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| René Clair |
René ClairRené Clair (Paris, 11 novembre 1898 – 15 mars 1981), cinéaste et écrivain français avait pour véritable nom René Chomette. Il avait pour frère un autre cinéaste Henri Chomette.
Biographie
Fils d'un savonnier, il grandit dans le quartier des Halles à Paris. Il est élève au Lycée Montaigne puis au Lycée Louis-le-Grand où il se lie d'amitié avec Jacques Rigaut. En 1917, il est mobilisé comme ambulancier. En 1918, il devient journaliste à L'Intransigeant sous le pseudonyme de René Després. Il écrit par ailleurs des paroles pour la chanteuse Damia, sous le pseudonyme de Danceny.
Il obtient ensuite des rôles dans divers films : Le Lys de la vie, Le Sens de la mort, L'Orpheline, Parisette et choisit pour cette occasion le pseudonyme de René Clair. Il devient directeur du supplément cinéma de la revue Théâtre et Comœdia illustré.
En 1922, il commence la rédaction du scénario du Rayon diabolique qu'il tournera en 1923 et qui sortira en 1924 sous le titre Paris qui dort.
Le ballet Relâche, dont Francis Picabia a écrit le livret, doit être monté entretemps au Théâtre des Champs-Élysées dont le directeur (Jacques Hébertot) est également celui de Théâtre et Comœdia illustré. Picabia souhaite qu'on projette un film à l'entracte. C'est René Clair qui sera choisi pour le réaliser. Le film d'inspiration dadaïste, Entr'Acte, fera scandale et assurera la notoriété de Clair.
Il enchaîne divers films avec un goût prononcé pour un certain fantastique, tout en s'adonnant à l'écriture : Adams sort chez Grasset en 1926. En 1929, il écrit le scénario de Prix de beauté (qu'il devait, initialement, également réaliser) que tournera Augusto Genina, avec Louise Brooks dans le rôle principal.
C'est avec son premier film parlant, Sous les toits de Paris (1930), qu'il acquiert une réputation internationale. Le succès se confirme avec Le Million (1930) et À nous la liberté (1931), satire utopiste de la société industrielle. En 1936, sort Les Temps modernes de Chaplin, la Tobis société allemande qui produisit À Nous la liberté, et qui entretemps (1935) était passée sous le contrôle de Goebbels, décide d'attaquer Chaplin pour plagiat et contrefaçon. Clair s'oppose à cette action, considérant le film de Chaplin, personnage qu'il admire, comme un hommage indirect au sien. La Tobis continuera à poursuivre Chaplin.
Après l'échec du Dernier milliardaire (1934), René Clair accepte l'offre qui lui est faite d'aller travailler à Londres. Il y renouera brièvement avec le succès public pour Fantôme à Vendre en 1935, mais son film suivant Fausses nouvelles (1937), remake anglais de La Mort en fuite sorti l'année précédente en France, déçoit.
Retour en France fin 1938. Il commence à tourner Air pur en juillet 1939, que vient interrompre l'ordre de mobilisation de septembre qui envoie à la guerre divers membres de l'équipe de tournage ; le film ne sera jamais terminé. Fin juin 1940, René Clair quitte la France avec femme et enfant, gagne l'Espagne puis le Portugal et s'embarque pour New York. Le gouvernement de Vichy le déchoit de la nationalité française (puis, quelque temps après, annule cette décision).
René Clair est bien accueilli à Hollywood, il y tournera quatre films : La Belle ensorceleuse (1940), Ma femme est une sorcière (1942), C'est arrivé demain (1943) et Dix petits indiens (1945). Ce dernier est une adaptation des Dix petits nègres d'Agatha Christie.
Il rentre en France en 1946, tourne Le Silence est d'or (1947), La Beauté du diable (1949) où il revisite le mythe de Faustet et dirige Gérard Philipe pour la première fois, puis Belles de Nuit (1952).
En 1955, sort son premier film en couleur, Les Grandes manœuvres, qui obtient le Prix Louis-Delluc. Il portera ensuite à l'écran (1957) un roman de René Fallet, La Grande ceinture, transformé en Porte des Lilas où l'on peut voir Georges Brassens dans son propre rôle.
En 1960, il est élu à l'Académie française (fauteuil n°19), c'est la première fois qu'un cinéaste en tant que tel y fait son entrée. Au même moment, la Nouvelle Vague bouleverse les règles d'un cinéma vieillissant dont il est devenu le représentant institutionnel.
Il alternera ensuite la participation à des films à sketches (La française et l'amour en 1960 et Les Quatre vérités en 1962), et longs métrages : Tout l'or du monde (1961) avec Bourvil, puis Les Fêtes galantes qui sortira en 1965 et sera son dernier film.
René Clair se consacrera ensuite à l'écriture et à la mise en scène théâtrale. Il remontera, entre autres, Relâche de Picabia en 1970, et touchera à l'opéra avec Orphée et Eurydice en 1973, présenté à l'Opéra de Paris.
En 1974, il sera président du Festival de Cannes, créera la pièce La Catin aux lèvres douces au Théâtre de l'Odéon et s'intéressera à la bande dessinée pour le compte de l'Académie française (octobre 1974).
René Clair meurt le 15 mars 1981.
Filmographie
- Paris qui dort (1923)
- Entr'Acte (1924)
- Le fantôme du Moulin-Rouge (1924)
- Le Voyage imaginaire (1925)
- La Proie du vent (1926)
- Un chapeau de paille d'Italie (1927)
- La Tour (1928)
- Les Deux timides (1928)
- Sous les toits de Paris (1930)
- À nous la liberté (1931)
- Le Million (1931)
- 14 juillet (1932)
- Le Dernier milliardaire (1934)
- Fantôme à vendre (1935), The Ghost goes west
- Fausses nouvelle (1937), Break the news
- Air pur (1939), film inachevé
- La Belle ensorceleuse (1940), The Flame of New-Orleans
- Ma femme est une sorcière (1942), I married a witch
- C'est arrivé demain (1943), It happened tomorow
- Dix petits indiens (1945), And then there were none
- Le Silence est d'or (1946)
- La Beauté du diable (1949)
- Les Belles de nuit (1952)
- Les Grandes Manœuvres (1955)
- Porte des Lilas (1957)
- Le Mariage (1960), sketch pour La Française et l'amour
- Tout l'or du monde (1961)
- Les Deux pigeons (1962), sketch pour Les Quatre vérités
- Les Fêtes Galantes (1965)
Œuvres écrites
- Adams, Grasset, 1926
- Réflexion faite, Gallimard, 1951
- La princesse de Chine suivi de De fil en aiguille , Grasset, 1951
- Comédies et Commentaires, Gallimard, 1959
- Cinéma d’hier, cinéma d’aujourd’hui, Gallimard, Collection Idées, 1970
- L’étrange ouvrage des cieux, Gallimard, coll. Le Manteau d'Arlequin, 1972
- Jeux du hasard, Gallimard, 1976
Documents
- René Clair, catalogue de l'exposition du Palais Chaillot, janvier-mars 1983, La Cinémathèque française.
Décorations et titres honorifiques
- Docteur Honoris causa de l'Université de Cambridge (1956)
- Satrape du Collège de ’Pataphysique (1957) et décoré de l'Ordre de la Grande Gidouille.
- « Immortel » de l'Académie française (1960)
- Docteur Honoris Causa du Royal College of Arts de Londres (1967)
- Grand officier de la Légion d'honneur
- Commandeur des Arts et des Lettres
- Grand-croix de l'Ordre national du Mérite
Clair, René
Clair
Clair, René
Clair, René
Clair, René
Clair, René
11 novembre
Le 11 novembre est le 315 jour de l'année (316 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Le 11 novembre 1918 a été signé l'armistice dans la forêt de Rethondes, près de Compiègne. De nombreuses rues, par exemple en France, sont dénommées du 11-Novembre. L'expression est dans ce cas un nom propre, avec trait d'union et majuscule à la deuxième partie du nom.
Fête de Saint Martin : près de son tombeau, à Tours, une plaque signée du Maréchal Foch rend grâce à Dieu pour la victoire de 1918.
Événements
- 397 : Funérailles, à Tours, de saint Martin, évêque de la ville et apôtre de la Gaule.
- 1417 : Oddone Colonna est élu pape et prend le nom de Martin V.
- 1444 : Rentrée solennelle du tout nouveau Parlement de Toulouse, premier parlement créé en province, créé par Charles VII, l'année précédente.
- 1500 : Louis XII, roi de France, signe à Grenade un accord secret avec Ferdinand II d'Aragon sur la conquête et le partage du royaume de Naples
- 1502 : Christophe Colomb découvre une île nouvelle et la nomme Martinique en l'honneur de saint Martin.
- 1630 : Journée des Dupes
- 1778 : L'île française de Sainte-Lucie est envahie par les troupes anglaises
- ???? : bombardement de Séoul par une expédition de l'amiral Roze, en représailles du massacre de neuf missionnaires français.
- 1889 : Washington devient le 42ème État des États-Unis
- 1918 : Fin de la première Guerre mondiale ; l'Allemagne signe l'armistice et restitue l'Alsace et la Lorraine à la France
- 1920 : Transfert du cœur de Léon Gambetta au Panthéon de Paris.
- 1920 : Inhumation du soldat inconnu sous l'arc de triomphe de l'Étoile de Paris.
- 1940 : Manifestation d'étudiants place de l'Étoile à Paris pour commémorer le 11 novembre 1918, alors que la France est occupée.
- 1942 : L'Allemagne occupe la zone dite libre en France.
- 1965 : Proclamation de l'indépendance de la Rhodésie par premier ministre Ian Smith.
- 1971 : Les États-Unis restituent l'île d'Okinawa au Japon.
- 1972 : Fin de l'intervention militaire directe des États-Unis dans la guerre du Vietnam.
- 1973 : Cessez-le-feu entre Israël et l'Égypte.
- 1975 : Indépendance de l'Angola.
- 1992 : L'église anglicane d'Angleterre autorise l'ordination des femmes.
- 2000 : L'embrasement d'un funiculaire à Kaprun (Autriche) entraîne le décès de cent cinquante-cinq personnes.
Naissances
- 1220 : Alphonse de Poitiers, comte de Poitiers et de Toulouse († 1271).
- 1483 : Luther, qui est nommé Martin à cause du jour de sa naissance († 18 février 1546).
- 1493 : Paracelse, (Philippe Bombast Theophrast von Hohenheim) († 1541).
- 1729 : Louis Antoine de Bougainville, navigateur français († 1811).
- 1821 : Fedor Dostoïevski, écrivain russe († 1881).
- 1864 : Maurice Leblanc, écrivain français († 1941).
- 1869 : Victor-Emmanuel III, futur roi d'Italie, empereur d'Éthiopie et roi d'Albanie († 1947).
- 1898 : René Clair, cinéaste († 1981).
- 1899 : Pat O'Brien, acteur américain.
- 1935 : Bibi Andersson, actrice de théâtre et de cinéma suédoise.
- 1944 : Danny DeVito, acteur américain.
- 1944 : Danny Trejo, acteur américain.
- 1951 : Kim Peek, savant autiste.
- 1959 : Guy Le Moal, philosophe français.
- 1962 : Demi Moore, actrice.
- 1964 : Calista Flockhart.
- 1974 : Leonardo DiCaprio, acteur américain.
- 1975 : Markko Märtin, pilote de rallye estonien.
Décès
- 453 : Pulchérie, impératrice d'Orient (° 399).
- 1130 : Thérèse de León, régente du Portugal (° 1080)
- 1623 : Philippe Duplessis-Mornay, théologien et homme politique huguenot, ancien gouverneur de Saumur
- 1868 : Wilhelm Ludwig Rapp, médecin et naturaliste allemand (° 1794).
- 1871 : William Lonsdale, géologue et paléontologue anglais (° 1794).
- 1884 : Alfred Edmund Brehm, zoologiste et explorateur allemand (° 1829).
- 1933 : Ernst Hartert, ornithologue allemand (° 1859)
- 1950 : Pierre-Jules Boulanger, inventeur de la Citroën 2CV
- 1982 : Léonid Brejnev, homme politique russe (° 1906).
- 1995 : Jean-Louis Curtis, écrivain et Prix Goncourt en 1947.
- 2003 : Paul Janssen, fondateur de la firme Janssen Pharmaceutica, il avait déposé plus de 100 brevets sur différents médicaments.
- 2004 : Yasser Arafat, homme politique palestinien (° 1929).
Célébrations
- Armistice (1918), institué en France par une loi du 24 octobre 1922 pour célébrer la fin de la Première Guerre mondiale; c'est le jour du souvenir.
- Pologne : Fête nationale - anniversaire de l'Indépendance de 1918
- Pepero Day en Corée du Sud.
Saints catholiques et orthodoxes du jour
- Menas, mégalomartyr en Phrygie (304)
- Martin de Tours, évêque (397)
- Théodore Studite (826)
- Véran évêque de Vence (449)
- Vincent de Sarragosse, diacre martyr (304)
Saints catholiques du jour
Saints orthodoxes du jour
- Maxime fol en Christ de Moscou (1434)
- Martyrios de Zélénets (1603)
Catégorie:Jour de l'année
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1898Catégorie:1898
Cette page concerne l'année 1898 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Otto von Bismarck publie Souvenirs et pensées.
- Le suffrage universel est introduit en Norvège.
- Suisse : 2 Congrès sioniste à Bâle.
- Autriche : Naissance du métro de Vienne, deux ans avant celui de Paris, 35 ans après Londres.
France
- 10 janvier : procès à huis-clos d'Hestérazy, il est acquitté, et acclamé par la foule.
- 13 janvier : Publication par l'Aurore du « J'Accuse » d'Émile Zola, qui relance l'Affaire Dreyfus.
- 7 février : Premier procès d'Émile Zola, cassé pour vice de forme.
- 4 juin : Fondation de la Ligue française pour la défense des droits de l'Homme et du citoyen, Dreyfusard .
- 18 juillet : Second procès d'Émile Zola, condamné, il s'exile à Londres.
- 30 août : Le colonel Hubert Henry se reconnaît auteur du faux ayant permis de condamner Dreyfus.
- 31 août : Suicide du colonel Hubert Henry.
- 4 septembre : Fuite d'Hesterazy en Angleterre.
- 27 octobre : La demande de révision du procès Dreyfus est déclarée recevable par la Cour de Cassation.
- 31 décembre : Fondation de la Ligue de la patrie française Antidreyfusard.
Russie
- Fondation du parti social-démocrate russe.
- La Russie prend le contrôle de la totalité du Turkestan.
- La Confédération rachète un certain nombre de lignes ferroviaires et fonde les CFF.
- Un anarchiste assassine l'impératrice d'Autriche à Genève (10 septembre).
- Edmund Spelterini traverse les Alpes en ballon.
- Le premier tronçon de la ligne de la Jungfrau est mis en service.
- 25 juin : Ouverture du Musée national suisse à Zurich.
Afrique
- 10 juillet : Affaire de Fachoda : tensions franco-britanniques sur le Soudan (juillet-novembre).
- 22 juillet : Djibouti devient une colonie française et prend le nom de « Côte française de Somalis ».
- 29 septembre : Difficile victoire des troupes françaises contre Samory Touré, finalement fait prisonnier, tout le Soudan occidental passe sous contrôle français.
- En novembre, le capitaine Marchand doit évacuer Fachoda : la France cède aux exigences du Royaume-Uni.
Amériques
- 1 juillet : Bataille de la colline de San Juan, à Santiago. Les Américains utilisent pour la première fois des mitraillettes lors de la bataille de Santiago.
États-Unis
- 7 juillet : Les États-Unis annexent Hawaï.
- 21 août : Les États-Unis prennent l'île de Porto Rico.
Cuba
- 15 février : Explosion du cuirassé états-unien Maine en rade de La Havane, les États-Unis déclenchent les hostilités contre l'Espagne.
- 29 mars : Le gouvernement des États-Unis demande le retrait total des Espagnols de Cuba, refus espagnol.
- 9 avril : L'Espagne déclare le cessez-le-feu dans sa guerre contre Cuba.
- 11 avril : Le président McKinley demande au Congrès l'autorisation d'intervenir à Cuba.
- 20 avril : Le gouvernement des États-Unis lance un ultimatum à l'Espagne dans l'affaire de Cuba.
- 25 avril : La guerre est déclarée entre les États-Unis et l'Espagne à propos de Cuba.
- 1 mai : L'amiral George Dewey détruit la flotte espagnole dans la rade de Manille.
- 27 mai : Blocus de la flotte espagnole par la flotte des États-Unis dans la rade de La Havane.
- 15 juillet : Capitulation des troupes espagnoles à Cuba.
- 10 décembre : Traité de Paris : Fin de la guerre hispano-américaine, les États-Unis mettent la main sur Cuba, les Philippines (vendues pour 20 millions $), Porto-Rico et Guam.
Asie & sous-continent indien
- 12 juin : De retour de son exil à Hong Kong, Emiliano Aguinaldo proclame l'indépendance des Philippines.
- 21 juin : Les États-Unis prennent l'île de Guam.
- Début de la révolte des Boxers en Chine (fin en 1900).
- La Grande-Bretagne loue Hong Kong à la Chine pour 99 ans.
Chronologies thématiques
- Chemins de fer : 1898 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1898 au cinéma
- Sports : 1898 en sport
- Littérature :
- Otto von Bismarck publie Souvenirs et pensées.
- L'écrivain anglais H.G. Wells publie La guerre des mondes.
- L'écrivain italien Gabriele D'Annunzio publie La Joconde.
- Arts & Culture
- 28 décembre : Première de Cyrano de Bergerac à Paris.
- Sciences & techniques :
- Louis Renault construit la première boîte de vitesses avec prise directe et marche arrière.
- On invente la roue libre pour les bicyclettes.
- Valdemar Poulsen invente l'enregistrement magnétique.
- Première installation d'aiguillage électrique en France à la gare de Lyon à Paris.
- 5 novembre : Eugène Ducretet, fait une démonstration importante de transmission sans fil entre le 3 étage de la Tour Eiffel et le Panthéon de Paris.
- William Henry Pickering découvre Phœbé, l'une des lunes de Saturne.
- 20 octobre - Création de l'Aéro-club de France dont le but est de réunir tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin à l'aviation.
- Physique :
- Le physicien allemand Karl Ferdinand Braun perfectionne la TSF.
- Les savants britanniques Sir William Ramsay et Morris Travers découvre les gaz inertes : néon, krypton et xénon.
- 26 décembre Les savants français Pierre et Marie Curie découvre la radioactivité (radium et polonium).
- 23 janvier : Sergueï Eisenstein, réalisateur soviétique
- 3 février : Alvar Aalto, architecte finlandais
- 10 février :
- Bertolt Brecht, dramaturge allemand
- Joseph Kessel, écrivain français
- 14 février : Fritz Zwicky, astrophysicien suisse
- 15 février : Totò, acteur de cinéma et chanteur italien († 1967, 69 ans)
- 18 février : Enzo Ferrari, commendatore
- 4 mars : Georges Dumézil, philologue, académicien français (fauteuil 40)
- 13 mars : Henry Hathaway, cinéaste américain
- 3 mai : Antoine Balpêtré, acteur français
- 16 mai : Kenji Mizoguchi, réalisateur japonais
- 19 mai : Julius Evola, penseur italien
- 17 juin : Maurits Cornelis Escher, graveur hollandais
- 17 juillet : Berenice Abbott, photographe américaine
- 30 juillet : Henry Moore, sculpteur anglais
- 13 août : Jean Borotra, joueur de tennis
- 26 septembre : George Gershwin, compositeur américain
- 11 novembre : René Clair, réalisateur français
- 21 novembre : René Magritte, peintre belge
- René Simon, professeur d'art dramatique français
- Tamara de Lempicka, peintre américain d'origine polonaise
voir aussi::Catégorie:Naissance en 1898
- 14 janvier : Lewis Carroll, écrivain et photographe anglais
- 15 mars : Aubrey Beardsley, graveur et dessinateur anglais
- 18 avril : Gustave Moreau, peintre français
- 17 juin : Edward Coley Burne-Jones, peintre anglais
- 30 juillet : Otto Eduard Leopold von Bismarck, chancelier allemand
- 3 août : Charles Garnier, architecte français
- 8 août : Eugène Boudin, peintre français
- 23 août : Félicien Rops, peintre belge
- 9 septembre : Stéphane Mallarmé, poète français
- 10 septembre : Sissi, alias Élisabeth de Wittelsbach, impératrice d'Autriche-Hongrie.
- 24 octobre : Pierre Puvis de Chavannes, peintre français
- 28 décembre : Martin Nadaud, homme politique français
- Ivan Ivanovitch Chichkine, peintre russe.
voir aussi : :Catégorie:Décès en 1898
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15 mars ko:3월 15일 ms:15 Mac ja:3月15日 simple:March 15 th:15 มีนาคม
Le 15 mars est le 74 jour de l'année (75 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- -44 : Assassinat de Jules César.
- 607 : Un mercredi, une comète est visible dans le ciel de France (Halley).
- 624 : Bataille de Badr, première victoire de l'Islam.
- 632 : Faisant ses adieux à sa ville natale, le prophète Mahomet quitte La Mecque pour Médine, après avoir accompli son pélerinage d'adieu.
- 1232 : Le comte Thomas Ier de Savoie achète, moyennant 32 000 sous forts de Suse, au comte Berlion, la ville de Chambéry pour en faire sa capitale.
- 1244 : Reddition des Cathares de Montsalvat
- 1714 : Agop Jean, Arménien de Nation, le plus riche marchand de cette contrée, quitte Erevan avec l'ambassadeur de Perse et prend la route de l'Europe pour transporter des présents du Shah de Perse Hussein Ier au roi de France Louis XIV.
- 1850 : Vote de la Loi Falloux
- 1917 : Abdication du tsar Nicolas II de Russie
- 1933 : Proclamation du Troisième Reich
- 1936 : Remilitarisation de la Rhénanie
- 1938 : Rattachement de l'Autriche à l'Allemagne
- 1939 : Occupation de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne
Naissances
- 1492 : Anne de Montmorency, connétable de France († 1567)
- 1713 : Nicolas-Louis de Lacaille, astronome français
- 1830 : Paul Johann Ludwig Heyse, écrivain, Prix Nobel de littérature 1910 († 1914)
- 1854 : Emil Adolf von Behring, Prix Nobel de physiologie ou médecine 1901
- 1858 : Liberty Hyde Bailey, botaniste américain († 1954)
- 1892 : Charles Nungesser, aviateur français († 1927)
- 1928 : Marcel Van, rédemptoriste vietnamien
- 1933 : Philippe de Broca, cinéaste français
- 1943 : Michel Piron, homme politique français, né à Saumur (Maine-et-Loire).
- 1943 : David Cronenberg, réalisateur canadien, né à Toronto (Canada).
Décès
- -44 : Jules César, général, homme politique et écrivain romain.
- 1367 : Jean Ier Le Meingre, dit Boucicaut, maréchal de France.
- 1842 : Luigi Cherubini, compositeur italien (° 1760), installé en France à partir de 1787.
- 1914 : Albert Charles Lewis Günther herpétologiste et ichtyologiste britannique d'origine allemande (° 3 octobre 1830).
- 1937 : H. P. Lovecraft, écrivain Américain.
- 1945 : Pierre Drieu La Rochelle, écrivain français.
- 1962 : Mouloud Feraoun, écrivain algérien d'expression française (° 8 mars 1913)
- 1975 : Aristote Onassis, armateur grec.
- 1997 : Victor Vasarely, peintre hongrois.
- 2004 : Philippe Lemaire, acteur français.
Célébrations
-
Saints catholiques du jour
- Sainte Louise (1591-1660)
Catégorie:Jour de l'année
1981
Cette page concerne l'année 1981 du calendrier grégorien.
Événements
- 13 mai : attentat de Mehmet Ali Ağca contre le pape Jean-Paul II à Rome
- 11 décembre : Élection de Javier Perez de Cuellar au poste de secrétaire général de l'ONU.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés.
Afrique
- 22 juin : adoption par l' Organisation de l'unité africaine de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples lors du sommet de Nairobi (Kenya)
Amériques
- 21 septembre : Indépendance de Belize.
- 1 novembre : Indépendance de Antigua-et-Barbuda
- janvier, début de la présidence républicaine de Ronald Reagan aux États-Unis (fin en 1989).
- 3 février : Déclarations US contre la présence soviétique au Moyen-Orient et cubaine en Amérique latine.
- 6 août : Ronald Reagan décide la production et le stockage de 1200 bombes à neutrons aux EU.
- 24 août - 26 août : Première conférence CRYPTO
- 2 octobre : Plan de modernisation des armements stratégiques américains.
- 9 décembre : arrestation du journaliste noir Mumia Abu-Jamal
- Attentat contre président Reagan.
Asie et monde indien
- Condamnation à mort de la veuve de Mao Zedong.
- 18 juin : création à Paris du Front uni de libération nationale du Laos, le FULNL.
Europe
- 23 février : Tentative avortée de putsch du colonel Tejero, en Espagne.
- 24 avril : Levée de l'embargo US sur les céréales à destination de l'URSS.
Désarmement en Europe
- 10 octobre : Une manifestation de pacifistes rassemble 300 000 personnes à Bonn, autres manifs en Europe.
- 16 octobre : Ronald Reagan évoque la possibilité d'une « guerre limitée » en Europe.
- 18 novembre : Reagan propose l'« option zéro » en Europe : zéro SS-20, zéro Pershing.
- 22 novembre : Brejnev propose un désarmement unilatéral des armements à moyenne portée, lors d'un voyage en Allemagne.
- 30 novembre : Ouverture de négociations EU-URSS sur les euromissiles en Europe, Genève.
- 2 février : M Jean-Marie Lustiger succède à M François Marty comme archevêque de Paris.
- 10 mai : première élection de François Mitterrand à la Présidence de la République française. C'est la première fois de la Cinquième République qu'un candidat socialiste est élu.
- 21 mai : Pierre Mauroy, Premier ministre et le septennat de François Mitterrand s'ouvre par une cérémonie au Panthéon durant laquelle il rend hommage, par un dépôt de roses rouges, à Jean Jaurès, Jean Moulin et Victor Schoelcher.
- 22 mai : Dissolution de l'Assemblée nationale de France.
- 27 mai : La gauche suspend provisoirement les expulsions d'étrangers et restreint les expulsions.
- 3 juin : Augmentation du SMIC (10%), du minimum vieillesse (20%), des allocations familiales (25%).
- 3 juin : François Mitterrand annonce annonce l'abandon de l'extension du camp militaire du Larzac.
- 21 juin : Élections législatives en France : large victoire de la Gauche et en particulier du PS : « vague rose » (14-21 juin).
- 23 juin : Le gouvernement socialiste comporte 4 ministres communistes.
- 29 juillet : Suppression de la Cour de sûreté de l'État.
- 11 août : Lancement d'une opération de régularisation des étrangers : 132 000 seront seront concernées d'ici à 1983.
- 18 septembre : Abolition de la peine de mort en France.
- 22 septembre : Inauguration du TGV Paris-Lyon par François Mitterrand.
- 30 septembre : Abolition de la peine de mort sur proposition de Robert Badinter.
- 9 octobre : une loi ouvre aux étrangers le droit d'association.
- 17 octobre : une loi renforce la lutte contre le travail clandestin et instaure des sanctions contre les employeurs.
- 23 octobre : Au congrès socialiste de Valence, on demande « des têtes ».
- 26 octobre : Projet de loi sur les nationalisations.
- 27 octobre : abrogation de la loi Bonnet et création du certificat d'hébergement.
- 9 novembre : autorisation des radios locales privées.
- 16 novembre : Yvon Gattaz devient le nouveau président du CNPF.
- 26 novembre : Abrogation de la loi « anticasseurs ».
- 29 novembre : Jacques Delors, ministre des Finances de France, demande une « pause sociale ».
- 10 décembre : Grève des médecins hospitaliers pour maintenir le secteur privé dans l'hôpital.
- 18 décembre : Lois de nationalisations en France, de grands groupes industriels et financiers.
- France Télécom lance le Minitel.
- 1 janvier : Adhésion de la Grèce à la CEE.
- 24 août : La Grèce adopte le nouveau drapeau grec.
- 1 octobre La Grèce est admise dans la Communauté économique européenne.
- 10 septembre : Moscou exige que Varsovie prenne des mesures contre les manifestations antisoviétiques.
- 13 décembre : Instauration de l'état de siège en Pologne. Plus de 6 000 militants du syndicat Solidarność sont emprisonnés.
- 23 décembre : Sanctions américaines contre la Pologne, puis contre l'URSS le 29.
- Le Général Wojciech Jaruzelski succède à Stanislas Kania à la tête du PC polonais (POUP).
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & monde arabo-musulman
- 20 janvier : Libération des otages américains de Téhéran.
- 7 juin : L'aviation israélienne envoie plusieurs avionc F-15 et F-16 bombarder et détruit le réacteur nucléaire irakien Osirak en cours de construction avancée avec l'aide de la France.
- 4 septembre : Assassinat au Liban de l'ambassadeur de France, Louis Delamare.
- 6 octobre : Assassinat du président Anouar el-Sadate. Hosni Moubarak le remplace comme président de l'Égypte.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Emeutes à Casablanca (suite à une grève générale).
- Un tremblement de terre de magnitude 6,7 sur l'échelle de Richter fait 3000 victimes en Iran.
Arts & cultures
- Gabriel Garcia Marquez publie Chronique d'une mort annoncée.
- Le tableau Guernica de Picasso regagne Madrid après 40 ans au musée de New York.
- Le ministre de la Culture de France, Jack Lang, inaugure la première fête de la musique.
- Marguerite Yourcenar est la première femme à entrer à l'Académie française.
- En France, avec l'arrivée de la gauche au pouvoir, le monopole radiophonique de l'ORTF explose avec le phénomène des radios libres, qui sera encadré juridiquement l'année suivante.
- John Boorman réalise Excalibur.
- L'Homme de fer d'Andrzej Wajda remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Le Dernier Métro de François Truffaut remporte le César du meilleur film.
- Les Chariots de feu de Hugh Hudson remporte l'Oscar du meilleur film.
- 7ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Djeli, de Fadika Kramo Lanciné (Côte d'Ivoire) obtient le grand prix (Etalon de Yennenga).
Publications
- Régine Deforges :
- La Bicyclette bleue (Fayard)
- La Révolte des nonnes (Fayard)
- Régine Pernoud : Jeanne d'Arc (Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », remplace l'ouvrage de 1967).
- Madeleine Rebérioux, Les Ouvriers du livre et leur Fédérations, Editions Temps Actuels.
- Emmanuel Todd (en collaboration avec Hervé Le Bras): L'invention de la France, Editions Pluriel-Hachettes.
Sciences & techniques
- 25 août La sonde américaine Voyager 2 approche Saturne à son maximum, et envoie des images de Saturne et de ses satellites.
- Apparition du premier ordinateur portable.
- IBM produit son premier ordinateur personnel, son système d'exploitation MS-DOS est signé par Microsoft qui a coiffé au poteau Digital Research et son DR-DOS.
- Xerox Corporation produit l'ordinateur Star avec souris et fenêtrage.
- 25 janvier : Clara Morgane, actrice française
- 28 janvier : Elijah Wood, acteur américain
- 5 février : Julie Zenatti, chanteuse française
- 10 février : Natasha Saint-Pier, chanteuse canadienne
- 11 février : Kelly Rowland, chanteuse du groupe Destiny's Child
- 28 avril : Jessica Alba, actrice américaine
- 7 juin : Anna Kournikova, joueuse de tennis russe
- 9 juin : Natalie Portman, actrice américaine
- 8 août : Roger Federer, tennisman suisse
- 5 janvier : Lanza del Vasto (Giuseppe Lanza di Trabia-Branciforte), écrivain français et partisan de la non-violence (° 1901).
- 12 février : Lev Atamanov, réalisateur de films d'animation russe (° 1905).
- 15 mars : René Clair, réalisateur français (° 1898).
- 11 mai : Bob Marley, chanteur de reggae (° 1945).
- 1 juillet : Bernard Dimey, poète, parolier français (° 1931).
- 10 août : Valentine Tessier, comédienne française (° 1892).
- 4 septembre : Louis Delamare, ambassadeur de France, assassiné au Liban.
- 9 septembre : Jacques Lacan, psychanalyste français (° 1901).
- 6 octobre : Anouar el-Sadate, président de l'Égypte (° 1918).
- 29 octobre : Georges Brassens, auteur, compositeur, chanteur français (° 1921).
- 3 novembre : Jean Eustache réalisateur et acteur français (° 1938).
- 10 novembre : Abel Gance, réalisateur français (° 1889).
- 26 novembre : Max Euwe, joueur d'échecs néerlandais (° 1901).
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Henri Chomette
Henri Chomette est un réalisateur français né en 1896 et décédé en 1941.
Frère de René Clair, il a commencé sa carrière en réalisant un reportage sur l'Indochine.
Filmographie
- 1923 : Jeux des reflets et de la vitesse
- 1925 : A quoi rêvent les jeunes filles
- 1925 : Cinq minutes de cinéma pur
- 1927 : Le Chauffeur de Mademoiselle
- 1929 : Le Requin
- 1932 : Le Petit écart
- 1932 : Prenez garde à la peinture
- 1936 : Donogoo
- 1938 : Etes-vous jalouse ?
Lycée Louis-le-Grand
Lycée Louis-le-Grand
Lycée Louis-le-Grand
Lycée Louis-le-Grand
Le Lycée Louis-le-Grand se situe aujourd'hui au 123 de la rue Saint-Jacques, dans le V arrondissement de Paris, au cœur du Quartier Latin. Il est entouré de prestigieux bâtiments comme le Collège de France, la Sorbonne ou le Panthéon. Tout comme son voisin le lycée Henri IV, c'est un lycée réputé pour la qualité de son enseignement et des élèves qui s'y trouvent, tant au niveau du lycée (taux de réussite au baccalauréat d'environ 99 %) qu'au niveau de ses classes préparatoires scientifiques, littéraires ou commerciales où l'on observe un fort pourcentage d'intégration dans des Grandes Écoles telles que l'École polytechnique, l'École normale supérieure, ou HEC.
Histoire
Le collège des jésuites
En 1560, Guillaume du Prat, évêque de Clermont, lègue aux jésuites une somme de 6000 livres destinée à l'acquisition d'une habitation définitive et une rente en vue d'assurer la subsistance de six « pauvres escholiers ». Les jésuites achetèrent donc en 1563 la "Cour de Langres", hôtel important situé rue Saint-Jacques. Cet ancien hôtel sera la cellule initiale du Collége de la Société de Jésus. Toléré par l'Université, mais sans autorisation officielle, l'établissement ouvre ses portes le 1563. Immédiatement, le succès dépasse toutes les espérances car les élèves se présentent en nombre important. Il faut agrandir le collège, en achetant et annexant les maisons mitoyennes de la rue Saint-Jacques. Et pourtant, le Collegium Societatis Jesu, que les élèves désignent sous le nom de Collège de Clermont, rencontre dès sa création des obstacles.
En effet, par une originalité surprenant à l'époque, le nouveau collège a décidé de donner à ses externes un enseignement gratuit. Le résultat est immédiat : on accuse les jésuites de dépeupler les collèges de l'Université de Paris. Dès 1564, le Recteur Jean Prévot défend aux pères de rouvrir le collège ; un procès s'engage dont s'occupe tout le royaume. En attendant une conclusion provisoire qui ne vient pas, les jésuites reçoivent l'autorisation provisoire d'enseigner : un provisoire qui va durer trente ans et qui va permettre au Collège de Clermont de rayonner d'un éclat toujours plus vif.
En 1594, cependant, le roi Henri IV est frappé d'un coup de couteau par Jean Châtel et on découvre rapidement que l'auteur de ce geste a été autrefois élève du collège de Clermont. Malgré les vives protestations de Jean Châtel lui-même, on s'empresse de rendre les jésuites responsables de son crime. Ils sont exilés, leur collège mis sous séquestre, les biens et les meubles vendus.
Neuf ans plus tard, le roi accorde aux jésuites l'autorisation régulière et définitive de vivre en France. En 1606, ils peuvent reprendre possession de leur collège de la rue Saint-Jacques, mais à condition de ne pas y enseigner. Puis ils reçoivent l'autorisation de donner un cours de théologie par semaine. Enfin, des lettres patentes du 20 août 1610 accordent au Collège de Clermont le droit de donner toutes sortes d'enseignement.
Une action vigoureuse est menée par l'Université auprès du Parlement de Paris qui, dans un arrêt du 22 décembre 1611, interdit aux jésuites d'enseigner à Paris : il faudra attendre le 15 février 1618 pour que soit enfin autorisée, conformément aux lettres patentes de 1610, la réouverture du collège.
Dès lors, bénéficiant de la protection officieuse du roi, le Collège de Clermont s'achemine, de 1618 à 1682, vers son apogée. En 1682, le Collège parvient à la consécration suprême. Le Roi-Soleil lui accorde son partronage officiel : l'établissement reçoit le nom de Collegium Ludovici Magni, Collège de Louis-le-Grand. Dès lors, l'établissement, bien qu'il n'ait encore jamais été agréé par l'Université de Paris, donne un enseignement prestigieux à 3000 élèves.
Le chef-lieu de l'université
L'année 1762 voit la victoire du Parlement de Paris et de l'Université sur Louis-le-Grand. À la suite de la banqueroute du père Lavalette, la compagnie de Jésus que l'on a rendu responsable des dettes du père, commet en effet l'insigne imprudence de porter l'affaire devant la grande chambre du Parlement de Paris. Le 3 mai 1762, le Collège de Louis-le-Grand reçoit donc l'avis officiel d'avoir à congédier sans délai maîtres et élèves. Les jésuites sont expulsés et leurs ennemis s'installent triomphalement dans les murs du vieux collège. Le 21 novembre 1763, Louis-le-Grand est consacré chef-lieu de l'Université.
Tous les boursiers des petits collèges de Paris sont rassemblés à Louis-le-Grand et le roi Louis XV devient le second fondateur du collège : l’établissement obtient de mettre sur son sceau les armes royales, d’azur aux trois fleurs de lis d’or. Sur la grande porte sont désormais sculptées les effigies de Louis XIV et de Louis XV.
Bien qu’il partage avec le Recteur les vastes locaux de la rue Saint-Jacques, le nouveau principal décide d’entreprendre une véritable révolution pédagogique qui va relancer la guerre avec l’Université. En 1766, il institue le concours de l’agrégation, qui est essayé d’octobre à décembre à Louis-le-Grand. Allant plus loin encore, il organise dans les locaux du collège royal une École normale, préparant à l’agrégation (et c’est ainsi qu’avant de s’installer rue d’Ulm, l’École normale supérieure fonctionna pendant plus de quatre-vingts ans à Louis-le-Grand).
Ulcérée par ce nouvel attentat contre ses franchises séculaires, l’Université se déchaîne en une guerre de douze années, avant de rendre les armes en 1778. Pendant ce temps, le collège traverse victorieusement toutes les campagnes menées contre lui devant l’opinion ; le nombre de boursiers passe de 465 en 1781, à 494 en 1788, puis 550 en 1789. À cette époque, les élèves restent au collège pour toute la durée de leurs études : après le baccalauréat, ils ont la possibilité de choisir entre la préparation de l’agrégation, l’École Polytechnique, les études de médecine, les études de droit et celles de théologie.
C’est ainsi que le jeune Robespierre, entré en qualité de boursier à l’âge de onze ans, quitta le collège à vingt-trois ans muni de son diplôme d’avocat et récompensé pour ses brillantes études par un prix exceptionnel de 600 livres.
Le lycée à partir de 1790
En 1790, la ferveur patriotique enflamme les boursiers. Cent cinquante d’entre eux courent aux frontières de la « patrie en danger ». De 1792 à 1794, une partie des locaux du collège nouvellement baptisé Collège Égalité est occupée par trois mille soldats, puis par une prison politique où les victimes de la Terreur attendent le départ pour l’échafaud.
Dès le début de la Révolution, tous les collèges de Paris avaient été fermés, à la seule exception du Collège Egalité. En 1797, il devient Institut central des boursiers et tout ce qui reste des quarante collèges parisiens de l’Ancien Régime y est regroupé.
En 1801, prenant à son tour le chemin suivi par Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, le Premier Consul, Napoléon Bonaparte, rend visite à l'établissement que l’on appelait plus couramment depuis 1800, le Collège de Paris. En 1802, sur proposition du ministre de l’intérieur Chaptal, l’établissement reçoit le titre de « lycée de Paris ». Premier établissement en France à recevoir ce titre de lycée, il devient en 1805, le « Lycée impérial ».
Désormais, les appellations vont se modifier au rythme des secousses de l’histoire de France : lycée Louis-le-Grand à la Première Restauration, l’établissement redevient collège royal de Louis-le-Grand à la Seconde Restauration. La préposition qui semblait faire du collège la propriété exclusive du Roi-Soleil disparaît en 1831.
Les journées de 1848 font disparaître à son tour l’adjectif royal puis reparaître le titre de lycée. Un bref moment, élèves et maîtres demandent à la jeune et éphémère République de baptiser leur établissement lycée national. Ils ne sont pas écoutés ; on préfère à cette appellation le nom de lycée Descartes.
Dès 1849, cependant, un arrêté ministériel rétablit l’ancien titre : lycée Louis-le-Grand. Le Second Empire apportera sa petite touche personnelle et fera de l’établissement le lycée impérial Louis-le-Grand. Rebaptisé par l’autorité municipale, de 1870 à 1873, lycée Descartes, l’établissement de la rue Saint-Jacques redevient enfin, et définitivement, lycée Louis-le-Grand en mars 1873.
Le lycée aujourd'hui
La situation actuelle
Depuis le début du , Louis-le-Grand a connu d'importants travaux. 1995 marque le début d'une vaste entreprise de rénovation qui donne au lycée son aspect actuel.
Le lycée accueille tous les ans près de 1800 élèves (environ 850 élèves en secondaire et 950 élèves en classes préparatoires). Les classes préparatoires scientifiques regroupent 60 % des élèves, tandis que les classes préparatoires littéraires ne réprésentent que 25 % des élèves et les classes préparatoires commerciales 15 % des élèves. Presque 10 % des élèves sont de nationalité étrangère (on compte au total 40 nationalités différentes). Le lycée est également doté d'un vaste internat d'une capacité d'accueil de 350 élèves, garçons et filles, inscrits en classes préparatoires.
Quelques chiffres
|+Résultats au baccalauréat
!!!1999!!2000!!2001!!2002!!2003!!2004
|-
|Reçus||99.62%||98.82%||98.88%||98.50%||99.96%||99.63%
|-
|Mentions Très Bien||10.90%||12.80%||9.92%||12.59%||18.00%||22.96%
|-
|Mentions Bien||39.60%||36.80%||26.34%||27.77%||32.18%||36.66%
|-
|Mentions Assez Bien||32.5%||33.60%||46.56%||36.30%||29.89%||31.11%
|{{er{fr
Damia
Ce nom peut désigner :
- Damia, surnom de la déesse Cybèle dans la mythologie grecque ;
- Damia, nom de scène de Marie-Louise Damien, chanteuse et actrice française de l'entre-deux-guerres.
Théâtre des Champs-Élysées
Le théâtre des Champs-Élysées est situé avenue Montaigne, dans le VIII arrondissement de Paris; C'est un batiment construit en 1913 de style mixte art déco et classique abritant trois salles de spectacle et un restaurant au sommet aligné sur les immeubles voisins de trois niveaux.
L'architecte choisi était Henry Van de Velde : ayant fait appel à l'entreprise Perret pour l'ossature en béton, il fut finalement évincé du projet. Auguste Perret transige ici un peu avec ses principes. Il affirmait habituellement que le « béton se suffit à lui même », mais il a plaqué ici des bas-reliefs de Bourdelle en marbre blanc en façade.
Les quatre groupes de poteaux intérieurs ont été laissés visibles.
La façade est classée aux monuments historiques. Le Conseil d’État a décidé le 16 décembre 1994 que l'ajout de 1000 m² pour le restaurant devait donner lieu à un permis de construire et pas seulement une déclaration de travaux.
Liens externes
- [http://www.parisbalades.com/Arrond/8/8echamps.htm Paris balade]
- [http://www.theatrechampselysees.fr/ Théâtre]
Champs
Entr'ActeEntr'acte est un film réalisé par René Clair et qui était destiné à être diffusé à l'entracte de Relâche, pièce dadaïste de Francis Picabia.
Synopsis
Le film est une suite d'images surréalistes, comme une poursuite folle d'un corbillard ou une danseuse barbue filmée par en-dessous.
Fiche technique
- Titre : Entr'acte
- Réalisation : René Clair
- Scénario : Francis Picabia
- Adaptation : René Clair
- Directeur de la photo : Jimmy Berliet
- Musique : Erik Satie
- Muet (sonorisé en 1968)
- Tournage : juin 1924
- Noir et Blanc
- Sortie : septembre 1924
Distribution
- Jean Börlin
- Francis Picabia
- Erik Satie
- Marcel Duchamp
- Man Ray
- Marcel Achard
- Pierre Scize
- Louis Touchagues
- Rolf de Maré
- Roger Lebon
- Jean Mamy
- Georges Charensol
- Inge Fries
- Georges Auric
Autour du film
- le film est un hommage au films burlesques de l'époque.
Entr'Acte
Entr'Acte
Catégorie:titre de film en E
Catégorie:Film de danse
À nous la libertéÀ nous la liberté est un film réalisé par René Clair en 1931
Synopsis
Deux amis détenus, Emile et Louis, tentent de s'évader. Louis réussi grace à Emile qui fait diversion. Dehors, Louis se lance dans le commerce de disques puis de phonographes, il devient petit patron puis son commerce prospérant se retrouve à la tête d'usines de plus en plus gigantesques. Emile libéré de prison demeure vagabond, se prélasse au soleil. Un jour il aperçoit la nièce du comptable de l'usine de Louis et tombe amoureux de la jeune fille. Il la suit jusque dans l'usine et, presque malgré lui, est embauché. Les deux anciens amis se retrouvent...
Fiche Technique
- Titre original : À nous la liberté !
- Scénario et réalisation : René Clair
- Images : George Périnal
- Costumes : René Hubert
- Musique : Georges Auric
- Noir et blanc
- Durée : environ 100 minutes
- Année : 1931
Distribution
- Henri Marchand : Émile
- Raymond Cordy : Louis
- Rolla France : Jeanne
- Paul Ollivier : L'oncle
- Jacques Shelly : Paul
- André Michaud : Le contremaitre
- Germaine Aussey : la femme de Louis
- Léon Lorin
- William Burke
- Vincent Hyspa
A nous la liberte
A nous la liberte
A nous la liberteA nous la liberte
Les Temps modernes
Les Temps modernes est un film américain de 1936 réalisé par Charles Chaplin.
Synopsis
Charlot travaille à la chaîne dans une usine gigantesque. Il serre des boulons. Le directeur ordonne une augmentation de cadence. Ne pouvant suivre le rythme, Charlot est happé dans le ventre de la machine et roule entre les engrenages, rendu complètement fou, il se met à danser au milieu de l'usine, à serrer tout ce qui lui fait penser à des boulons, le nez de ces collègues, les boutons de la robe de la secrétaire, jusqu'à ce que décision soit prise de l'évacuer dans un fourgon sanitaire.
Charles Chaplin
Sorti de l'hôpital, Charlot se retrouve sans travail. Suite à un malentendu lors d'une émeute de grévistes, des policiers prennent Charlot pour le meneur et l'emmènent en prison. Au réfectoire de la prison, Charlot absorbe par erreur de la drogue qu'un voisin de table avait dissimulé dans une salière, et c'est au moment de retourner dans sa cellule que Charlot, sans savoir pourquoi ni comment, se retrouve dehors. Tentant de retourner dans sa cellule, Charlot est témoin d'une tentative d'évasion et, à lui tout seul, met fin à la mutinerie. En récompense, on lui offre une cellule confortable en attendant sa libération.
Une fois dehors, son seul souci est de retourner en prison. Une gamine orpheline est arrêtée pour avoir volé du pain, Charlot tente de se faire arrêter à sa place mais en vain. Il entre alors dans un restaurant et avale tout ce qu'il peut avant d'appeler un policier pour se faire arrêter, car il n'a pas un sou. Dans le fourgon, il retrouve la gamine, mais la voiture a un accident et la petite en profite pour se sauver en faisant signe à Charlot de la suivre. Il hésite, puis se décide, et tous deux s'enfuient en courant.
Charlot et la gamine sont installés dans une vieille cabane. En lisant le journal, Charlot apprend que son usine est rouverte, enfin du travail, mais à peine a-t-il commencé que les ouvriers se mettent en grève. À nouveau à la rue, il se fait engager comme gardien de nuit dans un grand magasin. La première nuit il invite la petite orpheline dans le magasin, ils se restaurent à la cafétéria et s'amusent dans le rayon des jouets. Au moment de pointer, abandonnant la gamine à l'étage des chambres à coucher que Charlot tombe sur des cambrioleurs, parmi eux, un ancien collègue de travail...
Le lendemain, Charlot est retrouvé endormi et ivre au milieu du rayon lingerie, accusé de complicité ; il retourne en prison.
A sa sortie, la gamine l'attend, elle a trouvé un emploi de danseuse dans un cabaret et présente Charlot à son patron qui l'engage comme serveur et chanteur. Mais des fonctionnaires de l'assistance publique veulent emmener la gamine orpheline et mineure.
Fiche technique
- Titre français : les Temps modernes
- Titre original: Modern times
- Réalisation : Charles Chaplin
- Scénario : Charles Chaplin
- Sociétés de production : Chaplin - United Artists
- Producteurs : Charles Chaplin
- Musique : Charles Chaplin (emprunts musicaux : Hallelujah, I'm a Bum, Prisoners'Song (Massey), How dry am I, In the evening by the Moonlight (Bland) et Je cherche après Titine (Duncan - Daniderff))
- Directeur de la photographie : Roland Totheroh, Ira Morgan
- Montage :
- Date de sortie : 5 février 1936 (États-Unis)
- Film américain
- Format : 35 mm, 1.37:1
- Genre : comédie
- Durée : 89 minutes
- Tous publics
Distribution
- Charles Chaplin : un ouvrier
- Paulette Goddard : la gamine
- Henry Bergman : le patron du restaurant
- Tiny Sandford : Big Bill/un ouvrier
- Chester Conklin : le mécanicien
- Hank Mann : le voleur
- Stanley Blystone : le père de la gamine
- Al Ernest Garcia : le President del'Electro Steel Corp
- Richard Alexander : un prisonnier
- Cecil Reynolds : l'aumônier
- Mira McKinney : la femme de l'aumônier
- Murdock MacQuarrie, John Rand : les prisonniers
- Wilfred Lucas : le jeune officier
- Edward LeSaint : le sheriff
- Sammy Stein : le contremaître
- Juana Sutton : la femme qui a des boutons sur sa robe
- Ted Oliver : l'assistant de Billows
Temps modernes, Les
Temps modernes, Les
Temps modernes, Les
Temps modernes, Les
Charlie ChaplinCharlie Chaplin, de son vrai nom Charles Spencer Chaplin, est un acteur et réalisateur né à Londres, Angleterre le 16 avril 1889 et décédé le 25 décembre 1977 à Vevey, canton de Vaud, Suisse.
Suisse
Son personnage Charlot apparaît pour la première fois dans Kid Auto Races at Venice le 7 février 1914.
Il fut fortement inspiré par l'acteur burlesque Français Max Linder.
Biographie
Né dans un quartier pauvre de Londres le 16 avril 1889, Charles Spencer Chaplin est le fils de Charles Chaplin et de Hannah Hill (connue sous le nom de scène Lili Harley), tous deux artistes de music-hall. Il n'a qu'un an lorsque son père part en tournée aux États-Unis. Il aura alors plusieurs demi-frères, l’un plus vieux que lui (Sydney, en 1885 d’une relation avec Sydney Hawkes), l’autre plus jeune (Leo Dryden né en 1892 et ayant pour père Wheeler Dryden). Lorsqu'il revient des États-Unis, Chaplin-père découvre la nouvelle situation conjugale et abandonne sa famille… La misère s'installe au foyer et l'altération de la santé de la mère et les séjours à l'orphelinat peuplent cette enfance difficile, dont les souvenirs inspireront Le Kid. Entre neuf et douze ans, Chaplin commence une carrière d'enfant de la balle dans la troupe des Eight Lancashire Lads. Il obtient à partir de 1903 une succession de contrats au théâtre, puis en 1908, il est engagé dans la troupe de Fred Karno, alors le plus important impresario de sketches. Au cours d'une tournée de la troupe en Amérique, la compagnie Keystone lui adresse une proposition de contrat qu’il accepte : l'aventure du cinéma commence.
Les tournages de l’époque étaient rapides et des films mis en boite en quelques heures. Ne supportant pas les pressions dues à ces temps très brefs, Chaplin créé le personnage raffiné de Charlot le vagabond, et recentre tout son comique autour du nouveau personnage et de sa silhouette qu'il inaugure dans Charlot est content de lui (1914). Dès cette première apparition, le public et les commandes des distributeurs affluent. Mécontent du travail des réalisateurs, Chaplin prend en main, à partir de juin 1914 la mise en scène de ses films. L'ascension est alors fulgurante. Ses salaires décuplent d'années en années, il change régulièrement de studio. En 1916, il signe un contrat de distribution d’un million de dollars avec la First National, qui lui laisse la production et la propriété de huit films prévus. Il fait alors immédiatement construire son propre studio dans lequel il réalise 9 films dont Une vie de chien, Le Kid et Charlot Soldat. En 1919 un vent de révolte souffle sur Hollywood où les acteurs et cinéastes se déclarent exploités ; Chaplin s'associe alors à David Wark Griffith, Mary Pickford et Douglas Fairbanks pour fonder la United Artists. Son premier film pour sa nouvelle firme sera L'Opinion Publique (1923). Puis, Chaplin fait peu à peu entrer dans son univers comique celui du mélodrame et de la réalité sociale comme dans La Ruée vers l'or (1925).
Le cinéma connaît alors la révolution du parlant. Dans Les Lumières de la ville (1931) Chaplin introduit des effets sonores, mais ne se détourne pas de son projet initial de film muet. Encore plus étonnant, pour Les Temps modernes (1936), il enregistre quelques scènes dialoguées puis se ravise, faisant de cette œuvre le dernier film muet. Ce film est également l'ultime apparition à l'écran de Charlot. Ne pouvant pas ignorer le cinéma parlant, il tourne en 1940 Le Dictateur dans lequel il s'insurge contre la tyrannie qui envenime l'Europe.
En 1943, alors qu'il vient de se marier pour la quatrième fois, il est victime d'un procès en reconnaissance de paternité qui défraie la chronique. En 1946, Chaplin tourne son film le plus dur, Monsieur Verdoux, critique du monde de l'Après-Guerre. En 1950, il vend la quasi-totalité de ses parts à la United Artists et travaille aux Feux de la Rampe où le cinéaste décrit la triste fin d'un clown dans le Londres de son enfance. Ses propres enfants apparaissent comme figurants et Sydney tient le premier rôle. Le film sort en 1952 à Londres et vaut un triomphe à son auteur.
Harcelé par le FBI en raison de ses opinions de gauche, il se voit refusé le visa de retour lors de son séjour en Europe pour la présentation de son film. Il renonce alors à sa résidence aux États-Unis et installe sa famille en Suisse jusqu'à la fin de ses jours. Après avoir reçu le Prix International de la Paix en 1954, il tourne à Londres Un roi à New York (1957) où il ridiculise la “Chasse aux sorcières” menée dans l'Amérique de la Guerre froide. En 1967, il tourne son dernier film, en couleurs, La Comtesse de Hong-Kong, avec Sophia Loren et Marlon Brando.
Au cours des années 70, le monde entier lui rendra hommage : Prix spécial au Festival de Cannes en 1971, Lion d'or à la Mostra de Venise, Légion d'Honneur, anoblissement par la reine d'Angleterre, Oscar spécial... Fêté et adulé, Sir Charles Spencer Chaplin s'éteint le 25 décembre 1977.
Filmographie
- 1914 : Pour gagner sa vie (Making a Living) de Henry Lehrman
- 1914 : Charlot est content de lui (Kid Auto Races at Venice) de Henry Lehrman
- 1914 : L'Etrange aventure de Mabel (Mabel's Strange Predicament) de Henry Lehrman
- 1914 : Charlot et le parapluie (Between Showers) de Henry Lehrman
- 1914 : Charlot fait du cinéma (A Film Johnnie) de George Nichols
- 1914 : Charlot danseur (Tango Tangles) de Mack Sennett
- 1914 : Charlot entre le bar et l'amour (His Favorite Pastime) de George Nichols
- 1914 : Charlot marquis (Cruel, Cruel Love) de George Nichols
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