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Nuit des Longs Couteaux (Allemagne)catégorie:Troisième Reich Catégorie:massacre
Lors de la nuit des Longs Couteaux (en allemand Röhm-Putsch), du 29 au 30 juin 1934, une faction du parti nazi liquida des opposants et rivaux politiques potentiels, dont une grande partie du commandement de la Sturmabteilung (SA), l'organisation paramilitaire du parti.
Malgré la mainmise du NSDAP et d'Adolf Hitler sur l'Allemagne depuis janvier 1933, le pays souffrait toujours d'une mauvaise situation économique et le désenchantement de la population grandissait devant l'installation de la dictature, et elle était fatiguée des exactions brutales des chemises brunes.
chemises brunes] De son côté, Ernst Röhm, qui dirigeait la SA depuis 1930, avait fait de celle-ci le bras armé de l'aile socialisante du NSDAP et souhaitait pousser encore plus loin l'élan révolutionnaire en absorbant l'armée allemande, la Reichswehr.
Dès 1932, il s'était opposé à Hitler lorsque celui-ci avait initié son rapprochement avec les milieux d'affaires et les forces conservatrices pour parvenir à la chancellerie. À partir de l'été 1933, l'opposition entre Hitler et Röhm avait éclaté au grand jour.
Début 1934, forcé de choisir entre la Reichswehr, les forces légitimistes de droite et le président Hindenburg d'un côté et la Sturmabteilung de l'autre, Hitler décida, non sans hésitation, de sacrifier cette dernière et de la liquider, afin d'unifier politiquement le parti.
Dans la nuit 29 au 30 juin 1934, affolé par de fausses rumeurs de tentative de coup d'état fomenté par Ernst Röhm, Hitler lança les SS de Heinrich Himmler, avec le soutien bienveillant de l'armée, dans une opération d'envergure contre ceux qui formaient un obstacle à son pouvoir. De Berlin à Munich, plusieurs centaines de SA et d'opposants sont arrêtés ou assassinés; parmi les victimes, Ernst Röhm. Arrêté, il est finalement exécuté un ou deux jours plus tard. L'opération se prolongera finalement jusqu'au 2 juillet.
On estime à environ 200 personnes le nombre de tués lors de l'opération. Une cinquantaine de SA et des personnalités diverses, dont de vieux adversaires de Hitler, mais aussi des victimes malchanceuses. En de nombreux endroits, les liquidations furent anarchiques.
De nombreux généraux de la Reichswehr furent activement complices. Les SA continueront d'exister, mais auront désormais un rôle mineur dans la structure du Parti Nazi, Hitler ayant alors tout pouvoir sur le parti et sur l'Allemagne.
Principales victimes
- Ernst Röhm : Chef de la SA
- Kurt von Schleicher et son épouse : ancien chancelier et général,
- Gregor Strasser
- Gustav von Kahr : responsable de l'échec du putsch de la brasserie en 1923,
- Le général Bredow, un proche de Schleicher
- Bernhard Stempfle : ecclésiastique catholique, proche d'Adolf Hitler.
- Erich Klausener : chef de l'Action catholique
- Herbert von Bose
- Edward Jung
- Wilhelm Schmid : critique musical, tué par erreur - confondu avec Ludwig Schmitt, un sympatisant de Strasser.
ja:長いナイフの夜
AllemandL'allemand (Deutsch en allemand), est une langue appartenant au groupe des langues germaniques occidentales de la famille indo-européenne. C'est la langue la plus parlée au sein de l'Union européenne.
Histoire
Première mutation consonantique
Avec la première mutation consonantique (erste germanische Lautverschiebung) aux environs du , naissait le germanique commun à partir d'un dialecte indo-européen. Cette transformation explique des différences entre les langues germaniques (plus l'arménien) et les autres langues indo-européenes. On peut, pour simplifier, présenter les faits ainsi :
- k → h : cord en latin — Herz en allemand, heart en anglais
- p → f : pater en latin — father en anglais, Vater en allemand
- t → th : tres en latin — three en anglais, drie en néerlandais
- d → t : decem en latin — ten en anglais, tien en néerlandais
- g → k : gula en latin — Kehle en allemand, keel en néerlandais
- bh → b : bhrātā en sanskrit (frater en latin) — Bruder en allemand, brother en anglais
- dh → d : adham en sanskrit — deed en anglais, daad en néerlandais
- gh → g : - ghostis en indo-européen (hostis en latin) — Gast en allemand, guest en anglais
Articles complets : Loi de Grimm et Loi de Verner.
Seconde mutation consonantique
On commence à parler de langue allemande lorsque les dialectes parlés dans le Sud-Ouest de l'Allemagne subirent la seconde mutation consonantique (zweite germanische Lautverschiebung ou hochdeutsche Lautverschiebung, que l'on situe grosso modo vers le ), au cours de laquelle la langue commença à se différencier des dialectes du nord (Niederdeutsch, bas-allemand).
Cette modification phonétique explique un certain nombre de différences entre l'allemand actuel et, par exemple, le néerlandais ou l'anglais :
- k → ch : ik — ich (je) ; ook — auch (aussi) ; make/maken — machen (faire)
- d → t : dag/day — Tag (jour) ; bed — Bett (lit); do/doen — tun (faire)
- t → s : wat/what — was (quoi) ; street/straat — Straße (rue) ; eat/eet — essen (manger)
- t → (t)z : sitten/sit — sitzen (être assis) ; two/twee — zwei
- p → f : slapen/sleep — schlafen (dormir) ; schip/ship — Schiff (bateau) ; help/helpen — helfen (aider)
- p → pf : peper/pepper — Pfeffer (poivre) ; paard — Pferd (cheval)
- v, w, f → b : geloof/believe — Glaube (croyance) ; avond/evening — Abend (soir)
Article complet : Seconde mutation consonantique.
Le nom d'allemand est également donné aux dialectes du nord qui n'ont pas ou peu subi cette transformation phonétique, même si l'appellation est considérée par les linguistes comme abusive.
Moyen Âge
Entre le et le eut lieu une diphtongaison dans les parlers du Sud-Ouest concernant l'articulation en deux phonèmes de ei, eu et au. Cela explique à nouveau certaines différences entre l'allemand standard et, par exemple, le néerlandais (les lettres dans les parenthèses expliquent la prononcation en utilisant la langue française):
- û (ou), → au (aou): hūs — Haus (maison) ; mūs — Maus (souris)
- î, (î) → ei (aille) : wīse — Weise (maniére) ; zīt — Zeit (temps)
- iu (û) → eu (≈oï): liute — Leute (des gens) ; hiute — heute (aujourd'hui)
Contrairement aux États voisins, les contrées germaniques sont restées morcelées (Kleinstaaterei) au cours de l'ensemble du Moyen Âge contribuant au développement de dialectes très différents et, parfois, mutuellement inintelligibles. Un premier pas vers une langue interrégionale correspond au Mittelhochdeutsch poétique des poètes de cour vers le , bien que l'influence sur la langue vulgaire fut quasiment nulle, en raison de la faible alphabétisation. Aussi les régions germaniques restèrent-elles longtemps coupées en deux régions linguistiques :
- Au Nord, et en particulier du temps de la Hanse, le bas-allemand servait de langue véhiculaire de la mer du Nord à la mer Baltique.
- Au Sud se développait petit-à-petit, essentiellement à l'écrit, depuis le une « langue compromis » entre les différents dialectes qui devint l'allemand standard (Hochdeutsch). Il est à noter que ce processus est assez différent de celui des États voisins qui adoptèrent la langue de leur capitale.
Influence de la Réforme
En 1521, Martin Luther traduisit le Nouveau Testament dans cet allemand standard en développement et en 1534, l'Ancien Testament. Bien que Luther ne fut pas, comme il fut considéré autrefois, le pionnier dans l'établissement d'une langue interrégionale — en élaboration depuis le — il n'en reste pas moins que la Réforme contribua à implanter l'allemand standard dans les administrations et les écoles, y compris dans le Nord de l'Allemagne qui finit par l'adopter.
Mais, jusqu'au début , le Hochdeutsch resta une langue souvent écrite, que beaucoup d'Allemands, en particulier dans le Nord, apprenaient comme une langue étrangère.
L'allemand en Europe centrale
Avec la domination de l'Empire austro-hongrois en Europe centrale, l'allemand y devint la langue véhiculaire. En particulier, jusqu'au milieu du , les marchands et, plus généralement, les citadins y parlaient l'allemand, indépendamment de leur nationalité : Prague, Budapest, Bratislava, Zagreb et Ljubljana constituaient des îlots germanophones au milieu des campagnes qui avaient conservé leur langue vernaculaire.
Normalisation de l'orthographe et de la grammaire
Johann Christoph Adelung publia en 1781 le premier dictionnaire allemand exhaustif, initiative suivie par Jacob et Wilhelm Grimm en 1852. Le dictionnaire des frères Grimm, publié en seize tomes entre 1852 et 1960, reste le guide le plus complet du vocabulaire allemand. Cette normalisation progressive de l'orthographe fut achevée grâce au Dictionnaire orthographique de la langue allemande de Konrad Duden en 1880, qui fut, à des modifications mineures près, déclaré comme référence officielle dans la réforme de l'orthographe de 1901.
Classification
C'est une langue germanique de la branche ouest, proche, notamment, du néerlandais.
Langues régionales
bas-allemand
- néerlandais
- afrikaans
- allemand du Nord
- bas-saxon
haut-allemand
- moyen-allemand
- moyen allemand occidental
- moyen-francique
- mosellan
- luxembourgeois
- francique ripuaire
- francique rhénan
- palatin
- hessois
- moyen allemand oriental
- thuringeois (haut-saxon)
- berlinois (brandebourgeois)
- dialectes de Lausitz
- yiddisch
- allemand supérieur
- francique
- francique oriental
- francique du méridional
- francique du Main
- allemand pennsylvanien
- bavarois
- autrichien
- dialectes de Bavière
- alémanique
- alsacien
- souabe
- suisse alémanique
- bas alémanique
- haut alémanique
Répartition géographique
- en Europe :
- L'allemand est langue officielle en Allemagne, en Autriche, au Liechtenstein, en Suisse, au Luxembourg, en Belgique et dans la région italienne du Tyrol du Sud;
- République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Pologne, Russie (Allemands de la Volga), Roumanie (Namat) ;
- en Afrique : Namibie, Togo, Afrique du Sud ;
- en Amérique : Amérique du Nord (en particulier en Pennsylvanie aux États-Unis où vit une communauté amish importante), Amérique du Sud (Paraguay, Chili, Argentine, Brésil).
Note : que l'allemand soit devenu langue officielle dans certains États des États-Unis d'Amérique est une rumeur infondée.
Source : wikipédias allemand et espagnol (en désaccord entre eux). À vérifier depuis une source plus sûre.
Langues dérivées
Le yiddish est une langue dérivée du vieil-allemand, dans lequel ont été introduits des mots d'origine slave ou hébraïque.
L'unserdeutsch est un créole formé à partir d'un lexique allemand.
Écriture
L'allemand s'écrit avec les 26 lettres de l'alphabet latin, trois voyelles surmontées d'un Umlaut (sorte de tréma) ä, ö et ü, et un symbole spécial ß, eszet, utilisé en lieu et place de ss dans certains cas (principalement après une voyelle longue ou une diphtongue). La Suisse n'utilise plus le ß depuis les années 1930. Jusque dans les années 1940, l'allemand était imprimé en écriture gothique (Fraktur) et écrit en sütterlin, versions de l'alphabet latin difficiles à déchiffrer pour le profane.
Orthographe
:Voir article de fond : Réforme de l'orthographe allemande.
L'orthographe allemande se déduit en général de la prononciation et d'un minimum de connaissances. Il est toutefois à noter que les fortes disparités régionales au niveau de la prononciation peuvent rendre la tâche ardue. Les difficultés orthographiques principales résident dans :
- les Fremdwörter (mots d'origine étrangère) : ils sont souvent écrits conformément au mot d'origine (par ex. Milieu, Mayonnaise) ;
- les lettres ä et e (e ouvert ou fermé), dans certains cas homophones et dans d'autres de prononciations voisines (par ex aufwendig dérivé de Aufwand, où l'orthographe reformée permet d'aussi écrire aufwändig) ;
- la distinction entre consonne simple et consonne double qui, dans un nombre limité de mots et contrairement à la règle habituelle, n'a pas d'influence sur la longueur de la voyelle (par ex. Tip mais tippen, Platz [tz est considéré comme un double z] mais plazieren) ;
- la séparation entre les mots (par ex. radfahren « aller à vélo » à côté de Auto fahren « aller en voiture ») et la (non-)capitalisation de certaines expressions (par ex. im dunkeln lassen « laisser incertain » à côté de (jemanden) im Dunkeln lassen « laisser (qqn) dans un endroit obscure »).
Afin de supprimer une partie des difficultés ci-dessus, les représentants allemands, suisses et autrichiens convinrent d'une réforme de l'orthographe. Elle est entrée en vigueur en 1998 en Allemagne et deviendra obligatoire à partir de la mi-2005. La dernière réforme datait de 1901. Les principaux changements concernent :
- l'homogénéisation de la graphie des mots de même famille (aufwändig de Aufwand, mais toujours aufwenden) ;
- l'utilisation du ß uniquement après les voyelles longues et les diphtongues (on aura alors toujours der Fuß, die Geiß, mais der Fluss, ce qui est analogue aux règles pour les autres consonnes) ;
- dans les mots composés, aucune lettre ne sera plus supprimée (Geschirr + Rückgabe > Geschirrrückgabe ou, alternativement, Geschirr-Rückgabe) ;
- la généralisation plus exhaustive de l'écriture en plusieurs mots des expressions figées (auseinander reißen), ce qui est la chose la plus critiquée et qui a aussi créé des nouveaux problèmes: "Furcht erregend" (intimidant, traditionellement "furchterregend") mais toujours "noch furchterregender" (encore plus intimidant)
- la systématisation de la capitalisation des substantifs (der Dritte) ;
- la simplification de la césure et de l'emploi de la virgule.
Cette réforme rencontre une forte critique en Allemagne. Le Land de Schleswig-Holstein a voté le retour à l'orthographe traditionnelle en 1998 (décision annulée pourtant par le Landtag [parlement régional]) et certains journaux et éditeurs ont depuis décidé de revenir à la graphie traditionnelle.
Prononciation
:Voir article de fond : Prononciation de l'allemand.
Contrairement à l'anglais ou au français, l'allemand classique (Hochdeutsch) se prononce de manière assez conforme au texte écrit, hormis pour les mots d'emprunt.
Toutefois, les francophones rencontrent généralement quelques difficultés, listées ci-dessous.
- Les deux prononciations du ch n'existent pas en français :
- après a, u et o, il se prononce /χ/, comme en espagnol dans Juan, « Jean » ;
- après i, e, ä, ö et ü, il se prononce /ç/, comme en grec moderne dans Όχι, « non ».
- Le coup de glotte au début des mots (et de certaines syllabes) commençant par une voyelle marque une séparation nette entre les mots. Le français, en revanche, a tendance à lier les mots entre eux.
- L'accent tonique est assez souvent placé sur la première syllabe, contrairement à la prononciation française standard qui accentue la dernière syllabe.
- Le h est aspiré comme en anglais.
----
- est parfois retranscrit en .
Note :
b = à la fin d'une syllabe ou avant s ou t, devant une voyelle
ch = après a, o ou u, lorsque suivi par a, o ou u au début d'un mot, ailleurs
d = à la fin d'une syllabe ou avant s ou t, ailleurs
e = dans les syllabes inaccentuées
g = à la fin d'une syllabe ou avant s ou t, avant une voyelle, dans les mots étrangers. ig =
h allonge la voyelle lorsqu'il la suit, ailleurs
j = dans les mots étrangers, ailleurs
r = entre une voyelle et une consonne : ou il ne se prononce pas, ou ailleurs
s = au début d'un mot et entre deux voyelles, devant t ou p, ailleurs
v = dans les mots étrangers, ailleurs
y = dans les mots provenant du grec, ou ailleurs
dsch, ph, qu et y se trouvent majoritairement dans les mots étrangers
Grammaire
L'allemand est une langue flexionnelle comportant des conjugaisons et des déclinaisons.
Conjugaison
:Voir article de fond : Conjugaison de l'allemand.
Le principe de la conjugaison allemande est assez proche du français. Les différences notables sont
- L'existence du subjonctif I, essentiellement destiné à relater les propos d'autrui
- La différence entre passif-action (Das Haus wird gebaut, la maison est [en train d'être] construite) et passif-état (Das Haus ist gebaut, la maison est construite [elle est finie]).
En ce qui concerne la morphologie, le deux principaux types de verbes sont
- Les verbes faibles, qui conservent leur radical et ont un participe passé en -(e)t. Ces verbes sont le plus souvent réguliers.
- Les verbes forts, qui modifient leur radical au prétérit, au participe passé et parfois au présent. Ils ont un participe passé en -en. Ils sont dits irréguliers, le changement de radical n'étant pas prévisible.
Parmi les verbes irréguliers se rangent également les auxiliaires de mode (können, pouvoir ; dürfen, avoir le droit; etc.), qui sont employés dans un nombre important de contextes différents.
Déclinaison
Voir article de fond : Déclinaisons allemandes
La déclinaison allemande comporte quatre cas, le nominatif, l'accusatif, le datif et le génitif, auxquels s'ajoutent trois genres, le masculin, le féminin et le neutre ainsi que deux nombres, le singulier et le pluriel.
Le porteur essentiel de la marque de déclinaison est le déterminant, secondé par l'adjectif épithète.
Les déclinaisons sont employées :
- Pour indiquer la fonction d'un groupe nominal : sujet, objet, complément d'attribution, ou complément du nom.
- Après certaines prépositions (Wechselpräpositionen) pour indiquer s'il y a changement de lieu ou non
- En fonction du cas exigé par les prépositions ainsi que par les verbes, les adjectifs ou les noms suivis d'un complément.
Syntaxe
Voir article de fond : Syntaxe allemande
L'allemand a pour particularité syntaxique principale de placer les éléments importants, soit en première position dans la phrase, soit dans les dernières positions. Par exemple :
Er nahm gestern trotz aller Schwierigkeiten diese Maschine in Betrieb.
Il a mis cette machine en service hier malgré toutes les difficultés.
Sont mis en valeur
- Le sujet er (il)
- L'action in Betrieb [nehmen] ([mettre] en service) placée en fin de phrase
- L'objet diese Maschine (cette machine)
Avant l'action et l'objet sont énumérées les circonstances. L'ordre de la phrase peut être modifié pour insister sur un des éléments, que l'on place alors en tête de phrase :
Gestern nahm er trotz aller Schwierigkeiten diese Maschine in Betrieb.
C'est hier qu'il a mis cette machine en service malgré toute les difficultés.
Trotz aller Schwierigkeiten nahm er gestern diese Maschine in Betrieb.
Malgré toutes les difficultés, il a mis cette machine en service hier.
Diese Maschine nahm er gestern trotz aller Schwierigkeiten in Betrieb.
C'est cette machine qu'il a mis en service hier malgré toutes les difficultés.
Lexique
Noms de la langue allemande
La langue allemande (ainsi que le peuple) a la particularité d'avoir des appellations très différentes d'une langue à l'autre (par exemple German, Deutsch, alemán, német, etc.). En effet, six racines différentes entrent en jeu :
- le proto-germanique - teutā- pour « peuple » (parfois suffixé) :
- danois tysk ;
- suédois tyska ;
- néerlandais Duits ;
- bas latin thiosticus (cf. Synode de Tours) ;
- latin (lingua) Theodisca ;
- français tudesque (terme vieilli) ;
- italien tedesco ;
- japonais ドイツ (doitsu);
:Note : c'est le même radical qui donne Dutch en anglais, « néerlandais », teuton en français. Le bas latin thiosticus vient du vieil haut allemand diutisc ;
- le nom du peuple germanique en latin, Germānus, peut-être emprunté au celtique gair maon, « peuple voisin » :
- albanais Gjermanishte ;
- anglais German ;
- grec Γερμανικά ;
- roumain germană;
- le nom de la tribu saxonne, du latin Saxō, Saxones (étymologie peu claire) :
- estonien saksa ;
- finnois saksa ;
- le vieux slave pour « muet », à comprendre au sens de « qui ne parle pas notre langue » :
- tchèque němčina ;
- hongrois német ;
- russe немец
- ukrainien німецький ;
:Note : une autre étymologie rapproche cette racine du nom du fleuve Niémen, au-delà duquel vivaient les tribus germaniques.
- le nom de la tribu allemande, vraisemblablement du vieil haut allemand ala manni, « tous les hommes » (cf. alle et Mann en allemand), via le bas latin Alamanus ou Alemanus pour les langues romanes :
- islandais almennr ;
- français allemand ;
- portugais alemão ;
- espagnol alemán ;
- turc Alman ;
- peut-être un mot pour « ouest » dans les langues baltes :
- letton vācu ;
- lituanien vokiečių.
Emprunts de l'allemand en français
Un nombre important de mots furent empruntés aux dialectes germaniques par le roman et l'ancien français (par ex. heaume, éperon, cible, fauteuil) ; seuls les mots d'origine plus récente sont encore discernables en tant qu'emprunts lexicaux (frichti, ersatz).
À titre d'exemple, voici une liste non exhaustive de mots français provenant de l'allemand ou de l'un de ses dialectes :
- accordéon < Akkordion
- alpenstock
- arquebuse < hâkenbühse (moyen haut-allemand)
- asticoter < daß dich Gott... « que Dieu te...»
- aurochs
- beffroi < běrgfrîd (moyen haut-allemand)
- bivouac < Bîwacht (allemand de Suisse) ou bijwache (néerlandais)
- blafard < bleichvar (moyen haut-allemand)
- blende
- blinde < blenden « aveugler »
- blitzkrieg
- blockhaus
- bocard < Pochhammer
- bock
- boulevard < Bolwërc « ouvrage de madrier, rampart » (moyen haut-allemand) ou bolwerc (moyen néerlandais)
- bouquetin < Steinbock « bouc de rocher »
- bourgmestre < Bürgermeister (maire)
- bunker
- choucroute < Sauerkraut
- cible < schîbe (alémanique, cf. l'allemand Scheibe « disque »)
- ersatz
- hère < Herr (« Seigneur, Monsieur »), mais cette origine est discutée
- frichti < Frühstück (« petit déjeuner »)
- képi < Kappe
- kirsch < Kirschwasser
- kaputt < kaputt
- leitmotiv
- loustic < lustig « drôle, gai »
- mouise < mues « bouillie » (allemand dialectal du sud)
- nazi
- putsch
- reître < Reiter « cavalier »
- stalag < Stammlager
- trinquer < trinken « boire »
- vasistas < was ist das? « qu'est-ce ? »
Exemples
Voir aussi
Liens internes
- langue allemande
- déclinaisons allemandes
- prononciation allemande
- conjugaison allemande
- Verbes forts (allemand)
- syntaxe allemande
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
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- - langues germaniques
- - langues germaniques occidentales
- - groupe germano-néerlandais
- langues par zone géographique
- langues régionales d'Allemagne
- liste des noms français de toponymes allemands
Liens externes
- [http://www.sprachtausch.net Sprachtausch.net] Site en allemand pour trouver quelqu'un pour vous enseigner, par exemple Allemand dans l'échange avec votre langue.
- [http://www.goethe.de/ Institut Goethe] (en allemand)
- [http://www.steinke-institut.de/ Steinke Institut]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/allemand.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire allemand-français/français-allemand de Bertrand Cornu.
- [http://dico.leo.org/?lang=fr Dictionnaire LEO ] - Dictionnaire allemand-français/français-allemand en ligne
- [http://cronimus.free.fr/dico/index.htm Dictionnaire Cronimus] - Dictionnaire allemand-français de Jean-Paul Cronimus conçu comme un dictionnaire papier, nombreux exemples traduits, acronymes, vocabulaire du Zertifikat Deutsch
- [http://cronimus.apinc.org/dico/index.htm Dictionnaire Cronimus] Site alternatif 1
- [http://membres.lycos.fr/orfanses/dico/index.htm Dictionnaire Cronimus] Site alternatif 2
- [http://allemand.linguistmail.com Allemand tous les jours] (site commercial)
- [http://katalogdeutsch.net Katalog Deutsch] Annuaire de ressources pour l'Allemagne et la langue allemande
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=1/ Expressions pratiques en allemand]
- [http://languageserver.uni-graz.at/ls/lang?id=82 Standard German (Languages of the World)]
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30 juin
Le 30 juin est le 181 jour de l'année (182 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1422 : bataille d'Arbedo entre les troupes du duc de Milan et les cantons suisses; victoire des Milanais qui récupèrent ainsi les possessions helvétiques au sud des Alpes.
- 1520 : Les Espagnols sont chassés par les Aztèques de Tenochtitlan (l'actuelle Mexico) durant une nuit qui sera appelée Noche triste.
- 1673 : Louis XIV et Vauban prennent Maastricht
- 1859 : Charles Blondin traverse les chutes du Niagara sur un câble tendu entre les deux rives.
- 1908 : La météorite qui s'écrase sur Tunguska produit une explosion de 20 mégatonnes (l'équivalent de la bombe d'Hiroshima) et détruit 2000 km² de forêts près du lac Baïkal en Sibérie.
- 1927 : élection d'Émile Mâle (1862-1954) à l'Académie française
- 1934 : « nuit des Longs Couteaux », Adolf Hitler lance les SS de Himmler contre les SA de Röhm.
- 1960 : Baudouin Ier de Belgique, le président congolais Joseph Kasavubu et son Premier ministre Patrice Lumumba célèbrent l'indépendance du Congo à Léopoldville (l'actuelle Kinshasa.
- 1962 : Modibo Keïta retire de facto le Mali de la zone franc en créant le franc malien.
- 1963 : Couronnement du pape Paul VI.
- 1968 : en France, événements de Mai 1968, la droite enlève 358 des 485 sièges de l'Assemblée nationale
- 1970 : l'Assemblée nationale française vote la première loi antidrogue
- 1973 : Eclispe totale du soleil la plus longue du siècle (6 min 20 s)
- 1988 : Mgr Lefebvre archevêque français, est excommunié par l'Eglise Catholique.
- 2001 : Lancement de la sonde spatiale américaine WMAP destinée à étudier l'anisotropie du rayonnement thermique cosmologique
- 2002 : Fin de la Coupe du Monde de Football 2002, remportée par le Brésil
- 2004 : Le Premier Ministre français Jean-Pierre Raffarin fait voter une loi, contestée, sur la suppression d'un jour férié, le Lundi de Pentecôte.
- 2005 : Les députés Espagnol légalisent le mariage homosexuel et l'adoption d'enfant par les couples homosexuels.
- 2005 :Plongée du Belge Patrick Musimu à 209,6m au large de l'Egypte en mer Rouge en apnée No Limit , non homologuée par les organismes officiels internationaux
Naissances
- 1470 : Charles VIII, roi de France († 1498).
- 1724 : Johann Julius Walbaum, médecin et naturaliste allemand († 1799).
- 1748 : Jean-Dominique Cassini de Thiry, astronome français.
- 1755 : Paul Barras, homme politique français.
- 1801 : Frédéric Bastiat, économiste et polémiste français († 1850)
- 1884 : Georges Duhamel, écrivain et académicien français († 1966).
- 1896 : Pierre Blanchar, comédien français.
- 1906 : Anthony Mann, (de son vrai nom Emil Anton Bundesmann), cinéaste américain.
- 1909 : Juan Bosch, homme politique et président de la République dominicaine († 2001).
- 1930 : Pierre Miquel, historien, français.
- 1932 : Mongo Beti, écrivain camerounais.
- 1933 : Léa Massari, (de son vrai nom Anna Maria Massatani), actrice italienne.
- 1941 : Cyril Atanassof, danseur français d'origine russe.
- 1949 : Alain Finkielkraut, philosophe français.
- 1952 : Laurent Joffrin, journaliste "Nouvel Obs", français.
- 1961 : Franck Mesnel, rugbyman, français.
- 1963 : Yngwie Malmsteen, guitariste
- 1966 : Mike Tyson, boxeur du poids lourd américain.
- 1975 : Ralf Schumacher, coureur automobile F1, allemand.
Décès
- 1317 : Borzysław, archevêque de Gniezno.
- 1649 : Simon Vouet, peintre français.
- 1660 : William Oughtred, mathématicien anglais
- 1916 : Gaston Maspero, (° 1846), égyptologue français
- 1997 : Robert Mitchum, acteur américain
- 2001 : Chet Atkins, (° 1929), guitariste et producteur américain
Catégorie:Jour de l'année
ja:6月30日
ko:6월 30일
ms:30 Jun
simple:June 30
th:30 มิถุนายน
Parti naziION Parti national-socialiste des travailleurs allemands
NSDAPLe NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, Parti national-socialiste des travailleurs allemands) fut un parti politique allemand fondé au début de années 1920, arrivé au pouvoir en 1933 et dont le leader fut Adolf Hitler. Le terme nazi est utilisé en référence aux membres de ce parti ou aux adhérents de l'idéologie politique du national-socialisme.
national-socialisme), drapeau de l'Allemagne nazie]]
Le parti nazi (national-sozialistisch) fut la seule force politique autorisée dans l'Allemagne nazie de 1933 (chute de la république de Weimar) jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale en mai 1945. Après quoi le parti fut déclaré illégal et ses représentants furent arrêtés et jugés au procès de Nuremberg. Les vainqueurs procédèrent ensuite à une dénazification de la société allemande.
La genèse du parti nazi
allemande]
En 1919, Anton Drexler, un serrurier de Munich fonde le Parti ouvrier allemand (DAP Deutsche Arbeiter Partei) d'orientation socialiste. Le DAP était l'un des nombreux mouvements populaires (völkisch) et ouvriers qui émergèrent en Allemagne après la défaite du pays à la fin de la Première Guerre mondiale. L'agitation politique était extrême et des groupes terroristes multipliaient les attentats à l'encontre des personnalités proches du gouvernement et plusieurs tentatives de putsch survinrent. Les services de renseignement de l'armée envoyèrent le caporal Hitler pour surveiller les activités du parti en septembre 1919. Mais Hitler adhéra au parti et y découvrit sa vocation : haranguer la foule. Sa première intervention publique spontanée date du 12 septembre 1919 et sa première prestation comme orateur du 16 octobre. Mais, contrairement à ce qu'il prétendait, Adolf Hitler ne fut pas le 7 membre du parti, mais le n° 555.
En 1920, c'est Hitler qui dessine le drapeau du parti (fond rouge, cercle blanc, svastika noir), de façon à lui donner un maximum de visibilité.
- En 1921, Adolf Hitler évince Anton Drexler et prend la tête du parti. Il le réorganise totalement pour en faire un parti de masse, recrutant des cadres, rachetant un journal, le Völkischer Beobachter, formant des sections d'assaut, les Sturmabteilungen ou SA, dirigées par Hermann Göring, véritable milice chargée d'assurer l'ordre dans les meetings et dans la rue.
- En novembre 1923, suite à l'occupation de la Ruhr par les troupes françaises et belges, Adolf Hitler profite de l'émoi du peuple allemand et tente de renverser le gouvernement de Bavière. Ce coup d'État, connu comme le Putsch de la brasserie, se solde par un échec cuisant : Hitler est condamné à 5 ans de prison et incarcéré durant 13 mois. Le NSDSAP est interdit.
Le redressement allemand
Entre 1924 et 1929, la République de Weimar, avec la mise en œuvre, à partir de novembre 1923, de la réforme monétaire, passant par la création du Rentenmark gagé sur l'outil de production national, réussit à restaurer l'efficacité économique de l'Allemagne, mais au prix de mesures d'austérité impopulaires. Politiquement, les forces extrémistes de tous bords gagnent du terrain. D'autant plus que le traité de Versailles ampute l'Allemagne de 10% de sa population et de 15% de son territoire, territoire en outre coupé en deux par la création du couloir de Dantzig. Cette étroite bande terre, attribuée aux Polonais, brisait l'unité allemande en séparant la Prusse orientale du reste de la patrie. Ils vivent le « Diktat de Versailles » comme une humiliation terrible, qui bien loin d'apaiser les tensions, nourrit un profond désir de revanche qui deviend un des thèmes majeurs du discours hitlérien. D'autant plus qu'en janvier 1923, les troupes françaises et belges avaient occupé la Ruhr, la région la plus industrialisée du pays, pour obliger l'Allemagne à tenir ses engagements. Après l'adoption du plan Dawes, rééchelonnant le paiement des dommages de guerre, celui-ci put reprendre et les troupes françaises commençèrent à quitter la Ruhr à partir d'août 1924.
- L'année 1924 marque donc le début du redressement allemand et la fin de l'hyperinflation. À sa sortie de prison, Adolf Hitler doit lutter contre l'aile gauche des frères Strasser qui se sont efforcés de noyauter les SA. Pour se protéger, il s'entoure d'une garde rapprochée de fidèles, les SS (Schutzstaffel, les brigades de protection).
- En 1925, paraît Mein Kampf (Mon combat), un livre dont les ventes demeurent médiocres jusqu'en 1930, avant d'exploser et devenir un best-seller depuis lors (1,5 million d'exemplaires jusqu'en 1933). Hitler le rédigea lors de son séjour en prison ; il y "synthétise" sa doctrine et y expose son programme fondé sur la conquête du Lebensraum (l'espace vital) de la nation allemande et l'idéal pangermaniste.
- Aux élections générales de 1928, le NSDAP obtient seulement 800 000 voix représentant 2,6 % du corps électoral, ce qui lui vaut douze sièges au Reichstag. Le résultat est médiocre et le parti semble sur le déclin.
La crise de 1929 et la montée du parti nazi
La crise économique de 1929 prive l'Allemagne et l'Autriche des capitaux américains investis après-guerre, et ces deux pays sont encore plus durement touchés que les autres. L'activisme du parti nazi attire à lui une très importante clientèle électorale
- Aux élections générales de septembre 1930, le NSDAP obtient 6,4 millions de voix représentant 18,3 % du corps électoral et remporte 107 sièges au Reichstag (Parlement allemand).
- Début 1932, le parti nazi compte 1,5 millions d'adhérents, dont 350 000 SA et SS qui multiplient les exactions et les démonstrations de forces. Les Jeunesses hitlériennes de leur côté enrôlent plus de 300 000 jeunes.
- Le 25 février 1932 Hitler obtient la nationalité allemande, et aux élections présidentielles de mars-avril, il obtient 13,75 millions de voix, représentant 37,3 % du corps électoral, mais il est battu par le vieux maréchal Hindenburg. Aux élections générales de novembre, le parti nazi devient le plus important groupe politique du Reichstag, le parlement de la république de Weimar, avec ses 11,74 millions de voix représentant 33,1 % du corps électoral.
- Touché par sa défaite, Hitler comprend, que pour arriver au pouvoir, il doit pactiser avec les milieux d'affaires, très insatisfaits des politiques menées par les chanceliers successifs. Et ce sont les barons de l'industrie allemande qui incitent le maréchal Hindenburg, qui ne l'aime pas, à nommer Adolf Hitler, le 30 janvier 1933, au poste de chancelier du Reich.
L'arrivée des nazis au pouvoir
- Voir aussi Chronologie du Troisième Reich.
Le but du parti nazi est l'instauration d'une dictature, seule capable de reconstruire l'Allemagne et de lui permettre de retrouver sa place dans le concert des grandes nations en développant un gigantesque programme de conquêtes militaires nécessaires à son espace vital.
Sous l'impulsion d'Otto Abetz, sa propagande va aussi se développer en France, de façon particulièrement active dans la presse.
- Dès le 1 février 1933, le nouveau chancelier Hitler obtient du vieux maréchal Hindenburg la dissolution du parlement. Pendant la campagne électorale, le 27 février, le bâtiment du Reichstag est totalement détruit par un incendie criminel. (Voir: Incendie du Reichstag)
- Dès le lendemain, plus de 4 000 militants du parti communiste allemand, le KPD sont arrêtés ainsi que bon nombre de leaders de la gauche. Ils sont assassinés ou envoyés vers les premiers camps de déportation. Le KPD est dissous, les journaux suspendus de parution et les meetings interdits. Aux élections générales de mars 1933, le parti nazi obtient 17,28 millions de voix représentant 43,9% du corps électoral.
- Le 23 mars, les nazis obtiennent le soutien du Zentrum (parti catholique). Le Reichstag donne les pleins pouvoirs pour 4 ans au chancelier Hitler, en votant l'« acte d'habilitation ».
- Le 29 mars, les libertés fondamentales sont abolies. Peu à peu, tous les partis et syndicats, autres que le d'inspiration nazie, sont dissous, et le 14 juillet, le NSDAP est proclamé parti unique. La Gleichschaltung (mise au pas du pays) est en marche.
La dictature des nazis
Un régime de terreur s'installe rapidement sous l'action conjointe des SA et des SS auxquels se joint la nouvelle police d'État, la Gestapo dénommée (Geheime Staatspolizei). Une vaste épuration est conduite dans les administrations et dans les organes judiciaires, qui de toute façon sont souvent court-circuités par les représentants du parti nazi qui devient une véritable structure étatique.
- Le 7 avril 1933 : vote de la loi interdisant les mariages entre Juifs et Aryens.
- Le 14 juillet, le NSDAP est proclamé parti unique.
- Le 14 octobre, l'Allemagne quitte la Société des Nations.
- En janvier 1934, les assemblées régionales sont remplacées par des gouverneurs dépendants directement du chancelier Hitler (les Staathalter).
- Le 26 janvier, signature du pacte de non-agression avec la Pologne.
- Le 14 juin, première entrevue entre Hitler et Benito Mussolini.
Cependant, le pays souffre toujours d'une mauvaise situation économique et les inquiétudes grandissent devant l'installation d'un totalitarisme d'État. De son côté, Ernst Röhm, qui dirige les SA depuis 1930 souhaite pousser encore plus loin l'élan révolutionnaire en absorbant la Reichswehr et a fait des SA, le bras armé de l'aile socialisante du NSDAP.
Dès 1932 il s'était opposé à Hitler lorsque celui-ci avait initié son rapprochement avec les milieux d'affaires et les forces conservatrices, pour parvenir à la présidence. Au début 1934, Adolf Hitler décide de se séparer de la SA et de les liquider afin d'unifier politiquement le parti.
Dans la nuit 29 au 30 juin 1934, il lance les SS de Himmler, avec le soutien de l'armée, dans une opération d'envergure : de Berlin à Munich, plusieurs centaines de SA et d'opposants sont arrêtés ou assassinés, Ernst Röhm est exécuté, en même temps que de vieux adversaires de Hitler, tels Gregor Strasser, l'ancien chancelier, le général Kurt von Schleicher, Gustav von Kahr, responsable de l'échec du Putsch de la brasserie et des collaborateurs de Franz von Papen.
De nombreux généraux de la Reichswehr ont été des complices actifs de cette opération et seront dès lors liés avec Hitler par un pacte du sang. Les SA continuent d'exister mais ont désormais un rôle mineur dans la structure du parti, Hitler a désormais tout le pouvoir sur le parti et sur l'Allemagne.
- Le lendemain, 30 juin, baptême du petit cuirassé Amiral Graf Spee en violation du Traité de Versailles.
- 25 juillet : Hitler tente une première fois de réaliser l'Anschluss, (union de l'Allemagne et de l'Autriche), en faisant assassiner le chancelier autrichien Engelbert Dollfuss par des Nazis autrichiens - Échec du coup d'État, car l'Italie s'y oppose.
Hitler, Führer
Le 2 août 1934, le jour même ou l'armée prête le serment de fidélité au chancelier Hitler, le vieux maréchal Hindenburg meurt. Hitler supprime immédiatement la fonction de président et se fait plébisciter le 19 août, comme Führer, le chef unique et tout-puissant de l'État qui va agir sur tous les aspects de la vie sociale et politique des Allemands :
- manipulation idéologique des masses et normalisation des idées ;
- ségrégation raciale ;
- mise en place d'une économie de guerre ;
- réforme de l'enseignement, réorganisation de l'école et de l'université ;
- destruction des livres jugés séditieux.
L'élite intellectuelle continue à quitter le pays : Albert Einstein, Thomas Mann, Stefan Zweig... Le ministère de la propagande, dirigé par Joseph Goebbels, utilise les moyens de communication les plus modernes, comme la radio ou le cinéma pour diffuser l'idéologie nazie. Des rassemblements spectaculaires et impressionnants de militants organisés à la gloire du national-socialisme.
- Le 1 octobre 1934, Hitler ordonne secrètement la création d'une nouvelle force aérienne et l'extension des forces navales et terrestres. Cette décision fait partie d'un vaste jeu diplomatique dont le but est le réarmement de l'Allemagne nazie
En 1935, sont votées les lois de Nuremberg qui vont exclure les juifs de nombreuses professions, les déchoir de leurs droits civiques, les obligeant à porter une étoile jaune et leur interdisant l'entrée dans les lieux publics. Les violences antisémites se développent dans tout le pays.
- En 1936 :
- 6 juin, circulaires contre le fléau tzigane et création du premier camp de Tziganes à Marzahn.
- 1 décembre : L'adhésion aux Jeunesses hitlériennes devient obligatoire.
Tableau des résultats électoraux
L'organisation du Parti (à faire)
Jeunesses hitlériennes
Références cinématographiques
- Le Triomphe de la volonté
- La Chute
Catégorie:République de Weimar
Catégorie:Troisième Reich
NSDAP
Catégorie:Parti politique nationaliste
ja:国家社会主義ドイツ労働者党
ko:국가사회주의 독일 노동자당
ms:Nazi
Adolf Hitler
Adolf Hitler 20 avril 1889 à Braunau am Inn (Autriche)-30 avril 1945 à Berlin (Allemagne).
Convaincu d'être désigné par le destin, il s'engage en politique. Brillant orateur et propagandiste hors pair, il mobilise rapidement de nombreux partisans. Il adhère en 1919 au Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP ou parti nazi).
S'appuyant sur les revendications allemandes à l'issue de la Première Guerre mondiale (en dénonçant le Diktat du Traité de Versailles de 1919) , puis sur les conséquences de la crise économique des années 1930, il accède à la Chancellerie d'Allemagne le 30 janvier 1933. En quelques mois, de janvier à juillet 1933, la République de Weimar bascule dans la dictature et la terreur.
A la fois Führer et Reichskanzler (Guide et Chancelier) après le plébiscite d'août 1934, il viole le Traité de Versailles en réarmant l'Allemagne, en occupant et en annexant des territoires, avec la complicité passive des puissances européennes qui redoutent une nouvelle guerre. Le 1er septembre 1939, il s'attaque à la Pologne et déclenche la Seconde Guerre mondiale.
Parallèlement à sa politique d'agression nationaliste, il met sur pied un des plus grands génocides de l'Histoire. Il ordonne ainsi l'élimination des handicapés, des Tsiganes, des homosexuels, des Franc-Maçons, des résistants, des multirécidivistes, des asociaux, et, conformément à ce qu'il laisser entrevoir dans Mein Kampf, l'extermination systématique des Juifs. Adolf Hitler, principal instigateur de la Solution Finale (la Shoah), est directement responsable de la mort de plus de 6 millions d'êtres humains dans les camps de concentration et les camps d'extermination, auxquels il faut ajouter les décès provoqués par la guerre que sa politique a déclenchée (entre 51 et 53 millions de morts selon les sources).
Se terrant dans son bunker de Berlin, il s'y suicide le 30 avril 1945, pour échapper à l'Armée Rouge. Le régime nazi ne lui survivra que quelques jours. Les principaux responsables du régime seront jugés lors du Procès de Nuremberg.
Jeunes années
Procès de Nuremberg
Adolf Hitler naît le 20 avril 1889 à 6h30 dans l'auberge Gasthof zum Pommer à Braunau am Inn, une petite ville de Haute-Autriche près de la frontière austro-allemande. Il est le quatrième des six enfants d'Alois Hitler et de Klara Pölzl. La plupart des enfants meurent en bas âge ; seule sa sœur cadette Paula († 1960) lui survivra.
Alois Hitler, le père d'Adolf, est douanier. Né hors mariage en 1837, Alois porte d'abord le nom de famille de sa mère, Maria Anna Schicklgruber, mais en 1876, il est légitimé et obtient le droit de porter le nom Hitler. Adolf n'utilisera jamais d'autre patronyme, et Schicklgruber ne ressurgira que plus tard chez ses opposants politiques.
L'arbre généalogique d'Adolf Hitler laisse cependant planer de fortes suspicions d' origines Tchèques, malgré le racisme anti-slave violent prôné par le Führer . Certains ont même suspecté du sang juif chez son père, dont la légitimation tardive à l'âge de 39 ans laisse suspecter qu'il soit né de père inconnu. L'incertitude relative à ses origines n'est pas sans conséquence. Ainsi après l'Anschluss en 1938, il fera détruire Döllersheim, le village natal de son père, en le transformant en place de tir.
L'enfance d'Adolf se passe sous la stricte discipline d'un père âgé, fonctionnaire retraité dès 1895. Dans son ouvrage "Am Anfang war Erziehung" (Au début il y a eu l'éducation, traduit en français sous le titre C'est pour ton bien), Alice Miller analyse les liens entre cette éducation répressive et la suite de la biographie de Hitler. Le 3 janvier 1903, son père meurt, suivi le 21 décembre 1907 par sa mère qui succombe à un cancer.
Élève médiocre à partir de son entrée à la Realschule de Linz (lycée), Hitler refuse de suivre la voie paternelle. Mais il échoue par deux fois à l'examen d'entrée de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne en 1907 et 1908. Autodidacte, grand lecteur et admirateur de la musique de Richard Wagner, il développe un intérêt profond pour l'architecture. Il enchaîne les petits boulots, vivant dans une misère constante durant cinq ans. Plus tard, dans Mein Kampf, il écrira :
:« Cinq années pendant lesquelles je dus, comme manœuvre d'abord, ensuite comme petit peintre, gagner ma subsistance, maigre subsistance, qui ne pouvait même pas apaiser ma faim chronique. Car la faim était alors le gardien fidèle qui ne m'abandonna jamais, la compagne qui partagea tout avec moi. Chaque livre que j'achetai eut sa participation ; une représentation à l'Opéra me valait sa compagnie le jour suivant ; c'était une bataille continuelle avec mon amie impitoyable. J'ai appris cependant alors comme jamais avant. Hors mon architecture, hors les rares visites à l'Opéra, fruit de mes jeûnes, je n'avais d'autre joie que des livres toujours plus nombreux. »
Adolf Hitler assiste aux séances du Parlement autrichien, il écrira plus tard son mépris pour la démocratie et le parlementarisme. Il étudie les thèses pangermanistes et observe l'influence de la politique sur les masses.
Au printemps 1913, pour éviter son enrôlement dans l'armée de l'Empire austro-hongrois, État multiethnique qu'il exècre, il s'enfuit à Munich et vit en vendant ses peintures de paysages. Sa tentative d'échapper à la conscription est remarquée, mais, après avoir été refusé lors d'un examen médical à son retour en Autriche (pour faiblesse de constitution), il retourne à Munich.
La Première Guerre mondiale
Munich
En 1914, exalté par l'entrée en guerre de l'Allemagne, Hitler s'engage comme volontaire. Il se bat sur le front Ouest dans le 16e régiment d'infanterie bavarois. Soldat enthousiaste, tranchant à cet égard sur beaucoup de ses compatriotes, il est apprécié de ses pairs et supérieurs. Blessé une première fois à la cuisse, puis aveuglé temporairement par une attaque au gaz moutarde près d'Ypres en Belgique à la fin de la guerre, le caporal Hitler est décoré de la Croix de fer, Première Classe (distinction rarement accordée à un soldat engagé) pour avoir accompli le dangereux transport d'une dépêche en 1918. Quand la guerre prend fin Hitler est à l'hôpital de Pasewalk, il est anéanti à l'annonce de la capitulation allemande. À sa sortie de l'hôpital en novembre 1918, il retourne dans son régiment de Munich.
Le combat politique
Voir aussi la Chronologie de la République de Weimar.
La Bavière est alors entre les mains d'un gouvernement révolutionnaire, la Räterepublik ; sa caserne est dirigée par un Soviet (« conseil »). Dégoûté, Hitler quitte Munich pour Traunstein. Dans Mein Kampf, Hitler donne de cet épisode un récit plutôt elliptique, mais assez clair quant à sa vision du monde :
:« En mars 1919, nous étions de retour à Munich. La situation était intenable et poussait à la continuation de la révolution. La mort d'Eisner ne fit qu'accélérer l'évolution et conduisit finalement à la dictature des soviets, pour mieux dire, à une souveraineté passagère des Juifs, ce qui avait été originairement le but des promoteurs de la révolution et l'idéal dont ils se berçaient.
:[...]
:Au cours de cette nouvelle révolution de soviets, je me démasquai pour la première fois de telle façon que je m'attirai le mauvais oeil du soviet central.
:Le 27 avril 1919, je devais être arrêté, mais les trois gaillards n'eurent point le courage nécessaire en présence du fusil braqué sur eux et s'en retournèrent comme ils étaient venus.
:Quelques jours après la délivrance de Munich, je fus désigné pour faire partir de la Commission chargée de l'enquête sur les événements révolutionnaires dans le 2e régiment d'infanterie.
:Ce fut ma première fonction active à caractère politique. »
Hitler reste dans l'armée jusqu'au 31 mars 1921 et est chargé de surveiller un groupuscule politique, le Parti ouvrier allemand (Deutsche Arbeiterpartei, DAP). Remarqué lors de l'une de ses interventions, il finit par y adhérer, et le transforme NSDAP Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (« Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands »). En avril 1921, il devient le chef du parti. Du fait de ses talents d'organisateur et d'orateur, le parti gagna rapidement en popularité.
1921]
Les 8 et 9 novembre 1923, il conduit le coup d'État avorté connu comme le Putsch de la brasserie. Le NSDAP est aussitôt interdit. Arrêté, Hitler est accusé de conspiration contre l'État et condamné pour "haute trahison" le 1 avril 1924 à cinq ans de prison, qu'il purge à Landsberg am Lech. Pendant sa détention, il écrit Mein Kampf (Mon combat), autobiographie et manifeste politique. Après seulement 13 mois de détention et malgré l'opposition déterminée du procureur Stenglein, il bénéfice d'une libération conditionnelle le 20 décembre 1924.
Craignant d'être expulsé vers l'Autriche, Hitler renonce à la nationalité autrichienne le 30 avril 1925. Devenu apatride, et bien qu'il soit interdit de parole en public jusqu'en 1927, il reconstruit son parti et retrouve une certaine popularité. C'est de cette époque que date l'entrée en scène de Joseph Goebbels l'un de ses plus fidèles soutiens. En 1928, le NSDAP semble pourtant marquer le pas et peine à remonter la pente : seuls 2,6% des votants lui accordent leur confiance aux élections législatives du 20 mai.
Mais l'instabilité politique (décès de Gustav Stresemann, chute du chancelier Hermann Müller, remplacé par le gouvernement conservateur et autoritaire de Brüning du Zentrum) et surtout les conséquences catastrophiques de la crise de 1929 sur l'économie allemande très dépendante des États-Unis, apporte au NSDAP un succès foudroyant et imprévu aux élections du 14 septembre 1930 : avec 18,3% des voix et 107 sièges, le parti nazi est le second du Reichstag).
Le septennat du président Hindenburg se terminant le 5 mai 1932, la droite et le Zentrum, afin d'éviter de nouvelles élections, proposent de renouveler tacitement le mandat présidentiel. L'accord des Nazis étant nécessaire, Hitler exige la démission du chancelier Brüning et de nouvelles élections parlementaires. Hindenburg refuse. Le 22 février 1932, Goebbels annonce la candidature d'Adolf Hitler à la Présidence de la République. Le 26 février, Hitler est opportunément nommé Regierungsrat, fonctionnaire d'état, ce qui lui confére automatiquement la nationalité allemande.
Après une campagne électorale sans précédent sur le plan de la propagande, Hitler obtient 30% des voix au premier tour le 13 mars 1932 et 37,3% au second tour en avril. Hindenburg est réélu. Lors des scrutins régionaux qui suivent l'élection présidentielle le NSDAP renforce ses positions.
En 1932, la situation se dégrade sur les plans économique et social (plus de 6 millions de chômeurs à la fin de l'année). L'agitation et l'insécurité politique sont à leur comble. Le gouvernement est incapable de réunir une majorité. Engagé dans un bras de fer avec Hitler, le président Hindenburg refuse toujours de le nommer chancelier. Toutes les tentatives de conciliations échouent. Même la baisse de popularité du NSDAP aux élections de novembre n'entame en rien sa détermination.
L'accession au pouvoir
NSDAP
Voir aussi la Chronologie du Troisième Reich.
Hitler est finalement nommé à la Chancellerie de la République de Weimar le 30 janvier 1933, avec le soutien de la droite et en particulier l'ancien Chancelier Franz von Papen et le Parti Populaire National Allemand (DNVP), dirigé par le magnat nationaliste de la presse Alfred Hugenberg, qui espèrent être en mesure de le contrôler.
Hitler obtient le soutien de l'armée, déborde ses partenaires, et met en route la Gleichschaltung (la « Mise au pas ») de l'Allemagne. L'incendie du Reichstag le 27 février, lui permet de limiter les libertés civiles et d'éliminer ses opposants politiques, notamment les communistes du KPD. Le NSDAP remporte les élections de mars 1933 avec 43.9% des suffrages. Le 23 mars, le Reichstag vote la Loi d'habilitation (Ermächtigungsgesetz) accordant à Hitler, les pouvoirs spéciaux. Hitler les utilise pour interdire les syndicats, et les partis politiques.
Le 30 juin 1934, durant la Nuit des longs couteaux, fort du soutien bienveillant de l'armée, le Chancelier fait assassiner plusieurs de ses partisans et de ses anciens ennemis politiques. Parmi eux : Gregor Strasser et Ernst Röhm, chef de la SA.
SA]
La mort du président Hindenburg est aussi celle de la République de Weimar. En vertu de la Constitution, le Chancelier exerce temporairement les pouvoirs du président défunt. Le 2 août 1934, le Reichstag vote une loi de fusion des deux fonctions en une seule : Hitler devient Führer und Reichskanzler.
En septembre 1935, Hitler, aggravant l'antisémitisme d'état, proclame les lois de Nuremberg interdisant aux Juifs l'accès des hautes fonctions de l'état ou encore les mariages mixtes.
La popularité du Führer provient notamment de son opposition au Diktat de Versailles, des succès diplomatiques (rattachement de la Sarre, remilitarisation de la Rhénanie, accords avec Mussolini, négociations avec la Grande-Bretagne) et des succès économiques obtenus (notamment une importante réduction du chômage) par sa politique de réarmement. Encore qu'il ne faille pas oublier ni les conditions sociales et politiques dans lesquelles les améliorations économiques ont été obtenues, ni les pénibles situations de pénurie alimentaire et le manque de devises dès 1935. L'adhésion des Allemands à sa politique (et plus encore à sa personne) fut importante, surtout au début.
Avec la complicité des puissances européennes soucieuses d'éviter un nouveau conflit (notamment à Munich en 1938), Hitler annexe un grand nombre de territoires voisins : l'Autriche (l'Anschluss), puis les Sudètes, et la Tchécoslovaquie en 1938.
En 1938, il est élu homme de l'année par le Time Magazine.
La Seconde Guerre mondiale
Time Magazine
Bien qu'ayant de brillantes intuitions, lors de la bataille de France en 1940, Hitler s'avére être un commandant en chef brouillon et imprévisible, dédaigneux de l'opinion son état-major... Cette attitude est particulièrement flagrante lors de la bataille de Stalingrad, quand il refuse à l'armée de Paulus la permission d'opérer une retraite.
Le 20 juillet 1944, à la Wolfsschanze, Hitler est blessé dans un attentat lors d'une tentative de coup d'Etat d'officiers qu'il réprime durement.
Convaincu que l'Allemagne ne pourrait survivre à une défaite devenue inéluctable, Hitler ordonne le 19 mars 1945 la destruction des industries, des installations militaires, des magasins, des moyens de transport et de communications. Cet ordre ne sera pas respecté, notamment en raison de l'intervention d'Albert Speer, ministre de l'armement.
Le 30 avril 1945, alors que l'Armée rouge encercle Berlin, Adolf Hitler se suicide en compagnie d'Eva Braun qu'il venait d'épouser, dans le Führerbunker. Dans son testament politique, il écarte Hermann Göring et Himmler et désigne l'amiral Karl Dönitz comme successeur.
Rumeurs post mortem
Nombre de rumeurs circulèrent sur la possibilité qu'Hitler aurait survécu à fin de la guerre. Le FBI mena des enquétes jusqu'en 1956 sur des centaines de pistes plus ou moins sérieuses. Mais dès la chute de Berlin, les services secrets soviétiques avaient récupéré une grande partie du corps.
En juin 1946, les témoins, prisonniers de Beria, sont transportés à Berlin, dans le parc du bunker. Ils indiquent l’endroit où ils ont enflammé, puis enterré le corps de Hitler et de sa femme.
L’emplacement correspond à l’exhumation réalisée par le Smersh un an plus tôt. On en profite pour procéder à de nouvelles fouilles et on déterre quatre fragments de crâne. Le plus grand est transpercé par une balle.
L’autopsie réalisée fin 1945 se trouve en partie confirmée : les médecins y notaient en effet l’absence d’une pièce maîtresse du crâne, celle qui justement permet de conclure que Hitler s’est suicidé par arme à feu. Le puzzle est désormais complet.
Ces éléments ne sont toutefois pas diffusés par Beria. Staline lui-même n’en est pas tenu informé, ce qui explique peut-être qu’il ait soupçonné les Occidentaux d’avoir recueilli le dictateur déchu. Quant aux restes des époux Hitler, ils sont pudiquement oubliés. Il faut attendre 1970, et l’ère Brejnev, pour que le chef du KGB Youri Andropov les fasse détruire par le feu.
Mais le crâne et les dents de Hitler, conservés dans les archives, échappent à la crémation. On n’en apprend l’existence qu’après la chute de l’URSS. En 2000, la partie supérieure du crâne du dictateur devient même l’une des curiosités d’une exposition moscovite organisée par le Service fédéral des archives russes pour marquer le cinquante-cinquième anniversaire de la fin de la guerre.
Hitler était-il socialiste ?
Hitler rejetait dans un même mépris capitalisme et marxisme. Son nationalisme raciste transcendait le clivage traditionnel capital/social : il rêvait d'un peuple uni (Volk) par le (même) sang. La propagande hitlérienne est essentiellement guidée par des considérations d'opportunité politique, mais comporte deux invariants : l'antisémitisme, puis l'anti-marxisme (compris dans un sens assez large).
Pendant les années 1920, il dut louvoyer entre les tendances « droitistes » (de l'armée et de la droite traditionnelle, du patronat) et « gauchistes » (de certains de ses partisans, comme Ernst Röhm ou Gregor Strasser). Après le lamentable échec du putsch de 1923, son problème consiste à capter et conserver un maximum de voix en vue de conquérir électoralement le pouvoir.
Une étatisation des moyens de production débuta dès 1933 avec des usines automobiles et aéronautiques, puis s'intensifia avec l'économie de guerre mise en place par Albert Speer dès 1943. À partir de 1943, cette étatisation de fait suivait un schéma d'emprise totalitaire des moyens de production pour l'effort de guerre plutôt qu'une inspiration socialisante qui dominait encore dans le courant des années 1930.
On peut aussi rappeler que les socialistes allemands étaient pourchassés sous le Troisième Reich et que beaucoup sont rentrés en résistance.
Interprétation psychanalytique
Troisième Reich
Responsable d'une guerre ayant fait dans les cinquante millions de morts, le personnage d'Hitler a cristallisé une telle animosité qu'il est prudent de considérer les interprétations de son comportement avec beaucoup de recul.
Dans son livre de 1983 Am Anfang war Erziehung (C'est pour ton bien), Alice Miller avance une explication des comportements violents de Hitler par ses traumatismes infantiles.
Sa mère avait épousé un homme plus vieux qu'elle de 23 ans qu'elle appelait « oncle Aloïs » ; ses trois enfants moururent en quelques années autour de la naissance d'Adolf, amenant ce dernier à être surprotégé. Il était régulièrement battu et ridiculisé par son père ; après une tentative de fugue, il fut presque battu à mort. Adolf haït son père durant toute sa vie et on a rapporté qu'il faisait des cauchemars à son sujet à la fin de son existence.
Lorsque l'Allemagne nazie occupa l'Autriche, Hitler fit détruire le village où son père avait grandi.
Durant la vie d'Hitler, des rumeurs circulèrent sur le possible judaïté de son père (sa grand-mère ayant été, selon une rumeur non vérifiée, servante dans une famille juive, qui paya plus tard une pension pour son fils né de père inconnu) ; un comble dans le climat d'antisémitisme de cette époque. Cette insécurité peut être corrélée par l'ordre d'Hitler, selon lequel chaque Allemand était censé prouver la non-existence d'ancêtres juifs jusqu'à la troisième génération.
Aspects énigmatiques du personnage
- Il est établi qu'Hitler donna des ordres spécifiques pour que Johann Georg Elser, l'auteur de l'attentat de Munich qui aurait pu le tuer ne fût ni exécuté, ni même mis dans une situation où ses jours seraient en danger. Pourquoi ? Aucun historien n'a avancé d'hypothèse.
- Il donna également des ordres pour qu'un certain nombre d'Allemands juifs s'étant distingués pendant la Première Guerre mondiale ne soient pas inquiétés. Ce point était à l'origine une demande de Hindenburg. Ce point de vue est à rapprocher de la phrase de Göring, « Je suis celui qui décide qui est Juif et qui ne l'est pas. »
- Il est communément admis qu'Hitler se serait inspiré des théories de Hans Horbiger (Atlantide), John Cleves Symnes (théorie dite de la « Terre creuse »). C'est également lui qui fit inverser le sens du svastika (croix gammée) indien, signe de vie, comme pour en retourner aussi la signification (le « Viva la muerte » des phalanges espagnoles n'était pas loin) ; on remarquera aussi que le salut que Mussolini, repris par la suite par Hitler à partir de 1926, demandait de ses troupes était exactement celui des gladiateurs de l'empire romain saluant l' Empereur avant de mourir (le fameux rite du « Ave Caesar, morituri te salutant »).
- Point que certains jugent négligé par la plupart des historiens : les doctrines mystiques dans lesquelles Hitler et d'autres responsables du nazisme auraient puisé leur inspiration pour l'élaboration de la politique national-socialiste, et les rapports que le Führer aurait entrenu avec l'univers des sciences occultes (voir - [http://www.trimondi.de/francais/H-B-K-Pre.fr..htm]).
source : Louis Pauwels et Jacques Bergier, Le matin des magiciens, introduction au réalisme fantastique, Folio, 1960.
Regards des contemporains
- Erwin Rommel en octobre 1938 après avoir accompagné et assuré la sécurité du Führer durant l'annexion des Sudètes :
:Hitler possède un pouvoir magnétique sur les foules; qui découle de la foi en une mission qui lui aurait été confiée par Dieu. Il se met à parler sur le ton de la prophétie. Il agit sur l'impulsion et rarement sous l'empire de la raison. Il a l'étonnante faculté de rassembler les points essentiels d'une discussion et de lui donner une solution. Une forte intuition lui permet de deviner la pensée des autres. Il sait manier avec habileté la flatterie. Sa mémoire infaillible m'a beaucoup frappé. Il connait par cœur des livres qu'il a lus. Des pages entières et des chapitres sont photographiés dans son esprit. Son goût des statistiques est étonnamment développé : il peut aligner des chiffres très précis sur les troupes de l'ennemi, les diverses réserves de munitions, avec une réelle maestria qui impressionne l'état-major de l'Armée.
- Norman Spinrad, après le succès de son livre Rêve de fer : « Hitler avait compris ce qui motivait les foules. Il passait certainement beaucoup plus de temps à s'occuper finement des symboles, couleurs et uniformes qu'à lire des livres d'économie. Ses rêves étaient bien plus proches de ceux d'une rock-star que d'un homme politique à proprement parler ».
- Dominique Aubier rappelle dans son livre Réponse à Hitler que le nazisme avait l’ambition de détruire le peuple juif, que c'était l'objectif principal d'Hitler : une tentative d’anéantir le Verbe incarné, détruire ainsi toute possibilité de survie humaine au jour du retour cyclique. La solution finale était une tentative d'anéantissement totale de l'humanité, une négation du Verbe, de la parole.
- H. P. Lovecraft qui voyait Hitler comme une force élémentaire appelée à régénérer la culture européenne, le considère par la suite comme un honnête clown pour ensuite reconnaitre que bien que ses objectifs soient fondamentalement sains, l'extrémisme absurde de sa politique actuelle risque de conduire à des résultats désastreux et en contradiction avec les principes de départ.
Anecdotes
Adolf Hitler serait aux origines de Volkswagen et notamment de la Coccinelle. Adolf Hitler aurait rencontré Ferdinand Porsche à ce propos et lui aurait parlé d'une voiture populaire pouvant transporter 5 personnes, atteindre une vitesse de croisière de 100 km/h, consommer environ 7 litres pour 100 km et ne coûtant pas plus de 1 000 Reich Marks. Le prototype fut appelé KdF-Wagen (Kraft durch Freude).
La propagande alliée répandit l'assertion qu'Hitler n'aurait eu qu'un seul testicule. À ce propos, les Alliés chantaient « Hitler has only one ball » (Hitler n'a qu'une boule), sur l'air du « Le pont de la rivière Kwai », chanson sans doute inventée par les services secrets anglais à des fins de dénigrement.
Une rumeur récurrente prétend qu'Hitler était seulement un peintre en bâtiment ; une caricature féroce de Sennep a peut-être contribué à ancrer la légende. Il a en fait laissé des aquarelles, certes sans génie particulier, mais qui témoignent, au moins, du fait qu'il était capable d'en peindre et qu'il possédait en tout cas de très bonnes bases dans cette technique. En revanche, il se peut que pendant ses années de galère, il ait été obligé d'accepter quelques petits boulots pour survivre. Dans son roman La part de l'autre, l'écrivain Éric-Emmanuel Schmitt lui fait par exemple peindre une enseigne de magasin pour un commerçant, mais sans aucune preuve tangible qui corroborerait ces faits.
Cinquante faux Carnets d'Hitler furent publiés en Allemagne par le magazine Stern en 1983, alors qu'ils avaient été réalisés par un faussaire nommé Konrad Kujau. Paris Match acheta à prix d'or l'exclusivité pour la France...
Descriptions et représentation culturelles
Au Cinéma
- Parmi les nombreuses représentations au cinéma, Charlie Chaplin ridiculisa Hitler dans son film de 1940 Le Dictateur (The Great Dictator) : le dictateur en question a en effet pour sosie un petit coiffeur juif qui prendra sa place et terminera le film sur un discours humaniste émouvant. Pour la petite histoire, Hitler fit interdire le film en Allemagne, mais s'en procura une copie qu'il se fit projeter en privé à deux reprises.
- Les Dix derniers jours d'Hitler, un film de 1973
- En 2003, le réalisateur allemand Oliver Hirschbiegel sort La Chute (Der Untergang), un film qui raconte les derniers jours du Führer. Ce film a connu un grand succès, mais a provoqué une polémique principalement en raison de la vision humanisée qu'il donnerait du dictateur. En effet, de nombreux films ont représenté Hitler, mais la plupart ont évité de lui donner un visage.
- En 2003, HITLER - la naissance du mal (Canada / États-Unis), donne un éclairage sur la jeunesse d'Hitler et sa montée au pouvoir (jusqu'en 1934). Ce film, dont les historiens seront sans doute critiques, a le mérite de montrer la genèse du dictateur, et l'Allemagne telle qu'il l'a connu au moment où il met en place son « mon combat », alors qu'il n'est encore qu'un « aspirant » en politique.
- En 2003 Max, réalisé par Menno Meyjes, narre l'histoire entre Adolf Hitler, à l'époque jeune artiste et Max, artiste juif amputé du bras droit. Max encourage Hitler à exorciser sur la toile ses colères, ses haines et ses peurs. Petit à petit, Hitler devient haineux envers les juifs ce qui conduira à l'horreur que l'on connait tous.
Œuvres classiques
- Hitler a souvent été utilisé comme personnage dans des œuvres de fiction. Un exemple précoce en est la description cryptée dans la pièce écrite en 1941 par Bertolt Brecht, La résistible ascension d'Arturo Ui, dans laquelle Hitler est transposé en la personne d'un racketteur mafioso sur le marché des choux-fleurs à Chicago.
- Dans le recueil de nouvelles de Dino Buzzati Le K, la nouvelle nommée Pauvre petit garçon contient une chute assez inattendue !
- Roald Dahl a également écrit une petite nouvelle sur Adolf Hitler dans Kiss Kiss, recueil de nouvelles à l'humour noir, elle s'intitule Une histoire vraie.
- Une des plus étranges œuvres tardives de Salvador Dali fut Hitler se masturbant, le représentant au centre d'un paysage désolé.
- Dans son roman « | | |