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Scythe ko:스키타이 ja:スキタイ
catégorie:Peuple d'Asie
Les Scythes - du grec Skùthai - sont un ensemble de peuples nomades, ayant vécu entre le VII siècle et le III siècle avant J.-C. dans les steppes eurasiennes. C'est une très vaste zone allant de l'Ukraine à l'Altaï, en passant par le Kazakhstan. Les Perses désignaient ces mêmes peuples par le nom de Saka, qui a été francisé en Saces. Les sources assyriennes mentionnent les Saces dès 641 ou 640 avant l'ère chrétienne. Les scientifiques admettent aujourd'hui que les Scythes parlaient une langue iranienne, mais certaines personnes, qui sont turques, continuent à soutenir une ancienne thèse selon laquelle les Scythes étaient turcophones (voir Peuples scythiques).
La culture scythe est essentiellement connue grâce aux récits d'Hérodote. Ils constituent véritablement une source d'information très riche, mais ce «coup de projecteur» jeté sur les Scythes d'Ukraine pourrait faire penser que le phénomène scythe était essentiellement européen. Il n'en était rien. Les Scythes ont joué un rôle aussi important en Asie centrale qu'en Europe. Le problème est que pour les étudier, on ne dispose guère que de vestiges archéologiques. Puisqu'ils étaient nomades, les Scythes n'ont pas laissé d'autres monuments que leurs tombes, ainsi que des «pierres à cerfs», roches gravées de motifs animaliers.
Les origines
Archéologie
Durant le , une prestigieuse culture dite d'Andronovo (du nom d'une nécropole située sur l'Ienisseï) se développa au Kazakhstan et en Sibérie médionale. Elle était limitée par l'Oural à l'ouest, par le lac Baïkal à l'est, et elle s'étendait presque jusqu'au Syr-Daria au sud. La culture d'Andronovo était la première à avoir disposé du char de guerre à deux roues, tiré par deux chevaux, ce qui a sûrement beaucoup contribué à l'expansion de ses porteurs. Ces gens vivaient dans des villages, cultivaient la terre et élevaient des animaux. Ils fabriquaient des armes et des outils en bronze. Au cours des XIII et XII siècles avant l'ère chrétienne, afin de faciliter la transhumance, les éleveurs construisirent des habitations démontables aux murs en claie, dont le toit comportait une ouverture centrale. Ce fut le prototype de la yourte, utilisée aujourd'hui par tous les nomades de l'Asie centrale.
Pour la plupart des spécialistes, la culture des Scythes est issue de celle d'Andronovo, avec quelques changements importants. Le plus marquant est l'abandon de l'agriculture au profit du nomadisme pastoral au cours du . Les hommes d'Andronovo étaient de type européen. Entre le VII et V siècle, les Saces vivant aux alentours de la mer d'Aral étaient aussi de type européen, pour la plupart semblable à celui d'Andronovo, mais on remarque déjà l'apparition d'éléments mongoloïdes. Le même métissage s'est produit au Kazakhstan oriental.
Il y a un stade intermédiaire entre la culture d'Andronovo est celle des Scythes: la culture dite de Karassouk. Elle est datée du XIII au VIII siècle avant l'ère chrétienne et elle s'étendait sur la Sibérie méridionale, à l'ouest de l'Ienisseï, et une large partie du Kazakhstan et de la Mongolie. C'est dans le cadre de cette culture, durant sa phase finale, que les mutations se sont produites: le passage au nomadisme, mais aussi l'introduction de la métallurgie du fer. Les selles de chevaux, ainsi qu'un harnachement permettant le développement de la cavalerie montée, font leur apparition. Les hommes de Karassouk ont surtout laissé des tombes. Leurs techniques de construction des sépultures et leur poterie étaient issues de celles d'Andronovo, ainsi que certains de leurs bijoux, comme leur pendentifs tubulaires ou en forme de palme.
Mythologie
Selon les Yasht, qui constituent la partie mythologique de l'Avesta, le texte sacré des zoroastriens, un héros nommé Thraetaona partagea son royaume entre ses trois fils, Iradj, Salm et Tour. Iradj reçut la Perse, Salm la partie occidentale de son royaume et Tour la partie orientale. Tous ces territoires étaient iraniens. Le Yasht XVII (prière à la déesse Ashi, 55-56) parle des «Tours aux chevaux rapides». Selon les écrivains de l'Antiquité et du Moyen Âge, le Touran s'étendait dans les steppes du nord de la Perse et du Turkestan occidental (domaine des Sogdiens). Ceci permet de les identifier aux Scythes. Le roi Fraransyan du Touran agressa les Perses mais fut vaincu. Cette lutte est relatée dans le Yasht XIX. Si Thraetaona est purement mythique, il n'y a pas de raison de douter de la confrontation entre les Perses et les Touraniens, les nomades ayant toujours eu un comportement agressif. Avec l'arrivée des tribus turques au Turkestan, les Touraniens (et par conséquent les Scythes) furent considérés comme Turcs.
Le nom de Tour vient d'un terme indo-iranien, tura, qui signifie «puissant». D'après les travaux de François Cornillot, spécialiste du Rig-Veda et de l'Avesta, les plus anciens textes indo-iraniens, on le retrouve dans le nom de Targitaos, l'ancêtre des Scythes selon une légende racontée par Hérodote, avec une transformation du u et un a propre aux Scythes septentrionaux: ce nom était auparavant prononcé - Tar-γwitaw, titre provenant lui-même de - Tur-hwatawah «Souverain Puissant». Hérodote (IV, 5-6) rapporte que Targitaos eut trois fils, Lipoxaïs, Arpoxaïs et Coloxaïs. Sous leur règne, trois objets en or tombèrent du ciel, une charrue et un joug, une hache-sagaris et une coupe. Les deux premiers frères voulurent prendre ces objets, mais ils s'enflammèrent. Ils revinrent à Coloxaïs, qui eut alors le titre de roi. Ces trois objets représentent les trois fonctions reconnues par Georges Dumézil chez tous les peuples indo-européens: la fonction cléricale (le bol), la fonction guerrière (la hache) et la fonction de production (la charrue et le joug). Etant rentré en possession de ces trois objets, Coloxaïs acquit un caractère trifonctionnel, comme tous les rois indo-européens. Par ailleurs, les linguistes considèrent unanimement que le suffixe -xaïs reproduit le nom iranien du roi, qui était xshaya- en avestique.
Les peuples scythiques et l'histoire
En Europe
Georges Dumézil
Selon Hérodote (IV, 11-12), les Scythes habitaient originellement de l'autre côté de l'Araxe. Ce fleuve serait la Volga. Ils délogèrent les Cimmériens, peuple qui a laissé son nom à la Crimée, du nord de la mer Noire, les forçant à se diriger vers l'Anatolie. Les ayant poursuivis, les Scythes atteignirent l'Assyrie, où ils s'allièrent au roi Assurbanipal contre les Mèdes (-669 à -626). Les textes assyriens ont donné les noms de deux chefs scythes: Iskpakāy et Partatûa. Changeant ensuite d'alliance, les Scythes contribuèrent à la chute des Assyriens, puis ils pillèrent la Mésopotamie et la Palestine pendant 28 ans. Ils retournèrent ensuite chez eux, mais durent affronter selon Hérodote les enfants de leurs femmes et d'esclaves avec lesquels elles avaient couché. L'archéologie montre que les Scythes se sont établis en Ukraine au début du VI siècle avant l'ère chrétienne.
Toujours selon Hérodote, les Scythes repoussèrent en -513 les Perses de Darius. A cette époque, les Grecs fondaient des colonies au nord de la mer Noire, ce qui les mettait en contact direct avec les Scythes. Leurs relations commerciales et artistiques furent très intenses. Au IV siècle, un roi des Scythes, Atéas, effectua une tentative d'expansion vers l'ouest qui fut peut-être liée à une pression exercée à l'est par les Sauromates, un autre peuple du Kazakhstan occidental. En -339, à l'âge de 90 ans, il fut tué par les Macédoniens lors d'une bataille sur le Danube. Au III siècle, les Sarmates repoussèrent les Scythes en Crimée. Sédentarisés, ils constituèrent une ethnie distincte jusqu'au III siècle de l'ère chrétienne.
Il s'agit là de l'histoire des Scythes d'Europe. Qu'en est-il des Scythes d'Asie, auxquels on donne plutôt le nom de Saces?
En Asie
Des inscriptions de Darius, à Naqsh-i Rustam, mentionnent trois confédérations tribales saces:
- Les Sakā Haumavargā, dans la vallée du Ferghana, à l'est de l'Ouzbékistan.
- Les Sakā Tigraxaudā, entre le Syr-Daria et le lac Balkash, au Kazakhstan oriental.
- Les Sakā tayaiy paradraya, qui vivaient en Europe (identifiables aux Scythes des auteurs grecs).
Selon Jacques Duchesne-Guillemin, les premiers sont littéralement les «Saces adorateurs du haoma», le haoma étant la plante d'immortalité des Iraniens (cf. Zoroastrisme). Ils se sont sédentarisés tandis que les deux autres confédérations restaient nomades. Un peuple sace a fondé au le royaume de Khotan, au sud-ouest du bassin du Tarim. Il a laissé de nombreux documents écrits, les seuls qui permettent de bien connaître une langue sace. Ces documents ne remontent pas plus loin que le de l'ère chrétienne, mais le vocabulaire des Tokhariens, leurs voisins orientaux, comprend des mots qui ont dû être empruntés aux Khotanais depuis le début de l'ère chrétienne. En vérité, tout l'ouest du bassin du Tarim était sace, en particulier l'oasis de Kashgar. L'archéologie indique que les Saces étaient présents dans cette région depuis le début du .
Au , des Yuezhi, un peuple originaire de la province actuellement chinoise du Gansu, sont contraints d'émigrer vers l'ouest. Ils poussent devant eux des Saces, qui arrivent en Bactriane, au nord de l'Afghanistan. Les Yuezhi les y ayant rejoints, ils doivent de se déplacer plus au sud, au Cachemire puis au sud de l'Afghanistan, où ils donneront leur nom à la province du Séistan ou Sistan: ce nom était autrefois prononcé - Sakastan «le Pays des Saces». De là, ils se dirigent vers la vallée de l'Indus. Leur roi, appelé Maues dans les inscriptions en langue grecque et Moga ou Moa dans les inscriptions en prakrit, y fonde une dynastie au début du . Ses successeurs deviennent des rois indiens mais conservent leur culture iranienne. Ils ont laissé du vocabulaire qui s'interprète principalement grâce au khotanais. Par exemple, le terme maja «ravissant» correspond au khotanais māja «ravissant». Le nom de Maues s'explique sans doute par le khotanais mauya ou muyi, qui signifie «tigre».
Ces Saces étaient appelés Sakaraukai par les Grecs et Sai-wang par les Chinois. Il y a une étonnante correspondance, puisque wang signifie «roi» et que raukai s'interprète par le khotanais rūkya-, prononcé - raukya- à un stade antérieur, qui signifie «commandant, chef». Le terme Sai, prononcé - Sek durant l'Antiquité, est la désignation chinoise des Saces. Ainsi, ces gens étaient les «Saces-Rois». Ils évoquent les «Scythes royaux» dont parle Hérodote.
Les Yuezhi appartenaient-ils eux-mêmes au monde iranien? Certains auteurs l'admettent, mais sans arguments solides. Il y a de très sérieuses raisons de penser qu'ils étaient plutôt tokhariens. On a également vu en les Wusun, autre peuple nomade mentionné par les Chinois, qui vivaient dans les montagnes de l'actuel Kirghizistan, des Iraniens. Pourtant, on trouve chez eux le mythe d'un roi bébé nourri par une louve, qui est inconnu du monde iranien et qui serait plus probablement tokharien. Les Saces se heurtaient donc, à l'est de leur domaine, aux Tokhariens.
On peut encore mentionner les Massagètes, peuple nomadisant entre la mer d'Aral et la mer Caspienne. Ils devaient être apparentés aux Saces, puisque les Anciens les ont parfois confondus. Le fondateur de l'empire perse, Cyrus, s'est battu contre les Massagètes selon Hérodote et contre les Saces selon Strabon. Leur culte du Soleil, mentionné par Hérodote, semble tout à fait iranien. En vérité, sur ces immenses territoires, il devait y avoir une nébuleuse de peuples apparentés, mais qui se donnaient des noms divers et dont les cultures variaient localement.
Les données de l'archéologie
Les peuples nomades ne laissent guère que des tombeaux derrière eux. Ceux des Scythes se distinguent par leurs tumulus (appelés kourganes par les Russes), qui peuvent atteindre des tailles monumentales. Ce phénomène n'est pas nouveau dans la steppe européenne. La culture de Maïkop, apparue durant la seconde moitié du au nord-ouest du Caucase, dans la région de la rivière Kouban, se caractérisait par des tumulus pouvant atteindre 10 mètres de hauteur. Certains chercheurs voient en les hommes de Maïkop des Proto-Indo-Iraniens. Les tailles des tumulus de la culture d'Andronovo allaient de 6 à 20 mètres de diamètre. Les différences de taille réflétaient bien sûr des différences de statut social: les plus grands tumulus étaient ceux de rois.
Le kourgane d'Arjan, en Sibérie méridionale, à 700 km à l'ouest de la pointe occidentale du lac Baïkal, était constitué d'un remblai en pierres de 120 mètres de diamètre et de 3 à 4 mètres de haut qui recouvrait une structure constituée de 70 cages en rondins rayonnant autour d'un double noyau central. Les restes de 300 autres chevaux devaient provenir d'un festin funéraire. L'archéologue M.P. Griaznov a estimé que 1500 hommes avaient dû travailler durant une semaine pour édifier cette structure. Un homme et une femme vêtus de fourrures richement ornées étaient enterrés au centre, dans des sarcophages. Ils étaient accompagnés par 15 hommes, ainsi que par 160 chevaux entièrement harnachés. Il y avait des tapis, les plus anciens du monde, rehaussés d'or et d'argent. Les armes et les sculptures qui ont été retrouvées sont de type scythe. Elles fournissent des exemples de l'art animalier caractéristique des Scythes.
L'ancienneté du kourgane d'Arjan, daté du , tend à prouver que les Scythes avaient une origine très orientale. Peut-être étaient-ils déjà assez puissants pour constituer un véritable empire. Il faut remarquer que, dans cette région (la Touva), des noms de rivière d'origine iranienne ont été trouvés. De grands kourganes, de 100 à 200 mètres de diamètre et d'une hauteur atteignant les 17 mètres, parsèment également l'Altaï, ainsi que, plus à l'ouest, le Kazakhstan.
Kazakhstan
Les kourganes de Pazyryk, en Sibérie Méridionale, à environ 500 km au sud-ouest du site d'Arjan, sont d'un intérêt exceptionnel. Ils sont datés du VI au IV siècle avant l'ère chrétienne. Les plafonds de leurs chambres funéraires s'étant effondrés, elles se sont remplies d'une eau qui a ensuite gelé, permettant une excellente préservation de leur contenu. On y a trouvé des objets en cuir et en bois, des tentures de feutre, des tapis et des coussins bourrés de poils d'animaux ou d'herbe, qui contribuaient au confort des nomades. Ils dormaient, semble-t-il, sur des tapis, la tête posée sur un oreiller en bois recouvert de cuir. Ils possèdaient des tables basses ou des plateaux. L'une de ces tables avait des pieds démontables. Le seul animal fantastique connu des gens de Pazyryk était le griffon. On le retrouve chez les Scythes d'Europe, ainsi que chez les Perses. Les hommes de Pazyryk étaient de type européen ou mongoloïde, mais l'un de ces derniers, à la pilosité moindre que celle des Européens, était pourvu d'une barbe postiche en crin de cheval, comme s'il valait mieux être barbu pour prétendre au titre de chef.
L'archéologie révèle certaines différences entre Scythes d'Europe et d'Asie. Ainsi, les premiers avaient un bestiaire fantastique beaucoup plus développé que les seconds. Les chaudrons avaient un pied en Europe et trois en Asie. Les Saces avaient de lourds plateaux surelevés en bronze qui servaient peut-être d'autels portatifs.
Les dieux Scythes
Hérodote donne une liste de divinités scythes avec leurs équivalents grecs. Pour certaines d'entre elles, il précise leur nom scythe, mais prononcé à la manière grecque:
- Tabiti, déesse équivalente à Hestia, la déesse grecque du feu et du foyer.
- Papaios, dieu équivalent à Zeus.
- Apia, la Terre, épouse de Papaios.
- Oitosuros, dieu équivalent à Apollon.
- Argimpasa, déesse considérée comme «Aphrodite céleste».
- Un dieu équivalent à Héraclès.
- Une dieu équivalent à Arès, le dieu de la Guerre des Grecs.
Il parle aussi d'un dieu considéré comme équivalent à Poséidon, Thagimasadas. L'Héraclès scythique devait être très proche de son homologue grec, puisque les Grecs de la mer Noire ont mélangé leurs mythes: ils lui ont attribué le dixième travail de leur propre héros, celui où il vole les bœufs de Géryon (lesquels se transforment en juments dans la suite de leur récit).
L'identification de ces dieux est problématique, mais ce travail a bénéficié de l'avancée des études indo-européennes. On sait ainsi que les Indo-Européens mettaient souvent un dieu du Feu en tête de leurs listes, ce qui est le cas ici. Tabiti correspond à une vieille déesse indienne dont le nom est lié au sanskrit tapati « brûler ». Georges Dumézil a retrouvé ses traces dans les légendes des Ossètes, peuple iranien du Caucase. Il a également reconnu en l'Arès scythique un héros ossète, Batraz. Ces deux personnages s'identifient notamment tous les deux à une épée.
Dans le nom d'Apia, les spécialistes s'accordent à reconnaître l'iranien āp- «eau». Il est vrai que selon Hérodote, c'est la Terre, mais l'analyse de la mythologie indo-européenne montre que la Terre était représentée sous la forme d'une montagne «secrétant» une rivière, c'est-à-dire d'une montagne-source. Les Indo-Iraniens ont accentué son aspect humide. Dans les textes grecs, le dieu iranien Mithra est identifié à Apollon, ce qui permet de considérer qu'Oitosuros est Mithra. Ce nom devait être un composé Oito-suros dont le deuxième membre provenait du vieil iranien sūra- «fort». Dans l'Avesta, ce qualificatif est en premier lieu, et de très loin, attribué à Mithra. Quant au terme oito, selon l'analyse de François Cornillot, il était la graphie grecque de - witāw, qui provenait de - hwatāwah «souverain». Ainsi, les Scythes surnommaient Mithra le «Souverain Fort».
Ce même auteur a proposé une autre lecture du nom des Sakā haumavargā: il fait dériver son deuxième membre de hauma warāgan, où le terme warāgan signifie «vainqueur de - Wāra» et aboutit à l'ossète Wœrgon. De la sorte, les Sakā haumavargā sont les «Saces adeptes du culte du Haoma vainqueur de - Wāra». Pour comprendre la signification de cet ethnonyme, il faut savoir que le Haoma est une plante divinisée et que son ennemi - Wāra, appelé Vritra dans les textes indiens, est un démon qui cherche à faire disparaître le soleil et à obstruer la rivière qui descend de la montagne-source. Comme - Wāra représente la mort, la victoire du Haoma (plante d'immortalité) est celle de la vie sur la mort.
Les Sogdiens, fondateurs de la cité de Samarcande, étaient peut-être d'anciens Sakā haumavargā, car le nom de cette cité pourrait s'expliquer de la manière suivante:
Saka-Haumawarga-kantha «ville des Saces Haumawarga» > - Sai-Maragkanda > - Sā-maragkanda
(la transformation de saka en sai est un phénomène attesté ailleurs).
Enfin, le hauma-wāragan est aussi connu sous le nom de xwarnah (ou khvarnah). C'est une entité multiforme, lumineuse, assimilée à un feu mais qui séjourne sous les eaux. Selon un texte iranien, le Bundahishn, il est gardé par la déesse Aredvi Sūrā Anāhitā. Celle-ci est donc la xwarnah-pāthrā, «[déesse] assurant la garde du hauma-wāragan» (ou th se prononce comme en anglais). En inversant les termes hauma et wāragan, puis par transformations successives, on obtient:
wārag[an]-hauma-pāthrā > - wārgumpāsā > - argempāsā
On reconnaît le nom de la déesse Argimpasa.
Culture
Les Scythes étaient des guerriers qui espéraient être tués au combat, mais non sans avoir, auparavant, tué autant d'ennemis que possible. Mourir de vieillesse était pour eux une suprême honte, ce qui explique qu'un roi comme Atéas ait guerroyé jusqu'à 90 ans. Ce comportement sera conservé par tous les nomades de l'Asie centrale, jusqu'aux Turcs et aux Mongols. L'arme principale des Scythes était l'arc. Il était composite, c'est-à-dire formé de plusieurs matériaux, ce qui lui donnait une souplesse et une résistance supérieures à celles des arcs en bois. Les Scythes utilisaient également la lance et l'épée, notamment du type akinakès (akināka- en sogdien).
Cet amour de la guerre ne les empêchait pas d'avoir une spiritualité. Les Grecs ont donné le nom d'un philosophe scythe, Anacharsis. Les récents travaux montrent que les Scythes baignaient dans une atmosphère religieuse. Pourtant, ils n'avaient pas de classe de prêtres, contrairement à leurs cousins perses (les mages) ou indiens (les brahmanes). Hérodote (IV, 67) mentionne des devins qui manipulaient des faisceaux de baguettes de saule et d'autres, les Enarées «hommes-femmes» (d'un composé iranien - a-narya «non-mâle»), qui se servaient de morceaux d'écorce de tilleul. Ces personnages n'avaient rien de sacré. Quand un roi tombait malade, ils pensaient généralement que quelqu'un avait juré un faux serment sur le feu royal. Si l'on arrivait à prouver qu'ils avaient faussement accusé cette personne, on les brûlait vif. Ceci montre par ailleurs que le roi était consubstantiel au feu. Ce que les Scythes avaient de plus sacré était sûrement leurs sépultures: ils les construisaient aussi loin que possible de leurs ennemis et étaient prêts à mourir pour les défendre.
Les Scythes sont connus pour leur art animalier. Il s'agit bel et bien d'un trait de culture original: les hommes d'Andronovo ne décoraient leurs céramiques qu'avec des motifs géométriques abstraits. Les Scythes couvraient leurs objets de représentations de cerfs, de félins ou de rapaces. Le loup était présent surtout en Sibérie méridionale. Les animaux domestiques brillaient par leur absence. Nous avons mentionné plus haut le griffon, commun à tous les Iraniens. Il y a des représentations très réalistes de combats d'animaux. On ignore ce qu'elles signifiaient.
Un peuple originaire de l'Asie centrale (sans doute plus précisément de l'actuelle Chine de l'Ouest) a migré vers le Yunnan durant la haute Antiquité. Il s'agissait de bons métallurgiques, qui ignoraient cependant l'usage du fer. Ceci montre qu'ils ont quitté l'Asie centrale avant l'apparition du fer dans cette région, donc avant le , or ils avaient un art animalier ressemblant étonnamment à celui des Scythes. Ils étaient cependant plus probablement tokhariens qu'Iraniens. Ainsi, l'art animalier n'aurait pas été purement scythe et aurait été antérieur aux premiers Scythes connus.
Les pierres à cerfs
Une manifestation archaïque de cet art se trouve sur les « pierres à cerfs » citées dans l'introduction. Elles ont une répartition très orientale: on les trouve à l'est du lac Baïkal et surtout en Mongolie. Plus à l'ouest, dans la Touva, elles sont placées près des sépultures. Le kourgane d'Arjan contient un fragment de pierre à cerfs. Il y en a aussi, mais en faible nombre, au Kazakhstan, jusqu'au sud de l'Oural. Il s'agit de stèles ou de pierres dressées représentant de manière très schématique un homme en armes. Leurs visages sont remplacés par deux ou trois traits obliques. On reconnaît un collier de perles et une ceinture où sont accrochés des objets (poignard, pic, arc, hache de combat, couteau et pierre à aiguiser) qui semblent provenir de la culture de Karassouk. De plus, mais seulement sur les pierres sibériennes ou mongoles, des animaux très stylisés sont gravés, surtout des cerfs. On trouve aussi des représentations de bouquetins, de sangliers, de chevaux ou de félins. La stylisation est comparable à celle de l'art animalier. En Mongolie orientale, dans l'Altaï et la Touva, ces pierres apparaissent dès le IX ou le VIII siècle avant l'ère chrétienne.
On remarque à ce sujet que les Chinois connaissaient un peuple appelé les Rong-Chiens, qui vivait dans l'actuel Xinjiang. Au cours du , le roi Mu de la dynastie Zhou les a attaqués et a capturé des hommes (des guerriers?) qui étaient assimilés à des loups et des cerfs blancs. Les pierres à cerfs établissent précisément une correspondance entre cerfs et guerriers. Cependant, tout ce que l'on sait des Rong-Chiens permet de les identifier, non pas comme des Iraniens, mais comme des Tokhariens.
Certains archéologues russes attribuent une signification funéraire aux pierres à cerfs. L'observation faite ci-dessus conforte cette hypothèse, les guerriers tokhariens ayant été assimilés à des fantômes. Les traits obliques figurant le visage étaient réellement dessinés sur des crânes. Ils pourraient être liés aux trois traits que les chamans mongols de la Touva dessinaient sur le sol à la fin des cérémonies funèbres et auraient donc une origine non indo-européenne. On voit toute la complexité du problème de l'origine des pierres à cerfs et de l'art animalier, ainsi que de toute la culture scythe. Nous sommes condamnés à ne presque rien savoir de l'histoire de ces peuples, qui s'est jouée «aux confins du monde connu».
Bibliographie
- Iaroslav Lebedynsky, Les Scythes. La civilisation nomade des steppes, VII-III av. J.-C., Errance, Paris, 2003.
- History of Civilizations of Central Asia, Volume II, The development of sedentary and nomadic civilizations: 700 B.C. to A.D. 250, UNESCO Publishing, Paris, 1996.
- François Cornillot, «L'aube scythique du monde slave», Slovo n° 14, 1994, pp. 77-259, «Le feu des Scythes et le prince des Slaves», Slovo n° 20/21, 1998, pp. 27-127, Paris, Centre d'Études Russes, Eurasiennes et Sibériennes.
Catégorie:Peuple d'Asiecatégorie:Asie Asie
Nomade
Catégorie:Société
Le nomadisme est un mode de production économique, un mode de peuplement et par conséquent un mode de vie. La quête de nourriture motive les déplacements des hommes : une économie de cueillette et de chasse peut en être à l'origine, mais les plus grandes sociétés nomades pratiquent l'élevage pastoral, où la recherche de pâturages et le déplacement des animaux fondent la mobilité des hommes. L'humanité a vécu à l'état nomade durant tout le paléolithique, le mésolithique durant lequel elle est devenue peu à peu semi-nomade pour commencer à se sédentariser durant le néolithique.
Le nomadisme est souvent associé à une organisation sociale de type tribal ou à ce que les anthropologues appellent "une société segmentaire" c'est-à-dire une société structurée en lignages, clans, tribus et éventuellement confédérations tribales : de nos jours, seul ce type de sociétés pratique une économie nomade ou semi-nomade.
Les peuples du désert que sont les Bédouins et les Touaregs ou ceux des steppes d'Asie centrale pratiquent encore ce mode de vie, guère adapté au système économique actuel, même si les états qu'ils traversent tentent le plus souvent de les sédentariser.
De nombreux groupes du peuple Tzigane pratiquent également ce mode de vie, et d'autres groupes humains l'ont pratiqué dans un passé relativement récent et le pratiquent encore. Pour cela, les tziganes utilisent en général des roulottes
En outre, les grandes transhumances estivales du monde moderne durant lesquelles les deux-tiers de l'Europe contemporaine se déplacent pour plusieurs semaines par an d'un bout à l'autre de l'Europe relève du mode de vie nomade; celui-ci faisant partie intégrante de la vie humaine.
antonymie
- sédentaire
Voir aussi
- Gens du voyage
Alta
Alta est une ville norvégienne située dans le comté de Finnmark, sur les rives de l'Altafjord. Elle comptait 17 359 habitants au 2003, pour une superficie de 3845 km².
Alta possède un site d'art rupestre datant de la période comprise entre -4200 et -500. Celui-ci fait partie de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1985. (Voir : Site d'art rupestre d'Alta)
Alta est un centre de communication au Finnmark. Ses activités principales sont le commerce, la petite industrie, l'éducation et les activités de service. C'est à Alta que se situe l'Institut Universitaire du Finnmark (Høgskolen i Finnmark) ainsi qu'un institut de recherche (Norut NIBR Finnmark).
Comme la plupart des villes du grand nord en Scandinavie, c'est une ville nouvelle. Le centre-ville date d'après la Seconde Guerre mondiale et ne présente ni architecture ni caractère particulier.
Voir aussi
Liens internes
Seconde Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale]
- Bataille du Cap Nord
Liens externes
- [http://www.alta.kommune.no Municipalité d'Alta] (norvégien)
- [http://www.alta.museum.no/ Musée d'Alta] (anglais)
- [http://whc.unesco.org/sites/352.htm Informations Unesco] (anglais)
- [http://www.hifm.no Institut Universitaire du Finnmark] (anglais)
Catégorie:Ville de Norvège
Kazakhstan
|- valign="top"
| Président
| Noursoultan Nazarbaïev
|- valign="top"
| Premier ministre
| Daniyal Akhmetov
|{{{{{{{{{wikitravel|le Kazakhstan|Kazakhstan{Pays d'Europe{Pays d'Asie
PersesApparus en Perse en même temps que les Mèdes vers l'an mil avant notre ère, les Perses sont également un peuple indo-européen. Ils sont cités dès le VII siècle avant J.-C. par Hérodote.
Les Perses fonderont dans l'Histoire deux empires importants :
:du VI au IV avant notre ère, sous les Achéménides.
:du III au , sous les Sassanides.
Liens
[http://www.memo.fr/article.asp?ID=ANT_PER_001 Une terre de migrations]
[http://www.memo.fr/article.asp?ID=ANT_PER_003 Les Achéménides]
[http://www.memo.fr/article.asp?ID=MOY_SAS_004 Les Sassanides]
catégorie:peuple indo-aryen
catégorie:peuple d'Asie
Peuples scythiques
L'identité des peuples scythiques a toujours intrigué, et au XIXème siècle ils étaient définis avec le vocabulaire de l'époque, désuet aujourd'hui, "turciques" , c'est à dire "proto-turcs" car tous les indices les rapprochaient des anciens peuples turcs: les données archéologique d'alors, les aspects culturels (le nomadisme et le costume), la géographie (ils étaient établis en Europe de l'est et en Asie centrale), la description laissée d'eux par des Anciens, Grecs principalement, comme Hérodote ou Hippocrate.
Avec la découverte et les fouilles de leurs tombeaux, de nouveaux éléments ont été mis à jours . Les visages sur les chaudrons d'or par exemple montraient des types caucasiens et non mongoloïdes comme on aurait pu s'y attendre. De ce fait, on a supposé qu'il s'agissait davantage d'une population indo-européenne, et plus précisément de sa branche iranienne.
Durant tout le XXème siècle, les Scythes ont généralement été considérés comme un peuple iranien , bien que certains, tès minoritaires, aient continué à considérer une partie des Scythes davantage comme "proto-turcs" parce que les indices relatifs à leur origine leur paraissaient trop faibles pour les classifier comme peuple indo-européen.
Avec la fin du régime soviétique, les recherches se sont multipliées et les dernières découvertes ont apporté une lumière nouvelle sur les peuples scythiques et la connaissance qu'on peut avoir des scythes mais aussi des saces, des massagètes, des parthes, des koutchéens desmédes ou des Kourganes.
Quelques chercheurs tendent cependant à définir à nouveau aujourd'hui comme au XIXème siècle une partie de ces peuples comme "turciques" pour quelques raisons spécifiques mais plutôt pour des raisons idéologiques pan-turques.
L'arrivée des Huns, peuple turco-mongol, en europe est traditionnellement établie à la fin du IVe siècle. Aussi les Alains, Sarmates et Scythes qui habitaient ces régions avant le IVe siècle n'étaient pas considérés comme des peuples turcs mais comme des populations nomades iraniennes. Ceci fut établi sur la base de l'étymologie du lexique scythe et sarmate, sans toutefois prendre en compte les langues turques contemporaines.
Selon Hérodote, les scythes se nommaient Skolotoi, soit iskilit; de fait les grecs ont transcrit ce nom sous la forme skythes. Iskili en turc signifie "homme avec couteau". Le suffixe de possession "-t" signifie "les hommes mélangés avec les scythes".
Il est cependant à noter que dans les documents assyriens les scythes sont appelés ashguza. On y voit apparaître deux des plus anciens noms de tribus turques: As-Ash et Oguz-Guz.
Les Grecs, les Romains et les Byzantins ont toujours désigné les tribus turques par le terme de "Scythes" parce qu'ils les considéraient pour ce qu'ils étaient: faisant partie ou descendant des Scythes.
Avec le temps, le mot "Scythe" est devenu un adjectif pour désigner un barbare, et ce terme a été utilisé maintes fois dans l'histoire; certains ont même appelé les tribus scots vivant en Grande-Bretagne, Scythes.
Massagètes
La majorité des chercheurs considère les Massagètes comme des tribus Saces vivant dans l'ouest de l'asie centrale et les identifie avec les Sakas Tigrakhauda, "Saces à chapeaux pointus" sur les inscriptions de DariusIer.
Durant l'antiquité tardive (de 200 à 600), les peuples turcs étaient suffisemment connus pour être nommés d'après leur origine. Dans la seconde moitié du Vème siécle, Zosim par exemple rapporte que "les Huns sont les Scythes royaux".
Un autre auteur byzantin, Théophane, assimile les turcs aux massagètes :"à l'est du Don habitent les turcs, appelés dans l'antiquité massagètes. Les perses dans leur langue les nomment kermikhions".
On peut objecter que si les Scythes-Massagètes avaient parlé une langue iranienne, les auteurs grecs de l'époque auraient pu noter ce détail.
Saces
Les perses appellent les scythes, saces, dit Hérodote. Les saces étaient donc connus pour être des scythes d'asie centrale, dont ils menaient le même genre de vie. Au VIème siècle, Ménandre de Byzance écrivit que Les turcs appelés saces dans l'antiquité ont envoyé une ambassade à Justinien avec une offre de paix " et à propos de la langue des scythes il parle du langage barbare turc. Une des tribus saces conduite par un certain Arsace avait crée l'empire Parthe.
Les sauromates, d'après Hérodote, descendaient des scythes et des femmes amazones. Et il ajoute: Les sauromates parlent la langue scythe mais mal et cela de tout temps puisque les amazones ne l'avaient jamais correctement apprise". Les sarmates étaient très nombreux dans les premiers siècles de l'ère chrétienne; ils étaient alliés d'Attila comme les alains. Priscus écrivit que les chefs germaniques conversaient en "scythe" c'est-à-dire en hunnique, tandis que les chefs huns, y compris Attila, conversaient en gotique. Priscus identifiait le scythe au hunnique. Les alliés sarmates et alains des huns étaient au moins aussi importants que les alliés germaniques.
Le peuple des Alains, "fier et n'ayant jamais connu la servitude" selon Marcien, est considéré appartenant à la branche indo-européenne iranienne d'après l'historiographie, et s'appelaient eux-mêmes as. Les ossétes des montagnes du Caucase sont considérés leurs descendants. cependant, ceux-ci s'appellent eux-mêmes Iron et non ossètes.
Durant le Moyen-âge, une partie de ce peuple émigra en Hongrie, une tribu des alaine s'appelle asse. L'historien hongrois Y. Nemeth fait observer que il y a en hongrie sept districts avec les noms de azslar, ozslar (lar = suffixe pluriel en turc)
On pensait que les turcs coumans avaient donné ce nom aux "Asses". Cependant, avant l'arrivée des coumans en hongrie vers 1240, ces lieux étaient appelé Azalar. L'histotien arabe Dimashqui dit que les asses font partie des coumans. Il semblent qu'il s'agisse de formes dialectales d'une même langue.
On pense que les gelons d'Hérodote sont les alains car le "d" dorique s'écrit comme un g. Donc le mot gelon se dit "delon". Ce mot est à rapprocher du turc "yilan" qui signifie "serpent". (tchouvache :djilan , ancien bulgare: dilon, etc.)
On comprend ainsi pourquoi le second fils d'Hercule s'appelle gelon (serpent), ce qui est assez normal pour le fils d'une femme-serpent.
Biruni, au Xème siècle, écrivit d'ailleurs que la langue alaine était un mélange de petchénègue et de chorasmien; il s'agissait donc de deux variantes de la langue turque.
Ammien Marcellin, d'autre part, disait que les Alains ressemblaient en tout aux Huns.
Lien externe
Pour quelles raisons les scythes sont un peuple turc? [http://sophistikatedkids.com/turkic/27%20Scythians/EthnicRootsEn.htm] (en anglais
Catégorie:Peuple turc
HérodoteHérodote (en grec ancien Ἡρόδοτος / Hêródotos), né vers 484 ou 482 av. J.-C. à Halicarnasse, actuellement Bodrum (Turquie), mort en 425 av. J.-C. à Thourioi, était un historien grec ; il a été surnommé « le père de l'Histoire » (Cicéron, Les lois, I, 1), mais aussi du reportage : il est considéré comme l'un des premiers explorateurs. C'est également le premier prosateur dont l'œuvre nous soit restée.
Biographie
explorateur
Peu de choses nous sont connues sur la vie d'Hérodote, hormis ce qu'on peut tirer de ses propres œuvres.
Fils de Lyxès, il est membre d'une famille aristocratique qui revendique une ascendance dorienne. Il est le neveu de Panyasis, éminent poète épique, qu'on comparait alors à Homère. Il suit sa famille, adversaire du tyran Lygdamis, en exil à Samos.
De retour à Halicarnasse, en Carie, vers 454 av. J.-C., il participe à l'insurrection qui renverse la tyrannie. Peu après, il est de nouveau inquiété, et s'établit à Athènes où il se lie avec Sophocle, qui écrit un poème en son honneur en 450 av. J.-C. (on en a conservé des fragments par Plutarque). Il suit ensuite les colons qui partent fonder Thourioi, en Grande Grèce. C'est sans doute là qu'il meurt.
Œuvres
L'unique œuvre que nous connaissons d'Hérodote s'intitule les Enquêtes, du grec Ἱστορίαι Historíai — littéralement « recherches, explorations », de ἵστωρ, « celui qui sait, qui connaît ». C'est l'une des plus longues œuvres de l'Antiquité. Le premier paragraphe annonce :
Ce début montre la volonté d'Hérodote de se placer dans la tradition d'Hécatée de Milet : il s'agit de traiter de tous les hommes comme l’indique l’emploi du terme ἀνθρώπων / anthrôpôn et que vient souligner la complémentarité : « tant les Grecs que les Barbares ». Il s'agit également de faire œuvre de mémorialiste : « afin que le temps n'abolisse pas les travaux des hommes ». Enfin, Hérodote prétend rivaliser avec le poète épique, en se proposant de commémorer les exploits des hommes. Néanmoins, contrairement à l'aède, Hérodote n'entend pas décrire de lointains événements, comme la guerre de Troie, mais des faits très récents, notamment les guerres médiques.
Composition
L'Enquête se compose de neuf livres, chacun portant le nom d'une muse. Ce découpage ne semble pas être le fait de l'auteur : la première mention en est due à Diodore de Sicile au , et c'est probablement au , du fait de grammairiens alexandrins, que l'ouvrage fut ainsi sectionné.
- Prologue : les enlèvements survenus entre l'Asie mineure et la Grèce : Io enlevée par les Phéniciens ; Europe et Médée par les Grecs ; Hélène par les Troyens.
- Livres I–IV : développements de l'Empire perse :
- livre I : victoire de Cyrus II sur le lydien Crésus, conquête de l'Assyrie et du peuple des Messagètes ;
- livre II : conquête de l'Égypte par Cambyse II, fils de Cyrus ;
- livre III et IV : règne de Darius.
- Livres V à VI : première guerre médique :
- livre V : révolte d'Ionie, disgressions sur l'histoire de Sparte et Athènes ;
- livre VI : réaction des Grecs, victoire de Marathon.
- Livres VII à IX : deuxième guerre médique.
L'œuvre mêle éléments ethnographiques et proprement historiques. On a pu s'interroger sur cette coexistence. On peut reconnaître dans ce recueil d'éléments composites l'héritage d'Hécatée, d'autres commentateurs (Henry R. Immerwahr) ont au contraire insisté sur l'unité profonde de l'œuvre.
Postérité de l'œuvre
historiques]
Le style d'Hérodote est simple, plaisant et pittoresque, parfois naïf, parfois poétique. C'est un admirateur d'Homère — Denys d'Halicarnasse le qualifie de « zélote d'Homère » (Ὁμήρου ζηλωτής). Plutarque, tout en reconnaissant ces qualités, le trouve cependant d'une grande partialité et a consacré un traité entier, De la mauvaise foi d'Hérodote (Περὶ τῆς Ἡροδότου Κακοηθείας Peri tês Hêrodotou kakontheias), pour montrer qu'il est injuste avec les Grecs :
:« Il a abusé bien des lecteurs par sa simplicité même ; il faudrait bien des livres pour passer en revue l'ensemble de ses mensonges et de ses spéculations. »
Ces accusations sont exagérées : la naïveté et la crédulité d'Hérodote, bien que réelles, se cantonnent généralement aux anecdotes dont il est friand. En revanche, lorsqu'il ne trouve aucune trace des Hyperboréens mentionnés dans les légendes grecques, il tient à le mentionner.
Le fait est que les Anciens, loin de voir en lui le « Père de l'histoire », ne l'apprécient guère. Aristote le qualifie de « mythologue » dans sa Poétique, Aulu-Gelle le traite quant à lui d'affabulateur (homo fabulator).
La Renaissance, la première, se penche de nouveau sur l'œuvre d'Hérodote, avec un regard beaucoup plus bienveillant cette fois. Ainsi, Henri Estienne répond à Plutarque par une Apologie pour Hérodote. La popularité d'Hérodote ira dès lors croissant. L'abbé Barthélemy, auteur du Voyage du jeune Anarchasis en Grèce (1788), ouvrage très populaire à son époque, écrit ainsi qu'il « ouvrit aux yeux des Grecs les annales de l'univers connu. »
Bibliographie
- Catherine Darbo-Pechanski, Le discours du particulier. Essai sur l'enquête hérodotéenne, Seuil, coll. « Des travaux », Paris, 1987 ;
- François Hartog, Le Miroir d'Hérodote, Gallimard, coll. « Folio », Paris, 2001 ;
- Guy Lachenaud, L'arc-en-ciel et l'archer : récits et philosophie de l'histoire chez Hérodote, Presses universitaires de Limoges, Limoges, 2003 ;
- Pascal Payen, Les îles nomades. Conquérir et résister dans lEnquête d'Hérodote, EHESS, Paris, 1997 ;
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Hérodote est aussi le titre d'une revue de géopolitique fondée en 1970 par Yves Lacoste.
Herodote
Herodote
Herodote
Herodote
Herodote
Herodote
ja:ヘロドトス
ko:헤로도토스
ms:Herodotus
Asie centrale ko:중앙아시아 ja:中央アジア nb:Sentral-Asia
Catégorie:Région d'Asie
Géographie
L'Asie centrale est une sous-région de l'Asie. Au sens étroit, elle comprend:
- le Kazakhstan ;
- le Kirghizistan ;
- le Tadjikistan ;
- le Turkménistan ;
- l'Ouzbékistan ;
- la province chinoise du Xinjiang
Au sens large, on y inclut la Mongolie, le Tibet et des parties de :
- l'Afghanistan (parfois rattachée entièrement à l'Asie centrale) ;
- l'Iran ;
- le Pakistan ;
- la Russie.
Eloignée de toutes les mers, l’Asie centrale a un climat hypercontinental, très chaud en été et très froid en hiver. Sur sa partie septentrionale, de la Volga jusqu’en Mongolie en passant par le Kazakhstan, s’étend une vaste zone de steppes où le nomadisme pastoral est le mode de vie le mieux adapté. Cette zone est bordée au nord par la taïga et au sud par des territoires désertiques ou semi-désertiques. Le Turkménistan est en majeure partie occupé par le désert du Karakoum (les Sables Noirs). La province chinoise du Xinjiang est constituée de deux dépressions séparées par une chaîne de montagnes, le bassin du Tarim au sud et la Dzoungarie au nord. Le désert du Taklamakan occupe presque tout le bassin du Tarim et la Dzoungarie centrale est également désertique. Plus à l’est, s’étend le désert de Gobi, qui communique avec le Taklamakan.
Au sud de l’Asie centrale, se trouvent les plus hautes montagnes du monde, le Pamir, l’Hindou Kouch et l’Himalaya. Toutes comprennent des sommets à plus de 7000 mètres d’altitude, de même que les Tian Shan, qui séparent le bassin du Tarim de la Dzoungarie. À moins de passer par la zone des steppes, la traversée de l’Asie centrale nécessite le franchissement de cols situés à plus de 4000 mètres d’altitude.
De ces montagnes, descendent des rivières qui permettent la pratique d’une agriculture irriguée. Une grande partie de l’Asie centrale souffre du manque de précipitations. On peut pratiquer l’agriculture dans les steppes, à condition d’irriguer les champs.
Histoire
L’Asie centrale constitue un véritable carrefour des civilisations. Ses plus anciens habitants connus sont des peuples indo-européens venus de l’ouest. Il s’agit des Tokhariens, qui ont vécu dans le bassin du Tarim au moins depuis l’an -2000, puis des Iraniens, qui ont occupé durant le premier millénaire avant l'ère chrétienne toute l’Asie centrale, à l’exception du bassin du Tarim oriental et de la Mongolie. On peut également citer les Indo-Aryens, proches parents des Iraniens. Ils ont vécu en Bactriane aux alentours de l’an -2000 avant de conquérir l’Inde du Nord, à partir de -1700.
Les régions connues des anciens Grecs étaient la Bactriane, à cheval entre l’Ouzbékistan et l’Afghanistan, la Sogdiane, autour de Samarcande, et la Chorasmie (ou Khwarezm) au sud de la mer d’Aral. Tous ces noms sont d’origine iranienne.
Dans ces trois régions, il a existé depuis une époque très reculée de brillantes civilisations sédentaires, dont les fondateurs ne sont pas identifiés. En s’installant dans ces régions, les Indo-Aryens, puis les Iraniens, ont sans doute adopté en partie le mode de vie des autochtones, qui étaient sédentaires et s’adonnaient à l’agriculture et au commerce. Un peuple iranien, les Sogdiens, a notamment fondé la cité de Samarcande, dont la beauté a été remarquée par Alexandre le Grand. Plus au nord, les Iraniens étaient nomades. Ils sont connus sous le nom de Saces et ils occupaient en particulier tout le Kazakhstan et le nord de l’Ouzbékistan. Ils ont laissé des tombes qui datent du premier millénaire avant J.-C..
L’opposition entre les nomades et les sédentaires est une constante de l’histoire de l’Asie centrale. Les nomades, de caractère guerrier, effectuaient des razzias qui obligeaient les sédentaires à se retrancher derrière des fortifications. Ils se regroupaient parfois en empires qui étaient capables de faire des terribles ravages.
Les Tokhariens, sans doute originellement nomades, se sont sédentarisés dans le bassin du Tarim au moins dès l’an -500 et ont adopté une agriculture irriguée. D’autres Tokhariens, qui vivaient dans l’ouest du Gansu, sont restés nomades et ont fondé le premier empire connu de l’Asie centrale. Ils étaient appelés Yuezhi par les Chinois.
La route de la soie traversait l’Asie centrale. On dit souvent qu’elle a été ouverte au premier siècle avant J.-C., ce qui est inexact. La présence de soie chinoise est attestée en Bactriane dès l’an -1500. En 1918, on a trouvé en Dzoungarie des monnaies datant du troisième siècle avant J.-C. et provenant de Panticapée, ville grecque située à l’est de la Crimée. La vérité est que l’Asie centrale est une terre d’échanges depuis des temps immémoriaux.
A partir des derniers siècles avant J.-C., l’histoire de l’Asie centrale est marquée par l’avancée de nomades mongoloïdes, originaire de la Sibérie et de la Mongolie orientale, qui assimilent peu à peu les Indo-Européens ou les font reculer. C’est ainsi qu’entre -174 et -161, les Xiongnu obligent les Yuezhi à quitter le Gansu. Une deuxième étape très importante est la fondation de l’empire des Turcs Bleus ou Köktürks (Tujue en Chinois), en 552, qui soumet rapidement presque toute l’Asie centrale, jusqu’en Sogdiane et en Bactriane.
Les Turcs Bleus sont suivis en 744 par les Ouïgours, de langue également turque. Une offensive des Kirghiz, un autre peuple turc, les oblige en 840 à évacuer la Mongolie. Ils se dirigent vers le Gansu et le bassin du Tarim, où ils assimilent les Tokhariens. À l’ouest de l’Asie centrale, le huitième siècle est marqué par l’arrivée des Arabes, qui y apportent l’islam. Ils font disparaître une religion iranienne fondée probablement en Bactriane, le zoroastrisme, ainsi que le bouddhisme, arrivé en Asie centrale au début de l'ère chrétienne. Plus que les Sogdiens et les Bactriens, les Tokhariens étaient devenus des bouddhistes fervents. À leur arrivée dans le bassin du Tarim, les Ouïgours se convertirent au bouddhisme, mais peu après, ils devinent musulmans comme presque tous les peuples turcs.
C’est au début du deuxième millénaire que des tribus turques atteignirent l’Anatolie, où l’on parlait alors le grec. Ce territoire deviendra la Turquie. À cette même époque, des tribus mongoles occupèrent l’actuelle Mongolie. Leur unification fut l’œuvre de Gengis Khan, qui fonda le plus grand empire que l’humanité ait connu. Toutefois, cet empire ne dura pas longtemps et la langue mongole ne parvint à s’imposer dans aucun territoire conquis. Tout au contraire, la langue turque était durablement installée dans la majeure partie de l’Asie centrale.
Les peuples turcs actuels (Kirghiz, Ouzbeks, Kazakhs, Turkmènes, Ouïgours) ne sont arrivés qu’à une date assez récente. Les Ouzbeks, par exemple, se sont installés en Ouzbékistan à partir du quinzième siècle. Ils ont dû affronter les descendants de Tamerlan, dernier grand conquérant de l’Asie centrale, qui était également un Turc. Les Ouïgours actuels ne parlent pas la langue de leurs ancêtres installés au Xinjiang après l’an 840, mais celle des Ouzbeks.
De la langue sogdienne, il ne reste plus qu’un dialecte parlé dans quelques villages, sur les rives de la rivière Yaghnob. Elle a cependant donné beaucoup de vocabulaire au persan moderne. Le tadjik est une variante du persan moderne. Il reste une autre langue iranienne en Asie centrale, le pachto, parlé dans une partie de l’Afghanistan, ainsi que quelques dialectes archaïques utilisés par de petites ethnies, comme le wakhi.
Voir aussi
- Dans les steppes de l'Asie centrale est un morceau du compositeur Alexandre Borodine
Liens externes
- [http://wikitravel.org/fr/article/Asie_centrale Asie Centrale sur Wikitravel]
- Histoire, cartes, grands personnages et généalogies http://perso.wanadoo.fr/steppeasia/
Ienisseï
L'Ienisseï (Енисе́й) est un fleuve de Sibérie en Asie, qui naît de la confluence du Grand Ienisseï (Bei-kem) et du Petit Ienisseï (Khua-kem), sur le plateau nord-ouest de la Mongolie - le premier né sur le flanc sud des monts Saïan par 97° 30' E et 52° 20' N, et le second issu des marais quelques kilomètres à l'ouest du lac Kosso-Gol.
La longueur du fleuve est de 4 093 km et la surface de son bassin versant de 2 620 000 km². Il est navigable jusqu'à Minusinsk, sur une longueur de 2 900 km. Le fleuve est libre de glace en moyenne 155 jours par an à Turukhansk et 196 jours entre mai et novembre à Krasnoïarsk.
Le Bei-kem et le Khua-kem coulent vers l'ouest, mais après s'être unis ils tournent vers le nord, à travers les monts Saïan dans la gorge profonde de Kemchik, selon le 92e méridien, pour émerger dans les steppes à Sayansk (53° 10' N).
Augmenté par l'Abakan sur la gauche et la Touba sur la droite, il traverse la région minière de Minusinsk, approche à 10 km de la Chulyni, tributaire de l'Ob et croise le Transsibérien à Krasnoïarsk. Il reçoit alors son principal affluent, l'Angara, émissaire du lac Baïkal, qui porte son débit de 3 350 m³/s à 8 300 m³/s.
Après la confluence de l'Angara, le fleuve continue de s'élargir. Un canal connecte le Grand Kaz, un tributaire de l'Ienisseï, avec la Ket, un affluent de l'Ob. Le fleuve reçoit par la droite les eaux de deux affluents majeurs, la Toungouska pierreuse et la Toungouska inférieure.
L'Ienisseï continue vers l'océan Arctique, atteignant une largeur de 30 m. Son lit est encombré par des îles. Il reçoit encore sur la gauche la Zym, le Touroukhan et l'Ingarevka, et sur la droite le Koureika et la Daneshkina, puis il s'étale dans son delta.
Les populations qui avaient été installées par le régime soviétique sont parties. La majorité de la population est constituée par des starovieri « vieux croyants », communauté religieuse qui refusa au les réformes du patriarche Nikon et de Pierre le Grand, et qui vivent des produits de la nature, sans médicaments ni vaccins pour les enfants.
Catégorie:Cours d'eau de Russie
ja:エニセイ川
ko:예니세이 강
Lac BaïkalSitué dans le sud de la Sibérie, en Russie orientale, le lac Baïkal représente la plus grande réserve d'eau douce liquide en Asie (31 494 km²). Pour le microclimat qu'il génère dans cette région froide, on le surnomme Perle de Sibérie.
microclimat
Orienté du SSO au NNE, il s'étend sur une longueur de 636 km avec une largeur moyenne de 48 km et une superficie de 31 500 km². Enserré par les monts Iablonovyï et Bargouzines à l'est et les monts Baïkal à l'ouest, il se trouve à une altitude de 455 mètres. Il reçoit l'apport de 365 rivières - dont la Selenga issue de Mongolie - et se déverse dans l'Ienisseï par l'intermédiaire de l'Angara à son extrémité sud-ouest, où se trouve la principale ville de la région, Irkoutsk. Il possède une grande île de 730 km², Olkhon, et une presqu'ile, Svjatoj Nos, littéralement le Saint-Nez (sur la rive est, réserve et parc naturel).
Irkoutsk
C'est le lac le plus profond du monde, 1637 m au maximum, et son volume vaut environ 260 fois celui du Léman. Sa taille fait qu'il est soumis à un système de vagues parfois importantes (jusqu'à 6 m) et qu'il est parcouru par des courants réguliers.
La quantité de précipitations atmosphériques varie de 200 à 500 mm par an (au sud, elle peut osciller entre 500 et 900 mm). L'épaisseur de glace varie suivant les hivers entre 50 et 70 cm.
Inscrits par l'Unesco en 1996 au patrimoine de l'humanité pour sa richesse écologique, ces Galápagos de la Russie ont produit une des faunes d'eau douce les plus riches et originales de la planète, qui présente une valeur exceptionnelle pour la science de l'évolution. Le phoque de Sibérie en est le représentant le plus connu.
phoque de Sibérie
Liens externes
- [http://www.baikal-lake.org/ Le site d'un passionné]
- [http://www.irkutsk.org/baikal/ www.irkutsk.org]
- [http://www.geographia.com/russia/baikal01.htm www.geographia.com]
- [http://www.baikalinfo.com www.baikalinfo.com]
- [http://estouest.site.voila.fr/ site associatif]
Baikal
Baikal
ja:バイカル湖
ko:바이칼 호
Asie centrale ko:중앙아시아 ja:中央アジア nb:Sentral-Asia
Catégorie:Région d'Asie
Géographie
L'Asie centrale est une sous-région de l'Asie. Au sens étroit, elle comprend:
- le Kazakhstan ;
- le Kirghizistan ;
- le Tadjikistan ;
- le Turkménistan ;
- l'Ouzbékistan ;
- la province chinoise du Xinjiang
Au sens large, on y inclut la Mongolie, le Tibet et des parties de :
- l'Afghanistan (parfois rattachée entièrement à l'Asie centrale) ;
- l'Iran ;
- le Pakistan ;
- la Russie.
Eloignée de toutes les mers, l’Asie centrale a un climat hypercontinental, très chaud en été et très froid en hiver. Sur sa partie septentrionale, de la Volga jusqu’en Mongolie en passant par le Kazakhstan, s’étend une vaste zone de steppes où le nomadisme pastoral est le mode de vie le mieux adapté. Cette zone est bordée au nord par la taïga et au sud par des territoires désertiques ou semi-désertiques. Le Turkménistan est en majeure partie occupé par le désert du Karakoum (les Sables Noirs). La province chinoise du Xinjiang est constituée de deux dépressions séparées par une chaîne de montagnes, le bassin du Tarim au sud et la Dzoungarie au nord. Le désert du Taklamakan occupe presque tout le bassin du Tarim et la Dzoungarie centrale est également désertique. Plus à l’est, s’étend le désert de Gobi, qui communique avec le Taklamakan.
Au sud de l’Asie centrale, se trouvent les plus hautes montagnes du monde, le Pamir, l’Hindou Kouch et l’Himalaya. Toutes comprennent des sommets à plus de 7000 mètres d’altitude, de même que les Tian Shan, qui séparent le bassin du Tarim de la Dzoungarie. À moins de passer par la zone des steppes, la traversée de l’Asie centrale nécessite le franchissement de cols situés à plus de 4000 mètres d’altitude.
De ces montagnes, descendent des rivières qui permettent la pratique d’une agriculture irriguée. Une grande partie de l’Asie centrale souffre du manque de précipitations. On peut pratiquer l’agriculture dans les steppes, à condition d’irriguer les champs.
Histoire
L’Asie centrale constitue un véritable carrefour des civilisations. Ses plus anciens habitants connus sont des peuples indo-européens venus de l’ouest. Il s’agit des Tokhariens, qui ont vécu dans le bassin du Tarim au moins depuis l’an -2000, puis des Iraniens, qui ont occupé durant le premier millénaire avant l'ère chrétienne toute l’Asie centrale, à l’exception du bassin du Tarim oriental et de la Mongolie. On peut également citer les Indo-Aryens, proches parents des Iraniens. Ils ont vécu en Bactriane aux alentours de l’an -2000 avant de conquérir l’Inde du Nord, à partir de -1700.
Les régions connues des anciens Grecs étaient la Bactriane, à cheval entre l’Ouzbékistan et l’Afghanistan, la Sogdiane, autour de Samarcande, et la Chorasmie (ou Khwarezm) au sud de la mer d’Aral. Tous ces noms sont d’origine iranienne.
Dans ces trois régions, il a existé depuis une époque très reculée de brillantes civilisations sédentaires, dont les fondateurs ne sont pas identifiés. En s’installant dans ces régions, les Indo-Aryens, puis les Iraniens, ont sans doute adopté en partie le mode de vie des autochtones, qui étaient sédentaires et s’adonnaient à l’agriculture et au commerce. Un peuple iranien, les Sogdiens, a notamment fondé la cité de Samarcande, dont la beauté a été remarquée par Alexandre le Grand. Plus au nord, les Iraniens étaient nomades. Ils sont connus sous le nom de Saces et ils occupaient en particulier tout le Kazakhstan et le nord de l’Ouzbékistan. Ils ont laissé des tombes qui datent du premier millénaire avant J.-C..
L’opposition entre les nomades et les sédentaires est une constante de l’histoire de l’Asie centrale. Les nomades, de caractère guerrier, effectuaient des razzias qui obligeaient les sédentaires à se retrancher derrière des fortifications. Ils se regroupaient parfois en empires qui étaient capables de faire des terribles ravages.
Les Tokhariens, sans doute originellement nomades, se sont sédentarisés dans le bassin du Tarim au moins dès l’an -500 et ont adopté une agriculture irriguée. D’autres Tokhariens, qui vivaient dans l’ouest du Gansu, sont restés nomades et ont fondé le premier empire connu de l’Asie centrale. Ils étaient appelés Yuezhi par les Chinois.
La route de la soie traversait l’Asie centrale. On dit souvent qu’elle a été ouverte au premier siècle avant J.-C., ce qui est inexact. La présence de soie chinoise est attestée en Bactriane dès l’an -1500. En 1918, on a trouvé en Dzoungarie des monnaies datant du troisième siècle avant J.-C. et provenant de Panticapée, ville grecque située à l’est de la Crimée. La vérité est que l’Asie centrale est une terre d’échanges depuis des temps immémoriaux.
A partir des derniers siècles avant J.-C., l’histoire de l’Asie centrale est marquée par l’avancée de nomades mongoloïdes, originaire de la Sibérie et de la Mongolie orientale, qui assimilent peu à peu les Indo-Européens ou les font reculer. C’est ainsi qu’entre -174 et -161, les Xiongnu obligent les Yuezhi à quitter le Gansu. Une deuxième étape très importante est la fondation de l’empire des Turcs Bleus ou Köktürks (Tujue en Chinois), en 552, qui soumet rapidement presque toute l’Asie centrale, jusqu’en Sogdiane et en Bactriane.
Les Turcs Bleus sont suivis en 744 par les Ouïgours, de langue également turque. Une offensive des Kirghiz, un autre peuple turc, les oblige en 840 à évacuer la Mongolie. Ils se dirigent vers le Gansu et le bassin du Tarim, où ils assimilent les Tokhariens. À l’ouest de l’Asie centrale, le huitième siècle est marqué par l’arrivée des Arabes, qui y apportent l’islam. Ils font disparaître une religion iranienne fondée probablement en Bactriane, le zoroastrisme, ainsi que le bouddhisme, arrivé en Asie centrale au début de l'ère chrétienne. Plus que les Sogdiens et les Bactriens, les Tokhariens étaient devenus des bouddhistes fervents. À leur arrivée dans le bassin du Tarim, les Ouïgours se convertirent au bouddhisme, mais peu après, ils devinent musulmans comme presque tous les peuples turcs.
C’est au début du deuxième millénaire que des tribus turques atteignirent l’Anatolie, où l’on parlait alors le grec. Ce territoire deviendra la Turquie. À cette même époque, des tribus mongoles occupèrent l’actuelle Mongolie. Leur unification fut l’œuvre de Gengis Khan, qui fonda le plus grand empire que l’humanité ait connu. Toutefois, cet empire ne dura pas longtemps et la langue mongole ne parvint à s’imposer dans aucun territoire conquis. Tout au contraire, la langue turque était durablement installée dans la majeure partie de l’Asie centrale.
Les peuples turcs actuels (Kirghiz, Ouzbeks, Kazakhs, Turkmènes, Ouïgours) ne sont arrivés qu’à une date assez récente. Les Ouzbeks, par exemple, se sont installés en Ouzbékistan à partir du quinzième siècle. Ils ont dû affronter les descendants de Tamerlan, dernier grand conquérant de l’Asie centrale, qui était également un Turc. Les Ouïgours actuels ne parlent pas la langue de leurs ancêtres installés au Xinjiang après l’an 840, mais celle des Ouzbeks.
De la langue sogdienne, il ne reste plus qu’un dialecte parlé dans quelques villages, sur les rives de la rivière Yaghnob. Elle a cependant donné beaucoup de vocabulaire au persan moderne. Le tadjik est une variante du persan moderne. Il reste une autre langue iranienne en Asie centrale, le pachto, parlé dans une partie de l’Afghanistan, ainsi que quelques dialectes archaïques utilisés par de petites ethnies, comme le wakhi.
Voir aussi
- Dans les steppes de l'Asie centrale est un morceau du compositeur Alexandre Borodine
Liens externes
- [http://wikitravel.org/fr/article/Asie_centrale Asie Centrale sur Wikitravel]
- Histoire, cartes, grands personnages et généalogies http://perso.wanadoo.fr/steppeasia/
SibérieGéographie > Géographie de la Russie
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La Sibérie (Сибирь) est une immense région de la Fédération de Russie, qui s'étend de l'Oural à l'océan Pacifique et que l'on subdivise généralement en trois grands ensembles: la Sibérie occidentale (2 427 000 km²), la Sibérie orientale (4 122 000 km²) et les territoires d'Extrême-Orient (plus de 6 millions de km²).
Certaines régions de Sibérie (notamment la vallée inférieure de l'Ob) sont riches en ressources naturelles (pétrole, gaz naturel). La Yakoutie représente 25 % de la production mondiale de diamants. Leur exploitation provoque de graves nuisances environnementales et perturbe considérablement le mode de vie traditionnel des populations autochtones, dont les droits les plus élémentaires sont souvent bafoués par les grandes compagnies pétrolières.
Dans l'empire russe, puis dans l'Union soviétique, la Sibérie était une région traditionnelle de déportation et d'emprisonnement. Une grande partie des camps d'internement du Goulag de l'époque soviétique se situaient en Sibérie, en particulier dans la région de la Kolyma.
Villes
La Sibérie présente une densité de population extrêmement faible. On y trouve néanmoins un certain nombre de villes :
- Omsk (1 166 800 h.)
- Tcheliabinsk (1 148 300 h.)
- Novosibirsk (1 446 800 h.)
- Krasnoïarsk (924 400 h.)
- Vladivostok (648 000 h.)
- Irkoutsk (640 500 h.)
- Khabarovsk (613 300 h.)
- Novokouznetsk (601 900 h.)
- Kemerovo (520 700 h.)
- Tomsk (506 600 h.)
- Magnitogorsk (445 500 h.)
- Tchita (377 000 h.)
- Oulan-Oude (362 400 h.)
- Petropavlovsk-Kamtchatski (270 000 h.)
- Angarsk (266 000 h.)
- Bratsk (255 000 h.)
- Sourgout (248 000 h.)
- Blagovechtchensk (206 000 h.)
- Iakoutsk (180 000 h.)
- Abakan (158 200 h.)
Peuples
Aléoutes
Evenks (ou Toungouzes)
Itelmènes
Kamtchadales
Kérèks
Kètes
Khantys
Koryaks
Koumandines
Mansis
Nanaïs
Néguidales
Nganassanes
Nénètses
Nivkhes
Orotches
Oudégués
Ouïltas
Oultches
Saames
Selkoups
Soïotes
Tazes
Tchelkantses
Tchouktches
Tchoulymtses
Tchouvantses
Tèlènguites
Téléoutes
Todjintses
Tofalars
Toubalars
Youkaguirs
Yuit (Yupik)
Liens externes
- [http://perso.wanadoo.fr/gallieni/lycee/projet/histoire20s/transiberien.html La ligne de chemin de fer du Transibérien]
- [http://www.baikal-lake.org Le lac Baïkal qui est la plus vaste et profonde réserve d'eau non salée]
- [http://yakoutie.free.fr Peuples de Sibérie et Yakoutie]
Catégorie:Désert
Catégorie:Russie
Catégorie:Région d'Asie
ja:シベリア
ko:시베리아
Ienisseï
L'Ienisseï (Енисе́й) est un fleuve de Sibérie en Asie, qui naît de la confluence du Grand Ienisseï (Bei-kem) et du Petit Ienisseï (Khua-kem), sur le plateau nord-ouest de la Mongolie - le premier né sur le flanc sud des monts Saïan par 97° 30' E et 52° 20' N, et le second issu des marais quelques kilomètres à l'ouest du lac Kosso-Gol.
La longueur du fleuve est de 4 093 km et la surface de son bassin versant de 2 620 000 km². Il est navigable jusqu'à Minusinsk, sur une longueur de 2 900 km. Le fleuve est libre de glace en moyenne 155 jours par an à Turukhansk et 196 jours entre mai et novembre à Krasnoïarsk.
Le Bei-kem et le Khua-kem coulent vers l'ouest, mais après s'être unis ils tournent vers le nord, à travers les monts Saïan dans la gorge profonde de Kemchik, selon le 92e méridien, pour émerger dans les steppes à Sayansk (53° 10' N).
Augmenté par l'Abakan sur la gauche et la Touba sur la droite, il traverse la région minière de Minusinsk, approche à 10 km de la Chulyni, tributaire de l'Ob et croise le Transsibérien à Krasnoïarsk. Il reçoit alors son principal affluent, l'Angara, émissaire du lac Baïkal, qui porte son débit de 3 350 m³/s à 8 300 m³/s.
Après la confluence de l'Angara, le fleuve continue de s'élargir. Un canal connecte le Grand Kaz, un tributaire de l'Ienisseï, avec la Ket, un affluent de l'Ob. Le fleuve reçoit par la droite les eaux de deux affluents majeurs, la Toungouska pierreuse et la Toungouska inférieure.
L'Ienisseï continue vers l'océan Arctique, atteignant une largeur de 30 m. Son lit est encombré par des îles. Il reçoit encore sur la gauche la Zym, le Touroukhan et l'Ingarevka, et sur la droite le Koureika et la Daneshkina, puis il s'étale dans son delta.
Les populations qui avaient été installées par le régime soviétique sont parties. La majorité de la population est constituée par des starovieri « vieux croyants », communauté religieuse qui refusa au les réformes du patriarche Nikon et de Pierre le Grand, et qui vivent des produits de la nature, sans médicaments ni vaccins pour les enfants.
Catégorie:Cours d'eau de Russie
ja:エニセイ川
ko:예니세이 강
Kazakhstan
|- valign="top"
| Président
| Noursoultan Nazarbaïev
|- valign="top"
| Premier ministre
| Daniyal Akhmetov
|{{{{{{{{{wikitravel|le Kazakhstan|Kazakhstan{Pays d'Europe{Pays d'Asie
Fer
Le fer est un élément chimique, de symbole Fe et de numéro atomique 26.
Le noyau de l'atome de fer 56 est l'isotope le plus stable de tous les éléments chimiques, car il possède l'énergie de liaison la plus élevée.
Le fer est le dernier élément pouvant être produit par les réactions de fusion au cœur des étoiles (si celles-ci pèsent au moins 10 masses solaires) et donc l'élément le plus lourd dont la formation ne nécessite pas un événement cataclysmique comme une supernova.
Propriétés
Propriétés physiques
C'est un métal qui, en fonction de la température, se présente sous plusieurs formes allotropiques. Dans les conditions normales de pression et de température, c'est un solide cristallin de structure cubique à corps centré (Fer α) ; à haute température (à partir de 950 °C), il devient cubique à faces centrées (fer γ ou austénite). Au-delà de 1 400 °C, il redevient cubique à corps centré (fer δ).
Le fer est ferromagnétique : les moments magnétiques des atomes s'alignent sous l'influence d'un champ magnétique extérieur et conservent leur nouvelle orientation après la disparition de ce champ.
Des courants de convection riches en fer liquide à l'intérieur du noyau terrestre sont supposés être à l'origine du champ magnétique terrestre.
Propriétés chimiques
Laissé à l'air libre en présence d'humidité, il se corrode en formant de la rouille Fe(OH)3. La rouille étant un matériau poreux, la réaction d'oxydation peut se propager jusqu'au cœur du métal, contrairement, par exemple, à l'aluminium, qui forme une couche fine d'oxyde imperméable.
En solution, il présente deux valences principales :
- Fe2+ qui présente une faible couleur verte ;
- Fe3+ qui possède une couleur rouille caractéristique. Fe3+ peut être réduit par du cuivre métallique, par exemple, réaction à l'origine du procédé de gravure des circuits imprimés par le perchlorure de fer, FeCl3.
L'hémoglobine du sang, qui permet aux globules rouges de transporter le dioxygène, contient du fer.
Gisements
dioxygène ]]
Dans la nature, les minerais de fer exploitables sont essentiellement des oxydes : notamment l'hématite Fe2O3, la magnétite Fe3O4 et la limonite HFeO2.
L'oxyde magnétique ou magnétite Fe3O4 est connu depuis l'Antiquité grecque. Il tire son nom du mont Magnetos (le grand mont), une montagne grecque particulièrement riche en ce minéral.
Métallurgie
Extraction
Le fer s'obtient industriellement en réduisant par le monoxyde de carbone (CO) provenant du Carbone, les oxydes contenus dans le minerai ; ceci peut être réalisé :
1) Anciennement: par réduction du minerai avec du charbon de bois dans un bas fourneau : On obtient un bain d'acier liquide où surnage la scories. Le métal est coulé dans des moules en sable. Réchauffé il est battu en forges 'cinglage), pour en éliminer les dernières traces de scories.
2) Actuellment les oxydes de fer (minerais) sont réduits par le monoxyde de carbone obtenu par la réaction du coke et de l'air dans un haut-fourneau. On obtient de la fonte liquide et des scories.
La fonte est transformée en acier au convertisseur. Dans cette cuve on souffle de l'oxygène sur la fonte pour en éliminer le carbone.
Acier et fonte
L'acier et la fonte sont des alliages de fer contenant une faible proportion de carbone en masse, mais une proportion bien plus importante en nombre d'atomes (55,845/12 = 4,65 fois plus) :
- la fonte contient de 1,7 à 6,67 % de carbone;
- l'acier contient de 0,025 à 1,7 % de carbone;
- En dessous des 0,025 % de carbone on parle de fers industriels;
Diverses additions permettent d'obtenir des aciers spéciaux :
- manganèse pour améliorer la résistance à l'usure;
- tungstène pour la dureté à haute température;
- silicium pour améliorer l'élasticité (utilisé pour les ressorts);
Les aciers inoxydables sont des alliages contenant de fortes proportions de chrome. On peut aussi y ajouter du nickel et parfois du molybdène ou vanadium. Par exemple vos couverts possèdent une inscription « 18/8 » ou « 18/10 », cela signifie qu'ils contiennent 18 % de chrome et 8 ou 10 % de nickel.
Autres alliages
Il existe d'autres alliages moins connus :
- les intermétalliques FeAl ;
- les FeCrAl.
Utilisation
Le fer est largement utilisé sous forme d'acier dans la construction métallique.
Le fer métallique et ses oxydes sont utilisés depuis des décennies pour fixer des informations analogiques ou numériques sur des supports appropriés (bandes magnétiques, cassettes audio et vidéo, disquettes).
L'usage de ces matériaux est cependant désormais supplanté par des composés possédant une meilleure permittivité, par exemple dans les disques durs.
Le fer est également utilisé dans le fil de fer.
Symbolique
- Le fer symbolise la solidité (ex.: Le pot de terre et le pot de fer, la fable de Jean de La Fontaine).
- Les noces de fer symbolisent les 41 ans de mariage dans le folklore français.
Voir aussi
- fer à cheval
Articles connexes
- âge du fer
- teneur en fer dans les aliments
Lien externe
- Le fer sur : [http://elements.chimiques.free.fr/fr/ficFiche.php?p=1&z=26 elements.chimiques.free.fr]
Catégorie:Métal de transition
Catégorie:Élément chimique
ja:鉄
ko:철
ms:Besi
simple:Iron
th:เหล็ก
AvestaL'Avesta (en avestique avestā) est l'ensemble des textes sacrés de la religion mazdéenne et forme le livre sacré, le code sacerdotal des zoroastriens. Il est rédigé en plusieurs états de l'iranien ancien, désignés sous le nom davestique. Les parties les plus anciennes, celles des gathas, sont dans une langue aussi archaïque que celle du Rig Veda (sanskrit védique), le « gathique », les autres en avestique tardif. Le tout est écrit dans l'alphabet avestique.
Du texte initial qui comptait 21 livres ou gathas (en avestique gāθā), des hymnes étant à la fois des traités et des poèmes, seul le quart, ce qui représente un millier de pages, a été transmis jusqu'à nous : les autres livres ont disparu ou ont été détruits à l'époque des conquêtes d'Alexandre lors de l'incendie de la bibliothèque de Persépolis et lors des invasions arabo-musulmanes au . À noter que certains versets du Coran, de style persan, seraient la traduction de gathas (ou gasses), Mahomet dictant en effet ses textes à son esclave, un lettré zoroastrien.
.
Catégorie:Religion
ja:アヴェスター
PerseLa Perse (en grec ancien ἡ Περσίς / hê Persís) est le nom utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour désigner la province du Fars, berceau historique de l'Iran actuel, appelée Pārsa- en vieux-perse et Pārs en moyen-perse.
Au ,
sassanide]], apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », c'est-à-dire « pays des Iraniens ». Au , après la chute des Sassanides, le pays reprend le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays l'Iran.
Durant l'Antiquité, le puissant Empire perse des Achéménides a livré plusieurs guerres aux Grecs. Plus tard, les Arabes conquièrent la région et y introduisent l'Islam. Les Iraniens continuent à parler persan, et se différencient des musulmans orthodoxes (sunnites), car ils sont chiites duodécimains (divergence provenant d'un problème de succession à la mort de Mahomet).
Chronologie
- : peuplement du plateau iranien par les Aryens au nord et dans le Fars, par les Mèdes dans l'ouest.
- vers -750 : Deioces fonde le premier royaume mède, dont la capitale est Ecbatane.
- -612 : les Mèdes s'emparent de Ninive, provoquant la chute de l'Empire assyrien.
- -552 : La Perse devient un royaume indépendant sous le roi Cyrus II.
- -550 : Cyrus II détruit l'Empire mède et fonde l'Empire perse, qui s'étendra à tout le Moyen-Orient, de la mer Égée à l'Inde, de l'Égypte à l'Afghanistan. Naissance de Darius I, roi de Perse. † 486 av. J.-C.
- -522 : Après la mort de Cambyse, le mage Gaumata usurpe le pouvoir en se faisant passer pour le défunt ; il est assassiné par des généraux menés par Darius. Début du règne de Darius Ier, roi de Perse. (fin en 486 av. J.-C.)
Darius Ier, États-Unis (Empire achéménide)]]
- -518 : Une voie royale de 2 683 km est construite à travers l'Empire perse.
- -490 : les Perses du roi Darius sont battus par une coalition de Grecs à Marathon ; c'est l'épisode le plus marquant de la première guerre médique.
- -486 : Décès de Darius I, roi de Perse. Début du règne de Xerxès, roi de Perse. (fin en 465 av. J.-C.)
- -482 : Pour mater une révolte babylonienne contre la domination perse, Xerxès fait détruire les temples de la ville.
- -480 : Au cours de la deuxième guerre médique les Grecs défont la marine perse à Salamine (Salamis). Plus de 1000 trières participent à la bataille.
- -479 : Athènes refuse l'offre avantageuse de passer du côté perse.
- -472 : Dans sa pièce Les Perses, Eschyle présente au public athénien la bataille de Salamine vue du côté perse.
- -465 : Xerxès I est assassiné. Son fils Artaxerxès I lui succède comme roi de Perse.
- -459 : Après avoir aidé les rebelles égyptiens contre le pouvoir perse, les Grecs sont mis en fuite et trouvent refuge dans une île du delta du Nil.
- -404 : L'Égypte devient indépendante de la Perse.
- -401 : Le roi perse Artaxerxès II défait et tue son frère Cyrus le Jeune à Cunaxa.
- -396 : Le roi de Sparte Agésilas II défait le satrape perse Tissapherne.
- -386 : Sparte et la Grèce signent un traité, la paix d'Antalcidas ou paix du Roi, reconnaissant les droits de la Perse d'Antaxerxès sur l'Asie et Chypre et les droits d'Athènes sur les îles de Skyros, d'Imbros et de Lemnos.
- -370 : Les satrapes de l'Empire perse entrent en révolte contre le pouvoir central, à la suite de l'indépendance de l'Égypte en -404.
- -338 : Décès d'Antaxerxès, roi de Perse assassiné par son eunuque favori.
- -333 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III Codoman à la bataille d'Issos.
- -331 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III à la bataille de Gaugamèles.
- -312 : Début du règne de Séleucos I, fondateur de la dynastie séleucide de Perse. (fin en 280 av. J.-C.)
- -115 : Les Parthes, dont les ancêtres viennent de tribus à l'Est de la mer Caspienne, s'établissent comme maîtres de la Bactriane (le Nord de l'Afghanistan), de la Perse et de la Mésopotamie.
Mésopotamie
- 211 : Ardachîr devient le roi d'une partie de la Perse.
- 224 : La Perse est unifiée par Ardachir.
- 226 : Ardachîr renverse Artaban V, dernier roi des Parthes et fonde une nouvelle dynastie perse, les Sassanides.
- 227 : La Perse annexe tout l'Empire parthe.
- 241 : Début du règne de Shapur I, roi de Perse. (fin en 272)
- 242 : Mani commence à prêcher sa doctrine religieuse en Perse.
- 259 : Le roi perse Shapur I capture l'empereur Valérien.
- 297 : Narses, le roi sassanide de Perse évince le roi Tiridate IV d'Arménie.
- 298 : Le roi perse Narses est force de signer un traité avec Rome.
- 310 : Début du règne de Shapur II, roi de Perse (fin en 272)
- 332 : Nouveau recueil des doctrines de Zarathoustra en Perse (Avesta).
- 337 : Début de la guerre perse contre Rome. (fin en 350)
- 348 : Des femmes sont enrôlées en Perse dans les services auxiliaires de l'armée.
- 350 : Les Huns envahissent la Perse et l'Inde.
- 359 : Sapor II, le roi sassanide de Perse, envahit la Syrie et prend la ville romaine d'Amida après une dure bataille.
- 363 : L'empereur Julien envahit la Perse et défait les Perses devant les murs de leur capitale, Ctésiphon.
- 390 : Théodose I et le roi Shapur III de Perse signent un traité pour se partager l'Arménie.
- 399 : Yezdgerd monte sur le trône de Perse. Il est tolérant envers le christianisme et entretient de bonne relation avec les Romains.
- 422 : Théodose II, l'empereur romain d'Orient, et le roi Varahran de Perse signent un traité de paix.
- 430 : Les Huns Hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 506 : Après une contre-offensive romaine, en Mésopotamie, la paix est rétablie entre l'empire d'Orient et la Perse.
- 516 : Le perse Mazdak définit le | | |