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Napoléon Ier
Napoléon Bonaparte (Ajaccio, 15 août 1769 – Sainte-Hélène, 5 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français, sous le nom de Napoléon I, de 1804 à 1814, puis à nouveau en 1815. Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale et plaça ses maréchaux et ses frères sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Espagne, Naples, Westphalie, Hollande, et Suède.
Incapable de mettre un terme au cycle de guerre que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792, et face aux diverses coalitions montées et financées par l'Angleterre, les conquêtes s'ajoutant aux conquêtes, Napoléon vit l'Empire s'effondrer, dix ans après son avènement. Il ne reste aujourd'hui que la grande œuvre administrative, qu'entreprit cet homme hors du commun.
Toute tentative d'écrire avec impartialité l'histoire de ce personnage relèverait de la gageure selon l'historien Steven Englund qui écrivit « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l'étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »
Jeunesse et ascension dans l'armée
Napoléon Bonaparte naquit à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769, un an après l'achat par la France de l'île à Gênes (1768). Issu d'une famille faisant partie de la petite noblesse corse. Il était le deuxième enfant de Charles Bonaparte, Avocat au Conseil Supérieur de l'île, et de Maria-Letizia Ramolino. Alors qu'il n'était agé que de neuf ans, son père s'arrangea pour qu'il suive des études sur le continent, où il s'établit, en compagnie de son frère ainé Joseph Bonaparte. Napoléon se considèra tout d'abord comme un étranger. Après des études dans les écoles militaires (Autun, Brienne et l'école Militaire de Paris), il entre avec son ami Grenier dans l'artillerie, au sein du régiment de La Fere, à Auxonne. Il est affecté comme lieutenant en second à Valence en 1787.
D'un tempérament ombrageux, romantique dans ses écrits et d'une curiosité sans borne alliée à une mémoire surprenante, le jeune Bonaparte, à la veille de 1789, est autant homme de lettres qu'homme de guerre.
Lorsque la Révolution éclata en 1789 le lieutenant Bonaparte était présent à Paris ; spectateur des événements, il regarda avec répulsion l'invasion des Tuileries par le peuple. Napoléon retourna en Corse où les luttes de clans (paolistes soutenant la monarchie modérée à l'anglaise, les Bonaparte soutenant la Révolution) avaient repris. Napoléon se fit élire à la tête de la Garde nationale en 1792 en arrachant de force l'accord du commissaire du gouvernement. Mais l'exécution du roi provoqua une révolte des indépendantistes. Une guerre civile éclata et la famille de Napoléon fut obligée de fuir vers la France.
Bonaparte soutint la Révolution, et fut envoyé en 1793, en tant que capitaine d'artillerie, au siège de Toulon qui s'était livré aux Anglais. Le plan qu'il soumit au général Dugommier permit la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques. Ses amitiés avec les Jacobins lui valurent d'être brièvement arrêté après la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794).
Libéré, il fut un temps sans commandement effectif, puis Barras, lui permit d'écraser l'insurrection royaliste de Vendémiaire contre la Convention en 1795. À cette occasion Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier, Joachim Murat,son futur beau-frere. L'opération fut un succès, la canonnade de Saint-Roch dispersant les forces royalistes.
Bonaparte avait un esprit lucide et discret, capable d'absorber l'essence de la connaissance militaire et stratégique de son temps et de l'appliquer à des situations réelles. Officier d'artillerie de formation, il innova dans l'utilisation de l'artillerie (canon de Gribeauval) comme force mobile d'appui des attaques d'infanterie.
Campagne d'Italie]
Nommé commandant en chef de l'armée d'Italie, mal nourrie et mal vêtue, il entraîne avec fougue ses hommes et bat à plusieurs reprises une armée autrichienne plus nombreuse et mieux équipée : Montenotte, Lodi, ou Arcole — où Napoléon prend lui-même la tête de l'assaut, sous la pluie de feu qui tue son ami et aide-de-camp, Muiron ; cet homme « qui est partout et qui voit tout, volant comme l'éclair et frappant comme la foudre » séduit ses subalternes, Sérurier, Masséna, Berthier, par son ascendant sur les hommes, son audace et son sang-froid. Il perçoit la valeur d'un officier encore anonyme, Lannes. Durant ces batailles, les peintures d'époque de son quartier général montrent qu'il utilisa (comme tous les généraux de la Révolution) le premier système de télécommunications au monde, le télégraphe Chappe. L'Autriche, dirigée par l'archiduc Charles, dut négocier un traité défavorable à Campo-Formio.
En Italie, le général Bonaparte prend conscience de ses forces, et de la situation qui est la sienne. Il règne sur les champs de bataille et a la faveur du public (italien comme français) : c'est une véritable petite cour qui se forme autour du général républicain à Milan. Le Directoire est loin pour celui qui règle le sort de la riche Italie et maîtrise superbement son adversaire. En 1797, par le truchement du général Augereau, Bonaparte organisa une manœuvre politique qui permit d'écarter plusieurs royalistes du pouvoir à Paris et de préserver la république jacobine.
Campagne d'Égypte
Paris]]
- Voir l'article détaillé Campagne d'Égypte
- En 1798, inquiet de la popularité de Bonaparte, le Directoire, sous prétexte de barrer aux Anglais la route des Indes, le charge d'envahir l'Égypte. Admirateur du Siècle des Lumières, Bonaparte décide d'emmener des scientifiques, et fonde l'Institut. En outre, il est accompagné du général Kléber. Découverte par un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, la pierre de Rosette permettra à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. Victorieuse à la bataille du Mont-Thabor le 16 avril 1799, l'expédition en Syrie est décimée par la peste puis arrétée a Saint jean d'acre. Bonaparte régle de manière expéditive le sort des pestiférés de Jaffa. Le 1 et 2 août, la flotte française est presque entièrement détruite à Aboukir par les navires de Nelson.
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- La situation du Directoire lui paraissant favorable à un coup de force, Bonaparte abandonne le commandement de l'armée d'Égypte à Kléber, et rentre en France. Sur le chemin qui le mêne à Paris, il est acclamé par la population. Kléber capitulera le 31 août 1801 après avoir perdu 13 500 hommes, principalement victimes des épidémies.
Le coup d'État
Arrivé dans la capitale, le général s'entretient avec Talleyrand, homme politique d'expérience et fin connaisseur des forces en jeu.
Le schéma du coup d'État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) (cf. l'article) prévoit les opérations suivantes : Bonaparte aura le commandement en chef de l'armée pour le maintien de l'ordre dans Paris et dans les assemblées. On envisage de déplacer les assemblées à Saint-Cloud sous le prétexte d'un péril jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées se trouvent toujours sous la menace de la population parisienne.
L'essentiel des événements se déroule le 19 brumaire à Saint-Cloud. Les révisionnistes avaient envisagé une démission collective des cinq directeurs, mais les assemblées ont du retard car cette idée ne fait pas l'unanimité ; Bonaparte s'impatiente et décide d'intervenir.
Il tient un discours maladroit devant le Conseil des Cinq-Cents, discours très mal perçu par les députés qui l'accusent de vouloir instaurer la dictature. Bonaparte est alors contraint de quitter l'assemblée. Mais il prend rapidement la situation en main avec l'aide de son frère Lucien qui préside les cinq-cents. Lucien évite que Napoléon soit mis en cause par les députés qui veulent voter pour mettre Hors-la-loi Bonaparte.Lucien retarde le vote et va chercher Murat qui vient avec la troupe et met de l'ordre dans les assemblées, disant que certains députés voulaient poignarder Bonaparte pour justifier une intervention de l'armée.
Les représentations des députés sortant par les fenêtres et voulant poignarder Napoléon sont très répandues. Bonaparte est de fait l'homme fort de la situation, qui fait basculer un coup d'État parlementaire en un coup d'État militaire.
Mais Bonaparte reste attaché aux formes juridiques et dans la soirée du 19 brumaire, les députés restent à Saint-Cloud pour voter la décision de nommer deux commissions pour préparer une nouvelle constitution. On constate alors une volonté d'appuyer le régime sur le vote des représentants du peuple.
Le 20 brumaire les trois consuls sont désignés : Bonaparte, Sieyès et Ducos.
C'est le début du Consulat
La Constitution
Le 25 décembre 1799, mise en vigueur de la Constitution de l'an VIII. Bonaparte établit la Constitution sous des apparences démocratiques, mais organise un pouvoir autocratique, toutes les évolutions du régime ne feront qu'accentuer le caractère autocratique du pouvoir.
Le pouvoir législatif est divisé en 3 assemblées (parlement tricaméral) :
- le tribunat discute les lois sans les voter
- le corps législatif ou corps des muets adopte ou rejette les lois
- le sénat est chargé de vérifier que la loi est conforme à la constitution
Le pouvoir fonctionne de manière autoritaire, les procédés de démocratie semi directe (quelque peu fictive) sont soigneusement organisés et contrôlés. L'empereur corrige lui-même les résultats si non satisfaisants. L'empire est une forme de despotisme éclairé.
L'Oeuvre législative
Comment évoquer Bonaparte sans parler du Code civil ? Bonaparte opéra dès les débuts du Consulat de nombreuses réformes dans l'éducation, la justice, la finance et le système administratif.
Son ensemble de lois civiles, rédigé par Jean-Jacques Régis de Cambacérès et connu sous le nom de Code Napoléon de 1804, a encore une forte influence dans de nombreux pays de nos jours.
Le Code civil est toutefois très largement inspiré d'un éventail de lois et coutumes diverses déjà existantes sous l'Ancien Régime qu'il unifiait. Son oeuvre administrative se prolongea jusqu'en 1814 : il créa les écoles de droit (érigées en Facultés en 1808) et la Capacité en droit pour mieux diffuser le Code civil, mais aussi les lycées et le nouveau Baccalauréat, la Banque de France, le Franc germinal, les préfets, le Conseil d'Etat, initia le travail de cadastration du territoire français, et institua la Légion d'honneur.
- Voir Code civil
Du Consul à l'Empereur
Code civil]
En 1800, Bonaparte attaqua et vainquit l'Autriche une nouvelle fois. Battus à Marengo par Napoléon et à Hohenlinden par Moreau, les Autrichiens durent signer le traité de Lunéville le 9 février 1801, ce qui amena les Britanniques à signer la paix d'Amiens en (mars 1801). Si son pouvoir était fragile au lendemain de Brumaire, la victoire de Marengo et ses suites consolident fortement la situation de Napoléon.
Il envoya une armée forte de 34 000 hommes à Saint-Domingue sous les ordres du général Leclerc pour rétablir l'autorité de la France. Après quelques succès, notamment la capture de Toussaint Louverture (qui mourut au Fort de Joux, dans le Doubs, le 7 avril 1803), son armée fut anéantie par une épidémie de fièvre jaune. Bonaparte vendit la Louisiane, immense territoire d'Amérique du Nord, aux États-Unis.
Le 24 décembre 1800, une « machine infernale » (bombe) l'attendait rue Saint-Nicaise. Le cocher du Premier consul passa au grand galop. La bombe explosa trop tard et seules les vitres du véhicule furent soufflées. Sur place, en revanche, ce fut le carnage. On dénombra une dizaine de morts. Fouché, alors ministre de la Police, réussit à prouver que l'attentat était l'œuvre des royalistes, alors que Bonaparte était persuadé avoir affaire aux Jacobins. L'exécution du duc d'Enghien en sera une conséquence.
En 1802, il rétablit l'esclavage dans les colonies à la demande de sa femme, Joséphine de Beauharnais (une béké de Martinique). Ce rétablissement devait faire repartir une économie défaillante dans les colonies des Antilles.
Il fallut attendre 1848 pour que l'abolition définitive de l'esclavage soit promulguée.
Après que Bonaparte eut étendu son influence sur la Suisse, qui mit en place les institutions décentralisées actuelles, et sur l'Allemagne, une dispute à propos de Malte servit de prétexte aux Britanniques pour déclarer une nouvelle fois la guerre à la France en 1803, et pour soutenir l'opposition royaliste à Bonaparte. Napoléon réagit : l'idée d'une invasion de la Grande-Bretagne se fait jour, et pour ramener à la raison les royalistes, qui, peut-être, complotent dans l'ombre, le premier Consul fait exécuter le duc d'Enghien, prince Bourbon.
L'exécution qui se déroule à Vincennes après un simulacre de procès, ne suscite pas d'autre protestation que celle de l'Angleterre, la Russie et l'Autriche s'en tenant à quelques timides reproches. Voilà cependant qui assoit la réputation de « Robespierre à cheval » de Napoléon (à Sainte-Hélène, Napoléon assumera cet acte, malgré la très probable implication de Talleyrand). Après ce gage donné aux républicains, dans la mesure où le premier Consul réitère le crime des régicides, celui-ci se couronne Empereur le 2 décembre 1804.
1804 1805 à Milan]]
À proprement parler, l'Empire naît à la demande du Sénat. Steven Englund se rallie à l'opinion selon laquelle il s'agissait, initialement, de protéger la République. Bonaparte abattu, l' ordre se serait effondré avec lui. Empereur, il devenait une institution, scellant la pérennité des valeurs républicaines. Il pouvait mourir : l'hérédité du titre était censé protéger le pays des bouleversements et de la perte des acquis révolutionnaires (avec, en premier lieu, l' égalité, loin devant la liberté). C'est ainsi que les monnaies impériales portent, sans hypocrisie, la mention « Napoléon Empereur - République française ».
Par suite seulement, cet Empire « républicain », protégeant les acquis révolutionnaires, se fera « impérialisme ».
Le Sacre de Napoléon, sous les yeux du Pape réduit à bénir le couronnement du maître de la France, est également l'occasion de revenir sur les rapports entre la France et le Vatican. La signature du Concordat par le premier Consul en 1801 reconnaît le catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus religion d'État ; les prêtres reçoivent désormais un traitement de la part de l'État. Restauration catholique, moins de dix ans après la confiscation des biens de l'Eglise ? Napoléon préserve les apparences : il « accueille » le pape en forêt de Fontainebleau, à cheval et en habit de chasse, mettant ainsi en scène le caractère fortuit de la rencontre. De même en 1804 : ce n'est pas l'Empereur qui ira se faire sacrer à Rome, à l'image des Empereurs germaniques, mais ce sera le pape que l'on fera venir à Paris, comme un vulgaire aumônier.
On voit bien que le rapprochement entre Bonaparte et l'Eglise est le fruit d' intérêts particuliers (se rallier les catholiques de France ; assoir l'Empire sur une légitimité égale à celle des Rois), et quand le Pape se montrera rétif aux injonctions de Napoléon, celui-ci n'hésitera pas à le retenir prisonnier à Fontainebleau.
L'Empire victorieux
Fontainebleau
En 1804 l'heure n'est donc pas encore aux vastes conquêtes, et, persuadé depuis longtemps que le seul moyen d'obtenir une paix définitive était de neutraliser le Royaume-Uni, Napoléon mit au point, avec l'amiral Latouche Tréville (qui mourra avant d'avoir pu l'exécuter), un plan visant à l'invasion de l'Angleterre. Celui-ci échoua définitivement à la Bataille de Trafalgar la flotte franco-espagnole commandée par l'amiral de Villeneuve fut disloquée par l'amiral Nelson. Le Royaume-Uni en tira la domination des mers pendant le siècle suivant.
Cette même année 1805, la troisième coalition se forma en Europe contre Napoléon. L'Empereur, qui, à Boulogne, supervisait les préparatifs en vue de l'invasion de la Grande-Bretagne, dut faire face à une guerre soudaine, et à l'autre bout de l'Europe. Il mena une offensive immédiate, acheminant la Grande Armée en Autriche à marches forcées, et s'assura une brillante victoire contre l'Autriche et la Russie à la bataille d'Austerlitz, dite « bataille des Trois-Empereurs ». En 1806, la Prusse provoque un nouveau conflit : la campagne que mène Napoléon est impressionnante de rapidité : « l'Âme du monde » (Hegel) balaie l'armée prussienne à la bataille d'Iéna (doublée de la brillante victoire de Davout à Auerstedt). L'année suivante Napoléon traverse la Pologne et finit par signer, à Tilsit, en une mise en scène travaillée pour frapper les esprits (au milieu du Niemen), un traité avec le tsar Alexandre I, divisant l'Europe entre les deux puissances.
Cet homme formé dans les écoles et par les maîtres d'Ancien Régime, officier de l'armée royale, brise les anciennes conceptions militaires : il ne s'agit plus de livrer une guerre de siège à l'aide de 30 à 50 000 hommes, mais de rechercher la bataille décisive, engageant plus de 100 000 hommes s'il le faut ; il ne s'agit plus de rester maître du champ de bataille, mais danéantir l'ennemi.
En 1808 il crée la noblesse d'Empire : bientôt ses maréchaux et généraux arboreront les titres de Comte d'Empire, prince de Neuchâtel, duc d'Auerstaedt, duc de Montebello, duc de Dantzig, duc d'Elchingen, Roi de Naples...
D'Amsterdam à Rome, le grand Empire compte alors plus de 70 millions d'habitants dont trente seulement sont français.
Campagnes de la Péninsule Ibérique, d'Autriche et de Russie
Alexandre I, Washington DC|right]]
À la suite de l'attitude britannique vis-à-vis des bateaux de commerce français, Napoléon tenta d'imposer un blocus continental visant à asphyxier l'industrie britannique. Le Portugal, longtemps allié des Britanniques, refusa de signer ce traité. Napoléon, recherche donc l'aide de l'Espagne pour envahir le Portugal. Il finit par envahir l'Espagne et installa son frère Joseph Bonaparte comme roi, et aussi le Portugal, en 1807 fut envahi. Une partie de la population espagnole, fanatisée par les prêtres, se souleva contre les Français. Bientôt l'excellente infanterie britannique, commandée par le futur duc de Wellington mit pied en Espagne, en passant par le Portugal, en 1808 et, avec l'aide des nationalistes espagnols, poussa l'armée française hors de la Péninsule Ibérique. Alors que les meilleures troupes de l'armée française étaient engagées en Espagne, l'Autriche attaqua une nouvelle fois la France en Allemagne et fut finalement vaincue lors de la bataille de Wagram. Le maréchal Lannes, compagnon, et ami, de l'Empereur, périt à Essling. Il fut immédiatement remplacé par son fidèle LENIF, Général qui l'avait accompagné durant toute la campagne d'Italie.
Alexandre I, poussé par la noblesse russe acquise aux Britanniques, refusa de coopérer avec Napoléon pour porter le coup final au Royaume-Uni. Napoléon, croyant cette guerre inévitable, envahit la Russie en 1812. La grande Armée, appuyée des alliés italiens, allemands, autrichiens, devint gigantesque : ce sont plus de 600 000 hommes qui franchirent le Niémen.
Les Russes, dirigés par Koutousov, suivirent la stratégie de la terre brûlée, reculant sans cesse devant les troupes françaises. La bataille de la Moskowa, le 12 septembre, ne permit pas de désigner un vainqueur. Bien que les Russes abandonnent le terrain, les pertes furent presque équivalentes dans les deux camps.
Dès le lendemain de l'entrée des troupes françaises dans Moscou, les Russes incendièrent la ville et Napoléon dut faire retraite. L'hiver, soudain en ces régions, était dangereusement proche : Napoléon, espérant une démarche de la part d'Alexandre, fit retarder la retraite jusqu'au dernier moment.
Les troupes françaises effectuèrent une retraite extrêmement éprouvante vers l'Allemagne dans l'hiver russe et par les régions dévastées qu'elles avaient parcourues pour y aller. Des 500 000 hommes qui entrèrent en campagne, seules quelques dizaines de milliers franchirent la Bérézina. La Grande Armée était détruite.
Encouragés par ce dramatique échec, plusieurs rois reprirent les armes contre la France. À la suite de la trahison d'une partie de ses troupes, Napoléon subit une défaite décisive à la bataille de Leipzig, aussi appelée « Bataille des nations », qui vit s'opposer 180 000 Français à 300 000 alliés (russes, autrichiens, allemands, suédois). Le Maréchal Poniatowski, prince polonais et neveu du dernier roi de Pologne, y perdit la vie en tentant de traverser l'Elster avec ses hommes. On dénombra 100 000 morts et blessés.
La campagne de France
Poniatowski
En 1814, une alliance entre la Grande-Bretagne, la Russie, la Prusse et l'Autriche fut formée. Malgré les incroyables victoires de Champaubert et Montmirail, que Napoléon remporta à la tête d'une armée de jeunes recrues inexpérimentées (les « Marie-Louise »), Paris tomba le 31 mars et les maréchaux forcèrent Napoléon à abdiquer.
Il pensait que les alliés allaient le séparer de l'Impératrice et de son fils le Roi de Rome.
Dans la nuit du 12 au 13 avril il prit la dose de poison qui devait lui permettre de se suicider, de l'opium dans un peu d'eau. On lui avait assuré que ce poison était plus que suffisant pour tuer deux hommes.
Il a choisi cette mort parce qu'il pensait qu'on allait par la suite exposer son corps aux Français, et il voulait que sa garde reconnaisse son visage calme qu'elle lui connaissait au milieu des batailles.
Après de longues minutes d'agonie, l'Empereur se plaignait du lent effet de la préparation d'opium qu'il avait prise.
Il déclara à Armand de Caulaincourt « Qu'on a de peine à mourir, qu'on est malheureux d'avoir une constitution qui repousse la fin d'une vie qu'il me tarde tant de voir finir ! »
Les nausées de Napoléon furent de plus en plus violentes, il ne fut plus maître de s'empêcher de vomir, comme il l'avait été jusqu'alors, puis par la suite viennent les effets de vomissement, la longue agonie se poursuivit jusqu'a la venue du docteur Yvan.
Napoléon lui demanda de lui donner une autre dose de poison pour qu'il puisse mourir, le docteur refusa en disant qu'il n'était pas un assassin et qu'il ne ferait jamais quelque chose contre sa conscience.
L'agonie de l'empereur se poursuivit, Caulaincourt sortit de la pièce pour demander au valet de chambre et au service intérieur de garder le silence. Napoléon rappela Caulaincourt en lui disant qu'il préférait mourir plutôt que de signer le traité.
Les effets du poison se sont par la suite dissipés et l'Empereur a pu reprendre ses activités normales.
On ne sait pas exactement comment l'Empereur à survécu à la dose de poison qu'il a prise, soit son estomac se révulsa, soit le poison avait perdu de sa force.
Il fut exilé à l'île d'Elbe, selon le traité de Fontainebleau, conservant le titre d'Empereur mais ne régnant que sur cette petite île.
Les Cent-Jours
En France, Louis XVIII écarta « Napoléon II » et prit le pouvoir. Napoléon s'inquiéta du sort de sa femme et surtout de son fils qui était aux mains des Autrichiens. Le gouvernement royaliste refusa bientôt de lui verser la pension promise et des rumeurs circulèrent quant à sa déportation vers une petite île de l'océan Atlantique sud.
C'est alors que Napoléon, s'arrachant à sa geôle, mit pied sur le continent en mars 1815, près de Cannes. Les armées envoyées pour l'arrêter l'accueillirent en héros partout sur son trajet, sur la route qui porte désormais son nom. Le maréchal Ney, qui avait juré à Louis XVIII de lui ramener Bonaparte dans une cage de fer, s'inclina devant son ancien souverain, ce qui lui valut d'être le seul maréchal exécuté pour trahison lors de la Seconde Restauration. Napoléon arriva sans coup férir à Paris . la période dite des Cent-Jours s'ouvrait. L'échec était probable : son armée fut finalement défaite à la bataille de Waterloo le 18 juin 1815. La jonction des armées prussiennes et britanniques, que n'avait pu empêcher le maréchal Grouchy, eut raison des troupes impériales.
La Route Napoléon
1er mars 1815 : Débarqués à Golfe-Juan, Napoléon et sa petite troupe, gagnent Cannes où ils arrivent tard et d'où ils repartent tôt.
2 mars : Voulant éviter la voie du Rhône qu'il sait hostile, Napoléon fait prendre alors la route de Grasse pour gagner, par les Alpes, la vallée de la Durance. Au-delà de Grasse, la colonne s'engage dans de mauvais chemins muletiers et s'arrête à Saint-Vallier, Escragnolles, et Séranon.
3 mars : Après une nuit de repos, elle gagne Castellane ; dans l'après-midi, elle atteint Barrême. Le
4 mars : Napoléon trouve à Digne la route carrossable et fait étape le soir au château de Malijai, attendant avec impatience des nouvelles de Sisteron dont la citadelle, commandant le passage étroit de la Durance, peut lui barrer la route.
5 mars : Sisteron n'est pas gardée et Napoléon y déjeune, puis quitte la localité dans une atmosphère de sympathie naissante. Le soir, il arrive à Gap et y reçoit un accueil enthousiaste.
6 mars : Il couche à Corps.
7 mars : Il gagne la Mure, puis trouve en face de lui, à Laffrey, des troupes envoyées de Grenoble. C'est ici que se situe l'épisode fameux que commémore aujourd'hui, dans la "prairie de la Rencontre", un monument. Le soir même, Napoléon fait son entrée à Grenoble aux cris de "Vive l'Empereur".
1932 : La Route Napoléon est inaugurée. Des aigles volants dont le symbole est inspiré des paroles de Napoléon : « L'Aigle volera de clocher en clocher jusqu'aux tours de Notre-Dame » jalonnent ce parcours.
Déportation à Sainte-Hélène et naissance d'un mythe
Napoléon fut emprisonné et déporté par les Britanniques sur l'île Sainte-Hélène, commandé par Sir Hudson Lowe. Avec une petite troupe de fidèles, parmi lesquels le Comte de Las Cases, il se dédia à l'écriture de ses mémoires pour la postérité. Dans la seconde moitié du mois d'avril 1821, il écrivit ses dernières volontés et plusieurs codicilles lui-même, une quarantaine de pages au total. Ses derniers mots furent : « France, armée, Joséphine », ou, selon les « mémoires de Sainte Hélène » : « ...tête...armée...Mon Dieu ! ».
En 1955, le journal de Louis Marchand, le valet de Napoléon, fut publié. Il décrit les derniers mois de Napoléon jusqu'à sa mort et beaucoup en conclurent qu'il fut empoisonné à l'arsenic. En 2001, Pascal Kintz de l'Institut Légal de Strasbourg accrédita cette thèse avec une étude du niveau d'arsenic trouvé dans les cheveux de Napoléon après sa mort, de 7 à 38 fois le niveau normal. Des analyses du magazine Science & vie montrent que des concentrations similaires d'arsenic peuvent être trouvées dans des échantillons prélevés en 1805, 1814 et 1821. Il faut mentionner la coutume de l'époque de porter des perruques qui étaient poudrées. De plus, si l'on en croit des chercheurs suisses, Napoléon serait mort d'un cancer à l'estomac, même si l'empereur montrait un certain embonpoint au moment de sa mort (75,5 kg pour 1,67 m), les chercheurs ont observé les pantalons qu'il mettait à l'époque et constaté qu'au cours des 5 derniers mois avant sa mort, il avait perdu près de 11 kg. Cette hypothèse avait été avant écartée car il était tout de même un peu trop en chair pour avoir un cancer.
1821
Napoléon demanda à être enterré sur les bords de la Seine, auprès du peuple français qu'il a tant aimé, mais lorsqu'il mourut en 1821 il fut inhumé à Sainte-Hélène. En 1840, son corps fut rapatrié triomphalement et il fut placé aux Invalides à Paris dans une urne en porphyre (don de la Russie à la France).
Regards des contemporains
- Chaptal : Napoléon se servait lui-même des journaux pour faire la guerre à ses ennemis, surtout aux Anglais. Il rédigeait personnellement toutes les notes qu'on insérait dans le Moniteur, en réponse aux diatribes ou aux assertions qu'on publiait dans les gazettes anglaises. Lorsqu'il avait publié une note, il croyait avoir convaincu. On se rappelle que la plupart des notes n'étaient ni des modèles de décence, ni des exemples de bonne littérature ; mais nulle part il n'a mieux imprimé le cachet de son caractère et de son genre de talent.
"Je n'ai eu qu'un seul vrai soldat, c'est toi mon Dedes" fut sa dernière phrase.
Les réalisations de Napoléon Bonaparte
Sous le consulat
Le consulat est essentiellement une période de pacification et de stabilisation de la France, après la décennie révolutionnaire. De nombreuses institutions sont fondées, qui survivent longtemps à leur créateur ; elles reprennent certains acquis de la Révolution.
- Le 13 décembre 1799 (22 frimaire an VIII) l’article 52 de la constitution institue le Conseil d’État.
- Le 13 décembre 1799 (22 frimaire an VIII) Bonaparte crée le Sénat.
- Le 13 février 1800 (24 pluviôse an VIII) création de la Banque de France.
- Le 17 février 1800 (28 pluviôse an VIII) Bonaparte crée le corps préfectoral.
- Le 8 avril 1802 (18 germinal an X) Napoléon Bonaparte signe avec le pape Pie VII le Concordat.
- Le 1802 (11 floréal An X) le premier consul créa les lycées.
- Le 19 mai 1802 (29 floréal an X) est créée la Légion d'honneur.
- Le 24 décembre 1802 sont crées les 22 Chambres de commerce.
- Le 7 avril 1803 (17 germinal an XI) est créé le franc Germinal.
- Le 21 mars 1804 (30 ventôse an XII) le Code Civil est promulgué.
Sous l'Empire
- Le 18 mars 1806(21 germinal an IX) le premier conseil de prud'hommes est créé.
- Le 10 mai 1806 l'université est recréée, après son abolition par la Révolution, sous une forme proche de l'actuelle. La Sorbonne existait déjà depuis 1257.
- En 1806 Napoléon Ier commande l'Arc de triomphe de l'Étoile.
- Le 9 février 1807 il ressuscite la fonction de Grand Sanhédrin (ce qui facilite l'assimilation des juifs dans l'Empire).
- Le 16 septembre 1807 l'empereur Napoléon 1er crée la Cour des Comptes.
- En 1807 Napoléon confie à Alexandre Théodore Brongniart la construction de la future Bourse de Paris.
- Le 17 mars 1808 Napoléon crée par décret impérial le baccalauréat.
- Le 12 février 1810 promulgation du Code pénal.
L'esclavagisme
Napoléon fut aussi celui qui rétablit l'esclavage, aboli par la République en 1794. En mai 1802, après la signature d'un traité avec l'Angleterre restituant la Martinique à la France, « l'esclavage ainsi que la Traite des Noirs et leur importation dans lesdites colonies auront lieu conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789 ».
Début juin, il fit arrêter et déporter Toussaint Louverture, qui avait pris la tête de la révolte des esclaves noirs de Saint-Domingue onze ans plus tôt, et qui, s'appuyant sur les idéaux de la Révolution et confiant dans les hommes censés les représenter, avait rallié l'île à la France. Il devait mourir un an plus tard au Fort de Joux, dans le Jura. Quant aux armées napoléoniennes, elles provoquèrent bien des massacres lors de la deuxième révolte des esclaves de Saint-Domingue, avant que ceux-ci en sortent victorieux et créent la première République noire indépendante en janvier 1804.
La Guadeloupe se revolta aussi en 1802 mais la rébellion conduite par Louis Delgrès échoua.
Il faut signaler que Napoléon 1er, de retour de l'île d'Elbe pour 3 mois, décréta une abolition immédiate de l'esclavage. Sa décision sera confirmée par le traité de Paris le 20 novembre 1815. Néanmoins, à la restauration, celle-ci restera lettre morte.
La famille
Mariages et enfants
Napoléon s'est marié deux fois :
- Le 9 mars 1796 avec Joséphine de Beauharnais qui sera couronnée impératrice. Ce mariage restant sans enfants, se terminera par un divorce.
- Le 11 mars 1810 (par procuration) avec l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche, qui lui donnera un fils : Napoléon François Joseph Charles Bonaparte (° 20 mars 1811, † 22 juillet 1832), roi de Rome, duc de Reichstadt, plus connu sous le nom de Napoléon II, bien qu'il n'ait jamais régné en pratique, son règne fut en théorie de 15 jours entre la première abdication de Napoléon et la charte de 1814. Le surnom de l'Aiglon lui vient de poèmes de Victor Hugo écrits en 1852.
Napoléon a également eu au moins deux enfants illégitimes, qui tous les deux ont eu des descendants :
- Charles, comte Léon (° 1806, † 1881), fils de Catherine Éléonore Denuelle de la Plaigne (° 1787, † 1868).
- Alexandre, comte Walewski, (° 4 mai 1810, † 27 octobre 1868), fils de la comtesse Walewska (° 1789, † 1817).
Et selon des sources plus contestées :
- Émilie Louise Marie Françoise Joséphine Pellapra, fille de Françoise-Marie Leroy.
- Karl Eugin von Mühlfeld, fils de Victoria Kraus.
- Hélène Napoléone Bonaparte, fille de la Comtesse Montholon.
- Jules Barthélemy-Saint-Hilaire (° 19 août 1805, † 24 novembre 1895) dont la mère reste inconnue.
Frères et sœurs
- Caroline Bonaparte
- Elisa Bonaparte
- Jérôme Bonaparte
- Joseph Bonaparte
- Louis Bonaparte
- Lucien Bonaparte
- Pauline Bonaparte
Neveux et nièces
- Louis-Napoléon Bonaparte, son neveu, profita de la popularité de Napoléon I, d'abord pour se faire élire Président de la République sous la II République, puis pour prendre le pouvoir et établir le Second Empire, régnant sous le nom de Napoléon III. Durant son règne de nombreuses législations sociales et modernes ont été adoptées. Il capitule et se rend aux prussiens en 1870, suite à la défaite de Sedan.
- Pierre-Napoléon Bonaparte
- Charles Lucien Bonaparte zoologiste
Descendance célèbre
- Marie Bonaparte
Divers
- Napoléon Bonaparte était épileptique.
- L'un de ses bicornes a été adjugé le 19 octobre 2005 pour 66 000 livres.
Bibliographie
- Jean Tulard, Napoléon ou le Mythe du Sauveur
- Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon
- Thierry Lentz (en collaboration), Autour de l'empoisonnement de Napoléon, préfacé par Jean Tulard, Éd. Nouveau Monde, 2002
- Thierry Lentz, le Sacre de Napoléon, Éd. Nouveau Monde, 2003
- Thierry Lentz, Napoléon, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2003
- André Suarès, Vues sur Napoléon, Grasset, 1933
- Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l'Empire
- Jacques-Olivier Boudon, Histoire du Consulat et de l'Empire, Tempus
- Eric Anceau, Napoléon, librio
- Pierre Norma, Napoléon
- Chaptal, Mes souvenirs sur Napoléon
- François-René de Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, livres XXIX à XXII
- Jacques Bainville, Napoléon, 1931
- Steven Englund, Napoléon « a political life », 2003
- Didier Le Gall, Napoléon et le Mémorial de Sainte-Hélène, Analyse d'un discours, Préface de Jean-Paul Bertaud, Editions Kimé, 2003.
- Maximilien Vox, Napoléon. Paris (France). Éditions du Seuil, collection Le temps qui court. 1959. 184 pages.
- Tolstoï, Guerre et Paix
- Stendhal, La Chartreuse de Parme
- Henri Guillemin, Napoléon, légende et vérité. Éditions Utovie.
- Patrick Rambaud, La Bataille
- Patrick Rambaud Il neigeait
- Patrick Rambaud L'absent
- Patrick Facon, Renée Grimaud et François Pernot, l'Homme d'État absolu. – Évreux : Éditions Atlas, coll. « La glorieuse épopée de Napoléon », 2004. – 128 p., 31 cm. – ISBN 2-7312-2920-9.
- Antoine Auger, Jacques Garnier, Vincent Rollin ; sous la dir. de Dimitri Casali, Napoléon Bonaparte (avec une préface de Jean Tulard). – Paris : Larousse, 2004. – 407 p., 29 cm. – ISBN 2-03-505406-0.
- Jean Defranceschi, la Jeunesse de Napoléon : les dessous de l'histoire. – Paris : Lettrage distribution, coll. « Lettrage » n° 6, 2001. – 384 p., 22 cm. – ISBN 2-9516656-0-1.
- Jacques Macé, Dictionnaire historique de Sainte-Hélène : chronologique, biographique et thématique. – Paris : Tallandier, coll. « Bibliothèque napoléonienne », 2004. – 488 p., 22 cm. – ISBN 2-84734-120-X.
Filmographie sélective
Parmi les très nombreux films et téléfilms consacrés au personnage ou le faisant figurer, avec l'acteur qui l'y incarne :
- 1912 : Napoléon de Louis Feuillade (France)
- 1927 : Napoléon d'Abel Gance avec Albert Dieudonné (France)
- 1929 : Sainte-Hélène (Napoleon auf St. Helena) de Lupu-Pick avec Werner Krauss (France)
- 1934 : Napoléon Bonaparte d'ko:아작시오 ja:アジャクシオ
Catégorie:Ajaccio
Ajaccio est une commune française, située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse. Les habitants d'Ajaccio sont appelées les Ajacciens.
Géographie
Ajaccio est une ville de France, chef-lieu du département de Corse-du-Sud sur la côte ouest de la Corse, au fond du golfe d'Ajaccio
Histoire
- Le 21 Avril 1492, Ajaccio fut fondée par les Génois.
- Au XIXe siècle, Ajaccio est une station d'hivernage très prisée de la haute société de l'époque, à l'instar de Monaco, Cannes, Nice.
- Le 8 octobre 1943, Ajaccio fut la première ville française libérée de la domination allemande.
Économie
Administration
Ajaccio a été successivement:
- un chef-lieu de district du département de Corse, de 1790 à 1793;
- chef-lieu du département du Liamone, de 1793 à 1811;
- chef-lieu du département de Corse, de 1811 à 1975;
- chef-lieu de la région Corse, depuis 1970, et du département de la Corse-du-Sud, depuis 1976.
Ajaccio est chef-lieu de sept cantons:
- Le 1 canton est formé d'une partie d'Ajaccio (8 891 habitants);
- Le 2 canton est formé d'une partie d'Ajaccio (2 675 habitants);
- Le 3 canton est formé d'une partie d'Ajaccio (7 566 habitants);
- Le 4 canton est formé d'une partie d'Ajaccio (5 372 habitants);
- Le 5 canton est formé d'une partie d'Ajaccio (7 989 habitants);
- Le 6 canton est formé d'une partie d'Ajaccio (17 579 habitants);
- Le 7 canton est formé d'une partie d'Ajaccio et des communes d'Afa, Alata, Appietto, Bastelicaccia et Villanova (11 547 habitants);
Ajaccio fait parti depuis decembre 2001 de la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA) avec neuves autres communes (Afa, Alata, Appietto, Cuttoli Corticchiato, Peri, Sarrola Carcopino, Tavaco, Valle di Mezzana et Villanova).
Personnages célèbres
- Joseph Fesch, oncle de Napoléon, cardinal et sénateur (1763-1839)
- Félix Pascal Bacciochi, prince de Lucques et de Piombino (1762-1841) époux d'Elise Bonaparte, sœur de Napoléon.
- Charles Bonaparte (1746-1785) père de Napoléon.
- Maria-Letizia Bonaparte (1749-1836) mère de Napoléon.
- Joseph Bonaparte (1768-1844) frère de Napoléon et roi de Naples.
- Napoléon Bonaparte, empereur des français de 1804 à 1815. (1769-1821)
- Lucien Bonaparte (1775-1840) frère de Napoléon et prince Canino.
- Marie-Anne Bonaparte, dite Élisa (1777-1820) sœur de Napoléon et princesse de Lucques et de Piombino.
- Louis Bonaparte (1778-1846) frère de Napoléon et roi de Hollande.
- Marie-Paulette Bonaparte, dite Pauline (1780-1825) sœur de Napoléon et pricesse Borghese.
- Marie-Annonciade Bonaparte, dite Caroline (1782-1839) sœur de Napoléon et reine des Deux-Siciles.
- Jérôme Bonaparte (1784-1860) frère de Napoléon et roi de Westphalie.
- Philippe Antoine, comte d'Ornano (1784-1863) cousin de Napoléon, l'un de ses généraux, élevé à la dignité de maréchal par Napoléon III.
- François Coty, Joseph Marie François Spoturno dit François Coty (Ajaccio, 3 mai 1874 - Louveciennes, 25 juillet 1934), industriel et homme politique français ("Artiste, industriel, technicien, économiste, financier, sociologue" indique sa carte de visite)devint l'homme le plus riche de son temps en seulement 20 ans avant de tout perdre. A inventé la formule du célèbre Chanel N° 5.
- Tino Rossi, chanteur (1907-1983) Première vedette mondialement adulée.
- Achille Peretti, homme politique (1911-1983)
Monuments et lieux touristiques
La maison dans laquelle vécut Napoléon est maintenant un musée.
La ville compte également une citadelle du ainsi qu'une cathédrale Renaissance. Elle accueille un musée abritant une très importante collection de peintures italiennes.
Jumelages
Références
Liens internes
- La Madunuccia
- Le canal de la Gravona et l'adduction des eaux de consommation de la ville d'Ajaccio.
Liens externes
- Site de la [http://www.ajaccio.fr Ville d'Ajaccio]
- [http://kyrnet.online.fr/ajaccio.htm Kyrnet/Ajaccio]
15 août
Le 15 août est le 227 jour de l'année (228 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 523 : début du pontificat de Jean Ier
- 778 : Bataille de Roncevaux
- 1097 : Les croisés arrivent à Iconium (Konya), où ils vont rester une semaine pour reprendre leurs forces, lors de la Première croisade.
- 1483 : Le pape Sixte IV consacre la chapelle du Vatican qui portera par la suite son nom (Chapelle Sixtine) et la dédie à Notre-Dame de l'Assomption.
- 1539 : l'Ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français pour la rédaction de tous les actes officiels.
- 1914 : Inauguration du canal de Panama
- 1944 : Début de l'opération Anvil Dragoon : débarquement allié en Provence lors de la Seconde Guerre mondiale.
- 1945 : L'empereur Shōwa du Japon prononce un discours à la radio. Il demandera dans son allocution l'arrêt des combats.
- 1947 : Indépendance de l'Inde et du Pakistan. Au Pakistan, le jour férié est le 14 août.
- 1948 : Établissement de la République de Corée au sud du 38e parallèle
- 1960 : Indépendance du Congo
- 1969 : Début du Festival de Woodstock aux États-Unis,
- 1971 : Le président américain Richard Nixon suspend la convertibilité du dollar en or.
- 1971 : Indépendance de Bahreïn
- 1994 : Capture en France du terroriste Carlos (Ilich Ramírez Sánchez)
- 2005 : Le démantèlement des colonies juives à proximité de la bande de Gaza débute conformément au plan de désengagement.
- 2005, Fin du Jubilé du Puy-en-Velay, qui a commencé le 25 mars.
Naissances
- 1685 : Jakob Theodor Klein, naturaliste allemand († 27 février 1759).
- 1769 : Napoléon, Empereur des Français († 1821).
- 1771 : Walter Scott, écrivain et poète britannique († 21 septembre 1832).
- 1785 : Thomas de Quincey, écrivain britannique († 8 décembre 1859).
- 1807 : Jules Grévy, Président de la République française († 9 septembre 1891).
- 1872 : Śrī Aurobindo, philosophe et nationaliste indien († 1950).
- 1879 : Ethel Barrymore, actrice américaine († 1959).
- 1879 : Albert Hazen Wright, zoologiste américain († 4 juillet 1970).
- 1890 : Jacques Ibert, compositeur français († 5 février 1962).
- 1892 : Louis de Broglie, physicien français († 1987).
- 1896 : Marie Besnard, tueuse en série française († 1980).
- 1896 :
- Pierre Dac (André Isaac), humoriste français († 9 février 1975).
- Gerty Theresa Cori, biochimiste états-unienne, Prix Nobel de physiologie et de médecine de 1947
- 1916 : Harold Ayer, acteur britannique († 2003).
- 1925 : Oscar Peterson, jazzman canadien.
- 1933 : Stanley Milgram, psychologue américain († 20 décembre 1984).
- 1934 : Nino Ferrer, chanteur français († 13 août 1998).
- 1935 : Régine Deforges, écrivain français.
- 1939 : Nicole Avril, écrivain français.
- 1944 : Sylvie Vartan, chanteuse française.
- 1945 : Alain Juppé, homme politique français.
- 1950 : Anne Elizabeth Alice Louise Windsor (Princesse Anne d'Angleterre).
- 1952 : Bernard Lacombe footballeur français
- 1969 : Robertson Frizero Barros, écrivain et poète brésilien.
- 1972 : Ben Affleck, acteur américain.
Décès
- 1464 : Pie II, pape.
- 1846 : Sylvain Charles Valée, maréchal de France
- 1936 : Grazia Deledda, prix Nobel de littérature en 1926 (° 27 septembre 1871)
- 1967 : René Magritte, peintre belge (° 21 novembre 1898)
- 1976 : Eyvind Johnson, prix Nobel de littérature en 1974
- 1990 : Viktor Tsoï, chanteur russe (Kino)
Célébrations
- Fête chrétienne de la Dormition de la Vierge Marie et de son Assomption (Fête catholique), ancienne fête nationale en France.
- Acadie : Fête nationale
- Inde : Fête nationale, indépendance en 1947.
- "Saint Napoléon" : Fête nationale en France sous l'Empire.
- Liechtenstein : Fête nationale.
- Fête des forces armées en Grèce.
Prénoms
- Marie, Maria, Maia, Macha, Manon, Mariane, Marianne, Mariette, Marilène, Marilyne, Marion, Marise, Marlène, Marylaure, Marylène, Marylin, Maryline, Mireille, Muriel, Myriam, Mario
- Panayotis.
Divers
- 15 août est un court-métrage français réalisé par Nicole Garcia en 1986, avec Ann-Gisel Glass, Nicole Garcia et Jean-Louis Trintignant.
- 15 août est un film français réalisé par Patrick Alessandrin en 2001, avec Richard Berry, Charles Berling et Jean-Pierre Darroussin.
Catégorie:Jour de l'année
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Années 1740 | Années 1750 | Années 1760 | Années 1770 | Années 1780
1764 | 1765 | 1766 | 1767 | 1768 | 1769 | 1770 | 1771 | 1772 | 1773 | 1774
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Cette page concerne l'année 1769 du calendrier grégorien.
Événements
- Cugnot construit son fardier, premier véhicule automobile à vapeur.
- Début du pontificat de Clément XIV (fin en 1775).
- Début du séjour en Éthiopie de l'explorateur écossais James Bruce à la recherche des sources du Nil (fin en 1772).
- L'ingénieur écossais James Watt dépose le brevet d'un condenseur qui améliore les performances de la machine à vapeur.
- La Birmanie devient une dépendance chinoise.
- La Comtesse du Barry devient la maîtresse officielle de Louis XV, roi de France.
- Le shintoïsme devient la religion d'état au Japon.
- Le chef des outaouais, Pontiac, allié des Français, est assassiné.
- Le céramiste anglais Josiah Wedgwood invente la poterie mécanique.
- Le mécanicien anglais Richard Arkwright met au point une machine semi-mécanique à filer le coton.
- Les Gurkhas font la conquête du Népal.
- Les forces françaises défont Pasquale Paoli. La Corse devient une province française.
- 10 janvier : Michel Ney, maréchal d'Empire, qui sera surnommé le « Brave des Braves ».
- 13 février : Ivan Andreïévitch Krylov, écrivain russe
- 23 mars : William Smith géoloque anglais
- 15 août : Napoléon Bonaparte, Premier Consul puis Empereur des Français.
- 23 août : Georges Cuvier, paléontologiste et naturaliste français († 1832)
- 14 octobre : Antoine-Marie Chamans Comte de Lavalette, Directeur Général des Postes sous le Premier Empire et proche de Napoléon 1er († 1830)
- 2 février, Clément XIII , Pape
- 20 avril, Pontiac, Chef des outaouais
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Île Sainte-Hélène:Pour l'île Sainte-Hélène située au Canada, voir l'article Île Sainte-Hélène (Canada).
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L'île Sainte-Hélène est située au milieu de l'Atlantique sud, à 1 930 km des côtes africaines par 15° 56' S, 5° 42' O. Actuellement territoire d'outre-mer britannique, elle fut découverte par le navigateur portugais João da Nova Castella en 1502. Dès 1657, elle a été possession de la Compagnie anglaise des Indes orientales Elle est essentiellement connue comme lieu d'emprisonnement de Napoléon de 1815 à sa mort en 1821. En 1890, le chef zoulou Dinizulu a été à son tour détenu sur l'île. Durant la Guerre des Boers, les Anglais ont également fait emprisonner 6 000 Boers dont le Général Piet Cronje.
Son rôle stratégique est négligeable depuis l'ouverture du Canal de Panamá. Le tourisme repose exclusivement sur les lieux rappelant l'emprisonnement de Napoléon.
Outre l'île Sainte-Hélène, 7 autres îles font partie du territoire d'outre-mer de Sainte-Hélène dont :
- L'île de l'Ascension à 1 131 km au Nord-Ouest ;
- L'archipel de Tristan da Cunha à 2 100 km au sud ;
- L'île Gough (inhabitée), à 2 450 km au sud.
L'Île Saint-Hélène est reconnue par l'Union africaine comme un territoire africain occupé par une puissance étrangère.
Population
Il n'existe pas de population indigène sur l'île. Les habitants de l'île sont blancs (descendants de Britanniques), noirs (descendants d'esclaves) et Chinois. Tous les habitants parlent anglais ; il n'y a jamais eu de créole et les populations d'origine non britannique ont perdu leur langue d'origine.
La détention de Napoléon I
Suite à la défaite lors de la bataille de Waterloo, Napoléon fut emprisonné et déporté par les Britanniques sur l'île Sainte-Hélène. L'arrivée de Napoléon entraîna une augmentation sensible de la population de l'île : près de 2 000 soldats et 500 marins de la flottille de guerre, ainsi que des officiels du gouvernement anglais, accompagnés de leurs familles, sans oublier la petite colonie française qui vivait dans l'entourage de Napoléon. De plus, les Anglais, craignant un débarquement de marins français pour libérer le prisionnier comme sur l'Île d'Elbe, revendiquèrent l'île de l’Ascension (jusqu'alors inhabitée) pour y établir une garnison navale.
Napoléon est mort le 5 mai 1821. Le lendemain, le gouverneur de l'île, sir Hudson Lowe, bien qu'en perpétuel conflit avec son ancien prisonnier, venant en personne s’assurer de la mort de Bonaparte, a déclaré alors à son entourage : « Hé bien, Messieurs, c'était le plus grand ennemi de l'Angleterre et le mien aussi ; mais je lui pardonne tout. À la mort d'un si grand homme, on ne doit éprouver qu'une profonde douleur et de profonds regrets. »
Conformément à ses dernières volontés, Napoléon a été inhumé le 9 mai près d'une source dans la vallée du Géranium, dénommée depuis « vallée du Tombeau ». Le 27 mai, toute la colonie française a quitté l'île. Dix-neuf ans après la mort de Napoléon, le roi Louis-Philippe a pu obtenir de la Grande-Bretagne la restitution des cendres de l'ex-empereur. L'exhumation du corps de Napoléon eut lieu 15 octobre 1840, puis il a été rapatrié en France et enterré aux Invalides à Paris.
À partir de 1854, l'empereur Napoléon III négocia avec le gouvernement britannique l'achat de Longwood House et de la vallée du Tombeau, qui devinrent propriétés françaises en 1858 et gérées depuis par le ministère des affaires étrangères.
Voir aussi
Liens externes
- [http://www.sainthelena.gov.sh/ Gouvernement de Sainte-Hélène]
- [http://www.sthelenatourism.com/ Tourisme]
ministère des affaires étrangères
Sainte-Hélène, Île
Sainte-Hélène, Île
Saint-Hélène, Île
ja:セントヘレナ
zh-min-nan:Sèng Helena
5 mai
Le 5 mai est le 125 jour de l'année (126 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1194 : Lech le Blanc devient duc de Pologne
- 1789 : Ouverture des États généraux à Versailles (France).
- 1862 : Première bataille de Puebla, au Mexique
- 1889 : Premier numéro de « L'Est Républicain »
- 1917 : Le général Estienne engage les premiers chars dans un combat, à Laffaux (Aisne).
- 1960 : Léonid Brejnev est le nouveau chef de l'État soviétique. À 53 ans, il succède au maréchal Kliment Vorochilov.
- 1961 : Alan Shepard est le premier Américain à aller dans l'espace ; l'astronaute effectue un vol de 15 minutes à bord de la cabine spatiale Mercury III.
- 1976 : Première « nuit bleue » en Corse coïncidant avec l'apparition du Front de libération nationale de la Corse (FLNC).
- 1980 : La prise d'otages de l'ambassade iranienne à Londres prend fin tragiquement. Elle se solde par la mort de trois des terroristes et la libération de 19 otages.
- 1988 : Entre les deux tours de l'élection présidentielle française l'opération « Victor » qui met fin à la prise d'otage de gendarmes sur l'île d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie se solde par la mort de 19 indépendantistes et de deux militaires.
- 1992 : Drame de Furiani (Corse, France, lors d'un match de football, une tribune s'effondre faisant 17 morts et plus de 2 000 blessés. http://www.mouvement-ultra.com/phpBB2/viewtopic.php?t=8086
- 2002 : Jacques Chirac est élu président de la république française
- 2005 : Aéronautique : premier vol du Falcon 7X de Dassault Aviation, premier avion d'affaires à commandes de vol électriques.
Naissances
- 1219 : Alphonse III de Portugal, roi de Portugal
- 1800 : Louis Hachette, éditeur français († 1864)
- 1813 : Søren Kierkegaard, philosophe danois († 1855)
- 1818 : Karl Marx, philosophe, théoricien, économiste et homme politique allemand († 1883)
- 1826 : Eugénie de Montijo, Impératrice des Français († 1920)
- 1830 : John Batterson Stetson, manufacturier américain et créateur des chapeaux qui portent son nom († 1906)
- 1833 : Ferdinand von Richthofen, géographe et géologue allemand
- 1846 : Henryk Sienkiewicz, romancier polonais, prix Nobel de littérature en 1905 († 1916)
- 1869 : Hans Pfitzner, compositeur allemand († 1949)
- 1906 : Charles Exbrayat, écrivain français († 1989)
- 1908 : Jacques Massu, général français, grande figure de la France Libre et commandant la 10e division parachutiste pendant la bataille d'Alger en 1957 († 2002)
- 1911 : Gilles Grangier, réalisateur et scénariste français († 1996)
- 1913 : Tyrone Power, acteur américain († 1958)
- 1928 : Jacques Médecin, homme politique français († 1998)
- 1931 : Michel Greg (Michel Régnier), dessinateur, scénariste, rédacteur en chef et directeur littéraire de bandes dessinées belge († 1999)
- 1935 : Bernard Pivot, journaliste français
- 1935 : Dalaï Lama Lhamo Dhondurp, 14e Dalaï Lama
- 1938 : Jerzy Skolimowski, réalisateur, comédien, poète, scénariste et peintre polonais
- 1941 : Aleksandr Ragulin, hockeyeur russe, triple champion olympique (1964, 1968, 1972)
- 1943 : Michael Palin, acteur, scénariste et producteur britannique, membre de la troupe des Monty Python
- 1944 : Jean-Pierre Léaud, acteur français
Décès
- 1194 : Casimir II le Juste, duc de Pologne.
- 1821 : Napoléon Ier, empereur des Français, en exil à l'île de Sainte-Hélène
- 1981 : Bobby Sands, militant de l'IRA provisoire et député à la Chambre des Communes. Gréviste de la faim, il meurt au début de son 66e jour de jeûne à la prison de Maze, près de Belfast.
- 1982 : Irmgard Keun, romancière allemande
- 1992 : Jean-Claude Pascal, acteur français
- 1993 : Michael Gordon, réalisateur américain
- 1995 : Mikhaïl Botvinnik, joueur d'échecs russe
- 2001 : Boozoo Chavis, Musicien Zydeco états-unien
- 2002 : Hugo Banzer, homme politique bolivien
Célébrations
- Japon : Kodomo no Hi (Jour des enfants)
- Mexique : Jour de la victoire de Puebla
Célébrations
Prénoms
- Ange
- Endal
- Judith
Saints catholiques du jour
- Saint Ange de Jérusalem
- Sainte Jutta
- Saint Sacerdos de Saguntum
- Saint Serdon
- Sainte Teutérie
- Sainte Valdrade
Catégorie:Jour de l'année
ja:5月5日
ko:5월 5일
ms:5 Mei
simple:May 5
th:5 พฤษภาคม
1799Catégorie:1799
Cette page concerne l'année 1799 du calendrier grégorien.
Événements
- 22 juin : Présentation du mètre étalon par les savants Méchain et Delambre.
- En juillet, Découverte dans le delta du Nil de la pierre de Rosette, clef du déchiffrage des hiéroglyphes.
- 25 juillet : Bataille d'Aboukir
- 22 août : Bonaparte quitte l'Égypte pour retourner en France, Jean Baptiste Kléber lui succède en Orient.
- 9 novembre (18 brumaire an VII) : coup d'État du 18 Brumaire : Bonaparte renverse le Directoire
- 12 décembre : Début du Consulat : Napoléon prend le pouvoir et se nomme Premier Consul.
- Bonaparte attaque la Syrie pour se protéger de l'Empire ottoman mais est vaincu à Acre.
- Disparition de la Société Hollandaise des Indes Orientales (Dutch East India Company)
- Début des explorations sud-américaines de Friedrich von Humbold (fin en 1804).
- Début du gouvernement du Consulat (fin en 1804).
- La Grande-Bretagne est le premier état à introduire l'impôt sur le revenu.
- Le chimiste anglais Joseph Priestley découvre l'oxyde carbonique.
- Pierre Simon de Laplace publie son Traité de mécanique céleste.
- Ranjit Singh établit un royaume Sikh au nord-ouest de l'Inde.
- Seconde coalition : Royaume-Uni Autriche Russie Turquie Deux-Siciles.
- Un mammouth congelé vieux de 33 000 ans est retrouvé dans le delta de la Léna en Russie.
- 22 janvier : Ludger Duvernay, imprimeur bas-canadien († 1852).
- 27 février : Frederick Catherwood, Illustrateur anglais († 1854).
- 20 mai : Honoré de Balzac, romancier français († 1850).
- 21 mai : Mary Anning, paléontologiste anglaise († 1847).
- 26 mai : Alexandre Pouchkine, poète, dramaturge et romancier russe († 1837).
- 26 mai : Felipe Poey, zoologiste cubain († 1891).
- 18 juin : William Lassell, astronome anglais († 1880).
- 19 juillet : Comtesse de Ségur (Sophie Rostopchine), romancière française († 1874).
- 11 août : Joachim Barrande, géologue et paléontologue français († 1883).
- 17 décembre : Antoine-Joseph Jobert, médecin et chirurgien français, président de l' Académie des sciences. († 1867).
- 22 janvier : Horace-Bénédict de Saussure, naturaliste et géologue, il est considéré comme le fondateur de l'alpinisme. (° 1740)
- 4 février : Étienne-Louis Boullée, architecte et théoricien français (° 1745).
- 12 février : Lazzaro Spallanzani, biologiste italien (° 1729)
- 1 avril : Jacques-Étienne Montgolfier, inventeur français (° 1745).
- 18 mai : Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, dramaturge français (° 1732).
- 21 août : Johann Julius Walbaum, médecin et naturaliste allemand (° 1724).
- 7 septembre : Louis-Guillaume Le Monnier, botaniste français (° 1717).
- 7 septembre : Jan Ingenhousz, médecin et botaniste d'origine anglaise (° 1730).
- 6 octobre : William Withering, médecin et botaniste britannique, célèbre pour sa découverte de la digitaline († 1741).
- 14 décembre : George Washington, ancien Président des États-Unis (° 1732).
- 31 décembre : Jean-François Marmontel, Encyclopédiste et Académicien français (° 1723).
Voir aussi
- an VII, an VIII
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th:พ.ศ. 2342
EmpereurEmpereur est le titre de certains dirigeants. Le titre d'Empereur est une déformation du imperator que portaient les généraux romains victorieux acclamés par leurs troupes. Il prit son sens actuel lorsqu'il devint le titre permanent des empereurs romains, présentés comme perpétuellement victorieux. Le premier empereur traditionnellement reconnu est Auguste à Rome (27 av. J.-C. à 14 ap. J.-C.). Depuis Néron, qui fut le premier à procéder ainsi, le mot imperator remplace le prénom de l'empereur après son accession à l'Empire.
Au sens strict, un empereur est celui qui porte un de ses titres (imperator, augustus, caesar, princeps), un dérivé de ceux-ci (autocrate, sébastocrate, basile). Au sens large, il inclut les dirigeants des régimes autoritaires non présidentiels.
Le Japon est le seul pays à encore avoir un empereur (mikado, tenno). Toutefois plusieurs autres pays furent autrefois dirigés par des empereurs, sur des périodes plus ou moins longues:
- Allemagne (Kaiser)
- Autriche
- Brésil
- Bulgarie (Tsar)
- Centrafrique (sous Bokassa I)
- Chine
- Espagne (à plusieurs reprises au début du second millénaire, l'empereur le plus connu Alphonse VII de Castille et de León à partir de 1135)
- Éthiopie (Négus)
- France (sous les Bonaparte)
- Gaule
- Haïti (à quelques reprises au )
- Inde (l'Empire moghol puis l'Empire britannique)
- Iran ou Perse (« Roi des rois »)
- Mexique (sous Agustín de Iturbide puis Maximilien du Mexique)
- Mongolie (Kaghan ou « Grand Khan »)
- Rome antique (princeps, caesar et augustus) puis Byzance (basileus, autocrate et sebastocrate à partir du VIIe siècle)
- Russie (Tsar, puis empereur et autocrate)
- Saint Empire romain germanique
- Serbie (Tsar)
- Tibet
- Turquie ou Empire ottoman (Sultan, entre autres titres, bien que ce dernier n'est pas l'équivalent direct d'empereur. Néanmoins, les sultants ottomans portèrent le titre de kaysar à partir de 1453.)
Voir aussi
- Empereur japonais et Liste des empereurs du Japon
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