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Palestine

Palestine

Cet article traite de la Palestine en tant que région géographique, pour les autres usages du terme Palestine, voir Palestine (homonymie). "Palestine" (Grec ancien: Palaïstinè ; Latin: (Syria) Palæstina ; Hébreu biblique : פלשת Pəléšeth ; Arabe : فلسطين Filastīn) désigne depuis l'Antiquité la région située entre la mer Méditerranée et le Jourdain ; selon les époques, cette désignation correspond à une bande côtière plus étroite ou au contraire s'étend également au-delà du Jourdain. Elle est aujourd'hui habitée par les peuples israélien et palestinien et comprend l'État d'Israël et ce qui est communément appelé "Territoires palestiniens occupés". Le terme Palestine a une longue histoire et a le plus souvent désigné une division administrative et/ou politique d'un empire, depuis l'époque romaine jusqu'à l'époque ottomane puis sous le mandat britannique, à l'exception notable de l'époque des Croisades pendant lesquelles cette "Terre sainte", qui a une place essentielle dans les trois grandes religions monothéistes, a été disputée pour sa signification religieuse. Pour le peuple juif, ce territoire est nommé "Erets Israel" et est considéré comme un héritage biblique. Les Arabes de Palestine ont pris, dans l'histoire moderne, le nom de "peuple palestinien", en référence à cette terre. "Palestine" est également destiné à devenir le nom de l'État qu'ils revendiquent et que demande la communauté internationale (ONU, un grand nombre d'États, initiative de Genève).

Évolution des emplois du terme "Palestine"

Dans la langue française, le terme "Palestine" est utilisé depuis des siècles pour désigner le territoire situé géographiquement entre Méditerranée et Jourdain. Pourtant, on lui reconnaît aujourd'hui plusieurs sens:
- Le premier usage géographique du terme, qui désignait précédemment une circonscription ottomane ("Filastin") puis le territoire du Mandat britannique ("Palestine"), perdure, même s'il a pris un sens politique et a perdu une partie de sa neutralité, spécialement après la création de l'État d'Israël en 1948. Notamment, certains Israéliens et/ou Juifs perçoivent dans l'utilisation du terme "Palestine" un déni de l'existence bien réelle de l'État d'Israël sur une partie de ce territoire, ou de sa légitimité sur cette même terre. Et le fait de désigner par "Palestine" un éventuel futur État arabe sur les territoires palestiniens occupés accroît pour eux cette confusion. Toutefois, la partie arabe continue d'appeler Palestine soit la région dans son intégralité, soit seulement la Bande de Gaza et la Cisjordanie, tandis que le terme "Palestiniens" est adopté pour désigner tous les habitants arabes de Palestine, y compris souvent les habitants arabes de citoyenneté israélienne.
- Le sens politique du terme est apparu avec la proclamation d'un "État de Palestine" par l'OLP à Alger en 1988; uniquement certains États l'ont reconnu, principalement des pays arabes et islamiques. Mais ce nom est repris pour désigner l'État toujours revendiqué par les Palestiniens aujourd'hui. Pour certains d'entre eux, il s'agira d'un État qui s'étendra sur les "territoires palestiniens occupés" par Israël (Gaza et Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est). Pour d'autres, le but de cet État serait de couvrir l'ensemble de la "Palestine" géographique. Cet État (dans sa version qui reconnaîtrait Israël) est prévu par l'ONU et devrait voir le jour en plusieurs étapes à l'issue de négociations et de concessions des deux parties, qui ont été définies par la "Feuille de route pour la paix". Les "territoires autonomes palestiniens" et l'"Autorité palestinienne" qui les administre constitueraient le point de départ pour la formation de ce futur État. Pris dans ce sens récent, le terme a reçu une reconnaissance officielle à l'ONU puisqu'un siège d'observateur a été attribué sous la dénomination de "Palestine" à l'Organisation de libération de la Palestine en tant qu'organisation représentant le peuple palestinien.
- Dans un contexte religieux, ce même territoire est aussi appelé "Terre Sainte" par les Chrétiens ou "Erets Israel" par les Juifs et recouvre l'ensemble des territoires décrits par la Bible. Cette région est connue dans le texte sous le nom de Pays de Canaan puis de Terre d'Israël.

Histoire

Pour une chronologie et des indications détaillées, voir l'article Histoire de la Palestine Charnière entre la vallée du Nil et la "terre entre les fleuves" (Mésopotamie), le pays a été habité depuis des millénaires et a connu la présence de nombreuses dominations d'empires et de brassage de peuples. Chronologiquement, il connut la domination des : Cananéens, Hébreux, Assyriens, Perses, Grecs, Romains, Byzantins, Arabes, Croisés, Ottomans et Britanniques. Il est l'enjeu d'un conflit qui s'étend depuis un siècle entre Juifs et Arabes, qui implique les trois religions monothéistes qui voient dans ce pays une "Terre Sainte".

Quelques étapes importantes


- La période cananéenne va du début du IIIe millénaire av. J.-C. à la fin du XIIIe siècle av. J.-C..
- La période hébreu va du début du XIIe siècle av. J.-C. à 587 av. J.-C. (prise de Jérusalem par Nabuchodonosor II).
- La période babylonienne puis perse va de 587 av. J.-C. à 333 av. J.-C..
- La période romaine suivie de la période byzantine (dès 324), va de 63 av. J.-C. à 638 ap. J.-C.. La période de la Judée hasmonéenne indépendante va de 140 à 36 av. J.-C..
- La première période musulmane va de 638 à 1099.
- La période des Croisades va de 1099 à 1291.
- La période ottomane va de 1291 à 1917, y compris la parenthèse napoléonienne.
- La période britannique (mandat dès 1920) va de 1917 à 1948.
- La période contemporaine est marquée par la création de l'État d'Israël en 1948, l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza par la Transjordanie et l'Égypte (de 1948 à 1967) puis par Israël depuis 1967. Voir plus généralement le conflit israélo-palestinien.

Histoire de l'utilisation du terme "Palestine"

Antiquité

Le nom "Palestine" dérive de celui des Philistins, peuple qui a vécu sur une partie de la bande côtière de la Méditerranée du sud-est, entre la fin de l'Âge du Bronze et le début de l'Âge du Fer. Les Philistins sont mal connus, car ils n'utilisaient pas l'écriture. On dispose de références à ce peuple dans des documents égyptiens (qui en font l'un des "Peuples de la mer" envahisseurs de l'Égypte sous Ramsès III) et désigne par "Peleset" (P-l-s-t) la région qu'ils habitent. Les Philistins et leur pays "Peleshet" (פלשת Pəléšeth) sont également mentionnés dans la Bible (qui parle aussi de "Cananéens" à la fois antérieurs et voisins par rapport aux "Philistins"): selon le texte, les Hébreux étaient régulièrement en guerre avec ce peuple dont les principales villes étaient Ashdod, Ashkelon, Ekron, Gath et Gaza. Ceux qui préfèrent le nom Israël pour appeler cette terre, dénoncent l'utilisation du terme "Palestine" en référence aux Philistins comme un faux historique. La référence biblique ne mentionne "Peleshet" que lors des guerres entre Hébreux et Philistins et parle de ce peuple qui habite quelques villes dans les environs d'Ashkelon et non l'ensemble de la terre entre le fleuve et la mer qui est connue comme "Pays de Canaan" puis "Erets Israël". L'utilisation du mot "Palestine" viendrait des Romains qui rappelèrent le nom des Philistins pour baptiser cette terre "Syria Palæstina", dans le but d'effacer même dans le nom le souvenir des Juifs et des États juifs qui s'y étaient succédé. Sous la domination romaine, la deuxième révolte juive (132-135) aboutit à l'expulsion des Juifs de Jérusalem (Hadrien). Jérusalem est nommée "Aelia Capitolina" et la région est intégrée dans la province de "Syrie-Palestine" (Syria Palæstina), nouvelle dénomination, calquée sur le grec, de ce qui était auparavant appelé en latin Syria Judaea ("Syrie Judée" ou "Syrie juive"). Dans les textes non bibliques, le terme de "Palestine" (Palaïstinê) apparaît pour la première fois sous la plume de l'historien grec Hérodote, au (Histoires, 1,105 ; 2,104 ; etc.). Ptolémée et, plus tard, en latin, Pline l'Ancien parlent également de "Palestine", toujours lié au terme "Syrie". Le terme est utilisé en référence à l'ancien peuple des Philistins. Vers 390, le terme de "Palestine" est réutilisé pour nommer les 3 subdivisions administratives du territoire de la Palestine:
- la Palestine Première (Palaestina Prima) a pour chef-lieu Césarée et comprend la Judée, la Samarie, la Pérée, et la côte méditerranéenne;
- la Palestine Seconde (Palaestina Secunda) a pour chef-lieu Scythopolis et comprend la Galilée, la basse plaine de Jézréel, la vallée du Jourdain à l'Est de la Galilée, et l'Ouest de la Décapole;
- la Palestine Troisième (Palaestina Tertia) a pour chef-lieu Pétra et comprend le Néguev, le Sud de la Jordanie (détaché de la province d'Arabie), et l'Ouest du Sinaï.

Moyen-Âge

Les Arabes divisent la province d'ash-Sham (Syrie) en cinq districts (jund), dont l'un garde le nom de "Palestine" (فلسطين, Filastīn) et s'étend du Sinaï jusqu'à Akko (future Saint-Jean-d'Acre); son chef-lieu est d'abord Ludd (Lydda, Lod) puis, dès 717, ar-Ramlah (Ramla) et plus tard Jérusalem. Les autres villes les plus importantes sont Rafah, Gaza, Jaffa, Césarée, Naplouse et Jéricho. Ce district de "Palestine" était bordé au nord et à l'est par celui de "Jordanie" (al-Urdunn), qui avait pour capitale Tibériade et incluait Akko et Tyr. Les frontières entre ces deux districts ont plusieurs fois varié au cours de l'histoire. À partir du , cette division a commencé à tomber en désuétude, pour faire place finalement au Royaume latin de Jérusalem. Le nom de "Palestine" n'a plus de valeur officielle sous le gouvernement des Croisés, qui créent le Royaume latin de Jérusalem; Jérusalem redevient capitale d'un État. Voir l'article Royaume de Jérusalem. Après la défaite et le départ des Croisés, aux et , les jund (districts) arabo-musulmans sont réintroduits, mais leurs frontières sont sans cesse redéfinies. À la fin du , la "Syrie" est divisée en 9 "royaumes", dont les royaumes de Gaza (avec Ascalon et Hébron), Karak (avec Jaffa), Safed (avec Acre, Tyr et Sidon) et Damas (avec entre autres, au sud, Jérusalem). Au milieu du , le système des districts est réinstauré et "Filastin" redevient le nom officiel d'un territoire: un district ayant pour chef-lieu Jérusalem (avec les villes de Ramla, Ascalon, Hébron, Naplouse). Tibériade est le chef-lieu d'un autre district, celui de "Hauran".

Époque moderne

Le nom de "Palestine" perd sa valeur officielle sous l'Empire Ottoman. La population locale continue d'utiliser familièrement ou officieusement "Filastin" et le terme de "Palestine" reste en usage en Europe, comme terme géographique. Au , le gouvernement ottoman se met à utiliser le terme de "terre de Palestine" (Arz-i Filistin) dans sa correspondance officielle, pour désigner la zone située entre la Méditerranée et le Jourdain. Cet usage reflète celui de la population arabe, qui parfois, semble-t-il, utilise Filastin pour désigner le seul arrondissement (sandjak) de Jérusalem.

Époque contemporaine

Le terme de "Palestine" redevient d'usage sous le mandat britannique puis avec le plan de partage de l'ONU en 1947 (qui lui donne une valeur géographique). Le fait que l'État juif en Palestine s'appelle "Israël" (et ses habitants "Israéliens") pousse la population arabe de Palestine à prendre le nom de "Palestiniens" et à appeler "Palestine", l'État qu'elle revendique.

Géographie

Pour un article complet, voir Géographie de la Palestine

Terre de religions

La Palestine est le berceau de deux grandes religions monothéistes, le judaïsme et le christianisme, et une terre sainte pour la troisième, l'islam. Depuis des siècles, tous se croisent et se retrouvent sur le sol de la Palestine, terre hautement sacrée et chargée de symboles pour ces trois grandes religions. Des lieux de culte et de vénération sont éparpillés sur tout ce territoire historique : Jérusalem, Hébron, Bethléem, Jéricho, le Lac de Tibériade sont autant de noms de villes et de lieux qui font vibrer la fibre religieuse de centaines de millions de personnes dans le monde.

Voir aussi

Liens externes


- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Asie/Territoires_palestiniens/ Catégorie Territoires palestiniens] sur l'annuaire Dmoz Sources:
- [http://www.un.org/unrwa/publications/pdf/rr_countryandarea.pdf Les palestiniens réfugiés à travers le monde]
- [http://questionscritiques.free.fr/moyen_orient/conflit-israelo-palestinien.htm Histoire de la Palestine] : des origines cananéennes à la deuxième Intifada.[http://questionscritiques.free.fr/moyen_orient/Les_Origines_du_Conflit_Israelo-Palestinien.pdf version pdf - 64 pages]
- [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/je010_fr.html Le conflit israélo-palestinien et Jérusalem]
- [http://libertefemmepalestine.chez.tiscali.fr/ Situation des femmes en Palestine]
- [http://www.un.org/french/Depts/palestine/brochure/index.htm L'Organisation des Nations Unies et la question de Palestine], brochure publiée par le Département de l'information de l'ONU
- [http://www.cerium.ca/article912.html Israël et la Palestine: En route vers la paix ?] Vidéo en ligne d'un débat entre quatre universitaires montréalais, notamment sur l'évolution convergente des opinions publiques israélienne et palestinienne.
-
ms:Palestin ja:パレスチナ zh-cn:巴勒斯坦

Palestine (homonymie)


- La Palestine, une région du Proche-Orient ;
- L'Autorité palestinienne, l'entité politique qui détient certains pouvoirs administratifs concernant les Palestiniens en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, liée à l'OLP reconnue par l'ONU comme représentant de l'ensemble des Palestiniens et désignée sous le nom de Palestine ;
- les Territoires palestiniens occupés, comprenant la Cisjordanie (Jérusalem-Est inclus) et la Bande de Gaza, parfois désignés sous le nom de Palestine ;
- La Palestine, nom donné à l'État indépendant revendiqué par une partie des Palestiniens, dont une forme fut proclamée par l'OLP à Alger en 1988 ;
- La Palestine mandataire, administration confiée par la Société des Nations au Royaume-Uni sur la Palestine de 1922 à 1947 ;
- Palestine, le roman graphique en deux tomes (Une nation occupée et Dans la bande de Gaza) du journaliste Joe Sacco sur le quotidien des Palestiniens ;
- Palestine, ville historique du Texas (États-Unis).

Méditerranée

] La mer Méditerranée est une mer presque fermée située entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie et qui s'étend sur une superficie d'environ 2,5 millions de kilomètres carrés. Elle doit son nom au fait qu'elle est littéralement une « mer au milieu des terres », en latin mare medi terra. La Méditerranée est reliée à l'océan Atlantique par le détroit de Gibraltar à l'ouest, à la mer de Marmara et à la mer Noire par les Dardanelles et le Bosphore à l'est. La mer de Marmara - mais pas la mer Noire - est souvent considérée comme faisant partie de la Méditerranée. Le canal de Suez au sud-est relie la Méditerranée à la mer Rouge. Les principales îles de la Méditerranée sont :
- Chypre, la Crète et Rhodes à l'est ;
- la Sardaigne, la Corse, la Sicile et Malte au centre ;
- les Baléares à l'ouest. Les pays qui bordent la Méditerranée sont :
- au nord : la France, Monaco, l'Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Grèce et la Turquie ;
- à l'est : le Liban, la Syrie et Israël ;
- au sud : l'Égypte, la Libye, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc ;
- à l'ouest : l'Espagne ;
- au centre : Malte et Chypre. Le climat méditerranéen est caractérisé par un hiver humide et doux et par un été sec. Quelques cantons particuliers de la Méditerranée portent eux-mêmes traditionnellement le nom de mer :
- mer Égée
- mer Ionienne
- mer Adriatique
- mer Tyrrhénienne
- mer Ligurienne
- mer de Marmara (anciennement Propontide)
- et quelques golfes : golfe de Corinthe, golfe du Lion, golfe de Tarente, golfe de Syrte.

Description géographique

La mer Méditerranée se divise en deux bassins bien individualisés, séparés par des hauts fonds situés entre la Sicile et la Tunisie : la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale, eux-mêmes nettement compartimentés. Sicile En Méditerranée occidentale, l'axe Corse-Sardaigne isole la mer Thyrénienne du reste du bassin. En Méditerranée orientale, on distingue la mer Ionienne, qui atteint les plus grandes profondeurs et le bassin levantin , séparés par un goulet entre la plate-forme de la mer Égée limité au sud par la Crète et les hauts fonds au large de la Cyrénaïque. D'une manière générale, le plateau continental est relativement réduit, sauf dans trois zones : la mer Adriatique, la mer Égée, et la plate-forme qui s'étend entre la Sicile et la Libye au large de la Tunisie.

Géologie

Bien qu'intercontinentale, on y trouve cependant un fond basaltique au large des côtes françaises, ce qui en fait un mini-océan du Languedoc.

Économie

Histoire

voir l'article détaillé : Histoire de la Méditerranée

Principaux fleuves méditerranéens


- Nil
-
- Rhône
- Èbre

Bibliographie


- Fernand Braudel, La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, 1 édition, Paris : Armand Colin, 1949.
- Germaine Tillion, Le harem et les cousins, Paris : éditions du Seuil, 1966.
- Christian Bromberger et al., L'anthropologie de la Méditerranée, Paris : Maisonneuve et Larose ; Aix-en-Provence : Maison méditerranéenne des sciences de l'homme, 2001.

Voir aussi


- Climat méditerranéen
- Flore méditerranéenne
- ancien département de la Méditerranée
-
Catégorie:Mer ou océan ja:地中海 ko:지중해 th:ทะเลเมดิเตอร์เรเนียน zh-min-nan:Tē-tiong-hái

Jourdain

Le Jourdain est un fleuve du Moyen-Orient, qui a donné son nom à la Jordanie et à la Cisjordanie. Sa vallée est la plus basse du monde puisqu'il rejoint la mer Morte à l'altitude de 392 m sous le niveau des océans.

Géographie

Né dans les montagnes libanaises de l'Hermon, il traverse les lacs Houlé et de Tibériade puis se jette dans la mer Morte. Son cours suit une direction nord-sud presque rectiligne, correspondant à la dépression de Ghor. Peu avant son embouchure, il arrose la ville de Jéricho. C'est le seul cours d'eau notable de cette région ; son principal affluent, le Yarmuk, sépare la Syrie de la Jordanie.

Histoire

Le Jourdain est cité à diverses reprises dans la Bible. Il y est écrit notamment que Jean-Baptiste y administra le baptême au Christ.

Aménagements

L'eau du fleuve sert en particulier à l'irrigation du Néguev. Un barrage a été établi en aval du lac de Tibériade, qui alimente une centrale électrique et régule le cours du fleuve. L'utilisation toujours plus grande de l'eau du fleuve à des fins d'irrigation est à l'origine d'une diminution importante de son débit, diminution qui est une des causes principales de la réduction de la superficie de la mer Morte, laquelle a perdu près du tiers de sa surface au cours des 50 dernières années. La poursuite de cette diminution pose un risque majeur, tant écologique que géostratégique, dans une région à l'histoire déjà agitée. ---- Avant d'être l'homonyme d'un fleuve de l'Utah, avec les Croisades, le nom Jourdain fut employé comme prénom ou comme surnom
- Jourdain Ier (1078-1080) et Jourdain II (1120-1127), comtes d'Aversa et princes de Capoue
- Geoffroy Jourdain, sire de Preuilly
- Alphonse Jourdain, comte de Toulouse
- Guillaume de Cerdagne, comte de Cerdagne (1095-1099) et de Tripoli (1105-1110), surnommé Jourdain après avoir été (re)baptisé dans les eaux du fleuve du même nom
- L'abbé Jourdain, abbé du Mont-Saint-Michel de 1191 à 1212 Catégorie:Cours d'eau du Liban Catégorie:Cours d'eau de Syrie Catégorie:Cours d'eau d'Israël Catégorie:Cours d'eau de Jordanie Catégorie:Cours d'eau de Palestine ja:ヨルダン川

Israël

|----- | width="47%" | Langues officielles | hébreu, arabe |----- | Capitale | Tel-Aviv reconnue par l'ONU, Jérusalem proclamée par Israël1 |----- | Président || Moshe Katsav |----- | Premier ministre | Ariel Sharon |----- | Superficie
 - Totale
 - % eau | Classé 148
20 770 km²
2% |----- | Population
 - Total (Juillet 2005)
 - Densité | Classé 96
6 933 100 habitants
299 hab./km² |----- | Indépendance
 - Proclamation | Ex-mandat britannique
14 mai 1948 |----- | Monnaie || Nouveau shekel (NIS) |----- | Fuseau horaire | UTC +2 |----- | Hymne national || Hatikvah |----- | Domaine Internet || .il |----- | Indicatif téléphonique | 972 |{{{{{{{Wikinews|Catégorie:Israël|Israël{Portail Palestine{Commons|Category:Israel|Israël{wikitravel|Israël|Israël{Pays d'Asie

Palestiniens

Les Palestiniens désignent aujourd'hui un peuple arabe établi principalement en Palestine, notamment dans les Territoires palestiniens occupés, ainsi qu'en Israël. Ils revendiquent un État indépendant. Jusqu'aux alentours de 1968, le terme "Palestiniens" était encore communément utilisé pour désigner tous ceux qui habitaient la Palestine avant 1947 sous l'ancien mandat britannique ainsi que leurs descendants, qu'ils soient Juifs ou Arabes. Toutefois, après la création de l'État d'Israël, la plupart des Juifs de la région cessèrent de se définir comme Palestiniens. Selon les acceptions, certains excluent aussi aujourd'hui les Arabes de nationalité israélienne en particulier, tandis que d'autres continuent à les appeler "Palestiniens". L'usage du terme alterne donc en fonction du contexte et de l'époque, entre une signification d'appartenance à une région ou à une "éthnie". Il est prévu que la Constitution en cours d'élaboration, qui devrait s'appliquer dans le cas de la création d'un État palestinien, définisse légalement la citoyenneté palestinienne lorsque celle-ci aura un sens.

Langue


- L'arabe palestinien, variante de l'arabe, est le dialecte le plus répandu parmi les Palestiniens. Le signe distinctif de ce dialecte est la prononciation très particulière de la lettre 'qaaf'.
- L'hébreu moderne est également pratiqué par la plupart des Palestiniens de citoyenneté israélienne, tout comme par ceux des territoires occupés, comme langue véhiculaire, pour des raisons professionnelles et administratives.
- Les Palestiniens chrétiens faisant partie des communautés arménienne, chaldéenne (araméenne) et, dans une moindre mesure, grecque (orthodoxe ou catholique) maîtrisent également, le plus souvent passivement, la langue liturgique qui est également la langue d'origine de leur communauté.

Origines et identité palestinienne

Alors que les Palestiniens se définissent aujourd'hui comme Arabes, il semble que leurs origines soient plus métissées, ayant vécu depuis l'exil des Judéens, l'époque des déportations de populations entre les différentes régions des empires assyrien et babylonien puis des vagues successives d'invasions: les Romains, les Byzantins, les Arabes, les Croisés, les Turcs...

Formation de l'identité nationale

Démographie

Une grande partie des Palestiniens vivent aujourd'hui dans les frontières de la Palestine sous mandat britannique. Pourtant, plus de la moitié a émigré ailleurs ou vit dans des camps de réfugiés hors de Palestine. Il est très difficile de tenir des statistiques sur la population palestinienne à travers le monde. La "Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs" a pourtant établi les estimations suivantes en 2001:
Pays Population
Territoires palestiniens occupés 3,700,000
Israël1,213,000
Jordanie2,598,000
Liban388,000
Syrie395,000
Arabie saoudite287,000
États du Golfe152,000
Égypte58,000
Autres pays arabes113,000
continent américain216,000
Autres pays275,000
TOTAL9,395,000

- Remarque: La population palestinienne de Jérusalem-Est, autour de 200.000 habitants, peut avoir été comptée deux fois (en Cisjordanie et en Israël). On estime encore que 50 à 80% des habitants de Jordanie sont palestiniens, mais le pouvoir jordanien tente de ne pas insister sur le fossé qui existe entre la population bédouine autochtone et les Palestiniens qui tiennent l'économie du pays. Le Bureau central des statistiques palestiniens annonce en 2003 une estimation de 9,6 millions de Palestiniens dans le monde

Hors de Palestine

Voir l'article détaillé Diaspora palestinienne

Réfugiés

Voir l'article détaillé Réfugiés palestiniens

Représentation politique

Voir les articles détaillés Autorité palestinienne, Politique palestinienne, Palestine (État revendiqué) et OLP

Économie

Pour un article complet, voir Économie en Palestine Durant les années 1994 à 2000, selon un rapport du FMI, l'économie palestinienne a augmenté sur un rythme de 9,28 % par an, et les investissements de 150 %, ce qui en fait l'un des taux de développement les plus rapides au monde lors de cette période. De 1994 à 2001, l'Union européenne a financé dans les territoires palestiniens, des projets d'infrastructures pour plus de 3 milliards d'euros. Une grande partie des projets réalisés à l'aide des aides européennes ont été détruits en 2002 et 2003 par l'armée israélienne en représailles à des attentats sanglants perpétrés, selon elle, avec l'accord tacite de l'Autorité Palestinienne. Parmi les destructions opérées : l'aéroport de Gaza (9,3 millions d'euros), le camp de la police civile (2,05 millions d'euros), le laboratoire médico-légal (700 000 €), des destructions de reboisement (720 000 €), etc.

Culture

Pour un article complet, voir Culture palestinienne La culture de la Palestine est très ancienne et rassemble des apports juifs, chrétiens et musulmans. Il y a aussi depuis 200 ans env. des villages de juifs d'origine russe. Il existe depuis des siècles des habitants (chrétiens) grecs et arméniens et des institutions monastiques éthiopiennes, assyriennes, etc. Parmi les habitants de la Palestine, il y a encore des Druzes et Circassiens musulmans. L'araméen, la langue de Jésus, n'est plus qu'une langue liturgique en Palestine, mais a survécu en Syrie et en Irak, dans de petites communautés. Il y a des communautés de Bédouins dans la vallée de Jéricho ainsi que dans le Néguev (ces derniers ont la citoyenneté israélienne). Il y a un artisanat traditionnel palestinien (robes brodées au point de croix, keffieh), des danses, des chants, des poèmes. La culture palestinienne se développe également dans des institutions culturelles et dans des Universités.

Religions

La population palestinienne est largement musulmane sunnite avec des minorités chrétienne, druze, juive et autres. Les Britanniques avaient recensé en 1922 752.048 Palestiniens (au sens de l'époque) dont 589.177 Musulmans, 83.790 Juifs, 71.464 Chrétiens et 7.617 personnes d'autres appartenances. Cela signifie qu'en dehors des Juifs, 88% de la population arabe était musulmane, 11% chrétienne et 1% autre. Il n'existe pas de statistiques disponibles qui fassent autorité aujourd'hui. L'estimation de Bernard Sabella de Bethléem est que 6% de la population palestinienne est chrétienne (orthodoxes grecs ou arméniens ; catholiques latins, grecs ; protestants luthériens ou anglicans ; autres rites orientaux). Selon le bureau de statistiques palestinien, il semble que 97% des habitants arabes des territoires palestiniens occupés soient musulmans et 3% chrétiens; il y a environ 300 Samaritains et quelques milliers de Juifs karaïtes qui se considèrent toujours palestiniens. En Israël par contre, parmi la population non-juive, 68% est musulmane, 9% est chrétienne, 7% est druze et 15% autres.

Voir aussi

Catégorie:Peuple Catégorie:Peuple sémitique

Territoires palestiniens occupés

Pour les articles homonymes, voir Palestine (homonymie).Palestine (homonymie) Les territoires palestiniens occupés comprennent :
- la Cisjordanie, appelée « Judée-Samarie » par Israël
- Jérusalem-Est, partie de la Cisjordanie,
- la Bande de Gaza, évacuée au sol par Israël conformément au plan de désengagement des territoires occupés, mais dont les espaces aériens et maritimes demeurent sous la souveraineté d'Israël, ce qui en fait toujours un territoire occupé au sens des Nations unies, et ce également pour la question du contrôle des frontières. Résultant du conflit israélo-arabe de 1948, ces territoires ont d'abord été respectivement occupés par la Jordanie et l'Égypte. La limite entre ces territoires et Israël est appelée ligne verte. En 1967, Israël a pris le contrôle de ces territoires en les occupant militairement, puis en y implantant des colonies civiles (illégales selon les Conventions de Genève). L'essentiel des zones habitées par des Palestiniens (arabes) a reçu une autonomie plus ou moins complète après les Accords d'Oslo : ce sont les territoires autonomes palestiniens. Israël continue cependant d'en contrôler et souvent d'en fermer les accès et y mène des opérations de type militaire (éliminations ciblées, destruction de maisons et d'infrastructures). Ces territoires ne font pas partie d'un État souverain et indépendant à ce jour. Ils demeurent juridiquement occupés pour l'ONU et auraient vocation à devenir éventuellement un futur État palestinien souverain. Leur statut est un élément clé de la résolution du conflit israélo-palestinien. Catégorie:Conflit israélo-palestinien

Croisades

Les croisades sont des campagnes militaires prêchées au nom de la libération de Jérusalem, conquise aux Arabes Abbassides par les Turcs en 1078. Les Turcs, à la différence des Arabes, avaient interdit aux pèlerins l'accès à Jérusalem et donc aux lieux saints, ce qui déclencha une réaction virulente des papes, qui firent partie de leurs instigateurs. Elles se sont déroulées entre les et s. Elles trouvèrent leur origine dans la volonté des catholiques de reprendre Jérusalem aux Turcs, mais l'identité d'emblème entre Turcs et Arabes – le croissant – ne permit pas à des seigneurs illettrés de distinguer les uns des autres, d'où un chassé-croisé qui s'installa dans la durée. Plus tard, des croisades furent lancées contre les autres nations païennes de l'Europe, telle que la Lituanie, et contre les hérétiques (les croisades contre les Hussites, 1418-1437). La Reconquista est formellement une croisade. Reconquista

Le terme de croisade

À la fin du apparaissent les pèlerinages armés, dont le nom latin « iter hierosolymitanum » (voyage de Jérusalem) ne les distingue pas des pèlerinages individuels. C'est également sous ce nom que les contemporains ont pu désigner ce que nous appelons les premières croisades. Ils ont employé aussi les termes « passage général » (armées nationales) et « passage particulier » (expéditions ponctuelles, particulières). Le Trésor de la langue française fait remonter l'expression « soi cruisier » (se croiser) à la Vie de St Thomas le martyr de Guernes de Pont-Sainte-Maxence datée de 1174, et le terme de « croisade » aux Chroniques de Chastellain datées d'avant 1475, notant qu'il s'agit d'un substitut de termes proches tels que « croisement », « croiserie » ou « croisière » qui sont plus anciens, sans qu'on puisse les signaler avant la fin du . Il est donc clair que ce que nous appelons « première croisade » n'était pas appelé ainsi par ses contemporains. Du point de vue musulman, les croisades ne sont d'ailleurs pas perçues comme une nouveauté, mais comme la continuation de la lutte contre l'Empire romain d'Orient, qui durait depuis plusieurs siècles.

Contexte historique

Empire romain d'Orient La conquête de la Palestine par les Arabes (Jérusalem fut prise en 638) n'affecta guère le pèlerinage vers les lieux saints chrétiens, tels que Jérusalem, Bethléem, et Nazareth. Toutefois en 1009 le calife fatimide du Caire, al-Hakim, fit détruire le Saint-Sépulcre. Son successeur permit à l'Empire byzantin de le rebâtir, et le pèlerinage fut à nouveau autorisé. Avec la défaite décisive de l'empire byzantin lors de la bataille de Manzikert en 1071, les Turcs Seldjoukides font prisonnier l’empereur Romain IV, le patriarche byzantin, puis prennent Jérusalem en 1078. On a longtemps dit qu'ils avaient interdit aux pèlerins chrétiens l'accès à la ville sainte. Cependant, Robert Mantran compte plusieurs pèlerinages, dont six entre les années 1085 et 1092, qui se sont déroulés sans que les sources ne mentionnent de difficultés particulières. Au concile de Plaisance de juin 1095, les ambassadeurs de l'empereur byzantin Alexis Comnène réclament aux Occidentaux une assistance militaire pour lutter contre les Turcs. La lettre datée de 1095 adressée par Alexis Comnène au comte Robert II de Flandre, appelant au secours après une description apocalyptique de la situation des chrétiens sous le joug musulman (…) est un faux . Parallèlement, l'Église romaine est en crise. Au terme d'un millénaire, le clergé a perdu de son prestige : il se prête aux simonies et au nicolaïsme et sape ainsi l'autorité morale de l'Église. Les premiers objectifs du concile de Clermont sont donc de tenter de poursuivre l'œuvre entamée par Grégoire VII afin de restaurer une certaine rigueur : Urbain II est issu de la révolution clunisienne et réaffirme les grands principes édictés par ses prédécesseurs : la « trêve de Dieu » et la « paix de Dieu ».
Les dernières années du sont une succession de mauvaises récoltes et le peuple, encouragé par certains prédicateurs, y voit une punition divine et un appel à la pénitence.
L'appel à la croisade est l'occasion de souder la chrétienté dans une quête sacrée et d'offrir aux seigneurs l'occasion de « purifier leur âme ». En effet, une indulgence plénière (absolution de tous les péchés) est accordée à ceux qui entreprennent le voyage.
Elle permet en outre de restaurer une certaine paix en offrant un exutoire aux pulsions belliqueuses des nobles européens qui peuvent ainsi assouvir leur soif de conquête et de richesse tout en assurant le salut de leur âme. Notes :
in « Le concile de Clermont de 1095 et l'appel à la croisade », in actes du colloque universitaire international de Clermont-Ferrand (23 - 25 juin 1995), éditions de l'École Française de Rome, 1997, ISBN 2-7283-0388-6 p.341
Émilia Robin, les Croisades et l'empire byzantin, http://www.eleves.ens.fr/home/robin/histoire/medievale/croisades/11partie.html , site consulté le jeudi 5 mai 2005.

Réputation et évaluation

paix de Dieu En Europe occidentale, les croisades ont été considérées traditionnellement comme des efforts héroïques, mais tous les historiens ne sont pas d'accord sur cette vision des choses. Dans le monde musulman, les croisades sont considérées comme des attaques cruelles et sauvages des chrétiens contre l'Islam. Actuellement, certains discours des intégristes islamiques utilisent le mot croisade dans ce contexte-ci quant aux actions de l'Ouest contre eux. L'orthodoxie voit aussi les croisades comme des attaques par l'Ouest, à cause du sac de Constantinople durant la quatrième croisade en 1204. Il y a une concordance intéressante entre les termes croisade et jihad. À l'Ouest le terme croisade a des connotations positives (par exemple en politique on pourrait utiliser la formule croisade contre les drogues) alors que le terme jihad a des connotations négatives, associé à une guerre sainte fanatique. Dans le monde musulman - en particulier au Maroc, le terme jihad possède des connotations positives qui incluent également un sens de lutte personnelle et spirituelle contre soi-même, alors que le terme croisade a les connotations négatives décrites ci-dessus. Donc, pour traduire correctement les nuances de sens, l'emploi de jihad en langue arabe devrait être traduit en français par croisade + inquisition, alors que le terme arabe pour croisade devrait être traduit par jihad en français, ce qui ne correspond pas à sa réalité. En réalité toutes les actions des croisés ne furent pas héroïques. Ils commirent des atrocités non seulement contre les musulmans mais aussi contre les juifs et les chrétiens. Par exemple la quatrième croisade n'arriva jamais jusqu'à la Palestine, mais au lieu de cela elle mit à sac Constantinople, la capitale de l'empire byzantin chrétien. Beaucoup de reliques et d'objets volés à Constantinople sont encore au Vatican, à Venise, et ailleurs. Cette croisade-ci aggrava les rancunes entre l'orthodoxisme et le catholicisme. L'Empire byzantin recouvre finalement Constantinople en 1261, mais sa puissance ne fut pas retrouvée, et l'empire fut vaincu par l'Empire Ottoman en 1453.

Première croisade 1096-1099

1453 Article de fond : première croisade En 1096, l'empereur byzantin Alexis I Comnène demanda à l'Occident de l'aider à défendre son empire contre les Seldjoukides. Cette demande rejoignait les préoccupations du pape Urbain II (pontificat de 1088 à 1099) et du moine Pierre l'Ermite qui au cours d'un prêche public le 27 novembre 1095, dixième jour du Concile de Clermont, appela aux armes toute la chrétienté, un appel à la défense de la foi menacée par la nouvelle invasion musulmane et la prise de possession de l'Asie mineure par les Turcs : de Nicée dont l'Islam avait pris le contrôle 14 ans plus tôt, on pouvait à tout instant surprendre Constantinople. Le cri de « Dieu le veut ! » (« Dieu li volt ! ») devint le cri de ralliement général, et le pape demanda aux soldats de se marquer du signe de la croix. Cette guerre serait considérée comme pénitence pour les croisés, une indulgence plénière. Les croisés marchèrent vers Jérusalem, plusieurs villes chrétiennes sur leur route furent mises à sac. En 1099, ils s'emparèrent de Jérusalem, et tous les habitants encore dans la ville furent massacrés. À la suite de la première croisade, plusieurs petits États furent créés, notamment le Royaume de Jérusalem, qui subsista pendant un siècle. Antioche et Édesse furent aussi reprises.

Croisade de 1101

Édesse Une croisade mineure fut envoyée en 1101 pour défendre le nouveau Royaume de Jérusalem. Les croisés furent décimés en cours de route.

Deuxième croisade 1147-1149

Article de fond : deuxième croisade Après une période de paix avec les musulmans, Bernard de Clairvaux lança une nouvelle croisade quand la ville d'Édesse fut capturée par les Turcs. Les armées françaises et allemandes marchèrent sur l'Asie Mineure en 1147, mais elles échouèrent à vaincre les Turcs. En 1149, les chefs des deux armées retournèrent chez eux sans succès en Asie.

Troisième croisade 1189-1192

Article de fond : troisième croisade En 1187, Saladin reprit Jérusalem. Le pape Grégoire VIII lança une autre croisade, qui fut menée par plusieurs des chefs les plus importants d'Europe : Richard Cœur-de-Lion, Philippe Auguste et Frédéric Ier Barberousse, empereur romain germanique. Frédéric se noya dans les eaux du Sélef (Asie Mineure) en 1190, laissant une alliance instable entre les Anglais et les Français. Philippe retourna chez lui en 1191 après que les croisés eurent repris Acre aux musulmans, tandis que Richard partit l'année suivante après avoir signé un traité avec Saladin.

Quatrième croisade 1202-1204

Article de fond : quatrième croisade La quatrième croisade fut appelée par le pape Innocent III en 1202 et par Foulques de Neuilly, mais elle est détournée par les Vénitiens qui la financent et qui la dirigent contre l'Empire byzantin orthodoxe, afin d'accroître leurs possessions dans le secteur. Profitant des troubles internes de l'empire, les croisés s'allièrent avec Alexis IV, le fils de l'empereur byzantin déposé Isaac II, pour mettre en place l'Empire latin de Constantinople (1204-1261). La croisade se conclut avec le sac de Constantinople en 1204. L'esprit originel des croisades était désormais mort, et les croisades successives peuvent être considérées comme la volonté du Pape de dominer le pouvoir séculier en détournant sa puissance militaire vers la Palestine et la Syrie.

Croisade des Albigeois

Article de fond : croisade des Albigeois La croisade des Albigeois fut lancée en 1209 pour contrer la minorité divergente cathare (considérée comme hérétique) dans le sud de la France. La croisade est lancée par Innocent III, malgré les réticences du roi de France Philippe Auguste. Cette croisade est une défaite pour le pouvoir pontifical qui voulait en profiter pour accroître son pouvoir sur les souverains européens. La grande gagnante est la royauté française qui récupère une grande partie de territoire dans l'Occitanie.

Croisades des enfants

Il y en a eu plusieurs, en France et en Allemagne. En 1212 à la suite d'une vision, le jeune Berger Estienne de Cloyes-sur-le-Loir rassemble des pèlerins et les mène vers Saint-Denis pour y rencontrer le roi Philippe Auguste. À la même époque, d'autres groupes partent d'Allemagne et se rendent vers les ports de Gênes et de Marseille. Les chroniqueurs mentionnent que certains réussirent à embarquer et qu'ils furent vendus comme esclaves ou bien moururent de faim pendant le voyage. Certains réussisent à gagner Rome. Quant à l’appellation de croisade des « enfants », elle serait en fait une traduction littérale du mot latin « puer » n'ayant pas dans ce contexte le sens du mot « enfant ». La croisade aurait été en fait composée de pauvres et de paysans ayant été exclus de la révolution économique du et croyant fermement que Dieu les soutiendrait dans leur entreprise.

Cinquième croisade 1217-1221

Article de fond : cinquième croisade Le pape Innocent III prêcha une autre croisade au quatrième concile de Latran en 1215. Les armées de la Hongrie, de l'Autriche, et de la Bavière prirent Damiette à l'Égypte en 1219, mais le légat du pape Pelagius d'Albanie les persuada d'attaquer le Caire, tandis qu'une inondation du Nil les força à capituler devant les Égyptiens.

Sixième croisade 1228-1229

Article de fond : sixième croisade En 1228, l'empereur romain germanique Frédéric II, bien qu'opposé au pape – il fut excommunié en 1227 et 1239 – embarqua à Brindisi pour la Syrie. Fin diplomate, il gagna Jérusalem (dont il se fit proclamer roi), Nazareth et Bethléem. Il sera démis par le pape Innocent IV au concile de Lyon.

Septième croisade 1248-1254

Article de fond : septième croisade Les Templiers attaquèrent l'Égypte en 1243, et en 1244 les Korasmiens reprirent Jérusalem. Louis IX de France fit une croisade sans succès contre Chypre, l'Égypte, et la Syrie en 1248-1254. Il partit d'Aigues-Mortes en France.

Croisade des Pastoureaux 1251

Article de fond : croisade des Pastoureaux Croisade de « petites gens », paysans ; elle fût provoquée en 1251 par la captivité de saint Louis pendant la septième croisade.

Huitième croisade 1270

Article de fond : huitième croisade La huitième croisade fut menée aussi par Louis IX, contre Tunis en 1270 ; il s'embarqua également à Aigues-Mortes. Louis IX mourut au cours de cette croisade.

Neuvième croisade 1271-1272

Article de fond : neuvième croisade Édouard I d'Angleterre entreprit une autre croisade en 1271, mais il ne rencontra pas le succès et retourna chez lui l'année suivante. Avec la chute de la Principauté d'Antioche (1268), du Comté de Tripoli (1289) et d'Acre (1291), l'occupation chrétienne en Syrie prit fin.

Voir aussi

Bibliographie


- Bibliographie sur les croisades
- René Grousset,
L'épopée des croisades, éd. Marabout, ISBN 2-501-00131-1
- Jean Richard,
Histoire des croisades, éd. Fayard
- Jonathan Riley Smith, Camille Cantoni (trad.),
Atlas des croisades, éd. Autrement, 1998, ISBN 2-862-553-0
- [http://www.callisto.si.usherb.ca/~croisade/Yves_intro.htm Yves Gravelle,
Le problème des prisonniers de guerre pendant les croisades orientales (1095-1192), mémoire de maîtrise ès Arts en Histoire, Université de Sherbrooke, 1999]

Articles connexes


- Royaume de Jérusalem
- Principauté d'Antioche
- Comté d'Édesse
- Comté de Tripoli
- Royaume de Chypre
- Acre
- comté de Jaffa
- Bataille de Hattin
- Bataille d'Arsouf
- Bataille de Varna
- Ordre des pauvres chevaliers du Christ du Temple de Salomon ou Templiers
- Ordre de Saint-Jean de Jérusalem ou Hospitaliers
- Ordre de Sainte-Marie des Teutoniques ou Teutoniques
- Renaud de Châtillon
- Les Croisades vues par les Musulmans
- Liste des principaux chefs croisés
- Liste des principaux chefs musulmans
- Pèlerinage de Jérusalem
- Pélerins célèbres antérieurs aux Croisades

Liens externes


- [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/genes_fr.html Histoire du pèlerinage de Jérusalem]
-
Catégorie:Histoire militaire du Moyen Âge als:Kreuzzug ja:十字軍 ko:십자군 simple:The Crusades th:สงครามครูเสด


Terre Sainte

La Terre Sainte est le nom donné par les chrétiens à la région où est né et a vécu Jésus Christ.

Géographie, lieux saints

La Terre Sainte correspond grosso modo à la région de Palestine. En fait, si l'on prend le critère des cités mentionnées dans les Évangiles comme ayant été visitées par Jésus-Christ, elle inclut outre Israël et les Territoires palestiniens occupés, le Golan syrien (région de Banyas / Panéas / Césarée de Philippe) occupé, la côte méridionale du Liban (Tyr, Sidon) et la Jordanie (Béthanie-au-delà-du-Jourdain). Les principaux lieux saints chrétiens sont : Jérusalem (basilique du Saint-Sépulcre, ainsi que Mont des Oliviers, Gethsémani, Cénacle au Mont-Sion, Sainte-Anne et piscine probatique, etc.), Bethléem (basilique de la Nativité) et Nazareth (basilique de l'Annonciation). En outre, de nombreux sites, de Galilée (lac de Tibériade, mont Thabor) notamment, sont marqués du souvenir de la présence du Christ.

Histoire

Durant la vie de Jésus (env. 4 av. J.-C. - 33 ap. J.-C.), la Terre Sainte était dans l'orbite romaine, avec des rois (parfois des roitelets) juifs plus ou moins dépendants de Rome. Le territoire comme le pouvoir était l'objet de partages complexes et mouvants. L'histoire a retenu les figures d'Hérode le Grand et de Ponce-Pilate. Pendant le Moyen Âge, les papes incitèrent les rois et les nobles à partir en croisade et faire la conquête de la Terre Sainte pour la prendre aux musulmans. Avant les croisades et bien après, la Terre Sainte est restée une destination de pèlerinage des chrétiens et aussi le lieu d'habitation permanente de communautés chrétiennes (se considérant aujourd'hui comme Palestiniens ; de confession orthodoxe, catholique ou réformée, de rite grec, latin ou arménien, notamment).

Institutions

Il y a trois patriarches à Jérusalem : grec, latin, arménien. Ils ont juridiction sur l'Église locale et veillent sur les lieux saints et sur les pèlerins. Il y a en outre une Custodie de Terre Sainte (franciscains), qui remonte au temps de saint François d'Assise et veille sur la plupart des lieux saints dont la propriété appartient à l'Église catholique.

Voir aussi


- États latins d'Orient, Pèlerinage de Jérusalem

Liens externes


- [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/genes_fr.html Histoire du voyage vers la Terre Sainte et Jérusalem]

Terre d'Israël

La Terre d'Israël (Hébreu : ארץ ישראל Eretz Israel) est la terre qui comprenait les anciens royaumes d' Israël et de Juda. Ce terme a été utilisé tant par les Juifs que les Chrétiens au travers de l'histoire. Pendant le mandat britannique sur la Palestine, le nom d' Eretz Israël (abrévié אי Aleph-Yod), était le nom officiel du territoire, écrit en Hébreu. Dans cet avatar moderne, cela désignait donc l'actuel état d'Israël, la bande de Gaza, et la Transjordanie (l'actuelle Jordanie + Cisjordanie).

passages bibliques

Les frontières définies dans l'Alliance de Dieu avec les Israélites, depuis Abraham à Josué sont bien plus étendues que celles de l' État d'Israël. Plusieurs versets de la Torah, un verset du livre de Josué, et un passage du livre d'Ézéchiel définissent les frontières de la Terre Promise.
- Genèse 15:18-21
  - A ta postérité Je donne ce pays, du Fleuve d'Égypte jusqu'au Grand Fleuve, le fleuve d'Euphrate, les Qénéens, les Qenizzéens, les Qadmonéens, les Hittites, les Perizzéens, les Rephaïm, les Amoréens, les Cananéens, les Girgashites et les Jébuséens.
- Exode 23:20-33
  - Voici, J'envoie un ange devant toi, pour te protéger en chemin, et pour te faire arriver au lieu que J'ai préparé. Tiens-toi sur tes gardes en sa présence, et écoute sa voix; ne lui résiste point, parce qu'il ne pardonnera pas vos péchés, car Mon Nom est en lui. Mais si tu écoutes sa voix, et si tu fais tout ce que Je te dirai, Je serai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires. Mon ange marchera devant toi, et te conduira chez les Amoréens, les Héthéens, les Phérézéens, les Cananéens, les Hévéens et les Jébuséens, et je les exterminerai. Tu ne te prosterneras point devant leurs dieux, et tu ne les serviras point; tu n'imiteras point ces peuples dans leur conduite, mais tu les détruiras, et tu briseras leurs statues. Vous servirez l'Éternel, votre Dieu, et Il bénira votre pain et vos eaux, et J'éloignerai la maladie du milieu de toi. Il n'y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile. Je remplirai le nombre de tes jours. J'enverrai Ma terreur devant toi, Je mettrai en déroute tous les peuples chez lesquels tu arriveras, et Je ferai tourner le dos devant toi à tous tes ennemis. J'enverrai les frelons devant toi, et ils chasseront loin de ta face les Hévéens, les Cananéens et les Héthéens. Je ne les chasserai pas en une seule année loin de ta face, de peur que le pays ne devienne un désert et que les bêtes des champs ne se multiplient contre toi. Je les chasserai peu à peu loin de ta face, jusqu'à ce que tu augmentes en nombre et que tu puisses prendre possession du pays. J'établirai tes limites depuis la mer Rouge jusqu'à la mer des Philistins, et depuis le désert jusqu'au fleuve; car Je livrerai entre vos mains les habitants du pays, et tu les chasseras devant toi. Tu ne feras point d'alliance avec eux, ni avec leurs dieux. Ils n'habiteront point dans ton pays, de peur qu'ils ne te fassent pécher contre Moi; car tu servirais leurs dieux, et ce serait un piège pour toi.
- Nombres 34:1-12
  - L'Éternel parla à Moïse, et dit: Donne cet ordre aux enfants d'Israël, et dis-leur: Quand vous serez entrés dans le pays de Canaan, ce pays deviendra votre héritage, le pays de Canaan, dont voici les limites. Le côté du midi commencera au désert de Tsin près d'Édom. Ainsi, votre limite méridionale partira de l'extrémité de la mer Salée, vers l'orient; elle tournera au sud de la montée d'Akrabbim, passera par Tsin, et s'étendra jusqu'au midi de Kadès Barnéa; elle continuera par Hatsar Addar, et passera vers Atsmon;depuis Atsmon, elle tournera jusqu'au torrent d'Égypte, pour aboutir à la mer.Votre limite occidentale sera la grande mer: ce sera votre limite à l'occident.Voici quelle sera votre limite septentrionale: à partir de la grande mer, vous la tracerez jusqu'à la montagne de Hor;depuis la montagne de Hor, vous la ferez passer par Hamath, et arriver à Tsedad; elle continuera par Ziphron, pour aboutir à Hatsar Énan: ce sera votre limite au septentrion. Vous tracerez votre limite orientale de Hatsar Énan à Schepham; elle descendra de Schepham vers Ribla, à l'orient d'Aïn; elle descendra, et s'étendra le long de la mer de Kinnéreth, à l'orient; elle descendra encore vers le Jourdain, pour aboutir à la mer Salée. Tel sera votre pays avec ses limites tout autour.
- Deutéronome 1:7 11:24
  - Tournez-vous, et partez, et allez à la montagne des Amoréens et dans tous les lieux voisins, dans la plaine, dans la montagne, et dans le pays plat, et dans le midi, et sur le rivage de la mer, au pays des Cananéens et au Liban, jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate.
- Deutéronome 11:24
  - Tout lieu que foulera la plante de votre pied sera à vous : votre limite sera depuis le désert et le Liban, depuis le fleuve, le fleuve Euphrate, jusqu’à la mer d’occident.
- Josué 1:4
  - Vous aurez pour territoire depuis le désert et le Liban jusqu'au grand fleuve, le fleuve de l'Euphrate, tout le pays des Héthiens, et jusqu'à la grande mer vers le soleil couchant.
- Ezéchiel 47:13-20
  - Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel: Voici les limites du pays que vous distribuerez en héritage aux douze tribus d’Israël. Joseph aura deux parts. Vous en aurez la possession l’un comme l’autre; car j’ai juré, la main levée, de le donner à vos pères. Ce pays vous tombera donc en partage. Voici les limites du pays. Du côté septentrional, depuis la grande mer, le chemin de Hethlon jusqu’à Tsedad, Hamath, Bérotha, Sibraïm, entre la frontière de Damas et la frontière de Hamath, Hatzer-Hatthicon, vers la frontière de Havran; ainsi la limite sera, depuis la mer, Hatsar-Enon, la frontière de Damas, Tsaphon au nord, et la frontière de Hamath: ce sera le côté septentrional. 18 Le côté oriental sera le Jourdain, entre Havran, Damas et Galaad, et le pays d’Israël; vous mesurerez depuis la limite septentrionale jusqu’à la mer orientale: ce sera le côté oriental. Le côté méridional, au midi, ira depuis Thamar jusqu’aux eaux de Meriba à Kadès, jusqu’au torrent vers la grande mer: ce sera le côté méridional. Le côté occidental sera la grande mer, depuis la limite jusque vis-à-vis de Hamath: ce sera le côté occidental. Vous partagerez ce pays entre vous, selon les tribus d’Israël. Vous le diviserez en héritage par le sort pour vous et pour les étrangers qui séjourneront au milieu de vous, qui engendreront des enfants au milieu de vous; vous les regarderez comme indigènes parmi les enfants d’Israël; ils partageront au sort l’héritage avec vous parmi les tribus d’Israël. Vous donnerez à l’étranger son héritage dans la tribu où il séjournera, dit le Seigneur, l’Eternel.

Notes

La taille de la Terre Promise décrite dans le Tanakh (l'"Ancien Testament" des Chrétiens) représente une région s'étendant de la "Grande Rivière d'Égypte" jusqu'à l'Euphrate, ce qui comprend l'État moderne d' Israël incluant la Judée-Samarie, le Liban, la majeure partie de la Syrie moderne, ainsi que la péninsule du Sinaï. En fait, cela reprend la route empruntée par les Hébreux lors de l'Exode hors d'Égypte. Cependant, les descriptions les plus précises, celles des Nombres et d'Ezéchiel, décrivent une aire beaucoup plus limitée, restreinte par le Jourdain à l'Est, le Nil à l'Ouest. Elle n'inclut pas non plus une grande partie du désert du Néguev mais comprend tout de même une petite portion de territoires actuellement sous contrôle égyptien, le Sud-Liban et la pointe Sud de la Syrie . Un autre point de désaccord concerne les Hittites dont les terres sont incluses dans les frontières de la Terre d'Israël. S'agit-il d'une des tribus occupant le sol de Canaan conquis par Josué, ou d'un plus grand empire qui occupait la majeure partie du centre de la Turquie actuelle?

Voir aussi


- Palestine
- Histoire de la Palestine
- Terre Sainte
- Terre Promise
- Israël Catégorie:Palestine Catégorie:Histoire d'Israël

Arabe

L'arabe (العَرَبِيَّة, ʾal ʿarabiyyaʰ en transcription traditionnelle) est la langue parlée à l'origine par les Arabes. C'est une langue sémitique (comme l'hébreu, l'araméen, l'akkadien ou le syriaque) et flexionnelle dont l'alphabet est un abjad. Du fait de l'expansion territoriale au Moyen Âge et par la diffusion du Coran, cette langue, devenue langue liturgique, s'est répandue dans toute l'Afrique du Nord et en Asie mineure. On fait remonter l'origine de la langue arabe au . La tradition orale considère cependant qu'il s'agit d'une langue révélée directement à Ismaël, fils d'Abraham, dans une forme assez proche de l'arabe classique actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l'ancien Yémen ainsi que des tribus disparues auraient parlé l'arabe dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l'écriture arabe, telle qu'on la connaît de nos jours, ne remontent qu'au .

Variétés d'arabe

L'arabe est un terme générique qui regroupe de nombreuses variétés :
- l'arabe classique : la langue du Coran, parlée à l'époque de l'expansion arabo-musulmane ;
- l'arabe littéral : une forme modernisée mais peu différenciée de l'arabe classique, qui est la langue écrite commune de tous les pays arabophones ;
- les dialectes arabes : langues orales parlées dans les pays arabes, issues de l'arabe classique, avec des substrats, superstrats et emprunts différents selon les régions. Les dialectes peuvent être assez différents les uns des autres: Un Irakien par exemple pourrait avoir du mal à comprendre le dialecte marocain à premier abord. Les variantes sont aussi différents les unes des autres que le serait le français de France avec le "Jouale" du Québec ou le français de Côte d'Ivoire. Cependant, et même si ces différences existent, des locuteurs arabes de différents pays peuvent se comprendre sans trop difficultés. La multiplication des chaînes satellites arabes ou la très large diffusion des séries egyptiennes jouant un rôle capital dans la diminution de ces différences. Quelle tradition rapporte que la langue arabe de l'époque d'Ismaël est une langue révélée ? La tradition la plus communément admise chez les historiens est celle qui considère qu'Ismaël s'est arabisé au contact de la tribu de Jourhoum, vieille tribu arabe nomade du Yémen.

Arabe et islam

La langue de l'islam étant l'arabe, de nombreux mots du domaine religieux sont d'abord apparus en arabe. Ainsi, certains mots religieux n'existent qu'en arabe, ou possèdent un sens beaucoup plus précis en arabe. Voir termes arabes utilisés en Islam.

Rayonnement culturel

Des écrivains non musulmans ont écrit en arabe, par exemple le médecin et philosophe Maïmonide publiant en langue arabe. Les rois normands de Sicile se piquaient de parler l’arabe.

Pays de langue arabe

Voir pays arabes.

Langues dérivées de l'arabe


- maltais

Lexique

Emprunts français

L’arabe a légué une série de mots aux langues romanes (et, de là, aux autres langues d’Europe), surtout au castillan, à l'italien et au portugais. On trouve donc de nombreux mots arabes en français. Ces emprunts se sont fait soit :
- directement (alcali, alfa, alizari, almée, amiral, arack, azimut, baobab, baraka, barbacane, barde, bédouin, bled, bordj, bouracan, burnous, cadi, cafard, caïd, calife, camaïeu, came, camelote, caoua, chott, clebs, fellah, gazelle, hachisch, harem, hasard, henné, jupe, kandjar, laiton, luth, maboul, maghrébin, maghzen, oued, salamalec, toubib, zénith, etc.) ;
- à partir de l'arabe dialectal, surtout algérien (barda, bezef, kif-kif, matraque, nouba, razzia, youdi, etc.) et égyptien (cange, goudron, mamelouk) ;
- par l'intermédiaire du latin médiéval ou scientifique (alcool, algèbre, alidade, amalgame, ambre, arcanne, avives, benjoin, benzine, bourrache, camphre, chiffre, momie, orcanette, safran, sirop, etc.) ;
- par l'intermédiaire d'autres langues européennes, principalement l'espagnol (alcade, alcarazas, alcôve, alezan, alfange, algarade, alguazil, aman, arrobe, azerole, basaner, épinard, felouque, etc.), l'italien (arsenal, artichaut, assassin, aval, avanie, avarie, berner, café, calfeutrer, calibre, carafe, coton, girafe, hégire, magasin, sirocco, tarif, zéro, etc.), le provençal (boutargue, jarre, madrague, poutargue) et le portugais (argousin) ;
- par l'intermédiaire du turc (minaret, muezzin), de l'hindî (nabab) ou du persan (lascar). D'autre part, l'arabe a transmis au français des mots originaires d'autres langues, notamment l'hindî (bonduc, candi), le persan (alkékenge, alkermès, aniline, aubergine, azur, babouche, borax, bore, douane, orange, timbale, etc.), mais aussi le grec (alambic, almanach, antimoine, etc.). Citons enfin le cas du mot abricot, qui vient du latin praequox (qui a donné précoce) et qui est revenu en français sous cette forme après un voyage par l'intermédiaire du grec (barc), de l'arabe (al-barriq) et du catalan (albercoc). En ce qui concerne les noms propres, beaucoup de noms d’étoiles viennent également de cette langue : Aldébaran, Bételgeuse, Algol, Alioth, Véga, Mizar, Fomalhaut, etc. On reconnaît certains emprunts à l’arabe dans les langues occidentales au fait qu’ils commencent souvent par a- ou al, qui n’est autre que l’article défini dans cette langue. Les Occidentaux n’en ayant pas conscience, ils ont conservé cet article. L'espagnol et le portugais en ont conservé plus que le français : à algodón en espagnol correspond coton, par exemple. Même si cela s’éloigne du cadre linguistique il est intéressant de rappeler que nous utilisons des chiffres indiens transmis en Occident par les Arabes, dits par abus de langage « chiffres arabes ». Dans le monde arabe, seuls les pays occidentaux (Tunisie, Algérie, Maroc) utilisent ces chiffres, les autres pays en utilisent d'autres, appelés abusivement « hindous » (où le 5 s’écrit comme notre 0). Les « chiffres arabes » dans leur forme actuelle sont parvenus à l'Europe de la ville de Bougie au moyen âge (Bédjaia/Algérie) par un moine chrétien, ainsi que les bougies (chandelles), pour lesquelles la ville était renommée.

Voir aussi

Articles connexes


- alphabet arabe et écriture de la hamza ;
- arabe littéral et arabe dialectal ;
- prononciation de l'arabe ;
- vocabulaire de l'islam.
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques
      -
- langues sémitiques
- noms arabes
- Poésie arabe

Liens externes


- [http://st-takla.org/Learn_Languages/01_Learn_Arabic-ta3leem-3araby/Learn-Arabic_00-index_El-Fehres.html Apprendre l'arabe Online]
- [http://www.nicoweb.com/sirpus L'écriture et la lecture de arabe, c'est facile en MP3]. Cours de lecture et d'écriture en ligne en MP3 avec proverbes arabes et poésie.
- [http://www.webarabic.com/choix-apprendre.html Apprendre l'arabe] (WebArabic)
- [http://pince31.free.fr/lang/arabic/index.php Apprendre la langue arabe] (Langue Arabe)
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/arabe.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire arabe-français/français-arabe.
- [http://www.nclrc.org/inst-arabic3.pdf Multilingual Computing in Arabic with Windows, major word processors, web browsers, Arabic keyboards, and Arabic transliteration fonts]
- [http://www.muftah-alhuruf.com Muftah-Alhuruf.com]: Ecrire et envoyer des e-mails arabes sans a un clavier ou un système d'exploitation arabe.
-
Catégorie:Langue véhiculaire ja:アラビア語 ko:아랍어 ms:Bahasa Arab simple:Arabic language th:ภาษาอาหรับ

Palestine (État revendiqué)

Pour les articles homonymes, voir Palestine (homonymie).Palestine (homonymie) Palestine est le nom donné à l'État indépendant revendiqué par une partie des Palestiniens, dont une forme fut proclamée par l'OLP à Alger en 1988.

Drapeau

Palestiniens Sur la gauche un triangle rouge, prolongé par 3 bandes horizontales noir, blanche et verte.
- le triangle rouge symbolise la « maison hachémite » de Mahomet;
- la bande noire symbolise les Abbassides de Bagdad (750-1258);
- la bande blanche symbolise les Omeyyades de Damas (661-750);
- la bande verte symbolise les Fatimides du Caire (969-1171). Ces couleurs avaient été adoptées par la Grande révolte arabe de 1916, révolte qui visait à la formation d'un royaume arabe englobant tout le Croissant fertile. Cette révolte, qui n'éclata jamais, échoua, faute d'action, avec la fin de la Première Guerre mondiale. Après 1948, ces couleurs ont été adoptées par la partie arabe en Palestine, revendiquant à titre exclusif le nom , lui-même abandonné par la partie juive après la fondation de l'Etat d'Israël.

La revendication d'un État palestinien au cours de l'Histoire

La proclamation de 1948 par le Haut comité arabe

La proclamation en 1988 à Alger par l'OLP

Liste des États qui ont reconnu l'État de Palestine

Afrique

Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, République centrafricaine, Tchad, République du Congo, République démocratique du Congo, Djibouti, Égypte, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Libye, Madagascar, Maldives, Mali, Mauritanie, Maurice, Maroc, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, Rwanda, São Tomé-et-Príncipe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Somalie, Afrique du Sud, Soudan, Tanzanie, Togo, Tunisie, Union des Comores, Zambie, Zimbabwe.

Amérique

Cuba, Nicaragua.

Asie

Afghanistan, Arabie saoudite, Bangladesh, Bahreïn, Bhoutan, Brunei, Cambodge, Chine, Corée du Nord, Émirats arabes unis, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Jordanie, Koweït, Liban, Laos, Malaisie, Mongolie, Népal, Oman, Pakistan, Philippines, Qatar, Sri Lanka, Syrie, Turquie, Viêt Nam, Yémen.

Europe

Albanie, Biélorussie, Bulgarie, Chypre, République tchèque, Grèce, Hongrie, Malte, Pologne, Roumanie, Russie, Ukraine, Vatican

Océanie

Vanuatu.

États reconnaissant un statut diplomatique particulier


- Existence d'une Délégation générale de Palestine : France, République d'Irlande,Suisse
- Existence d'une Délégation générale palestinienne : Autriche, Belgique, Allemagne, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Royaume-Uni, Serbie-et-Monténégro
- PLO representation protected by the immunities of another Arab Mission: Brésil.

Perspectives actuelles de création d'État indépendant

La proposition d'État unique en Palestine

La proposition de deux États en Palestine



Israël

|----- | width="47%" | Langues officielles | hébreu, arabe |----- | Capitale | Tel-Aviv reconnue par l'ONU, Jérusalem proclamée par Israël1 |----- | Président || Moshe Katsav |----- | Premier ministre | Ariel Sharon |----- | Superficie
 - Totale
 - % eau | Classé 148
20 770 km²
2% |----- | Population
 - Total (Juillet 2005)
 - Densité | Classé 96
6 933 100 habitants
299 hab./km² |----- | Indépendance
 - Proclamation | Ex-mandat britannique
14 mai 1948 |----- | Monnaie || Nouveau shekel (NIS) |----- | Fuseau horaire | UTC +2 |----- | Hymne national || Hatikvah |----- | Domaine Internet || .il |----- | Indicatif téléphonique | 972 |{{{{{{{Wikinews|Catégorie:Israël|Israël{Portail Palestine{Commons|Category:Israel|Israël{wikitravel|Israël|Israël{Pays d'Asie

Arabe

L'arabe (العَرَبِيَّة, ʾal ʿarabiyyaʰ en transcription traditionnelle) est la langue parlée à l'origine par les Arabes. C'est une langue sémitique (comme l'hébreu, l'araméen, l'akkadien ou le syriaque) et flexionnelle dont l'alphabet est un abjad. Du fait de l'expansion territoriale au Moyen Âge et par la diffusion du Coran, cette langue, devenue langue liturgique, s'est répandue dans toute l'Afrique du Nord et en Asie mineure. On fait remonter l'origine de la langue arabe au . La tradition orale considère cependant qu'il s'agit d'une langue révélée directement à Ismaël, fils d'Abraham, dans une forme assez proche de l'arabe classique actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l'ancien Yémen ainsi que des tribus disparues auraient parlé l'arabe dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l'écriture arabe, telle qu'on la connaît de nos jours, ne remontent qu'au .

Variétés d'arabe

L'arabe est un terme générique qui regroupe de nombreuses variétés :
- l'arabe classique : la langue du Coran, parlée à l'époque de l'expansion arabo-musulmane ;
- l'arabe littéral : une forme modernisée mais peu différenciée de l'arabe classique, qui est la langue écrite commune de tous les pays arabophones ;
- les dialectes arabes : langues orales parlées dans les pays arabes, issues de