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Parti Socialiste (France)

Parti socialiste (France)

Le Parti socialiste (PS) est un parti politique. Première force politique de France depuis les élections de 2004, c'est également le principal parti de l'opposition. Issu de la gauche gouvernementale réformiste, ses alliés traditionnels sont les Verts, le Parti radical de gauche, le Mouvement des citoyens et le Parti communiste français.

Fondements idéologiques et philosophiques

Le socialisme démocratique

Le socialisme démocratique se fixe pour objectif la formation d'une société fondée sur les idéaux démocratiques et sur l'égalité de tous les citoyens. Chaque individu doit pouvoir être libre dans son épanouissement, dans ses choix, dans ses décisions tout comme il doit impérativement pouvoir peser à tous les niveaux de la société dans laquelle il vit. La liberté conjugue deux aspects: celui de ne subir aucune oppression et contrainte extérieure comme la faim, l'ignorance et la peur de l'avenir et celui de pouvoir s'engager et participer aux prises de décisions qui engagent la collectivité. La liberté des citoyens suppose leur égalité. L'égalité impliquant que chaque personne peut justement s'impliquer dans les choix de la société et décider de sa propre vie en dépit des conditions sociales et familiales dont il est issu. L'égalité suppose le droit de faire des choix et de suivre des trajectoires différentes, sans que ces différences ne mènent à une subordination dans la vie quotidienne et dans la société. La liberté et l'égalité sont à la fois liées aux droits des individus et aux solutions collectives de réalisation d'objectifs conformes à l'intérêt général. L'homme est un être social qui se développe et s'épanouit au contact d'autrui, et des pans entiers de ce qui détermine le bien-être individuel ne peuvent être créés que dans le cadre d'une action commune. Cet intérêt commun supposant la solidarité, sentiment communautaire découlant de la prise de conscience de notre interdépendance. La société que visent les socialistes est une société fondée sur l'action commune, dans le respect et le souci des autres. Tout citoyen doit avoir les mêmes droits et les mêmes possibilités de contribuer aux solutions, tout citoyen a le même devoir d'en assumer la responsabilité. La solidarité n'exclut pas l'épanouissement individuel mais est profondément incompatible avec l'égoïsme qui permet d'exploiter les autres au nom d'un intérêt personnel. Pour les socialistes, tout pouvoir doit se fonder sur la communauté des personnes qui constitue la société, les intérêts économiques n'ayant pas à poser des limites à la démocratie: la démocratie a toujours le droit de tracer le cadre économique et de fixer les limites du marché. Les socialistes doivent mettre en place une organisation sociale où citoyens et individus doivent pouvoir peser sur les décisions collectives. Chaque citoyen, en tant que salarié ou consommateur doit avoir le droit d'exercer une influence sur l'agencement et la répartition de la production, l'organisation et les conditions du travail. Ces valeurs démocratiques doivent ainsi régir tous les niveaux de la société pour que celle-ci soit organisée sans rapport de domination ou de soumission, sans différences de classes, sans préjugés ou discriminations. Le socialisme démocratique a également intégré les problématiques liées à l'environnement et au développement durable, ainsi que celles liées au combat des femmes et aux combats pour les droits.

La Déclaration de principe du Parti socialiste

1. Le Parti socialiste se fixe comme objectif l'émergence, par la voie démocratique, d'une société qui réponde aux aspirations fondamentales de la personne humaine telles que les ont définies des siècles de luttes pour le progrès et que les expriment aujourd'hui tous les peuples : la liberté, I'égalité et la dignité des hommes et des femmes, le bien-être, la responsabilité et la solidarité. Parti de rassemblement, il met le réformisme au service des espérances révolutionnaires. Il s'inscrit ainsi dans la démarche historique du socialisme démocratique. Alors que les sciences et les techniques ouvrent de nouveaux espaces de liberté et de créativité mais peuvent aussi détruire ou pervertir toute forme de vie, le Parti socialiste agit pour qu'elles bénéficient aux hommes et aux femmes. 2. Le Parti socialiste est un parti de transformation sociale. La faillite des sociétés bureaucratiques ne lui fait pas oublier que le capitalisme développe les inégalités, accentue les déséquilibres mondiaux, exploite les richesses du Tiers-Monde et maintient dans de nombreux pays chômage et exclusions. Le Parti socialiste est donc favorable à une société d'économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l'intérêt général. Il agit pour son dépassement par de nouvelles formes d'organisation économique et sociale donnant aux salariés une véritable citoyenneté dans l'entreprise. Dans les secteurs clés qui déterminent la formation du citoyen (l'école, l'université, la télévision), les conditions de vie (logement, santé, environnement), il n'accepte pas que les logiques du marché soient seules déterminantes. Un service public fort, l'aménagement du territoire, la planification, la politique budgétaire et fiscale doivent permettre démocratiquement aux citoyens de dégager les grandes priorités nationales. 3. Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fonde son action et son projet sur le respect des Droits de l'homme et du citoyen dans le cadre d'un état de droit reposant sur le suffrage universel et le pluralisme. Il affirme que toutes les libertés sont liées : leur plein exercice, sur les plans politique, économique, social et culturel, est la condition de l'épanouissement et de l'approfondissement de la démocratie. Le Parti socialiste a en effet conscience de la limite des droits quand ils ne sont pas accompagnés des conditions concrètes susceptibles d'en permettre la réalisation. L'histoire a tranché : le combat pour la liberté est indissociable de celui pour l'égalité. 4. Le Parti socialiste est un parti ancré dans le monde du travail. Les mutations incessantes et profondes des sociétés contemporaines n'ont pas éliminé les oppositions des classes et groupes sociaux. C'est pourquoi, si les socialistes participent au combat pour le progrès de toute la société, ils sont particulièrement attentifs aux intérêts des salariés et au développement de toutes leurs capacités d'action. 5. Le Parti socialiste est fermement attaché à la liberté de conscience et à la laïcité de l'État et de l'école. Il estime que l'accès à l'information et à la culture est une condition essentielle de la démocratie. C'est pourquoi l'indépendance de la création et de la communication à l'égard du pouvoir politique et du pouvoir financier est indispensable. Il affirme l'égalité de tous les citoyens et récuse toute mesure discriminatoire fondée sur le sexe, la race, les convictions philosophiques ou religieuses, les choix de vie personnels. Il se donne pour vocation de favoriser l'intégration et l'adhésion aux valeurs de la République de tous ceux qui résident sur notre sol. Les socialistes considèrent comme un acquis majeur les droits et les libertés que les femmes ont conquis. Il continuent de lutter pour éliminer les discriminations qui subsistent. Notre parti met en œuvre au travers de ses statuts, dans ses structures et dans sa pratique, une égalité de plus en plus réelle entre adhérents et adhérentes. 6. Parce qu'il n'y a pas d'hommes et de femmes libres dans une nation asservie ou sujette, parce que tous les problèmes majeurs sont devenus mondiaux, I'action du Parti socialiste s'inscrit dans un cadre national et international. Dans l'ordre international, le Parti socialiste condamne toute exploitation d'un peuple par un autre et soutient le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ; il lutte pour un développement économique respectant l'environnement et les équilibres naturels de la planète. Le Parti socialiste fait le choix de l'Europe pour donner aux nations qui la composent les moyens d'affronter les défis de l'avenir. La communauté européenne, à condition quelle ne se réduise pas à un simple marché, en sera un élément moteur. Les socialistes s'attachent à accélérer la construction européenne dans toutes ses dimensions : politique, économique et sociale. Parti de paix, le parti socialiste a toujours lutté contre la logique des blocs, il œuvre pour l'instauration de nouveaux rapports mondiaux, il agit pour le développement du Tiers-Monde, pour un désarmement général équilibré. 7.Le Parti socialiste attend de ceux qui le représentent à tous les niveaux de responsabilité qu'ils s'inspirent dans leurs décisions et dans leurs actes de ces principes. Dans le monde entier, I'idéal socialiste s'est emparé de l'imagination des peuples. Il inspire de grands mouvements politiques ; il est notre espoir à l'aube du XXIe siècle.

Les courants du Parti socialiste

Les courants structurent la vie interne du Parti socialiste. Héritiers des clubs et groupes politiques précédant la réunification d'Épinay, ils se sont largement modifiés au cour du temps. Officiellement, les courants se structurent autour des motions, c'est-à-dire des grands textes d'orientation rédigés à chaque congrès. Officieusement, chaque motion est subdivisée en multitudes de sensibilités, parfois liées à un leader charismatique, ou tout simplement à une manière de faire de la politique et d'analyser la société.
- Autour de la majorité de François Hollande
  - 17 novembre, animé par François Hollande
  - Gauche moderne, animé par Jean-Marie Bockel
  - Gauche socialiste, animé par Julien Dray
  - Nouvelle voix, animé par Gaëtan Gorce et Jean-Louis Bianco
  - Réformer, animé par Martine Aubry
  - Socialisme et Démocratie, animé par Dominique Strauss-Kahn
  - Utopia, animé par Franck Pupunat
- Autour du pôle du Nouveau Parti socialiste
  - Nouveau parti socialiste, animé par Vincent Peillon, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon
  - Nouvelle Gauche, animé par Benoît Hamon
  - Alternative Socialiste animé par Henri Emmanuelli
    - Forces Militantes, animé par Marc Dolez
    - Renouveau socialiste européen, animé par Jacques Généreux
- Autour des amis de Laurent Fabius
  - Agir pour l'Egalité, animé par Claude Bartolone, principal lieutenant de Laurent Fabius
  - Ambition socialiste, animé par Marie-Noëlle Lienemann
  - Pour rassembler la gauche (ex-poperéniste), animé par Alain Vidalies

Organisation interne

Les adhérents

Le Parti socialiste n'est pas un parti de masse, bien que l'essentiel de sa force repose sur ses militants. De par une longue confrontation avec les communistes, les socialistes ont largement entretenu une tradition militante de terrain, même si cette tradition a tendance aujourd'hui à se résorber. Toujours à l'heure actuelle, le Parti socialiste reste un grand éditeur de tracts, mais aussi de journaux internes, de publications externes et d'autres brochures. L'âge minimal d'adhésion est de 15 ans. L'adhésion au parti est libre et chaque adhérent y possède théoriquement les mêmes droits, que ce soit le premier secrétaire ou le militant de base. Le Parti socialiste est un parti qui pratique très largement la démocratie interne. Ce sont les militants qui désignent les responsables à tous les niveaux : au niveau de la section locale, de la fédération départementale et au niveau national. Les militants votent pour les textes d'orientation à chaque congrès et désignent aussi les candidats socialistes à chaque élection. Plus récemment, une procédure de consultation interne a été mise en place afin que les militants décident de la ligne politique du parti sur une question précise. D'autres innovations à l'adresse des sympathisants devaient permettre que ces derniers, sous l'appellation "adhérents du projet", puissent participer très concrètement à l'élaboration du projet socialiste. Ce processus a été mis en sommeil suite au 29 mai 2005. Aussi, des évènements traditionnels rythments la vie du Parti, comme l'Université d'été de la Rochelle doublée de quelques universités de rentrée départementales, comme la Galette républicaine au mois de janvier ou les multiples fêtes de la Rose qui ont lieu au début de l'été. Le profil des adhérents socialistes, désignés comme au PCF, à LO ou la LCR par le sobriquet amical "camarades", a peu évolué au cours du temps. Le Parti socialiste n'a jamais été franchement un parti d'ouvriers. L'électorat socialiste s'est toujours situé parmi les classes moyennes, surtout les enseignants, puis les cadres territoriaux et fonctionnaires, puis vers les salariés de bas échelon et cadres du secteur privé. L'électorat socialiste se situe surtout parmi la population active des villes, y compris parmi les jeunes. Par une longue tradition de synthèse entre un centre-gauche modéré et européen et une gauche protestataire, le PS a toujours su rassembler au-delà de son électorat, ce qui fait de lui le centre de gravité de la gauche parlementaire. L'électorat réel socialiste se chiffre désormais entre 15 % et 30 % des suffrages exprimés. En 2002, Lionel Jospin obtenait 16,18 % des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle. En 2004, le Parti socialiste remportait 29,4 % des suffrages.

Les structures locales

La structure de base du Parti socialiste est la section. Une section peut être locale ou thématique. En général, elle s'organise au sein d'un canton, d'une commune ou d'un quartier. Parfois, elle s'organise autour d'une entreprise, voire autour de thèmes comme les NTIC ou la culture. Actuellement, les sections d'entreprise tendent à disparaître et ce sont les sections locales qui constituent le gros des bataillons du parti. Les réunions de section sont les moments privilégiés de la vie militante. Le cadre de la section permet le militantisme le plus direct. Ce sont les sections qui organisent les collages d'affiche, les distributions de tract, les porte-à-portes, etc. Ce sont elles également qui constituent le relai essentiel entre le "national" (direction nationale), la "fédé" (fédération départementale) et les militants. C'est également au niveau de la section que se pratique le débat interne, que ce soit dans le cadre d'un congrès ou d'une consultation interne. Lorsque la section comporte en son sein des élus, ces derniers peuvent partager avec les militants les solutions et perspectives à donner à une politique municipale par exemple. Le premier secrétaire de section est élu à bulletins secrets et au scrutin uninominal majoritaire à deux tours par la première assemblée générale des adhérents de la section suivant le congrès national. Il est l'animateur de la section dont il est le porte-parole. Il peut être secondé par un secrétaire adjoint et un secrétariat de section. Les sections ont également réussi à s'ouvrir davantage au-delà des simples adhérents. Beaucoups de sections peuvent ainsi compter avec l'existence d'une association citoyenne, qui réunit bien souvent des citoyens sympathisants et qui demeure souvent très active lors des élections municipales. Les sections connaissent pourtant des difficultés récentes, car leur découpage et leur rapport au territoire a été très largement bouleversé par la nouvelle donne territoriale. Les sections socialistes devront ainsi s'adapter à la réalité des nouvelles communautés de commune et d'agglomération, et à quelques changements liés à la décentralisation ou aux évolutions des lieux de vie. La fédération départementale met en œuvre la politique du parti pour chaque département. Les instances de la fédération sont renouvelées à chaque congrès. Le conseil fédéral (CF) est l'instance de décision de la fédération. Il délègue certaines de ses prérogatives au bureau exécutif fédéral (BEF). Le secrétariat fédéral assure la gestion politique de la fédération, en liaison avec le secrétariat national du parti, et agit par délégation de la CF ou du BEF. Le secrétariat fédéral est constitué de membres choisis par le premier secrétaire fédéral, parmi la majorité politique de la fédération. Les secrétaires fédéraux ont la charge de le seconder dans la gestion courante de la fédération et dans l'application des décisions du CF. Les secrétaires fédéraux ont la charge d'un ou plusieurs secteurs d'activité ; ils peuvent être assistés d'un ou plusieurs délégués fédéraux. Le premier secrétaire fédéral est élu au scrutin majoritaire à deux tours par les militants lors d'une deuxième session après la tenue du congrès national. Tout candidat au poste de premier secrétaire fédéral doit présenter un plan d'action fédéral. Le secrétaire fédéral est l'animateur politique de la fédération et son porte-parole. Il assure la liaison avec le secrétariat national aux fédérations. Il préside les réunions du secrétariat fédéral, du BEF ou du CF, devant lequel il rend compte de ses activités. L'union régionale regroupe les fédérations d'une même région. Elle est dirigée par un comité régional du parti qui détermine la politique du parti concernant les problèmes propres à la région et veille à son application en liaison avec les élus. Le comité régional est élu par une convention régionale qui se réunit dans la quinzaine de jours suivant le congrès national. La convention régionale procède à l'élection du secrétaire régional au scrutin majoritaire à deux tours. Celui-ci ne peut cumuler sa fonction avec celle de premier secrétaire d'une fédération de sa région.

Instances nationales

Les membres du conseil national sont désignés par les délégués au congrès national réunis en assemblées de motion, proportionnellement aux résultats obtenus par les différentes motions. Véritable parlement du parti, le conseil national est composé de 204 membres élus par le congrès national et de 102 premiers secrétaires fédéraux. Le conseil national exécute et fait exécuter la motion d'orientation adoptée par le congrès national. Il se réunit au moins quatre fois par an. Il constitue en quelques sortes le Parlement interne du parti, car il est le reflet direct de la réalité des sensibilités et des courants du PS. Le président actuel du Conseil national est Gérard Collomb. Le bureau national assure l'administration et la direction du parti dans le cadre des attributions que lui délègue le conseil national. Ses membres sont désignés selon les mêmes procédures que les membres du conseil national. Il comprend 54 membres sous la direction du Premier secrétaire et se réunit tous les mardis en fin d'après-midi. Les membres du secrétariat national sont élus par le conseil national, parmi les membres du bureau national, sur proposition du premier secrétaire. Ils ont la charge de la mise en œuvre des décisions prises par le conseil national et le bureau national. Le secrétariat national, dont les réunions ont lieu le mercredi matin, assure la gestion du parti. Chaque secrétaire national a en charge un secteur d'activité du parti et rend compte devant le conseil national de l'activité de son secteur. A l'occasion du congrès national, la direction nationale du parti rend compte de son activité dans un rapport statutaire soumis aux militants. Les secrétaires nationaux sont assistés par des délégués nationaux ayant en charge une partie du secteur de chaque secrétariat.

Les désignations

Depuis 1995, le candidat à l'élection présidentielle est désigné par un vote de tous les militants. Cette année là, Lionel Jospin l'avait emporté sur Henri Emmanuelli après le forfait de Jacques Delors. Les désignations des scrutins de liste se font également par les militants concernés. Le vote peut être national (ex: européennes 99), régional (ex: élections régionales, européennes 2004), départemental (sénatoriales), municipal... On vote pour la liste présentée par la fédération ou une liste alternative. La procédure est comparable pour les élections au scrutin uninominal: cantonales et législatives. Les électeurs du secteur concerné votent pour le candidat de leur choix. Tous les adhérents, ayant plus de six mois d'ancienneté, à jour de leur cotisation, électeurs dans la zone concernée (plus les étrangers privés du droit de vote), ont le droit de vote. : Pour les élections internes, voir : Congrès du PS

Structures internationales

Le Parti socialiste est membre de l'Internationale Socialiste (I.S), qui est l'organisation mondiale des partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes. Elle rassemble actuellement 139 partis et organisations politiques de tous les continents. L'I.S., dont les origines remontent à 1889 (création de la Deuxième Internationale), existe sous sa forme actuelle depuis 1951, lorsqu'elle fut rétablie au Congrès de Francfort. Depuis, ses activités et le nombre de ses membres n'ont cessé de croître, surtout ces dernières années. L'I.S. est une organisation qui par son rayonnement suscite de plus en plus de demandes d'adhésion de la part de partis progressistes. Chaque année elle reçoit des demandes de tous les coins du monde de partis dans l'opposition et venant de pays qui accèdent à la démocratie. L'I.S. a d'ailleurs été pour eux, sans qu'ils en soient membres, un point d'appui, en particulier dans « l'ex-Europe de l'est ». 1951 Les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes sont aujourd'hui une force politique significative dans toutes les démocraties du monde. Beaucoup de partis membres de l'Internationale sont au pouvoir ou représentent la principale force d'opposition. Au niveau européen, le Parti socialiste, ainsi que l'ensemble des militants du PS et des partis membres, adhèrent au Parti socialiste européen. Ancienne organisation de coordination des politiques de chaque parti socialiste ou social-démocrate européen, il s'est mué très récemment de Parti des Socialistes européens vers l'appellation Parti socialiste européen. Il dispose d'un groupe parlementaire au Parlement européen et tend à harmoniser de plus en plus les lignes politiques de chaque mouvement socialiste européen afin de devenir à terme une force de gauche réelle et cohérente à l'échelle du continent.

Organisations associées

Parti socialiste européen Parti socialiste européen Le Parti socialiste travaille quotidiennement avec des organismes dont l'action participe à la réalisation de ses objectifs. Ils peuvent être liés organiquement au Parti socialiste ou en être partenaire.
- La Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains réunit, comme son nom l'indique, les élus membres du Parti socialiste et ceux qui en sont proches. Elle exerce auprès d'eux des activités d'information, de documentation, de communication et de conseil. Elle a, en outre, un rôle d'impulsion et de réflexion pour l'élaboration de textes (de lois par exemple).
- Le Mouvement des jeunes socialistes est une structure autonome qui réunit les jeunes qui souhaitent y adhérer, de 15 à 29 ans.
- La Fondation Jean Jaurès, créée par Pierre Mauroy en 1992, développe trois secteurs d'intervention :
    - Coopération internationale : organisation de stages de formation, de séminaires, de colloques avec des partenaires étrangers
    - Etudes et Recherches : organisation de colloques et conférences ; publication de la "Lettre de la Fondation", de notes et d'ouvrages
    - Histoire et mémoire : du Centre d'Archives Socialistes" (dépositaire et gestionnaire des archives du PS depuis 1971), publications et manifestations liées à l'histoire du mouvement socialiste
- L'Office universitaire de recherche socialiste, créé en 1969, réunit une équipe de citoyens (militant(e)s, chercheur(se)s, journalistes…) venus d'horizons différents et attachés aux valeurs du socialisme démocratique.

Historique

1831-1905 : le mouvement ouvrier et les origines du socialisme

1905 Les théories développées dans la première partie du par les premiers penseurs socialistes (Saint-Simon, Fourier, Cabet, Leroux) au sein d'une bourgeoisie éclairée influencent peu les milieux populaires. Ces théoriciens qualifiés d'utopiques par la suite se démarquent ainsi du socialisme historique, développé par la suite par Karl Marx avec son analyse de la société industrielle. Au-delà de l'utopie, la réalité est imprimée au fer chaud de la Révolution industrielle : les nouvelles conditions de travail engendrées par celle-ci entraînent des révoltes vite réprimées : révolte des canuts lyonnais en 1831, journées de juin 1848, Commune de Paris en 1871... La “question sociale” est mise au premier plan, mais la révolution de 1848 fait déjà apparaître des divergences entre les démocrates socialistes réformistes (Ledru-Rollin, Louis Blanc) et les partisans de la violence (Blanqui, Barbès) qui considèrent celle-ci comme le seul moyen permettant un changement profond du système économique et social. Le combat pour la république, contre la monarchie censitaire et contre le second Empire, se conjugue alors avec la lutte contre les nouvelles conditions de travail et de vie engendrées par la révolution industrielle. La gauche républicaine s'organise et cherche à effectuer une synthèse entre la tradition montagnarde de la révolution de 1789-1794 et les questions sociales que le mouvement ouvrier naissant fait surgir. La Deuxième Internationale est constituée en 1889 à Paris et l'influence des idées de Karl Marx y est d'abord dominante. Cependant, les idées libertaires et anarcho-syndicalistes continuent à influencer une partie du mouvement ouvrier, qui manifeste sa méfiance à l'égard de la politique. Après la reconnaissance du droit syndical en 1884, la Confédération générale du travail (CGT) se constitue en 1895. En 1906, elle adopte la "Charte d'Amiens" qui consacre le principe de l'indépendance du syndicalisme par rapport au socialisme politique. De là découle l'absence de liens organiques entre partis et syndicats qui distingue fortement le socialisme français de la social-démocratie de l'Europe du Nord. Le socialisme politique en France s'unifie en 1905 sur injonction de l'Internationale, au congrès du Globe avec la fusion des différents courants socialistes (guesdistes, blanquistes, réformistes...) dans la nouvelle Section française de l'internationale ouvrière (SFIO). Peu à peu, le député du Tarn Jean Jaurès s'impose comme la figure majeure du socialisme français, par son combat pour l'unité, par sa volonté de synthèse entre la république et le socialisme, entre le patriotisme et l'internationalisme, entre les idées marxistes et la tradition de la Révolution française libérale. La SFIO, qui se veut parti ouvrier, a acquis une large base électorale et militante : les paysans, les ouvriers, les artisans côtoient les intellectuels et les fonctionnaires.

1905-1920 : de l'union à la scission

1920 Pour la période 1905-1969, voir aussi : SFIO Les principes de l'internationalisme et du pacifisme portés jusqu'alors par le mouvement ouvrier et la IIe Internationale sont remis en question par l'adhésion de la SFIO et de la majorité de la CGT à la politique d'union sacrée. Cependant, la durée de la guerre, les sacrifices et désillusions qu'elle entraîne, vont faire germer une opposition qui s'organise lors de la conférence de Zimmerwald en septembre 1915. En 1917, la révolution russe accentue une poussée à gauche dans le parti et séduit de plus en plus. La SFIO, profondément traumatisée et divisée, se trouve donc devant le choix de l'adhésion à la IIIe Internationale, dirigée par Lénine et les bolchéviques. Le congrès de Tours de décembre 1920 survient après l'échec électoral de 1919 (chambre "bleu horizon") et l'échec syndical des grandes grèves de 1920. Par ailleurs, les bolchéviques défendent la possibilité d'une révolution mondiale et tentent par les 21 conditions d'adhésion à la IIIe Internationale de se constituer une avant-garde révolutionnaire dans chaque pays. Les conditions d'une scission sont réunies : le congrès voit l'opposition entre une réaffirmation de la tradition socialiste française (démocratie interne, respect du suffrage universel et parlementarisme) défendue par Blum et une volonté révolutionnaire (adhésion à la IIIe internationale et acceptation du centralisme démocratique). Les trois-quarts des congressistes acceptent les 21 conditions puis quittent la SFIO pour créer le Parti communiste français (SFIC-PCF). La "Vieille Maison" SFIO est maintenue autour de Léon Blum et de quelques 20 000 adhérents...

1920-1939 : les socialistes vers le Front populaire

1939Le cartel des gauches entre 1924 et 1926 signe une majorité de gauche à l'Assemblée autour de la SFIO et des Radicaux. Les socialistes pratiquent alors pour la première fois le soutien sans participation au gouvernement. Jusqu'au Front populaire, la SFIO de Léon Blum est un parti ni franchement réformiste ni réellement révolutionnaire. La pratique du pouvoir suscitant encore la méfiance. L'offensive de la droite et la menace fasciste, à partir de 1934, recréent les conditions d'un mouvement populaire autour de la gauche, qui avec le changement d'orientation décidé par l'Internationale communiste, laisse présager à l'unité d'action retrouvée entre les “camarades” communistes et socialistes. Cette union se concrétise le 14 juillet 1935 au cours d'une cérémonie où des délégués de toute la France prêtent le serment du Rassemblement populaire. Le Front populaire constitue surtout un grand mouvement défensif qui a regroupé socialistes, communistes, radicaux et syndicalistes de la CGT réunifiée depuis mars 1936, auxquels il faut ajouter quelques associations de gauche à l'image de la Ligue des droits de l'Homme. Ligue des droits de l'Homme] Après les élections victorieuses de mai 1936, une grève générale spontanée permet d'obtenir un large ensemble de réformes sociales (augmentation des salaires, conventions collectives, congés payés, semaine de 40 heures au lieu de 48, etc.). Le gouvernement dirigé par Léon Blum se constitue en juin 1936. Les difficultés économiques et les rigidités de l'appareil de production amènent le gouvernement à pratiquer une "pause" dans les réformes sociales. La question de l'intervention dans la guerre d'Espagne divise socialistes et communistes tandis que les premières réformes étant réalisées, le soutien des radicaux faiblit. Les derniers mois du gouvernement Blum voient une dégradation de la situation. Mis en minorité devant le Sénat en juin 1937, le gouvernement démissionne. Le Front populaire survit difficilement, la conférence de Munich et l'échec de la grève de novembre 1938 signent son implosion définitive. La SFIO sort exsangue et divisée de ces deux années, perdant même sa position d'organisation dominante au sein du mouvement ouvrier français au profit du Parti communiste français. De plus plusieurs milliers de militants de la gauche du parti (autour de Marceau Pivert), et en particulier des jeunes, sont exclus en 1938 et fondent un autre parti : le PSOP. La défaite de 1940 voit le désarroi de la SFIO et seule une minorité du groupe parlementaire de la Chambre, autour de Léon Blum, en juillet 1940, refuse les pleins pouvoirs à Pétain. Toutefois, ce groupe comporte presque tous les leaders socialistes de l'époque, et les sénateurs socialistes votent non en majorité.

1939-1958 : de la Résistance à la IV République

Les socialistes restés fidèles à la République se ressaisissent et s'organisent dès 1940 sous l'impulsion, notamment, de Daniel Mayer dans des réseaux de résistance. Le parti socialiste est reconstitué dans la clandestinité entre mars 1941 et mars 1943. Léon Blum, avant d'être déporté, l'illustre par son comportement au cours du procès de Riom, obligeant Vichy à l'interrompre le 11 avril 1942. Les socialistes sont un des courants politiques les plus surreprésentés dans la Résistance, mais, contrairement au Parti communiste, ils ne lient pas la reconstitution du parti et la formation des groupes de combat, ce qui limite leur visibilité, bien qu'ils soient hégémoniques dès le début à Libération Nord et très nombreux à Libération Sud, ainsi qu'à Combat à partir de 1942. Des membres de la SFIO siègent au Conseil national de la résistance (CNR) mais aussi quelques-uns dans les arcanes de Vichy. Les socialistes participent au gouvernement avec de Gaulle jusqu'en janvier 1946 puis, selon la formule du tripartisme (SFIO, PCF, MRP), jusqu'en mai 1947. Les réformes de structure réalisées à la Libération et pendant le tripartisme continuent de modeler le visage de la France moderne : vote des femmes, nationalisations, Sécurité sociale, comités d'entreprise. La SFIO a joué un rôle essentiel dans la rédaction du programme du CNR. La SFIO pratique une épuration interne sévère et se trouve rapidement confrontée, à l'intérieur, au problème de la concurrence du PCF et, à l'extérieur, à la constitution des deux grands blocs antagonistes. Aux élections de 1945, le PCF dépasse pour la première fois la SFIO (26 contre 24 %). Le congrès de septembre 1946 se tient alors que le parti traverse une grave crise d'identité. Guy Mollet anime une tendance de gauche composite qui met en minorité la direction sortante (Daniel Mayer) soutenue par Léon Blum. Guy Mollet affirme sa fidélité à la doctrine marxiste, à la lutte des classes, à l'unité d'action avec le PCF et condamne les révisionnismes. Pour Léon Blum et les socialistes assurant des responsabilités gouvernementales, le souci majeur reste l'instauration du nouveau régime parlementaire sur le plan intérieur et, à l'extérieur, la recherche d'une troisième voie entre le protectorat américain et la dictature stalinienne. Ainsi se comprennent les efforts pour créer une Europe forte et indépendante. En mai 1947, le PCF quitte le gouvernement, refusant à la fois la politique indochinoise et le partage de responsabilités gouvernementales de plus en plus lourdes du fait de la grave situation économique et sociale. Dès l'automne 1947, le PCF mène une virulente campagne anti-socialiste et s'affirme toujours plus comme parti totalement stalinien. La SFIO, engluée dans la 3 force (alliance avec les radicaux et le MRP en opposition à la fois aux gaullistes et aux communistes), connaît un effritement de ses positions électorales et un déclin militant. En 1954, c'est Pierre Mendès France, alors radical socialiste, qui paraît incarner le renouveau de la gauche non communiste. Les difficultés et les drames de la décolonisation amènent les socialistes à prendre la direction d'un gouvernement de Front républicain en janvier 1956. Outre le traité de Rome sur la CEE, la troisième semaine de congés payés..., l'action politique du gouvernement de Guy Mollet est marquée par la guerre d'Algérie. Mollet ne parvient pas à imposer ses idées à l'Assemblée et aux colons, très hostiles à toute idée de discussions avec le FLN et a fortiori d'indépendance. Le durcissement de la guerre qui s'en suit conduisent Pierre Mendès France et Alain Savary à quitter le gouvernement. La SFIO sort profondément divisée et coupée de la jeunesse. La IVe République ne survit pas au coup de force des militaires qui, en mai 1958, ramène de Gaulle au pouvoir.

1958-1971 : la gauche se cherche

L'attitude vis-à-vis du régime de Charles de Gaulle divise encore. Une minorité de la SFIO ainsi que d'autres élus de la gauche non communiste comme François Mitterrand et Pierre Mendès France, se dressent contre le "coup d'État". Les minoritaires de la SFIO quittent le parti et fondent le Parti socialiste autonome, dirigé par Edouard Depreux et Alain Savary. En 1960, le PSA fusionne avec de petits mouvements de chrétiens de gauche et de dissidents communistes, l'Union de la gauche socialiste (Gilles Martinet, Claude Bourdet), Tribune du Communisme (Jean Poperen) pour former le Parti socialiste unifié (PSU). François Mitterrand crée la Convention des institutions républicaines (CIR) avec Charles Hernu et Louis Mermaz en 1964, alors que la même année le mouvement syndical annonce son renouvellement : la CFTC se divise, aboutissant à la création de la CFDT sous l'impulsion d'Eugène Descamps. Cette période voit naître un grand nombre de clubs politiques de gauche, Club Jean Moulin, Vie Nouvelle (Jacques Delors)... À l'approche de l'élection présidentielle de 1965, Gaston Defferre, soutenu par le centre et le centre gauche, songe un moment à être candidat : la candidature de Monsieur "X" échoue du double fait du MRP et de la SFIO (échec de la "grande fédération"). Dès 1965, François Mitterrand et la CIR proposent une candidature de gauche non communiste. Un rassemblement s'opère avec la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) qui aboutit à la candidature de François Mitterrand. Il sera soutenu par le PCF, puis, à un degré moindre, par le PSU. François Mitterrand obtient 32 % des voix au premier tour et 45 % des voix au second tour, à la surprise générale, mettant ainsi de Gaulle en ballotage. En 1966, la FGDS publie son programme et passe avec le PCF un accord électoral de désistement au profit du candidat de gauche le mieux placé. Cet accord est efficace puisqu'il amène l'opposition à un siège de la majorité lors des élections législatives de 1967. Les mouvements de mai 1968 affaiblissent la FGDS qui n'a pas pu prendre en charge les interrogations du moment. Après l'échec du référendum et le départ de De Gaulle en 1969, le nouveau Parti socialiste désigne Gaston Defferre comme candidat à la présidence de la République. L'échec du tandem formé par Gaston Defferre et Pierre Mendès France (un peu plus de 5 % des voix, tandis que Michel Rocard, alors candidat du PSU obtient 3,6 % des voix) précipite la recomposition du parti. Le PS s'élargit à Issy-les-Moulineaux : formé de la SFIO (Guy Mollet, Pierre Mauroy, Gaston Defferre, Jean-Pierre Chevènement) de l'URCG (Alain Savary) de l'UCGS (Jean Poperen), il fait de l'unité de la gauche un axe politique.

1971-1995 : les années Mitterrand

C'est le congrès d'Épinay, en 1971, qui marque l'étape la plus importante de l'unité et de la rénovation du socialisme. Au PS s'agrègent désormais la CIR et une partie du "courant chrétien". Le congrès d'Épinay élit François Mitterrand comme Premier secrétaire et donne mandat à sa direction de préparer un accord de gouvernement avec le PCF. En mars 1972, le congrès de Suresnes adopte le programme "changer la vie". En juin, le programme commun est signé avec le PCF et contresigné par les radicaux de gauche peu après. En mars 1973, les élections donnent plus de 48 % des voix à la gauche et le PS rattrape le PCF pour la première fois de l'après-guerre. En 1974, après la mort de Georges Pompidou, François Mitterrand est à nouveau le candidat unique de la gauche. Il échoue de peu face à Valéry Giscard d'Estaing (49,6 % des voix au second tour) et ce résultat marque la progression des socialistes et de la gauche dans le pays. Les élections cantonales de 1976 et 1979, ainsi que les élections municipales de 1977, sont un succès pour la gauche et surtout pour les socialistes, qui devancent nettement les communistes. Cette dynamique précipite le rassemblement des courants socialistes, qui se concrétise aux "Assises du socialisme", en octobre 1974, avec l'entrée d'une partie du PSU (Michel Rocard, Robert Chapuis), de membres de la CFDT (Jacques Chérèque, Jacques Delors) et de la 3 composante (Vie nouvelle, groupes d'action municipale, objectif socialiste...) qui rejoignent, pour l'essentiel, la majorité du parti. Au congrès de Pau, en 1975, le CERES de Jean-Pierre Chevènement cesse de faire partie de la majorité du parti et constitue désormais la minorité. Le 10 mai 1981, l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République ouvre une période nouvelle dans l'histoire du socialisme français. C'est la première alternance politique entre la gauche et la droite sous la Ve République. Les élections législatives de juin sont un triomphe pour les socialistes : pour la première fois de son histoire, il obtient la majorité absolue à l'Assemblée nationale et devance nettement le PCF qui enregistre un recul certain. Pierre Mauroy forme un gouvernement auquel participent quatre ministres communistes. Lionel Jospin succède à François Mitterrand à la direction du parti. Dans un premier temps, le gouvernement Mauroy mène une politique de relance et profondes réformes, conforme aux 110 Propositions du candidat Mitterrand (abolition de la peine de mort, augmentation sensible du SMIC, du minimum vieillesse et des allocations familiales, possibilité de prendre sa retraite à 60 ans, nationalisations, décentralisation, nouveaux droits des travailleurs, etc.). Mais rapidement, la crise économique internationale, le refus opposé par Ronald Reagan et Margaret Thatcher de soutenir une politique relance coordonnée et les faiblesses persistantes des entreprises françaises conduisent le gouvernement de Pierre Mauroy à opter dès 1982, et surtout en 1983, pour une politique de "rigueur économique". Ces décisions découlent du choix fondamental de l'économie ouverte et de la construction européenne. Dans ce domaine, les socialistes français jouent un rôle très important, sous l'impulsion du président Mitterrand, comme leurs prédécesseurs l'avaient fait sous la IVe République. L'inflation est maîtrisée, l'économie française modernisée, mais les effets positifs de cette politique sont sérieusement limités sur le front du chômage. Le PS perd du terrain aux élections municipales de 1983 et surtout aux élections cantonales de 1985. Aux européennes de 1984, si la baisse est assez limitée, le parti communiste voit son score réduit de moitié. En juillet 1984, Laurent Fabius remplace Pierre Mauroy comme Premier ministre et forme un gouvernement auquel les communistes refusent de participer. En politique intérieure, les socialistes achèvent la décentralisation, réforment la formation professionnelle et infléchissent la politique d'aménagement du territoire (loi Montagne et loi Littoral). Le congrès de Toulouse, en 1985, traduit l'évolution idéologique et politique du parti. Jacques Delors parle d« un petit Bad Godesberg ». Les socialistes perdent les élections législatives de 1986 mais obtiennent un score honorable : 31,2 % (contre 22,8 % en 1978). François Mitterrand demeure président de la République et nomme Jacques Chirac à la tête du gouvernement. De 1986 à 1988 c'est la "cohabitation". Le Parti socialiste est dans l'opposition. En 1988, François Mitterrand est largement réélu avec 54 % des voix. Le candidat socialiste, qui a fait campagne sur le thème de la "France unie", se prononce pour une certaine ouverture de la majorité. Les élections législatives donnent une majorité relative au PS. Michel Rocard est nommé Premier ministre. En intégrant des personnalités dites d'ouverture, issues de la "société civile" et du centre, son gouvernement reflète la réalité de la majorité présidentielle, mais le PS est le seul grand parti à le soutenir. Dans le parti, le départ de Lionel Jospin du premier secrétariat provoque des tensions au sein du courant majoritaire mitterrandiste. Pierre Mauroy est élu Premier secrétaire contre Laurent Fabius. Deux ans plus tard, le congrès de Rennes voit s'opposer durement les partisans de la motion I (Mauroy-Mermaz-Jospin) et ceux de la motion 5 (Laurent Fabius). Finalement, Pierre Mauroy est réélu à l'unanimité après une synthèse générale qui associe à la direction du parti l'ensemble des courants qui s'étaient exprimés à travers la présentation de sept motions différentes. En 1990, François Mitterrand engage la France dans la guerre du Golfe. Ce choix est contesté par les amis de Jean-Pierre Chevènement, qui quittent le PS pour fonder le Mouvement des citoyens. Au-delà de cette petite scission, le Parti socialiste est de plus en plus sévèrement critiqué à sa gauche, notamment pour avoir défendu le traité de Maastricht, ratifié par un referendum positif en 1991, à 51 %. Les nouvelles formations comme le MDC, ainsi que les organisations protestataires ne pardonnent pas aux socialistes de soutenir une Europe qualifiée de trop peu politique, voire libérale. Les années Mitterrand sont également marquées par les "Affaires" qui signent avec l'échec de la lutte contre le chômage la déroute électorale de 1993, qui voit Edouard Balladur accéder au poste de Premier Ministre.

1995-2002 : le droit d'inventaire de Jospin

En décembre 1994, le retrait de Jacques Delors de l'élection présidentielle ouvre une période incertaine. Pour la première fois dans l'histoire du parti socialiste, deux candidats à la candidature se confrontent : Henri Emmanuelli et Lionel Jospin qui sont départagés par un vote direct et secret des militants. Le vote avantage largement Lionel Jospin. Ce dernier se trouve investi lors d'une convention de désignation le 5 février 1995, qui marque le lancement de la campagne présidentielle. Réclamant un "droit d'inventaire" sur le bilan socialiste, Lionel Jospin réussit à être en tête des candidats du premier tour, avec plus de 23 % des voix et à regrouper 47,3 % des suffrages au second tour. Ce succès relatif permet de mettre en place les conditions d'un renouvellement pour le Parti socialiste. Quittant la Présidence de la République, François Mitterrand encourage les socialistes à affronter le cycle politique qui s'ouvre. Il décède quelques mois plus tard, le 8 janvier 1996. Après la dissolution de 1997, le premier secrétaire et député Lionel Jospin, devient le Premier ministre d'un gouvernement de Gauche plurielle (alliance PCF-Verts-PRG-MDC). La conjoncture économique, favorisée par une politique d'aide à la croissance, est très bonne: près d'un million d'emplois sont créés, des mesures comme la réduction du temps de travail sont prises pour aider à la reprise de l'emploi, même si celle-ci demeure encore contestée, y compris par des économistes qui limitent son impact. Ces années sont aussi marquées par l'adoption du Traité d'Amsterdam, l'introduction de l'euro, l'adoption du PACS, de la loi sur la Parité et la relance des privatisations. Au bout d'une

Parti politique

Un parti politique est une
organisation ayant pour but de promouvoir et, le cas échéant, de mettre en œuvre un projet politique.

Partis et mouvements politiques

Les partis sont généralement différenciés des syndicats, des groupes de pression ou d'autres mouvements par leur vocation à gouverner pour mettre en œuvre directement leur projet. Une autre différence est qu'un parti politique représente un projet global de société. Au contraire les mouvements politiques sont destinés à résoudre une problématique ciblée. Ils exercent donc une fonction d'influence et d'expertise auprès des partis politiques. Dans la réalité les partis les plus minoritaires, n'ont aucune vocation à gouverner à court ou moyen terme. Ce sont donc avant tout des mouvements d'opinion qui se déclarent comme parti pour pouvoir diffuser plus largement leurs idées.

Rôle politique

Dans les démocraties modernes, les partis politiques ont un rôle politique très important. Le principe est de permettre à des gens partageant des objectifs similaires de s'allier pour promouvoir un programme politique commun. Dans certains systèmes de votes proportionnels, les partis (et parfois des coalitions de partis) peuvent également jouer un rôle fonctionnel. Ils tendent aussi à appauvrir le débat démocratique en le polarisant par la création de vastes coalitions. Ces coalitions entraînent le regroupement en bloc artificiels de problématiques diverses. Par exemple un même parti défendra une doctrine en politique internationale et une autre en matière d'éducation, ce qui conduira à associer artificiellement les deux doctrines alors qu'il pouvait s'agir de problématique suffisamment indépendante pour permettre d'étudier toutes les alternatives.

Monopartisme

Le monopartisme est une situation où un seul parti exerce le pouvoir effectif. Il se caractérise donc par l'absence d'alternative politique. Cet état de fait peut recouvrir des situations très différentes. Dans les états à parti unique, la loi n'autorise qu'un seul parti, celui du gouvernement. Elle peut parfois tolérer la présence de partis minoritaires si ceux-ci acceptent la prédominance du parti gouvernant. Il arrive également que les parti d'opposition soit officiellement autorisés mais que le parti dominant parvienne à se maintenir au pouvoir par la corruption, le clientélisme ou la fraude électorale. Ces pays sont généralement accusé d'utiliser des pratiques contraires aux droits de l'homme contre les opposants politiques. Enfin certains partis peuvent défendre un programme suffisamment consensuel pour qu'il soit accepté par une grande partie de l'électorat. Si les candidats présentés par ces partis sont reconnus pour leur compétence et leur honnêteté, ils peuvent alors se maintenir au pouvoir pendant des décennies tout en respectant scrupuleusement les règles du jeu démocratique. C'est le cas par exemple des sociaux démocrates de Socialdemokratiska Arbetarepartiet (SAP) en Suède. Au Japon, malgré les problèmes de corruption et d'incompétence notable du parti libéral démocrate, l'électorat ne trouve aucune alternative crédible et par défaut reporte invariablement son choix sur le PLD.

Bipartisme

Les bipartisme concerne des pays de tradition anglo-saxone comme les États-Unis ou la Jamaïque dans lesquels deux partis dominent la vie politique, et où il est quasiment impossible aux autres partis de remporter une élection. Dans cette situations les deux partis en opposition sont généralement de vastes coalitions qui cherchent à présenter des programmes les plus vagues possibles. Généralement ces deux coalitions se comparent l'une par rapport à l'autre en utilisant le traditionnel axe droite-gauche : liberté d'entreprise,baisse des charges d'un côté ; solidarité nationale, droits civiques et progrès social de l'autre.

Multipartisme

Dans des nations comme le Canada ou le Royaume Uni, coexiste à côté des deux partis historiques dominants, un troisième parti possédant un poids électoral non négligeable commence à percer. Ce troisième parti peut occasionnellement arriver en deuxième place aux élections mais n'a encore jamais exercé le pouvoir. Dans de rare cas comme la Finlande il peut exister un système tri-parti stable, dans lequel chacun des partis a pu arriver alternativement en tête des élections. Il est très rare que quatre partis puissent coexister et former des gouvernements indépendamment. Les partis sont alors obligés de passer des accords pour former un gouvernement de coalition.

Représentation des sexes

Malgré la généralisation du droit de vote des femmes dans toutes les démocraties ces dernières décennies, la proportion de femmes élues reste le plus souvent largement inférieure à 50 %. L'équilibre de la représentation des sexes dans les candidatures aux élections est un sujet de plus en plus abordés dans les partis occidentaux. Ainsi la France impose aux partis politiques un pourcentage minimum de candidates sur les listes. Souvent, le respect ou non de ce pourcentage minimum entraîne, pour le parti, des avantages ou malus sur le plan financier.

Primaires

En poussant à voter sur un programme plus que sur une candidature, les primaires permettent de lutter contre les plébiscites. Les partis ont pour fonction de désigner les candidats qui les représenteront durant les élections à l'aide de primaires. Le mode de sélection des candidats est souvent considéré comme peu transparent et repose en grande partie sur luttes d'influences que se livrent les personnalités au sein des partis.

Implantation géographique

La représentativité d'un parti peut être très différente à l'échelon national et à l'échelon local. S'il est généralement nécessaire de bénéficier d'une bonne implantation locale pour remporter des élection nationales, certains partis mineurs à l'échelon national peuvent avoir un poids important lors des élections locales. C'est le cas des partis autonomistes par exemple. Durant les XIX et s les partis politiques se sont structurés en organisation internationales.

Organisation des partis politiques

Pour pouvoir perdurer et donc avoir le temps de se construire un électorat et un programme politique, les partis doivent se structurer et construire un certain nombre de règles permettant de définir le système de prise de décisions.

Membres

On distingue les sympathisants, qui constituent l'électorat traditionnel du parti, des adhérents militants qui s'investissent directement dans la vie du mouvement. Le plus souvent, les adhérents se réunissent périodiquement en assemblée générale pour désigner le bureau ou comité Ces divisions se cristallisent souvent en conflits d'intérêts entre les différents courants ou entre les militants de bases, qui défendent une certaine orthodoxie idéologique, et les élus ou les cadres généralement plus ouvert au compromis et aux alliances.

Financement

Les partis financent les campagnes électorales. Ils ont également besoin de fonds pour assurer leur propre fonctionnement. Cet argent peut provenir de dons privés ou de financements public. En France, les dons privés ont été très sévèrement réglementés pour limiter l'influence des grandes sociétés sur les élus. Cette situation a entraîné une baisse importante des ressources privées et beaucoup de partis ont utilisé des sources de financements illégales (emplois fictifs, surfacturation de marchés publics, réseaux françafricains...). Pour remédier à cette situation, le législateur à mis en place un financement public dont le montant varie en fonction des derniers résultats électoraux. La Commission pour la transparence financière de la vie politique (CTFVP) et la Commission nationale de contrôle des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCCFP) sont chargés du contrôle des finances politiques. = Les partis politiques belges = Article détaillé: Partis politiques belges = Les partis politiques britanniques =

La Gauche


- les Libéraux démocrates (en anglais Liberal Democrats', cf. [http://en.wikipedia.org/wiki/Liberal_Democrats_%28UK%29]) (libéraux progressifs; les Lib Dems sont considérés traditionellement comme parti du centre ou centre-gauche mais le changement dans la politique du Labour les a mis, selon quelques personnes, le vrai parti de la gauche)
- le Parti travailliste (en anglais
The Labour Party, cf. [http://en.wikipedia.org/wiki/The_Labour_Party_%28UK%29])

La Droite


- le Parti conservateur (en anglais
The Conservative Party, cf. [http://en.wikipedia.org/wiki/The_Conservative_Party_%28UK%29], the Tories dans le langage courant, également utilisé en français)

L'extrême droite


- le Parti national britannique (BNP). = Parti Politique du Canada =

Partis politiques fédéraux

Gauche


- Nouveau parti démocratique
- Bloc Québécois
- Parti vert du Canada
- Parti Communiste (Marxiste-Léniniste) du Canada
- Parti action Canadienne
- Parti Communiste du Canada

Centre


- Parti libéral du Canada

Droite


- Parti conservateur du Canada
- Parti PC
- Parti héritage chrétien du Canada

Autres


- Parti Marijuana

Les partis politiques québécois

Gauche


- Parti Québécois
- Union des Forces Progressistes
- Parti Vert du Québec
- Parti Marxiste-Léniniste du Québec
- Option Citoyenne

Droite


- Action Démocratique du Québec
- Parti Égalité
- Parti de la démocratie chrétienne
- Parti Libéral du Québec

Autres


- Bloc pot = Les partis politiques des États-Unis d'Amérique =

Gauche


- Parti démocrate
- Green Party (Parti Vert) dont le personnage le plus connu est Ralph Nader
- Communist Party USA (Parti communiste des USA)

Droite


- Parti républicain

Autres


- Reform Party (Parti de la réforme)
- Libertarian Party (Parti libertarien) = Les partis politiques français =
Article détaillé: partis et mouvements politiques français = Les partis politiques d'Allemagne =

La Gauche


- SPD (sociaux démocrates)
- PDS (communistes)
- Bündnis 90/Die Grünen (écologisme)

Le Centre


- Tradition und Leben (Démocratie royaliste)

La Droite


- FDP (libéraux)
- CDU (chrétiens-démocrates)
- CSU (chrétiens-sociaux, représentés uniquement en Bavière, très proche de la CDU)

L'extrême-droite


- DVU (Union du peuple allemand)
- NPD
- Die Republikaner
- PRO (parti de l'ex-juge Schill, droite dure) =Partis politiques russes=
-
Rodina ("La Patrie"), parti nationaliste. = Les partis politiques suédois=

Gauche


- Socialdemokratiska Arbetarepartiet (SAP), sociaux-démocrate
- Vänsterpartiet (Vp), ancien parti communiste suédois
- Miljöpartiet de gröna (MP), vert

Droite


- Moderata Samlingspartiet (M), en francais parti du rassemblement moderer mais à droite de l'echiquier politique suedois)
- Folkpartiet Liberalerna (FpL) (Liberaux, conservateur)
- kristdemokraterna (KD), Parti chrétien conservateur
- Centerpartiet (C), en francais Parti du centre, plutôt à droite de l'échiquier
- (NyD) (Extrême-droite)
- (SD) (Extrême-droite)

Positionement inconnu ou flou


- Sverigedemokraterna (Centriste, ecologique, se qualifiant de Nationaux-démocrate)
- Sveriges pensionärers intresseparti (SPI) = Les partis politique suisses=

Gauche


- PS (Parti socialiste)
- POP (Parti ouvrier populaire) extrême-gauche
- Solidarités Extrême-gauche
- Les Verts
- PCS (Parti Chrétien-social, centre-gauche)
- AdI (Alliance des Indépendants)

Droite


- PDC (Parti démocrate-chrétien) centre-droite
- UDC (Union démocratique du centre) historiquement centre-droite, mais aujourd'hui clairement à droite, libéral et conservateur
- PRD (Parti Radical) : libéral et plutôt progressiste
- DS (Démocrates Suisses) : Extrême-droite nationaliste
- Lega dei ticinese (Ligue des Tessinois) : Extrême-droite
- UDF (Union démocratique fédérale)
- PDC D'ARBAZ = Les partis politiques de l'Union Européenne =

Gauche


- Le Parti Vert européen
- Le Parti socialiste européen
- Le Parti de la Gauche européenne

Droite


- Le Parti démocrate européen
- Le Parti européen des libéraux démocrates
- Le Parti populaire européen =Les partis politiques d'autres pays =
- Cuba, Parti communiste cubain, PCC
- Chine, Parti communiste chinois
- Vietnam, Parti communiste vietnamien =Voir aussi=
- Mouvements politiques, Idées politiques, politique, échiquier politique.

Liens externes


- [http://francepolitique.free.fr/FPartis.htm Fiches signalétiques des partis sur France Politique] Catégorie:Parti politique ja:政党 ko:정당 simple:Political party


Gauche

Origine

La notion politique de gauche, par opposition à droite, est née en France au moment de la Révolution française. À l'Assemblée nationale, au moment des premières discussions constitutionnelles, les opposants au droit de veto royal se regroupaient à gauche de l'hémicycle, tandis que les partisans du pouvoir royal en formaient l'aile droite. Bien qu'historiquement datées et géographiquement situées, les notions de gauche et droite allaient rapidement se répandre au cours des et siècles en Europe, pour ensuite structurer la vie politique de la plupart des pays démocratiques de la planète. On notera toutefois que la première assemblée nationale française a aussi utilisé une autre disposition : la « gironde », en bas, pour les proches du pouvoir et la « montagne », en haut, plus loin dans l'hémicycle.

Périmètre

En général, la gauche désigne les mouvements qualifiés de progressistes. La gauche comprend généralement la social-démocratie , le socialisme, le communisme ou l'anarchisme. Selon les pays et les circonstances, les libéraux se retrouvent à « gauche » (lorsque le libéralisme économique prime, mais que le conservatisme s'exerce sur les mœurs : cas des USA) ou à « droite » (inversement quand l'interventionnisme économique est dominant mais les mœurs relativement libre : cas de la plupart des pays européens). Selon les points de vue, les extrêmes font ou non partie de la gauche et de la droite. Tant pour des raisons de fond que pour des raisons politiciennes, les « modérés » d'un bord ont tendance à rejeter leurs extrêmes et donc affirmer que non ; le politicien expérimenté étant même capable d'affirmer tout à la fois que le parti extrémiste n'est pas de sa famille politique mais que l'électeur extrémiste en est. Vu de l'autre bord, les différences paraissent moins marquées, et selon les considérations politiciennes locales (selon qu'on cherche à diviser ou à diaboliser l'adversaire) on séparera ou au contraire on rapprochera les extrêmes des "modérés". Voir aussi : extrême gauche. Autres tableaux sur le clivage gauche-droite de 1789 à 2004

Cartographie

Description

En France en 2005, les principaux partis classés à gauche sont :
- le Parti socialiste (PS)
- le Parti Communiste Français (PCF)
- les Verts
- le Parti Radical de Gauche (PRG)
- le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) Il existe d'autres partis non représentés au Parlement:
- Initiative Républicaine (IR)
- les Alternatifs , anciennement l'Alternative Rouge Et Verte (AREV)
- l'AGR/CNGR
- MARS
- Alternative Citoyenne, en Ile-de-France, et mouvements similaires dans certaines régions D'autre part, il existe de nombreuses associations plus on moins importantes, comme , la toute jeune Ligue de Gauche, le mouvement de l'Utopie Concrète comportant (voire dirigées par) des militants politiques déclarés, ou au contraire méfiantes à l'égard du système politique actuel. Il faut mentionner aussi des associations de droit ou de fait qui ne veulent pas avoir de rôle électoral, mais ont contribué à la campagne pour le "non de gauche" au referendum sur le projet de Traité Constitutionnel Européen du 29 mai 2005 : Fondation Copernic, Attac, collectifs du non (dont certains s'intitulent maintenant "collectifs du 29 mai").

Liens internes


- extrême gauche
- socialisme
- écologie
- marxisme
- anti-capitalisme
- parti politique
- mouvements politiques
- Idées politiques
- droite
- [http://fr.wikisource.org/wiki/Liste_des_chants_r%C3%A9volutionnaires_fran%C3%A7ais Chants révolutionnaires] Catégorie:Politique Catégorie:Idéologie ko:좌익


Verts

Les Verts est un parti politique français écologiste de gauche. Son nom complet est Les Verts, Confédération écologiste - Parti écologiste.
Membre du parti Vert européen.

Historique

La participation des écologistes à la vie politique française remonte aux années 1970, la date symbolique étant celle de 1974, avec la candidature de René Dumont à l'élection présidentielle. Par la suite, le mouvement écologiste participe à tous les scrutins : municipales en 1977, législatives en 1978 (sous l'intitulé Écologie 78), européennes en 1979 (Europe Écologie), présidentielle en 1981 (Brice Lalonde est le candidat de Aujourd'hui l'Écologie). Le mouvement les Verts naît en 1984 de la fusion du Parti écologiste (auparavant Mouvement d'écologie politique ou MEP) et de la Confédération écologiste, qui avait été créée en 1982 (Brice Lalonde n'en sera jamais membre, il restera chez les Amis de la Terre, avant de fonder Génération écologie en 1990). Le 24 avril 1988, Antoine Waechter, candidat des Verts à l'élection présidentielle française, a recueilli 3,8% des suffrages exprimés (1.150.000 voix). En 1986, Antoine Waechter s'impose comme le chef de file du nouveau parti et fixe la ligne politique des Verts, "l'écologie politique n'est pas à marier" (dont on a retenu la formule: « ni droite, ni gauche »). En 1989, Forte poussée verte : avec Antoine Waechter comme tête de liste, les Verts obtiennent leur meilleur score aux élections Européennes 10.6 % des voix . Pour les élections municipales : 175 listes obtiennent en moyenne 9% au premier tour avec des scores supérieurs à 15% . Cette ligne politique est abandonnée en 1994, les Verts décidant alors de se situer clairement à gauche, ce qui motive le départ d'Antoine Waechter qui fonde le Mouvement des écologistes indépendants.

Les Verts aujourd'hui

Le 23 avril 1995, Dominique Voynet, candidate des Verts à l'élection présidentielle française, recueille 3,32% des suffrages exprimés (1.011.488 voix). Après la victoire de la gauche aux législatives de 1997, Dominique Voynet entre au gouvernement de Lionel Jospin comme ministre de l'Environnement et de l'aménagement du territoire (remplacée par Yves Cochet en 2001). Un deuxième élu vert rejoint le gouvernement en 2000 : Guy Hascoët comme secrétaire d'État à l'Économie solidaire (voir Ministres du gouvernement de Lionel Jospin). Ministres du gouvernement de Lionel Jospin En juin 1999, la liste des Verts aux élections européennes, conduite par Daniel Cohn-Bendit, obtient : 9,72 % des voix, ce qui est le meilleur score des Verts à une élection nationale. En mars 2001, Bertrand Delanoë, élu maire de Paris avec l'appui des Verts, nomme comme adjoints à des postes importants Christophe Girard, Yves Contassot et Denis Baupin. Le 21 avril 2002, Noël Mamère, candidat des Verts à l'élection présidentielle française, recueille 5,25% des suffrages exprimés (1.495.901 voix). Il s'agit du score le plus important réalisé par un candidat Vert au premier tour de cette élection. En revanche, les élections législatives sont une catastrophe : 4,51 % des voix au premier tour sur le plan national, seulement 3 élus à l'Assemblée nationale (contre 6 pour la précédente mandature). En janvier 2003, Gilles Lemaire devient secrétaire national, succédant à Dominique Voynet. Les années 2003 et 2004 sont parmi les plus difficiles pour le parti. En raison des faibles scores obtenus par les candidats aux élections législatives, peu sont remboursés par l'État. Les Verts règlent la plupart des factures, mais le budget est grevé. Par ailleurs, la direction peine à se faire entendre et ne peut s'opposer au jeu des tendances. Les élections régionales de 2004, grâce aux bons scores réalisés par les listes autonomes ou les listes de fusion, semblent stopper la série noire. Les Verts font leur entrée dans la majorité d'une vingtaine de régions. Le 16 janvier 2005, il est remplacé par Yann Wehrling, ancien porte-parole des Verts.

Le mouvement jeune des Verts

Le parti des Verts a aussi un mouvement de jeunesse appelé les Jeunes Verts / la Souris verte. Il a été créé en 2001 à Strasbourg après une scission avec Chiche!. Il est présent dans diverses grandes villes de France.

Représentation parlementaire

En 2005, les verts sont représentés dans les différentes chambres parlementaires de la manière suivante:
- 4 sénateurs : Marie-Christine Blandin, Alima Boumedienne-Thiery, Jean Desessard et Dominique Voynet,
- 3 députés nationaux : Martine Billard, Yves Cochet et Noël Mamère,
- 6 députés européens : Hélène Flautre, Gérard Onesta, Marie-Hélène Aubert, Marie-Anne Isler Béguin, Jean-Luc Bennahmias et Alain Lipietz.

Personnalités (vivantes ou disparues)


- Marie-Hélène Aubert
- Denis Baupin
- Francine Bavay
- Jean-Luc Bennahmias
- Martine Billard
- Marie-Christine Blandin
- Alima Boumedienne-Thiery
- Michel Bourgain
- Andrée Buchmann
- Arnaud Caron
- Jean-François Caron
- Yves Cochet
- Daniel Cohn-Bendit
- Yves Contassot
- Sergio Coronado
- Jean Desessard
- Cécile Duflot
- Françoise Duthu
- Patrick Farbiaz
- Solange Fernex
- Mireille Ferri
- Hélène Flautre
- Christophe Girard (puis PS)
- Guy Hascoët
- Marie-Anne Isler-Béguin
- Gilles Lemaire
- Gérard Leras
- Alain Lipietz
- Pascale Loget
- Noël Mamère
- Jean-Michel Marchand
- Jean-Pierre Mousset (puis PRG)
- Gérard Onesta
- Yves Pietrasanta
- Dominique Plancke
- Jean-Vincent Placé
- Stéphane Pocrain
- Alain Riou (†)
- Didier-Claude Rod
- Wilfried Séjeau
- Etienne Tête
- Michel Vampouille
- Dominique Voynet
- Antoine Waechter (puis MEI)
- Yann Wehrling

Voir aussi

Article connexe


- Partis verts à travers le monde

Liens externes


- [http://www.lesverts.fr Site officiel « Les Verts »]
- [http://sourisverte.org/ Site officiel « Les Jeunes Verts - La Souris Verte »]
- [http://programme.les-verts.org Le site d'élaboration du programme]
- [http://comm.justice.lesverts.fr La commission Justice des Verts]
- [http://energie.lesverts.fr La commission Energie des Verts]
- [http://comm.cultures.lesverts.fr La commission Cultures des Verts]
- [http://verts-economie.net La commission Economie des Verts]
- [http://verts-europe-sinople.net Verts-Europe-Sinople.net, le site du Centre d'Etudes et d'Initiatives des Verts français au Parlement européen]
- [http://francepolitique.free.fr/PV.htm Fiche signalétique du site France Politique]
- [http://facverte.org Fac Verte] Catégorie:Parti politique français catégorie:Écologie politique Catégorie:Parti politique écologiste



Développement durable


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catégorie:développement économiquecatégorie:Écologie catégorie:altermondialismecatégorie:Socioéconomie Le développement durable est un mode de développement économique cherchant à concilier le progrès économique et social et la préservation de l'environnement, considérant ce dernier comme un patrimoine à transmettre aux générations futures.

Historique

1968 : création du Club de Rome qui regroupe une poignée d'hommes, occupant des postes relativement importants dans leurs pays respectifs et qui souhaitent que la recherche s'empare du problème de l'évolution du monde pris dans sa globalité pour tenter de cerner les limites de la croissance. 1972 : le Club de Rome publie un rapport rédigé à sa demande par une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology. Ce rapport donne les résultats de simulations informatiques sur l'évolution de la population humaine en fonction de l'exploitation des ressources naturelles, avec des projections jusqu'en 2100. Il en ressort que la poursuite de la croissance économique entraînera au cours du une chute brutale des populations à cause de la pollution, de l'appauvrissement des sols cultivables et de la raréfaction des ressources énergétiques. 1972 : une conférence des Nations Unies sur l'environnement humain expose notamment l'écodéveloppement, les interactions entre écologie et économie, le développement du Sud et du Nord. 1987 : Une définition du Développement Durable est donnée dans le Rapport Brundtland. 1992 : le Sommet de Rio consacre le terme et le concept passe dans le grand public. Les catastrophes industrielles de ces trente dernières années (Tchernobyl, Seveso, Bhopal, Exxon Valdez, etc.) ont interpellé l'opinion publique et les associations telles que Greenpeace. 2002 : Sommet de Johannesburg: En septembre, plus de cent chefs d'Etats, plusieurs dizaines de miliers de représentants gouvernaux et d'ONG ratifient un traité prenant position sur la conservation des ressources naturelles et de la biodiversité.

Les enjeux

Partant du constat que la prospérité des pays développés (souvent appelés pays du Nord) est basée sur l'utilisation intensive des ressources naturelles, utilisation à l'origine de la pollution, voire de la destruction de nombreux écosystèmes, il est à craindre que le souhait d'évolution des pays sous-développés (souvent appelés pays du Sud) vers un état de prospérité similaire, édifié sur des principes équivalents, n'implique une dégradation encore plus importante de la biosphère.
Comme il n'est évidemment pas question d'empêcher la population des pays pauvres d'atteindre le niveau de confort des pays développés, l'idée du développement durable est de définir des schémas qui limiteraient l'impact du développement sur l'environnement, leur empreinte écologique.
Si le principe ainsi défini est assez clair, le développement durable semble plus difficile à mettre en place. Parmi les questions qu'il soulève, le développement durable :
- Constitue-t-il uniquement un moyen de mieux gérer les ressources non renouvelables ?
- Cherche-t-il uniquement à maintenir la valeur du capital naturel ?
- Comment définir les besoins des générations futures ?
- Une croissance économique forte est-elle compatible avec les besoins de la population actuelle ou avec la population de demain ?
- Est-il possible dans un contexte de fossé grandissant entre pays riches et pays pauvres ?
- Considère-t-il le problème du développement à sa juste valeur ? Souvenons-nous qu'il y a 30 ans, le sentiment général était que la planète ne serait plus viable en l'an 2000. (Le sentiment général vieux de 30 ans est-il une source crédible et rigoureuse pour argumenter?)
- Implique-t-il assez la population des pays du Nord ? ::gaspillage de l'eau (notamment dans l'agriculture), ::gaspillage de l'électricité, (éclairage, appareils électriques en veille...) ::production de déchets (emballages) ::utilisation abusive de la voiture (trajet moyen : 3 km), etc.

Les objectifs du développement durable

La définition classique du développement durable provient du Rapport Brundtland : « Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir ». Il rappelle le propos prêté à Antoine de Saint-Exupéry : « Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ». Le rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement insiste sur la nécessité de protéger la diversité des gènes, des espèces et de l'ensemble des écosystèmes naturels terrestres et aquatiques, et ce, notamment, par des mesures de protection de la qualité de l'environnement, par la restauration, l'aménagement et le maintien des habitats essentiels aux espèces ainsi que par une gestion durable de l'utilisation des populations animales et végétales exploitées.
- catastrophe naturelle
- pollution
- catastrophe industrielle
- mers et océans
- désertification
- forêt
- biodiversité
- changement climatique
- déchet
- environnement urbain
- empreinte écologique

Equité entre les nations, les individus et les générations

Le développement durable, un concept qui devrait a priori être clair pour être opérationnel, est plutôt vu par certains comme une panacée et un catalogue de bonnes intentions qui devraient permettre tout à la fois, sans trop préciser comment combiner tout cela:
- l'équité entre les nations, les individus et les générations
- la satisfaction des besoins essentiels des communautés humaines présentes et futures
- l'amélioration de la qualité de vie, et ce, notamment, par,
  - l'accès pour tous à l'emploi, à l'éducation, aux soins médicaux aux services sociaux et à un logement de qualité,
  - le respect des droits et des libertés de la personne,
  - la participation, pour l'ensemble des groupes de la société, aux différents processus de prise de décision.
- démographie
- accès à l'eau
  - accès à l'eau au Maroc
- accès à la santé
- accès à l'éducation
- malnutrition
- statut des femmes liberté d'expression
- liberté de la presse
- bien-être social
- conflts les énergies renouvelables

Responsabilité sociale des entreprises

Certains considèrent la mise en cause de la responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises comme un instrument permettant, entre autres, de réguler les multinationales dans les pays en voie de développement. Une loi relative aux nouvelles régulations économiques a été votée en France en 2001. Elle oblige les entreprises cotées en bourse a inclure dans leur rapport annuel une série d'informations sociales et également relatives aux conséquences de leurs activités sur l'environnement. Des sociétés d'audit et de notations sociales se sont créées pour vérifier la véracité de ces données. Il est même de plus en plus recommandé aux entreprises de faire contrôler par des organismes indépendants ces informations, qui seront de plus en plus réclamées par les actionnaires, les investisseurs ou les assureurs.

Efficacité économique

Elle vise à favoriser une gestion optimale des ressources humaines, naturelles et financières, afin de permettre la satisfaction des besoins des communautés humaines, et ce, notamment, par la responsabilisation des entreprises et des consommateurs au regard des biens et des services qu'ils produisent et utilisent ainsi que par l'adoption de politiques gouvernementales appropriées (principe du pollueur/payeur, internalisation des coûts environnementaux et sociaux, éco-fiscalité, etc.).
- consommation en eau
- production énergétique
- agriculture durable
- transport
- communication
- inégalités
- pauvreté
- corruption
- solidarité
- économie

Sémantique

Le terme durable ou viable est utilisé pour la première fois dans le rapport Brundtland (ONU, 1987). Il y est défini comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs. Certains préfèrent parler de développement soutenable, c'est-à-dire ce que notre environnement peut supporter sur le long terme, ce qui serait aussi une traduction plus littérale du terme anglophone sustainable development. Cependant, le concept de durabilité n'a pas à être dépendant d'un simple aspect de traduction d'une langue à l'autre. Les tenants du terme « durable » préfèrent insister sur la notion de durabilité (cohérence entre les besoins et les ressources globales de la Terre sur le long terme) plutôt que sur l'idée d'une recherche de la limite jusqu'à laquelle la Terre sera capable de nous supporter sans dommage. D'autres récusent le concept même de développement économique et préfèrent parler d'utilisation durable, voire, en s'inspirant des travaux de Nicholas Georgescu-Roegen, de décroissance durable.

Limites et dérives du concept

Comme tous les concepts, le développement durable trouve aussi ses limites. En effet, la société capitaliste, dans laquelle nous sommes, a su redistribuer les dividendes de la production à l'économie (sous la forme de ré-investissements) et au social (hausse du revenu des salariés) pendant toute son existence. La balance entre ses deux pôles s'est réalisée au gré des diverses luttes sociales et des convictions politiques des dirigeants. Mais comment prendre en compte l'environnement dans cette balance alors que l'équilibre entre le social et l'économique est déjà actuellement dans une impasse ? Maintenant, le concept de développement durable peut aussi dériver vers une vision malthusienne de notre société. Pourquoi les pays riches, maintenant développés, imposeraient-ils aux pays en développement une vision limitative de leur développement ? Le concept est bon, ses objectifs louables, mais il sert peut-être à justifier une politique protectionniste de certains pays craignant une trop grande concurrence. De plus, le label « Développement durable » sert à appuyer de plus en plus de politiques ou d'actes n'ayant aucun rapport avec la notion même. Par exemple, le « tourisme durable », application au tourisme du concept de développement durable, a tendance à être un tourisme d'élite qui, au nom du respect de l'environnement, dresse une barrière sociale en augmentant le tarif des séjours afin de « préserver l'environnement » mais en oubliant souvent le volet social du développement durable. Enfin, le concept de développement durable véhicule explicitement le choix du développement. Ou, dit autrement, du type de croissance. La Terre étant par nature limitée (en taille, en ressources...), la croissance, pour ceux qui l'assimilent au simple développement industriel traditionnel, serait elle-même forcément limitée. Les problèmes qui amènent certains à parler de développement durable partent de l'idée que nous atteindrions rapidement ces limites. À notre rythme de consommation actuelle des ressources, elles seraient atteintes dans moins d'un siècle pour certaines ressources (principalement, mais pas seulement, le pétrole), et cela au prix de désordres croissants au caractère largement irréversible (dérèglement climatique) ; d'où l'emploi du terme « développement soutenable », qui met en évidence l'antinomie entre « développement » et « durable ». La fin supposée des ressources énergétiques abondantes (qui suppose abusivement l'absence de nouvelles découvertes scientifiques en ce domaine) signerait la fin de notre civilisation industrielle. Ce qui ne condamnerait d'ailleurs en aucune façon la croissance économique, laquelle est engagée depuis plusieurs décennies dans un modèle post-industriel.

Annexes

Articles connexes


- Agenda 21
- Décroissance durable
- Développement humain
- Écologie industrielle
- Sommet de la Terre
- Qualité environnementale -- Haute qualité environnementale (normes environnementales pour l'architecture)
- Politique environnementale des États-Unis d'Amérique
- Énergie renouvelable
- Maldéveloppement

A voir aussi


- Cartouches solidaires Recyclage de cartouches d'imprimantes

Liens externes


- [http://www.vertitude-online.com Vertitude Magazine]
- [http://www.ekopedia.org Ekopédia: encyclopédie pratique des techniques alternatives de vie]
- [http://www.futura-sciences.com/sinformer/o/developpement_durable.php Développement durable], "On en parle" sur Futura-Sciences : actualités, dossiers ...
- [http://www.un.org/esa/sustdev/index.html UN Department of Economic and Social Affairs — Division for Sustainable Development]
- [http://www.ethique-sur-etiquette.org/ Collectif l'éthique sur l'étiquette]
- [http://www.ecologie.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=9 Ministère de l'environnement et du développement durable du gouvernement français]
- [http://www.famafrique.org/ Famafrique.org], site d'information et de ressources sur le développement durable pour les femmes d'Afrique francophone
- [http://www.mediaterre.org Médiaterre.org ], Médiaterre actualité: l'information pour le développement durable en langue française
- [http://montenegro.planetaclix.pt/Ins.htm L'insoutenable développement], une perspective critique sur les notions et les pratiques de développement, y compris le développement durable.
- [http://www.info-durable.be/ Info-durable.be] le site d'information sur le développement durable en Belgique
- [http://www.ac-limoges.fr/ses/article.php3?id_article=130&