Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
National-socialisme

National-socialisme

Le nazisme est l'idéologie politique du NSDAP, parti politique apparu en Allemagne en 1919. Sa définition pose aux historiens de nombreux problèmes qui sont loin d'être résolus, en particulier le problème de savoir si le nazisme est une forme de fascisme, ou un phénonème unique dans l'histoire. Pour la première fois dans l’histoire, un régime adopte le racisme comme doctrine officielle de l’État. Antisémitisme et anticommunisme amènent l’ouverture des premiers camps de concentration.

Présentation

thumb « Nazisme » vient de la contraction de « national-socialisme » (Nationalsozialismus en allemand). Le terme « socialisme national » avait déjà été lancé en France par Maurice Barrès, pour définir sa position politique (Nationalisme, socialisme et antisémitisme) équivalente à celle des nazis dans ses principes, mais qui n'a pas été traduite en actes. La doctrine nationale-socialiste fut exposée pour la première fois en public le 24 février 1920 à la Hofbräuhaus de Munich, par Adolf Hitler. Mais c'est en 1925 qu'Adolf Hitler fait publier Mein Kampf (Mon combat), livre dans lequel il expose son autobiographie, son idéologie et son programme. Mein Kampf sera le livre de référence du nazisme. Le nazisme est l'idéologie politique du NSDAP (National Sozialistische Deutsche Arbeiterpartei), parti unique au pouvoir en Allemagne depuis l'été 1933 jusqu'à la chute du III Reich le 8 mai 1945. Ce parti nationaliste visait à rassembler tous les pays et territoires germanophones, pour dominer le reste du monde. Il justifiait ses revendications par l'appartenance des Allemands à une prétendue « race supérieure », la « race indo-européenne » ou « Aryenne », dont auraient été issus tous les génies de l'humanité, et au profit de laquelle, tous les peuples désirant survivre devraient s'incliner. Le parti nazi ajoutait à son programme une dimension socialiste, inscrite dans son intitulé, et dans le drapeau à dominante rouge qu'il imposa à l'Allemagne. Les tendances socialisantes furent d'ailleurs la cause de dissensions graves entre les dirigeants du parti. À ses débuts, Joseph Goebbels parlait même du nazisme comme d'un bolchévisme national. Mais le réalisme et l'opportunisme politique conduisent Hitler à accepter les financements d'industriels inquiets face à la montée du communisme. Le nazisme est une idéologie essentiellement totalitaire, c’est-à-dire cherchant à dominer tous les aspects de la vie des citoyens, embrigadés depuis l'enfance dans toutes sortes d'associations parallèles (Napolas, Jeunesses hitlériennes, Association des jeunes filles allemandes, Association des femmes allemandes, Association des Allemands de l'étranger, Secours populaire du parti nazi, Secours d'Hiver du peuple allemand). Cette doctrine très proche du fascisme - le terme totalitarisme qualifiait d'ailleurs au départ le fascisme italien - a érigé la force brutale et le culte du chef en système, ceux qui ne se laissent pas séduire sont éliminés. Le parti unique dispose à cet effet d'une police secrète d'Etat toute puissante, la Gestapo (Geheime Staatspolizei), d'un service d'ordre immense, et d'une milice privée, les « SA » puis les « SS », qui se transformèrent avec l'arrivée au pouvoir en armée de terreur. Le nazisme tendait à considérer l'humain inférieur comme du bétail et a constitué la forme la plus extrême du racisme, principalement axé sur l'antisémitisme, mais n'épargnant pas non plus les Slaves, les Asiatiques, et les Arabes, classés au plus bas dans l'échelle des races, juste avant les noirs. L'idéologie nazie du surhomme a notamment été inspirée par le pangermanisme, fonds de commerce de nombreux groupuscules mystico-politiques dont la Société de Thulé.

Les aryens

Les nazis utilisèrent le terme dAryen pour définir la race humaine qu'ils considéraient la plus pure, la plus supérieure et la plus noble, qui était appelée par les scientifiques de cette époque race nordique. Les scientifiques actuels disent que cette théorie n'a pas de sens, tandis qu'elle fut, selon les intellectuels nazis, confirmée par l'Histoire, l'expérience pratique, et les traits uniques de l'Aryen (notamment les cheveux blonds et les yeux bleus).

Objectif

blonds Le nazisme prône la supériorité de la « race aryenne » sur toutes les autres « races » humaines. Ce qu'il nomme « race aryenne » est en fait une notion à la fois morphologique, culturelle et religieuse. Le « véritable » aryen est celui qui est physiquement proche du canon germanique de l'homme pâle, blond aux yeux bleus et de culture germanique. Les nazis classèrent les populations en fonction de ce qu'ils appelaient les « races à éduquer » (les Latins par exemple), les « races à réduire en servitude » (les Slaves, les Asiatiques, les Noirs) et les « races à exterminer » (les personnes de confession ou d'ascendance juive et le peuple tzigane.)

Conséquences

Ils stérilisèrent ou emprisonnèrent aussi ceux qu'ils considéraient comme malades, comme les homosexuels, ou ceux, même allemands, qui étaient considérés comme atteints de maladies héréditaires (cécité, alcoolisme, schizophrénie, etc.), ou de maladies mentales, en s'appuyant sur une lecture particulière des théories eugéniques de l'anglais Francis Galton. Après avoir conquis le pouvoir absolu, les nazis éliminèrent selon des procédés systématiques et par cercles concentriques environ 6 millions de juifs dont 70 000 Français (notamment, mais pas uniquement, à l'aide de chambres à gaz) ainsi que de nombreux tsiganes (23 000 ont été recensés dans le seul camp d'Auschwitz). Ils stérilisèrent aussi 400 000 Allemands et incarcérèrent tous les opposants au pouvoir dans des camps de concentration.

Distinction du fascisme et du nazisme

Deux interprétations chez les historiens :
- le nazisme est un système totalitaire spécifique, essentiellement raciste et antisémite;
- le nazisme est une variété (parmi d'autres) de fascisme. Les termes
fascime et totalitarisme reposent souvent sur des définitions floues. Ils restent mal définis et il n'y a pas de consensus d'historiens sur leur utilisation. D'aucuns les récusent totalement. À l'origine, le fascisme avait pour but l'édification d'un État fort, base d'un nouvel Empire, véritable « but » ultime, alors que le nazisme voyait dans l'État le « moyen » de de mettre en œuvre la politique raciale et de domination mondiale de la nation allemande. Le fasciste mourait pour l'Italie, le nazi pour la race aryenne. La Seconde Guerre mondiale n'est donc pas un conflit de nations, à l'instar de la première, mais un conflit de visions du monde. Dans la pratique, Mussolini enfermait et persécutait ses opposants, mais ne se livra pas à une politique d'extermination d'une catégorie particulière, distinguée sur des bases culturelles et religieuses. Il ne s'attaqua pas lui-même directement aux Juifs, il se "contenta" de les poursuivre pour les livrer à Hitler. Tandis que le système nazi massacra par millions des individus en organisant un système de déportations des "indésirables". D'abord et principalement les Juifs, qui tous devaient être éliminés, adultes comme enfants. Hitler avait décrété que tous devaient disparaître en vertu d'une purification de l'Europe planifiée "scientifiquement", c'est-à-dire avec des arguments pseudo-scientifiques, les théories raciales, et en mobilisant tous les moyens techniques. On visait leur élimination, non leur réduction en tant qu'ennemis. D'autres groupes sociaux subirent les déportations et les persécutions : communistes, tsiganes, handicapés mentaux, associaux, homosexuels. Les camps d'extermination tels Auschwitz, Treblinka, Maïdanek, furent construits ou transformés à des fins d'exterminations. Le concept d'Etat totalitaire est forgé par le grand philosophe et théoricien du fascisme italien, Giovanni Gentile, qui écrivait les textes de Mussolini ayant un contenu théorique. L'Etat totalitaire doit prendre le contrôle de la société toute entière et de tous ses secteurs, jusqu'à faire disparaître celle-ci, englobée dans l'Etat, devenu "total". On ne peut donc exclure le fascisme du système des Etats totalitaires, qu'il invente au contraire. Le fascisme voit le jour en Italie, avec la prise du pouvoir par Mussolini (Marche sur Rome, 1922) invente un nouveau mode d'Etat précisément, en pratique et en théorie. Il en fait la théorie et le réalise en vue de constituer un Empire, supposé faire renaître l'Empire romain. Invention que Hitler recueillera et développera, en préparant la guerre en Europe, dans le but de créer un nouvel Empire européen, le "Reich de 1000 ans". La fabrication du mythe du danger juif (complot mondial en parallèle et/ou alliance avec le communisme international) sera reprise. On diffusera systématiquement un faux, fabrication de la police secrète du Tsar, le tristement célèbre "Protocole des Sages de Sion" supposé révéler ce "complot juif mondial". Ce qui distingue le nazisme du fascisme est, non pas le nationalisme, le racisme et l'anti-sémitisme, mais le fait que la politique nazie soit d'abord et essentiellement raciste et anti-sémite, et la décision en vue l'élimination des Juifs et le recours, organisé de manière systématique, à un plan d'extermination. La planification et l'organisation systématiques, techniques sont une spécificité nazie, n'appartiennent ni au fascisme italien, ni spécifiquement, aux divers fascismes qui apparurent en Europe, même si les fascismes vont collaborer à l'horreur nazie.

Bibliographie


- Hannah Arendt,
L'Origine du totalitarisme.
- Ian Kershaw,
Qu'est-ce que le nazisme ?, Folio histoire, réedition 2003
- Enzo Traverso,
Le Totalitarisme. Le XX siècle en débat, Points, Le seuil, Paris, 2001
- Friedrich Hayek,
La Route de la servitude
- Dominique Aubier,
Réponse à Hitler, éd. Qorban, 1979.
- Nicos Poulantzas,
Fascisme et dictature. La IIIe Internationale face au fascisme, Paris, 1970

Voir aussi


- Antisémitisme
- Fascisme
- Néo-nazisme
- Racialisme
- Racisme
- Totalitarisme
- Chronologie du Troisième Reich
- Seconde Guerre mondiale
- Troisième Reich
- Autodafé
- croix gammée
- Système de marquage nazi des prisonniers
- Liste des camps de concentration nazis Catégorie:Génocide Catégorie:Idéologie
-
Catégorie:République de Weimar Catégorie:Troisième Reich ja:ナチズム simple:Nazism

Parti nazi

ION Parti national-socialiste des travailleurs allemands


1919

Catégorie:1919 Cette page concerne l'année 1919 du calendrier grégorien.

Événements


- 2 mars : Fondation de la IIIe internationale communiste par Lénine.
- 23 avril : Une loi fixe la durée du travail à 8 heures par jour et à 48 heures par semaine en FRANCE
- 28 avril : Fondation de la Société des Nations (SDN) à Genève.

Europe


- 21 mars : La Hongrie connaît un intermède communiste (21 mars - 1er août), sous l'égide de Bela Kun.
- La Pologne, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie et la Hongrie deviennent des états indépendants.

Traités de paix


- La guerre a fait 1,4 million de morts en France, 1 million en Grande-Bretagne, 1,7 million en Russie, 60 000 aux États-Unis et 2 millions en Allemagne.
- 18 janvier : Ouverture de la conférence de la Paix à Paris (1919-1921).
- 28 juin : Signature du Traité de Versailles entre la France, ses alliés et l'Allemagne, qui met fin à la Première Guerre mondiale.
- 10 septembre : Signature du Traité de Saint-Germain.
- 19 novembre : Le Sénat états-unien refuse de ratifier le Traité de Versailles.
- 27 novembre : Traité de Neuilly : la Bulgarie cède la Thrace à la Grèce.

Allemagne


- 15 janvier : Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg sont assassinés.
- 18 janvier : Les alliés occupent la Rhénanie.
- En janvier, insurrection communiste en Allemagne.
- 15 avril : Tentative de révolution communiste en Bavière (15 avril - 2 mai).
- 21 juin : Sabordage de la flotte allemande à Scapa Flow dans les îles Orcades.
- 31 juillet : L'Allemagne adopte la Constitution de Weimar.
- Création du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP).

France


- 25 mars : création des conventions collectives.
- 19 avril : Mutineries sur des navires français en Mer Noire (19-21 avril).
- 23 avril : Journée de 8 heures.
- 7 mai : Des moines cisterciens originaires d' Espagne arrivent à l' Abbaye Saint-Michel de Cuxa, dans les Pyrénées-Orientales, pour faire revivre l'Abbaye abandonnée depuis la Révolution.
- 27 juillet : Loi Astier, créant des cours professionnels (14-18 ans) et des écoles d'enseignement technique.
- 2 novembre : Fondation de la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens).
- 16 novembre : Succès électoral du Bloc National aux législatives : « chambre bleu horizon ».
- Manifestation de 100 000 personnes dans les rues de Paris pour dénoncer la crise du logement.
- Création du « Crédit National » (aujourd'hui Natexis).
- 1 US dollar = 0,11 franc français.
- Création de l'ESC Clermont.

Italie


- 23 mars : Fondation à Milan, des Fasci Italiani di Combattimento, par Benito Mussolini, futur Parti Fasciste italien.
- L'Italie annexe le Trentin, le Haut-Adige et Fiume.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- En janvier, 18 amendement de la constitution des États-Unis, instaurant la prohibition de l'alcool.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Th. Woodrow Wilson.

Amérique Latine

Asie


- 1 mars :
  - Déclaration d'indépendance de la Corée occupée par le Japon
  - Manifestations en Corée à l'occasion des funérailles du dernier roi de la dynastie Chosŏn, réprimées par l'empire japonais.
- 19 mars : Formation d'un gouvernement coréen en exil à Shanghai
- 13 avril : Importante émeute à Amritsar, au Pendjab (ville des Sikhs), les autorités britanniques répriment sévèrement (près de 400 morts).
- 4 mai : Manifestations étudiantes à Pékin (Beijing) en Chine, pour la modernisation, la démocratie, et contre le Japon et les autres puissances impérialistes. Certains manifestants rejoindront plus tard le Parti Communiste Chinois (PCC).

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabe


- 19 août : Indépendance de l'Afghanistan

Arts & culture


- Sortie sur les écrans du film Le Cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene, utilisant des décors expressionnistes.
- George Gershwin compose sa première chanson à succès Swanee.
- Prix Goncourt à Marcel Proust pour son livre À l'ombre des jeunes filles en fleur
- Premier numéro de la revue « Littérature », fondée par André Breton, Philippe Soupault et Louis Aragon, préfiguration du mouvement surréaliste.

Architecture


- L'architecte américain Mies van der Rohe projette un gratte-ciel en verre et acier.
- Fondation du Bauhaus par Gropius en Allemagne.

Sciences & techniques


- L'astronome et physicien britannique sir Arthur Eddington mesure l'effet Einstein, c'est-à-dire la déviation gravitationnelle de la lumière, pendant une éclipse totale du soleil.
- Rutherford désintègre l'atome.

Sports

Naissances en 1919


- 1 janvier : Jerome David Salinger, écrivain américain
- 5 janvier : Cécil Saint-Laurent (Jacques Laurent), écrivain français († 2000)
- 13 janvier : Robert Stack, acteur américain († 2003)
- 14 janvier : Andy Rooney, journaliste et commentateur américain
- 15 janvier : Maurice Herzog, alpiniste et homme politique français
- 23 janvier : Hans Haas, zoologiste et océanographe
- 23 janvier : Ernie Kovacs, comédien américain († 1962)
- 25 janvier : Edwin Newman, journaliste et écrivain américain
- 27 janvier : Ross Bagdasarian, musicien et acteur américain († 1972)
- 19 avril : Merce Cunningham, danseur et chorégraphe américain.
- 29 avril : Gérard Oury, comédien et cinéaste
- 7 mai : Eva Perón, femme politique argentine († 1952)
- 10 mai : André Diligent, homme politique français († 2002)
- 12 juin : Uta Hagen, actrice théâtrale américaine († 2004)
- 14 juin : Sam Wanamaker, acteur et directeur américaine († 1993)
- 15 juin : Alberto Sordi, acteur et directeur italien († 2003)
- 23 juin : Mohammed Boudiaf, président de la République algérienne († 1992)
- 14 juillet : Lino Ventura, acteur franco-italien († 1987)
- 20 juillet : Sir Edmund Hillary, alpiniste néo-zélandais
- 31 juillet : Primo Levi chimiste et écrivain italien († 1987)
- 31 juillet : Maurice Boitel, peintre français
- 11 août : Ginette Neveu, violoniste français († 1949)
- 15 septembre : Fausto Coppi, coureur cycliste italien († 1960)
- 18 octobre : Pierre Elliott Trudeau, futur Premier ministre du Canada († 2000)
- 24 décembre : Pierre Soulages, peintre français

Décès en 1919


- 6 janvier : Theodore Roosevelt, ex-président des États-Unis1858).
- 15 janvier : Rosa Luxembourg, militante révolutionnaire (° 1871).
- 15 janvier : Karl Liebknecht, leader communiste (° 1871).
- 17 février : Wilfrid Laurier, ancien Premier ministre du Canada.
- 4 avril : Sir William Crookes, inventeur anglais1832).
- 9 avril : Emiliano Zapata, révolutionaire mexicain.
- 12 juillet : Désiré MAROILLE, homme ploitique belge.
- 27 juillet : Charles Conrad Abbott, archéologue et naturaliste américain1843).
- 15 novembre : Alfred Werner, chimiste.
- 3 décembre : Pierre-Auguste Renoir, peintre français (° 1841). __NOTOC__ ja:1919年 ko:1919년 ms:1919 simple:1919 th:พ.ศ. 2462

Fascisme

Le fascisme (en italien fascismo) est un mouvement politique d'origine italienne. Son origine provient de la fondation après la Première Guerre mondiale, par Benito Mussolini, d'un groupuscule appelé Fasci di combattimento (faisceaux de combat), ce qui donnera les expressions fasciste et fascisme. Le mot fasci lui-même est une référence à la Rome antique où les faisceaux étaient un symbole de pouvoir. Le modèle italien s'étant exporté dans toute l'Europe, le terme s'est ensuite étendu à tout mouvement politique s'appuyant sur un pouvoir fort, prônant un État policier extrêmement sécuritaire, les métiers organisés en corporations, la défiance envers les étrangers, l'exaltation du sentiment nationaliste et une politique réactionnaire.

Que signifie fascisme ?

Le mot vient de l'italien « fascio » : le faisceau, emblème de l'autorité romaine repris, vers 1919, par les milices de Mussolini, qui avaient initialement groupé des anciens combattants déçus et épris d'ordre. Au sens le plus strict, il désigne donc le régime de Benito Mussolini. Si historiquement, le régime de Franco, le régime de Vichy, ou le nazisme semblent proches du fascisme, bien d'autres régime politiques ont été qualifiés, à tort ou à raison, de fascistes par leur opposants, comme l'Egypte nassérienne,le régime des Talibans, le Stalinisme, l'Argentine de Juan Perón,etc. Le fascisme se définit d'abord comme une réaction aux valeurs humanistes du siècle des lumières. Issus des frustrations engendrées par ce nouveau modèle de société, le fascisme rejette les droits de l'Homme, le communisme, l'anarchisme, les libertés individuelles et le libéralisme (à l'exception du libéralisme économique ; l'État fasciste, en aide au patronat, renonce à toute intervention et à toute nationalisation et il privatisera les coopératives agricoles). Certains historiens (comme Zeev Sternhell) situent la création du corpus idéologique fasciste dans le sillage du Syndicalisme-révolutionnaire français dans les années 1910. Son modèle social est davantage centré sur la nation que sur les individus qui la composent. Il cherche à créer un groupe uni et solidaire, qui ait une identité forte. Pour cela, il faut que cette collectivité partage une histoire et un destin commun et qu'elle se construise sur la volonté de perpétuer son ciment culturel. Il est donc primordial pour les fascistes de préserver l'homogénéité (ethnique, religieuse ou de classe) de cette collectivité nationale. Un autre point caractéristique du fascisme est la prégnance de la hiérarchie sociale : le groupe doit être mené par un chef, surnommé en Italie le « Duce » (le Conducteur), dont l'autorité ne saurait être remise en question. Excluant tout contre-pouvoir, le fascisme est un système qui se veut totalitaire. Il s'est appuyé sur des groupes de choc, les "Chemises noires", qui ont été complètement militarisées après la prise du pouvoir. À la différence d'autres totalitarismes, le fascisme a cherché cependant à obtenir l'adhésion populaire plutôt que de recourir à des méthodes coercitives. Utilisant des techniques comme la démagogie et le populisme, il lui est arrivé d'obtenir un fort soutien populaire et même de maintenir certaines formes démocratiques, comme, par exemple, le suffrage universel (pendant 2 années). Mais il faut noter que le fascisme a été imposé au peuple italien, par la « Marche des Fascistes sur Rome », alors que ceux-ci étaient minoritaires. À la différence du nazisme, dont le « Führer » (le Chef) a pris le pouvoir avec l'assentiment de la majorité des Allemands par des élections démocratiques. Il s'agit pour cela de mobiliser des valeurs comme le patriotisme, les idéaux de « rénovation » nationale et de pureté. Croire, obéir, combattre deviennent des valeurs, analyser et critiquer de l'insubordination. Il est donc nécessaire de faire naître un sentiment d'urgence, de désigner un ennemi commun cherchant à détruire le collectif et contre lequel le groupe tout entier doit se mobiliser. Le fascisme, à la différence du nazisme, n'était pas raciste, et n'a adopté une législation anti-juive qu'en 1938, quand Mussolini est tombé sous l'emprise d'Hitler. Encore ces lois d'exclusion étaient-elles moins dures, et comportaient-elles beaucoup plus de dérogations que les lois antisémites d'Hitler et de Pétain. Cette mobilisation permet de réprimer sévèrement toute contestation sans perdre la caution populaire. Il suffit de désigner l'homme à abattre comme « ennemi », « traître », « sous-homme ». Mais en aucun cas, le fascisme italien n'a pratiqué les massacres de masse de type hitlérien.

Les origines du fascisme

Le fascisme, est d’abord le nom que le mouvement et le régime de Mussolini se sont donnés. En effet fascio, ou faisceau, désigne l’instrument de l’autorité dans la Rome antique : les magistrats romains étaient précédés d’un certain nombre de gardes, les licteurs, chargés de ces faisceaux, symboles d'autorité, de violence de la loi. Aujourd'hui encore, on retrouve le fascio (ou fasces en latin), la hache entourée de faisceaux de bouleau, sur le passeport et le signe héraldique de l'Etat Français. Il est né dans l'Italie des années 1920, sur les frustrations d'une victoire mutilée, Français et Anglais refusant de tenir leurs promesses quand au sort des terres irrédentes de Dalmatie, d'Istrie, de Fiume... Le fascisme est alors le mouvement exalté, le mouvement d'un pays qui tente de retrouver une puissance perdue, un empire perdu, un honneur perdu. Le nationaliste, soutenu par la plupart des artistes de l'époque (Gabriele D'Annunzio, Filippo Tommaso Marinetti, les futuristes italiens...) va être le fer de lance du fascisme. Le populisme de Benito Mussolini et la passivité (dû à la pacification des milices des fascios), voire le soutien de la population vont permettre à la dictature de s'installer doucement, de la marche sur Rome du 22 octobre 1922 à l'assassinat de Giacomo Matteotti qui va déboucher sur la déclaration de la dictature et la promulgation des lois fascistissimes en 1926.

Les frustrations de la guerre

En 1914, le royaume d’Italie, membre de la Triple Alliance aux côtés des empires allemand et autrichien, reste d’abord hors de la guerre. Le peuple italien, qui vient de vivre de dures luttes sociales, est pacifiste dans son immense majorité. Benito Mussolini, réputé très radical, dirige Avanti, quotidien du Parti socialiste italien. Lorsque la guerre s'étend à l'Europe, il engage soudain son journal pour l’entrée en guerre aux côtés de la France. Exclu du parti socialiste, il fonde le Popolo d’Italia, sans doute avec un subside des services secrets français. Le Popolo d'Italia milite pour une guerre rédemptrice qui doit régénérer l'Italie. En 1915, l’Italie déclare la guerre à l’Autriche mais le front des Alpes est difficilement tenable et Venise est menacée (défaite de Caporetto, 1917). Cependant, au prix de souffrances inouïes, l’armée italienne remporte la victoire de Vittorio Veneto, qui précipite la défaite et l’éclatement de l’Autriche-Hongrie en octobre 1918. Aux traités de 1919-20, l’Italie repousse sa frontière jusqu’aux Alpes du Tyrol, mais la côte dalmate, qu’elle considère comme italienne, est donnée à la Serbie pour former un nouvel État : la Yougoslavie. L’opinion italienne est déçue : « tous ces sacrifices pour rien… » : c'est la thématique de la « victoire mutilée ». À la tête de volontaires armés, le poète Gabriele D'Annunzio occupe Fiume (Rijeka) et y règne plus d’un an. Il y invente un folklore que les fascistes copieront (par exemple le cri de ralliement Eia, Eia Alala !)en même temps qu'un certain romantisme utilisé par le futur régime. Dans ce sens, d'Annunzio est un précurseur du fascisme..

Les conflits sociaux d'après-guerre

En 1920, l'agitation sociale monte d'un cran : les ouvriers occupent les usines et forment des conseils ouvriers afin de gérer par eux mêmes les usines et la distribution. Mais les organisations ouvriéres et les syndicats sont attaqués par des « cogneurs » payés par les patrons, les fascistes. Le mouvement ouvrier italien sera dépité. L'équipement fasciste comporte une chemise noire (issue de la tenue des troupes de choc de l'armée italienne créées en 1917 : les Arditi), divers types de matraques et un purgatif puissant, l’huile de ricin, qu'ils font avaler de force à certains de leurs adversaires pour les ridiculiser. Ainsi humilient-ils l’adversaire ou plutôt l’ennemi, le traître, et le font-ils participer à sa propre déchéance. Bientôt, les fascistes tiennent le haut du pavé et Mussolini les groupe en un parti, avec une idéologie musclée, qui profite de l’échec de la gauche et de la peur de la droite.

L'ère fasciste

En 1922, le parti national fasciste a 35 députés au parlement, et plus de 700 000 membres. Après avoir chassé les partis de gauche des villes du nord de la péninsule, les milices fascistes menacent de lancer une marche sur Rome. Le roi Victor-Emmanuel III nomme Mussolini chef du gouvernement. Mussolini respecte d’abord certaines formes légales. Mais en 1924, un député socialiste, Matteotti, dénonce le trucage des élections et la terreur fasciste : quelques jours après, il est assassiné. Pour couper court à toute agitation, Mussolini instaure un régime d’exception : les lois fascistissimes : les autres partis sont interdits, la presse censurée, etc. Vers 1929, la dictature du parti fasciste imbibe toute la société (seule la vie culturelle reste relativement libre, à condition de ne pas critiquer le régime). Des milliers de démocrates s'exilent pour échapper à la prison ou à la déportation sur des îles. Le pape Pie XI signe les "accords du Latran" avec l'État fasciste italien qui lui concédera l'existence de l'État du Vatican. L’idéologie fasciste est basée sur :
- Le nationalisme - Restaurer l’empire romain - : le régime construit des stades avec portiques, des statues colossales, avec des faisceaux partout. L'Italie, outre sa colonie (la Libye) doit contrôler la Méditerranée : elle revendique la Corse, l'Albanie, la Dalmatie, la Savoie, Nice, fait la guerre en Espagne, en Grèce, en Égypte ...
- Le culte du chef : Mussolini est duce (guide). Son image monopolise l'attention des Italiens, dans des postures qui le montrent soit soucieux du peuple, soit très courageux : en train de moissonner, de parader, de rejoindre des lions en cage, etc. Quelques slogans : "Croire, obéir, combattre" (pour les fascistes, l’homme ne doit pas trop réfléchir ; il ne se réalise que par la guerre). "Le Duce a toujours raison", etc.
- L’encadrement de la population.
- Le haut centralisme de l'État : le parlement n'a qu'un rôle mineur après 1928, puisque choisi par le Grand Conseil du Fascisme, véritable pouvoir.
- L'embrigadement des masses : dès la maternelle, les « Ballila » (ou Fils de la Louve) défilent en uniforme noir, saluent à la romaine, assistent aux manifestations du régime, s’entraînent avec des fusils de bois. La force, la violence sont exaltées. Les syndicats sont remplacés par des corporations contrôlées par l’état et le patronat. Le droit de grève est aboli.
- La propagande : les emblèmes et slogans fascistes, les chansons de marche, les monuments en béton néo-romains fleurissent partout. Le régime fasciste exalte ses grands travaux : le drainage des marais pontins, les premières autoroutes. On instaure même une ère fasciste (l’An I = 1922).

L'expansion européenne

Le fascisme italien va susciter des imitateurs dans plusieurs pays à travers le monde des années 1930 et 1940 : fascisme en France (divers groupuscules : PPF, RNP, LVF, etc.) , en Belgique (le rexisme, incarné par Léon Degrelle), en Espagne (la phalange), au Portugal (les chemises vertes), (Garde d'Acier)...

Voir aussi

Liens internes


- Nazisme
- libéralisme
- Action française
- Antifascisme
- Zeev Sternhell

Liens externes


- [http://www.thbz.org/lepen/ Étude comparative entre le programme de Mussolini et celui de Lepen] Catégorie:Idéologie Catégorie:Parti politique italien ja:ファシズム

Anticommunisme

Category:Idéologie Category:Idéologie L'anti-communisme signifie l'opposition à l'idéologie communiste ou à tout gouvernement ou organisation la supportant, à un niveau pratique ou théorique. Après la révolution d'octobre, les critiques du communisme furent inspirées par un point de vue essentiellement conservateur, quoique avec la venue du stalinisme plusieurs gauchistes, incluant d'anciens communistes, opposèrent l'Union soviétique pour ses violations de droits humains. La critique principale du communisme concerne le manque de liberté individuelle et de démocratie des états communistes, démocratique qui n'est cependant pas rejetée par la théorie communiste, mais interprétée différement que dans une démocratie libérale. Pour la majeure partie de la période 1947-1991, l'anti-communisme était l'un des composants majeurs de la politique du « containment » des États-Unis durant la Guerre Froide.

Types d'anti-communistes

Les raisons pour lesquelles certaines personnes s'opposent au communismes peuvent être très differentes. Les adversaires conservateurs et libéraux du communisme sont souvent simplement contre tout socialisme ou Marxisme en général. Ils voient le communisme comme une doctrine qui est déja completement fausse en théorie. Ils pensent que le capitalisme accorde la libertée économique, et conidèrent le manquement au droit de la propriétée par le communisme comme une violation grave des droits de l'homme. D'autres s'opposent au communisme à cause des contradictions ou erreurs dans la théorie communiste et les lacunes entre le communisme théorique et pratique .Beaucoup d'anti-communistes estiment que la théorie est moins réprehensible que les actions de ses adhérents au pouvoir. Les socialistes démocratiques comme George Orwell ou Bertrand Russell et les théoriciens anarchistes voient le communisme comme une doctrine dont les objectifs sont nobles dans sa théorie mais qui ne réussit pas les atteindre.

Objections à la théorie communiste

La partie centrale de la théorie communiste de Karl Marx repose sur le matérialisme historique, une méthodologie pour étudier l'histoire en utilisant le raisonnement dialectique, qui amène à conclure que la société humaine a grandi ou évolué au travers de nombreuses étapes, dues aux condradictions inhérentes de chacune, avec l'implication, dans chaque transition d'une étape à l'autre, du renversement de l'ordre économique et social pré-existant. En utilisant cette méthode, les marxistes concluent que le capitalisme sera suivi par le socialisme. Les marxistes supposent également que le socialisme sera à son tour suivi par le communisme. La plupart des anti-communistes rejettent le concept entier de matérialisme historique, ou du moins, ne croient pas que le socialisme et le communnisme succèderont au capitalisme. Quelques anticommunistes s'interrogent sur comment et pourquoi l'Etat est supposé se transformer en une véritable société communiste. Beaucoup d'avis critiques voient aussi une erreur-clé dans la théorie économique communiste, qui prédit que, dans les sociétés capitalistes, la bourgeoisie accumulera un capital et une richesse toujours grandissante, au moment même ou les classes les plus pauvres deviendront de plus en plus dépendantes de la classe dirigeante. Les anti-communistes, clamant que cet argument est équivalent à l'idée que " les riches deviendront plus riches et les pauvres, plus pauvres ", mettent l'accent sur la hausse générale des conditions de vie moyenne dans l'Ouest industrialisé, comme preuve que contrairement à la prédiction de Marx, les riches autant que les pauvres se sont effectivement enrichis. Les Communistes répondent que même durant les périodes de grande prospérité, les riches deviennent riches beaucoup plus vite que les pauvres, et que de telles périodes de prospérité sont tant d'aberrations historiques et sont annihilées par des crises futures de production. Depuis environ 1980, en Amérique, une large part de la société a vu les salaires diminuer en valeur réelle, malgré toute la croissance économique depuis lors. Les communistes affirment également que l'Ouest industrialisé profite de façon intense de l'exploitation du Tiers-Monde, que le fossé entre pays capitalistes riches et pauvres s'est élargi de façon impressionnante durant le siècle précédent, et que les pays capitalistes pauvres surpassent en nombre les pays riches, et de loin. La réponse anti-communiste standard à ce dernier argument souligne des exemples d'anciens pays du Tiers-Monde qui se sont, avec succès, affranchis de la pauvreté durant les récentes décennies sous le système capitaliste, les plus notables étant les Tigres asiatiques. Les anti-Communistes citent aussi les nombreux exemples de régimes communistes tiers-mondistes qui échouèrent dans le développement et la croissance économique, et qui, dans de nombreux cas, menèrent leurs peuples à une misère encore plus grande, par exemple le régime de Mengistu en Ethiopie, ou la dynastie communiste de Corée du Nord. Les défenseurs communistes de Mengistu ou de Kim attribuent les défauts de leurs sociétés à l'interventionisme impérialiste. D'autres communistes, tels que les Trotskystes, tout en reconnaissant que l'impérialisme met en danger ces pays, affirment également que l'Ethiopie et la Corée du Nord n'ont jamais été communistes - elles étaient Staliniennes, ce qui signifie qu'elles étaient dirigées par une clique de bureaucrates clamant qu'ils agissaient dans l'intérêt populaire, mais qui en réalité le trahissaient. Beaucoup associent l'idée de totalitarisme à la fois au Communisme et au fascisme, voyant des similitudes entre les actions des deux types de gouvernements. On doit cependant aussi relever le fait que de nombreux communistes, en particulier des Anarchistes, utilisent ces similitudes pour affirmer que les régimes autoproclamés Communistes ne suivent, en vérité, aucune idée communiste.

Communisme "promis" et "pratique"

Les anti-communistes montrent également la différence entre les pratiques réelles des gouvernements communistes, et les promesses annoncées du communisme. Beaucoup soutiennent qu'alors que le communisme peut être une idée excellente, dans la théorie, dans la pratique il est complètement incompatible avec la nature de l'homme, tel qu'ils la considèrent. La vision de la nature humaine habituellement exposée par des anti-communistes est que, tant qu'une société égalitaire pourra être présentée comme idéale, il est impossible de la réaliser dans la pratique. Ils déclarent que c'est la nature humaine d'être motivé par l'intérêt personnel, et précisent qu'alors que la plupart des chefs communistes ont prétendu travailler pour le bien commun, beaucoup, voire tous, ont été corrompus et totalitaires. Les communistes répliquent que la "nature humaine" n'existe pas, puisque les êtres humains sont extrêmement adaptables et se sont montrés aptes à pouvoir vivre dans une grande variété d'organisations sociales, certaines semblables au communisme, à travers l'histoire. Les communistes vont plus loin en affirmant que l'avarice et l'égoïsme ne sont pas un obstacle important au communisme, puisqu'une société communiste bénéficierait à tous et satisferait les intérêts de chacun.

Communistes au pouvoir

La plupart des critiques contemporaines -et historiques- envers le communisme reposent sur l'action de tous les gouvernements communistes auto-proclamés à travers le monde. Les anti-communistes se sont de tous temps appuyés sur l'histoire des répressions internes menées par les directions communistes pour affirmer que l'idéologie communiste est à ce point contraire à la nature humaine qu'elle ne peut être réalisée qu'à l'aide de manipulations de masses et l'instauration d'états policiers, dans un contexte politique globalement totalitaire et anti-démocratique. Par exemple, le régime de Joseph Staline a provoqué, par les purges et la famine, des millions de morts civiles, ainsi que l'ont admis les derniers gouvernements soviétiques. En Chine, le régime de Mao Zedong est accusé d'effusions de sang encore plus étendues, par la combinaison de destructions économiques et d'expérimentations politiques délirantes (Grand Bond en Avant, Révolution Culturelle). Le Vienam et la Corée du Nord ont aussi utilisé la répression et les camps de rééducation pour imposer leur ordre. Les Partis Communistes (parfois associés à des partis socialistes de gauche ou des partis ouvriers) qui ont accédé au pouvoir ont systématiquement développé une intolérance rigide envers toute opposition politique. Les pays communistes n'ont quasiment montré aucun signe d'avancée du stade socialiste au sens de Marx de l'économie vers l'idéal communiste. Au contraire, les gouvernements communistes ont été accusés de développer une nouvelle classe dirigeante (appelée par les Russes nomenklatura), dotée de pouvoirs et de privilèges très supérieurs à ceux dont jouissait la classe dirigeante renversée. Il faut toutefois remarquer que beaucoup de Communistes ne justifient ni ne soutiennent de telles actions répressives. En particulier, les Trotskystes ont violemment critiqué les politiques menées par l'Union Soviétique de Staline ou par les régimes qu'elle a inspirés. Ils qualifient ces nations de Staliniennes plutôt que Communistes, et les désignent parfois sous le terme d'Etats ouvriers dégénérés. Les anti-communistes leur répondent que la répression dans les premières années du régime Bolchévique, quoique moins violente que durant le règne de Staline, était quand même très au-dessus de l'admissible, citant l'exemple de la police secrète de Djerzinsky, qui élimina nombre d'opposants par des exécutions sommaires, et la répression brutale des révoltes de Kronstadt et Tembov. D'après eux, Trotsky pouvait difficilement revendiquer une position morale, par le rôle éminent qu'il jouait lors de ces évènements. Trotsky devait par la suite déclarer (sans vraiment convaincre) que les révoltés de Kronstadt étaient des précurseurs de la bureaucratie qu'il associait au stalinisme. Les anti-communistes déclarent généralement que l'argument communiste/marxiste selon lequel aucun régime violant les droits de l'homme ne peut être considéré comme "vraiment" communiste est simplement une excuse bien pratique pour rejeter toute responsabilité (une version du sophisme du No true Scotsman).

Performance économique des gouvernements communistes

Les économies de tous les pays communistes sans exception n'ont pas surpassé ceux des nations occidentales. Les défenseurs du communisme peuvent protester en signalant que ces pays étaient loins derrière l'occident dès le départ, et que les gouvernements communistes ont réduit ce retard préexistant. Ils citent souvent Cuba, dont la performance économique était indiscutablement meilleure que celle des pays voisins. Pendant les années 90, cependant, Cuba a souffert d'une grave crise économique provenant de la perte de ses principaux partenaires commerciaux (surtout l'Union soviétique), et a été forcé de permettre des investissements étrangers dans le marché du tourisme pour son rétablissement. Les critiques du régime de Castro soulevent le fait que les arrangements marchands cubains-soviétiques de guerre froide était un peu plus élevé qu'une subvention directe au régime, et qu'avant l'ascension de Castro, Cuba était réellement parmi les pays latino-américains les plus riches. Dans d'autres cas, tels que les nations séparées (Allemagne de l'Ouest et Allemagne de l'Est, et Corée du Nord et Corée du Sud), la partie capitaliste a devancé de loin son vis-à-vis communiste. Dans le cas de l'Allemagne de l'Est, les communistes clament qu'ils ont reçu le plus mauvais coté ("raw end of the deal"), puisque toute l'industrie traditionnel et les centres commerciaux s'étendaient dans la partie de capitaliste du pays. Mais dans le cas de l'Allemagne, l'Union soviétique a démonté et ramené des usines en Russie, les réclamant en tant que "réparations". Des conditions semblables ont distingué la Corée du Sud et celle du Nord, avec l'ancienne cicatrice d'une campagne de bombardement américain, menée entre 1950 et 1952, qui a réduit chaque centre industriel au-dessus du trente-huitième parallèle à des ruines informe, alors que le reste était dévastaté au même degré. Les anti-communistes citent aussi l'exemple de Tchécoslovaquie, laquelle était parmi les pays industriels les plus développés du monde avant la Seconde Guerre mondiale, mais qui est tombé loin derrière les nations occidentales sous le régime communiste. Le résultat de la politique économique communiste des fermes collectives s'est parfois montré économiquement inefficace, et souvent désastreux, particulièrement lorsqu'il s'agit de l'ancienne Union soviétique, de la Chine, et de la Corée du Nord. Elles étaient également le moyen par lesquels ces régimes pouvaient lutter contre la famine, par exemple dans l'Union Soviétique au debut des années 1930 et en Chine trente ans plus tard. En général, la critique de l'économie communiste porte sur la pensée que les communistes ignorent les réalités de la vie économique et de la production, appliquant leurs idées sur la manière de faire. Ils affirment que ceci mène à la crise économique et à la misère, voyant généralement les anciennes nations communistes comme un exemple prouvant la véracitée de leurs vues.

Anti-communisme anarchiste

La critique anarchiste du modèle communiste tient plus à un problème de point de vue. Les anarchistes conviennent avec les communistes que le capitalisme est un outil d'opression injuste et qui doit être détruit, d'une façon ou d'une autre. Les anarchistes disent que de toute façon n'importe quel pouvoir centralisé ou coercitif (opposé à la richesse légitime) est une offense ultime à l'individu. Ainsi les concepts de dictature du prolétariat, propriété de l'etat des moyens de production, et autres tendances intrinsèques au marxisme sont des anathèmes pour un anarchiste, que l'état en question soit démocratique ou non. Il existe aussi de fortes tendances anti-anarchistes parmi les marxistes, qui pensent l'anarchisme comme antiscientifique, romantique ou bourgeois. The debates between Mikhail Bakunin and Karl Marx are well-known. While Bakunin's own philosophy owned much to Marx's critique of capitalism, their views diverged sharply over questions of how a post-capitalistic society should be organized. Bakunin saw the Marxist State as simply another form of oppression: "The question arises, if the proletariat is ruling, over whom will it rule? This means there will remain another proletariat which will be subordinated to this new domination, this new state." He loathed the idea of a vanguard party ruling the masses from above, quipping that "when the people are being beaten with a stick, they are not much happier if it is called 'the People's Stick.'" Mikhail Bakunin Anarchists initially rejoiced over the 1917 revolution as an example of workers taking power for themselves, and indeed played a part in the revolution. It quickly became evident, however, that the communists and the anarchists had very different ideas regarding the kind of society they wanted to build there. Anarchist Emma Goldman went to Russia enthusiastic about the revolution, but left sorely disappointed, and began to write her book My Disillusionment in Russia. Anarchist Victor Serge, in response to the pro-Leninist sentiment in the global Left, said, "All right, I can see the broken eggs. Now where's this omelette of yours?" Anarchists often cite the crushing of the Kronstadt Rebellion, in which the Red Army defeated an embryonic anarchist commune, as a specific example of the tyranny they perceived in the Bolshevik government. The crushing of Nestor Mahkno's black army in the Ukraine was also a specifically controversial action of the early Bolsheviks. During the Spanish Civil War, a pro-Soviet Communist Party gained considerable influence due to the neccessity of aid from the Soviet Union. Communists and liberals on the Republican side fought mainly against the fascists, but also put some effort against the anarchist revolution, ostensibly to bolster the anti-Fascist front (the anarchist response was, "The revolution and the war are inseperable"). The most dramatic action against the anarchists was in May of 1937, when Communist-led police forces attempted to take over a CNT-run telephone building in Barcelona. The telephone workers fought back, setting up barricades and surrounding the Communist "Lenin Barracks." Five days of street fighting ensued. The enmity between anarchists at communists reached a new high, and remained there. Bitter feelings between anarchists and communists are apparent even today in revolutionary circles. Much conflict and arguing occurs as it did in the 19th century between Marx and Bakunin. However, in these times, anarchists and communists may join in protest (at least superficially) on certain issues, such as the recent Iraq War.

Fascisme et anti-Communisme

Fascism and "Soviet" Communism are political systems that arose to prominence after World War I. Historians of the period between World War I and World War II such as E.H. Carr and Eric Hobsbawm point out that liberal democracy was under serious stress in this period and seemed to be a doomed philosophy. The success of the Russian Revolution of 1917 resulted in a brief revolutionary wave across Europe, in Germany and Hungary in particular. The socialist movement worldwide split into separate social democratic and Leninist wings with the formation of the Third International prompting severe debates within social democratic parties resulting in supporters of the Russian Revolution splitting to form Communist Parties in most industrialised (and many non-industrialised) nations. The acceptance of the war by the social democratic parties gave the communist parties credibility with many people, as a result of them labelling it as being imperialist. At the end of World War I there were attempted socialist uprisings or threats of socialist uprisings throughout Europe. Most notably in Germany where the Spartacist uprising in Germany led by Rosa Luxemburg and Karl Liebknecht in January 1919 failed. In Bavaria, Communists successfully overthrew the government and established the Munich Soviet Republic that lasted from 1918-1919. A short lived Soviet government was also established in Hungary under Béla Kun in 1919. The Russian Revolution also inspired attempted revolutionary movements in Italy with a wave of factory occupations, a strike wave in Britain, the Winnipeg General Strike, the Seattle General Strike and other radical events. Many historians view fascism as a response to these developments -- a movement that both tried to appeal to the working class and divert them from Marxism and also appealed to capitalists as a bulwark against Bolshevism. Italian fascism founded and led by Benito Mussolini took power with the blessing of Italy's king after years of leftist unrest led many conservatives to fear that a communist revolution was inevitable. Throughout Europe numerous aristocrats and conservative intellecutals as well as capitalists and industrialists lent their support to fascist movements in their countries which arose in emulation of Italian fascism while in Germany numerous right wing nationalist groups arose, particularly out of the post-war Freikorps which were used to crush both the Spartacist uprising and the Munich Soviet. However, certain anti-communist authors have disputed the view of fascism as a reaction against socialist revolutionary movements and instead stressed what they believed to be essential similarities between communism and fascism in both theory and practice. The noted Austrian economist Friedrich Hayek, author of The Road to Serfdom, argued that various modern totalitarian movements, including fascism and communism, have common philosophical roots, both springing from the opposition to the classical liberalism of the 19th century. Anti-communists arguing from these positions see it as far more than a coincidence that Benito Mussolini himself was an enthusiastic Marxist socialist and a prominent member of the Italian Socialist Party before the World War I, while many philosophical founders of fascism, such as Sergio Panunzio and Giovanni Gentile, came from a Marxist or syndicalist background. With the worldwide Great Depression of the 1930s it seemed that liberalism and the liberal form of capitalism was doomed and Communist and fascist movements swelled. These movements were bitterly opposed to each other and fought each other frequently. The most notable example of this conflict was the Spanish Civil War, which became a proxy war between the fascist countries and their international supporters who backed Francisco Franco and the worldwide Communist movement (allied uneasily with anarchists and Trotskyists) who backed the Popular Front and were aided chiefly by the Soviet Union. Initially, the Soviet Union supported the idea of a coalition with the western powers against Nazi Germany as well as popular fronts in various countries against domestic fascism. This policy was largely unsuccessful due to the distrust shown by the western powers (especially Britain) towards the Soviet Union. The Munich Agreement between Germany, France and Britain heightened Soviet fears that the western powers were endeavoring to force them to bear the brunt of a war against Nazism. The Soviets changed their policy and negotiated a non-aggression pact with Germany, known as the Molotov-Ribbentrop Pact in 1939. The Soviets later argued that this was necessary to buy them time to prepare for an expected war with Germany. However, some critics question this claim, pointing out that along with a non-aggression clause, the pact also laid out extensive economic cooperation between the Soviets and Germans, in the form of the German-Soviet Commercial Agreement, providing Nazi Germany some of the materials it needed to build its war machine. This detail is used by the aforementioned critics to argue that Stalin expected the war to be waged solely between Germany and the Western Allies, with the Soviet Union keeping its neutrality while its two greatest enemies fought each other. Whatever the case, it is clear that Stalin did not expect the Germans to attack until 1942, so he was taken by surprise when Nazi Germany invaded the Soviet Union in June 1941. Fascism and communism reverted to their relationship as lethal enemies - with the war, in the eyes of both sides, becoming one between their respective ideologies.

Anti-communisme aux États-Unis et dans la Guerre froide

The first major manifestation of anti-communism in the United States occurred 1919-1920 in the Red Scare led by Attorney General Alexander Mitchell Palmer. Following World War II and the rise of the Soviet Union many of the objections to Communism took on an added urgency because of the stated Communist view that the ideology was universal. The fear of many anti-Communists within the United States was that Communism would triumph throughout the entire world and eventually be a direct threat to the government of the United States. This view led to the domino theory in which a Communist takeover in any nation could not be tolerated because it would lead to a chain reaction which would result in a triumph of world communism. There were fears that powerful nations like the Soviet Union and the People's Republic of China were using their power to forcibly assimilate other countries into communist rule, in a new form of imperialism. The Soviet Union's expansion into Central Europe after World War II was seen as evidence of this. These actions prompted many politicians to adopt a kind of pragmatic anti-Communism, opposing the ideology as a way of limiting the expansion of the Soviet Empire. The US policy of halting further Communist expansion came to be known as containment. The United States government has usually motivated its anti-communism by citing the human rights record of some Communist states, most notably the Soviet Union during the Stalin era, Maoist China, the short-lived Khmer Rouge government in Cambodia led by Pol Pot and North Korea. Anti-communism became significantly muted after the fall of the Soviet Union and communist backed regimes in Central Europe in 1991, and the fear of a worldwide Communist takeover is no longer a serious concern. Remnants of anti-communism remain, however, in United States foreign policy toward Cuba, the People's Republic of China, and North Korea. In the case of Cuba, the United States continues to maintain economic sanctions against the island in a policy which is sharply criticized outside of the United States, but which has substantial support in the US, particularly from the conservative wing of American politics. Due to American trade interests in China, much of the United States foreign policy establishment does not regard China as Communist in any meaningful sense. Nevertheless, there is some hostility toward China, particularly among conservative Congressional Republicans which can be regarded as remnants of anti-communism. North Korea remains staunchly Stalinist and economically isolationist, and tensions between the country and the US have heightened as the result of reports that it is stockpiling nuclear weapons.

Répression et anti-communisme

After the October Revolution, allied intervention troops tried to crush the revolution. In the summer of 1918, some 13,000 American soldiers, 44,000 British, 13,000 French, and 80,000 Japanese were fighting against Red Army. In addition, these countries provided significant financial and material help to White Movement (e.g., USA provided $500,000, 400,000 rifles, etc.). Communist political parties and organizations were actively opposed by conservative governments in Eastern Europe after the failed communist revolutions around 1920, in Nazi Germany and German-occupied Europe, in Japan during World War II, in China by the Kuomintang in the 1920s and 1930s, in post-war Taiwan and South Korea, in Latin America by various right-wing military regimes (Pinochet in Chile, Dirty War in Argentina, civil war in El Salvador, etc), and in many other places and instances. There was also some anticommunist political repression in the United States, most notably in the Red Scare of the 1920s and the McCarthyist era after World War II. Communists and communist sympathizers often emphasize the persecution of their political movement by "reactionary" forces, which they feel is being downplayed by capitalist governments. Anticommunists respond to this by pointing out that communist governments have often used similar methods to deal with their political enemies, including fellow communists (indeed, the repression of fellow communists is often brought up as an argument for the idea that such governments were not actually communistic). Regarding this issue, the opinions of Communists are divided: some of them support the actions of those communist governments on the grounds that they were necessary in order to deal with dangerous terrorists and criminals, while other communists agree that such actions cannot be justified and put in question the self-proclaimed communist nature of the governments willing to carry them out. Little is known about anticommunist massacres after World War II, not least because of the efforts by the anticommunist regimes to cover up such events. Such a massacre happened on the island of Jeju (South Korea) in April 1948. The estimations about the number of victims range from 30.000 to 140.000. Another example is the 228 Incident in Taiwan in 1947, which until recently was considered a taboo subject even in private. During the Cold War many authoritarian regimes, often supported by the US, used the fear of communism as a means of legitimizing repression or as an excuse to persecute its opponents. (Pinochet's Chile, for example, is often cited by critics as an example of this, although others argue that the threat of communism to Chile was very real.) The worst case was probably that of General Suharto in Indonesia who, using the excuse of foiling a failed Communist coup d'etat attempt, seized executive power and killed about 2 million people in his mass purges arresting more than 200,000 other people on merely being suspected of being involved with the coup. Most communists, alleged communists and so-called " enemies of the state" were sentenced to death (although some of the executions were delayed to 1990). The alleged or demonstrated complicity of the CIA with these regimes seriously discredited anticommunism and the pretense of the US to represent a "Free World" in the eyes of critics. Others, however, have argued that extreme measures were needed to prevent the spread of communism during the height of its expansion.

Critiques de l'anti-communisme

Proponents of communism in capitalist countries tend to challenge the accuracy of anti-communist claims. A common rebuttal of anticommunism is that communist countries had created a new, nonproletarian ruling class and thus were not in fact communist. This is a view first put forward by Trotskyists in the 1930s, and today it is accepted by the majority of western communists. Indeed, most modern communists do acknowledge failings on the part of communist governments, saying that Marxism is clearly against these dictators' practices. Anticommunists respond to these claims by saying that they believe communist states are totalitarian by nature, and that in Marxist theory too much power is given to the state. They point out that several communist governments have existed, but none have been considered democracies. Anticommunists also question if a classless communist society can truly be achieved. Some anticommunists, particularly those with libertarian leanings, extend their criticisms well beyond Soviet-style communism, associating it with any state-run activity beyond the most minimal. People who support a mixed economy where some services are supplied by government-run institutions, such as what takes place in social-democrat countries, resent the association with communism. Some writers and historians object to anti-communists' comparisons of communism to fascism (under the blanket term "totalitarianism", which they believe to be incorrect). They cite historical evidence, such as the fact that the Soviet Union fought against Hitler during World War II and said that fascism was the enemy of communism (a view that was shared by Hitler himself, who was one of the most virulent anti-communists of the time), while many anti-communists in occupied Europe took the side of Nazi Germany (others, however, placed anti-fascism or national independence above their dislike of communism). Yet another objection to anti-communism which became more widely advanced in the 1970s was that in pursuit of anti-communism, the United States was conducting a foreign policy in which it supported people and governments that sometimes egregiously violated human rights, which it saw as lesser evils than communism. In order to justify these actions, U.S. Ambassador to the United Nations Jeane Kirkpatrick stated the Kirkpatrick doctrine which argued there was a difference between totalitarian regimes and authoritarian regimes. Many staunchly anti-Communist regimes have been dictatorial and guilty of egregious human rights abuses, oppression, and sometimes genocide. These may include Nazis, secular Middle Eastern dictatorships in Syria, Iraq, Egypt, and the Sudan, right-wing military juntas in Latin America, the apartheid regime in South Africa, anticommunists regimes in the Far East as Suharto's Indonesia and the governments of various African nations during times of great bloodshed, e.g. Idi Amin in Uganda and the genocidaire Hutu regime in Rwanda. Citing governments like these as evidence, communists claim that much Cold War policy was driven by simple anti-communism and a disregard for problems in nations ruled by anti-communist but undemocratic governments. Various Western countries, the United States first and foremost, are also often accused of denial of political or labour rights, racism, oppression and violence, support for governments which presided over mass killings, torture and detention of political opponents, or engagement with regimes (usually on the basis of their shared anti-communism) which practised genocide or racial segregation. Nevertheless, anti-communists generally believe such claims to be of an "and you are lynching negroes" variety. They argue that while capitalist governments may have some faults, Communist ones are worse. Many also state that they disapprove of some actions undertaken by anti-Communist leaders, the defeat of communism and Soviet influence during the Cold War was a top priority. Some also believe that it is easier for countries previously ruled by an authoritarian, anti-Communist government to transition into a democracy, while it is more difficult for a totalitarian Communist nation to do so. The communists take the other side in claiming which government is more flawed, stating that while Communist governments may have had some faults, capitalist ones are worse. They also claim that in some former Communist countries, conditions were better before its collapse. An example used in this argument is Russia, which has faced a bumpy transition to capitalism and has a 25% poverty rate. Ironically, many anti-communists were too focused on the perceived challenges of Communism to notice its internal problems, and few anti-communists were able to predict the fall of the Soviet Union even as late as the mid-1980s.

Anti-communistes célèbres

Cette section énumère un certain nombre d'adversaires intellectuels, politiques, et militaires significatifs du communisme. Notez qu'il y a un certain chevauchement entre les catégories énumérées. Par exemple, beaucoup d'hommes politiques dissidents dans les anciens pays communistes, comme Vaclav Havel, sont également renommés pour défier les théories et les pratiques des régimes communistes dans leurs écrits. Les personnes énumérées ne sont pas classifiées par leurs propres positions idéologiques par lesquelles elles se sont opposées au communisme, et les désaccords entre leurs vues n'étaient souvent pas moins importants que leur opposition au communisme. Par exemple, les penseurs néo-libérals comme Hayek furent durement critiqué par ceux socialistes comme Orwell, et vice versa, en dépit de leur opposition commune au communisme. La plupart des anti-communistes dans les années 30 et les années 40 étaient également les adversaires du fascisme, quoique l'anti-communisme ait joué un rôle important dans le succès du fascisme en Europe. Cependant, pendant la Guerre Froide, l'anti-communisme a mené certains, qui avaient précédemment critiqué le fascisme, à soutenir des dictateurs d'extrème droite comme Augusto Pinochet au Chili.

Penseurs anti-communistes célèbres


- Hommes politiques Benito Mussolini, Winston Churchill, Adolf Hitler, Ronald Reagan, Joseph McCarthy, Václav Havel, Margaret Thatcher
- Economistes Eugen von Böhm-Bawerk, Friedrich Hayek, Ludwig von Mises
- Historiens Robert Conquest, Paul Johnson, Richard Pipes, Nikolai Tolstoy
- Écrivaints Albert Camus, David Caute, Arthur Koestler, Ayn Rand, Aleksandr Solzhenitsyn, Peregrine Worsthorne

Anti-communistes dissidents célèbres


- Luis Posada Carriles - d'allégence terroriste, accusé d'avoir fait explosé un jet Cubain en 1976 et a admis avoir attaqué qui ont endomagé des engins de tourisme. [http://www.csmonitor.com/2005/0512/dailyUpdate.html]
- Václav Havel (Tchécoslovaquie) - Est devenue plus tard président de la Tchécoslovaquie (1990-1993) Et le premier président de la République Tchèque (1993-2003)
- Lech Wałęsa (Pologne) - est devenu plus tard le président de la Pologne en 1990-1995
- Zviad K. Gamsakhurdia (URSS) - Géorgien dissident Sous le régime communiste, puis président de la Géorgie.
- Aleksandr Isayevich Solzhenitsyn (URSS) - Romancier fameux de Russie
- Milovan Đilas (Yougoslavie)
- Harry Wu (Chine)
- Wang Youcai (Chine)

Personnalités étatiques et militaires anti-communistes


- Fulgencio Batista - Dictateur de Cuba
- Pieter Willem Botha Premier ministre (puis président) de l'Afrique du sud de 1978-1984 durant l'apartheid
- Zbigniew Brzezinski - Conseiller pour la Sécurité Nationale pour le president des État Unis Jimmy Carter, 1977-1980
- Martin Dies, Jr. - États-Unis membre du congrés de 1930-1944, 1952-1958
- Georges W. Bush, Président des Etats-Unis d'Amérique à partir de 2001.
- Ngo Dinh Diem - Président du Vietnam du sud de 1955-1963
- King Faisal - Roi d'Arabie saoudite
- Francisco Franco - dictateur d'Espagne 1939-1975
- Barry Goldwater - États-Unis Sénateur 1953-1964, 1968-1987
- Jesse Helms - États-Unis Sénateur
- Adolf Hitler - Chancellier d'Allemagne de 1933-1945
- Miklós Horthy - Régent de Hongrie 1920-1944
- Tchang Kaï-chek - Dictateur de la République de Chine 1928-1975
- John F. Kennedy - Président des États-Unis 1961-1963
- Nguyen Khanh - Premier ministre du Vietnam du sud (1964)
- Daniel Malan - Premier ministre d'Afrique du sud durant l'apartheid1948-1954
- Douglas MacArthur - général États-Unis
- Mannerheim - Leader militaire blanc, puis Président de la Finlande 1867-1951
- Ferdinand Marcos - Dictateur des Philippines 1965-1986
- Joseph McCarthy - Sénateur des États-Unis 1947-1957
- Benito Mussolini - Dictateur d'Italie 1922-1944
- Richard Nixon - Président des États-Unis 1969-1974
- Lon Nol - Premier ministre (puis président) et dictateur du Cambodge
- Boun Oum - Prince du Laos
- Mohammad Reza Pahlavi - Shah d'Iran 1953-1979
- Augusto Pinochet - Dictateur du Chili 1973-1990
- Ronald Reagan - Président des États-Unis 1981-1989
- Syngman Rhee - Dictateur de la Corée du sud 1948-1960
- António de Oliveira Salazar - Dictateur du Portugal 1932-1968
- Jonas Savimbi - Rebel contre le gouvernement Marxiste d'Angola
- Ian Smith - Premier ministre de la Rhodésie
- Paul Schäfer - Leader anti-communiste du Chili
- Anastasio Somoza García - Dictateur du Nicaragua
- Anastasio Somoza Debayle - Dictateur du Nicaragua 1967-1972, 1974-1979
- Luis Somoza Debayle - Dictateur du Nicaragua
- Johannes Gerhardus Strijdom - Premier ministre dAfrique du sud durant l'apartheid 1954-1958
- Alfredo Stroessner - Dictateur du Paraguay 1954-1989
- Suharto - Dictateur d'Indonésie
- Svinhufvud - Président de la Finlande 1931-1937
- Robert Taft - États-Unis Sénateur
- Margaret Thatcher - Premier ministre de la Grande-Bretagne 1979-1990
- Nguyen Van Thieu - Président du Vietnam du sud 1967-1975
- Moise Tshombe - Président du Katanga
- Rafael Trujillo - Dictateur de la République dominicaine
- Hendrik Frensch Verwoerd - Premier ministre d'Afrique du sud 1958-1966
- Balthazar Johannes Vorster - Premier ministre d'Afrique du sud 1966-1978
- Chefs des Russes anti-bolcheviques Russes Blanc
  - Voir aussi: :Categorie:Personnalité de la contre-révolution russe
  - Anton Ivanovich Denikin
  - Pyotr Nikolayevich Wrangel
  - Aleksandr Vasilevich Kolchak
  - Nikolai Nikolaevich Yudenich
  - Pyotr Nikolayevich Krasnov

Voir aussi


- Committee for the Liberation of the Peoples of Russia
- American Committee for the Liberation of the Peoples of Russia
- National Committee for a Free Europe
- The Nationalist Movement
- Radio Free Europe

Articles liés


- Criticisms of communism
- Cold War
- evil empire
- Reagan Doctrine
- House Unamerican Activities Committee
- Red Scare
- Joseph McCarthy, McCarthyism and Reactions to McCarthyism
- World Anti-Communist League
- A Racial Program for the Twentieth Century

Camp de concentration

ja:強制収容所 Catégorie:Génocide juif Catégorie:Troisième Reich Catégorie:Prison Catégorie:Prison.]] Un camp de concentration est un lieu d'emprisonnement de masse. Ce procédé d'internement a été utilisé à diverses reprises dans l'histoire, notamment à l'occasion de guerres. Ce procédé est encore utilisé dans certains pays.

Camps de concentration pour civils ennemis

Le statut d'un camp de concentration, bien qu'il soit admis par le droit de la guerre pour l'internement des civils ennemis, est difficile à justifier en ce sens qu'alors, l'internement constitue une mesure collective et non individuelle, qui ne sanctionne pas des actes individuels, mais une situation indépendante de la volonté de la personne internée. De tels camps sont utilisés en tant que mesure conservatoire militaire : Si des ressortissant du pays B vivent dans le pays A lors de la déclaration de guerre entre A et B, le pays A peut considérer que les ressortissant de B sur son territoire sont des ressortissants d'un pays ennemi, qu'il importe d'interner, pour éviter qu'ils rejoignent l'armée adverse ou se lancent dans des opérations d'espionnage. Ainsi, certains responsables des camps d'internement parleront de simples prisons élargies pour recevoir un plus grand nombre d'internés prisonniers, ou même — dans certains pays et hors temps de guerre — de « structures éducatives ». Hors état de guerre, ce genre de structure est en général l'œuvre de régimes dictatoriaux. On peut citer parmi les plus médiatisés les camps nazis, le Goulag soviétique et le laogai chinois. Les premiers camps de concentration furent créés, par les Anglais en Afrique du Sud durant leur guerre contre les Boers  ( Guerre du Transvaal, 1899-1902) ; ils y enfermaient les femmes, les vieillards et les enfants des Boers et des membre de tribus indigènes alliées. Les Espagnols y eurent aussi recours à Cuba. À noter que les camps de concentration ne sont apparus qu'après l'invention du fil de fer barbelé, qui permet d'enceindre de grandes surfaces pour un coût sans commune mesure avec les moyens de détention classiques tels que les prisons. Il faut souligner le caractère moderne de cette pratique, le traitement historiquement ordinaire pour résoudre le même type de conflit étant plutôt la réduction en esclavage ou la simple mise à mort immédiate (voir génocide).

Exemples historiques

La France a utilisé des camps de concentration dès la Première Guerre mondiale, dont celui de Pontmain, pour y enfermer les ressortissants allemands, austro-hongrois et ottomans présents sur son territoire à l'ouverture des hostilités. De nombreuses îles françaises de la Manche, de l'Atlantique et de la Méditerranée ont été utilisées pour implanter de tels camps. Marcel Proust a évoqué ces camps dans « Le temps retrouvé». La France a aussi eu à nouveau recours à des camps de concentration à la fin de la guerre d'Espagne pour regrouper les réfugiés républicains fuyant le régime franquiste à Gurs, Rivesaltes, Argelès-sur-Mer et Agde, bien que ces réfugiés n'aient pas été des ennemis. Lors de la Seconde guerre mondiale, de nouveau, le procédé a été employé pour interner les ressortissants des pays ennemis, mais dans ce cas la police française n'a pas fait de différence entre les allemands et autrichiens réfugiés en France et les partisans d'Hitler dont certains avaient organisé dans en France, dès le temps de paix, la fameuse « Cinquième Colonne ». Les Anglais aussi ont organisé des camps de concentration de civils de l'Axe. C'est ainsi que des civils allemands et anglais du sexe masculin résidant aux Indes se sont retrouvés en 1940, internés au camp de Deraa Doun, sur les contreforts de l'Himalaya. D'autres camps de concentration ont été ouverts aux États-Unis, notamment ceux destinés aux Japonais, après l'attaque de Pearl Harbor. Bien des années après le souvenir de ces rafles de civils Japonais a refait surface. D'autre camps de concentration ont été instaurés ailleurs, entre 1940 et 1945, comme ceux du Canada destinés entre autres aux Québécois refusant la conscription. Les camps de regroupement de harkis après les accords d'Évian ne sont pas des camps de concentration : ils n'en n'avaient pas le caractère (les harkis, loin d'être des ennemis de la France, l'avaient au contraire servie, ils étaient de plein droit citoyens français, et ces camps ne comportaient ni régime carcéral, ni brimades), mais constituaient tout de même des camps de regroupement de la population. Leur durée d'existence, supérieure à dix ans, est allée bien au-delà de celle des simples camps de réfugiés, car les autorités françaises n'ont pratiquement rien fait pour assurer leur intégration.

Camps de concentration punitifs

Au temps de l'Europe nazie des camps de concentration ont été instaurés dans des buts non défensifs, mais ultra-punitifs. Des camps de concentration punitifs ont été constitués par le gouvernement de Vichy en zone non occupée et en Afrique du Nord pour interner des patriotes français récalcitrants, des antifascistes d'Europe centrale. Ceux du Sud-Algérien où ont été regroupés des engagés allemands de la Légion étrangère, sous la direction d'officiers et sous-officiers vichystes, ont été soumis à un régime tellement atroce, que plusieurs internés ont demandé, pour y échapper, à être rapatriés en Allemagne nazie, où ils savaient pourtant que rien de bon ne les attendait. L'exemple le plus connu (et sans doute le plus meurtrier) de camps de concentration est celui des camps nazis utilisés à partir de 1933 et en particulier durant la Seconde Guerre mondiale. Dans ces camps, comme Dachau ou Buchenwald, les anti-nazis allemands (en premier lieu les communistes), puis les opposants politiques et les résistants de toute l'Europe qui n'ont pas été immédiatement exécutés, y ont été déportés, avec peu d'espoir d'en sortir vivants. Mais l'objectif principal de ces camps repressifs était l'esclavage des internés, leur grande mortalité n'en étant que l'accessoire. Les camps ci-dessus ne doivent pas être confondus avec d'autres camps nazis, tels celui d' Auschwitz-Birkenau, qui étaient des camp d'extermination, dont le but principal était la liquidation industrielle de populations entières déportées, enfants d'abord, la fonction temporaire de travailleurs esclaves de quelques-uns d'entre eux n'étant que secondaire. Il faut signaler ici le cas très voisin (industrialisation en moins) d'un camp d'extermination croate particulièrement actif de l'État libre Croate d'Ante Pavelić. Dans ce camp dirigé par un Franciscain, furent exterminés une grande quantité de Serbes, de juifs croates, et bien entendu d'opposants.

Buts des camps concentration de type punitif

L'objectif d'un camp de concentration de type punitif peut être par exemple (et sans que ces différents objectifs soient exclusifs) de :
- vider un pays de sa population, pour l'empêcher de soutenir des combattants à l'occasion d'une guerre, ou pour la spolier de richesses minérales (camps de regroupement pendant la guerre d'Algérie) ;
- briser le moral d'un adversaire en le terrorisant par cette menace d'internements massifs (avec deux messages : voyez comme nous sommes terribles et plus vite vous vous rendrez, plus vite cette situation cessera et vos amis pourront être libérés) ;
- purger la population des personnes considérées comme nuisibles ;
- exploiter un grand nombre de travailleurs forcés (on parle alors de camp de travail). Les personnes incarcérées dans de tels camps le sont souvent pour des motifs politiques, religieux, raciaux, d'une façon générale en raison d'une discrimination ou d'un soupçon à leur encontre. Les prisonniers y sont souvent : séparés de leurs proches, gardés dans des conditions précaires et difficiles, mal nourris, forcés à travailler et maltraités