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Otto Strasser

Otto Strasser

Strasser, Otto Otto Johann Maximilian Strasser (10 septembre 1897 - 27 août 1974) était un homme politique allemand et membre de l'aile gauche du parti nazi. =Parcours= Né au sein d'une famille bavaroise dont le père, fonctionnaire, professait des idées sociales-chrétiennes, Otto Strasser s'engagea comme volontaire dès août 1914 dans l'armée allemande. Il fut blessé à 2 reprises et obtint le grade de lieutenant d'artillerie en 1917. Vers la fin du conflit, il fut proposé à l'ordre de Max Joseph, une distinction rare qui conférait la noblesse, mais l'armistice l'empêcha de la recevoir. Après la guerre, il entâma des études en droit et en économie. Membre du parti social-démocrate, il dirigeait l'association étudiante qui regroupait les anciens combattants de gauche. Lors d'un congrès, il rencontra Zinoviev qui l'attira vers les thèses bolchéviques et le convainquit de la nécessité d'une alliance entre l'Allemagne et l'URSS. Lorsqu'en avril 1920, Kapp et le général Lütwitz tentèrent un putsch, afin d'instaurer un gouvernement autoritaire et conservateur; Otto Strasser prit la tête de quelques centuries rouges pour les combattre. De son côté, son frère aîné, Gregor Strasser, s'était engagé au Deutsch Arbeit Partei (DAP), le futur NSDAP. Quand il devint le premier gauleiter du parti, il invita Otto à un repas en compagnie du général Lüdendorff et Hitler. Les 2 personnages éprouvèrent une immédiate et réciproque antipathie dont ils ne se départiront jamais. Néanmoins encarté au parti, Otto fournit des articles doctrinaux au "Völkischer Beobachter", l'organe du parti. Le 3 juillet 1930, il démissionnait du NSDAP en dénonçant la dérive bourgeoise d'Hitler, qui souhaitait ménager la droite conservatrice et obtenir le soutien de la haute finance. Il forma ensuite son propre parti national socialiste rebelle, le NSKD, de l'allemand communauté de combat national-socialiste (National Sozialistische Kampfgemeinschaft Deutschland) ou aussi surnommé le Front Noir, une organisation de résistance qui sera interdite le 04 fevrier 1933 et son leader contraint à l’exil lors de l’arrivée au pouvoir des nazis. Le 30 juin 1934, son frère, Gregor Strasser, est arrêté puis exécuté par la Gestapo. Otto entama alors un long et périlleux périple qui le mena de Vienne à Prague d'où, pendant plusieurs années, il inonda le Reich de ses pamphlets; puis il s'enfuit en France et enfin au Canada. Pendant et après la guerre, il rédigea plusieurs ouvrages, en partie autobiographiques, sur l'Allemagne. A son retour au pays, en 1955, il essaya vainement de lancer un parti, l'Union sociale allemande. Il décéda en 1974.

Citations

d'Otto Strasser
- Pour nous le national-socialisme a toujours été un mouvement anti-impérialiste et dont l’esprit devait se borner à conserver et à assurer la vie et le développement de la nation allemande sans aucune tendance à dominer d’autres peuples et d’autres pays.
- Nous prendrons à droite le nationalisme sans le capitalisme auquel il est en général lié et à gauche le socialisme sans l'internationalisme marxiste qui est un leurre (...) Le national-socialisme devra être surtout un socialisme.
- La discipline n'est qu'un instrument pour conduire une communauté dans une direction, pas pour l'éduquer dans une voie unique. sur Otto Strasser
- A notre sens, le NSDAP mérite l'étiquette d'"extrême droite" à partir du moment où il a renoncé à l'aspect révolutionnaire et anticapitaliste des 25 points [NdA: de son programme]. En revanche, les authentiques nationaux-socialistes, comme Strasser ne peuvent entrer dans cette catégorie, ils sont des nationalistes de gauche, des révolutionnaires au même titre que les communistes ou les premiers socialistes. F. Kisters, dans le Numéro 21 de la revue belge "Devenir".

Bibliographie

d'Otto Strasser
- Hitler et Moi (1940)
- L'aigle prussien sur l'Allemagne (1941)
- History in my time (1941)
- Le front noir contre Hitler (1968), co-écrit avec V. Alexandrov
- Mein Kampf (1969) [N.d.R. n'est pas lié avec l'autre livre du même nom] sur Otto Strasser
- "Socialisme" national contre hitlérisme: le cas Otto Strasser, de P. Moreau (1992) Strasser, Otto Strasser, Otto Strasser, Otto

Catégorie:Personnalité politique allemande

Catégorie:Personnalité allemande Allemand Catégorie:Politique de l'Allemagne ja:Category:ドイツの政治家 ko:분류:독일의 정치인

10 septembre

Le 10 septembre est le 253 jour de l’année (254 en cas d’année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 422 : Célestin Ier succède à Boniface Ier comme pape.
- 1419 : assassinat de Jean Sans Peur à Montereau.
- 1721 : Signature de la paix de Nystad terminant la seconde guerre nordique.
- 1813 : Victoire navale des États-Unis contre l'Angleterre lors de la bataille du Lac Erie
- 1848 : Louis Napoléon, futur Napoléon III, est élu président de la République française.
- 1905 : À Paris, Paulus traverse la capitale à la nage. Miss Kellermann, australienne participait également à cette épreuve qui se disputait entre Bercy et Auteuil.
- 1908 : Wilbur Wright vole pendant 54 min et 2 secondes.
- 1915 : Lancement du journal Le Canard enchaîné par Maurice et Jeanne Maréchal.
- 1919 : Signature du traité de Saint-Germain entre l'Autriche et les Alliés
- 1926 : Une loi supprime 106 arrondissements français.
- 1939 : Le Canada entre en guerre aux côtés de l’Angleterre contre l'Allemagne.
- 1948 : Création de la République Populaire Démocratique de Corée, la Corée du Nord, lors de la scission avec la Corée du Sud, à la suite de la guerre de Corée.
- 1956 : on rapporte que les magasins de disques sont inondés de demandes pour Love Me Tender, la chanson titre du film d’Elvis Presley ; le disque n'a pas encore été lancé sur le marché.
- 1958 : sortie à Paris du film Sissi face à son destin, avec Romy Schneider.
- 1960 : alors que la fédération internationale d’athlétisme interdit aux journalistes de suivre le marathon des JO de Rome , Bikila Abébé bat le record du monde de la discipline en 2 h 15 min 16 s et les pieds nus ! Heureusement les journalistes avaient bravé l’interdiction en survolant l’épreuve depuis un hélicoptère.
- 1960 : les cinq principaux pays producteurs de pétrole se réunissent pour fonder l'OPEP.
- 1972 : Jean-Pierre Blanchet réussit 232 sauts en parachute en 24 h.
- 1972 : Black, Taylor, Tinker et Hart battent le record du monde de 4 x 100 m en 38,19 s.
- 1974 : le Portugal reconnaît l'indépendance de la Guinée-Bissau.
- 1975 : Idi Amin Dada, reçu par le pape Paul VI, se permet d’arriver avec 20 mn de retard.
- 1976 : l’accident d'un avion Hawker Siddeley HS-121 Trident de la British Airways fait 63 victimes à Vrbovec.
- 1977 : Hamida Djandoubi, condamné à mort pour l'assassinat d'une jeune fille après sévices, est exécuté à Marseille. Ce sera la dernière personne à être guillotinée dans une prison française.
- 1978 : Jimmy Connors bat Björn Borg en finale de l'US Open.
- 1981 : Guernica, tableau de Pablo Picasso, rejoint Madrid après 40 ans d'exil dans un musée de New York.
- 1982 : Échec du premier tir commercial de la fusée Ariane.
- 1986 : sortie à Paris du film Je hais les acteurs, avec Jean Poiret, Bernard Blier, Michel Galabru, Michel Blanc, Pauline Lafont et Dominique Lavanant.
- 1988 : en finale de l'US Open, Steffi Graf bat Gabriela Sabatini et, réalise le Grand Chelem.
- 1994 : Arantxa Sanchez bat Steffi Graf en finale de l'US Open.
- 1994 : Cihong He nage le 100 m dos en 1 mn 0,16 s, nouveau record du monde féminin.
- 1997 : Au cours d'une cérémonie organisée par la police, les cendres d'Eliot Ness sont dispersées dans un lac près de Cleveland, 40 ans après la mort de l'ex-agent du FBI qui a entraîné la chute du gangster Al Capone. La famille de celui qui a dirigé l'équipe des « incorruptibles » au cours de la prohibition n'avait pu payer le coût de ses obsèques en 1957.
- 2000 : Fabienne Berdoyes, Nancy Barzin, Linda Goblet et Henriette Odena remportent pour la Belgique le VII championnat du Monde de pétanque féminine contre les Danoises.
- 2000 : l’Équateur change de monnaie. Le sucre est remplacé par le dollar US, 25 000 sucres valent 1$.
- 2001 : Charles Ingram touche le pactole. il est le premier candidat à toucher le chèque d'un million de livres lors de la version anglaise de Qui veut gagner des millions ?. Seul problème, il aurait triché avec des amis et sa femme.
- 2002 : adhésion de la Suisse à l’ONU.

Naissances


- 1487 : Jules III, pape († 23 mars 1555)
- 1588 : Nicolas Lanier, compositeur anglais († 24 février 1666)
- 1524 : Pierre de Ronsard, poète fondateur du groupe de la Pléiade. († 27 décembre 1585)
- 1624 : Thomas Sydenham, physicien anglais († 29 décembre 1689)
- 1775 : John Kidd physicien, chimiste et géologue anglais. († 7 septembre 1751)
- 1839 : Charles Sanders Peirce, sémiologue pragmatique. († 19 avril 1914)
- 1855 : Robert Johann Koldewey, architecte et archéologue allemand, découvreur de Babylone. († 4 février 1925)
- 1891 : Raymond Abescat, vétéran français de la Première Guerre mondiale.
- 1897 : Georges Bataille, écrivain français, († 9 juillet 1962)
- 1906 : Sadi Cabral, acteur brésilien
- 1907 : Fay Wray, comédienne canadienne. Elle dans figure dans la « scène de la main » de King-Kong. († 8 août 2004)
- 1914 : Robert Wise, réalisateur, acteur, monteur, producteur, américain,
- 1917 : Herbert Lom, acteur.
- 1917 : Miguel Serrano, auteur chilien
- 1927 : Yma Sumac, chanteuse péruvienne,
- 1929 : Arnold Palmer, golfeur.
- 1931 : Philip Baker Hall, acteur états-unien
- 1933 : Yevgeny Vasilyevich Khrunov, cosmonaute.
- 1938 : Karl Lagerfeld, créateur de mode allemand
- 1940 : Roy Ayers, chanteur américain
- 1941 : Stephen Jay Gould, paléontologiste états-unien († 20 mai 2002)
- 1948 : Tony Gatlif, réalisateur, acteur, compositeur, producteur, scénariste français, d'origine algérienne
- 1949 : Jim Hines, sprinter états-unien, premier homme sous les 10 secondes au 100 m.
- 1950 : Joe Perry, acteur états-unien, guitariste d'Aerosmith.
- 1952 : Marisa Sistach, réalisatrice, scénariste, né à Mexico au Mexique.
- 1953 : Mireille Dumas, journaliste française et présentatrice de télévision.
- 1956 : Siobhan Fahey, chanteuse irlandaise, membre du groupe Bananarama.
- 1957 : Andreï Makine, écrivain russe d'expression française
- 1958 : Chris Columbus, réalisateur, producteur, scénariste américain,
- 1960 : Colin Firth, acteur britannique, né à Grayshott en Angleterre
- 1964 : Christine Cicot, judoka, championne de France en 89, 91, 93, 94, 95, championne d’Europe en 1990 toutes catégories, championne d'Europe par équipe en 1992, médaille de bronze aux JO de 1996 dans les plus de 72 kg.
- 1968 : Guy Ritchie, réalisateur, scénariste britannique, né à Hatfield en Angleterre
- 1968 : Big Daddy Kane, rappeur états-unien
- 1970 : Julie Halard-Decugis, joueuse de tennis.
- 1974 : Ryan Phillippe, acteur, producteur américain,
- 1974 : Ben Wallace, joueur de basket-ball états-unien
- 1976 : Gustavo Kuerten, joueur de tennis.

Décès


- 765 : Jafar as-Sadiq (en arabe, (أبو عبد الله جعفر بن محمد الصادق [abū `abd allah Ja`far ben muḥammad aṣ-ṣādiq]) (الصادق [aṣ-ṣādiq], l'Authentique), sixième imâm chiite duodécimain.
- 954 : Louis IV d'Outremer, roi de France de 936 à 954.
- 1167 : Mathilde l'Emperesse (55 ans), fille du roi Henri Ier d'Angleterre dit Henri Ier Beauclerc, épouse de l' empereur germanique Henri V, puis du comte d'Anjou et du Maine, et duc de Normandie, Geoffroy V d'Anjou, dit « Geoffroy Plantagenêt », mère d'Henri II Plantagenêt. (° v. 1102).
- 1649 : Pierre Goudouli, poète occitan (° 1580).
- 1800 : Johann David Schoepff, zoologiste, botaniste et médecin allemand1752).
- 1859 : Thomas Nuttall, botaniste et ornithologue américain (° 1786).
- 1884 : George Bentham, botanique britannique (° 1800)
- 1891 : Georges Boulanger, général et homme politique français.
- 1898 : Sissi, l'épouse de l'empereur d'Autriche François-Joseph, est assassinée par Luigi Luccheni à Genève.
- 1915 : Charles-Eugène Boucher de Boucherville, premier ministre du Québec
- 1946 : Olivier Halassy, champion olympique de water-polo en 1932 et 1936.
- 1950 : Alfred Larsen, yachtman, champion olympique en classe 12 m en 1912.
- 1953 : Jorgen Hansen, champion olympique d'aviron, quatre de pointe barré en 1912.
- 1956 : Robert Jules Trumpler, astronome.
- 1959 : Ramon Fonst, champion olympique d’escrime à l’épée en individuel en 1900 et 1904, et au fleuret individuel et par équipe en 1904.
- 1961 : Ernest Payne, champion olympique de cyclisme, poursuite par équipe sur 4 000 m en 1908
- 1961 : Wolfgang Von Trips, pilote automobile, lors du Grand prix de formule 1 d’Italie, à Monza, il trouve la mort, sa voiture touche et tue 12 spectateurs alors qu’il était en course pour le titre.
- 1975 : Sir George P. Thomson, prix Nobel de physique en 1937.
- 1975 : Hans Swarowsky, chef d’orchestre.
- 1977 : Hamida Djandoubi est le dernier condamné à subir la peine de mort en France. Il avait torturé et tué une jeune femme de 21 ans.
- 1983 : Felix Bloch, prix Nobel de physique en 1952.
- 1987 : Fred R. Feitshans Jr, décédé le 21 décembre 1987, à Studio City, Californie, États-Unis
- 1991 : Michel Soutter, metteur en scène, cinéaste.
- 1993 : Rita Karin, né le 24 octobre 1919, à Vilnius en Pologne), décédé à New York aux États-Unis
- 1995 : Charles Denner, acteur français, né le 29 mai 1926, à Tarnow en Pologne
- 1996 : Joanne Dru, actrice américaine, née le 31 janvier 1922
- 2000 : Beah Richards, actrice née le 12 juillet 1920, à Vicksburg, Mississippi, États-Unis d'Amérique, décédée à Vicksburg Catégorie:Jour de l'année ja:9月10日 ko:9월 10일 simple:September 10 th:10 กันยายน

1897

Catégorie:1897 Cette page concerne l'année 1897 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- En mars, guerre entre la Grèce et la Turquie.
- L'île de Crète est réunie à la Grèce.
- 1er Congrès sioniste à Bâle sous la direction de Theodor Herzl, avec la promulgation de la Déclaration de Bâle selon laquelle le sionisme a pour but la création d'un foyer national juif, et création des organes de l'Organisation sioniste mondiale, chargé de la mobilisation politique. Theodor Herzl en est nommé son premier président.
  - Lors de ce congrès le pasteur luthérien allemand Johann Lepsius, défenseur de la cause arménienne, persécuté par les autorités allemandes qui soutenaient le gouvernement ottoman, tenta de lier la cause des deux peuples dispersés, dans son rapport intitulé : « Arméniens et Juifs en exil, ou l'avenir de l'Orient compte tenu de la question arménienne et du mouvement sioniste ».

France


- 30 octobre : Affaire Dreyfus : le vice-président du Sénat, Scheurer-Kestner révèle au ministre de la Guerre ses convictions sur l'innocence de Dreyfus.
- En décembre, second non-lieu en faveur d'Hesterazy : « Il n'y a pas d'affaire Dreyfus ».

Suisse


- Fondation de l'Union suisse des paysans à Berne.
- Genève accueille le premier Congrès suisse pour la défense des intérêts de la femme.
- Premier congrès sioniste à Bâle.
- Le canton des Grisons rachète les Chemins de fer rhétiques.

Afrique


- Togo : La capitale est transférée de Aného à Lomé.

Amériques

États-Unis


- Début de la présidence républicaine de William McKinley aux États-Unis (fin en 1901).
- Les troupes américaines prennent les îles Hawaii qui deviennent le premier pays extérieur incorporé aux États-Unis.
- Ouverture du premier métro américain à Boston.

Asie & sous-continent indien


- Accord anglo-siamois sur les frontières entre le Siam et la Malaisie.
- Épidémie de peste à Bombay.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1897 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1897 au cinéma
- Sports : 1897 en sport
- Beaux-Arts :
  - 3 avril : Fondation à Vienne (Autriche) du mouvement de la Sécession, par des artistes tels que Gustav Klimt, ou Otto Wagner.
  - À Glasgow, les Mackintosh fondent une école d'art, participation britannique au mouvement de l'Art nouveau.
  - Auguste Rodin sculpte Balzac.
- Littérature :
  - L'écrivain anglais Rudyard Kipling publie Capitaines courageux.
  - L'écrivain anglais d'origine polonaise Joseph Conrad écrit Le nègre du Narcisse.
  - L'écrivain français André Gide écrit Les nourritures terrestres.
  - L'écrivain indien Rabindranath Tagore écrit ses Poèmes.
  - Le dramaturge français Edmond Rostand écrit Cyrano de Bergerac.
  - L'écrivain anglais Abraham Stoker écrit Dracula.
- Sciences & techniques :
  - 7 mars : Les frères Kellog inventent les corn-flakes.
  - 30 avril : Le physicien anglais Joseph John Thomson découvre l'électron.
  - 19 juin - L'anglais Percy Pilcher fait voler un planeur (hawk) équipé de deux roues de bicyclette formant le train d'atterrissage.
  - octobre - Clément Ader réalise le premier vol horizontal (300 mètres) avec « Avion III ».
  - L'ingénieur allemand Rudolf Diesel invente le moteur qui porte son nom.
  - Le médecin anglais Ronald Ross découvre le bacille de la malaria.
  - Le savant britannique Ernest Rutherford expose sa « structure de l'atome ».
  - Ouverture du premier métro américain à Boston.
  - Le savant américain John Jacob Abel isole l'adrénaline.
- Exploration :
  - L'alpiniste Mattias Zurbriggen est le premier à réussir l'ascension de l'Aconcagua, le point culminant des Andes.
  - L'explorateur belge Adrien de Gerlache est le premier à hiverner dans l'Antarctique à bord d'un bateau.

Naissances en 1897


- 2 janvier : Gaston Monnerville, homme politique français
- 17 janvier : Marcel Petiot, tueur en série français
- 19 mai : Frank Capra, réalisateur américain d'origine italienne
- 27 mai : John Douglas Cockcroft, physicien britannique
- 9 juillet : Jean Cassou, écrivain, français.
- 12 septembre : Irène Joliot-Curie, physicienne française
- 16 septembre : Georges Bataille, écrivain français
- 23 septembre : Paul Delvaux, peintre belge
- 25 septembre : William Faulkner, écrivain américain
- 3 octobre : Louis Aragon, écrivain et poète français
- 29 octobre : Joseph Goebbels, homme politique nazi
- Étienne Beothy, sculpteur hongrois

Décès en 1897


- 5 février : Antonio Canovas del Castillo, assassiné par un anarchiste pro-cubain.
- 3 avril : Johannes Brahms, compositeur (° 1833).
- 6 mai : Alfred Des Cloizeaux, minéralogiste français1817).
- 31 juillet : Auguste Lacaussade, poète français (° 1815).
- 10 août : James William Abert, officier et un explorateur américain1820).
- 16 décembre : Alphonse Daudet, écrivain français (° 1840).
- 19 décembre : Stanislas de Guaita, poète, occultiste français.
- Antoine d'Abbadie d'Arrast, savant et voyageur français (° 1810). __NOTOC__ ko:1897년 ms:1897 simple:1897 th:พ.ศ. 2440

1974

Cette page concerne l'année 1974 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 25 avril : Révolution des œillets au Portugal.
- 15 juillet : Coup d'État contre Mgr Makarions à Chypre.
- 20 juillet : Débarquement turc dans le nord de Chypre.
- 23 juillet : Effondrement du régime des colonels en Grèce et abolition de la monarchie en Grèce.
- 31 juillet : Entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Grecs et Turcs sur l'île de Chypre.
- Début du ministère travailliste d'Harold Wilson, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1976).
- Conflit gréco-turc sur l'île de Chypre.
- Malte devient une république.

France


- 26 janvier : Échec de la motion de censure déposée par la Gauche.
- 1 mars : Pierre Messmer, premier ministre, se succède à lui-même.
- 8 mars :
  - Inauguration de l'aéroport actuel Charles de Gaulle.
  - Manifestations étudiantes et lycéennes contre la loi Fontanet.
- 2 avril : Mort de Georges Pompidou, Président français. Alain Poher est président de la France par intérim
- 19 mai : élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République française.
- 27 mai : Jacques Chirac Premier ministre.
- 5 juillet :
  - La majorité civique passe de 21 à 18 ans.
  - Françoise Giroud, femme politique, entre au gouvernement à la tête du nouvellement créé secrétariat d'État à la condition de la femme.
  - La première décision du tout nouveau secrétariat d'état aux travailleurs immigrés est de suspendre l'immigration des travailleurs non-européens.
- 16 juillet : Création d'un secrétariat d'État à la condition féminine.
- 23 juillet : Éclatement de l'ORTF.
- 17 août : Second rassemblement le 17 et 18 août au Larzac contre l'extension du camp militaire: plus de 100 000 personnes se rendent sur le Causse
- 15 septembre : Réalisation du dernier des essais nucléaires français atmosphériques.
- 21 octobre : Réforme de la saisine du conseil constitutionnel (60 sénateurs, ou 60 députés).
- En octobre, grève des PTT (octobre-décembre).
- 15 décembre : Jacques Chirac prend le contrôle de l'UDR.
- 20 décembre : Vote de la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse (avortement ou IVG).
- Accélération du programme nucléaire français : 16 unités envisagées (Messmer).

URSS


- 13 février : Expulsion d'Alexandre Soljenitsyne, suite à la publication de l'archipel du goulag.
- Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature, est déchu de sa nationalité russe et expulsé.
- 18 décembre : L'URSS reçoit la clause de la nation la plus favorisée.

Afrique


- 10 septembre : Le Portugal accorde l'indépendance à la Guinée-Bissau.
- 6 septembre : Accord sur l'indépendance du Mozambique.
- 12 septembre : Haïlé Selassié, le Négus ou empereur d'Éthiopie, est renversé par l'armée, mise en place d'un régime communiste.
- 30 novembre : Découverte de Lucy (anthropologie)

Asie & Monde indien


- 16 mai : Première explosion atomique indienne.
- Reconnaissance par le Pakistan de la république du Bangladesh.

Amériques


- 7 février : Indépendance de la Grenade.
- Brésil, l'après choc pétrolier marque la fin de l'embellie économique, le retour de l'inflation, alors que l'endettement asphyxie le pays. Les généraux sont discrédités.

États-Unis


- 8 août : Démission de Richard Nixon, remplacé par le vice-président Gerald Ford, à la suite du scandale du Watergate, Nelson Rockefeller vice-président.
- Début de la présidence républicaine de Gerald Ford aux États-Unis (fin en 1977).

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabo-musulman


- 18 janvier : Accord entre Israël et Égypte le long du canal de Suez.
- 13 novembre : Yasser Arafat est reçu à l'ONU, l'OLP reçoit le statut d'observateur, et le peuple palestinien se voit reconnaître par l'assemblée générale le droit « à la souveraineté et à l'indépendance nationale ».

Arts et lettres


- Janvier : sortie de Dungeons & Dragons, le premier jeu de rôle écrit par E. Gary Gygax.
- 13 février : Expulsion d'Alexandre Soljenitsyne, suite à la publication de l'archipel du goulag.
- Premier festival de la bande dessinée à Angoulême.

Cinéma


- Conversation secrète de Francis Ford Coppola remporte le Grand Prix du Festival de Cannes.
- Dino Risi réalise Parfum de femme.
- Le Parrain (2 époque) de Francis Ford Coppola remporte l'Oscar du meilleur film.
- Roman Polanski réalise Chinatown.

Sciences et techniques


- 16 mai : Première explosion atomique indienne.
- Accélération du programme nucléaire français : 16 unités envisagées (Mesmer).
- Découverte des premières particules charmées.
- La sonde américaine Mariner 10 photographie Vénus avant de continuer sa route vers Mercure.
- Le protocole TCP est proposé par Cerf et Kahn.
- Les astronautes américains Gibson, Carr et Pogue regagnent le sol à l'issue de la plus longue mission du programme Skylab (84 jours).
- Les premiers systèmes experts sont médicaux et voient le jour à l'université de Stanford.
- Invention de la carte à puce par Roland Moreno.
- Découverte de Lucy en Ethiopie : Australopithèque de plus de 3 millions d'années

Sports


- Coupe du monde de football en Allemagne
- 30 octobre : Dans le stade de Kinshasa, Mohamed Ali, alias Cassius Clay, bat George Foreman par KO au 8e round, et devient champion du monde des poids lourds

Divers/incertain


- 19 janvier : Incidents sur les îles Paracel.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au japonais Eisaku Sato et à l'Irlandais Sean MacBride
- 8 mars : Inauguration de l'aéroport Charles de Gaulle.
- Inauguration du Palais des Congrès à Paris.

Naissances en 1974


- 26 février : Sébastien Loeb, Pilote de rallye français
- 18 avril : Olivier Besancenot, homme politique français
- 25 avril : le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, aîné des Capétiens et chef de la maison de France
- 29 avril : Anggun, chanteuse indonésienne francophone.
- 16 mai : Laura Pausini, chanteuse italienne
- 27 mai : Vanessa Blue, actrice porno états-unienne
- 7 juillet : Doc Gyneco, chanteur de rap français
- 18 novembre : Petter Solberg, Pilote de rallye norvégien voir aussi : :Catégorie:Naissance en 1974

Décès en 1974


- 27 janvier : Henry de Monfreid, écrivain et navigateur
- 8 février : Fritz Zwicky, astrophysicien suisse
- 2 avril : Georges Pompidou, Président français
- 18 avril : Marcel Pagnol, écrivain, producteur et réalisateur français
- 24 mai : Duke Ellington, jazzman
- 3 juin : Gino Cervi, acteur italien
- 11 juin : Julius Evola, penseur italien
- 22 juin : Darius Milhaud, compositeur, membre Les Six
- 1 juillet : Juan Peron, président argentin
- 6 juillet : Francis Blanche, acteur, scénariste et réalisateur français, (° 1921).
- 24 juillet : James Chadwick, physicien britannique
- 26 août : Charles Lindbergh, aviatieur américain
- 4 septembre : Marcel Achard, écrivain et réalisateur français
- 24 octobre : David Oïstrakh, violoniste russe
- 13 novembre : Vittorio De Sica, acteur et réalisateur italien
- 25 novembre : Nick Drake, auteur, compositeur, interprète voir aussi : :Catégorie:Décès en 1974

Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel

Gunnar Myrdal et Friedrich Hayek __NOTOC__ Catégorie:1974 als:1974 ja:1974年 ko:1974년 ms:1974 simple:1974 th:พ.ศ. 2517

Zinoviev

Zinoviev Grigori Evseïevitch Radomylsky, dit "Zinoviev" (1883-1936) Militant bolchevique après sa rencontre avec Lénine, en Suisse, en 1903. Il joue un rôle important dans l'organisation du Parti à Saint-Petresbourg, après l'échec de la révolution de 1905. Poursuivi par la police, il quitte la Russie de 1908 à 1917. En mai 1917, il rentre en Russie avec Lénine, mais s'oppose, avec Kamenev au soulèvement armé préparé par Lénine. Il fut à la tête de la IIIe Internationale (Komintern), dés sa création, en 1919. Zinoviev contribua fortement à évincer Trotski du pouvoir en 1921 et constitua pendant la longue maladie de Lénine une "troïka" avec Kamenev et Staline. Il se rapprochera tardivement de Trotski, en 1926, formant avec Kamenev la "troïka des purs". hostile à la NEP et favorable à l'instauration du socialisme dans plusieurs pays à la fois. Grâce à l'épuration énergique de Kirov, il perdit le soutien du soviet de Leningrad en 1926 et dut abandonner la direction de l'Internationale et fut exclu du parti communiste en 1927. Réintégré en 1929, exilé en 1935. Accusé de complicité dans l'assasinat de Kirov, il fut la principale victime du premier grand procés de Moscou, condamné à mort et exécuté en août 1936. Catégorie:Histoire de Russie Zinoviev Catégorie:Parti communiste Zinoviev Zinoviev, Grigory Ievseïevitch ja:グリゴリー・ジノヴィエフ

URSS

L'Union des républiques socialistes soviétiques (Союз Советских Социалистических Республик), ou lUnion soviétique, ou URSS (СССР (prononcer "essessserre") en russe), était un État qui exista de 1922 jusqu'à sa dissolution en 1991. L'URSS s'étendait de la mer Baltique à la mer Noire et à l'océan Pacifique, c'est-à-dire toute la partie nord de l'Eurasie, et reprenait à peu près le territoire de l'ancienne Russie impériale, à l'exception notable de la Pologne et de la Finlande. Le territoire de l'URSS varia dans le temps, et était composé, avant sa dissolution, de 15 républiques. La Russie était, de loin, la plus importante de ces républiques, tant du point de vue de sa surface que de sa population et est actuellement considérée comme l'héritière de l'URSS du point de vue diplomatique. La formation de l'URSS fut le résultat de la révolution russe de 1917, qui mit fin au règne du Tsar Nicolas II. L'organisation politique du pays était définie par le seul parti autorisé, le Parti Communiste de l'Union Soviétique. Le capitalisme d'État fut le régime qui caractérisa le pays de sa naissance à sa dissolution.
Les facteurs ayant provoqué la fin de l'Union soviétique furent essentiellement la dégradation de l'économie alliée à l'émergence de forces démocratiques et centripètes dans l'Union, auxquelles le régime essentiellement centralisateur et bureaucratique fut incapable de trouver une réponse.

Géographie de l'URSS

Durant son existence, l'URSS était sans doute le pays/empire le plus étendu que le monde ait jamais connu (22 402 200 km²), à l'exception possible de l'Empire mongol à son apogée. C'était également l'un des pays les plus variés, avec plus de 100 ethnies différentes présentes sur son territoire. La population totale était estimée à 288 millions en 1990. L'Union soviétique était si étendue que, même après son effondrement, la Russie - qui succéda à l'URSS - demeure le pays le plus étendu du monde (devant le Canada), et reste un pays très diversifié, avec des dizaines de minorités telles que les Tatares, les Oudmourtes et bien d'autres ethnies non russes.

Histoire de l'URSS

La Révolution russe et l'entre-deux guerres

Des révolutions à la guerre civile (1917-1921)

Dès le , la Russie tsariste connaît une agitation révolutionnaire qui va en s'aggravant après 1905 et la défaite russe dans le cadre de la Guerre russo-japonaise. L'agitation politique culmine en 1917 suite aux pénuries causées par la Première Guerre mondiale et aboutit à la chute du gouvernement impérial et à l'abdication de Nicolas II en mars 1917 suite à la Révolution de février.
Malgré la mise en place d'un gouvernement à visées démocratiques, l'agitation continue. Les bolchéviques, parti révolutionnaire représentant les soviets et mené par Lénine, renversèrent le gouvernement provisoire lors de la Révolution d'octobre1917.
Pendant la période entre 1917 et 1922, l'empire se scinda en républiques "soviétiques" dont le principe de fonctionnement était le centralisme démocratique basé sur les soviets. L'organe législatif était le soviet suprême tandis que le pouvoir exécutif était entre les mains du bureau politique du parti bolchévique (le Politburo). La plus importante des républiques, et celle qui se considérait comme l'héritière de l'empire, était la république socialiste soviétique de Russie, qui recouvrait le territoire actuel de la Russie et dont le politburo était formé par Lénine, Trotsky, Staline, Kamenev et Nikolai Krestinsky, Lénine en étant le véritable leader. La jeune république bolchévique décida de se sortir de la Première Guerre mondiale en concluant une paix séparée avec l'Allemagne. Un armistice conclu en décembre 1917 aboutit au traité de Brest-Litovsk en mars 1918 qui consacrait en pratique la défaite de la Russie qui cédait au vainqueur la majeure partie de l'Ukraine, la Biélorussie, les Pays baltes et la Pologne (la majorité des territoires cédés seront récupérés après la défaite allemande, sauf les Pays baltes et la Pologne).
Le pouvoir des bolchéviques était cependant fragile, et jusqu'en 1921, la guerre civile combinée à l'intervention ouverte des états occidentaux fit rage, provoquant des millions de morts.
Le communisme de guerre (1918-1921)
Pour faire face aux problèmes posés par la guerre civile et l'offensive militaire de pays étrangers (Allemagne, Angleterre, France), et afin d'assurer l'approvisionnement des villes et de l'armée, Lénine décrète le "communisme de guerre", dont les mesures essentielles sont :
- Nationalisation des industries et du commerce
- Production planifiée de manière centralisée par le gouvernement
- Stricte discipline pour les travailleurs (les grévistes pouvaient être fusillés)
- Travail obligatoire des paysans
- Interdiction de l'entreprise privée
- Réquisition de la production agricole au-delà du minimum vital pour les paysans
- Rationnement et centralisation de la distribution de nourriture Les éléments de la dictature se mettent aussi en place à cette époque :
- Création de l'Armée rouge : recrutés d'abord sur la base du volontariat, les soldats subissent ensuite la conscription
- Mise en place d'une police politique et de tribunaux d'exception, chargés d'arrêter et de juger les ennemis du régime et les "blancs" (partisans de la monarchie)
- Le parti communiste devient peu à peu parti unique
- La censure de la presse et de la radio, qui tombent dans les mains du parti
- La IIIe Internationale (ou Komintern) devient l'instrument du pouvoir. Les partis communistes étrangers doivent être inféodés à Moscou et obéir aveuglément. Les révolutions de 1919 en Allemagne et en Hongrie, ainsi que les grèves dans la plupart des pays européens font penser aux soviétiques que la Révolution devient mondiale. Mais l'écrasement des Spartakistes et la démission de Bela Kun mettent fin à ces espoirs. Grâce au communisme de guerre, Lénine et le parti communiste parviennent à se maintenir au pouvoir. Ils remportent la guerre civile et le danger d'une restauration monarchique est écarté.
La police politique
La survie de l'État dépendait beaucoup d'une surveillance de ses citoyens par la police politique. Dès 1917, la Tcheka fut fondée, pour prendre ensuite les noms de GPU (Guépéou), OGPU, MVD (
Ministerstvo Vnutrennih Del), NKVD (Narodnyi Komissariat Vnutrennih Del), et finalement KGB (Komitet Gosudarstvennoi Bezopasnosti). La police politique était chargée de liquider les "poux" et autres "agents capitalistes" avec des méthodes expéditives. Elle était aussi chargée de la traque des dissidents, de leur expulsion du parti et de leur jugement pour activités contre-révolutionnaires.

La naissance d'une nation (1921-1924)

Naissance de l'URSS
L'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) naît en 1922. Une constitution est rédigée en 1924 ; elle regroupe plusieurs républiques correspondant à un peuple. L'URSS était un État fédéral dans lequel chaque république est égale en droits. Les organes fédéraux soumis au Parti communiste contrôlent la défense, le commerce extérieur et les transports. Dans les faits la Tchéka et l'Armée Rouge surveillent étroitement ces républiques dont les présidents sont désignés par Moscou.
Les soviets
Le Parti Communiste de l'Union Soviétique (PCUS) devint rapidement le seul parti légal. Le pays était théoriquement gouverné par des
soviets élus démocratiquement au niveau régional et local. Néanmoins, en pratique, chaque niveau de gouvernement était dirigé par la branche correspondante du parti communiste (nomenklatura). La plus haute autorité législative était le Soviet suprême. Le plus haut organe exécutif était le Politburo.
La NEP (1921-1929)
Après la guerre civile (1921) et les nationalisations, le pays se trouve dans une situation humaine et économique désastreuse. La famine sévit (5 millions de morts) et les paysans se soulèvent contre les réquisitions. Lénine décide alors d'abandonner les nationalisations dans l'agriculture, et met en œuvre la NEP ou Nouvelle Politique Économique, d'essence capitaliste (celle-ci donnant droit à une propriété privée). Les réquisitions sont remplacées par un impôt en nature peu élevé.
Pour expliquer le passage à la NEP, Lénine dit que "[le pays] n'était suffisamment civilisé pour le socialisme", se référant au fait que la Russie était encore une société essentiellement agraire avec une base industrielle encore faible et ne correspondait donc pas aux critères permettant le socialisme. La NEP devait également rassurer les pays occidentaux capitalistes. La NEP atteint les résultats escomptés en permettant à l'économie de se relever des résultats désastreux de la guerre. La famine rampante disparut virtuellement et la classe paysanne s'enrichît. Les paysans aisés sont appelés les koulaks ; dans les agglomérations, les nepmen constituent une bourgeoisie riche.
La NEP était généralement considérée comme étant une mesure provisoire et était extrêmement critiquée par les marxistes purs du parti bolchévique. Ces derniers voyaient la NEP comme une trahison des principes socialistes et voulaient une économie intégralement planifiée.
Il semble que Lénine considérait que la NEP devrait être maintenue, mais à l'approche de sa succession, les oppositions au sujet de la NEP cristallisèrent les oppositions au sein du politburo.

La succession de Lénine (1922-1929)

Dès 1922, la santé de Lénine décline suite à des attaques cérébrales. La lutte pour le pouvoir opposa principalement Staline (que Lénine n'appréciait pas et redoutait même) et Trotsky (un "vieux de la vieille") notamment au sujet de la NEP. Le pouvoir se trouva peu à peu concentré dans les mains de Joseph Staline qui écarta Léon Trotski qui finit par être exilé. Il fut assassiné par un agent stalinien au Mexique en 1940. Après avoir réussi à éliminer toute opposition au sein du parti, Staline devint le dirigeant suprême de l'Union soviétique de 1929 à 1953, année de sa mort. Du point de vue politique, ce fut une période de dictature totalitaire.

Collectivisation et Planification économiques (A partir de 1929)

Abandon de la NEP
Staline ne forgea pas immédiatement sa doctrine au sujet de la NEP. Sans doute est-il exact de dire que ses changements d'opinion tenaient plus de la tactique politique que de la doctrine, ce qui lui permit de se débarrasser des uns et des autres.
En définitive, la "richesse" des Nepmen et des Koulaks l'amena à les considérer comme une nouvelle classe capitaliste rendue responsable de l'augmentation du chômage et de l'inflation.
Staline finit par se forger une doctrine qui excluait l'économie de marché tout en se concentrant sur le développement économique et industriel du pays.
La collectivisation des campagnes
À partir de 1929, Staline décide de supprimer la propriété privée dans les campagnes : le bétail, les outils, les terres doivent être mises en commun. Les moyens de production agricole sont regroupés dans les kolkhozes ou dans des sovkhozes.
Cette collectivisation forcée provoque des résistances : plutôt que donner leurs troupeaux, les paysans les abattent pour les consommer immédiatement. Face à ces émeutes, Staline accorde à chaque kolhozien un lopin de terre. Les koulaks doivent être éliminés en tant que classe. Entre 1929 et 1935 plus de deux millions de paysans sont déportés. Leurs biens sont confisqués.
La planification de l'économie
Il s'agissait de prévoir les activités économiques selon des plan quinquennaux et qui fixaient les objectifs obligatoires de production. Ces plans quinquennaux donnaient la priorité aux industries lourdes en laissant de côté les industries de consommation.
L'industrialisation de l'URSS
La Russie du début du XX siècle était encore très rurale et agricole. Staline voulait développer l'industrie lourde et faire de l'URSS une puissance économique majeure. Les moyens utilisés sont ceux d'une économie planifiée et centralisée et d'une organisation politique totalitaire :
- quotas extrêmement durs à remplir : les mineurs travaillaient de 16 à 18 heures par jour
- sanctions dures en cas de non réalisation des quotas, pouvant aller jusqu'à l'accusation de trahison
- utilisation de la main d'œuvre gratuite des prisonniers des goulags. Ils construisent des barrages (sur le Dniepr), des canaux (entre la mer Baltique et la mer Blanche ; canal Moscou-Volga ; canal Volga-Don). Les villes de Vorkouta, Norilsk, Komsomolsk, Bratsk, Balkhach et Magadan sont construites par les détenus.
- création de combinats industriels en Ukraine, dans l'Oural et en Sibérie.
- sanctions contre les mauvais ouvriers : instauration du livret ouvrier dès 1938 qui comptabilisait les retards et les absences. Selon certaines estimations, 127 000 travailleurs payèrent de leur vie la mise en place du premier plan quinquennal (de 1928 à 1932). Par ailleurs, l'allocation prioritaire des ressources à l'industrie, combinée à la diminution de la productivité agricole, provoqua de nouvelles famines. Le plan quinquennal fut cependant "bouclé" en 4 ans. De 1928 à 1932, la production de charbon avait doublé, celle d'acier avait triplé. Bilan de la politique économique en 1939 En dix ans, l'URSS a accompli un bond remarquable du point de vue industrialisation au détriment de la production insuffisante de biens de consommation et d'un niveau de vie médiocre de la population. Suite au second plan quinquennal, la production d'acier a grimpé à 18 millions de tonnes, celle de charbon à 128 millions de tonnes. Avant son interruption par la guerre, le troisième plan avait permis d'atteindre 18 millions de tonnes d'acier et 150 millions de tonnes de charbon. Certains estiment que sans cette industrialisation forcée, l'histoire de la seconde guerre mondiale aurait été différente.

la dictature de Staline (1929-1953)

Staline mît en place un système totalitaire sur lequel il régnait en despote absolu et reposant sur deux piliers : la propagande, mettant en œuvre une véritable culte de la personnalité (il était appelé le "petit père des peuples") et la répression, s'appuyant notamment sur Le NKVD, police politique toute-puissante.
Selon certaines estimations, entre 1921 et 1954, 3,7 millions de personnes furent condamnées pour des crimes contre-révolutionnaires; parmi eux, 600 000 furent condamnés à mort, 2,4 millions emprisonnés ou envoyés dans des camps de travail (les Goulags), et 800 000 condamnés à l'expatriation.

La Seconde Guerre mondiale - La grande Guerre Patriotique

L'industrialisation à marche forcée contribua à la victoire de l'URSS sur l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale (connue, en Union Soviétique et en Russie, comme la "Grande Guerre Patriotique"). L'Armée rouge réussit à arrêter l'avance à l'est des armées du Reich. Quoique l'Union Soviétique ait reçu d'importantes aides en armes et matériels des États-Unis, sa production de matériel de guerre était plus importante que celle de l'Allemagne du fait de l'importante augmentation de la production industrielle entre les deux guerres.

Le pacte Germano-soviétique et le déclenchement de la guerre

Afin d'assurer l'influence soviétique sur l'Europe de l'est, Staline conclut, le 23 août 1939, le Pacte Molotov-Ribbentrop avec l'Allemagne nazie. Il s'agissait d'un pacte de non-agression qui contenait une annexe secrète attribuant l'est de la Pologne, la Lettonie, l'Estonie et la Finlande à l'Union Soviétique, tandis que l'ouest de la Pologne et la Lituanie étaient attribués à l'Allemagne.
L'Allemagne envahit la Pologne le 1er septembre, l'Union Soviétique suivant le 17. La Finlande ayant rejeté les prétentions territoriales de l'URSS, celle-ci envahit la Finlande le 30 novembre. La campagne fut difficile, mais par une paix signée à Moscou le 12 mars 1940, l'URSS obtenait l'annexion de la Carélie. Suite au déclenchement de cette guerre, l'URSS avait été expulsée de la Société des Nations le 14 décembre 1939.

Opération Barbarossa

Le 22 juin 1941, l'Allemagne rompt le pacte de non-agression et attaque l'Union Soviétique. L'invasion nazie prit l'URSS par surprise et dans un état de relative impréparation. Certains historiens estiment que les Grandes purges des années 1936-1938, au cours desquelles 40 000 officiers auraient été emprisonnés ou liquidés, ne sont pas étrangères aux premières difficultés de l'Armée rouge. Les troupes du Reich atteignirent les environs de Moscou en décembre 1941, mais avaient atteint leur extension maximale, des troupes devant aller consolider le flanc sud de l'attaque.

Le tournant de la guerre

Le tournant de la campagne fut la Bataille de Stalingrad en 1942 et 1943, que l'Armée rouge remporta après avoir perdu un million d'hommes. L'armée rouge avait dès lors repris l'initiative, surtout après la Bataille de Koursk en juillet 1943, et commença à regagner du terrain sur l'armée allemande. En avril 1945, l'Armée rouge pénètre Berlin, le 30 avril le drapeau rouge flotte sur le Reichstag, et la capitulation sans condition est signée le 8 mai.

L'impact et les suites de la guerre

L'URSS supporta l'essentiel de l'effort de guerre sur le théâtre d'opérations européen jusqu'à ce que les Alliés ouvrent un second front en Europe suite au débarquement en Sicile, en 1943, et en Normandie. Environ 28 millions de soviétiques perdirent la vie, parmi lesquels 17 millions de civils, et les infrastructures du pays avaient été virtuellement annihilées. Ceci explique peut-être partiellement l'attitude des soviétiques après la guerre, déterminés à punir les peuples ayant collaboré avec l'Allemagne et à occuper d'importants territoires. Des millions de lithuaniens, lettons, géorgiens, ukrainiens et autres minorités ethniques furent massivement déportés dans des goulags en Sibérie. Pendant la guerre, les négociations entre les Alliés aboutissent à la mise en place de deux zones d'influences, suivant les accords de Yalta et de Potsdam. L'Union soviétique met en place des régimes dits de « Démocraties populaires », qui lui sont dévoués dans les pays d'Europe centrale, y compris dans la partie de l'Allemagne sous son contrôle. La ligne frontière séparant cet ensemble de pays de l'Europe occidentale, et dénommée par les occidentaux Rideau de fer, est par la suite le théâtre de la Guerre froide

L'après guerre

La Guerre froide

Depuis 1945 et quasiment jusqu'à sa chute, l'Union soviétique sera opposée aux États-Unis dans ce qu'on appellera la Guerre froide, chacun des protagonistes essayant d'augmenter sa sphère d'influence au détriment de l'autre, et souvent des pays concernés.
L'URSS avait réuni, dans tout l'est de l'Europe, un ensemble de pays satellites (Tchécoslovaquie, République démocratique allemande, Hongrie, Pologne, Roumanie, Bulgarie, Albanie). Ces pays étaient regroupés au sein du Pacte de Varsovie. Les États-Unis avaient formé, avec l'Europe de l'Ouest, l'Organisation du Traité de l'Atlantique nord (OTAN).
Outre l'Europe, l'URSS et les États-Unis s'opposaient, souvent par "mouvements de libération" interposés, dans divers endroits du monde, notamment en Amérique du Sud et en Afrique.

La succession de Staline (Khrouchtchev)

Après la mort de Staline en mars 1953, Nikita Khrouchtchev devint Premier Secrétaire du Comité Central du Parti tandis que Gueorgui Malenkov devient premier ministre. Beria, le chef du NKVD, qui pouvait prétendre à la succession est arrêté en juin 1953 et exécuté peu de temps après, en décembre 1953. La nouvelle direction du pays déclara une amnistie pour certaines catégories de prisonniers et relâcha quelque peu le carcan qui enserrait les libertés publiques. Khrouchtchev consolida peu à peu son pouvoir personnel et pendant le 20 congrès du Parti Communiste, il prononça, le 25 février 1956, un discours sur "le culte de la personnalité et ses conséquences" au cours duquel il dénonça le culte de la personnalité entretenu par Staline ainsi que la dictature qu'il avait fait subir à l'URSS et les crimes de cette période. L'impact de ce discours fut immense et détruisit la légitimité des staliniens qui lui étaient encore opposés. S'ensuivirent de nouvelles mesures de démocratisation de la vie publique, la libération de dissidents, et la mise en place d'une économie plus favorable aux biens de consommation par rapport aux plans quinquennaux précédents. La même année, les troupes soviétiques réprimèrent dans le sang la révolution hongroise : de 25 000 à 50 000 Hongrois et 7 000 soldats de l'Armée rouge perdirent la vie, tandis que près de 250 000 Hongrois quittaient le pays. Cet événement fut, pour l'opinion occidentale favorable à l'Union Soviétique et au communisme, un premier choc sérieux. Khrouchtchev dut encore se défendre en 1957 contre les menées de staliniens voulant remettre son pouvoir en place, mais il les défit. On nota cependant que les prétendants écartés ne furent pas exécutés, comme du temps de Staline, mais simplement éloignés. Khrouchtchev devint enfin Premier Ministre le 27 mars 1958. La période de 10 ans qui suivit confirma cette nouvelle tendance : le pouvoir politique avait pris le pas sur la coercition pure et simple, le parti reprenant le rôle premier par rapport à la police secrète et à l'armée. Au cours de cette période, également, l'URSS confirma sa place de super puissance et défiait les États-Unis, souvent sur leur propre terrain. Cuba, pays socialiste supporté par l'URSS, devint le centre de cette opposition lors de la Crise des missiles de Cuba en octobre 1962. En 1957, les soviétiques envoyèrent dans l'espace le premier satellite artificiel, Spoutnik et le premier être vivant dans l'espace, Laïka. En 1961, Youri Gagarine, fut le premier homme dans l'espace, et en 1963, Valentina Tereshkova la première femme. Sans doute partiellement à cause de l'affaire des missiles, Khrouchtchev fut déposé lors d'une réunion du Comité Central du Parti le 13 octobre 1964.

Léonid Brejnev

Suite au départ de Khrouchtchev, Brejnev devient premier secrétaire du parti, Alexeï Kossyguine premier ministre et Anastase Mikoyan chef de l’État. Sous Brejnev, le régime soviétique se durcit à nouveau, la police politique (le KGB), dirigée par Iouri Andropov retrouvant la plus grande partie du pouvoir dont elle avait joui sous Staline, cependant sans les excès les plus terribles. Une des crises les plus graves de l'époque de Brejnev fut celle du Printemps de Prague en 1968, lorsque les tentatives de la Tchécoslovaquie d'introduire un "socialisme à visage humain" finit par être réprimée par l'Armée rouge, sans toutefois les excès de la répression de la révolution hongroise. Sur le plan international, le règne de Brejnev fut marqué par une certaine détente avec les États-Unis (avec notamment la signature de traités de limitation des armes et le traité d'Helsinki). En décembre 1979, Brejnev intervint en Afghanistan pour soutenir le régime communiste en place. Cet événement mit un coup de frein à la détente, provoquant un embargo par les États-Unis, la fourniture d’armements aux rebelles talibans et le boycott des Jeux Olympiques de Moscou en 1980. En mars 1982 Brejnev souffrit d'une crise cardiaque. Son pouvoir n’était plus que fantomatique et il mourut en novembre.

L'interrègne, Mikhaïl Gorbatchev et la chute de l'empire

Après la rapide succession de Iouri Andropov (1982-1984) et de Konstantin Tchernenko (1984-1985), deux vieillards dans la droite ligne de Brejnev, Mikhaïl Gorbatchev, un énergique dirigeant de 53 ans, devint Premier Secrétaire du Parti. Constatant la déliquescence du pays et de son économie, Gorbatchev tente tout d'abord de sortir son pays de l'impasse que devient la guerre froide. En effet, Ronald Reagan avait lancé un réarmement massif des États-Unis en orientant sa recherche et ses investissements vers des types d'armement à très haute valeur technologique, entraînant ainsi l'URSS, sous peine d'obsolescence, dans une course rapide qu'elle ne pouvait que perdre vu son retard technologique et son économie en grave crise. Gorbatchev initia donc avec Reagan une série d'initiatives qui aboutirent à une détente certaine et à la signature d'accords de désarmement. Gorbatchev obtint le Prix Nobel de la paix pour ces efforts en 1990. Cette époque fut marquée par la chute du Mur de Berlin. Se débarrasser de cette contrainte externe n'était cependant pas suffisant, et sans abandonner le dogme central du socialisme, Gorbatchev lança la Glasnost ("transparence", politique d'informations libres) et la Perestroïka ("restructuration", nouvelle politique sociale et économique), cherchant une voie intermédiaire entre les "traditionalistes" attachés au régime (la nomenklatura) et les "réformistes", tels Boris Ieltsine qui lui reprochaient la lenteur des réformes. Pourtant il était trop tard, et Gorbatchev ne réussit pas à corriger les failles qui minaient l'état depuis des décennies. En juin 1990, Boris Ieltsine, Président du Soviet Suprême de la république de Russie déclara la souveraineté de la Russie et démissionna du parti communiste. En août 1991, un putsch mené par des membres du gouvernement opposés aux réformes montra à quel point la position de Gorbatchev s'était fragilisée. Le complot échoua en partie grâce à l'intervention de Boris Ieltsine, le président de la république de Russie qui confirma de ce fait sa position de chef de file des réformistes. Au cours de l'automne 1991, tandis que les républiques constituante de l'URSS proclamaient, l'une après l'autre, leur indépendance sans que Gorbatchev se résolve à -ou ait la possibilité de- s'y opposer par la force, le gouvernement Russe prit peu à peu l'ascendant, reprenant, ministère par ministère les fonctions auparavant assurées par l'Union. Ainsi, Gorbatchev tout en étant président de l'Union Soviétique perdait peu à peu prise. En novembre 1991, le Président Russe Boris Ieltsine publia un décret qui interdisait le Parti Communiste d'Union Soviétique sur le territoire de la république de Russie. Le 8 décembre 1991, les chefs de la Russie, de l'Ukraine et de la Biélorussie publièrent une déclaration selon laquelle l'Union Soviétique était dissoute et remplacée par la Communauté des États indépendants (CEI). Gorbatchev était encore Président, mais sans pays et son pouvoir ne signifiait plus rien. Le 25 décembre 1991, Gorbatchev remit sa démission en tant que président de l'Union Soviétique et remit ses pouvoirs à Boris Ieltsine. Le jour suivant, l'Union Soviétique était officiellement dissoute.

Communauté des États indépendants

La Communauté des États indépendants, créée en décembre 1991, a comme membres les républiques suivantes : Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Kazakhstan, Kirghizstan, Moldavie, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan, Turkménistan, Ukraine et Géorgie. Il s'agit d'une union dont le projet ressemble à celui de l'Union Européenne sans que celui-ci ait beaucoup avancé.

Les nationalités en URSS

I. Introduction Peuplement : surtout à l'ouest (Europe) et au sud (Asie centrale). L'énorme espace de la Sibérie (13 millions de km2) est peu peuplé (25 millions d'habitants), mais présente un intérêt stratégique et économique considérable. Son peuplement est récent (20è siècle) et il est lié au système de camps de travaux forcés (appelé "Goulag"). Il s'agit d'un peuplement essentiellement slave le long de l'axe de chemin de fer du transsibérien. Système fédéral soviétique On a longtemps confondu "Russes" et "Soviétiques" (comme on confond souvent "Anglais" et "Britanniques", sans égards pour les Irlandais et les Ecossais). Les événements de ces dernières années ont contribué à dissiper cette confusion : les Russes n'étaient qu'une des nombreuses nationalités qui peuplaient l'URSS. Un "Soviétique" était un citoyen de l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques ) 1° organes centraux LEGISLATIF : L'Union possédait un parlement : le Soviet suprême, composé de deux chambres élues au suffrage universel : a) le Soviet des nationalités : chaque RSS (voir définitions plus loin) envoie 32 députés; chaque Région autonome 5 députés, et chaque District autonome 1 député) EXECUTIF : le président contrôle le conseil des ministres dirigé par le premier ministre. En URSS, les institutions de l'Etat étaient soumises au contrôle étroit du "Parti", c'est-à-dire le Parti Communiste d'Union Soviétique (PCUS). Ce contrôle était inscrit dans la Constitution soviétique. 2° Organisation fédérale a) L'URSS était composée de quinze REPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIETIQUES, en abrégé : RSS correpondant aux quinze nationalités les plus importantes. La plus importante de ces quinze républiques, tant par la taille que par le nombre d'habitants était la République socialiste fédérative soviétique de Russie, en abrégé : RSFSR. b) Cette division n'est en fait pas suffisante pour rendre compte de la complexité du système : a l'intérieur des RSS on a découpé : - 20 REPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIETIQUES AUTONOMES ou RSSA (16 en RSFSR, 1 en Ouzbekistan, 2 en Géorgie, 1 en Azerbaïdjan) : il convient de ne pas les oublier : des conflits ethniques à ce niveau se sont produits (exemple : la RSSA d'Ossétie du sud en Géorgie) - 8 REGIONS AUTONOMES - 10 DISTRICTS AUTONOMES (tous en RSFSR) Ce découpage était fait suivant des critères de nombre d'habitants. 3° Problématique des nationalités - l'examen des cartes montre que ce système formait une véritable mosaïque, très fragile. - il existait des tensions entre les Russes et les autres nationalités qui craignaient l'hégémonie russe - il existait une multitude de tensions entre les différentes nationalités (exemples : Arméniens/Azéris, Moldaves/ Gagaouzes, Géorgiens/Ossètes, etc.) - il existait une relation ambivalente entre les Russes et les nationalités slaves non-russes (les Ukrainiens et les Biéolorusses ) : il s'agit des trois républques à s'être engagées les premières dans la CEI (Communauté des Etats Indépendants - voir plus loin : IV. Désagrégation de l'Union soviétique ) - S'ajoutent à ces tensions les motivations politiques et économiques de l'Etat central. II. Histoire de la formation de l'Union soviétique ---------------------------------------------- Le problème posé par les nationalités en URSS ne s'explique que par le long de processus de formation de cet Etat. A. Des origines de la Russie à 1917 10è-11è s.Etat de Kiev (fondé par les Varègues, c'es-à-dire des Vikings appelés aussi "Rous") qui regroupe les Slaves de l'est. - chrétien de rite orthodoxe - importance des relations nord-sud : relations Baltique-Mer noire (=route commerciale vers Byzance) - fondation de Novgorod 12è s. déclin de l'Etat de Kiev. L'expansion du servage fait fuir les paysans vers le Nord-est. Création de villes nouvelles, parmi lesquelles Moscou (1141) 13è s. 1223 : invasion mongole (Khanat de la Horde d'Or). Les Mongols sont appelés "Tatars" par les Russes. 1240 : destruction de Kiev Les princes russes deviennent les vassaux des khans tatars attaques venant de l'ouest :féodaux catholiques suédois, allemands (chevaliers teutoniques qui considèrent les Russes orthodoxes comme des hérétiques L'expansion des chevaliers teutoniques est arrêtée à la bataille du lac Peipus. 14è s. Constitution d'un grand état-polono-lituanien, qui constituera logntemps un obstacle à l'expansion russe 15è s. affaiblissement définitif de la puissance des Tatars. Puissance grandissante des princes du petit état de Moscou. Le grand-duc Ivan III détruit la ville rivale de Novgorod. Après la chute de Constantinople, Moscou devient la capitale de la Chrétienté orthodoxe. 16è s. Le grand-duc Ivan IV "le Terrible" (1533-1584) est le premier à porter le titre de Tsar. - Il lance des offensives contre les Tatars de la Volga : il conquiert Kazan (1554) et Astrakhan (1556) (=territoire de l'actuelle RA de Tatarie). Cette expansion offre à la Russie son premier débouché sur une mer et permet de commercer avec la Perse en passant par la mer Caspienne. - l'extension du servage (manque de main d'oeuvre), provoque la fuite des paysans vers les marches de l'empire (on les appelle "cosaques" : mot turc qui veut dire "réfugié"), qui s'organisent en "république". Certains groupes de Cosaques deviennent cavaliers/navigateurs. Ils sont tolérés par les Tsars dans la mesure où ils servent l'empire en conquérant de nouvelles terres à l'est. C'est la conquête de la Sibérie : les Cosaques y agissent comme une sorte de trappeurs, suivis par les commerçants, puis par les fonctionnaires et officiers du Tsar. 17è s. nouvelle période d'affaiblissement : les Polonais attaquent la Russie à l'ouest. Ils occupent même Moscou) 18è s. Redressement de la Russie sous Pierre le Grand (1689- 1725) : - à l'est il repousse les Kazakhs au delà de l'Oural. - à l'ouest il fait la guerre contre les Suédois (accès à la Baltique ) et fonde Saint-Pétersbourg (1703), dont il fera sa capitale (1713) : fenêtre sur l'Occident, possibilité de commerce (fourrures) Remarque : Pour la première fois les Russes s'emparent de territoires peuplés de non-Russes dont l'organisation sociale et économique est plus évoluée que la leur: Scandinaves, Polonais, Allemands des pays baltes, catholiques ou protestants. Renforcement de la puissance militaire russe. L'Etat contrôle des territoires de plus en plus vastes : Catherine II étend la domination russe - en Crimée, jusqu' au rivage de la mer d'Azov, sur des populations tatares. Objectif russe : atteindre la Méditerranée. - en Biéolorussie et en Lituanie, par les partages du royaume de Pologne (avec la Prusse et l'Autriche). Sauf pendant une brève période sous Napoléon, la Pologne disparaît jusqu'en 1918. A PARTIR DE CE MOMENT LES TSARS PRATIQUENT UNE POLITIQUE DE RUSSIFICATION, C.A.D. L'INTERDICTION DE PARLER UNE AUTRE LANGUE QUE LE RUSSE EN PUBLIC, L'INTERDICTION D'IMPRIMER EN CARACTERES LATINS, PRIVILEGES ACCORDES A L'EGLISE ORTHODOXE : CETTE POLITIQUE ENTRAINE LE RENFORCEMENT DES SENTIMENTS NATIONAUX. fin 18è s. - 1917 : L'objectif des Tsars reste d'atteindre des mers "libres" (c.a.d. libres de glaces l'hiver !) : - la Méditerranée - le Golfe Persique - l'Océna Indien 1° La Méditerranée: La russie aide les peuples slaves des Balkans et encourage leur nationalisme contre les turcs Ottomans. Le Tsar revendique constantinople, en tant que protecteur des chrétiens orthodoxes de l'empire Ottoman. La guerre de Crimée (1853-1856) contre les Turcs est un échec en raison de l'intervention franco-anglaise. Cet effort se poursuit durant tout le 19è siècle et au début du 20è siècle ("justifié" par la doctrine du panslavisme) : "question des Détroits" c.a.d. le détroit des Dardannelles, contrôlé par les Turcs, qui permet le passage de la mer noire à la Méditerranée. 2° Le Golfe Persique : A la fin du 18è - début du 19è siécle, la Russie s'étend aux dépens de la Perse et de la Turquie : Géorgie, Arménie et AzerbaIl fallut ensuite presqu'un siècle pour conquérir la montagne caucasienne , peuplée de tribus musulmanes (Tchètchènes, Tcherkesses, etc.) La Russie s'assure aussi le contrôle provisoire du nord de l'Iran (Anglais au sud) 3° L'Océan Indien: conquête plus facile par la cavalerie cosaque habituée à la guerre contre les tribus nomades : - 1845 -1880 : conquête des tribus kazakhes, de Tachkent, de Boukhara et de la Turkménie. Les Anglais s'inquiètent de voir les Russes se rapprocher de l'Inde : leur conflit larvé se termine par la création d'un état-tampon : le royaume d'Afghanistan (1907) L'OBJECTIF DES TSARS, C.A.D. S'ASSURER UN ACCES A DES MERS LIBRES N'EST TOUJOURS PAS ATTEINT MAIS A ABOUTI A LA CREATION D'UN IMMENSE EMPIRE COLONIAL B. De 1917 à nos jours 1° Formation de l'URSS (1917-1922) Le nouveau régime bolchévique, issu de la révolution, hérite de cet empire et de ses problèmes (nationalités). En 1914, Lénine parlait de "la prison des peuples". Le 25 avril 1917, le Soviet de Petrograd (//thèses d'avril) se prononce en faveur de l'autonomie nationale et culturelle :déception de la plupart de nationalités, qui attendaient d'avantage de la révolution. Le 2 novembre 1917, la "Déclaration des droits des peuples de russie" proclame "l'égalité et la souveraineté des peuples de Russie". VIIè Conférence du Parti. a) Thèses en présence avant et au début de la révolution 1) Lénine considère la "question nationale" comme un problème temporaire, son but étant la réalisation d'un Etat bolchévique (pouvoir du prolétariat), dans lequel la question nationale n'aurait plus aucun sens. Il adopte une attitude de modération, défendant le droit à l'autodétermination dans le cadre d'un Etat centralisé. 2) Staline (qui est un Géorgien) est partisan dès le départ du point de vue fédéral (celui qui l'emportera par la suite) Dans les faits : - droit à la sécession - autonomie régionale pour les nations qui ne se séparent pas de la Russie - lois garantissant les droits des minorités - unité du Parti. = fédération de républiques égales entre elles (Staline, contrairement à Lénine, est un opportuniste. Il est conscient du danger d'éclatement de l'empire. 3) Les "durs" du Parti : sont opposés à toute concession : le nationalisme est la manifestation des intérêts bourgeois. b) Désintégration de l'empire (1917-1918) 1) Auto-déterminations "protégées" - Pologne : en février 1917, aidée par les Allemands - Finlande : le 18 décembre 1917, les Bolcheviks reconnaissent l'indépendance de la finlande le 15 janvier 1918, le conseil des Représentants du peuple s'empare du pouvoir, appuyé par l'Armée rouge. Une intervention allemande écrase la révolution. - Pays baltes : gouvernements nationaux en 1918 sous les Allemands. Après la défaite allemande, installation de gouvernements soviétiques en Estonie et en Lettonie. Ils seront renversés avec l'aide des Britanniques. En Lituanie, révolution soviétique, suivie d'une union avec la Biélorussie. Ce régime s'écroule lors du retrait del'Armée rouge, battue en Pologne. 2) Auto-déterminations éphémères Les changements succesifs sont déterminés par la situation militaire : défaite russe face aux Allemands (1917), défaite allemande face aux Alliés (1918), défaite des Blancs face aux bolchéviks (1918-1920), défaite des Bolchéviks face aux Polonais (1920) - Ukraine : devient indépendante suite au traité de Brest-Litovsk (=état "fantoche" reconnu seulement par les empires centraux). Les communistes ukrainiens sont partisans d'un PC ukrainien séparé et d'une insurrection,mais ils doivent se soumettre à Lénine, qui ne veut pas d'ennuis avec les Allemands. (cfr. Traité de Brest-Litovsk) Défaite allemande : l'Armée rouge entre en Ukraine. Lénine adopte alors une double politique : - d'une part l'indépendance ukrainienne est respectée - intervention permanente en ukraine pour prendre le blé. Conséquence : guerre civile, qui débouche sur une annexion de fait de l'Ukraine. NB : en droit (terme juridique) l'Ukraine est restée indépendante sous le régime soviétique. (ex. siège à l'ONU) - Biélorussie: dans cette région le sentiment national était peu développé. Le gouvernement "fantoche" créé par les Allemands fait nénamoins progresser le sentiment national. Le 31 janvier 1919 est proclamée la RS de Biéolorussie. - Transcaucasie (Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan) : Octobre 1917, le "commissariat caucasien" réalise l'unité de la région. Mars 1918 : Par le traité de Brest-Litovsk, les Bolchéviques cèdent Kars, Ardahan et Batoum aux turcs. Création de la "République de Transcaucasie" : les Arméniens, les Azéris, les Géorgiens, opposés au traité de Brest-Litovsk, font sécession. Mai 1918 : Les rivalités nationales resurgissent, et provoquent l'éclatement de la République de Transcaucasie. Les Turcs envahissent l'Arménie et l'Azerbaïdjan. La Géorgie se place sousla protection des Allemands. Fin de la guerre : L'Arménie et l'Azerbaïdjan redeviennent indépendants. 1920 : Les soviets, qui ont besoin de matières premières (pétrole, ressources minérales) reconquièrent la région novembre 1920: l'Arménie appelle elle-même les Soviets à l'aide pour faire face à Kemal Atatürk. 1921: La Géorgie (gouvernement menchévik) est envahie. 3) Auto-déterminations dans le cadre de la Russie Dans un premier temps les Bolchéviks hésitent sur le type d'auto-détermination qu'il convient d'accorder. Suivant la situation locale, ils font preuve de souplesse et de pragmatisme. Ensuite, ils accorderont une auto-détermination restreinte. Donnons trois exemples : - Tatars-Bachkirs : Mars 1918 : les Blancs, associés aux dirigeants nationaux Bachkirs, détruisent la RS tataro-bachkire. Novembre 1919 : projet bolchévique d'autonomie très large, y compris une armée, dans le but d'attirer les autres musulmans. Mai 1920 : Une fois la guerre civile terminée, les Bolchéviks réalisent un projet définitif avec compétences très réduites de la RA ("inférieures aux droits que le Tsarisme en ses pires moments concédait aux minorités", selon un dirigeant bachkir). - Kirghizes : le territoire kirghize à forte colonisation russe, est le théâtre d'affrontements communautaires très violents entre Kirghizes et Russes. Les Kirghizes réclament une RA kirghize avec interdiction de toute colonisation future. Cette exigen