migration, le pétrole peut remonter jusqu'à la surface et y affleurer, d'où une nouvelle condition nécessaire : 3 : Présence d'une roche réservoir, suffisamment poreuse (sables, carbonates ou dolomites sont les réservoirs les plus courant) pour que les hydrocarbures s'y imprègnent. Au plus le réservoir est poreux, au plus l'extraction sera facile. 4 : La condition pour que cette couche conserve le pétrole est qu'elle soit surmontée par une couche imperméable, dite de couverture qui peut être une roche comme de l'argile par exemple, ou un dépôt du à l'évaporation d'eau de mer (sel, gypse) ce sont alors des pièges stratigraphiques. 5 : Pour que les fluides se réunissent en un point, il faut encore qu'il existe une structure piège, c'est-à-dire un dôme dans la surface de contact entre le réservoir et la roche de couverture. Les pièges les plus vastes sont ceux formés par les déformations anticlinales, mais les failles jouent aussi un rôle important. Certains pièges sont directement issus d'anciens éléments du paysage : par exemple, un récif corallien, une fois fossilisé et encastré dans une roche imperméable, peut être une structure piège convenable. Si les conditions dynamiques (mouvements des hydrocarbures fluides dans le réservoir) naturelles ou provoquées artificiellement sont favorables, on obtient alors un gisement exploitable.

Composition

Le pétrole est un mélange d'hydrocarbures. Ces hydrocarbures se présentent sous forme de chaînes linéaires plus ou moins longues, ou bien des chaînes cycliques naphténiques ou aromatiques. On distingue les différents types de pétrole selon leur densité, leur fluidité, leur teneur en soufre et leur teneur en différentes classes d'hydrocarbures. On dit alors que le pétrole est paraffinique, naphténique ou aromatique. On les distingue aussi parfois selon leur provenance (Golfe Persique, Mer du Nord, Vénézuéla, Nigeria). Il existe des centaines de bruts de par le monde . Les plus connus sont l'Arabian light (brut de référence du Moyen Orient), le Brent (brut de référence européen) et le West Texas Intermediate (WTI) (brut de référence américain). En général, le brut, selon sa provenance, peut contenir du gaz dissous, de l'eau salée, du soufre et des produits sulfurés. Il a une composition trop complexe pour être décrite en détails. Il faut distinguer simplement 3 catégories de bruts :
- les bruts à prédominance paraffiniques
- les bruts à prédominance naphténiques
- les bruts à prédominance aromatiques Il faut signaler également qu'il existe des bruts aptes à faire du bitume, ce sont des bruts très lourds de type Boscan, Tia Juana, Bachaquero ou Safaniya et Kuwait.

Chimie

La densité et la fluidité d'un pétrole sont liées à la présence de molécules organiques plus ou moins longues et complexes. En particulier, de longues chaînes de carbone et d'hydrogène, des molécules naphténiques et des molécules aromatiques le composent. D'une manière générale, le pétrole contenu dans les gisements contient aussi de l'eau salée, du gaz carbonique et du soufre en quantité plus ou moins grande. Aussi, le travail du raffineur a pour objectif de séparer le pétrole en plusieurs fractions d'une part, et d'autre part d'obtenir, par divers moyens, le maximum de fractions légères avec le minimum de soufre contenu dans ces fractions. Voir l'article Raffinage du pétrole.

Régions pétrolières

voir l'article Régions pétrolières : détails et cartes par continent.

Industrie pétrolière

voir l'article Industrie pétrolière (exploration, forage, extraction, transport, raffinage, produits)

Commerce du pétrole et des produits pétroliers

Le pétrole brut, extrait du sous-sol dans les différents endroits de la planète possède des caractéristiques physico-chimiques propres. Il existe une multitude de bruts dans le monde entier, depuis le brut le plus léger et le moins sulfureux comme le brut nigérien, ou encore celui de la Mer du Nord, jusqu'au brut le plus lourd ou le plus sulfureux comme le brut mexicain ou le brut vénézuélien. Il existe également des condensats très légers ainsi que des gisements de gaz comme ceux d'Hassi-R-Mel au Sahara. La qualité d'un brut, donc son prix, varie selon un certain nombre de critères. Pour simplifier, on peut dire que plus le brut est léger (c'est-à-dire apte à fournir, après traitement, une grande quantité de produits à forte valeur marchande), plus il est cher. Il en est de même pour le brut sulfureux. Plus il contient de soufre (sous forme d'hydrogène sulfuré ou autres produits sulfurés), moins il est cher. Selon le cas, d'autres caractéristiques physico-chimiques sont également recherchées dans un brut telles que la teneur en naphtènes ou en aromatiques. En effet une grande teneur en naphtènes favorise, après passage dans l'unité de reformage catalytique, la formation des produits aromatiques, et permet d'obtenir du carburant à haut indice d'octane. En conséquence, la valeur d'un pétrole brut dépend de sa provenance et de ses caractéristiques physico-chimiques propres, qui permettent après traitement à générer une plus ou moins grande quantité de produits à haute valeur marchande. Sans entrer dans des considérations techniques et fiscales détaillées, on peut distinguer la provenance des bruts entre :
- brut de participation, brut revenant au pays hôte qui peut le rétrocéder en tout ou partie au concessionnaire à un prix dit de buy-back
- brut de concession revenant au concessionnaire dont le prix prend en compte la redevance (royalty), le montant de la fiscalité et bien entendu les charges de production (appelées encore coûts techniques). Le commerce international du pétrole brut, ainsi que celui des produits pétroliers intermédiaires et celui des produits finis, est centralisé sur deux marchés, qui sont situés à New York et à Londres. Pour New York c'est le NYMEX (New York Mercantile EXchange) et pour Londres c'est l'IPE (International Petroleum Exchange). Évidemment ce commerce se fait également à Houston, à Tokyo, à Singapour et dans d'autres villes du monde mais tous passent par les deux marchés cités plus haut car de nos jours tout se passe par réseau Internet interposé. La cotation des différents bruts se fait tous les jours 24h/24 et la plupart des pétroliers sont abonnés aux pages émises par l'agence Reuters qui fournit cette cotation. En Europe les traders négocient le matin avec l'Asie et, après l'ouverture du marché de New York, avec les États-Unis tard dans la soirée jusque vers 11 heures du soir. Le système de transaction est comparable à ceux des marchés financiers. Cette cotation s'adosse sur des bruts de références comme l'Arabe Léger (Arabian Light), le WTI (West Texas Intermediate) ou encore le Brent (brut de Mer du Nord). En effet, la valorisation d'une quantité déterminée de brut, en général 1 tonne métrique, tient compte du prix FOB de ce brut plus les frais de transport (le fret), l'assurance, les incidences de pertes, les frais de raffinage et une certaine marge bénéficiaire pour le raffineur. Aussi il y a toujours une corrélation entre le prix des produits finis et le prix « FOB » d'un brut. Cette valorisation se fait quotidiennement par moyens informatiques interposés, afin de connaître au jour le jour la valeur marchande de chacune des qualités de brut sur le marché. Comme dans la bourse des actions, les transactions entre traders se font par téléphone ou par Internet interposé et confirmées par fax ou par email. Comme pour les marchés financiers, il existe également un marché à terme. Sur ce marché, le brut est vendu ou acheté par lot, à un ou à plusieurs mois de livraison à l'avance. Il en est de même pour les produits intermédiaires comme le naphta ou le kérosène, ou pour les produits finis comme les carburants, le « jet fuel », le gazole ou le fuel lourd. En un mot tout ce qui vient d'un pétrole brut est vendable, et vendu, y compris les résidus. L'aspect financier de ce commerce est énorme et se chiffre par milliards (ou par dizaine) de dollars par jour. Imaginez qu'une seule cargaison d'Arabe Léger de 250.000 tonnes peut valoir jusqu'à 80 millions de dollars et les traders du monde entier traitent des centaines de cargaisons par jour. Pourtant le prix de revient d'un baril de brut, tout au moins pour les bruts extraits depuis la terre (brut onshorg), est très bon marché, de l'ordre de 2,50 US$/baril (1 baril = environ 159 litres, exactement 158,984 litres), ceci en comptant très large les coûts de recherche et d'extraction de ce brut. Pourtant ce même baril de brut vaut environ 45 à 55$ à l'heure actuelle sur le marché. On voit que la marge bénéficiaire, tout au moins pour le propriétaire du gisement et l'État hôte, n'est pas négligeable ; d'où des enjeux économiques faramineux, donc politiques énormes. Les conflits internationaux afin d'avoir la mainmise sur des ressources énergétiques (et donc des profits très confortables) sont monnaie courante. Le brut et les produits peuvent être vendus FOB (Free On Board) ou CIF (Cost, Insurances and Freight). Dans le premier cas c'est l'acheteur qui paie les charges après achat (charges correspondant à l'affrètement du navire, le fret et l'assurance de la cargaison) et dans le deuxième cas c'est le vendeur qui a tout réglé avant la vente. Evidemment le prix est moins élevé dans le premier cas que dans le deuxième. D'une manière générale, toute transaction de brut ou de produit nécessite la connaissance de ce brut ou de ce produit. Aussi le vendeur, quand il est le premier propriétaire du brut fournit à l'acheteur une analyse plus ou moins détaillée des caractéristiques physico-chimiques du brut ou du produit. Selon le cas et le nombre de caractéristiques demandées au laboratoire d'analyse, une telle analyse peut coûter entre 200.000 à 250.000 € ou plus, mais cette dépense n'est qu'une goutte d'eau vue les profits retirés (voir plus loin les caractéristiques d'une analyse simplifiée de brut). Comme il a été dit dans l'article sur la production, la stabilité d'une qualité commerciale est indispensable afin d'obtenir une valeur marchande constante et régulière, aussi le producteur du brut régule minutieusement le débit de chaque puits productif (ou de chaque gisement) afin de respecter cette constance de qualité. Cette régulation se fait par ordinateur. En effet comme on a vu, un gisement peut s'étendre sur des centaines de kilomètres carrés et plusieurs gisements peuvent se trouver près les uns des autres et nécessiter le forage de plusieurs dizaines voire des centaines de puits productifs différents à différentes profondeurs. Le débit, la collecte et le mélange de tous ces affluents exigent une régulation très poussée qui se fait en général par électronique et automatismes interposés. Pour un pétrolier raffineur, le commerce des bruts et des produits finis a plusieurs objectifs :
- tout d'abord assurer l'approvisionnement en brut et en charges ses propres raffineries,
- écouler sur le marché ses propres surplus de production en brut et en produits,
- échanger avec les confrères les bruts et les produits afin d'éviter les transports inutiles. Il en résulte de ces objectifs une recherche constante d'occasions de transactions afin de satisfaire au mieux ses propres besoins et si possible tirer en supplément quelques confortables profits. Comme il a été dit, entre producteur, intermédiaire et consommateur final, il existe un marché de transactions international et d'échanges aussi bien en brut qu'en produits finis. En général, les sociétés pétrolières établissent avec les pays et/ou sociétés producteurs des accords d'achats à plus ou moins long terme (voir plus haut). Néanmoins, une bonne partie du pétrole produit est vendu sur le marché libre, et selon l'offre et la demande du moment. Pour vendre du pétrole, si ce pétrole est bien connu, on a des analyses périodiques faites par les sociétés pétrolières ; si ce pétrole vient d'être découvert et exploité, c'est le producteur qui fournit l'analyse qui est encore une société pétrolière opérateur du gisement. Dans la hiérarchie des prix de bruts, le prix d'un brut dépend, en grande partie, des caractéristiques chimiques et physiques de celui-ci. C'est ainsi qu'un brut HTS a un prix plus bas qu'un brut BTS, un brut naphténique est plus cher car ce brut va, après reformage, donne beaucoup de produits aromatiques à haut indice d'octane, servant de bases à la fabrication des essences ordinaire et super. Si la fraction kérosène du brut est abondante et elle a un point de congélation très bas, par exemple -54°C, ce brut est plus cher car le kérosène sert de base à la fabrication du Jet A1, carburant pour les avions. Evidemment la proximité des lieux de consommation influence également le prix car le coût du transport est moindre sans parler d'autres critères économiques et/ou politiques. Tout comme les actions, il y a une bourse du pétrole et des produits finis, on peut les acheter « spot » ou à terme avec livraison à 1, 2 , 3...6 mois. Il faut signaler aussi que le pétrole peut être vendu ou acheté FOB Free On Board ou CIF Cost, Insurance and Freight comme les autres denrées. Les prix du marché sont publiés quotidiennement par le journal spécialisé : le Platt's Oil Gramm. Comme il a été dit plus haut, une cargaison de pétrole peut être achetée et vendue à plusieurs reprises entre le moment où le pétrole est chargé au terminal de chargement et celui où il est déchargé au pays consommateur. Ces transactions sont le fait soit des traders des sociétés pétrolières, soit des courtiers indépendants, soit des deux. Parfois, dans une journée il suffit d'acheter et de vendre trois ou quatre cargaisons pour avoir un bénéfice confortable. Pour les sociétés pétrolières, il est important de connaître aussi près que possible la valeur d'un pétrole d'une qualité donnée à un moment donné. Pour ce faire, à l'aide de programmes informatiques, on effectue une valorisation spot, c’est-à-dire qu'on détermine la valeur de cette qualité de pétrole avec les prix des produits finis du moment. En effet, connaissant la qualité de pétrole, et d'après une certaine structure de raffinage déterminée, on peut évaluer la quantité de propane/butane, d'essences, de Jet A1, de gasoil moteur et de fioul domestique que l'on peut produire, et donc le prix de ce pétrole (compte tenu de son coût de raffinage et de transport, marge etc.). Le prix du pétrole varie très souvent, dû à des facteurs divers, production quotidienne en excédent ou en déficit, crise politique dans un pays quelconque, intempéries, terrorisme, guerre etc. Il suffit qu'une saison soit plus froide ou plus chaude aux États-Unis ou en Europe pour que le prix du fioul domestique augmente ou diminue de dizaine de pourcents et par ricochet le prix du pétrole lui-même. Il y a aussi un autre problème qui fait varier le prix du pétrole : c'est la réserve en cas de guerre. En effet, dans la plupart des pays, la loi exige que les sociétés de raffinage possèdent une réserve de pétrole brut ou son équivalent en produits finis représentant, au bas mot, trois mois de consommation nationale. Ceci pour éviter, en cas de guerre, que l'armée soit à court de carburant. C'est ainsi que le prix des bruts fluctue au gré de la montée ou de la baisse des réserves ("Strategic Petroleum Reserve") aux États-Unis.
- Lien externe : http://today.reuters.com/
- Lien externe : http://www.platts.com/Oil/

Analyse simplifiée d'un pétrole brut

Nous donnons ci-après les caractéristiques contenues dans une analyse simplifiée de pétrole brut. Une telle analyse permet à l'acheteur potentiel d'avoir une première idée des qualités essentielles du brut et d'estimer grossièrement sa valeur. Les définitions de ces caractéristiques sont valables sur le plan international à quelques exceptions près.

Caractéristiques générales du pétrole brut


- Masse volumique à 15°C
- Gravity API
- Viscosité en cSt à :
  - 0°C
  - 20°C
  - 37,8°C
- Point d'écoulement en °C
- TVR à 37,8°C en g/cm2 (TVR = Tension de Vapeur Reid)
- Teneur en eau en % volume
- Teneur en eau et en sédiments en % vol
- Soufre total en % poids
- Soufre mercaptans en %pds
- Hydrogène sulfuré en %pds
- Acidité en mg de KOH/g (KOH = potasse)
- Cendres en %pds
- Sels totaux en mg/l
- Sel ClNa (ClNa = sel de cuisine)
- Paraffines en %pds
- Asphaltènes en %pds
- Carbone Conradson en %pds
- Facteur de caractérisation UOP
- Nickel en mg/Kg
- Vanadium en mg/Kg
- Sodium en mg/Kg

Teneur en constituants légers

exprimée en %pds et %vol.
- Méthane,
- Ethane,
- Propane,
- iso-butane,
- n-butane
- iso-pentane,
- n-pentane

Distillation T.B.P. (True Boiling Point)

Ici , pour chaque fraction distillée, on donne :
- la température de distillation (PI et PF) en °C
- le pourcent distillé en :
  - % poids
  - % volume
- du point initial (PI) de distillation jusqu'à 100°C, l'intervalle de distillation est de 5°C
- à partir de 100°C jusqu'à 400°C, l'intervalle de distillation est de 10°C
- après 400°C, l'intervalle de distillation est variable

Caractéristiques des coupes T.B.P.

A partir de ces coupes (fractions) distillées, on détermine, selon la nature de chaque coupe, un certain nombre de caractéristiques spécifiques. Mais avant de les analyser, on les recombine pour avoir de grandes coupes réelles :
- Naphtas :
  - C5 - 65°C
  - C5 - 80°C
  - C5 - 100°C
  - C5 - 150°C
  - C5 - 180°C
  - C5 - 225°C Pour ces coupes on peut déterminer les caractéristiques telles que :
- les rendements en %poids et en % volume
- les densités 15/4
- les TVR en g/cm2
- NOR Clair
- Soufre %pds
- RSH en ppm
- Pt d'aniline en °C
- %vol d'aromatiques
- Naphtas lourds :
  - 65°C - 150°C
  - 65°C - 150°C
  - 65°C - 150°C
  - 65°C - 150°C Les caractéristiques suivantes sont à déterminer :
- les rendements en %poids et en % volume
- les densités 15/4
- Pt éclair en °C
- Pt de congélation en °C
- le PONA en %vol
- Soufre %pds
- RSH en ppm
- Pt d'aniline en °C
- Arsenic en ppb
- Coupes kérosènes :
  - 150°C - 225°C
  - 150°C - 250°C
  - 180°C - 225°C
  - 180°C - 250°C pour ces coupes, les caractéristiques suivantes sont à déterminer :
- les rendements en %poids et en % volume
- les densités 15/4
- Pt éclair en °C
- Pt de congélation en °C
- couleur Saybolt
- viscosité en cSt à -18°C et à -34,4°C
- pt de fumée
- Soufre %pds
- RSH en ppm
- Pt d'aniline en °C
- Aromatiques en %vol
- Coupes gasoils :
  - 150°C - 350°C
  - 150°C - 375°C
  - 150°C - 400°C
  - 225°C - 350°C
  - 225°C - 375°C
  - 250°C - 350°C
  - 250°C - 400°C pour ces coupes, les caractéristiques suivantes sont à déterminer :
- les rendements en %poids et en % volume
- les densités 15/4
- Pt éclair en °C
- Pt d'écoulement en °C
- Pt de trouble en °C
- viscosité en °E à : (°E = degrés Engler)
  - 20°C
  - 50°C
- pt de fumée
- indice de cétane
- Soufre %pds
- indice diesel
- Pt d'aniline en °C
- carbone Conradson en %pds
- Distillats sous-vide :
  - 350°C - 375°C
  - 375°C - 400°C
  - 400°C - 450°C
  - 450°C - 510°C
  - 450°C - 525°C pour ces coupes, les caractéristiques suivantes sont à déterminer :
- les rendements en %poids et en % volume
- les densités 15/4
- Pt éclair en °C
- Pt d'écoulement en °C
- Paraffines en %pds
- viscosité en °E à : (°E = degrés Engler)
  - 50°C
  - 100°C
- Azote en ppm
- Nickel en ppm
- Soufre %pds
- Vanadium en ppm
- carbone Conradson en %pds
- Résidus atmosphériques et sous-vide :
  - > 350°C
  - > 375°C
  - > 400°C
  - > 450°C
  - > 510°C
  - > 525°C pour ces coupes, les caractéristiques suivantes sont à déterminer :
- les rendements en %poids et en % volume
- les densités 15/4
- Pt éclair en °C
- Pt d'écoulement en °C
- Paraffines en %pds
- viscosité en °E à : (°E = degrés Engler)
  - 50°C
  - 100°C
- cendres en %pds
- asphaltènes en %pds
- Soufre %pds
- Vanadium en ppm
- carbone Conradson en %pds L'ensemble des résultats de cette analyse est réuni dans une seule feuille pour qu'il soit plus pratique à manipuler. Bien sûr une analyse complète peut représenter, selon la richesse de la compagnie pétrolière, entre 60 pages à 200 pages.

Utilisation du pétrole en France


- Transports : 56,2%
- Résidentiel : 17,5%
- Usage non énergétique (chimie, bitume, cires..) : 15%
- Industrie et agriculture: 9,7%
- Centrales électriques thermiques 1,6% Source: Observatoire de l'énergie, chiffres 2003 et 2004

Distribution des produits pétroliers

Le pétrole, une fois raffiné et les produits consommables fabriqués, doit être vendu sous forme de produits finis tels que :
- Super carburant sans plomb 95 indice d'octane RON (85 indice d'octane MON)
- Super carburant sans plomb 98 indice d'octane RON (87 indice d'octane MON)
- kérosène,
- Aviation gazoline 100 LL (AVGAS 100 LL)- 100 indice d'octane 100 RON
- Jet A1,
- Gazole moteur,
- Fioul domestique,
- Diesel Oil,
- Fioul marine,
- Fioul BTS,
- Fioul MTS,
- Fioul HTS,
- Bitumes Pour ce faire, les sociétés pétrolières créent ou rachètent des réseaux de distribution. Un réseau de distribution comporte plusieurs branches ou canaux de distribution :
- Administration,
- Armée,
- Grandes industries,
- Aviation,
- Confrères (pour les échanges),
- Marine,
- Station-service organique,
- Station-service sous contrat. Le réseau de distribution possède des entrepôts de stockage ou dépôts répartis à travers un pays ou une région, un parc de camions citerne. Les sociétés pétrolières ont souvent des contrats à plus ou moins long terme avec les différents clients potentiels pour la fourniture des différents produits cités ci-dessus. Les besoins mensuels de chacun des clients sont connus longtemps à l'avance et réactualisés environ 45 jours avant les livraisons. Ces besoins sont entrés comme données dans un programme informatique servant de plan mensuel de production permettant à la raffinerie de choisir les quantités et les qualités de bruts à traiter dans le mois. Voir aussi l'article de fond : Plans d'approvisionnement, de production et de distribution du pétrole. Si, une société pétrolière ne possède pas de raffinerie dans une certaine région, mais qu'elle a quand même des canaux de distribution dans cette région, dans ce cas, elle pratique le système d'échanges entre confrères. Considérons deux régions « A » et « B » distantes l'une de l'autre d'un millier de kilomètres et deux sociétés pétrolières « P1 » et « P2 ». La société « P1 » a une raffinerie « R1 » dans la région « A » et la société « P2 » une raffinerie « R2 » dans la région « B ». Par contre, P1 et P2 ont toutes les deux des réseaux de distribution dans les deux régions A et B. Afin d'éviter des coûts de transport parasite, P1 et P2 vont s'entendre pour faire des échanges de produits ce qui veut dire que P1 va livrer dans la région « A », non seulement son propre réseau de distribution, mais aussi le réseau de distribution de son confrère P2. Il en est de même pour P2 qui va livrer entièrement les deux réseaux de distribution de la région « B ». Les échanges peuvent se faire sur la base des mêmes produits et/ou des produits différents. Mais il est bien rare que P1 et P2 soient tous les deux demandeurs; comme conséquence, il y a toujours des négociations assez ardues pour l'un des deux protagonistes. Ce qui est vrai pour deux régions est encore plus vrai pour deux pays différents. Si P1 qui se trouve en France ne possède pas de raffinerie en Italie, mais a un réseau de distribution en Italie, et que P2, société pétrolière italienne, n'a pas de raffinerie en France, mais seulement un réseau de distribution dans ce pays, P1 et P2 vont négocier et signer un contrat d'échanges de produits pour la fourniture de produits à leur propre réseau. C'est ainsi qu'une grande partie des produits vendus en région parisienne par toutes les sociétés pétrolières (Esso, Shell, BP, Total, Agip) vient de la Raffinerie de Grandpuits, raffinerie appartenant à Total. Les produits sont livrés purs et chacune des sociétés ajoute elle-même des additifs particuliers (genre de poudre de perlimpinpin) pour personnaliser ces produits (attention, il y a des cas où ces additifs sont vraiment utiles et indispensables pour améliorer les performances des produits (voir "Lubrifiants dans Raffinage du pétrole. Un autre cas peut se présenter aussi. P1 est en France, elle possède un réseau de distribution en Grèce, mais pas de raffinerie. Et elle ne peut pas signer de contrat d'échange avec ses confrères grecques car les raffineries de ceux-ci sont saturées. Par contre à proximité de la Grèce il y a des raffineries indépendantes, c’est-à-dire des raffineries qui n'appartiennent pas aux grandes compagnies internationales. Dans ce cas, pour alimenter son réseau de distribution grecque, elle va signer, avec le propriétaire de l'une des raffineries indépendantes, un contrat de façonnage ou (contrat de processing). Un contrat de façonnage est un contrat dans lequel, le façonneur va raffiner du brut fourni par son client moyennant une certaine somme d'argent (frais de façonnage ou processing fees en anglais). On définit dans ce contrat tous les termes du contrat tels que, les quantités et les qualités mensuelles de bruts à livrer, les quantités et les qualités des produits à restituer, les modes de livraison etc. On définit les rendements de chacun des produits ainsi que ses qualités physico-chimiques. Le rendement d'un produit est le pourcentage de ce produit issu du traitement d'une unité de brut (kg, tonne), selon une structure de raffinage bien déterminée. Dans notre cas, P1 va, pour toutes les périodes (mois, trimestre) définies dans le contrat, livrer du (des) brut(s) au façonneur qui fait le traitement et restitue à P1 selon son désir et ses besoins en Grèce les quantités et les qualités adéquates de produits. A côté des fournitures régulières des réseaux de distribution, il existe évidemment des achats et des ventes « spot » selon les opportunités qui se présentent à chacun, mais dans ce cas c'est du commerce des bruts et des produits finis qui est concerné.

Économie et marchés financiers

Économie

L'extraordinaire développement économique qu'a connu le Monde entre 1950 et le milieu de 1970 n'a pu se réaliser qu'au prix d'un très fort accroissement de la consommation d'énergie. En effet, cette consommation était de 1,7 milliard de tep (tonne équivalent pétrole) en 1950 et elle était de 5,2 milliards de tep en 1970 c'est-à-dire que cette consommation est multipliée par 3 en l'espace de 20 ans pour se stabiliser quelque peu entre 1970 et 1980 car cette progression n'était plus que de 1,3 fois en 10 ans (6,9 milliards de tep en 1980). C'est dans ce décor de développement et de consommation d'énergie « à tout va » que s'est déroulée l'histoire de l'économie pétrolière que nous allons diviser en trois périodes :
- la première période, la période d'abondance,
- la deuxième période, la période de boom économique,
- la troisième période, la période de crise pétrolière.

L'abondance

Cette première période se déroule jusqu'en 1969 : la période d'abondance de ressources. En effet, aux productions des grandes compagnies internationales viennent s'ajouter celles des sociétés indépendantes et celles des sociétés nationales, aussi bien dans les pays producteurs que dans les pays consommateurs. Du point de vue technico-économique, comme conséquence de ce fort accroissement de la consommation, on assiste à un développement des moyens de transport (transport maritime et par oléoduc) entraînant une diminution importante des coûts. Parallèlement, le développement de l'exploration met en évidence des ressources nouvelles, et la progression des techniques nouvelles de liquéfaction donne un intérêt nouveau au gaz naturel. Pendant cette période, il faut aussi se souvenir des évènements politiques importants qui l'ont marqué :
- la fermeture du marché américain en 1953 réglementant les importations pétrolières et du même coup réduisant la concurrence des pétroles du Proche-Orient, mesure destinée à encourager le développement de la recherche nationale aux USA en créant des conditions favorables ;
- la fermeture du Canal de Suez en 1956 a entraîné une augmentation prodigieuse de la capacité unitaire des transports maritimes. C'est ainsi qu'on a construit après 1956 des supertankers de 550.000 dwt ;
- l'ouverture en 1957 du Marché Commun (qui est devenu l'Union Européenne aujourd'hui) réalisant ainsi des conditions économiques et politiques favorables à une expansion soutenue ;
- la création en 1960 de l'OPEP, Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (en anglais OPEC, Organization of Petroleum Exporting Countries), organisme chargé de coordonner les intérêts des pays membres et dont l'action fut relativement limitée au début, mais par la suite est devenue prépondérante. Dans ce contexte politico-économique, l'abondance des ressources et le développement des investissements pétroliers des pays occidentaux dans les zones de production du Proche et du Moyen Orient expliquent la pénétration des produits pétroliers dans les bilans énergétiques des pays industrialisés ; ce phénomène se traduit dans un marché "vendeur" par une tendance des prix nettement orientés à la baisse. Cette abondance et la hausse du coût de la "thermie charbon" (tout du moins en Europe) accéléraient le remplacement des combustibles solides par des combustibles liquides tels que le gazole et le fioul dans les usages industriels et domestiques.

Le boom économique

La deuxième période démarre en 1970 et va jusqu'en octobre 1973, date du début de la crise pétrolière. À cette époque, au Proche-Orient, et parallèlement au développement de la production, on commence à se rendre compte que les réserves existantes ne peuvent assurer indéfiniment ce rythme de production et de consommation. Dans ce contexte de "boom économique", les pays producteurs prennent conscience de leur pouvoir et s'appuient sur la conjonction de certains évènements apparemment mineurs pour revendiquer le droit à l'accroissement de leurs revenus et à la maîtrise de leurs ressources. Ces évènements sont de deux ordres, conjoncturo-économique et politique :
- conjoncturo-économique :
  - régression de la production charbonnière aux USA sous la pression de la règlementation de la sécurité minière,
  - utilisation des bateaux mixtes au transport de minerai,
  - augmentation de la demande des produits pétroliers,
  - apparition des normes de protection de l'environnement,
  - difficulté dans le développement du nucléaire en tant que source d'énergie,
- politique :
  - réduction de 50 millions de tonnes de la production libyenne,
  - rupture de la Tap-Line, oléoduc qui amenait 25 Mt/an du brut saoudien en Méditerranée orientale,
  - durcissement de la position algérienne dans les négociations du renouvellement des accords d'Évian. Tous ces faits politico-économiques ont permis aux pays producteurs de l'OPEP d'être conscients de leur pouvoir naissant et des atouts qu'ils possédaient. En effet :
- dans une première série de négociations à Téhéran en Février 1971, et
- dans une deuxième série de négociations à Tripoli en Avril de la même année, entre les pays de l'OPEP et les compagnies pétrolières, ceux-ci ont obtenu une revalorisation substantielle de leurs revenus et une consolidation permanente de cette revalorisation dans l'avenir. Après la nationalisation des pétroles algériens à 51% en 1972, l'OPEP donnait le coup d'envoi des revendications visant à s'assurer une participation conséquente dans les sociétés pétrolières. Ces revendications on été suivies d'effets par des accords de participation signés avec les pays du golfe Persique. En même temps, les pays producteurs profitaient de leur dominance grandissante pour procéder à des hausses de prix, hausse entérinée, a posteriori, par les compagnies pétrolières, mais d'un montant relativement raisonnable à l'époque. Le prix de l'Arabe Léger (Arabian Light), brut de référence, n'était que de 3,02USD le baril. En septembre 1973, la Libye nationalisait 5 compagnies anglo-américaines de pétrole et en octobre 1973 éclatait la guerre du Kippour. Cette deuxième période était donc caractérisée : # par la prise de conscience des pays producteurs de leur pouvoir face aux pays importateurs et gros consommateurs d'énergie, # par la puissance des pays producteurs faces aux compagnies pétrolières, bien que puissantes elles-mêmes, mais incapables de coordonner leurs efforts pour contrer les pays producteurs.

La crise pétrolière

1973
La troisième période débute avec la guerre du Kippour en octobre 1973. Cette guerre a donné l'occasion aux pays arabes de faire aboutir leurs revendications, à savoir :
- l'augmentation spectaculaire du prix du brut et plus précisément la quote-part de ce prix revenant aux « États producteurs »,
- le contrôle absolu des niveaux de la production afin de maintenir un prix « artificiellement » élevé du brut,
- participation croissante, de la part de ces pays, aux opérations de production entraînant la disparition progressive du brut revenant aux sociétés concessionnaires (dit « brut de concession ») au profit du brut qui revient à l'« État hôte » (dit « brut de participation ») Les conséquences immédiates de ces revendications se traduisent par une augmentation spectaculaire du prix du brut. C'est ainsi qu'en l'espace de quelques mois, d'octobre 1973 à janvier 1974, le prix du baril du brut de référence qu'est l'Arabe léger, est quadruplé, passant de 2,32 USD à 9,00 USD. Dans ce prix, l'« État producteur » prélève en 1973 2,09 USD/baril et 8,7 USD/baril en janvier 1974 soit plus de 4 fois.
1979
À cette époque, l'arrêt des exportations iraniennes provoque presque instantanément l'annonce de nouvelles hausses de prix officiels, tout d'abord modérées. Avec tous ces bouleversements, les circuits de commercialisation du pétrole sont complètement désorganisés à l'échelle mondiale. Dans ce nouveau contexte :
- les Japonais sont privés d'une part appréciable de leurs sources d'approvisionnement traditionnelles ;
- après deux années de relative abondance et de quasi stabilité de prix, le niveau des stocks est tombé partout très bas (donc y compris les stocks de réserve : voir plus haut « Commerce du pétrole et des produits pétroliers »), une psychose s'empare des pays consommateurs du monde entier et chacun tente à « tout prix » de reconstituer ses stocks. Certains gouvernements contingentent les consommations et d'autres, comme les États-Unis, allouent des subventions aux importations tandis que les «traders» profitent de la situation pour jouer la hausse sur les marchés «spot», ceci malgré l'augmentation de la production saoudienne et la reprise partielle des exportations de bruts iraniens. À Rotterdam, les prix des produits finis flambent, passant entre fin octobre 1978 et fin juin 1979 de :
- 200 à 400 USD/tm pour le supercarburant ;
- 130 à 380 USD/tm pour le gazole ;
- 70 à 140 USD/tm pour le fuel ordinaire. Le prix « spot » des bruts suit une ascension encore plus erratique et désordonnée. En effet le prix de l'Arabe Léger qui est de moins de 13 $/bbl (bbl = baril en abrégé) en septembre 1978 atteint 35 $/bbl en Mai 1979 et culminera à plus de 40 $/bbl à l'automne de la même année. Devant cet affolement des prix « spot » sur tous les marchés du monde entier, les prix «officiels» s'emballent à leur tour. C'est devenu une «spirale ascendante» de hausses de prix sans fin. Les hausses des «prix spot» qui, en principe sont «réversibles» entraînent des hausses qui sont «irréversibles» celles-là, des «prix officiels», à partir desquels se développent de nouvelles hausses de « prix spot » et ainsi de suite. C'est ainsi que le «prix officiel» de l'Arabe Léger se retrouvera, après toutes ces péripéties, à 26$/bbl au début de l'année 1980 et à 32$/bbl après l'ouverture des hostilités entre l'Iran et l'Irak le 1 novembre de la même année. La tension du marché et le bouleversement des habitudes ne se traduisent pas seulement par une hausse considérable du prix des bruts, mais détruisent aussi la «hiérarchie normale» dans l'échelle de prix basée sur la qualité intrinsèque de chacun des bruts. Sous la pression des pays producteurs les plus intransigeants, il y a eu un étirement anormal dans l'échelle de prix des bruts, non plus selon leurs qualités mais selon leurs origines. Après la réunion de l'OPEP à Bali en décembre 1980, l'écart entre le prix officiel de l'Arabe Léger (brut de référence, en anglais on dit marker crude) et celui du « Mélange Saharien » passe à 8 US$/bbl soit 5 à 6 fois son niveau de Décembre 1978 (1,40 US$/bbl). Avec les pays producteurs les plus gourmands, il faut ajouter aussi que ceux-ci exigent, de plus, un certain nombre de « primes » diverses qui peuvent représenter jusqu'à 3 US$/bbl à additionner au prix officiel. Dans ce contexte, l'échelle de prix n'a plus aucun sens économique et n'a donc aucun rapport avec celle des valorisations véritables basée sur la qualité. Il en résulte que les résultats des sociétés de raffinage dépendent largement de leurs sources d'approvisionnement. Devant cette cherté, les pays consommateurs cherchent tout d'abord des économies d'énergie et ensuite d'autres sources d'énergie, ce qui entraîne un ralentissement très marqué de la consommation de l'or noir. Ce ralentissement de la consommation de la part des pays industrialisés à partir de 1980 devait fatalement entraîner un retournement de la conjoncture pétrolière, qui est devenue très nette à partir du printemps 1981. Ce retournement met en lumière le caractère anormal de la «nouvelle échelle de prix» établie après la conférence de l'OPEP à Bali. Le déclin de la consommation mondiale affectait prioritairement les bruts les plus chers, c'est-à-dire les bruts venant des pays producteurs les plus intransigeants et les plus gourmands. C'est ainsi que les «primes diverses» instituées par ces pays commencent à disparaître. En juin 1981, les producteurs de la mer du Nord abaissaient leurs prix de 3USD/bbl. Puis l'échec successif de deux conférences tenues à Genève, par les pays de l'OPEP, en Mai puis en Août 1981, pour tenter de revenir à une «échelle réunifiée» de prix n'empêchait pas certains pays comme le Mexique et le Nigeria, de procéder à leur tour, à des baisses de prix significatives afin de réaligner leurs prix sur le brut de référence qu'est l'Arabe Léger. Finalement, à la suite de deux nouvelles réunions, l'une à Genève fin octobre 1981, et l'autre début décembre de la même année à Abu Dhabi, les pays de l'OPEP, procédaient, malgré la réticence de certains, à la remise en ordre attendue, de l'échelle de prix normale. Centrée sur le nouveau prix de référence de 34 USD/bbl de l'Arabe Léger, la nouvelle grille de différentiels de prix entre ce brut et des autres bruts se resserrent et se contractent de manière très sensible. C'est ainsi qu'au 1er Janvier 1982, l'écart de prix entre l'Arabe Léger et le «Mélange Saharien» (du Hassi Messaoud + condensat d'Hassi R'Mel) est descendu de 8 à 3 USD/bbl. L'écart entre les bruts BTS de type libyen ou saharien et les bruts HTS de type Safaniya passait de 9 à 6 USD/bbl. Ces nouveaux différentiels de prix mettaient définitivement un terme à la distorsion considérable et erratique imposée par les pays intransigeants et gourmands. C'est ainsi que se terminent les avantages de certaines sources d'approvisionnements aux détriments d'autres sources. Aujourd'hui, avec du recul, on voit que cette crise pétrolière a des conséquences considérables, non seulement pour les pays industrialisés, mais aussi pour les pays en voie de développement qui n'ont pas de ressources énergétiques propres. On constate en effet que :
- pour les pays industrialisés :
  - un renchérissement du coût de l'énergie qui les oblige à investir prématurément dans certaines énergies de substitution,
  - une mise en veilleuse des investissements hautement rentables dans d'autres branches de l'industrie,
  - une politique plus ou moins déflationniste et protectionniste, chacun pour son compte, afin de limiter et contrebalancer le déséquilibre de leurs balances de paiements,
- pour les pays en voie de développement :
  - aux handicaps naturels qui sont déjà très difficiles de les franchir,
  - s'ajoute l'absence de ressource énergétique bon marché. Tous ces faits entraînent une «désoptimisation globale» de l'économie au niveau mondial pour de longues années et la freinent bien au-delà de ce qu'aurait, en toute hypothèse, exigé une gestion prévoyante des ressources énergétiques de la planète. On observe également un autre phénomène dû à la nouvelle répartition des revenus entre les pays producteurs et les pays consommateurs. Avec cette nouvelle répartition, les pays producteurs bénéficient d'une rente de situation, où leurs exportations génèrent des recettes considérables. Cette manne financière est en partie injectée dans leur économie locale sous forme d'investissements ou redistribuées plus ou moins à leurs ressortissants. Mais une grande part de ces capitaux nouvellement acquis est mal utilisée. Pour un pays comme l'Arabie Saoudite par exemple, les recettes sont telles que les responsables «haut placés» peuvent investir et acheter en Occident des pans entiers de l'industrie du tourisme, de la finance et l'industrie lourde.
2004
La production mondiale de pétrole s'élève à environ 70 millions de barils par jour (en 2003). Les pays de l'OPEP produisent à eux seuls environ 24 millions de barils par jour, soit environ le tiers de la production mondiale de pétrole. C'est pour limiter leur dépendance vis-à-vis de leurs importations de pétrole et donc des pays producteurs que beaucoup de pays ont cherché par la suite à développer diverses stratégies : réduction de leur consommation en faisant des économies d'énergie, développement de filières de production locale d'énergies alternatives comme le nucléaire, l'énergie hydro-électrique, solaire, éolienne géothermique, etc. Le résultat de ces efforts a permis de stabiliser quelque peu les prix du pétrole, ceux-ci évoluant aux alentours de 35 USD/bbl jusqu'en 2003. Des fluctuations importantes dans le cours du pétrole apparaissent néanmoins lors des crises internationales que constituent les guerres, car le pétrole est un élément central en Géopolitique. Cependant, d'autres tensions peuvent perturber le cours du pétrole : ce sont les contraintes que font peser les pays gros consommateurs, dont notamment la Chine et les USA. Les stocks et la capacité de raffinage des USA ne parviennent que difficilement à répondre à leur propre consommation, en particulier la consommation de ce qu'il y a de plus précieux, l'essence raffinée, qui représente un tiers de la consommation mondiale, alors que la population des États-Unis d'Amérique ne représente que moins de 5% de la population mondiale. Le résultat de la crainte des opérateurs pour l'approvisionnement de cet énorme marché s'est par exemple fait sentir sur les cours par un prix du baril dépassant ponctuellement les 50 USD en octobre 2004 et 57 USD au début de 2005, puis 65 USD en août 2005, bien que cette hausse des prix soit aussi structurelle en raison de la demande en très forte augmentation de la demande des marchés chinois et indiens, dont l'économie est dans une phase de croissance sans précédent. En 2004, la consommation mondiale de pétrole a progressé de 3,4% (+15,8% pour la Chine !), ce qui est la plus forte augmentation depuis l'année 1978.

Principaux pays producteurs

Les principaux pays producteurs sont (par ordre décroissant de production en 2003) :
- indiens Arabie saoudite
- Arabie saoudite États-Unis
- États-Unis Russie
- Russie Iran
- Iran Mexique
- Mexique Chine
- Chine Norvège
- Norvège Canada
- Canada Emirats Arabes Unis
- Emirats Arabes Unis Venezuela
- Venezuela Royaume uni
- Royaume uni Koweït
- Koweït Nigeria Les principaux pays exportateurs sont (par ordre décroissant d'exportation en 2003) :
- Nigeria Arabie saoudite
- Arabie saoudite Russie
- Russie Norvège
- Norvège Iran
- Iran Emirats Arabes Unis
- Emirats Arabes Unis Venezuela
- Venezuela Koweït
- Koweït Nigeria
- Nigeria Mexique
- Mexique Algérie
- Algérie Libye Source : [http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/topworldtables1_2.html Statistiques du gouvernement des États-Unis] Voir aussi : Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Prix

Après le choc pétrolier de 1973, les prix du pétrole ont commencé à beaucoup fluctuer. Les producteurs, raffineurs et consommateurs ont ressenti le besoin de se protéger contre cette volatilité, grâce à des instruments financiers. À cette fin, à New York, le NYMEX (New York Mercantile EXchange) introduit en 1978 les contrats futures sur le fioul domestique (heating oil). En 1980, un groupe d'entreprises des secteurs financiers et de l'énergie fonde à Londres l'IPE (International Petroleum Exchange) et lance, un an plus tard, des contrats futures sur le gazole. Les options sont intro

Oural (fleuve)

L'Oural (russe : Урал, Urál [anciennement : Яик, Yaik], kazakh : Жайық, Zhayyq) est un fleuve qui prend sa source dans les montagnes de l'Oural et qui après 2 428 km se jette dans la mer Caspienne. Il traverse la Russie et le Kazakhstan et constitue à la suite des monts Oural la frontière entre l'Europe et l'Asie qui fait que ces deux pays sont à cheval sur les deux continents.

Villes arrosées


- Magnitogorsk
- Orsk
- Orenbourg
- Oral

Hydrologie

Affluents


- Sakmara

Voir aussi

Liens externes

Catégorie:Cours d'eau de Russie Catégorie:Cours d'eau du Kazakhstan ja:ウラル川

Moyen Âge

Le Moyen Âge occidental est la période de l'Histoire située entre l'Antiquité et la Renaissance. Traditionnellement, on fait commencer le Moyen Âge en 476, à la déposition du dernier empereur romain d'Occident par un chef barbare et il s'achève en 1453, avec la prise de Constantinople et la chute de l'Empire romain d'Orient, ou en 1492, date de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et de la fin de la Reconquista en Espagne. Le terme « Moyen Âge » a été inventé par Flavio Biondo de Forlì. En français, l'adjectif correspondant à Moyen Âge est médiéval. Moyenâgeux, quant à lui, est péjoratif. L'histoire du Moyen Âge, en tant que discipline, se nomme aussi « Histoire médiévale ». Un historien qui étudie le Moyen Âge est appelé « médiéviste ». péjoratif

Précisions lexicales

Les limites exactes du Moyen Âge font l'objet de débats entre historiens. Les différentes périodes de l’Histoire ont eu des significations précises et pleines de sens à un moment donné, mais qui, au fil du temps, sont devenues des conventions. Le terme « Moyen Âge » provient d’une expression latine « medium aeuum » qui désigne une période intermédiaire entre deux événements. Exemples : entre-deux-guerres, interrègne. Cette expression classique est reprise au par les humanistes et notamment par Pétrarque (« prince des humanistes ») en 1373. Elle possède à ce moment deux significations :
- Acception philosophique désignant une opposition entre le latin classique et le médio latin, le latin du Moyen Âge. Ce dernier doit être rejeté pour revenir au latin de l’Antiquité, qui, lui, est plus pur.
- Sens culturel et artistique désignant une opposition entre l’art antique et celui du Moyen Âge, art appelé au « art gothique ». Pour les humanistes, le Moyen Âge est une période barbare entre deux autres périodes d’Antiquité. Ils préconisent la pureté antique. La diffusion de ce terme est assez lente et se fait dans un premier temps chez les intellectuels, car il est en latin. Par après, il perdra progressivement de sa connotation négative. Au (vers 1640), le terme sera employé en français et il sera dès lors grandement diffusé. En 1687, Christophe Keller est le premier à périodiser l’histoire dans son petit manuel d’histoire, Histoire du Moyen Âge depuis le temps de Constantin le Grand jusqu’à la prise de Constantinople par les Turcs donc, du au . Pour lui, le terme n’a aucune connotation négative. Au , il se répand dans toute l’Europe cultivée. En 1798, il entre dans le dictionnaire de l'Académie française sous la définition « temps qui s’est écoulé depuis Constantin jusqu’à la renaissance des Lettres au ». Au , il se répand partout même dans la langue commune pour plusieurs raisons :
- l'installation de l’enseignement primaire obligatoire ;
- le développement du romantisme ;
- le développement de la philosophie et de l’Histoire dans les universités, principalement en Allemagne : Monumenta Germaniae Historia. Le est couramment appelé « siècle de l’Histoire ». Notre notion de critique historique est le fruit d’une démarche allemande. Au , l’engouement pour le Moyen Âge diminue. Ce terme a été exporté des frontières de l’Europe et désigne actuellement une période dans la vie d’une société, à savoir un certain degré de société caractérisé par une société agraire dominée par une caste de guerriers. Par exemple, au Japon, la culture de riz dirigée par les samouraïs, eux-mêmes dirigés par les shoguns jusqu’au milieu du où commence l’ère Meiji.

Quelles limites pour le Moyen Âge ?

Limites extrêmes

ère Meiji] Afin de découper l'histoire en périodes cohérentes, les historiens ont tenté de s'appuyer sur des événements majeurs illustrant ou provoquant une modification profonde de la politique et de la société. Mais il est rare qu'il y ait un consensus sur telle ou telle date pour définir une limite de période. C'est le cas en ce qui concerne les limites du Moyen Âge, particulièrement son commencement. Les plus communément admises vont de la chute de l'Empire romain d'Occident en 476, jusqu'à 1492, date de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et de la chute de Grenade (fin de la Reconquista). Mais d'autres dates repères sont possibles, pour le début du Moyen Âge :
- le déménagement de la capitale de l'Empire romain de Rome à Constantinople (330) marque le début de sa division ;
- la conversion de l'empereur Constantin I au christianisme — survenue à sa mort, en 337 – annonce le triomphe de cette religion aux dépends du paganisme antique ;
- la bataille d'Andrinople (378) sanctionne l'avènement de la cavalerie lourde et le déclin des troupes d'infanterie, marquant ainsi le commencement d'un millénaire de supériorité de la cavalerie sur l'infanterie ;
- la reconnaissance par Théodose du christianisme comme religion d'État (396), qui correspond également à la date de la séparation entre l'Empire romain d'Occident et l'Empire romain d'Orient, qui survit au Moyen Âge ;
- le sac de Rome par les Wisigoths d'Alaric Ier (410) marque la supériorité des envahisseurs barbares. envahisseurs barbares] Ces différentes options indiquent combien une césure événementielle claire est difficile à trouver pour marquer le début du Moyen Âge : par certains traits, l'Empire romain avait déjà fortement changé avant la fin de l'Antiquité. Par exemple, les empereurs du abandonnent la toge et les tuniques classiques, adoptant les braies des légionnaires, majoritairement d'origine celte ou germanique. C'est également au que l'amphore est abandonnée pour le tonneau, bien plus économique. Enfin, c'est à cette époque que nombre de peuples barbares deviennent fédérés, établissant des relations durables avec le monde romain. L'Empire romain avait donc déjà perdu certains caractères antiques. L'unité politique, monétaire, linguistique et culturelle du monde romain sur le grand territoire que représente la Méditerranée a subi trois disloquations: # sur l'axe Est-Ouest, puisque la division d'abord uniquement administrative de l'Orient et de l'Occident est devenue très politique; # sur l'axe Nord-Sud, puisque les Vandales, puis les Arabes conquièrent l'Afrique du Nord; # interne, puisque l'Europe se scinde en plusieurs entités nationales. Aussi, certains historiens – en premier lieu l'historien allemand A. Riegl au début du – ont repoussé la limite d'une période dénommée « Antiquité tardive » (Spätantike), en mettant justement l'accent sur la permanence de traits caractéristiques de la fin de l'Antiquité jusqu'au règne de Charlemagne. Une telle conception s'est d'abord imposée chez les historiens des « franges » du monde romain, où sa pertinence était plus évidente. À l'inverse, en France, il fallut attendre 1977 avec Henri-Irénée Marrou (dans Décadence romaine ou Antiquité tardive ?) pour qu'on s'interroge sur l'utilité d'une telle période, notamment pour mettre fin à l'appellation péjorative de « Bas Empire ». Et aujourd'hui encore, histoire ancienne et médiévale se partagent la connaissance des temps qui vont du au . Pour la fin du Moyen Âge, d'autres dates que 1492 ont été proposées, mais fondamentalement elles ne remettent pas en cause la limite supérieure de la période :
- la chute de Constantinople (1453), qui est la fin de l'Empire byzantin et l'entrée de l'empire ottoman (turc) sur l'échiquier européen (utilisée en histoire de l'art surtout) ;
- l'invention de l'imprimerie à caractères métalliques mobiles par Gutenberg (1456), dont aurait découlé une révolution culturelle selon Marshall McLuhan dans La Galaxie de Gutenberg (privilégiée par l'historiographie allemande)
- la promulgation par Martin Luther de ses 95 thèses (1517), qui marque les débuts de la Réforme qui fera voler en éclats la relative unité religieuse de l'Occident médiéval. La fin du Moyen Âge est également marquée par l'instauration d'États ultra-centralisés gouvernés par les grandes monarchies: ;France: François I (1515-1547) ;Espagne: Charles Quint (1515-1555) ;Angleterre: