Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
République Populaire De Chine

République populaire de Chine

:Cet article concerne la République populaire de Chine (Politique de la Chine) depuis 1949. Pour un aperçu panoramique de la civilisation chinoise, voir l'article Chine. Chine
La République populaire de Chine (RPC ; Pinyin : Zhōnghuá Rénmín Gònghéguó ; Traditionnel : 中華人民共和國 Simplifié : 中华人民共和国), communément appelée « Chine », est un État d'Asie. Depuis sa fondation en 1949, il est dirigé par le Parti communiste chinois (PCC). C'est actuellement le pays le plus peuplé du monde, avec plus de 1,3 milliards d'habitants, pour la plupart d'ethnie Han. C'est le plus grand pays d'Asie orientale et le quatrième plus grand pays au monde, après la Russie, le Canada et les États-Unis. Il partage une frontière avec quatorze pays : Viêt Nam, Laos, Birmanie, Inde, Bhoutan, Népal, Pakistan, Afghanistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Russie, Mongolie et Corée du Nord. Bien qu'étant considérée comme un pays communiste, la RPC a adopté une « économie socialiste de marché » où libéralisme économique et contrôle politique se côtoient en une formule spécifique. La Chine connaît plusieurs problèmes quant à la délimitation de ses frontières. Le moindre d'entre eux n'est pas la question de la République populaire de Chine sur Taiwan, qui ne semble pas en voie de résolution. Le contrôle de la mer de Chine méridionale est également un sujet conflictuel avec les États riverains (Malaisie, Vietnam, Indonésie). La Chine revendique en effet la souveraineté sur une série d'ilôts stratégiques, les îles Spartley et les îles Paracels. Depuis la rétrocession de Hong-Kong et Macao, le terme « Chine continentale » fait généralement référence à la RPC sans ces deux régions administratives spéciales.

Histoire

voir l'article sur l'Histoire de la République populaire de Chine

Politique intérieure

Cette section concerne la politique de la RPC en Chine continentale. Dans la terminologie des sciences politiques, la RPC a été un État communiste durant la majeure partie du XXe siècle, et est toujours considéré comme tel par beaucoup d'observateurs, aux rang desquels ne figurent pas les politologues. Il est difficile de caractériser la nature de la structure politique de la RPC. Le régime a été décrit comme autoritaire, communiste, socialiste. Cependant, beaucoup préfèrent associer les termes communiste et capitaliste pour décrire la RPC. Deng Xiao Ping avait proposé la locution "socialisme de marché" pour qualifier l'évolution du RPC. Les communistes qui ont conservé l'idée qu'une société communiste doit être effectivement contrôlée par ceux qui travaillent ont refusé à la Chine l'étiquette communiste, et ont parfois préféré de parler de "capitalisme d'Etat". Le gouvernement de la RPC est contrôlé par le Parti communiste chinois. Bien que des pas aient été fait dans le sens d'une libéralisation politique, notamment à travers des élections contestées au niveau des villages, le parti garde le contrôle effectif sur les décisions gouvernementales. Utilisant des méthodes autoritaristes pour mater les contrevenants, l'État tente de réduire les dissidences en améliorant l'économie, permettant dans une certaine mesure l'expression critique, et tolérant parfois des voix ouvertements critiques quand elles ne sont pas considérées comme subversives, c'est-à-dire organisées. La censure est une routine assimilées dans toute l'infrastructure médiatique, et le PCC réagit promptement à toutes les organisations qu'il considère comme une menace pour le régime, comme ce fut le cas lors des événements de Tian Anmen. Toutefois, la répression que le PCC emploie ou s'efforce d'opérer a ses limites. Les média ont aujourd'hui une liberté d'action qui, même sans objectif concerté, expose publiquement nombre de problèmes issus de la corruption et de l'inefficacité de sous-cadres du Parti. Quoique les protestations contre le Parti soient illégales, elles surviennent régulièrement au niveau local, sont parfois tolérées, et c'est leur médiatisation qui est à son tour interdite. Le soutien que le PCC obtient de la part de la population est difficile à saisir, en l'absence d'élections nationales ; les conversations et points de vue exposés parcellairements reflètent un éventail de vues divergentes. Beaucoup semblent apprécier le rôle de stabilisateur social que joue le gouvernement, qui a permis a l'économie de se développer sans interruption. Un problème politique majeur est l'augmentation des disparités entre riches et pauvres, et le mécontentement généralisé lié à la corruption répandue parmi les cadres du Parti. Il existe d'autre partis au sein de la RPC, bien qu'ils soient de facto considérés comme des sous-organes du PCC. Le PCC s'entretient avec ces partis lors d'une conférence spéciale, appelée la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois. L'influence de ces partis est très réduite, bien qu'ils puissent agir comme point de vue extérieur, sans avoir de pouvoir.

Ethnies

La RPC se décrit elle-même comme un État multi-ethnique, donnant une autonomie ethnique sous la forme d'entités administratives autonomes. La politique de la RPC donne des avantages aux minorités ethniques, comme des quotas d'admission au lycée, à l'université et aux postes d'administration publique. Le chauvinisme Han est officiellement condamné. Cependant, des mouvements indépendantistes existent au Tibet, au Xinjiang et à un degré moindre en Mongolie Intérieure. Les groupes indépendantistes et de nombreux observateurs étrangers critiquent la politique ethnique de la RPC. En premier lieu, l'organisation et le soutien financier de la colonisation Han de zones chinoises originellement non majoritairement Han est critiquée, l'inversion démographique jouant en défaveur des minorités. Cette politique est critiquée en Chine même : les Chinois Han du Xinjiang ou de Mongolie Intérieure par exemple se considèrent comme des "citoyens de seconde zone", étant données les avantages dont bénéficient les minorités. Certains considèrent cette politique trop favorables aux minorités, et menaçante pour l'intégrité territoriale du pays. {| border="0" |----- | Provinces
- Anhui (安徽)
- Fujian (福建)
- Gansu (甘肃)
- Guangdong (广东), c'est-à-dire Canton.
- Guizhou (贵州)
- Hainan (海南), l'Île du Sud
- Hebei (河北)
- Heilongjiang (黑龙江)
- Henan (河南)
- Hubei (湖北)
- Hunan (湖南)
- Jiangsu (江苏)
- Jiangxi (江西)
- Jilin (吉林)
- Liaoning (辽宁)
- Qinghai (青海)
- Shaanxi (陕西)
- Shandong (山东), « à l'Est de la Montagne »
- Shanxi (山西), « à l'Ouest de la Montagne »
- Sichuan (四川), les Quatre Fleuves
- Yunnan (云南), ou au Sud des Nuages
- Zhejiang (浙江) | valign="top" | Régions autonomes
- Guangxi (广西壮族自治区), pour la minorité Zhuang
- Mongolie intérieure (内蒙古自治区)
- Ningxia (宁夏回族自治区), pour la minorité Hui
- Xinjiang (新疆维吾尔自治区), ou Turkestan chinois, pour la minorité Ouighour
- Xizang ou Tibet (西藏自治区)
Municipalités
- Beijing (北京)
- Chongqing (重庆)
- Shanghai (上海)
- Tianjin (天津)
Régions administratives spéciales
- Hong Kong (香港)
- Macao (澳门) |{{{{{{{{{{{{{{{{{{entête tableau charte{e{er{ligne grise{e{e{ligne grise{e{e{e{e{ligne grise{e{e

Politique de la Chine

Cet article concerne la politique de la République Populaire de Chine continentale. À voir aussi, la Politique de la République de Chine (Taiwan), Politique de Hong-Kong et Politique de Macao. Le pouvoir politique opérationnel en République Populaire de Chine (RPC) est divisé entre trois organes : le Parti, l'État, et l'Armée. La RPC s'apparente en celà à la notion occidentale d'oligarchie dans la mesure où le pouvoir politique est directement lié au soutien d'un corps informel composé de 1000 à 2000 responsables détenant le pouvoir politique au sein des principaux organes de décision. La population de la RPC, l'immensité de son territoire et sa diversité sociale rendent impossibles les vélléites de contrôle réel de Pékin. Les leaders du gouvernement central, surtout depuis la publicité internationale donnée à leur répression lors des manifestations de la place Tiananmen, doivent de plus en plus construire un consensus pour de nouvelles législations entre les membres du Parti, les responsables locaux et régionaux, les personnages influents non-membres du Parti, et la population dans son ensemble. Toutefois, un contrôle est souvent maintenu sur la population grâce au contrôle de l'information, la propagande et la censure.

Le Parti Communiste Chinois

Le Parti Communiste Chinois (PCC), fort de plus de 63 millions de membres, continue de dominer le gouvernement. Dans les périodes de relative libéralisation, l'influence des gens et des organisations en-dehors de la structure formelle du Parti a tendu a s'accroître, spécialement dans la sphère économique. Sous le régime du système d'économie planifiée, chaque entreprise d'Etat devait avoir un Comité du Parti. L'introduction de l'économie de marché signifient que des institutions économiques ou le Parti a peu ou pas de pouvoir existent. Néanmoins, dans toutes les institutions gouvernementales de la RPC, le Comité du Parti maintient un rôle important. Le contrôle du Parti est moins fort dans les bureaux gouvernementaux et dans l'économie urbaine, industrielle, et culturelle. encore plus lache dans les zones rurales, ou la majorité des gens vivent. Son rôle le plus important consiste en la sélection et la promotion du personnel. Il constate aussi que le Parti et la direction des mesures étatiques sont suivis et que les non-membres du Parti ne créent pas d'organisations autonomes qui puissent contester l'ordre du Parti. Les petits groupes qui coordonnent les activités de différentes institutions sont particulièrement importants. Bien qu'il y ait un réglement qui prevoie qu'au moins un non-membre du Parti participe aux comités gouvernementaux, le fait d'être membre d'une Parti conserve une importance cruciale dans les décisions prises au cours des réunions ou sont prises les décisions les plus importantes. Théoriquement, l'organe le plus haut est le Congrès du Parti, qui doit se réunir tous les ans. Les réunions se sont faites plus irrégulieres durant la Revolution Culturelle mais sont redevenues regulières depuis. Le Parti élit le Comité Central et les principaux centres de pouvoir font formellement partie du Comite Central. Ces organes de base du Parti Communiste comprennent :
- Le Comité du Politburo, qui comprend aujourd'hui neuf membres ;
- Le Politburo, constitué de 22 membres (dont les membres du Comité du Politburo) ;
- Le Secrétariat, principal rouage administratif du PCC, présidé par le Secrétaire Général ;
- La Commission Militaire Centrale
- La Commission d'Inspection Disciplinaire, chargée de l'éradication de la corruption et des malfaisances au sein des cadres du Parti.

Structure de l'Etat

Les organes du pouvoir d'Etat sont le Congrés National du Peuple (CNP), le Président, et le conseil d'Etat. Les membres du COnseil d'Etat incluent le Premier ministre, un nombre variable de vice-premiers ministres (actuellement quatre), cinq conciliateurs d'Etat (théoriquement égaux aux vice-premiers ministres, mais avec des portefeuilles reduits), et 29 ministres et commissions du Conseil d'Etat. Dans les annees 1980, il y eut une tentative pour séparer les fonctions d'Etat et de Parti, avec le Parti decidant les grandes lignes politiques et l'Etat ayant pour tâche de les mettre en œuvre. Cet éffort de séparation a été abandonné au niveau du gouvernement central dans les années 1990, la direction politique de l'Etat étant detenue par les dirigeants du Parti, créant une concentration de pouvoir dans un faisceau unique. En même temps, un accord a été décidé, séparant le Parti et les bureaux d'Etat a des niveaux autres que ceux du gouvernement, et on ne connait pas aujourd'hui de membre de l'executif au niveau national qui soit en meme temps secrétaire du Parti. Il y a des cas speciaux pour les Regions Administratives Speciales de Hong-Kong et Macao ou le Parti Communiste ne fonctionne pas du tout, et dans les Regions autonomes ou, sur le modèle sovietique, les chefs de l'éxécutif sont les membres d'un groupe ethnique local, le secretaire general du Parti etant un Han non indigene. Sous le regime de la Constitution de la République Populaire de Chine, le CNP est le plus haut organe de pouvoir d'Etat en Chine. Il se reunit chaque annee environ deux semaines et approuve les nouvelles grandes lignes politiques, les lois, le budget, et les principaux changements de personnel. La plus grande partie de la législation de la RPC est adoptée par le Comité du Congrés National du Peuple (CCNP). La plupart des initiatives son représentées au CCNP pour qu'elles soient considérées par le conseil d'Etat après qu'elle aient obtenu l'aval du Comité du Politburo du Parti Communiste. Bien que le CNP approuve generalement les directives et recommndations personnelles du Conseil d'Etat, le CNP s'est de plus en plus saisi de son role de balancier vis-a-vis de la législation nationale, et est parvenu a forcer la revision de certaines lois. Par exemple, le conseil d'Etat et le Parti ont été incapables de faire passer une taxe sur le gasoil pour financer la construction d'autoroutes.

L'armee Populaire de Libération

L'Armee Populaire de Libération (APL) est controlée non par le Conseil d'Etat mais par la Commission Militaire Centrale, un corps composé principalement d'officiers militaires, mais depuis 2004, un civil y a un siège, Hu Jintao. A la différence de la plupart des armées nationales, le Ministere National de la Defense (qui a très peu de pouvoir dans le Conseil d'Etat) existe surtout pour coordoner les activités de liaison avec les autres militaires. En pratique, la Commision Militaire Centrale suit les décisions du Comité Militaire Central du Parti Communiste. Le Parti Communiste s'assure de la loyaute des militaires au moyens de procédures élaborées, y compris le système de zampolit dans lequel chaque unité d'armée a un officier qui répond non aux militaires mais au Parti. En plus, il y a eu un desir fort de la part des élites politiques de professionaliser l'APL et faire décroitre son rôle politique. Neanmoins, l'APL a été une importante force politique dans le passé quand la direction civile a laché les rênes, et conserve ce rôle potentiel pour le futur.

Principaux dirigeants


- President : Hu Jintao
- Vice-President : Zeng Qinghong
- Premier Ministre du Conseil d'Etat : Wen Jiabao

Comite du Politburo


- Hu Jintao (Secrétaire Général)
- Wu Bangguo
- Wen Jiabao
- Jia QInglin
- Zeng Qinghong
- Huang Ju
- Wu Guanzheng
- Li Changchun
- Luo Gan

Membres du Politburo

Wang Lequan - Wang Zhaoguo - Hui Liangyu - Liu Qi - Liu Yunshan - Li Changchun - Wu Yi - Wu Bangguo - Wu Guanzheng - Zhang Lichang - Zhang Dejiang - Chen Liangyu - Luo Gan - Zhou Yongkang - Hu Jintao - Yu Zhengsheng - He Guoqiang - Jia Qinglin - Guo Boxiong - Huang Ju - Cao Gangchuan - Zeng Qinghong - Zeng Peiyan - Wen Jiabao

Partis politiques minoritaires

Huit partis politiques minoritaires existent depuis 1950. Ils sont tous acceptés formellement par le Parti Communiste Chinois et leurs activités sont dirigées par le bureau du Front Uni du PCC. Bien qu'elles soient rigoureusement organisées sans faire de concurrence au PCC, des membres de ces partis se retrouvent individuellement a certaines étapes d'élaboration des lois et politiques d'Etat, et un reglement prévoit que les institutions d'Etat aient au moins un membre des partis politiques mineurs. Les partis mineurs incluent le Comite Revolutionnaire du Guomindang Chinois, fondé en 1948 par des membres dissidents du Guomindang sous le controle du Général Chang Kai-Shek ; la Ligue Démocratique Chinoise, fondée en 1941 par des intellectuels ; l'Association de Construction Nationale Démocratique de Chine, formée en 1945 par des éducateurs et des capitalistes nationaux (industriels et commercants), l'Association Chinoise pour Promotion de la Démocratie, fondée en 1945 par des intellectuals médecins, éducateurs d’ écoles primaries et colleges, ainsi que d’ éditeurs ; le Parti Démocratique des Travailleurs et Paysans Chinois, fondé en 1930 par des intellectuals médecins, artistes et éducateurs ; le Parti Chinoi pour l’Intéret Public, fondé en 1925 pour attirer le soutien des Chinois d’Outre-mer, la Société Jiusan, fondée en 1945 par un groupe de professeurs d’université et de scientifiques pour commémorer la victoire “de la guerre internationale contre le fascisme”, la Ligue de Gouvernement Autonome de Taiwan, créée en 1947 par les “patriotes soutenant la démocratie taiwanaise et resident en Chine continentale”. La coordination des huits partis politiques est assure par la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois.

Fonctionnement Politique

Systeme judiciaire

Les efforts du gouvernement pour assurer un systeme legal sont visibles et sont en plein développement. Apres la Révolution culturelle, les leaders de la RPC ont centré leurs efforts sur le développement d’un systeme legal restreignant les abus des autorités officielles et les exces révolutionnaires. En 1982, le Congres National du Peuple a adopté une nouvelle constitution d’Etat mettant l’accent sur le concept de reglement par la loi, selon lequel le Parti Communiste et les organisations d’Etat sont théoriquement égales devant la loi. Ce concept a été renforcé par un amendement constitutionnel en 1999. Beaucoup de commentateurs ont remarqué que l’accent mis sur le reglement par la loi accroit le pouvoir du Parti communiste chinois plutot que l’inverse, dans la mesure ou le Parti est le mieux placé pour changer les lois. Depuis 1979, quand le processus de constitution d’un systeme legal a commencé, plus de 300 lois et reglements, la plupart dans le domaine économique, ont été promulguées. Apres l’entrée de la Chine a l’OMC, beaucoup d’autres lois liées a l’ economies ont été mises en places, et d’autres ont été amendées. L’utilisation de groupes de citoyens formés en comités qui résolvent pres de 90% des conflits civils et certains cas criminels mineurs est un instrument d’innovation notable. Il existe plus de 800 000 comités de ce type dans les zones urbaines et rurales. La réforme judiciaire est devenue une priorité du gouvernement dans les années 1990. La legislation faite pour modernizer et professionaliser les juristes, les juges et les prisons ont été votées. La Loi de Procédure Administrative de 1994 autorise les citoyens a poursuivre les autorités officielles pour abus d’autorité ou malfaisance. En plus de cela, la loi criminelle et les procedures criminelles ont été amendées pour introduire des reformes significatives. Les amendements des lois criminelles ont aboli le crime d’activite “contre-revolutionnaire” (auquel toute reference ou mention a ete abandonne avec l’amendement consitutionnel de 1999), tandis que les reformes de procedures criminelles ont encourage l’etablissement de procedures de process plus transparentes et equitables. La constitution de la RPC et ses lois proposent une matiere suffisante pour les droits de l’homme, y compris dans leur representation, mais permettent aussi une limitation de ces droits dans leur application. Bien que la situation des droits de l'Homme ait remarquablement evolue en Chine continentale depuis les annees 1960, (l’amendement constitutionnel de 2004 precise nommement que l’Etat doit proteger les droits de l’homme), le gouvernement demeure autoritaire et est determine a s’opposer a toute velleite d’opposition a l’ordre comme les separatistes du Tibet ou du Xinjiang. Amnesty International estime que la RPC detient plusieurs milliers de prisonniers politiques. Bien qu’illegaux, des cas de tortures ont ete reportes par les autorites civiles.

Mouvement Démocratique Chinois

Questions ethniques

La RPC se definit elle-meme comme un Etat multi-ethnique donnant une autonomie ethnique par le systeme d’entites administratives autonomes en accord avec la section 6 du chapitre 3 (articles 111-112) de la Constitution de la Republique Populaire de Chine, plus detaille dans la Loi sur l’Autonomie Ethnique Regionale de la Republique Populaire de Chine. La politique de la RPC donne des avantages aux minorities ethniques dans leurs regions telles que le non-controle des naissances, des quotas d’admission aux ecoles, d’emplois dans le gouvernement, et d’admissions militaries. Le chauvinisme Han est officiellement condamne, a cause des 56 minorites officiellement ayant un statut egal a l’ethnie majoritaire Han qui constitue la nation Chinoise (Zhonghua Minzu). Tandis que certains en Chine ou en-dehors de Chine considerent que cette politique envers les minorities satisfont legitimement leurs revendications en leur donnant un role actif dans la RPC, d’autres les critiquent pour des raisons diverses. La RPC a a faire face aux mouvements d’independence du Tibet, du Xinjiang et dans une moindre mesure, de la Mongolie Interieure. Beaucoup de Tibetains et D’Ouighours considerent leurs territories comme des pays qui leur appartiennent de plein droit, et ressentent la loi chinoise comme une forme de colonialisme. Ainsi, des groupes pour l’independence et beaucoup d’observateurs etrangers critiquent la politique de la RPC envers les minorités. Par exemple, les Chinois Han sont venus de plus en plus nombreux vers le Xinjiang et le Tibet depuis les annees 50. Avant les reformes economiques, beaucoup d’entre eux etaient ouvriers, soldats et prisonniers forces a s’installer dans ces regions, pris en charge par des organizations telles que la Societe de Construction et de Production du Xinjiang. Les reformes economiques recentes et le developpement du tourisme ont eu pour consequence un vaste flux d’immigration economique vers le Xinjiang et le Tibet, pleins d’opportunites commerciales ; de plus, le gouvernement a mis en place des programmes favorisant le deplacement de paysans des regions surpeuplees vers les regions peu peuplees comme le Tibet et le Xinjiang. Enfin, les cadres ont egalement ete attires par des avantages financiers, sans resultat notable. Ces cadres sont postes quelques annees puis remplaces. Les groupes pour l’independence considerent ces pratiques comme chauvinistes et coloniales, destinees a augmenter la proportion de Chinois Han et consolider l'occupation du Tibet ou interdire à d'autres ethnies d'accéder à leur indépendance. L’exemple le plus parlant est au Xinjiang, ou les statistiques officielles montrent que les Chinois Han ont augmente considerablement en nombre ces cinquante dernieres annees. Certains Chinois Han sont egalement critiques envers ces politiques. Les Chinois Han du Xinjiang et de Mongolie Interieure sont confrontes a une population hostile a leur presesence et a des lois qui les desavantages au niveau de l’education et de l’emploi, et se sentent victimes d’une forme de racisme administratif. Ces Chinois Han sont donc en faveur d’un abandon de ces avantages en faveur des minorities. Certains considerent meme que ces politiques ont renforcé certaines volontés d’independence qui menacent l’integrite du territoire chinois. Sous le coup de ces critiques, beaucoup de Chinois Han considerent que toutes les minorites et les Chinois Han devraient etre regoupes sous la denomination unique du concept de Zhongguo Minzu. Les reformes economiques recentes ont cependant largement avantages les migrants Han residant dans ces regions autonomes.
-


Chine

:Cet article concerne la civilisation chinoise. Voir les articles République Populaire de Chine et Taiwan (République de Chine) pour les États modernes correspondant au terme « Chine »Taiwan (République de Chine)
La Chine (中国/中國 Zhōngguó, Wade-Giles: Chung-kuo, EFEO : Tchong-kouo ; litt. « Pays du Milieu ») recouvre un ensemble de pays et de cultures s'étant succédés en Asie orientale depuis 4000 ans. Aujourd'hui, la Chine peut être considérée, selon les points de vue, comme une seule civilisation ou un ensemble de civilisations diverses. De même, il peut s'agir d'une nation ou de plusieurs nations distinctes. La Chine est la plus vieille civilisation existant encore actuellement ; son histoire s'est caractérisée par une suite de divisions et de réunifications, de guerres et de paix, sur un territoire changeant. Pendant des siècles, la Chine a également été une des civilisations les plus scientifiquement avancées, et son influence est présente encore aujourd'hui dans de nombreux pays d'Asie. C'est aujourd'hui le troisième pays du monde en superficie, et le premier pays par sa population : un humain sur cinq est chinois.(population résidente seulement) La dernière dynastie impériale chinoise Qing a connu sa période de déclin durant la phase d'expansion coloniale des pays occidentaux, menant le pays a la ruine après les guerres de l'Opium. Ce n'est qu'après la victoire contre l'armée japonaise en 1945 que la Chine a pu se constituer comme nation. Politiquement, deux États distincts prétendent détenir la souveraineté sur la Chine. Ce qu'il est d'usage d'appeler la « Chine continentale » est dans la pratique administrée par la République Populaire de Chine, fondée par le leader communiste Mao Zedong en 1949 à Pékin, après une victoire militaire rejetant sur l'île de Taiwan le leader nationaliste Tchang Kaï-chek et le gouvernement de la République de Chine, fondée en 1912 par Sun Yat-sen sur les décombres de l'Empire Chinois de la dynastie des Qing. Aujourd'hui, la Chine, au sens restrictif ou large du terme, est l'objet d'une fascination pour le reste du monde ; son développement économique, engagé en 1978 par les réformes de Deng Xiaoping et ses successeurs, en font aujourd'hui un des principaux acteurs économiques et géopolitiques mondiaux.

Présentation

La Chine n'est pas « un pays » au sens nationaliste étroit du terme, la Chine est un concept d'universalité, une façon d'accomplir l'humanité, un intermédiaire entre l'homme et l'harmonie cosmique. (Simon Leys, Essais sur la Chine, p. 532) La Chine est avant tout la très longue histoire d'un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée qui continue aujourd'hui d'intriguer les occidentaux. Si ceux qui s'intéressent à tel ou tel aspect de la Chine, comme les arts martiaux, la calligraphie ou même la cuisine, sont de plus en plus nombreux, cet « Empire Céleste » si lointain et différent reste souvent difficile à comprendre. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd'hui comme à l'époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du XX siècle, les nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution culturelle n'ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd'hui la Chine est dans une période d'ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd'hui souvent qualifiée d'« usine du monde » et des études ont montré que le panier de la ménagère française, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine. Géographiquement, la Chine a progressivement atteint depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d'un continent. Son histoire est rythmée par des mouvements d'unifications suivis de désintégration, les longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties étant entrecoupées et reliées par des périodes de division et de chaos. C'est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd'hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu'on peut faire remonter aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations, et qui irrigue toute l'activité intellectuelle. Sur la pensée de Confucius, Maître éducateur, et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d'État par la plupart des empereurs qui se sont succédé sur le trône. D'autres courants de pensée et d'autres personnages ont contribué à informer la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le taoïsme, le bouddhisme, le néo-confucianisme et jusqu'au marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxisme montrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s'est isolée du reste du monde que pendant une courte partie de son histoire. La culture chinoise est toutefois marquée par une profonde originalité qui la rend à la fois attirante et difficile d'accès. Souvent obscure et incomprise, difficile à interpréter et à analyser, elle fait encore trop souvent office de miroir des craintes ou des espoirs fantasmatique des occidentaux. Pourtant, l'« expérience humaine » chinoise, qui s'est confrontée aux mêmes problèmes que les autres, est d'une ampleur et d'une richesse telles qu'on ne peut pas la tenir pour quantité négligeable. Pour paraphraser Simon Leys, cité en exergue, la Chine est une autre façon d'accomplir la même chose : l'humanité.

Noms

Les chinois ont utilisé plusieurs noms pour désigner leur pays. Le plus courant aujourd'hui est 中国 (Zhōngguó, prononcé /tʂuŋkwo/). 中 (Zhōng) désigne le centre, l'axe, le milieu, intermédiaire, et représente une ligne traversant un carré en son milieu. 国 (Guó) désigne le pays, la nation, et représente le jade (c'est-à-dire la richesse) entouré de frontières. Le caractère Guó en graphie traditionnelle 國 représente un territoire 口 défendu par un mur 一 et des armes 戈. Ce terme a eu à l'origine un nombre de sens plus restreints, et s'est élargi ultérieurement pour désigner l'ensemble du territoire chinois. Wang Er-min (王爾敏), historien de l'Academia sinica, a recensé les sens de l'expression dans les textes pré-impériaux ; il en a identifié cinq, les trois plus fréquents étant, par ordre décroissant : région occupée par les Hua ou les Xia (ou Huaxia), premier peuple chinois selon la tradition ; territoire délimité ; ville principale, cité. Les deux autres sont : pays situés au centre et pays égaux entre eux, désignant essentiellement les principaux pays de l'époque des Royaumes combattants. Néanmoins, Zhongguo n'entra jamais dans l'appellation officielle de l'entité politique gouvernant le territoire chinois. On employait autrefois le nom de la dynastie, celui des Qin (秦) ayant donné le mot Chine et le préfixe Sino- après être passé à travers de nombreuses langues le long de la route de la soie pour atteindre finalement l'Europe. Les fondateurs du royaume chinois de Liao, ainsi que Diego Barbosa (1516) et Garcia da Orta (1563) mentionnent le mot Chine. Lorsqu'ils envisagèrent l'établissement d'une république, Sun Yat-sen et ses compagnons ne voulurent pas reprendre le terme Zhongguo, pourtant courant, car il était employé par les puissances impérialistes occidentales ; il voulaient encore moins de Shina (支那), terme réducteur utilisé par les Japonais durant les guerres sino-japonaises, imprégné de colonialisme, qu'on retrouve dans la transcription chinoise de Indochine (印度支那). Ils choisirent de combiner zhong avec hua (華chin.trad. 华 chin.simpl.). Le sinogramme hua, qui peut aussi se lire comme "magnifique", est un des éléments de Huaxia (華夏), terme qui désigne dans les écrits des Royaumes combattants les premiers Chinois, "les tribus de Huang di et de Yan Di". Qian Mu (錢穆), historien, considère qu'il s'agit du nom de leur territoire, Hua étant une montagne du Henan, Xia l'ancien nom de la rivière Han (漢水). D'autres historiens pensent que l'ethnie Xia, qui aurait donné son nom à la première dynastie de l'histoire chinoise, était qualifiée de hua, dont un des sens est "peint", du fait que ses membres se tatouaient. Le terme Zhonghua fut mentionné pour la première fois en 1894 par Sun Yat-sen à Hawaï dans un discours. Il est inclus dans les appellations de la République de Chine et de la République populaire de Chine. Dans les œuvres anciennes de la philosophie et de la littérature chinoise, on trouve souvent la métaphore 天下, tiānxià, qui veut dire sous le ciel et désigne aussi la Chine. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l'empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d'êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre. Zhongguo et Tianxia sont parfois traduits en Empire du Milieu et Céleste Empire dans les ouvrages littéraires occidentaux anciens. Marco Polo avait donné deux noms à la Chine : la Chine du Nord est appelée Cathay (nom qui vient de Kithan) alors que la Chine du Sud est désignée sous le nom de Manzi ou Manji. "Kithan" est à l'origine du nom en russe de la Chine : Китай. La Chine a également été identifiée à la "Sérica", lieu d'origine de la soie selon les Romains. Aujourd'hui, le mot "Chine" fait généralement référence a Chine continentale (中國大陸,zhōngguó dàlù en mandarin), ou parfois à la République Populaire de Chine, Hong-Kong et Macao inclus, plus rarement encore a la RPC et Taiwan, qui correspond alors à la zone économique de la "Grande Chine" (大中華地區). La traduction la plus courante de "Chinois" est Zhongguoren (中國人), "personne de Chine". Néanmoins, on lui préfère souvent Huaren (華人) pour les Chinois d'Outre-mer, terme qui a remplacé Tangren (唐人), "personne de la dynastie Tang", que s'étaient donné les immigrants chinois d'Asie et d'Amérique (pourtant arrivés sous les Ming), du fait du prestige de cette dynastie. Hanren (漢人), "personne de la dynastie Han" distingue les Chinois proprement dit des autres nationalités de Chine.

Histoire

Voir les articles détaillés : Histoire de la Chine, Histoire de la République populaire de Chine et Chronologie de la Chine "合久必分,分久必合" : "[La Chine] unie se désagrégera ; dispersée, se recomposera" (Histoire des Trois Royaumes) La Chine est un foyer majeur de civilisation. Elle est devenue dès la fondation de l'empire par la dynastie des Qin une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques. Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de l'empereur se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes millénaristes voyaient le jour, et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chefs de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin, ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel. Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie comme Zhu Yuanzhang, le fondateur des Ming, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'intégralité du pays, on considérait qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et qu'il pouvait fonder une nouvelle dynastie. En près de deux millénaires, plusieurs royaumes furent fondés sur le territoire chinois par des ethnies non-Han ou mixtes, et deux grandes dynasties sont d'origine étrangère : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue. Sous les Han, les Tang, les Song, les Ming et les Qing (dynastie mandchoue) le pays connut de longues périodes de paix. A l'exception des Qing, ces dynasties correspondent à des périodes de prospérité pendant lesquelles on peut considérer que la Chine était le plus grand, le plus stable et le plus riche État du monde. Même pendant les périodes d'unité, la culture chinoise a toujours consisté en un tissu très composite, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité ne sont pas sans rapport avec l'emploi d'une écriture relativement détachée de la phonétique, qui permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.

L'essor de la Chine moderne

écriture Lors de la Révolution Industrielle initiée en Angleterre, la Chine des Qing se ferma aux influences étrangères : cela a sans doute contribué, dans un contexte d'internationalisation des échanges et de colonialisme, à son déclin économique et technologique. Suite aux guerres de l'opium (1839-1842), les Traités inégaux forcèrent l'empire Qing à diviser son territoire en zones d'influence attribuées aux Huit armées étrangères alliées, ouvertes sans conditions au commerce étranger : l'Allemagne, par exemple, occupait le Shandong, la France le Yunnan. L'économie du pays, axée sur le commerce de l'opium, fut ruinée, son autonomie politique abolie de facto. En 1851 commença la rébellion des Taiping, alimentée par les croyances des sociétés secrètes de Chine méridionale, et prônant un mouvement de réformes radicales. Mal organisée, l'armée des Taiping fut défaite en 1864, avec l'appui des troupes franco-britanniques. Lors de la première guerre sino-japonaise (1894 -1895), le Japon vainquit les troupes impériales, et obtint l'île de Taiwan et les îles Penghu a travers le traité de Shimonoseki. En 1898, la Grande-Bretagne obtint une concession de 99 ans sur les Nouveaux Territoires (y compris New Kowloon et Lantau). La Grande-Bretagne, la Russie, le Japon, la France, l'Allemagne et la Belgique tirèrent parti de l'état de déréliction croissante du pays pour élargir chacun sa sphère d'influence. Sous la pression d’intellectuels et hommes politiques progressistes, la république est décidée en 1911 et proclamée en 1912 par Sun Yat-sen ; le dernier empereur, Pu Yi, abdique. Yuan Shi-kai, devenu président, proclame le rétablissement de la monarchie en 1915. Sa mort, en 1916, contribue au chaos économique et politique du pays : la conférence de Paris, en 1919, attribue le Shandong, revendiqué par l’Allemagne récemment défaite, au Japon. Le mouvement du 4 mai 1919 éclate en signe de protestation. En 1921, le Parti communiste chinois est créé à Shanghai. Entre-temps, Sun Yat-sen a multiplié les contacts et demandes d’assistance auprès de la jeune Union soviétique. En 1923, il fonde à Canton l’académie de Huangpu, et forme son successeur, Chang Kai-chek. A la mort de Sun Yat-sen en 1925, celui-ci mène avec succès l’Expédition du Nord, reprenant aux seigneurs de guerre la moitié Nord du pays. En avril 1927, il proclame l’établissement de la capitale à Nankin, instaurant la période dite de la République de Nankin. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l'armée du Guomindang : le parti a le contrôle nominal de l’ensemble du pays, et obtient une reconnaissance internationale. Fin 1931, Mao Zedong proclame la République soviétique chinoise du Jiangxi. Fin 1934, il entame la Longue Marche (12 500 kilomètres), parvenant à rallier au fur et à mesure environ 100 000 hommes. Fin 1935, il se fixe avec eux à Yan'an. En 1932, le royaume fantoche de Manchukuo dont Pu Yi était le souverain nominal avait été établi par les Japonais en Mandchourie, réduisant considérablement le support industriel du Guomindang. La deuxième guerre sino-japonaise se préparait. Menacé par l’occupation japonaise et les mutineries de ses troupes, le parti nationaliste s’allia aux communistes contre l'envahisseur. Exacerbée par le massacre de Nankin en 1937, la lutte anti-japonaise fortifia cette alliance jusqu’en 1940, où des conflits entre communistes et nationalistes reprirent épisodiquement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis accordèrent une aide financière massive au Guomindang dans le cadre de l’effort de guerre anti-japonais ; les traités inégaux furent abolis par les Américains et les Britanniques en 1943. En février 1945, la conférence de Yalta autorisa l’Union soviétique, avec l’accord tacite du Parti communiste chinois, à chasser l’armée japonaise de Mandchourie. En 1947, l’aide américaine, s’avérant inefficace, pris fin. En 1948, les troupes du Guomindang étaient démoralisées, épuisées par la guerre anti-japonaise et la corruption du parti nationaliste. Après son installation à Yan’an, Mao Zedong avait entrepris d'appliquer les principes marxistes-leninistes à la gestion des territoires qu'il occupait, menant une guerilla paysanne et ralliant les masses rurales. En janvier 1949, son mouvement avait rallié la majorité du pays et Pékin fut prise sans combat par l’Armée populaire de libération ; elle redevint capitale de la Chine sous l'appellation internationale de Beijing. Entre avril et novembre, la plupart des autres villes tombèrent sans grande résistance aux mains des communistes. Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait la République Populaire de Chine à Pékin. En décembre, Chang Kai-chek proclamait Taipei capitale provisoire de la République de Chine.

Territoire

Pour les régions administratives de la République Populaire de Chine, voir l'article Provinces de Chine

Aperçu historique

Les dynasties Shang et particulièrement Zhou, premières entités géopolitiques à l'origine du futur empire chinois fondé par Qin Shi Huangdi, étaient situées dans la région du Fleuve Jaune. Depuis, le territoire s'est étendu dans toutes les directions, avec des périodes de rétrécissement ou de divisions, atteignant son apogée durant les dynasties Tang, Yuan et Qing. La Chine des Qing incluait des territoires situés actuellement en Extrême-Orient russe, en Asie Centrale et en Mongolie. L'empereur de Chine se considérait en général comme le suzerain des régions environnantes. Beaucoup d'ethnies dites "barbares" étaient soumises au tribut. Les ambassades et cadeaux envoyés par les souverains étrangers étaient parfois également interprétés comme des signes d'allégeance. L'importance territoriale de la Grande Muraille de Chine a été réduite avec l'accession au pouvoir de la dynastie Qing, qui inclut la Mandchourie, située au nord de la muraille, dans son territoire. En 1683, avec la reddition du bref Royaume de Tungning établi par Koxinga à Taïwan où l'implantation Han venait de débuter, l'île devint une partie de l'empire Qing, l'archipel des Pescadores inclu. Siège de une, puis deux préfectures provinciales, Taïwan fut cédé au Japon après la première guerre sino-japonaise en 1895. En 1945, à la fin de la seconde guerre sino-japonaise, le Japon abandonna ses prétentions sur l'île par le Traité de Paix de San Francisco, et la République de Chine en prit le contrôle, avant de s'y installer en 1949 après la prise du pouvoir par le PCC. Depuis, la souveraineté du territoire est l'objet d'un conflit non résolu entre la RPC et la RC. La montée du mouvement indépendantiste taïwanais, qui ne conteste pas seulement l'autorité de la RPC, mais le principe même du rattachement de Taïwan à la Chine, rend le problème encore plus complexe. Voir aussi : Taiwan, Tibet

Divisions politiques historiques

Le découpage administratif de la Chine a varié au gré des changements d'administrations. Le premier niveau de division était les provinces, puis les préfectures, sous-préfectures, départements, commanderies, districts et enfin cantons. Les divisions les plus récentes ont ajouté le statut de ville-préfecture, ville-canton, villes et zones urbaines. Historiquement, la plupart des dynasties chinoises ont pris leur essor dans le coeur de la Chine, a partir d'un des deux fleuves principaux, le Fleuve Jaune et le Yang-Tsé. Plusieurs dynasties ont eu des volontés expansionistes, s'engageant dans des régions telles que la Mongolie Intérieure, la Mandchourie, le Xinjiang, et le Tibet. La dynastie mandchoue des Qing et ses successeurs, la République de Chine et la République Populaire de Chine, ont cimenté les incorporations de ces territoires. Ces territoires étaient délimitées par des "limbes" plutot que des frontieres rigides, bien connues alors dans les pays industrialisés. Ce probleme de délimitation a donné lieu a une série de critiques sur l'intégration de certains territoires en RPC, notamment celle du Tibet et du Xinjiang (qui signifie "nouvelles frontieres en chinois").

Géographie et climat

Tibet Voir les articles détaillés : Géographie de la Chine et Villes de Chine La Chine comprend une immense variété de paysages, avec des plateaux et des montagnes a l'ouest, et des plaines a l'est. Ainsi, les fleuves principaux coulent d'ouest en est, dont le Yang-Tsé (Chang Jiang, ou "long fleuve"), le Fleuve Jaune (centre-est), l'Amour (nord-est) ; certains coulent vers le sud (Riviere des Perles, Mékong, Brahmapoutre...). La plupart de ces fleuves se jettent dans la Mer de Chine. La plupart des terres arables chinoises se situent autour des deux fleuves principaux, le Yang-Tsé et le Fleuve Jaune, qui sont aussi les foyers principaux des anciennes civilisations chinoises. A l'est, sur le littoral de la Mer Jaune et de la partie orientale de la Mer de Chine, se trouvent de vastes plaines alluviales toujours densément peuplées ; le littoral de la partie méridionale de la Mer de Chine est plus montagneuse. A l'ouest se trouvent de grandes plaines alluviales, avec de grands plateaux calcaires dans la région tibétaine, ou se dresse le Mont Everest. Au nord-ouest s'étendent les déserts du Takla-Makan et du Gobi, qui ont gagné en superficie, sans doute en raison de la sécheresse et de l'influence de l'agriculture. Pendant de nombreuses dynasties, la frontiere sud-ouest de la Chine a été délimitée par les hautes montagnes et les profondes vallées du Yunnan, qui séparent la Chine moderne du Myanmar, du Laos et du Vietnam. La Chine comporte de nombreux climats : au nord, un climat sec avec de séveres hivers ; au centre, un climat plus tempéré ; au sud, un climat sub-tropical. Les formations paléozoïques de Chine sont pour la plupart marines ; les dépots du mésosoïque et du tertiaire proviennent d'estuaires et d'eaux douces, ou de terres. Des groupent volcaniques composent certaines parties des grandes plaines du nord. Dans les péninsules du Liaodong et du Shandong se trouvent des plateaux basaltiques. Les conséquences de l'industrialisation et de la déforestation sont considérées être a l'origine des tempetes de sable en provenance du désert de Gobi qui frappent la capitale, et de l'augmentations des violents typhons qui frappent le sud du pays.

Économie

La Chine est actuellement (octobre 2005) l'une, sinon la plus, dynamique économie du monde, avec une croissance de 9% sur l'ensemble de l'année 2004 (cependant, ce chiffre est à prendre avec prudence, car de gros doutes subsistent sur la véracité des documents officiels, qui pourrait selon certains économistes, être minimisés). Toujours pour l'année 2004, le Produit intérieur brut (PIB) était d'environ 1 228 milliards d'euros.

L'atelier du monde

La Chine est surnomée l'atelier du monde, car de nombreuses entreprises sous-traitent la fabrication de produits manufacturés et ainsi réduisent énormément les coûts. Certains de ces sous-traitants exploitent littéralement leurs ouvriers. En août 2005, un film montrant les conditions de travail dans deux usines fabriquant des livres pour Walt Disney a été montré à la presse américaine. On peut y voir des ouvriers faisant des heures supplémentaires sans être payés et certains d'entre eux sont blessés aux mains car les presses d'imprimeries sont mal protégées. Bien que la population soit baillonée et la critique contre le pouvoir rapidement étouffée, de nombreuses grèves ont pourtant lieu. L'organisation non gouvernementale (ONG) China Labour Watch en a dénombrée 57 000 en 2004, impliquant 3 millions de personnes. Consciente du problème et du risque de déstabilisation du pouvoir, le gouvernement chinois tente de créer des syndicats, sous contrôle du Parti communiste chinois, pour établir un dialogue avec les entreprises et ainsi améliorer les conditions de travail et les salaires. Mais cela n'empêche pas le gouvernement d'emprisonner des grévistes, lorsque ceux-ci franchissent certaines limites...

Démographie

Parti communiste chinois Voir l'article détaillé : Démographie de la Chine :La Chine est un vaste pays, et qui est peuplé de chinois (Général de Gaulle) C'est souvent la proportion colossale de la démographie chinoise qui nourrit le plus les craintes et les fantasmes des occidentaux. Aujourd'hui les entreprises se battent pour obtenir un accès à son marché jugé potentiellement immense, alors qu'hier on craignait le déferlement du Péril jaune. Pays à l'agriculture traditionnellement prospère, la Chine a très tôt pu développer une population rurale dense et des agglomérations importantes. Sous les Song, des villes comme Guangzhou (Canton) connaissaient une densité de population ainsi qu'une organisation administrative sans égales à l'époque. Plus d'une centaine d'ethnies ont existé en Chine, l'ethnie Han restant toujours majoritaire quantitativement. Cette ethnie, composée d'une nébuleuse de peuples assimilés, ne résiste toutefois pas au concept d'une ethnie Han homogene, et pourrait etre elle-meme divisée en sous-catégories partageant les memes traits culturels. Beaucoup de Han ont maintenu leurs traditions ,et en particulier leur langue, en continuant de s'identifier a l'ethnie Han. Le terme "Zhonghua minzu" est utilisé comme un notion de sinité transcendant les divisions ethniques au sein de la Chine. Le gouvernement de la RPC reconnait actuellement 56 minorites ethniques officielles, plus l'ethnie Han. Sa population est la plus grande du monde, dépassant les 1,3 milliards d'individus, soit 20% environ des 6,4 milliards d'individus vivant actuellement d'apres les estimations de l'OMS. L'absence de contrôle des naissances sous Mao Zedong, encourageant au contraire les Chinois a procreer une armée de "petits soldats", a contribué à l'explosion démographique dont on observe les résultats aujourd'hui. A les fin des années 1970, la politique de l'enfant unique a été la réponse a cette explosion, freinant le développement démographique du pays.

Médecine

Voir l'article détaillé : Médecine chinoise La médecine traditionnelle chinoise, constitue un des aspects les plus fascinants de la civilisation chinoise. Les approches différentes sur le traitement des pathologies (diagnostic a partir du pouls, de la complexion du visage), comprennent notamment une participation active du patient, qui est appelé a changer son alimentation si besoin est. Les décoctions de médecine traditionnelle, prescrites a la fin d'une consultation, sont destinées a « rééquilibrer les principes vitaux », contre-balancer les mouvements de chaud et de froid, a l'instar des médecines pré-socratiques en Occident. Un autre mode d'intervention du médecin chinois est l'acupuncture : suivant les méridiens ou lignes de flux vital parcourant le corps, des aiguilles sont plantées a travers la peau pour rétablir une circulation optimale du souffle vital ou qi. En Chine, elle est souvent combinée avec l'utilisation des médicaments traditionnels. On peut considérer la médecine chinoise traditionnelle comme essentiellement indirecte dans ses moyens et préventive dans ses fins. Contrairement à l'habitude occidentale qui veut que l'on oublie son corps quand tout va bien et que l'on ne s'en préoccupe qu'en cas de trouble, les Chinois tendent à être constamment attentifs à leur état, à l'affut de signes de déséquilibre qu'ils chercheront à corriger par l'alimentation ou l'usage de remèdes traditionnels ou "alternatifs". Cela explique l'énorme demande en produits naturels ou diététiques, visible particulièrement dans le domaine des produits censés améliorer les performances sexuelles, qui ne constituent en fait que la partie visible de l'iceberg. Des lotions, onguents, potions et remèdes divers sont souvent ramenés comme souvenirs de voyage par les Chinois.

Religion

Voir l'article détaillé : Religions en Chine La Chine a été un centre unique de rayonnement religieux : la plupart des grandes religions du monde l'ont traversé ou y ont pris naissance : la notion même de religion y a été interrogée à plusieurs reprises, notamment à l'égard du confucianisme ; toutefois, il ne fait aujourd'hui nul doute que l'étymologie du mot (religion comme "lien") y soit plus que vérifiée à travers l'interprétation, la transfiguration ou l'acclimatation que la Chine lui a proposée au cours de plusieurs millénaires.

Le Yi Jing

De nombreux traits religieux spécifiquement chinois ont été canonisés à travers le Yi Jing, ou Classique des Mutations chinois. Issu de la scapulomancie ou interprétation de signes d'origine naturelle, cet ouvrage a engendré des générations de traditions interprétatives. Le règne des éléments complémentaires, yin et yang, y sont déclinés à travers ses chapitres, de nature hermétique. Intrinsèquement lié aux rituels divinatoires, c'est un manuel d'interprétation chamanique, où les vertus métaphysiques des caractères chinois trouvent leur naissance académique.

Le taoïsme

Religions en Chine Le taoïsme, ou plutôt les écoles et courants taoïstes, sont apparus à partir du IIe siècle, inspirés par les courants du Yin-Yang et des Cinq éléments, ainsi que par les écrits du philosophe Lǎo Zi (ou Lao-tseu) (老子), dont le fameux Livre de la Voie et de la Vertu, (en chinois 道德經 Dàodé Jīng), est, avec le Livre des Mutations (易經 Yì Jīng), aux sources de l'ésotérisme chinois. Ils se sont constamment enrichis de nouvelles influences et ont fourni à l'ensemble de la religion chinoise beaucoup de ses concepts et pratiques ainsi qu'un certain nombre de divinités. Les maîtres taoïstes prennent en charge beaucoup de rites spécialisés. Il y aurait aujourd'hui plus de 1 500 temples taoïstes en Chine. "Taoïsme" désigne souvent un ensemble syncrétique de pratiques religieuses et rituelles, plus répandu aujourd'hui en Chine méridionale, où la géomancie, les formules incantatoires écrites, le culte du terroir se croisent. Proche d'un type de compréhension magique du monde, cette religion est très active aujourd'hui à Hong-Kong et Canton, et parmi les communautés cantonaises d'outre-mer. Néanmoins, l'usage du terme "taoïste" par un Chinois n'a pas le même sens selon qu'il s'adresse à un étranger ou à un compatriote. Vis à vis des non-chinois, le terme désigne n'importe quel pratiquant d'une forme de la religion populaire très imprégnée de taoïsme, alors que seul un maître taoïste ou une personne recevant l'enseignement ésotérique d'un maître s'identifieront comme taoïstes face à un Chinois. La notion de simple fidèle taoïste n'existe donc pas selon la conception traditionnelle, mais en Chine populaire, où la religion chinoise se redéveloppe par décision d'État exclusivement dans le cadre d'écoles taoïstes, tous ses pratiquants sont appelés taoïstes.

Le confucianisme

Fondé sur l'enseignement de la vie de Confucius, notamment à travers ses Entretiens et les ouvrages de ses disciples tels que Mencius, le confucianisme a été érigé en doctrine d'État, trouvant son paroxysme sous la dynastie Song. Naturellement voué aux interprétations des dynasties régnantes, la doctrine originelle de Confucius n'est toutefois pas nécessairement synonyme de soumission aux institutions, comme certains contemporains l'observent. Historiquement, le confucianisme a toutefois contribué à imposer l'idéologie des "cinq relations" entre sujets, destinée à affermir l'ordre social et le lien cosmique entre position hiérarchique et vertu céleste.

Le bouddhisme

Apparu dès le premier siècle après Jésus-Christ, le bouddhisme a profondément marqué les croyances religieuses en Chine, engendrant parfois de violentes vagues de répression anti-bouddhiques. La Chine a constitué un des centres majeurs de civilisation bouddhique au monde, par son œuvre de traduction et d'expansion de la religion à travers de nombreuses régions d'Asie. Le Japon et la Corée en particulier ont largement bénéficié de la richesse de transmission des traditions bouddhiques en Chine. Le bouddhisme chinois appartient en majorité au courant mahâyâna. L'une de ses formes, le bouddhisme tibétain (ou lamaïsme), répandu surtout au Tibet et en Mongolie intérieure, recrute de plus en plus d'adeptes parmi les Hans depuis quelques décennies. Le bouddhisme du Petit Véhicule est également présent, mais nettement minoritaire. On estime qu'il y a environ 13 000 temples bouddhistes en Chine.

L'Islam

À partir VIIe siècle, l'Islam a constitué un autre vecteur d'échanges culturel particulièrement riche en Chine, notamment au travers de la route de la soie, où des cultures pluri-culturelles ont émergé par exemple dans la région du Tarim, encore vivantes aujourd'hui. Le Yunnan a également été un de ces points d'échanges sino-islamiques : le célèbre navigateur Zheng He était un musulman originaire du Yunnan. Les membres de l'ethnie Hui, en tout point semblables culturellement aux Han actuels en-dehors de leur religion, sont issus de Hans convertis ayant absorbé des musulmans non-chinois. L'Islam a connu sa plus forte expansion sous la dynastie des Yuan (元) (1271-1368). On compte aujourd'hui près de 30 000 mosquées dans le pays.

Le christianisme

Les premières traces de la culture chrétienne en Chine remontent à des stèles nestoriennes du VIIème siècle. Puis vinrent au XIII siècle des Franciscains, dont l'activité missionaire fut interrompue un siècle plus tard sur ordre de l'empereur. C'est à partir des missionaires jésuites, tout d'abord portugais, que des contacts réguliers ont été entrenus entre les mondes chinois et occidental, la Chine restant relativement imperméable aux vélléités expansionsites chrétiennes. En 1601 Matteo Ricci et ses compagnons furent admis à Pékin, mais les missions furent closes en 1773 sur ordre papal. Le protestantisme a été introduit à partir des guerres de l'opium à travers des missionaires britanniques. Il y a à présent plus de 4 600 églises et sites de réunion catholiques et 12 000 temples et plus de 25 000 lieux de culte protestants. L'Église orthodoxe est présente pour répondre aux besoins des Chinois d'origine russe, installés dans les confins Nord et Ouest du pays, mais reste très marginale.

Autres religions

La religion traditionnelle chinoise, ensemble des croyances et pratiques religieuses de la majorité des Chinois avant 1949 ; les différentes écoles taoïstes, qui constituent son pôle spéculatif et spécialisé, en sont nées et l'ont enrichie de nombreux concepts, rites et divinités. Le taoïsme et le bouddhisme populaires sont des formes de cet ensemble syncrétiste qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance officielle car il n'est globalement représenté par aucun organisme ou association. Populaire et sans canon propre, le gouvernement de la RPC n'a pas jugé bon de la "ressuciter" comme il l'a fait pour les religions disposant d'un corpus de textes pouvant faire l'objet d'un enseignement universitaire, lors de la relative libéralisation religieuse des années 70. Quelques pratiques ont néanmoins revu le jour, avec la reprise par exemple des pélerinages au temple de Mazu dans la province du Fujian, qui attirent des pèlerins venus de Taïwan, où la religion traditionnelle est encore très vivante. Malgré la méfiance du PCC vis à vis des organisations ou mouvements civils de grande envergure, une nouvelle religion syncrétiste, Falun gong, a émergé en 1992. D'après le ministère de la Sécurité publique (1998),elle compterait 80 millions de sympathisants. Le chamanisme est pratiqué principalement par les minorités chinoises ; le Dongba est une sorte de paganisme lamaïsé, survivance d'une ancienne religion pratiquée par les Naxi, une des nombreuses minorités ethniques de Chine, d'origine tibétaine, vivant dans le Yunnan. Comme les chrétiens, les juifs ont dû parvenir en Chine pour la première fois au en suivant la route de la soie. Quatre communautés juives existent en Chine, à Harbin, Shanghai, Canton et Kaifeng ; cette dernière, découverte par Matteo Ricci au , remonterait à la dynastie Song.

Culture

Voir l'article détaillé : Culture chinoise En tant qu'entité linguistique et culturelle relativement homogène et continue, dont la longévité surprend (et bouleverse les théories du déclin nécessaire des civilisations), la Chine a développé une culture originale et immense, qui a exploré presque tous les modes d'expressions connus : littérature, calligraphie, peinture, musique, etc. Elle a de plus inventé un art qui n'a pas d'équivalent dans les autres cultures : la calligraphie, art considéré comme le plus noble et le plus raffiné. Son économie de moyens (un pinceau, de l'encre noire, une feuille de papier absorbant) et son cadre très contraignant (l'ordre et la disposition des traits sont déterminés) en font, paradoxalement, un art dans lequel l'expressivité est à son comble : le pinceau y tient lieu de « sismographe de l'âme ». Article proche du thème de la culture chinoise : Art contemporain chinois ; Musique chinoise moderne ; Cuisine chinoise

Littérature

Voir l'article détaillé : Littérature chinoise Une infime partie de la production écrite de la civilisation chinoise est accessible en langues occidentales et bien peu d'œuvres sont connues du grand public. Etant donné le contexte particulier de ce pays, sa littérature au sens large a connu des évolutions différentes de celle des autres régions du monde. L'épopée, par exemple, y est singulièrement absente. En revanche, les anecdotes, contes, faits divers, courtes biographies, ainsi que les essais, les commentaires des classiques, les traités, les compilations sont des genres foisonnants. Parmi les livres et les auteurs chinois qui ont été traduits et lus en Occident, on peut noter : Pérégrinations vers l'Ouest, Au bord de l'eau, Le Rêve au Pavillon rouge, la poésie de Du Fu et de Li Bai, ainsi que l'auteur moderne majeur qu'est Lu Xun. Des articles proches du thème de la littérature chinoise : Article détaillé : Culture chinoise ~ Arts de la Chine ~ Chinois célèbres ~ Mandarin ~ Caractères chinois (sinogrammes) ~ Théâtre chinois vvv

Jours fériés et fêtes traditionnelles

|+ Jours fériés et fêtes ! Date !! Nom français !! Nom local !! Remarques |- | || Nouvel an || 元旦 yuán dàn |Férié |- | 1 jour du 1 mois lunaire | Fête de Printemps (Nouvel An chinois) | 春节 Chūnjié|| Basée sur le calendrier chinois |- | 15 jour du 1 mois lunaire || Fête des lanternes | 元宵节 Yuánxiāojié || Basée sur le calendrier chinois |- | Début avril || Qīngmíng, Lumière Pure | 清明节 Qīngmīngjié || voir calendrier chinois.
Environ 15 jours après l'Équinoxe de printemps
Jour de visite des cimetières |----- | 5 jour du 5 mois lunaire | Fête des bateaux dragons (Fête du dragon) | 端午节 Duānwǔjié || Basée sur le calendrier chinois |- | 7 jour du 7 mois lunaire | Fête chinoise des amoureux | 七巧节 Qiqiaojie ||Basée sur le calendrier chinois |----- | 15 jour du 7 mois lunaire || Fête des fantômes affamés | 中元节 Zhōngyuánjié || Basée sur le calendrier chinois |- | 15 jour du 8 mois lunaire | Fête de la mi-automne (Fête de la lune) | 中秋节 Zhōngqiūujié || Basée sur le calendrier chinois |----- | 9 jour du 9 mois lunaire || Fête du double neuf | 重阳节 Chóngyángjié || Basée sur le calendrier chinois |{{{{{{{{

Pinyin

Catégorie:Méthode de transcription Catégorie:Langue chinoise Le Pinyin (拼音 pīnyīn) signifie littéralement « épeler les sons » en mandarin et se réfère au hanyu pinyin (汉语拼音 hànyǔ pīnyīn, signifiant littéralement : « épeler les sons de la langue des Han »), qui est un système de romanisation (transcription phonétique en écriture latine) du mandarin, utilisé en République populaire de Chine. Le projet de transcription de la langue chinoise (référence absolue du système Pinyin) aboutissant au pinyin a été approuvé le 11 février 1958, pendant la cinquième session plénière de l'Assemblée populaire nationale de la République Populaire de Chine. Le pinyin à été adopté en 1979 par le gouvernement chinois. Il supplanta des transcriptions plus anciennes comme le système Wade-Giles (1859; modifié en 1912) ou le Bopomofo. Des systèmes similaires ont été conçus pour les autres dialectes chinois et les minorités non Han de la République populaire de Chine. En 1979, l'Organisation internationale de normalisation a adopté le pinyin comme le système de romanisation du mandarin. C'est la romanisation du chinois la plus répandue de nos jours dans les ouvrages modernes. Le mandarin étant une langue tonale à quatre tons, ceux-ci sont représentés en pinyin par les diacritiques suivants : # ˉ Ton haut (macron) # ˊ Ton montant (accent aigu) # ˇ Ton descendant légèrement puis remontant (caron) # ˋ Ton descendant et bref (accent grave) Lorsqu'on ne dispose pas de caractères accentués, on peut utiliser des chiffres écrits après les syllabes, correspondant au numéro du ton, le chiffre 0 indiquant l'absence de ton. Ce procédé est notamment utilisé dans les logiciels d'entrée de chinois à l'aide de claviers avec caractères latins.

Table des tons utilisés en pinyin

Cette table donne les codes Unicode correspondant aux lettres accentuées utilisées en Pinyin, par exemple pour l'écriture d'entités HTML (&#;nnnn;). Notons toutefois qu'il est également possible d'écrire directement des caractères Unicode dans une page HTML, en encodant cette page en UTF-8. A noter qu'il est possible avec Windows de saisir du pinyin au clavier : une transcription est alors proposée automatiquement en caractères chinois (panneau de configuration/options régionales/ajouter une langue/chinois traditionnel). Sous Linux, on peut utiliser 'scim'.

Liens internes


- pinyin postal, tongyong pinyin ;
- bopomofo ;
- Transcription, romanisation ;
- Mandarin ;

Liens externes


- [http://www.chine-nouvelle.com/outils/dictionnaire.html Dictionnaire Chinois Français] - Dictionnaire chinois français, recherche en chinois, pinyin et français
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/chinois_pinyin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire chinois pinyin-français/français-chinois pinyin
- [http://www.chine-nouvelle.com/outils/pinyin.html Outils de prononciation du Chinois] - Entrez un texte chinois, obtenez le pinyin de tous les caractères.
- [http://www.scim-im.org/ SCIM], pour taper du chinois dans les applications Gnome sous Linux. (SKIM pour KDE)
- [http://pierre.equoy.free.fr/blog/index.php?2005/03/28/taper-du-texte-chinois-sous-ubuntu taper du chinois sous Ubuntu] (Ubuntu est une distribution Linux) ja:ピン音 ko:병음 th:พินอิน

1949

Cette page concerne l'année 1949 du calendrier grégorien.

Événements


- Signature des Conventions de Genève.
- 4 avril : Par le traité de Washington, signature du Pacte Atlantique, qui crée une alliance militaire entre 11 pays occidentaux (l'OTAN) dont États-Unis, Grande-Bretagne, France, Belgique, Pays-Bas, Italie, Portugal, Danemark, Islande, Norvège et Canada.

Afrique

Amériques


- 5 août : Un tremblement de terre de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter fait 3000 victimes à Ambato en Équateur.

Canada


- 31 mars : Terre-Neuve entre dans la confédération comme 10e province canadienne.
- Abolition du recours au Conseil Privé de Londres pour le Canada.

États-Unis


- 20 janvier : Programme du Fair Deal annoncé par Harry Truman dans son discours inaugural, qui se veut le prolongement du New Deal.

Asie & monde indien


- En février, mutinerie de Naw Seng, capitaine du 1er régiment Kachin, et vainqueur de la guérilla communiste. Il se joint à la révolte des Karens dont il commande les troupes dans le centre de la Birmanie.
- En juin, évacuation par les Américains de la Corée du sud.
- 11 mai : Le royaume de Siam prend le nom de Thaïlande.
- 19 juillet : Indépendance du Laos.
- 8 août : Indépendance du Bhoutan.
- 2 novembre : Indépendance des États-Unis d'Indonésie.
- 8 novembre : Indépendance du Cambodge.
- 28 décembre : Indépendance effective de l'Indonésie.
- 30 décembre : Accords franco-vietnamiens de la baie d'Along.
- L'invasion du Tibet par la Chine, commence dans les provinces du Kham et de l’Amdo.

Chine


- 22 janvier : Prise de Beijing (Pékin) par les communistes chinois.
- 23 avril : Prise de Nankin (capitale nationaliste) par l'armée des communistes chinois de Mao Zedong.
- 25 mai : Prise de Shanghai par les communistes chinois.
- 1 octobre : Mao Zedong proclame la République populaire de Chine, alors que Tchang Kaï-chek s'enfuit à l'île de Formose.
- 14 octobre : Prise de Canton par les communistes chinois.
- 8 décembre : Repli à Taiwan du gouvernement nationaliste chinois de Tchang Kaï-chek.

Guerre Indo-Pakistanaise


- 1 janvier : Cessez-le-feu au Cachemire, entre les troupes indiennes et pakistanaises.
- Premier conflit entre l'Inde et le Pakistan au sujet du Cachemire.

Europe


- fin de la guerre civile grecque
- 14 avril : Fin du dernier procès de Nuremberg contre les anciens chefs nazis.
- 23 juin : Échec de la conférence des Quatre sur le traité de paix allemand.

Europe de l'Est


- 25 janvier : Création du Comecon, ou CAEM : Conseil d'aide économique mutuelle (organe d'"entraide" économique entre les pays communistes), rassemblant au départ l'URSS, la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, et la Tchécoslovaquie.
- La Bulgarie, suite à la création de l'État d'Israël, reconnait le droit des juifs à l'émigration.
Allemagne de l'Est

- 30 mai : Annonce de la création de la RDA.
- 7 octobre : Proclamation de la République démocratique allemande (RDA).
Hongrie

- 3 février : Procès Mindzenty en Hongrie.
- 20 août : Proclamation de la République populaire en Hongrie.
- 15 octobre : Exécution du ministre hongrois Laszlo Rajk, pour « titisme ».
URSS

- 14 juillet : Explosion de la première bombe atomique soviétique. (information confirmée en septembre).

Europe de l'Ouest


- 1 avril : Proclamation de la République d'Irlande (Eire).
- 5 mai : Création à Londres du Conseil de l'Europe.
- 9 mai : Début du règne du prince Rainier III de Monaco.
- 16 octobre : Fin de la guerre civile en Grèce.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au britannique Lord John B. Orr of Brechin.
Allemagne de l'Ouest

- 8 mai : premier examen de la loi fondamentale.
- 12 mai : Levée du blocus de Berlin.
- 23 mai : Adoption de la loi fondamentale allemande (Grundgesetzes) qui créé la République fédérale d'Allemagne (RFA).
- 15 septembre : Konrad Adenauer chancelier de la RFA.
- L'abolition de la peine de mort en Allemagne est inscrite dans la loi fondamentale.
France

- En janvier :
  - 6 janvier : Création du CNI (Centre National des Indépendants) par Roger Duchet qui en sera le Président, René Coty et Jean Boivin-Champeau.
  - Procès Kravchenko.
  - Suppression des tickets de rationnement.
- 27 avril : Dévaluation du franc français.
- 9 juillet : entrée au Conseil de l'Europe
- 27 juillet ratification du pacte Atlantique.
- 19 septembre : Nouvelle dévaluation du franc français.
- 5 octobre : Chute du Gouvernement Henri Queuille (1).
- 28 octobre : Début du Gouvernement Georges Bidault (2)
- 30 novembre : Suppression du Haut Commissariat au Ravitaillement et fin du rationnement.
- 1 US dollar = 3,95 francs français (soit 0,624 francs 1999).

Océanie & Pacifique


- 27 décembre : indépendance de l'Indonésie octroyée par les Pays-Bas.

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- 21 novembre : L'ONU vote l'indépendance de la Libye et de la Somalie.

Israël


- 25 janvier : élection de la première Knesset, qui se rassemble pour la première fois le 14 février.
- 31 janvier : Les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël.
- 11 mai : Israël est admis à l'ONU.

Arts & cultures


- 19 juillet : Harry Belafonte enregistre ses premières chansons.
- Jean Dubuffet présente sa première exposition d'art brut.

Cinéma

Films remarquables


- La Beauté du diable de René Clair.
- Orphée de Jean Cocteau avec Jean Marais et Maria Casarès.
- Les Quatre Filles du Dr March (Little women) de Mervyn LeRoy avec June Allyson et Peter Lawford.
- Le Silence de la mer de Jean-Pierre Melville.
- Le Troisième homme de Carol Reed remporte le Grand Prix du Festival de Cannes.
- Les Fous du roi de Robert Rossen remporte l'Oscar du meilleur film.
- Jour de fête de Jacques Tati.

Littérature & théâtre


- 10 février : La pièce La mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller est présentée pour la première fois à Broadway.
- La romancière Simone de Beauvoir écrit Le deuxième sexe.
- L'historien Fernand Braudel publie La Méditerranée et le Monde méditerranéen à l'époque de Philippe II.
- L'écrivain américain William Faulkner reçoit le prix Nobel de littérature.
- Vladimir Jankélévitch publie le Traité des vertus.
- Claude Lévi-Strauss publie Les Structures élémentaires de la parenté.
- L'écrivain italien Curzio Malaparte publie La peau.
- Livre posthume de Simone Weil, L'Enracinement.
- L'écrivain George Orwell publie 1984

Télévision & journalisme


- 29 mars : Jean Prouvost fonde l'hebdomdaire Paris-Match.
- 25 août : La série Papa a raison débute à la radio, avec Robert Young. La série sera télévisée à partir de 1954.
- 16 septembre : Première du dessin animé mettant en vedette le Road Runner.

Sciences & techniques


- L'astronome Gerard Kuiper découvre Néréide, satellite de Neptune.
- L'Américain Edward Murphy invente sa célèbre Loi de Murphy.
- 26 janvier : Invention du magnétophone par la compagnie 3M.
- Le physicien japonais Hideki Yukawa reçoit le prix Nobel de Physique pour sa découverte du méson.

Techniques appliquées


- 2 février : Mise en marché du premier disque 45 tours. La diffusion du microsillon remplace le 78 tours.
- 14 juillet : Explosion de la première bombe atomique soviétique. (information confirmée en septembre).
- 29 décembre : À Bridgeport (Connecticut), première station de télévision sur la bande UHF (Ultra High Frequency).
- Le mathématicien américain d'origine hongroise John von Neumann calcule le nombre pi jusqu'à la décimale 2037 avec un ordinateur ENIAC.
- La première 2 CV sort des usines Citroën.
- L'avionneur « Dassault » sort son premier avion à réaction.
- L'avionneur « Avro » sort son premier avion à réaction civil.

Sports


- 1 mars : Le champion Joe Louis annonce qu'il se retire de la boxe alors qu'il détient le titre de champion du monde poids-lourd.
- 2 mars : Premier tour du monde aérien sans escale par une superforteresse B-50 de l'armée américaine.
- 22 juin : Ezzard Charles devient le nouveau champion du monde des poids lourds à la boxe en battant Jersey Joe Walcott aux points en 15 round à Chicago.
- Le Tour de France cycliste est remporté par l'italien Fausto Coppi (+ montagne), deuxième l'italien Gino Bartali et troisième le français Jacques Marinelli, sprinter le belge Stan Ockers.
- Article détaillé : 1949 en sport

Naissances en 1949


- 15 janvier : Dan Ar Braz, auteur-compositeur-interprète breton
- 18 janvier :
  - Franz-Olivier Giesbert, journaliste français.
  - Philippe Starck, designer et architecte français.
- 19 janvier : Robert Palmer, chanteur britannique
- 10 février : Maxime Le Forestier, chanteur français
- 22 février : Niki Lauda, coureur automobile autrichien
- 17 mars :
  - Patrick Duffy, acteur américain
  - Daniel Lavoie, chanteur canadien
- 22 mars : Fanny Ardant, actrice française
- 25 mars : Philippe de Villiers, homme politique français
- 4 avril : Bruno Mégret, homme politique français
- 6 avril : Horst Ludwig Störmer, physicien allemand (prix Nobel de physique 1998).
- 7 mai : Martine Le Roy Joly, Phoniatre mondialement connue
- 18 mai : Chris Seydou grand couturier malien
- 21 mai : Arno Hintjens, chanteur belge.
- 22 juin : Meryl Streep, actrice américaine
- 25 juin : Patrick Tambay, coureur automobile F1
- 17 août : Jean-Noël Augert, skieur français
- 25 août : Salif Keïta, musicien et chanteur malien
- 10 septembre : Patrick Proisy, tennisman français
- 24 septembre : Pedro Almodóvar, cinéaste espagnol
- novembre : Will Ackerman, guitariste allemand
- 14 décembre : Cliff Williams, bassiste du groupe AC/DC
- 20 décembre : Soumaïla Cissé, homme politique malien
- 21 décembre : Thomas Sankara, leader politique africain.
- 27 décembre : Gérard Depardieu, acteur français

Décès en 1949


- 6 janvier : Victor Fleming, réalisateur américain (65 ans)
- 10 janvier : Émile Othon Friesz, peintre français
- 28 janvier : Jean-Pierre Wimille, coureur automobile
- 11 août : Margaret Mitchell (48 ans), romancière américaine, auteur de Autant en emporte le vent (renversée par un taxi)
- 8 septembre : Richard Strauss, compositeur allemand (85 ans)
- 28 octobre
  - Marcel Cerdan, boxeur français (tué dans un accident d'avion)
  - Ginette Neveu, violoniste française
- 29 octobre : G.I. Gurdjieff, occultiste arménien.
- 19 novembre : James Ensor, peintre belge
- 15 décembre : Alice Bailey, écrivaine ésotériste et occultiste anglaise. __NOTOC__ Catégorie:1949 ja:1949年 ko:1949년 ms:1949 simple:1949 th:พ.ศ. 2492

Parti communiste chinois

La parti communiste chinois (chinois simplifié : 中国共产党, chinois traditionnel : 中國共産黨, pinyin: Zhōngguó Gòngchǎndǎng) est le parti unique dirigeant la République Populaire de Chine. Fondé en 1921, il a combattu le Kuomintang durant la guerre civile chinoise. Avec 63 millions de membres, le Parti communiste chinois est le plus grand parti du monde. Autoritaire dans sa structure et dans son idéologie, il domine toujours le gouvernement et l'armée.

Organisation

La structure du parti est détruite pendant la Révolution culturelle et reconstruite après par Deng Xiaoping. Théoriquement, le Congrès National du Parti communiste chinois est l'organe majeur du parti. Il se réunit au moins une fois tous les cinq ans. L'organisation du Parti est informel, 1000 à 2000 personnes détiennent l'essentiel du pouvoir, c'est une forme d'oligarchie.

Les membres du PCC

A l'université, les délégués proposent aux meilleurs étudiants de participer au PCC, à l'instar d'une décoration universitaire. En effet, être membre du PCC permettera de trouver facilement un bon travail, les entreprises étant mieux vus. A chaque poste à responsabilité corespond un poste du PCC. Ainsi les juges sont eux aussi dans l'organisation et ne bénéficient de l'indépendance que si le parti n'est pas parti prenante.

Membres du comité central

Les membres du bureau politique sont (en 2003) :
- Hu Jintao - Président de la République populaire de Chine, Secrétaire général du PCC (Parti communiste chinois).
- Wu Bangguo - Président du Comité du Congrès National populaire
- Wen Jiabao - Premier Ministre, Conseil de l'État de la République populaire de Chine
- Jia Qinglin - Président de la Conférence Consultative du Peuple
- Zeng Qinghong - Vice-Président de la République populaire de Chine
- Huang Ju - Vice Premier Ministre, Conseil de l'Etat
- Wu Guanzheng - Secrétaire de la Comission central pour l'inspection disciplinaire
- Li Changchun - Secrétaire du Département de la Propagande
- Luo Gan - Secrétaire du comité pour les affaires politiques et législatives

Voir également


- Parti communiste
- Politique de la Chine Catégorie:Parti politique chinois Catégorie:Parti communiste Catégorie:Histoire de la République populaire de Chine ja:中国共産党 ko:중국공산당 zh-min-nan:Tiong-kok Kiōng-sán-tóng

Russie

La Fédération de Russie est le pays le plus vaste du monde et s'étend sur deux continents : l'Europe et l'Asie. La Russie possède des frontières terrestres avec les pays suivants (dans l'ordre inverse des aiguilles d'une montre, en partant du plus au nord) : la Norvège, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Biélorussie, la Lituanie, la Pologne, l'Ukraine, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Chine, la Mongolie et la Corée du Nord. Ses côtes s'étendent de l'océan Arctique au nord à l'océan Pacifique à l'est. Elle est aussi baignée par la mer Baltique, la mer Noire, la mer Caspienne, la mer Blanche, la mer de Barents, la mer de Kara, la mer de Laptev, la mer de Sibérie la mer d'Okhotsk la mer de Bering et la mer du Japon.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Russie Voir aussi : Liste des monarques de Russie

Politique

Article détaillé : Politique en Russie
- Régime : République fédérale à régime présidentiel fort.
- Chef de l’Etat (élu au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois) : Vladimir Poutine depuis 1999, par intérim, puis élu en 2000, et réélu en 2004.
- Le pouvoir législatif est représenté par l'Assemblée fédérale composée par
  - La Douma (Дyмa) ou, plus précisément Douma d'État, formée par 450 députés élus au suffrage universel direct pour 4 ans. La Duma est présidée par Boris Gryzlov.
  - Le Conseil de la Fédération (Совет Федерации) formée de 178 représentants des Sujets de la Fédération (collectivités locales). (voir Russie#Subdivisions). Le Conseil de la Fédération est présidé par Sergueï Mironov. Voir aussi : <