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Province de Liège
Liège
C'est en 1830, avec l'indépendance de la Belgique devenue un État, que sont créées les provinces. Sur un territoire de 3 862 km², la province de Liège compte 1 016 762 habitants pour 84 communes réparties en quatre arrondissements : Liège, Verviers, Huy et Waremme. L'est de la province appartenait, avant 1920 et le traité de Versailles, à la Prusse (villes d'Eupen, Malmedy, Saint-Vith).
La province de Liège se situe à l'est de la Belgique, en Région wallonne, et possède des frontières avec le Luxembourg, l'Allemagne et les Pays-Bas.
Liège est à la fois le chef-lieu de la province et la ville la plus importante au niveau économique et culturel.
La province dispose d'un important réseau autoroutier vers les grandes villes belges et les pays voisins ainsi qu'une liaison TGV (Thalys) vers Bruxelles et l'Allemagne. Le port autonome de Liège et l'aéroport de Bierset (Liège) sont également deux outils logistiques importants en cours de développement.
Le Gouverneur de la province est Michel Foret depuis le 1 octobre 2004.
Cette province compte neuf communes germanophones (qui forment la Communauté germanophone) situées à l'est de la province. L'arrondissement de Verviers comprend la région germanophone peuplée de 70 000 habitants pour un territoire de 854 km².
À noter que deux communes sont dites à facilités linguistiques. Autrement dit, bien qu'elles soient francophones, les citoyens peuvent s'exprimer en allemand avec les administrations. Il s'agit des communes de Waimes et de Malmédy,
Les 84 communes de la province de Liège
Lien externe
- [http://www.prov-liege.be/ Site officiel de la province]
- [http://www.prov-liege.be/epl/ Enseignement Provincial]
- [http://www.ftpl.be/ Fédération du Tourisme de la Province de Liège]
- [http://www.plgsports.be/ Site des Sports de la Province de Liège]
- [http://culture.prov-liege.be/ Culture en Province de Liège]
- [http://www.planparty.com/ Site d'informations sur les loisirs en province de Liège]
-
Catégorie:Province belgeCatégorie:Géographie de la Belgique
Catégorie:Territoire dans les Pays-Bas
Indépendance
L'indépendance est l’absence de relation (de sujétion, de cause à effet, de coordination) entre différentes choses.
Politique
Pour un pays, une organisation politique ou une branche du gouvernement, lindépendance est l’acquisition de son autonomie, par opposition à être régenté par quelqu’un d’autre. Cette autonomie est au moins politique, et comprend souvent aussi une indépendance monétaire.
L’obtention d’une telle indépendance implique parfois des événements violents (guerre civile) ou une sécession, plus rarement un processus politique négocié. Cela constitue en tout cas un moment particulièrement important dans la vie d’une nation, c’est souvent la raison de sa célébration annuelle par ceux qui l’ont remportée.
Dates d’indépendance dans le monde
A
- : 19 août 1919
- 1919 Albanie : 28 novembre 1912
- 1912 Algérie : 5 juillet 1962 (par référendum)
- 1962 Andorre : 1278
- 1278 Angola : 1975
- 1975 Argentine : 1816
- 1816 Australie : 1 janvier 1901
B
- 1901 Bahamas : 10 juillet 1973
- 1973 Belgique : proclamée le 4 octobre 1830, reconnue le 20 janvier 1831 (des Pays-Bas)
- Pays-Bas Belize : 1981
- 1981 Brésil : proclamée le 7 septembre 1822, reconnue le 29 août 1825 (du Portugal)
- Portugal Bénin : proclamée le 4 août 1960
C
- 1960 Canada : 1 décembre 1931 (statut de Westminster)
- statut de Westminster Chili : 1818
- 1818 Colombie : 1830
- 1830 Corée du Nord : 9 septembre 1948
- 1948 Côte d'Ivoire : 7 août 1960
- 1960 Cuba : 1901
D, E
- 1901 Danemark : Avant le
- Danemark Estonie : Déclarée le 24 février 1918 (mais n’a été reconnue par l’URSS que le 2 février 1920)
- 1920 États-Unis : 4 juillet 1776
G, H, I, J, K
- 1776 Guatemala : 15 septembre 1821
- 1821 Haïti : 1804
- 1804 Honduras : 1821
- 1821 Inde : 15 août 1947
- 1947 Irak : 3 octobre 1932
- 1932 Irlande : 1937
- 1937 Islande : 1944
- 1944 Jordanie : 25 mai 1946
- 1946 Kenya : 12 décembre 1963
L, M
- 1963 Liban : 22 novembre 1943
- 1943 Madagascar : 1960
- 1960 Maldives : 26 juillet 1965
- 1965 Mali : 1960
- 1960 Maroc : 2 mars 1956 (fin du Protectorat français)
- 1956 Mexique : 1821
- 1821 Monaco : 8 janvier 1297
- 1297 Mongolie : 1924
N, P
- 1924 Népal : 1923
- 1923 Nouvelle-Zélande : 26 septembre 1907
R
- 20px République tchèque : 1 janvier 1993
- 1993 Royaume-Uni : Formé en 1801
- 1801 République Dominicaine : 1844
S
- 1844 Seychelles : 1976
- 1976 Suède : Avant 900
T
- 900 Timor Oriental : 2002
- 2002 Tunisie : 20 mars 1956 (fin du Protectorat français)
Sujétion et accession à l’indépendance
- Guerre d'indépendance
- Déclaration de l'indépendance
- Comité spécial de la Décolonisation de l'ONU
- Indépendantisme
- Séparatisme
- Colonialisme
- Impérialisme
- Néocolonialisme
Psychomotricité
On parle d’indépendance psychomotrice pour désigner la capacité d’un animal à faire bouger de manière distincte ses membres. Cette faculté permet notamment aux bipèdes d’utiliser les membres supérieurs pour des fonctions distinctes de celles des membres inférieurs, généralement réservés à la locomotion : par exemple la préhension pour l’être humain.
Dans certaines disciplines artistiques, l’indépendance psychomotrice entre les bras ou entre les quatre membres est essentielle : par exemple, pour la pratique de certains instruments de musique comme la batterie.
Droit
Voir Indépendance juridique
ProvinceLa province est une division administrative de plusieurs pays. Le mot province vient du latin provincia, l'Empire romain était autrefois divisée en provinces.
La provincia romaine principale était la Provence.
En France, l'expression en province signifie hors de la région parisienne. On lui substitue parfois l'expression en région.
Aux Pays-Bas les provinces étaient considérées comme des états presqu' indépendents: voir Dix-sept Provinces, république des Provinces-Unies.
"La Province", une sémantique française fortement connotée
Contrairement à une croyance répandue, le vocable « Province, provincial » n’est pas neutre mais au contraire fortement connoté en France. Le problème ne se pose pas en ces termes en Belgique ou au Canada, en revanche l’Italie connaît une semblable discrimination (Claudio Sabelli Fioretti, Cera una votta la provincia. Storia, tendenie, immagini e cultura di un ex piccolo monda. Milan, Sperling et Kupfer, 1991). Etymologiquement, la province est le pays vaincu (pro vincere) par les empereurs romains, puis sous l’ancien régime les provinces sont des circonscriptions militaires et fiscales. La réinvention moderne au XIXe siècle de la province est motivée par des motifs politiques, la France est encore morcelée et divisée, il faut fortifier le sentiment patriotique. Dès lors, le pouvoir travaille à affermir un Etat centralisateur qui réunit l’ensemble du système administratif dans la capitale, qui aplanit les différences culturelles quand il ne les nie pas (interdiction d’enseigner les langues régionales, par exemple) et qui réécrit l’histoire sous l’impulsion de Michelet en s’efforçant de trouver une continuité historique, parfois artificielle, des ancêtres gaulois jusqu’à la naissance de la fragile république (Bernard Poche, Les Mésaventures de « laprovince » à travers l’histoire, CNRS-CERAT, Grenoble).
Si le concept de province est né et se justifiait dans ce contexte politique incertain, aujourd’hui il a perdu toute pertinence sémantique sauf à qualifier de manière péjorative celui qui n’est pas parisien. Si on lui ôte ce caractère perlocutoire, le vocable est très pauvre en sens. La province est une négation des différences culturelles et même une aberration géographique. En effet, des expressions couramment employées comme « le charme de la province » ou « la sagesse provinciale » nous renseignent peu et, surtout, insinue que l’art de vivre, l’aspect esthétique ou encore la culture de Bayonne sont en tout point identiques à ceux de Strasbourg. Une information routière qui nous informe de « ralentissements importants dans le sens Paris-Province et Province-Province » est aussi pauvre en renseignements géographiques puisque le sens Paris-Province peut aussi bien signifier l’est, l’ouest, le nord ou le sud de Paris ; quant à l’expression « Province-Province » c’est une invention absurde dont on aurait le plus grand mal à donner une définition. De manière plus générale, l’expression « en province » est inutilement redondante (un chanteur parisien qui part en tournée en province, est un chanteur qui part en tournée) sauf à indiquer « l’état intentionnel » de celui qui l’utilise (Searle, Austin).
L’utilisation du vocable province, provincial renseigne dans une certaine mesure sur les intentions du locuteur, mais dans une certaine mesure seulement. En effet, les termes sont d’un emploi si fréquent qu’il y a phénomène de banalisation sémantique. Leur connotation egocentrée et péjorative s’estompe par l’habitude et la fréquence, à l’instar du vocable « nègre, négroïde » qui a traversé le sans inquiéter. Ceux qui employaient ce vocable pour qualifier certaines populations africaines n’avaient pas nécessairement conscience de sa connotation condescendante, humiliante et discriminatoire. Nous sommes dans un cas de figure semblable aujourd’hui avec la province et le provincial.
La Province fantasmée dans la littérature
La palette de phantasme que génère la France rebaptisée en province dans la littérature est variée mais on peut néanmoins tenter une typologie.
- Le présupposé complexe d’infériorité du provincial qu’on ne peut plus clair chez Honoré de Balzac : « La France au dix-neuvième siècle est partagée en deux grandes zones : Paris et la province, la province jalouse de Paris » in La Muse du Département, page 652, qui continue ainsi:
Quelque grande, quelque belle, quelque forte que soit à son début une jeune fille née dans un département quelconque, si, comme Dinah Piédefer, elle se marie en province et si elle y reste, elle devient bientôt femme de province. Malgré ses projets arrêtés, les lieux communs, la médiocrité des idées, l'insouciance de la toilette, l'horticulture des vulgarités envahissent l'être sublime caché dans cette âme neuve, et tout est dit, la belle plante dépérit. Comment en serait-il autrement ? Dès leur bas âge, les jeunes filles de province ne voient que des gens de province autour d'elles, elles n'inventent pas mieux, elles n'ont à choisir qu'entre des médiocrités, les pères de province ne marient leurs filles qu'à des garçons de province ; personne n'a l'idée de croiser les races, l'esprit s'abâtardit nécessairement ; aussi, dans beaucoup de villes, l'intelligence est-elle devenue aussi rare que le sang y est laid. L'homme s'y rabougrit sous les deux espèces, car la sinistre idée des convenances de fortune y domine toutes les conventions matrimoniales. Les gens de talent les artistes, les hommes supérieurs, tout coq à plumes éclatantes s'envole à Paris. Inférieure comme femme, une femme de province est encore inférieure par son mari.
- La niaiserie de l’autre, celui qui n’est pas parisien et que nous venons de rencontrer chez Balzac. « Provincial : qui est gauche, dépourvu de distinction, maniéré. », nous dit le Larousse du XXe siècle. Citons aussi : « C’est un nigaud qui est frais émoulu de la province » (Dancourt), donné en exemple par le petit Robert, « Ce n’était plus cette fille simple dont une éducation provinciale avait rétréci les idées » (Voltaire), « On verra clairement que vous avez pleuré à la tragédie, ce qui est un peu provincial » (Genlis).
- L’abâtardissement, largement entrevu avec Balzac, citons aussi « Elle avait de beaux yeux pour des yeux de province » (Gresset) et « Est-il rien de si pitoyable au monde que les fonctions de journaliste de province, condamné à ne jamais écrire que des vulgarités pour se mettre au niveau de son public. » (Auguste Nefftzer).
- Le mortel ennui : « Paris est une solitude peuplée ; une ville de province est un désert sans solitude. » (François Mauriac), « En province, la pluie devient une distraction.» (Edmond et Jules de Goncourt), « L'homme est fait pour la femme. La femme est faite pour l'homme... surtout en province, où il n'y a pas de distraction. » (Feydeau) ou encore « Il y a quelque chose de terrible dans ces existences de province où rien ne paraît changer quelles que soient les profondes modifications de l'âme. » (Julien Green).
Pays divisés en provinces
- L'Argentine - voir Provinces de l'Argentine
- La Belgique - voir Provinces de Belgique
- Le Canada - voir Provinces et territoires du Canada
- La Chine - voir Provinces de Chine
- La République démocratique du Congo - voir Provinces de la République démocratique du Congo
- La Corée - voir Provinces de Corée
- Cuba - voir Provinces de Cuba
- L'Espagne - voir Provinces d'Espagne
- L'Italie - voir Provinces d'Italie
- Le Gabon - voir Provinces du Gabon
- Le Japon - voir Provinces du Japon
- Les Pays-Bas - voir Provinces des Pays-Bas
- La Russie - voir Provinces de Russie
Anciennes provinces
- Provinces de France
- Provinces de Savoie
- Provinces romaines
Voir aussi
- Liste des provinces ecclésiastiques catholiques
- Liste des provinces ecclésiastiques anglicanes
Catégorie:Division administrative
ko:도 (행정 구역)
ja:省
th:จังหวัด
Arrondissements
Un arrondissement est une division administrative commune à quelques pays francophones (et néerlandophones).
Belgique
La Belgique est divisée en provinces, elle-mêmes subdivisées en arrondissements, eux-mêmes composés de communes.
Québec
Au Québec, les villes de Québec, Cookshire-Eaton, Grenville-sur-la-Rouge, Les Îles-de-la-Madeleine, Longueuil, Lévis, Montréal, Métis-sur-Mer, Saguenay et Sherbrooke sont divisées en arrondissements.
France
En France, il existe deux types d'arrondissements :
- Les arrondissements départementaux sont des subdivisions des départements, administrées chacune par un sous-préfet chargé d'aider le préfet du département.
- Les arrondissements municipaux sont des subdivisions de certaines communes (Paris, Lyon, Marseille).
Pays-Bas
Aux Pays-Bas, un arrondissement est une subdivision judiciaire.
Voir aussi
- Administration territoriale
Catégorie:Division administrative
Liège
Liège (nl. Luik; de. Lüttich; it. Liegi; es. Lieja; la. Leodium; wa. Lîdje) est le chef-lieu de la province du même nom et la troisième agglomération de Belgique (première de Wallonie) avec environ 185 000 habitants (Liégeois) (600 000 dans la grande agglomération). Superficie : 6.939 hectares. Altitude : de 58 à 238 mètres.
La ville de Liège regroupe les communes de Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Liège, Rocourt, Wandre (ainsi que le quartier de Sclessin de l'ancienne commune d'Ougrée et quelques rues d'Ans, Saint-Nicolas et Vottem). Ces communes furent intégrées en 1977 à la ville de Liège, lors de la politique de fusion des communes.
L'agglomération de Liège (600 000 habitants) regroupe les communes de Seraing, Saint-Nicolas, Ans, Herstal, Beyne-Heusay, Fléron, Chaudfontaine, Esneux et Flémalle et s'étire le long des rives sinueuses de la Meuse, sur une vingtaine de kilomètres.
Liège est située au confluent de la Meuse et de l'Ourthe, à 25 kilomètres au sud de Maastricht (Pays-Bas) et à 40 kilomètres à l'ouest d'Aix-la-Chapelle (Aachen) (Allemagne).
Fortement industrialisée (charbonnages, sidérurgie...), Liège était une ville importante économiquement au mais l'activité a fortement décliné au ; de nombreux terrils témoignent encore de l'importante présence de charbonnages. À l'heure actuelle, Liège et sa région jouent la carte de la logistique via le Port autonome de Liège, le développement de l'aéroport de Liège-Bierset et l'édification de la nouvelle gare de Liège-Guillemins dessinée par l'architecte espagnol Santiago Calatrava au pied de la colline de Cointe.
Il y a eu des habitants sur le site de Liège dès la préhistoire (avec des traces trouvées remontant à 200.000 ans avant J.-C.) mais la fondation de la ville en tant que telle date des environs de l'an 700, suite à l'assassinat de l'évêque Lambert et du transfert du siège de l'évêché de Maastricht vers Liège.
Liège fut la capitale de la Principauté de Liège à partir de l'an 980 jusqu'en 1795; elle en était une des 23 Bonnes Villes.
Liège devint au , la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. Ses écoles furent célèbres jusqu'au . Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy.
La résistance des forts liégeois au début de la grande Guerre en 1914 valut à la ville de recevoir la Légion d'honneur française le 7 août 1919. Ce fut la première ville étrangère à la recevoir. La ville a également reçu la Croix de Guerre Italienne en 1923, la Médaille Militaire pour la Bravoure du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1926, et enfin la Croix de Guerre Belge 1940.
Plusieurs expositions se sont déroulées à Liège : l'exposition universelle de 1905 pour les 75 ans de la Belgique, l'exposition internationale de Liège de 1930 pour le centenaire du pays (spécialisée sur les sciences et l'industrie) et l'exposition de l'eau en 1939 marquant l'achèvement des travaux du Canal Albert permettant de relier Liège au port d'Anvers.
Etymologie
Selon certains, le nom de Liège serait de même origine que l'ancien nom de Paris, Lutèce.
La forme allemande de Liège, Lüttich, suggère d'ailleurs ce rapprochement. Liège et Lutèce viendraient de « lucotætia » (marais, marécage). Mais cette étymologie est contestée.
On avance aussi « Lætica » (Colonie) et « Leudica » (Libre). Rien ne s'oppose évidemment à ce que ces trois idées se soient fondues dans l'esprit des gens, au temps de Rome puis des invasions germaniques.
Il est plus probable que l'étymologie soit « Leudica », en francique : « lieu public », d'ou dérive son nom wallon : « Lîdje » qui donna lui même Liège). Le nom s'écrivait Liége (avec l'accent aigu) jusque dans les années 1950. Le changement vers l'orthographe avec l'accent grave parallèle le début du déclin de la base industrielle traditionnelle (charbon, fer) de la ville et de sa région.
Le nom tardif du ruisseau, la Légia, dérive de Liège, non l'inverse.
Tout comme le superbe nom latin de Leodium, invention des moines, qui fléchirent le vieux nom préceltique, celtique ou germanique en un calembour sublime évoquant le martyre de Saint Lambert, entre 696 et 705, comme si le patron de la Cité avait été le Leo Dei, « Le Lion de Dieu » !
Elle est également souvent appelée « Cité ardente », Il s'agit du titre d'un roman chevaleresque écrit par Henri Carton de Wiart (un Bruxellois...) en 1904. Ce roman (historiquement très discutable) raconte le sac de la ville de Liège par les troupes de Charles le Téméraire en 1468. L'appellation de « Cité Ardente » n'est nullement antérieure à la parution de ce roman.
Géographie politique
La ville de Liège, chef-lieu de la Province du même nom, a la particularité de se situer dans la zone de point de rencontre de trois États (à 25 km de la frontière des Pays-Bas et à 45 km de l’Allemagne).
Elle appartient aujourd’hui à une région transfrontalière, « l’Euregio Meuse-Rhin », zone d’influence privilégiée qui compte quelques 3,7 millions d’habitants.
Cette situation relève néanmoins d’une longue tradition puisque, sans mentionner l’époque romaine, cette région transfrontalière a constitué un État unique dès la période carolingienne. Après 843, au moment où l’Empire de Charlemagne est démembré par le Traité de Verdun, la région constituait une partie de la Lotharingie, de façon bien temporaire puisqu’en 962, Otton Ier le Grand atteint le dessein grandiose de restaurer l’ordre chrétien dans un grand Empire Germanique.
Jusqu'à la Révolution française, l’entité régionale reste unie.
Aujourd’hui, les relations transfrontalières traditionnelles sont rétablies.
Géographie naturelle
La ville se situe également au carrefour de trois zones géographiques naturelles : au nord, la Hesbaye (160 à 200 m), une des principales zones agricoles de Belgique ; à l’est, le Pays de Herve (200 à 320 m), un paysage plus vallonné et arboré, grande région fruitière ; au sud, les plateaux du Condroz (200 à 280 m), portes de l’Ardenne où dominent landes et forêts et, du haut de ses 694 m, le point de plus haute altitude en Belgique, le signal de Botrange.
Le territoire de la Ville est formé pour une partie importante des plaintes alluviales d’un grand fleuve européen, la Meuse, qui déroule ses méandres du plateau de Langres en France au plat pays de Hollande, où il rejoint le Rhin pour se jeter dans la Mer du Nord (950 km) ainsi que des plaines de ses deux affluents, l’Ourthe et la Vesdre.
La Meuse traverse Liège suivant une direction générale sud-ouest/nord-est, sur une longueur de quelques 12 km entièrement canalisée. Au niveau de la vieille ville, la plaine alluviale de la Meuse reste étroite (largeur moyenne de 1,3 km). Outre ces voies d’eau, on notera une dérivation artificielle de la Meuse et trois canaux : le canal de l’Ourthe, un petit canal non navigable et enfin, le début du canal Albert inauguré en 1939 et qui a maintenant été porté à 9.000 tonnes.
Le port autonome de Liège bénéficie de cette situation privilégiée où la ville se voit reliée par voie d’eau à la France, à la Flandre et aux Pays-Bas. L’activité du port ne cesse d’ailleurs de croître. Avec plus de 22 millions de tonnes manutentionnées en 2004, le port est le deuxième port fluvial européen pour le tonnage, derrière le port rhénan de Duisbourg (Allemagne) et devant le Port autonome de Paris.
Depuis sa fusion en 1976, avec une dizaine de communes voisines, la Ville de Liège compte une surface de 6.939 hectares occupés à 28 % par de l'habitat divers (y compris les commerces, bureaux...), à 22 % par des zones non cadastrées (cours d’eau et voiries publiques), à 21 % par des zones boisées, à 11 % par des zones agricoles et à 5 % par des zones industrielles.
Géographie socio-économique
Au 1er janvier 1999, la ville de Liège comptait 187.487 habitants. La densité de la population est de 2.701 hab./km2, soit plus de huit fois la moyenne nationale (327 hab./km²). Liège a connu néanmoins un phénomène de dépopulation (en 1976, lors de la fusion de communes de laquelle résulte le territoire actuel de la Ville, Liège comportait 227.974 habitants). Par contre, la ville fait partie d’une agglomération continue de 600.000 habitants dont la population reste stable, ce qui indique, comme souvent en Europe, un glissement du centre urbain vers la périphérie.
- Liège est, et depuis plus de mille ans, un centre exceptionnel d’enseignement : plus de 80.000 jeunes poursuivent leurs études à Liège, ville qui abrite la seule université d'État francophone en Belgique (Université de Liège), mais aussi deux réseaux complets d’enseignement (laïque et catholique), un enseignement technique et professionnel portant sur un ample choix de formation, une Académie des Beaux-Arts et un Conservatoire de Musique reconnus ;
- Ceci explique qu’elle constitue aussi un centre culturel de première importance, dont le rayonnement francophone est d’autant plus remarquable que Liège se situe à 50 km au plus du monde germanophone (la Province de Liège compte du reste une communauté germanophone autonome). On trouve à Liège, outre trois institutions culturelles majeures - l’Opéra Royal de Wallonie, l’Orchestre Philharmonique de Liège et de la Communauté française et le plus important des centres dramatiques de Wallonie, le Théâtre de la Place - un Centre de Production Radio et Télévision, une foule d’institutions culturelles diverses et variées (danse, folklore, théâtre dialectal, spectacle de marionnettes...), quatre foyers culturels, le plus important des complexes cinématographiques de l’Eurégio Meuse-Rhin, des musées de prestige international témoins de la richesse patrimoniale de la Ville, tels le Musée d’Armes et le Musée du Verre ;
- Enfin, Liège est sans conteste possible la métropole des transports en Wallonie : six autoroutes s’y croisent, une étoile ferroviaire de sept lignes l’a rendue incontournable (on y construit actuellement une remarquable gare TGV sur la ligne Paris-Cologne), elle vient de ravir deux années de suite le titre de deuxième port fluvial européen à Paris et son aéroport international de fret connaît une croissance exceptionnelle à 12 km seulement du centre-ville (plus de 2.000 emplois y ont été créés en trois ans) ;
- Chef-lieu d’une province qui compte quelque 1,2 million d’habitants, Liège constitue la deuxième ville mais la première agglomération de Wallonie. Aujourd’hui, le secteur tertiaire occupe 80 % des emplois, le secteur public l’emportant sur le secteur privé. En effet, Liège est non seulement un grand centre scolaire mais aussi un centre administratif de première importance (siège du Gouvernement provincial, siège des Institutions économiques de la Région wallonne et notamment son Conseil économique et social), un centre judiciaire majeur abritant une des cinq Cours d’Appel de Belgique et les tribunaux qui en dépendent et un centre hospitalier (trois hôpitaux majeurs dont un hôpital universitaire et une quinzaine de cliniques). Liège est également, avec ses 6.000 boutiques, cafés et restaurants, un grand centre de commerce.
- La plaine de la Meuse était un haut lieu de l’activité minière wallonne : on y constate aujourd’hui la totale disparition de cette industrie minière après douze siècles d’extraction du charbon et le maintien d’un centre sidérurgique de première importance, mais aussi, l’installation d’entreprises de constructions mécaniques et métalliques (notamment en armurerie), industrie aéronautique et spatiale mais aussi agro-alimentaire (bières, eaux, limonades...).
- On peut ajouter que les nombreuses rues de la Cité ardentes ont chacune leur histoire, Théodore Gobert a écrit un livre en 12 tomes intitulé "Liège à travers les âges - Les rues de Liège", qui explique l'origine des noms de rues et leur histoire.
Tourisme
sidérurgique]
- Déguster une bière au soleil de la place du Marché ou dans l'animation des rues du carré ( Le Carré ). On peut compléter par un pékèt.
- Manger des boulets à la liégeoise avec de bonnes frites, ou encore une gaufre (de Liège bien sûr).
- Flâner sur le marché de la Batte le dimanche matin : prévoir au minimum une heure !
- Se promener dans les coteaux de la citadelle et dans la vieille ville (centre nord).
- Faire du shopping dans les rues piétonnes du centre.
- Apprécier la place du marché, le perron, symbole des libertés et l'hôtel de ville, surnommé "La Violette".
- Découvrir le quartier d'Outremeuse.
- Se prélasser sur un des bancs d'une des nombreuses places ou parcs (place Saint-Lambert, place du marché, place Cathédrale, place Saint-Paul, esplanade Saint-Léonard..., parc du jardin botanique, parc de la Boverie, parc d'Avroy...)
- Se balader à vélo au long de l'Ourthe, ou le long de la Meuse vers Maastricht. Circuit balisé du Ravel.
- Admirer la beauté de la ville et de ses quartiers préservés (en Roture, en Féronstrée, Pierreuse,...)
- Prendre le train dans la très belle gare de l'architecte Santiago Calatrava (En cours de construction).
- Admirer le palais des princes-évêques de Liège. Le palais comporte deux cours. La première avec ses colonnes sculptées est majestueuse. La seconde, aménagée en jardin est pleine de paix... Les princes-évêques savaient vivre ! Superbe façade ouest (de l'actuel palais provincial) sculptée. Parmi les plus beaux palais d'Europe.
- Admirer par la même occasion la façade des galeries commerçantes en face du palais.
- Ne pas oublier les autres édifices civils remarquables de la ville (conservatoire, université, théâtre royal, Athênée Communal Léonie de Waha, institut Montefiore, serres du jardin botanique, institut de zoologie, etc.)
- Admirer les plus beaux édifices religieux liégeois : la basilique Saint-Martin, l'église Saint-Jacques-le-Mineur, la cathédrale Saint-Paul, la collégiale Saint-Barthélemy, la collégiale Sainte-Croix, la collégiale Saint-Denis, la collégiale Saint-Jean l'Évangéliste, et autres églises (Sainte-Catherine, Saint-Nicolas, Saint-Pholien, Saint-Servais et Saint-Sacrement, etc.)
- Contempler la voûte de l'église Saint-Jacques, considérée comme une des plus belles d'Europe avec des médaillons et peintures du XVIe siècle.
- Visiter la collégiale Saint-Barthélemy (style roman mosan) et ses fonts baptismaux (œuvre sculptée en laiton du XIIe siècle : à voir !). Église en rénovation qui passe de la pierre brute au crépi peint : retour très heureux aux sources !
- Découvrir le Trésor de la cathédrale Saint Paul.
- Visiter l'Archéoforum , sous la place Saint-Lambert. +32 (0)4 250 93 70 (possibilité de visites combinées avec le palais des princes-évêques et le Trésor de la cathédrale).
- Visiter le musée d'Art moderne et d'Art contemporain dans le superbe bâtiment construit à l'occasion de l'exposition universelle de 1905 dans le parc de la Boverie, il servit également pour exposer l'Art wallon à l'exposition du centenaire en 1930. (Picasso/Gaugin/Monet/Chagall....)
- Visiter le musée de la vie wallonne.
- Le musée d'Art religieux et d'Art mosan : superbe, avec quelques sculptures romanes pleines de poésie.
- Musée de l'art wallon : commencer par le dernier étage. Ordonné par dates, belles pièces anciennes.
- Visiter le futur Grand Curtius, actuellement en construction, qui regroupera notamment le Musée d'Armes et le Musée Curtius
- Musée d'armes : même si on n'aime pas les armes, les gravures et les explications sur les techniques de fabrications sont exceptionnelles. Un des plus beaux musées du monde !
- Visiter la bibliothèque des Chiroux, la plus grande de la communauté Française.
- Se promener sur le campus du Sart Tilman de l'université de Liège accessible au public ou visiter la faculté de Philosophie et Lettres qui est toujours installée en plein centre ville, place du XX-Août.
- Se promener sur les rives de la Meuse, depuis le parc de le Boverie jusqu'au quai Godefroid-Kurth : chemins aménagés sous les ponts, et quais romantiques. Au passage, visiter l'aquarium / museum / maison de la science.
- Faire un tour en famille ou entre amis à la foire de Liège, plus grande foire de Belgique (1er octobre - 10 Novembre)
- Visiter le Village de Noël, le plus ancien et probablement aussi le plus grand de Belgique (en bagarre avec celui de Bruxelles)
- Prendre part à la Foire liégeoise, grande kermesse d'attractions, et y manger des croustillons ou des lacquemants avant de monter dans les auto-scooters (autos tamponneuses) ou de faire un tour de manège.
Photos
Voir aussi : [http://liege.eu.org/photos/index.html Photos de Liège]
Jumelage
Liège est jumelée avec :
Liège en d'autres langues
Voir aussi
Site officiel
: - [http://www.liege.be/ Site officiel de la ville de Liège]
Comités de quartier
: - [http://www.glain.be/ Comité de quartier de Glain]
: - [http://www.sclessin.be/ Comité de quartier de Sclessin]
: - [http://cf.geocities.com/cqst2004/ Comité de quartier du Sart-Tilman]
: - [http://www.burenville.be/ Comité de quartier de Burenville]
: - [http://www.laveu.be/ Comité de quartier du Laveu]
: - [http://users.swing.be/CQCT/ Comité de quartier de Chênée-Thiers et Extensions]
: - [http://www.avroy.net Comité de quartier Avroy]
Institutions liégeoises
: - [http://www.orw.be/ Opera de Wallonie]
: - [http://www.ulg.ac.be/ ULG Université de Liège]
: - [http://www.prov-liege.be/epl Enseignement de la province de Liège]
: - [http://ecolevirtuelle.prov-liege.be Hautes Ecole de la province de Liège]
Informations touristiques sur Liège
: - [http://www.fabrice-muller.be/ Liège : histoire et monuments]
: - [http://www.tchantches.be/ Un site sur Tchantchès, Nannesse et la république libre d'Outremeuse]
: - [http://www.liege.biz/photographies.htm De superbes photos de Liège]
: - [http://www.wikitravel.org/fr/article/Liège Liège sur Wikitravel]
: - [http://www.e-liege.net/ La ville de Liège sur le web]
: - [http://www.liegecity.be/ Liège City]
: - [http://www.lecarre.com/ Site sur le Carré]
: - [http://francois.schreuer.org/photos/20041021_liege.html Une galerie de photos de la ville, en Creative Commons]
: - [http://www.liegeurbain.net/ Liège Urbain]
: - [http://www.planparty.com/ Site d'informations sur les loisirs à Liège et sa province]
: - [http://jeu-photographique.skynetblogs.be/ Regards sur Liège : jeu photographique]
Catégorie:Liège
Catégorie:Ancienne préfecture
VerviersCatégorie:Ville de Wallonie
Catégorie:Province de Liège
Catégorie:Province de Liège
Catégorie:Province de Liège
Verviers est une ville belge de 53 020 habitants (Verviétois). Elle est l'un des principaux centres urbains de la province après Liège et Seraing. Elle est située à une trentaine de kilomètres de Liège et de la frontière allemande, dans la vallée de la Vesdre, non loin du barrage de la Gileppe.
C'est le chef-lieu de l'arrondissement de Verviers qui compte 29 communes.
Par le passé, elle était une des 23 Bonnes Villes de la principauté de Liège, et elle était réputée pour sa position dominante dans l'industrie et le commerce de la laine en Europe. Elle constituait également un important centre de l'industrie textile en Europe.
Aujourd'hui, elle porte le titre de Capitale wallonne de l'eau accordé par la Région wallonne qui en a fait son pôle de l'or bleu.
Verviétois(es) célèbres
Liste de personnalités célèbres, par ordre alphabétique sur le nom de famille
- André Blavier, poète
- Mathieu Crickboom, violoniste
- William Cockerill, industriel
- Guillaume Lekeu, compositeur
- Maurane, chanteuse
- Dominique Monami, joueuse de tennis
- Henri Pirenne, historien
- Pierre Rapsat, chanteur-compositeur
- Henri Vieuxtemps, compositeur et violoniste
Monuments
Henri Vieuxtemps
Henri Vieuxtemps
Associations
- Chorale arche de noé verviers
Lien externe
- [http://www.verviers.be Site officiel de Verviers]
- [http://www.chplt.be Centre Hospitalier Verviétois]
- [http://www.bestofverviers.be Best of Verviers: Site sur la ville de Verviers]
Waremme
Catégorie:Ville de Wallonie
Catégorie:Province de Liège
Catégorie:Province de Liège
Catégorie:Province de Liège
Waremme (en néerlandais Borgworm) est une ville de Belgique, dans la province de Liège. Elle compte 13 982 habitants (les waremmiens) au 1er avril 2005, pour une superficie de 31,04 km², soit 450,45 habitants au km². C'est un chef-lieu d'arrondissement administratif et de canton et la capitale de la Hesbaye. La cité actuelle est issue de la fusion, en 1977, des anciennes communes de Waremme, Bettincourt, Bleret, Bovenistier, Grand-Axhe, Petit-Axhe, Lantremange et Oleye. La ville se situe sur le Geer dans une région loessique, la Hesbaye, ce qui a favorisé l'agriculture (céréales et betterave sucrière) et le développement d'une industrie agro-alimentaire dans la région. Les surfaces agricoles occupent encore 70 % de la superficie. Il s'agit de cultures en grande majorité. Les landes et les bois représentent moins de 1 %. C'est aussi un pôle commercial et scolaire pour la région (quelques 5 000 élèves en permanence) assurant aussi un attrait administratif, culturel et sportif.
Hesbaye
Elle est jumelée avec Gérardmer en France et Skopje en Macédoine
Histoire
La ville est citée pour la première fois en 965 (woromia) et comptait, vers 1215, 815 habitants. En 1078, la comtesse Ermengarde cède l'alleu au prince-évêque de Liège. Le document signale que la bourgade possède un château, cinq moulins et six brasseries. Le sort de la localité est dès lors lié à la principauté de Liège, jusqu'à la disparition de celle-ci en 1794.
Dès le , Waremme possédait des fortifications, formant un carré de 400 m de côté, un marché, une halle et un hôpital. Sous le prince-évêque Thibaut de Bar(1303-1316), on y bat monnaie et de nombreuses réunions importantes s'y tiennent. Durant cette période, la cité sera ravagée par la guerre des Awans et des Waroux
Au , la ville est une des vingt-et-une Bonnes Villes de la principauté, une villes fortifiées et un point d’appui indispensable au prince et de par sa situation géographique, non loin du duché de Brabant, ce qui lui valut d'être brûlée par le duc en 1213 et 1347, ainsi que par Charles le Téméraire en 1468.
En 1624, les récollets batissent un couvent à l'emplacement de l'hôpital, le couvent de sépulchrines ouvrira ses portes, lui, en 1638.
En 1748, la ville est détruite par un incendie accidentel.
En 1792, les troupes françaises entrent dans la ville, les couvents sont fermés et en 1795, Waremme fait partie du département de l'Ourte.
En 1815, le gouvernement fait de la cité une chef-lieu d'arrondissement, mais lui retire le titre de ville. Peu après la révolution belge de 1830, en 1838, une ligne de chemin de fer traverse la ville.
chemin de fer
Lien externe
- [http://www.waremme.be Site de la ville]
Traité de Versailles
Le traité de Versailles, signé le 28 juin 1919, dans la Galerie des Glaces du château de Versailles, marque la conclusion officielle de la Première Guerre mondiale, en fixant ses conditions de règlement, au terme d'une longue négociation entre les Alliés : le Français Georges Clemenceau, l'Anglais David Lloyd George, l'Américain Woodrow Wilson et l'Italien Vittorio Orlando.
Unis pendant la guerre, les Alliés ont des positions divergentes sur la manière de la conclure. Le président Wilson, qui dispose d'un grand poids puisque la victoire a reposé sur ses troupes, cherche à imposer ses Quatorze points et à ménager l'Allemagne, pour éviter qu'un esprit revanchard ne s'y développe. Clemenceau, à l'opposé, cherche à écraser l'Allemagne, par de lourdes indemnités, en limitant au maximum ses moyens d'action, et en offrant un maximum de garanties de sécurité à la France. Les deux autres pays européens suivent plus ou moins le Français.
Les dispositions
Le traité a pour bases les principes suivants :
- l'Allemagne endosse la responsabilité morale du conflit et doit en conséquence régler des dommages de guerre ;
- le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est reconnu ;
- pour éviter de futurs conflits, une instance internationale chargée de les régler sera créée (la SDN).
SDN
Les principales dispositions du traité sont :
- d'un point de vue territorial :
- la restitution de l'Alsace et de la Lorraine à la France;
- l'attribution des cantons d'Eupen et de Malmédy à la Belgique, ainsi que la Vennbahn;
- l'attribution d'une partie du Schleswig-Holstein, qui comporte une population danoise, au Danemark qui pourtant n'a pas combattu ;
- l'attribution de la Posnanie et de la Prusse occidentale au nouvel État polonais, ainsi qu'un couloir rejoignant la mer baltique ;
- la perte de ses colonies qui sont partagées entre la France et le Royaume-Uni ;
- pour protéger la France, la Sarre est placée sous administration internationale, et la rive gauche du Rhin, plus Coblence, Mayence et Cologne, est démilitarisée ;
- de même, la Haute-Silésie et la ville de Dantzig sont placées sous tutelle provisoire des alliés ;
- l'Anschluss — l'union avec l'Autriche — est interdit.
- d'un point de vue militaire, l'Allemagne est désarmée et ne peut se réarmer :
- elle doit livrer 5 000 canons, 1 700 avions, 25 000 avions, ses blindés et toute sa flotte (qui se sabordera dans la baie écossaise de Scapa flow) ;
- la Rhénanie est complètement démilitarisée ;
- son armée sera limitée à un effectif de 100 000 hommes, de plus le service militaire est aboli ;
- l'Allemagne n'a plus droit aux chars, à l'artillerie et à l'aviation.
- Également, suite aux dommages causés pendant toute la durée de la guerre dans le Nord de la France et en Belgique et étant considérée comme la responsable de la guerre, elle devra payer de fortes réparations à la France et à la Belgique.
- Une commission ultérieure a fixé le montant des réparations financières à 132 milliards de marks-or ce qui était une somme réellement élevée ;
À cela, il faut ajouter que les réparations étaient considérées lors des conflits antérieurs comme une sorte de tribut payé par le vaincu au vainqueur. Or, ici, les réparations demandées ne l'étaient que pour réparer des dommages réellement causés : ces dommages étant énormes, rien de plus normal que le montant des réparations le soit également.
- Plusieurs sanctions commerciales et des livraisons en nature complètent ce volet économique.
Les suites du traité
L'État polonais est créé par regroupement de morceaux venant des empires russe, austro-hongrois et allemand. Ses nouveaux territoires possédaient de fortes minorités germanophones et le couloir de Dantzig qui lui donne accès à la mer est bien étroit, mais sépare l'Allemagne de la Prusse orientale.
Des traités annexes au traité de Versailles furent signés séparément avec chacun des vaincus. Les traités de Saint-Germain-en-Laye puis du Trianon avec l'Autriche-Hongrie qui est dépecée en :
- une Autriche réduite au territoire occupé par des germanophones ;
- un État hongrois indépendant ;
- la Tchécoslovaquie, État principalement binational (Tchèques et Slovaques), mais avec une forte minorité germanophone (Sudètes), et d'autres minorités polonaise, hongroise, ukrainienne.
- d'autres morceaux de son territoire vont à :
- la Roumanie (la Transylvanie avec de fortes minorités hongroise et germanophone)
- pour récompenser la Serbie, une fédération des Slaves du sud est créée : la Yougoslavie, comportant Serbie, Monténégro, Croatie et Slovénie, plus la Bosnie-Herzégovine, région multinationale, et une minorité hongroise.
Ainsi l'Allemagne se voit amputée de 15% de son territoire et de 10% de sa population, mais ce qui scandalise le plus les Allemands, c'est la création du couloir de Dantzig. Cette étroite bande de terre attribuée aux Polonais brise l'unité allemande en séparant la Prusse orientale du reste de la patrie. Ils vivent ce traité, qualifié de «Diktat» comme une humiliation terrible, qui, bien loin d'apaiser les tensions, nourrira un profond désir de revanche qui deviendra un des thèmes majeur du discours hitlérien.
Dès sa signature, ce traité est remis en cause. Les plénipotentiaires allemands ont été appelés uniquement pour signer, et n'ont rien pu négocier. Le Sénat américain refusa de le ratifier, et donc empêcha les États-Unis d'entrer à la SDN.
Autres dispositions territoriales
Trois États baltes sont créés : la Lituanie, qui comporte des minorités germanophone, polonaise et russe, la Lettonie et l'Estonie.
L'empire ottoman est également dépecé entre la France et le Royaume-Uni, aux traités de Sèvres puis de Lausanne. Un Kurdistan avait été créé par le traité de Sèvres, mais l'action de Mustafa Kemal Ataturk lui permit d'obtenir des conditions plus favorables à Lausanne.
Ainsi, tout ce grand chambardement qui nie le principe de la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes suscita non seulement une rancœur profonde chez les Allemands, mais créa des États faibles et multinationaux, qui seront autant de nouvelles sources de tensions et succomberont facilement aux coups de l'Allemagne nazie.
Autres ressentiments
Mustafa Kemal
L'Italie a aussi très mal vécu ce traité et a parlé de «victoire mutilée» car les Alliés n'ont pas respecté les promesses faites durant le conflit concernant l'attribution des provinces de l'Istrie, de la Dalmatie et du Trentin. Les fascistes italiens sauront exploiter cette trahison et y trouveront un terreau propice à l'exaltation d'un nationalisme virulent.
La France qui est pourtant une des principales bénéficiaires des traités (retour de l'Alsace et de la Lorraine dans le giron français, démilitarisation de l'ouest de l'Allemagne, dépeçage du vieil empire austro-hongrois, obtention d'un énorme montant pour les réparations financières), n'est pas encore satisfaite, car elle aurait voulu obtenir l'occupation permanente de la rive gauche du Rhin.
Versailles
Catégorie:Première Guerre mondiale
Catégorie:République de Weimar
Catégorie:Histoire contemporaine
Catégorie:Histoire de l'Europe
ja:ヴェルサイユ条約
th:สนธิสัญญาแวร์ซาย
Eupen
Eupen est une ville belge de la province de Liège située à 15 km d'Aix-la-Chapelle.
Néau, un ancien nom sur quelques cartes militaires françaises, n'est plus utilisé.
Elle est le siège du gouvernement de la Communauté germanophone de Belgique.
Histoire
Après avoir partagé l'histoire du duché de Limbourg durant 800 ans, Eupen fut rattachée à la Prusse après le congrès de Vienne en 1815, puis, avec les autres communes des cantons de l'Est à la Belgique en 1920 par le traité de Versailles.
Langue
- 90% allemand, 10% français et autres. La majorité de la population est bilingue ou trilingue.
Économie
traité de Versailles
- Industrie chimique (plastiques)
- Câblerie
- Chocolaterie
- Transport
Tourisme
- Le barrage de la Vesdre
- Le barrage de la Gileppe
- L'église baroque Saint-Nicolas
- Le centre-ville historique
- Le Musée du chocolat
- Les Hautes Fagnes
- avec le Centre Nature Botrange
Liens externes
- [http://www.eupen.be Site de la Ville]
- [http://www.eupen-info.be INFO Tourist]
Catégorie:Ville de Wallonie
Catégorie:Province de Liège
Catégorie:Hautes Fagnes
Malmedy
Malmedy, ville située dans l'est de la Belgique (Cantons de l'Est) dans la province de Liège, au confluent de la Warche et de la Warchenne.
Elle compte 11.584 habitants, répartis sur une superficie de 100,62 km². D'autres villages font partie de cette commune, à savoir Bellevaux-Ligneuville et Bevercé.
Particularités
- 648 : Saint Remacle prieur de l'abbaye de Solignac fonde un couvent dans les forêts ardennaises. La ville forma avec sa voisine Stavelot une principauté-abbatiale sous l'ancien régime
- La ville appartint à la Prusse de 1815 à 1920
- Le mémorial du massacre de Baugnez : le 17 décembre 1944, des soldats de la SS y ont fusillé 84 prisonniers de guerre américains. Voir aussi Bataille des Ardennes, dimanche 17/12/1944
- Circuit du Grand Prix de « Formule 1 » de Francorchamps
- La réserve naturelle des Hautes Fagnes
- Siège du commissariat d'arrondissement.
- La graphie et la prononciation « Malmédy » dateraient du temps où la ville appartenait à la Prusse. Cette accentuation n'existant pas dans la langue allemande, les habitants trouvèrent là une habile façon de défier leur administration de tutelle. La graphie subsiste sur certaines plaques de signalisation allemandes...
- Carnaval : le Cwarmé
Économie
- Papeteries
- Tourisme
- Circuit F1 (Grand Prix de Francorchamps)
- Commerces
Spécialités
- Baisers de Malmedy: deux meringues garnies de crème fraîche
- Gaufres à la crème fraîche
- Tarte aux myrtilles...
Liens
- [http://www.malmedy.be Le site communal]
- [http://www.mamdi.net Mâm'dî.net]
- [http://www.ulg.ac.be/malmarhi/Hist01.htm Robert Christophe, Aperçu historique de Malmedy]
- [http://www.ulg.ac.be/malmarhi Malmedy. Art et histoire.]
Catégorie:Ville de Wallonie
Catégorie:Province de Liège
Catégorie:Hautes Fagnes
Saint-Vith
nl:Sankt Vith
Catégorie:Ville de Wallonie
Catégorie:Province de Liège
Catégorie:Province de Liège
Saint-Vith (en allemand Sankt-Vith) est une ville belge de 9 090 habitants, située dans l'est de la province de Liège et dans le sud de la communauté germanophone. Elle fait partie des communes des cantons de l'Est qui ont été rattachés à la Belgique par le Traité de Versailles.
Histoire
- À partir du , Saint-Vith est une importante place de marché.
- Jusqu'en 1944, la ville possède une importante gare de triage et de réparation des chemins de fer.
- Au cours de la bataille des Ardennes, et le jour de Noël, Saint-Vith est détruite à 95 % par un bombardement des Alliés.
Économie
bataille des Ardennes
- Commerce
- Tourisme
- Industrie du bois
Liens
- [http://www.st.vith.be/index_fr.htm Site Web de la Ville]
Liège
Liège (nl. Luik; de. Lüttich; it. Liegi; es. Lieja; la. Leodium; wa. Lîdje) est le chef-lieu de la province du même nom et la troisième agglomération de Belgique (première de Wallonie) avec environ 185 000 habitants (Liégeois) (600 000 dans la grande agglomération). Superficie : 6.939 hectares. Altitude : de 58 à 238 mètres.
La ville de Liège regroupe les communes de Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Liège, Rocourt, Wandre (ainsi que le quartier de Sclessin de l'ancienne commune d'Ougrée et quelques rues d'Ans, Saint-Nicolas et Vottem). Ces communes furent intégrées en 1977 à la ville de Liège, lors de la politique de fusion des communes.
L'agglomération de Liège (600 000 habitants) regroupe les communes de Seraing, Saint-Nicolas, Ans, Herstal, Beyne-Heusay, Fléron, Chaudfontaine, Esneux et Flémalle et s'étire le long des rives sinueuses de la Meuse, sur une vingtaine de kilomètres.
Liège est située au confluent de la Meuse et de l'Ourthe, à 25 kilomètres au sud de Maastricht (Pays-Bas) et à 40 kilomètres à l'ouest d'Aix-la-Chapelle (Aachen) (Allemagne).
Fortement industrialisée (charbonnages, sidérurgie...), Liège était une ville importante économiquement au mais l'activité a fortement décliné au ; de nombreux terrils témoignent encore de l'importante présence de charbonnages. À l'heure actuelle, Liège et sa région jouent la carte de la logistique via le Port autonome de Liège, le développement de l'aéroport de Liège-Bierset et l'édification de la nouvelle gare de Liège-Guillemins dessinée par l'architecte espagnol Santiago Calatrava au pied de la colline de Cointe.
Il y a eu des habitants sur le site de Liège dès la préhistoire (avec des traces trouvées remontant à 200.000 ans avant J.-C.) mais la fondation de la ville en tant que telle date des environs de l'an 700, suite à l'assassinat de l'évêque Lambert et du transfert du siège de l'évêché de Maastricht vers Liège.
Liège fut la capitale de la Principauté de Liège à partir de l'an 980 jusqu'en 1795; elle en était une des 23 Bonnes Villes.
Liège devint au , la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. Ses écoles furent célèbres jusqu'au . Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy.
La résistance des forts liégeois au début de la grande Guerre en 1914 valut à la ville de recevoir la Légion d'honneur française le 7 août 1919. Ce fut la première ville étrangère à la recevoir. La ville a également reçu la Croix de Guerre Italienne en 1923, la Médaille Militaire pour la Bravoure du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1926, et enfin la Croix de Guerre Belge 1940.
Plusieurs expositions se sont déroulées à Liège : l'exposition universelle de 1905 pour les 75 ans de la Belgique, l'exposition internationale de Liège de 1930 pour le centenaire du pays (spécialisée sur les sciences et l'industrie) et l'exposition de l'eau en 1939 marquant l'achèvement des travaux du Canal Albert permettant de relier Liège au port d'Anvers.
Etymologie
Selon certains, le nom de Liège serait de même origine que l'ancien nom de Paris, Lutèce.
La forme allemande de Liège, Lüttich, suggère d'ailleurs ce rapprochement. Liège et Lutèce viendraient de « lucotætia » (marais, marécage). Mais cette étymologie est contestée.
On avance aussi « Lætica » (Colonie) et « Leudica » (Libre). Rien ne s'oppose évidemment à ce que ces trois idées se soient fondues dans l'esprit des gens, au temps de Rome puis des invasions germaniques.
Il est plus probable que l'étymologie soit « Leudica », en francique : « lieu public », d'ou dérive son nom wallon : « Lîdje » qui donna lui même Liège). Le nom s'écrivait Liége (avec l'accent aigu) jusque dans les années 1950. Le changement vers l'orthographe avec l'accent grave parallèle le début du déclin de la base industrielle traditionnelle (charbon, fer) de la ville et de sa région.
Le nom tardif du ruisseau, la Légia, dérive de Liège, non l'inverse.
Tout comme le superbe nom latin de Leodium, invention des moines, qui fléchirent le vieux nom préceltique, celtique ou germanique en un calembour sublime évoquant le martyre de Saint Lambert, entre 696 et 705, comme si le patron de la Cité avait été le Leo Dei, « Le Lion de Dieu » !
Elle est également souvent appelée « Cité ardente », Il s'agit du titre d'un roman chevaleresque écrit par Henri Carton de Wiart (un Bruxellois...) en 1904. Ce roman (historiquement très discutable) raconte le sac de la ville de Liège par les troupes de Charles le Téméraire en 1468. L'appellation de « Cité Ardente » n'est nullement antérieure à la parution de ce roman.
Géographie politique
La ville de Liège, chef-lieu de la Province du même nom, a la particularité de se situer dans la zone de point de rencontre de trois États (à 25 km de la frontière des Pays-Bas et à 45 km de l’Allemagne).
Elle appartient aujourd’hui à une région transfrontalière, « l’Euregio Meuse-Rhin », zone d’influence privilégiée qui compte quelques 3,7 millions d’habitants.
Cette situation relève néanmoins d’une longue tradition puisque, sans mentionner l’époque romaine, cette région transfrontalière a constitué un État unique dès la période carolingienne. Après 843, au moment où l’Empire de Charlemagne est démembré par le Traité de Verdun, la région constituait une partie de la Lotharingie, de façon bien temporaire puisqu’en 962, Otton Ier le Grand atteint le dessein grandiose de restaurer l’ordre chrétien dans un grand Empire Germanique.
Jusqu'à la Révolution française, l’entité régionale reste unie.
Aujourd’hui, les relations transfrontalières traditionnelles sont rétablies.
Géographie naturelle
La ville se situe également au carrefour de trois zones géographiques naturelles : au nord, la Hesbaye (160 à 200 m), une des principales zones agricoles de Belgique ; à l’est, le Pays de Herve (200 à 320 m), un paysage plus vallonné et arboré, grande région fruitière ; au sud, les plateaux du Condroz (200 à 280 m), portes de l’Ardenne où dominent landes et forêts et, du haut de ses 694 m, le point de plus haute altitude en Belgique, le signal de Botrange.
Le territoire de la Ville est formé pour une partie importante des plaintes alluviales d’un grand fleuve européen, la Meuse, qui déroule ses méandres du plateau de Langres en France au plat pays de Hollande, où il rejoint le Rhin pour se jeter dans la Mer du Nord (950 km) ainsi que des plaines de ses deux affluents, l’Ourthe et la Vesdre.
La Meuse traverse Liège suivant une direction générale sud-ouest/nord-est, sur une longueur de quelques 12 km entièrement canalisée. Au niveau de la vieille ville, la plaine alluviale de la Meuse reste étroite (largeur moyenne de 1,3 km). Outre ces voies d’eau, on notera une dérivation artificielle de la Meuse et trois canaux : le canal de l’Ourthe, un petit canal non navigable et enfin, le début du canal Albert inauguré en 1939 et qui a maintenant été porté à 9.000 tonnes.
Le port autonome de Liège bénéficie de cette situation privilégiée où la ville se voit reliée par voie d’eau à la France, à la Flandre et aux Pays-Bas. L’activité du port ne cesse d’ailleurs de croître. Avec plus de 22 millions de tonnes manutentionnées en 2004, le port est le deuxième port fluvial européen pour le tonnage, derrière le port rhénan de Duisbourg (Allemagne) et devant le Port autonome de Paris.
Depuis sa fusion en 1976, avec une dizaine de communes voisines, la Ville de Liège compte une surface de 6.939 hectares occupés à 28 % par de l'habitat divers (y compris les commerces, bureaux...), à 22 % par des zones non cadastrées (cours d’eau et voiries publiques), à 21 % par des zones boisées, à 11 % par des zones agricoles et à 5 % par des zones industrielles.
Géographie socio-économique
Au 1er janvier 1999, la ville de Liège comptait 187.487 habitants. La densité de la population est de 2.701 hab./km2, soit plus de huit fois la moyenne nationale (327 hab./km²). Liège a connu néanmoins un phénomène de dépopulation (en 1976, lors de la fusion de communes de laquelle résulte le territoire actuel de la Ville, Liège comportait 227.974 habitants). Par contre, la ville fait partie d’une agglomération continue de 600.000 habitants dont la population reste stable, ce qui indique, comme souvent en Europe, un glissement du centre urbain vers la périphérie.
- Liège est, et depuis plus de mille ans, un centre exceptionnel d’enseignement : plus de 80.000 jeunes poursuivent leurs études à Liège, ville qui abrite la seule université d'État francophone en Belgique (Université de Liège), mais aussi deux réseaux complets d’enseignement (laïque et catholique), un enseignement technique et professionnel portant sur un ample choix de formation, une Académie des Beaux-Arts et un Conservatoire de Musique reconnus ;
- Ceci explique qu’elle constitue aussi un centre culturel de première importance, dont le rayonnement francophone est d’autant plus remarquable que Liège se situe à 50 km au plus du monde germanophone (la Province de Liège compte du reste une communauté germanophone autonome). On trouve à Liège, outre trois institutions culturelles majeures - l’Opéra Royal de Wallonie, l’Orchestre Philharmonique de Liège et de la Communauté française et le plus important des centres dramatiques de Wallonie, le Théâtre de la Place - un Centre de Production Radio et Télévision, une foule d’institutions culturelles diverses et variées (danse, folklore, théâtre dialectal, spectacle de marionnettes...), quatre foyers culturels, le plus important des complexes cinématographiques de l’Eurégio Meuse-Rhin, des musées de prestige international témoins de la richesse patrimoniale de la Ville, tels le Musée d’Armes et le Musée du Verre ;
- Enfin, Liège est sans conteste possible la métropole des transports en Wallonie : six autoroutes s’y croisent, une étoile ferroviaire de sept lignes l’a rendue incontournable (on y construit actuellement une remarquable gare TGV sur la ligne Paris-Cologne), elle vient de ravir deux années de suite le titre de deuxième port fluvial européen à Paris et son aéroport international de fret connaît une croissance exceptionnelle à 12 km seulement du centre-ville (plus de 2.000 emplois y ont été créés en trois ans) ;
- Chef-lieu d’une province qui compte quelque 1,2 million d’habitants, Liège constitue la deuxième ville mais la première agglomération de Wallonie. Aujourd’hui, le secteur tertiaire occupe 80 % des emplois, le secteur public l’emportant sur le secteur privé. En effet, Liège est non seulement un grand centre scolaire mais aussi un centre administratif de première importance (siège du Gouvernement provincial, siège des Institutions économiques de la Région wallonne et notamment son Conseil économique et social), un centre judiciaire majeur abritant une des cinq Cours d’Appel de Belgique et les tribunaux qui en dépendent et un centre hospitalier (trois hôpitaux majeurs dont un hôpital universitaire et une quinzaine de cliniques). Liège est également, avec ses 6.000 boutiques, cafés et restaurants, un grand centre de commerce.
- La plaine de la Meuse était un haut lieu de l’activité minière wallonne : on y constate aujourd’hui la totale disparition de cette industrie minière après douze siècles d’extraction du charbon et le maintien d’un centre sidérurgique de première importance, mais aussi, l’installation d’entreprises de constructions mécaniques et métalliques (notamment en armurerie), industrie aéronautique et spatiale mais aussi agro-alimentaire (bières, eaux, limonades...).
- On peut ajouter que les nombreuses rues de la Cité ardentes ont chacune leur histoire, Théodore Gobert a écrit un livre en 12 tomes intitulé "Liège à travers les âges - Les rues de Liège", qui explique l'origine des noms de rues et leur histoire.
Tourisme
sidérurgique]
- Déguster une bière au soleil de la place du Marché ou dans l'animation des rues du carré ( Le Carré ). On peut compléter par un pékèt.
- Manger des boulets à la liégeoise avec de bonnes frites, ou encore une gaufre (de Liège bien sûr).
- Flâner sur le marché de la Batte le dimanche matin : prévoir au minimum une heure !
- Se promener dans les coteaux de la citadelle et dans la vieille ville (centre nord).
- Faire du shopping dans les rues piétonnes du centre.
- Apprécier la place du marché, le perron, symbole des libertés et l'hôtel de ville, surnommé "La Violette".
- Découvrir le quartier d'Outremeuse.
- Se prélasser sur un des bancs d'une des nombreuses places ou parcs (place Saint-Lambert, place du marché, place Cathédrale, place Saint-Paul, esplanade Saint-Léonard..., parc du jardin botanique, parc de la Boverie, parc d'Avroy...)
- Se balader à vélo au long de l'Ourthe, ou le long de la Meuse vers Maastricht. Circuit balisé du Ravel.
- Admirer la beauté de la ville et de ses quartiers préservés (en Roture, en Féronstrée, Pierreuse,...)
- Prendre le train dans la très belle gare de l'architecte Santiago Calatrava (En cours de construction).
- Admirer le palais des princes-évêques de Liège. Le palais comporte deux cours. La première avec ses colonnes sculptées est majestueuse. La seconde, aménagée en jardin est pleine de paix... Les princes-évêques savaient vivre ! Superbe façade ouest (de l'actuel palais provincial) sculptée. Parmi les plus beaux palais d'Europe.
- Admirer par la même occasion la façade des galeries commerçantes en face du palais.
- Ne pas oublier les autres édifices civils remarquables de la ville (conservatoire, université, théâtre royal, Athênée Communal Léonie de Waha, institut Montefiore, serres du jardin botanique, institut de zoologie, etc.)
- Admirer les plus beaux édifices religieux liégeois : la basilique Saint-Martin, l'église Saint-Jacques-le-Mineur, la cathédrale Saint-Paul, la collégiale Saint-Barthélemy, la collégiale Sainte-Croix, la collégiale Saint-Denis, la collégiale Saint-Jean l'Évangéliste, et autres églises (Sainte-Catherine, Saint-Nicolas, Saint-Pholien, Saint-Servais et Saint-Sacrement, etc.)
- Contempler la voûte de l'église Saint-Jacques, considérée comme une des plus belles d'Europe avec des médaillons et peintures du XVIe siècle.
- Visiter la collégiale Saint-Barthélemy (style roman mosan) et ses fonts baptismaux (œuvre sculptée en laiton du XIIe siècle : à voir !). Église en rénovation qui passe de la pierre brute au crépi peint : retour très heureux aux sources !
- Découvrir le Trésor de la cathédrale Saint Paul.
- Visiter l'Archéoforum , sous la place Saint-Lambert. +32 (0)4 250 93 70 (possibilité de visites combinées avec le | | |