PeshawarPeshawar (پشاور) - connue sous le nom de Purushapura dans l'Inde ancienne, elle était alors la capitale du Gandhara - est une ville d'environ 750 000 habitants située au nord du Pakistan, à l'extrémité orientale de la passe de Khyber. Elle était aussi connue des Grecs sous le nom de Peukalaotis. C'est la capitale des tribus Pashto.
Il s'agit d'une des villes les plus anciennes du pays, elle a été pendant des siècles un centre de commerce entre le sous-continent indien, l'Afghanistan et l'Asie centrale.
La ville fut un centre important de culture de la civilisation du Gandhara autant que de pèlerinage bouddhiste jusqu'à ce que le bouddhisme entre en déclin dans le monde indien, déclin qu'elle accompagna. Les raids de Mahmûd de Ghaznî, au début du détruisirent toutes traces visibles de la civilisation du Gandhara.
Bâbur la traversa en 1526 au sortir de la passe en route pour sa conquête de l'Inde, mais ce sont ses descendants qui vont redorer le blason de la cité. Elle doit son nom actuel – qui signifie ville frontière - à l'empereur moghol Akbar qui en améliora les fortifications et le bazar. Sher Shâh Sûrî la relia au Bengale par la Grand Trunk Road, un des axes majeurs de communication du sous-continent indien.
La ville est le siège d'une [http://www.upesh.edu/ université] depuis 1950 et d'un musée d'art du Gandhara.
Catégorie:Ville du Pakistan
ko:페샤와르
Inde
L'Inde (nom officiel Union indienne) est un pays situé dans le sud de l'Asie, formant la majeure partie du sous-continent indien.
Le nom officiel du pays, Inde, est dérivé de la vieille version persane de Sindhu, l'appellation locale historique pour le fleuve Indus ; voir l'Origine du nom de l'Inde. La constitution de l'Inde et l'utilisation générale identifient également Bharat (mot Hindi dérivé du nom de Sanskrit d'un roi hindou antique, dont l'histoire peut être trouvée dans le Mahâbhârata, comme nom officiel de statut égal). Un troisième nom, Hindustan, ou la terre des Hindous en persan, a été employé depuis les temps de l'Empire moghol, est le nom plus utilisé par la majorité dans leur vie quotidienne et la langue parlée.
C'est le pays le plus peuplé au monde après la Chine. Elle dispose de 22 langues officielles, dont la principale, celle de l'administration centrale, est le hindi, avec l'anglais comme langue officielle associée. L'Inde a un littoral qui s'étend sur plus de sept mille kilomètres, et partage ses frontières avec le Pakistan à l'ouest, la République populaire de Chine, le Népal, et le Bhoutan au nord-est, et le Bangladesh et le Myanmar à l'est. Sur l'Océan indien, elle est à proximité des îles de la République des Maldives au sud-ouest, du Sri Lanka au sud, et de l'Indonésie au sud-est. L'Inde réclame également une frontière avec l'Afghanistan au nord-ouest.
L'Inde est le foyer de certaines des civilisations les plus anciennes, et est un carrefour des itinéraires historiques importants du commerce. Quatre des principales religions du monde y ont vu le jour : l'Hindouisme, le Bouddhisme, le Jainisme et le Sikhisme.
Autrefois, l'Inde constituait une partie importante de l'empire britannique en tant qu'Inde britannique, avant de gagner son indépendance en 1947.
Pendant les dernières deux décennies le pays s'est beaucoup développé, particulièrement dans les sphères économiques et militaires, régionalement aussi bien que globalement.
Histoire de l'Inde
Articles détaillés : Histoire de l'Inde ~ Chronologie de l'Inde ~ Établissements français de l'Inde
Les abris sous roche peints de l'âge de pierre de Bhimbetka dans le Madhya Pradesh constituent les traces les plus anciennes connues de l'implantation humaine en Inde. Les premières installations permanentes connues apparaissent il y a 9000 ans. Puis, une civilisation, l'une des plus anciennes connues à ce jour, se développe dans la vallée de l'Indus et atteint son apogée entre -2600 et -1900. Vers -1500, des tribus aryennes venues d'Asie centrale auraient émigré en Inde mais cette hypothèse est refutée par certains qui voient plutôt une continuité de la culture védique. Des études génétiques récentes n'ont pas permis de trancher sur ces deux positions, certaines confirmant, d'autres réfutant la théorie de l'invasion aryenne.
Au , un vent de réforme religieuse se lève, le bouddhisme et le jainisme fleurissent, s'ajoutant à la richesse de la culture indienne. L'hindouisme classique se développe à partir de la culture védique. Le premier millénaire voit beaucoup de royaumes indépendants se développer puissamment, certains acquérant une stature impériale. La dynastie hindoue des Gupta domine la période que les historiens considèrent comme un « âge d'or » de l'Inde et les Maurya, et en particulier l'empereur bouddhiste Ashoka, contribuent grandement au paysage culturel indien. Les arts, les mathématiques, la technologie, l'astrologie, la religion et la philosophie s'épanouissent grâce au mécénat royal. Durant le deuxième millénaire, la plupart des régions de l'Inde sont assujetties à un pouvoir musulman, le sultanat de Delhi puis l'Empire moghol, (de 1000 à 1525, 80 millions d'hindous furent tués), bien que quelques royaumes hindous, comme le royaume de Vijayanâgara, subsistent et prospèrent.
Après l'arrivée des commerçants européens, les Portugais, les Français et les Anglais tirent profit de la dilution et de l'éclatement du pouvoir au travers du sous-continent et le colonisent.
En 1857, la révolte des Cipayes, des soldats indiens au service des puissances européennes, se transforme en un soulèvement populaire contre la puissance de la Compagnie anglaise des Indes orientales que nombre d'indiens considèrent comme leur première guerre infructueuse d'indépendance.
Après la révolte, les mouvements indiens pour l'indépendance commencent à exiger une indépendance complète. Le 15 août 1947, l'Inde accède finalement à cette indépendance tout en subissant la Partition.
Après l'indépendance, l'Inde participe à quatre guerres contre le Pakistan entraînées par le problème du Cachemire. De 1975 à 1977, le premier ministre Indira Gandhi déclare létat d'urgence, limitant les droits civiques et entraînant la mise en détention de nombreuses personnes sans procès. La destruction de la Babri Masjid d'Ayodhya en 1992 entraîne plusieurs conflits intercommunautaires en Inde occidentale. En 1999, l'Inde mobilise ses troupes dans le district de Kargil au Cachemire pour repousser des infiltrations de terroristes islamistes et/ou de rebelles indépendantistes kashmiris venus du Pakistan.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Inde
L'Inde est une démocratie parlementaire et une république fédérale. D'ailleurs, elle est « la plus grande démocratie du monde » grâce à son milliard d'habitants.
Le président est le chef de l'État, mais ses pouvoirs ne sont que symboliques. Le président et le vice-président sont élus indirectement tous les 5 ans par un collège spécial. Même un intouchable a pu accéder à la fonction du président, ce qu'on peut voir comme un symbole des changements qui ont eu lieu dans la société indienne. Le vice-président ne devient pas nécessairement président si le président meurt ou démissionne.
Le Parlement est composé de deux chambres : la chambre haute, la Rajya Sabha (Conseil des États) et la chambre basse, la Lok Sabha (Chambre du Peuple).
Les membres de la Rajya Sabha sont élus par les députés des assemblées des États. Ceux de la Lok Sabha sont élus par le peuple.
Le Parlement désigne un Premier Ministre issu du parti majoritaire ou d'une coalition. Celui-ci détient les pouvoirs exécutifs et dirige le conseil des ministres.
Diplomatie
L'Inde se considère comme une grande puissance mal reconnue. La Charte des Nations Unies ne lui donne pas le statut de membre permanent du Conseil de Sécurité, le Traité de Non prolifération ne la reconnait pas comme Etat doté de l'arme nucléaire. Aussi, l'Inde cherche-t-elle à faire reconnaître le statut de grande puissance auquel elle juge pouvoir aspirer.
C'est la raison pour laquelle elle a avancé sa candidature, au sein du G4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon) à un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU. C'est aussi l'une des raisons qui l'ont poussée à développer un arsenal nucléaire après l'explosion "pacifique" de 1974 et à en assumer le caractère officiel avec les essais de mai 1998.
Aujourd'hui, l'Inde est reconnue comme une puissance émergente. Elle a tissé des partenariats stratégiques avec toutes les grandes puissances : États-Unis dans le cadre du programme Next Steps for a strategic partership, Chine avec laquelle elle progresse sur la voie d'un règlement du contentieux frontalier qui oppose les deux pays mais aussi Russie, France, Japon, et Royaume-Uni.
L'Inde s'éloigne ainsi de son approche nehruvienne, tiers mondiste et non alignée (voir mouvement des non-alignés) des relations internationales pour entrer dans le club des "grands".
États de l'Inde
Article détaillé : États et territoires de l'Inde
L'Inde est une fédération d'États qui ont chacun un parlement et un gouvernement. Il y a 28 États principaux, 6 territoires, et le territoire de la capitale Delhi.
L'actuel président indien est Abdul Kalam depuis 2002. Mais l'essentiel des pouvoirs est détenu par le premier ministre Manmohan Singh (depuis 2004). En effet, comme l'Allemagne, l'Inde connaît un régime parlementaire.
Géographie
Allemagne
Articles détaillés : Géographie de l'Inde ~ Villes de l'Inde
La superficie de l'Inde est de 3 287 590 km².
Entourée par le Pakistan, l'Afghanistan, la Chine, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, l'Inde possède 15 000 km de frontières.
De grands fleuves et rivières, tels le Gange, le Brahmapoutre, la Yamunâ, la Godâvarî, la Narmadâ, la Kaveri traversent le pays.
Économie
Article détaillé : Économie de l'Inde
Le PNB de l'Inde était de 692 milliards de dollars en 2004 soit 600 dollars par habitant.
En 1997, l'agriculture représentait 25 % du PIB, les industries 30 % et les services 45 %. Le PNB de l'Inde est le 11 au monde.
Répartition des emplois (1999) : agriculture 60 %, industrie 17 %, services 23 %.
Taux de pauvreté (1999) : 30%
Taux de chômage (2003) : 9,5 %
Dette extérieure (est. 2003) : 102 milliards de dollars
Inflation (2003) : 3,8 %
L’Inde est une nouvelle puissance mondiale dont l’importance ne cesse de croître. Tout en poursuivant une campagne active afin d’obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, elle s’efforce d’approfondir ses relations avec l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN), de resserrer ses liens avec la Chine et d’accroître ses interactions avec l’Asie centrale, les Etats-Unis et l"Europe.
Onzième économie mondiale (quatrième en parité des pouvoirs d’achat), l’Inde est en passe de faire d’énormes progrès économiques au cours des dix prochaines années.
L'Inde a connu une croissance économique soutenue, grâce à un large éventail de réformes mises en œuvre au cours de la dernière décennie. Une classe moyenne dynamique dotée d'un pouvoir d'achat a vu le jour, et une nouvelle génération d'industriels et d'entrepreneurs se sont lancés dans la compétition au niveau mondial. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 692 milliards $ EU en termes nominaux, en 2004, l'Inde est actuellement la dixième économie mondiale.
Le PIB réel a augmenté de 6,9 % en 2004-05 contre 8,5 % un an auparavant. Cette baisse était essentiellement le résultat d'une croissance agricole plus faible due à des précipitations moins abondantes pendant la mousson. Les perspectives relatives à la croissance du PIB réel de l'Inde, pour la période 2005-06, semblent encourageantes - environ 6,5 à 7 %. A ce jour, rien n'indique que la hausse des prix du pétrole va affecter la croissance économique.
La position des paiements extérieurs de l'Inde s'est considérablement améliorée. Les exportations ont augmenté, particulièrement les exportations des services qui ont augmenté de 105 % en 2004-05. La croissance dans le secteur des services a en grande partie été alimentée par le boom des technologies de l'information, domaine dans lequel l'Inde devient un leader mondial.
|+Croissance du PIB indien depuis 1995 (Mission économique en Inde, janvier 2005)
!Année
!Croissance du PIB
!Année
!Croissance du PIB
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|2004
|6,6 %
|1999
|7,1 %
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|2003
|5,9%
|1998
| 6,0 %
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|2002
| 4,4 %
|1997
|4,5 %
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|2001
|5,5 %
|1996
|7,4 %
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|2000
|3,9 %
|1995
|7,6 %
|{{{{wikitravel|l'Inde|Inde{fr{dmoz|Inde|http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Asie/Inde/{fr{en{États et territoires de l'Inde{Pays d'Asie{lien AdQ|en{lien AdQ|sv
Pakistan
La République islamique du Pakistan est un pays asiatique entouré par l'Iran, l'Afghanistan, la Chine, l'Inde et la mer d'Oman.
Née le 14 aout 1947, le Pakistan entretient des relations tendues avec l'Inde depuis sa naissance, car les deux pays veulent tous deux contrôler une part plus importante du territoire du Cachemire.
Ce pays dispose de l'arme nucléaire.
La population est majoritairement musulmane.
Le mot Pakistan est un néologisme. Il peut s'interpréter soit comme le « pays des purs », soit comme un acronyme formé avec le nom des provinces du pays : le Pandjab, l'Afghania (Province-frontière du Nord-Ouest), le Kashmir, le Sind et le Baloutchistan.
Histoire
Article détaillé : Histoire du Pakistan
Politique
Article détaillé : Politique du Pakistan
Subdivisions
Article détaillé : Provinces et territoires du Pakistan
Le Pakistan est divisé en 4 provinces principales soit : Le Pundjab, le Sindh, le Balouchistan et la NWFP (North West Frontier Province) en plus du Territoire de la capitale fédérale et de contrôler une partie du Cachemire.
Géographie
Cachemire
Article détaillé : Géographie du Pakistan
Économie
Article détaillé : Économie du Pakistan
Largement agricole, le pays compte tout de même une importante industrie textile.
Démographie
Article détaillé : Démographie du Pakistan
Démographie du Pakistan
Culture
Article détaillé : Culture du Pakistan
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Pashto
Le pashto (nom local : پښتو / paṣhto) est une langue appartenant au groupe iranien (branche orientale) de la famille des langues indo-européennes. Il est parlé en Afghanistan (dont il est l'une des deux principales langues avec le dari), ainsi qu'au Pakistan, où il compte 15 à 20 millions de locuteurs (dans la « Province frontière du Nord-Ouest », au Balouchistan et à Karachi). Les locuteurs du pashto sont appelés les pashtounes.
Cette langue s'écrit au moyen d'un alphabet arabe modifié.
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues indo-iraniennes
- - langues iraniennes
Catégorie:Langue du monde indien
Catégorie:Langue iranienne
th:ภาษาพาชตู
Sous-continent indienCatégorie:Géographie du sous-continent indien Catégorie:Région d'Asie
Le sous-continent indien est une zone géographique de l'Asie du Sud, encore appelé autrefois Hindoustan ou Inde cisgangétique, où se trouvent les pays suivants :
- le Bangladesh ( - )
- le Bhoutan ( - )
- la Birmanie (plus souvent rattachée à l'Asie du Sud-est)
- l'Inde ( - )
- les Maldives ( - )
- le Népal ( - )
- le Pakistan ( - )
- le Sri Lanka ( - )
ou des parties de leur territoire ainsi que certains territoires contestés actuellement sous contrôle de la Chine.
La notion de sous-continent est basée sur le fait que cette région repose sur une plaque tectonique propre, séparée du reste de l'Asie. La partie sud de cette région forme une énorme péninsule, tandis que la partie nord est séparée de l'Asie centrale par la chaîne himalayenne qui représente une barrière culturelle et géographique avec le reste de l'Asie.
Certains de ces pays, repérés pas un astérisque, sont membres de l'ASACR ou Association Sud-Asiatique pour la Coopération Régionale.
Voir aussi
Liens externes
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Asie_du_Sud Wikitravel]
ja:インド亜大陸
ko:인도아대륙
th:อนุทวีปอินเดีย
Afghanistan
L'Afghanistan (Pashto/Dari : Afğānistān افغانستان) est un pays d'Asie centrale, entouré du Turkménistan, de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan, de la Chine, du Pakistan et de l'Iran. Il figure parmi les pays les plus pauvres de la planète.
Entre la chute des Talibans après l'invasion US de l'Afghanistan et la Loya Jirga de 2003, l'Afghanistan a été appelé par l'Occident sous le nom État Islamique Transitoire d'Afghanistan. Sous sa nouvelle constitution, le pays est maintenant officiellement nommé la République Islamique d'Afghanistan.
Origine et histoire du nom
Le nom Afghanistan dérive de l'autre nom donné aux Pachtouns : Afghan, qui sont les fondateurs de l'Afghanistan moderne. Le suffixe du nom tient son origine du mot perse stān (pays).
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Afghanistan
L'Afghanistan, souvent appelé le carrefour de l'Asie Centrale, a eu une histoire très mouvementée. À travers les âges, la région aujourd'hui connue sous le nom Afghanistan a été occupée par beaucoup de forces incluant l'Empire Perse, Alexandre le Grand et Genghis Khan.
L'état-nation d'Afghanistan comme il est connu aujourd'hui commença à exister en 1746 sous l'Empire Durrani, mais le contrôle fut cédé au Royaume Uni jusqu'à ce que le roi Amanullah accède au trône en 1919 (voir « Le Grand Jeu »).
Les dirigeants historiques furent issus de la tribu des Abdali de l'ethnie Afghane, dont le nom fut changé en Durrani lors de l'accession du Shah Ahmad. Ils prolongèrent jusqu'à la dynastie Saddozay du clan Popalzay ou de la dynastie Mohammadzay du clan Barakzay de l'ethnie Afghane. Les Mohammadzay donnèrent fréquemment les rois Saddozay ainsi que des conseillers suprêmes, qui servirent occasionnellement comme régents, identifiés avec l'épithète Mohammadzay.
Depuis 1900, onze dirigeants furent déposés de manières anti-démocratiques : 1919 (assassinat), 1929 (abdication), 1929 (exécution), 1933 (assassinat), 1973 (dépôt), 1978 (exécution), 1979 (exécution), 1979 (exécution), 1987 (enlèvement), 1992 (renversement), 1996 (renversement) et 2001 (renversement).
La dernière période de stabilité en Afghanistan eut lieu entre 1933 et 1973, lorsque le pays était sous la direction du roi Zahir Shah. Néanmoins, en 1973, le beau-frère de Zahir, Sardar Mohammed Daoud [http://www.sardardaoud.com] entreprit une action non sanglante. Daoud et sa famille entière fut assassiné en 1978 lorsque le Parti Démocratique Populaire d'Afghanistan communiste entreprit une action et renversa le gouvernement.
L'Afghanistan fut en guerre contre l'URSS de 1979 à 1989, période durant laquelle le Pakistan, les États-Unis, et d'autres pays ont armé les moudjahiddins (« combattants d'Islam ») contre l'URSS. Après que l'URSS se fut retirée, l'Afghanistan souffrit d'intenses luttes intestines qui ruinèrent le pays.
En 1997, les Talibans - « étudiants en théologie » - encadrés par des groupes armés étrangers de fanatiques prirent le contrôle du pays (sauf une petite région au nord-est). Ils restaurèrent une paix relative au travers de la mise en application d'une loi islamique sévère qui restreignit un grand nombre de libertés dans un effort pour réaliser leurs idéaux, à savoir « le plus pur État islamique du monde », fondé sur une stricte application de la Charia, émanant de l'école déobandi.
En particulier, ils se firent connaître du monde entier en 2001 pour avoir détruit des statues de Bouddha pré-islamiques de Bamiyan (VI - IV siècle avant J.-C.), inscrites au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Le Pakistan, leur plus fidèle allié, dénonça alors leur politique.
En 2001, les états-unis renversèrent le régime taliban avec l'aide de l'alliance du nord suite aux attentats du World Trade Center.
En septembre 2002, alors qu'il voyageait dans la région de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, le président Hamid Karzaï avait été victime d'une tentative d'assassinat. Une balle avait alors frôlé son visage.
La sécurité n'est pas encore assurée en 2004. Les milices armées contrôlent encore certaines régions. Le 26 mai 2004, cinq membres d'ONG sont tués dans une embuscade, au nord-ouest de l’Afghanistan. Le 16 juillet 2004, une roquette tombe près d’un collège visité quelques minutes plus tard par le président Hamid Karzaï. Les talibans revendiquent l'attentat. Le 29 août 2004 un attentat à la voiture piégée, à Kaboul, fait au moins 12 morts et une trentaine de blessés. Les Talibans visaient l'entreprise de sécurité américaine Dyncorps, qui s’occupe de la protection du président afghan Hamid Karzaï.
En 2004, 2 ans après l'intervention internationale, l'Afghanistan est redevenu le premier pays producteur mondial de pavot (papaver somniferum) dont le latex est utilisé pour produire l'opium et l'héroïne.
Environ 60 % de la population de Kaboul est sans logement. L'instabilité du pays perdure. L'action militaire internationale, décidée par l'Organisation des Nations unies, a permis l'installation de structures pré-démocratiques.
Politique
Articles détaillés : Politique de l'Afghanistan ~ Chronologie politique de l'Afghanistan
Actuellement, l'Afghanistan est dirigé par le président Hamid Karzaï, qui fut placé par l'administration Bush pour conduire un gouvernement intérimaire après la chute des Talibans. Il a gagné récemment une élection nationale. Son cabinet actuel comprend des membres de l'Alliance du Nord, et un mélange issu d'autres groupes régionaux et ethniques formés à partir du gouvernement de transition par la Loya jirga. L'ancien monarque Mohammed Zahir Shah est retourné dans le pays, mais ne fut pas réinvesti du pouvoir royal et son influence se limite seulement à des pouvoirs cérémoniaux.
Avec les accords de Bonn, la Commission Afghane de la Constitution fut établie pour consulter le peuple et formuler une constitution. Programmée pour la réaliser le 2003, la commission a demandé un délai pour entreprendre plus de consultations. La rencontre d'une loya jirga (grand conseil) constitutionnelle fut tenue en décembre 2003 quand une nouvelle constitution fut adoptée, créant une forme présidentielle de gouvernement avec une législature bicamériste.
Les troupes et les agences de renseignements des États-Unis et nombres d'autres pays sont présents, certains pour garder la paix, d'autres assignés à chasser les Talibans et al-Qaïda. Une force de maintien de la paix des Nations unies appelée la Force Internationale d'Assistance de Sécurité est opérationnelle à Kaboul depuis décembre 2001. L'OTAN a pris le contrôle de cette force le 11 août 2003. Une bonne partie du pays reste sous le contrôle des chefs de guerre.
Le 27 mars 2003, le député afghan, ministre de la défense et le puissant chef de guerre, le général Abdul Rashid Dostum ont créé un bureau pour la Zone Nord de l'Afghanistan et ont nommé des officiels pour cela, défiant ainsi l'ordre du président par interim Hamid Karzaï qui stipule qu'il n'y a pas de zone en Afghanistan.
L'Eurocorps est sous la responsabilité de l'OTAN qui dirige l'ISAF à Kaboul depuis le 9 août 2004.
Les élections nationales furent tenues le 9 octobre 2004. Plus de 10 millions d'Afghans furent enregistrés pour voter. Plus de 17 candidats s'opposant à Karzai boycottèrent les élections, soupçonnant la fraude ; une commission indépendante mit en évidence la fraude, mais établit que cela n'affecta pas le résultat du scrutin. Karzai gagna 55,4 % du vote. [http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/3977677.stm] Il fut investit de la présidence le 7 décembre. Ce furent les premières élections nationales du pays depuis 1969, lorsque les élections parlementaires furent tenues.
Voir aussi : Liste des chefs d'États d'Afghanistan ~ Liste des chefs de gouvernement d'Afghanistan ~ Liste des gouverneurs d'Afghanistan ~ Liste des émirs d'Afghanistan
Provinces
Article détaillé : Provinces d'Afghanistan
L'Afghanistan est divisée en 32 provinces, ou velayat (aujourd'hui 34) :
Géographie
Provinces d'Afghanistan
Article détaillé : Géographie de l'Afghanistan
L'Afghanistan est un pays montagneux avec des plaines au Nord et au Sud-Ouest. Le point le plus haut du pays, à 7 485 m au-dessus de la mer, est Nowshak. De grandes parties du pays sont arides, et l'eau fraîche est limitée. L'Afghanistan a un climat continental, avec des étés chauds et les hivers froids. Le pays est fréquemment sujet aux tremblements de terre.
Les villes principales de l'Afghanistan sont sa capitale Kaboul, Herat, Jalalabad, Mazar-e Sharif et Kandahar.
Fleuve : Hari Rud
Voir aussi : la liste des villes de l'Afghanistan ~ Endroits d'Afghanistan
Économie
Article détaillé : Économie de l'Afghanistan
Démographie
Économie de l'Afghanistan
La population de l'Afghanistan est divisée en un grand nombres de groupes ethniques. Parce qu'un recensement systématique n'a pas été organisé dans le pays récemment, les chiffres exacts sur la taille et la composition des divers groupes ethniques ne sont pas disponibles. Par conséquent, les chiffres suivants ne sont que des approximations. Les personnes parlant le perse forment le plus grand groupe estimé à plus de 50 % de la population, comprenant les Tadjiks (25 %) et les Hazaras (20 %) et les tribus telles que les Aimak et autres. Le deuxième plus grand groupe sont les Pachtouns avec 30 % suivi par les Ouzbeks (9 %) et les Turkmènes, et les Baloutches faisant 8 % Le restant 4 % est composé de plus de 30 langues mineures, principalement le Balochi et le Pashai. Le bilinguisme est commun en Afghanistan. Ainsi, un petit nombre de minorités ethniques principalement les Sikhs et les Hindous parlent le panjâbî.
Pour la religion, les Afghans sont à prédominance musulmane (approximativement 84 % Sunnites et 15 % Chiites). Il existe aussi des minorités hindouistes et Sikhs, avec une minorité juive restant actuellement à 1, récemment descendue de 2. Beaucoup de ceux-ci ont fui pendant la guerre civile des années 90 vers les contrées voisines et vers l'Europe et l'Amérique. Avec la chute des Talibans, un nombre de Sikhs sont retournés dans la province de Ghazni d'Afghanistan.
Culture
Article détaillé : Culture de l'Afghanistan
Culture de l'Afghanistan
Beaucoup de monuments historiques du pays ont été endommagés dans les guerres récentes. Les deux célèbres statues de Bouddha dans la province de Bamiyan furent détruites par les Talibans parce qu'elles étaient vues comme étant des symboles d'une autre religion. Après la guerre, de nombreux objets d'art et des vestiges archéologiques ont été pillés et revendus en Occident dans les boutiques d'antiquaires.
Le peuple d'Afghanistan se réapproprie les cavaliers, le sport connu sous le nom de Buzkashi y est populaire. La chasse Afghane, où courrent les chiens, est originaire de l'Afghanistan.
Avant la montée en puissance des Talibans, la cité de Kaboul était le foyer de beaucoup de musiciens qui étaient maîtres dans les deux styles de musique afghane, la traditionnelle et la moderne, spécialement pendant la célébration de Nauroz. Kaboul dans le milieu du était semblable à Vienne pendant le et le .
Voir aussi : Radio Kaboul ~ Musique de l'Afghanistan ~ L'Islam dans l'Afghanistan
Éducation
Article détaillé : Éducation en Afghanistan
Au printemps 2003, on estimait que 30 % des 7 000 écoles d'Afghanistan avaient été sérieusement endommagées pendant la vingtaine d'années de l'occupation soviétique et de la guerre civile. Seulement la moitié des écoles ont indiqué avoir de l'eau potable, tandis qu'un peu moins de 40 % estimé ont un état sanitaire adéquat. L'éducation pour les garçons ne fut pas une priorité pendant le régime des Talibans, et les filles en furent bannies.
En regard de la pauvreté et de la violence de leur environnement, une étude de 2002 par le groupe d'aide Save the Children indique que les enfants Afghans s'adaptent et sont courageux. L'étude donne du crédit aux institutions fortes de la famille et de la communauté.
Plus de quatre millions d'enfants Afghans, sans doute le nombre maximal, sont reconnu avoir été scolarisé pour l'année scolaire qui a débuté en mars 2003. L'éducation est disponible pour les garçons et pour les filles.
L'alphabétisation de la population entière est estimée à 36 %.
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Asie centrale ko:중앙아시아 ja:中央アジア nb:Sentral-Asia
Catégorie:Région d'Asie
Géographie
L'Asie centrale est une sous-région de l'Asie. Au sens étroit, elle comprend:
- le Kazakhstan ;
- le Kirghizistan ;
- le Tadjikistan ;
- le Turkménistan ;
- l'Ouzbékistan ;
- la province chinoise du Xinjiang
Au sens large, on y inclut la Mongolie, le Tibet et des parties de :
- l'Afghanistan (parfois rattachée entièrement à l'Asie centrale) ;
- l'Iran ;
- le Pakistan ;
- la Russie.
Eloignée de toutes les mers, l’Asie centrale a un climat hypercontinental, très chaud en été et très froid en hiver. Sur sa partie septentrionale, de la Volga jusqu’en Mongolie en passant par le Kazakhstan, s’étend une vaste zone de steppes où le nomadisme pastoral est le mode de vie le mieux adapté. Cette zone est bordée au nord par la taïga et au sud par des territoires désertiques ou semi-désertiques. Le Turkménistan est en majeure partie occupé par le désert du Karakoum (les Sables Noirs). La province chinoise du Xinjiang est constituée de deux dépressions séparées par une chaîne de montagnes, le bassin du Tarim au sud et la Dzoungarie au nord. Le désert du Taklamakan occupe presque tout le bassin du Tarim et la Dzoungarie centrale est également désertique. Plus à l’est, s’étend le désert de Gobi, qui communique avec le Taklamakan.
Au sud de l’Asie centrale, se trouvent les plus hautes montagnes du monde, le Pamir, l’Hindou Kouch et l’Himalaya. Toutes comprennent des sommets à plus de 7000 mètres d’altitude, de même que les Tian Shan, qui séparent le bassin du Tarim de la Dzoungarie. À moins de passer par la zone des steppes, la traversée de l’Asie centrale nécessite le franchissement de cols situés à plus de 4000 mètres d’altitude.
De ces montagnes, descendent des rivières qui permettent la pratique d’une agriculture irriguée. Une grande partie de l’Asie centrale souffre du manque de précipitations. On peut pratiquer l’agriculture dans les steppes, à condition d’irriguer les champs.
Histoire
L’Asie centrale constitue un véritable carrefour des civilisations. Ses plus anciens habitants connus sont des peuples indo-européens venus de l’ouest. Il s’agit des Tokhariens, qui ont vécu dans le bassin du Tarim au moins depuis l’an -2000, puis des Iraniens, qui ont occupé durant le premier millénaire avant l'ère chrétienne toute l’Asie centrale, à l’exception du bassin du Tarim oriental et de la Mongolie. On peut également citer les Indo-Aryens, proches parents des Iraniens. Ils ont vécu en Bactriane aux alentours de l’an -2000 avant de conquérir l’Inde du Nord, à partir de -1700.
Les régions connues des anciens Grecs étaient la Bactriane, à cheval entre l’Ouzbékistan et l’Afghanistan, la Sogdiane, autour de Samarcande, et la Chorasmie (ou Khwarezm) au sud de la mer d’Aral. Tous ces noms sont d’origine iranienne.
Dans ces trois régions, il a existé depuis une époque très reculée de brillantes civilisations sédentaires, dont les fondateurs ne sont pas identifiés. En s’installant dans ces régions, les Indo-Aryens, puis les Iraniens, ont sans doute adopté en partie le mode de vie des autochtones, qui étaient sédentaires et s’adonnaient à l’agriculture et au commerce. Un peuple iranien, les Sogdiens, a notamment fondé la cité de Samarcande, dont la beauté a été remarquée par Alexandre le Grand. Plus au nord, les Iraniens étaient nomades. Ils sont connus sous le nom de Saces et ils occupaient en particulier tout le Kazakhstan et le nord de l’Ouzbékistan. Ils ont laissé des tombes qui datent du premier millénaire avant J.-C..
L’opposition entre les nomades et les sédentaires est une constante de l’histoire de l’Asie centrale. Les nomades, de caractère guerrier, effectuaient des razzias qui obligeaient les sédentaires à se retrancher derrière des fortifications. Ils se regroupaient parfois en empires qui étaient capables de faire des terribles ravages.
Les Tokhariens, sans doute originellement nomades, se sont sédentarisés dans le bassin du Tarim au moins dès l’an -500 et ont adopté une agriculture irriguée. D’autres Tokhariens, qui vivaient dans l’ouest du Gansu, sont restés nomades et ont fondé le premier empire connu de l’Asie centrale. Ils étaient appelés Yuezhi par les Chinois.
La route de la soie traversait l’Asie centrale. On dit souvent qu’elle a été ouverte au premier siècle avant J.-C., ce qui est inexact. La présence de soie chinoise est attestée en Bactriane dès l’an -1500. En 1918, on a trouvé en Dzoungarie des monnaies datant du troisième siècle avant J.-C. et provenant de Panticapée, ville grecque située à l’est de la Crimée. La vérité est que l’Asie centrale est une terre d’échanges depuis des temps immémoriaux.
A partir des derniers siècles avant J.-C., l’histoire de l’Asie centrale est marquée par l’avancée de nomades mongoloïdes, originaire de la Sibérie et de la Mongolie orientale, qui assimilent peu à peu les Indo-Européens ou les font reculer. C’est ainsi qu’entre -174 et -161, les Xiongnu obligent les Yuezhi à quitter le Gansu. Une deuxième étape très importante est la fondation de l’empire des Turcs Bleus ou Köktürks (Tujue en Chinois), en 552, qui soumet rapidement presque toute l’Asie centrale, jusqu’en Sogdiane et en Bactriane.
Les Turcs Bleus sont suivis en 744 par les Ouïgours, de langue également turque. Une offensive des Kirghiz, un autre peuple turc, les oblige en 840 à évacuer la Mongolie. Ils se dirigent vers le Gansu et le bassin du Tarim, où ils assimilent les Tokhariens. À l’ouest de l’Asie centrale, le huitième siècle est marqué par l’arrivée des Arabes, qui y apportent l’islam. Ils font disparaître une religion iranienne fondée probablement en Bactriane, le zoroastrisme, ainsi que le bouddhisme, arrivé en Asie centrale au début de l'ère chrétienne. Plus que les Sogdiens et les Bactriens, les Tokhariens étaient devenus des bouddhistes fervents. À leur arrivée dans le bassin du Tarim, les Ouïgours se convertirent au bouddhisme, mais peu après, ils devinent musulmans comme presque tous les peuples turcs.
C’est au début du deuxième millénaire que des tribus turques atteignirent l’Anatolie, où l’on parlait alors le grec. Ce territoire deviendra la Turquie. À cette même époque, des tribus mongoles occupèrent l’actuelle Mongolie. Leur unification fut l’œuvre de Gengis Khan, qui fonda le plus grand empire que l’humanité ait connu. Toutefois, cet empire ne dura pas longtemps et la langue mongole ne parvint à s’imposer dans aucun territoire conquis. Tout au contraire, la langue turque était durablement installée dans la majeure partie de l’Asie centrale.
Les peuples turcs actuels (Kirghiz, Ouzbeks, Kazakhs, Turkmènes, Ouïgours) ne sont arrivés qu’à une date assez récente. Les Ouzbeks, par exemple, se sont installés en Ouzbékistan à partir du quinzième siècle. Ils ont dû affronter les descendants de Tamerlan, dernier grand conquérant de l’Asie centrale, qui était également un Turc. Les Ouïgours actuels ne parlent pas la langue de leurs ancêtres installés au Xinjiang après l’an 840, mais celle des Ouzbeks.
De la langue sogdienne, il ne reste plus qu’un dialecte parlé dans quelques villages, sur les rives de la rivière Yaghnob. Elle a cependant donné beaucoup de vocabulaire au persan moderne. Le tadjik est une variante du persan moderne. Il reste une autre langue iranienne en Asie centrale, le pachto, parlé dans une partie de l’Afghanistan, ainsi que quelques dialectes archaïques utilisés par de petites ethnies, comme le wakhi.
Voir aussi
- Dans les steppes de l'Asie centrale est un morceau du compositeur Alexandre Borodine
Liens externes
- [http://wikitravel.org/fr/article/Asie_centrale Asie Centrale sur Wikitravel]
- Histoire, cartes, grands personnages et généalogies http://perso.wanadoo.fr/steppeasia/
Bouddhisme
दिसो दिसं यं तं कयिरा वेरीवा पन वेरिनम् ।
मिच्छापनिहितं चित्तं पापियो नं ततो करे ॥
Diso disaṃ yaṃ taṃ kayirā verī vā pana verinam,
Micchāpanihitaṃ cittaṃ pāpiyo naṃ taṃ kare.
Quel que soit le mal qu'un ennemi fasse à un ennemi ou un haineux à un haineux,
Un cœur mal dirigé fait un mal encore plus grand.
(Dhammapada, « Cittavaggo tatiyo » [Versets sur le cœur], verset 42)
Le bouddhisme est l’un des grands systèmes de pensée et d'action orientaux, né en Inde au avant l'ère chrétienne. Il est fondé sur un triple socle appelé les Trois Joyaux : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha (le fondateur du bouddhisme), dans le Dharma (la doctrine du Bouddha) et dans le Saṅgha (la communauté des fidèles pour certains, l'Ordre monastique pour d'autres).
La difficulté de définir le bouddhisme à l’aide de catégories classiques, fait qu’il est souvent considéré comme une philosophie ou une religion.
Le Bouddha
Voir l'article de fond : Bouddha.
À l'origine, le bouddhisme n'est pas une philosophie, mais une « leçon de choses » (Dhamma), l'enseignement de la réalité, un exposé des faits, de la souffrance, de son origine et de sa cessation pour finalement atteindre le Nirvana. Il devient par la suite une philosophie et dans certaines écoles une religion, considérée aujourd'hui comme une « science de l'esprit », inspirée par les enseignements de celui que l'on nomme le « Bouddha historique », un chef spirituel qui vécut au avant l'ère chrétienne (les années de sa naissance et de sa mort, ou parinirvāṇa, ne sont pas claires ; il aurait vécu à peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s'accordent pas (c'est la tradition la plus ancienne, de langue pāḷi, qui a semblé longtemps la plus probable (naissance -624, mort -544) mais la communauté scientifique actuelle, depuis 50 ans, opte plutôt pour une durée de vie raccourcie et « rajeunie » : naissance vers -460, mort vers -400). De son vrai nom Gautama, de la famille Śākya (Siddhârtha est un prénom inventé au début de l'ère chrétienne, surnom « Shakyamuni », le sage des Śākya ; en pāḷi : Siddhattha Gotama), il serait né à Kapilavastu (Uttar Pradesh), de la reine Māyā et du roi Śuddhodana, dans une famille de kṣatriya (caste des nobles-guerriers).
La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles, des apparitions divines. Il n'est cependant pas possible de nier qu'un guide spirituel nommé Siddhārtha Gautama ait existé. Le monde hindouiste, à cette époque, était agité par d'importantes dissensions philosophiques et spéculatives ; c'est d'ailleurs à ce moment que le jainisme a fait son apparition. Pour être signifiant au sein de son milieu socio-culturel, le bouddhisme s'est d'ailleurs imprégné d'hindouisme, duquel il a adopté nombre de concepts (en les modifiant sensiblement parfois), comme le cycle des réincarnations, saṃsāra, qu'il réinterprètera en « cycle des renaissances » — puisqu'il affirmera l'inexistence de toute âme pouvant se « réincarner » — ou encore la loi de l'acte — le karma — et de la rétribution des mérites et fautes accomplies au cours du cycle. Le Bouddha souligne bien qu'il n'est ni un dieu, ni le messager d'un dieu, et que son système de pensée n'a pas d'origine divine, mais qu'il est plutôt axé sur la compréhension de la nature de l'esprit humain, lequel pourrait être redécouvert par toute personne par ses propres moyens et par l'expérience; le bouddhisme des origines niait même la création du monde par les dieux, la rédemption ou la révélation. Aujourd'hui, certains courants du bouddhisme considèrent ces concepts comme samsariques, puisque duels, et donc non-contradictoires avec la réalité ultime (non duelle).
Le Dharma, ou les préceptes fondamentaux de l'enseignement du Bouddha
Les trois racines du mal, ou « trois poisons »
Les trois poisons de l'esprit peuvent être dénommés ainsi :
- Avidité,
- Colère,
- Ignorance ou Indifférence (selon la traduction).
Les voiles de l'esprit comportent par exemple :
- Ignorance, illusion (avidyâ) au sujet des trois caractéristiques de l'existence ;
- Désir, avidité, convoitise, attachement (trishnâ) ;
- Haine, aversion.
Le Bouddha estimait que les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Cette ignorance (qui, aussi curieux que cela puisse paraître, est une émotion, un facteur mental perturbateur) et les illusions qu'elle provoque conduisent à l'avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses.
Sa philosophie est telle que : la souffrance nait du désir ou de l'envie. En les supprimant tout deux il a reussi à atteindre le nirvana : l'envie engendre le désir. Le désir, si non perçu, engendre la tristesse, la frustration et la colère.
Les trois caractéristiques de l'existence
- Le non-soi (anatta), ou interdépendance ou encore impersonnalité : de l'atome à l'univers - en passant par les êtres humains et leurs états d'esprit - il n'y a rien qui ait une existence indépendante et réelle par lui même.
- L'impermanence (anitya) : tout est constamment changeant, tout est flux, rien n'est figé une fois pour toutes.
- La souffrance (dukkha), ou insatisfaction : ce n'est pas que la souffrance physique ; du fait de l'impermanence des choses, rien ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive.
Ces trois caractéristiques de l'existence conditionnée sont universelles, et connues une fois développée la vision directe de la réalité (vipassana). Pour ce faire, il faut suivre un entraînement au développement de notre vigilance (satipatthana).
L'être humain n'est donc pas une chose en soi, une entité indestructible contenant une étincelle divine (malgré l'illusion qu'ils en ont), mais la composition impermanente des cinq agrégats que sont la forme (ou corporéité), les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Ces agrégats (skandhas) sont impermanents car soumis eux aussi à la « coproduction conditionnée » (pratîtya-samutpâda), selon laquelle tout a un ensemble de causes et un ensemble de conséquences. Pour les bouddhistes, le moi n'est donc que vacuité (shûnyatâ).
À noter que Nibbana (en sanskrit nirvāna) échappe aux caractéristiques de souffrance et d'impermanence. A contrario, il n'est pas un « en soi » (atmân).
Dans le theravada, la vacuité est proche du concept d'anatta : le monde est vide de soi. Il existe une attention portée à la vacuité ainsi qu'une méditation vipassana, contemplation de cette vacuité. Le concept est cependant essentiellement exposé par Nāgārjuna.Cet auteur proclame : « Tout phénomène conditionné est insatisfaisant, tout phénomène conditionné est éphémère et toute chose est sans soi. »
Les renaissances
À cause des trois poisons d'une part, et de la coproduction conditionnée d'une autre, les hommes sont amenés à renaître dans le samsâra (le cycle des renaissances). Le plan d'existence dans lequel ils renaîtront dépendra de leur karma, c'est-à-dire de leurs actions. Cette renaissance ne fait donc que prolonger indéfiniment la souffrance (« n'en avez-vous pas assez de gorger les cimetières ? » dit un texte). À noter que conformément au non-soi, ce n'est ni le même, ni un autre qui renaît (ce n'est pas, comme dans d'autres religions, une âme immortelle qui se « réincarne »). Le Bouddha propose de se réveiller de ce cauchemar, de chasser les nuages de la confusion et de l'illusion pour être illuminé par la réalité. Ainsi, la souffrance et le cycle karmique seront brisés. Il définit le but ultime de son enseignement comme étant « la délivrance », le « dénouement », « la libération de la souffrance » ou nirvāṇa.
Une théorie centrale de la pensée bouddhique explique la cause de dukkha : la coproduction conditionnée, appelé comme le Pratītya Samutpâda. Ce terme signifie littéralement « l'origine d'une action ».
Le bouddhisme indique que chacune de ces causes donne suite à la prochaine, jusqu'à ce que la cause de la douzieme retourne à la première. Ce cycle de naissances et de décès ne s'arrête que lorsque l'on a atteind le nirvāṇa.
La voie pour y parvenir repose sur les quatre nobles vérités (cattāri ariyasaccāni), et le noble sentier octuple (ariyāṭṭaṅgika magga).
Les quatre nobles vérités
Voir article de fond Quatre nobles vérités .
# dukkha : toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction ;
# samudaya : l'origine de cette souffrance repose dans le désir, les attachements ;
# nirodha : la fin de la souffrance (nibbana) est possible ;
# magga : le chemin menant à la fin de la souffrance est la voie médiane, qui suit le noble sentier octuple.
Le noble sentier octuple
Voir l'article Noble sentier octuple.
Les quatre incommensurables
Les quatre brahma-viharas, ou demeures de Brahma (Brahma n'étant pas ici le dieu de l'hindouisme, mais étant synonyme de noble, de supérieur) sont aussi appelés les quatre incommensurables ou illimités, car ils peuvent être développés indéfiniment.
Ce sont des émotions positives extrêmement puissantes, développées par des pratiques appropriées. Il s'agit de :
- La bienveillance universelle (metta en pāli, maitri en sanskrit), développée par la pratique de méditation appelée le metta bhavana ;
- La compassion (karuna), née de la rencontre de la bienveillance et de la souffrance d'autrui, développée par la méditation appelée karuna bhavana ;
- La joie sympathique (mudita), qui consiste à se réjouir du bonheur d'autrui (mudita bhavana) ;
- L'équanimité (uppekka, upeksa) ou tranquillité, qui va au-delà de la compassion et de la joie sympathique est un état de paix face à toute circonstance, heureuse, triste ou indifférente (uppekka bhavana).
Voir de manière générale samatha bhavana.
L'éthique bouddhique et les préceptes
Dans le bouddhisme, l’éthique est basée sur le fait que les actions du corps, de la parole et de l’esprit ont des conséquences pour nous-mêmes et pour ce qui nous entoure, les autres comme notre environnement. Il y a deux sortes d’actions, les actions kusala (mot pali signifiant sain, habile, favorable, positif) et les actions akusala (malsain, malhabile, défavorable, négatif).
Les actions malhabiles sont celles qui prennent leurs racines dans les trois poisons de base: l’avidité, l’aversion et la confusion mentale ou l’ignorance. Elles tendent à avoir des conséquences mauvaises pour nous ou pour les autres.
Les actions habiles sont celles qui sont exemptes d’avidité, de haine et de confusion mentale et qui, au lieu de cela, sont motivées par la générosité, par l’amour et la compassion et par la compréhension. Elles tendent à avoir des conséquences positives pour nous ou pour les autres.
Dans le bouddhisme, une action n’est donc ni bien ni mal en elle-même, mais est favorable ou défavorable selon la motivation et l’état d’esprit qui la sous-tend.
L’éthique bouddhique nous invite donc à prendre conscience des états d’esprit dans lesquels nous nous trouvons et à partir desquels nous agissons, parlons ou pensons et à être responsable tant de ces états d’esprit que des conséquences de nos actions.
Ces principes sont déclinés dans des préceptes, qui ne sont pas des règles d'interdits, mais des guides de comportement éthique face auxquels nous pouvons nous mesurer et progresser. Ils peuvent aussi être vus comme le mode de fonctionnement naturel d'une personne éveillée.
Les 5 préceptes
Les préceptes les plus fréquemment suivis sont les cinq préceptes, généralement présentés sous une forme négative :
- S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
- S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
- S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens (le mental faisant aussi partie des sens),
- S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
- S'efforcer de ne pas ingérer tout produit intoxicant diminuant la maîtrise de soi et la prise de conscience (alcool, drogues, tabac).
Ils ont aussi une forme positive, très utile, ici à la première personne :
- Avec des actions bienveillantes, je purifie mon corps,
- Avec une générosité sans réserve, je purifie mon corps,
- Avec calme, simplicité et contentement, je purifie mon corps,
- Avec une communication véritable, je purifie ma parole,
- Avec une attention claire et radieuse, je purifie mon esprit.
Les 10 préceptes
On utilise parfois une distinction en 10 préceptes, que l'on peut considérer comme correspondant à un raffinement, une sorte de prolongement des 5 préceptes ci-dessus.
Les 3 premiers préceptes correspondent au corps, les 4 suivants à la parole et les 3 derniers, aux trois poisons : le désir, l'aversion et l'ignorance. Ces 10 préceptes sont :
- S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
- S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
- S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens,
- S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
- S'efforcer de ne pas calomnier (créer la discorde),
- S'efforcer de ne pas dire de paroles blessantes,
- S'efforcer de ne pas parler pour ne rien dire,
- S'efforcer de ne pas avoir de convoitise,
- S'efforcer de ne pas avoir de malveillance ou d'animosité,
- S'efforcer de ne pas avoir de vues erronées.
Sous leur forme positive, ce sont :
- Avec des actions bienveillantes, je purifie mon corps,
- Avec une générosité sans réserve, je purifie mon corps,
- Avec calme, simplicité et contentement, je purifie mon corps,
- Avec une communication véritable, je purifie ma parole,
- Avec des paroles salutaires et harmonieuses, je purifie ma parole,
- Avec des mots bienveillants et gracieux, je purifie ma parole,
- Abandonnant la convoitise pour la tranquillité, je purifie mon esprit,
- Changeant la haine en compassion, je purifie mon esprit,
- Transformant l’ignorance en sagesse, je purifie mon esprit.
(Dans cette formulation positive, les 6ème et 7ème préceptes "négatifs" sont regroupés en un seul).
Interprétation des préceptes
On l'a vu, ces préceptes ne sont pas des règles absolues, mais des guides de comportement éthique. L'application de certains d'entre eux varie selon les personnes, bien entendu, mais aussi selon les traditions. Si l'on considère la première liste de 5 préceptes, c'est en particulier le cas :
- Du premier précepte. Pour certains, ce précepte (qu'on le prenne dans sa formulation positive ou sa formulation négative) implique de façon certaine le végétarisme, pour d'autres non. Il est à noter que dans leur contrée, les Tibétains ne le pratiquaient pas : ceci est probablement dû au fait que l'élevage était une source de mise en valeur de terres difficiles à cultiver. Cependant, un certain nombre de ceux qui de nos jours pratiquent le bouddhisme tibétain en Occident sont végétariens.
- Du cinquième précepte. Pour certains, ce précepte, en particulier si on le considère dans sa forme positive d'attention et de prise de conscience, implique l'abstention totale de boissons alcoolisées, de drogues, de tabac, qui tous diminuent la prise de conscience et développent l'avidité ou l'attachement. Pour d'autres, qui s'attachent sans doute plus à la lettre qu'à l'esprit du précepte (ou pour des traditions qui au fil des siècles se sont éloignés de l'esprit pour s'attacher à la lettre du précepte), l'ingestion d'une petite quantité d'alcool est possible, tout comme la consommation de cigarettes ; ainsi par exemple, ces dernières font fréquemment partie des offrandes données aux moines à Sri Lanka.
Les trois corps (ou kayas) de Bouddha
- Dharmakaya,
- Sambhogakaya,
- Nirmanakaya.
(Cette théorie des 3 corps est propre au bouddhisme Mahayana, et donc étrangère au bouddhisme Theravada)
L'éveil (bodhi)
Pour les theravadins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre vérités (il s'agit de se réveiller du cauchemar à répétition des renaissances successives) et de faire jaillir la vérité. Pour les adeptes du Mahayana en revanche, l'éveil a plus à voir avec la sagesse et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha.
L'éveil permet à l'homme d'entrer dans le nirvāṇa, puis d'atteindre à sa mort le parinirvāṇa(extinction complète). Le cycle karmique est donc brisé à jamais.
Voir article de fond Histoire du bouddhisme .
Les évaluations du nombre de bouddhistes oscillent entre 230 et 500 millions, généralement autour de 350 millions.
Histoire du bouddhisme
Depuis la mort du Bouddha, la Saṅgha s'est divisée en de nombreux courants et écoles.
Il y a deux branches principales de bouddhisme : le Hînayana (« Petit Véhicule », « Petit Groupe », terme parfois péjoratif ou « Véhicule de base » ; voir aussi Theravâda) et le Mahâyâna (« Grand Groupe » ou « Grand Véhicule »). Le Théravâda (Voie des anciens), seule branche du « Petit Véhicule » à avoir survécu, correspond au bouddhisme des origines. C'est le plus répandu au Sri Lanka, au Myanmar, en Thaïlande, au Laos et au Cambodge, tandis que le Mahâyâna, forme ultérieure et plus populaire, est plutôt répandu en Chine, au Japon, en Corée et au Tibet. Le Zen et l'amidisme sont les subdivisions les plus connues du Mahâyâna. Le tantrisme tibétain ou Vajrayâna (véhicule de diamant) est tantôt cité comme une troisième branche de Bouddhisme, tantôt comme un courant du Mahâyâna. La version japonaise du bouddhisme tantrique est le Shingon.
À la mort du Bouddha, le bouddhisme se sépara en plusieurs écoles (appelées nikâya). Des désaccords, qui furent largement constatés lors du troisième concile (vers 250 avant J.-C.), ne tardèrent pas à survenir et menèrent à une scission. Les Anciens (Thera) voulaient rester (ou retourner) au plus près des préceptes du Bouddha, quand leurs opposants, réunis au sein de la Grande Assemblée, cherchaient à se démarquer de ce « conservatisme » et à adapter l'enseignement du Bouddha pour le rendre plus accessible. C'est ainsi que se forma le Grand Véhicule (Mahâyâna), tandis que le mouvement adverse fut appelé (de manière péjorative) Hînayâna (petit véhicule). Ce dernier se diversifia encore en différentes écoles, dont une seule existe encore : le Theravâda (ce qui explique qu'on emploie aujourd'hui un terme pour l'autre).
Il ne faut cependant pas exagérer la rupture, qui du reste s'est faite progressivement (les deux types de moines habitant souvent les mêmes monastères).
Il existe aujourd'hui un certain nombre de mouvements en Asie et en Occident cherchant à « moderniser » le bouddhisme. Bien que ces minorités soient parfois regardées comme déviant des enseignements réels du Bouddha, d'autres soutiennent qu'elles représentent les pensées et la philosophie d'une quantité considérable de bouddhistes, en particulier les jeunesses bouddhistes habitant en Asie. Les principaux mouvement concernés sont le bouddhisme évangélique et le Véhiculisme universel.
Les textes sacrés
Voir article de fond Textes du bouddhisme
Histoire et développement du bouddhisme par pays
Le boudhisme est né dans le monde indien, à peu près à la même époque que le jaïnisme, avec lequel il partage une certaine tendance à la remise en cause de l'hindouisme, tel qu'il était pratiqué à l'époque. Le bouddhisme reprend beaucoup de concepts philosophiques de son environnement, en leur donnant toutefois un sens sensiblement différent.
Voir article de fond Histoire du bouddhisme.
Citations
- Si ceux qui ne sont pas avec nous, ô frères! me dénigrent, ou ma doctrine ou le temple, il n'y a guère là motif à votre colère. Bouddha, Brahma-jâta-sutta ;
- C'est en parvenant à nos fins par l'effort, en étant prêt à faire le sacrifice de profits immédiats en faveur du bien-être d'autrui à long terme, que nous parviendrons au bonheur caractérisé par la paix et le contentement authentique. Le 14e Dalaï Lama ;
- Il est important de percevoir combien votre propre bonheur est lié à celui des autres. Il n'existe pas de bonheur individuel totalement indépendant d'autrui. Le 14e Dalaï Lama ;
- Le désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi. Le 14e Dalaï Lama ;
- Aussi durement qu’elle soit appliquée, jamais la force brutale ne pourra juguler l’aspiration humaine fondamentale à la liberté ;
Personnages importants du bouddhisme
Voir article de fond Personnalités du bouddhisme.
Voir aussi
Articles connexes
- bouddhisme theravâda ;
- bouddhisme mahâyâna ;
- bouddhisme vajrayâna ;
- zen ;
- samsâra ;
- karma ;
- nirvāṇa ;
- arhat ;
- bodhisattva ;
- sūtra ;
- Dalaï Lama ;
- Relations du Bouddhisme aux autres religions ;
- Kalachakra ;
- Apalala ;
- Art bouddhique (anglais anglais ) ;
- Soka Gakkai.
Liens externes
- [http://www.bouddha.ch/expose.htm Qu'est-ce que le Bouddhisme ?], exposé de l'Union des Bouddhistes de Langue Française ;
- [http://www.centrebouddhisteparis.org/Les_textes/les_textes.html Centre Bouddhiste de l'Ile de France], textes clairs et précis sur le bouddhisme ;
- [http://www.buddhaline.net/annuairedubouddhisme/ L'annuaire du bouddhisme], ressources, chat, forum. Sur le même site, un autre [http://www.buddhaline.net/annuaire.php3?id_article=26 annuaire de sites sur le bouddhisme] ;
- [http://s.billard.free.fr/bouddhisme Bouddha Dharma], Annuaire de sites sur toutes les traditions du bouddhisme ;
- [http://www.bouddhisme-universite.org/ Université Bouddhique Européenne], centre francophone d'étude et d'enseignement sur le bouddhisme ;
- [http://supervielle.univers.free.fr/spiritualite/gourous.htm Les maîtres spirituels], présentation de maîtres spirituels bouddhistes et de leurs textes ;
- Présentation du [http://www.systerofnight.net/religion/html/bouddhisme_indien.html bouddhisme indien] : la vie de Bouddha, le bouddhisme ancien, la révolution du Mahayana, le bouddhisme tantrique ;
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/bouddhisme.asp Diverses citations], citations de saints, théologues, poètes et philosophes, notamment bouddhistes ;
- Le bouddhisme en Belgique sur Wikinations.be ;
- La voie [http://shambhala.fr Shambhala].
- [http://www.inspiration-productions.com/tibet/francais/accueil.html inspiration productions] (films documentaires sur le bouddhisme et les tibétains en exil)
- [http://membres.lycos.fr/cherab/ Préparer la grande retraite de trois ans dans la lignée kagyupa du Bouddhisme tibétain], Mémoire de maîtrise de sociologie.
Bibliographie
- Pour comprendre le bouddhisme, Samuel Bercholz & Sherab Chödzin Kohn, Laffont : Pocket, 1993, 428 pages, ISBN 2266076337
- Le bouddhisme, Henri Arvon, Quadrige, PUF
- Dictionnaire Encyclopédique du Bouddhisme, Philippe Cornu : Seuil, 2001, 841 pages, ISBN 2020362341
Catégorie :Spiritualité
Catégorie:Bouddhisme
Catégorie:Monde_indien
Catégorie:Religion en Chine
zh-min-nan:Hu̍t-kàu als:Buddhismus ko:불교 ja:仏教 simple:Buddhism th:พระพุทธศาสนา
Mahmûd de Ghaznî__notoc__
Mahmûd de Ghaznî - Yamîn ul-Daulâ Abd ul-Qasim Mahmûd Ibn Subuktigîn - (2 octobre 971 - 30 avril 1030) fut le dirigeant de l'Empire ghaznévide de 997 jusqu'à sa mort.
En 994, Mahmûd est fait gouverneur du Khorâsan, avec le titre de Saïf ud-Daulâ - épée de l'état. Deux ans plus tard, son père Subuktigîn meurt dans la région de Balkh, ayant déclaré son deuxième fils, Ismail, comme son successeur. Dès qu'Ismail est intrônisé à Balkh, Mahmûd, qui est alors à Nishapur, prend contactavec lui en termes amicaux et lui propose une division des territoires possédés par leur père à sa mort. Ismail qui rejette sa proposition est aussitôt attaqué par son frère et défait. Il est alors ramené à Ghaznî où il est emprisonné et Mahmûd règne maintenant sans partage sur Khorâsan et de Ghaznî (997).
Durant les deux premières années de son règne, Mahmûd consolide sa position dans Ghaznî. Bien que dirigeant d'un état indépendant, Mahmûd fait une allégeance de forme au calife abbasside de Bagdad qui, en retour, l'encourage dans ses conquêtes et le légitime comme gouverneur des terres conquises. La tradition dit que Mahmûd avait fait le vœu de piller l'Inde une fois l'an et de réciter un verset du Coran après chaque destruction de temple. De fait, il y mène dix-sept campagnes de pillage, la première importante en 1001, la dernière en 1026. Ces premières expéditions ciblent le Panjâb et l'Inde du nord-est, tandis que la dernière atteint Somnâth sur la côte sud du Kâthiâwar dans le Goujerat.
Son principal ennemi est Jaipâl - ou Jayapâla Shâhî - râja de Lâhore et de Kaboul, chassé par le père de Mahmûd de cette dernière ville et qui règne alors sur le Panjâb. En 1001, Mahmûd marche sur l'Inde à la tête de 15 000 cavaliers, Jaipâl le rencontre avec 12 000 cavaliers, 30 000 fantassins et 300 éléphants de guerre. Lors de la bataille, près de Peshâwar, les Indiens, bien que supérieurs en nombre et équipement, tombent sous les coups de la cavalerie arabe, laissant 15 000 victimes sur le champ de bataille. Jaipâl et 15 de ses proches ou officiers sont capturés puis libérés, mais le râja, qui ne supporte pas la défaite, abdique en faveur de son fils Ânandapâla et monte sur son bûcher funéraire qu'il aurait lui-même allumé.
Ânandapâla lance alors un appel à l'aide aux autres râjas indiens, et en 1008, une grande armée est levée. Les deux combattants se retrouvent entre Und et Peshâwar et se font face durant 40 jours. Mahmûd réussit finalement à forcer Ânandapâla à l'attaquer. La bataille un moment incertaine, tourne à son désavantage, lorsque l'éléphant d'Ânandapâla, soudainement affolé, fait demi-tour et échappe à tout contrôle. Les troupes indiennes, croyant leur chef en fuite, se débandent, abandonnant un champ de bataille couvert de leurs morts. Rien ne résistera plus à Mahmûd dans ses campagnes de pillage.
De retour avec un immense butin et le Panjâb annexé, Mahmûd transforme Ghaznî en un grand centre d'art et de culture qui accueille un grand nombre de savants et d'artistes, parmi lesquels Fîrdûsî et Al-Biruni. Il fonde une université, trace des jardins et construit mosquées et palais.
En 1018, il pille Kânauj et Mathurâ et ramène plus de cinquante mille captifs, ce qui cause l'effondrement des cours sur le marché aux esclaves de Ghaznî. En 1021-1022, il abat la puissance des Chandelâ. Mahmûd effectue sa dernière expédition en 1024-1026, un expédition restée célèbre par l'ampleur de ses destructions. Il détruit les temples d'Ajmer, puis prend la direction du riche Goujerat qu'il n'a pas encore mis à sac. Il redescend sur la côte méridionale du Kâthiâwar le long de la mer d'Oman, attaque la ville sainte de Somnâth qui se défend chèrement, et la rase ainsi que son temple dédié à Shiva, un des plus importants de l'Inde où officie un millier de brahmanes et qui entretient trois cents musiciens et danseurs.
Mahmûd passent les dernières années de sa vie à combattre des tribus venant de l'Asie centrale qui menacent son empire. Jamais, il ne considéra l'Inde comme une terre de conquête, il n'y voyait qu'une réserve de pillage. À la fin de sa vie, il ne reste plus guère de temples debouts dans les villes de Vârânasî, Mathurâ, Ujjain, Maheshwar, Jwalamukhi, et Dvârakâ. À sa mort, causée par la malaria, les Ghaznévides entrent dans une lente décadence.
Chronologie
- 1000 : Mahmûd de Ghaznî défait le râja Jaipâl et s'empare de Peshâwar.
- 1004 : Mahmûd traverse l'Indus et pille la région de Bhatiya. Il convertit de force les habitants de Ghor.
- 1005 : Mahmûd attaque le râja Ânandapâla, il s'empare d'un immense butin.
- 1008 : Il envahit le Panjâb après sa victoire sur les Indiens à Peshâwar.
- 1010 : Mahmûd de Ghaznî envahit le royaume de Multân en Inde.
- 1011 : Il pille la ville de Thâneshvar et détruit le temple de Chakrasvamin.
- 1013 : Mahmûd attaque Trilochanapâla, le fils d'Ânandapâla et pille le Cachemire et le Panjâb.
- 1018 : La ville indienne de Kânauj est entièrement détruite, le grand temple de Mathurâ et tous les temples secondaires sont incendiés.
- 1019 : Mahmûd rentre à Ghaznî avec 53 000 esclaves et un énorme butin.
- 1025 : Il attaque la ville sainte de Somnâth dans le Kâthiâwar, 50 000 Indiens perdent la vie durant le pillage et le lingam du temple est détruit et ses morceaux intégrés au pavement de mosquées à La Mecque et Médine.
- 1030 : Mort de Mahmûd de Ghaznî.
Citation
D'après l'historien Edmund Bosworth : « Mahmud manipule la religion de sang-froid. Son sunnisme cautionne l'agression et justifie les pillages. Mais ce n'est pas un fanatique. »
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
- Invasions musulmanes en Inde
- Histoire de l'Afghanistan
Lien externe
- [http://membres.lycos.fr/afghanainfo/Mahmul_de_Ghazna_28.07.2000.htm Un article du Monde interactif]
Catégorie:Islam
Catégorie:Histoire du monde indien
Bâbur]
Bâbur (1483 - 1530) est un conquérant célèbre de l'Inde et le fondateur de la dynastie moghole. Son nom est Zahir ud-Din Muhammad, mais il reçoit le surnom de Bâbur, signifiant « le tigre ». Descendant de Tamerlan, il naît le 14 février, 1483. Son père, Omar Sheikh Mirza, était roi de Ferghana, une partie du Turkestan, maintenant en Ouzbekistan. Omar meurt en 1495, et Bâbur, bien qu'âgé seulement de douze ans, hérite du trône. Une tentative de renversement par ses oncles échoue, et aussitôt son trône assuré, il réfléchit à étendre son territoire.
En 1497, il attaque et prend Samarkand, sur laquelle il pense avoir un droit légitime héréditaire. Une rébellion parmi ses nobles s'empare de son royaume et en route pour le reconquérir, ses troupes l'abandonnent et il reperd Samarkand. Il reprend ses territoires perdus mais en est finalement chassé en 1501 par son ennemi principal, Shaibani, le Khan des Uzbek. Pendant trois années, il erre tentant en vain de récupérer ses possessions perdues, puis en 1504, rassemblant quelques troupes fidèles, il traverse l'Hindu Kuch enneigé, prend la ville forte de Kaboul et se retrouve à la tête d'un riche royaume.
De nouveau, en 1510, après la mort de Shaibani, Bâbur réclame ses possessions originelles, et reçoit l'aide déterminante du turkmène Ismail Safavi, et en 1511 fait une entrée triomphale dans Samarkand. Mais en 1514 il est à nouveau défait par les Uzbek et retourne difficilement à Kaboul.
Il semble maintenant avoir perdu tout espoir de récupérer la Ferghana, et comme il redoute aussi une invasion des Uzbek à l'ouest, il se tourne vers l'Inde et en particulier le Panjab qu'il considère comme son héritage légitime par Tamerlan. Plusieurs incursions préliminaires avaient été déjà faites, quand en 1521 une occasion se présente pour une expédition plus sérieuse. Ibrâhîm Lodî, le sultan de Delhi, est détesté de tous même par ses nobles afghans et Bâbur s'allie avec un rebelle, Alam Khan. Il rassemble ses forces, 12 000 hommes et quelques pièces d'artillerie et marche sur l'Inde. Ibrahim, avec 100 000 soldats et de nombreux éléphants avance contre lui. La grande bataille a lieu à Pânipat le 21 avril 1526, Ibrahim est massacré et son armée mise en déroute. Bâbur se proclame Padshah Ghazi, empereur de l'Inde, puis avec l'aide de son fils Humâyûn s'empare immédiatement d'Âgrâ. Mais, un ennemi plus formidable encore l'attend, Rana Sangha de Chittorgarh qui a rassemblé contre lui une énorme armée de 210 000 hommes. Son cas paraît désespéré, il fait le vœu de renoncer au vin, qu'il consomme sans mesure. À Kanwaha, le 10 mars 1527, il remporte une grande victoire, tandis que son fils pacifie la vallée gangétique, et devient alors le maître absolu de l'Inde du nord.
Il passe la fin de sa vie à organiser son nouvel empire et à embellir Âgrâ, sa capitale. Il meurt le 26 décembre 1530 durant sa quarante-huitième année et est enterré à Kaboul. Humâyûn lui succède.
Fin lettré, il aimait la musique, composait des poèmes et dicta ses mémoires, le Bâbur Nâmâ, chronique de sa vie et de ses proches entre 1494 et 1529, probablement le premier texte autobiographique du monde islamique, écrit en turc tchaghataï.
Liens externes
- [http://perso.wanadoo.fr/steppeasia/genealogie_tamerlan.htm Généalogie]
Babur
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Empire moghol
L'Empire moghol — ou mogol — est fondé par Bâbur, un descendant de Tamerlan, en 1526, lorsqu'il défait Ibrahim Lodi, le dernier sultan de Delhi à la bataille de Pânipat. Le qualificatif de Moghol semble avoir été donné à l'empire au cours du et dérive de mongol, une autre partie de l'héritage de Bâbur. En grande partie reconquis par Sher Shâh Sûrî, puis à nouveau perdu, pendant le règne d'Humâyûn, il se développe considérablement sous Akbar et continue de le faire jusqu'à la fin du règne d'Aurangzeb. Après la disparition de ce dernier en 1707, l'empire entame un lent et continu déclin, tout en conservant un certain pouvoir pendant encore 150 années. En 1739, il est défait par une armée venue de Perse sous la conduite de Nâdir Shâh. En 1756, une armée menée par Ahmad Shâh pille à nouveau Delhi. L'empire britannique entraîne sa disparition définitive en 1857.
Religion
L'empire moghol était de confession islamique, bien qu'un grand nombre de ses sujets, jusques et y compris des membres de très haut rang de la cour, aient été hindous. Quand Bâbur fonde l'empire, il insiste plus sur son héritage turc que sur sa religion. Sous le règne d'Akbar, la jizya, l'impôt sur les non-musulmans, traditionnel dans le monde islamique, est abandonnée et le calendrier musulman lunaire laisse place à un calendrier solaire, plus utile pour l'agriculture. L'empereur reste d'ailleurs très proche de son héritage chamanistique pré-islamiste et aura toute sa vie des transes et des visions qui feront douter son entourage de sa santé mentale. Akbar en viendra même à préconiser une nouvelle religion syncrétique, la Dîn-i-Ilâhî, empruntant à l'islam, à l'hindouisme, au christianisme. Ces réformes ont été plus tard supprimées par Aurangzeb, très connu pour sa bigoterie, même s'il regretta sur son lit de mort son intransigeance. Cependant, même sous le règne d'Aurangzeb, un quart des princes de la cour étaient Rajputs, donc hindous.
Économie politique
Les Moghols employaient le système du mansabdar, ou officier appointé pour lever le revenu de la terre. L'empereur accordait des revenus au mansabdar en échange de la disponibilité de soldats en temps de guerre. Le nombre de soldats promis était fonction de le taille de la terre accordée par l'empereur. Le mansab était révocable et non-héréditaire, ce qui donnait un grand contrôle aux empereurs sur les mansabdars.
Les Timourides de l'Inde
On appelle Grand Moghols les six premiers empereurs :
- Bâbur (1526-1530)
- Humâyûn (1530-1556)
- Akbar (1556-1605)
- Jahângîr (1605-1627)
- Shâh Jahân (1627-1658)
- Aurangzeb (1658-1707)
Aurangzeb
Les autres souverains de cette dynastie, appelés simplement Moghols, sont :
- Bahâdur Shâh (1707-1712)
- Jahandar Shâh (1712-1713)
- Farrukhsiyâr (1713-1719)
- Rafî ud-Darajat (1719)
- Rafî ud-Daulat (1719)
- Nekusiyâr (1719)
- Muhammad Ibrâhâm (1719)
- Muhammad Shâh (1719-1748)
- Ahmad Shâh Bahâdur (1748-1754)
- Azîz ud-Din Âlamgir (1754-1759)
- Shâh Âlam II (1759-1806)
- Muhammad Akbar Shâh (1806-1837)
- Muhammad Bahâdur Shâh (1837-1857) détrôné par les Anglais à la suite de la révolte des Cipayes et exilé à Rangoon.
Chronologie
- 1526 : Première bataille de Panipat : Bâbur défait les Lodî et tue Ibrahim Lodi. Fondation de la dynastie des Moghols
- 1526 : Début du règne de Bâbur. (fin en 1530)
- 1529 : Bâbur vainc le Bengale à Gaghra.
- 1530 : Humâyûn succède à Bâbur.
- 1531 : Diu est bombardée par la flotte espagnole.
- 1533 : Une nouvelle ville est fondée à Delhi par Humâyûn.
- 1534 : Sher Shah Suri est victorieux au Bengale.
- 1535 : Les Portugais ont l'autorisation de fortifier Diu. Révolte au Goujerat. Humâyûn s'empare du fort de Chittor.
- 1536 : Humâyûn est chassé du Goujerat par Bahadur Shah.
- 1537 : Les Portugais naviguent sur la Hûghlî.
- 1538 : Décès du gurû Nanak. Gaur, au Bengale, est conquise par Humâyûn.
- 1538 : Règne de Sher Shah Suri. (fin en 1545)
- 1539 : Sher Shah Suri écrase Humâyûn à Chausa. Il opère une réforme administrative qui servira les Moghols à leur retour au pouvoir.
- 1540 : Sher Shah Suri défait une deuxième fois l'armée moghole. L'inquisition est établie à Goa et à Diu par les Portugais.
- 1540 : Début de l'exil d'Humâyûn en Afghanistan et en Perse. (fin en 1555)
- 1542 : Naissance d'Akbar. François Xavier arrive à Goa.
- 1543 : Sher Shah Suri s'empare du Mârvar et du Sind.
- 1544 : Humâyûn est en Perse.
- 1545 : Sher Shah Suri est tué par une explosion pendant le siège de Kalingar.
- 1545 : Les armées du Goujerat sont battues par les Portugais à Diu.
- 1545 : Humâyûn reprend Kaboul.
- 1555 : Humâyûn récupère le trône de Delhi.
- 1556 : Début du règne d'Akbar. (fin en 1605)
- 1556 : Création de l'évêché de Goa.
- 1559 : Le Portugais Constantin de Braganze s'empare de Daman.
- 1560 : Akbar s'empare du Mâlvâ.
- 1562 : Akbar épouse la princesse hindoue d'Amber.
- 1564 : Akbar supprime la jizya, l'impôt religieux sur les non musulmans.
- 1565 : Les chefs musulmans du Dekkan - Ahmadnâgar, Bîjâpur Bîdâr, et Golkonda - défont et détruisent le royaume de Vijayanâgara à la bataille de Talikota.
- 1568 : Chute de Chittor, 30 000 râjputs sont massacrés.
- 1571 : Fondation de Fatehpur Sikri par Akbar
- 1572 : Akbar s'empare du Goujerat et obtient un accès à la mer.
- 1573 : Les Moghols prennent Surat.
- 1575 : La peste est au Bengale.
- 1576 : Akbar défait Rana Pratap ; il conquiert le Bengale
- 1578 : Antonio Cabral est ambassadeur des Portugais auprès d'Akbar.
- 1580 : Rébellion au Bihar et au Bengale ; des jésuites de Goa sont en mission auprès d'Akbar.
- 1581 : Akbar promulgue la Dîn-i-Ilâhî, ou « religion des lumières », un syncrétisme unifiant le Coran, la Bible et les textes hindous. Akbar prend Kaboul.
- 1586 : Akbar s'empare du Cachemire
- 1589 : Le Goujerat et Bîjâpur signent un traité de paix.
- 1591 : Akbar s'empare du Sind. Salim, le fils d'Akbar, se révolte contre son père.
- 1592 : Akbar s'empare de l'Orissa
- 1595 : Akbar s'empare de Kandahar et du Balouchistan
- 1597 : Philippe II d'Espagne se nomme roi de Ceylan. Les Moghols attaquent Bîjâpur et Golkonda.
- 1599 : Akbar s'empare d'Ahmadnâgar.
- 1600 : La reine Élisabeth Ire d'Angleterre accorde une charte à la Compagnie anglaise des Indes orientales (English East India Company).
- 1601 : Sal |