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Moscou

Moscou

Moscou (en russe Москва) est la capitale de la Fédération de Russie et, auparavant, de l'URSS. C'est une ville de 14 millions d'habitants dans une plaine au bord de la rivière Moskova. Le noyau historique de la ville se situe sur la colline qui domine la rive gauche de la Moskova, à l'endroit où se trouvent aujourd'hui le Kremlin et la place Rouge.

Histoire

Au Iouri III Moskovski se disputait avec Michel II Tverskoi le trône de la principauté de Vladimir. Ivan I l'emporta et devint le seul collecteur de taxes pour les suzerains Mongols de la Horde d'Or. Ce service permit d'obtenir des concessions notamment de transmettre le contrôle de la principauté à l'aîné et non de la diviser entre tous les enfants. Mais, lorsque la croissance de l'empire lituanien commença à menacer toute la Russie, le Khan renforça Moscou, notamment en en faisant le siège de l'église orthodoxe, lui permettant de devenir la ville la plus importante de Russie. Il est généralement considéré qu'Ivan III libéra finalement la ville du contrôle mongol en 1480, l'élevant au rang de capitale d'un empire qui finira par englober toute la Russie, y compris la Sibérie et bien d'autres territoires. La tyrannie des tsars suivants, comme Ivan le Terrible, mena à un affaiblissement de l'État, même lorsque l'empire s'étendait. En 1571 les Tatars de Crimée de l'Empire Ottoman saisirent et brûlèrent la ville. Entre 1610 et 1612 des troupes polonaises occupèrent Moscou comme la Pologne tentait sans succès d'installer un monarque sur le trône ou de constituer une union entre les États slaves. Cependant l'armée polonaise n'était que partiellement soutenue par l'aristocratie et son équivalent russe menée par le prince Pojarski obtint l'élection de Michel Romanov. Michel Romanov Moscou cessa d'être la capitale de la Russie quand en 1703 Pierre le grand fit construire Saint-Pétersbourg sur la côte de la Baltique. Le 14 septembre 1812, quand Napoléon envahit Moscou à la tête d'une partie de la Grande armée (moins de 100 000 hommes sur 400 000), la ville a été incendiée par les moscovites. Le Tsar Alexandre refuse toute négociation, Napoléon quitte Moscou le 19 octobre. À partir de novembre, la neige tombe, la température chute brutalement et la retraite, durant laquelle beaucoup périrent, tourne au désastre. Suivant le succès de la Révolution russe en 1917, Lénine la fit à nouveau la capitale. Quand l'Allemagne envahit la Russie au cours de l'Opération Barbarossa (le 22 juin 1941), l'armée centre avait Moscou comme objectif et parvint jusqu'à 60 km avant de devoir reculer. Le 19 août 1991 une insurrection incendie le gigantesque parlement de l'Union soviétique. L'URSS implose et par conséquent cet évènement met fin aux fonctions de Mikhaïl Gorbatchev, son dernier président.

Population

Culture

Moscou propose de nombreux spectacles dont les plus fameux ballets ballets et des théâtres. Il y a beaucoup de musées comme la galerie Tretiakov (art russe), le musée Pouchkine (beaux-arts) ou encore le palais des Armures (arts décoratifs). Beaucoup de moscovites se rendent en fin de semaine dans leur maison de campagne (дача).

Économie

Transport

Des neuf gares partent des rames de banlieue type RER de 24 éléments et des trains pour aller dans l'immense pays y compris le Transsibérien. Le réseau routier est constitué de trois anneaux de périphérique (dont l'extérieur - le MKAD - est d'un diamètre de plus de 100 km) et des grandes avenues. Moscou dispose de cinq aéroports : Aéroport international Sheremetyevo-1, Aéroport international Sheremetyevo-2, Aéroport international Domodedovo, Aéroport Bykovo, et Aéroport Vnukovo. Un sixième aéroport (Sheremetyevo-3) doit être inauguré en 2007. Un canal permet un accès fluvial à la Volga ce qui fait appelé la ville le port des cinq mers. L'excellent réseau de métro est très luxueux mais profond ; commencé en 1935, il comporte 12 lignes et plus de 170 stations. La profondeur de nombreuses stations est expliquée par le fait qu'elles étaient censées servir d'abris en cas d'attaque de la ville. Un réseau d'autobus et trolleybus vient compléter le métro en irriguant aussi bien le centre que les quartiers périphériques. Le 6 février 2004 dans une rame de métro près de la station Avtozavodskaïa, une bombe a tué au moins 40 personnes et fait de nombreux blessés.

Urbanisme

Surtout à l'est s'étendent des quartiers très uniformes d'immeubles - à la soviétique - sur un même modèle préfabriqué et banal appelés plattenbaus.

Monuments

plattenbaus
- Le Kremlin de Moscou qui inclut, autour de la place des cathédrales :
  - La cathédrale de l'Archange-Saint-Michel
  - La cathédrale de l'Annonciation
  - Le palais à Facettes
  - Le palais des Térems
  - L'église de la Déposition-de-la-robe-de-la-Vierge
  - La cathédrale de la Dormition
  - Le palais du Patriarche
  - l'église des Douze Apôtres
  - le clocher d'Ivan le Grand
- La Place Rouge, avec :
  - le mausolée de Lénine.
  - La cathédrale de l'Intercession de la Vierge (Saint-Basile)
- La place du Manège
- La cathédrale du Saint-Sauveur (Christ Sauveur)
- Le théâtre Bolchoï
- La Galerie Tretiakov
- Le musée des Beaux-arts Pouchkine
- Le musée et galerie d'art de l'impressionisme russe à Moscou
- La tour Ostankino (télé et radiodiffusion)
- Le couvent Novodiévitchi
- Kolomenskoïe

Sports

Moscou fut l'hôte des jeux olympiques d'été en 1980, mais les régates eurent lieu à Tallinn.

Jumelage

Moscou est jumelée avec Valenciennes.

Personnages célèbres

À Moscou sont décédés :
- Mikhaïl Kalatozov (1903 - 1973), réalisateur

Voir aussi


- Jeux Olympiques d'été de 1980

Liens externes


- [http://maps.google.com/maps?ll=55.727883,37.661133&spn=0.164198,0.481407&t=k&hl=fr Moscou vue du ciel sur Google Maps]
- [http://www.russie.net/russie/moscou.htm Russie.net]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Moscou Moscou sur Wikitravel]
- [http://www.m2012.ru/fr/ Site pour la candidature de Moscou aux JO d'été 2012]
-
Catégorie:Mégapole als:Moskau ja:モスクワ ko:모스크바 simple:Moscow th:มอสโก zh-min-nan:Moskva

Capitale

Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs, ou une ville ayant une prééminence dans un domaine social, culturel, économique ou sportif (Toulouse est la capitale du rugby). On utilisera en général le terme capitale seul pour désigner la capitale d'un pays (ville où siègent les pouvoirs nationaux). En France, les capitales des échelons locaux ont des dénominations précises :
- Préfecture de région pour la capitale d'une région,
- Préfecture pour la capitale d'un département. Liste des capitales du monde ---- Capitale est aussi un terme typographique désignant un format des lettres.
-
Catégorie:Ville du monde zh-min-nan:Siú-to· als:Hauptstadt ko:수도 (도시) ja:首都 simple:Capital (city) th:เมืองหลวง

Russie

La Fédération de Russie est le pays le plus vaste du monde et s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie. La Russie possède des frontières terrestres avec les pays suivants (dans l'ordre inverse des aiguilles d'une montre, en partant du plus au nord) : la Norvège, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Biélorussie, la Lituanie, la Pologne, l'Ukraine, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Chine, la Mongolie et la Corée du Nord. Ses côtes s'étendent de l'océan Arctique au nord à l'océan Pacifique à l'est. Elle est aussi baignée par la mer Baltique, la mer Noire, la mer Caspienne, la mer Blanche, la mer de Barents, la mer de Kara, la mer de Laptev, la mer de Sibérie la mer d'Okhotsk la mer de Bering et la mer du Japon.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Russie Voir aussi : Liste des monarques de Russie

Politique

Article détaillé : Politique en Russie
- Régime : République fédérale à régime présidentiel fort.
- Chef de l’Etat (élu au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois) : Vladimir Poutine depuis 1999, par intérim, puis élu en 2000, et réélu en 2004.
- Le pouvoir législatif est représenté par l'Assemblée fédérale composée par
  - La Douma (Дyмa) ou, plus précisément Douma d'État, formée par 450 députés élus au suffrage universel direct pour 4 ans. La Duma est présidée par Boris Gryzlov.
  - Le Conseil de la Fédération (Совет Федерации) formée de 178 représentants des Sujets de la Fédération (collectivités locales). (voir Russie#Subdivisions). Le Conseil de la Fédération est présidé par Sergueï Mironov. Voir aussi : Géostratégie de la Russie

Subdivisions

Articles détaillés :  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~ La Fédération de Russie est constituée de 89 Sujets :
- 21 républiques
- 49 oblasts (régions)
- 6 kraïs (territoires)
- 10 okrougs (districts)
- 2 villes d'importance fédérale (Moscou et Saint-Pétersbourg)
- 1 oblast autonome (Birobijian) Forte de ses 128 nationalités, la Fédération a découpé son territoire en de nombreuses parcelles juridiques : selon la nationalité pour les républiques ou okroug, pour des raisons administratives pour les krais et les oblasts.
Le Birobijan garde un statut particulier, il avait été prévu par Staline comme une terre d'accueil (ou d'exil plus ou moins volontaire selon certains) des juifs d'URSS. Chacun des 89 sujets envoie au
Conseil de la Fédération 2 représentants. Chaque sujet a sa propre législation, mais seules les républiques ont une Constitution, les autres sujets n'ont le droit qu'à une Charte. La Douma représente la population de la Fédération.

Villes en Russie

Article détaillé : Villes de Russie
- Moskva, la capitale de la Russie
- Saint-Pétersbourg, anciennement
Petrograd (la ville de Pierre), puis Léningrad (jusqu'en 1991)
- Iekaterinbourg, anciennement
Sverdlovsk
- Grozny
- Iaroslavl
- Irkutsk
- Kaliningrad anciennement
Königsberg
- Kazan
- Kirov
- Nijni-Novgorod anciennement
Gorki
- Novosibirsk
- Oufa
- Rostov sur le Don
- Samara
- Vladivostok
- Volgograd anciennement
Stalingrad

Géographie

Volgograd
Article détaillé : Géographie de la Russie

Économie

Article détaillé : Économie de la Russie Le pays possède de grandes ressources minières mais il est parfois difficile de les exploiter en raison du climat.
- PIB : 309,95 milliards $ (2002)
  - Structure du PIB : primaire 7% - secondaire 37% - tertiaire 56%
  - Dette publique : 22,2% du PIB (2002)
- Population : 143,4 millions dont 73% urbain
  - Âge : 70,4% entre 15 et 64 ans
  - Densité : 8,5 hab./km²
  - Indice de fécondité : 1,2
  - Taux de natalité : 8,7‰
  - Taux de mortalité : 15,4‰
  - Espérence de vie : femmes 73 ans - hommes 67 ans
  - PNB/habitant : 1 750 $ (2002)
  - Taux de chomâge : 7,7% (2002)
  - Population en dessous du seuil de pauvreté : 15% (2002)
- Croissance :
  - Taux de croissance : 6,4% (2002)
    - Taux de croissance total 1990-2001 : 3,7%
  - Taux d'inflation : 10,2% (2002) (A titre de comparaison, son taux était de 18,6% en 2001, 20,2% en 2000, 36,5% en 1999)
  - Taux de couverture énergétique : 157,7% (2002)
- Échanges commerciaux :
  - Exportations : 99,20 milliards $ (2002)
  - Importations : 41,53 milliards $ (2002)
  - Monnaie : rouble russe (100 RUB = 2,95 € au 9 décembre2005)
- Forces militaires :
  - Effectifs : 988 000 personnes
  - Budget : 8300 millions $

Démographie

2005
Article détaillé : Démographie de la Russie La population de la Russie s'établit à 143,4 millions d'habitants avec un fort taux d'urbanisation (73% de la population). Les grandes villes russes sont aussi celles qui reçoivent le plus de subventions de l'État fédéral. Il existe 12 villes avec plus d'un million d'habitants en Russie, d'ouest en est : Saint-Pétersbourg, Moskva, Rostov sur le Don, Nijni-Novgorod, Volgograd, Samara, Oufa, Kazan, Perm, Iekaterinbourg, Tchéliabinsk et Novosibirsk. La Russie voit sa population baisser continuellement depuis 1970. Ce phénomène s'explique par les conséquences de la Seconde Guerre mondiale pendant laquelle une génération entière est disparue, ne permettant point le baby-boom comme en Europe occidentale. L'éspérance de vie des hommes étant aujourd'hui de l'ordre de 67 ans. D'après une étude récente par un spécialiste de gynécologie de l’Académie des sciences de Russie, Vladimir Koulakov, fortement contesté par ses pairs, la Russie perd chaque année 700 000 habitants. Avec une natalité de 10,3/1000 et une mortalité de 16/1000, la Russie fait face à un « fossé démographique ». L’expert met en cause les conditions économiques, qui n’incitent pas les jeunes couples à procréer, et note le fait que selon lui, sur 39,1 millions de femmes en âge de procréer, 6 millions sont stériles, en partie à cause des avortements (en forte baisse depuis la chute de l’URSS où la contraception était prohibée) . Mais ces données sont très contestables, car le niveau de vie augmente chaque année et la croissance économique de Russie est bien supérieure à celle des pays occidentaux, mais moindre que celle de la Chine qui connaît un véritable boom.

Culture

Articles détaillés : Culture de la Russie ~ Matriochka ~ Littérature Russe |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! !! !! Remarques |- | ||Nouvel an || || |- | 13 janvier ||Nouvel an « ancien » || || |----- | 7 janvier ||Noël orthodoxe || || |- | 23 février ||Fête de l'Armée Rouge || || |- | 8 mars ||Fête internationale de la Femme || || |----- | 12 avril ||Journée des cosmonautes || || |- | ||Fête du travail || || |----- | 9 mai ||Jour de la Victoire 1945 || || |- | 19 septembre ||Fête de Moscou || || non pas férié |----- | 4 novembre || Jour de l'unité nationale || || |----- | 7 novembre || Jour de Réconciliation (Anniversaire de la Révolution d'Octobre 1917) || || non pas férié |{{{{{

Moskova

Une bataille aux deux noms

La bataille de la Moskowa 7 septembre 1812 (26 août dans le calendrier julien) fut la principale confrontation de la Campagne de Russie pendant les guerres napoléoniennes où les forces sous Napoléon I obtinrent une victoire sur l'armée commandée par Alexandre Ier de Russie près du village de Borodino (et de la ville de Mozhaisk). Le résultat tactique fut équilibré et ce n'est que pour des considérations stratégiques que cela est considéré comme une victoire : les Russes abandonnèrent le terrain, ouvrant la route de Moscou à la Grande Armée. Ceux-ci considèrent cependant qu'il s'agit d'une victoire, en raison de la résistance qu'ils opposèrent à la Grande Armée, et la nomment bataille de Borodino.

Campagne précédant la bataille

La grande armée avait commencé l'invasion de la Russie en juin 1812. Les forces russes reculèrent faisant une politique de la terre brûlée. Le nouveau commandant russe le prince Mikhaïl Koutouzov, attendit que les Français (avec de nombreux Polonais et Bavarois soient à 125 km de Moscou pour accepter la bataille. Koutouzov choisit un secteur facile à défendre et le renforça avec des retranchements notamment la redoute Rayevski dans le centre droit de la ligne et les pointes Bagration. Environ 115 000 hommes et 630 canons attendaient.

Déroulement

Moscou Napoléon arriva avec environ 125 000 hommes et 587 canons ; il n'utilisa pas ses tactiques habituelles et opta pour un assaut frontal. On pense qu'il cherchait un choc décisif qui détruirait l'armée russe, difficile à obtenir avec des troupes mal ravitaillées et disparates. L'attaque française fut réussie au départ bien que coûteuse, Joachim Murat dirigea une attaque conjointe de la cavalerie et de l'infanterie et au début de l'après-midi il avait pris la redoute Rayevski, perdue puis reprise ensuite. Mais les Russes engagèrent leurs réserves et la bataille se transforma en une boucherie d'attrition. Une contre-attaque russe fut brisée par l'artillerie ; comme la nuit tombait les deux côtés cessèrent le combat et les Russes partirent pour Moscou.

Bilan

Les forces russes ont eu environ 44 000 victimes et la Grande armée 35 000. Les Français prirent Moscou (à 125 km) une semaine plus tard mais, la ville ayant été vidée de toutes réserves et incendiée, furent obligés de la quitter un mois plus tard pour une retraite catastrophique. Bataille suivante: Maloyaroslavets ---- Une autre bataille de Borodino eu lieu en octobre 1941.

Lien externe


- [http://web2.airmail.net/napoleon/Borodino_battle.htm]
- [http://www.fortunecity.com/victorian/riley/787/Napoleon/1812/boro1.html]
- [http://www.napoleonguide.com/battle_borodino.htm] Catégorie:Premier Empire Moskowa Catégorie:Histoire de Russie

Place Rouge

La Place Rouge marque le centre de Moscou. Une traduction plus exacte de son nom russe serait la « Belle Place » car « beau » et « rouge » sont des homonymes en russe : krasny (красный/-ая). C'est une vaste esplanade rectangulaire bordée au sud par le Kremlin, au nord par le magasin Goum. À ses extrémités est et ouest (petits côtés du rectangle) se trouvent respectivement la Basilique de Basile le Bienheureux (vers la Moscova) et le Musée d'Histoire avec la Porte de la Résurrection (détruite sous Staline et récemment reconstruite). Au centre, contre la muraille du Kremlin, se trouve le mausolée de granite rouge ou repose Lénine, embaumé après sa mort. La Place Rouge est interdite à la circulation, mais sert de décor aux grands défilés militaires, patriotiques ou idéologiques qui étaient particulièrement prisés pendant l'époque soviétique.

Histoire

L'emplacement de la Place Rouge était auparavant occupé par les faubourgs de la forteresse du Kremlin. Suite au grand incendie de 1493, les habitations ne sont pas rebâties et la Place Rouge devient un lieu de commerce. Le lieu devient le théâtre de grandes manifestations telles que le couronnement des tzars. C'est la muraille en brique rouge du Kremlin qui lui donne son nom occidental (cf. supra). tzar tzar Catégorie:Moscou Catégorie:Patrimoine mondial en Russie Rouge ja:赤の広場 ko:붉은 광장

Ivan Ier de Russie

Fils de Daniel Moskovski, Ivan Ier Kalita (1288-1340) fut prince de Moscou en 1325 et grand-prince de Vladimir en 1328. Son surnom de Kalita (escarcelle) lui vient de sa qualité de collecteur d'impôts pour les Mongols de la Horde Bleue dirigés par Özbeg, dont il était le vassal. ja:イヴァン1世 Ivan 01 Ivan 01 Ivan 01

Horde d'Or

Horde d'Or, dynastie mongole issue de Djötchi, le fils aîné de Gengis Khan, qui conquit et contrôla les steppes russes durant les XIII et s, entre autres. 1237-1242: Les Mongols ont conquis les principautés russes et ont ruiné toutes les villes russes excepté Novgorod (Kiev, Vladimir, Souzdal, Ryazan). La moitié de la population russe a péri pendant l'invasion mongole. Les survivants fuyaient vers le nord-est, dans les régions boisées entre la Volga nordique et l'Oka, où les sols étaient pauvres, mais le climat plus froid, où les voies commerciales étaient contrôlées par la Horde. La construction de bâtiments en pierre a cessé pendant deux cents ans. Oka Les Mongols avaient poussé leurs incursions jusqu'à la Pologne et Russie et les princes russes restèrent tributaires de leurs khans jusqu'à la fin du . Également territoire de l'actuelle Russie contrôlée par les cavaliers mongols. Le mode de vie de ces cavaliers rendait impossible la définition de cette zone en terme de territoire délimité par des frontières. La Horde d'Or se composait de la Horde Bleue à l'ouest, dirigée par les descendants de Batu et de la Horde Blanche à l'est (vers le Kazakhstan) contrôlée par ceux d'Orda. Des morceaux des territoires de la Horde d’Or constitueront les khanats de Kazan, d’Astrakhan, de Sibir (ouest de la Sibérie) et de Crimée, ce dernier seulement rattaché à la Russie en 1783.

Liste des Khans de la Horde d’Or

Horde Bleue, puis Horde d’Or
- 1227-1255 : Batu, fils de Djötchi
- 1255-1256 : Sartaq
- 1256-1257 : Ulaqtchi
- 1257-1267 : Berké
- 1267-1280 : Mengü Temür
- 1280-1287 : Tuda Mengü
- 1287-1290 : Tula Buqa
- 1290-1312 : Toqtaï (ou Toqto’a)
- 1312-1341 : Özbeg
- 1341-1357 : Djanibeg
- 1357-1359 : Berdibeg
- 1361-1380 : période d’anarchie où le pouvoir appartient au général Mamaï Horde blanche
- 1227-1280 : Orda, fils de Djötchi
- 1280-1302 : Kanitchi
- 1302-1309 : Bayan
- 1309-1315 : Sasibuka
- 1315-1320 : Ibisan
- 1320-1344 : Mubarak Khodja
- 1344-1361 : Tchimtaï
- 1361-1375 : Urus Khan
- 1376-1395 : Tokhtamysh, neveu d’Urus Khan selon certaines sources, protégé puis rival de Tamerlan, réunifie les deux hordes.

Les héritiers de la Horde d'Or

La horde Nogai, errant entre l'Irtych et la Volga, les khanats de Crimée, d'Astrakhan et de Sibir furent les héritiers de la Horde d'Or. En 1571, le khan Devlet-Girei de Crimée avec une horde de 120 000 cavaliers a ruiné Moscou, s'est emparé d'une grande quantité d'esclaves. Les incursions des Tatars de Crimée et des hordes transvolgiennes se prolongent jusqu'au . Chaque année, les cosaques et les jeunes nobles partaient pour le service de guet et de patrouille, protégeaient les territoires frontaliers russes contre les incursions tatares. Aux XVI et s, la frontière entre l'État de Moscovie et le monde des nomades passait non loin de Moscou, au sud de Riazan sur la rivière Oka, et d'Elets sur la rivière Sosna, l'affluent du Don. Les hordes tatares possédaient à la perfection la tactique des incursions, en choisissant la voie selon les lignes de partage des eaux. Leur voie principale vers Moscou était "Muravski Chljakh", de la Crimée jusqu'à Toula entre les rivières Dniepr et Donets Nordique. S'étant enfoncés en la Russie pendant 100-200 kilomètres, les nomades retournaient en arrière et, ayant déroulé du détachement principal les larges ailes, s'occupaient du pillage et la mainmise sur les gens. Les prisonniers et les esclaves étaient vendus à la Turquie et même aux pays européens. La ville de Caffa en Crimée était un des principaux marché de la traite des esclaves.

Liens externes


- [http://perso.wanadoo.fr/steppeasia/genealogie_gengis_khan.htm Généalogie]

Bibliographie

C. E. Bosworth, Les dynasties musulmanes, trad. Y. Thoraval, Actes sud, coll. Sinbad, 1996, ISBN 2-7427-0713-1 Vasily Kljuchevsky, "le Cours de l'histoire russe" Catégorie:Nomadisme Catégorie:Personnalité mongole Catégorie:Histoire de Russie ja:ジョチ・ウルス ko:킵차크 한국

Lituanie

|- valign="top" | Capitale || Vilnius |- valign="top" | Président
Premier ministre | Valdas Adamkus
Algirdas Brazauskas |{{{entête tableau charte{nwt|Nom français{nwt|Nom local{ligne grise

Église orthodoxe

L'Église orthodoxe est une des branches du christianisme. Elle est organisée en de nombreuses Églises territoriales (et non nationales) qui forment ensemble l' « Église orthodoxe » ou « Communion orthodoxe ». Les Églises orthodoxes sont nées ou fondées dans l'antique zone de culture grecque, c'est-à-dire dans la zone orientale du bassin de la Méditerranée. Ce groupe d'Églises partage une compréhension, un enseignement et des offices d'une grande similitude avec un fort sentiment de se considérer les unes les autres comme les parties d'une seule Église. La Bible et la Liturgie sont lues dans les langues nationales actuelles ou anciennes. Les Églises orthodoxes représentent dans le monde la deuxième plus grande confession chrétienne en nombre de fidèles après l'Église catholique.

Dénominations

Pour se reconnaître plus facilement dans les diverses orientations théologiques qui leur ont donné naissance, des tableaux ont été créés présentés sous les liens suivants : #Églises des deux conciles #Églises des trois conciles #Églises des sept conciles Ces expressions officielles autant que techniques se réfèrent aux conciles christologiques dont elles acceptent les conclusions. Voir Dogmes catholiques

Organisation

L’Église orthodoxe est une confrérie d’Églises indépendantes. Chacune d’elles est autocéphale, c’est-à-dire dirigée par son propre évêque principal. Elles partagent toutes une foi commune, des principes communs de politique et d’organisation religieuses ainsi qu’une tradition liturgique commune. Outre les langues employées lors du culte, seules des traditions mineures diffèrent en fonction des pays. Les évêques placés à la tête de ces Églises autonomes peuvent être appelés patriarches, métropolites ou archevêques. Ces prélats président des synodes épiscopaux qui, dans chaque Église, constituent l’autorité canonique, doctrinale et administrative la plus élevée. Il existe, entre les différentes Églises orthodoxes, une hiérarchie, déterminée en fonction de l’histoire plutôt que par leur force numérique actuelle.

Églises autocéphales

Les Églises autocéphales, d'un point de vue juridique et spirituel, sont complètement indépendantes et choisissent leurs propres leaders. Elles ont souvent compétence sur d'autres Églises, dites autonomes, en cela qu'elles sont indépendantes concernant des affaires internes jusqu'à certain degré, mais dépendent, pour la plupart, d'une Églises autocéphale. Du fait de son rayonnement ou de son importance historique, par exemple, les canons du Concile de Nicée, une Église autocéphale peut porter le titre patriarcat, archevêché ou métropole ; elle est alors dirigée respectivement par un patriarche, un archevêque ou un métropolite. À la tête d'une Église autonome, exerce un archevêque. Les Églises et communautés religieuses orthodoxes russes (des 7 conciles) en France dépendent selon les cas, du patriarcat de Kiev ou de celui de Moscou Dans les Églises orthodoxes, tous les évêques sont juridiquement et spirituellement égaux : un patriarche, un métropolite ou un archevêque n'ont pas plus d'autorité ni de droit juridictionnel particulier dans le territoire canonique d'un autre évêque par rapport à un évêque. Ils dirigent toutefois collégialement avec les évêques de leur secteur au titre de primus inter pares (« premier entre les égaux ») et représentent l'Église à l'extérieur.
Les résolutions engageant une église entière ne peuvent être prises que par la communauté des évêques lors d'un concile ou un synode. Dans son secteur, chaque évêque a la juridiction spirituelle totale.

Ecclésiologie

synode, Grèce]] L'Église orthodoxe se comprend comme l'Église chrétienne « des origines », dont toutes les autres Églises sont membres, y compris la catholique romaine. Une Église orthodoxe conçoit aussi tous les chrétiens résidant dans son territoire canonique comme sa patrie spirituelle. Elle voit donc avec plus ou moins de surprise les nombreuses confessions évangéliques, ouvrir sur son propre secteur des Églises parallèles. Cette surprise fonctionne aussi pour l'évangélisation catholique s'insérant en milieu orthodoxe. Les Églises orthodoxes, pour la plupart d'entre elles, sont membres du Conseil œcuménique des Églises, rejoint en 1961. Elles entretiennent aussi un dialogue œcuménique avec l'Église catholique et la Communion anglicane. Ils ne sont cependant pas prêts à accepter, même devant une décision votée à la majorité, à envisager des valeurs et pratiques non traditionnelles, (présidence d'une Pasteurine lors d'une célébration commune, hospitalité eucharistique, évolution de la langue liturgique, libéralisme théologique).

Ordinations et sacerdoce

libéralisme théologique Le sacrement de l'odre comporte trois étapes. La première étape est le diaconat, la deuxième le presbyterat et la troisième l'épiscopat. Seuls les évêques sont obligés au célibat, tandis que prêtres et des diacres peuvent se marier (avant l'ordination). Les prêtres sont fédérés dans une hiérarchie : le patriarche, l' archevêque ou le métropolite comme primus inter pares sont à la tête des évêques, puis viennent les évêques (du grec episkopos, c'est-à-dire surveillant, inspecteur), prêtres (du grec presbyteros, ancien), enfin les diacres (grec. diakonos, i.e. aide ou assistant). La hiérarchie compte aussi des sous-diacres, des lecteurs, des chantres sans sacrement spécifique et sans obligation particulière de discipline, offices qui tirent leur origine des liturgies primitives ; et exercent en partie d'autres fonctions que celles suggérées par leur nom. Les diaconesses appartiennent également au groupe des services sans ordination. Elles sont principalement compétentes pour la préparation du baptême des femmes ; leur rôle est toutefois devenu insignifiant avec l'acceptation des baptêmes d'adultes, en sorte qu'elles disparaissent complètement dès la fin du royaume byzantin. Les diaconesses ne participèrent jamais à l'office et ne peuvent être considérées comme un « diaconat féminin ». Contrairement aux Églises occidentales, dans les Églises orthodoxes la plupart des théologies sont très traditionnelles et l'enseignement est en grande partie, entre les mains des Églises ; on rencontre aussi de nombreux laïcs théologiens et, inversement, la majorité des prêtres ne sont pas théologiens. On n'ordonne pas les femmes et on n'admet pas les jeunes filles au service d'autel. La femme du prêtre a une position particulière dans la communauté et un titre spécifique :
- en arabe khouria (féminin d'un héllenisme kyrios, « seigneur »),
- en grec presbytera (« prêtresse », le plus ancien),
- en russe matuschka (« maman »). Exclues du service d'autel, les femmes peuvent, en principe, exercer toutes les fonctions dans la communauté, i.e. élues au conseil d'église, chef de chœur, lecteur, catéchiste pour les enfants comme pour les adultes, peintre d'icônes. La participation des femmes à la vie communautaire est toutefois différente selon la culture locale.

Spiritualité

Sacrement

Les Églises orthodoxes connaissent sept sacrements, plus exactement nommés mystères
- le baptême,
- la confirmation (qui succède immédiatement au baptême), La Chrismation
- l'eucharistie (donnée la premiere fois également directement après le baptême), les Saints Dons
- la réparation (réconciliation ou pardon),
- l'ordre,
- le mariage
- le sacrement des malades - onction des malades (n'est pas réservé aux mourants) Les 7 sacrements ont été repris par l'Églises catholique, mais en orthodoxie, ils ne sont pas fixés dogmatiquement comme cela se produisit dans l'Église catholique à l'époque de la Réforme (). Ainsi la délimitation n'est pas claire entre sacrement et sacramentalité (e.g. un enterrement ou un ondoiement). Contrairement à la plupart des religions du monde, les Églises orthodoxes ne célèbrent aucun rituel de transition de l'enfant à l'adulte ; mais beaucoup de traditions locales sont pratiquées par des jeunes et ressortent de ce type de célébration : en Grèce, par exemple, plonger dans un fleuve et en rapporter une croix le jour de la célébration du Baptême du Christ, le 6 janvier. L'Orthodoxie est la continuité de l'église chrétienne primitive. Certaines Églises se sont séparées d'elle en particulier en 431, en451 et en 1054.

Liturgie


- Le cœur de la spiritualité orthodoxe est riche, principalement dans le chant de la liturgie fortement symbolique, dont la forme actuelle, au moins partiellement, s'enracine au .
- La première partie de la liturgie, appelée Liturgie des Catéchumènes avec prière et lectures bibliques se référe au culte synagogal, tel que Jésus dut le connaître ; la deuxième partie, la Liturgie des fidèles célèbre l'Eucharistie, est d'origine proprement chrétienne. Le nom de chacune des parties se réfère au temps où tous les candidats non encore baptisés devaient quitter l'église après la première partie et où l'on fermait les portes à clef.
- la liturgie originale dure cinq heures, la liturgie basilienne dure environ deux heures, la liturgie de Jean Chrysostome ne dure environ qu'une heure et demie et c'est celle qui est célébré la plupart des dimanches tandis que, pour les fêtes plus importantes, on préfère la liturgie de Saint-Basile. Avec les orthros (matînes) et d'autres prières, l'office dure aussi trois heures les dimanches normaux ; de ce fait, tous ne restent pas du début à la fin. L'antienne Kyrie eleison fréquente est typique (Seigneur, prends pitié) de la liturgie
- le chant développe une particulière importance dans la liturgie russe orthodoxe. Ils sont compris comme prière à part entière ; ils ne doivent donc être « produits » que par les voix humaines. L'utilisation des instruments n'est pas admise dans les Églises russes orthodoxes parce que les instruments ne peuvent prier. Dans les autres Églises orthodoxes, la musique instrumentale est rare. Une théorie, envisageant cette aversion contre la musique instrumentale, la rapproche des orchestres usuels dans les jeux du cirque romains ; les chrétiens considèrent les jeux du cirque, dans lesquels ils étaient parfois les victimes, comme un culte idolâtre. Dans la liturgie orthodoxe, on se signe chaque fois que la Trinité est mentionnée. Le signe de croix se pratique selon un mouvement de droite à gauche : front, poitrine, épaule droite, épaule gauche. Le pouce, l'index et le majeur sont liés pour représenter la trinité, tandis que l'annulaire et l'auriculaire sont repliés dans la paume pour signifier la double nature. On se signe aussi en admirant une icône avec ou sans prière et dans d'innombrables autres occasions, laissées à la discrétion du croyant. Le fidèle est, en principe, debout à l'office ; beaucoup d'églises n'ont de sièges que le long des murs pour les personnes âgées ou affaiblies. La position à genoux est peu fréquente ; le dimanche, on connaît quelques grandes prosternations analogues à celles de l'Islam dans les Églises d'Europe centrale ou d'Égypte.

Calendrier

Certaines églises orthodoxes n'ont pas adopté la réforme du calendrier initiée par le pape catholique Grégoire XIII en 1582. Elles utilisent donc encore le calendrier julien. Pour les membres de ces églises (Jérusalem, Russie, Géorgie, Serbie, mont Athos) les dates des fêtes religieuses sont par conséquent décalées par rapport à celles des autres chrétiens, et par rapport au calendrier civil, qui est partout le calendrier grégorien. Ces orthodoxes fêtent bien Noël le 25 décembre mais leur fête tombe le 7 janvier du calendrier civil (avant 1900, elle tombait le 6 janvier, après 2100 elle se situera le 8 janvier). La date de Pâques est cependant commune à toutes les églises orthodoxe (à l'exception de l'Eglise autonome de Finlande) parce qu'elle est partout fixée à partir du calendrier julien. Cette façon de calculer engendre des écarts variables avec la date déterminée par le calendrier grégorien : certaines années la date est la même, d'autres années il peut y avoir une semaine ou même cinq semaines de différence (Pâques tombe en avril ou en mai pour les orthodoxes, jamais en mars).

Les fêtes liturgiques

La journée liturgique commence la "veille" au soir, au coucher du soleil, conformément à l'usage sémitique. Elle comprend donc une nuit de veille et un jour conformément au récit de la Génèse "Il fut un soir, il fut un matin, premier jour". Les fêtes se répartissent ainsi :
- Une Fête des fêtes, Solennité des solennités :
- qui comprend le jour de Pâques, inaugurant la semaine du Renouveau et le temps pascal qui dure en tout quarante jours.
- Douze grandes fêtes souvent représentées sur les murs des églises :
- Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu (8 septembre).
- Exaltation de la Très Sainte Croix (14 septembre).
- Présentation de la Très Sainte Mère de Dieu au Temple (21 novembre).
- Nativité du Seigneur (25 décembre).
- Baptême du Christ ou Théophanie (6 janvier).
- Présentation du Christ au Temple ou Chandeleur (2 février).
- Annonciation (25 mars.
- Entrée du Christ à Jérusalem ou Rameaux (une semaine avant Pâques).
- Ascension du Seigneur (40 jours après Pâques).
- Pentecôte (50 jours après Pâques)
- Transfigurationdu Christ sur le mont Thabor (6 août)
- Dormition de la Très Sainte Mère de Dieu (15 août).
- Autres fêtes importantes :
- Nouvel an liturgique, prière pour la sauvegarde de la création (1er sept).
- Protection de la Très Sainte Mère de Dieu (1er octobre, en Grèce le 28).
- Saints archanges (8 novembre).
- Saint Nicolas (6 décembre).
- Saint Basile le Grand et Circoncision du Seigneur (1er janvier).
- Trois ss. Docteurs, Basile, Jean Chrysostome et Grégoire le T. (30 janv).
- Triomphe de l'Orthodoxie (Premier dimanche du Grand Carême).
- Résurrection de Lazare (samedi veille des Rameaux).
- Grande Semaine (semaine sainte entre Rameaux et Pâques).
- Nativité de saint Jean Baptiste (24 juin).
- Saints apôtres Pierre et Paul (29 juin).
- Décollation de saint Jean Baptiste (29 août, jour de jeûne).
- Jours de jeûne :
- Carême de Noël (40 jours du 15 novembre au 24 décembre).
- La veille de la Théophanie (5 janvier).
- Le Grand Carême (40 jours du Lundi pur à l'avant veille des Rameaux).
- Semaine Sainte (du samedi veille des Rameaux au samedi saint).
- Jeûne précédant la fête des apôtres Pierre et Paul (29 juin).
- Jeûne de la Mère de Dieu (du 1er au 14 août).
- Décollation de saint Jean Baptiste (29 août).
- Exaltation de la Précieuse Croix
- Mercredis et vendredis sauf en temps de grande fête.
- Semaines complètes sans jeûne :
- Noêl du 25 décembre au 4 janvier
- Semaine du Pharisien et du publicain, trois semaines avant le Grand Carême
- Semaine des laitages (sans viande), semaine précédant le Grand Carême
- Semaine de Pâques ou du Renouveau
- Semaine de la Pentecôte
- Dates de Pâques : Selon le calendrier grégorien 2006 : 23 avril, 2007 : 8 avril, 2008 : 27 avril, 2009 : 19 avril, 2010 : 4 avril, 2011 : 24 avril, 2012 : 15 avril.

Les Églises orthodoxes


- 1.Église orthodoxe de Constantinople
- 2.Église orthodoxe d'Alexandrie
- 3.Église orthodoxe d'Antioche
- 4.Église orthodoxe de Jérusalem
- 5.Église orthodoxe russe
- 6.Église orthodoxe géorgienne
- 7.Église orthodoxe serbe
- 8.Église orthodoxe roumaine
- 9.Église orthodoxe bulgare
- 10.Église orthodoxe chypriote
- 11.Église orthodoxe grecque
- 12.Église orthodoxe albanaise
- 13.Église orthodoxe polonaise
- 14.Église orthodoxe tchèque et slovaque

Voir aussi


- orthodoxie
- christianisme
- L'église orthodoxe en Belgique, sur Wikinations.be

Liens


- [http://fr.orthodoxlinks.info/ L'annuaire des sites web orthodoxes] Catégorie:Orthodoxie Catégorie:Chrétiens d'Orient ja:東方正教会

Mongols

Les Mongols vivent actuellement en Mongolie, en Russie et en Chine, particulièrement en Mongolie du nord (la région du lac baïkal) annexée par la russie etMongolie intérieure. Les deux ethnies mongoles de Russie sont les Bouriates, à l'est du lac Baïkal, et les Kalmouks, au nord de la mer Caspienne. Ils sont actuellement environ 10 millions, dont 5 millions en Chine, et ils parlent différentes langues de la famille altaïque (tchakar, khalkha, oïrate, kalmouk, bouriate, etc.)

Histoire

Au premier millénaire de notre ère, les Mongols vivaient probablement en Sibérie orientale, sur le cours supérieur du fleuve Amour. Cette position très excentrée, à l'écart des grandes civilisations de l'Asie, explique que leur culture ait été peu évoluée, au contraire de celle des Turcs. Ils se déplacèrent vers ce qui allait devenir la Mongolie au début du deuxième millénaire. Bien qu'ils aient été relativement peu nombreux (environ 200 000 à l'apogée de leur empire), les Mongols jouèrent un rôle important dans l'histoire mondiale. Se rassemblant au début sous le commandement de Gengis Khan, les Mongols créèrent le plus vaste empire de tous les temps, englobant 35,7 millions de kilomètres carrés et plus de 100 millions de personnes sous leur gouvernement. À leur apogée, ils contrôlaient la majorité de la Chine, la Corée, une partie de la Sibérie, l'Indochine, la Birmanie, l'Iran, l'Irak, l'Asie Mineure, la Russie, la Pologne, la Hongrie, et une partie des Balkans.

Le peuple

Les Mongols étaient un peuple nomade. Les États d'Asie, de Russie et du Moyen-Orient étaient déclinants ou très petits. Prenant l'initiative, les mongols exploitèrent ce vide de pouvoir et joignirent toutes ces zones en un réseau de commerce solidaire. Ils étaient complètement dépendants du commerce avec les citadins. Étant nomades, ils n'accumulaient pas de surplus en vue des périodes difficiles. Le début de la conquête, en 1200, fut provoqué par la réduction des échanges commerciaux de la Chine du Nord. Ils attaquèrent pour survivre. Conquérir, du point de vue initial du Khan, ne consistait par à soumettre les cultures concurrentes à la façon de vivre nomade, mais plutôt à les détruire. Parce qu'il était nomade, on suppose que Gengis Khan n'a pas compris ou n'a pas fait attention aux bénéfices de la vie en ville. C'est un contraste marquant avec la réalité évidente de leur dépendance au commerce avec ces personnes. On a dit que le plan initial de Gengis Khan était de détruire les territoires conquis, de détruire toutes traces de la civilisation ennemie et de convertir les terres en pâturages pour ses troupeaux. Cependant, Sorghagtani Beki (voir la Philosophie de l'Empire ci-dessous) signala un avantage caché de conserver le statu quo. Si les habitants des villes étaient autorisés à continuer leur style de vie, ils pourraient produire un surplus de nourriture et de produits, une portion qui pourrait être payée au Khan comme taxe. Étant donné l'extraordinaire succès des conquêtes du Khan, ces richesses pouvaient être elles aussi extraordinaires. Après avoir soupesé cette idée, le Khan accepta, et préleva des taxes. D'innombrables vies et cultures furent sauvées par cette méthode. Gengis Khan n'eut jamais l'intention de créer un empire mondial. Chacune de ses conquêtes était due à une dispute spécifique sur le développement du réseau commercial (le traitement des Mongols, ou des termes désavantageux pour le commerce). Un exemple est la capture de Yanjing en 1215. Il refusa d'exploiter la capture de la capitale de toute la Chine du nord. Après son succès, il retourna simplement dans les steppes (avec un butin). Le même modèle fut appliqué lors de la conquête de l'Asie de l'ouest, prise en seulement six ans. C'était une formule simple, surmonter les résistances, établir des contrats commerciaux avantageux et repartir.

Les innovations militaires

L'empire mongol s'étendit avec beaucoup de succès à l'ouest. Les Mongols, combattaient de façon très méthodique, à l'opposé de l'image de horde sauvage que l'on a d'eux, et leur organisation et leur discipline leur valut de nombreuses victoires :
- L'utilisation de la mobilité. Ils utilisaient un système de trompes et de drapeaux, abaissées et soulevés par le commandant. Cela les autorisaient à déplacer leurs troupes sur des positions prévues du champ de bataille ou de choisir l'allure du déplacement (comme la charge, la retraite, le contournement). De plus, ils utilisaient des sous-commandants autorisés à prendre des décisions durant la bataille.
- Les Mongols ont presque complètement basé leurs forces sur la cavalerie légère, armés d'arcs et d'épées. Mobile et nombreuse, la cavalerie mongole déclenchait le combat où elle le souhaitait, ou se repliait facilement lorsque la cavalerie lourde ennemie se rapprochait trop. La cavalerie lourde n'utilise pas d'archers et est conçue principalement pour provoquer un choc - en se servant de leur masse, de leur vitesse et de la crainte de leur mouvement de masse (personne ne souhaite être piétiné à mort) pour casser les lignes d'infanterie ennemies. Ainsi, lorsque la cavalerie mongole rencontre une cavalerie lourde, ses cavaliers légers, plus rapides, utilisant des arcs et organisés en unités articulées défont aisément les chevaliers, la crème du pouvoir militaire européen.
- Leur conception des armures était nettement différente. Contrairement aux chevaliers européens, qui utilisaient l'armure plate (assemblage d'anneaux et de morceaux de métal plats pour protéger le porteur, limitant la vision et le mouvement), les Mongols se servaient d'armures en cuir laqué, doublées de soie, pour se protéger. Ces armures plus légères donnaient aux guerriers Mongols plus de possibilités de mouvements, une meilleure vision, et moins de fatigue, leur donnant un avantage par rapport à leurs adversaires. Si un soldat était frappé par une flèche, elle pénétrait la peau et perçait la chair mais la soie n'était pas percée, simplement tirée dans la blessure. Un docteur Mongol pouvait alors facilement retirer la flèche, enveloppée du tissu, de la blessure, cela réduisait les chances d'infection et facilitait le nettoyage et le bandage de la plaie, permettant même parfois au guerrier de retourner au combat immédiatement. Ce simple procédé sauva beaucoup de vies. Lors d'un conflit prolongé, les Mongols possédaient plus de vétérans entraînés sur le champ de bataille que leurs opposants. Cela produisait généralement une situation où une armée de vétérans Mongols se bat contre une armée de conscrits paysans, avec de désastreux résultats pour les adversaires des Mongols.
- Des améliorations technologiques dans l'art de la guerre. Outre les techniques de combats novatrices pour l'époque, les mongols ont aussi été les premiers à se servir de « bombes ». Il s'agissait en fait de boules en céramiques, creuses, remplies de poudre noire. D'anciens textes y faisaient référence et on en a retrouvé récemment sur une épave de bateau mongol coulé lors de la tentative d'invasion du Japon (voir plus bas la Chronologie de la Conquête)
- Ils utilisaient un concept opérationnel (connu comme « art opératif ») inédit. En tant que nomade, les Mongols transportaient toutes leurs richesses et toutes leurs provisions avec eux, à cheval. C'était à tout point de vue comme de déplacer une cité entière à cheval. Ils étaient plus mobiles que beaucoup d'armées adverses qui étaient liées aux villes pour leur logistique. Comme leur façon de combattre était supérieure (la cavalerie légère, des vétérans), ils n'étaient pas dominés au combat. La solution traditionnelle à ce problème est d'attaquer la logistique adverse (eau, nourriture, champs). Cependant, leurs opposants citadins étaient liés aux villes mais pas les Mongols. Ce concept opérationnel leur assure une victoire rapide sur tous les ennemis de leur histoire. L'analogie moderne la plus proche est le porte-avions, capable de transporter une cité entière de combattants près de l'adversaire par surprise, les frapper à distance et battre en retraite sans pouvoir être suivi.
- Ils se servaient de la terreur politique systématiquement comme arme psychologique. Les Mongols offraient une opportunité de se rendre en des termes favorables. Ils étaient le plus souvent dictés au premier grand centre de peuplement de la nouvelle région, bien qu'il y ait quelques exceptions. En cas de refus, ils pillaient la ville en exécutant la population entière (épargnant quelques ouvriers qualifiés) puis la brûlaient avec les champs avoisinants. En plus, ils construisaient souvent un édifice de crânes à l'extérieur des murs de l'ancienne ville en tant que souvenir de leur passage. Ils permettaient alors à quelques survivants de s'enfuir pour répandre la terreur dans la région. En proposant d'abord des termes favorables (ou du moins acceptables) puis en supprimant définitivement toute résistance, on dit que les Mongols prévenaient une grande partie des combats avec les peuples envahis. Les Mongols acquirent rapidement une réputation d'envahisseurs invincibles et cruels. Après les victoires initiales et la preuve des bonnes intentions des Mongols, il devint plus difficile pour les dirigeants de convaincre leur peuple de résister à l'invasion. Cette utilisation de la terreur est certainement à l'origine de la vitesse sans précédant à laquelle les envahisseurs mongols se sont étendus sur l'Asie de l'ouest et l'Europe de l'est.

La philosophie de l'Empire

Le plus remarquable Mongol du XIIIe siècle (bien plus que Gengis Khan lui-même) était la mère de Kubilai Khan et la belle-fille de Gengis Khan, Sorghagtani Beki. Elle est mentionnée par de nombreux écrivains du XIIIe siècle, comme des Persans, des missionnaires européens et des érudits arabes comme la plus renommée des Mongols. Un physicien du Moyen-Orient commenta : « Si je voyais parmi la race des femmes une autre aussi remarquable que celle-là, je dirais que la race des femmes est supérieure à la race des hommes » un compliment de la part d'un homme d'une culture connue pour sa vue misogyne des femmes au XIII. Le plus grand exploit de Beki fut de se rendre compte des problèmes sérieux que les Mongols rencontreraient en dirigeant un empire intercontinental. Bien qu'illettrée elle-même, en élevant ses quatre fils (tous destinés à être Khan) pour diriger, elle leur fit apprendre à chacun une des langues utilisées par un de leurs peuples. De plus, elle éduqua des serviteurs de la cour et des nobles sur les religions de leurs sujets et les envoya pour devenir membre du clergé dans chaque région. La tolérance religieuse était prévue par la loi et toutes les religions étaient équitablement soutenues dans tout l'Empire. Cela éliminait une source de conflit sur laquelle une résistance aux Mongols aurait pu être basée. Sa plus grande contribution au gouvernement mongol fut de se rendre compte qu'une exploitation purement économique des peuples gouvernés serait contre-productive. Donc, plutôt que de transformer la Chine en pâturage mongol, elle maintint la société chinoise. L'augmentation de la production réalisée grâce au règne éclairé des Mongols provoqua une augmentation des taxes et des tributs. Chacun de ses fils suivit la même philosophie, assurant la continuité et la stabilité. La tolérance religieuse, support économique et le degré d'alphabétisation furent les innovations qui conduisirent un petit peuple de nomades à diriger tout ce qu'ils pouvaient contempler.

Chronologie de la Conquête :

Les Mongols tentèrent deux invasions manquées du Japon. La première fut complètement détruite par un typhon (Kamikaze, ou vent des dieux, à l'origine du nom commun). Les vaisseaux mongols survécurent au typhon la seconde fois mais toutes les provisions furent détruites et les soldats, affamés, furent anéantis par l'infanterie japonaise et les samourais.
- 1200 : Nord de la Chine - Nombre de morts inconnu
- 1215 : Yanjing Chine - Nombre de morts inconnu
- 1221 : Nishapur, Empire perse - ~1,7 million de tués dans la bataille
- 1221 : Merv, Empire perse - ~ 1,3 million de tués dans la bataille
- 1221 : Meru Chahjan, Empire perse - ~ 1,3 million de tués dans la bataille
- 1221 : Rayy, Empire perse - ~ 1,6 million de tués dans la bataille
- 1226 : Tangut Campaign - Gengis Khan déclencha une guerre contre le peuple de Tangut, au nord de la Chine.
- 1258 : Bagdad - ~ 800,000 personnes. Provoqua la destruction de la dynastie des Abbassides
- 1260 : première défaite mongole à la Bataille d'Aïn Djalout
- 1226-1266 : - ~ 18 million de morts signalés dans la conquête du Nord de la Chine. Ce nombre fut estimé par Kubilai Khan lui-même.

Articles annexes


- La Horde d'Or
- L'Empire moghol
- La langue mongole

Liens externes


- [http://www.mongoliatourism.gov.mn Mongolian Tourist Board] (en anglais) Catégorie:Groupe ethnique de Chine Catégorie:Nomadisme Catégorie:Peuple turco-mongol ja:モンゴル

1480

Catégorie:1480
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---- Cette page concerne l'année 1480 du calendrier julien.

Événements


- Bruxelles devient le centre européen de la tapisserie.
- Ivan III le Grand devient le chef de toute la Russie. Il libère Moscou du joug mongol, s'autoproclame tsar de Russie et commence l'unification de la Russie.
- L'Inquisition espagnole est établie pour interroger les hérétiques et convertir les Juifs.
- Ludovico Sforza devient duc de Milan.
- Léonard de Vinci décrit un parachute parfaitement fonctionnel.

Naissances en 1480


- Albrecht Altdorfer, peintre, graveur et architecte allemand
- Mathias Grünewald, peintre allemand
- Ferdinand Magellan, navigateur et explorateur portugais

Décès en 1480


- Tlacaelel, principal conseiller de trois souverains aztèques, Itzcoatl, Moctezuma Ier, Axayacatl et auteur d'une profonde réforme religieuse et sociale chez les Aztèques. ko:1480년

Ivan IV de Russie

Ivan IV Vassiliévitch (en russe Иван Васильевич), dit Ivan le Terrible (Иван Грозный), né le 25 août 1530 à Kolomenskoïe, mort le 18 mars 1584 à Moscou, grand-prince de Vladimir et Moscou de 1533 à 1584, premier tsar de Russie de 1547 à 1584..

Biographie

Fils de Vassili III (1479-1533) et de sa deuxième épouse, Hélène Glinsky(?-1538), il succède à son père à sa mort, le 4 décembre 1533. Trop jeune pour régner, le pouvoir est soumis à un conseil de régence conduit par sa mère, Hélène, et par vingt boyards. Celle-ci décède le 3 avril 1538, probablement empoisonnée, et le pouvoir se partage alors entre différentes factions de familles de boyards (Chouski, Glinski, Bielski). C’est dans cette ambiance de haine et de mort que Yvan passera son enfance, et dans la crainte perpétuelle d’être assassiné. Ses loisirs se partagent entre la torture d’animaux, la chasse, la maltraitance des villages alentour. Autodidacte, il s’intéresse néanmoins aux Saintes Écritures et à force de se prosterner devant les icônes, son front porte la trace d’une callosité. À 16 ans, il rejoint l’armée à Kolomna, où celle-ci vient de mener une action contre les Tatars, il y fait exécuter 50 arquebusiers de Novgorod porteurs d’une pétition au sujet des vexations qu’ils subissent. Il est sacré tsar à Moscou le 16 janvier 1547. Il est le premier tsar régnant. Plus qu’un titre à ses yeux, il se croit investi d’une mission divine, et son investiture ne sera consacrée qu’en 1561 par le patriarche grec Iosaphe de Constantinople. Il se marie le 3 février 1547 en la cathédrale de l’Assomption avec Anastasia Romanovna Zakharine (?-1560) qui lui donnera cinq enfants : Anna Ivanovna (1548-1550), Maria Ivanovna (1551-1605) qui épousera Boris Godounov), Dimitri Ivanovitch (1552-1553) 1 tsarévitch, Ivan Ivanovitch(1554-1581)2 tsarévitch (qui épousera Eudoxie Sabourov, Prascovia Solov, Héléna Chérémétiev), Fedor 1er(1557-1598) 3 tsarévitch qui épousera Anna Godounov. En 1561, Ivan IV épouse Maria Kabardie-Temriouk (?-1569) fille du prince tcherkesse Temriouk qui lui donne un fils : Vassili Ivanovitch (1563-1563). Il se remariera en 1571 avec Marthe Sobakine (?-1571), en 1572 avec Anna Koltovski (?-1626) divorcés en 1575, en 1575 avec Anna Vassiltchikova (?-1574) divorcés en 1576, en 1576 avec Vassilissa Mélentiéva (?-?) divorcés en 1577, en 1580 avec Maria Fédorovna Nagoï (?-1612) qui lui donnera un fils : Dimitri Ivanovitch(1582-1591). Suite aux incendies de Moscou de 1547 qui ont provoqué des milliers de morts, Ivan se croyant abandonné de Dieu décide de convoquer des représentants de toutes les régions de la Russie. Cette assemblée aura lieu en 1550 et Yvan y promettra de défendre le peuple contre l’oppression et l’injustice. Mais cette assemblée lui permettra aussi d’imposer son code tsarien (tsarski soudiebnik) pour remplacer celui de son grand-père Ivan III qui date de 1497. Les premières années de son règne sont consacrées à une modernisation de la Russie. Il placera aussi aux postes clé de l’empire de petites gens qui lui sont acquis plutôt que les vaniteux boyards. Il établit un code de lois en 1550, réorganise le clergé en 1551, en le soumettant à l'État, et crée le corps des Streltsy, un corps d'infanterie constituant la garde personnelle du tsar. Il tient également, en 1549, la première réunion du zemski sobor (земский собор, « assemblée de la terre »), un conseil de nobles consulté lors des grandes décisions. La première presse à imprimer est introduite sous son règne. À partir de 1560, pourtant, le régime se durcit. Les premières lois restreignant la liberté des paysans sont prises, qui conduisent ensuite au servage. Ivan IV se lance dans un régime de terreur contre les boyards, qu'il hait depuis sa jeunesse. En 1564, il constitue lopritchina, le domaine royal, possédé personnellement par le tsar. Il est administré par sa police spéciale, les opritchiniki, qui rapidement deviennent des despotes locaux, terrorisant la population et les nobles, imposant la conscription forcée pour le front livonien (voir ci-dessous). À l'extérieur, Ivan IV assure l'extension de l'empire. Les Suédois, les Polonais et les Tatars l’irritent au plus haut point et c’est contre eux qu’il va mener ses premières campagnes militaires. Il annexe les khanats de Kazan et d'Astrakhan en 1552 et 1556, ce qui donne à l'empire un accès à la Volga. Après deux échecs en 1547 et 1549, Yvan quitte Moscou le 16 juin 1552 à la tête d’une armée de 100 000 hommes dit-on. Celles-ci composée d’éléments hétéroclites, comme les strélitz, fantassins munis d’armes à feu ou de troupes (Possokha) ni aguerries ni disciplinées fournies par les villes et les campagnes sont pour la première fois commandées par des officiers nommés au mérite et non par la naissance. Le 2 octobre 1552, Kazan, capitale des Tatars, devient russe après d’âpres combats. Pour célébrer cette victoire, Ivan fera bâtir à Moscou la cathédrale Saint-Basile. La construction de celle-ci durera 6 ans et suivant la légende, les yeux de son architecte, Barma Iakovlev, seront crevés afin que celui-ci ne puisse en rebâtir une autre aussi belle. Il repousse les Tartares et ouvre aux Anglais la mer Blanche et le port d'Arkhangelsk. En 1558, il s'engage dans la guerre russo-livonienne, longue guerre qui, après lui avoir assuré un débouché sur la mer Baltique, termine en 1583 par une défaite contre une coalition réunissant la Pologne, la Suède, la Lituanie et les Chevaliers teutoniques de Livonie. À la fin du règne d'Ivan IV, la Russie se retrouve saignée par une guerre de 25 ans. En 1581, il tue son fils aîné, probablement dans un accès de colère. À sa mort, en 1584, il laisse deux fils, Fédor Ier et Dimitri V, à qui il lègue une Russie en crise, à la fois économiquement, socialement et politiquement, crise qui ne se termine que par l'accession au trône du premier des Romanov en 1613.

Bibliographie


- Jeanne Champion,
Le Terrible (biographie romancée), Fayard, janvier 2005. 328 pages. ISBN : 2213623007 Ivan 4 Ivan 4 Ivan 04 ja:イヴァン4世

1571

Catégorie:1571
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---- Cette page concerne l'année 1571 du calendrier julien.

Événements

Amériques


- L'inca Titu Kusi (1560-1571) meurt empoisonné
- Début du règne de Tupac Amaru, dernier souverain inca, il sera exécuté en 1572.

Europe


- 7 octobre : Bataille de Lépante. les Ottomans sont défaits par la flotte alliée des Vénitiens, des Espagnols et de la papauté. C'est la fin de la puissance maritime ottomane en Europe.
- Les Espagnols défont les Turcs ottomans dans le Golfe de Corinthe.
- Les Turcs ottomans s'emparent de Chypre.
- Fondation de la bourse de Londres.
- Grève des imprimeurs à Paris et à Lyon.

Océanie & Pacifique


- Manille devient la capitale de la colonie espagnole des Philippines.

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- Akbar organise un colloque avec des représentants de toutes les religions.

Arts & cultures


- Un manuel de calligraphie Lo scrittor'utile (l'écrivain utile) est publié par Hercolani, un notaire de Bologne.

Naissances en 1571


- 27 janvier : Abbas Ier le Grand, shah de Perse.
- 2 août : Charles Ier de Lorraine, 4ème duc de Guise, homme politique français, († 1640).
- 9 septembre : Léonor Eyquem, seconde fille de Michel de Montaigne, son unique enfant qui vivra.
- 29 septembre : le Caravage (Michelangelo Merisi), peintre italien.
- 27 décembre : Johannes Kepler, astronome allemand.

Décès en 1571


- ko:1571년

Crimée

ja:クリミア自治共和国 Catégorie:Ukraine Catégorie:Péninsule La Crimée (Крым en russe) est une presqu'île située au sud de l'Ukraine, plongeant dans la Mer Noire, constituant une république autonome. Elle est reliée au continent par l'isthme de Pérékop. Au nord-est se trouve la Mer d'Azov. La région, bien que faisant partie de l'Ukraine, est essentiellement russophone. Elle faisait d'ailleurs partie de la Russie, avant d'être rattachée à l'Ukraine en 1954. C'est l'antique Chersonèse taurique. La région est reconnue pour ses vignobles, ses vergers, ses endroits de villégiatures ainsi que ses sites touristiques. On y trouve notamment les villes de Sébastopol, Simferopol et la célèbre ville de Yalta, où furent signés les accords de Yalta en 1944, entre Staline, Roosevelt et Churchill.

Géographie

La Crimée borde les frontières de la région de Kherson au nord. Le reste de ses frontières est la Mer Noire au sud et à l'ouest, et la Mer d'Azov à l'est. Sa surface est de 26,100 kilomètres carrés, avec une population de 2 millions d'habitants. Sa capital est Simferopol. La Crimée est reliée au territoire ukrainien par une bande de terre large de 5 à 7 kilomètres appelée l'Isthme de Perekop. À l'est se trouve la péninsule de Kertch, qui fait face directement à la péninsule russe de Taman. Entre les péninsules de Kerch et Taman se trouve le détroit de Kertch, large de 3 à 13 kilomètres, liant la Mer Noire à la Mer d'Azov. Les côtes de Crimée sont irrégulières et forment un grand nombre de ports et de baies. Ces ports se trouvent dans la partie ouest de l'isthme de Perekop, dans la Baie de Karkinit. Dans le sud-ouest, dans la Baie de Kalamita se trouvent les ports d'Eupatoria, de Sébastopol et de Balaklava. La Baie d'Arabt se trouve dans le nord de l'isthme de Yenikale. La Baie de Kaffa (ou Feodosiya), avec le port du même nom, se trouve dans le sud. Balaklava Balaklava La côte sud-est est très montagneuse, avec une série de montagnes parallèles, à une distance de 8 à 12 km de la mer : la Yayla-Dagh, ou prairie alpine. Ces montagnes sont voisines d'une seconde rangée Azov plus dans l'arrière pays. 75% du reste de la surface criméenne est composée de prairies semi-arides, de steppes dans le sud qui longent par le nord-ouest les pieds de la Yayla-Dagh. Une grande partie de ces montagnes ont des sommets assez abrupts et impressionnants, avec une différence d'altitude élevée par rapport à la mer si proche (650 à 750 mètres), commençant dans la pointe sud-ouest de la péninsule, appelée Cap Fiolente. Historiquement, cette pointe abritait le temple d'Artémis, où Iphigénie aurait officié comme prêtresse. Les terres qui se trouvent au pied du Yayla-Dagh sont d'un caractère tout autre. Là, les bandes étroites de la côte et les pentes abruptes des montagnes sont couvertes de verdure. Cette « Riviera russe » s'étend tout le long des côtes sud-est, du Cap Sarich, dans l'extrême sud, à Feodosiya, accueillant de nombreuses plages, tel Aloupka, Yalta, Gurzuf, Sudak et Feodosiya. À l'époque de l'Union Soviétique, cette région offrait de nombreux sites de villégiature pour les élites du parti et les travailleurs émérites. La région de Crimée abrite de nombreuses vignes et vergers. On y pratique la pêche le long des côtes. Quelques mines subsistent, et on y produit des huiles essentielles. On peut aussi trouver de nombreux villages tatars, des mosquées, des monastères et des palais royaux, ainsi que d'anciens châteaux du Moyen Âge et des ruines grecques pittoresques. verger

Villes principales


- Simferopol
- Sébastopol
- Yalta
- Yevpatoriya
- Kertch

Histoire

Les débuts

Kertch] Les touts premiers habitants furent les Cimmériens, qui furent par la suite expulsés par les Scythes durant le siècle avant J.-C. Les survivants prirent refuge dans les montagnes et devinrent par la suite les Tauri. Dans le même temps, les colons grecs ont commencé à s'installer sur les côtes et à fonder des colonies : Hersones, Feodosiya... Par la suite, la région sera sous influence romaine. Elle sera successivement occupée par les Goths (250 après J.-C.), les Huns (376), les Bulgares (), les Khazars (), les Rus' de Kiev (X-s), les Grecs Byzantins (1016), les Kiptchaks (1050) et les Mongols (1237). Durant le , les Génois reprirent plusieurs colonies que les Vénitiens avaient établies sur les côtes : Eupatoria, Cembalo, Soldaia et Caffa.

Khanat de Crimée

De 1430 à 1783 les Tatars établirent un état indépendant, le khanat de Crimée. En 1475, le khanat se plaça sous la protection de l'Empire ottoman, pour se protéger des Grands Princes de Russie. Il devenait ainsi vassal de la Porte et payait un tribut. En 1498, les Tatars de Crimée chassèrent les troupes polonaises qui s'étaient aventurées en Moldavie, sur la demande des Ottomans. En 1511, le khanat aida le futur Sultan ottoman Sélim à obtenir le poste de gouverneur d'une province d'Europe. En 1569, le khanat attaqua Astrakhan, qui était passé sous le contrôle de la Russie. Deux ans plus tard, les Tatars, sous les ordres du khan Devlet-Giray, lancèrent un raid contre Moscou, faisant environ 100'000 prisonniers. En 1578, le khanat aida l'Empire Ottoman dans une guerre contre les Perses. La région tomba sous influence russe en 1774, après la Guerre Russo-Ottomane (1768-1774). Le traité qui fut signé fit sortir le khanat de Crimée du giron ottoman pour le transférer dans l'Empire russe.

Liste des khans de Crimée

L'Empire Russe

La Guerre de Crimée, qui prit place entre 1854 et 1856, dévasta l'économie et les structures sociales de la Crimée. Les Tatars de Crimée ont dû quitter en masse la région suite à la guerre, aux persécutions et aux confiscations des terres. Ils se sont dirigés et réinstallés dans d'autres provinces de l'Empire Ottoman, en Anatolie. Pour la première fois dans leur histoire, ils devinrent une minorité dans leur propre territoire, avec une majorité d'entre eux vivant en diaspora. Finalement, le gouvernement russe décida d'arrêter le processus d'expulsion, car les rendements agricoles souffraient énormément. Durant la guerre civile de Crimée, la région fut un bastion de l'Armée Blanche antibolchévique, avec comme leader le Général Wrangel. Ils furent cependant défaits par l'Armée Rouge en 1920.

L'Union Soviétique

En 1921 fut créée la République Autonome Soviétique Socialiste de Crimée, partie de la République Fédérée Soviétique Socialiste de Russie. La Crimée fut la scène des batailles parmi les plus sanglantes de la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands subirent de nombreuses pertes lors de leur progression vers la Crimée, notamment lors du passage liant l'Ukraine à la Crimée par l'étroite bande de l'isthme de Perekop durant l'été 1941. Une fois passés, les Allemands occupèrent en grande partie la Crimée, à l'exception de la ville de Sébastopol, à qui fut décerné le titre de Ville Héros par la suite. Sébastopol résista au siège d'octobre 1941 jusqu'au 4 juillet 1942. En mai 1944, les troupes soviétiques libérèrent la ville. Le 18 mai 1944, Staline lança la déportation des Tatars de Crimée comme forme de punition collective. Trois jours plus tard, le nettoyage ethnique était fini. Il est estimé que 46% des déportés moururent de faim ou de maladie. En 1967, les Tatars de Crimée furent réhabilités mais furent bannis de retour légal dans leur terre natale jusqu'aux derniers jours de l'Union soviétique. La République Autonome Soviétique Socialiste de Crimée fut abolie en 1945 et transformée en province de Crimée, toujours partie de la République Fédérée Soviétique Socialiste de Russie. En 1954, Nikita Khrouchtchev offrit la province à la République Soviétique Socialiste d'Ukraine pour marquer le 300 anniversaire de la réunification de la Russie et de l'Ukraine.

L'ère post-soviétique

Avec l'effondrement de l'Union Soviétique, la Crimée devint partie intégrante de la nouvelle nation indépendante d'Ukraine, ce qui fut dur à accepter pour une grande partie de sa population, russe, provoquant de nombreuses tensions entre la Russie et l'Ukraine. Comme la Flotte Soviétique de la Mer Noire se trouve sur la péninsule, il y avait des craintes de voir les tensions se transformer en conflit armé Avec les défaites des partis nationalistes ukrainiens les plus radicaux, les tensions se sont apaisées. La Crimée proclama ses propres lois le 5 mai 1992, mais décida plus tard de rester dans l'Ukraine comme une République Autonome. La ville de Sébastopol possède aussi un statut spécial en Ukraine. Les langages officiels de la Crimée sont le russe et l'ukrainien. Le langage tatar n'est pas officiellement reconnu. On y parle aussi le hongrois, le polonais et le roumain.

Liens externes


- [http://assembly.coe.int/Documents/AdoptedText/TA00/FREC1455.HTM Conseil de L'Europe Assemblée parlementaire: Rapatriement et intégration des Tatars de Crimée]
- [http://www.tatar.net Tatar.Net]
- Historique et cartes http://perso.wanadoo.fr/steppeasia/

Voir aussi autres articles


- Guerre de Crimée
- République de Crimée
- Tatars de Crimée

1610

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Événements


- Fondation de la ville de Santa Fe par les Espagnols en Amérique du Nord (dans l'actuel Nouveau-Mexique, États-Unis d'Amérique).
- À Venise, Scamozzi achève San Giorgio Maggiore.
- 14 mai : Assassinat du roi de France Henri IV par Ravaillac à Paris. Début du règne de Louis XIII, roi de France (jusqu'au 14 mai 1643).
- L'astronome allemand Johannes Kepler s'appuie sur la noirceur du ciel nocturne pour prétendre que l'Univers est fini.
- L'armée polonaise de Sigismond III Vasa envahit la Russie et s'empare de Moscou.
- L'explorateur anglais Henry Hudson est le premier Européen à pénétrer dans la baie qui portera son nom (fin en 1611).
- L'explorateur français Étienne Brulé découvre le lac Huron.
- La Compagnie anglaise des Indes orientales construit un entrepôt à Madras.
- La pièce « L'alchimiste » de Ben Jonson est jouée pour la première fois.
- La ville de Batavia est fondée sur l'île de Java.
- Le savant italien Galilée observe les anneaux de Saturne mais ne découvre pas leur nature. Il étudie les taches solaires, découvre, le 7 janvier, les satellites de Jupiter Callisto, Europe, Ganymède et Io et publie ses premières observations stellaires dans « Le messager des étoiles ».
- Maximilien de Bavière fonde la Ligue Catholique des princes allemands pour s'opposer à l'Union protestante.
- Marie de Médicis assure la régence de la couronne de France.
- François de Sales fonde l'ordre de la Visitation.

Naissances en 1610


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Décès en 1610


- 14 mai : Henri IV (assassiné par Ravaillac), roi de France
- 18 juillet : le Caravage (Michelangelo Merisi), peintre italien ko:1610년 ms:1610

1612

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Événements

Amériques


- 6 août : au Brésil, Daniel de la Touche, seigneur de la Ravardière, arrive au port de Javiré sur l'île de Maranhão avec la flotte française composé de trois bâtiments (la Régente, la Charlotte et la Sainte-Anne) et débute la construction d'un fort, auquel il donnera le nom de Saint-Louis (São Luis), en l'honneur du ro