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Prusse

Prusse

ko:프로이센 ja:プロイセン simple:Prussia Catégorie:Ancien pays d'Europe
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Catégorie:Histoire de l'Allemagne Catégorie:Histoire de l'Allemagne La Prusse (allemand: Preußen) était un territoire de l'Est de l'Europe qui constitua le noyau d'un royaume, lequel pesa sur l'histoire de l'Europe de 1701 à 1918, puis, de 1918 à 1947 elle fut une partie de l'Allemagne. Aujourd'hui la Prusse évoque le souvenir d'un état fortement militarisé. Mirabeau disait : "La Prusse n’est pas un État qui possède une armée, c’est une armée qui a conquis une nation".

Histoire

Origine

Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) La Prusse est à l'origine un territoire aux confins de l'actuelle Pologne et de la Russie. Sa colonisation est due aux Chevaliers Teutoniques qui la disputèrent aux Polonais. La déformation du nom du peuple balte autochtone, les Borusses donna son nom à la Prusse. Finalement, en 1410, les Polono-Lituaniens commandé par Ladislas II Jagellon, écrasèrent les Chevaliers Teutoniques à la bataille de Tannenberg (ou de Grunwald). Parallèlement, en 1415, l’Électeur de Brandebourg, de la famille des Luxembourg, meurt et, comme il est endetté vis à vis d’un représentant de la famille des Hohenzollern, petits burgraves du sud de l’Allemagne, il donne à Frédéric de Hohenzollern l’électorat et la marche de Brandebourg. Frédéric VI est donc nommé gouverneur de la marche du Brandebourg et est investi électeur du Brandebourg par le Concile de Constance. En 1525, le grand maître de l'Ordre Teutonique, Albert de Brandebourg Ansbach, de la famille souabe des Hohenzollern, adopte le protestantisme et transforme la Prusse, possession de l'Ordre, en duché héréditaire et vassal du royaume de Pologne (traité de Cracovie du 8 avril 1525). Cet état devait rester aux Hohenzollern durant cinq siècles, jusqu’en 1918. En 1539, Joachim II se convertit au protestantisme. De 1576 à 1611, plus de 9 000 personnes meurent de la peste. right En 1614, le Brandebourg acquiert le duché de Clèves, le comté de Mark et le comté de Ravensberg puis, en 1618, deux événements déterminants pour l’histoire des Hohenzollern ont lieu, d’une part, le dernier duc de Prusse meurt sans héritier, et ce duché revient à Jean Sigismond de Hohenzollern, et d’autre part la Guerre de Trente ans se déclenche en Allemagne jusqu’en 1648. Un an plus tard, Jean Sigismond meurt et Georges-Guillaume hérite de l’électorat. Sous son règne, le Brandebourg est décimé par la guerre, il sert de principal champ de bataille. Mais aussi un début de révolte se manifeste parmi les parlements provinciaux. En 1640, son fils, Frédéric-Guillaume devient électeur. Il sera, privilège rare, surnommé le Grand Électeur. D’éducation protestante, il a étudié dans les Provinces-Unies, il se montrera soucieux de consolider son état après sa reconstruction et surtout d’atténuer les particularismes entres les seigneurs de son état, se révélant le fondateur de la Prusse moderne. En 1648, la Guerre de Trente ans prend fin, mais le Brandebourg est dévasté, Berlin a perdu 9 000 habitants sur les 13 000 d’avant la guerre, la population totale a diminué de moitié, dans certaines régions des deux tiers, et en compensation, lors des Traités de Westphalie (1648), Frédéric-Guillaume obtient l’archevêché de Magdebourg, celui de Halle, les évêchés de Minden et de Kamien, mais aussi la Poméranie orientale, il conquiert aussi la Poméranie orientale suédoise mais doit la restituer. Enfin, grâce à son alliance avec le roi de Pologne Jean Casimir, il obtient de celui-ci, en 1657, l’affranchissement de la suzeraineté polonaise sur la Prusse par le Traité de Welhau. Dans le domaine de la politique intérieure, le Grand Électeur unifie tous ses territoires en les soumettant à l’impôt permanent et en instaurant une armée permanente de 30 000 hommes, troisième d’Europe par sa qualité. Habilement, par l'Édit de Potsdam en 1686]] Frédéric-Guillaume concède des terres et des avantages financiers aux immigrants, dont 20 000 protestants français (x) qui quittent la France après la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685. Le Grand-Électeur accueille ce sang nouveau dont son État a bien besoin, et Berlin doit beaucoup à ces hommes. A la fin du XVIIIe siècle le tiers des habitants de Berlin est d'origine française.

Le royaume de Prusse

Berlin Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) En 1688, Frédéric III devient prince-électeur de Brandebourg. Il a une idée principale : se faire couronner roi de Prusse. D’abord réticent, l’empereur Léopold Ier est contraint d’accepter, afin de bénéficier de l’aide militaire du Brandebourg dont il a cruellement besoin pour la Guerre de Succession d’Espagne; par le « Traité de la Couronne », l’Empereur accorde finalement le droit si longtemps convoité : le 18 janvier 1701 Frédéric III, électeur du Saint-Empire Romain Germanique, devient Frédéric Ier, roi en Prusse (la Prusse ne faisant pas partie de l’Empire, mais les Hohenzollern balaieront bien vite cette nuance pour se faire appeler Rois de Prusse), il se couronne lui-même dans la chapelle du château de Königsberg. Désormais toutes les possessions des Hohenzollern seront réunies dans le Royaume de Prusse. En 1698, Frédéric avait demandé à Andreas Schlüter la transformation du château de Berlin, en prévision de son élévation à la dignité impériale, puis en 1700, sur l'initiative de Leibniz, Berlin accueille la troisième Académie des sciences en Europe. Il fait également construire pour sa femme Sophie Charlotte le somptueux palais de Charlottenbourg à Berlin. Mais toute cette politique d'apparat, due en partie aux appétits de prestige du nouveau roi coûte cher : la cour dépense la moitié des revenus annuels. Enfin en 1711 Antoine Pesne, d'origine française, devient peintre de la Cour. En 1713, Frédéric-Guillaume Ier devient roi en Prusse. Il est resté comme le Soldatenkönig, le Roi-Sergent. C’est un roi qui aime les beuveries, les tabagies et les chants guerriers. Il s’entoure d’une garde de géants, célèbre dans toute l’Europe, pour laquelle il fait recruter de gré ou de force des géants partout sur le continent. Mais Frédéric-Guillaume se caractérise par un sens aigu du devoir envers l’État. Il consolide le royaume, renfloue les caisses par une économie austère, et fait de l’armée prussienne l’une des plus fortes du continent avec 76 000 hommes (à cette époque la France compte à peine le double et elle est beaucoup plus peuplée que la Prusse). Malgré son implication dans la Guerre du Nord, et l’acquisition de Stettin et de la Poméranie occidentale, Frédéric-Guillaume s’occupe surtout de perfectionner son armée, notamment en organisant des recrutements et un nouveau découpage en cantons : désormais (1711) chaque régiment se voit attribué un canton dans lequel il peut effectuer ses recrutements. Ce faisant il lègue à son fils un puissant instrument.

La Prusse de Frédéric le Grand

Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) Frédéric devient roi en 1740 sous le nom de Frédéric II, le Grand Frédéric. C’est un jeune homme de vingt-huit ans, d’éducation et de culture française, admirant Voltaire. Son père l’a souvent traité de fillette et il semble mal préparé pour le trône de son père, mais il se révélera un redoutable stratège et un véritable despote éclairé. Grâce à l’armée de son père, il peut attaquer l’Autriche de Marie-Thérèse, et en 1742 il conquiert la Silésie, région très riche qui augmente considérablement le territoire de la Prusse et sa population, ainsi que le comté de Glatz. C’est le déclenchement de la Guerre de Succession d'Autriche, ou Première Guerre de Silésie qui trouve son origine dans la Pragmatique Sanction. Charles VI d’Autriche était devenu empereur du Saint-Empire après la mort de son frère, n’ayant pas d’héritier mâle, il réussit en 1713 à faire accepter par les chancelleries européennes la Sanction qui permettait à sa fille Marie-Thérèse d’hériter de ses possessions en Europe centrale. À sa mort en 1740, Marie-Thérèse devint donc archiduchesse d’Autriche, mais les pays européens ne l’entendirent pas de cette oreille, Frédéric le premier. Après une guerre de huit ans, l’acquisition du duché de Silésie est confirmée à Frédéric II. Mais soucieuse de reconquérir la Silésie, Marie-Thérèse s’allie avec la Tsarine Élisabeth, de son côté George II, roi d’Angleterre et électeur de Hanovre s’allie avec la Prusse. Sentant l’encerclement le menacer, Frédéric prend l’initiative et envahit la Bohême et la Saxe en 1756. La guerre de Sept Ans, ou Seconde Guerre de Silésie, commence. La guerre oppose l’Autriche, la France, la Suède, la Russie, l’Espagne et la Saxe d’une part et la Prusse ainsi que l’Angleterre d’autre part. Très vite la situation devient dramatique, pratiquement seul contre tous, le Brandebourg est envahit, Berlin assiégée. Mais le jour de Noël 1761 la Tsarine Élisabeth meurt, et son neveu, Pierre III est couronné Tsar en janvier 1762. Admirateur de la Prusse et en premier lieu de Frédéric, Pierre conclut la paix avec le Hohenzollern et peu après la guerre se termine ; la Prusse est sauvée, et le traité d’Hubertsburg en 1763 officialise définitivement la possession de la Silésie à la Prusse. Cependant le royaume reste, vu son étendue d’Aix-la-Chapelle à Königsberg, divisé en trois parties : à l’est, la Prusse, au centre le Brandebourg et à l’ouest les possessions occidentales, incluses dans le Kleinstaaterei, terme intraduisible décrivant la mosaïque de principautés de l’Allemagne à cette époque, et l’un des facteurs empêchant la réalisation de l’unité. left Durant son règne de despote éclairé, Frédéric, aussi surnommé le vieux Fritz, confie à Georg Wenzelaus von Knobelsdorff la construction à Potsdam, au sud-ouest de Berlin, du château de Sans-Souci où il fait venir Voltaire et d’autres philosophes constituant une cour disparate et pittoresque. En 1744, il nomme le mathématicien malouin Maupertuis à la tête de l’Académie des Sciences de Berlin, laquelle compte également Leonhard Euler. Voltaire en fera partie et, à sa mort, après que Louis XVI aura refusé à l'Académie française le droit de célébrer une messe pour le repos de son âme, il en fera solennellement célébrer une à l'église catholique de Berlin, à laquelle assisteront tous les membres catholiques de son Académie. La même année Frédéric obtient le comté de Frise orientale, mais surtout, en 1772, d’un commun accord Russie, Autriche et Prusse se partagent une partie de la Pologne : Frédéric obtient la Prusse polonaise, sauf Thorn et Danzig. Désormais, la Prusse est réunie au Brandebourg. A la fin du règne de Frédéric, le territoire de la Prusse a presque doublé, et le trésor royal a été multiplié par huit.

L'avènement d'une puissance

En 1786, Frédéric-Guillaume II, neveu du vieux Fritz, est couronné roi de Prusse. C’est un roi médiocre qui laisse la réalité du pouvoir à ses ministres (notamment Wöllner), mais sous son règne, la Pologne est partagée une deuxième et une troisième fois. La Prusse y obtient la Posnanie et la région de Varsovie. Sous son règne, Langhans construit la porte de Brandebourg à Berlin (1791), Kant publie Critique de la raison pratique (1788). En 1797, Frédéric-Guillaume III devient roi de Prusse. Il est confronté aux dernières Guerres de Révolution puis aux Guerres napoléoniennes. Allié dans un premier temps à la France, il se retourne bientôt contre elle. En 1806, la Prusse déclare la guerre à la France : l’armée prussienne, malgré sa réputation, est vite défaite, notamment à Iéna et Auerstedt. Napoléon entre à Berlin ; le roi se replie à Königsberg. En 1807, la Prusse doit signer le traité de Tilsit : l’armée prussienne est réduite à 47 000 hommes et la Prusse est contrainte de procéder à des réformes intérieures (abolition du servage en 1807 ; autonomie accordée aux villes en 1808). Mais un profond sentiment germanique s’éveille alors et les Prussiens conservent et entraînent en secret une puissante armée. Mais plus que Frédéric-Guillaume, c’est surtout sa femme Louise qui incarna la résistance face à Napoléon et au français. Après la défaite de Russie, l’armée prussienne fond sur les restes de la Grande Armée. Finalement la Prusse et les autres puissances vainqueurs de 1815 remodèlent l’Europe au Congrès de Vienne. La Prusse doit céder les territoires acquis lors du troisième partage de la Pologne et une partie des territoires qu’elle a acquis lors du deuxième partage. Mais elle obtient pratiquement toute la Rhénanie et toute la Westphalie ainsi que toute la partie nord de l'ancien électorat de Saxe. Ainsi, les énormes bassins houillers de la Ruhr et de la Sarre lui permettront un essor économique considérable et lui permettra de réaliser l’Unité allemande. Une unité qui aurait pu être faite d’ailleurs lors du Congrès de Vienne mais qui, du fait des réticences des rois et des princes a été retardée d’un demi-siècle. En 1840, Frédéric-Guillaume IV est couronné Roi de Prusse. L’événement majeur de son règne est la Révolte de 1848 à Berlin. Les parlements sont dissous et les nouvelles assemblées proposent au Roi la couronne impériale d’Allemagne. Ce dernier refuse car l’assemblée n’est pas légitime et la Révolution est réprimée. A la fin de son règne, le roi est déclaré inapte à régner du fait de l’altération de ses facultés mentales ; c’est son frère Guillaume qui assure la régence jusqu’à la mort du roi.

La Prusse dans l'Empire allemand

Empire allemand] En 1861, Guillaume de Hohenzollern est couronné roi sous le nom de Guillaume Ier. Un an plus tard il fait appel à Bismarck, qui s’installe à la Chancellerie. C’est lui qui réalisera l’Unité allemande en évinçant les Habsbourg de l'Allemagne du Nord. Par une guerre commune avec l’Autriche contre le Danemark en 1864, la Guerre des Duchés, qui donne conjointement à la Prusse et à l’Autriche la gestion des duchés de Schleswig et de Holstein. Puis, prenant prétexte de la mauvaise gestion autrichienne, Bismarck déclare la guerre à l’Autriche en 1866. Ceux qui prévoyaient que la Guerre austro-prussienne serait longue et se solderait par la victoire de l’Autriche, ont vu leurs prévisions complètement bouleversées, en moins de trois semaines, avec les batailles de Langensalza et de Sadowa, ou Königgrätz. L’armée prussienne grâce à son armement de pointe, notamment Krupp, n’a fait qu’une bouchée de l’armée autrichienne, mal commandée et mal entraînée. La Prusse annexe donc les duchés de Schleswig-Holstein mais aussi le Hanovre, Francfort, la Hesse et Nassau. Désormais la Prusse est un territoire d’un seul tenant du Rhin au Niemen. Il ne reste plus à Bismarck qu'à parachever l'Unité allemande grâce à la Guerre franco-allemande de 1870. A cause de la Dépêche d'Ems, la France déclare la guerre à la Prusse. Là aussi l’armée prussienne, mais également bavaroise et wurtembergeois, sous le commandement de Von Moltke écrase l’armée française en deux semaines. Les Prussiens assiègent Paris et par le traité de Francfort (1871) annexent l’Alsace-Lorraine et obligent la France à payer une indemnité de cinq milliards de francs-or. Alsace-Lorraine. Tableau d'Anton von Werner]] Le 18 janvier 1871, 170 ans après que Frédéric Ier eut été couronné roi de Prusse, Guillaume Ier reçoit la couronne de l’Empire Allemand des mains des princes allemands, réunis dans la Galerie des Glaces du château de Versailles. Bismarck à atteint son but : l’Unité Allemande est achevée. Mais l’Empire est une fédération de 25 états réunis sous l’égide de la Prusse, et certains états conservent un particularisme très fort, comme la Bavière. Cette Bavière de Louis II, qui s’est fait octroyer par Bismarck des droits importants pour prix de son adhésion à l’Unité. En 1888, Frédéric III est couronné roi de Prusse et empereur d’Allemagne, mais il meurt trois mois plus tard, et son fils Guillaume lui succède sous le nom de Guillaume II. En 1890 il renvoie Bismarck et nomme des chanceliers qui lui sont dévoués, tel Bethmann-Hollweg. La guerre balaie l’Empire allemand et les Hohenzollern ; Guillaume abdique en novembre 1918, désormais, l’Allemagne est une république.

Les dernières années de la Prusse

Après la fin de la Première Guerre mondiale et la disparition de l'Empire allemand, la Prusse devient un Land de la nouvelle République de Weimar. Malgré les amputations territoriales qu'elle a subies (Perte d'Eupen et Malmédy, du Schleswig danois et des territoires polonais) elle demeure le plus grand des dix-sept länder allemands de l'époque. Son Landtag demeure longtemps socialiste ce qui retarde l'arrivée des nazis au pouvoir, mais aux élections de 1932 la Prusse tombe directement sous la coupe des nazis. Avec la venue d'Hitler au pouvoir, elle perd ses dernières institutions autonomes et s'intègre dans le IIIe Reich. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les puissances occupantes décidèrent la disparition symbolique de ce qu'elles considéraient comme le berceau du militarisme allemand : le 25 février 1947 leurs représentants proclamèrent la dissolution de l'État prussien.

Administration de la Prusse en 1914

Seconde Guerre mondiale
La Prusse en 1905
La Prusse était divisée en 12 (14) provinces: # Prusse orientale, capitale Königsberg # Prusse occidentale, capitale: Dantzig # Ville de Berlin # Brandebourg, capitale: Potsdam # Poméranie, capitale: Stettin # Posnanie, capitale: Posen # Silésie, capitale: Breslau # Saxe (aujourd'hui Saxe-Anhalt), capitale: Magdebourg # Schleswig-Holstein, capitale: Kiel - conquise en 1864 # Province d'Hanovre, capitale: Hanovre - conquise en 1866 # Westphalie, capitale Münster # Hesse-Nassau, capitale: Kassel - conquise en 1866 # Rhénanie, capitale: Coblence # Hohenzollern, capitale: Sigmaringen mais qui fait partie de la Rhénanie Les 12 provinces comprennent des Régences ou Présidences (Bezirke) et celles-ci des Cercles (Kreise). Chaque province a un parlement élu par celui des cercles.

Voir aussi


- Bleu de Prusse
- Preussag
- Liste des souverains de Brandebourg puis de Prusse

Catégorie:Prusse

Catégorie:Histoire de l'Allemagne ja:Category:プロイセン

1701

Catégorie:1701
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Cette page concerne l'année 1701 du calendrier grégorien.

Événements

Premier trimestre


- 1 janvier
  - Entrée en vigueur de l'union entre l'Angleterre et l'Irlande créant le Royaume-Uni.
  - Légende : Tournefort raconte, dans le tome Ier de son voyage au Levant, la manière dont il vit exhumer un broucolaque dans l'ile de Mycone, où il se trouvait le 1er janvier 1701. [http://users.net1plus.com/vyrdolak/hist210.htm]
- 18 janvier : Frédéric III de Brandebourg électeur de Saxe se proclame premier roi de Prusse. Début du règne de Frédéric Ier, roi de Prusse (fin en 1713). Berlin hérite au passage du statut de capitale.
- 26 janvier : Rétablissement de la Milice en France.
- 10 février : Le Parlement anglais vote l'Acte d'établissement excluant les catholiques du trône anglais, Jacques Stuart au premier chef.
- 22 février : Les Provinces-Unies reconnaissent Philippe V comme roi d'Espagne.
- 9 mars : Signature de l'alliance entre la France, l'Espagne et la Bavière.
- 20 mars : L'Angleterre reconnaît Philippe V comme roi d'Espagne.
- mars : Fondation en France du Journal de Trévoux. Ce célèbre journal créé par les jésuites Michel Le Tellier et Philippe Lalleman, porte le nom de la petite ville où il fut fondé.

Deuxième trimestre


- 23 mai - Le pirate William Kidd est pendu en place publique à Londres.

Troisième trimestre


- 20 juillet : Interrogés sur l'affaire dite du « Cas de conscience », quarante théologiens de la Sorbonne répondent que l'on peut accorder l'absolution sur son lit de mort à un ecclésiastique réfutant clairement les Cinq propositions attribuées à Jansenius, même si le mourant garde le silence quand il est interrogé sur l'auteur des fameuses propositions. Les Jésuites sont horrifiés par cette décision qu'ils jugent trop laxiste pour les Jansénistes ; une très vive polémique éclate. Elle ne sera réglée qu'en 1709 avec l'écrasement de l'opposition politico-religieuse basée autour de Port-Royal.
- 24 juillet : Fondation d'un centre de colonisation français à Detroit dans le Michigan actuel entre les lacs Érié et Huron sous le nom de Fort Ponchartrain.
- 4 août : Signature de la Grande paix de Montréal, traité de paix entre les Français et les Iroquois en Nouvelle-France (Amérique du Nord).
- 27 août : Signature à Madrid du contrat de l'Asiento, concédé à la France.
- 7 septembre : Coup d'envoi de la Guerre de Succession d'Espagne avec la signature de la « Grande Alliance » contre la France. Les membres de cette coalition sont les Provinces-Unies, l'Angleterre, l'Empire allemand, rejoints ensuite par le Portugal et la Savoie.

Quatrième trimestre


- 9 octobre : Fondation de l'Université de Yale à New Haven dans le Connecticut.
- 1 décembre : Début de la Seconde guerre du Nord (1701-1721) mettant notamment aux prises la Suède et la Russie.

Chronologies thématiques


- Arts
  - L'artiste japonais Korin produit des peintures et des laques.
- Sciences
  - 18 janvier : En guise d'inauguration de son règne, Frédéric Ier fonde l'Académie des sciences de Berlin.
  - Le mathématicien suisse Jacques Bernoulli établit la loi des grands nombres dit « théorème de Bernoulli ».

Naissances en 1701


- 28 janvier : Charles Marie de La Condamine, géographe français († 1774)
- 9 juillet : Comte de Maurepas, ministre de Louis XVI.
- 27 novembre : Anders Celsius, astronome, physicien et mathématicien suédois († 1744)

Décès en 1701


- 5 janvier : Louis François Marie Barbezieux, secrétaire d'état à la guerre de Louis XIV
- 28 mai : Anne-Hilarion de Costentin, comte de Tourville, amiral français
- 2 juin : Madeleine de Scudéry, écrivain française
- 9 juin : Monsieur, duc d'Orléans, frère de Louis XIV, au château de Saint-Cloud
- 16 septembre : le roi Jacques II d'Angleterre, en exil, à Saint-Germain-en-Laye __NOTOC__ ko:1701년 ms:1701 simple:1701

1918

ko:1918년 ms:1918 ja:1918年 simple:1918 th:พ.ศ. 2461 Catégorie:1918 Cette page concerne l'année 1918 du calendrier grégorien.

Événements

Première Guerre mondiale


- 8 janvier : 14 points du président américain Wilson.
- 21 mars : Offensive allemande en Picardie.
- 23 mars : Paris est bombardée par les Pariser Kanonen (et non la Grosse Bertha).
- 9 avril : Offensive allemande en Flandre.
- 27 mai : Offensive allemande du Chemin des Dames.
- 15 juillet : Offensive allemande en Champagne.
- 18 juillet : Début de la grande contre-offensive alliée.
- 8 août : Offensive alliée en Picardie.
- 15 septembre : Offensive alliée à Salonique.
- 15 septembre : Libération de Nancy.
- 19 septembre : La Bulgarie signe l'armistice.
- 24 octobre : Victoire italienne de Vittorio Veneto.
- 31 octobre : La Turquie signe l'armistice.
- 3 novembre : L'Autriche-Hongrie signe l'armistice.
- 9 novembre : Révolution en Allemagne, abdication du Kaiser Guillaume II.
- 11 novembre : Signature de l'armistice à Rethondes entre l'Allemagne et les alliés, marquant la fin de la Première Guerre mondiale.
- Retraite allemande sous la pression des troupes françaises, britanniques et américaines.

Europe


- 24 février : Déclaration d'indépendance de l'Estonie.
- 16/17 juillet : massacre de toute la famille impériale de Russie.
- 28 octobre : Proclamation de la République tchécoslovaque.
- En octobre, début de l'épidémie de grippe espagnole qui va faire plus de 20 millions de morts (fin en 1920).
- 11 novembre : Proclamation de la république de Pologne.
- En novembre, Proclamation du royaume des Serbes, des Croates, des Slovènes (future Yougoslavie).
- Droit de vote des femmes (de plus de trente ans) au Royaume-Uni.
- L'Islande devient un royaume indépendant du Danemark.
- : "Grande unification" de la Roumanie

Allemagne


- 13 novembre : Fondation du Stahlhelm (casque d'acier) par F. Sedte, recrutant les anciens combattants allemands déçus par la défaite.
- La révolution éclate en Allemagne. L'empereur Guillaume II d'Allemagne s'enfuit aux Pays-Bas.

France


- 13 décembre : Arrivée en France du président américain Woodrow Wilson.
- Arrestation de Joseph Caillaux, président du Conseil pour intelligence avec l'ennemi.
- Création des « Chèques postaux ».

Russie


- 5 janvier : Dissolution en Russie par les bolcheviks de l'Assemblée constituante où ils étaient minoritaires.
- 15 janvier : Le chef bolchevik Léon Trotsky organise l'Armée rouge en Russie.
- 3 mars : Paix de Brest-Litovsk, la Russie perd 800 000 km² et le quart de sa population.
- 28 octobre : Création des jeunesses communistes en Russie.
- Nicolas II de Russie, dernier tsar de Russie et sa famille sont exécutés par les bolcheviks.
- La guerre civile éclate entre les armées russes blanches et rouges.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- Mise en place d'un service aérien entre New York, Philadelphie et Washington.

Amérique latine


- Brésil : Fin de la crise qui durait depuis 1906, les richesses agricoles du pays (café, blé, caoutchouc et sucre) sont à nouveau exportées massivement.

Asie & Inde

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabe


- Début du sultanat ottoman de Mehmed VI Vahideddin (fin en 1922).

Arts & culture


- Le compositeur français Erik Satie compose Socrate.

Sciences & techniques


- Edwin Armstrong met au point le récepteur radio AM.
- L'astronome américain Harlow Shapley donne la mesure de notre Galaxie.
- Le plus grand télescope de l'époque est installé à l'observatoire du Mont Wilson aux États-Unis.

Sports

Naissances en 1918


- 15 janvier : Gamal Abdel Nasser, homme d'État égyptien († 28 septembre 1970)
- 26 janvier : Nicolae Ceauşescu, dictateur roumain († 25 décembre 1989)
- 28 janvier : Suzanne Flon, comédienne française
- 5 mars : James Tobin, économiste américain († 11 mars 2002)
- 18 avril : André Bazin, critique et théoricien de cinéma français († 11 novembre 1958)
- 23 avril : Maurice Druon, de l'Académie Française
- 24 avril : Robert Escarpit, universitaire, écrivain et journaliste français († 19 novembre 2000)
- 25 avril : Ella Fitzgerald, chanteuse américaine († 15 juin 1996)
- 25 avril : Alain Savary, personnalité politique française, ancien ministre de l'Education Nationale († 17 février 1988)
- 11 mai : Richard Feynman, physicien américain († 15 février 1988)
- 12 mai : Julius Rosenberg, espion (?) américain condanné à mort († 19 juin 1953, 35 ans)
- 10 juin : Patachou, chanteuse, française.
- 14 juillet : Ingmar Bergman, scénariste et réalisateur suédois
- 18 août : Robert Aldrich, producteur et réalisateur américain († 5 décembre 1983)
- 10 octobre : Thelonious Monk, pianiste et compositeur de jazz américain († 17 février 1982)
- 11 décembre : Alexandre Soljénitsyne, écrivain russe
- 25 décembre : Anouar el-Sadate, président de l'Égypte († 6 octobre 1981)

Décès en 1918


- 9 janvier : Émile Reynaud, inventeur du dessin animé
- 6 février : Gustav Klimt, peintre autrichien (° 14 juillet 1862)
- 25 mars : Claude Debussy, compositeur français
- 21 avril : Manfred von Richthofen, dit le Baron Rouge, as aérien allemand (° 2 mai 1892)
- 23 avril : Paul Sébillot, ethnologue français (° 6 février 1843)
- 1 mai : Grove Karl Gilbert, géologue étasunien
- 16 juillet : Anastasia, fille du tsar Nicolas II de Russie
- 28 septembre : Georg Simmel, philosophe et sociologue allemand
- 5 octobre : Roland Garros, pionnier de l'aviation français (° 6 octobre 1988)
- 7 octobre : Raymond Duchamp-Villon, sculpteur français
- 26 octobre : César Ritz, hôtelier et entrepreneur suisse
- 31 octobre : Egon Schiele, peintre autrichien (°1890)
- 9 novembre : Guillaume Apollinaire, poète français (°26 août 1880)
- 2 décembre : Edmond Rostand, écrivain (° 1868)
- Arthur Cravan : écrivain et boxeur d'origine anglaise __NOTOC__

1947

Cette page concerne l'année 1947 du calendrier grégorien.

Événements


- 4 avril : Création de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale) dont le siège sera établi à Montréal au Québec.
- 25 avril : Hô Chi Minh appelle à des négociations avec la France
- En octobre, création du GATT : accord général sur les tarifs douaniers.

Europe


- 10 février : Traité de Paris.
- 2 juillet : L'URSS refuse le plan Marshall : fin de la conférence de Paris (27 juin-2 juil).

Allemagne(s)


- 1 janvier : Mise en place de la bizone.
- 10 février : Traités de paix avec les alliés de l'Allemagne.
- 10 mars : Échec à Moscou d'une conférence des quatre sur l'Allemagne, la France rejoint la position des États-Unis et du Royaume-Uni (10 mars-5 avril).
- 18 décembre : Échec de la conférence « de la dernière chance » à Londres sur l'Allemagne (25 nov-19 déc).

Europe de l'Est


- 19 janvier : Le « bloc démocratique polonais » obtient 90% des voix aux élections législatives.
- 17 février : Premières émissions de la radio la Voix de l'Amérique à destination de l'URSS.
- 31 août : Victoire électorale des communistes, alliés aux socialistes, contre le parti des petits propriétaires, en Hongrie.
- 22 septembre : Doctrine Jdanov exposée ensuite lors de la réunion de Szlarska-Poreba en Pologne (30 sept-5 octobre).
- 5 octobre : Création du Kominform « Internationale communiste » en remplacement du Komintern, lors de la réunion de Szlarska-Poreba en Pologne (30 sept-5 oct).
- 21 novembre : Dissolution des partis d'opposition en Pologne et en Hongrie.
- 30 décembre : En Roumanie, abdication du roi Michel Ier et proclamation de la République populaire de Roumanie.
- La Roumanie et la Pologne deviennent des démocraties populaires.

Europe de l'Ouest


- 28 février : Les Britanniques demandent de l'aide aux Américains pour la guerre civile en Grèce.
- 5 juin : Annonce du Plan Marshall, en vue de la reconstruction économique de l'Europe et pour lutter contre le communisme (discours de Harvard) : l'aide sera distribuée du 1er avril 1948 au 30 juin 1952.
- 12 juillet : Conférence à Paris sur l'application du Plan Marshall : seize pays européens.
- 22 septembre : Adoption du Plan Marshall par la Conférence de Paris.
- La loi de succession réaffirme le principe de la monarchie en Espagne.
France

- 16 janvier :
  - Élection de Vincent Auriol à la présidence de la IVe République jusqu'en 1954. Début de la IV république en France (fin en 1958).
  - Démission du président du conseil du gouvernement Léon Blum (3).
  - Loi sur le nouveau statut de Charbonnages de France, réduisant le rôle des syndicats et des salariés.
- 22 janvier : Début du gouvernement Paul Ramadier (1) président du Conseil jusqu'au 21 octobre 1947.
- En janvier : Adoption du plan «de modernisation et d'équipement», plan Monnet.
- 7 avril : Le général Charles de Gaulle fonde le Rassemblement du Peuple Français (RPF).
- 25 avril : Début de la grève des usines Renault.
- 5 mai : Les ministres communistes sont renvoyés du gouvernement. Fin du tripartisme et création de la Troisième Force.
- En juin, vagues de grèves.
- 9 août : Début du 6eme Jamboree Mondial Scout à Moisson. [http://www.jamboree1947.com Jamboree 1947]
- 22 août : création de la FRRP (fédération française de randonnée pédestre).
- 19 octobre : Victoire du RPF aux élections municipales (19-26 oct).
- 21 octobre : Fin du gouvernement Paul Ramadier (1).
- 22 octobre : Début du nouveau gouvernement Paul Ramadier (2) président du Conseil.
- 19 novembre : Chute du gouvernement Paul Ramadier (2).
- 24 novembre : Début du gouvernement Robert Schuman (1) président du Conseil jusqu'au 19 juillet 1948. C'est un gouvernement de «Troisième Force» regroupant la SFIO (socialistes), le MRP (chrétiens-démocrates) et les radicaux.
- En novembre et décembre, début des grèves insurrectionnelles dans toute la France.
- 19 décembre : Scission au sein de la CGT, quittée par Léon Jouhaux et la tendance Force Ouvrière.
- Plan Marshall pour la France.
- Création de l'AGIRC (Association générale des instritutions de retraite des cadres).
Grande-Bretagne

- 15 août : Gandhi obtient l'indépendance de l'Inde.
- 20 novembre : Célébration à l'Abbaye de Westminster à Londres du mariage de la princesse Elisabeth d'Angleterre et du lieutenant Philippe Mountbatten.
- 17 décembre : Les tribunaux britanniques statuent que l'usage d'appareils contraceptifs peut justifier une demande en annulation de mariage.
Italie

- 31 mai : Les communistes sont chassés du gouvernement italien.
- Fondation du parti socialiste démocrate italien par Giuseppe Saragat.

Afrique


- 29 mars : Un soulèvement insurrectionnel éclate à Madagascar contre le régime colonial français.
- Grève des cheminots maliens et sénégalais du Chemin de fer du Dakar-Niger.

Amériques

Amérique du Nord

États-Unis

- 22 février : Harry Truman Loyalty Program : début des enquêtes sur les infiltrations communistes dans l'administration états-unienne.
- 12 mars : Doctrine Truman énoncée à propos de l'aide américaine en Grèce et en Turquie.
- 10 avril : Ronald Reagan, président de la Screen Actors Guild, accepte de dénoncer au FBI toute activité communiste au sein de l'organisation.
- 19 juin : Le gangster Bugsy Siegel est assassiné dans la demeure de sa petite amie, l'actrice Virginia Hill.
- 5 juillet : Larry Doby devient le premier joueur noir à prendre part à un match de la Ligue américaine de baseball.
- 26 juillet : Création de la CIA.

Amérique Latine

Asie & monde indien


- 1 février : Au Japon, une grève générale prévue par plusieurs organisations est interdite par le général MacArthur.
- Hô Chi Minh appelle à des négociations avec la France.
- Indépendance de Ceylan octroyée par la Grande-Bretagne.

Birmanie


- 27 janvier : Accord avec la Grande-Bretagne pour l'indépendance.
- En avril, le LAFPL d'Aung San remporte, aux élections, 196 des 202 sièges de l'Assemblée constitutionnelle :
- 16 juin : Indépendance de la Birmanie, sans lien aucun avec le Commonwealth.
- 19 juillet : Assassinat du Premier ministre Aung San avec six membres du Conseil exécutif. U Nu succède à Aung San. Ce même jour, l'ordre de l'insurrection communiste armée arrive de Moscou et Pékin via Calcutta.

Indes


- Lord Mountbatten devient vice-roi des Indes.
- 15 août : L'Inde obtient son indépendance de la Grande-Bretagne, mais il y aura formation de deux états : L'Inde et le Pakistan.
- En octobre, première guerre indo-pakistanaise, pour la possession du Cachemire (oct. 47-janv. 49).
- 2 novembre : Début du conflit entre l'Inde et le Pakistan au sujet du Cachemire.

Océanie & Pacifique


- 27 décembre : Indépendance de la République confédérale d'Indonésie.

Proche-Orient & monde arabe


- 27 septembre : Adoption du Statut de l'Algérie.

Palestine


- 2 avril : La Grande-Bretagne s'en remet aux Nations-Unies pour le règlement de la question palestinienne
- 29 novembre : Approbation par l'ONU du partage de la Palestine (33 pour, 13 contre, 10 abstentions). Deux états sont créés ainsi qu'une enclave internationalisée à Jérusalem. Le projet est rejeté par les Palestiniens et les pays arabes.

Arts & cultures


- Sergueï Prokofiev compose sa Sixième symphonie.
- Le styliste et couturier Christian Dior crée le « new-look » féminin.
- L'architecte suisse Le Corbusier débute la construction de la Cité radieuse à Marseille (1947-1952), vaste bâtiment qui comprend 350 logements répartis sur huit doubles niveaux, pour lequel il utilise son nouveau système de calcul des proportions.

Cinéma


- Le Diable au corps réalisé par Claude Autant-Lara.
- Antoine et Antoinette réalisé par Jacques Becker - Grand Prix du Festival de Cannes.
- Les Maudits réalisé par René Clément - Grand Prix du Festival de Cannes.
- Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot.
- Le Mur invisible d'Elia Kazan - Oscar du meilleur film.

Littérature & Théâtre


- 1 décembre : La canadienne Gabrielle Roy reçoit à Paris le prix Fémina, pour Bonheur d'occasion, elle est le premier écrivain canadien à recevoir un grand prix littéraire français.
- 3 décembre : La pièce Un tramway nommé désir de Tennessee Williams prend l'affiche à Broadway avec Marlon Brando et Jessica Tandy.
- Début du Livre de poche.
- Le romancier Albert Camus publie La peste.
- Paul Claudel entre à l'Académie française.
- L'écrivain français André Gide reçoit le prix Nobel de littérature.
- Le romancier Jean Genet publie Les Bonnes.
- Le romancier allemand Thomas Mann publie Le Docteur Faustus.
- Raymond Queneau publie Exercices de style.
- Boris Vian publie L'Écume des jours.
- Jean Vilar crée le Festival d'Avignon.

Sciences et techniques


- 14 octobre : Chuck Yeager devient, le premier pilote américain à briser le mur du son, à bord de son appareil, un « Bell X-One ».
- Découverte des Manuscrits de la Mer Morte.
- L'opération Highjump (4000 hommes, 13 navires et 23 avions) est organisée par la Navy américaine en Antarctique. Elle permet de cartographier de larges parties du continent à partir de 70 000 photos aériennes.

Médecine


- 10 janvier : Le virus de la poliomyélite est isolé par des chercheurs de l'université Stanford.
- 27 février : Première transmission d'une opération chirurgicale en circuit fermé à l'hôpital Johns Hopkins de Baltimore.

Physique & Chimie


- 23 décembre : Une équipe de chercheurs des Laboratoires Bell présente une nouvelle invention : Le transistor qui va ouvrir la voie à la miniaturisation des appareils électroniques, vaudra un prix Nobel à ses inventeurs.
- Sir Edward Appleton reçoit le prix Nobel de physique pour ses recherches sur l'ionosphère
- Le chimiste américain Willard Libby introduit la datation au carbone 14.
- Le physicien britannique Gabor invente l'hologramme.

Techniques appliquées


- 21 février : L'américain E. Land présente le premier polaroïd. L'appareil prend, développe et imprime les photos sur papier photographique. La photographie à développement instantané (procédé Polaroïd) est commercialisée.
- Premier vol supersonique en Californie.
- Première chaîne de « machines transferts » dans une usine « Renault ».
- À Ottawa, mise au point du compteur de Goulden et Mason, toujours en service, permettant compter les semences.

Sports


- Le Tour de France cycliste est remporté par le français Jean Robic, deuxième le français Édouard Fachleitner et troisième (+ montagne) l'italien Pierre Brambilla.
- 5 décembre : Le champion Joe Louis conserve son titre de champion du monde de poids lourds à la boxe en battant Jersey Joe Walcott aux points en 15 round à New York.
- Article détaillé : 1947 en sport

Naissances en 1947


- 6 janvier : Andréa Ferréol, actrice française
- 10 janvier : François Le Diascorn, photographe français
- 16 janvier : Juliet Berto, metteur en scène de théâtre et réalisatrice de cinéma
- 18 janvier : Takeshi Kitano, acteur et réalisateur japonais
- 20 janvier : Cyrille Guimard, coureur cycliste et directeur sportif français
- 26 janvier : Michel Sardou, chanteur français
- 5 février : Benoît Jacquot, réalisateur, scénariste français
- 11 mars : Tristan Murail, compositeur
- 18 mars : Patrick Chesnais, acteur français
- 24 mars : Louise Lanctôt, terroriste, novelliste québécoise
- 25 mars : Elton John, chanteur et compositeur britannique
- 8 avril : Pascal Lamy, haut fonctionnaire et homme politique français
- 12 avril : Tom Clancy, romancier américain
- 1er mai : Jacob Bekenstein, physicien israélien
- 28 mai : Sondra Locke, actrice américaine
- 16 juin : -minu, auteur et chroniqueur suisse
- 18 juin : Bernard Giraudeau, acteur français
- 10 juillet : Christine Caron, nageuse française
- 20 juillet : Carlos Santana, guitariste mexicain
- 20 juillet : Gerd Binnig, physicien allemand (prix Nobel de physique 1986)
- 31 juillet : Stone (Annie Gautrat), chanteuse française
- 12 août : Jirô Taniguchi, mangaka japonais
- 19 août : Michel Weyland , dessinateur et scénariste belge
- 21 septembre : Stephen King, écrivain américain
- 5 octobre : Brian Johnson, britannique, chanteur du groupe de hard rock AC/DC
- 7 octobre : France Gall, chanteuse française
- 26 octobre : Hillary Rodham Clinton, femme politique américaine
- 28 octobre : Henri Michel, footballeur français
- 12 novembre : Patrice Leconte, réalisateur français
- 28 novembre : Michel Berger, compositeur et chanteur français († 1992, 45 ans)
- 23 décembre : Henri Duvillard, skieur français
- 27 décembre : Abdallah Naaman, écrivain, historien et universitaire libanais

Décès en 1947


- 23 janvier : Pierre Bonnard, peintre français (° 1867, 80 ans)
- 25 janvier : Al Capone, gangster italo-américain (° 1899, 48 ans)
- 11 février : Kurt Lewin, psychologue américain (° 1890, 57 ans)
- 7 avril : Henry Ford, constructeur automobile américain (° 1863, 84 ans)
- 16 avril : Rudolf Höss, allemand, ancien commandant nazi du camp d'Auschwitz-Birkenau1900, 47 ans)
- 16 mai : Frederick Gowland Hopkins, physiologiste et chimiste anglais (° 1861, 86 ans)
- 8 septembre : Victor Horta, architecte belge (° 1861, 86 ans)
- 20 octobre : Paul Carton, médecin français, fondateur d'une méthode thérapeutique naturelle (° 1875, 72 ans)
- 28 novembre : Philippe Leclerc de Hauteclocque, soldat français, Maréchal de France (° 1902, 46 ans)
- 30 novembre : Ernst Lubitsch, réalisateur américain d'origine allemande (° 1892, 55 ans)
- 7 décembre : Tristan Bernard, écrivain français (° 1866, 81 ans) __NOTOC__ Catégorie:1947 ja:1947年 ko:1947년 ms:1947 simple:1947 th:พ.ศ. 2490

Allemagne

L'Allemagne (nom officiel en français : République fédérale d'Allemagne) est un pays d'Europe, membre du Conseil de l'Europe (1951), de l'OCDE, de l'Union de l'Europe Occidentale (1954), de l'OTAN (1955), de l'Union européenne (1958), de l'ONU (1973), de l'OSCE et de la zone euro.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Allemagne Même si l'allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, le territoire connu maintenant comme l'Allemagne ne fut créé qu'en 1871, lorsque la Confédération de l'Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurttemberg et Bavière) devinrent l'Empire allemand. L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, le Kaiser dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut jugée responsable de la guerre. Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permirent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Aussitôt, Hitler élimina toute opposition et prit le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devint officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d'Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939. L'Allemagne domina le début du conflit. Elle conquit une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourna au profit des pays alliés : le Royaume-Uni, les États-Unis, l'URSS qui écrasèrent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicida. 1945 Dévastée par la guerre, l'Allemagne et Berlin furent divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par une des nations vainqueurs (y compris la France). L'Allemagne fut finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide : la RFA (République fédérale d'Allemagne) à l'ouest et la RDA (République démocratique allemande) à l'est. Les territoires plus à l'est furent intégrés à la Pologne et à l'URSS. L'Allemagne de l'Ouest retrouva la croissance économique bien plus vite que l'Allemagne de l'Est. À la chute du mur de Berlin, symbole de la réunification de l'Allemagne, en novembre 1989, les deux pays ne possédaient pas du tout le même niveau économique. Cette différence se ressent aujourd'hui encore et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne.

Géographie

Union européenne Article détaillé : Géographie de l'Allemagne Superficie : 357 005 km²
Frontières terrestres : 3 618 km (Autriche 784 km ; Tchéquie 646 km ; Pays-Bas 577 km ; Pologne 456 km ; France 451 km; Suisse 334 km ; Belgique 167 km ; Luxembourg 135 km ; Danemark 68 km)
Littoral : 2 389 km
Extrémités d'altitude : - 2 m > 2 962 m (la Zugspitze) Voir aussi:
- Liste des îles d'Allemagne
- Villes d'Allemagne

Économie

Article détaillé : Économie de l'Allemagne L'Allemagne enregistre le plus grand PIB de l'Union européenne. La Commission européenne lui a reproché à plusieurs reprises le dépassement des 3 % de déficit autorisé par le Traité de Maastricht. Le taux de chômage est de 11.5 % en novembre 2005 (11 % janvier 2004, 12.1 % en janvier 2005) et le nombre de chômeurs s'élève à plus de 5 millions. Avant la mise en place de l'euro le 1er janvier 1999, l'unité monétaire allemande était le Deutsche Mark.

Démographie

Deutsche Mark Article détaillé : Démographie de l'Allemagne Le pays une fois réuni est devenu démographiquement la nation la plus importante de l'Union européenne. Cependant, sa population vieillit et décroît naturellement, et seule l'immigration empêche une baisse de la population. Population : 83 029 536 habitants (en 2001). 0-14 ans : 15,57 % ; 15-64 ans : 67,82 %; + 65 ans : 16,61 %
Densité : 232 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 75 ans (en 2000)
Espérance de vie des femmes : 81,1 ans (en 2000)
Taux de croissance de la pop. : 2,7 ‰ (en 1997)
Taux de natalité : 9,16 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité : 10,42 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité infantile : 4,71 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 1,4 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 4 ‰ (en 2001)
Personnes d'origine musulmane : 3,2 millions dont 2,5 millions sont turcs (2004)

Culture

Article détaillé : Culture de l'Allemagne L'Allemagne est la terre natale de compositeurs tels Beethoven, Bach, Brahms, Schumann, Wagner ou Carl Orff; de poètes tels Goethe, Schiller et Heine ; de philosophes tels Kant, Hegel, Karl Marx et Nietzsche, théologiens tels Luther et Bonhoeffer, d'écrivains tels Hermann Hesse, Thomas Mann et Grass ; de scientifiques tels Einstein, Born, Planck, Heisenberg, Hertz et Bunsen; et d'ingénieurs tels Otto, Daimler, Benz, Diesel et Linde.
- Langues régionales d'Allemagne
- Fêtes et jours fériés d'Allemagne
- Hymne national : Das Lied der Deutschen Les grandes organisations du culte en Allemagne sont la Evangelische Kirche in Deutschland et l'Église catholique romaine. La troisième organistion du culte est l'église orthodoxe grecque. L'église orthodoxe serbe est la sixième organisation du culte en Allemagne. La quatrième organisation du culte en Allemagne est l'Église apostolique arménienne. Plus connus sont les Témoins de Jéhovah, qui sont en 5 place.
- Liens vers des statistiques sur les religions en Allemagne: [http://www.remid.de]

Divers

Lignes de téléphone : 150,2 millions (en 1997)
Téléphones portables : 65 millions (en 2005)
Postes de radio : 77,8 millions (en 1997)
Postes de télévision : 51,4 millions (en 1998)
Utilisateurs d'Internet : 25 millions (en 2005)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 123 (en 2000)
Routes : 656 140 km (dont 650 891 km goudronnés) (en 1998)
Voies ferrées : 40 826 km (en 1998)
Voies navigables : 7 500 km
Nombre d'aéroports : 613 (dont 322 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Voir aussi

Articles connexes


- Liste des noms français de toponymes allemands
- Gouvernement Angela Merkel(2)
- Liste d'Allemands célèbres
- Liste des quotidiens allemands
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande)
- La naissance du nationalisme allemand en Prusse au début du XIXème siècle

Liens externes


- [http://lallemagneexpliquee.free.fr/ L'Allemagne expliquée : un site qui explique l'Allemagne, sa culture, ses traditions et les coutumes aux français]
- [http://www.bund.de/ Portail de l'administration allemande]
- [http://www.backinjob.de Travail en Allemagne]
- [http://www.amb-allemagne.fr/ Ambassade d'Allemagne en France]
- [http://www.deutschland.de/home.php?lang=3 Portail officiel culturel (en français)]
- [http://www.stadtpanoramen.de/ Des villes en images panoramiques]
- [http://fr.jurispedia.org/index.php/Allemagne Le droit allemand sur Jurispedia]
- [http://dw-world.de/ Deutsche Welle]
- [http://www.campus-germany.de/french Études et recherche en Allemagne]
- [http://www.dwellan.biz/documents/tourisme-en-allemagne.html Le tourisme en Allemagne]
- , [http://katalogdeutsch.net Katalog Deutsch] Annuaire de ressources pour l'Allemagne et la langue allemande]
-
als:Deutschland fiu-vro:S'aksamaa ja:ドイツ ko:독일 ms:Jerman roa-rup:Ghirmânii simple:Germany th:สหพันธ์สาธารณรัฐเยอรมนี zh-min-nan:Tek-kok

Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803)

Ces cartes illustre le développement territorial de la Prusse de 1415 à 1803 : Image:Prusse1415.gif Image:Prusse1618.gif Image:Prusse1648.gif Image:Prusse1740.gif Image:Prusse1786.gif Image:Prusse1803.gif Catégorie:Prusse

Pologne

|- valign="top" | Capitale || Varsovie |- valign="top" | Président
Premier ministre | style="white-space:nowrap" | Aleksander Kwaśniewski
Kazimierz Marcinkiewicz |{{{{{{{{{{{{{{{{commons|Category:Poland|la Pologne{wikitravel|la Pologne|Pologne{e{Pays d'Europe (UE)

Chevaliers Teutoniques

Histoire

L’ordre de la Maison Sainte-Marie des Teutoniques (Ordo Domus Sanctæ Mariæ Teutonicorum), plus connu sous le nom d'ordre des Chevaliers teutoniques (Deutscher Ritterorden ou Deutscher Ritter-Orden ou Haus der Ritter des Hospitals Sankt Marien der Deutschen zu Jerusalem , en allemand), fut fondé à Saint-Jean-d'Acre lors de la Troisième croisade, après la prise de Jérusalem par Saladin. A l'origine simple communauté charitable venant en aide aux pélerins chrétiens, il fut réorganisé en ordre militaire vers 1192 et obtint la reconnaissance officielle du pape Innocent III en 1198. Un siècle plus tard, en 1291, la prise d’Acre par les Mamelouks obligea les croisés à quitter la Terre sainte et contraignit l’ordre à reconsidérer sa mission. Finalement les chevaliers décidèrent de se replier sur leurs possessions de Prusse et de Livonie, où ils luttaient déjà contre les populations païennes d'Europe orientale. En effet, en 1226, le duc polonais Conrad de Mazovie leur avait demandé assistance dans son combat contre les Borussiens (Prussiens), peuplade balte rétive à toute christianisation. Au fil de leurs conquêtes, ils bâtirent de nouvelles villes comme Toruń (Thorn, 1231), Kaliningrad (Köenigsberg, 1255) ou encore Malbork (Marienburg, 1280) dont ils firent leur nouvelle capitale en 1309. Frédéric II de Hohenstaufen, alors empereur romain germanique et plus intéressé par leur action politique que religieuse, octroya aux Teutoniques tous les privilèges des princes d'Empire, dont le droit de souveraineté sur les territoires nouvellement conquis. Ils furent de surcroît renforcés par leur fusion avec les chevaliers porte-glaives en 1237. Ainsi, malgré une défaite face aux Russes d'Alexandre Nevski en 1242, l'ordre étendit rapidement sa domination sur la majeure partie des pays baltes, régnant sur la Prusse, la Courlande (en Lituanie), la Livonie (Lettonie) et l'Estonie, sans compter un grand nombre d'établissements de toutes sortes essentiellement localisés en Allemagne (Empire romain germanique). Vers la fin du , l'Ordre teutonique parvint à l'apogée de sa puissance. Empire romain germanique Néanmoins, la consolidation et l'émergence au sud du royaume de Pologne, christianisé et uni depuis 1386 au duché de Lituanie par mariage dynastique, menaçait directement la suprématie des chevaliers dans la région. Le tournant décisif fut atteint lorsque la crise larvée entre les deux ennemis héréditaires finit par éclater, en 1410 : lors de la bataille de Tannenberg (ou de Grunwald), une coallition lituano-polonaise dirigée par le roi Ladislas II Jagellon écrasa l'armée des Teutoniques. L'ordre y laissa plus de 13 000 morts, parmi lesquels le grand-maître en personne. Le traité de Thorn (Torùn, en polonais) restaura cependant le statu quo ante bellum (même situation qu'avant la guerre). Les luttes perdurèrent et Marienburg fut définitivement prise par les Polonais en 1464. A l'issue de la guerre de Trente ans, le second traité de Thorn (1466) cédait la Prusse occidentale et la ville de Dantzig (Gdańsk) à la Pologne, et faisait de l'État teutonique un vassal de cette dernière. Les chevaliers ne disposaient donc plus que de la Prusse orientale, sur laquelle ils n'étaient pas souverains. Ce dernier revers ne fit que confirmer l'inéluctable décadence de l'ordre. Au début du , un nouveau séisme secoua profondément ses fondements éprouvés. Depuis 1520, le vent de la Réforme soufflait sur les États allemands. Bien que l’organisation relevait de l’autorité directe du pape, le grand-maître Albrecht von Brandenburg trancha en 1525 en faveur de Luther. Il se convertit au protestantisme, sécularisa ses possessions et transforma la Prusse de l’Ordre-État teutonique (Ordensstaat Preußen) en duché héréditaire (Erbherzogtum Preußen). Toutefois certains chevaliers, catholiques inconditionnels, décidèrent d’élire leur propre grand-maître ; ils transférèrent leur siège à Mergentheim en Franconie et se réimplantèrent dans le Saint-Empire romain germanique. L’agonie de l’ordre n’en était que prolongée. En 1805, dans le traité de Presbourg, Napoléon accordait à l’empereur d’Autriche Frédéric II le droit de nommer comme grand-maître un prince de sa famille, à qui reviendraient tous les revenus de l’organisation. Le 24 avril 1809, à Ratisbonne, l’empereur des Français prononçait sa dissolution. Désormais, seules subsistaient quelques commanderies isolées en Autriche et à Utrecht. Un semblant d’ordre fut rétabli en 1834, mais il resta exclusivement sous tutelle autrichienne. Les œuvres qui se perpétuent de nos jours sont bien entendu de nature charitable et hospitalière ; elles opèrent essentiellement en Franconie.

Liens externes


- [http://www.deutscher-orden.de/ Site officiel de l'Ordre en Allemagne]
- [http://www.deutscher-orden.at/ Site officiel de l'Ordre en Autriche] Teutonique, Ordre Teutonique, Ordre Catégorie:Histoire du catholicisme dans les pays baltes Teutonique, Ordre Teutonique, Ordre Teutonique, Ordre ja:ドイツ騎士団

Borusse

Vieux prussien.

Chevaliers Teutoniques

Histoire

L’ordre de la Maison Sainte-Marie des Teutoniques (Ordo Domus Sanctæ Mariæ Teutonicorum), plus connu sous le nom d'ordre des Chevaliers teutoniques (Deutscher Ritterorden ou Deutscher Ritter-Orden ou Haus der Ritter des Hospitals Sankt Marien der Deutschen zu Jerusalem , en allemand), fut fondé à Saint-Jean-d'Acre lors de la Troisième croisade, après la prise de Jérusalem par Saladin. A l'origine simple communauté charitable venant en aide aux pélerins chrétiens, il fut réorganisé en ordre militaire vers 1192 et obtint la reconnaissance officielle du pape Innocent III en 1198. Un siècle plus tard, en 1291, la prise d’Acre par les Mamelouks obligea les croisés à quitter la Terre sainte et contraignit l’ordre à reconsidérer sa mission. Finalement les chevaliers décidèrent de se replier sur leurs possessions de Prusse et de Livonie, où ils luttaient déjà contre les populations païennes d'Europe orientale. En effet, en 1226, le duc polonais Conrad de Mazovie leur avait demandé assistance dans son combat contre les Borussiens (Prussiens), peuplade balte rétive à toute christianisation. Au fil de leurs conquêtes, ils bâtirent de nouvelles villes comme Toruń (Thorn, 1231), Kaliningrad (Köenigsberg, 1255) ou encore Malbork (Marienburg, 1280) dont ils firent leur nouvelle capitale en 1309. Frédéric II de Hohenstaufen, alors empereur romain germanique et plus intéressé par leur action politique que religieuse, octroya aux Teutoniques tous les privilèges des princes d'Empire, dont le droit de souveraineté sur les territoires nouvellement conquis. Ils furent de surcroît renforcés par leur fusion avec les chevaliers porte-glaives en 1237. Ainsi, malgré une défaite face aux Russes d'Alexandre Nevski en 1242, l'ordre étendit rapidement sa domination sur la majeure partie des pays baltes, régnant sur la Prusse, la Courlande (en Lituanie), la Livonie (Lettonie) et l'Estonie, sans compter un grand nombre d'établissements de toutes sortes essentiellement localisés en Allemagne (Empire romain germanique). Vers la fin du , l'Ordre teutonique parvint à l'apogée de sa puissance. Empire romain germanique Néanmoins, la consolidation et l'émergence au sud du royaume de Pologne, christianisé et uni depuis 1386 au duché de Lituanie par mariage dynastique, menaçait directement la suprématie des chevaliers dans la région. Le tournant décisif fut atteint lorsque la crise larvée entre les deux ennemis héréditaires finit par éclater, en 1410 : lors de la bataille de Tannenberg (ou de Grunwald), une coallition lituano-polonaise dirigée par le roi Ladislas II Jagellon écrasa l'armée des Teutoniques. L'ordre y laissa plus de 13 000 morts, parmi lesquels le grand-maître en personne. Le traité de Thorn (Torùn, en polonais) restaura cependant le statu quo ante bellum (même situation qu'avant la guerre). Les luttes perdurèrent et Marienburg fut définitivement prise par les Polonais en 1464. A l'issue de la guerre de Trente ans, le second traité de Thorn (1466) cédait la