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Potomac

Potomac

Le Potomac est un fleuve de 665 km de long qui se jette dans la Baie de Chesapeake, située sur la côte Est des États-Unis. Il prend sa source à 391 m d'altitude au sud-ouest de l'état du Maryland ; son cours, long d'environ 665 km, sert de frontière naturelle d'abord entre le Maryland et la Virginie occidentale, puis entre le Maryland et la Virginie. Il arrose les villes de Cumberland (Maryland) et surtout Washington, DC, située à l'entrée de son estuaire de 182 km. Lorsqu'éclate la Guerre de Sécession en 1861, une partie de la Virginie fait sécession, les comtés du nord-ouest restant dans l'Union (ceux-ci constituent l'actuel état de Virginie occidentale) ; l'état du Maryland, bien qu'esclavagiste, demeure également dans l'Union. Ainsi une grande partie du cours du Potomac et de son estuaire formaient la limite entre l'Union et les États Confédérés. Aussi ce fleuve garde-t-il une importance historique pour les américains. États Confédérés

Catastrophe aérienne

Le 13 janvier 1982, un Boeing 737 d'Air Florida s'abîma dans la rivière juste après son décollage à cause d'une tempête de neige. Sur les 79 personnes à bord, il n'y eut que 5 survivants, grâce à l'héroïsme de certains passagers, qui laissèrent leur vie dans les eaux glacées du Potomac. La scène se déroula sous les caméras de la télévision. Catégorie:Cours d'eau des États-Unis ja:ポトマック川



Virginie-Occidentale

Catégorie:Virginie-Occidentale La Virginie-Occidentale (West Virginia en anglais) est un État des États-Unis. Elle est bordée au nord par la Pennsylvanie et le Maryland, à l'est et au sud par la Virginie, à l'ouest par le Kentucky et l'Ohio.

Histoire

L'État fut créé au cours de la Guerre de Sécession. En effet, les comtés du nord-ouest de la Virginie ne souhaitaient pas se séparer de l'Union, à la différence des planteurs du sud et de la côte. La Virginie-Occidentale se sépara donc de la Virginie et fut admise dans l'Union en 1862.

Géographie

1862 En 2000, elle comptait 1 808 344 habitants. La capitale de l'État est Charleston.

Subdivisions

L'État de Virginie-Occidentale est divisé en 55 comtés (counties).
Voir la liste des comtés de l'État de Virginie occidentale

Politique

La Virginie - Occidentale est traditionnellement un état plutôt démocrate et progressiste. Aux élections présidentiellles, il est rare qu'un candidat démocrate n'ait emporté la présidence sans avoir remporté la Virginie - Occidentale. Il faut remonter à Woodrow Wilson en 1916 pour trouver un démocrate élu à la présidence mais battu dans cet état par son adversaire. Entre 1960 et 2000, les démocrates ont remporté l'état à chaque élection présidentielle sauf en 1972 et 1984, années des raz de marées électoraux de Richard Nixon et Ronald Reagan. Mais depuis 2000, l'état a effectué un virage politique assez nettement vers la droite, au moins au niveau national. Elle a donné pour la 1ère fois, à 2 élections présidentielles de suite, en 2000 et 2004, la victoire au candidat républicain George W. Bush en lui accordant 51 % puis 56% de ses suffrages. Le gouverneur de l'état est le démocrate Joe Manchin, depuis janvier 2005. Parmi les autres postes élus de l'exécutif, seul le secrétaire d'état est républicain. Au congrès local, les 2 chambres sont dominées par les démocrates. Au niveau fédéral, les 2 sénateurs sont Robert Byrd et Jay Rockefeller, tout 2 démocrates. Robert Byrd est le doyen des sénateurs. Ancien membre du Ku Klux Klan, soupçonné de conserver des sentiments racistes, il n'en est pas moins un des démocrates les plus à gauche du congrès, et s'est illustré récemment en s'opposant à la loi Patriot Act et à la guerre en Irak. L'état est également représenté par 2 démocrates et un républicain à la chambre des représentants.

Économie

Culture

Voir aussi

Liste des gouverneurs de Virginie-Occidentale

Liens externes


- [http://www.wv.gov/ Site officiel de l'État de Virginie-Occidentale]
- [http://www.wvtourism.com/ Site officiel touristique de la Virginie-Occidentale] ja:ウェストバージニア州 ko:웨스트버지니아 주

Virginie

Catégorie:Virginie La Virginie est bordée au nord par le Maryland (le District de Columbia étant situé entre les deux États, sur le Potomac), à l'est par la Baie de Chesapeake et l'océan Atlantique, au sud par la Caroline du Nord et le Tennessee et à l'ouest par le Kentucky et la Virginie-Occidentale.

Histoire

Virginie-Occidentale] La Virginie est l'un des quatre États (sur 50) à porter le titre de Commonwealth. C'est l'un des 13 États fondateurs des États-Unis. Le navigateur anglais Walter Raleigh fonde en 1584l'établissement de la Virginie (dont la première carte fut dressée par le mathématicien Thomas Harriot, qui l'accompagnait). Il aurait également introduit le tabac dans cette région d'Amérique du Nord. En 1607, une colonie anglaise s'établit à Jamestown. Entre 1640 et 1680, la population de l'état grandit vite, passant de 5 000 à 40 000.

Géographie

En 2003, il comptait 7 386 330 habitants. L'état est bordé à l'ouest par la chaîne des Appalaches. Il est entouré par la Virginie occidentale, le Maryland, et le District de Columbia, la Caroline du Nord, le Tennessee, le Kentucky La Baie de Chesapeake sépare l'état. La Virginie est divisée en cinq régions :
- Tidewater - qui s'étend de la côte atlantique à la fall line
- le piémont - à l'est des Blue Ridge Mountains
- les Blue Ridge Mountains - à l'est des Appalaches
- les Appalaches et la Shenandoah Valley
- le plateau des Appalaches - à l'ouest des Appalaches.

Subdivisions

Le Commonwealth de Virginie est divisé en 95 comtés et 39 cités indépendantes.
Voir la liste des comtés et cités indépendantes du Commonwealth de Virginie

Principales villes


- Alexandria
- Charlottesville
- Chesapeake
- Danville
- Fairfax
- Falls Church
- Lexington (Virginie)
- Lynchburg
- Martinsville
- Norfolk
- Richmond, capitale de l'État
- Roanoke
- South Boston
- Staunton
- Suffolk
- Virginia Beach
- Williamsburg

Politique

La Virgine est un état essentiellement conservateur et républicain. Néanmoins, les comtés constituant la banlieue de Washington DC (Arlington, Ville d'Alexandria, Fairfax) au nord-est ou encore la ville de Richmond sont plus libéraux (progressistes) que ceux du reste de l'état.

Élections présidentielles : un bastion républicain

En 1928, Herbert Hoover fut le premier candidat républicain au XXème siècle à emporter la Virginie mais depuis Lyndon Johnson en 1964, cet état du sud n'a plus voté pour un candidat démocrate et est devenu un bastion conservateur des républicains. Lors des élections présidentielles de 2004, le président et candidat républicain George W. Bush l'a emporté avec 53,68% des voix contre seulement 45,48% au candidat démocrate John Kerry.

Un État conservateur

La Virginie a l'habitude depuis une trentaine d'année d'élire un gouverneur dont l'appartenance politique est opposée au locataire de la Maison-Blanche. Sous les mandats de Bill Clinton, la Virginie a basculé chez les républicains. Dès 2001 (année de l'élection de George W. Bush), elle élit de nouveau un démocrate, en l'occurrence Mark Warner. Le 8 novembre 2005, après une campagne électorale acharnée, les électeurs de Virginie maintiennent la tradition et élisent le lieutenant-gouverneur démocrate Tim Kaine pour succéder à Warner par 51% des voix contre 46,8% au républicain Jerry Kilgore. La législature de Virginie se compose d'un sénat de 40 élus et d'une assemblée des délégués de 100 élus, tous deux dominés par les républicains lors de la session 2005-2007. Au niveau fédéral, les deux sénateurs de Virginie sont les républicains George Allen, Jr. et John Warner alors que 8 républicains et 3 démocrates représentent l'état à la chambre des représentants lors de la session 2005-2007.

Économie

Culture


- Université de Virginie (site classé au patrimoine mondial de l'Humanité, UNESCO)
- Monticelo

Voir aussi

Liens externes


- [http://www.virginia.gov Site officiel de l'État de Virginie]
- [http://www.virginia.org/ Site officiel touristique de la Virginie] ja:バージニア州 ko:버지니아 주

Washington DC

Washington, DC (District of Columbia, District de Colombie) est la capitale fédérale des États-Unis d'Amérique. On y trouve la Maison Blanche, qui est la résidence officielle du Président, le Capitole, qui est le siège du Congrès (deux chambres, celle des Représentants et le Sénat) ainsi que le siège de la Cour Suprême et d'autres organismes fédéraux, comme la Réserve Fédérale américaine (la FED). La bibliothèque nationale des États-Unis s'y trouve : c'est la bibliothèque du Congrès. On y trouve également une quantité de grands musées, notamment le long du National Mall.

Géographie et population

Bien qu'une très grande quantité de fonctionnaires, d'avocats et d'autres professionnels hautement qualifiés travaillent à Washington, la plupart n'y habitent pas, préférant notamment les quartiers résidentiels du nord-est de la Virginie voisine. La ville de Washington a en majorité une population noire, pauvre et peu qualifiée, occupant des emplois subalternes, et souffre de la délinquance. Le Pentagone, qui est le quartier général de l'armée américaine, est situé juste de l'autre côté du Potomac à Arlington en Virginie). Arlington en Virginie

Histoire

Créée officiellement par la Constitution des États-Unis (1787), la capitale fédérale américaine nait de rien au tout début du . Sa planification est l'œuvre de Pierre Charles L'Enfant, un ingénieur militaire, fils d'un peintre de la cour de France qui propose ses services à George Washington, dont il a fait la connaissance durant la guerre d'Indépendance alors qu'il s'était engagé en 1777, à l'âge de 23 ans, aux côtés des insurgés américains. Sa croissance est très modeste au cours des premières décennies. C'est la Guerre de Sécession (1861-1865) qui donne à la ville sa légitimité de capitale fédérale. Lorsque la guerre s'achève, Washington a gagné des habitants, mais aussi une place à part dans le cœur des Américains. Elle est le symbole de l'unité retrouvée. La croissance de la ville se poursuit alors, aidée par les deux conflits mondiaux qui renforcent sa puissance nationale et internationale, et lui apportent davantage d'habitants. La population, qui atteint un sommet historique (pratiquement 900 000 habitants) pendant la Seconde Guerre mondiale, perd ensuite des habitants au profit de la banlieue. En 1957, la majorité de la population est noire. Aujourd'hui, la proportion d'habitants noirs est stabilisée autour de 65%.

Politique

1957 1957 Washington, DC ne fait partie d'aucun des États fédérés américains (son territoire originel a été pris aux États de Virginie et du Maryland). Administrativement, il dépend directement de l'État fédéral américain, et le Congrès fédéral y définit la loi. Cependant, une certaine autogestion locale a été graduellement permise. Cas unique pour une capitale fédérale moderne, les habitants de Washington DC n'ont pas de représentation dotée de droit de vote auprès du pouvoir législatif national (le Congrès des États-Unis) : ils élisent un représentant n'ayant qu'un rôle d'observateur et n'élisent personne au Sénat. Depuis 1961, ils ont cependant le droit de vote aux élections présidentielles, grâce au XXIII amendement : le district envoie 3 grands électeurs. C'est pourquoi se développe aujourd'hui un mouvement souhaitant le remplacement du District of Columbia par un État à part entière, le cinquante-et-unième des États-Unis d'Amérique, communément appelé New Columbia. Bien qu'il ne soit pas représenté au vote du budget fédéral, le district paye les impôts fédéraux, une situation résumée avec amertume et humour par la formule Taxation without representation ("des impôts sans représentation électorale") des plaques d'immatriculation du district, faisant un parallèle entre la situation actuelle du district et la situation qui perdurait avant la Révolution américaine. Il faut aussi noter que le district est le principal bastion démocrate du pays, puisque ce parti y rafle généralement 80% des voix, contre un peu plus de 10% au parti républicain. Ce résultat est peu surprenant au vu de la composition démographique de la ville. Le District est divisé politiquement en 8 yards et 37 Advisory Neighborhood Commission.

Économie

Longtemps dépendante à près de 50% des activités gouvernementales pour son économie, la ville de Washington est désormais une ville dynamique, notamment dans le secteur de l'armement (Northrop Grunmann...) et de l'informatique. De plus en plus d'entreprises s'installent dans la capitale américaine afin d'être proches des décideurs politiques auprès desquels ils peuvent faire du lobbying.

Bâtiments officiels et mémorials


- Le Mall est une grande zone au centre de la ville où se trouvent les principaux monuments dédiés aux personnalités de l'histoire américaine.
- La Maison-Blanche
- Le Capitole
- Le Washington Monument
- Le Jefferson Memorial
- Le Lincoln Memorial
- Le Franklin Delano Roosevelt Memorial
- Le, National World War II Memorial,
- Le Mémorial de la guerre de Corée
- Le Vietnam Veterans Memorial
- Le Albert Einstein Memorial
- La Smithsonian Institution
- La Washington National Cathedral.

Culture

Télévision

Washington National Cathedral Séries et feuilletons télévisés ayant pour cadre Washington :
- À la Maison Blanche (The West Wing)
- Capitol
- Max la Menace (Get Smart)
- Murphy Brown
- Washington Police (The District)
- Aux frontières du réel (The X-Files)

Bibliothèque du Congrès

C'est la plus grande bibliothèque du monde, avec 29 millions de livres, soit trois fois les réserves de la Bibliothèque nationale de France.

Science


- Institut Carnegie

Archives nationales

Institut Carnegie

Musées de Washington D.C.

La ville de Washington est riche de nombreux musées, dont la plupart, situés sur le Mall, appartiennent à la Smithonian Institution. Mall
- La Smithsonian Institution : Elle regroupe 18 musées dont deux à New York et 140 millions d’œuvres spécimen :
  - Freer Gallery of Art
- La Corcoran Gallery
- La National Gallery of Art : fondée en 1937, elle recueille alors la collection du financier Andrew W. Mellon et s’accroît grâce à des legs. Les collections de peintures, dessins, sculptures, arts décoratifs couvrent une large période du Moyen Âge au . Elles sont riches de plus de 108 000 œuvres. On y trouve notamment :
  - Giotto, Madone à l’Enfant, 1320-1330
  - Van Eyck Jan, L’annonciation, 1435
  - Donatello, David de Casa Martelli, 1432-1434, statue
  - six peintures de Botticelli
  - cinq tableaux de Raphaël
  - Léonard de Vinci, Ginevra dei Benci, 1474-1476, portrait, acheté 30 millions de francs en 1967. 1967
  - Léonard de Vinci, Madone à l’Enfant avec une grenade, 1472-1476
  - quatre tableaux de Vermeer
  - une des plus belles collections de Rembrandt du monde (plus de 12 toiles du maître hollandais)
  - l’impressionnisme est très bien représenté par :
    - 43 peintures d'Auguste Renoir
    - 25 peintures de Claude Monet
    - 19 peintures de Degas
    - 14 peintures de Manet
    - 9 peintures de Courbet Courbet
  - la fin du XIX et le XX siècle :
    - 40 sculptures et 10 dessins de Rodin
    - 22 peintures de Cézanne
    - 20 peintures et 14 dessins de Matisse
    - 16 peintures et 15 dessins de Picasso
    - 13 peintures de Gauguin
    - 8 peintures de Van Gogh Van Gogh]]
- La Collection Phillips (art moderne, 180 289 visiteurs en 2001)
- Musée National de l'Air et de l'Espace. C'est le musée le plus visité des États-Unis. Ouvert au milieu des années 1950, il a accueilli 14,5 millions de visiteurs en 2001. On y trouve notamment le Spirit of Saint Louis (avion de Charles Lindbergh), et l'appareil sur lequel les frères Wright ont effectué le premier vol en 1903. 1903
- National Museum of African Art
- National Museum of Natural History (Musée national d'histoire naturelle).

Kennedy Center

Depuis les années 1960, la ville compte par ailleurs une salle de spectacles, le Kennedy Center, qui abrite une compagnie résidente d'opéra, sous la direction de Placido Domingo.

Sport


- Washington Wizards (NBA)
- Washington RedSkin (NFL)
- Capitals de Washington (LNH)
- Washington Nationals (MLB), autrefois les Expos de Montréal

Personnages célèbres

À Washington, DC sont nés :
- Helen Hayes (1900 - 1993), actrice

Voir aussi

Liens externes


- [http://maps.google.com/maps?ll=38.885421,-77.027893&spn=0.113484,0.240704&t=k&hl=fr Washington, DC vue du ciel sur Google Maps]
- [http://www.acitytour.com/washingtondc/ Photos de Washington DC]
- [http://www.nga.gov/ le musée d'art de la ville, National Gallery of Art]
- [http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/Washington_capitale__la_puissance_et_la_gloire.asp L'histoire de la ville sur le site de Clio] Catégorie:Capitale de pays Catégorie:Ville des États-Unis
-
Catégorie:Mégalopole Catégorie:Mégapole ja:ワシントンD.C. ko:워싱턴 D.C.

Guerre de Sécession

Catégorie:Histoire contemporaine Sécession catégorie:Guerre de Sécession catégorie:Guerre de Sécession

Origines de la guerre de Sécession

La guerre de Sécession, en ang. American Civil War (la guerre Civile américaine) puise ses racines profondément dans l'histoire des États-Unis, née d'une opposition entre le Nord et le Sud qui remonte à l'époque de la naissance de ce jeune pays. Après la guerre d'indépendance, les États-Unis forment un État faible sous les articles de la Confédération, une ébauche de constitution qui malgré son avant-gardisme pour l'époque, se retrouve très vite insuffisante, elle est incapable notamment d'imposer des taxes ou de contrôler le commerce entre les États de l'Union. Elle n'est qu'une « alliance » entre les 13 états fondateurs, écrite rapidement pour parer au plus pressant, s'unir contre la métropole Britannique. Mais en 1787, la question de l'inefficacité du gouvernement se pose de nouveau lors d'une dispute de frontière entre la Virginie et le Maryland. Une convention est alors appelée pour amender la constitution. Cette convention fera bien plus que la simple tâche qui lui a été demandée, puisqu'elle écrira une nouvelle constitution, celle qui deviendra la Constitution des États-Unis d'Amérique. Il reste qu'il faut que cette constitution soit ratifiée, et cela par 9 des 13 États alors membres. Une clause avait été prévue pour abolir l'esclavage et garantir à tout citoyen américain les mêmes droits, mais devant la réticence de plus en plus forte des États du Sud, déjà fortement intéressés dans la question, elle fut abandonnée. Devant le besoin de faire ratifier la nouvelle constitution, qui bouleversait les relations entre les états et le gouvernement fédéral, renversant les rapports de force, et passant d'une union d'États à un État d'union, la convention abandonne certains de ses amendements réformistes en vue de favoriser la signature d'une constitution impopulaire dans les États, et cela spécifiquement dans les états du Sud par tradition plus indépendantistes et plus enclins à refuser de se mettre sous tutelle d'un gouvernement fédéral. Et c'est ainsi que l'abolition de l'esclavage, pour conserver l'Union, est abandonnée, créant un vide qui rattrapera très vite les États-Unis. Il faut savoir que dans les États du Nord, l’esclavage avait été aboli pour créer une main d’œuvre mobile, disponible et à bon marché. Le Nord était protectionniste, tourné vers son marché intérieur et animé par l’égalitarisme. Le Sud était quant à lui libre-échangiste, orienté vers l’Europe pour ses exportations de matiéres premières (coton, textile), mû par un esprit de tradition. La confrontation était inévitable. Les crispations entre les 2 philosophies économies commencèrent dès 1832. Cette année là, le congrès fédéral (dominé par le Nord) imposa unilatéralement un nouveau tarif douanier, qui menaçait selon la Caroline du Sud tous les équilibres fondamentaux de son économie. En novembre 1860, l'élection du candidat républicain Abraham Lincoln - élu avec seulement 39,8% des voix - est vécu par les Etats du Sud comme une véritable déclaration de guerre qui les amenèrent à faire sécession de l'Union, et à ainsi former les États Confédérés d'Amérique. Nobostant les nombreuses menaces de mort qu'il reçut, un complot pour assasiner le nouveau président avant son investiture fut déjoué dans le 23 février 1861 à Baltimore. Les États confédérés d'Amérique, regroupaient la Caroline du Sud, le Mississippi, la Floride, l'Alabama, la Géorgie, la Louisiane, le Texas, la Virginie, l'Arkansas, le Tennessee et la Caroline du Nord. Le Nord voulait des droits de douane pour protéger son industrie naissante et des clients, ce qui s'opposait fondamentalement à l'agriculture basée sur le coton et son esclavage des états du Sud. Le choix des nouveaux États et territoires de l'Ouest devenait une question fondamentale. Les États de l'Ouest devenaient un enjeu pour le Sud espérant trouver dans l'Ouest un soutien pour le maintien de l'esclavage. Le Nord voulait au moins stopper toute propagation de l'esclavage dans d'autres états. La guerre de Sécession allait éclater.

Déroulement de la guerre

Baltimore La guerre de Sécession fut declenchée par une attaque des forces sudistes sur Fort Sumter tenue par des unitées resté fidéles au gouvernement fédéral . L'US Army, qui en 1860 n'avait que 16 367 hommes, avait commencé à mobiliser et à décupler ses effectifs, la conscription n'existant pas au début de ces évenements et une partie de ses officiers prenant le parti de la Confédération. Le commandement militaire des États-Unis était médiocre au départ, comparé à celui des généraux confédérés, en particulier Robert E. Lee. Mais le gouvernement de l'Union (le Nord) réussit à envahir les États du Sud, et à défaire l'armée confédérée, grâce à un avantage écrasant en matériel et en nombre de soldats, et grâce à l'apparition progressive de généraux habiles comme Ulysses S. Grant et William T. Sherman. Les destructions opérées durant la guerre par l'Union victorieuse, suivies par des politiques d'exploitation économique, notamment par les carpetbaggers(immigrants économiques venant du Nord, voyageant avec un sac de voyage en toile à tapis) associés aux scalawags, natifs du Sud collaborant avec le nouveau pouvoir (et perçus comme des brebis galeuses), causèrent une amertume tenace parmi les anciens confédérés et leur descendance envers le gouvernement fédéral. Cet échec à apaiser cette partie du pays contribua à ses difficultées persistantes pendant plusieurs décennies à faire appliquer les droits civiques des anciens esclaves afro-américains dans le Sud et un exode massif vers le Nord face à des organisations terroristes telles que le Ku Klux Klan.

Événements importants à l'origine de la guerre


- Compromis du Missouri en 1820
- Compromis de 1850
- Acte Kansas-Nebraska de 1854
- Création du Parti républicain en 1854 opposé à l'extension de l'esclavage dans les nouveaux territoires, et reprenant les idéaux de l'ancien parti Whig.
- Élection du républicain Abraham Lincoln à la présidence de l'Union en 1860.

Chronologie des Sécessions


- 1860
  - 24 décembre Sécession de la Caroline du Sud
- 1861
  - 3 janvier : Une résolution parlementaire, dans le Delaware, condamne les intentions de sécession. L'État est très divisé.
  - 9 janvier : Sécession du Mississippi.
  - 10 janvier : Sécession de la Floride.
  - 11 janvier : Sécession de l'Alabama.
  - 26 janvier : Sécession de la Louisiane.
  - 29 janvier : Sécession de la Géorgie.
  - 1 février : Le Texas décide de soumettre la sécession à un référendum.
  - 23 février : Le référendum du Texas décide la sécession.
  - 11 mars : Les sept premiers États Confédérés adoptent leur constitution.
  - 17 avril : La Virginie décide de soumettre la sécession à référendum.
  - 29 avril : Le Maryland décide de rester dans l'Union, mais vote une motion en faveur des États Confédérés, et contre la guerre.
  - 28 mai : Le gouverneur de l'État du Kentucky proclame le maintien dans l'Union, et la neutralité dans la guerre.
  - 6 mai : Sécession de l'Arkansas.
  - 6 mai : Le Tennessee décide de soumettre la sécession à référendum.
  - 20 mai : Sécession de la Caroline du Nord.
  - 23 mai : le référendum de Virginie décide la sécession.
  - 8 juin : Le référendum du Tennessee décide la sécession.

Ressources et stratégies militaires

Forces en présences et mobilisation

Effectifs des armées : L'armée réguliére des États-Unis en 1860 était composée 16.637 militaires d'active; En 1876, ses effectifs étaient de 27.442 hommes. Ces chiffres représentent le total des effectifs, parfois l'absentéisme atteignait 35 % dans les rangs de l'Union et plus de 50 % dans ceux de la Confédération. Les démocrates américains rèpugnaient à autoriser la conscription en temps de paix. La guerre d'indépendance américaine avait institué la tradition d'un armée mixte : une milice de citoyens renforcée par une petite armée régulière. Mais durant cette guerre, les volontaires furent trop peu nombreux à soutenir les armées de la Confédération comme celles de l'Union, ce qui obliga la premiere en avril 1862 et la seconde en mars 1863 à recourir à la conscription. Le "Conscription Act" ne réussit à fournir à l'Union que 6 % de ses effectifs, mais la menace de la conscription à laquelle s'ajoutait la perspective de primes suscita un engagement massifs de volontaires : plus d'un million d'hommes s'enrôlèrent au cours des deux dernières années de ce conflit. Chez les Confédérés, la conscription représenta 20% de leurs effectifs, mais la aussi la peur du recrutement poussa beaucoup de Sudistes à s'engager

Economie

Cette guerre fut l'un des premieres à mettre en œuvre à grande échelle les ressources et les moyens de transport de l'ére industrielle. Elle préfigura les guerres du XXeme siècle par une mobilisation nationale qui entamerait profondement les ressources de la société civile, de même que les exigences du conflit, aussi bien militaires qu'économiques, accablèrent le Nord et écrasèrent le Sud. Le Nord disposait d'un avantage considérables sur son ennemi car il possédait 35.420 des 49.190 km de voies ferrées qui silonnaient le pays. De plus, son réseau avait été mieux élaboré, mieux construit et mieux entretenu que celui du Sud. Ce furent la premiére fois qu'ils furent employés à de vastes mouvement de troupes entres les fronts. La supériorité du réseau ferroviére apportat la preuve des redoutables ressources industrielles de l'Union, et bien souvent sa capacité à remplacer immédiatement le matériel perdu se chargea d'annuler les victoires remportées par les généraux Sudistes. Les arsenaux de l'Union, nationaux et privés, produisirent à peine 50.000 petites armes à feu en 1860 contre 2.500.000 pendant la durée de la guerre. Quand au Sud, il en importa 600.000 malgré le blocus, en fabriqua une partie, et en réquisitionna une bonne sur le champ de bataille.

Stratégie de la Confédération

La disparité économique entre les 2 camps eut une influence décisive sur la stratégie. Le seul souhait des États confédérés d'Amérique n'était pas de conquérir le Nord - ce qui était manifestement au dessus de ces ressources - mais de se battre jusqu'a l'épuisement du Nord, ou jusqu'a qu'une intervention Européenne mette fin à la guerre. Le président de la Confédération Jefferson Davis avait le choix entre défendre les frontiéres de celle-ci ou autoriser Robert E. Lee à envahir le Nord, comme il le fit en 3 occasions, dans l'espoir que quelques victoires sur le sol ennemi démoraliseraient les Nordistes. Davis était également confronté à des priorités stratégiques contradictoires. Le théâtre de l'Est était d'une importance évidente dans la mesure ou des capitales ennemies se trouveaient à proximité, et où s'emparer de l'une d'elles pouvait avoir des répercussions énormes. Mais le théâtre de l'Ouest, plus vaste, était tout aussi vital, car les principales voies ferrées tranversales de la Confédération traversaient la région de Chattanooga-Atlanta. Finalement, Davis préféra la défense frontalière à l'offensive-défensive de Lee, mais adopta une politique de compromis en divisant la Confédération en départements dont les commandants assureraient la defense et le transfert des réserves par chemins de fer. C'était une stratégie conçue pour gagner du temps, pendant lequel l'Union et peut-être même la France et le Royaume-Uni en arriveraient à la conclusion qu'écraser le Sud était impossible.

Stratégie de l'Union

Les dirigeants de l'Union comprirent qu'ils ne pourraient l'emporter qu'en conquérant le Sud. Lors des premières opérations de la guerre, le lieutenant-général Winfield Scott présenta son plan Anaconda, destiné à asphyxier le Sud par un blocus naval (la quasi totalité de l'US Navy étant resté dans les mains du gouvernement fédéral à la déclaration de guerre) associé à une poussée en aval du fleuve Mississippi pour diviser la Confédération. Cette approche, lente mais sure, n'obtint pas l'approbation des politiciens ni celle du peuple, pour lesquels le mot de ralliement était :" A Richmond ! ". Elle n'emportat pas non plus l'adhésion de Lincoln qui pressait ses généraux de "détruire l'armée rebelle" en une seule bataille décisive. Son attitude énergique poussa ses derniers à s'embarquer dans des projets contre lesquels ils nourrissaient de solides préventions : il était moins facile de détruire une armée dans les conditions géostratégiques de l'Amérique du Nord, que Lincoln ne voulait bien l'admettre. Le fait que la stratégie se limitât à un seul objectif ne s'expliquait pas seulement par l'incompétence initiale des officiers nordistes, bien qu'elle caractérisât longtemps cette armée. Elle avait promu des soldats réguliers à des grades qui ne correspondaient pas à leur capacités réelles, car l'inflation des effectifs entraîna une explosion de la demande d'encadrement de ces jeunes recrues. On avait dû se concilier des généraux dont les prétentions politiques dépassaient largement les compétences militaires. Les hommes de mérite mirent du temps à sortir du rang, mais grace à la souplesse du système Nordiste, Grant put devenir lieutenant-général en 3 ans, et Upton général de brigade à l'âge de 24 ans. Il fallut du temps au Nord pour faire sentir toute sa puissance, et à ses chefs pour reconnaitre que c'était à coup de massue et non de rapière qu'ils vaincraient le Sud. Le Nord doit beaucoup à Grant qui prit le commandement des armées de l'Union en mars 1864 et annonça immédiatement son intention d'exercer la plus forte pression contre la Confédération chancelante, en utilisant toutes les troupes de l'armée pour les faire converger vers un même noyau. Durant les 12 derniers mois la guerre, la stratégie de l'Union fit preuve d'une étonnante modernité, notamment en prenant conscience que la force d'un belligérant tient d'abord à ses ressources humaines et économiques.

Principales batailles et sièges

Mississippi
- 12 avril 1861 : Les combats, symboliques, pour Fort Sumter, à Charleston en Caroline du Sud sont les premiers de la guerre.
- 21 juillet 1861 : Première bataille de Bull Run, aussi appelée Première bataille de Manassas.
- 10 août 1861 : Wilson's Creek
- 18 janvier 1862 : Bataille de Mill Springs aussi appelée Bataille de Fishing Creek ou Logan's Crossroads.
- 6-7 avril 1862 : Bataille de Shiloh.
- 25 juin-1 juillet 1862 : Bataille de Sept Jours.
- 30 août 1862 : Seconde bataille de Bull Run, aussi appelée Seconde bataille de Manassas.
- 14 septembre 1862 : South Mountains.
- 17 septembre 1862 : Bataille d'Antietam.
- 7 décembre 1862 : Prairie Grove.
- 13 décembre 1862 : Bataille de Fredericksburg.
- 2-6 mai 1863 : Bataille de Chancellorsville.
- 18 mai-4 juillet 1863 : siège de Vicksburg.
- 1er-3 juillet 1863 : Bataille de Gettysburg.
- 19-20 septembre 1863 : Bataille de Chickamauga.
- 23-25 novembre 1863 : Bataille de Chattanooga.
- 15 juin 1864-2 avril 1865 : siège de Petersburg.
- 15-16 décembre 1864 : Bataille de Nashville
- 8-9 avril 1865 : Bataille d'Appomattox

Batailles navales


- 19 juin 1864 - combat naval à Cherbourg

Appellations


- Il est dit par certains que les soldats nordistes (Yankees) surnommaient les sudistes Johnny Rebb.
- Terme OK (Okay) : Il est dit par certains qu'à cette époque, chaque soir, le rapport mentionnait le nombre de tués dans la journée; s'il n'y en avait pas, on écrivait OK (soit 0 Killed)

Personnalités de l'Union


- Abraham Lincoln, président de l'Union
- Le général Ulysses S. Grant
- Le général William T. Sherman
- Le colonel Robert Gould Shaw

Personnalités de la Confédération


- Jefferson Davis, président de la Confédération
- Le général Lee
- Le général Beauregard
- Le général Jackson (surnomé Stonewall, le mur de pierre)

Références artistiques

Littérature


- Nombreuses nouvelles d'Ambrose Bierce
- La guerre de Sécession, 1861-1865, de James M. McPherson
- Nord et Sud de John Jake

Bandes dessinées


- Les Tuniques Bleues
- La jeunesse de Blueberry
- La série des "Mac Coy", capitaine Sudiste

Cinéma


- Glory , réalisé par Edward Zwick
- Gettysburg, réalisé par Ronald F. Maxwell

Voir aussi

Articles connexes


- Histoire des États-Unis
- Belle Boyd
- John Singleton Mosby ja:南北戦争 ko:남북 전쟁 simple:American Civil War th:สงครามกลางเมืองอเมริกา



Boeing

ko:보잉 사 ms:Boeing ja:ボーイング th:โบอิง Boeing (nom officiel en anglais The Boeing Company) est l'un des plus grands constructeurs aériens et de l'aérospatiale au monde. Son siège est situé à Chicago, dans l'Illinois. Sa plus grande usine est située près de Seattle, dans l'État de Washington. La firme fabrique des avions civils et militaires ainsi que des satellites

Histoire

satellites international de Christchurch, en Nouvelle-Zélande]] La compagnie est formée le 15 juillet 1916 par William E. Boeing et George Conrad Westervelt. Elle est alors nommée « B&W » d'après les initiales de ses deux fondateurs. Peu après, son nom changea en « Pacific Aero Products », et une année plus tard, elle est rebaptisée « Boeing Airplane Company ». En 1917, avec l'entrée en guerre des États-Unis, la Navy commanda 50 hydravions d'entraînement Model C, la première commande de Boeing. En 1923 Boeing fabriqua un avion de transport postal le Model 40A et en 1927 elle remporta un contrat pour assurer la liaison aéropostale San Francisco-Chicago. Elle créa alors « Boeing Air Transport » pour s'occuper de ses activités de transports aériens. Pendant la première année, près de 2 000 passagers furent transportés et on entreprit alors de créer des avions spécialement étudiés pour le transport des passagers, c'est ainsi que le Model 80 fut lancé. Dans les années qui suivirent, Boeing se mit à acquérir de nombreuses entreprises de fabrication d'avions, de moteurs, des compagnies aériennes et en 1929, Boeing changea son nom en « United Aircraft and Transportation Corporation ». En 1934, Boeing est devenue une grande entreprise fabriquant des avions, des moteurs, transportant le courrier postal, s'occupant des aéroports et assurant de nombreuses lignes aériennes. Mais, sous la pression d'une loi anti-trust interdisant aux constructeurs d'exploiter des lignes aériennes, ses créateurs vendent leurs participations et « United Aircraft and Transportation » est séparée en trois entités : United Airlines responsable du transport aérien, United Aircraft responsable de la fabrication dans l'Est du pays et Boeing Airplane Company responsable de la fabrication dans l'Ouest du pays.

Performances économiques


- En 1999, l'avionneur Boeing a vendu 620 appareils ; en 2004, les livraisons ont baissé pour atteindre 285 avions. Il est désormais dépassé par son concurrent européen Airbus en commandes depuis 2002 et en livraisons depuis 2004 (Source : Le Monde, 13 juin 2005).

Performances techniques


- Le 10 novembre 2005, le Boeing 777-200 LR Worldliner, a établi un nouveau record de vol commercial sans escale entre Hong Kong et Londres par l'Océan Pacifique, soit 20 100 Km.

Voir aussi

Articles connexes


- Airbus
- Arianespace
- Lockheed Martin
- Northrop Grumman
- Philip G. Johnson

Liens externes


- [http://www.lefigaro.fr/eco-entreprises/20051121.FIG0325.html?201050 Boeing marque des points face à Airbus, dans Le Figaro, 21 novembre 2005]
- [http://www.aeroweb-fr.net Aeroweb-fr.net]
- [http://www.boeing.com/flash.html Site du constructeur]
  - [http://active.boeing.com/commercial/orders/index.cfm Commandes et livraisons]
- [http://www.generalatomic.com/jetmakers/chapter7.html L'histoire de Boeing de 1945 à 1968] Catégorie:Boeing

Catégorie:Cours d'eau des États-Unis

ko:분류:미국의 강 Catégorie:Géographie des États-Unis Etats-Unis, cours d'eau Etats-Unis, cours d'eau

Canal de Panamá

] O Canal do Panamá é um canal de 82 km que corta o istmo do Panamá, ligando assim o Oceano Atlântico e o Oceano Pacífico. Devido à forma em S do Panamá, o Atlântico situa-se a oeste do canal e o Pacífico a leste, invertendo a orientação usual. O canal tem dois grupos de eclusas no lado do Pacífico e um no do Atlântico. No lado Atlântico, as portas maciças de aço das eclusas triplas de Gatún têm 21 m de altura e pesam 745 toneladas cada uma, mas são tão bem contrabalançadas que um motor de 30 kW é suficiente para abri-las e fechá-las. O lago Gatún, que fica a 26 metros acima do nível do mar, é alimentado pelo rio Chagres, onde foi construída uma barragem para a formação do lago. Do lago Gatún, o canal passa pela falha de Gaillard e desce em direção ao Pacífico, primeiramente através de um conjunto de eclusas em Pedro Miguel, no lago Miraflores, a 16,5 m acima do nível do mar, e depois através de um conjunto duplo de eclusas em Miraflores. Todas as eclusas do canal são duplas, de modo que os barcos possam passar nas duas direções. Os navios são dirigidos ao interior das eclusas por pequenos aparelhos ferroviários. O lado do Pacífico é 24 cm mais alto do que o lado do Atântico, e tem marés muito mais altas. Diversas ilhas situam-se no lago Gatún, incluindo a ilha Barro Colorado, um famoso santuário mundial de vida selvagem.

História

Barro Colorado O sonho de um canal atravessando o istmo da América Central tem suas origens há séculos, e houve sérias discussões sobre a possibilidade de sua construção a partir dos anos 1820. As duas rotas mais favoráveis eram as rotas através do Panamá e através da Nicarágua, com uma rota através do istmo de Tehuantepec, no México, como terceira opção. A rota através da Nicarágua foi seriamente considerada e sobrevive até hoje; veja Canal da Nicarágua. Canal da Nicarágua A ferrovia do Panamá foi construída através do istmo de 1850 a 1855. A funcionalidade dessa ferrovia foi um ponto-chave no plano de construção do canal do Panamá. Antes da construção do canal do Panamá, a rota mais rápida para se viajar de barco de Nova Iorque à Califórnia era pelo Cabo Horn, no sul da América do Sul, uma rota longa e perigosa. Após o sucesso do Canal de Suez no Egito, os franceses estavam convencidos que eles conseguiriam conectar outros oceanos com pouca dificuldade. Ferdinand de Lesseps, que dirigiu a construção do Canal de Suez, foi inicialmente chamado para dirigir a construção deste novo canal, e a construção começou, finalmente, em 1 de Janeiro de 1880. No entanto, havia uma vasta diferença entre escavar areia em uma área seca e plana e remover enormes quantidades de pedras no meio da floresta tropical. Enchentes, desmoronamentos de barro e altas taxas de mortalidade por causa da malária, da febre amarela e de outras doenças tropicais acabaram forçando os franceses a abandonarem o projeto, no episódio que ficou conhecido como os Escândalos do Panamá.

A independência do Panamá

O presidente estado-unidense Theodore Roosevelt estava convencido de que os Estados Unidos podiam terminar o projeto, e reconheceu que o controle estado-unidense da passagem do Atlântico ao Pacífico seria de uma importância militar e econômica considerável. O Panamá fazia então parte da Colômbia, de modo que Roosevelt começou as negociações com os colombianos para obter a permissão necessária. No início de 1903, o Tratado Hay-Herran foi assinado pelos dois países, mas o Senado colombiano não o ratificou. No que foi então, e ainda hoje é, um movimento polêmico, Roosevelt deu a entender aos rebeldes panamenhos que, se eles se revoltassem contra a Colômbia, a marinha estado-unidense apoiaria a causa de independência panamenha. O Panamá acabou por proclamar sua independência em 3 de Novembro de 1903, e o U.S.S. Nashville, em águas panamenhas, impediu toda e qualquer interferência colombiana. 1903 Quando as lutas começaram, Roosevelt ordenou à Marinha estado-unidense estacionar navios de guerra perto da costa panamenha para "exercícios de treinamento". Muitos argumentam que o medo de uma guerra contra os Estados Unidos obrigou os colombianos a evitarem uma oposição séria ao movimento de independência. Os panamenhos vitoriosos devolveram o favor a Roosevelt permitindo aos Estados Unidos o controle da Zona do canal do Panamá em 23 de Fevereiro de 1904 por US$ 10 milhões (como previsto no Tratado Hay-Bunau-Varilla, assinado em 18 de Novembro de 1903).

Construção

O primeiro sucesso dos Estados Unidos foi eliminar a febre amarela, que matou tantos trabalhadores. Baseado nos trabalhos do médico cubano Juan Carlos Finlay, Walter Reed havia descoberto em Cuba, durante a Guerra Hispano-Americana, que a doença era transmitida por mosquitos. Vinte mil trabalhadores franceses haviam morrido da doença; no entanto, as novas medidas sanitárias introduzidas pelo Dr. William C. Gorgas eliminaram a febre amarela em 1905 e melhoraram as condições de higiene e trabalho. O primeiro engenheiro-chefe do projeto foi John Findlay Wallace. Atrapalhado pelas doenças e pela escassa organização, seu trabalho não foi bom, e ele acabou por se demitir após 1 ano. O segundo engenheiro-chefe, John Stevens, construiu a maior parte da infraestrutura necessária para a construção do canal, incluindo a construção de casas para os trabalhadores, a reconstrução da ferrovia do Panamá para acomodar o transporte de carga pesado e o projeto de um método eficiente de remoção dos restos da escavação por trem. Ele se demitiu em 1907. O coronel George Washington Goethals foi o último engenheiro-chefe, e sua direção do projeto foi muito apreciada. O trabalho ainda era difícil, mas diversos progressos foram feitos. De Lesseps insistira em um canal a nível do mar, mas os engenheiros franceses jamais encontraram uma solução para o problema causado pelo rio Chagres, que atravessava a linha do canal diversas vezes. O Chagres era passível de diversas cheias durante a estação das chuvas, e um canal a nível do mar implicaria a drenagem total do rio. O plano do canal a eclusas finalmente escolhido por Stevens e construído por Goethals controlou o Chagres através de um imenso aterro, formando uma barragem, em Gatún. O lago artificial resultante não somente fornecia a água e a energia hidrelétrica para operar as eclusas, como também constituía uma "ponte de água" que cobria um terço da distância através do istmo. Sob a liderança de Goethals, o trabalho de engenharia no canal foi dividido na construção de represas, eclusas e lagos em ambos os lados, e o grande trabalho de escavação através da falha continental em Culebra, hoje conhecida como Falha de Gaillard. Mesmo com a mudança do plano inicial de um canal ao nível do mar para um canal a eclusas, o volume final escavado foi de quase quatro vezes o valor estimado inicialmente por Lesseps.

Inauguração

O presidente estado-unidense Woodrow Wilson apertou o botão para a explosão do dique de Gamboa em 10 de Outubro de 1913, completando assim a construção do canal. Diversos trabalhadores das Índias Ocidentais trabalharam no canal, e sua mortalidade oficial eleva-se a 5609 mortos. 1913 Quando o canal entrou em atividade em 15 de Agosto de 1914, era uma maravilha tecnológica. Uma complexa série de eclusas permitia até mesmo a passagem dos maiores navios. O canal foi um trunfo estratégico e militar importantíssimo para os Estados Unidos, e revolucionou os padrões de transporte marítimo. Os Estados Unidos usaram o canal durante a Segunda Guerra Mundial para revitalizar sua frota devastada no Pacífico. Alguns dos maiores navios que os Estados Unidos tiveram que enviar pelo canal foram porta-aviões, em particular o Essex. Eles eram tão largos que, apesar de as eclusas poderem contê-los, os postes de luz que bordam o canal tiveram que ser removidos para que pudessem passar. Os mais largos navios que podem atravessar o canal são conhecidos como Panamax.

Cessão do Canal ao Panamá

O canal e a Zona do Canal em torno foram administrados pelos Estados Unidos até 1999, quando o controle foi passado ao Panamá, como previsto pelos Tratados Torrijos-Carter, assinado em 7 de setembro de 1977, no qual o presidente estado-unidense Jimmy Carter cede aos pedidos de controle dos panamenhos. O tratado previa uma passagem gradual do controle aos panamenhos, que se terminou pelo controle total do canal pelo Panamá em 31 de Dezembro de 1999. O Panamá tem, desde então, melhorado o Canal, quebrando recordes de tráfego, financeiros e de segurança ano após ano. O Canal do Panamá foi declarado uma das Sete maravilhas do mundo moderno pela Sociedade estado-unidense de Engenheiros Civis.

Links externos


- [http://www.pancanal.com Site oficial da Autoridade do Canal do Panamá]
- [http://www.Alonsoroy.com Dr. Alonso Roy's short essays on Panama Canal History]
- [http://www.judicialwatch.org/1247.shtml THE HONORABLE BOB BARR, et al., v. MADELEINE ALBRIGHT Panama Canal case]
- [http://www.judicialwatch.org/1241.shtml JUDICIAL WATCH, INC. v. PANAMA CANAL COMMISSION case] Panamá, Canal do Categoria:Panamá ja:パナマ運河 ko:파나마 운하 th:คลองปานามา

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