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NSDAP

NSDAP

Le NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, Parti national-socialiste des travailleurs allemands) fut un parti politique allemand fondé au début de années 1920, arrivé au pouvoir en 1933 et dont le leader fut Adolf Hitler. Le terme nazi est utilisé en référence aux membres de ce parti ou aux adhérents de l'idéologie politique du national-socialisme. national-socialisme), drapeau de l'Allemagne nazie]] Le parti nazi (national-sozialistisch) fut la seule force politique autorisée dans l'Allemagne nazie de 1933 (chute de la république de Weimar) jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale en mai 1945. Après quoi le parti fut déclaré illégal et ses représentants furent arrêtés et jugés au procès de Nuremberg. Les vainqueurs procédèrent ensuite à une dénazification de la société allemande.

La genèse du parti nazi

allemande] En 1919, Anton Drexler, un serrurier de Munich fonde le Parti ouvrier allemand (DAP Deutsche Arbeiter Partei) d'orientation socialiste. Le DAP était l'un des nombreux mouvements populaires (völkisch) et ouvriers qui émergèrent en Allemagne après la défaite du pays à la fin de la Première Guerre mondiale. L'agitation politique était extrême et des groupes terroristes multipliaient les attentats à l'encontre des personnalités proches du gouvernement et plusieurs tentatives de putsch survinrent. Les services de renseignement de l'armée envoyèrent le caporal Hitler pour surveiller les activités du parti en septembre 1919. Mais Hitler adhéra au parti et y découvrit sa vocation : haranguer la foule. Sa première intervention publique spontanée date du 12 septembre 1919 et sa première prestation comme orateur du 16 octobre. Mais, contrairement à ce qu'il prétendait, Adolf Hitler ne fut pas le 7 membre du parti, mais le n° 555. En 1920, c'est Hitler qui dessine le drapeau du parti (fond rouge, cercle blanc, svastika noir), de façon à lui donner un maximum de visibilité.
- En 1921, Adolf Hitler évince Anton Drexler et prend la tête du parti. Il le réorganise totalement pour en faire un parti de masse, recrutant des cadres, rachetant un journal, le Völkischer Beobachter, formant des sections d'assaut, les Sturmabteilungen ou SA, dirigées par Hermann Göring, véritable milice chargée d'assurer l'ordre dans les meetings et dans la rue.
- En novembre 1923, suite à l'occupation de la Ruhr par les troupes françaises et belges, Adolf Hitler profite de l'émoi du peuple allemand et tente de renverser le gouvernement de Bavière. Ce coup d'État, connu comme le Putsch de la brasserie, se solde par un échec cuisant : Hitler est condamné à 5 ans de prison et incarcéré durant 13 mois. Le NSDSAP est interdit.

Le redressement allemand

Entre 1924 et 1929, la République de Weimar, avec la mise en œuvre, à partir de novembre 1923, de la réforme monétaire, passant par la création du Rentenmark gagé sur l'outil de production national, réussit à restaurer l'efficacité économique de l'Allemagne, mais au prix de mesures d'austérité impopulaires. Politiquement, les forces extrémistes de tous bords gagnent du terrain. D'autant plus que le traité de Versailles ampute l'Allemagne de 10% de sa population et de 15% de son territoire, territoire en outre coupé en deux par la création du couloir de Dantzig. Cette étroite bande terre, attribuée aux Polonais, brisait l'unité allemande en séparant la Prusse orientale du reste de la patrie. Ils vivent le « Diktat de Versailles » comme une humiliation terrible, qui bien loin d'apaiser les tensions, nourrit un profond désir de revanche qui deviend un des thèmes majeurs du discours hitlérien. D'autant plus qu'en janvier 1923, les troupes françaises et belges avaient occupé la Ruhr, la région la plus industrialisée du pays, pour obliger l'Allemagne à tenir ses engagements. Après l'adoption du plan Dawes, rééchelonnant le paiement des dommages de guerre, celui-ci put reprendre et les troupes françaises commençèrent à quitter la Ruhr à partir d'août 1924.
- L'année 1924 marque donc le début du redressement allemand et la fin de l'hyperinflation. À sa sortie de prison, Adolf Hitler doit lutter contre l'aile gauche des frères Strasser qui se sont efforcés de noyauter les SA. Pour se protéger, il s'entoure d'une garde rapprochée de fidèles, les SS (Schutzstaffel, les brigades de protection).
- En 1925, paraît Mein Kampf (Mon combat), un livre dont les ventes demeurent médiocres jusqu'en 1930, avant d'exploser et devenir un best-seller depuis lors (1,5 million d'exemplaires jusqu'en 1933). Hitler le rédigea lors de son séjour en prison ; il y "synthétise" sa doctrine et y expose son programme fondé sur la conquête du Lebensraum (l'espace vital) de la nation allemande et l'idéal pangermaniste.
- Aux élections générales de 1928, le NSDAP obtient seulement 800 000 voix représentant 2,6 % du corps électoral, ce qui lui vaut douze sièges au Reichstag. Le résultat est médiocre et le parti semble sur le déclin.

La crise de 1929 et la montée du parti nazi

La crise économique de 1929 prive l'Allemagne et l'Autriche des capitaux américains investis après-guerre, et ces deux pays sont encore plus durement touchés que les autres. L'activisme du parti nazi attire à lui une très importante clientèle électorale
- Aux élections générales de septembre 1930, le NSDAP obtient 6,4 millions de voix représentant 18,3 % du corps électoral et remporte 107 sièges au Reichstag (Parlement allemand).
- Début 1932, le parti nazi compte 1,5 millions d'adhérents, dont 350 000 SA et SS qui multiplient les exactions et les démonstrations de forces. Les Jeunesses hitlériennes de leur côté enrôlent plus de 300 000 jeunes.
- Le 25 février 1932 Hitler obtient la nationalité allemande, et aux élections présidentielles de mars-avril, il obtient 13,75 millions de voix, représentant 37,3 % du corps électoral, mais il est battu par le vieux maréchal Hindenburg. Aux élections générales de novembre, le parti nazi devient le plus important groupe politique du Reichstag, le parlement de la république de Weimar, avec ses 11,74 millions de voix représentant 33,1 % du corps électoral.
- Touché par sa défaite, Hitler comprend, que pour arriver au pouvoir, il doit pactiser avec les milieux d'affaires, très insatisfaits des politiques menées par les chanceliers successifs. Et ce sont les barons de l'industrie allemande qui incitent le maréchal Hindenburg, qui ne l'aime pas, à nommer Adolf Hitler, le 30 janvier 1933, au poste de chancelier du Reich.

L'arrivée des nazis au pouvoir


- Voir aussi Chronologie du Troisième Reich. Le but du parti nazi est l'instauration d'une dictature, seule capable de reconstruire l'Allemagne et de lui permettre de retrouver sa place dans le concert des grandes nations en développant un gigantesque programme de conquêtes militaires nécessaires à son espace vital. Sous l'impulsion d'Otto Abetz, sa propagande va aussi se développer en France, de façon particulièrement active dans la presse.
- Dès le 1 février 1933, le nouveau chancelier Hitler obtient du vieux maréchal Hindenburg la dissolution du parlement. Pendant la campagne électorale, le 27 février, le bâtiment du Reichstag est totalement détruit par un incendie criminel. (Voir: Incendie du Reichstag)
- Dès le lendemain, plus de 4 000 militants du parti communiste allemand, le KPD sont arrêtés ainsi que bon nombre de leaders de la gauche. Ils sont assassinés ou envoyés vers les premiers camps de déportation. Le KPD est dissous, les journaux suspendus de parution et les meetings interdits. Aux élections générales de mars 1933, le parti nazi obtient 17,28 millions de voix représentant 43,9% du corps électoral.
- Le 23 mars, les nazis obtiennent le soutien du Zentrum (parti catholique). Le Reichstag donne les pleins pouvoirs pour 4 ans au chancelier Hitler, en votant l'« acte d'habilitation ».
- Le 29 mars, les libertés fondamentales sont abolies. Peu à peu, tous les partis et syndicats, autres que le d'inspiration nazie, sont dissous, et le 14 juillet, le NSDAP est proclamé parti unique. La Gleichschaltung (mise au pas du pays) est en marche.

La dictature des nazis

Un régime de terreur s'installe rapidement sous l'action conjointe des SA et des SS auxquels se joint la nouvelle police d'État, la Gestapo dénommée (Geheime Staatspolizei). Une vaste épuration est conduite dans les administrations et dans les organes judiciaires, qui de toute façon sont souvent court-circuités par les représentants du parti nazi qui devient une véritable structure étatique.
- Le 7 avril 1933 : vote de la loi interdisant les mariages entre Juifs et Aryens.
- Le 14 juillet, le NSDAP est proclamé parti unique.
- Le 14 octobre, l'Allemagne quitte la Société des Nations.
- En janvier 1934, les assemblées régionales sont remplacées par des gouverneurs dépendants directement du chancelier Hitler (les Staathalter).
- Le 26 janvier, signature du pacte de non-agression avec la Pologne.
- Le 14 juin, première entrevue entre Hitler et Benito Mussolini.

La nuit des Longs Couteaux

Cependant, le pays souffre toujours d'une mauvaise situation économique et les inquiétudes grandissent devant l'installation d'un totalitarisme d'État. De son côté, Ernst Röhm, qui dirige les SA depuis 1930 souhaite pousser encore plus loin l'élan révolutionnaire en absorbant la Reichswehr et a fait des SA, le bras armé de l'aile socialisante du NSDAP. Dès 1932 il s'était opposé à Hitler lorsque celui-ci avait initié son rapprochement avec les milieux d'affaires et les forces conservatrices, pour parvenir à la présidence. Au début 1934, Adolf Hitler décide de se séparer de la SA et de les liquider afin d'unifier politiquement le parti. Dans la nuit 29 au 30 juin 1934, il lance les SS de Himmler, avec le soutien de l'armée, dans une opération d'envergure : de Berlin à Munich, plusieurs centaines de SA et d'opposants sont arrêtés ou assassinés, Ernst Röhm est exécuté, en même temps que de vieux adversaires de Hitler, tels Gregor Strasser, l'ancien chancelier, le général Kurt von Schleicher, Gustav von Kahr, responsable de l'échec du Putsch de la brasserie et des collaborateurs de Franz von Papen. De nombreux généraux de la Reichswehr ont été des complices actifs de cette opération et seront dès lors liés avec Hitler par un pacte du sang. Les SA continuent d'exister mais ont désormais un rôle mineur dans la structure du parti, Hitler a désormais tout le pouvoir sur le parti et sur l'Allemagne.
- Le lendemain, 30 juin, baptême du petit cuirassé Amiral Graf Spee en violation du Traité de Versailles.
- 25 juillet : Hitler tente une première fois de réaliser l'Anschluss, (union de l'Allemagne et de l'Autriche), en faisant assassiner le chancelier autrichien Engelbert Dollfuss par des Nazis autrichiens - Échec du coup d'État, car l'Italie s'y oppose.

Hitler, Führer

Le 2 août 1934, le jour même ou l'armée prête le serment de fidélité au chancelier Hitler, le vieux maréchal Hindenburg meurt. Hitler supprime immédiatement la fonction de président et se fait plébisciter le 19 août, comme Führer, le chef unique et tout-puissant de l'État qui va agir sur tous les aspects de la vie sociale et politique des Allemands :
- manipulation idéologique des masses et normalisation des idées ;
- ségrégation raciale ;
- mise en place d'une économie de guerre ;
- réforme de l'enseignement, réorganisation de l'école et de l'université ;
- destruction des livres jugés séditieux. L'élite intellectuelle continue à quitter le pays : Albert Einstein, Thomas Mann, Stefan Zweig... Le ministère de la propagande, dirigé par Joseph Goebbels, utilise les moyens de communication les plus modernes, comme la radio ou le cinéma pour diffuser l'idéologie nazie. Des rassemblements spectaculaires et impressionnants de militants organisés à la gloire du national-socialisme.
- Le 1 octobre 1934, Hitler ordonne secrètement la création d'une nouvelle force aérienne et l'extension des forces navales et terrestres. Cette décision fait partie d'un vaste jeu diplomatique dont le but est le réarmement de l'Allemagne nazie En 1935, sont votées les lois de Nuremberg qui vont exclure les juifs de nombreuses professions, les déchoir de leurs droits civiques, les obligeant à porter une étoile jaune et leur interdisant l'entrée dans les lieux publics. Les violences antisémites se développent dans tout le pays.
- En 1936 :
  - 6 juin, circulaires contre le fléau tzigane et création du premier camp de Tziganes à Marzahn.
  - 1 décembre : L'adhésion aux Jeunesses hitlériennes devient obligatoire.

Tableau des résultats électoraux

L'organisation du Parti (à faire)

Jeunesses hitlériennes

Références cinématographiques


- Le Triomphe de la volonté
- La Chute Catégorie:République de Weimar Catégorie:Troisième Reich NSDAP Catégorie:Parti politique nationaliste ja:国家社会主義ドイツ労働者党 ko:국가사회주의 독일 노동자당 ms:Nazi

Parti politique

Un parti politique est une organisation ayant pour but de promouvoir et, le cas échéant, de mettre en œuvre un projet politique.

Partis et mouvements politiques

Les partis sont généralement différenciés des syndicats, des groupes de pression ou d'autres mouvements par leur vocation à gouverner pour mettre en œuvre directement leur projet. Une autre différence est qu'un parti politique représente un projet global de société. Au contraire les mouvements politiques sont destinés à résoudre une problématique ciblée. Ils exercent donc une fonction d'influence et d'expertise auprès des partis politiques. Dans la réalité les partis les plus minoritaires, n'ont aucune vocation à gouverner à court ou moyen terme. Ce sont donc avant tout des mouvements d'opinion qui se déclarent comme parti pour pouvoir diffuser plus largement leurs idées.

Rôle politique

Dans les démocraties modernes, les partis politiques ont un rôle politique très important. Le principe est de permettre à des gens partageant des objectifs similaires de s'allier pour promouvoir un programme politique commun. Dans certains systèmes de votes proportionnels, les partis (et parfois des coalitions de partis) peuvent également jouer un rôle fonctionnel. Ils tendent aussi à appauvrir le débat démocratique en le polarisant par la création de vastes coalitions. Ces coalitions entraînent le regroupement en bloc artificiels de problématiques diverses. Par exemple un même parti défendra une doctrine en politique internationale et une autre en matière d'éducation, ce qui conduira à associer artificiellement les deux doctrines alors qu'il pouvait s'agir de problématique suffisamment indépendante pour permettre d'étudier toutes les alternatives.

Monopartisme

Le monopartisme est une situation où un seul parti exerce le pouvoir effectif. Il se caractérise donc par l'absence d'alternative politique. Cet état de fait peut recouvrir des situations très différentes. Dans les états à parti unique, la loi n'autorise qu'un seul parti, celui du gouvernement. Elle peut parfois tolérer la présence de partis minoritaires si ceux-ci acceptent la prédominance du parti gouvernant. Il arrive également que les parti d'opposition soit officiellement autorisés mais que le parti dominant parvienne à se maintenir au pouvoir par la corruption, le clientélisme ou la fraude électorale. Ces pays sont généralement accusé d'utiliser des pratiques contraires aux droits de l'homme contre les opposants politiques. Enfin certains partis peuvent défendre un programme suffisamment consensuel pour qu'il soit accepté par une grande partie de l'électorat. Si les candidats présentés par ces partis sont reconnus pour leur compétence et leur honnêteté, ils peuvent alors se maintenir au pouvoir pendant des décennies tout en respectant scrupuleusement les règles du jeu démocratique. C'est le cas par exemple des sociaux démocrates de Socialdemokratiska Arbetarepartiet (SAP) en Suède. Au Japon, malgré les problèmes de corruption et d'incompétence notable du parti libéral démocrate, l'électorat ne trouve aucune alternative crédible et par défaut reporte invariablement son choix sur le PLD.

Bipartisme

Les bipartisme concerne des pays de tradition anglo-saxone comme les États-Unis ou la Jamaïque dans lesquels deux partis dominent la vie politique, et où il est quasiment impossible aux autres partis de remporter une élection. Dans cette situations les deux partis en opposition sont généralement de vastes coalitions qui cherchent à présenter des programmes les plus vagues possibles. Généralement ces deux coalitions se comparent l'une par rapport à l'autre en utilisant le traditionnel axe droite-gauche : liberté d'entreprise,baisse des charges d'un côté ; solidarité nationale, droits civiques et progrès social de l'autre.

Multipartisme

Dans des nations comme le Canada ou le Royaume Uni, coexiste à côté des deux partis historiques dominants, un troisième parti possédant un poids électoral non négligeable commence à percer. Ce troisième parti peut occasionnellement arriver en deuxième place aux élections mais n'a encore jamais exercé le pouvoir. Dans de rare cas comme la Finlande il peut exister un système tri-parti stable, dans lequel chacun des partis a pu arriver alternativement en tête des élections. Il est très rare que quatre partis puissent coexister et former des gouvernements indépendamment. Les partis sont alors obligés de passer des accords pour former un gouvernement de coalition.

Représentation des sexes

Malgré la généralisation du droit de vote des femmes dans toutes les démocraties ces dernières décennies, la proportion de femmes élues reste le plus souvent largement inférieure à 50 %. L'équilibre de la représentation des sexes dans les candidatures aux élections est un sujet de plus en plus abordés dans les partis occidentaux. Ainsi la France impose aux partis politiques un pourcentage minimum de candidates sur les listes. Souvent, le respect ou non de ce pourcentage minimum entraîne, pour le parti, des avantages ou malus sur le plan financier.

Primaires

En poussant à voter sur un programme plus que sur une candidature, les primaires permettent de lutter contre les plébiscites. Les partis ont pour fonction de désigner les candidats qui les représenteront durant les élections à l'aide de primaires. Le mode de sélection des candidats est souvent considéré comme peu transparent et repose en grande partie sur luttes d'influences que se livrent les personnalités au sein des partis.

Implantation géographique

La représentativité d'un parti peut être très différente à l'échelon national et à l'échelon local. S'il est généralement nécessaire de bénéficier d'une bonne implantation locale pour remporter des élection nationales, certains partis mineurs à l'échelon national peuvent avoir un poids important lors des élections locales. C'est le cas des partis autonomistes par exemple. Durant les XIX et s les partis politiques se sont structurés en organisation internationales.

Organisation des partis politiques

Pour pouvoir perdurer et donc avoir le temps de se construire un électorat et un programme politique, les partis doivent se structurer et construire un certain nombre de règles permettant de définir le système de prise de décisions.

Membres

On distingue les sympathisants, qui constituent l'électorat traditionnel du parti, des adhérents militants qui s'investissent directement dans la vie du mouvement. Le plus souvent, les adhérents se réunissent périodiquement en assemblée générale pour désigner le bureau ou comité Ces divisions se cristallisent souvent en conflits d'intérêts entre les différents courants ou entre les militants de bases, qui défendent une certaine orthodoxie idéologique, et les élus ou les cadres généralement plus ouvert au compromis et aux alliances.

Financement

Les partis financent les campagnes électorales. Ils ont également besoin de fonds pour assurer leur propre fonctionnement. Cet argent peut provenir de dons privés ou de financements public. En France, les dons privés ont été très sévèrement réglementés pour limiter l'influence des grandes sociétés sur les élus. Cette situation a entraîné une baisse importante des ressources privées et beaucoup de partis ont utilisé des sources de financements illégales (emplois fictifs, surfacturation de marchés publics, réseaux françafricains...). Pour remédier à cette situation, le législateur à mis en place un financement public dont le montant varie en fonction des derniers résultats électoraux. La Commission pour la transparence financière de la vie politique (CTFVP) et la Commission nationale de contrôle des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCCFP) sont chargés du contrôle des finances politiques. = Les partis politiques belges = Article détaillé: Partis politiques belges = Les partis politiques britanniques =

La Gauche


- les Libéraux démocrates (en anglais Liberal Democrats', cf. [http://en.wikipedia.org/wiki/Liberal_Democrats_%28UK%29]) (libéraux progressifs; les Lib Dems sont considérés traditionellement comme parti du centre ou centre-gauche mais le changement dans la politique du Labour les a mis, selon quelques personnes, le vrai parti de la gauche)
- le Parti travailliste (en anglais
The Labour Party, cf. [http://en.wikipedia.org/wiki/The_Labour_Party_%28UK%29])

La Droite


- le Parti conservateur (en anglais
The Conservative Party, cf. [http://en.wikipedia.org/wiki/The_Conservative_Party_%28UK%29], the Tories dans le langage courant, également utilisé en français)

L'extrême droite


- le Parti national britannique (BNP). = Parti Politique du Canada =

Partis politiques fédéraux

Gauche


- Nouveau parti démocratique
- Bloc Québécois
- Parti vert du Canada
- Parti Communiste (Marxiste-Léniniste) du Canada
- Parti action Canadienne
- Parti Communiste du Canada

Centre


- Parti libéral du Canada

Droite


- Parti conservateur du Canada
- Parti PC
- Parti héritage chrétien du Canada

Autres


- Parti Marijuana

Les partis politiques québécois

Gauche


- Parti Québécois
- Union des Forces Progressistes
- Parti Vert du Québec
- Parti Marxiste-Léniniste du Québec
- Option Citoyenne

Droite


- Action Démocratique du Québec
- Parti Égalité
- Parti de la démocratie chrétienne
- Parti Libéral du Québec

Autres


- Bloc pot = Les partis politiques des États-Unis d'Amérique =

Gauche


- Parti démocrate
- Green Party (Parti Vert) dont le personnage le plus connu est Ralph Nader
- Communist Party USA (Parti communiste des USA)

Droite


- Parti républicain

Autres


- Reform Party (Parti de la réforme)
- Libertarian Party (Parti libertarien) = Les partis politiques français =
Article détaillé: partis et mouvements politiques français = Les partis politiques d'Allemagne =

La Gauche


- SPD (sociaux démocrates)
- PDS (communistes)
- Bündnis 90/Die Grünen (écologisme)

Le Centre


- Tradition und Leben (Démocratie royaliste)

La Droite


- FDP (libéraux)
- CDU (chrétiens-démocrates)
- CSU (chrétiens-sociaux, représentés uniquement en Bavière, très proche de la CDU)

L'extrême-droite


- DVU (Union du peuple allemand)
- NPD
- Die Republikaner
- PRO (parti de l'ex-juge Schill, droite dure) =Partis politiques russes=
-
Rodina ("La Patrie"), parti nationaliste. = Les partis politiques suédois=

Gauche


- Socialdemokratiska Arbetarepartiet (SAP), sociaux-démocrate
- Vänsterpartiet (Vp), ancien parti communiste suédois
- Miljöpartiet de gröna (MP), vert

Droite


- Moderata Samlingspartiet (M), en francais parti du rassemblement moderer mais à droite de l'echiquier politique suedois)
- Folkpartiet Liberalerna (FpL) (Liberaux, conservateur)
- kristdemokraterna (KD), Parti chrétien conservateur
- Centerpartiet (C), en francais Parti du centre, plutôt à droite de l'échiquier
- (NyD) (Extrême-droite)
- (SD) (Extrême-droite)

Positionement inconnu ou flou


- Sverigedemokraterna (Centriste, ecologique, se qualifiant de Nationaux-démocrate)
- Sveriges pensionärers intresseparti (SPI) = Les partis politique suisses=

Gauche


- PS (Parti socialiste)
- POP (Parti ouvrier populaire) extrême-gauche
- Solidarités Extrême-gauche
- Les Verts
- PCS (Parti Chrétien-social, centre-gauche)
- AdI (Alliance des Indépendants)

Droite


- PDC (Parti démocrate-chrétien) centre-droite
- UDC (Union démocratique du centre) historiquement centre-droite, mais aujourd'hui clairement à droite, libéral et conservateur
- PRD (Parti Radical) : libéral et plutôt progressiste
- DS (Démocrates Suisses) : Extrême-droite nationaliste
- Lega dei ticinese (Ligue des Tessinois) : Extrême-droite
- UDF (Union démocratique fédérale)
- PDC D'ARBAZ = Les partis politiques de l'Union Européenne =

Gauche


- Le Parti Vert européen
- Le Parti socialiste européen
- Le Parti de la Gauche européenne

Droite


- Le Parti démocrate européen
- Le Parti européen des libéraux démocrates
- Le Parti populaire européen =Les partis politiques d'autres pays =
- Cuba, Parti communiste cubain, PCC
- Chine, Parti communiste chinois
- Vietnam, Parti communiste vietnamien =Voir aussi=
- Mouvements politiques, Idées politiques, politique, échiquier politique.

Liens externes


- [http://francepolitique.free.fr/FPartis.htm Fiches signalétiques des partis sur France Politique] Catégorie:Parti politique ja:政党 ko:정당 simple:Political party


Allemagne

L'Allemagne (nom officiel en français : République fédérale d'Allemagne) est un pays d'Europe, membre du Conseil de l'Europe (1951), de l'OCDE, de l'Union de l'Europe Occidentale (1954), de l'OTAN (1955), de l'Union européenne (1958), de l'ONU (1973), de l'OSCE et de la zone euro.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Allemagne Même si l'allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, le territoire connu maintenant comme l'Allemagne ne fut créé qu'en 1871, lorsque la Confédération de l'Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurttemberg et Bavière) devinrent l'Empire allemand. L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, le Kaiser dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut jugée responsable de la guerre. Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permirent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Aussitôt, Hitler élimina toute opposition et prit le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devint officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d'Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939. L'Allemagne domina le début du conflit. Elle conquit une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourna au profit des pays alliés : le Royaume-Uni, les États-Unis, l'URSS qui écrasèrent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicida. 1945 Dévastée par la guerre, l'Allemagne et Berlin furent divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par une des nations vainqueurs (y compris la France). L'Allemagne fut finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide : la RFA (République fédérale d'Allemagne) à l'ouest et la RDA (République démocratique allemande) à l'est. Les territoires plus à l'est furent intégrés à la Pologne et à l'URSS. L'Allemagne de l'Ouest retrouva la croissance économique bien plus vite que l'Allemagne de l'Est. À la chute du mur de Berlin, symbole de la réunification de l'Allemagne, en novembre 1989, les deux pays ne possédaient pas du tout le même niveau économique. Cette différence se ressent aujourd'hui encore et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne.

Géographie

Union européenne Article détaillé : Géographie de l'Allemagne Superficie : 357 005 km²
Frontières terrestres : 3 618 km (Autriche 784 km ; Tchéquie 646 km ; Pays-Bas 577 km ; Pologne 456 km ; France 451 km; Suisse 334 km ; Belgique 167 km ; Luxembourg 135 km ; Danemark 68 km)
Littoral : 2 389 km
Extrémités d'altitude : - 2 m > 2 962 m (la Zugspitze) Voir aussi:
- Liste des îles d'Allemagne
- Villes d'Allemagne

Économie

Article détaillé : Économie de l'Allemagne L'Allemagne enregistre le plus grand PIB de l'Union européenne. La Commission européenne lui a reproché à plusieurs reprises le dépassement des 3 % de déficit autorisé par le Traité de Maastricht. Le taux de chômage est de 11.5 % en novembre 2005 (11 % janvier 2004, 12.1 % en janvier 2005) et le nombre de chômeurs s'élève à plus de 5 millions. Avant la mise en place de l'euro le 1er janvier 1999, l'unité monétaire allemande était le Deutsche Mark.

Démographie

Deutsche Mark Article détaillé : Démographie de l'Allemagne Le pays une fois réuni est devenu démographiquement la nation la plus importante de l'Union européenne. Cependant, sa population vieillit et décroît naturellement, et seule l'immigration empêche une baisse de la population. Population : 83 029 536 habitants (en 2001). 0-14 ans : 15,57 % ; 15-64 ans : 67,82 %; + 65 ans : 16,61 %
Densité : 232 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 75 ans (en 2000)
Espérance de vie des femmes : 81,1 ans (en 2000)
Taux de croissance de la pop. : 2,7 ‰ (en 1997)
Taux de natalité : 9,16 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité : 10,42 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité infantile : 4,71 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 1,4 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 4 ‰ (en 2001)
Personnes d'origine musulmane : 3,2 millions dont 2,5 millions sont turcs (2004)

Culture

Article détaillé : Culture de l'Allemagne L'Allemagne est la terre natale de compositeurs tels Beethoven, Bach, Brahms, Schumann, Wagner ou Carl Orff; de poètes tels Goethe, Schiller et Heine ; de philosophes tels Kant, Hegel, Karl Marx et Nietzsche, théologiens tels Luther et Bonhoeffer, d'écrivains tels Hermann Hesse, Thomas Mann et Grass ; de scientifiques tels Einstein, Born, Planck, Heisenberg, Hertz et Bunsen; et d'ingénieurs tels Otto, Daimler, Benz, Diesel et Linde.
- Langues régionales d'Allemagne
- Fêtes et jours fériés d'Allemagne
- Hymne national : Das Lied der Deutschen Les grandes organisations du culte en Allemagne sont la Evangelische Kirche in Deutschland et l'Église catholique romaine. La troisième organistion du culte est l'église orthodoxe grecque. L'église orthodoxe serbe est la sixième organisation du culte en Allemagne. La quatrième organisation du culte en Allemagne est l'Église apostolique arménienne. Plus connus sont les Témoins de Jéhovah, qui sont en 5 place.
- Liens vers des statistiques sur les religions en Allemagne: [http://www.remid.de]

Divers

Lignes de téléphone : 150,2 millions (en 1997)
Téléphones portables : 65 millions (en 2005)
Postes de radio : 77,8 millions (en 1997)
Postes de télévision : 51,4 millions (en 1998)
Utilisateurs d'Internet : 25 millions (en 2005)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 123 (en 2000)
Routes : 656 140 km (dont 650 891 km goudronnés) (en 1998)
Voies ferrées : 40 826 km (en 1998)
Voies navigables : 7 500 km
Nombre d'aéroports : 613 (dont 322 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Voir aussi

Articles connexes


- Liste des noms français de toponymes allemands
- Gouvernement Angela Merkel(2)
- Liste d'Allemands célèbres
- Liste des quotidiens allemands
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande)
- La naissance du nationalisme allemand en Prusse au début du XIXème siècle

Liens externes


- [http://lallemagneexpliquee.free.fr/ L'Allemagne expliquée : un site qui explique l'Allemagne, sa culture, ses traditions et les coutumes aux français]
- [http://www.bund.de/ Portail de l'administration allemande]
- [http://www.backinjob.de Travail en Allemagne]
- [http://www.amb-allemagne.fr/ Ambassade d'Allemagne en France]
- [http://www.deutschland.de/home.php?lang=3 Portail officiel culturel (en français)]
- [http://www.stadtpanoramen.de/ Des villes en images panoramiques]
- [http://fr.jurispedia.org/index.php/Allemagne Le droit allemand sur Jurispedia]
- [http://dw-world.de/ Deutsche Welle]
- [http://www.campus-germany.de/french Études et recherche en Allemagne]
- [http://www.dwellan.biz/documents/tourisme-en-allemagne.html Le tourisme en Allemagne]
- , [http://katalogdeutsch.net Katalog Deutsch] Annuaire de ressources pour l'Allemagne et la langue allemande]
-
als:Deutschland fiu-vro:S'aksamaa ja:ドイツ ko:독일 ms:Jerman roa-rup:Ghirmânii simple:Germany th:สหพันธ์สาธารณรัฐเยอรมนี zh-min-nan:Tek-kok

1920

Cette page concerne l'année 1920 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- En avril, début de l'occupation de villes allemandes (avril-mai).
- 16 mai : L'Église catholique canonise Jeanne d'Arc.
- 4 juin : Traité de Trianon : Le viel empire austro-hongrois est désossé au profit des pays vainqueurs voisins (Pologne, Italie et Roumanie). La Hongrie cède la Transylvanie à la Roumanie et deux nouveaux États sont créés (Tchécoslovaquie et Yougoslavie).
- 24 juillet : Référendum rattachant Eupen à la Belgique.
- 14 octobre : Traité de Dorpat fixant les frontières entre la Russie et la Finlande.
- 12 novembre : Traité de Rapallo sur Fiume entre Italie et Yougoslavie.
- Création du parti national socialiste des travailleurs allemands (nazi) par Adolf Hitler.
- L'URSS reconnaît le république indépendante de Finlande.
- La guerre civile russe se termine par la victoire des Bolcheviks.

France


- 16 janvier : Naissance du Groupe des 6, Auric, Durey, Poulenc, Honegger, Milhaud, Tailleferre.
- 17 janvier : Paul Deschanel est élu président de la République, il succède à Raymond Poincaré.
- 18 janvier : Démission de Georges Clemenceau du poste de président du Conseil.
- 20 janvier : Alexandre Millerand président du Conseil.
- En février, Vagues de grèves (février-mai).
- 20 septembre : Démission du président de la République Paul Deschanel.
- 23 septembre : Alexandre Millerand est élu président de la République, succédant ainsi à Paul Deschanel. (fin en 1924).
- 25 septembre : Georges Leygues président du Conseil.
- 11 novembre : Transfert du cœur de Léon Gambetta au Panthéon de Paris.
- 11 novembre : Inhumation du Soldat Inconnu sous l'Arc de triomphe de l'Étoile.
- 20 décembre : Congrès de la SFIO à Tours : scission entre la SFIC (futur PCF) et la vieille SFIO.
- 25 décembre - Tours : Au Congrès de Tours les communistes et les socialistes se séparent. Cette scission va aboutir à la naissance du Parti communiste français.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au français Léon Bourgeois. c pa vre

URSS


- En novembre, défaite définitive des armées blanches en Russie.
- L'URSS état athée est le premier à légaliser l'avortement.

Afrique


- Le Kenya devient une colonie de la couronne britannique.
- Création de la Haute-Volta. La colonie du Haut Sénégal Niger reprend le nom de Soudan français avec Bamako comme capitale.

Amériques

Amérique du Nord


- 14 février : Au Canada, loi de création de l'Université de Montréal
États-Unis

- En janvier, 18 amendement décrétant la prohibition de la consommation de boissons alcoolisées aux États-Unis.
- 18 août : 19 amendement, accordant le droit de vote aux femmes américaines.
- En novembre, élection de Warren Harding (R) comme président des États-Unis.
- Le Sénat américain vote contre l'adhésion des États-Unis à la Société des Nations.

Amérique latine

Asie


- : Le Mahatma Gandhi commence une campagne de désobéissance civile.
- 8 septembre : Adoption par le Parti du Congrès, en Inde, du programme de lutte non violente du Mahatma Gandhi.
- Plantation de la forêt de Yoyogi au centre de la capitale du Japon, Tokyo.
- Un tremblement de terre de magnitude 8,5 sur l'échelle de Richter fait 180.000 victimes à Kansu en Chine.

Océanie & Pacifique


- Fondation du parti communiste en Indonésie.

Proche-Orient & monde arabe


- En avril, la SDN confie la Palestine et la Transjordanie à la Grande-Bretagne (conférence interalliée de San Remo).
- 2 juin : Révolte tribale en Irak contre le gouvernement militaire britannique.
- En juillet, la France met fin à la tentative de Fayçal, fils d'Husseyn, de créer une grande Syrie regroupant la Palestine et le Liban.
- 10 août : Traité de Sèvres : la Turquie perd la Syrie, le Liban, l'Irak, la Palestine et des possessions européennes.

Arts & culture


- L'écrivain surréaliste français André Breton écrit Les champs magnétiques.
- Le décorateur Art Déco René Lalique ouvre un atelier de travail du verre.
- Le peintre hollandais Piet Mondrian peint sa Composition avec rouge, jaune et bleu.
- L'écrivain russe Eugène Zamiatine publie le roman Nous autres où il dénonce déjà les dérives du régime soviétique.

Sciences & technique


- Des chercheurs canadiens découvrent comment fabriquer des briques réfractaires à partir de chaux contenant de la magnésie. Cette découverte mène à la naissance de la première usine au monde à produire des briques réfractaires et au lancement d'une nouvelle industrie mondiale.

Sports


- 3 octobre : première édition du Prix de l'Arc de Triomphe.

Naissances en 1920


- 2 janvier : Isaac Asimov, écrivain américain
- 4 janvier : Robert Lamoureux, comédien français
- 20 janvier :
  - Federico Fellini, metteur en scène italien
  - Joy Adamson, écrivain et naturaliste américain
- 31 janvier : Robert Hersant, magnat français de la presse
- 8 février : Lana Turner, actrice américaine, († 1995).
- 13 février : Eileen Farrell, soprano américaine
- 8 mars : Michel Moine, journaliste, écrivain, occultiste français.
- 10 mars : Boris Vian, écrivain français
- 14 mars : Hank Ketcham, humoriste, peintre et dessinateur américain
- 20 mars : Andrée Chédid, écrivain et poétesse française
- 4 avril : Eric Rohmer, (Maurice Schérer), réalisateur français
- 13 avril : Roberto Calvi, homme d'affaires du Vatican († 1982)
- 21 avril : Bruno Maderna, compositeur et chef d'orchestre italien († 1973)
- 2 mai : Jean-Marie Auberson, violoniste et chef d'orchestre suisse († 2004)
- 3 mai : John Lewis, pianiste de jazz américain († 2001)
- 15 mai : Michel Audiard, scénariste et réalisateur français († 1985)
- 17 mai : Raymond Gérôme, acteur et metteur en scène belge († 2002)
- 18 mai : Jean-Paul II (Karol Wojtyla), pape († 2005)
- 7 juin : Georges Marchais, homme politique (PCF), français, († 1997).
- 16 juin : José López Portillo, président du Mexique entre 1976 et 1982.
- 23 juin : Karel Voous, botanique néerlandais († 2002)
- 17 juillet : Juan Antonio Samaranch, président espagnol du Comité international olympique
- 21 juillet : Isaac Stern, violoniste russe/américain
- 23 juillet : Amalia Rodrigues, chanteuse de Fado, portugaise, († 1999).
- 25 juillet : Jean Carmet, acteur et scénariste français († 1994)
- 28 juillet : Gilbert Trigano, entrepreneur de tourisme français
- 9 août : Lola Bobesco, violoniste belge d'origine roumaine. († 4 septembre 2003).
- 22 août : Ray Bradbury, auteur de science-fiction américain
- 23 septembre : Mickey Rooney, acteur américain
- 8 octobre : Frank Patrick Herbert, écrivain américain
- 15 octobre : Naissance à Rodosto en Arménie turque d'Achod Malakian, futur grand cinéaste français connu sous le nom d'Henri Verneuil
- 22 octobre : Timothy Leary Auteur Américain, psychologue, militant pour les drogues.
- 25 octobre : Geneviève de Gaulle-Anthonioz, militante caritative française († 2002)
- 31 octobre : Helmut Newton, photographe allemand († 2004)

Décès en 1920


- 24 janvier : Amedeo Modigliani, peintre et sculpteur italien
- 14 juin : Max Weber, sociologue allemand
- 13 mars : Charles Lapworth, géologue anglais __NOTOC__ Catégorie:1920 ja:1920年 ko:1920년 ms:1920 simple:1920 th:พ.ศ. 2463

Adolf Hitler

Adolf Hitler 20 avril 1889 à Braunau am Inn (Autriche)-30 avril 1945 à Berlin (Allemagne). Convaincu d'être désigné par le destin, il s'engage en politique. Brillant orateur et propagandiste hors pair, il mobilise rapidement de nombreux partisans. Il adhère en 1919 au Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP ou parti nazi). S'appuyant sur les revendications allemandes à l'issue de la Première Guerre mondiale (en dénonçant le Diktat du Traité de Versailles de 1919) , puis sur les conséquences de la crise économique des années 1930, il accède à la Chancellerie d'Allemagne le 30 janvier 1933. En quelques mois, de janvier à juillet 1933, la République de Weimar bascule dans la dictature et la terreur. A la fois Führer et Reichskanzler (Guide et Chancelier) après le plébiscite d'août 1934, il viole le Traité de Versailles en réarmant l'Allemagne, en occupant et en annexant des territoires, avec la complicité passive des puissances européennes qui redoutent une nouvelle guerre. Le 1er septembre 1939, il s'attaque à la Pologne et déclenche la Seconde Guerre mondiale. Parallèlement à sa politique d'agression nationaliste, il met sur pied un des plus grands génocides de l'Histoire. Il ordonne ainsi l'élimination des handicapés, des Tsiganes, des homosexuels, des Franc-Maçons, des résistants, des multirécidivistes, des asociaux, et, conformément à ce qu'il laisser entrevoir dans Mein Kampf, l'extermination systématique des Juifs. Adolf Hitler, principal instigateur de la Solution Finale (la Shoah), est directement responsable de la mort de plus de 6 millions d'êtres humains dans les camps de concentration et les camps d'extermination, auxquels il faut ajouter les décès provoqués par la guerre que sa politique a déclenchée (entre 51 et 53 millions de morts selon les sources). Se terrant dans son bunker de Berlin, il s'y suicide le 30 avril 1945, pour échapper à l'Armée Rouge. Le régime nazi ne lui survivra que quelques jours. Les principaux responsables du régime seront jugés lors du Procès de Nuremberg.

Jeunes années

Procès de Nuremberg Adolf Hitler naît le 20 avril 1889 à 6h30 dans l'auberge Gasthof zum Pommer à Braunau am Inn, une petite ville de Haute-Autriche près de la frontière austro-allemande. Il est le quatrième des six enfants d'Alois Hitler et de Klara Pölzl. La plupart des enfants meurent en bas âge ; seule sa sœur cadette Paula († 1960) lui survivra. Alois Hitler, le père d'Adolf, est douanier. Né hors mariage en 1837, Alois porte d'abord le nom de famille de sa mère, Maria Anna Schicklgruber, mais en 1876, il est légitimé et obtient le droit de porter le nom Hitler. Adolf n'utilisera jamais d'autre patronyme, et Schicklgruber ne ressurgira que plus tard chez ses opposants politiques. L'arbre généalogique d'Adolf Hitler laisse cependant planer de fortes suspicions d' origines Tchèques, malgré le racisme anti-slave violent prôné par le Führer . Certains ont même suspecté du sang juif chez son père, dont la légitimation tardive à l'âge de 39 ans laisse suspecter qu'il soit né de père inconnu. L'incertitude relative à ses origines n'est pas sans conséquence. Ainsi après l'Anschluss en 1938, il fera détruire Döllersheim, le village natal de son père, en le transformant en place de tir. L'enfance d'Adolf se passe sous la stricte discipline d'un père âgé, fonctionnaire retraité dès 1895. Dans son ouvrage "Am Anfang war Erziehung" (Au début il y a eu l'éducation, traduit en français sous le titre C'est pour ton bien), Alice Miller analyse les liens entre cette éducation répressive et la suite de la biographie de Hitler. Le 3 janvier 1903, son père meurt, suivi le 21 décembre 1907 par sa mère qui succombe à un cancer. Élève médiocre à partir de son entrée à la Realschule de Linz (lycée), Hitler refuse de suivre la voie paternelle. Mais il échoue par deux fois à l'examen d'entrée de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne en 1907 et 1908. Autodidacte, grand lecteur et admirateur de la musique de Richard Wagner, il développe un intérêt profond pour l'architecture. Il enchaîne les petits boulots, vivant dans une misère constante durant cinq ans. Plus tard, dans Mein Kampf, il écrira : :« Cinq années pendant lesquelles je dus, comme manœuvre d'abord, ensuite comme petit peintre, gagner ma subsistance, maigre subsistance, qui ne pouvait même pas apaiser ma faim chronique. Car la faim était alors le gardien fidèle qui ne m'abandonna jamais, la compagne qui partagea tout avec moi. Chaque livre que j'achetai eut sa participation ; une représentation à l'Opéra me valait sa compagnie le jour suivant ; c'était une bataille continuelle avec mon amie impitoyable. J'ai appris cependant alors comme jamais avant. Hors mon architecture, hors les rares visites à l'Opéra, fruit de mes jeûnes, je n'avais d'autre joie que des livres toujours plus nombreux. » Adolf Hitler assiste aux séances du Parlement autrichien, il écrira plus tard son mépris pour la démocratie et le parlementarisme. Il étudie les thèses pangermanistes et observe l'influence de la politique sur les masses. Au printemps 1913, pour éviter son enrôlement dans l'armée de l'Empire austro-hongrois, État multiethnique qu'il exècre, il s'enfuit à Munich et vit en vendant ses peintures de paysages. Sa tentative d'échapper à la conscription est remarquée, mais, après avoir été refusé lors d'un examen médical à son retour en Autriche (pour faiblesse de constitution), il retourne à Munich.

La Première Guerre mondiale

Munich En 1914, exalté par l'entrée en guerre de l'Allemagne, Hitler s'engage comme volontaire. Il se bat sur le front Ouest dans le 16e régiment d'infanterie bavarois. Soldat enthousiaste, tranchant à cet égard sur beaucoup de ses compatriotes, il est apprécié de ses pairs et supérieurs. Blessé une première fois à la cuisse, puis aveuglé temporairement par une attaque au gaz moutarde près d'Ypres en Belgique à la fin de la guerre, le caporal Hitler est décoré de la Croix de fer, Première Classe (distinction rarement accordée à un soldat engagé) pour avoir accompli le dangereux transport d'une dépêche en 1918. Quand la guerre prend fin Hitler est à l'hôpital de Pasewalk, il est anéanti à l'annonce de la capitulation allemande. À sa sortie de l'hôpital en novembre 1918, il retourne dans son régiment de Munich.

Le combat politique

Voir aussi la Chronologie de la République de Weimar. La Bavière est alors entre les mains d'un gouvernement révolutionnaire, la Räterepublik ; sa caserne est dirigée par un Soviet (« conseil »). Dégoûté, Hitler quitte Munich pour Traunstein. Dans Mein Kampf, Hitler donne de cet épisode un récit plutôt elliptique, mais assez clair quant à sa vision du monde : :« En mars 1919, nous étions de retour à Munich. La situation était intenable et poussait à la continuation de la révolution. La mort d'Eisner ne fit qu'accélérer l'évolution et conduisit finalement à la dictature des soviets, pour mieux dire, à une souveraineté passagère des Juifs, ce qui avait été originairement le but des promoteurs de la révolution et l'idéal dont ils se berçaient. :[...] :Au cours de cette nouvelle révolution de soviets, je me démasquai pour la première fois de telle façon que je m'attirai le mauvais oeil du soviet central. :Le 27 avril 1919, je devais être arrêté, mais les trois gaillards n'eurent point le courage nécessaire en présence du fusil braqué sur eux et s'en retournèrent comme ils étaient venus. :Quelques jours après la délivrance de Munich, je fus désigné pour faire partir de la Commission chargée de l'enquête sur les événements révolutionnaires dans le 2e régiment d'infanterie. :Ce fut ma première fonction active à caractère politique. » Hitler reste dans l'armée jusqu'au 31 mars 1921 et est chargé de surveiller un groupuscule politique, le Parti ouvrier allemand (Deutsche Arbeiterpartei, DAP). Remarqué lors de l'une de ses interventions, il finit par y adhérer, et le transforme NSDAP Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (« Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands »). En avril 1921, il devient le chef du parti. Du fait de ses talents d'organisateur et d'orateur, le parti gagna rapidement en popularité. 1921] Les 8 et 9 novembre 1923, il conduit le coup d'État avorté connu comme le Putsch de la brasserie. Le NSDAP est aussitôt interdit. Arrêté, Hitler est accusé de conspiration contre l'État et condamné pour "haute trahison" le 1 avril 1924 à cinq ans de prison, qu'il purge à Landsberg am Lech. Pendant sa détention, il écrit Mein Kampf (Mon combat), autobiographie et manifeste politique. Après seulement 13 mois de détention et malgré l'opposition déterminée du procureur Stenglein, il bénéfice d'une libération conditionnelle le 20 décembre 1924. Craignant d'être expulsé vers l'Autriche, Hitler renonce à la nationalité autrichienne le 30 avril 1925. Devenu apatride, et bien qu'il soit interdit de parole en public jusqu'en 1927, il reconstruit son parti et retrouve une certaine popularité. C'est de cette époque que date l'entrée en scène de Joseph Goebbels l'un de ses plus fidèles soutiens. En 1928, le NSDAP semble pourtant marquer le pas et peine à remonter la pente : seuls 2,6% des votants lui accordent leur confiance aux élections législatives du 20 mai. Mais l'instabilité politique (décès de Gustav Stresemann, chute du chancelier Hermann Müller, remplacé par le gouvernement conservateur et autoritaire de Brüning du Zentrum) et surtout les conséquences catastrophiques de la crise de 1929 sur l'économie allemande très dépendante des États-Unis, apporte au NSDAP un succès foudroyant et imprévu aux élections du 14 septembre 1930 : avec 18,3% des voix et 107 sièges, le parti nazi est le second du Reichstag). Le septennat du président Hindenburg se terminant le 5 mai 1932, la droite et le Zentrum, afin d'éviter de nouvelles élections, proposent de renouveler tacitement le mandat présidentiel. L'accord des Nazis étant nécessaire, Hitler exige la démission du chancelier Brüning et de nouvelles élections parlementaires. Hindenburg refuse. Le 22 février 1932, Goebbels annonce la candidature d'Adolf Hitler à la Présidence de la République. Le 26 février, Hitler est opportunément nommé Regierungsrat, fonctionnaire d'état, ce qui lui confére automatiquement la nationalité allemande. Après une campagne électorale sans précédent sur le plan de la propagande, Hitler obtient 30% des voix au premier tour le 13 mars 1932 et 37,3% au second tour en avril. Hindenburg est réélu. Lors des scrutins régionaux qui suivent l'élection présidentielle le NSDAP renforce ses positions. En 1932, la situation se dégrade sur les plans économique et social (plus de 6 millions de chômeurs à la fin de l'année). L'agitation et l'insécurité politique sont à leur comble. Le gouvernement est incapable de réunir une majorité. Engagé dans un bras de fer avec Hitler, le président Hindenburg refuse toujours de le nommer chancelier. Toutes les tentatives de conciliations échouent. Même la baisse de popularité du NSDAP aux élections de novembre n'entame en rien sa détermination.

L'accession au pouvoir

NSDAP Voir aussi la Chronologie du Troisième Reich. Hitler est finalement nommé à la Chancellerie de la République de Weimar le 30 janvier 1933, avec le soutien de la droite et en particulier l'ancien Chancelier Franz von Papen et le Parti Populaire National Allemand (DNVP), dirigé par le magnat nationaliste de la presse Alfred Hugenberg, qui espèrent être en mesure de le contrôler. Hitler obtient le soutien de l'armée, déborde ses partenaires, et met en route la Gleichschaltung (la « Mise au pas ») de l'Allemagne. L'incendie du Reichstag le 27 février, lui permet de limiter les libertés civiles et d'éliminer ses opposants politiques, notamment les communistes du KPD. Le NSDAP remporte les élections de mars 1933 avec 43.9% des suffrages. Le 23 mars, le Reichstag vote la Loi d'habilitation (Ermächtigungsgesetz) accordant à Hitler, les pouvoirs spéciaux. Hitler les utilise pour interdire les syndicats, et les partis politiques. Le 30 juin 1934, durant la Nuit des longs couteaux, fort du soutien bienveillant de l'armée, le Chancelier fait assassiner plusieurs de ses partisans et de ses anciens ennemis politiques. Parmi eux : Gregor Strasser et Ernst Röhm, chef de la SA. SA] La mort du président Hindenburg est aussi celle de la République de Weimar. En vertu de la Constitution, le Chancelier exerce temporairement les pouvoirs du président défunt. Le 2 août 1934, le Reichstag vote une loi de fusion des deux fonctions en une seule : Hitler devient Führer und Reichskanzler. En septembre 1935, Hitler, aggravant l'antisémitisme d'état, proclame les lois de Nuremberg interdisant aux Juifs l'accès des hautes fonctions de l'état ou encore les mariages mixtes. La popularité du Führer provient notamment de son opposition au Diktat de Versailles, des succès diplomatiques (rattachement de la Sarre, remilitarisation de la Rhénanie, accords avec Mussolini, négociations avec la Grande-Bretagne) et des succès économiques obtenus (notamment une importante réduction du chômage) par sa politique de réarmement. Encore qu'il ne faille pas oublier ni les conditions sociales et politiques dans lesquelles les améliorations économiques ont été obtenues, ni les pénibles situations de pénurie alimentaire et le manque de devises dès 1935. L'adhésion des Allemands à sa politique (et plus encore à sa personne) fut importante, surtout au début. Avec la complicité des puissances européennes soucieuses d'éviter un nouveau conflit (notamment à Munich en 1938), Hitler annexe un grand nombre de territoires voisins : l'Autriche (l'Anschluss), puis les Sudètes, et la Tchécoslovaquie en 1938. En 1938, il est élu homme de l'année par le Time Magazine.

La Seconde Guerre mondiale

Time Magazine Bien qu'ayant de brillantes intuitions, lors de la bataille de France en 1940, Hitler s'avére être un commandant en chef brouillon et imprévisible, dédaigneux de l'opinion son état-major... Cette attitude est particulièrement flagrante lors de la bataille de Stalingrad, quand il refuse à l'armée de Paulus la permission d'opérer une retraite. Le 20 juillet 1944, à la Wolfsschanze, Hitler est blessé dans un attentat lors d'une tentative de coup d'Etat d'officiers qu'il réprime durement. Convaincu que l'Allemagne ne pourrait survivre à une défaite devenue inéluctable, Hitler ordonne le 19 mars 1945 la destruction des industries, des installations militaires, des magasins, des moyens de transport et de communications. Cet ordre ne sera pas respecté, notamment en raison de l'intervention d'Albert Speer, ministre de l'armement. Le 30 avril 1945, alors que l'Armée rouge encercle Berlin, Adolf Hitler se suicide en compagnie d'Eva Braun qu'il venait d'épouser, dans le Führerbunker. Dans son testament politique, il écarte Hermann Göring et Himmler et désigne l'amiral Karl Dönitz comme successeur.

Rumeurs post mortem

Nombre de rumeurs circulèrent sur la possibilité qu'Hitler aurait survécu à fin de la guerre. Le FBI mena des enquétes jusqu'en 1956 sur des centaines de pistes plus ou moins sérieuses. Mais dès la chute de Berlin, les services secrets soviétiques avaient récupéré une grande partie du corps. En juin 1946, les témoins, prisonniers de Beria, sont transportés à Berlin, dans le parc du bunker. Ils indiquent l’endroit où ils ont enflammé, puis enterré le corps de Hitler et de sa femme. L’emplacement correspond à l’exhumation réalisée par le Smersh un an plus tôt. On en profite pour procéder à de nouvelles fouilles et on déterre quatre fragments de crâne. Le plus grand est transpercé par une balle. L’autopsie réalisée fin 1945 se trouve en partie confirmée : les médecins y notaient en effet l’absence d’une pièce maîtresse du crâne, celle qui justement permet de conclure que Hitler s’est suicidé par arme à feu. Le puzzle est désormais complet. Ces éléments ne sont toutefois pas diffusés par Beria. Staline lui-même n’en est pas tenu informé, ce qui explique peut-être qu’il ait soupçonné les Occidentaux d’avoir recueilli le dictateur déchu. Quant aux restes des époux Hitler, ils sont pudiquement oubliés. Il faut attendre 1970, et l’ère Brejnev, pour que le chef du KGB Youri Andropov les fasse détruire par le feu. Mais le crâne et les dents de Hitler, conservés dans les archives, échappent à la crémation. On n’en apprend l’existence qu’après la chute de l’URSS. En 2000, la partie supérieure du crâne du dictateur devient même l’une des curiosités d’une exposition moscovite organisée par le Service fédéral des archives russes pour marquer le cinquante-cinquième anniversaire de la fin de la guerre.

Hitler était-il socialiste ?

Hitler rejetait dans un même mépris capitalisme et marxisme. Son nationalisme raciste transcendait le clivage traditionnel capital/social : il rêvait d'un peuple uni (Volk) par le (même) sang. La propagande hitlérienne est essentiellement guidée par des considérations d'opportunité politique, mais comporte deux invariants : l'antisémitisme, puis l'anti-marxisme (compris dans un sens assez large). Pendant les années 1920, il dut louvoyer entre les tendances « droitistes » (de l'armée et de la droite traditionnelle, du patronat) et « gauchistes » (de certains de ses partisans, comme Ernst Röhm ou Gregor Strasser). Après le lamentable échec du putsch de 1923, son problème consiste à capter et conserver un maximum de voix en vue de conquérir électoralement le pouvoir. Une étatisation des moyens de production débuta dès 1933 avec des usines automobiles et aéronautiques, puis s'intensifia avec l'économie de guerre mise en place par Albert Speer dès 1943. À partir de 1943, cette étatisation de fait suivait un schéma d'emprise totalitaire des moyens de production pour l'effort de guerre plutôt qu'une inspiration socialisante qui dominait encore dans le courant des années 1930. On peut aussi rappeler que les socialistes allemands étaient pourchassés sous le Troisième Reich et que beaucoup sont rentrés en résistance.

Interprétation psychanalytique

Troisième Reich Responsable d'une guerre ayant fait dans les cinquante millions de morts, le personnage d'Hitler a cristallisé une telle animosité qu'il est prudent de considérer les interprétations de son comportement avec beaucoup de recul. Dans son livre de 1983 Am Anfang war Erziehung (C'est pour ton bien), Alice Miller avance une explication des comportements violents de Hitler par ses traumatismes infantiles. Sa mère avait épousé un homme plus vieux qu'elle de 23 ans qu'elle appelait « oncle Aloïs » ; ses trois enfants moururent en quelques années autour de la naissance d'Adolf, amenant ce dernier à être surprotégé. Il était régulièrement battu et ridiculisé par son père ; après une tentative de fugue, il fut presque battu à mort. Adolf haït son père durant toute sa vie et on a rapporté qu'il faisait des cauchemars à son sujet à la fin de son existence. Lorsque l'Allemagne nazie occupa l'Autriche, Hitler fit détruire le village où son père avait grandi. Durant la vie d'Hitler, des rumeurs circulèrent sur le possible judaïté de son père (sa grand-mère ayant été, selon une rumeur non vérifiée, servante dans une famille juive, qui paya plus tard une pension pour son fils né de père inconnu) ; un comble dans le climat d'antisémitisme de cette époque. Cette insécurité peut être corrélée par l'ordre d'Hitler, selon lequel chaque Allemand était censé prouver la non-existence d'ancêtres juifs jusqu'à la troisième génération.

Aspects énigmatiques du personnage


- Il est établi qu'Hitler donna des ordres spécifiques pour que Johann Georg Elser, l'auteur de l'attentat de Munich qui aurait pu le tuer ne fût ni exécuté, ni même mis dans une situation où ses jours seraient en danger. Pourquoi ? Aucun historien n'a avancé d'hypothèse.
- Il donna également des ordres pour qu'un certain nombre d'Allemands juifs s'étant distingués pendant la Première Guerre mondiale ne soient pas inquiétés. Ce point était à l'origine une demande de Hindenburg. Ce point de vue est à rapprocher de la phrase de Göring, « Je suis celui qui décide qui est Juif et qui ne l'est pas. »
- Il est communément admis qu'Hitler se serait inspiré des théories de Hans Horbiger (Atlantide), John Cleves Symnes (théorie dite de la « Terre creuse »). C'est également lui qui fit inverser le sens du svastika (croix gammée) indien, signe de vie, comme pour en retourner aussi la signification (le « Viva la muerte » des phalanges espagnoles n'était pas loin) ; on remarquera aussi que le salut que Mussolini, repris par la suite par Hitler à partir de 1926, demandait de ses troupes était exactement celui des gladiateurs de l'empire romain saluant l' Empereur avant de mourir (le fameux rite du « Ave Caesar, morituri te salutant »).
- Point que certains jugent négligé par la plupart des historiens : les doctrines mystiques dans lesquelles Hitler et d'autres responsables du nazisme auraient puisé leur inspiration pour l'élaboration de la politique national-socialiste, et les rapports que le Führer aurait entrenu avec l'univers des sciences occultes (voir
- [http://www.trimondi.de/francais/H-B-K-Pre.fr..htm]). source : Louis Pauwels et Jacques Bergier, Le matin des magiciens, introduction au réalisme fantastique, Folio, 1960.

Regards des contemporains


- Erwin Rommel en octobre 1938 après avoir accompagné et assuré la sécurité du Führer durant l'annexion des Sudètes : :Hitler possède un pouvoir magnétique sur les foules; qui découle de la foi en une mission qui lui aurait été confiée par Dieu. Il se met à parler sur le ton de la prophétie. Il agit sur l'impulsion et rarement sous l'empire de la raison. Il a l'étonnante faculté de rassembler les points essentiels d'une discussion et de lui donner une solution. Une forte intuition lui permet de deviner la pensée des autres. Il sait manier avec habileté la flatterie. Sa mémoire infaillible m'a beaucoup frappé. Il connait par cœur des livres qu'il a lus. Des pages entières et des chapitres sont photographiés dans son esprit. Son goût des statistiques est étonnamment développé : il peut aligner des chiffres très précis sur les troupes de l'ennemi, les diverses réserves de munitions, avec une réelle maestria qui impressionne l'état-major de l'Armée.
- Norman Spinrad, après le succès de son livre Rêve de fer : « Hitler avait compris ce qui motivait les foules. Il passait certainement beaucoup plus de temps à s'occuper finement des symboles, couleurs et uniformes qu'à lire des livres d'économie. Ses rêves étaient bien plus proches de ceux d'une rock-star que d'un homme politique à proprement parler ».
- Dominique Aubier rappelle dans son livre Réponse à Hitler que le nazisme avait l’ambition de détruire le peuple juif, que c'était l'objectif principal d'Hitler : une tentative d’anéantir le Verbe incarné, détruire ainsi toute possibilité de survie humaine au jour du retour cyclique. La solution finale était une tentative d'anéantissement totale de l'humanité, une négation du Verbe, de la parole.
- H. P. Lovecraft qui voyait Hitler comme une force élémentaire appelée à régénérer la culture européenne, le considère par la suite comme un honnête clown pour ensuite reconnaitre que bien que ses objectifs soient fondamentalement sains, l'extrémisme absurde de sa politique actuelle risque de conduire à des résultats désastreux et en contradiction avec les principes de départ.

Anecdotes

Adolf Hitler serait aux origines de Volkswagen et notamment de la Coccinelle. Adolf Hitler aurait rencontré Ferdinand Porsche à ce propos et lui aurait parlé d'une voiture populaire pouvant transporter 5 personnes, atteindre une vitesse de croisière de 100 km/h, consommer environ 7 litres pour 100 km et ne coûtant pas plus de 1 000 Reich Marks. Le prototype fut appelé KdF-Wagen (Kraft durch Freude). La propagande alliée répandit l'assertion qu'Hitler n'aurait eu qu'un seul testicule. À ce propos, les Alliés chantaient « Hitler has only one ball » (Hitler n'a qu'une boule), sur l'air du « Le pont de la rivière Kwai », chanson sans doute inventée par les services secrets anglais à des fins de dénigrement. Une rumeur récurrente prétend qu'Hitler était seulement un peintre en bâtiment ; une caricature féroce de Sennep a peut-être contribué à ancrer la légende. Il a en fait laissé des aquarelles, certes sans génie particulier, mais qui témoignent, au moins, du fait qu'il était capable d'en peindre et qu'il possédait en tout cas de très bonnes bases dans cette technique. En revanche, il se peut que pendant ses années de galère, il ait été obligé d'accepter quelques petits boulots pour survivre. Dans son roman La part de l'autre, l'écrivain Éric-Emmanuel Schmitt lui fait par exemple peindre une enseigne de magasin pour un commerçant, mais sans aucune preuve tangible qui corroborerait ces faits. Cinquante faux Carnets d'Hitler furent publiés en Allemagne par le magazine Stern en 1983, alors qu'ils avaient été réalisés par un faussaire nommé Konrad Kujau. Paris Match acheta à prix d'or l'exclusivité pour la France...

Descriptions et représentation culturelles

Au Cinéma


- Parmi les nombreuses représentations au cinéma, Charlie Chaplin ridiculisa Hitler dans son film de 1940