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Rome
Rome (en italien Roma) est le chef-lieu de la région du Latium et la capitale de l'Italie. Elle est située sur le Tibre, à 22 km de la mer Méditerranée. Elle est parfois appelée la ville aux sept collines (Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal) ou la Ville éternelle. Rome est le siège de Pierre, une des capitales de la chrétienté.
D'après la mythologie romaine, Rome doit son nom à son fondateur, Romulus. La date mythique de sa fondation est -753, point de départ du calendrier romain, comptant ab Urbe condita, « depuis la fondation de Rome ». Cette date est confirmée par l'archéologie et aujourd'hui les historiens considèrent qu'effectivement un synœcisme a eu lieu à cette date. La Rome antique n'a cessé d'inspirer.
Cité de Varennes-Jarcy
La cité de Varennes-Jarcy est une enclave extra-territoriale incluant la basilique Saint-Pierre, ainsi que d'autres bâtiments romains. Elle constitue l'État de la cité du Vatican. Le pèlerinage de Rome est, avec ceux de la Terre Sainte (Jérusalem en particulier) et de Compostelle, l'un des trois principaux pèlerinages chrétiens. On arrive à la ville par la via Francigena ; dans Rome, le pèlerinage inclut généralement les quatre basiliques majeures (Saint-Pierre, au Vatican, Saint-Paul-hors-les-Murs, Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure) et souvent trois autres basiliques mineures, constituant le "Tour des sept églises".
Monuments romains
Tour des sept églises
Rome, par son histoire, est très riche en monuments, musées et points de vue. C'est ainsi la deuxième ville la plus visitée au monde après Paris, avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée, avec environ 10 millions de visiteurs annuels. Voici quelques-uns des monuments et musées les plus connus :
Rome antique
Voir aussi Liste des monuments de la Rome antique
- l'arc de Constantin
- l'arc de Titus
- le Colisée
- le Forum romain et les Forums impériaux
- le Capitole et les musées capitolins
- les thermes : thermes de Caracalla, thermes de Dioclétien
- le Panthéon
- l'Ara Pacis Augustæ
- les catacombes
- le Circus Maximus
- les monuments et sites paléochrétiens
Rome médiévale
- le ghetto romain
- le tombeau d'Hadrien, devenu château Saint-Ange
- les églises : Saint-Barthélémy-en-l'île, Saint-Laurent-hors-les-murs
Rome renaissance et baroque
- les places : la piazza Navona, la piazza del Popolo, la piazza di Spagna
- les musées : palais Altemps, Galerie Borghèse, Galerie Doria-Pamphili, Galerie Barberini, palais Massimo alle Terme
- les églises : église Saint-Ignace, église du Gesù, basilique Saint-Jean du Latran, basilique Sainte-Marie-Majeure, église Saint-Louis-des-Français, église Saint-Nicolas-des Lorrains, église Saint-Yves-des-Bretons, église et abbaye de la Trinité-des-Monts, abbaye des trois fontaines, la chiesa nuova (Santa Maria in Vallicella)
- les fontaines : fontaine de Trevi, fontaine des Fleuves
- le palais Farnèse, ambassade de France
- la villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome
- la villa Bonaparte
- le Palazzo Chigi, siège du Gouvernement italien
Rome contemporaine
Palazzo Chigi
- le monument à Victor-Emmanuel II, plus connu sous le nom de « machine à écrire »
- le palais Montecitorio, siège du Parlement italien
- le palais de justice sur la place Cavour
Transports et économie
Rome est desservie par des lignes de bus et un métro depuis 1955
Les trains arrivent dans la gare centrale Termini
L'accès aérien se fait par l'aéroport de Fiumicino
et par l'aéroport de Ciampino
Personnages célèbres
À Rome sont nés :
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste
À Rome sont décédés :
- Renato Castellani (1913 - 1985), réalisateur
- Pietro Germi (1914 - 1974), acteur, scénariste, réalisateur et producteur
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste
Voir aussi
Liens internes
- Rome antique
- Chronologie de Rome
- Villes d'Italie
- Liste des monuments de la Rome antique
- Jeux Olympiques d'été de 1960
Liens externes
- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/fr/rome/rome.htm Rome la ville eternelle] : Virtual panoramas and photo gallery (ita/ing/fr)
- [http://www.comune.roma.it/ Site officiel de Rome]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Rome Rome sur Wikitravel]
Jeux Olympiques d'été de 1960
-
als:Rom
ja:ローマ
ko:로마
simple:Rome
Latium
Le Latium, ou Lazio en italien, est une région de l'Italie Centrale peuplée d'environ 5 millions d'habitants, et a comme capitale Rome. Elle est délimitée par la Toscane, l'Ombrie, les Abruzzes, la Molise, la Campanie et la mer Tyrrhénienne.
Histoire
Le Latium est habité depuis le par les Latins qui subissent la domination étrusque. Pour lutter contre celle-ci, ils ont formé la Ligue latine, qui comprenait une trentaine de cités, dont Albe. Au , le Latium fut soumis par Rome et ses habitants devinrent des citoyens romains.
Géographie
Le Latium est drainé par le Tibre au nord et le Garigliano au sud, elle comprend trois zones géographique. À l'est, l'Apennin abruzzais (monts Sabins, Ernici et de la Meta, dépassant tous 2 000 m) domine les vallées de la Sabine qui est la région du nord, et de la Ciociaria qui est celle du sud. Au centre, une zone de collines s'allonge du nord au sud sous la forme de reliefs volcaniques (monts Albains, Cimini, Volsini), s'élevant au-dessus des lacs (Bracciano, Bolsena), ou des massifs calcaires (mont Lepini). À l'ouest, la vallée du Tibre et la campagne romaine annoncent la plaine littorale, sablonneuse et marécageuse (en partie asséchée dans les marais Pontins).
Démographie
Avec ses 5 100 000 habitants, la Lazio est une région importante d'Italie. Sa densité de 297 hab./km² est élevée et le taux d'urbanisation (nombre de villes) l'est aussi.
Économie
L'économie du Latium est basée sur la polyculture dans la campagne (avec les vignobles de Frascati), bovins dans les vallées, ovins sur les collines, grande culture mécanisée sur les terres asséchées des marais Pontins. À Rome l'industrie domine, la région de Latina possède la centrale nucléaire de Foce Verde, des usines de pneumatiques, de tabac, de céramique). À Gaète, il y a une importante raffinerie de pétrole, à Civitavecchia c'est de la cimenterie, à Rieti les textiles synthétiques et enfin à Tarquinia la chimie domine.
Culture
La culture du Latium se compose de la culture romaine et étrusque.
Politique
Tourisme
Le Latium est bien desservi dans les transports et reçoit ainsi des millions de touristes et de pèlerins car le Vatican est la capitale du Christianisme.
Administration
Il est subdivisé en cinq provinces : Frosinone, Latina, Rieti, Rome, Viterbe.
- Communes de la province de Frosinone (91)
- Communes de la province de Latina (33)
- Communes de la province de Rieti (73)
- Communes de la province de Rome (121)
- Communes de la province de Viterbe (60)
- [http://www.regione.lazio.it/home.shtml Site officiel de la Regione Lazio]
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Catégorie:Région italienne
ja:ラツィオ州
Capitale
Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs, ou une ville ayant une prééminence dans un domaine social, culturel, économique ou sportif (Toulouse est la capitale du rugby).
On utilisera en général le terme capitale seul pour désigner la capitale d'un pays (ville où siègent les pouvoirs nationaux).
En France, les capitales des échelons locaux ont des dénominations précises :
- Préfecture de région pour la capitale d'une région,
- Préfecture pour la capitale d'un département.
Liste des capitales du monde
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Capitale est aussi un terme typographique désignant un format des lettres.
-
Catégorie:Ville du monde
zh-min-nan:Siú-to· als:Hauptstadt ko:수도 (도시) ja:首都 simple:Capital (city) th:เมืองหลวง
Italie
|- valign="top"
| Président de la République
| Carlo Azeglio Ciampi
|- valign="top"
| Président du Conseil
| Silvio Berlusconi (gouvernement III au 23 avril 2005)
|{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{1er janvier{1er novembre{it{it{Commons|Category:Italy|l'Italie{it{wikitravel|l'Italie|Italie{it_icon{Pays d'Europe (UE){Portail Italie
AventinL'Aventin est l'une des sept collines de Rome sur laquelle, en 494 avant J.-C., la plèbe, en conflit contre le patriciat, se retira jusqu'à ce qu'elle obtînt reconnaissance de ses droits. Un peuple y habitait.
Catégorie:Rome
ja:アヴェンティーノ
CapitoleCatégorie:Rome Catégorie:Géographie de la Rome antiqueCatégorie:Politique de la Rome antique
Le Capitole (en italien Campidoglio et en latin Capitolium) est l'une des sept collines de Rome. C'est le centre religieux et de pouvoir de la ville. Par extension chaque ville romaine se devait d'avoir son Capitole.
Le Capitole de Rome
Elle est constituée de deux collines, l'Arx, sur lequel était la citadelle, et le Capitole proprement dit, avec le complexe cultuel, et au centre lintermontum (actuelle place du Capitole). C'est le site légendaire de l'allaitement des jumeaux Romulus et Rémus par une louve. Du côté du Tibre se trouve la roche Tarpéienne, du haut de laquelle sont précipités, sous la Rome antique, les traîtres à la patrie. C'est aussi le centre religieux de l'ancienne Rome, avec le temple consacré à Jupiter, Junon et Minerve. C'est dans ce temple que les oies du Capitole (consacrées à Junon), selon la légende, auraient donné l'alerte en -390, sauvant la ville de l'invasion gauloise.
À l'heure actuelle, le Capitole abrite les deux Musées capitolins (le Palais neuf et le musée des Conservateurs) et le palais du Sénateur sur la place du Capitole, dessinée par Michel-Ange, ainsi que l'église Santa Maria in Aracœli, située à l'emplacement de l'ancienne citadelle (Arx) où la sibylle de Tibur aurait, suivant la légende, prédit à Auguste l'avènement du Christ.
Le Palais du Sénateur abrite le siège de la Mairie de Rome.
Christ
Les capitoles romains
Chaque colonie possédait un capitole avec temple à Jupiter, temple à la triade capitoline et trésor.
Le nom de « capitole » (du latin caput, « la tête ») a aussi été donné à différents monuments servant de centre à la vie municipale ou nationale. C'est le cas du Capitole de Toulouse ou de celui de Washington (États-Unis d'Amérique) où siègent le Sénat et la Chambre des représentants.
ja:カンピドリオ
Esquilin
L'Esquilin est l'une des sept collines de Rome. Elle se présente comme un plateau avec trois légères élévations:
- l'Oppius,
- le Fagutal et
- le Cispius.
Avant l'Empire, cette zone était occupé par le cimetière des pauvres et avait une mauvaise réputation. Plus tard, Mécène y fait construire une magnifique villa avec des jardins. À la fin de l'Empire, lEsquilin est devenu une colline passablement construite.
Palatin
Le Mont Palatin (latin : Mons Palatinus, italien : Monte Palatino) se trouve au centre des Sept collines de Rome. Il s'agit de l'une des parties les plus anciennes de la ville. D'une hauteur d'environ 70 mètres, la colline donne sur le forum romanum d'un côté et sur le Circus Maximus de l'autre côté. Le site comprend aujourd'hui un grand musée en plein air.
Selon la légende, Rome trouve son origine sur le mont Palatin. Des fouilles récentes ont confirmé qu'une population vivait à cet endroit aux environ de l'année 1000 av. J.-C. Selon la mythologie romaine, c'est sur le mont Palatin que Romulus et Remus furent découvert par la louve qui les nourrit. Le berger Faustulus trouva les deux enfants et, avec sa femme, Acca Larentia, les éleva. Plus tard, c'est sur le Mont Palatin que Romulus décida de fonder la ville.
Les empereurs de Rome bâtirent leurs palais sur le mont Palatin. Les ruines des palais d'Auguste, de Tibère et de Dioclétien peuvent encore être visitées.
Du mot Palatin viennent l'italien palazzo, le français palais, l'anglais palace et l'allemand Palast.
Dioclétien]
Palatin, Mont
Palatin, Mont
ja:パラティーノ
Quirinal
Le Quirinal est une des légendaires sept collines de Rome.
En italien, Quirinale.
C'est le siège du Palais du Quirinal, où officie le Président de la République italienne. Par métonymie, il désigne alors la Présidence.
Catégorie:Italie
Viminal
nl:Viminaal
Le Viminal est l'une des sept collines de Rome
Mythologie romaineLa mythologie romaine est l'ensemble des légendes et des mythes de la religion polythéiste pratiquée dans la Rome antique.
La mythologie romaine a emprunté au fil des siècles des conceptions religieuses et culturelles aux pays qui ont été peu à peu intégrés dans la sphère de Rome : la Grèce, l'Égypte, la Syrie, etc. Les Romains se sont appropriés puis ont digéré ces mythologies pour créer un ensemble syncrétique qui leur est propre.
Les mythes strictement italo-romains sont peu nombreux, et portent essentiellement sur la fondation des cités. On ne connaît en particulier aucune cosmogonie ni théogonie d'origine romaine.
La majorité des divinités du panthéon romain vient de la Grèce antique et a supplanté les divinités locales (ou « indigètes »), à quelques rares exceptions. C'est pour cette raison que les articles consacrés aux dieux romains d'origine grecque sont traités avec leur homonyme grec.
Articles consacrés aux dieux et personnages mythologiques romains :
- Amphitrite : déesse de la Mer ;
- Angita : déesse de la Guérison et de la Sorcellerie ;
- Apollon : dieu du soleil ;
- Aurore : déesse de l'aurore ;
- Bacchus : dieu de la vigne et de l'ivresse ;
- Bellone : déesse de la guerre ;
- Cerbère : protecteur de la porte des Enfers ;
- Cérès : déesse de l'agriculture et de la fertilité ;
- Cupidon : dieu de l'amour ;
- Cybèle : déesse de la Fécondité (divinité d'origine phrygienne) ;
- Diane : déesse de la chasse ;
- Discorde : déesse mère de tous les fléaux ;
- Esculape : dieu de la médecine
- Les Faunes : demi-dieux champêtres et forestiers, associés au culte de Dionysos
- Faunus : dieu des bergers d'Arcadie, divinité de la fécondité, puis incarnation de l'Univers ;
- Iris : personnification de l'arc-en-ciel ;
- Janus : dieu des passages ;
- Junon : reine des dieux, protectrice des femmes mariées ;
- Jupiter : roi des dieux ;
- Juventus : déesse de la jeunesse ;
- Latone : Mère d'Apollon et de Diane ;
- Luna : déesse de la Lune, associée à Diane ;
- Lupercus : dieu des troupeaux ;
- Mars : dieu de la guerre ;
- Mater Matuta : déesse marine bienfaisante ;
- Mercure : messager des dieux ;
- Minerve : déesse des techniques, des combats justes et de la sagesse ;
- Neptune : dieu des mers et des océans ;
- Orcus : dieu ou messager de la Mort ;
- Pluton : dieu des Enfers ;
- Proserpine : reine des Enfers ;
- Priape : dieu protecteur des vergers et des vignobles, personnification de la virilité ;
- Quirinus : forme divinisée de Romulus ;
- Salus : déesse de la santé ;
- Saturne : dieu de l'agriculture ;
- Sol : ancien dieu soleil, équivalent d'Hélios ;
- Tellus : déesse personnifiant la Terre en formation. Elle est l'ancêtre manternel des dieux et de monstres ;
- Vénus : déesse de la beauté et de l'amour charnel ;
- Vesta : déesse du foyer ;
- Vulcain : dieu du feu, forgeron des dieux.
Voir aussi
Articles connexes
- Religion romaine
- Mythologie gréco-romaine
- Listes des divinités mineures romaines
Lien externe
- [http://www.androphile.org/preview/gay_france/library/mythologie/greek/GreekMythology.htm La Bibliothèque des Mythes Grecs et Romains de l'Amour Masculin - Projet Androphile]
Catégorie:Mythologie romaine
Catégorie:Rome antique
ja:ローマ神話
ko:로마 신화
753Catégorie:753
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Cette page concerne l'année 753 du calendrier julien.
Événements
- Griffon, bâtard de Charles Martel et d’une bavaroise de la famille des Swanahilde est tué alors qu’il réclamait sa part d’héritage.
- Pépin le Bref expulse de leurs biens les Etichonides, alliés des Welf de Bavière pour les remplacer par les Bernard.
- Pépin le Bref reconquiert le comté de Vannes et rassemble les 3 comtés bretons.
- En Inde, Le roi Rastrakuta de Malkhed (entre la Krishna et la Godavari) Dantidurga vainc le roi Châlukya Kirtivarman, puis les royaumes du sud de l’Inde.
-
Décès
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ko:753년
Archéologie als:Archäologie ko:고고학 ms:Arkeologi ja:考古学 simple:Archaeology th:โบราณคดี
L'archéologie est une discipline des sciences humaines dont l'objet d'étude est l'ensemble des vestiges matériels laissés par l'Homme (objets, bâtiments, infrastructures, paysages...). Pour ce travail, l'archéologue dispose d'une panoplie d'outils que sont les travaux de terrain (fouilles et prospections), les travaux de laboratoire (C14, dendrochronologie, thermoluminescence, etc.) et, le cas échéant, la consultation des textes contemporains des traces matérielles étudiées. Au moyen de ces outils, l'archéologue analyse le matériel produit par l'homme afin de déterminer les relations que ces derniers ont entretenues avec leur milieu et entre eux.
L'archéologie sert donc à reconstituer la vie de nos ancêtres, depuis l'époque de la préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine, en s'aidant des traces qu'ils nous ont laissées (ruines, ossements, outils, peintures, poteries, armes, pièces de monnaie, bijoux, vêtements, etc.). L'archéologue essaye ainsi de comprendre comment ces hommes vivaient. L'archéologie permet donc de mieux connaître le passé des civilisations actuelles, notre passé, pour comprendre comment le monde est ce qu'il est, le pourquoi des relations entre les pays actuels, et peut-être essayer d'apporter des hypothèses sur notre avenir, ou essayer d'éviter des problèmes futurs. Car, comme l'a dit Marcus Garvey, « un peuple sans passé est un peuple sans avenir ».
L'archéologie fait partie de la grande famille de l'Anthropologie.
Termes importants et souvent mal utilisés se rapportant à l'archéologie :
- Mise au jour : en effet en archéologie on parle de mettre au jour des sites, du matériel... Et non pas de mettre à jour, souvent employé par erreur ou méconnaissance. Mise à jour s'emploie dans des contextes de réactualisation de quelque chose.
- Carroyage : découpage d'un site en zones carrées, et identification unique de chacun de ces carrés. Le carroyage permet tout d'abord de bien se situer sur le site, et de pouvoir replacer sur des plans, par exemple, du matériel archéologique. Le carroyage est mis en place à l'aide d'un théodolite.
- Inventeur : en effet, en archéologie, quelqu'un qui découvre un site ou un objet important n'est pas nommé découvreur - souvent utilisé faussement à la place - mais inventeur. Ce terme est aussi employé pour les chasseurs de trésor lorsqu'ils en découvrent un.
Méthodes d'études
- Études de terrain
- Fouille
- Fouille de sauvetage
- Fouille préventive
- Fouille programmée
- Prospection au sol
- Prospection aérienne
- Archéologie sous-marine
- Études de matériels
- Céramique (Céramologie)
- Monnaies (Numismatique)
- Mosaïques
- Sculptures
- ronde-bosse
- haut-relief
- bas-relief
- Vaisselle
- Techniques scientifiques
- Techniques de datation relative
- Stratigraphie
- Techniques de datation absolue
- Dendrochronologie
- Datation au carbone 14
- Thermoluminescence
- Analyses chimiques
- Étude des paléoenvironnements
- Archéozoologie
- Archéométrie
- Géoarchéologie
- Malacologie
- Archéobotanique
- Anthracologie
- Carpologie
- Palynologie
- Étude des phytolithes
- Xylologie
- Archéologie expérimentale
Annexes
Les archéologues célèbres
Quelques découvertes archeologiques célèbres:
- Le dépôt de vaisselle de bronze d'Evans (Jura)
- Troie
- Le Mont Beuvray (Bibracte)
- La tombe de Toutânkhamon
- Les manuscrits de Qumrân
- Lucy
- Ötzi
- La grotte de Lascaux
- Le phare d'Alexandrie
- La tombe de Vix
- L'armée de terre cuite de Qin Shi Huang près de Xi'an en Chine
- Mycènes
- Le disque de Phaistos
- Lattara
- Paule
- Etemenanki la mythique « Tour de Babel »
Sous-branches de l'archéologie:
- l'égyptologie
- la castellologie
- l'archéologie biblique
Quelques termes archéologiques:
- L'anastylose
- Un hypogée
- L'onomastique
- Un ostracon
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Varennes-JarcyCatégorie:Commune de l'Essonne
Varennes-Jarcy est une commune de l'Essonne, située entre Périgny (Val-de-Marne) et Combs-la-Ville (Seine-et-Marne). Sa superficie est de 548 hectares et elle culmine à 90 mètres.
Sites remarquables
Dédiée à saint Sulpice, évéque de Bourges, l'église fut construite à la fin du , entre 1269 et 1282.
C'est une grande chapelle à voûte ogivale, comportant dans son dallage 4 pierres tumulaires (tombales), qui sont classées Monuments Historiques depuis février 1915. Elles sont indiquées à gauche et à droite de l'entrée par 2 plaques commémoratives.
Ce sont des tombes seigneuriales :
- À gauche : celles de Frémin de la Sangle, décédé en 1492, et celle de Françoise de Feugeras, sa veuve, qui tinrent tous deux les terres de Varennes et de Périgny.
- À droite : celles de Louis de la Sangle, datée de 1549, et celle de sa mère, pierres devenues aujourd'hui illisibles.
L'église abrite aussi une superbe Vierge en marbre blanc datée de la fin du et connue sous le nom de Mater Dolorosa. Elle provient de l'abbaye de Jarcy d'où elle fut sauvée pendant la Révolution et installée là entre 1792 et 1804, en même temps que l'autel et qu'un Saint-Roch en bois sculpté datant lui, du .
De nombreux bouleversements eurent lieu au fil du temps comme en témoigne l'histoire des vitraux.
Les vitraux du furent déposés de l'église abbatiale lors de travaux effectués vers 1652 et furent réutilisés dans l'église de la commune de Jarcy.
En 1882, d'importantes réparations sont nécessaires et les vitraux sont alors mis en vente. M. Bosquillon, châtelain de Jarcy, s'en porte acquéreur pour 450 F, mais finalement c'est l'État qui, 3 ans plus tard, les achètera pour la somme de 600 F, pour le compte du musée des Arts Décoratifs installé au Palais de l'Industrie à Paris.
Ils représentent :
- l'arbre de Jessé, datant de 1215 - 1220,
- le miracle de Saint-Martin, évêque de Tours, datant de 1230 -1240.
Ces deux œuvres formeront le premier fonds d'un musée du vitrail, avant de se trouver entreposés au musée de Cluny.
Selon les dires du peintre-verrier Pascal, qui a restauré ces vitraux en 1741, « l'éclat des couleurs rappelle les grandes verrières de la cathédrale de Chartres et les peintures gothiques sont comme celles de la Sainte Chapelle à Paris ».
À la Révolution, après un inventaire de toute l'église (ornementation, meubles...) et un état des finances de la fabrique, tout sera dilapidé au profit de la commune et l'église se transformera en « Temple de la raison ». On projetait même, si le temps le permettait, d'abattre la croix du clocher le 25 décembre 1793 !
La cloche date de 1781 et faillit, comme beaucoup d'autres, être fondue en 1867.
Enfin, pour libérer la place du village, l'ancien cimetière situé autour de l'église, fut transporté en dehors du village en 1876 : La première inhumation eut lieu en 1886. À droite de l'entrée, une stèle commémore les anciens Varennois inhumés dans le premier cimetière depuis le . Au fond, se trouve le mausolée de la famille Bosquillon de Jarcy, propriétaire du Domaine de Jarcy.
Restes partiels de l'Abbaye Royale de Jarcy.
Annexes
Bibliographie
Philippe Curtat :
- Le village de Varennes
- L'abbaye royale de Jarcy
Basilique Saint-PierreSaint-Pierre
Catégorie:Catholicisme
Catégorie:Rome
Catégorie:Édifice religieux italien
Catégorie:Vatican
Catégorie:Vatican
La basilique Saint-Pierre de Rome ou plus exactement du Vatican (San Pietro in Vaticano) se trouve sur la rive droite du Tibre. C'est le plus important édifice religieux du catholicisme, tant en terme de volume (193 m de long, 44,5 m de haut) que de renommée. Ce n'est pas une cathédrale puisque l'évêque de Rome siège à Saint-Jean de Latran, en revanche, c'est l'église du pape.
Histoire
La basilique est l'œuvre de plusieurs siècles. Elle commence par être un petit monument commémoratif à l'endroit où saint Pierre aurait été martyrisé, non loin du cirque de Néron. Puis, à partir de 324, l'empereur Constantin I fait bâtir une grande basilique. Au , le monument menace de tomber en ruine, et les papes décident de le raser pour en construire un nouveau.
La construction de l'édifice actuel a débuté le 18 avril 1506 sous le règne de Jules II pour s'achever en 1626 sous celui de Paul V. De nombreux architectes et artistes prestigieux ont contribué à cette réalisation dont Michel-Ange pour le dôme ; le Bernin, concepteur de la place et ses fameuses colonnades ; Giacomo della Porta pour la calotte ou encore Carlo Maderno pour la façade. Bramante, Raphaël et Sangallo le Jeune ont également participé au dessin des plans.
Architecture
Sangallo le Jeune
Le plan de Saint-Pierre est une croix latine à trois nefs. C'est dans la nef centrale que s'est tenu le concile Vatican II de 1962 à 1965. Dans les piliers de la nef centrale, du transept et de l'abside sont creusées 39 niches, chacune contenant une statue de saint. La voûte est décorée des paroles (en grec et en latin) que le Christ aurait adressé à saint Pierre et qui, selon les catholiques, fondent le pouvoir pontifical : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'Hadès ne tiendront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt 16:18).
La basilique abrite également un grand nombre de trésors artistiques, parmi lesquels la Pietà de Michel-Ange, le baldaquin et le tombeau d'Alexandre VII du Bernin. le tombeau d'Innocent VIII d'Antoine del Pollaiolo ou encore la statue de saint Pierre d'Arnolfo di Cambio.
Bibliographie
- Guide des musées et de la Cité du Vatican, publications du Vatican, 1986
ja:サン・ピエトロ大聖堂
Pèlerinage de RomeLe pèlerinage de Rome est, avec ceux de la Terre Sainte (Jérusalem en particulier) et de Compostelle, l'un des trois principaux pèlerinages chrétiens.
La principale voie de pèlerinage vers Rome, attestée depuis 990 par le parcours de Sigéric, est la via Francigena.
Le pèlerinage de Rome se fait ad limina Apostolorum, c'est-à-dire jusqu'au seuil de la tombe des Apôtres Pierre et Paul. Il inclut quatre basiliques majeures :
- La basilique Saint-Pierre, au Vatican, tombeau de saint Pierre,
- La basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, sur la voie Ostienne, tombeau de saint Paul,
- La basilique Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de Rome et du monde,
- La basilique Sainte-Marie-Majeure, avec la relique de la Crèche.
A ces quatre basiliques majeures s'ajoutent une multitude de basiliques mineures, ainsi que les catacombes. Le pèlerinage romain inclut aussi souvent la réception de la bénédiction apostolique, par le Pape (lors de l'audience publique hebdomadaire, lors de l'angélus dominical, ou dans d'autres circonstances, telles que grandes messes ou audiences privées).
Le Tour des sept églises, institué par saint Philippe Néri, comprend les quatre basiliques majeures et trois basiliques mineures importantes :
- La basilique Sainte-Croix-en-Jérusalem, qui garde les reliques de la Passion,
- La basilique Saint-Laurent-hors-les-Murs, tombe de saints Etienne et Laurent,
- La basilique Saint-Sébastien, sur la voie Appienne, au-dessus des catacombes.
Terre Sainte
La Terre Sainte est le nom donné par les chrétiens à la région où est né et a vécu Jésus Christ.
Géographie, lieux saints
La Terre Sainte correspond grosso modo à la région de Palestine. En fait, si l'on prend le critère des cités mentionnées dans les Évangiles comme ayant été visitées par Jésus-Christ, elle inclut outre Israël et les Territoires palestiniens occupés, le Golan syrien (région de Banyas / Panéas / Césarée de Philippe) occupé, la côte méridionale du Liban (Tyr, Sidon) et la Jordanie (Béthanie-au-delà-du-Jourdain).
Les principaux lieux saints chrétiens sont : Jérusalem (basilique du Saint-Sépulcre, ainsi que Mont des Oliviers, Gethsémani, Cénacle au Mont-Sion, Sainte-Anne et piscine probatique, etc.), Bethléem (basilique de la Nativité) et Nazareth (basilique de l'Annonciation). En outre, de nombreux sites, de Galilée (lac de Tibériade, mont Thabor) notamment, sont marqués du souvenir de la présence du Christ.
Histoire
Durant la vie de Jésus (env. 4 av. J.-C. - 33 ap. J.-C.), la Terre Sainte était dans l'orbite romaine, avec des rois (parfois des roitelets) juifs plus ou moins dépendants de Rome. Le territoire comme le pouvoir était l'objet de partages complexes et mouvants. L'histoire a retenu les figures d'Hérode le Grand et de Ponce-Pilate.
Pendant le Moyen Âge, les papes incitèrent les rois et les nobles à partir en croisade et faire la conquête de la Terre Sainte pour la prendre aux musulmans. Avant les croisades et bien après, la Terre Sainte est restée une destination de pèlerinage des chrétiens et aussi le lieu d'habitation permanente de communautés chrétiennes (se considérant aujourd'hui comme Palestiniens ; de confession orthodoxe, catholique ou réformée, de rite grec, latin ou arménien, notamment).
Institutions
Il y a trois patriarches à Jérusalem : grec, latin, arménien. Ils ont juridiction sur l'Église locale et veillent sur les lieux saints et sur les pèlerins.
Il y a en outre une Custodie de Terre Sainte (franciscains), qui remonte au temps de saint François d'Assise et veille sur la plupart des lieux saints dont la propriété appartient à l'Église catholique.
Voir aussi
- États latins d'Orient, Pèlerinage de Jérusalem
Liens externes
- [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/genes_fr.html Histoire du voyage vers la Terre Sainte et Jérusalem]
Jérusalem ko:예루살렘 ms:Baitulmuqaddis ja:エルサレム simple:Jerusalem
Jérusalem (ירושלים - Yerushalayim en hébreu; القدس - Al-Qods ou Al-Quds en arabe) est une ville du Proche-Orient qui tient une place prépondérante dans les religions juive, chrétienne et musulmane. L'État d'Israël a proclamé Jérusalem-Ouest comme étant sa capitale en 1949, puis la ville dans son intégralité après la conquête de la partie orientale en 1967. Cette désignation n'est pas reconnue par la communauté internationale. Jérusalem-Est est également revendiquée comme capitale d'un éventuel futur État palestinien.
L'existence de cette ville est signalée sous le nom dOurousalim dès le , pendant la période cananéenne. Située sur le mont Sion, à 745 m d'altitude, la ville s'étend, début 2005, sur 200 km² pour une population de 704 900 habitants. La ville est très hétérogène: s'y mêlent de nombreuses religions, peuples, groupes socio-économiques. La partie nommée "Vieille ville" est entourée de remparts et est constituée de deux quartiers à dominante arabe, dits quartier chrétien et quartier musulman, d'un quartier à dominante arménienne et d'un quartier à dominante juive.
Le statut de la ville, sous administration civile israélienne depuis la Guerre des Six-Jours, est contesté. La "ligne verte" sépare Jérusalem-Ouest (Israël) et Jérusalem-Est (territoire occupé). Pour les parties en présence, le statut de Jérusalem reste une question clé de la résolution du conflit israélo-palestinien. La loi fondamentale israélienne de 1980, qui entérine le statut de la ville en capitale "éternelle et indivisible", est décrite par la résolution 478 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1980/80r478f.pdf] du Conseil de sécurité de l'ONU comme une "violation du droit international". En 2000, l'Autorité palestinienne vote une loi établissant Jérusalem capitale d'un futur État, cette loi est ratifiée en 2002.
Autorité palestinienne]
Histoire
Antiquité (préhistoire - 6 av JC)
Les tablettes d'el-Amarna écrites en akkadien nomment la ville Ourousalim (Our-sa-li-im-ou).
La première référence biblique à Salem se situe au moment de la rencontre d'Abraham et de Melchisédech.
Ensuite lors de la conquête de Canaan menée par Josué, la tribu de Juda prend la ville aux Jébuséens, puis se retire. Vers (ce que l'on suppose être) l'an -1000, David reconquiert Jérusalem et en fait sa capitale.
Il y transfère l'Arche d'alliance pour laquelle Salomon, son fils, construira le Premier temple. Jérusalem devient ainsi le point central du Judaïsme antique.
Le royaume se divise, à la suite de dissensions internes. Se constituent alors d'un côté le royaume de Juda, centré sur Jérusalem, et regroupant les tribus de Juda et Benjamin, de l'autre le royaume d'Israël, apparemment plus prospère, mais idolâtre, s'étant assimilé aux nations environnantes.
La ville est attaquée par le pharaon Sheshonq, qui repart avec les trésors du temple.
Durant le règne de Yehoshaphat (Josaphat), les Philistins pillent la ville. Ensuite, c'est le tour des Syriens, sous le règne de Yehoash. Sous Amatsia, c'est le royaume d'Israël lui-même qui détruit une partie des murailles de la ville.
Vers -700, le siège est mené par les Assyriens. Si la Bible rapporte le miracle accompli par Dieu en faveur d'Ezéchias, les tablettes assyriennes relatent comment Sennacherib laissa le roi de Jérusalem Hizquya "comme un oiseau en cage".
En -587 Nabuchodonosor prend la ville, pille le temple et déporte le roi Yehoïakîn (Joaquin) ainsi que les notables à Babylone. Les Babyloniens établissent Tsidquya (Sédécias) gouverneur de Jérusalem. Celui-ci se révolte, ce qui entraîne un nouveau siège, temporairement levé par l'intervention d'une force égyptienne. Nebouzarradan, général de Nabuchodonosor, revient et prend définitivement la ville. Mais cette fois le Temple est complètement détruit, les murailles de la ville aussi, et quasiment tous ses habitants conduits à Babylone. Après une captivité de 70 ans, les Juifs sont autorisés par Cyrus le Perse à regagner la Judée sous la conduite d'Ezra et Néhémie. Ils retournent à Jérusalem, y ramenant les trésors du temple. Sous le gouverneur Zorobabel, le temple est reconstruit.
Enfin durant le règne d'Artaxerxés, Néhémie reconstruit les murailles de Jérusalem. Le récit biblique des Chroniques s'arrête à cet épisode.
La ville passe sous domination grecque et selon la tradition juive, Alexandre le Grand la visite.
Jérusalem échoit ensuite au général Séleucos, et à ses descendants les Ptolémée. Antiochus IV Epiphane tente d'helléniser complètement la ville et dédie le temple à Zeus, ce qui provoque la révolte dite des Maccabées (Hasmonéens), qui aboutit à l'établissement de leur dynastie sur la terre d'Israël.
Cependant, à la suite de dissensions intestines, les Hasmonéens demandent l'avis des Romains pour les arbitrer, et en 63 av. J.-C., les troupes de Pompée pénètrent dans la ville, qui est rapidement placée sous "protectorat" Romain.
Ceux-ci choisissent d'établir comme roi Antipater l'Iduméen. Son fils Hérode embellit la ville et s'y construit un palais. Surtout, il rénove le Temple et double la superficie de son esplanade.
La forteresse Antonia accolée au temple abrite la garnison romaine. C'est là que débute la narration du Nouveau testament de la Bible chrétienne.
Période romaine (6 av JC - 638)
Pour les chrétiens (le mot ne prend pas de majuscule initiale, ne s'étant jamais agi d'une nation mais d'une foi), dans les années 30 du , Jésus de Nazareth ou Jésus-Christ y fut condamné à mort et exécuté sur une colline voisine de la ville, Golgotha.
Suit la première révolte des Juifs de 66, racontée en détails par Flavius Josèphe dans la Guerre des Juifs. Cette révolte est réprimée et écrasée en 70 après J.-C., entraînant la destruction quasi-complète de la ville par Titus. Les juifs sont massivement exilés et dispersés dans l'empire: c'est la constitution de la Diaspora, et la narration du Nouveau testament se termine sur cet épisode.
Selon une anecdote non validée par les historiens, le Colisée construit par Vespasien aurait été financé avec le butin provenant de Jérusalem. L'Arc de Titus à Rome représente d'ailleurs la victoire des romains emportant la Ménorah de Jérusalem.
L'empereur Publius Ælius Traianus Hadrianus — Hadrien — rebâtit la ville pour les Romains. La construction d'un temple, dédié au dieu romain Jupiter Capitolin, sur le site du l'ancien temple d'Hérode, provoque une ultime révolte menée de 132 à 135 par Bar-Kokheba. À la suite de l'écrasement de cette révolte, Hadrien renomme la ville Colonia Ælia Capitolina selon son propre nom de Ælius (pour les Latins équivalent du nom de famille actuel), et en l'honneur du dieu Jupiter Capitolinus. signifie colonie, et précise le statut de la cité. Les Juifs seront interdits de séjour dans la ville pendant près de deux siècles.
Au la mère de Constantin, Hélène, visite Jérusalem, tentant d'y identifier les lieux saints et y parvient, puisque Hadrien avait également construit des temples païens sur les sites du Saint-Sépulcre et de la Nativité (à Bethléem).
En 324, Constantin restitue son nom à la ville Jérusalem, mais le nom de la province, Palæstina, ne sort pas de l'usage.
En 451, le patriarcat de Jérusalem est créé.
Moyen Âge : califats et croisades (638 - 1516)
1516
La ville fut prise par les Perses de Chosroès II en 614, reprise par les Byzantins en 629, mais conquise par les Arabes en 638 après un siège de deux ans.
Les musulmans y érigèrent le Dôme du Rocher sous Abd Al-Malik (687-691). Al-Walid construit la mosquée Al Aqsa (vers 705-715).
Harun al-Rashid garantit à Charlemagne la protection des lieux saints, ce qui permet le développement du pélerinage.
1009 : le calife Al-Hakim detruit l'Anastasis, l'église du Saint-Sépulcre construite sous Constantin.
Plusieurs chefs musulmans tour à tour attaquèrent et conquirent Jérusalem. Les turcs Seldjoukides contrôlèrent la ville à partir de 1071 et les Fatimides la prirent en 1098 juste un an avant qu'elle ne fut prise par les croisés.
À partir du , les chrétiens lancèrent une série de croisades pour, selon leur point de vue, libérer la ville et avoir accès à leurs lieux saints. La première croisade aboutit à la prise de Jérusalem le 15 juillet 1099 et le massacre de sa population. Elle devient la capitale du Royaume latin de Jérusalem.
La ville est conquise par Saladin le 2 octobre 1187. Elle fut à nouveau ouverte aux chrétiens entre 1229 et 1244 puis repassa sous contrôle exclusif musulman. En 1342 les Mamelouks autorisent les Frères mineurs à s'y réinstaller. Les pélerinages peuvent reprendre.
Période ottomane (1516 - 1917)
En 1516, la ville passe sous domination ottomane. Construction des murailles de la ville par Soliman le magnifique.
Deux œuvres du Tasse se réfèrent à Jérusalem : La Jérusalem délivrée (La Gerusalemme liberata, 1580) et La Jérusalem conquise (1593).
Mandat britannique (1917 - 1948)
En décembre 1917, le Général Allenby entre à pied dans Jérusalem. La ville reste sous mandat britannique jusqu'en 1948, dans un climat d'instabilité (attentats terroristes, violences).
Des combats à Jérusalem entre Juifs et Arabes ont commencé dès novembre 1947.
Histoire contemporaine (1948 à nos jours)
L'après-midi du 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État d'Israël.
Le 27 mai, la Légion arabe contraint les Israéliens à évacuer la Vieille Ville.
Le 6 juin, les Israéliens parviennent à relier la ville au reste du pays (la route de Birmanie).
En juillet, l'aviation arabe bombarde la ville.
Le 7 janvier 1949, le conseil de securité de l'ONU impose la fin des combats.
Dès lors, la ville se retrouve partagée entre une partie occidentale contrôlée par Israël et une partie orientale (y compris toute la vieille ville) contrôlée par la Jordanie, séparées par un no man's land. La circulation entre les deux parties est quasi impossible. La plupart des lieux saints, ainsi que le quartier juif de la vieille ville (vidée de ses habitants) se trouvent alors sous contrôle jordanien. Toutes les synagogues de la vieille ville sont sacagées ainsi que le cimetière du Mont des Oliviers (dont une partie des pierres tombales sont utilisées pour construire des latrines).
En 1967, à la suite de la guerre des 6 jours, Israël contrôle l'ensemble de Jérusalem. Les juifs retrouvent leurs lieux saints, tandis que pour la plupart des Arabes (chrétiens ou musulmans, des Etats arabes ou des territoires occupés), l'accès à Jérusalem et à ses lieux saints devient de facto plus difficile.
Israël proclame Jérusalem « capitale éternelle et indivisible de l'Etat d'Israël » et annexe en 1982 puis en 1993 des territoires supplémentaires dans les limites de l'Etat d'Israël et de la municipalité de Jérusalem. Plus récemment, des implantations à l'Est de Jérusalem et le tracé de la "barrière de sécurité" également contribuent à modifier l'équilibre démographique et la structure économique en faveur du caractère juif de Jérusalem.
La ville « trois fois sainte »
La ville de Jérusalem est considérée comme « trois fois sainte » car elle contient les lieux les plus sacrés des religions juive et chrétienne et le troisième lieu saint de l'islam :
- Mur des Lamentations, vestige du Temple
- Église du Saint-Sépulcre
- Dôme du Rocher et Mosquée Al-Aqsa
Jérusalem est un site privilégié :
- par les Juifs depuis plus de 2500 ans car Jérusalem est considérée à la fois comme un lieu important des pérégrinations bibliques des patriarches hébreux; la capitale du roi David et plus tard du royaume juif hasmonéen ; la ville où le culte religieux était rendu à l'époque des deux Temples et où demeure le Mur des Lamentations, vestige du Temple et lieu de prière ; et le symbole entretenu au cours des siècles d'un retour du peuple juif dispersé, l'année prochaine à Jérusalem ;
Temples ; vers 1570]]
- par les chrétiens depuis le 1er siècle de l'ère chrétienne et les récits de la vie de Jésus de Nazareth par les Evangiles, depuis sa montée au Temple de Jérusalem jusqu'à sa crucifixion et sa résurrection ; consécutivement, on y trouve et y vénère aussi des souvenirs de la Vierge Marie, de saints Etienne et Jacques qui y furent martyrisés, etc. Sainte Hélène, mère de Constantin, et les empereurs byzantins y érigèrent des sanctuaires somptueux sur les lieux saints. Ce lien entre les chrétiens et Jérusalem a également été entretenu par les Croisades successives en Terre Sainte aux Moyen Âge. Jérusalem fut la capitale du Royaume latin de Jérusalem de 1099 à 1187. Elle est l'un des patriarcats historiques (avec Rome, Antioche, Alexandrie, Constantinople).
- par les musulmans depuis le 7e siècle de l'ère chrétienne environ, à la fois pour toutes les raisons précédemment citées et également parce que la tradition fait de Jérusalem le lieu d'où Mahomet aurait effectué son voyage nocturne. Il est à noter que le Coran ne mentionne jamais explicitement le nom de la ville, mais décrit comment Mahomet, étant arrivé à la Mosquée la plus lointaine, monte au Ciel (al Miraj : l'ascension) accompagné par l'ange Gibril (Gabriel). De 638 à 1917, Jérusalem fut plusieurs fois dominée par des dynasties islamiques mais aucune ne la choisit jamais comme capitale. Ce fut quand même un lieu de pèlerinage, notamment lorsque de grands projets architecturaux furent réalisés par les Omeyyades et plus tard par les Mamelouks.
La question du statut de Jérusalem
Première proposition de l'ONU
À l'expiration du mandat britannique, le plan de partage de la Palestine de 1947 prévoyait que Jérusalem devienne un Corpus Separatum sous contrôle international et indépendant de ce qui devaient devenir un état palestinien arabe et un état hébreu. Cette séparation devait ainsi garantir à tous les cultes le libre accès à tous les lieux saints en sécurité.
Armistice de 1949
Après la Déclaration d'Indépendance de l'Etat d'Israël en 1948 et la guerre qui s'ensuit, la ville se retrouve divisée entre une partie occidentale annexée par Israël et une partie orientale (comprenant toute la vieille ville) annexée par la Jordanie, séparées par un no man's land. En 1949, Jérusalem-Ouest est proclamée capitale d'Israël. En 1967, Tsahal conquiert Jérusalem-Est et Israël déclare Jérusalem « réunifié », sa capitale « éternelle et indivisible ». Toutefois, la quasi totalité des États ont maintenu jusqu'à ce jour leurs ambassades à Tel-Aviv (pour Israël) car le droit international a jugé nulle cette modification du statut de la ville.
Situation après 1967
En 1967, Israël réunifie l'ensemble de la ville de Jérusalem à l'issue de la guerre des six jours. Les Juifs ont alors à nouveau accès à leurs lieux saints, tandis que l'accès à l'Esplanade des Mosquées et aux lieux saints musulmans est règlementée. La gestion de l'esplanade fut confiée plus tard à un organisme palestinien, le WAQF.
À l'issue de la guerre des six jours, le Conseil de Sécurité de l'ONU a voté la résolution 242 qui, selon les interprétations, peut concerner ou non le statut de Jérusalem-Est.
Proclamations israéliennes
En 1980, la Knesset déclare Jérusalem capitale « éternelle et indivisible » lors d'une loi fondamentale. Les différents pouvoirs israéliens, législatif, exécutif, judiciaire et administratif, sont regroupés à Jérusalem.
Déclarations palestiniennes
Certains mouvements palestiniens ont proclamé Jérusalem, ou sa seule partie orientale, comme capitale d'un futur État, ou capitale de l'État non reconnu internationalement proclamé en 1988.
Position de l'ONU
La position de l'ONU concernant Jérusalem est liée à la résolution 181 de l'Assemblée générale ainsi que les résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité qui en découlent.
Le Conseil de sécurité, dans sa résolution 478, déclare que la loi israélienne établissant Jérusalem capitale "éternelle et indivisible" est nulle et non avenue, et constitue une violation du droit international. La résolution invite les États membres à retirer leur mission diplomatique de la ville.
Les résolutions suivantes ont été adoptées par le conseil de sécurité des Nations Unies. Elles concernent Jérusalem de manière explicite et tacite selon les interprétations :
- 1968 : résolution 252 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1968/s68r252f.pdf]
- 1969 :
- résolution 267 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1969/s69r267f.pdf]
- résolution 271 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1969/s69r271f.pdf]
- 1971 : résolution 298 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1971/s71r298f.pdf]
- 1980 :
- résolution 465 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1980/80r465f.pdf]
- résolution 476 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1980/80r476f.pdf]
- résolution 478 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1980/80r478f.pdf]
- 1990 : résolution 681 [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1990/681f.pdf]
- 1996 : résolution 1073 [http://www.un.org/french/docs/sc/1996/96s1073.htm]
Positions internationales
Avant la résolution 478, 13 pays avaient une ambassade à Jérusalem: la Bolivie, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, la République dominicaine, l'Equateur, le Salvador, le Guatemala, Haiti, les Pays-Bas, le Panama, l'Uruguay, le Venezuela. Suivant les termes de cette résolution, les 13 ambassades ont été déplacées à Tel-Aviv. Les ambassades respectives du Costa Rica et du Salvador ont de nouveau été déplacées pour Jérusalem en 1984. En 2004, seuls ces deux États ont une ambassade à Jérusalem. D'autres consulats étrangers, comme le consulat général de Grèce, le consulat français, ainsi que ceux du Royaume Uni et des États-Unis situés à Jérusalem ont pour attribution les Territoires palestiniens occupés, dont Jérusalem-Est. Les ambassades de la Bolivie et du Paraguay sont quant à elles dans la banlieue de Jérusalem, à Mevasseret Zion. Les Pays-Bas ont un bureau à Jérusalem qui traite presque exclusivement des affaires concernant les Israéliens.
Position des États-Unis
Les Etats-Unis ont fait passsé une loi au Congrès en 1995 établissant que "Jérusalem devrait être reconnue capitale de l'Etat d'Israël", et que l'ambassade américaine devrait être déplacée à Jérusalem au plus tard le 31 mai 1999. Depuis, le déménagement de l'ambassade a systématiquement été reporté, deux fois par an, par le Président américain. Les termes de ces reports précisent cependant que l'administration est engagée dans le processus de déplacement de l'ambassade à Jérusalem. Une des conséquences de la loi de 1995 est que les documents officiels américains abordent Jérusalem comme la capitale d'Israël.
Position du Royaume Uni
Le Royaume Uni considère que le statut de Jérusalem doit être défini par des négociations entre les parties israélienne et palestinienne. Ce pays reconnaît le contrôle de fait d'Israël sur la partie occidentale de la ville mais considère Jérusalem-Est comme territoire occupé et ne reconnaît aucune souveraineté sur la ville.
Revendications pour une internationalisation de la ville
Des représentants de la population chrétienne de la ville expriment régulièrement le souhait de faire de Jérusalem une ville internationale.
Le devenir de Jérusalem
Liens entre Jérusalem, le judaïsme et l'État d'Israël
Depuis la destruction du temple de Jérusalem et la dispersion du peuple juif, le judaïsme a toujours évoqué un retour à Jérusalem, ancienne capitale du Royaume d'Israël de David. L'identité juive est restée liée à Jérusalem à travers l'héritage biblique et historique qui a continué à être transmis et enseigné de générations en générations depuis le second exil dit "de Rome" du peuple juif. Le premier exil babylonien avait déjà entrainé un premier retour des Juifs sur la Terre promise pour reconstruire le Temple. Ainsi, tous les ans durant la fête de Pessah, les mots L'an prochain à Jérusalem sont prononcés symboliquement. La prière quotidienne traditionnelle bénit la construction de Jérusalem. Cette aspiration au retour à Sion est restée symbolique jusqu'à la naissance du mouvement sioniste dont l'un des fondements était de créer un État juif ayant pour capitale Jérusalem. Jérusalem est un pilier idéologique du retour des Juifs prévu par le sionisme. [http://www.wzo.org.il/en/resources/view.asp?id=1707]. Ces fondements ont été réaffirmés en juin 2004 au congrès du conseil sioniste. Pourtant, ces idéaux tendent à disparaître au sein de la population israélienne laïque. Certains religieux appellent dans le même temps à la reconstruction d'un Troisième Temple.
D'un point de vue politique, Jérusalem fut proclamée capitale de l’État israélien en 1949. Lors de la Guerre des Six Jours, la partie Est de Jérusalem fut prise militairement aux Jordaniens et à la légion arabe, et la vieille ville passa entièrement sous contrôle israélien. La communauté internationale n'a jamais reconnu l’annexion de Jérusalem. Il s'agit des résolutions 242 et [http://www.un.org/french/documents/sc/res/1980/80r478f.pdf 478] du Conseil de Sécurité condamnant l’action d’Israël dans les territoires occupés durant ce conflit. L'interprétation de cette résolution est controversée. Mais pour l'instant toute la géopolitique israélienne est guidée par le souci d’obtenir un statut et une reconnaissance définitive de sa souveraineté sur l'Est de la ville.
Liens entre Jérusalem, l'islam, le christianisme et les Palestiniens
Jérusalem est le lieu de rencontre des trois grandes religions monothéistes, comme développé plus haut. Les Palestiniens comprennent deux communautés religieuses principales, chrétienne et musulmane. Les Chrétiens d'Orient n'ont plus émis de revendications sur Jérusalem depuis la fin du Royaume de Jérusalem. Ils ont toutefois continué à vivre en Palestine, à entretenir certains lieux de pèlerinage importants et ils ont vécu la création de l'État d'Israël comme une rupture. C'est parmi les Arabes chrétiens que l'on trouve les plus fervents soutiens à une internationalisation de Jérusalem, comme proposée en 1947.
L'islam a déclaré Jérusalem comme sa troisième ville sainte malgré l'absence du nom de la ville dans le texte du Coran. Les interprétations ont établi que Jérusalem était le lieu d'où Mahomet aurait effectué son voyage nocturne. Les organisations islamistes palestiniennes ont toujours ainsi revendiqué cette ville comme la troisième ville sainte de l'Islam.
L'OLP "laïque" de Yasser Arafat s'est souvent positionnée dans le sens de ces revendications, peut-être pour satisfaire les pressions populaires musulmanes. Il a toujours refusé au cours des négociations d'avoir une autre capitale que Jérusalem/Al Qods. L'Autorité palestinienne a aujourd'hui pour siège la ville de Ramallah. Jérusalem est la ville d'origine de réfugiés palestiniens qui souhaitent revenir y vivre. La question du statut final de la ville est ainsi intimement liée à la question des réfugiés palestiniens.
Politique israélienne à Jérusalem Est
Depuis 1967, les gouvernements israéliens successifs, quel que soit le parti au pouvoir, s'évertuent à transformer la physionomie de Jérusalem. Il existe une volonté politique de modifier l'écart démographique à l’Est, peuplé essentiellement par les Palestiniens (55 000 environ en 1967). L'État d'Israël a toujours refusé catégoriquement toute politique d’expulsion des Arabes. Outre des raisons juridiques humanistes, il s'agit toujours de mettre en avant une quête de reconnaissance internationale. À la place de cette politique primaire, Israël a établi un projet d’agrandissement de la ville par la construction de quartiers juifs. Le politologue Frédéric Encel le comprend comme une façon de « détruire l’influence palestinienne en modifiant l’équilibre géographique de la ville ». Le Sénat français a constaté que l'écart démographique progressait en faveur des israéliens [http://www.senat.fr/rap/r96-159/r96-1593.html].
L'ambition consiste à encercler les quartiers arabes par une politique d’expropriation des terrains entourant les limites municipales de 1967. Cet état de fait est accentué par le tracé du projet de barrière de séparation ([http://www.monde-diplomatique.fr/2002/11/BRUBACHER/17031 Plan]) qui devrait entourer les colonies d'Adounim à 11km à l'est de Jérusalem. De plus, selon le Conseil Economique et Social des Nations, il existe une politique de discrimination sur les permis de construire [http://www.unhchr.ch/Huridocda/Huridoca.nsf/0/9256d77a523206688025673c005b02b2?Opendocument], favorisant les constructions pour les Juifs.
Quelques chiffres mettent en avant cette réalité :
- Jérusalem-Est faisait 38km² en 1967. Et par l'effet de cette politique, 108km² par la construction quartiers juifs.
- en 1967 il y a 263 307 habitants = 195 700 Juifs et 54963 Arabes.
- en 2004 il y a 706 000 habitants = 458 000 Juifs (dont 200 000 à l’Est) et 225 000 Arabes.
Cette politique se traduit dans le plan qui a été proposé par Benjamin Netanyahou et approuvé le 21 juin 1998 par la Knesset sous le nom de « Grand Jérusalem » ([http://www.afdg.org/spip/collok/pages/carte5.html Plan du Grand Jérusalem]), bien que le 13 juillet 1998, les Nations Unies ont demandé à Israël de renoncer à ce plan.
Il faut ajouter à cela la mise en place d'une ceinture de colonies autour de la ville au nord (Pisgat Zeev), au sud (Gouch Etzion) et à l’est (Adounim) qui augmente la taille de Jérusalem à 440km². La superficie totale de la métropole de Jérusalem unifiée en comptant la ceinture de colonies est donc égale à environ 900km², c’est « le Très Grand Jérusalem » qui est relié administrativement et par structure de conurbation des infrastructures (transports, autoroutes).
Au total du décompte, la population de cette métropole compte désormais 800 000 habitants pour plus que 225 000 Arabes environ. Malgré les efforts des politiques israéliennes, la population arabe a augmenté proportionnellement depuis 1967 [http://www.france-palestine.org/article625.html] passant de 20% en 1967 à 32% en 2004. Cela est notamment dû à l'écart du taux de natalité qui est de 2.7 pour les femmes juives et 4.4 pour les femmes musulmanes selon une étude de 2005 du bureau des statistiques israélien [http://www.france-palestine.org/article625.html]. Mais la population arabe est désormais enclavée.
Ainsi, l'extension de Jérusalem a eu pour effet d'édifier une ceinture urbaine disjoignant les quartiers arabes de Jérusalem Est du reste de la Cisjordanie. Le « Grand Jérusalem » ne repose pas totalement sur des territoires accordés par le droit international à l’État d’Israël et la construction de la barrière de séparation impose de fait des frontières non reconnues à l'Est de Jérusalem.
L’avenir de Jérusalem dans le processus de paix
Les propositions sur Jérusalem font partie du débat politique en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Si les propositions faites par Ehoud Barak au Sommet de Camp David II en 2000 de partager la ville ont été refusées par Yasser Arafat et ont vraisemblablement conduit le premier ministre israélien à la défaite aux élections anticipées qui ont suivi, les mêmes difficultés sont ressenties par le leadership palestinien. Arafat puis de Mahmoud Abbas ne peuvent en aucun cas céder sur la question de Jérusalem, de peur d'être pris de vitesse par les mouvements islamistes comme le Hamas. Toute solution qui n'incluerait pas Jérusalem (au moins sa partie orientale) comme capitale d'un futur État serait perçue comme une défaite. De la même façon, la base populaire israélienne ne peut supporter, d'après des sondages datant du début de la Seconde Intifada, de remettre en question la souveraineté israélienne sur Jérusalem.
La question de la légitimité de chacune des deux parties sur Jérusalem entraine également des débats d'ordre archéologique. Les Israéliens ont entamé depuis 1967 des recherches pour apporter les preuves de l'existence du Temple de Jérusalem. Palestiniens et Israéliens s'accusent réciproquement de mener des travaux les uns pour détruire de nouvelles preuves de cette existence, les autres pour fragiliser les fondations des mosquées de la vieille ville. (D'après les experts israéliens, les fondations des mosquées ont été fragilisées par plusieurs tremblements de terre au cours des derniers siècles.) La discussion sur l'utilisation des expressions mont du Temple/esplanade des mosquées est significative par rapport aux soucis des deux parties de gagner la bataille de la légitimité sur Jérusalem.
En 2005, la question du statut et de l'éventuel partage de Jérusalem reste au cœur du futur processus de paix mais aucune tentative de négociations n'a plus été entamée sur ce point depuis le Sommet de Taba.
Géographie et démographie
Géographie
Jérusalem est localisée à , sur l'extrémité d'un plateau.
La ville est entourée de tout part de plusieurs vallées, parmi lesquelles celles au nord sont moins prononcées que celles situées dans les autres directions. Les deux principales se trouvent au nord-ouest de la ville actuelle.
Lieux remarquables
Jérusalem est le lieu d'un nombre important de monuments à signification religieuse ou historique, comme le Mur des lamentations, la Mosquée Al-Aqsa, l'Église du Saint-Sépulcre. C'est également le lieu d'établissement de plusieurs bâtiments gouvernementaux israéliens, comme la Knesset, ou des institutions comme l'Université hébraïque.
Démographie
Lors des premières mentions historiques, Jérusalem est habitée par les Cananéens. La Bible les décrit comme des Jébusites, qui dirigeront la ville jusqu'à sa prise par le roi David. Les Juifs sont alors majoritaires jusqu'à la destruction par Rome au second siècle de l'ère chrétienne. Par la suite, la ville est décrite à majorité musulmane au temps des Croisades, ce qui est certifié ensuite dans des écrits datant du . Selon des recensements de 2003, La population de la municipalité de Jérusalem est de 693 000 habitants, dont 464 000 juifs.
Voir aussi
- Pèlerinage de Jérusalem
-
- Kingdom of Heaven, film de Ridley Scott
Liens externes
- [http://www.jerusalem.muni.il/jer_main/f1_main.asp?lng=1/ Site web officiel de la Mairie de Jérusalem]
- [http://www.katapi.org.uk/BibleMSS/ElAmarnaT.htm Les tablettes akkadiennes]
- [http://www.archpark.org.il/panorama.shtml le temple d'Hérode en 3D avec un panorama 360°]
- [http://perso.wanadoo.fr/aa.duriot/incoherisme/jerusalem.htm Article sur le statut de la ville de Jérusalem, selon le Coran et les haddiths. Le statut de Jerusalem selon l'Alliance abrahamique.]
- [http://www.jerusalem-pedibus.net/site_fr/je010_fr.html Jérusalem et le conflit israélo-palestinien]
- [http://www.jerusalemshots.com Portail des photos de Jérusalem]
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Pèlerinage de Saint-Jacques-de-CompostelleLe pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un pèlerinage chrétien, qui mène à la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne), où seraient conservées les reliques de Saint Jacques, apôtre du Christ.
Avec celui de Rome (via Francigena) et de Jérusalem, c'est l'un des trois grands pèlerinages de la chrétienté.
Traditionnellement, le pélerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle se fait à pied et en partant de chez soi. Cependant pour des raisons pratiques les pèlerins se sont rapidement rassemblés sur des voies précises. Des chemins de pèlerinage partent de la plupart des régions d'Europe, au départ entre autres de Liège, Paris, Vézelay, Le Puy-en-Velay. S'il est parcouru depuis le par des chrétiens faisant étape dans des monastères qui jalonnent les chemins de Compostelle, le pèlerinage de Saint-Jacques est également devenu une randonnée célèbre, où les marcheurs croisent les amateurs d'art roman.
En Espagne, le pèlerinage et ses chemins sont dénommés « el Camino » ; la voie la plus célèbre, qui part de Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées) porte le nom de « el Camino frances ».
Histoire
D'après la tradition chrétienne et des écrits remontant au , Saint Jacques le Majeur, le frère de Saint Jean l'évangéliste, serait parti du Proche-Orient vers la péninsule ibérique pour y prêcher, puis serait retourné à Jérusalem où il fut décapité. Ses compagnons auraient transporté ses reliques en Galice.
Le tombeau aurait été retrouvé quelques centaines d'années plus tard, au , par l'ermite Pelayo (ou Pelagius) qui déclara avoir eu une révélation dans son sommeil. Il aurait été guidé par une étoile dans le ciel, d'où une des étymoligies avancées pour Compostelle : Campus Stellae ou champ de l'étoile. Théodomire, évêque d'Ira-Flavia (aujourd'hui Padrón), reconnut ce tombeau comme étant celui de saint Jacques en 835. Le roi Alphonse II y fit édifier une église. Le pape Léon XIII officialisa la reconnaissance du tombeau de saint Jacques par l'Église en 1884.
Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle devint l'un des plus importants au Moyen Âge. De nombreux chemins menaient à Compostelle depuis toute l'Europe occidentale, jalonnés d'hospices dédiés au saint. Les pèlerins avaient pour coutume de rapporter comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens, qu'ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d'où le nom de coquilles Saint-Jacques donné par la suite à ces mollusques.
Au cours des X siecle et XI siecle, le culte de saint Jacques commença de se
répandre et les rois de Navarre et de Léon améliorèrent les routes et
construisirent des ponts afin de faciliter les pérégrinations.
Les pèlerins,
qui partaient des quatre coins de l'Europe, avaient déjà l'habitude de
converger vers la France, par des routes et des chemins qui s'instituèrent
peu à peu au fil des siècles.
La plus célèbre de ces voies est le Chemin français (Camino frances).
Les chemins étaient souvent parsemés d'embûches
et il n'était pas rare que des pèlerins périssent avant d'arriver à
destination. Quoi qu'il en soit, le Chemin de Saint-Jacques a sans nul doute
donné naissance au premier réseau d'entraide en Europe, avec notamment la
construction de centres religieux, l'ouverture de nombreuses hôtelleries,
l'amélioration des infrastructures routières, etc.
Cependant, en dépit des
travaux constamment effectués pour améliorer les routes, il n'était pas si
facile, autrefois, de cheminer jusqu'à Saint-Jacques.
Le pèlerinage contemporain
Navarre
Des milliers de pèlerins sont recensés chaque année. Ils se rendent à Saint-Jacques-de-Compostelle à pied ou à vélo, parfois à cheval.
Souvent à l'écart des routes automobiles, le chemin se confond de nos jours par endroits avec des sentiers de grande randonnée.
Sous réserve de la présentation d'une « lettre de créance » (ou credential) délivrée par les services du pèlerinage de la Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, les pèlerins peuvent faire étape dans des gîtes et des monastères jalonnant le pacours.
Á l'arrivée à destination, les pèlerins en possession d'une credential obtiennent un certificat attestant qu'ils ont bien effectué le pèlerinage, la compostella, rédigé en latin.
Les « chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » ont été inscrits le 05 décembre 1998 au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le Camino francès, en Espagne, depuis 1993.
Les chemins
En France ils sont au nombre de quatre :
- La Via Podiensis, qui tire sont nom du Puy-en-Velay ; lieu de rassemblement et lieu de pélerinage marial ; ce chemin est balisé comme "GR 65", dès Genève ; le trajet Genève-Le Puy est appelé Via Gebennensis.
- La Via Lemovicensis, qui passe par Limoges, d'ou son nom ; le lieu de rassemblement était à Vézelay.
- La Via Turonensis, qui passe par Tours, et le lieu de rassemblement était l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie à Paris.
- Ces trois chemins se regroupaient en un lieu appelé « Gibraltar ». Il ne doit rien à Tariq ibn Ziyad, c’est simplement une déformation phonétique du sanctuaire de Saint-Sauveur, sur la colline. Chabaltore en basque, est devenu par glissement Chibaltare, Chibraltare et enfin Gibraltar.
- La Via Tolosane, qui passe par Toulouse, d'ou son nom ; mais elle s'est aussi appelée Via Arletanensis, du lieu de rassemblement des pélerins, Arles. Elle a eu aussi comme nom Via Eagidia, ou route de Saint-Gilles, en honneur à la famille des comtes de Toulouse (les Saint-Gilles). Ce chemin rejoint l'Espagne par le col du Somport. Mais elle était précédée par la Via Domitia – Chemin de Compostelle, qui va du col du Montgenèvre à Arles, appelé aussi la Via Francigena ainsi nommée par les italiens puisqu'elle passe en France. Il y avait un chemin parallèle, le Chemin du Piedmont ou « el cami deu pé de la coste », qui recevait les pèlerins de la via Tolosane au niveau de Narbonne. Ces chemins rejoignaient l'Espagne par el Camino aragones, ainsi nommé puisqu'il rejoint l'Aragon.
- Il y aussi des chemins de traverse qui permettaient aux pélerins de se rendre dans des lieux de pélerinages, comme celui qui va de Conques à Toulouse, ou bien encore la Voie de Soulac.
En Espagne le chemin prend le nom de « Camino frances » puisqu'il est emprunté par les « Francos », sans distinction de nationalité. En Espagne ce chemin est aussi appelé la "Ruta Interior" par opposition à la "Ruta de la Costa" premier chemin de Compostelle.
Villes et monuments traversés
Les pélerins pouvaient suivant leurs vœux, changer de voies pour aller prier des corps saints. Par exemple de la Via Podiensis rejoindre la Via Tolosane, pour prier saint Sernin.
De Conques à Toulouse
Doublant les itinéraires traditionnels du pèlerinage, une variante permettait aux jacquets qui avaient emprunté la route du Puy de rejoindre la via Tolosana.
Enjambant le Dourdou par le pont des « romieus », elle quittait Conques pour gagner Aubin.
- Aubin, où les pèlerins trouvaient un hôpital et deux églises, l’église du Gua et l'église Notre-Dame d'Aubin.
- Villeneuve d'Aveyron, l’Église Saint-Sauveur et ses fresques représentant saint Jacques pélerin
- Villefranche-de-Rouergue, la collégiale Notre-Dame, l'ancienne chartreuse Saint-Sauveur, la Chapelle des Pénitents-Noirs et l'hôpital Saint-Jacques
- Najac, L'église gothique Saint-Jean
- Laguepie
- Cordes-sur-Ciel
- Gaillac, l’église abbatiale Saint-Michel et l’église Saint-Pierre
- Lisle-sur-Tarn
- Rabastens, l'église Notre-Dame du Bourg de Rabastens et ses fresques, qui illustrent différents épisodes de la vie, réelle ou légendaire, de Jacques le Majeur.
- Saint-Sulpice, L’église qui est une ancienne chapelle Saint-Jacques
- Montastruc-la-Conseillère
- Castelmaurou, qui signifierait le "Castel des Maures".
- L'Union
: De là les pèlerins rejoignaient la Via Tolosane à Toulouse.
Autres lieux pour un chemin Auvergnat
Une variante de la via Lemovicensis partait de Nevers en direction de Clermont.
Les pèlerins pouvaient ainsi rejoindre la Via Podiensis ou la Via Tolosane, en fonction des lieux de pèlerinages qu’ils voulaient honnorer.
Cheminant le long de l'Allier, les jacquets étaient accueillis par les bénédictins de l'abbaye de Souvigny, qui était l'une des cinq «filles» de Cluny.
- Souvigny, prieuré célèbre du Bourbonnais fondé par les moines de Cluny.
- Anzy-le-Duc, prieuré dépendant de Saint-Martin d'Autun.
- Ébreuil, l'église Saint Léger.
- Clermont-Ferrand : l'église Notre-Dame du Port
- Orcival, la basilique Notre Dame
- Saint-Nectaire-le-Haut, l’église Saint-Nectaire, et ses fromages.
- Saint-Floret
- Issoire, l’abbatiale saint Austremoine.
- Saint-Saturnin, son monastère de bénédictins.
- Brioude, La basilique Saint-Julien.
- Lavaudieu, dont le nom signifie la vallée de Dieu, et l'église Saint-André, de là ils pouvaient aussi rejoindre la Via Podiensis au Puy-en-Velay.
- Saint-Flour, la cathédrale Saint Pierre.
- Murat-le-Quaire, l’église Notre-Dame-des-Oliviers
- Aurillac, l’abbaye d’Aurillac, l’église Saint Géraud, et s’église Notre-Dame-aux-Neiges sans oublier Gerbert d’Aurillac, (938 – 1003), premier pape français.
- Souillac, l’église Sainte-Marie, ancienne abbatiale romane à coupoles
- Collonges-la-Rouge, l'église Saint-Pierre
- Aubazines, l’abbaye Saint-Etienne
- Beaulieu-sur-Dordogne, l'abbatiale Saint-Pierre
- Rocamadour, l’église Saint-Sauveur et la crypte Saint-Amadour
- Domme, l' « Acropole du Périgord » et la maison du Gouverneur
- Bonaguil, et son château de Bonaguil.
- Villeneuve-sur-Lot, l'église Sainte-Catherine
- Agen, la cathédrale Saint-Caprais
- Nérac, le Château de Henri IV, et l’église Saint Nicolas
- Andiran, le château d’Hordosse.
De là ils pouvaient rejoindre la Via Podiensis à Condom.
Autres villes et ses monuments classés
Andiran
- Amiens : cathédrale Notre-Dame
- Châlons-en-Champagne : collégiale Notre-Dame-en-Vaux
- Compiègne : église paroissiale Saint-Jacques
- Folleville : église paroissiale Saint-Jean-Baptiste
- Jezeau : église Saint-Laurent
- L'Épine : basilique Notre-Dame
- Le Mont-Saint-Michel
- Mimizan : clocher de Mimizan
- Ourdis-Cotdussan : église de Cotdussan
- Saint-Avit-Sénieur : Église de Saint-Avit-Sénieur
Bibliographie
- Xavier Barral i Altet, Compostelle - Le grand chemin ISBN 2-07-053249-6
Voir aussi
: Saint-Jacques-de-Compostelle
: saint Jacques apôtre
: Codex Calixtinus
: Année Sainte Compostellane
: Pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle
: Via Podiensis
: Via Gebennensis
: Via Lemovicensis
: Via Turonensis
: Via Tolosane
: Via Domitia
: Chemin du Piedmont
: Voie de Soulac
: Camino frances
: Camino aragones
: Camino del Norte
: La | | |