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Pays Basque

Pays basque

simple:Basque Country
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Reliquat d'un vaste territoire occupé par le peuple basque avant même l'arrivée des Celtes, le Pays basque désigne aujourd'hui à la fois une région — qui s'étend sur le nord de l'Espagne et le sud de la France — et une communauté autonome de l'Espagne. communauté autonome de l'Espagne]] La langue et la culture basques sont encore vivantes aujourd'hui, après des millénaires de migrations et de dislocation politique.

Géographie

Image:Euskal Herria carte étiquetée.png Le Pays basque dans son sens large (ou Euskal Herria) comprend sept territoires historiques ; quatre au sud des Pyrénées :

Pays basque sud (Hegoalde) ou Pays basque espagnol


- l'Álava (Araba en basque) ; 3037 km², 299 267 hab. (2005), Capitale : Vitoria (Gasteiz en basque)
- la Biscaye (Bizkaia) 2217 km², 1 133 444 hab. (2002), Capitale : Bilbao (Bilbo); Autre ville : Guernica
- Guipúzcoa (Gipuzkoa); 1980 km², 682 977 hab. (2002), Capitale : Saint-Sébastien (Donostia) formant la communauté autonome basque
- la Navarre (Nafarroa), constituée en communauté forale de Navarre; 10 391 km², 569 628 hab. (2003), Capitale : Pampelune Trois territoires sont au nord des Pyrénées :

Pays basque nord (Iparralde) ou Pays basque français


- Labourd (Lapurdi); 858 km², 205 000 hab., Capitale : Bayonne (Baiona), Autres villes : Anglet (Angelu), Biarritz (Miarritze), Hendaye (Hendaia), Saint-Jean-de-Luz (Donibane Lohizune) et Espelette (Ezpeleta), célèbre pour son piment
- Basse-Navarre (Nafarroa Beherea); Capitale : Saint-Jean-Pied-de-Port
- Soule (Zuberoa en basque standard, Xiberoa en souletin), 13 471 hab. (1999), Capitale : Mauléon-Licharre. formant une partie du département des Pyrénées-Atlantiques (l'autre partie étant le Béarn)

Remarque

Pays basque est appélé Euskadi ou Euskal Herria en basque.

Voir aussi

Articles connexes


- La langue basque (euskara)
- Communauté autonome basque (Entité administrative espagnole qui englobe trois des sept provinces du Pays Basque : Araba, Bizkaia et Gipuzkoa)
- Drapeau basque
- Croix basque, Stèle discoïdale
- Pelote basque, Force basque
- Nationalisme basque, ETA
- Maison basque
- Navarre
- Pyrénées-Atlantiques
- Pottok
- Espagne Euskal Herria est le pays basque géographique tandis que Euskadi est la denomination officielle de la Communauté Autonome du Pays Basque (Comunidad Autónoma del País Vasco-Euskadi, CAPV).

Liens externes


- [http://www.tourisme-pays-basque.fr Guide touristique du Pays Basque]
- [http://www.eke.org Culture basque, langue basque]
- [http://paralalibertad.org Contre la terreur au Pays basque]
- [http://www.avt.org Association des Victimes du terrorisme]
- [http://www.euskadi.net Portail d'informations sur Euskadi, gouvernement d'Euskaid]

Catégorie:Pays basque

Article principal


- Pays basque Catégorie:Communauté autonome d'Espagne Catégorie:France ja:Category:バスク

Celtes

Les Celtes (grec keltoï) – dont certains furent nommés « Galates » (grec galatai), puis « Gaulois » (latin galli) par les Grecs puis par les Romains – constituent une civilisation protohistorique européenne (qui survécut au Moyen Âge en Irlande, jusqu'à l'évangélisation de l'île par Saint Patrick au ). Les Celtes appartiennent à la famille des Indo-européens. Ne connaissant pas d'unité politique, ceux que l'on désigne ainsi étaient une myriade de peuples possédant des lois, des coutumes, des rites différents (César, De Bello Gallico, I, i), surtout connus dans les sources antiques grecques et romaines pour leur valeur guerrière, leur caractère emporté, leurs sempiternelles luttes intestines et pour les mystères de la religion druidique. Ils ne constituèrent pas une civilisation sanguinaire et destructrice comme les auteurs anciens l'ont souvent écrit (ils sont connus pour avoir pratiqué les sacrifices humains et pour avoir voué un culte aux têtes coupées, notamment chez Diodore de Sicile), mais bien une culture riche, unique durant l'Antiquité, qui sut s'épanouir et notamment, développer un art tendant à l'abstraction dont la valeur est aujourd'hui reconnue. C'est certainement leur incapacité à s'unir et à fonder des entités politiques plus vastes que la cité ou la confédération de peuples qui les a perdus : il semble qu'à l'instar des Grecs archaïques, les Celtes eussent horreur du centralisme et ne connussent que des alliances temporaires, fondées sur le clientélisme (voir à l'article « Gaulois »). L'histoire des Celtes est marquée par une succession de conquêtes spectaculaires (jusqu'au ) qui les menèrent jusqu'en Asie Mineure, puis par une suite de revers militaires qui les cantonna aux seules îles britanniques et à l'Irlande, après la guerre des Gaules de -58 à -51.

Sources et définition

Sources historiques

Les Celtes sont apparus dans l'Histoire au travers de textes postérieurs, rédigés par leurs ennemis (comme la Guerre des Gaules, de Jules César) et/ou d'après le souvenir de leurs victimes (ils assiègent le Capitole et pillent le sanctuaire panhellénique de Delphes au ), ce qui leur vaut la description de barbares sanguinaires qui a été mentionnée plus haut. Il faut attendre près de deux siècles pour que - la plupart de ces peuples en mouvement s'étant déjà fixés depuis longtemps - les sources nous livrent une profusion de détails géographiques et culturels qui ne sont plus directement en relation avec le bellicisme celtique. Ainsi, les limites géographiques des peuples celtiques sont mieux connues à l'époque de la république romaine tardive (), au moment même où les Celtes sont pris en tenaille sous les assauts conjugués des Romains et des Germains. Voici une liste, non-exhaustive et à développer, des principaux auteurs anciens qui nous renseignent sur les Celtes :
- Hécatée de Milet (première mention historique) et Hérodote, Histoires
- Polybe, Histoires (livre II)
- Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines
- Posidonios (ou Posidonius, dit de Rhodes ou d'Apamée), Le monde, L'océan, Histoires (continuation de l'œuvre de Polybe)
- Diodore de Sicile, Bibliothèque historique
- Jules César, De bello gallico
- Tite-Live, Histoire romaine
- Strabon, Géographie (notamment inspiré par Posidonios)
- Pline l'Ancien, Histoire naturelle
- Lucain, La Pharsale (en particulier sur la religion)
- Ammien Marcellin, Histoires, XV (reprend Timagène d'Alexandrie)
- Michelet, Le moyen-age, histoire de France

Sources littéraires

Les sources historiques ne constituent qu'une approche du domaine celtique, et l'on reste au niveau de l'approximation. C’est par l'étude de la littérature irlandaise médiévale que l’on comprend la spécificité celtique, dans l'Antiquité. L'Irlande n’a pas connu la romanisation, et de par son insularité, la civilisation celtique a perduré jusqu’à l’arrivée de Saint Patrick au . Henri d'Arbois de Jubainville a recensé, en 1883, 953 manuscrits irlandais dans les bibliothèques, sans prendre en compte ceux qui sont conservés dans des collections particulières. Ces textes datent de différentes époques, le plus récent est du ; cependant l'archaïsme de la matière est indépendante de la date du document, comme l'ont démontré Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux dans La civilisation celtique (Objections et problèmes de méthode). Il arrive aussi qu'un texte du soit la retranscription d’un texte du , ou que tel Livre soit la compilation de récits connus par ailleurs. Cette littérature comporte quatre catégories : le cycle mythologique, le cycle héroïque d’Ulster, le cycle de Finn et le cycle historique. Outre la difficulté linguistique (irlandais ancien), il convient au philologue de retrouver le substrat archaïque des Celtes de l'Antiquité, dans un contexte fortement christianisé. Certains faits, certains mythes ont été remaniés de façon à correspondre aux dogmes de l'Eglise. D'autres éléments, du fait de leur ancienneté, étaient simplement incompréhensibles pour les copistes, la retranscription devient parfois aléatoire. Les travaux de ces dernières décennies ont considérablement modifié l'approche que l'on doit avoir du sujet, notamment avec l'étude comparative dans le cadre des Indo-européens. Cela se ressent dans les domaines de la mythologie, du druidisme, de la structure de la société. Ces sources littéraires précisent et confirment ce que nous avons appris des sources historiques, et sont aussi utiles aux études archéologiques. Pour les textes les plus importants, on peut citer par exemple :
- Tain Bo Cualnge (La razzia des vaches de Cooley)
- Lebor Gabála Érenn (Le Livre des Conquêtes d'Irlande)
- Immacallam in da thuarad (Le dialogue des deux sages)
- Auraicept na nEces (Le rudiment du poètes)
- Cath Maighe Tuireadh (La bataille de Mag Tured)
- Dindshenchas (Antiquités ou histoires des forteresses)
- Mesca Ulad (L'ivresse des Ulates)
- Sanas Cormaic (Glossaire de Cormac)
- Suidigud Tellach Temra (La fondation du domaine de Tara)
- Tochmarc Emire (La courtise d'Emer)
- Tochmarc Etain (La coutise d'Etain)
- Aided Con Culaind (La mort de Cuchulainn)
- Airne Fingen (La veillée de Fingen)
- Aislinge Oengusso (Le rêve d'Oengus)
- Compert Conchobair (La conception de Conchobar Mac Nessa)
- Forbuis Droma Damhghaire (Le siège de Druim Damhghaire) auxquels on peut ajouter les textes Gallois :
- Les Mabinogion (ou Les Quatre branches du Mabinogi)
- Hanes Taliesin (L’histoire de Taliesin)

Sources archéologiques

L'archéologie nous renseigne quant à elle sur un autre aspect important du monde celte : l'importance de l'artisanat, qui explique aussi une domination des arts mineurs, tels que l'orfèvrerie, dans les arts celtiques. De plus, nombre des innovations du monde celte qui ne sont pas des œuvres d'art, telles que l'enclume ou le tonneau connaissent un succès mérité dans le monde romain. Une statuaire celte est connue, qui a longtemps été cantonnée au sud-est de la Gaule (Roquepertuse, Entremont, guerrier gaulois de Vachères) et dont on supposait qu'elle était due à l'influence proche de Marseille grecque. L'invention d'une statue originale à Glauberg (Allemagne) démontre que cette vision des choses est partielle. Les sources archéologiques ont également permis d'acquérir une connaissance importante de l'armement celtique ou encore, récemment, d'entrevoir un univers spirituel sanguinaire qui s'approche d'avantage de celui que les textes romains présentaient pour les peuples belges. Enfin, les objets et les structures livrés par les nombreux oppida (véritables villes-fortifiées comme à Entremont, près d'Aix-en-Provence ou à Bibracte, la capitale des Éduens) ont mené à la conclusion que les Celtes avaient progressivement développé, jusqu'à la veille de la conquête romaine, une civilisation complexe, qui n'ignorait plus l'urbanisme.

Étendue et peuplement du « monde celtique »

Compte tenu de la durée de la civilisation des Celtes, qui s'étend de la protohistoire jusqu'au Moyen âge, et compte tenu des dimensions de l'espace géographique que les Celtes occupèrent en Europe, il convient avant d'aborder la question du peuplement celtique de rappeler quelles sont les limites connues et communément admises pour le monde « celtique » (la koiné celtique). Les sources les plus anciennes mentionnent les Celtes, habitant les régions qui vont des colonnes d'Hercule jusqu'au Danube (Hérodote au milieu du , c'est-à-dire à peu de choses près l'Espagne, la France, le nord de l'Italie, l'Allemagne et l'Autriche (où la présence de populations à caractère celtique est attestée). C'est à la fin du qu'apparaît, encore dans les sources grecques, le terme « Galates » pour désigner précisément les Celtes réunis sous l'autorité d'un Brenn (chef) qui se heurtent aux Grecs à partir de -310, traversent non sans laisser de traces les Balkans et gagnent l'Asie près de Byzance. Le contexte dans lequel ce nom est utilisé laisse penser que les intéressés se nommaient ainsi. Près de deux siècles et demi après, Jules César mentionne les Gaulois, qui se nomment Celtes dans leur langue et qui habitent une partie de la Gaule (les deux autres parties étant peuplées par les Aquitains et par les Belges). Point commun de ces trois témoignages qui reflètent par ailleurs des réalités et des objectifs différents, l'existence des Celtes est attestée durant ces siècles qui, d'Hérodote à César, constituent ce que les archéologues ont nommé « civilisation de la Tène » (du site de La Tène, sur la Thielle, en Suisse). À ce « domaine celtique » attesté par les sources historiques, il faut ajouter l'île de Bretagne, également conquise peu après par les Romains et dont César mentionnait la spécificité par rapport à la Gaule. Il faut, enfin, ajouter l'Irlande, de l'âge du fer jusqu'au haut Moyen Âge, telle que la révêlent l'archéologie et la tradition, les textes chrétiens insulaires de cette dernière période.

Celtes ou Gaulois ?

Considérant ces données, une définition restrictive des Gaulois se rapporte, pour les archéologues, à ce qui relève des régions continentales relativement proches de Rome (sur les territoires de la France, de la Belgique, de l'extrême ouest de l'Allemagne et de l'Italie du nord), et peuplées par des Celtes entre la fin du et la fin de la conquête de la « Gaule chevelue » par Jules César (en -51). Cette définition exclut notamment les Celtes de Bretagne et d'Irlande, les Celtes de Bohême ou Scordisques, mais inclut les Belges, les « Gaulois du midi » (soumis par Rome un siècle avant leurs voisins du nord), et les Gaulois cisalpins. A contrario, on regroupe sous le terme Celtes les Gaulois (y compris les Belges), les Scordisques (Celtes danubiens), les Celtibères (Celtes d'Ibérie, c'est-à-dire d'Espagne) les Bretons (Celtes de Grande-Bretagne), les Gallois du haut Moyen Âge, les Celtes d'Irlande ou encore, les Galates d'Asie mineure.

Histoire

Ethnogenèse des Celtes

Concernant l'origine des Celtes, deux explications extrêmes sont possibles sans qu'aucune donnée archéologique ou historique ne permette de trancher. Soit une vague de peuplement pré-celtique ou celtique de l'Europe aurait eu lieu, se superposant à un ou plusieurs peuplements antérieurs: le problème de savoir quand et à partir de quel foyer ce peuplement se serait produit se pose alors. Soit une civilisation à proprement parler « celtique » se serait lentement développée par diffusion culturelle sur un fond de peuplement préhistorique antérieur : dans ce cas, aucun bouleversement ethnique d'importance n'aurait accompagné la « naissance » des Celtes. Évidemment, la combinaison ou la juxtaposition partielle de ces deux explications est également possible. En tous cas, les ancêtres des Celtes, peut-être à rechercher parmi les peuples pré-celtiques, furent probablement parmi les premiers Indo-européens à avoir remonté le Danube et peuplé la région alpine. Ces peuplades préhistoriques occupèrent durablement toute la partie occidentale de l'Europe, de l'Écosse au Nord jusqu'à l'Espagne au sud, et des Balkans à l'Est jusqu'à l'Irlande à l'ouest.

La culture des champs d'urnes

Pour de nombreux chercheurs, les origines d'un peuplement qu'on peut réellement associer au nom des Celtes seraient identifiables à partir du , au premier âge du fer, dès la fin de la culture des champs d'urnes. Un changement culturel majeur, en effet, a lieu dans l'Europe préhistorique, vers -1300 : l'exploitation du bronze, et sa production gagnent brutalement en qualité et, dans le même temps, les tumuli (latin – sing. tumulus : tertres funéraires) sont remplacés par des champs d'urnes : les sépultures ne se font plus par inhumation mais par crémation. Les cendres des défunts sont alors placées dans une urne qui est rassemblée avec d'autres. L'expansion de ce mode de sépulture est constatée dans toute l'Europe centrale et occidentale, jusqu'à l'Irlande.

La culture de Hallstatt : premier âge du fer

Vers -900 à -800, une innovation technologique considérable vient bouleverser une civilisation relativement stable : la métallurgie du fer. Les débuts de cette métallurgie sont connus dans le sud de l'Allemagne, l'Autriche et l'est de la France : ils semblent associés à l'émergence d'une aristocratie guerrière dont le prestige repose sur l'usage de l'épée et sur la possession d'attelages d'apparat (les premiers chars celtiques). C'est la culture du Hallstatt (repère H sur la carte ci-dessous). Il faut moins de cent ans pour que ces technologies soient connues dans l'ensemble du monde celtique, preuve d'une grande cohésion de l'ensemble dès cette époque. Parmi les sites de cette époque, l'un des plus connus est le tombeau de la princesse de Vix, en Côte-d'Or. Si la prospérité économique initiale du premier âge du fer, période qui semble avoir été relativement stable sur le plan politique, repose sur un axe commercial nord-sud, situé à l'est des Alpes et reliant la Méditerranée à la Baltique (route du commerce de l'ambre), des changements surviennent dès les VIII-VII siècles avant notre ère. Vers -700/-600, en effet, les inhumations sous tumulus réapparaissent, sans doute liées à des changements religieux qui traduisent une dégradation économique. Les centres économiques originels du premier âge du fer connaissent à la même période un déclin au profit de nouveaux centres secondaires. Le site de Hallstatt est brûlé et ne sera plus réoccupé ; simultanément, la multiplication de petits oppida (latin sing. oppidum : un lieu élevé (colline ou montagne) dont les défenses naturelles ont été renforcées par la main de l'homme) traduisent un état d'insécurité corrélatif à un émiettement de l'autorité politique. Des mouvements de peuples sont alors attestés par les sources grecques : c'est à cette époque qu'est utilisé pour la première fois le terme keltoi pour désigner les peuplades résidant au nord des Alpes.

La culture laténienne : deuxième âge du fer

Vers -400 au plus tard, débute en Europe continentale une nouvelle période, appelée le deuxième âge du fer. Elle est caractérisée par une nouvelle civilisation qui doit son nom à un site remarquable : celui de La Tène (repère L sur la carte jointe plus loin), découvert sous les eaux du lac de Neuchâtel, en Suisse. Au même moment, des peuples celtiques se mettent en route à travers toute l'Europe et bouleversent le monde antique.

L'expansion celtique des IV-III siècles

Peut-être dans le prolongement des bouleversements des V-VI siècles, les Celtes entament au début du IV siècle une phase d'expansion vers l'Est et vers la Méditerranée. Tour à tour envahisseurs et pillards redoutés, les Celtes sont à Rome en -390. Vers -350 ils envahissent la future Bulgarie, la Thessalie, Athènes. Ils pillent Delphes et fondent Belgrade. Une ambassade celte rencontre Alexandre le Grand sur les rives du Danube. En -278, la présence de mercenaires celtiques en Galatie (Asie mineure, repère G sur la carte) est attestée : ils vont jusqu'en Syrie.
Ainsi, c'est durant la deuxième période de l'âge du fer, celle de la Tène (repère L sur la carte) que l'existence des Celtes est réellement attestée par des sources historiques et c'est à la fin du III et au début du II siècle qu'ils connaissent leur plus grande expansion géographique (zone 2 sur la carte). Ils la doivent sans doute en premier lieu à leur armement en fer. La métallurgie du fer, en effet, maîtrisée à l'époque de Hallstatt, confère une indéniable supériorité militaire et matérielle. Elle constitue dès l'origine, avec la langue, le plus sûr indice d'appartenance au monde celtique. L'expansion de cette technologie est très importante, de l'Europe centrale jusqu'à la Mer noire, en passant par l'Ukraine. Un autre facteur important semble être leur mobilité. Les Celtes ont d'abord et durant très longtemps une réputation de mercenaires : l'on connaît des troupes de guerriers isolés, mais également celles accompagnées d'une population entière, accomplissant ce que les Romains nomment ver sacrum, c'est-à-dire une migration sacrée. Cette réputation va perdurer. Très réputés même après la défaite d'Alésia, les Celtes serviront dans les armées romaines comme auxiliaires : les cavaliers gaulois. Parmi l'armement celtique, l'épée longue celtique sera copiée par les Germains qui en feront plus tard l'instrument de leurs victoires sur les Romains. La cotte de mailles, enfin, est une invention celtique qui sera reprise dans tout le monde antique avant de connaître le succès que l'on sait au Moyen Âge. À côté de cela, les Celtes utilisent la fronde et la lance. L'arc ne se répand qu'au moment de la résistance contre Rome.

Les défaites des II-I siècles

Aux II-I siècles avant notre ère, les Celtes sont soumis sur le continent à la pression conjuguée des Germains à l'est et des Romains au sud. À la suite d'un appel à l'aide de Marseille, menacée par les peuplades celtiques voisines, Rome annexe la Narbonnaise durant le dernier tiers du II siècle. Les invasions de bandes armées et la pression démographique des Germains entraînent des migrations de peuples celtiques vers l'ouest, comme celle des Helvètes conduits par leur roi Orgétorix, et suscite des tensions avec les peuples gaulois. C'est ce dernier facteur qui provoque la guerre des Gaules et marque la fin de l'indépendance celtique sur le continent à partir de -58. L'intervention de César aurait alors été motivée, écrit-il, par le désir de renvoyer les Helvètes chez eux afin de ne pas laisser des peuples germaniques d'outre-Rhin occuper le plateau suisse. Occupée par le conquérant romain qui s'est immiscé dans la politique gauloise, une partie de la Gaule se soulève en janvier -52. Après la défaite à Alésia du chef de la coalition gauloise, Vercingétorix, la Gaule est entièrement occupée. Les derniers opposants sont vaincus en -51 à Uxellodunum où ils s'étaient réfugiés. Au I siècle de notre ère, l'île de Bretagne est conquise à son tour : dès lors, la civilisation celtique ne survit plus qu'en Irlande. Cette dernière île est christianisée au V siècle.

Chronologie des Celtes


- vers -750 / -700 : début du premier âge du fer en Gaule
- vers -600 : Fondation de Marseille par des colons grecs de Phocée
- vers -600 / -550 : premières inscriptions en langue celte à Sesto Calende (Italie du Nord)
- vers -500 / -450 : début de l'expansion celte en Gaule et Italie du Nord. Migrations en Grande Bretagne
- vers -475 / -450 : début du deuxième âge du fer en Gaule
- vers -400 : invasion gauloise en Italie
- -396 / -390 : deuxième vague d'invasions celtes dans la plaine du Pô, prise de Melpum (Milan), les Gaulois et les Romains s'affrontent à Clusium
- -387 : mise à sac et prise de Rome, installation de Celtes transalpins en Italie
- -379 / -368 : Denys l'Ancien s'allie à des mercenaires celtes pour combattre les Béotiens en Grèce
- vers -365 / -349 : installation de Celtes dans la vallée du Tibre, en Campanie et en Apulie
- -354 / -350 : Rome s'allie avec les Samnites contre les Gaulois qui s'emparent de Bologne. Les Boïens s'installent en Bohême. Les Celtes traversent le Danube
- -336 / -323 : règne d'Alexandre le Grand. Il rencontre une ambassade celtique sur le Danube
- vers -335 : apparition des premières monnaies gauloises. Paix entre Romains et Sénons
- vers -310 : invasions celtes en Illyrie
- -307 : présence de mercenaires celtes en Afrique
- -300 / -295 : conquête de la Gaule méridionale par les Celtes. Percée en Bulgarie et en Thrace. Défaite gauloise face aux Romains à Sentinum (-295)
- -285 : défaite romaine à Arretium (Arezzo). Puis victoire décisive sur les Sénons
- -283 : défaite des Gaulois cisalpins (d'Italie) contre les Romains
- -280 / -278 : invasions celtiques en Grèce et en Asie Mineure : les Celtes occupent la Macédoine, Brennus met à sac le sanctuaire de Delphes, invasion des Galates en Thrace, en Macédoine et en Asie Mineure, Antiochos I de Syrie leur accorde un territoire (-275)
- -265 : Rome domine l'Italie
- vers -250 : les Belges entrent dans le Nord de la Gaule. Invasions celtes en Cisalpine et dans la plaine du Pô
- vers -241 : Attale I de Pergame défait les Galates
- -225 / -222 : victoire romaine sur les Transalpins et Cisalpins en Italie du Nord. Et sur les Boïens, et leurs auxiliaires Germains, à Clastidium
- -221 : victoire d'Hannibal sur les Celtibères
- -218 / -216 : les Celtes de Thrace passent en Asie Mineure sur l'invitation d'Attale I. Hannibal traverse les Alpes accompagné par des Celtes transalpins
- -205 : les Romains achèvent de conquérir la péninsule Ibérique
- -202 : Hannibal est définitivement vaincu
- vers -200 : soumission des Gaulois d'Italie à Rome
- -197 / -196 : soumission des Cénomans et des Insubres (celtes cisalpins). Défaite et soumission des Boïens dont une partie repassent les Alpes. Défaite des Celtes en Italie du Nord (-194 / -190)
- -181 /-174 : premières révoltes des Celtibères
- -171 / -166 : les Romains entrent en Illyrie. Répression du soulèvement galate
- vers -165 : soumission des Celtes d'Asie Mineure à Rome (les Galates)
- vers -154 : deuxième révolte celtibère avec les Lusitaniens. Première expédition romaine contre les Salyens de Provence
- -146 : destruction de Carthage par les Romains et conquête de la Grèce
- -144 : troisième révolte celtibère
- -125 / -121 : deuxième expédition romaine contre les Salyens, conquête de la Narbonnaise par Rome et création de la Provincia. Les Romains pénètrent en Cisalpine : défaite des Allobroges et des Arvernes, déclin de l'hégémonie et fin de la royauté arvernes. Fondation d'Aix-en-Provence (-121)
- -120 / -101 : conquête et reddition de la Gaule du Sud : création de la Narbonnaise. Incursion des Cimbres et des Teutons se terminant par leur défaite
- -118 : Fondation de Narbonne
- vers -107 : Victoire des Tigurins et des Volques Tectosages sur les Romains à Agen, puis défaite des Volques
- -102 : Marius bat les Teutons à Aix-en-Provence
- -80 : Celtillos, père de Vercingétorix échoue à restaurer la royauté arverne
- -76 : répression des Volques
- -75 : le denier romain est imité en Gaule
- -62 / -61 : soulèvement des Allobroges, appel à Rome des Éduens
- -58 / -51 : conquête de la Gaule par Jules César. Incursion des Helvètes, César les défait près de Bibracte (-58). Campagnes face aux Belges (-57). Victoire navale sur les Vénètes d'Armorique qui se soumettent (-56). Expédition de César de l'autre côté du Rhin et première expédition dans l'île de Bretagne (-55). Deuxième expédition en Bretagne (-54) et chez les Germains (-53)
- -53 / -52 : Révolte d'une partie de la Gaule sous les ordres de Vercingétorix, qui obtient la victoire à Gergovie. Défaite de l'insurrection lors de la bataille d'Alésia, soumission des Arvernes et des Éduens
- -51 : bataille d'Uxellodunum ; les derniers révoltés d'Alésia sont soumis, la Gaule est pacifiée
- vers -50 : Victoire des Daces sur les Boïens de Pannomie
- -44 : assassinat de Jules César
- -43 : Lugdunum (Lyon) devient la « capitale des Gaules », la Gaule cisalpine est rattachée à l'Italie
- -35 : Octavien repousse la frontière romaine jusqu'au Danube
- -27 / -25 : Les tribus alpines sont soumises. La Galatie devient province romaine
- -17 : abandon de Bibracte, loppidum des Éduens, au profit d'Autun dans la plaine.
- vers -27 / 14 : mise en place de l'administration romaine en Gaule chevelue sous le principat d'Auguste. Organisation des provinces romaines de Gaule aquitaine, Gaule belgique et Gaule lyonnaise
- -14 / -6 : Les Romains prennent la Pannonie. Les Germains occupent la Bohême et la Moravie
- 14 :
imperium de Tibère
- 21 : révoltes en Gaule des Trévires et des Éduens dirigée par C. Julius Sacovir et C. Julius Florus. La révolte est matée et le territoire Trévire rattaché à la province de Germanie inférieure
- 43 : expédition de Claude dans l'île de Bretagne, résistance de Caratacus, la province romaine de Bretagne est créée
- 61 : révoltes en Bretagne, suite à la destruction du sanctuaire druidique d'Anglesey (île de Mona)
- 68 / 70 : révoltes en Gaule menées par le Lingon Sabinus ; La révolte est matée et le territoire Lingon rattaché à la province de Germanie supérieure
- 78 / 86 : Campagne d'Agricola dans l'île de Bretagne
- vers 88 : Débuts de l'établissement du
limes
- 219 : Généralisation de la citoyenneté romaine

Civilisation

Mobilité et Organisation du monde celtique

Si la mobilité des Celtes au second âge du fer est attestée par l'archéologie et par de nombreux témoignages historiques, en particulier entre le V et le II siècle avant notre ère, il est plus difficile d'aborder la question de l'organisation du monde celtique à partir du premier âge du fer. Pour le « Hallstatien », en effet, nous ne disposons que de sources archéologiques. Durant cette période, le commerce avec la Méditerranée conduit à la constitution d'un véritable réseau de « principautés » s'étalant en arc de cercle depuis l'est de la Gaule jusqu'en Bohême (République tchèque). Ces principautés dominent chacune un territoire de 30 à 40 kilomètres de rayon (Patrice Brun) : les sites de Vix, de la Heuneburg, et de Hohenasperg font situer le cœur de ce phénomène de concentration du pouvoir entre la Bourgogne et le Wurtemberg, du IX au V siècle. Les échanges commerciaux avec la Méditerranée (axe nord-sud) ont pu, en effet, aboutir à la constitution de centre économiques servant de relais vers les régions plus lointaines de l'Europe barbare. Ces centres subissent les effets d'un glissement des routes commerciales de l'est des Alpes vers la plaine rhodanienne à la fin de la période. Les intermédiaires barbares dans le commerce avec la Méditerranée se multiplient alors et les « principautés de la Celtique » déclinent rapidement (au V siècle). Vers la même période, la métallurgie du fer se répand en Grande-Bretagne : l'île était restée jusque là en périphérie de ce système d'échanges européens dont le contrôle était assuré par quelques « princes ». Pour le second âge du fer, c'est-à-dire La Tène, il faut distinguer deux grandes périodes : Du V siècle jusqu'à la fin du III siècle a lieu une période d'expansion des Celtes, qui est celle de la formation du domaine celtique proprement dit dans ses frontières les plus larges. Cette période est caractérisée par une série de migrations et d'invasions par des populations originaires du nord-est de la France et du nord des Alpes : ces migrations, indice d'une très grande mobilité, conduisent les Celtes dans le nord de l'Italie, en Europe de l'est jusqu'en Ukraine et même, à travers l'épopée des Galates, jusqu'en Asie mineure. On ne peut toutefois que deviner, à cette période, l'existence de plusieurs « ensembles » dans le monde celtique pour se faire une idée, très incomplète, de son organisation. Les connaissances qui viennent de l'archéologie, en effet, portent surtout sur les caractéristiques unitaires des Celtes : un art originaire de l'Europe centrale a quand même pu être distingué, qui est l'indice de la formation d'une culture celtique originale et prospère : celle des Scordisques de Pannonie. C'est aussi avec le reflux en Macédoine des Celtes qui avaient envahi la Grèce, au III siècle, que se constitue la culture celto-thrace des Taurisques. Les sources historiques concernent quant à elles essentiellement l'art de la guerre des Celtes : le mercenariat celtique est alors renommé dans le monde hellénistique. Sa présence est connue à travers plusieurs récits, comme celui d'une ambassade auprès d'Alexandre le Grand sur le Danube. On peut aussi tirer des sources, généralement postérieures, certains traits (légendaires ou non) de la mobilité géographique des Celtes. À l'origine de cette mobilité, on peut citer la pratique des migrations sacrées, sous la conduite d'un chef de guerre (
brenn), avec éventuellement l'incendie de la « ville » d'origine (attesté durant la période suivante chez les Helvètes). Les raisons exactes de cet essaimage, toutefois, demeurent inconnues, mais elles sont probablement démographiques. L'étymologie, enfin, nous livre un aperçu de la mobilité des peuples. Certains noms de peuples, en effet, sont connus en des régions d'Europe fort différentes aux III–I siècles : cela éclaire leurs mouvements aux V-II siècles, sans que le détail en soit toujours connu :
- des Vénètes sont connus en plusieurs régions d'Europe : ceux d'Armorique sont finalement battus en -56 par les galères de César dans le golfe du Morbihan.
- Des Volques servent peut-être de mercenaires sur le Danube à l'époque d'Alexandre le Grand, soit avant de s'établir dans la région de Toulouse, soit étant originaires de celle-ci. Il en va également des Rèmes, qui ont donné leur nom à Reims.
- Des Sénons (originaires de Sens ?) et des Boïens (qui ont ensuite donné leur nom à la Bohême) entrent en Italie, où leur chef, connu sous le nom de
Brennus, assiège et rançonne Rome en -390. Ceux-là sont établis au dans la plaine de et vivent au sud de Vertamocoriens (originaires du Vercors ?).
- Des
Celtae (« Celtes ») sont connus dans la péninsule ibérique, leur nom étant probablement du à leur origine étrangère à cette région.
- Des Galates, dont le nom est évidemment à rapprocher de celui, postérieur, des « Gaulois » de la Cisalpine, s'établissent quant à eux dans l'actuelle Turquie, profitant des guerres qui agitent l'Asie mineure.
- Des
BelgaeBelges ») sont présents au I siècle avant notre ère sur les rives de la Tamise, en Angleterre. On trouve aussi dans le sud de l'île des Parisii, peut-être à rapprocher des parisii, qui ont donné leur nom à la ville de Paris. En contraste avec la période précédente, les II et I siècles avant notre ère correspondent à une période de repli des Celtes. L'essentiel du monde celtique d'alors est connu principalement à travers l'œuvre à caractère politique de Jules César. Ce dernier distingue dans l'aire géographique désignée sous le nom de « Gaule », la « Celtique » proprement dite, la « Belgique » occupée par les « peuples belges » (des peuples celtes ou germano-celtiques) et l'« Aquitaine ». Selon Jules César, les peuples belges présentent alors des traits de caractère plus archaïques que leurs voisins occidentaux : l'archéologie a effectivement mis en évidence leur bellicisme, qu'on peut expliquer par la permanence des traits culturels de la période d'expansion précédente. Au début de la guerre des Gaules, les Gaulois ont quant à eux développé des systèmes fédératifs qui résultent, par le jeu des « clientèles », dans une concentration du pouvoir aux mains de quelques « cités ». Celles, rivales, des Arvernes, des Éduens et des Séquanes dominent clairement la Gaule chevelue à la veille de la conquête romaine. Pour expliquer cette évolution, il est possible d'invoquer un système plus ancien d'alliances à vocation militaire : celui qui donne naissance aux « fédérations de peuples ». Ce système, qui se serait mis en place durant la période d'expansion des Celtes, aurait perduré avant de se transformer aux II et I siècles suite à la disparition progressive des conflits internes au monde celtique. Des exemples de telles alliances sont connus chez des peuples établis à plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres, au moment même où Rome conquiert le midi de la Gaule (dernier tiers du II siècle). Ainsi, le roi des Salyens a pu se réfugier chez les Arvernes, ou encore, les Voconces et les Allobroges ont pu former une coalition. Durant les temps qui précèdent la conquête romaine de la Gaule chevelue, probablement dès la fin du II siècle, ces alliances trouvent leur prolongement dans la paix pour des raisons économiques. Elles aboutissent alors à un système plus centralisé que les simples fédérations de peuples : une telle évolution explique la disparition de certaines royautés (chez les Arvernes) ou la distinction d'une oligarchie chez les Éduens. La naissance de cadres du pouvoir nouveaux en Gaule peut aussi expliquer l'utilisation du mot « cité » (civitas) par Jules César pour désigner une certaine réalité socio-politique gauloise en -58. La Gaule peut alors connaître une évolution comparable à celle menant à la naissance de la cité « classique », dans la Grèce archaïque : à la fois un ensemble de citoyens, un ensemble de lois et le territoire sur lequel s'exercent ces lois. La définition exacte à donner au mot « cité », s'agissant des Gaulois, et l'existence de frontières clairement établies entre les différents peuples de la Gaule, font cependant encore débat. Une évolution à peu près similaire a pu être proposée chez les Celtes de Bohême (du Boiohaemum). Ces derniers possèdent alors de somptueuses résidences dans des oppida dominant la voie danubienne : le rôle économique et religieux de ces places fortes est évident (cf. Petr Drda et Alena Rybova, Les Celtes de Bohême). Mais leur déclin est rapide, lié essentiellement aux luttes contre les Daces et à la pression des Germains. Certains de ces Boïens viennent d'ailleurs en Gaule où ils participent à la guerre contre les Romains. Pour compléter ce tableau, il faut noter l'existence de liens anciens et durables qui rapprochent les peuples occidentaux de la façade atlantique, de la Vendée jusqu'au sud-ouest des îles britanniques. Dans ces îles britanniques, aussi, la culture matérielle révêle ce qu'on peut assimiler soit à des particularismes, soit à des archaïsmes. L'habitat, notamment, demeure très éloigné des « villes » celtiques (Stéphane Fichtl) qu'on peut observer sur le continent : il montre plutôt la permanence de traits hérités de l'âge du bronze. L'usage du char de guerre, abandonné sur le continent lors du développement du mercenariat celtique, au plus tard au III siècle, perdure en Grande-Bretagne jusqu'à la conquête romaine. Et, si aucune trace archéologique n'a été trouvée dans cette île, les mythes irlandais du haut Moyen Âge en font en état. En résumé, que l'on compare entre elles les données archéologiques inhérentes à l'« espace » gaulois, au sens large, (en particulier les aires de diffusion des monnaies), ou encore qu'on prenne pour exemple les relations entre la Gaule Belgique et l'île de Bretagne (I. M. Stead, « Les peuples belges de la Tamise » dans Les Celtes, ouvrage collectif), il apparaît qu'à large échelle un réseau complexe de relations économiques et culturelles lie les Celtes entre eux au I siècle avant notre ère. Ces relations sont sous-tendues, à moindre échelle, par des clientèles et des fédérations de peuples élaborées probablement dans un but guerrier lors de la période de l'expansion celtique. Dans ce monde qui ne connaît pas d'unité politique dépassant le cadre – incertain – de la « cité » mentionnée par César, la tribu, le peuple, ou la (con)fédération de peuples, constitue à la fois le lieu originel et privilégié de l'identité des anciens Celtes et cette identité doit beaucoup à la guerre. Toutefois, avec la fin (relative) de la mobilité des Celtes, dès la fin du III siècle avant notre ère, et avec l'isolement puis le rétrécissement de certaines « régions » du domaine celtique, des évolutions séparées impriment leur marque sur les différentes composantes de cet espace : aussi, Belges, Gaulois (au sens strict), Celtes de Bohême, Bretons et Galates d'Asie mineure présentent, au I siècle avant notre ère, des différences importantes selon leur éloignement par rapport au modèle d'organisation précédent.

Art et culture

Mœurs

Sur les mœurs, bien que ce fait soit surtout mis en valeur par les historiens anglo-saxons, les récits mythologiques et épiques du Moyen Âge irlandais, postérieurs de plusieurs siècles, nous renseignent sur des traits de civilisation qui présentent une relative similitude avec ceux que décrivaient les Grecs anciens : les Celtes sont festifs, prompts à s'emporter, bagarreurs et superstitieux. Ainsi, selon Appien (VII.), les Celtes sont intempérants et se gorgent de bière ; cela rend leurs chairs flasques. Pour Strabon (IV. IV, 2.), les Gaulois sont irrascibles, prompts à la bataille et querelleurs (IV, 6.).,
etc. Ces traits de caractère, bien évidemment, relèvent en majorité de la vision qu'avaient les Latins des Celtes. Néanmoins, ce sont de tels passages qui nous renseignent sur d'autres aspects plus intéressants, quoique sujets à controverse, de la culture des anciens Celtes : ainsi, Diodore de Sicile nous apprend que les guerriers Celtes conservaient la tête de leurs ennemis et lui vouaient un culte, les textes irlandais quant à eux, s'ils rapportent le fait, ne lui donne pas un caractère religieux. Cette information a été mise en rapport avec les inventions archéologiques de linteaux de portiques représentant des têtes coupées, ou encore avec les décors proprement celtiques des portails des églises de l'Irlande chrétienne : ces derniers privilégient la représentation des têtes de saints. Lucain, quant à lui, renseigne ses lecteurs sur l'aspect sinistre et sanguinaire des lieux de culte des Celtes : ses affirmations, à rapprocher de celles de Strabon sur les sacrifices humains, ont depuis lors été mises en rapport avec les dépôts d'offrandes des sanctuaires celtiques de la Gaule septentrionale et Belgique.

Société

La
gens des peuples indo-européens constitue la base de la société celte. En d'autres termes, tout comme à Rome et en Grèce, ce sont des familles au sens large du terme qui forment ensemble un tuath, un clan. Cette famille, ou fine pour les Gaëls, a le même sens que familias en latin et inclut tous les parents jusqu'au neuvième degré. Au-delà du neuvième degré, une autre famille est constituée et les biens auparavant communs doivent être partagés. Le clan (par exemple, le clan écossais), ou tribu, appelé tuath en Irlande, est la cellule politique de base qui regroupe toute la hiérarchie sociale, du chef, ou roi, jusqu'au esclaves et biens communs. Le clan était un tout et pouvait tout régler de lui-même. Donc, si en apparence les Celtes n'avaient pas d'unité politique, c'est qu'ils n'avaient jamais eu de besoin d'unification au-delà du clan. Leur conception de l'Etat est à un l'opposé du spectre de celle des Romains pour qui un Etat presque totalitaire était ce à quoi toute pensée et toute activité étaient dédiés.
- Jean Markale, «La femme celte», Petite Bibliothèque Payot, Paris, 1989.

Écriture

Les Celtes découvrirent probablement l'écriture sous l'influence des Étrusques, en Italie du nord-ouest, où des inscriptions en langue celtique utilisent l'alphabet de Lugano : ces « inscriptions lépontiques » proviennent notamment de la culture de Golasecca, celticisée peut-être à la fin du ou vers 600 av. J.-C. au plus tard (R. C. De Marinis, « Les Celtes de Golasecca » in
Les Celtes, catalogue de l'exposition du Palazzo Grassi de Venise, cité en bibliographie). En Gaule méridionale, les « Gaulois du Midi » nous ont quant à eux livré plusieurs inscriptions utilisant l'alphabet grec. Ils ont pu acquérir la connaissance de cette écriture au contact de la cité phocéenne de Marseille, dans le sud-est de la France, dès le . Marseille Les inscriptions gallo-grecques (écriture avec l'alphabet grec de textes en langue gauloise) sont les plus importantes sources écrites par des Celtes qui nous sont parvenues pour la période antérieure à la conquête romaine de la Narbonnaise : elles couvrent des tessons (marques de propriété), des autels (dédicaces) et l'une d'entre elles est même datée de -500 / -450 (Italie du nord). Dans l'aire gauloise historique laténienne, l'usage de l'écriture aurait été limité par les druides pour des raisons culturelles et de tabou religieux (Jules César). Pour ce qui est du domaine insulaire, il convient de citer les Ogam, o

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France



Basque

Le basque (en basque : euskara) est une langue parlée au Pays basque (France et Espagne). En France, elle compte 200 000 locuteurs (estimation 1983), principalement dans le département des Pyrénées-Atlantiques.
En Espagne, le nombre de locuteurs est trois fois plus élevé (provinces de la Biscaye, Álava, Guipúzcoa et Navarre).
Le mot basque viendrait du mot vascon (à noter qu'en espagnol, basque se dit vasco), qui a aussi donné gascon.

Classification

Le basque est l'une des rares langues d'Europe (avec le hongrois, le finnois, l'estonien et le same) à ne pas appartenir à la famille des langues indo-européennes. L'origine de la langue basque est extrêmement ancienne et mal connue et même s'il convient donc de la considérer comme un isolat, plusieurs hypothèses émises sur la question (rattachement aux langues caucasiennes ou aux langues finno-ougriennes) sont travaillées. Des travaux récents accréditent l'hypothèse que le basque appartiendrait bien au groupe de langues appelé dene-caucasien. Il semble que les Basques aient occupé l'Europe occidentale bien avant la migration des Indo-Européens au deuxième millénaire avant l'ère chrétienne. Les Basques auraient alors été repoussés vers les Pyrénées, dans la région qu'ils occupent actuellement.

Grammaire

Voir article plus complet, Grammaire du Basque Si la grammaire basque est d'une originalité radicale, on estime que 75% du vocabulaire provient de langues géographiquement voisines (celte, latin, gascon, roman de Navarre, espagnol, français). Le basque est une langue agglutinante, où des suffixes ou des radicaux peuvent être accolés derrière d'autres sufixes ou radicaux. Le genre (féminin / masculin) n'existe pas, sauf attaché au verbe pour le tutoiement. Son système numérique présente la particularité d'être vicésimal (base 20) comme en gaulois, breton ou en vieux français. Le basque suit généralement une syntaxe SOV voire OVS dans certains cas rares. La phrase démonstrative classique est : : « Ukan gabe emaiten ahal den gauza bakarra... zoriona da. » Que l'on traduit en inversant quasi systématiquement l'ordre des mots : :« Le bonheur est la seule chose que l'on puisse donner sans l'avoir. »

Écriture

Voir article plus complet, Écriture du Basque La langue basque s'écrit avec l'alphabet latin. L'alphabet basque est globalement phonétique, toutes les lettres d'un mot se prononcent à l'exception du h qui est muet dans la plupart des dialectes. Généralement, les voyelles qui se suivent forment une diphtongue.
- a : a (comme en français)
- b : b (comme en français)
- d : d (comme en français)
- e : é
- f : f (comme en français)
- g : g (toujours dur, même devant i)
- h : h (muet, quelquefois aspiré)
- i : i (comme en français)
- j : y ( Biscaye ) , d palatal ( Labourd et Navarre ), fricative vélaire sourde [x] ( Guipúzcoa )
- k : k (comme en français)
- l : l (comme en français)
- m : m (comme en français)
- n : n (comme en français)
- o : o ( o ouvert comme en français)
- p : p (comme en français)
- r : r roulé une fois (évoque le l)
- rr : r roulé commun
- s : s rétroflexe (langue pointée vers le haut)
- t : t (comme en français)
- tt : t palatal mouillé (un peut comme tye)
- ts : ts rétroflexe
- tx : tch
- tz : ts
- u : ou
- x : ch
- z : s

Dialectes

Les principaux dialectes du basque sont le navarro-labourdin, le guipuzcoan, le souletin et le biscayen. Certains sont peu intelligibles entre eux comme le biscayen et le souletin. Un autre dialecte, le roncalais, a vu son dernier locuteur s'éteindre en 1967. Le basque standard, ou « basque unifié », se fonde sur les dialectes centraux comme le guipuzcoan et le navarro-labourdin, mais aussi sur le labourdin classique du , précurseur de la littérature basque et trait d'union entre les dialectes continentaux et péninsulaires. Le basque unifié, langue co-officielle avec le castillan dans les communautés autonomes basque et navarraise, y est largement enseigné, et commence à y supplanter les formes dialectales, dorénavant associées aux échanges non formels, voire à la ruralité. Du côté français, par décision du Parlement, le basque (comme les autres langues de France hors le français) n'a aucun statut légal.

Prototype

Un extrait du « Pater Noster » en langue basque : Gure Aita, zeruetan zarana:
santu izan bedi zure Izena,
etor bedi zure erreinua,
egin bedi zure nahia,
zeruan bezala lurrean ere.
Emaiguzu gaur
egun hontako ogia;
barkatu gure zorrak,
guk ere gure zordunei
barkatzen diegun ezkero;
eta ez gu tentaldira eraman,
baina atera gaitzazu gaitzetik.

Exemples

Divers


- code ISO 639-1 : eu

Voir aussi

Articles connexes


- Toponymie basque
- Linguistique
- Dictionnaire des langues
- Langues par famille

Liens externes


- [http://anseo.free.fr/ Anseo - Cours de basque]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/basque.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire basque-français/français-basque.
- [http://www.euskaltzaindia.org/ Euskaltzaindia] - Académie de la langue basque
- [http://www.gureirratia.com Gure Irratia] - Radio en basque de Bayonne / Baiona
- [http://www.eke.org eke.org] - Institut Culturel Basque
- [http://www.euskonews.com/0202zbk/gaia20202es.html Euskonews] - Histoire du dernier locuteur du roncalais ( en castillan )
- [http://www.basquexplorer.com/basqueletter/FrHist_1.htm Graphie basque] Catégorie:Isolat Catégorie:Langue ergative Catégorie:Pays basque Catégorie:Pyrénées-Atlantiques als:Baskisch ja:バスク語

Hegoalde

Le pays basque espagnol (Hegoalde en basque), désigne la partie sud d'Euskadi, située au sud de la Bidassoa, fleuve frontalier entre la France et l'Espagne. Il est composé des trois provinces de la Communauté autonome basque et de la province-communauté, la communauté forale de Navarre. Voir aussi : pays basque français Pays basque espagnol Pays basque espagnol

Álava

Alava Alava Álava (Basque Araba) est une province situé dans le nord de l'Espagne dans le sud de la communauté automne du Pays basque, dont elle est l'une des trois provinces. Elle est bordée par les provinces de Burgos, La Rioja, Navarre, Guipúzcoa, et de Biscaye. Sa capitale est Vitoria (Basque Gasteiz). Longtemps indépendante, l'Álava se réunit en 1200 au royaume de couronne de Castille, mais à la condition de conserver ses privilèges (fueros). ko:알라바 주

Vitoria

---- frame Cet article traite de la ville espagnole de Vitoria au Pays basque. Voir aussi Vitória (Brésil) et la page d'homonymie Vitória. ---- Vitória est une ville d'Espagne, capitale de la Province d'Álava et siège du gouvernement de la communauté autonome du Pays basque.

Géographie


- Latitude : 42° 51' Nord
- Longitude : 2° 41' Ouest
- Altitude : 525 m

Histoire

Vitoria a été fondée en 1181. À proximité immédiate eut lieu la bataille de Vitoria, le 21 juin 1813, mettant aux prises, d'un côté les armées napoléoniennes, commandées par le roi Joseph Bonaparte et le maréchal Jourdan, de l'autre une coalition de forces britanniques, portugaises et espagnoles, commandée par le duc de Wellington, et qui se solda par une défaite française.

Démographie


- Population : 222 329 habitants (2002) Catégorie:Ville d'Espagne Catégorie:Pays basque


Bilbao

frame frame Bilbao (basque : Bilbo) est une ville du nord de l'Espagne d'environ 350 000 habitants et capitale de la province de Biscaye (Bizkaia). C'est une des villes les plus importantes du Pays basque (Euskal Herria) et du nord de la péninsule ibérique, ainsi que l'un de ses principaux centres économiques. La ville est située sur le fleuve Nervión.

Histoire

Elle a été fondée vers 1300. Important centre industriel du nord de l'Espagne, cette ville a été frappée par une grave crise qui a mis en difficulté de nombreuses entreprises, dont un grand nombre sont devenues des friches abandonnées.

Renouveau urbain

Celles-ci étant situées à des emplacements stratégiques, la municipalité a lancé un vaste programme de renouvellement urbain, notamment afin de reconquérir les berges du Nérvión. Les éléments les plus visibles de ce changement en cours sont la construction d'un métro (par Norman Foster) et celle du musée Guggenheim par Frank Gehry. Actuellement Bilbao est principalement un centre administratif et ce sont les communes environantes qui abritent l'activité économique. Le relief et l'hydrographie de la région détermine le développement urbain et économique.

Transports

Deux lignes de métro, desservent la ville. De plus, un nouveau tramway a été inauguré en 2002.

Détente et sports

Ville du club de football de l'Athletic Club de Bilbao. Catégorie:Pays basque Catégorie:Ville d'Espagne ja:ビルバオ

Guipúzcoa

Gipuzkoa (en espagnol : Guipuzcoa, et en basque Gipuzkoa) est une province du nord de l'Espagne. Elle forme la partie nord-ouest de la communauté autonome du Pays Basque. Elle est bordée par les provinces de Cantabrie, de Burgos, de Bizkaia, de Álava et par le golfe de Gascogne. Guipúzcoa Catégorie:Province basque

Saint Sébastien

sv:Sebastian (helgon) Saint Sébastien, martyr romain du . La vie de saint Sébastien est racontée dans les Actes de saint Sébastien, relation hagiographique datant du , attribuée à Ambroise de Milan.

Hagiographie

Sébastien serait originaire de Narbonne, où une église qui lui est dédiée a été construite sur le lieu présumé de sa maison natale. Son martyre daterait de 287 ou 288, sous l'empereur Dioclétien. Pourtant Dioclétien avait beaucoup d'estime pour le soldat Sébastien et l'aurait même nommé capitaine de sa garde prétorienne. Mais, chargé au départ de traquer les chrétiens, Sébastien avait fini par adopter leur foi et se comportait même comme un dangereux prosélyte. Dioclétien donna donc à ses soldats l'ordre de l'exécuter en le transperçant de flèches, ce qui fut fait aussitôt. Selon les textes et l'iconographie du Moyen Âge, le saint, couvert de flèches, ressemblait à un véritable hérisson. Mais les soldats, qui avaient beaucoup d'estime pour leur chef, auraient évité de viser le cœur, si bien que Sébastien ne succomba pas à ses blessures. Soigné par une jeune veuve nommée Irène, il reprit suffisamment de forces pour se rendre auprès de l'empereur et lui reprocher sa cruauté à l'égard des chrétiens. Dioclétien le fit alors rouer de coups jusqu'à ce que mort s'ensuive, et ordonna que son corps soit jeté dans les égouts. Guidés par une vision de sainte Lucine, les chrétiens purent cependant retrouver son corps et l'ensevelirent auprès des restes des apôtres. Saint Sébastien est bien sûr le patron des archers, mais il a aussi été invoqué pendant plusieurs siècles pour lutter contre la peste. Cette dévotion correspond à un miracle qui se serait produit à Pavie au . La ville était alors ravagée par une violente épidémie de peste, qui cessa dès qu'on eut érigé un autel à la gloire du saint dans l'église de Saint-Pierre-aux-Liens. Fête : le 20 janvier.

Représentations

20 janvier Saint Sébastien constitue l'un des sujets favoris au Moyen Âge. C'est aussi un sujet de prédilection pour les images homoérotiques. Parmi les représentations les plus célèbres, toutes époques confondues, on peut citer :
- retable de saint Sébastien Bottega de Luca della Robbia, en terre cuite émaillée, musée du Louvre
- peinture de Mantegna, musée du Louvre (RF 1766)
- peinture du Pérugin, musée du Louvre (RF 957)
- peinture de Guido Reni, Palais des conservateurs, Musées capitolins, Rome
- Photographie-peinture de Pierre et Gilles, 1987.
- Peinture sur un pilier de l'église de Domrémy-la-Pucelle La vie de saint Sébastien a également fait l'objet, en 1976, d'une (très libre) adaptation filmée de Paul Humfress et Derek Jarman, Sebastiane. Le film présente la particularité d'être en latin.

Voir aussi

Bibliographie


- Jacques Darriulat, Sébastien le renaissant : sur le martyre de saint Sébastien dans la deuxième moitié du Quattrocento, éd. Lagune, 1999
- Karim Ressouni-Demigneux :
  - Saint Sébastien, éd. du Regard, coll. « L'art du regard », 2000
  - [http://www-philo.univ-paris1.fr/K/maitkarim.html La Chair et la flèche. Le regard homosexuel sur saint Sébastien tel qu'il etait representé en Italie autour de 1500], mémoire de maîtrise de l'université Paris-I, 1996

Liens externes


- [http://bode.diee.unica.it/~giua/SEBASTIAN/ L'iconographie de Saint Sebastien] Sebastien

Communauté autonome basque

La communauté autonome basque (appelée aussi Euskadi) est l'une des 17 communautés autonomes de l'Espagne. Elle forme, avec la communauté forale de Navarre (Nafarroa), la partie du Pays Basque inclue dans l'Etat Espagnol. Entouré par le golfe de Gascogne (pour les basques Bizkaiko golkoa ou « le golfe de Bizcaye »), la France, la Castilla y León, la Navarre, la Rioja et la Cantabrie, communauté autonome basque couvre une superficie de 7 234 km². Elle est située au nord du pays et dispose d'une certaine autonomie dans plusieurs domaines : enseignement, police, soins de santé, etc. La capitale de la communauté autonome basque est Vitoria/Gasteiz.

Géographie et transports

Elle est composée de trois provinces (officiellement territorios históricos territoires historiques) # Álava(en basque Araba), la capitale est Vitoria/Gasteiz (en basque Gasteiz) ; # Biscaye (en basque Bizkaia), la capitale est Bilbao (en basque Bilbo) ; # Guipúzcoa (en basque Gipuzkoa), la capitale est Saint-Sébastien (en espagnol San Sebastián, en basque Donostia). Trois aéroports desservent cette région : Foronda (Alava), Hondarribia (Guipúzcoa), Loiu (Bizcaye). Il compte aussi deux importants ports dont celui de Bilbao (Puerto Autónomo de Bilbao).

Démographie

La population s'élevait à 2 104 060 habitants en 1998, soit 5,4% de la population estatale. La densité est de 290,9 habitants par km². L'espérance de vie s'élève à 74,2 ans pour les hommes et 82,4 ans pour les femmes. La communauté autonome basque compte 4,5 médecins pour 1 000 habitants.

Politique

La communauté autonome basque a son propre gouvernement, dont le chef porte le titre de président (en basque lehendakari), ainsi que son parlement. Les principaux partis politiques sont :
- Parti nationaliste basque (PNV), nationaliste de centre-droite ;
- Eusko Alkartasuna (EA), independentiste social-démocrate ;
- Parti Populaire (PP), espagnol de droite ;
- Parti Socialiste d'Euskadi (PSE) ;
- Partie Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), espagnol de gauche ;
- Izquierda Unida (IU), federaliste de gauche ;
- Euskal Herritarrok (EH), independentiste radical (actuellement interdit par le gouvernement espagnol).
- Batasuna, independentiste radical (actuellement interdit par le gouvernement espagnol).
- Parti Communiste des Terres Basques (EHAK),
- Aralar, excision de Euskal Herritarrok, independentiste modéré de gauche Nombre de sièges au parlement basque obtenus par les différents partis lors des élections autonomiques de 2005 (entre parenthèses résultats en 2001).
- Coalition PNV - EA : 29 (33)
- PSE - PSOE : 18 (13)
- PP : 15 (19)
- EHAK : 9 (7 - EH)
- IU : 3 (3)
- Aralar : 1 Le parti nationaliste basque gouverne la Comunauté Autonome Basque depuis la fin de la dictature franquiste et le retour des élections libres; le PNV était également au pouvoir lors de la deuxième république espagnole, avant la dictature. Le Groupe Contre la Torture TAT (Torturaren Aldeko Taldea), a mis en avant différents cas d