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Muawiya Ier
Muawiya Ier ou Mu`âwiya ibn Abî Sufyân (معاوية بن أبي سفيان [mu`āwīya ben abī sufyān]) est né en 603. Il est le fils de l'un des plus farouches adversaires du prophète Mohammed : Abû Sufyân ibn Harb. Il est le premier ommeyyade à porter le titre de calife en 661. Il prend ce titre à `Alî à la suite d'une médiation entre `Alî et lui après la bataille de Siffin. Il est mort en 680, son fils Yazid I lui succéda.
Histoire
Son père Abû Sufyân ibn Harb se convertit à l'islam au moment de la prise de La Mecque par le Mahomet. C'est alors que Mu`âwiya et son frère Ziâd se convertissent eux aussi.
Mu`âwiya servit un temps de secrétaire à Mohammed, puis sous le califat d'Abû Bakr son frère Yazîd et lui furent engagés dans les expéditions de conquêtes en Syrie. Il fut nommé gouverneur de Damas en 638.
Sous le règne du second calife, `Umar, Mu`âwiya devint gouverneur de la Syrie entière.
Sous le règne de `Uthman, il mena des expéditions en direction de l'Anatolie et de l'île de Chypre (649). Le calife fut assassiné et `Alî qui lui succéda fut accusé d'être à l'origine de ce meurtre.
Aïcha fut très en colère de voir `Alî prendre le titre de calife. Avec deux de ses cousins elle prit Bassora et affronta les armée d'Ali à la bataille du chameau (656). Mu`âwîya se prépara à affronter `Alî. Les deux armées celle d'`Alî venant de Koufa et celle de Mi`âwîya venant de Damas s'affrontèrent sur les rives de l'Euphrate à Siffin (près de Rakka) à l'est de la Syrie actuelle. Le face à face des deux armées dura un mois sans réel combat et dans l'espoir d'une conciliation. Les deux camps comptaient des nombreux blessés et tués. Un assaut général eut lieu, il dura deux jours et l'armée de Mu`âwîya commençait à reculer. `Amrou, le général de Mu`âwîya utilisa une ruse, il fit mettre au bout des lances de ses soldats une page du Coran. Les soldats de l'armée d'Ali arrêtèrent le combat ne voulant pas combattre contre le livre saint. L'armée de Mu`âwîya comptait 80 000 hommes celle d'`Alî 50 000 hommes, à la fin de cet assaut il y avait 40 000 tués sans compter ceux qui allaient mourir de leurs blessures dans les jours suivants. Les deux adversaires convinrent alors d'un arbitrage. C'est Mu`âwîya qui en sortit vainqueur. Ce fut à l'origine de la révolte des kharijites qui refusaient cet arbitrage et reprochaient à `Alî de l'avoir accepté (658). `Alî rentra à Koufa et Mu`âwîya se fit proclamer calife à Jérusalem en 660. `Alî fut assassiné par des kharijites en 661.
Hasan le fils aîné d'`Alî renonça à toute prétention sur le califat à plusieurs conditions. La première était que l'on ne maudisse plus le nom de son père pendant les prières à la mosquée. Cette condition fut refusée par Mu`âwîya qui accorda seulement que le nom d'`Alî ne serait pas maudit lorsqu'Hasan assisterait à la prière. La seconde était que la famille d'`Alî puisse prendre l'argent du trésor public de Koufa à son profit, cette condition fut acceptée. Hassan et sa famille se retirèrent à Médine (662).
Il restait à Mu`âwîya à se débarrasser d'un dernier adversaire potentiel, Ziyâd appelé Ziyâd ibn Abî Soufyân bien que cette filiation soit contestée. Ce dernier avait remis de l'ordre à Bassora. Mu`âwiya étendit encore son pouvoir en lui donnant le Khorasan. De là il conquit la Transoxiane. Ziyâd mourut de la gangrène en 673.
Mu`âwiya est mort à Damas en 680. Il avait fait proclamer son fils Yazîd comme successeur.
Source
- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad
Catégorie:Omeyyades
ja:ムアーウィヤ
ms:Muawiyah bin Abu Sufyan
Mahomet
Mahomet ou Mohammed ou encore Muhammad (مُحَمَّد [] en arabe) est né à La Mecque en 570 et mort à Médine en 632. Il est chef religieux, politique et militaire arabe, fondateur et prophète de l'islam.
Les noms de Mahomet
Le terme français Mahomet est une déformation du turc Mehmet. À noter que Mohammed devient Muhammet ou Mehmet en Turquie, Mohand en langue berbère, et Mamadou dans certains pays d'Afrique noire par déformation de la forme arabe vocalisée Mouhammadou.
Le nom complet de Mahomet est Abu-l-Qâsim Muhammad Ibn `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib Ibn Hâshim. Le nom proprement dit y est précédé par la kunyah marquant la paternité (père de Al-Qâsim) et suivi par le nasab c'est-à-dire la généalogie (fils de `Abd Allâh, le fils de `Abd Al-Muttalib, le fils de Hâshim).
La version arabe 'Muhammad' s'écrit avec 4 consonnes mîm, hâ', mîm et dâl et se prononce 'Mouhammad'.
Muhammad signifie en arabe « Celui qui est digne de louanges », « le Louangé ».
La variante francisée Mahomet est rejetée par une partie des musulmans. Un débat récent qui a fait l'objet d'une pétition expédiée à l'Académie française estimait que : « Mohammed signifie en arabe, le Béni. Et ce sens est parfaitement apparent dans le terme lui-même alors que Mahomet provient de l'expression « Mâ houmid » qui en est la négation. ».
De nombreux autres noms (laqab) lui ont été attribués, soit de son vivant, soit par la tradition islamique. On en compte 201, dont Al-Mustafâ et Al-Mukhtâr qui signifient l'Élu, Al-Amine qui signifie le Loyal, Ahmad et Mahmoud qui sont dérivés de la même racine que Muhammad.
Dans le Coran et les hadiths, Mahomet est habituellement appelé le messager de Dieu (rasoul) (الرَّسُول ar-rasūl, le messager; l'envoyé), plus de 200 fois dans le Coran. Il est également désigné par l'expression prophète (nabi) (النَّبِيّ an-nabīy, le prophète). Ces deux appellations renvoient à une distinction faite en islam entre deux catégories de personnes investies d'une mission apostolique ; les messagers de Dieu, appelés aussi envoyés de Dieu, sont d'après la terminologie islamique les personnages ayant reçu un message divin (ou un livre sacré) avec l'ordre de le transmettre aux hommes, tandis que les prophètes reçoivent un enseignement divin à titre plus personnel. Selon cette classification, les messagers sont des prophètes alors que la réciproque n'est pas nécessairement vraie.
:Ô gens ! Le Messager vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur. Ayez la foi, mieux vous vous en porterez. Et si vous ne croyez pas (qu'importe !), c'est à Dieu qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Dieu est Omniscient et Sage.
En arabe :
: يَا أَيُّهَا النَّاسُ قَدْ جَاءَكُمُ الرَّسُولُ بِالْحَقِّ مِنْ رَبِّكُمْ فَآمِنُوا خَيْرًا لَكُمْ وَإِنْ تَكْفُرُوا فَإِنَّ لِلَّهِ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَكَانَ اللَّهُ عَلِيمًا
::Le Coran (IV ; 170)
D'après ce verset Muhammad est désigné par le Coran comme étant le messager de Dieu.
: Certes les hommes les plus dignes de se réclamer d'Abraham, sont ceux qui l'ont suivi, ainsi que ce Prophète ci, et ceux qui ont la foi. Et Allah est l'allié des croyants.
En arabe :
: إِنَّ أَوْلَى النَّاسِ بِإِبْرَاهِيمَ لَلَّذِينَ اتَّبَعُوهُ وَهَذَا النَّبِيُّ وَالَّذِينَ آمَنُوا وَاللَّهُ وَلِيُّ الْمُؤْمِنِينَ
::Le Coran (III ; 68)
Dans ce verset, outre le fait que le Coran qualifie Muhammad de prophète, on retrouve la filiation revendiquée par l'islam vis-à-vis des autres religions et des prophètes bibliques. Non seulement le message prêché par Muhammad est inscrit dans la suite des religions célestes précédentes -- ce que peuvent contester les adeptes de ces religions -- mais le Coran affirme que la venue de Mahomet était annoncée dans la Torah et les Évangiles, si l'on s'en tient au verset suivant :
: Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'Evangile.
En arabe :
: الَّذِينَ يَتَّبِعُونَ الرَّسُولَ النَّبِيَّ الْأُمِّيَّ الَّذِي يَجِدُونَهُ مَكْتُوبًا عِنْدَهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَالْإِنْجِيلِ
::Le Coran (VII ; 157)
Annonce de la venue du prophète
Le Coran affirme que la venue de Mahomet comme prophète de l'islam pour toute l'humanité est annoncée dans la Torah et dans les Évangiles.
:Comment pouvez-vous désirer qu'ils croient avec vous, alors que certains d'entre eux ont altéré sciemment la parole de Dieu, après l'avoir entendue ?
::Le Coran (II ; 75)
Certains exégètes voient dans ce verset une accusation envers les juifs et les chrétiens.
Un nom céleste de Mahomet est Ahmad qui peut se traduire en grec par περικλυτος (loué, renommé, célèbre).
Dans les évangiles, Jésus annonce l'arrivée du παρακλητος (en grec moderne : avocat, défenseur, réconfort) (Jean XIV: 16, XV: 26 et XVI: 7)
Dans les Églises chrétiennes, on considère que ce paraclet est l'Esprit Saint, et qu'il est venu à la Pentecôte.
Une polémique entre chrétiens et musulmans est née de cette situation floue.
La tradition islamique affirme que Mahomet est le dernier (au sens du sceau) des prophètes, qu'il scelle ainsi le cycle de la prophétie, en confirmant et en totalisant les messages véhiculés précédemment par la lignée des prophètes.
Biographie religieuse
Naissance et enfance
Mahomet naît à la fin du , vers 570, à la Mecque, cité caravanière vivant du trafic des marchandises de l'Inde vers l'Occident via Aden puis la Syrie, en tranversant le désert de la péninsule arabique. Âgé de soixante-trois ans, il décédera vers le 8 juin 632 à Médine.
Mahomet est le prophète de l'islam et le créateur du premier État musulman.
L'année de naissance de Mahomet est appelée traditionnellement Année de l’éléphant en référence aux événements qui s'y sont déroulés. Le général chrétien éthiopien et vice-roi du Yémen, Abraha, avait attaqué en vain La Mecque avec une troupe d’éléphants pour démolir le sanctuaire vénéré par les Arabes (la Ka`ba). Le Coran rapporte ce récit (Sourate Al-Fil), et il est dit que l'attaque fut repoussée par la riposte miraculeuse d'oiseaux jetant des pierres brûlantes. La tradition musulmane dit que des témoins occulaires de cette attaque étaient encore en vie lors de la révélation de cette sourate.
Mahomet appartient à la tribu de Quraysh (ou Koreish), une très ancienne tribu arabe. Il descend de Ghâlib, fils de Fihr, surnommé Quraych, guerrier puissant et redouté. Son père `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib est fils de `Abd Al-Muttalib, fils de Hâshim, prince des Qurayshites, gouverneur de La Mecque et intendant de la Ka`ba.
La famille de Mahomet sont les Hachimites par référence à son grand-père Hâshim Ibn `Abd Manâf. Les Koreishites disent descendre d'Ismaël, fils d'Abraham, et ont la garde de la Ka`ba, sanctuaire reconstruit par Abraham et son fils Ismaël, selon la tradition musulmane, et désigné par le père des trois monothéismes comme un lieu de pèlerinage.
Mahomet est le fruit du mariage de `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib et Âminah (Amina ou Aamina bint Wahb) fille de Wahb, chef du clan médinois des Banû Zahrah. Elle accouche de Mahomet à La Mecque dans la maison de son oncle paternel Abû Tâlib du clan des Banû Hâshim, le lundi 12 du mois de Rabî` Ier (avril). Son accoucheuse est Ash-Shifâ', la mère de `Abd Ar-Rahmân Ibn `Awf.
Il n'est pas encore né quand son père `Abd Allâh meurt à Yathrib qui, depuis, a pris le nom de Médine. Le septième jour après sa naissance, son grand père `Abd Al-Muttalib donne un nom à son petit-fils : Muhammad, ce qui signifie "Le Loué". Umm Ayman Barakah Bint Tâlib, une esclave abyssinienne de son père, s'occupe de lui.
Conformément à la coutume des familles nobles de Quraysh, sa mère Âminah le confie à une nourrice, d'abord à Thuwaybah, la servante de son oncle Abû Lahab, puis à Halîmah Bint Al-Hârith As-Sa`diyyah (de la tribu des Saadites), qui emporte le nourrisson dans le désert, où son mari vit avec la tribu des Saadites (Banû Sa'd), à l'écart du reste des Arabes. La vie dans le désert, au milieu des bédouins réputés pour la pureté de leur langue, était réputée prodiguer aux enfants santé et force d'expression.
Un jour, alors que Mahomet et l'un de ses frères de lait avaient la garde de quelques bêtes à proximité des habitations, Halîmah et son mari Abû Kabshah sont alertés par leur fils de lait que Mahomet avait été pris à parti par deux hommes de blanc vêtus, qu'il l'avait couché et ouvert son torse. Accourant sur les lieux, Halîmah et son mari trouvent leur enfant debout tout pâle. Le jeune Mahomet leur explique que deux hommes vêtus de blanc étaient venus et l'avaient couché par terre, et qu'il lui avaient ouvert le torse et en avaient extrait quelque chose. Selon la tradition musulmane, les deux hommes vêtus de blancs n'étaient autres que deux anges, envoyés pour purifier le coeur de l'enfant Muhammad, destiné à être prophète, et pour apposer le sceau de la prophétie entre ses épaules.
Craignant pour la santé de l'enfant, Halimah s'empresse de rendre Mahomet à sa mère Âminah qui meurt trois ans plus tard ; il a à peine six ans. Son grand-père paternel `Abd Al-Muttalib le prend alors dans sa maison. Deux ans après, sur son lit de mort, `Abd Al-Muttalib charge Abû Tâlib, l'aîné de ses enfants, frère utérin de `Abd Allâh, de prendre soin de Mahomet. Son oncle Abû Tâlib - le père d'Ali - eut soin de l'élever comme ses propres enfants.
Jusqu'à l'âge de 40 ans il y a peu de détail écrit sur sa vie, elle est reconstituée d'après la tradition orale, environ 140 ans après sa mort, grâce à de nombreux temoignages de ceux qui avaient connu ses premiers compagnons. Il aurait été berger, avant d'entrer au service de Khadija, une riche veuve qui organisait des caravanes marchandes. Malgré leur différence d'âge (Khadija avait 40 ans et Mahomet environ 25), ils se marient et auront un fils, Al-Qâsim qui mourut en bas âge, et quatre filles, Zaynab, Ruqayyah, Umm Kulthûm et Fâtima, la future épouse d'Ali.
Jeunesse
Quand Mahomet a douze ans, Abû Tâlib décide de tenter sa chance dans le commerce caravanier avec la Syrie. Son neveu insiste pour l'accompagner. Arrivés à Bostra (Al-Basrah), ils s'arrêtent à un monastère où ils se font remarquer par un moine nommé Bahira. D'après Ibn Ishaq, le célèbre chroniqueur, le moine reconnaît en l'enfant le futur prophète grâce à différents signes consignés par la tradition ecclésiastique, dont le sceau de la prophétie qu'il portait dans son dos. Sur ce, il recommanda fortement à Abû Tâlib de rebrousser chemin et de garder son neveu des yeux des Chrétiens et des Juifs d'Orient. L'oncle obtempéra et renonça par la suite à ces voyages.
À la Mecque, Mahomet se distinguera des gens de son âge. Il est fort, judicieux dans ses propos, énergique dans ses expressions, fidèle à ses amis, et plus encore à ses promesses, il évite avec un soin extrême tout ce qui eut pû faire soupçonner en lui quelque goût pour le vice, quelque penchant à la licence.
Les Qurayshites ayant déclaré la guerre (connue sous le nom d'El Fijar, vers 590) aux Tribus de Kénan (Canaan) et de Hawazan, ils marchèrent contre elles commandés par Abû Tâlib. Mahomet, âgé de vingt ans se distinguera par son intrépidité. Les deux Tribus sont battues et dispersées.
Quelques temps plus tard, les fondations de la Kaaba sont gravement touchées par des pluies torrentielles. Menaçant de s'effondrer, le sanctuaire dut être démoli et reconstruit par les Qurayshites. Quand il s'agit d'y reloger la pierre noire, vénérée par les Arabes depuis le temps d'Abraham, les tribus ne s'accordent pas sur le choix de celui qui aura l'honneur de replacer la pierre sacrée. Elles conviennent qu'il reviendra au premier qui se présentera le lendemain à la porte du temple. Ce fut Mahomet. Pour ménager les susceptibilités, il enleva sa cape et y plaça habilement la pierre noire, qu'il fit élever ensuite par deux Arabes de chaque tribu, et la prenant alors, il la plaça lui-même, sous le regard approbateur de tous les habitants de la Mecque, enchantés de la noblesse de cette action, pour démêler l'orgueil qui en avait été le motif.
Le contexte religieux et culturel en Arabie
Les Arabes errent dans leur désert en une lente et continuelle migration qui les porte du Yémen trop dense vers la Méditerranée. Ils vivent chichement de quelques razzias. Rares sont ceux qui cultivent dans le Hedjaz, ceux qui commercent ou pratiquent l'usure dans les échoppes de La Mecque et au passage des caravanes qui relient l'Inde à la Syrie. La période de troubles politiques et économiques, le matérialisme des marchands à courte vue favorise la recherche de nouveaux horizons spirituels, et pourquoi pas vers le monothéisme des juifs, des chrétiens ou des mazdéens.
Quelques décennies avant la naissance de Muhammad, le mouvement des Hanifs naît en Arabie d'une frustration vis-à-vis des religions exitantes et aspire à la restauration de la religion d'Abraham. Les adeptes de ce mouvement s'écartent des turpitudes (beuveries et luxure) dont les Arabes sont devenus coutumiers au fil des siècles et du culte des idoles. La venue annoncée de l'ultime Prophète occupe les cercles religieux et fait l'objet de surenchères entre les différentes communautés religieuses qui espèrent le soutien victorieux de l'Envoyé du Ciel.
Sa mission apostolique
C'est en 610 que, pour la première fois, l'archange Gabriel (Jibrîl) lui apparaît dans la grotte « Hira » où il avait coutume de se recueillir et lui transmet la révélation, la parole d'Allah. Les révélations se sont accomplies ponctuellement ou régulièrement selon les périodes de la prophétie.
Mahomet fait immédiatement part de ces révélations à ses proches, et avec eux il fonde un groupe de croyants qui s'appelleront les musulmans: nommés ainsi en référence au prophète Abraham (muslim, celui qui se donne, qui se soumet à Allah « Dieu »).
Après sa mort, ses disciples continuèrent de se transmettre oralement et sous forme d'écrits les paroles d'Allah révélées à Mahomet, avant qu'elles ne soient rassemblées définitivement en un seul livre, le Coran, par le troisième calife Uthman moins de vingt ans après la disparition du prophète.
La croissance du groupe (environ 40 compagnons au début) inquiète les Mecquois, et les persécutions contre Mahomet et les siens se font de plus en plus vives après la mort de Khadija et d'Abû Tâlib. Ils doivent émigrer (hégire) à Yatrib (future Médine) en 622, année de l'hégire, à l'origine du calendrier musulman. Ils sont alors environ 70, dont Abû Bakr, compagnon préféré de Mahomet et futur calife.
Mahomet réorganise Yatrib, où il est en même temps chef religieux, politique et militaire. Il s'appuie à la fois sur les deux tribus arabes et les trois tribus juives qui y vivent (mais les Juifs seront chassés de la ville vers 627, après avoir rompu un pacte). Les musulmans continuent de faire l'objet d'attaques de la part des Mecquois et ripostent. Les victoires et les défaites alternent, jusqu'en 629-630 où Mahomet prend La Mecque presque sans opposition, ralliant à lui ses derniers adversaires.
Après avoir réorganisé l'administration et mis en place une nouvelle législation religieuse, il retourne à Médine, où il meurt en 632 après une courte maladie.
Thèses orientalistes
Si on en croit ses biographes, Mahomet aurait eu en tout quinze épouses tout au long de sa vie. Tabari dans son livre Chronique signale qu'il aurait convoité cinq femmes et qu'il avait deux esclaves dont l'une lui donna un fils (Ibrahîm, qui mourut à l'âge de deux ans).
Les détracteurs de Mahomet pointent souvent du doigt le nombre de ses femmes (il avait neuf femmes à sa mort), alors que l'islam limite le nombre d'épouses qu'un homme peut avoir simultanément à quatre (ainsi que d'autres conditions très restrictives) ainsi que l'âge très jeune de certaines. Il est répondu à cette accusation que Mahomet se maria avant que cette règle fut instauré par le Coran. Et meme si les hommes de l'époque durent se séparer de certaines de leurs femmes pour respecter la règle, le Coran a instauré une exception pour le prophète (pour des raisons spécifiques, cf. liens externes).
Biographie historique
Tabari
Les prémices de l'islam
Mohammed effectue de nombreuses retraites spirituelles ; vers 610 la « révélation » débute. Mohammed qui a 40 ans commence à transmettre les versets qu'il déclare être révélés par Allah et dictés en arabe par l'archange Gabriel (Djibril), cette dictée durera vingt-trois ans. Ils formeront le Coran, qu'il prend soin dès le début d'enseigner oralement. Après la première visite de l'archange Gabriel, Mohammed se réfugie auprès de son épouse et lui raconte comment il a reçu une première révélation au cours d'une retraite spirituelle dans la grotte Hira sur la montagne d'Arafat (connaissance). Khadijah est considérée comme la première croyante.
Khadijah (ou Khadijeh) couvre le prophète à sa demande (sourate « el Muzamil ») et s'enquiert auprès de son oncle, Waraqah Ibn Nawfal, qui lui confirme la prophétie de Mohammed et l'alerte des dangers à venir. Khadijah, la plus riche des femmes de La Mecque, est la première à prendre la défense de Mohammed pour faire connaître à l'Univers la nouvelle religion.
Bien que ses contemporains acceptent difficilement d'abandonner leurs croyances et leurs pratiques ancestrales, en trois ans, il réussit à s'entourer d'une petite cinquantaine de disciples. Ils sont une centaine au bout de cinq ans.
L'islam est la plus récente des trois religions révélées (religions du Livre). Le prophète et les musulmans accomplissent pendant un certain temps la prière tournés vers Jérusalem, puis pour marquer l'essence monothéïste abrahamique de l'islam, Mohammed et ses adeptes décident de se tourner en direction de la Kaaba qui se trouve à la Mecque. D'après la tradition musulmane, la première construction de la Kaaba remonte au temps d'Adam ; elle a été reconstruite par Abraham et son fils Ismaël.
L'hégire et les débuts de l'islam
En 619, les deux protecteurs meurent : sa femme Khadidja et son oncle Abi Talib - remplacé à la tête du clan par un autre oncle, très réticent à son égard. Mahomet quitte alors La Mecque, c'est le début de l'émigration ou « hégire », en 622.
À Médine (Yathrib) par le jeu d'un pacte entre tribus arabes rivales, la vie s'organise autour de la communauté (Oumma). La richesse de Mahomet augmente au fil des dons et du cinquième de chaque prise ou butin. Les chefs de clan qui ne se soumettent pas doivent verser une taxe (jizyah).
Au début, Mahomet puise largement dans la religion juive, les pratiques de la nouvelle foi. Ainsi, les interdits alimentaires sont exactement les mêmes que ceux imposés par la casherout (nourriture autorisée aux juifs), ses fidèles jeûnent le jour de la fête juive de l'expiation (Yom Kippour) et doivent prier en direction de Jérusalem. Le Coran raconte l'histoire des patriarches et des rois hébreux (Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Salomon, David,...).Ce n'est pas pour autant que les Juifs de Médine acceptent de se convertir au mahométisme. Le jeûne est ensuite fixé le mois anniversaire d'une escarmouche victorieuse contre des mecquois venus secourir une caravane ; Mahomet ne se tourne plus vers Jérusalem pour prier ; le mahométisme se détache de ses ancrages primitifs, s'affirme et s'impose par tous les moyens : ses détracteurs sont assassinés, un clan juif est expulsé de Médine et ses biens confisqués, la dernière tribu juive restée dans la ville est massacrée (624). Le mahométisme n'entend que rétablir l'idéal juif et chrétien dans sa pureté originelle chez ceux dont il juge qu'ils l'ont corrompu et qu'ils ont manipulé les écritures, Torah autant qu'Évangile...
Il épouse Saouda (Sawda), veuve mais bonne ménagère. Puis Aïcha, n'ayant pas atteint l'âge de dix ans, fille d'Abu Bakr. En 627, il prend pour concubine Rayhana, une juive, puis Myriam en 629, une chrétienne ; la même année, il se marie avec Saffiyya, une juive. Le mariage d'un fidèle avec une païenne est interdit, mais licite avec des juives et des chrétiennes (la femme musulmane ne peut épouser qu'un musulman).
La Mecque tombe comme un fruit mûr en 630. En neuf ans, il s'assure l'Arabie et la soumet. L'économie de pillage (razzia) atteint ses limites : vol réciproque ne crée pas richesse. Mahomet sonne l'arrêt des razzias entre tribus arabes. Il faut trouver un nouveau gisement : l'ère de la conquête a sonné, on soumet de nouveaux territoires, de nouveaux peuples.
Il meurt à Médine d'une courte maladie, âgé de 63 ans. Il fut enterré chez lui. Après l'agrandissement de la mosquée de Médine, sous la dynastie omeyyade, son tombeau est devenu à l'intérieur de la mosquée, mais il est protégé par un triple mur.
Voir aussi
Liens internes
- Khalid Ibn Al Walid
- Mehmed
Liens externes
- [http://www.islamophile.org/spip/rubrique35.html Le Prophète, sa biographie, ses qualités humaines et ses miracles]
- [http://www.herodote.net/Dossier/Mahomet.htm Mahomet et la naissance de l'islam]
- [http://www.pbs.org/muhammad/ Site du documentaire de la chaîne americaine PBS : Muhammad, legacy of a Prophet]
- [http://charlatans.info/mahomet.shtml Critique historique et scientifique sur Mahomet.]
Catégorie:Islam
Catégorie:Chef religieux
Catégorie:Personnage coranique
Mohammed
Mohammed
ja:ムハンマド・イブン=アブドゥッラーフ
ko:무함마드
ms:Nabi Muhammad s.a.w.
simple:Muhammad
th:มุฮัมมัด
Omeyyades
Les Omeyyades (ou Umayyades) sont une dynastie de califes qui gouvernèrent le monde musulman de 661 à 750, établissant leur capitale à Damas. Ils tiennent leur nom d'un de leurs ancêtres, Abu Umayya. Ils appartenaient à la tribu des Qurayshites, tribu dominante à La Mecque au temps du prophète Mahomet .Après s'être opposés à celui-ci, ils l'avaient rejoint au dernier moment.
Les Omeyyades étaient liés avec le troisième calife, Uthman. Quand celui-ci fut assassiné par des opposants qui portèrent au pouvoir Ali, cousin et gendre de Mahomet, tous ceux qui étaient liés à Uthman crièrent vengeance, notamment l'omeyyade Muawiya, qui était alors gouverneur de Syrie. À la suite de quelques combats, Ali fut écarté du pouvoir en Syrie par un arbitrage, et Muawiya fut proclamé calife par les Syriens (661). Ali ayant été assassiné par les Kharidjites, ses anciens partisans, plus rien ne s'opposa ensuite au règne des califes omeyyades.
Cependant, à partir des années 680, une série de troubles internes faillirent mettre fin à cette dynastie, mais elle réussit toujours à reprendre le dessus :
- En 680, à la mort de Muawiya, les notables de la ville chiite de Kufa, en Mésopotamie, voulurent mettre sur le trône Husayn, second fils d'Ali. Ils furent écrasés à Karbala par une armée omeyyade.
- En 683, un notable qurayshite, 'Abd Allāh b. al-Zubayr, souleva en Arabie les deux villes saintes de La Mecque et Médine, et étendit son pouvoir jusqu'à Basra (Bassora), en Irak. En même temps éclatait à Kufa une révolte organisée par Mukhtar au nom d'un des fils d'Ali.
- De plus, divers groupes kharidjites suscitaient des désordes en Arabie méridionale, en Iran central et en Haute-Mésopotamie.
Heureusement pour les Omeyyades, les divers groupes insurgés n'avaient aucune union entre eux. Les Kharidjites ne s'étendirent pas hors des déserts ; 'Abd Allāh fut vaincu par le calife (Abd al-Malik, tandis que Mukhtar était écrasé par le frère d'Abd Allāh, qui gouvernait Basra.
Les adversaires du régime l'accusaient d'impiété pour diverses raisons :
- il avait usurpé la place et versé le sang de la famille du Prophète ;
- il aurait été trop indifférent à l'Islam et à ses règles, notamment en négligeant de convertir les populations conquises.
Il est vrai que les Omeyyades ont longtemps préféré faire payer aux non-musulmans des impôts (capitation et impôt foncier) plutôt que de les convertir. Cependant les successeurs d'Abd al-Malik choisirent une solution plus souple : on encouragea les conversions, et pour les convertis la capitation fut remplacée par l'aumône légale du croyant; mais l'impôt foncier fut maintenu sur leurs terres (sous prétexte que celles-ci n'étaient pas converties).
Les Omeyyades furent ensuite détrônés en 750 par les Abbassides, qui fondèrent leur propre dynastie. Presque tous les membres de la famille furent massacrés, mais le prince 'Abd al-Rahmān Ier, réussit à s'enfuir, à gagner l'Espagne et à y établir une nouvelle dynastie à Cordoue. L'émir 'Abd al-Rahmān III prit le titre de Calife en 929, affirmant ainsi la complète indépendance du califat de Cordoue.
La conséquence de cela est que les califes Omeyyades patissent d'une mauvaise réputation dans l'historiographie musulmane, et le titre de Calife (successeur du prophète) leur est refusé à presque tous, pour le titre plus séculaire de Melik, roi.
Voir l'article séparé Omeyyades d'Espagne.
Dynastie des Omeyyades de Damas
- Les numéros indiquent l'ordre de succession.
Voir aussi
- Art omeyyade
Catégorie:Généalogie princière
Catégorie:Dynastie musulmane
Catégorie:Monde arabo-musulman
Catégorie:Omeyyades
ja:ウマイヤ朝
661Catégorie:661
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Années 640 | Années 650 | Années 660 | Années 670 | Années 680
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Cette page concerne l'année 661 du calendrier julien.
Événements
- Début du règne de Grimoald Ier, roi des Lombards (fin en 671).
- Muawiya Ier premier calife Omeyyades débute son règne à Damas (fin en 680).
- Le gendre du prophète, Ali est assassiné par un kharidjite dans la mosquée de Kufa. Les fidèles d’Ali forment un parti (shî’a), hostile à Mu'awiyya et regroupé autour de ses descendants.
- Le ralliement aux Omeyyades de Hasan, fils aîné d’Ali, empêche temporairement la résistance des opposants alides. Mu’awiyya réunit le conseil des shaykhs à Damas et en province, ce qui favorise le ralliement des tribus et permet à Mu’awiyya de remplacer le système électif par un système dynastique : il désigne lui-même son fils Yazid comme son successeur et fait ratifier ce choix par le conseil des shaykhs.
- Ziyad, gouverneur d’Irak.
- 50 000 familles arabes d’Irak sont implantées aux environs de Merv, ce qui permet d’alléger la tension en Irak et de renforcer la domination des Arabes en Iran.
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Décès
- Ali, le gendre de Mahomet, assassiné en Irak par Mu'awiyya, un ex-partisan devenu kharijite.
ko:661년
Ali ibn Abi Talib
Ali (arabe : أبو الحسن علي بن أبي طالب [abū al-Hasan `alīy ben abī Tālib]) est le fils d'Abû Tâlib qui a élevé son cousin germain, le prophète Muhammad, comme son propre fils. Il est né vers 600 dix ans avant le début de la mission prophétique de Muhammad. À l'âge de six ans il a quitté la maison de son père pour se mettre sous la protection du prophète. Il était à la fois le cousin, le fils adoptif et le gendre de Mahomet en épousant sa fille Fâtima née de sa première épouse Khadija en 622.
Il fut le quatrième calife « orthodoxe » (راشِدون rāšidūn, orthodoxe, bien dirigé) de l'islam (656-659). Ali est le premier et le père de tous les imâms. Il est le père de Hasan et de Husayn.
Son nom signifie "élevé". En Afrique noire, on trouve la forme Alioune.
Histoire
`Ali fut parmi les premiers à avoir adhéré à la cause de Mahomet (le premier homme après Khadija selon les chiites).
`Ali est constamment, même à Médine, resté en compagnie du prophète. `Ali a été présent dans les guerres où le prophète a participé excepté à la bataille de Tabûk car le prophète lui avait demandé de le remplacer à Médine. Lors de la bataille de Uhud le prophète lui donna son sabre Dhû'l-fikar (Zulficar) :
:Il (Muhammad) pensait qu'il ne le prendrait pas et qu'il ne pourrait pas le manier. Cependant `Ali ayant pris le sabre et se jetant dans la lutte, le prophète le vit combattre avec violence, frapper avec Dhû'l-fikar en avant, en arrière, à droite et à gauche. Un quraychite s'étant présenté devant lui, se couvrant de son bouclier, `Ali le frappa de façon que le sabre pénétra à travers le bouclier et le casque, fendit la tête de cet homme et traversa son corps jusqu'à la poitrine. Le prophète, en voyant cet exploit, dit : «Il n'y a pas de sabre comme Dhû'l-fikar, et il n'y a pas de héros comme Ali».
::Tabarî, La Chronique Tome II, Muhammad, le sceau des prophètes, éditions Actes Sud / Sindbad
À la mort du prophète (632), Ali soutenu par ses partisans revendiqua sa succession mais le choix de la communauté se porta sur Abu Bakr puis Omar (634). Après l'assassinat du troisième calife Uthman (652), il accède au pouvoir mais se heurte à l'opposition de plusieurs candidats au califat. Parmi eux, Aïcha la veuve de Mahomet alliée à deux prétendants Talha et Al-Zulbair qu’il vaincra près de Basra à la bataille du chameau (656). Lors de la bataille de Siffin (657), il doit affronter le gouverneur de Damas Mu`âwîya membre de la famille de `Uthman. Alors qu'il avait l'avantage, il accepte l'idée d'un arbitrage, mais celui-ci tourne en sa défaveur. Il sera remplacé par Mu`âwîya, qui deviendra le premier calife omeyyade en 661. Ali conserva néanmoins un certain pouvoir et se replia dans la ville de Koufa dont il avait fait sa capitale.
Parmi ses fidèles, certains lui reprochèrent d'avoir accepté de se soumettre à un arbitrage humain et quittèrent ses rangs, on les appellera les Kharidjites (les sortants).Plus tard, Ils entreront ouvertement en rébellion contre Ali qui les écrasera dans la bataille de Nahrawan (658). Décidés à venger leurs morts, les Kharidites ferons assasiner Ali (janvier 661) dans l’enceinte de la mosquée de Koufa par l'un des leurs nommé Ibn Muldjam. On estime qu'il avait alors 62 ou 63 ans.
Le personnage d'Ali jouit d’une grande popularité dans le monde musulman, mais il est surtout vénéré par les chiites en tant que premier imam. Son mausolée, qui fait l’objet d’une grande dévotion lors des pèlerinages chiites, se trouve dans la ville de Nadjaf.
Source
- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad
Catégorie:Imam Catégorie:Islam
ja:アリー・イブン=アビー=ターリブ
ko:알리 이븐 아비 탈리브
ms:Saidina Ali Abi Talib
th:อะลีย์
Yazid Ier
Yazid bin Muawyah(645 - 683) fut le second calife omeyyade. Il succeda à son père MuawiyaIer.
L'évenement le plus notable ayant eu lieu durant le règne de Yazid 1er fut la bataille de Kerbala, au cours de laquelle Hussein, fils d'Ali et petit fils de Mohammad fut tué par l'armée de Yazid.
Yazid travailla surtout à renforcer les défenses de la Syrie, fief du califat Omeyyade, et à réformer le systeme financier de l'Empire. À sa mort, son fils Mu`âwîya II lui succéda.
Les chiites haïssent Yazid et le tiennent pour responsable direct de la mort de Hussein. Les sunnites sont partagés à son sujet. Certains contestent l'authenticité des faits qu'ils lui sont attribués.
Catégorie:Omeyyades
ms:Yazid bin Muawiyah
Abu Sufyan ibn HarbCatégorie:Islam
Abû Sufyân ibn Harb (أَبُو سُفيَان بن حَرب [abū sufyān ben ḥarb]) est l'un des plus éminents dirigeants de la tribu quraychite. Cousin éloigné du prophète Mahomet (Mohammed), il fut longtemps un de ses adversaires les plus résolus. Il est mort en 652. Il est le petit fils de Umayya et le père du premier calife omeyyade Mu`âwîya.
Histoire
Les habitants de La Mecque du clan quraychite ont contraint le prophète Mohammed à l'exil (hégire) vers Médine (622). Les exilés ont pris leur revanche lors de la bataille de Badr (624). Badr est un lieu proche de La Mecque. Ce fut une victoire pour les musulmans contre les mecquois.
La troisième manche a été la bataille de Uhud aux portes de Médine, à laquelle Abû Sufyân participa dans le camp mecquois (625). Ce fut une défaite pour les musulmans, mais les mecquois n'exploitèrent pas leur victoire. En août ou septembre 625, Mohammed ordonna à la tribu juive de Médine, les Nadîr de quitter la ville. Les juifs décidèrent de résister. Les musulmans les assiégèrent car ils les soupçonnaient de préparer un attentat contre le prophète. Les assiégés se rendirent et leurs biens furent confisqués.
Les mecquois sous le commandement d'Abû Sufyân partirent vers Médine. Mohammed, sur le conseil d'un persan converti à l'islam, fit creuser un fossé autour du camp où se retranchent les musulmans pour arrêter les assaillants. Une tempête de sable obligea les assaillants à se replier à La Mecque. Mohammed profita de ce facile succès pour éliminer de Médine la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza. Il fait exterminer les juifs « parce qu'ils ne se sont pas convertis » et parce qu'ils se sont alliés aux quraychites (627).
Mohammed veut faire le pèlerinage à La Mecque, il est arrêté aux portes de la ville, mais au lieu d’attaquer il accepte un traité de non-agression avec mes mecquois : le traité de Hudaybiya (628).
Le prophète Mohammed épousa la fille d'Abû Sufyân, Umm Habîba, qui s'était convertie à l'islam.
Peu avant la prise de La Mecque par les musulmans en 629, Abû Sufyân se vit reprocher son incrédulité par sa fille. Il alla voir son parent Abû Bakr qui était au contraire l'un des premiers convertis décidé à demander au prophète de lui pardonner. Il alla à Médine pour rencontrer le prophète qui refusa de le voir. Quelques jours plus tard toutes les tribus des environ de Médine, converties à l'islam convergèrent vers La Mecque. Avec l'aide de `Abbâs ibn `Abd al-Muttalib, Abû Sufyân parvint à traiter avec le prophète une reddition des défenseurs de La Mecque. Mohammed désigna néanmoins six hommes et quatre femmes qui devaient être tués, la plupart parce qu'ils avaient chanté des satires se moquant de lui.
Les bédouins des environs de La Mecque se réunirent pour reprendre la ville aux musulmans. L'armée des mecquois, sous les ordres de Abû Sufyân, cette fois alliée des musulmans organisa une contre attaque. Mohammed pour s'assurer la fidélité de ses nouveaux alliés leur promit une part accrue du butin. Les troupes du prophète gagnèrent cette bataille de Hunayn (630). Abû Sufyân participa encore à une bataille menée par le prophète avant sa mort en 632, à Tâïf.
Après la mort du prophète et l'accession d'Abû Bakr au califat (632), Abû Sufyân ne semble pas avoir participé à la répression des tribus bédouines qui ont fait sécession dès la mort du prophète, ni au batailles avec les voisin perses et byzantins. Ses fils Mu`âwîya ibn Abî Sufyân et Yazîd ibn Abî Sufyân participent aux conquêtes arabe en Syrie et en particulier à la bataille de Yarmouk (636). Abû Sufyân est mort en 652, pendant le califat de `Uthman.
Remarque
Ne pas confondre Abû Sufyân ibn Harb avec Abû Sufyân ibn al-Harîth qui fut lui aussi un adversaire du prophète Mohammed bien qu'il fût le frère de lait et cousin germain du prophète.
Source
- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad
Umar
Le calife
Omar, ou Umar Ier, fut le second calife de l'Islam de 634 à 644. Il succéda à Abou Bakr.
Né à La Mecque vers 581, il s'était d'abord opposé aux premiers musulmans. Mais, une fois converti, il devint l'un des plus fidèles lieutenants de Mahomet, dont il fut l'un des beaux-pères par sa fille Hafsa.
Une fois désigné calife, il reprit les guerres contre l'Empire byzantin et la Perse. Au cours de son règne, il a lancé l'islam à la conquête de l'Orient méditérranéen et jeté les bases d'un nouvel empire, que ses successeurs se chargeront d'étendre encore. Il soumit définitivement la Syrie byzantine en 638, la Palestine et Jérusalem, l'Égypte en 642 et la Mésopotamie, rebaptisée Irak, la même année, après la bataille de Néhavend.
Il conserva à ces territoires leur administration antérieure, et ne chercha pas à convertir de force ses nouveaux sujets, car, en les maintenant dans un statut de «protégés» (dhimmi en arabe), il pouvait continuer à percevoir un impôt spécifique très rémunérateur. Les troupes arabes étaient maintenues dans un certain isolement dans des cités fortifiées nouvellement construites et étaient payées avec le butin des conquêtes.
Il fut assassiné le 4 novembre 644 dans la mosquée de Médine par un esclave persan nommé Firûz. Uthman lui succéda.
C'est le calife Omar qui ordonna la construction d'une mosquée (le Dôme du Rocher) sur l'esplanade du Temple à Jérusalem, à l'endroit où le prophète Mahomet se serait envolé au ciel.
On lui doit aussi l'institution de l'ère de l'hégire, dont il fixa la date au 16 juillet 622.
Il fut le premier calife à être appelé amîr al-mûminîn (« Émir des croyants »).
Le prénom
Le nom Omar vient de la racine arabe `.m.r (= la vie). On trouve les formes Oumar et Oumarou en Afrique noire, Amar et Amara en langue berbère, Ömer en turc.
Omar est aussi un nom biblique, il s'agit du fils d'Eliphaz lui même arrière-petit-fils d'Abraham.
Voir aussi
- Omar Khayyam (1048-1131), mathématicien, astronome et poète persan
- Omar Sharif (né en 1932), acteur
Omar a donné le nom OMARI ou EL OMARI ou encore AL OMARI, très répendu dans le Maghreb.
Catégorie:Islam
Omar
Omar
Catégorie:Prénom
ja:ウマル・イブン=ハッターブ
ms:Saidina Umar Al-Khatab
th:อุมัร
Uthman
Uthman (`uthmân ibn `affân (عثمان بن عفان)) fut le troisième calife de l'islam (644-656), successeur d'Abou Bakr et d'Omar.
Il aurait été le premier mecquois converti à l'islam. Ses relations avec Mahomet étaient en tout cas excellentes, puisqu'il épousa successivement deux de ses filles, Rukayya et Umm Kulthum. Choisi comme calife de préférence à Ali, il suscita pas mal de mécontentements autour de lui : d'abord en confisquant au profit de son clan une bonne partie du butin ramené des grandes conquêtes (Afrique, Asie Mineure et Perse); ensuite en fixant officiellement le texte du Coran, ce qui lui attira les foudres de plusieurs anciens compagnons de Mahomet et surtout d'Aïcha, fille d'Abou Bakr et épouse préférée de Mahomet. Il fut d'ailleurs assassiné par un frère d'Aïcha.
Son nom peut signifier « jeune serpent » ou « outardeau ». Il s'écrit aussi Othman, Osman, cette dernière forme ayant été popularisée par Osman Ier, fondateur de la dynastie ottomane. On trouve la forme Ousmane en Afrique noire et Atman ou Athmane en langue berbère ou en arabe dialectal.
Voir aussi
- Ousmane Sembène (né en 1923), cinéaste
- Ousmane Sow (né en 1935), sculpteur
- Atmen Kelif (né en 1961), acteur
Catégorie:Islam
Catégorie:Prénom
ja:ウスマーン・イブン=アッファーン
ms:Uthman bin Afan
ChypreChypre (grec Κύπρος ; turc Kıbrıs) est une île située dans l’est de la Méditerranée, à 75 km au sud de la côte turque. Elle est peuplée d’environ 850 000 habitants. Depuis 1974, date de l’invasion par l’armée turque de la partie nord-est de l’île, elle est divisée en deux parties :
- la République de Chypre (qui s'étend de droit sur la totalité de l'île) (« Chypriotes grecs », peuplée majoritairement par des habitants de culture grecque), pays qui fait partie de l’Union européenne ;
- la zone occupée militairement par la Turquie : la République turque de Chypre du Nord (RTCN) (« Chypriotes turcs », peuplée majoritairement par des Turcs de Turquie), État reconnu uniquement par la Turquie.
La capitale, Nicosie, est coupée en deux par la ligne verte (ou ligne Attila) qui sépare la zone libre de la zone occupée. Dans la population, l’élément grec est prédominant (78 %) malgré l’arrivée d'environ 100 000 colons turcs installés par le gouvernement d’Ankara.
Dans la République chypriote se trouvent deux bases militaires britanniques, à Akrotiri et Dhekelia.
Histoire
Dans l'Antiquité, l’île de Chypre appartient à un large monde hellénistique. On y extrait du cuivre, que les Romains appellent aes cyprium (littéralement « métal de Chypre »). Ce mot se transforme au fil du temps pour devenir « cuivre » en français. Chypre est ensuite incluse dans l’Empire romain, puis dans l’Empire byzantin. Richard Cœur de Lion conquiert l’île (1191) et la donne à Guy de Lusignan, qui fonde le royaume latin de Chypre (1192 - 1489). Elle passe ensuite sous le contrôle de Venise (1489-1573), avant d'être conquise par les Turcs.
En 1878, le sultan donne Chypre en bail à la Grande-Bretagne. À l’issue de la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne fait de Chypre une colonie de la couronne en représailles au soutien de l’Empire ottoman à l’Allemagne. En 1931 a lieu un premier soulèvement populaire des Chypriotes grecs pour réclamer l’union avec la Grèce.
En 1955, les Chypriotes grecs reprennent les armes contre le pouvoir britannique qui recrutait des milices chypriotes turques pour renforcer les troupes coloniales. Les accords de Zurich et de Londres de 1959 mettent fin à la lutte anti-coloniale. Chypre devient une République indépendante en 1960, ainsi que membre de l'ONU et du Commonwealth. Cependant elle n’obtient pas le droit de posséder sa propre armée. La Grande-Bretagne, la Turquie et la Grèce deviennent les États garants de sa souveraineté. La constitution garantit à la minorité chypriote turque un poids politique important (30 % des postes dans la fonction publique et 40 % dans la police) au regard de son poids démographique (18 % de la population)dans un système communautaire analogue à celui du Liban.
En 1961, Chypre devient membre du Conseil de l’Europe. En 1963, le président Makarios propose des amendements à la Constitution de 1960 qui réduisent le poids politique des Chypriotes turcs. La Turquie demande la partition de l'île. Les affrontements entre les milices chypriotes grecque et turque amenènent l’ONU à envoyer des casques bleus (l'Unificyp) sur l’île en 1965.
Suite à la dictature des colonels qui se met en place en Grèce, de nombreux opposants se réfugient à Chypre. Le 15 juillet 1974 la garde nationale dirigée par des officiers grecs lance une tentative de coup d’État contre le président Makarios. Le 20 juillet, la Turquie intervient militairement pour protéger les intérêts de la communauté turque et occupe le nord de l’île en deux jours (s'assurant le contrôle de 38 % du territoire). En Grèce, le refus de l'armée de s'impliquer plus avant dans ce conflit marque la fin de la dictature. Une fois la république chypriote restaurée, la Turquie refuse de se retirer et impose la partition du pays de part et d'autre de la « ligne verte » (appelée « ligne Attila » par les Turcs). 200 000 chypriotes sont contraints à l'exode, les grecs chassés du territoire occupé par la Turquie, les Turcs forcés de s'installer au nord. Le 13 février 1975 se met en place un État chypriote turc. Il s'autoproclame République turque de Chypre du Nord en 1983 mais n'est reconnu que par la Turquie. L'ONU a déclaré cette action illégale dans sa Résolution 541 du 18 novembre 1983. L'Unicyp prend le contrôle de la ligne verte et fait respecter le cessez-le-feu.
En 2003 la perspective de l’entrée de Chypre dans l’Union européenne permet un premier dégel, avec l’ouverture de points de passages sur la ligne verte et une mission de bons offices du secrétaire des Nations Unies, Kofi Annan. Mais le plan proposant d’instaurer un État bizonal, accepté à plus de 65 % par les chypriote turcs, est rejeté à 70 % par les Chypriotes grecs lors d'un référendum. Le 1 septembre 2004, La République de Chypre (la partie grecque) entre dans l’Union européenne. La reprise des négociations entre les deux communautés et tout progrès vers une solution à ce conflit qui sépare de fait les deux communautés depuis plus de quarante ans, semble désormais largement conditionnée par l'avancée des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Europe.
Article détaillé : Histoire de Chypre
Géographie
Histoire de Chypre
La superficie de Chypre est de 9 521 km².
D’un point de vue géographique, Chypre se situe dans le sud-ouest de l’Asie (Asie Mineure), mais les Chypriotes affirment que leur pays est situé en Europe en s’appuyant principalement sur le fait que la très grande partie des habitants de l'île sont de souche européenne et que la culture et la politique de leur pays sont plus proches de celles de l’Europe que de celles d’Asie.
On y retrouve une grande variété, avec ces massifs montagneux de Troodos et de Pendadatyla qui s’élèvent sous la force volcanique exercée par les planques techtoniques de l’Afrique et de l’Euroasie; un climat sec dans la région de Nicosie, et bien sûr un climat très méditerran&en avec la mer qui donne un peu de fraîcheur durant les longs mois d’été.
Politique
Partis politiques (par ordre alphabétique) :
- AKEL (Parti communiste -grec)
- CTP (Centre gauche -turc- au pouvoir dans la partie nord)
- Démocratie européenne
- Démocrates unis (Chypre)
- EDEK
- DIKO (parti du président actuel (2005))
- DISY
- DP ( Centre droit - turc- participe à la coalition au pouvoir dans la partie nord)
- Les Verts
- Nouveaux Horizons
- UBP (Droite - turc)
...
Voir aussi
- Liste des rois de Chypre
- Géographie de Chypre
- Villes de Chypre
Liens externes
- [http://cyprus.europe-countries.com Site sur Chypre]
- [http://www.europe-atlas.com/cyprus-map.htm Carte de Chypre]
- [http://www.visitcyprus.org.cy/ Office du tourisme de Chypre]
- [http://www.un.org/french/peace/peace/cu_mission/unficyp/unficypB.htm le site de l'Unficyp]
- [http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/chypremdv49 Une carte] de répartition des population sur le site du Monde diplomatique
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Catégorie:Territoire contesté ou occupé
zh-min-nan:Kypros
ko:키프로스
ms:Cyprus
ja:キプロス
simple:Cyprus
th:ประเทศไซปรัส
Aïcha
Aïcha (عَائِشَة بِنت أَبِي بَكر [`ā'iša bint abī bakr]), fille d'Abou Bakr, née à La Mecque vers 614, morte à Médine en 678, fut la troisième épouse de Mahomet.
Mahomet l'avait épousée alors qu'elle n'était qu'une enfant, vers 624 (certaines sources donnent un mariage vers 6 ans). Elle avait tout juste dix-huit ans à la mort de celui-ci (632). Elle aurait été, avec Khadija, son épouse préférée.
La suite de sa vie est marquée par une vive opposition à Ali, auquel elle reprochait en particulier d'avoir conseillé à Mahomet de la répudier. Cette opposition tourne à la guerre après la désignation d'Ali comme calife. Aïcha et Ali s'affrontent à la bataille du chameau (656), ainsi nommée parce que la lutte la plus acharnée se serait déroulée autour du chameau qui transportait Aïcha. Celle-ci est vaincue, ramenée à Médine et libérée à condition qu'elle ne se mêle plus de politique. Elle regretta plus tard sa sortie lors de cette bataille.
Aïcha est surtout vénérée par les Sunnites, pour qui elle est « la mère des croyants ». Son nom signifie « vivante, pleine de vitalité ». Les versets 11 à 26 de la sourate XXIV ont été consacrés à l'innocenter de la calomnie.
Les compagnons du Prophète reconnaissaient l'étendue de sa connaissance et l'interrogeaient souvent sur des questions religieuses.
En Afrique noire, on trouve la forme Aissatou, en turc, Ayşe.
Catégorie:Islam
Aicha
ja:アーイシャ
th:อาอิชะหฺ
Bassora ja:バスラ
Bassorah est une ville du sud-est de l'Irak, dans le Chatt-el-Arab, estuaire commun des fleuves Tigre et Euphrate, en amont du golfe Persique.
Occupation britannique
Le secteur du sud de l'Irak a été confié aux soldats britanniques de la coalition.
Le 19 septembre 2005, un grave incident a opposé les militaires anglais aux policiers irakiens. La foule s'en est prise aux blindés en jetant des coktails Molotov. La scène fut filmée et diffusée à la télévision.
Catégorie:Ville d'Irak
Bataille du chameau
ChameauCatégorie:Islam
La bataille du chameau est une des batailles entre les premiers musulmans, opposant le clan des quraychites majoritaires à La Mecque aux fidèles d'`Alî. Elle a lieu en décembre 656 près de Bassora.
À l'issue de cette bataille, Ali est vivant et les deux chefs de l'insurrection morts. Mais personne n'est vraiment vainqueur, le côté légendaire du récit de cette bataille laisse entendre que Dieu a soutenu `Aïcha qui en sort confortée dans ses prétentions et son soutien à la famille Omeyyade.
Histoire
L’inimitié entre Ali et Aïcha était ancienne, et datait d’un incident au cours duquel Aïcha fut soupçonnée d’adultère. Ali avait conseillé au prophète Mahomet de la répudier. Aïcha était intervenue pour que son père Abû Bakr soit le premier calife contre Ali.
Ali est cependant proclamé calife après la mort d'`Uthman assassiné. Deux Quraychites, Talha et al-Zubayr, soutenus par Aïcha, contestent cette nomination au titre de calife.
Aïcha assiste à la bataille depuis sa litière posée sur son chameau dont les rênes sont tenues par un certain K'ab :
:Ali remarqua avec inquiétude que les ennemis reformaient leurs lignes de bataille. Cependant ses compagnons lancèrent une grêle de traits sur la litière de Aïcha, laquelle litière, hérissée d'un grand nombre de traits, dont aucun ne pénétra à l'intérieur, ressemblait à une cannaie. Le frère de Ka'b, fils de Sour, tenait la bride du chameau. `Ali, ayant fait mander Mâlik, lui dit :
::- « Aussi longtemps que ces hommes verront ce chameau debout, ils ne reculeront pas. Cherche à saisir la bride et à l'entraîner de ce côté du champ de bataille ».
:Mâlik, à la tête d'une nombreuse troupe, livra un assaut et, d'un coup de sabre, coupa la main du frère de Ka'b. Un autre frère de celui-ci s'approcha et saisit la bride, en disant à Aïcha :
::- « C'est moi, le frère de Ka'b ! Aïcha répliqua: Que Dieu te récompense ! ».
:Quand lui aussi eut la main coupée, de même que tous ceux qui, au nombre de soixante et dix, avaient, après lui, successivement saisi la bride, et que le chameau eut résisté à tous les efforts que l'on fit pour l'emmener, `Ali donna l'ordre de lui couper les jarrets. Lorsque l'armée de Bosra vit le chameau tomber, elle se mit à fuir, et Aïcha, dans la litière renversée à terre, s'écria :
::- « Père de Hasan, tu es le maître ; sois clément ! »
:`Ali ne répondit pas. Il fit appeler Muhammad, fils d'Abû Bakr, et lui ordonna de ramener sa sœur à la ville. Muhammad s'étant approché, il s'écria :
::- C'est moi, ton frère, répondit Muhammad ; ne crains rien. »
:Aïcha se rassura et rendit grâces à Dieu. Muhammad la ramena à Bassora et la fit recevoir dans la maison d'Abdallah, fils de Khalaf, le Khozâ`ite, l'un des notables de la ville. `Ali demeura sur le champ de bataille jusqu'à la nuit. Un grand nombre de ses compagnons avaient trouvé la mort.
::Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, `Ali fils de Abî Tâlib, éditions Actes Sud / Sindbad
Cette bataille a laissé de traces profondes dans la communauté musulmane. Qui a raison ? Comment le savoir ? La contestation omeyyade a continué et c’est la bataille de Siffin entre Mu`awîya et Ali l’année suivante qui consacra définitivement l’éclatement de l’islam entre chiites et sunnites.
Sources
- Tabarî (839-923), La Chronique, éditions Actes Sud / Sindbad
- Le Coran
656 ko:656년
Catégorie:656
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Cette page concerne l'année 656 du calendrier julien.
Événements
Moyen orient
- Ali ibn Abi Talib succède à Uthman, calife à Médine (656-661).
- Uthman (Othman) voit sa politique de collaboration avec les peuples vaincu pour l’administration de l’Empire contestée en Egypte et en Syrie par les partisans d’Ali. Il est assassiné le 17 juin 656 par le frère d’A’isha (fille d’Abu Bakr et femme préférée du Prophète). Ali s’impose à Médine comme son successeur. Il obtient rapidement le soutient des trois grandes villes musulmanes (Basra, Kûfa et Fustât). Mais il est soupçonné d’avoir commandité le crime d’Uthman.
- Bataille du chameau en Arabie.
- Mu’awiyya, allié d’A'isha et leurs partisans (Talha et Zubayr, de la Mecque) se soulèvent contre Ali mais sont battus à la bataille du Chameau où A’isha est faite prisonnière.
Europe
- Grimoald, fils de Pépin de Landen échoue dans une tentative de coup d'État à Metz dans le royaume d'Austrasie. Il impose son fils Childebert l'Adopté en Austrasie (656-662) à la place du fils de Sigebert III, Dagobert II, exilé en Irlande.
- Ebroïn, maire du palais de Neustrie prétend dominer l’aristocratie, empêcher l’hérédité des familles palatines et élever aux emplois des gens de basse naissance qui lui doivent tout. Il se heurte aux grandes familles dirigés par Saint Léger, futur évêque d’Autun (659).
- Indépendance de fait du patrice de Toulouse.
Naissances
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Décès
- 17 juin : Uthman, calife à Médine, assassiné.
KoufaKoufa ou Kûfa (الكوفة [al-kūfa]) est une ville d'Irak, environ 170 km au sud de Bagdad, et à 10 km au Nord-ouest de Nadjaf. Elle est située sur les rives du fleuve Euphrate. La population en 2003 était estimée à 110 000 habitants.
Avec Kerbala, et Nadjaf, Koufa est une des trois villes irakiennes de grande importance pour les musulmans chiites.
Koufa a été construite pour être un pôle d'immigration arabe dans le sud de la Mésopotamie, et de devenir la capitale. Les Arabes recherchaient un endroit où ils ne souffriraient pas de maladies. À l'emplacement de Koufa, il y avait une ville Sassanide qui faisait partie d'une province perse.
Les quartiers arabes de la ville ont été construits en 638, à peu près au même moment qu'à Bassora, quand les armées arabes combattaient les Sassanides. La ville fut construite en briques cuites. On commença par construire la mosquée au centre de la ville à 1,5 km de l'Euphrate. On creusa un réservoir d'eau prévu pour 20 000 habitants. La population de Koufa était formée d'immigrants arabes venant soit de la région de La Mecque, soit du sud de l'Arabie, Yémen et Hadramaout, certains d'entre eux étaient chrétiens ou juifs.
En 655, les habitants de Koufa soutiennent `Alî contre le calife `Uthman.
Lorsque `Alî est devenu calife, il a déplacé son quartier général à Koufa pendant qu'il se préparait à la bataille avec Mu`âwîya qui menait une révolte à partir de la Syrie. `Alî fit creuser un puits dans la ville (656).
`Alî a été tué dans à Koufa (661), et enterré dans la ville voisine de Nadjaf. Après l'accession de Mu`âwîya au califat, Koufa est devenue la base des partisans d'`Alî et des kharijites. Plus tard ses habitants abritèrent son fils Husayn.
Vers 670, Une digue fut construite pour protéger la ville des crues du fleuve.
En 685, Koufa fut le théâtre de la révolte Kharijite de al-Mukhtâr.
C'est de Koufa que partit la révolution abbasside qui allait renverser les Omeyyades (750).
En 754, le calife abbasside al-Mansûr fit construire la forteresse et creuser un fossé pour entourer la ville. Mais il quitta Koufa pour Bagdad dont il fit sa capitale.
Vers 877, Hamdan Qarmat ben al-Acha`th (???-891) déployait une intense activité dans la région de Koufa. En 917, sous le règne de son fils Abû Tahir (???-932), les Qarmates ont pillé Koufa et Bassora..
Au début du Xe siècle, les Bouyides construisirent non loin de Koufa la nouvelle ville de Nadjaf dont il firent leur capitale. Nadjaf contenait le mausolée d'`Alî . Koufa déclina. La grande mosquée qui existait encore au XIIe siècle est maintenant un chantier de fouilles archéologiques.
Bouyides
Au milieu du VIIIe siècle, la ville devint provisoirement la capitale de Abbassides en attendant la construction de Bagdad. Actuellement, Koufa reste un centre important d'étude, c'est là que s'est développée la calligraphie arabe et le premier style d'écriture arabe : le style coufique. Ce style d'écriture, connu plus tard comme le style coufique a commencé un siècle avant la fondation de la ville de Koufa. Le style dérive de l'un des quatre styles arabes préislamiques qui a alors atteint son niveau de perfection décorative.
Catégorie:Ville d'Irak
Catégorie:Islam
ms:Kufah
Euphrate
L'Euphrate (nom traditionnel Grec du fleuve, Ufrat en Persan, Prâth/Frot en Araméen, Al-Furat الفرات en Arabe, Fırat en Turc et Pu-rat-tu en Assyrien) est un fleuve d'Asie de 2 780 km de long. Il forme avec le Tigre dans sa partie basse la Mésopotamie (du grec μεσο [mesos] « milieu » et ποταμός [potamos] « fleuve »), l'un des berceaux de la civilisation
L'Euphrate est un sujet de friction entre l'Irak, la Syrie et la Turquie, cette dernière voulant réduire son débit par la construction de nouveaux barrages.
Parcours
Il prend sa source dans une montagne de la chaîne du Taurus (Toros Daglari) turque, puis passe par la Syrie pour arriver en Irak. Il traverse l'Irak du nord-ouest vers le sud-est, passant par Fallujah au centre du pays, et puis environ 10 km à l'ouest des ruines de Babylone. Il rejoint le Tigre dans le sud-est du pays environ 100 km au nord-ouest de Bassorah pour former le Chatt-el-Arab et se jeter dans le golfe Persique.
Bassin versant
|+ Bassin versant de l'Euphrate
Source: « Le partage des eaux entre la Syrie, l'Irak et la Turquie »
! Pays !! longueur !! Surface !! Proportion !! Contribution au débit
|- align="center"
| Turquie || 455 km || 124.320 km² || 28 % || 88 ou 98,6 % ( - )
|- align="center" bgcolor="#EFEFEF"
| Syrie || 675 km || 75.480 km² || 17 % || 12 ou 1,4 % ( - )
|- align="center"
| Irak || 1.200 km || 177.600 km² || 40 % || 0 %
|- align="center" bgcolor="#EFEFEF"
| Arabie Saoudite || affluents || 66.600 km² || 15 % || 0 %
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Kharijisme
Le kharidjisme ou kharijisme est avec le sunnisme et le chiisme l'une des trois principales branches de l'islam. Il se divise à son tour en diverses communautés et tendances.
Cette branche est née du refus de l'arbitrage entre Ali et Mu`âwîya à l'issue de la bataille de Siffin qui les avaient opposés en 657. Cette bataille entre musulmans avait été meurtrière et Ali accepta l'idée d'un arbitrage pour arrêter le bain de sang. En principe partisans d'Ali, les Kharijites (خارجيّ [ḫārijīy], extérieur; étranger) se sont retirés et ont condamné les deux camps. Ils ont reproché à Ali de s'être soumis à un arbitrage car « L'arbitrage n'appartient qu'à Dieu ». Cette formule vaut un autre nom au kharijisme celui de la muhakkima (محكّمة [muḥakkima]) ce qui désigne la communauté de ceux qui prononcent la formule « L'arbitrage n'appartient qu'à Dieu ». Selon eux, une fois accepté par Dieu, le calife n'avait pas le droit de se laisser remettre en question par des humains. Ils se basent sur ce verset du Coran :
:Si deux partis de croyants se combattent
:rétablissez la paix entre eux
:Si l'un se rebelle encore contre l'autre,
:Luttez contre celui qui se rebelle
:Jusqu'à ce qu'il s'incline devant l'ordre de Dieu.
::Le Coran (XLIX ; 9)
Le clan rebelle était, du point de vue kharijite, celui de Mu`âwîya qui aurait dû s'incliner devant Ali.
Alors que son intention était de se diriger vers la Syrie pour combattre de nouveau Mu`âwîya, Ali dut combattre les Kharijites à Nahrawân (النهروان [an-nahrawān]) près de la ville de Bagdad actuelle en 658. Les Kharijites furent mis en déroute, et beaucoup furent tués, mais après cette victoire son armée refusa de repartir au combat contre Mu`âwîya. Ali retourna à Koufa.
Trois ans plus tard des Kharijites organisèrent le triple meurtre des protagonistes de cet arbitrage. Mu`âwîya à Damas, Ali à Koufa et l'arbitre du conflit `Amrû en Égypte devaient être assassinés le même jour. Ali est mort de ses blessures, Mu`âwîya fut blessé et survécut et `Amrû échappa complètement à l'attentat (661).
La doctrine
Cette tendance puritaine et égalitariste voulait notamment faire désigner par le peuple les chefs de la communauté islamique.
Pour eux, tous les hommes sont égaux, et ils s'élèvent contre les privilèges de l'aristocratie quraychite, accentués sous le règne de la dynastie omeyyade. Ils vont répandre par les armes leurs idées égalitaires et démocratiques : n'importe qui peut être calife, pourvu qu'il soit un croyant pieux pratiquant la justice et ne faisant de tort à personne; même un esclave noir peut être porté à cette charge. Il n'est d'ailleurs pas nécessaire que la communauté ait un calife. Si on décide d'en avoir un, il doit être élu par la communauté tout entière. Les différentes tendances du kharijisme se distinguent surtout par l'attitude à prendre à l'égard des autres musulmans. Certaines sources donnent jusqu'à une quinzaine de sous-courants kharijites, en soulignant les querelles internes. Certains kharidjites font du djihâd un sixième pilier de l'islam.
La tendance la plus radicale, les Azraqites, considérait tous les autres musulmans comme des incroyants (مُشْرِك [mušrik], asssociateur; polythéiste) et fut développée en Perse vers 685 par Nâfi` ben al-Azraq (نافع بن الازرق [nāfi` ben al-azraq]). Les kharijites azraqites préconisaient et appliquaient un véritable terrorisme fanatique. Ils utilisaient des pratiques particulières :
- L'examen probatoire (امتحان [imtiḥān], examen; épreuve) consistait à exiger de tout néophyte kharijite, comme gage de sa sincérité, d'égorger un adversaire prisonnier, se référant au fait que le prophète avait demandé à `Ali de couper la tête de prisonniers mecquois.
- Le meurtre religieux (استعراض [isti`rāḍ], démonstration), qui autorisait la mise à mort des hommes mais aussi des femmes et des enfants, fussent-ils impubères, de ces derniers.
Ils considéraient le territoire occupé par les autres musulmans comme un territoire d'infidélité (دار الكفر [dār al-kufr], territoire de l'incroyance) où il était licite de s'attaquer aux personnes et aux biens, mais c'est un territoire dont on doit s'exiler comme le prophète Muhammad s'était exilé de la Mecque pour échapper aux infidèles. Accuser ainsi les autres musulmans d'être infidèles c'est pratiquer le takfîr.
Une tendance moins brutale, les Sufrites, vivant en milieu hostile au kharijisme, fut développée par Ziyâd ben al-Asfar (زياد بن الأصفر [ziyād ben al-aṣfar]). Cette tendance condamne le meurtre politique, admet la dissimulation de la foi (taqîya) par prudence et rejette le massacre des enfants des infidèles. Il considèrent que la sourate XII (Joseph) ne fait pas réellement partie du Coran.
Une troisième tendance, les Ibadites, s'est beaucoup plus développée que les deux précédentes et existe encore actuellement en plusieurs variantes régionales. Fondée par `Abd Allah ben Ibâd (إباض بن الله عبد [`abd allah ben ibāḍ]), elle garde un caractère d'intransigeance politique et de rigorisme moral. Cependant les Ibadites se montrent beaucoup plus souples dans les relations avec les autres musulmans. Par exemple il leur est interdit de les attaquer par surprise sans les avoir invités à se rallier.
La branche fondée par Chabib ben Yazîd al-Harûrî ( شبيب بن يزيد الحروري[šabib ben yazīd al-ḥarūrī]) soutenait qu'il était légitime de confier l'imamat à une femme si cette dernière était capable de remplir les tâches reliées à ce rôle. Son épouse Ghazala al-Harûrîya (غزالة الحرورية [ġazāla al- ḥarūrīa]) ( ?-697) commanda des troupes à l'instar de Juwayrîya (جويرية بنت أبي سفيان [juwayrīya bint abī sufyān]), la fille d'Abû Sufyân, lors de la bataille de Yarmouk. Lors d'un combat, elle aurait mis en fuite le fameux général omeyyade al-Hajjâj ben Yûsuf (الحَجّاج بن يوسف الثَّقَفيّ [al-ḥajjāj ben yūsuf ath-thaqafī]) (660-714).
Dans certains ouvrages les Ibadites sont appelés « kharijites blancs » tandis que les Sufrites sont appelés « kharijites jaunes » et les Azraqites « kharijites bleus ». Les noms de « blancs » ou « jaunes » et « bleus » viennent sans doute du rapprochement entre le nom du fondateur des Ibâdites, `Abd Allah ben Ibâd et l'adjectif blanc (ابيض [abyaḍ]), du nom du fondateur des Sufrites, Ziyâd ben al-Asfar et l'adjectif jaune (أصفر [aṣfar]) et du nom du fondateur des Azraqites Nâfi`ben al-Azraq et de l'adjectif bleu (أزرق [azraq]).
Histoire
En 685 une première révolte fut acceptée par les Azraqites qui, après s'être séparé des Ibâdites restés dans la région de Bassora, allèrent dans le Fars. Il furent poursuivis par les armées du calife omeyyade `Abd al-Malik sous les ordres de l'émir al-Hajjaj. Leur nouveau chef fut tué et les Azraqites disparurent (699).
En 686 Une communauté Ibadite s'installa dans le Sultanat d'Oman et au Yémen.
En 695 éclatait une autre révolte kharijite. La tradition sunnite se plaît à souligner, comme un nouvel exemple de la fureur sanguinaire des kharijites, la sauvagerie avec laquelle furent massacrés, dans la mosquée de Kûfa, les musulmans. Toutes ces agitations kharijites eurent pour conséquence d'affaiblir le khalifat Omeyyade et de préparer le succès de ses adversaires Abbassides.
Dès les débuts de la pénétration arabe au Maghreb, les kharijites avaient des représentants qui essayaient de se rallier les populations berbères. Les berbères habitués à un système communautaire et supportant mal la domination arabe, trouvaient dans le kharijisme un cadre idéologique à leur révolte. Au moment de la chute des omeyyades de Syrie (750), l'Ouest de l'empire échappa au pouvoir central. L'Espagne revint aux émirs omeyyades de Cordoue et le Maghreb éclata en plusieurs états indépendants (de 745 à 755).
Une tribu Sufrite du Sud tunisien occupa Kairouan au prix de massacres sauvages (755). Ce fut un Ibadite, du Djebel Nefousa (à frontière Libye Tunisie actuelle), qui outré des excès commis par la secte rivale repris Kairouan aux Sufrite qu'il extermina. Il étendit son pouvoir sur la Tripolitaine et toute l'Ifriqiya. `Abd ar-Rahman ibn Rustem d'origine persane fut nommé gouverneur de Kairouan (juin 758). La région fut reprise par les gouverneurs abbassides d'Égypte en 761. Ibn Rustem put s'enfuir et alla fonder le royaume de Tahert (aujourd'hui Tagdempt, près de Tiaret, en Algérie) où ses fidèles le nommèrent imam (776 ou 778). Cet état rustémide survécut jusqu'en 909.
A la même époque un royaume Sufrite se constitua dans la région de Tlemcen (Ouest algérien). Les berbères Sufrites de la tribu des Meknâsa fondaient la ville de Sijilmâsa sur le versant est de l'Atlas marocain.
En 771, Abû Qurra de la tribu Sufrite des Ifren de Tlemcen parvint à reprendre aux arabes toute l'Ifriqiaya. En 778, Ibn Rustem sollicita un traité de paix avec le gouverneur abbasside de Kairouan. La situation resta à stable jusqu'à l'arrivée des chiites Fatimides (909).
De nos jours
Aujourd'hui encore il existe des communautés kharidjites, la plus connue étant celle des Mozabites, qui habitent les oasis du Mzab en Algérie et ceux de l'île de Djerba en Tunisie. Les Kharidjites sont aussi présents à Oman (sous le nom d'ibadites, majoritaires dans ce sultanat ; l'ibadisme est par ailleurs la confession de la dynastie régnante) et à Zanzibar.
La pratique du takfîr par certains groupes actuels se réclamant du salafisme, les fait appeler de façon polémique « néo-kharijites » : eux-même ne se considère pas comme kharijites . Le groupe terroriste égyptien « Takfir wa'l-Hijra » (التكفير والهجرة [al-takfīr wa'l-hijra], l'expiation ou l'exil) a tué un uléma modéré en 1977 en se basant sur ce principe.
Catégorie:Courant musulman
ja:ハワーリジュ派
658Catégorie:658
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Années 630 | Années 640 | Années 650 | Années 660 | Années 670
653 | 654 | 655 | 656 | 657 | 658 | 659 | 660 | 661 | 662 | 663
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Cette page concerne l'année 658 du calendrier julien.
Événements
- Muawiya, destitué de son poste de gouverneur de Damas, lève 100 000 hommes dirigés par Arm contre Ali. Le combat à peine engagé à Siffîn, sur l’Euphrate (07/657) est suspendu (refus des kharidjites de participer) et deux juges proclament la déchéance d’Ali (arbitrage d’Edhroh, janvier 658). Les kharidjites (« dissidents ») s’opposent aux deux partis, considérant que les croyants seuls doivent choisir le calife selon son mérite et au nom de Dieu.
- Le basileus Constant II lutte contre les îlots slavisés en Epire pour dégager Thessalonique. Il fait de nombreux prisonniers dont une partie est sans doute transplantée en Asie Mineure.
- Protectorats chinois en Afghanistan, au Ferghâna, au Cachemire, en Sogdiane et dans la vallée de l’Oxus (659-665).
- Mort de Samo, roi des Wendes.
Naissances
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Décès
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ko:658년
KoufaKoufa ou Kûfa (الكوفة [al-kūfa]) est une ville d'Irak, environ 170 km au sud de Bagdad, et à 10 km au Nord-ouest de Nadjaf. Elle est située sur les rives du fleuve Euphrate. La population en 2003 était estimée à 110 000 habitants.
Avec Kerbala, et Nadjaf, Koufa est une des trois villes irakiennes de grande importance pour les musulmans chiites.
Koufa a été construite pour être un pôle d'immigration arabe dans le sud de la Mésopotamie, et de devenir la capitale. Les Arabes recherchaient un endroit où ils ne souffriraient pas de maladies. À l'emplacement de Koufa, il y avait une ville Sassanide qui faisait partie d'une province perse.
Les quartiers arabes de la ville ont été construits en 638, à peu près au même moment qu'à Bassora, quand les armées arabes combattaient les Sassanides. La ville fut construite en briques cuites. On commença par construire la mosquée au centre de la ville à 1,5 km de l'Euphrate. On creusa un réservoir d'eau prévu pour 20 000 habitants. La population de Koufa était formée d'immigrants arabes venant soit de la région de La Mecque, soit du sud de l'Arabie, Yémen et Hadramaout, certains d'entre eux étaient chrétiens ou juifs.
En 655, les habitants de Koufa soutiennent `Alî contre le calife `Uthman.
Lorsque `Alî est devenu calife, il a déplacé son quartier général à Koufa pendant qu'il se préparait à la bataille avec Mu`âwîya qui menait une révolte à partir de la Syrie. `Alî fit creuser un puits dans la ville (656).
`Alî a été tué dans à Koufa (661), et enterré dans la ville voisine de Nadjaf. Après l'accession de Mu`âwîya au califat, Koufa est devenue la base des partisans d'`Alî et des kharijites. Plus tard ses habitants abritèrent son fils Husayn.
Vers 670, Une digue fut construite pour protéger la ville des crues du fleuve.
En 685, Koufa fut le théâtre de la révolte Kharijite de al-Mukhtâr.
C'est de Koufa que partit la révolution abbasside qui allait renverser les Omeyyades (750).
En 754, le calife abbasside al-Mansûr fit construire la forteresse et creuser un fossé pour entourer la ville. Mais il quitta Koufa pour Bagdad dont il fit sa capitale.
Vers 877, Hamdan Qarmat ben al-Acha`th (???-891) déployait une intense activité dans la région de Koufa. En 917, sous le règne de son fils Abû Tahir (???-932), les Qarmates ont pillé Koufa et Bassora..
Au début du Xe siècle, les Bouyides construisirent non loin de Koufa la nouvelle ville de Nadjaf dont il firent leur capitale. Nadjaf contenait le mausolée d'`Alî . Koufa déclina. La grande mosquée qui existait encore au XIIe siècle est maintenant un chantier de fouilles archéologiques.
Bouyides
Au milieu du VIIIe siècle, la ville devint provisoirement la capitale de Abbassides en attendant la construction de Bagdad. Actuellement, Koufa reste un centre important d'étude, c'est là que s'est développée la calligraphie arabe et le premier style d'écriture arabe : le style coufique. Ce style d'écriture, connu plus tard comme le style coufique a commencé un siècle avant la fondation de la ville de Koufa. Le style dérive de l'un des quatre styles arabes préislamiques qui a alors atteint son niveau de perfection décorative.
Catégorie:Ville d'Irak
Catégorie:Islam
ms:Kufah
Jérusalem ko:예루살렘 ms:Baitulmuqaddis ja:エルサレム simple:Jerusalem
Jérusalem (ירושלים - Yerushalayim en hébreu; القدس - Al-Qods ou Al-Quds en arabe) est une ville du Proche-Orient qui tient une place prépondérante dans les religions juive, chrétienne et musulmane. L'État d'Israël a proclamé Jérusalem-Ouest comme étant sa capitale en 1949, puis la ville dans son intégralité après la conquête de la partie orientale en 1967. Cette désignation n'est pas reconnue par la communauté internationale. Jérusalem-Est est également revendiquée comme capitale d'un éventuel futur État palestinien.
L'existence de cette ville est signalée sous le nom dOurousalim dès le , pendant la période cananéenne. Située sur le mont Sion, à 745 m d'altitude, la ville s'étend, début 2005, sur 200 km² pour une population de 704 900 habitants. La ville est très hétérogène: s'y mêlent de nombreuses religions, peuples, groupes socio-économiques. La partie nommée "Vieille ville" est entourée de remparts et est constituée de deux quartiers à dominante arabe, dits quartier chrétien et quartier musulman, d'un quartier à dominante arménienne et d'un quartier à dominante juive.
Le statut de la ville, sous administration civile israélienne depuis la Guerre des Six-Jours, est contesté. La "ligne verte" sépare Jérusalem-Ouest (Israël) et Jérusalem-Est (territoire occupé). Pour les parties en présence, le statut de Jérusalem reste une question clé de la résolution du conflit israélo-palestinien. La loi fondamentale israélienne de 1980, qui entérine le statut de la ville en capitale "éternelle et indivisible", est décrite par la résolution 478 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1980/80r478f.pdf] du Conseil de sécurité de l'ONU comme une "violation du droit international". En 2000, l'Autorité palestinienne vote une loi établissant Jérusalem capitale d'un futur État, cette loi est ratifiée en 2002.
Autorité palestinienne]
Histoire
Antiquité (préhistoire - 6 av JC)
Les tablettes d'el-Amarna écrites en akkadien nomment la ville Ourousalim (Our-sa-li-im-ou).
La première référence biblique à Salem se situe au moment de la rencontre d'Abraham et de Melchisédech.
Ensuite lors de la conquête de Canaan menée par Josué, la tribu de Juda prend la ville aux Jébuséens, puis se retire. Vers (ce que l'on suppose être) l'an -1000, David reconquiert Jérusalem et en fait sa capitale.
Il y transfère l'Arche d'alliance pour laquelle Salomon, son fils, construira le Premier temple. Jérusalem devient ainsi le point central du Judaïsme antique.
Le royaume se divise, à la suite de dissensions internes. Se constituent alors d'un côté le royaume de Juda, centré sur Jérusalem, et regroupant les tribus de Juda et Benjamin, de l'autre le royaume d'Israël, apparemment plus prospère, mais idolâtre, s'étant assimilé aux nations environnantes.
La ville est attaquée par le pharaon Sheshonq, qui repart avec les trésors du temple.
Durant le règne de Yehoshaphat (Josaphat), les Philistins pillent la ville. Ensuite, c'est le tour des Syriens, sous le règne de Yehoash. Sous Amatsia, c'est le royaume d'Israël lui-même qui détruit une partie des murailles de la ville.
Vers -700, le siège est mené par les Assyriens. Si la Bible rapporte le miracle accompli par Dieu en faveur d'Ezéchias, les tablettes assyriennes relatent comment Sennacherib laissa le roi de Jérusalem Hizquya "comme un oiseau en cage".
En -587 Nabuchodonosor prend la ville, pille le temple et déporte le roi Yehoïakîn (Joaquin) ainsi que les notables à Babylone. Les Babyloniens établissent Tsidquya (Sédécias) gouverneur de Jérusalem. Celui-ci se révolte, ce qui entraîne un nouveau siège, temporairement levé par l'intervention d'une force égyptienne. Nebouzarradan, général de Nabuchodonosor, revient et prend définitivement la ville. Mais cette fois le Temple est complètement détruit, les murailles de la ville aussi, et quasiment tous ses habitants conduits à Babylone. Après une captivité de 70 ans, les Juifs sont autorisés par Cyrus le Perse à regagner la Judée sous la conduite d'Ezra et Néhémie. Ils retournent à Jérusalem, y ramenant les trésors du temple. Sous le gouverneur Zorobabel, le temple est reconstruit.
Enfin durant le règne d'Artaxerxés, Néhémie reconstruit les murailles de Jérusalem. Le récit biblique des Chroniques s'arrête à cet épisode.
La ville passe sous domination grecque et selon la tradition juive, Alexandre le Grand la visite.
Jérusalem échoit ensuite au général Séleucos, et à ses descendants les Ptolémée. Antiochus IV Epiphane tente d'helléniser complètement la ville et dédie le temple à Zeus, ce qui provoque la révolte dite des Maccabées (Hasmonéens), qui aboutit à l'établissement de leur dynastie sur la terre d'Israël.
Cependant, à la suite de dissensions intestines, les Hasmonéens demandent l'avis des Romains pour les arbitrer, et en 63 av. J.-C., les troupes de Pompée pénètrent dans la ville, qui est rapidement placée sous "protectorat" Romain.
Ceux-ci choisissent d'établir comme roi Antipater l'Iduméen. Son fils Hérode embellit la ville et s'y construit un palais. Surtout, il rénove le Temple et double la superficie de son esplanade.
La forteresse Antonia accolée au temple abrite la garnison romaine. C'est là que débute la narration du Nouveau testament de la Bible chrétienne.
Période romaine (6 av JC - 638)
Pour les chrétiens (le mot ne prend pas de majuscule initiale, ne s'étant jamais agi d'une nation mais d'une foi), dans les années 30 du , Jésus de Nazareth ou Jésus-Christ y fut condamné à mort et exécuté sur une colline voisine de la ville, Golgotha.
Suit la première révolte de | | |