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Sicile
La Sicile (Sicilia en italien) est une région autonome d'Italie et la plus grande île de la Méditerranée. Outre l'italien qui est la langue officielle, la plupart des habitants parlent aussi le sicilien, langue d'origine latine avec des influences arabes, espagnoles, françaises et italiennes.
Histoire
Chronologie succincte
- : arrivée des Sicanes au nord de l'île
- v.1270 av. J.-C. : arrivée des Sicules au sud de l'île
- : comptoirs phéniciens au nord-ouest (Palerme) ; colonisation grecque à l'est (Naxos, Syracuse, Zancle, Messine)
- : époque des tyrans
- 480 av. J.-C. : défaite carthaginoise à Himère
- 241 av. J.-C. : Carthage cède la Sicile à Rome après la première guerre punique
- 468–476 : domination des Vandales
- 491 : domination des Ostrogoths
- 535 : conquête byzantine
- 827–878 : conquêtes arabes
- 1060 : invasion normande
- 1091 : fin de la domination arabe
- 1130-1194 : royaume féodal et normand de Sicile
- 1194-1266 : période impériale : règne des empereurs Henri VI et Frédéric II. Troubles
- 1266-1282 : période angevine (domination française)
- 1282- : période aragonaise
- 1415-1713 : domination espagnole sur la Sicile
- 1442 : Alphonse d'Aragon conquiert Naples
- 1713-1735 : période d'instabilité : maison de Savoie, empereur
- 1735-1860 : Maison de Bourbon d'Espagne
- 1861 : royaume d'Italie
- 1946 : statut d'autonomie régionale
La Sicile mythologique
normande
De nombreuses légendes ont pour cadre la Sicile :
- Aréthuse : voir Catane
- L'architecte du labyrinthe en Crète, Dédale, trouva refuge en Sicile auprès du roi Cocalos. Après avoir échappé au labyrinthe du roi Minos, celui-ci le rechercha à travers de nombreux territoires, il eut alors l'idée de lancer un défi que seul un homme comme Dédale pouvait réussir. Il promit une forte récompense à celui qui réussirait à faire passer un fil à travers les orifices d'une coquille. Pour relever le défi, Dédale eut l'idée d'accrocher le fil à une fourmi, cette dernière traversa alors tous les orifices de la coquille. Sachant qu'une personne avait réussi le défi en Sicile, Minos sut alors que Dédale s'y trouvait. Le roi Cocalos refusa de livrer Dédale et livra une guerre à Minos. Le roi de Crète fut finalement tué par les filles de Cocalos.
- Au cours de la gigantomachie, le géant Encélade déserte le champ de bataille ; la déesse Athéna l'écrase en lui projetant l'île de Sicile où il reste emprisonné. Son haleine de feu sort de l'Etna et il provoque des séismes lorsqu'il se retourne.
- Le dieu grec Héphaïstos tenait une forge dans l'Etna, aidé par des cyclopes forgerons. Les Romains pensaient que Vulcain se trouvait dans l'île éponyme, au nord de la Sicile. Le poète grec Pindare explique que le monstre Typhon se trouve dans la bouche de l'Etna.
- Dans l'Odyssée d'Homère, Ulysse et ses compagnons débarquent en Sicile et rencontrent le cyclope pasteur Polyphème. Pour lui échapper, Ulysse le rend aveugle en lui crevant son œil unique. Sans doute avant qu'il ne devienne aveugle, Polyphème a été amoureux. Cet amour est raconté dans deux poèmes en langue grecque du poète sicilien Théocrite aux alentours de 275 av. J.C.. Polyphème s'éprend de la belle Galatée, une néréide (nymphe marine). Celle-ci lui préfère le berger sicilien Acis. Polyphème, les ayant surpris ensemble, tue son rival en l'écrasant sous un rocher. Galatée change alors le sang d'Acis en une rivière portant son nom en Sicile.
- Charybde et Scylla : deux monstres du détroit de Messine, ils menacent l'expédition des Argonautes et l'équipage d'Ulysse.
- L'Odyssée raconte également qu'Hélios, dieu du soleil, possèdait des troupeaux de bœufs et de moutons dans l'île de Trinacrie (la Sicile). Ulysse y accoste lors de son retour vers Ithaque. Dûment chapitré à ce sujet au chant XI par le devin Tirésias, il interdit à ses hommes de toucher aux troupeaux sacrés. Alors qu'il dort, pourtant, ses hommes affamés abattent des vaches. Hélios réclame vengeance auprès de Zeus qui foudroie le navire d'Ulysse, l'épargnant seul au passage.
- Messine aurait été fondée par le géant légendaire Orion, Ségeste par les rescapés de la guerre de Troie.
- En Sicile, Énée fut accueilli par Acestes et recueillit un des marins de lOdyssée d'Ulysse, Achaemenide.
Antiquité
Achaemenide]
Voir l’article : Sicile (province romaine).
Les plus anciens peuples de Sicile étaient les Elymes dans l'ouest de l'ile, les Sicanes dans le centre, et les Sicules dans la partie orientale, ces derniers probablement venus du continent en repoussant vers l'ouest de l'île les occupants plus anciens. Ce sont eux qui donnèrent son nom au pays.
La Sicile fut d'abord colonisée par les Phéniciens, les Carthaginois et les Grecs, qui y ont laissé de nombreux vestiges (théâtre de Taormine, temples de Ségeste, Agrigente et Sélinonte entre autres). Elle fut ensuite gouvernée par des princes appelés « tyrans » dont les fameux Denys l'Ancien et Denys le Jeune (qui accueillit le philosophe Platon).
La Sicile fut un enjeu dans la Guerre du Péloponnèse opposant Athènes à Sparte : en 415, sous l'influence d'Alcibiade, Athènes se lança dans l'expédition de Sicile, profitant des dissentions qui opposaient les cités de l'île : Athènes répondait à l'appel de Ségeste, attaquée par Sélinonte en 416. Syracuse, colonie corinthienne, était alliée de Sélinonte. Ségeste fit appel à Athènes, offrant même de payer les frais d'expédition. À ce moment de la guerre, la perte de l'Eubée, et la défection de nombreux alliés d'Athènes avaient rendu ses approvisionnements en blé précaires. La perspective de couper ceux des alliés siciliens de Sparte, tout en conquérant de nouvelles sources de ravitaillement fut certainement un élément déterminant.
Athènes]
L'expédition prit la mer sous le commandement de Nicias, d'Alcibiade et de Lamachos en juin 415. En Sicile, Lamachos fut tué et Nicias resta seul à la tête de l'expédition. L'arrivée à Syracuse de Gylippos, général spartiate fit perdre aux Athéniens la bataille des retranchements autour de la ville (octobre 414). La flotte athénienne fut emprisonnée dans la rade, et ils envoyèrent une force de secours commandée par Démosthène et Eurymédon. En août 413 la flotte fut défaite à la bataille des Épipoles, puis l'armée fut vaincue sur terre. Athènes perdit plus de deux cent navires dans cette expédition, et cinquante mille hommes (dont sept mille prisonniers des Latomies, carrière de Syracuse).
La Sicile tomba aux mains des Romains après la victoire du consul C. Lutatius Catulus en -241 aux îles Egates : cette bataille marque la fin de la première guerre punique qui opposa Rome à Carthage sur le théâtre sicilien. Après cette défaite, Carthage abandonne la Sicile qui devient une province romaine et qui assure désormais une partie importante du ravitaillement de Rome en céréales.
Le roi de Syracuse Hiéron fut un fidèle allié des Romains pendant la deuxième guerre punique. Après une série de victoires de carthaginois Hannibal, la prise de Syracuse en -212 annonce le redressement romain, et préfigure la défaite carthaginoise. La Sicile fut d'ailleurs un enjeu stratégique et économique important des deux premières guerres puniques.
À la veille de l'Empire, la Sicile fut la base de la résistance des derniers pompéiens menés par Sextus Pompée, fils de Pompée.
Après la chute de l'empire romain, la Sicile fut envahie par les peuples germains, puis releva de l'empire byzantin jusqu'à la conquête arabe de 827 à 902.
Moyen Âge
La diversité culturelle et la tolérance religieuse caractérisèrent la période musulmane.
Une famille de hobereaux normands (les fils de Tancrède de Hauteville) ayant conquis des terres en Italie méridionale, le pape chargea le plus jeune, Roger, d'envahir la Sicile pour la reconvertir au catholicisme, et lui accorda la souveraineté sur les terres à prendre. La conquête normande de l'île se fit en une trentaine d'années 1060-1090. Le petit-fils de Roger Ier parvint à faire ériger l'île en royaume féodal en 1130. Roger II, admirateur de la culture musulmane, poursuivit la politique de tolérance de ses prédécesseurs. L'administration des rois normands était cosmopolite : elle rassemblait des Grecs, des Lombards, des Anglais et des Arabes. Ce mélange se retrouve dans l'art de cette époque qui combinait les apports romans, arabes et grecs. L'île connut une période de prospérité, notamment dans l'agriculture.
Le trône passa ensuite, par héritage, à la dynastie germanique des Hohenstaufen qui gouverna la région à partir de 1194 et adopta Palerme comme capitale en 1220. C'est par son mariage avec la fille de Roger II que l'empereur Henri VI établit sa souveraineté sur la Sicile. Son fils, l'empereur Frédéric II, passera l'essentiel de son existence dans l'île.
Des conflits entre les Hohenstaufen et la papauté provoquèrent en 1266 la conquête de l'île par Charles Ier, comte d'Anjou et frère du roi de France Louis IX. Celui-ci mécontente les Siciliens en s'installant à Naples et en distribuant des fiefs à des Français. Le 30 mars 1282, le jour de Pâques, des émeutes, les Vêpres Siciliennes, provoquées par des taxes excessives et exploitées par Pierre III d'Aragon et Michel VIII Paléologue, provoquèrent le massacre des Français de Sicile puis la conquête de l'île par Pierre III d'Aragon.
La fin du Moyen Âge est une période de crise pour la Sicile : la peste noire dépeuple la région, les luttes de la noblesse créent un climat négatif. L'Inquisition est instaurée en 1487.
Époque moderne
La période espagnole est marquée par un relatif déclin de la Sicile. La société est dominée par une aristocratie et une Eglise qui disposent d'importants privilèges. La population du sud de l'île est soumise à des raids musulmans. La population a baissé depuis la fin du Moyen Âge et l'agriculture est en crise. Cette situation provoque des révoltes au début du XVIe siècle et au XVIIe siècle (Palerme en 1648, Messine en 1674-1678).
Le traité d'Utrecht consacre la défaite espagnole et confie la Sicile à la maison de Savoie de 1713 à 1720. Par le traité de Vienne de 1735, le Bourbon Charles d'Espagne, arrière-petit-fils de Louis XIV est à la tête du royaume des Deux-Siciles.
Dans les années 1780, le vice-roi tente de réformer la société d'Ancien Régime en Sicile.
Époque contemporaine
royaume des Deux-Siciles
Pendant la période révolutionnaire, la Sicile reste aux mains du Bourbon Ferdinand III de Sicile (1759-1816), grâce à la protection anglaise alors que les Français sont installés au sud de la péninsule italienne. Les tentatives de réformes aboutissent à la constitution de 1812 et à l'abolition des privilèges féodaux. Une petite bourgeoisie commence à se former. Mais ces efforts sont ruinés par le retour des Bourbons qui unifièrent les deux royaumes et s'installèrent à Naples. À partir de cette date, plusieurs mouvements de révoltes contre la politique réactionnaire des Bourbons (refus d'instituer un gouvernement constitutionnel) échouent. En 1820, les révolutionnaires de Palerme demandent l'autonomie de l'île. La révolution de 1848 est agraire et particulariste.
Après le débarquement de Giuseppe Garibaldi, la Sicile approuve, le 12 octobre 1860, un très contesté plébiscite d'annexion a l'état piémontes - le vote était sus la menace de la part de l'armée d'occupation et n'était pas secret. L'an après, le 17 mars 1861, l'état piémontes changera son nom en Royaume d'Italie et la Sicile viendra à faire partie de l'Italie.
En Sicile et dans le sud de l'Italie une vaste guérrilla populaire (le Brigantaggio) de résistance contre les piémontes et le nouveau état italien, qui va a durer plus de 10 ans, donnera lieu a une violente répression militaire menée par l'armée italienne. Elle dans les premiers ans causera des centaines de milliers de morts civiles, millier de déportés, la destruction de nombreux villages, l'effondrement économique de tous les régions du sud et une énorme vague d'émigration sans précédents dans l'histoire de l'île, qui portera des millions de Siciliens a l'étranger.
Avant l'unification avec l'Italie, la Sicile fut largement une des régions entre les plus riches et développé d'Italie. Mais après la Sicile (et tous le sud d'Italie) fut ravagé a l'avantage de la création de grandes zones industrielles et urbaines dans le nord du pays. Les historiens situe la naissance des réseau de crime organisé, connu sous le nom de mafia autour de 1860, et peux après, à partir de la fin du XIXe siècle, elle va a étendre son influence partout dans le monde. Sera partiellement éradiqué par le régime fasciste de la fin des années 1920, mais réintroduit par les États-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Sicile fut libérée par les forces anglo-américaines entre le 10 juillet et le 16 août 1943, au cours de l'Opération Husky.
Depuis 1946, la Sicile est une région autonome et bénéficie de la réforme agraire partielle de 1950-1962 ainsi que des subsides spéciaux provenant du Cassa per il Mezzogiorno, le fonds du gouvernement italien pour les régions du Sud.
Un pont suspendu de 5300 mètres entre la Sicile et le continent italien a été mis en projet unilatéralmente par le gouvernement italien de droite, le Pont de Messine (ouverture prévue en 2010). La décision de construire le pont est très contesté par l'opposition politique de gauche, les verts, les mouvements siciliens anti-mafia, et les mouvements indépendentists siciliens. S'il sera réalisé il sera le plus long pont du monde. [http://www.structurae.info/fr/structures/data/s0004265/index.cfm Structurae]
Siciliens dans l'histoire
- Archimède - scientifique et philosophe
- Empédocle - philosophe
- Diodore de Sicile - historien
- Gorgias - philosophe
- Jawhar al-siqilli - general et chef d'état
- Frédéric II du Saint-Empire - empereur
Géographie
Géographie physique
Frédéric II du Saint-Empire
L'île est connue depuis l'Antiquité pour le volcan Etna.
Provinces Sicilennes
- Agrigento
- Caltanissetta
- Catania
- Enna
- Messina
- Province de Palerme
- Ragusa
- Siracusa
- Trapani
Trapani
Patrimoines de l'Unesco
- Zone archéologique d’Agrigente - [http://whc.unesco.org/pg.cfm?ID_SITE=831&CID=31&l=fr Page de l'Unesco]
- Villes du baroque tardif de la vallée de Noto (sud-est de la Sicile) [http://whc.unesco.org/pg.cfm?CID=31&ID_SITE=1024&l=fr Page de l'Unesco]
- Villa romaine du Casale de Piazza Armerina [http://whc.unesco.org/pg.cfm?ID_SITE=832&CID=31&l=fr Page de l'Unesco]
- Iles Éoliennes [http://whc.unesco.org/pg.cfm?CID=31&ID_SITE=908&l=fr Page de l'Unesco]
- Syracuse et la nécropole rocheuse de Pantalica. [http://whc.unesco.org/fr/list/1200 Page de l'Unesco]
Haut lieu
- La fontaine d'Acadine
- le Mont Éryx
Voir aussi
Lien interne
- Histoire :
- Royaume des Deux-Siciles
- Royaume de Sicile
- Liste des rois de Sicile
- Ispica
- Naro
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/Italie/Sicile/ Catégorie Sicile] sur l'annuaire Dmoz
-
ja:シチリア島
ko:시칠리아
zh-min-nan:Sicilia
Italien
L'italien est une langue appartenant au groupe des langues romanes de la famille indo-européenne. Il existe un très grand nombre de dialectes italo-romans.
L'italien moderne est, comme toute langue nationale, un dialecte qui a « réussi » en s'imposant comme langue propre à une région beaucoup plus vaste que sa région dialectale originelle. En l'occurrence, c'est le dialecte toscan, parlé à Florence, Pise et Sienne, qui s'est imposé, non pas pour des raisons politiques comme c'est souvent le cas, mais en raison du prestige culturel qu'il véhiculait. Le toscan est en effet la langue dans laquelle ont écrit Dante Alighieri, Pétrarque et Boccace, considérés comme les trois plus grands écrivains italiens. C'est aussi la langue de la ville de Florence, réputée pour sa beauté architecturale et son histoire prospère.
Influences linguistiques sur le latin et le toscan
Avant le développement de l'Empire romain, c'est l'étrusque qui était parlé en Toscane et dans le nord du Latium. Si la langue étrusque n'a pas survécu à l'immense influence qu'eut par la suite le latin, elle a peut-être influencé le toscan (en tant que substrat). Cependant trop de faits (date de dernière attestation de l'utilisation de l'étrusque contre celle d'une langue romane en Toscane, par exemple) rendent difficile la confirmation de cette hypothèse. En revanche, l'étrusque a influencé le latin en tant qu'adstrat : l'alphabet étrusque a servi de base à l'alphabet latin et de nombreux mots usuels sont d'origine étrusque (comme le mot lettre).
Pendant la conquête romaine, la vie de l'Italie — comme de la plus grande partie de l'Europe occidentale et centrale — se vécut alors en latin. Étant donné la durée de la domination romaine et probablement aussi sa qualité, il est normal que le latin ait constitué la souche de nombreuses langues européennes. Après la chute de l'Empire romain d'Occident en 476, la région toscane vit arriver les Ostrogoths et les Lombards ( et s), des populations originaires de l'est et du nord de l'Europe. Ils n'influencèrent que très peu la langue (superstrats).
Présence dans le monde
L'italien est parlé essentiellement en Italie (et à Saint-Marin), où il est langue nationale, mais aussi dans le sud de la Suisse (Tessin et Grisons), où il est également reconnu comme langue officielle (il représente environ 10 % des locuteurs suisses). En outre, on recense de nombreuses communautés italophones en Croatie (Istrie) et en ex-Yougoslavie, en France (Corse, le corse étant un dialecte du toscan; Nice, Menton et la vallée de la Roya), à Monaco), à Malte, aux États-Unis (environ 4 millions de locuteurs, surtout dans les grandes villes), en Amérique du Sud (Argentine, Brésil et Uruguay notamment), en Éthiopie, en Érythrée, en Somalie et en Libye. L'italien semble avoir beaucoup influencé l'espagnol, tel qu'il est parlé en Argentine et en Uruguay, où la présence d'émigrants italiens a été massive.
Écriture
- L'italien utilise 21 lettres de l'alphabet latin. En effet, j, k, w, x et y ne sont utilisés que dans les mots d’emprunt. On trouve toutefois le j (i lunga) ainsi que l’y (ipsilon ou i greca) et le w (doppia vu) dans certains toponymes et noms ou prénoms.
- Les voyelles peuvent porter des accents aigus ou graves (le plus souvent). Les mots ne portent normalement d’accents graphiques que sur la dernière syllabe lorsque celle-ci est phonétiquement accentuée ou dans de rares cas pour éviter une homonymie.
- Les voyelles ò et à portent toujours l’accent grave. La voyelle e peut avoir deux timbres et prend donc l’accent aigu lorsqu’elle indique un é fermé /e/ et l’accent grave lorsqu’il s’agit d’un è ouvert, même si cette règle n'est pas toujours respectée (perché, pourquoi, parce que, est souvent écrit et prononcé perchè) /ɛ/.
- Pour i et u, l’usage semble privilégier l’accent grave ì, ù, mais on trouve encore des défenseurs de l’accent aigu í, ú, beaucoup plus adhérent à la réalité phonétique, /i/ et /u/ étant les deux voyelles les plus fermées du système vocalique italien.
::N.B. : La voyelle o a elle aussi deux timbres, /o/ et /ɔ/, mais à la finale elle est toujours ouverte ò. On trouve néanmoins des accents, facultatifs, à l’intérieur des mots, destinés à éviter les confusions : articolatóri, pluriel d’articolatóre (« articulateur ») vs articolatòri, pluriel d’articolatòrio (« articulatoire »).
Phonétique et prononciation
La langue italienne doit sa sonorité à son vocalisme particulier (conservation des voyelles finales, même atones, et chute des consonnes finales) et à ses consonnes géminées (consonnes doubles). L'accent tonique, beaucoup plus fort qu'en français, est le plus souvent placé sur l'avant-dernière syllabe, mais il peut aussi l'être sur la finale (dans ce cas il est indiqué par un accent graphique) ou sur l'antépénultième et même assez fréquemment sur l’antéantépénultième dans des formes verbales à la 3 personne du pluriel (abitano ['a:bitano]).
Quelques règles de prononciation peuvent dérouter les francophones. Ainsi, le c suivi de i ou e se prononce [ʧ], alors qu'il se prononce [k] lorsqu'il est suivi par a, o ou u. Pour avoir le son [k] devant les voyelles i et e, on ajoutera un h : chiamo se prononce donc ['kja:mo]. Pour avoir le son [ʧ] devant les autres voyelles, on ajoutera un i : ciao se prononce donc ['ʧa·o] (le i n'est pas prononcé). De la même façon, devant i ou e, g se prononce [ʤ] ; il se prononce [g] (comme dans gamme) devant les autres voyelles. On utilisera aussi le i ou le h après le g pour définir sa prononciation. Ainsi, giacca se prononce ['ʤak:ka]. Le groupe gli se prononce la plupart du temps [ʎ] (l mouillé), et le groupe gn se prononce (n mouillé).
Notes:
- Les symboles entre [ ] ne sont pas des phonèmes mais des variantes combinatoires (ou taxophones) d’autres phonèmes.
- (ʒ) est un xénophonème utilisé dans les mots d’emprunts, notamment français. Il est aussi employé couramment dans la prononciation régionale toscane.
Grammaire italienne
Article détaillé: Grammaire italienne
Dialectes
Les nombreux dialectes italo-romans peuvent être classés par leurs souches linguistiques communes. Ainsi, ils sont tous originaires du latin, mais les langues antérieures à la domination romaine, les substrats, sont différents en fonction des régions et ont souvent conditionné l'évolution des dialectes.
- Dialectes septentrionaux
- Gallo-italique (substrat celte) :
- piémontais (Turin)
- bergamasque (Bergame), proche du lombard
- lombard (Milan et sud de la Suisse, Tessin, région du lac Majeur)
- génois ou ligure (Gênes), parlé également à Calvi et à Bonifacio ou en Sardaigne)
- émilien-romagnol (Bologne, Parme)
- vénète (Venise, Padoue, Vérone, Trente)
- istrien (Istrie)
- Dialectes toscans (peut-être substrat étrusque)
- toscan (Florence, Pise, Sienne)
- cismontano (Corse Bastia)
- oltramontano (Corse) Ajaccio et îles du nord de la Sardaigne
- sassarien (Sardaigne) Sassari
- gallurais (nord de la Sardaigne)
- Dialectes centro-méridionnaux
- Centre :
- romain (Latium), différent du romanesco, dialecte toscan parlé à Rome
- ombrien (Pérouse)
- marchigiano (parlers des Marches)
- Sud (substrats osque et/ou messapien) :
- abruzzais (L'Aquila)
- apulien (nord et centre des Pouilles)
- campanien (Naples, napolitain) ou méridional
- lucan ou lucanien Potenza, deux variétés
- Extrême-Sud (substrat grec) :
- salentin (Lecce)
- calabrais (Reggio de Calabre)
- sicilien (Palerme), également substrat arabe
Exemples
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues romanes
- - groupe italo-roman
- grammaire italienne
- Accademia della Crusca
Liens externes
- [http://www.gratiswebsite.de/members/benedictkalus grammaire italienne et des autres langues]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/italien.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire italien-français/français-italien.
- [http://italien.linguistmail.com Italien tous les jours] Apprendre et pratiquer l'italien.
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=8/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en italien] Chaque expression est accompagnée d'une illustration.
Catégorie:Langue italienne
Catégorie:Langue romane
I
als:Italienische Sprache
ja:イタリア語
ko:이탈리아어
simple:Italian
Île zh-min-nan:Tó-sū ko:섬 ms:Pulau ja:島 simple:Island th:เกาะ
- Ile
Ile]Une île est une étendue de terre entourée d'eau, que cette eau soit celle d'un cours d'eau, d'un lac ou d'une mer. Son étymologie latine, insula, a donné l'adjectif « insulaire » ; on dit aussi « îlien ».
Plusieurs îles proches les unes des autres forment un archipel.
La notion d'île est parfois sujette à caution. En effet, l'Australie, de par sa taille, est-elle une île ? Une île qui n'émerge de l'eau qu'à marée basse est-elle une île ?
Le Groenland est la plus grande île de l’Amérique du Nord. Si on admet que l’Australie en tant que continent n’est pas une île, le Groenland est la plus grande île du monde.
La Nouvelle-Guinée est la plus grande île de l’Asie (deuxième du monde après le Groenland).
Madagascar est la plus grande île de l’Afrique (quatrième du monde).
La Grande-Bretagne est la plus grande de l’Europe (neuvième du monde).
La Nouvelle-Calédonie est la plus grande île française (51e du monde). La Corse est 84e du monde.
Attention : l'Île-de-France, extension du domaine royal des Capétiens, n'est pas une île, pourtant ses habitants sont appelés les « Franciliens ».
À noter aussi que Lille n'en est plus une.
Types d'îles
La définition de l'île comme une étendue de terre entourée d'eau conduit à rassembler dans la même catégorie des terres très dissemblables, de l'ilot au continent, dont le degré d'insularité est très variable. Ce degré d'insularité est difficile à définir et s'apprécie différemment selon qu'on s'intérese à la géographie physique ou humaine, à l'économie et aux transports, ou à la biologie ou à l'écologie.
Sous l'angle de la géographie physique, un auteur, François Doumenge, a défini des critères mesurables pour apprécier le degré d'insularité :
- l'« indice côtier », qui se définit comme le rapport entre la longueur des côtes et la surface de l'île. Cet indice est maximum, 2 ou plus, dans le cas des atolls pour lequels la présence d'un lagon central augmente sensiblement la longueur des côtes. Selon le relief (massif ou très découpé) et la forme générale de l'île (plus ou moins circulaire ou allongée) cet indice varie fortement. Il considère qu'en dessous de 1/25 (1 km de côtes pour 25 km²), l'île a un caractère fortement continental.
- l'« indice d'isolement », défini comme le rapport entre la surface de la zone économique exclusive des 200 milles marins (ZEE) et celle de l'île Dans le cas de Clipperton (2 km²), sans aucune terre émergée dans le rayon des 360 km, cet indice est très élevé. Il diminue quand des îles sont plus proches. Au dessous de 1/100, on ne peut plus parler d'isolement insulaire.
Cet auteur définit aussi un « indice d'endémisme qui est le rapport du nombre total de taxons (genres, espèces et sous-espèces) du peuplement insulaire par le nombre des taxons endémiques. Cet indice donne une idée de l'importance de l'endémisme végétal et animal, c'est-à-dire de l'isolement biologique, qui caractérise un île donnée.
L'indice d'isolement du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE, 1998), est plus complexe. Il consiste à additionner la racine carrée de la distance de l'île de taille équivalente ou supérieure la plus proche, la racine carrée de la distance de l'archipel le plus proche et la racine carrée de la distance du pays continental le plus proche. Cet indice est le plus élevé (149) pour l'île de Pâques. Il est de 102 pour Tahiti et de 23 pour la Corse.
Ces indices ne tiennent pas compte des activités humaines, de l'importance de la population et de l'accessibilité (par exemple présence d'un aéroport international).
On peut aussi s'interroger sur la pertinence de l'île en tant qu'objet géographique spécifique. Un chercheur, François Taglioni, a conduit une étude sur les [http://www.taglioni.net/hdr.htm petits espaces insulaires] dans le monde afin de revisiter les concepts qui touchent aux îles et aux dynamiques territoriales que cette catégorie d'espaces entretiennent entre-eux.
Origine de la formation des îles
Îles continentales
Les îles situées sur le même plateau continental que le continent qui leur est proche. Il s'agit donc en fait d'une partie du même continent: c'est la hauteur du niveau de la mer qui fait qu'il s'agit d'une île (c'est le cas de la Grande-Bretagne qui lors de la dernière glaciation n'était plus une île). Certaines îles ne le sont d'ailleurs qu'à marée haute (le mont Saint-Michel par exemple). Dans ces cas-là, la profondeur de la mer autour d'elles est (relativement) peu profonde. (Voir à ce sujet l'article Île accessible à marée basse.)
Les îles continents comme l'Australie ou Madagascar qui il y a des centaines de millions d'années étaient rattachées à l'Antarctique et dont la plaque tectonique dérive sur la surface du globe à une vitesse de quelques centimètres par an (1 cm par an sur 100 millions d'années = 1000 km). C'était aussi le cas du sous-continent indien qui achève son parcours et se glisse sous la plaque eurasiatique et rehausse cette dernière au point de collision qu'est l'Himalaya. C'est pour cette raison que la chaîne Himalayenne continue de s'élever.
Îles volcaniques
Là ce sont les laves acumulées de un ou plusieurs volcans qui émergent, formant l'île. La profondeur de la mer aux alentours peut alors être très grande (plusieurs milliers de mètres). Les exemples au milieu de l'océan ne font par partie géologiquement d'aucun continent. Un type d'île volcanique se trouve sur un arc d'îles volcaniques. Ces îles surgissent lors de la subduction d'une plaque par une autre. Des exemples sont les îles Mariannes, les îles Aléoutiennes et la plupart des Tonga dans l'océan Pacifique. Certaines des Petites Antilles et les îles Sandwich du Sud sont les seuls exemples dans l'océan Atlantique.
Un autre type d'île volcanique surgit lorsqu'un rift océanique atteint la surface. Il y a deux examples : l'Islande, qui est la plus grande île volcanique au monde et Jan Mayen, tous deux dans l'Atlantique.
Le dernier type d'île volcanique se forme au niveau des points chauds volcaniques.Un point chaud est plus ou moins stationnaire par rapport à la plaque techtonique en mouvement au-dessus de lui. Ainsi une chaîne d'îles émerge lorsque la plaque bouge. Sur de longues périodes, ce type d'île est finalement érodé et submergé par par l'ajustement isostatique pour devenir un mont sous-marin. Le mouvement des plaques au niveau d'un point chaud produit une ligne d'îles orientées dans la direction du mouvement de la plaque. Par exemple, les îles Hawaii, d'Hawaii à l'atoll Kure, qui s'étendent ensuite sous la surface de l'océan, prennent la direction du nord au niveau du mont sous-marin de l'Empereur. Une autre chaîne avec une orientation similaire est l'archipel des Tuamotu; sa partie plus vieille et dirigée vers le nord est les îles de la ligne. La chaîne la plus au sud est les îles Australes avec la partie orientée vers le nord sur le territoire de Tuvalu. L'île Tristan da Cunha est un example de point chaud volcanique dans l'océan Atlantique.
Un atoll est une île formée à partir d'un récif corallien qui s'est construit sur une île volcanique érodée et submergée. Par l'accumulation de coraux et polypes sur plusieurs centaines de mètres de hauteur, le récif émerge à la surface de l'eau et forme une nouvelle île. Les atolls ont souvent la forme d'un anneau avec un lagon central et peu profond. Des exemples sont les Maldives dans l'océan Indien et Bora-Bora dans le Pacifique.
Îles de fleuve
Les îles de fleuves apparaissent dans les deltas de fleuve et dans les larges cours d'eau. Elles se forment par la déposition de sédiments à des points où le courant perd une partie de son intensité. Par nature, elles sont des parties du cours d'eau isolées du courant. Certaines sont éphémères et peuvent disparaître lorsque le volume d'eau ou la vitesse du cours d'eau changent tandis que d'autres sont stables et d'une grande longévité.
Histoire
Certaines îles étaient désertes au moment de leur découverte par les Européens. C'est le cas de Madère, des Açores, de l'île Maurice, de la Réunion, des Seychelles, de Sainte-Hélène,...
D'autres étaient habitées, mais leur premiers occupants furent exterminés par les colonisateurs : c'est le cas des Guanches aux îles Canaries, des Indiens caraïbes dans les Antilles ou en Jamaïque, des Indiens Onas de la Terre de feu, des aborigènes en Tasmanie.
Île et isolement
L'isolement, terme dont l'étymologie est rattachée à « île » par l'intermédiaire de l'italien isola, et la solitude sont souvent recherchés dans les îles, que ce soit volontaire ou non :
- isolement volontaire :
- Paul Gauguin, aux îles Marquises,
- Jacques Brel, aux îles Marquises,
- Robert Louis Stevenson, aux îles Marquises, puis aux Samoas
- isolement forcé :
- Robinson Crusoé
- mutinerie à bord du Bounty
- Napoléon fut assigné à résidence à l'île d'Elbe, puis à Sainte-Hélène,
- le maréchal Pétain fut emprisonné à l'île d'Yeu
- le capitaine Dreyfus et Papillon dans l'île du Diable
- Nelson Mandela à Robben Island près du Cap
Des établissement pénitenciers ont été installés dans des îles pour limiter les possibilité d'évasion :
- Alcatraz dans la baie de San Francisco
- le bagne de Guyane dans les îles du Salut.
- le bagne de Nouméa dans l'île de Nou (Nouvelle Calédonie)
- le bagne de l'île de Ré
- le bagne de Poulo-Condor (Viet Nam)
Île et littérature
- L'île au trésor
- L'île mystérieuse
- L'île du jour d'avant
- Le comte de Monte-Cristo
Voir aussi
Liens internes
- Liste des îles par population
- Liste des listes d'îles
- Tectonique des plaques
- Association les petites îles de France
- Île accessible à marée basse
Sicilien
Le sicilien (sicilianu) est une langue appartenant au groupe des langues romanes de la famille des langues indo-européennes.
Au sens large, il comprend également le calabrais méridional et le salentin.
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues romanes
Catégorie:Langue romane
SicanesCatégorie:Histoire de SicileCatégorie:Antiquité
Les Sicanes étaient selon toute vraissemblance la population autochtone de la grande île de la méditerranée occidentale qu'est la Sicile, avant l'arrivée des Élymes et des Sicules à partir du , avant celle également des Phéniciens. Une population méditerranéenne très ancienne donc, pour le moins contemporaine des populations mégalithiques présentes en méditerranée durant la préhistoire.
Voir aussi
- Peuples de la Mer
1270Catégorie:1270
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Cette page concerne l'année 1270 du calendrier julien.
Événements
Afrique
- Début de la tentative de reconstitution du royaume d'Axoum (Aksoum) en Éthiopie par Yekouno Amlak (jusqu'en 1285). Le pouvoir passe des Zagues aux Salomonides.
- Début du règne d'Aboubakar Ier du Mali (jusqu'en 1285).
- Une nouvelle offensive des Mamelouks en Syrie amène Louis IX de France à s’embarquer à Aigues-Mortes pour la huitième croisade. Il fait appel à Charles Ier d'Anjou qui détourne son frère vers la Tunisie où il avait des projets de conquête.
- Le roi de France débarque avec six mille hommes sur la plage de Carthage, près de Tunis, et met le siège devant la ville. Le sultan d'Egypte Baybars rassemble ses troupes pour mener une expédition en Tunisie (été). Mais l’émir de Tunis al-Muntansir lui annonce peu de temps après la mort du roi de France (25 août) et le départ de ses troupes, en partie décimées par la guerre et la maladie.
- Charles d'Anjou retire ses troupes après avoir signé un traité favorable aux intérêts siciliens.
- Le corps du roi de France est dépecé, bouilli dans du vin et les chairs sont séparées des os. Lors du retour en France de Philippe de Hardi (20 novembre), sa flotte est détruite par une tempête dans le port de Trapani.
Proche-Orient
- Barak, khan de Djaghataï, après avoir rançonné les villes de Transoxiane, entreprend une campagne contre la Perse et l’Afghanistan au début de l’année. En mai, il incendie Nichâpur et rançonne Herat, mais il est battu et mis en déroute par Abaqa près de Herat (juillet).
- Lutte des ilkhan d'Iran contre les mamelouks d’Egypte en Syrie et en Asie Mineure pendant les années 1270.
- Édouard Ier d'Angleterre se rend en Terre Sainte et amène le sultan Baybars à accorder une nouvelle trève aux Latins.
Europe
- Début du règne de Philippe III, le Hardi, roi de France (jusqu'en 1285).
- Pierre de Labrosse devient chambellan de Philippe le Hardi.
- Gênes passe au parti gibelin.
- Début du règne d'Étienne V de Hongrie (fin en 1272). A la mort de Béla IV, le problème de la succession se pose à nouveau en Hongrie et l’anarchie féodale triomphe.
Art & culture
- Construction de l'église de Gradac en Serbie (influence byzantine et gothique).
- Construction de la synagogue Vieille-Nouvelle à Prague.
- Construction des murailles de Carcassonne et d'Aigues-Mortes.
- Construction en Norvège de la cathédrale de Bergen.
- Albert le Grand demande la reconnaissance et l'inclusion dans la culture occidentale des civilisations préchrétiennes non-chrétiennes.
- Summa theologiae d’Albert le Grand, qui tente de réconcilier l’aristotélisme et les enseignements chrétiens : il affirme que la raison humaine ne peut contredire la révélation, mais il défend le droit du philosophe de pénétrer les mystères divins.
- De unitate intellectus contra averroïstas (De l’unité de l’intellect contre les averroïstes) de Thomas d'Aquin. Cette œuvre fait se retourner l’opinion contre ses opposants qui sont condamnés par l’Eglise.
- Réflexions de Shem Tov ibn Falaquera de Tudela (Espagne) sur la philosophie de Maïmonide.
- Le Kébra-Nagast, déjà attesté auparavant par le voyageur arménien Abou-Salih en Egypte, est codifié par le Néboura-Ed Yéshaq, pour affirmer les droits de la dynastie Salomonide sur l'Ethiopie.
Science & technique
Économie & société
- Fondation d'un comptoir en Crimée par des marchands italiens.
- Le séfarade Itzhak ibn Sadoq devient amojarife major auprès du roi Alphonse X de Castille (fin en 1280). Il mène des opérations de banque.
- En Ethiopie, avec les Salomonides s’ouvre une période de croissance rapide pendant deux siècles pendant lesquels, sous des souverains guerriers et lettrés, l’unité territoriale de l’Ethiopie s’affirme, ses institutions civiles et religieuses se codifient, les arts et la littérature se renouvellent.
- William Wallace, héros national écossais.
- 27 avril : Ladislas (archevêque de Salzbourg)
- 3 mai : Béla IV de Hongrie, Roi de Hongrie.
- 25 août : Louis IX dit Saint-Louis, roi de France.
ko:1270년
Sicules (Sicile)
Les Sicules (en latin Siculi) ou Sikèles (en grec ancien οἱ Σικελοί / hoi Sikeloí) sont un ancien peuple de la Sicile auquel l'île doit notamment son nom. Sans doute d'origine indo-européenne, les Sicules vivaient sur l'île conjointement aux Sicanes et aux Élymes, bien qu'ils s'y soient installés après eux.
Ils constituent le principal substrat culturel et démographique de l'île avant l'arrivée d'autres colonisateurs. Thucydide (III, 2–4) attribue une origine ibérique aux Sicanes, qui habitent la partie occidentale de l'île, troyenne aux Élymes et italique aux Sicules. Selon la tradition antique, les Sicules auraient été chassés de la zone du delta du Tibre par les Opiques venus des montagnes, et ils auraient fui vers la Sicile par la Calabre où l'on retrouve des vestiges de leur passage.
On situe la date de leur installation en Sicile vers 1200 av. J.-C. Ils refoulent alors les Sicanes vers l'ouest afin de s'emparer des zones les plus fertiles de l'est. Cette conquête se fait sans difficulté du fait de la supériorité militaire et technologique des Sicules : comme les autres peuples indo-européens, ils ont domestiqué le cheval et pratiquent l'agriculture.
Les Sicules font partie de la vague de peuplement indo-européenne dite villanovienne, et étaient donc culturellement proches du peuple falisque et du peuple latin. De ce fait, leur langue appartient à la branche italique des langues indo-européennes, et on lui suppose une parenté directe avec le latin.
Lors de l'expédition de Sicile menée par Athènes en 415 av. J.-C., les Sicules se rangent aux côtés d'Athènes.
Catégorie:Grèce antique Catégorie:Histoire de Sicile
PalermePalerme est la plus grande ville de la Sicile avec 720 000 habitants. Elle se situe dans une baie sur la côte Nord de l'île. C'est la capitale de la région « Sicile ».
Sicile
Histoire
Antiquité
La ville est fondée aux alentours du par des commerciaux Phéniciens dans un port naturel. Pendant la Première Guerre punique, Palerme est un important bastion pour Carthage jusqu'à ce qu'elle soit conquise par les Romains en 245 av. J.-C.
Le nom latin de Palerme était Panormus. Sous l'empereur Auguste, des légionnaires romains sont stationnés dans la ville. La Sicile était dans l'Antiquité une île où la langue dominante était le grec, notamment sur la partie est. Palerme se situait à la frontière avec la zone où le grec était parlé. Lorsque les Vandales fondent leur empire en 429 avec l'actuelle Tunisie comme centre, la Sicile est plusieurs fois envahie et les Vandales essayent de l'annexer définitivement.
Moyen Âge
Tunisie
En 535, la ville passe de nouveau aux mains des Romains (d'Orient) et sous l'Empire byzantin, Palerme connaît pendant deux cent ans une période florrissante. Plus tard, elle passe sous la domination des Arabes. Elle devient alors la capitale de l'île. L'influence arabe de cette époque est encore visible dans l'architecture de la ville. Sous les Normands (à partir de 1072), d'autres monuments hors du commun sont construits.
En 1194, Palerme passe sous le commandement des Hohenstaufen et Frédéric II transforme la ville en un lieu de résidence fastueux. Palerme voit sa vie culturelle bouillonner, Frédéric II maintenant l'osmose entre les différentes cultures grecque, arabe et latine.
Un des évènements notables du Moyen Âge survenu sur l'île ont été les Vêpres Siciliennes. En 1282, des Français de Sicile ont été massacrés par les habitants lors d'une révolte. Ainsi à Palerme, 2 000 Français ont trouvé la mort lors de cette Pâque sanglante. En tout, ce sont au moins 10 000 Français qui furent massacrés.
Temps modernes et époque contemporaine
1282
Par la suite, la ville fut occupée par les Aragonais, les Autrichiens et les Bourbons. Sous les Espagnols, la population passa de 30 000 habitants au milieu du à 135 000 à la veille de la peste de 1656. Aux et s, Palerme se pare de nombreux monuments de style baroque dont beaucoup sont encore intacts de nos jours. En 1648 éclate une émeute de la faim : les artisans obtiennent de nouveaux privilèges.
Les Bourbons unissent la Sicile au royaume de Naples en 1734, Palerme devient juste une ville de province, la cour royale se trouvant à Naples. La ville est ses palais tombent en désuétude. Le 12 janvier 1848, Palerme est la scène des premiers bouleversements révolutionnaires d'Europe et tient tête aux Napolitains jusqu'en mai 1849.
En 1860, Giuseppe Garibaldi arrive à Palerme et parvient à l'annexer ainsi que l'ensemble de la Sicile au Royaume d'Italie, nouvellement unifié. Ce fut l'occasion d'une seconde chance. Palerme est à nouveau le centre administratif de la Sicile et un certain développement industriel et économique voit le jour, soutenu par la famille Florio. Au début du , Palerme commence à s'étendre en dehors des murs de la ville, vers le nord surtout le long du nouveau boulevard, la Via della Libertà. Sur l'avenue se construisent de nombreuses villas de style Art Nouveau, dont certaines sont de l'architecte Ernesto Basile.
Palerme survit à l'occupation fasciste sans subir de dégâts mais l'invasion des Alliés de la Sicile en juillet 1943 s'accompagne de bombardements massifs qui détruisent complètement le port et ses quartiers environnants. Soixante ans plus tard, le centre ville n'est pas encore complètement reconstruit et les bâtiments détruits font partie du paysage.
En 1947, la Sicile devient une région autonome et Palerme est à nouveau le siège du parlement. Ses perspectives pour l'avenir semblent être sous les meilleures auspices mais la Mafia s'est emparée de l'île et la ville doit faire face à d'énormes problèmes. Des juges d'instruction courageux comme Giovanni Falcone ou Paolo Borsellino sont devenus des martyres de la résistance. Sous le maire « anti-mafia » Leoluca Orlando, la ville a connu une croissance rapide.
Bien que la ville se développe de manière assez anarchique vers le nord et que la pauvreté s'y étende, Palerme reste une ville avec trois millénaires d'histoire derrière elle, de magnifiques palaces et églises, des marchés riches en couleur, une cuisine fabuleuse et une variété culturelle unique.
Économie
Paolo Borsellino
Étant la capitale de la Sicile, le secteur tertiaire et notamment administratif y est fortement développé. Palerme connaît aussi une bonne affluence touristique, du fait de son climat et de la richesse de son patrimoine artistique.
Patrimoine
La plupart des églises, palais et monuments se trouvent dans le centre ancien
Moyen Âge
Paolo Borsellino
- Chapelle du Palais des Normands (1132-1140)
- Église Martorana, fondée en 1143
- Cathédrale (1169-1190)
- Cathédrale de Monreale (1176)
- Cloître de Monreale (1176-1189)
- Église San Spirito (1178)
- Église S. Zita (1369)
- Église de la Gancia (XVe siècle)
- Palazzo Abatellis (XVe siècle)
Epoque moderne
Paolo Borsellino
- Église Santa Caterina, XVIe / XVIIe siècles
- Église du Gesù (1564-1633)
- Oratoire de la confrérie du Rosaire de San Domenico (1578)
- Fontaine de la piazza Pretoria (XVIe siècle)
- Église de la Pietà (1678-1684)
- Jardin botanique (1789)
- Catacombes capucines
Divers
La sainte Patrone de Palerme est Santa Rosalia (Sainte Rosalie) qui est encore largement vénérée.
Avant 1624, Palerme avait quatre saintes patrones, une pour chacune des quatre grandes parties de la ville : Sainte Agathe, Sainte Christine, Sainte Ninfa et Sainte Olive.
Liens externes
- [http://wikitravel.org/fr/Palerme Palerme sur wikitravel]
Photos
Carte historique de Palerme
Carte historique de Palerme (1888)
Catégorie:Port italien
Catégorie:Sicile
Catégorie:Ville d'Italie
Catégorie:Ville de Sicile
ja:パレルモ
Grèce antique
L'expression Grèce antique désigne l'ensemble des phénomènes politiques et culturels qui se sont exprimés dans un large bassin méditerranéen au cours des deux derniers millénaires avant notre ère. La zone géographique concernée est vaste, allant de la Méditerranée occidentale (Péninsule ibérique) jusqu'aux confins du Moyen-Orient avec l'épopée d' Alexandre le Grand et jusqu'à l' Égypte des Ptolémées. Si la civilisation grecque en tant que telle apparaît dans le courant des V et IV millénaires av. J.-C., dans une version archaïque, sa dernière expression se place au cœur de l'Égypte Ptolémaïque, dans le courant du , avant de tomber sous la domination romaine.
Certaines productions politiques et culturelles de la civilisation grecque ont eu un rôle majeur dans le développement de la civilisation occidentale.
Articles connexes
- Histoire de la Grèce antique
- Économie de la Grèce antique
- Chronologie de la Grèce antique
- Antiquité
Catégorie:Grèce antique
ja:古代ギリシア
Naxos
pt:Naxos
Naxos (en grec Νάξος) est une île grecque de la mer Égée appartenant à l'archipel des Cyclades. Elle fait 428 km² pour 14 000 habitants, ce qui en fait la plus grande des Cyclades. Le chef-lieu est la ville de Naxos (ou Hora : 2 900 hab.).
Mythologie
Dans la mythologie grecque, selon certaines légendes rapportées par le pseudo-Apollodore, c'est le lieu où Thésée fait escale après avoir tué le Minotaure. Il y abandonne Ariane, fille de Minos, qui est recueillie le lendemain par Dionysos, et amenée ensuite à Lemnos.
Dans une autre version de la légende, rapportée brièvement par Homère dans L'Odyssée (XI, 321–325), Artémis tue Ariane à « Dia, l'île baignée des flots », que Diodore de Sicile assimile à Naxos, mais qui est plus probablement l'actuelle Standia, au large de la côte nord de la Crète. Ce qui est certain, c'est que l'île vouait un culte à Dionysos, patron des vignes qui étaient sa principale culture.
Histoire
Crète
Naxos est colonisée par les Ioniens à l'époque archaïque. Ellle devient rapidement prospère. En -500, les Perses échouent devant l'île, ce qui marque la fin de la expansion en Ionie. En -527, une nouvelle expédition perse est montée contre les Cyclades, avec Aristagoras, gouverneur de Milet, à sa tête. De nouveau, le siège échoue. À la fin du , elle atteint son apogée sous le tyran Lygdamis, installé là, selon Hérodote, par Pisistrate. L'historien dit qu'à cette époque, elle « surpasse toutes les autres îles en prospérité » ( Enquêtes, V, 28).
En -491, pendant la première guerre médique, c'est la revanche perse : Naxos est prise par le général Datis, les habitants qui n'ont pas pu fuir sont réduits en esclavage, la ville et les temples sont incendiés. Les Naxiens font ensuite défection et à Salamine, et apportent quatre trières aux Grecs.
Après la victoire, ils font partie de la ligue de Délos. Très vite, elle s'insurge contre l'impérialisme athénien : en -468, Naxos fait défection avec sa flotte, elle est alors assiégée et asservie par Athènes, dit Thucydide, « contrairement à la règle » (I, 98, 4). Les Athéniens enverront par la suite des clérouques (colons) dans l'île, 500 par exemple après l'exil de Thucydide, l'adversaire de Périclès, en -443.
Au Moyen Âge, comme toutes les autres Cyclades, l'île sera prise par les Vénitiens à l'issue de la quatrième croisade, en 1207. Elle passe ensuite aux Turcs de 1579 à 1821.
Catégorie:Cyclades Syracuse
ko:시라쿠사
ja:シラクサ
nb:Siracusa
Catégorie:Sicile
Catégorie:Rome antique
Catégorie:Ville de Sicile
Catégorie:Patrimoine mondial en Italie
Catégorie:Site archéologique
Catégorie:Site archéologique
Syracuse ( Siracusa en Italien) est une ville italienne située sur la côte, au Sud-Est de la Sicile. Elle fut fondée au par des colons grecs venant de Corinthe. Elle est aujourd'hui la principale ville de la province de Syracuse. Cicéron la présenta comme la plus grande et la plus belle des villes grecques. Depuis 2005, son centre historique fait partie de la liste du patrimoine mondial de l'humanité.
Histoire
Antiquité
- Les colons grecs partis de Corinthe fondèrent cette ville en 734 avant l'ère chrétienne sur l'île d'Ortygie. Ils la baptisèrent Sirako qui veut dire marécage en grec. La ville se développa rapidement grâce aux riches plaines de la région pour devenir l'une des colonies grecques les plus brillantes d'Occident. Syracuse essaima en Sicile et fonda plusieurs cités : Akrai en -664, Camarina en -589...
- Gélon, le tyran de Gela se rendit maître de Syracuse en 485 avant l'ère chrétienne.
Il y transféra son pouvoir, laissant son frère Hiéron commander Géla. Sous son règne, Syracuse devint la puissance hellénique dominante de l'époque ; les Grecs de la grande terre recherchèrent son aide contre la Perse, mais se désistèrent devant ses ambitions. Allié à Théron, tyran d'Acragas ( Agrigente), il battit à Himère, en 480, une grande expédition carthaginoise, selon la tradition, le jour même où les Grecs battirent les Perses à Salamine.
- Après la mort de Gélon, son frère Hiéron Ier lui succéda et commença une politique de mécénat et invita à sa cour les poètes grecs Simonide de Céos, Eschyle et Pindare. Ce dernier compose en son honneur la Première Pythique. En 466 avant l'ère chrétienne, il fut renversé et un régime démocratique fut installé pour soixante ans.
- L'expédition de Sicile
Au , dans le contexte de la guerre du Péloponnèse, Athènes voulait contrer la puissance grandissante de Syracuse et prendre pied en Sicile pour s'assurer le contrôle total de la mer. L'expédition de Sicile prit la mer sous le commandement de Nicias, d' Alcibiade et de Lamachos en juin 415. Les Syracusains recherchèrent l'appui de Sparte, la cité ennemie d'Athènes. En 413 av. J.-C., Syracuse fut assiégée par les Athéniens qui sont défaits au cours d'une bataille navale dans la rade, grâce au génie tactique d'Hermocratès.
En 409, Carthage profite de ce contexte pour attaquer Agrigente, Gela et Syracuse, mais elle est arrêté par une épidémie de peste. La paix est signée en 405.
Sous le règne du tyran Denys l'Ancien ( -405- -367), Syracuse envoie des mercenaires ( Dix Mille)pour aider le perse Cyrus le Jeune dans sa révolte contre le souverain achéménide Artaxerxès II Mnèmon. Les anecdotes sur Denys l'Ancien sont innombrables et l'on peut encore voir dans les environs de la ville, la fameuse « Oreille de Denys », une anfranctuosité par laquelle le tyran pouvait surprendre les conversations de ses prisonniers enfermés dans une grotte. Denys l'Ancien conquit une grande partie de la Sicile et leva des tributs qui lui permirent de renforcer son arsenal.
- Le tyran Denys le Jeune fait venir Platon à Syracuse. Le philosophe grec se noue d'amitié avec son oncle maternel Dion. Dion est exilé par son neveu en 366, part vivre en Grèce et prend la tête de l'opposition. Il s'empare du pouvoir en 357 puis meurt assassiné en 354.
- Première guerre punique ( 264- 241 av. J.-C.)
En raison de sa position géographique entre la péninsule italienne aux mains des Romains et de l'Afrique du nord, contrôlée par Carthage, la Sicile fut un enjeu majeur entre les deux puissances. En 263 av. J.-C., les Carthaginois prennent la ville de Messine. Le général romain Appius Clodius Caudex traverse le détroit de Messine et prend par surprise la garnison punique de Messine. Casus belli de la première guerre punique. Hiéron II, le tyran de Syracuse, s'allie à Rome contre Carthage.
- Deuxième guerre punique et Archimède
Lors de la deuxième guerre punique, après que Syracuse s'est brièvement alliée à Hannibal, alors positionné à Capoue, les Romains, dirigés par le consul Claudius Marcellus, assiègent en 215 avant l'ère chrétienne la ville qui résiste durant trois ans, grâce notamment aux machines conçues par son habitant le plus célèbre : Archimède. La légende veut qu'il aurait mis au point des miroirs géants pour réfléchir et concentrer les rayons du soleil dans les voiles des navires romains et ainsi les enflammer. L'historien romain Tite-Live (XXIV-34) décrit le rôle important d'Archimède comme ingénieur dans la défense de sa ville (aménagement des remparts, construction de meurtrières, construction de petits scorpions et différentes machines de guerre), mais il ne dit pas un mot de ces fameux miroirs. De même, il raconte la prise de Syracuse, organisée pendant la nuit non par crainte du soleil, mais pour profiter du relâchement général lors de trois jours de festivités (généreusement arrosées) en l'honneur de la déesse Diane. (XXV-23)
Quoiqu'il en soit, en 212, les Romains s'emparent de la ville et la mettent à sac. À cette occasion, un soldat désobéit aux ordres et tue Archimède dans sa maison, tandis qu'il contemplait des figures géométriques.
- Au début du , martyre de la syracusaine sainte Lucie (ou sainte Luce) : les Romains la firent brûler vive. La légende raconte qu'elle ne mourrut pas et qu'il fallut la transpercer avec un glaive. Elle est la patronne de Syracuse.
(Depuis les années cinquante, beaucoup de fouilles sous-marines ont aussi été conduites en Sicile et notamment dans la région de Syracuse. Des fouilles dans le port de Syracuse ont révélées des vestiges de l’ancien petit port, ou lakkios, un môle, ainsi que des murs du port. Dans l’isthme, beaucoup d’objets de l’époque classique ont été trouvés. Des caniveaux en marbre grec de l’époque classique, et des colonnes en marbre ont aussi été trouvées. Thucydide mentionne le port dans ses Histoires (14.42). Ce port a été connu sous le nom ‘le port en marbre’ dans certains écrits. L’historien romain, Florus, nous le décrit dans son livre (Book II, Ch. 6, section 34) et Cicero dans son cinquième oraison contre Verres nous décrit le port (Ch. 37, section 95)).
Voir http://gmsbc.blogspot.com
Moyen Âge
Devant le risque de voir les Sarrasins envahir la Sicile, l'empereur byzantin Constant II prend en 663 la décision historique de transférer sa capitale à Syracuse. Il meurt assassiné en 668 dans sa retraite occidentale.
Les musulmans conquirent la ville en 878. Les dynasties des Aghlabides et Kalbite règnent sur la Sicile jusque dans la première moitié du .
En 1085 les Normands les remplacent et en 1194 Henri VI occupe Syracuse. Sous Frédéric II la ville ainsi que l'ensemble de l'île retrouvent sa prospérité.
Au , les Syracusains reçoivent des privilège de la part des princes aragonais en récompense de leur soutien contre les Angevins.
Epoque moderne
Frédéric II
La ville fut plusieurs fois détruite par les tremblements de terre de 1542 et 1693.
L'épidémie de 1729 n'épargna pas les Syracusains.
Epoque contemporaine
- Destructions au cours des bombardements de 1943.
Monuments
On peut observer dans le centre de la ville comme en périphérie de nombreuses ruines antiques, dont un théâtre.
Monuments grecs
1943
- temple d'Apollon : construit vers -565, c'est le temple dorique le plus ancien de Sicile. Aujourd'hui, il n'en reste que des ruines.
- temple d'Athéna (intégré à la cathédrale aujourd'hui) : construit par Gélon en -480.
- grand autel de Hiéron II construit vers -230, où l'on sacrifiait des bœufs. Près de 200 mètres de longueur.
- théâtre grec : 15 000 spectateurs, c'est le plus vaste de l'île ; il est plus grand que le théâtre d'Épidaure en Grèce. Son plan est attribué à Democopos au Diamètre : 138 mètres. Platon, Pindare et Euripide le fréquentèrent.
- citadelle de Denys le Jeune
- fontaine mythologique d' Aréthuse : la légende raconte qu' Alphée, dieu fleuve, poursuivit la nymphe Aréthuse (qui s'était baignée dans ses eaux) sous l'apparence d'un chasseur. Effrayée, elle s'enfuit jusqu'en Sicile, où elle se réfugia sur l'île d' Ortygie, près de Syracuse. Artémis la changea en source. Mais Alphée, déterminé, répandit ses eaux sous la mer jusqu'en Sicile, et émergea à Ortygie afin de fusionner avec Aréthuse.
Monuments romains
Artémis
- amphithéâtre taillé dans le roc ( / ) : capacité de 20 000 spectateurs ; ellipse de 140 mètres X 119 mètres. Combats de fauves et de gladiateurs.
- Catacombes de Saint-Jean,
Autres monuments
Catacombes
- Eglise normande San Nicolo
- Palazzo Montalto ()
- Palazzo Lanza ()
- Palazzo Bellomo : XIIIe - XVe siècles ; abrite aujourd'hui la Galerie Régionale
- Cathédrale ( Duomo) construite sur les ruines de plusieurs lieux de culte, selon les plans d'Andrea Palma à partir de 1693.
- Eglise Sainte-Luce (Santa Lucia)
Liste des souverains de Syracuse
Catacombes
- -485/ -478 : Gélon I, tyran
- -478/ -466 : Hiéron I, tyran
- -466/ -465 : Thrasybule, tyran
- -465/ -405 : Démocratie
- -405/ -367 : Dionysios I ou Denys l'Ancien, tyran
- -367/ -356 : Dionysios II, tyran
- -356/ -347 : Dion, tyran
- -347/ -344 : Dionysios II, tyran
- -354/ -352 : Callipus, tyran
- -352/ -350 : Hipparinos et Aretaeos, tyrans
- -350/ -346 : Nysaeos, tyran
- -344/ -337 : Timoléon, tyran
- -337/ -317 : Oligarchie
- -317/ -289 : Agathoclès, tyran puis roi en -304
- -289/ -280 : Icetas, roi
- -280/ -280 : Toimon, roi
- -280/ -277 : Sosistratos, roi
- -277/ -275 : Pyrrhus I d' Épire, roi
- -275/ -240 : Hiéron II, seul roi
- -240/ -216 : Hiéron II et Gélon II, rois
- -216/ -215 : Hiéron II, seul roi
- -215/ -214 : Hieronymos, roi
- -214/ -213 : Andranodoros, seul roi
- -213/ -212 : Andranodoros, Hippocratès et Epicydès, rois
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Catégorie:480
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Cette page concerne l'année 480 du calendrier julien.
Événements
- Le royaume burgonde s'étend maintenant sur la plus grande partie de la Gaule orientale avec deux capitales, Lyon et Genève.
- Le nestorianisme atteint l' Inde.
- Le royaume de Sussex ( Saxons du Sud) est établi.
- Les Alpes Maritimes sont rattachés au royaume Wisigoth d' Aquitaine.
- Les Saxons sous la conduite de Aelle débarquent dans le Sud de l' Angleterre et repoussent les Brittons (Bretons d' Angleterre) vers l'Ouest.
- Gondebaud, le commandant des armées de l'Ouest, succède à son frère Chilpéric comme roi des Burgondes.
- Odoacre occupe la Dalmatie à la mort de l'empereur destitué Julius Nepos qui la contrôlait.
- Intensification du monachisme en Ethiopie.
- Les Bulgares sont installés entre la Caspienne et le Danube. Les Bulgares (du turc bulga, les Mélangés) seraient formés des groupes de Huns refluant vers l’est et d’autres éléments venus d’Asie auparavant.
- Boèce, philosophe et politicien romain.
- Asassinat de Julius Nepos Carthage ko:카르타고 ja:カルタゴ
Carthage (du phénicien Kart-Hadasht, ou Qrthdst, c'est-à-dire la nouvelle ville), en arabe (قرطاج, Qartaj) est une ville d' Afrique du Nord, située près de Tunis ( Tunisie). L'ancienne capitale punique, détruite par les Romains, est aujourd'hui un faubourg de Tunis et un site archéologique et touristique important.
La ville de Carthage abrite notamment le [http://www.carthage.tn/ palais présidentiel] et de nombreuses chancelleries. L'aéroport de Tunis-Carthage est à quelques kilomètres de la ville.
Géographie
touristique
Le site de Carthage est dominé par la colline de Byrsa, qui était le centre de la métropole punique. Aujourd'hui, elle se distingue par la silhouette massive de la cathédrale Saint-Louis, édifiée à la fin du à l'emplacement présumé de la sépulture du roi de France qui y mourut au cours de la dernière croisade. Pour l'anecdote, le roi , qui descendait de Saint-Louis, avait envoyé un architecte pour en trouver l'emplacement le plus précis. Au vu de l'impossibilité d'une telle mission, celui-ci choisit simplement le plus bel endroit.
Juste à côté de la cathédrale, en face de la tombe (vide, ses restes furent rapatriés en France) de Saint-Louis, se trouvent les vestiges du plus important quartier de la ville. Il ne subsiste que quelques fondations et quelques fragments de colonnes, mais on peut y mesurer la puissance qui émanait de la cité : site immense, grands espaces, vues panoramiques, organisation des rues.
Le musée de Carthage, très didactique et situé sur le site, permettra au visiteur de se rendre compte de l'ampleur de ce que furent ces installations : il est recommandé de revisiter les ruines après être passé au musée afin de percevoir la grandeur de la cité avant qu'elle ne fût anéantie par Rome.
Histoire
Article détaillé : Histoire de Carthage
Histoire de Carthage
Carthage fut fondée par des colons phéniciens de Tyr en 814 avant J.-C.. D'après la légende, ce serait la reine Élyssa (appelée Didon par les Romains), sœur du roi de Tyr Pygmalion, qui fonda la cité. Elle devint une puissance dominante en Méditerranée occidentale au .
Ce sont les Carthaginois qui introduirent le glaive court en fer en Méditerranée, car jusque alors, les guerriers s'affrontaient à l'aide de lances et de frondes. Carthage conquit l' Espagne ainsi que la Sicile où ils se heurtèrent aux Romains.
Une série de trois conflits entre les deux puissances, les guerres puniques (les romains les nommaient Poeni), débutèrent au et se terminèrent avec la victoire de Rome et la destruction de Carthage en 146, après un siège de trois ans.
Après une tentative avortée des Gracques, Jules César fonda par la suite une cité romaine sur les ruines de l'ancienne ville punique, Colonia Julia Karthago. Celle-ci devint la capitale de la nouvelle province d' Afrique. Au Bas-Empire, la cité, gagnée au christianisme, subit les persécutions impériales. Carthage est au l'une des plus grandes capitales spirituelles d'Occident.
Carthage est conquise en 439 par les Vandales, menés par Genséric. L'Église est victime de persécutions et est particulièrement meurtrie. La reprise par les Byzantins ( Empire romain d'Orient) en 533 ramena la prospérité à la capitale d'Afrique. L'empereur Justinien Ier en fit le siège de son diocèse d'Afrique, mais à la suite de la crise monothéliste, les empereurs de Byzance, opposés à l'Église d'Afrique, se détournent rapidement de Carthage qui devient le siège d'un exarchat. Carthage donnera à Constantinople une lignée d'empereurs à la suite d'Héraclius, fils de l'exarque de Carthage.
À l'époque des invasions arabes, Carthage est en proie aux maladies. Les Arabes prennent la ville et la pillent. Ils lui préférèrent | | |