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Saint-Leu
Saint-Leu est une ville balnéaire de La Réunion, sur la côte ouest. Ses habitants sont appelés les Saint-Leusiens.
Géographie
habitants
Le territoire communal culmine à 2 787 mètres d'altitude, à proximité immédiate du sommet du Grand Bénare. Il est limitrophe de ceux des Avirons, Cilaos et Trois-Bassins.
Infrastructures
On trouve sur le territoire communal trois collèges publics :
- Le collège de La Chaloupe, ouvert en 1967.
- Le collège Marcel Goulette.
- Le collège de la Pointe des Châteaux.
On y trouve par ailleurs un lycée public d'enseignement, général, professionnel et technologique, le lycée de Stella, qui comptait 655 élèves à la rentrée 2005.
Monuments et lieux touristiques
2005
- Le Gouffre, un souffleur.
- Le musée Stella Matutina, consacré à l'histoire de la canne à sucre à la Réunion.
- Le Conservatoire botanique de Mascarin.
Divers
Conservatoire botanique de Mascarin
Saint-Leu accueille régulièrement de nombreux championnats sportifs de portée internationale, par exemple les championnats du monde de parapente. La commune abrite un spot de surf réputé pour sa gauche de qualité.
Chaque année, durant l'hiver austral, la commune est l'hôte du Sakifo et du pélerinage de La Salette.
Liens externes
- [http://www.tco.re Site du TCO]
Catégorie:lieu de pélerinage catholique
Catégorie:Commune de la Réunion
Catégorie:Ville de France
Catégorie:Station balnéaire
La Réunion
La Réunion (974) est un département français d'outre-mer (qui a également le statut de région à département unique). Il s'agit d'une île de l'océan Indien de 2512 km², située à environ 700 km à l'est de Madagascar et à 200 km au sud-ouest de l'île Maurice.
Ses habitants sont appelés les Réunionnais (en plus de Français).
Histoire
Inhabitée, l'île pourrait d'abord avoir été connue des navigateurs arabes qui l'avaient baptisée Dina Morgabin (« l'île de l'Ouest »). Un navigateur portugais, Diego Dias, y aurait débarqué le 9 février 1513, jour de la Sainte-Apolline. L'île apparaît ensuite sur des cartes portugaises sous le nom de Santa Apolonia. Vers 1520, la Réunion, les îles Maurice et Rodrigues sont appelées archipel des Mascareignes, du nom du navigateur portugais Pedro de Mascarenhas qui s'y est arrêté en route pour Goa. Aujourd'hui, ces trois îles sont couramment appelées les Mascareignes.
Au début du , l'île est une escale sur la route des Indes pour les bateaux anglais et hollandais. Les Français y ont ensuite débarqué pour en prendre possession au nom du roi en 1640 et l'ont baptisée île Bourbon du nom de la famille royale. Les premiers habitants permanents arrivèrent en 1665. Françoise Châtelain de Cressy est arrivée pendant cette période et est à l'origine de plusieurs familles connues de Bourbon. Gouverneur de l'île de 1735 à 1745, c'est surtout Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais qui a contribué à son premier développement.
Les guerres napoléoniennes voient le passage de l'île sous la domination anglaise. Grâce à la main-d'œuvre servile que fournissent les esclaves, elles voient aussi le développement de la culture de la canne à sucre de préférence à celle du café. Survenue en 1841, la découverte d'Edmond Albius sur la fécondation artificielle des orchidées de la vanille, permet bientôt à l'île de devenir par ailleurs le premier producteur mondial de vanille.
Le 20 décembre 1848, l'abolition de l'esclavage est finalement proclamée par Sarda Garriga, ce qui fait que ce jour est aujourd'hui férié à la Réunion. Louis-Henri Hubert Delisle devient son premier gouverneur créole le 8 août 1852 et reste à ce poste jusqu'au 8 janvier 1858. L'europe a de plus en plus recours à la betterave pour remplir ses besoins en sucre. Malgré sa politique d'aménagement et le recours à l'engagisme, la crise économique couve et devient patente à compter des années 1870. Par la suite, le percement du canal de Suez conduit le trafic marchand à s'éloigner de l'île.
Le 19 mars 1946, la Réunion devient un département d'outre-mer français et en 1997 elle devient l'une des sept régions ultrapériphériques de l'Union européenne.
Article de fond : Histoire de la Réunion
Administration
La Réunion est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Saint-Denis.
La Réunion est une base accueillant les infrastructures du Frenchelon et de l'ensemble mobile écoute et recherche automatique des émissions.
Comme Mayotte, l'île est membre de la Commission de l'Océan Indien.
Article de fond : Conseil régional de la Réunion
Politique
Article de fond : Politique de la Réunion
Géographie
La Réunion est une île volcanique de l'océan Indien. Elle a emmergé il y a 5 millions d'année avec l'éruption du Piton des Neiges qui est aujourd'hui le sommet le plus élevé des Mascareignes, et de l'Océan Indien. Son sommet atteint 3.069 mètres.
Article de fond : Géographie de la Réunion
Transport
Dans l'île
L'île de la Réunion comptait, en 2004, près de 300 000 véhicules particuliers soit environ une voiture pour deux habitants. Malgré l'importance du parc automobile, l'équipement des ménages reste sensiblement inférieur à celui de la France métropolitaine. On estime qu'à l'horizon 2020, le parc automobile à la Réunion pourrait atteindre environ 500.000 véhicules, pour un niveau d'équipement des ménages proche de celui de la France métropolitaine en 1999.
La topographie montagneuse, le développement urbain, la concentration et la concurence des activités humaines sur le littoral sont des contraintes le développement du réseau routier. Ces contraintes se posent par ailleurs pour l'ensemble du développement de l'île.
Aéroports
L'île de la Réunion dispose de deux aéroports internationaux, Roland Garros, le plus grand, est situé sur le territoire communal de Sainte-Marie près de Saint-Denis dans le nord de l'île, l'autre (Pierrefonds) est situé sur celui de Saint-Pierre dans le sud-ouest.
Article de fond : Transport à la Réunion
Économie
Transport à la Réunion
Les revenus du tourisme constituent la première ressource économique de la Réunion devant ceux tirés de la production et de la transformation de la canne à sucre, à l'origine du développement de grands groupes réunionnais comme Bourbon ou Quartier Français. Avec la diminution des subventions, cette culture est menacée. Aussi, le développement de la pêche dans les Terres australes et antarctiques françaises apparaît comme la bienvenue.
Malgré un dynamisme économique certain, l'île ne parvient pas à résorber son important chômage, qui s'explique notamment par une croissance démographique très forte. De nombreux Réunionnais sont obligés d'émigrer en métropole pour trouver du travail.
Article de fond : Économie de la Réunion
Démographie
Article de fond : Démographie de la Réunion
La population de la Réunion est composée de populations issues d'Afrique (les Cafres), du Gujarat (les Zarabes), du Tamil Nadu (les Malbars) mais aussi d'autres états en Inde comme Calcutta, de Chine, de Madagascar, des Comores, et d'Europe, arrivées dans l'île au cours des différentes phases de la colonisation et du développement de l'île.
La population de la Réunion est fortement métissée et il n'existe pas de tensions ethniques en son sein.
Daniel Vaxelaire, journaliste, écrivain, auteur de différents ouvrages sur la Réunion, explique dans son « Histoire de la Réunion des origines à 1848 », que le métissage est l'un des traits caractéristiques de l'île, dès l'arrivée des premiers colons. Ceux-ci ont en effet épousé peu après leur installation dans l'île, des femmes venues de Madagascar avec lesquelles ils ont conçus les premiers enfants nés à la Réunion. Ceci fait dire à D. Vaxelaire que la grand-mère de tous les Réunionnais est malgache.
Ce métissage précoce a probablement permis d'atténuer plus rapidement les douleurs de la période esclavagiste qui s'est achevée le 20 décembre 1848 à La Réunion.
Culture
L'île a vu naître de nombreux poètes, parmi lesquels Léon Dierx ou Charles Marie Leconte de Lisle. Elle en a inspiré d'autres comme Charles Baudelaire, qui l'a rapidement visitée. George Sand n'y est jamais venue mais y a situé l'action de l'un de ses romans.
Article de fond : Culture de la Réunion
Langue
Si le français est compris de tous, la langue vernaculaire est le créole réunionnais.
Religion
Du fait des différentes origines de la population réunionnaise, les principales religions pratiquées dans l'île sont le christianisme (essentiellement catholique, mais aussi protestant), l'hindouisme, l'islam et le bouddhisme. Une communauté juive, bien que minoritaire, est également présente sur l'Île.
Évêché
- Diocèse de Saint-Denis-de-la-Réunion
- Cathédrale de Sainte-Denis de la Réunion
Musique
Le séga et le maloya sont deux styles de musique typiques de l'île.
Parmi les groupes musicaux modernes emblématiques de la Réunion, on peut citer : Baster, Ousanousava et Gilbert Pounia, Ziskakan, Les frères Joron, Pat’ Jaunes, Danyèl Waro etc.
Littérature
Auteurs:
Eugène Dayot (1810-1852),
Renoyal de Lescouble (1776-1838),
Divers
Forêt de Mourouvin
Plage la Souris Chaude
Domaine Internet
La Réunion dispose d'un nom de domaine de premier niveau, ou top level domain (TLD) : le .re. ([http://www.afnic.re/ Association Française pour le Nommage Internet en Coopération])
top level domain
Un drapeau pour La Réunion ?
Alors que la période féodale a installé de nombreux drapeaux et blasons en France métropolitaine, la Réunion ne possède pas de drapeau officiel. Cette situation risque de perdurer : un drapeau réunionnais serait assimilé à une revendication indépendantiste.
Le drapeau ci-contre a été sélectionné par l'Association française de vexillologie en 2003. Il représente physiquement le volcan de la Fournaise sur un fond azur et les rayons du soleil. De plus, il symbolise l'arrivée des populations qui ont convergé vers l'île au cours des siècles.
- Administrations
- [http://www.reunion.pref.gouv.fr Préfecture]
- [http://www.region-reunion.com Conseil régional]
- [http://www.cg974.fr Conseil Général]
- [http://www.reunion.equipement.gouv.fr Direction départementale de l'Equipement]
- [http://www.univ-reunion.fr Université de la Réunion]
- [http://bu.univ-reunion.fr Bibliothèque universitaire]
- [http://www.agorah.com Agence d'Urbanisme de la Réunion]
- [http://www.parc-national-reunion.prd.fr Mission pour la création du Parc National des Hauts de la Réunion]
- Sites des annonces légales et marchés publics de l'île
- [http://www.officiel.re L'Officiel de la Réunion] : marchés publics et annonces légales de la Réunion
- Actualités régionales
- [http://www.web-merchand.com/antenne Antenne Réunion] : Chaîne de télévision privée
- [http://www.clicanoo.com Clicanoo] : L'actualité locale traitée dans le Journal de l'Ile
- [http://www.ipreunion.com Imaz Press Réunion] : Agence de presse locale
- [http://reunion.rfo.fr/ RFO Réunion] : Réseau de télévision publique locale
- [http://www.temoignages.re Témoignages] : Organe de presse du Parti communiste réunionnais
- Blog
- [http://cyouss.free.fr/1ring/ Webring des blogs sur la Réunion ou écrits par des Réunionnais]
- [http://maxb.blogs.com Max Belvisée]
- [http://zarabes.blogspirit.com Zarabes] - L'actualité des musulmans d'origine indienne
- [http://lionel.suz.free.fr LSZ Blog] - Un flux d'octets en provenance de la France australe
- Guides pour les vacances
- [http://www.la-reunion-tourisme.com La Réunion Tourisme] : Le site officiel du Comité du tourisme de la Réunion
- [http://www.livranoo.com Livranoo.com] : Guides de voyages et ouvrages sur La Réunion
- [http://www.dijoux.re Dijoux.re] : Portail réunionnais comprenant de nombreuses photos
- [http://www.reunionweb.org Reunionweb.org] : Portail présentant des sites et des évènements réunionnais
- [http://vacances.clicanoo.info Guide des vacances à l 'île de la Réunion] : Un guide pour ceux qui vont passer des vacances dans l'île
- [http://runrando.free.fr runrando] : la randonnée à la Réunion
- [http://www.willgoto.com/003/2/categories.aspx La Réunion, Annuaire et guide de voyage]
- [http://runraid.free.fr runraid] : les sports nature à la Réunion (air, terre, mer)
- [http://www.portail-ile-reunion.com portail-ile-reunion.com] : Portail réunionnais avec plein d'informations pratiques pour préparer ses vacances et des services.
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Comme les autres îles des Mascareignes, la Réunion fait l'objet d'un Wikiprojet : le Projet Mascareignes.
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ja:レユニオン
zh-min-nan:Réunion
Les Avirons
Les Avirons est une commune française, située dans le département et la région de La Réunion.
Ses habitants sont appelés les Avironnais.
Géographie
habitants
Les Avirons ne possède que 150 mètres de façade littorale. Les communes limitrophes sont Saint-Leu, Cilaos, Saint-Louis et L'Étang-Salé.
Histoire
Les premiers colons s'installent près de la ravine Sèche vers 1719, mais la commune n'est créée que le 8 janvier 1894. Antoine Hibon est son premier maire. Auparavant, la zone n'est qu'une section de Saint-Louis.
Infrastructures
On trouve sur le territoire communal un collège public, le collège Adrien Cadet. On y trouve par ailleurs un lycée public d'enseignement général, technologique et professionnel, le lycée des Avirons, qui comptait 1 100 élèves à la rentrée 2005.
Personnages célèbres
L'histoire des Avirons est marquée par la figure du père Martin, nommé curé le 22 avril 1879. Il entreprend la conversion des travailleurs immigrés hindous et tente par ailleurs de leur dispenser l'instruction publique chère à la République. Arrêté par la gendarmerie, il lui prédit un triste sort. Peu après, un gendarme fait une chute mortelle de cheval. Le père Martin en est réduit à donner la messe dans un souterrain du Tévelave.
On notera par ailleurs que le botaniste Thérésien Cadet (1937-1987) était originaire de la commune, et plus précisément du Tévelave.
Liens externes
- [http://www.reunion-sud.com Site de la CCSUD]
Avirons
Trois-Bassins
Trois-Bassins est une commune française, située dans le département et la région de La Réunion.
Ses habitants sont appelés les Trois-Bassinois.
Sa devise est : « Force, dynamisme, jeunesse ».
Géographie
habitants
Le territoire communal culmine au Grand Bénare, à 2 898 mètres d'altitude. Il est limitrophe de ceux de Cilaos à l'ouest, Saint-Paul au nord et Saint-Leu au sud.
Histoire
La commune a été créée le 27 février 1897.
Démographie
Trois-Bassins est une commune multipolarisée. C'est la seule de l'île avec Bras-Panon et Petite-Île.
Infrastructures
On trouve sur le territoire communal un collège public, le collège des Trois-Bassins, qui comptait 554 élèves à la rentrée 2005. On y trouve par ailleurs un lycée public d'enseignement général, technologique et professionnel, le lycée de Trois-Bassins. Il comptait quant à lui 725 élèves à la rentrée 2005.
Personnages célèbres
En exil à la Réunion à compter de 1926, le raïs marocain Abd el-Krim a vécu à Trois-Bassins pendant douze à quinze ans jusqu'en mai 1947, date de son départ vers le sud de la France. Après avoir été installé à Saint-Denis, il a en effet acheté des terres dans la commune pour y loger la cinquantaine de membres de sa famille constituant son entourage.
Liens externes
- [http://www.tco.re Site du TCO]
Catégorie:Commune de la Réunion
Collège en France
catégorie:école catégorie:adolescence Catégorie:Éducation nationale française
Le collège est, en France, un établissement qui a pour mission d'assurer le premier niveau de l'enseignement secondaire, entre l'école primaire et le lycée. Il existe des collèges publics et des collèges privés. Les collèges publics ont le statut détablissement public local d'enseignement (EPLE).
Organisation
Le collège est organisé en quatre classes et trois cycles :
- sixième (11-12 ans) : cycle d'adaptation
- cinquième (12-13 ans) et quatrième (13-14 ans) : cycle central
- troisième (14-15 ans) : cycle d'orientation.
L'organisation est similaire à celle du lycée. Ce qui étonne peut-être le plus les élèves lors de l'entrée au collège est que l'enseignement n'est plus dispensé par un professeur unique, mais par plusieurs professeurs (un par matière). C'est à la fois une nécessité « technique » (l'enseignement devient plus poussé qu'en primaire et il devient difficile pour une personne d'enseigner toutes les matières, d'autant que le professeur de collège peut également être un professeur de lycée) et une nécessité pédagogique (l'école devient plus un lieu d'enseignement qu'un lieu d'éveil).
Objectifs
En 1999, le ministère a annoncé quatre grands objectifs pour le collège :
- acquisition de savoirs et de méthodes de travail
- construction de comportements durables et de respect mutuel
- préparation d'un projet de poursuite d'études
- lutte contre les difficultés par une pédagogie adaptée à chacun (pédagogie différenciée)
D'autre part, le collège doit assurer deux missions :
- transmettre à tous les collégiens une culture commune par la transmission d'un bagage commun de connaissances, de savoirs, de compétentces, la maîtrise des langages, la culture des humanités, la culture scientifique et technique.
- favoriser l'éclosion des talents des élèves par l'épanouissement de leur intelligence et de leur sensibilité.
Évaluation
L'enseignement reçu au terme de la scolarité au collège est sanctionné en fin de troisième par le Brevet des collèges ou "Diplôme National du Brevet" (contrôle continu sur les classes de 4 et 3 puis épreuves écrites en histoire/géographie, mathématiques et français).Toutefois, à partir du brevet 2006, les élèves pourront choisir entre histoire-géo et SVT/physique-chimie. Cependant, l'obtention du Brevet des Collèges n'est ni nécessaire ni suffisant pour entrer au lycée, cette entrée étant décidée en conseil de classe. On considère généralement qu'obtenir le Brevet des Collèges est plus facile que d'être admis en classe de seconde.
Orientation
Pour tous les collégiens (élèves des classes générales ou des classes d'enseignement adapté), l'élaboration d'un projet d'orientation est un objectif essentiel. L'Éducation nationale a l'obligation de proposer à tous les élèves, quelles que soient leurs difficultés, une poursuite d'études en lycée général ou en formation qualifiante (loi de 1989).
Adaptation et intégration
Pour les jeunes (12-16 ans) en grande difficulté, il existe des dispositifs particuliers relevant de « l'enseignement adapté ».
L'adaptation et l'intégration scolaire (AIS) concernent aussi bien l'École élémentaire que le collège. Depuis une loi de 1985 existent ainsi pour le second degré des SEGPA, sections d'enseignement général et professionnel adapté ainsi que des EREA, établissements régionaux d'enseignement adapté. Ils sont ouverts aux jeunes présentant des « difficultés scolaires graves et persistantes », après examen du dossier par une commission spécialisée.
Ces établissements succèdent aux « sections d'enseignement spécialisé » que les adolescents avaient depuis longtemps rebaptisés « sections enfants sauvages ». Les SEGPA peuvent être intégrées dans des collèges ordinaires ou bien avoir leurs propres locaux. Les EREA, accueillant des jeunes aux difficultés souvent plus lourdes, disposent de locaux propres et de moyens renforcés (psychologue, éducateurs, etc.). Hors Paris, tous les EREA assurent également un internat.
L'enseignement en collège adapté est sanctionné en fin de troisième par le CFG, certificat de formation générale. C'est le premier des diplômes délivrés par l'Éducation nationale (niveau V bis). Il ouvre la possibilité d'accéder au lycée professionnel ou à des métiers demandant un faible niveau de qualification.
- télécharger la brochure [http://www.cndp.fr/archivage/valid/complements/36554/pdf/0RC00789.pdf Qu'apprend-on au collège ?] Sur le site du CNDP
Lycée en FranceCréé à l'origine par Napoléon Bonaparte pour former « l'élite de la nation », le lycée, selon l'expression de Napoléon, fait partie avec le Code civil des « trois blocs de granit ».
Le lycée actuel correspond principalement aux trois dernières années de l'enseignement secondaire (seconde, première et terminale), et aboutit au baccalauréat. Néanmoins, un certain nombre de filières relevant de l'enseignement supérieur, comme les BTS et les CPGE, sont en partie prises en charge par les lycées.
Étymologie
Le nom vient du Lycée, un gymnase d'Athènes près duquel Aristote enseignait. L'endroit était décoré de têtes de loup sculptées, d'où son nom (en grec, loup se dit lycos). L'équivalent de lycée en allemand et en néerlandais est Gymnasium.
Les filières
Jusque vers 1995, les filières du lycée s'appelaient A (littérature, philosophie, langues), B (économique et sociale), C (maths), D (biologie), E (maths & technique), F1, F2, F3, F4… F12 (regroupe les sections technologiques actuelles parmi lesquelles musique et danse, STI, SMS), G1, G2, G3 (tertiaire : secrétariat, commerce, comptabilité) et H (hôtellerie). Depuis la réforme de 1994, elles sont classées en filières scientifique, économique et sociale, littéraire et technique.
La filière générale
- La classe de seconde générale est indifférenciée : indépendamment de la filière à laquelle ils se destinent, les élèves suivent le même enseignement de tronc commun, complété par deux options obligatoires et s'ils le souhaitent une facultative.
- À son entrée en première, l'élève choisit la série dans laquelle il va préparer le baccalauréat. Il existe trois grandes séries dans l'enseignement général :
- littéraire (L)
- économique et sociale (ES)
- scientifique (S) avec soit l'option Sciences de la Vie et de la Terre (donc Bac SVT) ou l'option Science de l'Ingénieur (donc Bac S SI). Dans certains lycées, ce choix ne peut se faire qu'en Terminale.
- La classe de terminale est celle du baccalauréat. L'élève qui entre en terminale choisit un enseignement de spécialité (les L doivent l'avoir choisi en première les ES ont une option obligatoire aussi en première mais entre les deux année peuvent changer) parmi ceux proposés dans sa série :
- L : lettres classiques, langues vivantes (langue 1 ou 2 renforcée ou LV3), arts (une matière parmi : arts plastiques, théâtre, musique, histoire des arts, cinema-audiovisuel ou depuis peu arts du cirque)
- ES : mathématiques, économie, langue renforcée
- S : mathématiques, physique, sciences de l'ingénieur, SVT, biologie-écologie
À cela ils peuvent ajouter une option facultative (qui ne fait pas partie de celle choisie en obligatoire) dont arts (une matière parmi : arts plastiques, théâtre, musique, histoire des arts, cinema-audiovisuel ou depuis peu arts du cirque) et LV3.
La filière technologique
Elle débouche sur un bac technologique :
- sciences et technologies de la gestion (STG) : ACA (Administration et Communication Administratives), ACC (Action et Communication Commerciales), CG (Comptabilité et Gestion), IG (Informatique et Gestion)
- sciences et technologies industrielles (STI) : arts appliqués (peu répandu), génie civil, génie électronique, génie électrotechnique, génie mecanique, génie optique, génie énergique, génie de matériaux
- sciences médico-sociales (SMS)
- sciences et technologie de laboratoire (STL) : biochimie-génie biologique, physique de laboratoire et procédé industriels, chimie de laboratoire et procédés industriels
- sciences et technologies de l'agronomie et de l'environnement (STAE)
- sciences et technologie du produit alimentaire (STPA)
- hôtellerie
- techniques de la musique et de la danse : option musique ou danse
La filière professionnelle
La voie professionnelle est la troisième possibilité offerte après le collège. L'enseignement est dispensé en lycée professionnel et débouche sur un CAP, un BEP, un bac professionnel, voire un bac technologique par le biais d'une classe de première d'adaptation.
Les lycées des métiers sont des établissements dont l'identité et la formation sont construites autour d'un ensemble cohérent de métiers. Ces lycées s'engagent à se conformer pendant 5 ans renouvelables à un cahier des charges.
Les filières post-Bac
Voir les articles Classes préparatoires aux grandes écoles et Brevet de technicien supérieur.
Quelques Lycées (ordre alphabétique)
- Lycée Carnot (Paris)
- Lycée Chaptal (Paris)
- Lycée Georges Clemenceau (Nantes)
- Lycée Corneille (Rouen)
- Lycée Descartes (Tours)
- Lycée Fermat (Toulouse)
- Lycée François Ier (Le Havre)
- Lycée Henri-IV (Paris)
- Lycée Hoche (Versailles)
- Lycée International (Saint-Germain-en-Laye)
- Lycée Janson de Sailly (Paris)
- Lycée Joffre (Montpellier)
- Lycée Kléber (Strasbourg)
- Lycée Louis-le-Grand (Paris)
- Lycée Malherbe (Caen)
- Lycée La Martinière (Lyon)
- Lycée Montaigne (Bordeaux)
- Lycée du Parc (Lyon)
- Lycée Reda Slawi (Agadir)
- Lycée Victor Duruy (Paris)
- Lycée Jules-Haag (Besançon)
Lycées militaires
Il existe en France six lycées militaires, répartis entre les trois armées. Ils accueillent, chaque année, environ 4 000 élèves en internat, de la classe de 6 jusqu’aux classes préparatoires aux grandes écoles militaires.
- Lycées de l’armée de terre :
- Le prytanée national militaire de La Flèche
- Le lycée militaire d'Aix-en-Provence
- Le lycée militaire de Saint-Cyr-L'École
- Le lycée militaire d'Autun
- Lycée de la marine nationale :
- Le lycée naval de Brest
- Lycée de l’armée de l’air :
- L’école des pupilles de l'air à Grenoble Montbonnot
Voir aussi
- Syndicats lycéens
ja:中学校
catégorie:école
catégorie:adolescence
Catégorie:Éducation nationale française
- Lycée en France
2005
Cette page concerne l'année 2005 du calendrier grégorien.
Événements
Premier trimestre
Détails: Janvier 2005 - Février 2005 - Mars 2005
Janvier
- 5 janvier : Florence Aubenas et son guide Hussein Hanoun sont enlevés en Irak
- 6 janvier : la population de la Chine continentale atteint 1 300 000 000 d'habitants par la naissance d'un garçon.
- 9 janvier : Palestine : Mahmoud Abbas remporte l'élection présidentielle.
- 14 janvier : le module Huygens de l'Agence spatiale européenne se pose sur Titan, le plus gros satellite de Saturne.
- 15 janvier : des milliers de manifestants défilent à Paris pour fêter les 30 ans, le 17 janvier, de la loi autorisant l'Interruption volontaire de grossesse (IVG) en France.
- 18 janvier : à Blagnac, près de Toulouse, première présentation publique de l'Airbus A380, le plus gros avion civil jamais construit, en présence de 5 000 invités.
- 23 janvier : Viktor Iouchtchenko prête serment comme nouveau président de l'Ukraine.
- 26 janvier: ouverture du 5e Forum Social Mondial à Porto Alegre au Brésil.
- 27 janvier : Pologne : célébration du 60 anniversaire de la libération du camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau, en présence de 44 chefs d'État et de gouvernement.
- 30 janvier : premières élections pluralistes en Irak.
Février
- : La Slovénie ratifie le Traité de Rome de 2004.
- 9 février : Nouvel An chinois. Année du Coq - 90px Xīn nián hǎo (« bonne année ») !
- 10 février : la Corée du Nord déclare posséder l'arme nucléaire, deux ans après s'être retirée du Traité de non-prolifération nucléaire.
- 12 février : mission accomplie pour la fusée Ariane 5 ECA.
- 13 février : victoire de la liste chiite aux premières élections législatives irakiennes depuis la chute de Saddam Hussein.
- 14 février : assassinat à Beyrouth de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri dans un attentat à l'explosif.
- 16 février : entrée en vigueur du Protocole de Kyoto.
- 17 février : France. Ultime jour pour échanger ses derniers francs métalliques à la Banque de France. La semeuse de Roty tire sa révérence.
- 20 février : L'Espagne vote « oui » lors du référendum portant sur le Traité de Rome.
- 20 février : Triomphe pour les socialistes lors des élections législatives au Portugal.
Mars
- : par son arrêt Roper contre Simmons, acquis par cinq voix contre quatre, la Cour suprême des États-Unis interdit la peine de mort pour les criminels mineurs au moment des faits.
- 6 mars, Québec : 70 000 étudiants québécois en grève générale illimitée suite à des baisses de crédit dans l'éducation.
- 16 mars, Québec : en opposition à de récentes coupures en éducation, la plus grosse manifestation étudiante de l'histoire du Québec réunit près de 100 000 personnes dans les rues de Montréal.
- 18 mars, France : un sondage français à propos du référendum sur le traité de constitution européenne donne le « NON » vainqueur.
- 25 mars, Aichi (Japon) : ouverture de l'Expo 2005, 1 exposition universelle du .
- 25 mars, Kyrgyzstan : renversement du gouvernement par la Révolution des Tulipes
- 31 mars : lancement, en France, de la Télévision numérique terrestre (14 chaînes gratuites).
Deuxième trimestre
Détails: Avril 2005 - Mai 2005 - Juin 2005
Avril
- Occupation de lycées partout en France (jusqu'au mois de juin).
France
- 2 avril, Vatican : Décès du pape Jean-Paul II à l'âge de 84 ans, après plus de 26 ans de pontificat
- 6 avril
- Monaco : Décès du prince Rainier III à l'âge de 82 ans, après 56 ans de règne (1949-2005)
- Ratification du Traité de Rome de 2004 par l'Italie.
- 8 avril, Vatican : cérémonie de funérailles du pape Jean-Paul II.
- 9 avril, Grande-Bretagne : mariage du prince Charles avec Camilla Parker Bowles, retardé d'un jour en raison des cérémonies de funérailles du pape Jean-Paul II .
- 15 avril, France : 22 personnes, dont 10 enfants, périssent dans l'incendie d'un hôtel dans le IX arrondissement de Paris;
- 19 avril
- Vatican : Joseph Ratzinger devient le pape Benoît XVI.
- Ratification du Traité de Rome de 2004 par la Grèce.
Mai
- 7 mai : retour de Michel Aoun au Liban après quinze années d'exil.
- 12 mai : le Bundestag ratifie le projet de constitution européenne.
- 25 mai : l'Autriche ratifie le Traité de Rome de 2004.
- 29 mai : référendum en France : "Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ?" . 56 % pour le non et 44 % pour le oui.
- 31 mai : Dominique de Villepin est nommé Premier ministre par Jacques Chirac. Il remplace Jean-Pierre Raffarin.
Juin
- 5 juin : la Suisse accepte à 54,6% par referendum la Convention de Schengen.
- 11 juin : liberation de Florence Aubenas et de Hussein Hanoun.
- 13 juin : acquittement de Michael Jackson dans un procès pour pédophilie.
- 19 mai : mort violente du jeune Sidi Ahmed à La Courneuve. Le ministre de l'Intérieur y déclare le lendemain vouloir « nettoyer le quartier au Kärcher ».
- 24 juin : l'ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad est élu président de la République islamique d'Iran avec 62% des voix face à l’ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani
- 28 juin :
- France : le site de Cadarache est choisi pour la construction du réacteur à fusion nucléaire ITER.
- Canada : légalisation du mariage homosexuel, à 158 votes contre 133 dans la Chambre des communes. Les conservateurs promettent de revenir sur cette décision s'ils gagnent les prochaines élections.
- 30 juin :
- Espagne : légalisation du mariage homosexuel, à 187 voix pour, 147 contre et 4 abstentions.
- Ratification du Traité de Rome de 2004 par Chypre.
Troisième trimestre
Détails: Juillet 2005 - Août 2005 - Septembre 2005
Juillet
- 2 juillet, Écosse : manifestation rassemblant 200 000 personnes à Édimbourg. Elle a pour but d'inciter les pays du G8, qui se réunissent à partir du 13 juillet au Gleneagles Hotel au nord-ouest d'Edimbourg, à lutter contre la pauvreté dans le monde.
- 2 juillet : 8 concerts géants Live 8 pour l'annulation de la dette des pays d'Afrique à Paris, Londres, Berlin, Philadelphie, Moscou, Johannesbourg, Tokyo et Rome.
- 5 juillet : Laurence Parisot est la première femme élue présidente du Medef.
- 6 juillet :
- La ville de Londres est choisie comme ville olympique 2012.
- Le prince Albert de Monaco reconnait publiquement son fils Alexandre naissance illégitime avec une Française originaire du Congo, son fils héritera de sa fortune mais pas de la couronne.
- La Chambre des représentants maltaise vote, à l'unanimité et avec des applaudissements, la ratification du Traité de Rome de 2004.
- 7 juillet : attentats meurtriers du jeudi 7 juillet 2005 à Londres.
- 10 juillet : Le Luxembourg vote "oui" à la ratification du Traité de Rome de 2004.
- 12 juillet : couronnement du Prince Albert II de Monaco.
- 21 juillet : attentats du jeudi 21 juillet 2005 à Londres. Un seul blessé est à déplorer.
- 22 juillet : Suite à la terreur provoquée par les attentats de la veille, un homme est abattu dans le métro de Stockwell par la police londonienne à la fin d'une course poursuite.
- 28 juillet : l'IRA (Armée républicaine irlandaise) dépose les armes après 35 ans de conflit.
Août
- 15 août : Palestine : début du démantèlement des colonies juives à proximité de la bande de Gaza conformément au plan de désengagement.
- 16 août : crash aérien au Vénezuela de West Caribbean d'un MD-80. A bord de l'avion : 161 personnes dont 153 martiniquais.
- 23 août : un Boeing 737-200 s'écrase au Pérou.
- 26 août : Un incendie dans un immeuble du XIIIe arrondissement de Paris habité essentiellement par des familles d'origine africaine fait 17 victimes dont 14 enfants.
XIIIe arrondissement de Paris
- 29 août : l'ouragan Katrina touche les états de la Louisiane et du Mississippi faisant plusieurs centaines de victimes et d'énormes dégats. Une digue au niveau du pont du lac Pontchartrain a cédé, provoquant l'inondation de la Nouvelle-Orléans.
- 30 août : Un incendie dans un immeuble du III arrondissement de Paris fait sept morts dont quatre enfants dans la nuit du lundi au mardi, au 8, rue du Roi-Doré.
- 31 août : Au moins 965 personnes périssent et 815 sont blessées, suite à une bousculade sur un pont sur le Tigre à Bagdad, des pèlerins chiites.
Septembre
- 5 septembre : Un Boeing 737-200 s'écrase sur un centre habité de Sumatra, Indonésie, tuant les 117 personnes à bord ainsi qu'environ 30 personnes au sol. (Voir Vol 091 Mandala Airlines).
- 11 septembre : Japon : triomphe pour le Premier ministre conservateur Junichiro Koizumi aux élections législatives.
- 18 septembre : Allemagne : élections législatives très serrées entraînent une confusion pendant plusieurs semaines.
- 25 septembre : Pologne : victoire du parti conservateur PiS lors des élections législatives.
Quatrième trimestre
Détails: Octobre 2005 - Novembre 2005 - Décembre 2005
Octobre
- 1er octobre : Indonésie : plusieurs attentats frappent deux stations balnéaires de l'île indonésienne de Bali.
- 7 octobre : le prix Nobel de la paix est attribué à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et à son chef, l'Égyptien Mohamed ElBaradei.
- 8 octobre : Tremblement de terre du 8 octobre 2005 : un violent séisme d'une magnitude de 7,6 sur l'échelle de Richter secoue le Pakistan et l'extrême nord de l'Inde.
- 22 octobre : Manifestation pour la langue occitane : plus de 10 000 personnes manifestent à Carcassonne pour défendre la langue Occitane
- 23 octobre : Pologne : le conservateur Lech Kaczyński gagne le second tour de l'élection présidentielle.
- 24 octobre : France : Le premier ministre Dominique de Villepin lance la controversée privatisation partielle d'EDF.
- 27 octobre : France : deux mineurs poursuivis par la police meurent électrocutés dans un transformateur électrique. Cet évènement déclenche 18 jours d'émeutes.
Novembre
- La grippe aviaire (H5N1) atteint le continent européen par l'intermédiaire des oiseaux migrateurs.
- 8 novembre : France : suite aux émeutes dans les banlieues, l'état d'urgence est déclaré en France.
- 15 novembre : France : l'Assemblée nationale vote en faveur de l'adoption du projet de loi qui prolonge à trois mois l'état d'urgence.
- 22 novembre : Allemagne : Angela Merkel est élue chancelière par le Bundestag.
- 26 novembre : France : Lionel Jospin ne se portera pas candidat pour 2007 ([http://fr.news.yahoo.com/26112005/290/lionel-jospin-n-est-pas-candidat-a-la-candidature-ps.html la dépêche sur Yahoo!])
- 27 novembre : France : 1ère mondiale - Greffe du visage sur une femme de 38 ans, mordue par un chien six mois plus tôt.
- 28 novembre : Canada : Le Parlement canadien adopte une motion de non-confiance envers le gouvernement proposée par le Parti Conservateur du Canada.
- 29 novembre : Canada : Le Premier Ministre, Paul Martin, annonce des élections fédérales pour le 23 janvier 2006.
Chronologies géographiques
Chronologies thématiques
- Prix Nobel de physique : Roy J. Glauber, John L. Hall, Theodor W. Hänsch
- Prix Nobel de chimie : Robert Grubbs, Richard Schrock, Yves Chauvin
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : J. Robin Warren, Barry Marshall
- Prix Nobel de littérature : Harold Pinter
- Prix Nobel de la Paix : Agence internationale de l'énergie atomique, Mohamed ElBaradei
Principaux décès
- Article détaillé : Décès en 2005
Janvier
- : Shirley Chisholm, première femme noire élue au Congrès américain, 80 ans
- 3 janvier : Will Eisner, dessinateur de BD américain, 87 ans
- 4 janvier : Bud Poile, joueur de hockey-sur-glace canadien, 80 ans
- 6 janvier : Jean-Loup Herbert, anthropologue français, 60 ans
- 7 janvier : Pierre Daninos, auteur français, 91 ans
- 8 janvier : Jacqueline Joubert, première speakerine de la télévision française, 83 ans
- 10 janvier : Georges Bernier dit le « Professeur Choron », humoriste français, 75 ans
- 11 janvier : Fabrizio Meoni, motard italien, 47 ans
- 23 janvier : Johnny Carson, animateur TV américain, 79 ans
- 28 janvier : Jacques Villeret, acteur français, 53 ans
- 28 janvier : Jim Capaldi, musicien anglais (Traffic), 60 ans
Février
- 1 février : Olivier Dollfus, géographe français, 73 ans
- 2 février : Max Schmeling, boxeur allemand, 99 ans
- 3 février : Zourab Jvania, premier ministre géorgien, 41 ans
- 5 février : Gnassingbé Eyadéma, président du Togo, 69 ans
- 10 février : Arthur Miller, dramaturge américain, 89 ans
- 13 février : Maurice Trintignant, Pilote automobile français, 87 ans
- 14 février : Rafiq Hariri, homme politique libanais, 60 ans
- 15 février : Pierre Bachelet, chanteur français, 60 ans
- 23 février : Simone Simon, actrice française, 94 ans
- 24 février : Jean Prat, rugbyman français, 82 ans
- 25 février : Peter Benenson, fondateur d'Amnesty International, britannique, 83 ans
- 26 février : Jef Raskin, père de l'interface de Mac OS, ancêtre de toutes les interfaces graphiques des ordinateurs, 61 ans
Mars
- 6 mars : Hans Bethe, physicien américain d'origine allemande (né à Strasbourg en 1906), Prix Nobel de physique en 1967, 98 ans
- 26 mars : James Callaghan, homme politique britannique, 92 ans
Avril
- 2 avril : Jean-Paul II, pape, 84 ans
- 5 avril : Saul Bellow, auteur canadien, prix Nobel 1976, 89 ans
- 6 avril : Rainier III, prince de Monaco, 81 ans
Mai
- 6 mai : Claude Julien, journaliste français, 79 ans
- 13 mai : Eddie Barclay, producteur de musique français, 84 ans
- 20 mai : Paul Ricoeur, philosophe français, 92 ans
- 26 mai : Aboubacar Sangoulé Lamizana, ancien président de Haute-Volta, actuel Burkina Faso, 89 ans
Juin
- 15 juin : Suzanne Flon, comédienne française, 87 ans
- 20 juin : Larry Collins, écrivain américain, 75 ans
- 20 juin : Jack Kilby, inventeur du circuit intégré, 81 ans
Juillet
- 17 juillet : Edward Heath, ancien premier ministre britannique, 89 ans
- 19 juillet : Alain Bombard, médecin et biologiste français, 83 ans
- 27 juillet : Christian Zuber, journaliste français, 75 ans,
- 30 juillet : Wim Duisenberg, homme politique néerlandais, président le la Banque centrale européenne de 1998 à 2003, 70 ans
Août
- : Fahd, roi d'Arabie Saoudite, 84 ans
- 9 août : Colette Besson, athlète française, 59 ans
- 28 août : Jacques Dufilho, comédien français, 91 ans
- 31 août : Joseph Rotblat, physicien britannique Prix Nobel de la Paix 1995, 96
Septembre
- 14 septembre : Robert Wise, cinéaste américain, 91 ans
- 20 septembre : Simon Wiesenthal, survivant des camps d'extermination nazis et "chasseur" de nazis, 96 ans
Octobre
- 20 octobre : Jean-Michel Folon, peintre et dessinateur belge, 71 ans
- 24 octobre : Rosa Parks , figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, 92 ans
- 28 octobre : Richard Smalley, chimiste américain, prix Nobel 1996, 62 ans
Novembre
- 11 novembre : Peter Drucker, théoricien du management, 95 ans
- 16 novembre : Henry Taube, chimiste canadien naturalisé américain, Prix Nobel 1983, 89 ans
- 24 novembre : Béchir Manoubi, reporter-photographe sportif tunisien, 75 ans
- 25 novembre : George Best, footballeur nord-irlandais, 59 ans
Décembre
- 6 décembre : Charly Gaul, cycliste luxembourgeois, 73 ans
- Article détaillé : Décès en 2005
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Canne à sucre
La canne à sucre (Saccharum officinarum) est une plante de la famille des Poacées. Elle est cultivée pour ses tiges dont on extrait du sucre. Avec un volume annuel de production supérieur à 1,3 milliards de tonnes (FAO 2002), c'est la première plante cultivée au plan mondial. Elle fut jusqu'au début du la seule source importante de sucre.
Nom scientifique : Saccharum officinarum L., famille des Poacées, sous-famille des Panicoideae, tribu des Andropogoneae.
Poacée
Description
La canne à sucre est une grande graminée tropicale herbacée à port de roseau, d'une hauteur allant de 2,5 à 6 m.. Les tiges, d'un diamètre de 1,5 à 6 cm, sont creuses à entre-nœuds pleins. Les feuilles, alternes, sont réparties en deux files opposées,ont un limbe de 1m de long environ sur 2 à 10 cm de large. Elles sont au nombre de 10 sur les plantes en pleine croissance, la partie inférieure de la tige se dénudant au fur et à mesure que les feuilles basses se dessèchent.
L'inflorescence est un panicule terminal de 50 cm à 1 m de long. En culture la canne est généralement coupée avant floraison.
C'est une plante vivace par sa souche rhizomateuse.
Distribution
rhizomateuse
La plante n'est pas connue à l'état spontané. Sa contrée d'origine pourrait être dans l'archipel de la Nouvelle-Guinée, d'où elle aurait été répandue par l'homme d'abord dans toutes les îles du Pacifique et dans l'océan Indien jusqu'en Malaisie, ou bien dans la péninsule indochinoise. Elle est très anciennement cultivée en Inde. Aujourd'hui, elle est cultivée dans tous les pays tropicaux ou tempérés chauds de l'ancien et du nouveau monde.
Culture
L'aire de culture de la canne à sucre s'étend de 35 ° de latitude nord à 30 ° de latitude sud.
La multiplication se fait par boutures. ces boutures sont des morceaux de cannes de 30 cm de long environ portant plusieurs nœuds avec des bourgeons bien constitués.
La récolte intervient au bout de onze mois après la plantation, avant la floraison.
Les cannes sont coupées au ras du sol, la concentration en sucre étant maximale dans la partie basse de la tige. la partie supérieure est éliminée sur le champ (on peut y tailler des boutures), ainsi que les feuilles. Les souches émettant de nouvelles tiges une seconde récolte est possible au bout d'un an, voire une troisième, mais la teneur en sucre a tendance à diminuer.
Traitement
La canne récoltée, sous forme de tronçons de tiges, est transportée dans une sucrerie pour être traitée. Les tiges sont broyées dans un moulin et produisent un liquide sucré, le vesou, et un résidu fibreux, la bagasse. Cette dernière est utilisée pour faire du papier, du carburant et de la nourriture pour le bétail.
Le vesou est clarifié puis concentré pour extraire le sucre cristallisé brut, la cassonade. Ce sucre sera ensuite transformé en sucre blanc dans une raffinerie. Le résidu liquide, encore très sucré, noirâtre et visqueux, est la mélasse. Cette dernière peut être utilisée pour l'alimentation du bétail, ou distiller pour produire une eau de vie, le rhum (plus exactement le tafia), ou encore pour de l'éthanol comme Biocarburant.
Le vesou est également distillé après fermentation pour obtenir le rhum agricole.
Aspects économiques
Plus de cent pays sur 130 000 km en font pousser. Les vingt premiers ont récolté 1 218 millions de tonnes en 2003, soit 91 % du total. Les plus gros producteurs sont le Brésil, l'Inde et la Chine.
NB : les États-Unis et la Chine sont aussi d'importants producteurs de betteraves à sucre.
La concurrence du sucre de betterave est très forte. Sans soutien du pouvoir par des subventions, la récolte va décroire fortement dans les années prochaines.
Le plus important producteur de sucre de canne européen est le groupe Quartier Français, dont le siège social se trouve à Sainte-Suzanne, à La Réunion.
Histoire
L'extraction de sucre de canne est attestée en Chine environ six siècles avant Jésus-Christ. C'est l'expédition d'Alexandre le Grand jusqu'à l'Indus qui la fit connaître la première fois aux Européens.
Elle fut importée au Pérou vers le .
À partir du , les Arabes l'introduisirent depuis la Perse dans l'ensemble des territoires qu'ils occupèrent, notamment à Chypre, en Crète, et jusqu'en Espagne au cours du .
La canne à sucre fut introduite dans les Antilles par Christophe Colomb lors de son second voyage en 1493, où grâce au climat favorable sa culture a rapidement prospéré. Cette culture qui nécessite une abondante main d'œuvre a alimenté le trafic des esclaves en provenance d'Afrique puis, une fois l'abolition de l'esclavage prononcée, le recours à l'engagisme.
La propagation de la canne, qui se fait très facilement par boutures, atteint rapidement toute l'Amérique centrale, notamment Saint-Domingue, Cuba, le Mexique et la Louisiane. Tous les clones intialement introduit provenaient du bassin méditerranéen, mais au cours du XIXe siècle de nouvelles introductions ont été faites depuis Tahiti et Java. La fameuse expédition du Bounty commandée par le capitaine Bligh en 1787-1789 avait pour objectif de rapporter de Tahiti jusqu'à la Jamaïque des bouture de canne à sucre et d'arbre à pain.
Au début de la période coloniale de l'Occident jusqu'au XIXe siècle, la culture de la canne à sucre était une source de richesse avec des marges extraordinaires qui a provoqué l'esclavage et le choix par la France et les Pays-Bas de l'abandon de leurs colonies des États-Unis d'Amérique et du Canada au profit de la Grande Bretagne pour des îles des Antilles notamment?.
Au début du , le Blocus continental instauré par l'empire napoléonien contre l'Angleterre, provoqua l'apparition du sucre de betterave qui concurrença dès lors la canne à sucre.
Liens externes
- [http://www.canne-progres.com Site de Canne Progrès]
- [http://canasuc.gqf.com Site de la Sucrière de la Réunion]
- [http://perso.wanadoo.fr/lameca/dossiers/canne Dossier très complet sur la canne à sucre]
- [http://www.mi-aime-a-ou.com/canne_a_sucre_ile_reunion.htm Page sur la canne à sucre à l'île de la Réunion]
- [http://umr-pia.cirad.fr/recherche/pcanne.html La recherche sur la canne à sucre]
Catégorie:Flore (noms vernaculaires)
Catégorie:Plante industrielle
Catégorie:Poaceae
ja:サトウキビ
Conservatoire botanique de Mascarin
Le Conservatoire botanique de Mascarin est un conservatoire botanique national français installé dans l'ouest de la Réunion, et précisément sur le territoire communal de Saint-Leu.
Situé au cœur d'un ancien domaine agricole créole, géré par une association, il est agréé depuis le 30 juillet 1993. Sa mission est la sauvegarde des espèces végétales des Mascareignes et de Mayotte.
Spécimens
Mayotte
Mascarin
Catégorie:Réunion
ParapenteCatégorie:Parapente
Le parapente est un aéronef dérivé du parachute. De nos jours, son utilisation, qui constitue un loisir, un mode de transport et/ou un sport, est indépendante du parachutisme.
sport
Histoire
L'histoire du parapente commence en 1965 avec la mise au point de la Sailwing par Dave Barish. Il nomme cette nouvelle discipline slope soaring (vol de pente). Parallèlement à cette invention, Domina Jalbert crée un parachute à caissons qu'il considère comme le remplaçant du parachute parabolique : le parafoil. Ce concept évolue vers la chute libre mais lègue au parapente les concepts de double surface et de caissons.
Dave Barish et Dan Poynter effectuent entre 1966 et 1968 des démonstrations du slope soaring sur un tremplin de saut à ski, puis partent en tournée dans des stations de ski. Quelques alpinistes commencent à s'intéresser à cette pratique, y voyant un moyen rapide et efficace de redescendre après une ascension.
En 1971, Steve Snyder commercialise la première voile à caisons sous le nom de Paraplane et c'est en 1972 que l'on trouve la première voile de ce type aux Championnats de France de parachutisme.
En 1978, trois parachutistes décollent du Pertuiset à Mieussy avec leurs parachutes rectangulaires. Ils entraînent rapidement d'autres parachutistes avec eux pour pratiquer le vol de pente.
Laurent de Kalbermatten invente en 1985 la Randonneuse, première voile conçue spécifiquement pour le parapente. Elle est plus performante et plus facile à gonfler que les parachutes utilisés jusqu'alors. Le parapente ne cessera alors d'évoluer, tant au niveau du matériel qu'au niveau de la pratique : tout d'abord utilisé surtout par les alpinistes, le parapente devient un sport à part entière.
Les premiers Championnats du monde ont lieu en 1987 à Verbier.
Matériel
Verbier
Un parapente est composé d'une aile, à laquelle est suspendue la sellette par des suspentes.
Le pilote dispose de deux commandes pour manoeuvrer ainsi que d'un dispositif d'accélération utilisable aux pieds, et souvent d'un parachute de secours intégré à la sellette.
Aile
L'aile est fabriquée à partir d'un tissu résistant et léger. Elle est composée de « caissons » dans lesquels l'air s'engouffre afin de lui donner sa forme. L'aile est profilée comme une aile d'avion, ce qui génère la portance du parapente. Cette force, qui s'oppose à la gravité, permet au parapentiste d'avoir une vitesse de chute (verticale) de 1 mètre par seconde alors qu'il avance horizontalement de 7 mètres à chaque seconde pour les parapentes de début, à plus de 9 mètres par seconde pour les voiles de compétition (soit une finesse de 7 à plus de 9).
L'avant de l'aile est appelé le bord d'attaque et l'arrière le bord de fuite. Le bord d'attaque est le côté par lequel l'air entre dans les alvéoles de l'aile.
On dit "caisson" entre deux points d'attache de suspentes et "alvéole" entre deux cloisons internes.
La partie supérieure est appelée l'extrados et la partie inférieure l'intrados.
Suspentes
L'aile est reliée à la sellette par les suspentes et les élévateurs. On parle alors d'un "cône de suspension". Les suspentes sont de fines ficelles dont le cœur est souvent constitué en kevlar et qui sont cousues en de nombreux points de l'aile. Les suspentes ont deux fonctions :
- Premièrement, en raison des différentes longueurs de chacune d'elles, elles impriment un profil à l'aile ce qui lui conférera ses caractéristiques de vol.
- Deuxièmement, les suspentes sont reliées par des maillons rapides à des élévateurs qui, eux-mêmes, sont reliés à la sellette par des mousquetons de sécurité. Une suspente peut supporter un poids d'environ 80 à 100 kg avant de se rompre. La multiplicité des suspentes permet en théorie de faire supporter plusieurs milliers de kilogrammes à l'aile. Les suspentes sont, néanmoins, fragiles, et il n'est pas rare que, au décollage, un accrochage dans une racine ou un caillou saillant entraîne la rupture de l'une d'entre elles.
Commandes (ou freins)
Les commandes (aussi appelées freins) permettent de diriger le parapente et de contrôler son incidence. Il y en a deux, une à gauche et une à droite. La commande gauche est reliée à quelques suspentes cousues sur la partie gauche du bord de fuite, et inversement pour la droite.
Sellette
Article détaillé : Sellette
Accélérateur
L'accélérateur est un dispositif constitué d'une barre actionnée par les pieds reliées aux élévateurs permettant de modifier l'incidence de l'aile. Cette modification d'incidence permet au parapente de gagner de la vitesse, mais elle rend l'aile plus sensible aux turbulences.
Pilotage
Vitesse
Le parapentiste peut faire varier la vitesse de l'aile en actionnant les deux freins en même temps.
- S'il relâche à fond les deux freins, il ira à la vitesse maximum (non accélérée).
- Mais la meilleure allure est en finesse maximum, c'est-à-dire le meilleur compromis entre taux de chute (vitesse de chute à l'intérieur de la masse d'air, qui peut elle-même se déplacer vers le haut ou le bas) et vitesse horizontale. C'est en finesse maximum que le parapentiste peut aller le plus loin (il faut, cependant, tenir compte du vent et adapter sa vitesse : plus vite face au vent et inversement). Elle est obtenue par une certaine position des freins et dépend des caractéristiques aérodynamiques de l'aile.
- Si le parapentiste ralentit encore sa vitesse, son taux de chute augmente et il risque le décrochage. Le décrochage est une perte de la portance due à une vitesse trop faible. L'aile ne vole plus. L'aile reprendra facilement de la portance si c'est une aile école (aile d'apprentissage) mais, avec une aile performante ou de compétition, cela peut s'avérer très délicat.
Virage
Deux éléments complémentaires permettent de faire tourner l'aile : l'action sur les commandes et le pilotage sellette.
Lorsque le parapentiste tire sur la commande gauche, la partie gauche du bord de fuite descend, ce qui ralentit la partie gauche de l'aile et fait tourner le parapente à gauche. Et inversement du côté droit. Cependant, l'action sur les commandes dégrade les performances de l'aile (la trainée est augmentée). Il est donc utile, lors d'un virage, de se pencher dans la sellette du côté où l'on veut tourner : cette action incline l'aile selon l'axe du roulis et contribue donc à la faire tourner.
Décollage
portance
Le décollage s'effectue en général dans une pente.
- Le parapentiste place son aile à terre, bien étalée (en forme de corolle) et face à la pente. Il s'installe dans sa sellette en veillant bien à respecter les vérifications d'usage (points d'accrochages de la sellette, casque, radio et pas de nœuds dans les suspentes). Il faut qu'il y ait une légère brise qui remonte la pente face à lui pour lui faciliter le décollage et que les conditions météorologiques soient adaptées.
Quand toutes ces conditions sont réunies, il peut commencer la phase de décollage.
- Il prend dans chaque main un frein ainsi que les suspentes A (ce sont celles du bord d'attaque).
- Il commence à avancer dans la pente en se penchant en avant afin de tirer en premier le bord d'attaque de l'aile. Le fait qu'il ait les suspentes A en main facilite la montée du bord d'attaque. Il doit donner une impulsion suffisante pour que l'aile se gonfle et monte au-dessus de lui. Un peu avant que l'aile soit au-dessus de sa tête, il lâche les suspentes A.
- Une fois l'aile au-dessus de sa tête, il ralentit l'aile avec les freins afin qu'elle reste au-dessus de lui et ne le dépasse pas. Il a alors quelques secondes pour vérifier que l'aile est bien déployée et qu'il n'y a toujours pas de nœuds dans les suspentes.
- Si tout lui semble bon, il commence à courir en faisant de grands pas afin de secouer le moins possible l'aile et ainsi éviter de lui faire perdre de la portance. Quand il atteint environ 30 km/h(vitesse air), l'aile a une portance suffisante pour le faire décoller du sol et il s'envole.
- Il s'éloigne alors de la pente pour être en sécurité et s'installe confortablement en position assise dans sa sellette. La phase de vol peut alors commencer.
Autres techniques
décoller
On peut aussi gonfler sa voile en étant face à elle. Les suspentes de gauche et de droite sont alors croisées et les commandes de freins inversées. Cela permet de contrôler plus facilement son aile et de pouvoir la laisser retomber sur le sol dans une position convenable si on ne veut pas décoller tout de suite. Si on décide de décoller il faut, bien sûr, se retourner dans le bon sens lorsque l'aile est au-dessus de la tête. S'il y a un vent régulier, ni trop fort ni trop faible, cette technique permet de faire ce qu'on appelle du gonflage.
Cela consiste à faire voler sa voile en gardant les pieds au sol. C'est un très bon exercice pour apprendre à mieux ressentir sa voile. Même les parapentistes les plus expérimentés ont toujours quelque chose à apprendre de cet exercice.
On peut aussi décoller en étant tracté par un engin à moteur. Cela peut être un treuil au sol ou un dévidoir sur un véhicule. Cette technique est employée dans les plaines.
Atterrissage
véhicule
Dès qu'on a acquis les bases du décollage et avant de profiter des joies du vol, il faut d'abord apprendre à atterrir, exercice délicat en parapente. En effet, il faut être capable d'atterrir quasiment n'importe où et dans n'importe quelles conditions. En parapente, le principe de l'atterrissage ressemble à son homonyme en avion.
Avant d'avoir décollé, il faut déjà avoir prévu où l'on peut atterrir, sauf en vol de distance(réservé aux experts).
Phase d'approche
La première phase de l'atterrissage est l'approche. La manœuvre d'approche commence à un point et à une altitude qui dépend de la configuration du terrain et des conditions météorologiques dont le vent. L'objectif final de cette manœuvre est de se retrouver dans une trajectoire face au vent et face au point d'atterrissage choisi et à une distance et une altitude qui vont permettre d'arriver en touchant le sol à l'endroit désiré.
Il existe différents types d'approche. Les plus connues sont la PTU, la PTL et la PT8 (PT pour prise de terrain. La première consiste à faire une trajectoire d'approche en forme de U, la seconde en forme de L, la troisième en forme de "8". Le U et L doivent être orientés de sorte que la dernière branche de la trajectoire soit dans la direction du point d'atterrissage et face au vent, la Prise de Terrain en 8 recoupe sa trajectoire pour rester sur l'entrée du terrain.
Phase finale
Dans la dernière branche (appelée aussi la finale), il faut être face au vent pour que sa vitesse par rapport au sol soit la plus faible possible. Arrivé à environ un mètre du sol, on tire progressivement sur les freins jusqu'à les avoir le plus bas possible (mains en dessous des hanches). L'aile va donc partir vers l'arrière car elle est freinée. Cela provoque une trajectoire en coupole du parapentiste. C'est-à-dire qu'il remonte un peu. Au sommet de l'arrondi, la vitesse horizontale par rapport au sol est quasiment nulle. Si la manœuvre a bien été exécutée, à ce moment le parapentiste touche le sol et atterrit comme une fleur. Il continue de freiner son aile pour qu'elle tombe à terre. Il dégage alors la piste d'atterrissage et va soigneusement plier son aile sur le côté de la piste pour qu'elle soit prête pour un prochain vol.
Autres techniques
Il existe également des techniques d'atterrissage plus rapides mais également plus dangereuses qui consistent à faire des séries de virages très engagés afin de perdre très vite de l'altitude. Le dernier virage avant de toucher le sol doit être exécuté de telle manière que le parapentiste décrive une trajectoire qui annule complètement sa vitesse horizontale et verticale. Mais cette technique n'est pas seulement délicate pour celui qui la pratique mais aussi pour les parapentistes qui sont en phase d'approche. Car l'avantage des PTU et des PTL est de pouvoir faire atterrir dans les meilleures conditions de sécurité possibles toute une série de parapentistes très rapprochés. Alors que l'autre technique ne laisse la place qu'à une seule personne.
Vol
Après avoir éprouvé la joie de pouvoir voler sans aucun moteur, avec juste un léger vent sur le visage pour compagnon, le parapentiste qui voudra progresser apprendra à utiliser les courants ascendants afin de remonter et prolonger son vol. Il existe 2 types de courants ascendants : les courants dynamiques et les courants thermiques, qui bien souvent se mélangent, et qui ne sont bien-sûr jamais aussi simples dans la réalité que tels qu'on les modélise.
Vol thermique
Le vol thermique consiste à utiliser des courants thermiques (appelés « thermiques », « ascendances » ou « pompes ») pour monter.
Ces courants résultent du fait que de l'air plus chaud que l'air qui l'entoure est moins dense et a donc tendance à s'élever (montgolfière, fumée...). L'air est chauffé lorsqu'il est en contact avec un sol qui est lui même réchauffé par le soleil : le « libériste » (nom donné aux gens pratiquant le vol libre) cherchant une source de thermique cherchera donc des sols s'échauffant plus vite que les sols environnants.
Le thermique peut donc se représenter simplement par une colonne d'air qui monte, du sol jusqu'au « plafond » (altitude à laquelle les ascendances s'arrêtent pour des raisons physiques que l'on ne va pas détailler ici), ce qui explique pourquoi les libéristes décrivent des spirales en vol, ils « centrent le thermique » afin de rester dans le courant d'air ascendant.
Vol dynamique
Le vol dynamique (soaring) consiste à utiliser le vent lorsqu'il rencontre un relief (falaise, montagne...). Face à cet obstacle le vent prend une trajectoire à composante verticale, et crée donc une zone dans laquelle les parapentes peuvent monter.
Le site à soaring le plus célèbre de France (et le plus fréquenté) est la dune du Pyla sur la côte atlantique.
Instruments
Radio
Elle permet d'être en relation avec d'autres pilotes, d'être encadré par des moniteurs en école ou encore d'écouter les balises indiquant en général la force (mini/maxi) et la direction du vent, parfois la couverture nuageuse, la température et l'humidité. Ces balises sont implantées par les clubs ou la fédération et, en France, émettent sur la fréquence de la Fédération Française de Vol Libre : 143,9875 MHz
Altimètre
Fédération Française de Vol Libre
Il indique (grâce à la mesure de la pression atmosphèrique) l'altitude à laquelle on se trouve. Souvent couplé avec le variomètre, cela fait un alti-variomètre. Réglé au moment du décollage sur l'altitude locale, ou réglé à 0, il permet de connaître soit l'altitude absolue, soit l'altitude par rapport au point de décollage. C'est particulièrement utile pour mesurer la possibilité de revenir au point de départ pour se poser.
Variomètre
Il indique (grâce à la mesure des différences de pression) la vitesse verticale (en mètre/seconde). En gros, cela permet de savoir si l'on monte ou si on descend et à quelle vitesse, ce qui est très intéressant.
GPS
Très utile en compétition, il permet de connaître sa position exacte, ce qui dans l'absolu ne sert pas à grand chose mais sert surtout à se donner des balises (ou point de contournement) que l'on doit passer, à la manière des bouées dans les régates nautiques. Il permet également de connaître sa vitesse sol, et donc d'en déduire la force du vent.
Il peut aussi servir à mettre sa « trace » (son parcours durant le vol), et ainsi « débriefer » le vol grâce à des logiciels de visualisation sur ordinateur. On peut même afficher plusieurs traces en même temps et comparer ainsi les options prises par chacun des pilotes à chaque instant.
Exercices et figures de voltige
360 : virages maintenus d'un côté. Le pilote tourne de plus en plus vite autour de sa voile jusqu'à avoir sa voile face au sol (on peut s'arrêter avant !). Cette figure est de loin la méthode de descente la plus rapide et permet donc, si on la maîtrise (et que l'on est en bonne forme physique), d'atteindre les -20 m/s, soit une vitesse de descente verticale de l'ordre de 70 km/h.
Cela peut servir, par exemple, lorsqu'un pilote s'est laissé piéger et n'arrive plus à descendre (gros nuage convectif type cumulus congestus ou cumulonimbus), ce qui ne devrait pas arriver si le pilote analyse correctement les conditions météorologiques.
En raison de la grande force centrifuge exercée sur le pilote, ce dernier peut perdre connaissance en raison d'une trop faible irrigation du cerveau (voile noir).
wagas, wing over ou virages cadencés : série de virages plus ou moins forts alternés de chaque côté. Cette série de virages peut permettre au pilote qui en gère bien le cadencement et l'amplitude de passer temporairement à la verticale au-dessus de son aile.
décrochage : lorsque le pilote freine excessivement son aile (volontairement ou non), l'écoulement de l'air autour du profil du parapente n'est plus laminaire et l'aile ne vole plus (portance nulle).
faire les « B » : en tirant les élévateurs B (ceux qui relient le milieu du profil a la sellette), on casse le profil du parapente. La vitesse horizontale devient nulle et le taux de chute augmente.
360° asymétriques : série de spirales enchaînées du même coté. Durant chaque tour de spirale, le pilote module l'inclinaison de la spirale à l'aide de la commande interne au virage. Cela lui permet, grâce à l'énergie accumulée (et lorsque la manœuvre est bien effectuée !), de passer temporairement au-dessus de son aile.
looping : (appelé aussi inversion ou tonneau barriqué) manœuvre découlant de l'inversion de virage durant une série de « 360° asymétrique ». Toute l'énergie accumulée par le pilote durant sa série de virages est restituée du côté opposé et envoie le pilote par dessus son aile.
SAT : manœuvre au cours de laquelle la voile et le pilote tournent en sens inverse. La voile tourne en marche avant tandis que le pilote tourne en marche arrière. Le centre de rotation est situé entre la voile et le pilote.
vrille : manœuvre où la voile est en rotation autour d'un axe horizontal. Cette configuration s'obtient en faisant décrocher un côté de l'aile (par un freinage important et maintenu d'une des commandes)
hélicoptère : figure d'acrobatie (voltige) pendant laquelle le pilote maintient la rotation de son aile autour d'un axe vertical.
twister : figure d'acrobatie (voltige) consistant à enchaîner deux manœuvres hélicoptère de sens de rotation opposés sans passer par une phase de vol (toute la difficulté réside dans le fait de stabiliser la voile en phase parachutale avant d'engager l'hélicoptère du côté opposé).
tumbling : figure d'acrobatie (voltige) déclinée de la manœuvre « SAT » pendant laquelle le pilote passe au-dessus de son aile. L'axe de rotation aile-pilote est horizontal. Visuellement c'est un double looping par l'avant.
mac twist : figure d'acrobatie (voltige) consistant à faire effectuer à la voile une vrille dynamique autour d'un axe horizontal après un virage de prise d'élan.
misty flip : figure d'acrobatie (voltige) que l'on pourrait définir comme « un mac twist parfait ». Mac twist relativement lent dont la sortie s'effectue par une abatée de voile et non pas par une phase de décrochage.
Sécurité
Sécurité active
La sécurité active concerne les actions du pilote pour la sécurité :
- action sur les commandes en vol
- bonne maîtrise du décollage et de l'atterrissage
- bonne formation
- vérification régulière du matériel
- une analyse correcte des conditions de vol
Sécurité passive
La sécurité passive concerne l'ensemble des éléments matériels ayant un rapport avec la sécurité :
- le port du casque
- le port de chaussures montantes
- l'utilisation de protections sur la sellette
- la possession d'un parachute de secours
- l'adéquation entre le niveau du pilote et son matériel
- utilisation d'une radio
Dangers
Malgré la relative impression de sécurité sous un parapente, il existe des dangers :
- Les fermetures représentent un danger. En effet, le parapente est une structure souple. De violentes turbulences peuvent diminuer l'angle d'incidence du parapente, et ainsi conduire à un repli du bord d'attaque sur l'intrados. Les fermetures importantes font perdre beaucoup d'altitude au parapente, et il est nécessaire de "rouvrir" le parapente le plus tôt possible. Cependant, certaines fermetures peuvent être évitées par un pilotage actif (anticipation de la masse d'air traversée) et en choisissant des zones moins turbulentes.
- La situation météorologique et son évolution doivent être analysées au décollage puis constamment lors du vol. Le pilote doit également ob | | |