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Orléans

Orléans

Orléans est une commune française, située dans le département du Loiret et la région Centre. Ses habitants sont appelés les Orléanais.

Géographie

Capitale de l'Orléanais, elle est en bordure nord de la Sologne et en bordure sud de la Beauce. La ville est située à une centaine de kilomètres au sud de Paris. Elle est baignée, d'est en ouest, par la Loire dans la portion la plus septentrionale du fleuve, la rive gauche étant en partie en zone inondable. Quatre ponts (en plus d'un pont ferroviaire) permettent le franchissement du fleuve :
- Pont de l'Europe ;
- Pont Joffre ;
- Pont George V (appelé aussi pont Royal) ;
- Pont Thinat. Au niveau de la ville, la Loire est séparée longitudinalement en lit majeur au nord et en lit mineur au sud par une digue submersible, appelée le dhuis. À la fin des années 1970 à été créé le quartier Orléans-La Source, à une dizaine de km au sud de la ville originelle, et séparée de cette dernière. Orléans-La Source

Démographie


- Unité urbaine (1999) : 263 292 habitants
- Aire urbaine 1999 : 355 811 habitants C'est la trente-et-unième ville de France par sa population. Image:PopulationOrleans.jpg

Histoire

Cenabum fut une place forte gauloise, l'une des villes principales de la tribu des Carnutes dont l'assemblée annuelle des druides est restée célèbre. Elle fut conquise et détruite par César en 52 avant JC, puis reconstruite à la romaine. L’empereur Aurélien a refondé la ville, elle fut nommée cité d'Aurélien puis simplement Orléans par simplification et évolution phonétique. Accompagnés des Vandales, les Alains franchissent la Loire en 408Goar et sa tribu se soumettent aux Romains. Aetius les installe sur la Loire et à Orléans. À Orléans toujours, sous le roi Sangiban, les Alains opposent une résistance farouche à Attila qui avait envahi la Gaule en 451. Une centaine de localités de l'Orléanais se souviennent de ce peuple : Allaines, Allainville, Alaincourt, etc. À l'époque mérovingienne Orléans fut la capitale du royaume d'Orléans à la suite du partage du Royaume de Clovis Ier. À l'époque capétienne, Orléans fut la capitale d'un comté puis d'un duché tenu en apanage par la maison de Valois-Orléans. La famille de Valois-Orléans accèdera au trône de France par Louis XII puis François Ier. En 1108, Louis VI Le Gros est sacré dans la cathédrale d’Orléans par l'archevêque de Sens. Il s'agit d'un des rares sacres capétiens n'ayant pas eu lieu à Reims. En 1429, la ville d’Orléans est assiégée par les Anglais mais est secourue par Jeanne d'Arc qui sera surnommée La Pucelle d’Orléans, ce qui donne lieu aux Fêtes johanniques d'Orléans. Du 13 décembre 1560 au 31 janvier 1561, les États généraux y furent réunis. Puis lorsque la France colonise l'Amérique, dans un immense territoire étendu de l'embouchure du Mississippi aux grandes plaines du Nord, le territoire conquis de la Nouvelle France est fondé, dont la capitale en Louisiane est peuplée de 8 000 français et cajuns chassés du Nord-Est par les troupes anglaises, prendra le nom de la Nouvelle-Orléans, en hommage à la ville royale. La nouvelle ville conserve aujourd'hui encore son nom par attachement à son passé français.

Blasons


- Blason de gueules, à trois cailloux en cœur de lis d'argent, deux et un, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or. (Victor Adolphe Malte-Brun, dans La France Illustrée, 1882). On peut remarquer que le terme cayeux parfois utilisé a pu désigner, outre des cailloux, des bulbes (de lis ?).
- Blason de gueules à trois fleurs de lis d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. (Grand Larousse Encyclopédique en 10 volumes, 1963 - À noter que la gravure qui accompagne ce blason montre quant à elle trois cœurs de lis - vus du dessus)

Économie

Orléans est équipé depuis le 20 novembre 2000 (date d'inauguration) d'une première ligne de tramway (d'axe nord-sud). Le projet d'une deuxième ligne (est-ouest) a été validé il y a peu, et devrait être développé durant l'intervalle 2007-2010.
- Industrie pharmaceutique
- Mécanique
- Agroalimentaire
- Électronique
- Logistique

Administration

Lien externe


- Liste de tous les maires successifs : [http://morgann.moussier.free.fr/orleans/index/maires.htm Histoire de la ville d'Orléans : liste des Maires d'Orléans]

Division cantonale

Orléans est actuellement divisée en 6 cantons :
- canton d'Orléans-Bannier compte 19 656 habitants;
- canton d'Orléans-Bourgogne compte 17 031 habitants;
- canton d'Orléans-Carmes compte 17 932 habitants;
- canton d'Orléans-La Source compte 21 370 habitants;
- canton d'Orléans-Saint-Marc-Argonne compte 17 701 habitants;
- canton d'Orléans-Saint-Marceau compte 19 436 habitants. Auparavant, la commune était divisée entre 5 cantons, supprimés à une date non encore identifiée (années 1970 ?) :
- ancien canton d'Orléans-Est : partie de la commune ;
- ancien canton d'Orléans-Ouest : partie de la commune ;
- ancien canton d'Orléans-Nord-Est : partie de la commune et 9 communes ;
- ancien canton d'Orléans-Nord-Ouest : partie de la commune et 8 communes ;
- ancien canton d'Orléans-Sud : partie de la commune et 6 communes ;

Personnages célèbres


- Raoul Blanchard (1877-1965), géographe ;
- Gaston Couté (1880-1911) y fit ses études ;
- Erick Zonca (1956-) réalisateur né à Orléans
- Étienne Dolet (1509-1546) ;
- François II, roi de France y meurt en 1560.
- Isaac Jogues (1607-1646), Missionnaire.
- Gustave Lanson (1857-1934), historien ;
- Christophe Moyreau, musicien du XVIII siècle ;
- Charles Péguy (1873-1914) ;
- Robert-Joseph Pothier (1699-1772), juriste ;
- Pierre Ségelle (1899 - 1960), Ministre de la Santé dans le gouvernement provisoire (1946-1967), Ministre du Travail lors de la création du SMIG (1949-1950), Maire d'Orléans (1954-1959) ;
- Jacques de Thézac (1862-1936), né à Orléans, fondateur des abris du marin ;
- Jean Zay (1904 - 1944), Homme politique, Ministre de l'éducation national du front populaire;

Monuments et lieux touristiques

La ville a beaucoup souffert des bombardements de la seconde guerre mondiale et seuls quelques bâtiments anciens émergent, noyés dans des constructions plus contemporaines. Jean Zay

Patrimoine civil


- Enceinte gallo-romaine dont des restes sont visibles près de la cathédrale (IV siècle) ;
- Lhôtel Groslot, construit entre 1550 et 1555 pour Jacques Groslot, bailli d'Orléans par Jacques Androuet du Cerceau. François II y mourut en 1560. Charles IX, Henri III et Henri IV y séjournèrent. L'hôtel fut restauré en 1850. Le bâtiment, avec une façade décorée d'un appareil de briques, abrite la mairie d'Orléans depuis 1790 (actuelle salle des mariages) ;
- La
Maison de Jeanne d'Arc, où elle séjourna du 24 avril au 9 mai 1429 (en fait, une reconstitution, l'originale ayant été détruite durant les bombardements) ;
- La
place du Martroi, cœur symbolique de la cité, comporte en son centre une statue équestre monumentale de Jeanne d'Arc (où cette dernière est plus grande que son cheval);
-
Hôtel Cabu, appelé aussi maison de Diane de Poitiers, construit par Philippe Cabu, avocat en 1547, sur des plans de l'architecte Androuet du Cerceau ;
-
Hôtel Hatte, du XV siècle. Il abrite actuellement le cenre Charles Peguy ;
-
Hôtel Toutin, du XVI siècle ;
-
Hôtel Ducerceau...
- La préfecture : ancien monastère bénédictins, construit en 1670 et abritant la préfecture depuis 1800. Il contient un escalier d'honneur en fer forgé monumental, datant de 1680 (inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 2005, ne se visite qu'au cours de certaines circonstances) ;
- Le
pont de l'Europe, dessiné par Santiago Calatrava ;
- Le
pont royal ou Pont George V, le plus ancien, gardé par quatre tourelles ;
- Statue
la baigneuse par Paul Belmondo, rue Royale, inaugurée le 23 juillet 1955.

Patrimoine religieux


- La
Cathédrale Sainte Croix, construite du XIII au XVI siècle, elle a été détruite par les protestants pendant les guerres de religion, elle a été reconstruite grâce au soutien de Henri IV. Elle fut achevée au début du XIX siècle ;
-
Église Notre-Dame-de-Recouvrance, édifiée entre 1513 et 1529 et rénovée au XVII et au XIX siècle. Il contient un chœur datant du Second Empire de style Renaissance ;
- La
collégiale et crypte Saint Aignan (X et XI siècle) ;
- La
collégiale Saint Avit (XI et XII siècle) dont ne reste que la crypte ;
- Tour-clocher (1620 à 1627] de l'
église Saint-Paul dont le reste de l'édifice a été détruit en [[1940]]
- Vestiges de l'
église Saint-Pierre-Lentin : mur et restes d'un arc triomphal datant du XI siècle ;
-
Église Saint-Pierre-Le-Puellier, du xii siècle mais remaniée ultérieurement. Elle sert de lieu d'exposition ;
-
Campo Santo : ancien [[cimetière
entouré de galeries avec arcades du XV et du XVI siècle ;
- Ancien évéché, abritant actuellement la bilbiothèque municipale, du XVII au XVIII siècle.
- L'église
Saint-Donatien de style classique : l'église initiale, datant du XI siècle, aurait abrité les dépouilles de Saint Donatien et de Saint Rogatien. Elle a été détruite lors du siège d'Orléans par les anglais en 1429, puis par les protestants entre 1562 et 1568. elle a été reconstruite au XVII, date du proche classique avec colonne de stule dorique.

Les musées


- Musée des beaux-arts ;
-
Hôtel Cabu (musée historique et archéologique de l'orléanais) ;
-
Centre Charles Peguy, compilant des documents sur l'écrivain ;
-
Muséum des sciences naturelles.

Les parcs


- Le parc Pasteur, de 4,5 hectares au nord du centre ville, créé en 1927 sur des anciens jardins ouvriers situés sur le terrain d'un cimetière désaffecté. Il comprend un théatre pour enfant ainsi qu'un petit train à vapeur circulant sur un circuit circulaire, donné par la ville de Wichita en 1952.
- Le jardin des plantes, de 4 hectares situtés au sud de la Loire ;
- Le parc floral d'Orléans la source, crée en 1963 et faisant près de 35 hectares et centré sur la source du Loiret (le bouillon), en fait, simple résurgence de la Loire.
- Le parc Anjorrant
- Le parc de la Fontaine de l’Etuvée au nord est vers Saint-Jean-de-Braye;
- Le parc du Moins-Roux au sud en direction d'Olivet;
- Le jardin de l’Evêché derière la cathédrale;
- Le parc Léon Chenaul derière l'église Saint Marceau;

Fêtes et manifestations


- Les fêtes johanniques, chaque début mai, reste la manifestation pupulaire la plus importante d'Orléans.
- Fête de la Saint-Fiacre, du quartier Saint-Marceau, se déroule chaque année depuis 1806 et honore, sur trois jours, les métiers horticoles.
- Fête de la Saint-Aignan, en novembre, dans le quartier du même nom, remplacée à partir de 2005 par un festival de musique : le festival de Travers.
- Orléans'jazz est une série de manifestations musicales durant le mois de juillet.
- Le Festival de Loire rassemble, chaque septembre, une importante batellerie avec des manifestations autour de ce thème.
- Grande braderie, traditionnellement fin juillet (sauf en 2005 où elle se déroule fin août)

Gastronomie


- Miels de Sologne et du Gâtinais
- Cotignac d'Orléans (pâte à base de gelée de coing)
- Vinaigre : la remontée de la Loire par des futreaux, (barges plates) chargés de barriques de vin à destination de la capitale, était souvent difficile et aléatoire du fait des variations de débits du fleuve royal. Lorsque le vin tournait « aigre », on le débarquait à Orléans où est née ainsi une tradition vinaigrière dont le plus célèbre représentant est la vinaigrerie « Martin Pouret », toujours en activité.

Jumelage

La ville d'Orléans est jumelée avec :
- Dundee en Écosse.
- Trévise en Italie
- Münster en Allemagne
- Kristiansand en Norvège
- Wichita aux USA
- Tarragone en Espagne
- Saint-Flour en France
- Utsunomiya au Japon
- Lugoj en Roumanie
- Cracovie en Pologne
- Parakou au Bénin

Divers


- La rumeur d’Orléans a concerné la disparition de jeunes femmes dans certaines boutiques de vêtements tenues par des juifs en 1969. Edgar Morin en a fait une étude détaillée dans un essai éponyme, décrivant la naissance, la diffusion et l'extinction d'une rumeur publique dans des villes de moyenne importance.
- Vendredi 2 septembre 2005 : la municipalité d’Orléans veut venir en aide à sa « cousine » américaine, la Nouvelle-Orléans, ravagée par l’Ouragan Katrina. Dans un communiqué, la municipalité annonce qu'elle va effectuer des dons en direction des sinistrés de Louisiane.

Références

Liens externes


- [http://www.ville-orleans.fr/ Site officiel de la ville d'Orléans]
- [http://www.univ-orleans.fr/ Site de l'université d'Orléans]
- [http://www.parcfloral-lasource.fr/ Site du Parc Floral d'Orléans - La Source]
- [http://bm-orleans.fr/ Portail des bibliothèques (et associées) de la ville d'Orléans]
-
ja:オルレアン

Communes de France

La commune est une division administrative de la France, le découpage ultime du territoire français. Une commune correspond généralement au territoire d'une ville ou d'un village. Sa superficie et surtout sa population peuvent varier considérablement (la plus peuplée, Paris, possède plus de 2 millions d'habitants, la moins peuplée seulement 1). Il existe à l'heure actuelle 36 679 communes en France (dont 214 outre-mer) qui couvrent l'intégralité du territoire français (à l'exception de Wallis-et-Futuna et de quelques territoires sans population permanente).

Rôle et administration

Malgré les disparités de population et de superficie entre les communes françaises, toutes possèdent la même structure administrative et les mêmes compétences légales (à l'exception de Paris). Une commune est administrée par un conseil municipal, dont les membres sont élus au suffrage universel (suffrage direct) pour six ans. Le conseil municipal élit en son sein le maire, qui est chargé – entre autres choses – d'appliquer les décisions du conseil, et ses adjoints, qui peuvent recevoir certaines délégations. Le nombre de conseillers municipaux est déterminé par la population de la commune, le minimum étant de 7. Les séances du conseil sont publiques, mais seuls ses membres peuvent s'y exprimer. Une commune est une collectivité territoriale, une personne morale de droit public et dispose d'un budget constitué pour l'essentiel des taxes foncières (portant sur les les propriétés) et professionnelles (acquitées par les artisans, les commerçants et les entreprises) ; elle s'occupe de l'administration locale (gestion de l'eau, des permis de construire, etc.). Le maire a la charge des actes d'état civil (naissance, mariage, divorce, décès...) ; il dispose également d'un pouvoir de police (sauf à Paris où cette compétence est assurée par le préfet de police, sous l'autorité du gouvernement de la France). Les trois communes les plus peuplées (Paris, Lyon et Marseille) sont encore divisées en arrondissements municipaux (qui n'ont rien à voir avec les arrondissements départementaux, une autre division administrative française), mais leur compétences sont réduites (ils n'ont pas de budget propre, par exemple). Les compétences des communes sont régies par les parties législative et réglementaire du Code général des collectivités territoriales qui s'est substitué au Code des communes (sauf en matière de personnel), par la loi du 21 février 1996 pour la partie législative et par le décret n° 2000-318 du 7 avril 2000 pour la partie réglementaire.

Histoire

Les communes furent créées lors de la Révolution française, le 14 décembre 1789, afin d'uniformiser le territoire français, divisé jusque là en paroisses, villes ou villages (en même temps que la création des départements, des arrondissements et des cantons). Le terme de « commune », au sens de l’administration territoriale contemporaine, est imposé par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) : « La Convention nationale, sur la proposition d’un membre, décrète que toutes les dénominations de ville, bourg ou village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée ». Les membres du conseil municipal étaient élus au suffrage censitaire. Le maire était nommé soit par le pouvoir central pour les communes les plus peuplées, soit par le préfet pour les autres. La loi municipale du 5 avril 1884 institue que le conseil municipal soit élu au suffrage direct. Le conseil siège au chef-lieu de la commune et est présidé par un maire qui est désigné parmi les siens.

Statistiques

Nombre de communes

La France compte 36 779 communes, dont 36 565 en France métropolitaine et 214 outre-mer. Ce nombre est nettement plus élevé que la plupart des pays européens (l'Allemagne compte environ 13 000 communes, l'Espagne et l'Italie environ 8 000. Le Royaume-Uni ne possède pas de division territoriale similaire). Contrairement à d'autres pays dont certaines parties peuvent être directement administrées par une division d'ordre supérieure (comme les États-Unis), la totalité du territoire de la République française est découpé en communes à l'exception de :
- Wallis-et-Futuna, partagé en trois royaumes
- les terres australes et antarctiques françaises
- les îles éparses de l'océan Indien
- l'île Clipperton

Population

Données basées sur le recensement de 1999, population sans doubles comptes. La population médiane des communes de France métropolitaines est de 380 habitants (à titre de comparaison, la population médiane des communes belges est de 11 265 habitants, des communes italiennes de 2 343 habitants et d'Espagne de 564 habitants). La population moyenne est de 1 542 habitants. En France métropolitaine, 31 927 communes ont moins de 2 000 habitants (regroupant 25,3% de la population totale), 3 764 entre 2 000 et 10 000 habitants (25,5%), 762 entre 10 000 et 50 000 habitants (25,3%), 102 entre 50 000 et 200 000 habitants (14,4%), 10 plus de 200 000 habitants (8,9%). Par ailleurs, plus de 10 000 communes ont moins de 200 habitants. La commune de France métropolitaine la plus peuplée est Paris (2 125 246 habitants). La plus densément peuplée est Levallois-Perret (Hauts-de-Seine, 22 199 hab/km²) ; la commune urbaine (c'est-à-dire une commune comportant une zone de plus de 2 000 habitants où aucune habitation n'est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres) la moins densément peuplée est Arles (Bouches-du-Rhône, 67 hab/km²). Six communes totalement dévastées après la bataille de Verdun en 1916 ne furent jamais reconstruites et ne possèdent aucun habitant : Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux et Louvemont-Côte-du-Poivre. Qualifiées de communes « mortes pour la France », chacune est administrée par un conseil municipal de trois membres nommés par le préfet de la Meuse (voir Villages détruits durant la Première Guerre mondiale). Mis à part ces six communes, Rochefourchat (Drôme) compte un seul habitant, Leménil-Mitry (Meurthe-et-Moselle) et Rouvroy-Ripont (Marne) deux habitants. Le tableau suivant indique les communes françaises de plus de 200 000 habitants, classées par population décroissante : Source : [http://www.insee.fr INSEE]

Superficie


- Les territoires communaux sont précisément délimités par le cadastre.
- La taille moyenne d'une commune de France métropolitaine est de 14,88 km². La taille médiane des communes de France métropolitaine n'est que de 10,73 km², à cause du nombre élevé de communes de faible superficie (là encore, la France fait figure d'exception en Europe : en Allemagne, la taille médiane des communes de la plupart des Länder est supérieure à 15 km², en Italie ell est de 22 km², en Espagne 35 km², en Belgique 40 km²). Plus de 15 000 communes s'étendent sur 2,5 à 10 km².
- Dans les départements d'outre-mer, les communes sont généralement plus grandes qu'en France métropolitaine et peuvent regrouper des villages relativement distants.
- La commune la plus étendue est Maripasoula (Guyane, 3 710 habitants) avec 18 360 km². Sur le territoire métropolitain, Arles (758,93 km²) et les Saintes-Maries-de-la-Mer (374,45 km²), toutes les deux dans les Bouches-du-Rhône, sont les deux communes les plus étendues.

- La plus petite commune est Castelmoron-d'Albret (Gironde, 62 habitants) avec 0,0376 km².

Totalité du territoire

Les 50 communes les plus étendues de France (outre-mer inclus) : Données : Institut géographique national

France métropolitaine

Les 30 communes les plus étendues de France métropolitaine : Les données proviennent de l'Institut national d'études démographiques : [http://www.ined.fr/publications/pop_et_soc/pes303/pes3036.html] Pour mémoire, Paris possède une superficie de 105,40 km²

Extrêmes géographiques


- La commune française la plus haute est Saint-Véran (Hautes-Alpes, 267 habitants), dont le territoire s'étend entre 1 990 et 2 040 m d'altitude.
- La commune française la plus basse est Les Moëres (Nord , 670 habitants), dont une partie du territoire est situé au dessous du niveau de la mer, jusqu'à -4 m.
- La commune française la plus éloignée de Paris est l'Île des Pins (1 671 habitants) en Nouvelle-Calédonie, à 16 841 km de la capitale. Sur le territoire métropolitain continental, il s'agit de Coustouges (134 habitants) et Lamanère (44 habitants), toutes les deux dans les Pyrénées-Orientales et distantes de Paris de 721 km. Si l'on inclut la Corse, il s'agit de Gurgazu à l'est de Bonifacio, située à 986 km
- La commune la plus au Nord est Bray-Dunes, Nord.
- Les communes les plus à l'Ouest sont :
  - Sur le territoire continental : Plougonvelin, Finistère
  - En France métropolitaine : Ouessant, Finistère
  - Sur la totalité du territoire : Rimatara, Polynésie française
- Les communes les plus à l'Est sont :
  - Sur le territoire continental : Lauterbourg, Bas-Rhin
  - En France métropolitaine : Aléria, Haute-Corse
  - Sur la totalité du territoire : Île des Pins, Nouvelle-Calédonie
- Les communes les plus au Sud sont :
  - Sur le territoire continental : Lamanère, Pyrénées-Orientales
  - En France métropolitaine : Bonifacio, Corse-du-Sud
  - Sur la totalité du territoire : Rapa, Polynésie française

Nom


- Les communes françaises possédant le nom le plus long sont Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson (Marne, 592 habitants, 45 signes), Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont (Calvados, 1 731 habitants, 44 signes) et Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur (Haute-Saône, 739 habitants, 43 signes) et possèdent toutes les trois 38 lettres.
- A l'inverse, la commune française avec le nom le plus court est Y (Somme, 89 habitants) .
- La première commune par ordre alphabétique est Aast (Pyrénées-Atlantiques, 190 habitants). La dernière commune par ordre alphabétique est Zuytpeene (Nord, 469 habitants).
- 4 376 communes commencent par « Saint » ou « Sainte » (12% des communes françaises).
- Les noms des communes sont généralement d'origine française ou ont été francisés (comme Toulouse de l'occitan Tolosa, Strasbourg de l'allemand Straßburg ou Perpignan du catalan Perpinyà). Certaines communes conservent cependant le nom de leur langue d'origine, comme par exemple :
  - Allemand : Mittelhausbergen (Bas-Rhin, 1 680 habitants)
  - Basque : Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques, 4 984 habitants)
  - Breton : Kermoroc'h (Côtes-d'Armor, 324 habitants)
  - Catalan : Banyuls-dels-Aspres (Pyrénées-Orientales, 1 007 habitants)
  - Comorien : M'Tsangamouji (Mayotte, 5 382 habitants)
  - Corse : San-Gavino-di-Carbini (Corse-du-Sud, 738 habitants)
  - Flamand : Steenvoorde (Nord, 4 024 habitants)
  - Langues amérindiennes : Kourou (Guyane française, 19 107 habitants)
  - Langues austronésiennes : Kouaoua (Nouvelle-Calédonie, 1 524 habitants)
  - Langues polynésiennes : Hitiaa O Te Ra (Polynésie française, 8 286 habitants)
  - Occitan : Belcastel (Aveyron, 251 habitants)

Communes insulaires

Parmi les communes entièrement situées sur une ou plusieurs îles, on peut citer :
- Aix
- Arz
- Batz
- Belle-Île (4 communes : Bangor, Locmaria, Le Palais et Sauzon)
- Bréhat
- Corse (360 communes)
- Guadeloupe (34 communes)
- Groix
- Hoëdic
- Houat
- Île-aux-Moines
- Martinique (34 communes)
- Mayotte (17 communes)
- Molène
- Noirmoutier (4 communes : Barbâtre, L'Épine, La Guérinière et Noirmoutier-en-l'Île)
- Nouvelle-Calédonie (33 communes)
- Oléron (8 communes)
- Ouessant
- Polynésie française (48 communes)
- (10 communes)
- Réunion (24 communes)
- Saint-Pierre-et-Miquelon (2 communes : Miquelon et Saint-Pierre)
- Sein
- Yeu

Intercommunalité

Certaines compétences peuvent être transférées à des structures intercommunales. L'immense majorité des communes française (90%) compte moins de 2 000 habitants. C'est pourquoi il a été envisagé de réduire le nombre de communes par un mécanisme de fusion. Instauré lors de la loi du 16 juillet 1971, dite « loi Marcellin », ce mécanisme peut donner naissance à une commune nouvelle et unique regroupant les communes fusionnées ou bien il confère aux communes fusionnées les statuts de, respectivement, chef-lieu ou commune associée. Dans la dynamique de cette loi, il avait été envisagé environ 3 500 fusions regroupant 10 000 communes. En 1982, on comptait en fait seulement 810 fusions regroupant 1952 communes. Les petites communes préfèrent en effet conserver leurs prérogatives quitte à les confier à des établissements publics de coopération intercommunale, à des société d'économie mixte ou à des associations.

Voir aussi

Liens internes


- Administration territoriale de la France
- Aire urbaine (France)
- Commune associée
- Espace urbain
- Listes des communes de France
- Unité urbaine
- Wikipédia:Projet/Villes françaises

Liens externes


- [http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/index.asp Liste des 36 679 communes de France (au 1 janvier 2003)]
- [http://www.colloc.minefi.gouv.fr/ Page Collectivités Locales du site du Ministère des finances et de l'industrie (MINEFI)]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRL.html Volet législatif des compétences des communes]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRM.html Volet règlementaire des compétences des communes]
-


Gentilé

:: Pour les gentilés du monde : voir à Gentilés et pour ceux de ce seul pays à Gentilés de France. ----

Définition

Un gentilé ou ethnonyme (voire démonyme peut-être à la façon de l'anglais) est le mot désignant les habitants d’un lieu, un pays, un continent, une région, une province, ou une identité nationale ou ethnique, etc. Il est parfois très différent du toponyme qui est un nom propre (invariable en français). Le gentilé est la dénomination des habitants d’un lieu par rapport à ce lieu. Pour les populations migrantes comme les Roms ou Tsiganes par exemple on emploiera donc un terme tel que ethnonyme ou ethnique de préférence à celui de gentilé, puisqu’il est difficile de leur attacher un lieu géographique significatif et que le terme désigne plutôt une origine ethnique. Donc :
- un gentilé est synonyme de nom d'habitants et
- un ethnonyme est synonyme de nom de peuple. On trouve aussi un ethnique pour un gentilé ou un ethnonyme, ce terme étant aussi utilisé comme adjectif : « nom ethnique », « adjectif ethnique » ou « appellation ethnique » (chez André Rolland de Denus).

Usage des gentilés

Rappelons que selon les conventions typographiques du français : # le nom d'habitant ou gentilé (qui est un substantif) prend la majuscule, # l'adjectif correspondant au gentilé prend la minuscule, # le nom de langue (ou glottonyme) prend aussi la minuscule. Exemples :
- « Les Français ont répandu partout le bon goût français. »
- « J'apprends le français. » Cela permet même de distinguer : # « un savant allemand » qui est un savant de nationalité allemande, # « un savant Allemand », c'est-à-dire un Allemand qui sait beaucoup de choses : dans ce cas on fait la liaison (c'est-à-dire que l'on prononce, mais légèrement, le t de l’adjectif savant). L'adjectif est identique au gentilé à la majuscule près ; le cas suivant est peut-être unique :
- « Les Suissesses ne portent que des montres suisses. » (On évitera de suivre, dans l'usage courant, les écrivains et autres fins connaisseurs de la langue française qui doutent qu'ils faille mettre une majuscule aux gentilés et écrivent parfois : « Les français ont répandu partout le bon goût français. ») On prendra garde aux adjectifs composés en tête de phrase ou de titre (ils ne prennent qu'une seule majuscule) comme dans l’exemple :
- « Tarn-et-garonnaise est mon âme, tarn-et-garonnais est mon cœur, s'écria le Tarn-et-Garonnais en songeant à son Tarn-et-Garonne natal. » Souvent on peut utiliser l'adjectif aussi bien que le gentilé : « Je suis français » est tout aussi correct que « Je suis Français ». Ces règles peuvent différer selon les langues : # L’anglais emploie la majuscule dans les trois cas, si bien que a French letter se dit en français une capote anglaise. # L’espagnol emploie la minuscule dans les trois cas (recommandations de l'Académie royale espagnole). L'usage a pu du reste changer dans le temps et l'on peut observer des chassés-croisés entre le russe et la français à propos des majuscules. Il arrive que le gentilé perde sa majuscule lorqu'il finit par désigner simplement un type humain :
- suisse (suisse d'église par exemple) parce que l'on recrutait souvent des gardes en Suisse autrefois,
- les lesbiennes ne se confondent pas exactement avec les habitantes de Lesbos,
- sybarite fait référence aux habitants de l'antique Sybaris,
- depuis 1945 la classe politique française se réparti entre atlantistes plaçant leur confiance dans l'OTAN et européens (avec minuscule) partisans de la construction europénne. Pour les villes-centres ont prendra l'exemple suivant : un habitant d'Orléans est un Orléanais, la région dont Orléans est le centre s'appelle l'Orléanais (à comprendre pays orléanais) : les habitants de l'Orléanais sont aussi appelés les Orléanais tout comme ceux de la seule Orléans ; le français n'a jamais développé à des surcomposés du type
-
-aisien
ou
-
-oisien
. Les cas où le gentilé ou l'adjectif correspondant désigne autre chose qu'un type humain ne pose guère de difficulté pratique et prend aussi la minuscule :
- danois (ou dogue allemand) désigne une race de chien,
  - (exemple : « Le danois du Danois aboyait sans cesse. »)
- percheron désigne une race de cheval,
- le parmesan est un fromage...

Historique

Le terme gentilé est attesté en français dès 1752 et vient du latin gentile nomen qui correspond au nom de famille chez les Romains (par exemple Julius dans : Caius Julius Caesar, nom latin de Jules César). L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot indique (en 1757) : « GENTILÉ, s. m. [...] Le gentilé d’un seul homme peut être de trois manières & de trois sortes de dénominations : le gentilé, par exemple, du peintre Jean Rothénamer est Allemand, Bavarois et Munichien ; Allemand signifie qu'il est d’Allemagne; Bavarois, qu’il est du cercle de Bavière ; & Munichien [on dit Munichois aujourd’hui], qu’il est de Munich. » Le mot gentilé est inconnu du TLFi mais bien documenté dans les divers dictionnaires Robert. Le terme gentilé :
- paraît un peu désuet aujourd’hui en France,
- mais a été recommandé par l’Office de la Langue française (devenu l’Office québécois de la langue française ou OQLF depuis lors) du Québec le 5 février 1982 (comme équivalent de l’anglais name of inhabitants ou gentilic).

Étude de la formation des gentilés et toponymes

Si la science des toponymes ou noms de lieux est la toponymie, la science des anthroponymes ou noms de personnes est l'anthroponymie, il n’existe pas de terme consacré pour celles des gentilés (certains suggèrent démonymie), ce qui correspond peut-être à un manque d’intérêt. André Rolland de Denus fait figure de « précurseur » dans l’étude des gentilés. Parmi les grands ancêtres on citera Étienne de Byzance et ses Ethnika. Un gentilé est souvent cité au masculin pluriel. Plutôt que de recourir à des parenthèses pour signaler les différences de nombre et de genre (parenthèses qui défigurent les mots et sont d'une interprétation parfois difficiles par un collégien ou un étranger), on procèdera par énumération dans l'ordre suivant :
- masculin singulier, masculin pluriel, féminin singulier, féminin pluriel Les suffixes formateurs de gentilés les plus courants sont en français :
- -ais(e)(s) pour les villes (Bayonne : Bayonnais) mais aussi pour les pays (Taiwan : Taïwanais, France : Français)
- -ois(e)(s) un peu vieilli, et surtout pour les villes (Amiens : Amiénois) et villages les plus anciens. Il est très vigoureux au Québec, où il représente plus de la moitié des gentilés.
- -ien(ne)(s) ou -éen(ne)(s) surtout pour les pays (Italie : Italiens mais aussi Paris : Parisiens)
- -ain(e)(s) ou -in(e)(s) surtout pour les villes et quartiers D’autres suffixes plus rares sont rencontrés :
- -ic(s) / -ique(s) : un peu savant, mais consacré dans certains gentilés d’usage courant.
- -eau(x) / -elle(s)
- -eux / -euse(s) : parfois argotique
- -(i)ot(e)(s) ou -(i)at(e)(s), le i étant supprimé s'il suit un autre i semi-voyelle
- -on(ne)(s) ou -an(e)(s)
- -ou(se)(s) : suffixe vieilli, conservé par l’usage historique.
- -ard(e)(s) ou -art(e)(s) : vieilli, et parfois employé de façon irrespectueuse ou argotique au lieu d’un autre suffixe usuel (par exemple : Savoyards)
- -toque(s) ou -loque(s) : le plus souvent populaire et argotique
- -iche(s) : le plus souvent populaire et argotique au lieu d’un autre suffixe usuel, en référence au gentilé correspondant en anglais. Quand le toponyme se termine par le suffixe -ie, le plus souvent, ce suffixe est souvent supprimé si le gentilé obtenu se termine par un des suffixes ci-dessus, ou converti en -ien(ne)(s) si cela crée une ambiguité de sens. Les gentilés correspondant à des toponymes composés sont le plus souvent irrégulier en français,souvent assez éloigné du toponyme (même s'il peut rester une origine historique commune). Il n'y a pas de règle établie pour leur formation, même pour les toponymes courant commençant par Saint- ou Sainte- (cet élément n’est souvent pas représenté dans le gentilé), mais l’article initial préfixant certains toponymes est pratiquement toujours ignoré dans le gentilé (par exemple, La Rochelle : Rochelais). Les racines de toponymes contenant des prénoms (souvent très anciens et internationaux) sont souvent dérivés en gentilés français à l’aide d’anciennes racines latines, grecques ou issues d'autres langues. Les gentilés français issus de toponymes composés sont le plus souvent contractés en un terme non composé, après élimination des articles internes et réduction des autres racines.

Voir aussi

Liens internes


- Gentilés pour la liste de tous les gentilés du monde en partant des États.

Liens externes


- Wiktionnaire Catégorie:Gentilés

Beauce

La Beauce est une région française agricole très fertile qui couvre un million d'hectares environ. Située au sud-ouest de Paris, elle s'étend dans plusieurs départements, principalement en Eure-et-Loir et en Loir-et-Cher, mais déborde aussi sur le Loiret, l'Essonne et les Yvelines. C'est une vaste plaine, consacrée à la grande culture de céréales, colza et betteraves sucrière, souvent présentée comme le grenier à blé de la France. Les arbres y sont rares dans un paysage monotone dominé de loin par la cathédrale de Chartres. Cette région est traversée par de grands axes de communication comme l'autoroute A10 et la ligne du TGV Atlantique.
- Les habitants de la Beauce sont les Beaucerons.
- Villes principales : Chartres, Châteaudun... La Beauce a été chantée par Charles Péguy (Présentation de la beauce à Notre-dame de Chartres).

Voir aussi


- Localités : Champigny-en-Beauce, Marolles-en-Beauce et Rozières-en-Beauce.

Liens externe


- [http://www.terre-de-beauce.com Terre de Beauce] Catégorie:Essonne Catégorie:Eure-et-Loir Catégorie:Région naturelle de France

Loire (fleuve)

La Loire est un fleuve long de 1 020 kilomètres, ce qui en fait le plus long de France. Elle prend sa source en Ardèche. Son bassin de 117 000 km² occupe plus d’un cinquième du territoire français. Elle se jette dans l’océan Atlantique en Loire-Atlantique à travers un estuaire. L’adjectif signifiant « relatif à la Loire » est ligérien, d’après le nom du fleuve en latin : Liger. Il existe deux variantes de son nom en occitan: Léger et Leire. Son nom en breton est Liger (son embouchure se trouve en Bretagne historique), la partie de son cours entre Ingrandes et Nantes s'appelle le Val de Bretagne.

Histoire

Des scientifiques émettent l'hypothèse que, dans un passé éloigné, la Loire continuait vers le Nord et finisait pas rencontrer le cours de la Seine. Un incident géologique aurait détourné le fleuve vers l'ouest.
- Voir aussi : Liste des inondations de la Loire

La navigation

Autrefois important axe de navigation et de transport de marchandises, la Loire n’est aujourd’hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu’à Nantes environ. Les bateaux étaient traditionnellement à fond plat, avec un grand mat (pour prendre le vent au-dessus des berges) escamotable (pour passer sous les ponts) : gabarre, futreau... Le débit irrégulier du fleuve limitait fortement la circulation, en particulier la remontée de celui-ci, qui pouvait être cependant aidée par le hâlage des navires. Jusqu’en 1991, des pétroliers remontaient encore de Nantes à Bouchemaine, à l’embouchure de la Maine près d’Angers. Aujourd’hui ce trafic commercial a totalement cessé.

Le Fleuve royal

La vallée de la Loire située entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire a été classée en 2000 par l’UNESCO Patrimoine Mondial de l’humanité. La Loire est parfois surnommée Fleuve royal du fait de la présence de nombreux châteaux dans cette portion. Malgré quelques barrages et certaines protections latérales contre les crues, la Loire est le seul "grand fleuve sauvage" survivant en France : elle est aussi un "royaume" de paysages somptueux et de milieux naturels très riches. L'intégralité du fleuve a été inscrit comme Site d'Importance Communautaire du "Réseau Natura 2000" au titre des deux directives "Oiseaux" et "Habitat", en vue de la protection de sa faune et de sa flore sauvage, de sa biodiversité, de ses écosystèmes ainsi que des lieux de passage des espèces migratoires.

Géographie

Entre source et Orléans

La Loire prend sa source dans l’est du Massif central, au pied sud du mont Gerbier de Jonc, dans la commune ardèchoise de Sainte-Eulalie, à 1 408 m d’altitude. Elle n’est à l’origine qu’un simple filet d’eau, et il serait plus juste de parler des sources de la Loire car le fleuve n'est au départ qu'une multitude de petits ruisseaux qui se rejoignent progressivement. Le fleuve coule tout d’abord vers l’ouest, puis rapidement vers le nord en traversant le Massif central à travers plusieurs gorges. Son confluent avec l’Allier à Nevers gonfle sa taille. Elle s’oriente ensuite vers le nord-ouest pour bifurquer finalement vers le sud-ouest après Orléans. À Pouilly-sur-Loire, le pont qui permet de relier Pouilly au département du Cher se situe à mi-distance entre la source et l'embouchure.

Vers Orléans

Dans cette zone, le débit d'étiage est essentiellement souterrain (le Loiret n'étant en fait qu'une résurgence du fleuve). Cette configuration est responsable de certains effondrements dans le lit lui même ("sables mouvants" responsables de beaucoup de noyades) ou au niveau de ses berges (bîmes). Le cours est divisé à certains niveaux en lit majeur ou grande Loire (côté nord) et lit mineur ou petite Loire (côté sud). Cette division est maintenue artificiellement par des digues submersibles parallèles à l'écoulement : les duits (ou les dhuis).

L'embouchure

La Loire se jette dans l’Océan Atlantique au niveau de Saint-Nazaire, après avoir formé un estuaire à partir de Nantes. Son estuaire se termine par un vaste delta immergé. De ce delta seul un ilot emmerge. Il s'agit du Banc du Billot situé en face du port de Montoir de Bretagne. La présence de ce delta rend l'arrivée des navires très délicate. Un chenal, d'une profondeur de 13 m est entretenu à travers les différents bancs de sable.

Principaux affluents

Montoir de Bretagne] Montoir de Bretagne] Les principaux affluents de la Loire sont, à partir de sa source :
- Le Lignon (D) - 82 km
- Le Furan (D) - 36 km
- Le Reins (D) - ? km
- L’Arroux (D) - 120 km
- La Bresbre (G) - 97 km
- L’Aron (D) - 70 km
- La Nièvre (D) - 53 km
- L’Allier (G) - 410 km
- Le Loiret (G) - 12 km
- Le Beuvron (G) - 115 km
- La Cisse (D) - 81 km
- Le Cher (G) - 365 km
- L’Indre (G) - 276 km
- La Vienne (G) - 359 km
- Le Thouet (G) - 140 km
- L’Authion (D) - 85 km
- La Maine (D) - 12 km
- Le Layon (G) - 86 km
- L’Èvre (G) - 89 km
- L’Erdre (D) - 92 km
- La Sèvre nantaise (G) - 125 km
- La Chézine (D) - 21 km
- L’Acheneau (G) - 25 km
- Le Brivet (D) - ? km NB : D=Droite G=Gauche

Hydrologie

Le débit moyen de la Loire est très irrégulier. Il est, sur une année, de 350 m3/s à Orléans et de 900 m3/s à l’embouchure. Cependant, il peut parfois brutalement dépasser les 2 000 m3/s pour la haute Loire et 7 000 m3/s en basse Loire en période de crue. En été, un débit moyen de 10 m3/s à Orléans n’est pas rare. Cette irrégularité du débit fait que la majeure partie du fleuve n'est pas navigable. Le débit est partiellement régulé par deux barrages :
- celui de Villerest sur la Loire ;
- celui de Naussac sur l'Allier. Ils permettent la retenue des eaux pour écrêter les crues et le relargage pour maintenir un débit suffisant, en particulier afin de permettre le refroidissement des quatre centrales nucléaires situées sur le fleuve (Belleville-sur-Loire, Dampierre-en-Burly, Saint-Laurent-Nouan et Chinon.

Principales villes traversées


- Le Puy-en-Velay
- Roanne
- Nevers
- Orléans
- Blois
- Tours
- Saumur
- Nantes
- Saint-Nazaire

Voir aussi

La Loire a donné son nom :
- aux départements suivants :
  - Indre-et-Loire (37)
  - Loire (42)
  - Haute-Loire (43)
  - Loire-Atlantique (44)
  - Maine-et-Loire (49)
  - Saône-et-Loire (71)
- à la région française des Pays de la Loire
- Liste des fleuves de France
- Liste des ponts sur la Loire Un site qui surplombe la Loire près de Chalonnes-sur-Loire : la Corniche Angevine.

Liens externes


- [http://www.rivernet.org/loire/loire_f.htm Site sur la Loire]
- [http://www.francebalade.com/loire/index.html]
- [http://www.loire-et-terroirs.fr/]
- [http://projet.asso.free.fr/petition/]
- [http://www.chateauxavelo.com/FR/bienvenue.asp]
- [http://perso.wanadoo.fr/ligerien.christian/index.html]
- [http://www.loirenature.org/]
- [http://cahiersnaturalistes.free.fr/cpnrc/index.htm]
- [http://www.loire-a-velo.fr/] Catégorie:Cours d'eau de France Loire Catégorie:Eau à Nantes

1970

Catégorie:1970 Cette page concerne l'année 1970 du calendrier grégorien.

Événements


- 8 septembre : Troisième conférence des non-alignés à Lusaka (Zambie).
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Norman E. Borlaug.
- 1 janvier : Entrée en application du Traité de non prolifération des armes nucléaires, signé le 1 juillet 1968 par Richard Nixon et Leonid Brejnev, mais sans la France.

Afrique


- Proclamation de la république en Rhodésie.
- 8 janvier : Cessez-le-feu au Biafra.

Asie & monde indien


- Un cyclone au Pakistan oriental fait 300 000 morts.
- Japon : Exposition universelle à Ōsaka

Cambodge


- 6 janvier : Le roi Norodom Sihanouk, plus soutenu par l'URSS et menacé par la CIA, se réfugie à Grasse, sur la Côte d'Azur française.
- 18 mars : le général Lon Nol, chef du gouvernement, renverse le roi, qui aussitôt fonde à Pékin un « gouvernement en exil », se range officiellement dans le camp du Nord-Vietnam et appelle les vietnamiens à lutter contre l'armée cambodgienne dissidente.
- 29 avril : Intervention américaine au Cambodge (jusqu'au 29 juin).

Amériques


- 28 octobre : Allende arrive au pouvoir au Chili.
- Un tremblement de terre de magnitude 7,8 sur l'échelle de Richter fait 54000 victimes à Ancash au Pérou.

Canada

Montréal : Crise d'Octobre :
- 5 octobre Le Front de Libération du Québec (FLQ) kidnappe le diplomate britannique James Cross.
- 10 octobre : Le Front de Libération du Québec kidnappe le vice-Premier ministre du Québec Pierre Laporte.
- 17 octobre : On découvre le cadavre du vice-Premier ministre Pierre Laporte, assassiné par le FLQ (par strangulation).

Europe

Europe de l'Est


- 19 mars : « Poignée de main d'Erfurt » entre Willy Brandt et W Stoph.
- 7 décembre : Voyage de Willy Brandt en Pologne, visite d'Auschwitz et reconnaissance de la ligne Oder-Neisse.
- 14 décembre : Troubles en Pologne dans les ports (Gdańsk : 14-21 déc).
- Début du ministère conservateur d'Edward Heath, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1974).
- A la suite des révoltes ouvrières polonaises sur la Mer Baltique, E. Gierek succède à Wladyslaw Gomulka à la tête du parti ouvrier.

France


- En janvier, persistance de l'agitation étudiante, notamment à Nanterre.
- 31 janvier : Fermeture des Forges de Moyeuvre-Grande (Lorraine) après plusieurs siècles d'existence.
- 4 février : Congrès du PCF à Nanterre (4-8 fév) : exclusion de Garaudy, ascension de Georges Marchais.
- 8 mars : Élections cantonales : succès du PCF et du PSU (8-15 mars).
- 9 mars : Mécontentement des petits commerçants, Gérard Nicoud appelle à la grève de l'Impôt.
- 19 mars : Grève des commerçants et des camionneurs (19-24 mars).
- 8 avril : Grève générale des commerçants.
- 30 avril : Loi anticasseur.
- 8 mai : Attaque de Fauchon par un commando maoïste.
- 27 mai : Vive agitation au Quartier Latin de Paris (27-28 mai).
- 19 juin : Congrès du PS, François Mitterrand, invité, propose une union de la Gauche.
- 26 juin : Interpellation de Jean-Paul Sartre, qui distribuait la Cause du Peuple.
- 9 juillet : la durée du service militaire français est ramenée à un an
- En août, manifestations féministes à Paris.
- En septembre, grève de la faim de 29 gauchistes emprisonnés, dont Alain Geismar.
- 20 octobre : Condamnation de Alain Geismar à 18 mois de prison.
- 29 octobre : L'épiscopat français prend position contre le commerce des armes.
- 15 novembre : Censure de Hara-Kiri, qui lance Charlie-Hebdo.
- 13 décembre : La Convention des Institutions Républicaines (CIR) approuve le projet de Mitterrand de fusion avec le PS.
- Création d'une 22 région française (la Corse).
- Introduction des stock options dans le droit des sociétés.
- EDF choisit la technologie américaine de l’eau pressurisée, développée en France par Framatome filiale à 51 % de Creusot-Loire et à 45 % de Westinghouse.

Océanie & Pacifique


- 10 octobre : Indépendance des îles Fidji.

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- 11 mars : En Irak, une large autonomie est accordée aux kurdes par le pouvoir central baassiste.
- 17 septembre : Septembre noir : attaque des camps palestiniens par l'armée jordanienne, après la destruction d'avions occidentaux : une partie des Palestiniens se réfugie au Liban.
- 28 septembre : Mort du Président Nasser. Anouar el-Sadate lui succède à la tête de l'Égypte.
- novembre : Hafez el-Assad, membre du Parti Baas et ancien pilote de chasse, prend le pouvoir en Syrie. Il devient premier ministre et secrétaire général du Parti Baas.

Arts & cultures


- 8 octobre : Soljenitsyne, prix Nobel de littérature.
- 10 décembre : Alexandre Soljénitsyne ne peut aller chercher son prix Nobel de littérature, du fait de la dictature communiste.

Cinéma


- Luchino Visconti réalise Les damnés.
- Patton de Franklin J. Schaffner remporte l'Oscar du meilleur film.
- M.A.S.H. de Robert Altman remporte le Grand Prix du Festival de Cannes.

Sciences & techniques


- La Chine lance son premier satellite.
- La mission Apollo XIV arrive sur la Lune.
- Hannes Alfvén reçoit le prix Nobel de physique
- Première liaison New York-Londres en Boeing 747 (350 voyageurs).
- Le Concorde 001 atteint Mach 2.

Sports


- Coupe du monde de football au Mexique. Le Brésil devient la première nation à remporter le trophée à trois reprises.

Naissances en 1970


- 13 janvier : Marco Pantani, cycliste italien
- 27 janvier : Emmanuel Pahud, flûtiste
- 29 avril : Andre Agassi, joueur de tennis américain
- 29 avril : Uma Thurman, actrice américaine
- 3 mai : Marie-Soleil Tougas, comédienne québécoise
- 15 mai : Frank de Boer, footballeur
- 23 juin : Yann Tiersen, auteur-compositeur-interprète français
- 25 juin : Émile N'Tamack, rugbyman
- 27 juin : Régine Cavagnoud, sportive française
- 8 juillet : Beck, chanteur américain
- 10 juillet : Clairemarie Osta, danseuse étoile française
- 20 août : John Carmack, programmeur américain
- 2 septembre : Pierre Laigle, footballeur
- 22 septembre : Emmanuel Petit, footballeur
- 8 octobre : Matt Damon, acteur américain
- 6 novembre : Ethan Hawke, acteur américain
- 11 décembre : Gregori Baquet, acteur, chanteur, réalisateur, metteur en scène français
- 18 décembre : Miles Marshall Lewis, écrivain américain

Décès en 1970


- 7 janvier : Sylvie (Louise Sylvain), actrice française.
- 25 janvier : Jane Bathori (Jeanne-Marie Berthier), chanteuse d'opéra.
- 18 mars : William Beaudine, réalisateur américain, (° 1892).
- 2 juin : Bruce McLaren, courreur automobile, se tue accidentellement.
- 21 juin : Ahmed Sukarno, président de l'Indonésie.
- 4 juillet :
  - Barnett Newman, peintre.
  - Albert Hazen Wright, zoologiste américain, (° 1879).
- 14 juillet : Luis Mariano, chanteur d'opérette espagnol, (° 1914).
- 1 septembre : François Mauriac, écrivain français, (° 1885).
- 18 septembre : Jimi Hendrix, guitariste et chanteur américain, (° 1942).
- 23 septembre : André Raimbourg dit Bourvil, acteur français, (° 1917).
- 28 septembre : Gamal Abdel Nasser, chef de l'État égyptien, (° 1918).
- 29 septembre : John Dos Passos, romancier américain.
- 4 octobre : Janis Joplin, chanteuse américaine, (° 1943).
- 9 octobre : Jean Giono, écrivain, scénariste et réalisateur français, (° 1895).
- 17 octobre : Pierre Laporte (assassiné), vice-Premier ministre du Québec, (° 1921).
- 9 novembre : Charles de Gaulle, général, président de la République française, (° 1890).
- 25 novembre : Yukio Mishima, écrivain japonais, (° 1925).
- 21/02 : Marc Boegner, Écrivain, penseur, pasteur, académicien français1881) voir aussi : :Catégorie:Décès en 1970 __NOTOC__ als:1970 ja:1970年 ko:1970년 ms:1970 simple:1970 th:พ.ศ. 2513

Unité urbaine

En France, selon la définition qu'en donne l'INSEE, une unité urbaine est un ensemble de communes (dites urbaines) comportant une zone agglomérée de plus de 2 000 habitants dans laquelle aucune habitation n'est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres. Les communes qui n'appartiennent à aucune unité urbaine sont dites rurales. Les unités urbaines ne respectent pas forcément les limites départementales, comme par exemple celle qui réunit Douai (Nord) et Lens (Pas-de-Calais), ni même les frontières nationales, comme dans le cas de Bâle (Suisse), Saint-Louis (France) et Weil-am-Rhein (Allemagne). Il existe quelques unités urbaines (toutes transfrontalières) qui ont moins de 2 000 habitants dans leur partie française.

Nombre d'unités urbaines en France

Au recensement de 1999, l'INSEE a délimité 2 055 aires urbaines en France. En France métropolitaine, elles regroupaient 1 995 communes (sur 36 565, 5,5% du total) et environ 44 200 000 habitants (sur 58 500 000, 75,5% du total). Nombre d'aires urbaines par tranche de population:

Principales unités urbaines de France

Voici une liste des unités urbaines de France qui dépassaient 100 000 habitants en 1999 : Sources : INSEE Suisse

Voir aussi

Liens internes


- Aire urbaine (France)
- Espace urbain

Lien externe


- [http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/unite-urbaine.htm La définition officielle française sur le site de l'INSEE] Catégorie:Commune de France Catégorie:Géographie Catégorie:Urbanisme

1999

Cette page concerne l'année 1999 du calendrier grégorien.

Événements

France


- 8 janvier : publication du bilan des régularisations d'étrangers lancée en 1997 : 80 000 dossiers acceptés, 63 000 rejetés et un millier de cas encore en instance.
- 3 mars : ratification du traité d'Amsterdam par l'Assemblée Nationale
- 17 mars : ratification du traité d'Amsterdam par le Sénat
- 24 mars : très grave incendie dans le tunnel du Mont-Blanc, il y a une quarantaine de mort. le trafic est interrompu pour de longs mois, et le débat sur les transports routiers et le ferroutage est relancé en France
- 28 juin : le congrès vote la loi sur la parité hommes femmes en politique.
- 11 août : une éclipse de soleil totale se produit sur le nord de la France.
- 13 octobre : après un an de discussion passionnée, et des négociations, la gauche réussit à faire adopter son pacte civil de solidarité (PACS)
- 12 décembre : naufrage de l'Erika au large de Penmarc'h avec 37 000 tonnes de fioul, provoquant une marée noire sur les côtes bretonne, vendéenne et charentaise. La Loire-Atlantique est particulièrement touchée.
- 26 et 27 décembre : tempête (ou "ouragan") Lothar avec des vents atteignant les 180 km/h et d'importants dégâts. Le bilan humain est lourd pour le pays : plus de 90 morts, 6 milliards d'euros d'indemnités versées par les assurances, 1 million d'hectares de forêts ravagées.

Monde


- 13 janvier : en Allemagne, le gouvernement vert et social-démocrate fait interdire le retraitement des déchets nucléaires à l'étranger (i.e. en France) à partir de 2000
- 18 janvier : réunion à Genève des deux Corées, à l'initiative des États-Unis et de la Chine
- 28 janvier : 29 forum de Davos
- 12 février : le Sénat américain innocente Bill Clinton dans l'affaire Lewinski.
- 11 mars : démission d'Oskar Lafontaine de ses postes de ministre des finances de la République fédérale d'Allemagne et de président du SPD. Marqué à gauche, son départ montre l'orientation libérale du gouvernement social démocrate de Gerhard Schröder
- 12 mars : admission de la Pologne, de la Hongrie et de la Tchéquie dans l'OTAN
- 15 mars : démission de l'ensemble de la commission européenne (présidée par Jacques Santer) suite à la révélation d'abus de certains de ses membres.
- 24 mars : l'Italien Romano Prodi succède au Luxembourgeois Jacques Santer à la présidence de la commission européenne
- 1 avril : création au Canada de la province du Nunavut, territoire immense (2 M km²) et très peu peuplé (25 000 habitants, pour la plupart Inuits).
- 2 avril : reprise des bombardements des États-Unis et du Royaume-Uni sur l'Irak
- 15 avril : Abdelaziz Bouteflika remporte l'élection présidentielle algérienne (74 % !?) au terme d'un scrutin marqué de nombreuses irrégularités
- 18 avril : victoire de la gauche et de l'extrême droite lors des élections législatives en Turquie
- 29 avril
- /: l'autorité palestinienne reporte en juin la proclamation de l'État Palestinien, qui était prévue le 4 mai
- 6 mai : élection du Parlement d'Écosse
- 17 mai : victoire du travailliste Ehoud Barak (56%) qui remplace comme premier ministre Benyamin Netanyahou (Likoud)
- 26 mai : reprise des combats au Cachemire, entre soldats pakistanais infiltrés et indiens, la défaite pakistanaise aura pour conséquence un coup d'État au Pakistan en octobre
- En mai, affaire du « poulet à la dioxine » qui ébranle le gouvernement belge
- 2 juin : Nelson Mandela ne se présentant pas, c'est son ami Thabo M'beki de l'ANC qui remporte l'élection présidentielle en Afrique du Sud
- 7 juin : le parti démocratique indonésien en tête des élections, le président Jusuf Habibie est devancé
- 8 juin : un texte commun de Tony Blair et Gerhard Schröder propose une sociale démocratie européenne adaptée aux exigences du libéralisme. ce texte semble isoler les socialistes français
- 10 juin : élection du Parlement Européen : forte abstention et victoire des chrétiens démocrates sur les sociaux démocrates qui perdent la majorité et la présidence (10-13 juin)
- 18 juin : réunion à Cologne du G7, qui décide de réduire la dette des pays les plus pauvres
- : Levée de l'embargo, en Europe, décrété en 1996 sur la viande britannique en raison de la crise de la « vache folle ».
- 17 août : un violent séisme de magnitude 7,4 affecte la ville de Kocaeli (Izmit) au sud-est d'Istanbul faisant plus de 17000 victimes
- 30 août : un référendum supervisé par les Nations Unies au Timor oriental se traduit par une très large victoire des indépendantistes (72 %). Immédiatement, les milices indonésiennes se déchaînent contre les populations civiles
- 21 septembre :un tremblement de terre mesurant 7,1 sur l’échelle de Richter secoua Taiwan
- 30 septembre : reprise de la guerre en Tchétchénie : les troupes russe pénètrent dans la République, pour empêcher le soutien de la Tchétchénie aux islamistes du Daguestan voisin
- 3 octobre : les États-Unis testent avec succès l'EKV (exoatmosphéric kill vehicle) contre un missile dénucléarisé minuteman. Cela montre la faisabilité d'un programme NMD (National missil defense) qui est avant tout dirigé contre les puissances nucléaires émergentes
- 6 octobre : ouverture à Vienne d'une conférence sur le désarmement, dans le cadre du CTBT. Sur 44 pays désignés, 24 l'ont signé et ratifié, 21 signé mais pas ratifié (dont les États-Unis, la Chine et la Russie) et 3 ne l'ont ni signé ni ratifié (Inde, Pakistan, Corée)
- 11 octobre : coup d'État militaire au Pakistan. l'armée renverse sans effusion de sang le gouvernement civil de Nawaz Sharif, il est remplacé par le général Pervez Musharraf
- 11 octobre : réunis à Tallinn, les 6 pays de l'Est en voie d'adhésion à l'Union européenne ont demandé que celle-ci se fasse au plus tard fin 2002
- 13 octobre : le Sénat américain refuse (51 voix contre 48) de ratifier le traité d'interdiction des essais nucléaires (CTBT), un tel refus de ratifier ne s'était pas vu depuis 1920
- 18 octobre : l'Indonésie abroge le décret de 1978 annexant la province orientale du Timor.
- 29 octobre : L'État de l'Orissa en Inde subit le cyclone Super qui fait 20 000 victimes et tue 700 000 têtes de bétail, endommage ou déracine 90 000 000 d'arbres, fait 20 000 000 de sans-abris, 5 000 000 de fermiers perdent leur travail et 1,2 million d'hectares de culture sont ravagées.
- 3 décembre : À Seattle, échec de la réunion ministérielle des pays membres de l'OMC.
- 19 décembre : le Portugal rétrocède Macao à la Chine, après plus de 400 ans d'occupation, le territoire bénéficiera, pendant 50 ans d'un statut particulier de Région autonome spéciale (RAS)
- 30 décembre : La constitution de la République bolivarienne du Venezuela est approuvée par référendum.
- 31 décembre : démission surprise du président russe Boris Ieltsine. Le premier ministre Vladimir Poutine prend les fonctions de président par intérim en attendant des élections présidentielles en mars 2000.
- 31 décembre : restitution de la zone du canal de Panama par les États-Unis au Panama.
- L'équipe d'Australie est pour sa seconde fois championne du monde de Rugby.

Kosovo/Ex-Yougoslavie


- En janvier, suite à plusieurs massacres de Kosovars par des Serbes, Louise Arbour, procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) est empêchée par les forces serbes de se rendre dans la province
- 6 février : conférence de Rambouillet sur le Kosovo (6-23 février), c'est un échec, l'UCK refusant un simple statut d'autonomie et les Serbes un déploiement international dans la province
- 15 mars : reprise et échecs des négociations de Rambouillet sur l'avenir du Kosovo (15-19 mars), cette fois ci ce sont les Serbes et eux seuls qui font échouer la conférence, l'UCK ayant accepté le simple statut d'autonomie pour la province
- 23 mars : l'OTAN ordonne le début de frappes aériennes sur la Serbie
- 24 mars : début des frappes aériennes de l'OTAN sur la Serbie (24 mars-9juin), immédiatement se déclenche un afflux de réfugiés kosovars vers les pays voisins. La Russie suspend sa coopération avec l'OTAN
- 26 mars : début des frappes aériennes de l'OTAN sur les forces serbes stationnées au Kosovo
- 2 avril : pour la première fois, des frappes de l'OTAN visent le centre de Belgrade
- 6 mai : accord des ministres des affaires étrangères du G8 sur le déploiement de forces internationales au Kosovo
- 8 mai : l'ambassade de Chine à Belgrade est touchée par un missile états-unien
- 27 mai : Slobodan Milošević, président serbe, est inculpé par le Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité
- 3 juin : Slobodan Milošević accepte le plan de paix pour le Kosovo
- 8 juin : suspension des bombardements de la Serbie par l'OTAN et début du retrait des forces serbes du Kosovo
- 9 juin : accord de Kumanovo entre OTAN et Serbes, fin des bombardements au Kosovo, des forces internationales (la KFOR) doivent prendre position au Kosovo
- 12 juin : entrée au Kosovo des troupes de la KFOR, mais aussi de troupes russes inattendues, qui prennent position sur l'aéroport de Pristina
- 20 juin : fin du retrait des forces serbes du Kosovo
- 21 juin : l'UCK signe un accord de démilitarisation avec la KFOR
- 2 juillet : le Français B. Kouchner est désigné par l'ONU représentant spécial des Nations Unies au Kosovo
- 23 juillet : massacre de 14 paysans serbes au Kosovo
- 25 juillet : débuts de l'« administration Kouchner », dirigeant de la MINUK, mission des nations unies au Kosovo
- 6 août : le leader albanais modéré Ibrahim Rugova accepte de participer, avec l'UCK, au comité de transition au Kosovo dont B. Kouchner est l'instigateur
- En août, début de l'exode des Serbes du Kosovo, victimes des représailles des Albanais
- 3 septembre : le Deutsche Mark (DEM) remplace le dinar yougoslave comme monnaie officielle du Kosovo
- 20 septembre : l'UCK (armée de libération) se transforme en corps de protection civile (TMK) du Kosovo
- 17 novembre : une conférence à Bruxelles permet de débloquer 1 milliard de $ pour la reconstruction du Kosovo
- 6 décembre : l'OSCE publie son rapport sur les crimes commis par les Serbes au Kosovo
- 15 décembre : un accord signé entre