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Sumer

Sumer

] Le nom Sumer ou Shumer, écrit en cunéiforme KI.EN.GI, désigne une région de la basse Mésopotamie antique (actuellement la partie Sud de l'Iraq) en bordure du golfe Persique (situé à cette époque au nord-ouest de l'actuel golfe). Il a donné son nom aux Sumériens, peuple non sémitique d'origine mal connue, qui y était établi au

Le problème sumérien

La civilisation sumérienne semble être apparue assez soudainement, en Mésopotamie, sur un fond d’organisation préurbaine. Son développement est caractérisé par l’invention de l’écriture et de l’architecture. L’apparition de cette civilisation urbaine est tellement soudaine qu’on la pensa importée d’ailleurs. Mais on n’a jamais trouvé avec certitude cet « ailleurs » : on a avancé l'hypothèse de l'Iran, ou de l'Est en général, mais aussi celle de l'île de Bahreïn. La découverte en 1961 à Tartaria (Roumanie) de tablettes d'argile avec des signes pictographiques, datées par 14C à peu près 1000 ans avant Sumer, ont conduit certains scientifiques russes, britanniques et américains a suggérer que les sumériens ont leur origine dans l'espace carpato-danubien.

Structure politique

L’utilisation de l’écriture débouche sur une organisation complexe de la société. Elle est administrée, de façon méticuleuse et tâtillonne, par un État monarchique et sacerdotal dirigé par un roi (lugal, « homme grand ») ou un prince (ensi, autrefois lu patesi).

Civilisation et art

datées par 14C, statue dédiée au dieu Ningishzida, v. 2120 av. J.-C, musée du Louvre]] On doit notamment aux Sumériens (et à leurs successeurs Akkadiens) :
- la fondation des premières cités-États (Ur, Lagash, Uruk, Umma, etc.);
- le travail du cuivre;
- l'utilisation de la brique dans la construction d'habitations;
- la première architecture religieuse connue (temples puis ziggourats);
- le développement de la statuaire;
- la glyptique (art de graver sur des pierres fines);
- l'écriture, d'abord pictographique, puis cunéiforme.
- les mathématiques et l'écriture des nombres en système sexagésimal : numération sumérienne

Religion

La religion sumérienne a influencé l'ensemble de la Mésopotamie pendant près de 3000 ans. Elle est une composante très importante de la vie, privée comme publique, des Sumériens et donne naissance à des représentations artistiques comme à des œuvres littéraires. Dans la conception sumérienne, le souverain n'est que le dépositaire de la divinité : sa fonction est sacerdotale aussi bien que politique. La religion sumérienne est caractérisée par son polythéisme et son syncrétisme. Son panthéon compte une grande variété de dieux structurés en une hiérarchie stricte, calquée sur la société humaine. Au sommet se trouve la triade cosmique constituée de :
- An (« dieu-ciel »), maître du ciel, roi des dieux, et sa parèdre Antum ;
- Enlil (« seigneur-air »), maître de la terre, démiurge, dieu protecteur de Nippur, et sa parèdre Ninlil ;
- Enki (« seigneur-terre » ?), Ea pour les Sémites, maître des eaux douces, dont la ville sainte est Eridu. Sous cette triade se trouvent les divinités astrales comme le dieu-lune Nanna (Sîn en akkadien) et le dieu-soleil Utu (Shamash en akkadien) ; puis les dieux infernaux et les dieux guerriers ; puis les dieux de la nature et les dieux guérisseurs ; puis les dieux d'instruments (pioche, moule à briques, etc.) et enfin les esprits et autres démons.

Voir aussi

Bibliographie


- J.-L. Huot, Les Sumériens, entre le Tigre et l'Euphrate, Armand Colin, coll. « U », 1996 (rééd.) ;
- Samuel Noah Kramer, L'histoire commence à Sumer, Flammarion, coll. « Champs », 1993 (1 édition 1957) ;
- André Parrot, « Sumer », De la Mésopotamie à la Perse (collectif), Encycloædia universalis, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 (ISBN 2-7028-3080-3), p. 35–45 ;
- Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil, coll. « Points histoire », 1995 (nouv. édition).

Liens externes


- [http://www.systerofnight.net/religion/html/mesopotamie.html La Mésopotamie] Religion sumérienne et babylonienne, civilisation et histoire de la Mésopotamie.
- [http://it.stlawu.edu/%7Edmelvill/mesomath/sumerian.html étude sur les mathématiques des sumériens (en anglais)] ! Catégorie:Mésopotamie ja:シュメール ko:수메르

Cunéiforme

Catégorie:Écriture Cuneiforme Cuneiforme Le cunéiforme est une des plus ancienne forme d'écriture. Il a été inventée dans l'ancien Sumer aux environs de la moitié du IV millénaire avant l'ère chrétienne. Le système était à l'origine pictographique, mais en s'adaptant aux autres langues de la région, il évolué vers un système phonétique. Le nom cunéiforme signifie « en forme en coins » (latin cuneus), à cause de la forme du stylet utilisé. Le cunéiforme était principalement écrit avec un calame en roseau sur des tablettes d'argile. L'écriture sumérienne originale fut adaptée à l'akkadien, à l'élamite, au hittite et au louvite. Considérablement simplifiée, elle a inspiré le syllabaire vieux perse et, au moins en ce qui concerne la technique du calame, si ce n'est pour la forme de certains signes, elle a influencé l'alphabet ougaritique.

Déchiffrement

L'écriture araméenne a pris la place du cunéiforme, et le système fut oublié jusqu'en 1835, année où fut découverte l'inscription de Behistun. Les premières avancées sur le déchiffrements sont dues à Georg Friedrich Grotefend, qui ouvrit la voie à Rask, Münter, Silvestre de Sacy, Rich, Edward Hincks, Edwin Norris, William Henry Fox Talbot, Julius Oppert, Rawlinson, etc. Rawlinson)]]

Divers


- code ISO 15924 : Xsux ja:楔形文字

Iraq

|- valign="top" | Capitale || Bagdad |- valign="top" | Président
Premier ministre | Jalal Talabani
Ibrahim al-Jaafari |{{{{{{{{{{commons|Iraq|l'Iraq{wikitravel|l'Irak|Irak{fr{ar{en{ar{en{en{en{en{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{Pays d'Asie{Ligue arabe{lien AdQ|sv{lien AdQ|ja

Golfe Persique

Le golfe Persique (farsi : خلیج فارس, khalîj-é-fârs), (arabe : الخلیج الفارسی, al-khalîj al-farsi) est une mer épicontinentale de l'océan Indien. Il sépare la péninsule Arabique de l'Iran [Perse], et s'étend sur une superficie d'environ 200 000 km². Les pays qui bordent le golfe Persique sont :
- l'Iran au nord-est
- l'Irak, le Koweït, l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Qatar et les Émirats arabes unis à l'ouest et au sud. Il communique à l'est avec la mer d'Oman par le détroit d'Ormuz. Mer à forte salinité, la profondeur de ses eaux dépasse rarement les 100 mètres. Le golfe Persique tire son nom de la Perse antique, région qui correspond approximativement à l'actuel territoire de l'Iran.

Le nom de ce golfe

Golfe persique (du point de vue européen) Le Golfe ainsi le nomment les Arabes depuis que des villes ont été bâties sur sa rive méridionale. Une compagnie aérienne des Émirats arabes unis a été dénommée "Gulfair". Golfe arabo-persique (pour ceux qui veulent contenter tout le monde). Notons que, du point de vue européen, la mer (ou le golfe) arabique était la mer Rouge qui donne accès à ce qui étaient les régions les plus peuplées d'Arabie, le Hedjaz, le 'Assir et le Yémen.

Histoire

L'histoire du golfe Persique a toujours été animée de nombreux conflits qui ont diminué son influence dans les liaisons entre l'Orient et l'Occident et ont fait de la mer Rouge, plus à l'ouest, la voie de relation préférée. Au , les mongols y établissent leur influence. Au , le golfe Persique est contrôlé par le Portugal, qui le cède ensuite aux anglais. Ceux-ci en gardent le contrôle jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, et la création des Émirats arabes unis. Plus récemment, le golfe Persique a encore été agité de fréquents conflits :
- guerre Iran-Irak (1980 - 1988)
- invasion du Koweit par l'Irak en 1990 et intervention d'une coalition internationale pour sa libération en 1991.
- invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003 Le détroit d'Ormuz est aujourd'hui contrôlé par l'Iran qui y possède trois îles.

Économie

La ressource quasi-exclusive du golfe persique est le pétrole. Tous les pays du golfe golfe persique sont regroupés dans l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et contrôlent l'acheminement grâce aux pétroliers géants, ou par des oléoducs en liaison avec la Méditerranée, permettant d'éviter le passage par le canal de Suez.

Bibliographie


- Le Jeu des six familles, Olivier Da Lage, Gérard Grzybek, Autrement, 1985
- Monarchies du Golfe, Rémy Leveau, Frédéric Charillon (dir), La Documentation française, 2005 Catégorie:Mer ou océan Persique, Golfe ko:페르시아 만 ja:ペルシア湾

Bahreïn

|- valign="top" | Capitale || Manama |- valign="top" | Roi || Cheikh Hamad ben Issa Al Khalifa |{{{{wikitravel|Bahreïn|Bahreïn{en{en{Pays d'Asie{Ligue arabe

1961

Cette page concerne l'année 1961 du calendrier grégorien.

Événements


- 30 mars : Tenue de la Convention unique sur les stupéfiants à New York sous l'égide de l'ONU qui prohibe la production, le commerce, la détention et l'usage de la coca, l'opium, du cannabis et leurs dérivés (excepté à des fins médicales) pour les pays signataires.
- 15 mai : Encyclique Mater et Magistra du pape Jean XXIII.
- 28 mai : Le grand quotidien londonien The Observer publie « L'appel pour l'amnistie 1961 ». Cette initiative conduira à la fondation du mouvement Amnesty International.
- 3 juin : Sommet de Vienne (Autriche) entre les deux « K », début de la « coexistence pacifique ».
- 1 septembre : Conférence de Belgrade (1-6 sept.) naissance du mouvement des non-alignés.
- 9 septembre : Ajournement de la conférence sur le désarmement nucléaire (Genève), sans la France.
- 17 octobre : Congrès du PCUS consacrant la rupture avec la Chine.
- 20 décembre : Résolution de l'ONU sur le statut des corps célestes : ils peuvent être librement explorés par tous les États et ne sont pas susceptibles d'appropriation nationale.
- Dag Hammarskjöld, secrétaire général de l'ONU, meurt dans un accident d'avion en Rhodésie.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au suédois Dag Hammarskjöld.

Afrique


- 31 mai : l'Afrique du Sud devient une république.
- 19 juillet : Bataille de Bizerte (19-22 juil.).

Amériques

Brésil


- Le Président Jânio Quadros renonce à la présidence et le vice-président João Marques Goulart lui succède.
- Une nouvelle modification de la Constitution transfère une partie du pouvoir exécutif présidentiel vers le Premier ministre João Marques Goulart.

Cuba


- 3 janvier : Rupture des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba.
- 16 avril : Baie des cochons : tentative de débarquement (16-20 avr.) anticastriste à Cuba.
- 1 mai : Fidel Castro proclame le caractère « socialiste » de la révolution cubaine.

États-Unis


- 20 janvier : Début de la présidence démocrate de John F. Kennedy aux États-Unis (fin en 1963).
- En mars, les mouvements pour les droits civiques organisent des « marches » et des convois à travers les États du Sud, malgré des réactions violentes des populations blanches.

Asie & monde indien


- 11 avril : Début du procès Adolf Eichmann en Israël.
- 16 décembre : Début de l'engagement états-unien (15 000 hommes) au Viêt Nam.

Europe


- 14 janvier : création de la Politique agricole commune (PAC), et du Fonds européen d'orientation et de garantie agricole (FEOGA).
- 26 avril : rupture des relations diplomatiques entre l'URSS et l'Albanie.
- 5 août : les Occidentaux décident de maintenir leurs troupes par tous les moyens à Berlin.
- 12 août : construction dans la nuit du 12 au 13 août d'un réseau de barbelés qui coupe la ville en deux. Les ouvriers ont érigé dans la nuit ce qui va devenir le mur de Berlin quand le béton commencera à remplacer le fil de fer, deux jours plus tard. Les autorités est-allemandes veulent ainsi mettre un terme à l'exode massif des Berlinois de l'Est vers l'ennemi de l'Ouest. Le mur tombera vingt-huit ans et plus de deux cent trente-huit morts plus tard, le 9 novembre 1989, marquant le début de la fin de l'empire soviétique.
- 28 novembre : reprise de la conférence de Genève sur le désarmement, Khrouchtchev réclame la présence de la France.
- En décembre, la république populaire d'Albanie rompt avec l'URSS et pratique une politique prochinoise.

France


- 15 février : Éclipse lunaire
- 23 février : Limogeage de Casanova et Servin, membres du BP du PCF.
- En février, création de l'Organisation armée secrète (OAS) pour défendre l'Algérie française.
- 2 mars : Acquittement des accusés présents au « procès des barricades ».
- 21 avril : Tentative de putsch des généraux à Alger (du 21 au 26 avril) : de Gaulle prend les pleins pouvoirs.
- 31 mai : Visite en France du président Kennedy (31 mai-2 juin).
- 8 septembre : Attentat manqué contre le général Charles de Gaulle à Pont-sur-Seine.
- 17 octobre : Massacre des algériens à Paris par la police française.
- 1 novembre : Ben Bella fait la grève de la faim pour obtenir le statut de prisonnier politique.

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- 19 juin : Le Koweit accède à l'indépendance après abrogation du traité de protectorat de 1899.

Algérie


- 8 janvier : Référendum français sur l'autodétermination de l'Algérie : 75% de oui en France et 69 % en Algérie.
- En février, création de l'Organisation armée secrète (OAS) pour défendre l'Algérie française.
- 21 avril : Tentative de putsch des généraux à Alger (du 21 au 26 avril) : de Gaulle prend les pleins pouvoirs.
- 20 mai : Ouverture de la conférence d'Evian sur l'Algérie.
- 11 septembre : Graves incidents à Oran et Bab El-Oued (11-12 sept.).
- 1 novembre : Ben Bella fait la grève de la faim pour obtenir le statut de prisonnier politique.

Arts & cultures

Cinéma


- Alfred Hitchcock réalise Psychose.
- François Truffaut réalise Jules et Jim.
- John Huston réalise The Misfits (Les désaxés).
- Marlon Brando réalise La vengeance aux deux visages.
- Robert Wise et Jérôme Robbins réalisent West Side Story qui remporte l'Oscar du meilleur film.
- Une aussi longue absence d'Henri Colpi et Viridiana de Luis Buñuel remportent la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Alain Resnais réalise L'année dernière à Marienbad.

Sciences & techniques


- 12 avril : Youri Gagarine est le premier homme à aller dans l'espace (voir également vol spatial)
- 25 mai : John F. Kennedy lance le programme spatial Apollo.
- Décembre : création du Centre national d'études spatiales (CNES)
- Décembre : lancement du développement d'un des premiers jeux vidéo de l'histoire : Spacewar, développé au MIT il sera programmé sur la console DEC PDP-1 par plusieurs étudiants.

Naissances en 1961


- 26 janvier : Wayne Gretzky, joueur de hockey professionel
- 19 mars : Jos Lansink, cavalier belge
- 2 avril : Christopher Meloni, acteur étatsunien
- 12 avril : Lisa Gerrard, chanteuse du groupe Dead Can Dance
- 21 juin : Gess, dessinateur et scénariste français de bande dessinée
- 26 juin : Greg LeMond, cycliste étatsunien
- 30 juin : Franck Mesnel, rugbyman, français.
- 1 juillet :
  - Carl Lewis, athlète étatsunien
  - Diana Spencer, princesse de Galles, († 1997).
  - Kalpana Chawla, astronaute américaine.
- 4 septembre : Cédric Klapisch, réalisateur français
- 12 septembre : Mylène Farmer, chanteuse française
- septembre : Bernard Werber, écrivain français
- 6 novembre : Florent Pagny, chanteur.
- 25 décembre : Ingrid Betancourt, femme politique colombienne voir aussi::Catégorie:Naissance en 1961

Décès en 1961


- 10 janvier : Samuel Dashiell Hammett, écrivain américain
- 17 janvier : Patrice Lumumba, homme politique congolais (° 1925).
- 21 janvier : Blaise Cendrars, écrivain1887).
- 26 février : Mohammed V, roi du Maroc
- 3 mai : Maurice Merleau-Ponty, philosophe français (° 1908).
- 13 mai : Gary Cooper, acteur américain (° 1901).
- 6 juin : Carl Jung, psychologue suisse (° 1875).
- 1 juillet : Louis-Ferdinand Céline, écrivain français (° 1894).
- 2 juillet : Ernest Hemingway, écrivain américain (° 1899).
- 18 septembre : Dag Hammarskjöld, secrétaire général de l'ONU1905).
- 11 octobre : Chico Marx, comédien américain.
- Dèces de l'ancien roi d'Albanie Zog I. voir aussi::Catégorie:Décès en 1961 __NOTOC__ Catégorie:1961 ja:1961年 ko:1961년 ms:1961 simple:1961 th:พ.ศ. 2504

Tartaria

Catégorie:Histoire de la Roumanie Petite localité au centre de la Roumanie, lieu d'une découverte exceptionnelle, dont la signification reste encore un mystère. Longtemps, on a cru que les tables étaient "importées" de Sumer, avant d'établir par datation avec C-14 en Russie et Italie, qu'elles avaient 1000 ans de plus que les tables de Sumer. Des savants russes, américains, bulgares et britanniques suggèrent que le peuple de Sumer a émmigré vers l'Orient à partir de l'espace carpato-danubien, ce qui pourrait expliquer les differences surprenantes entre les summeriens et leurs voisins sémites.

Roumanie

|- valign="top" | Président | Traian Băsescu |- valign="top" | Premier ministre | Călin Popescu-Tăriceanu |{{{{{{{{{{{{{{Commons|Category:Romania|la Roumanie{wikitravel|la Roumanie|Roumanie{Pays d'Europe (COE)

Datation au carbone 14

La datation au carbone 14 est une méthode de datation radioactive basée sur la mesure de l'activité radiologique du carbone 14 contenu dans de la matière organique dont on souhaite connaître l'âge absolu depuis sa mort. Le domaine d'utilisation de cette méthode correspond à des âges absolus de quelques centaines d'années jusqu'à environ 50 000 ans. L'application de cette méthode à des événements anciens, tout particulièrement lorsque leur âge dépasse 6 000 ans (préhistoriques), a permis de les dater beaucoup plus précisément qu'auparavant. Elle a ainsi apporté un progrès significatif en archéologie et en paléoanthropologie.

Historique

En 1960, Willard Frank Libby a reçu le prix Nobel de chimie pour le développement de cette méthode (cf. Willard Frank Libby pour l'histoire de cette découverte).

Principe de la datation

Le carbone 14 (14C) ou radiocarbone est un isotope radioactif du carbone dont la période radioactive (ou demi-vie) est égale à 5 740 ans. Un organisme vivant assimile le carbone sans distinction isotopique. Durant sa vie, la proportion de 14C présent dans l'organisme par rapport au carbone total (12C, 13C et 14C) est la même que celle existante dans l'atmosphère du moment. La datation au carbone 14 se fonde ainsi sur la présence dans tout organisme de radiocarbone en infime proportion (de l'ordre de 10-12 pour le rapport 14C/C total). A partir de l'instant où meurt un organisme, la quantité de radiocarbone qu'il contient ainsi que son activité radiologique décroissent au cours du temps selon une loi exponentielle. Un échantillon de matière organique issu de cet organisme peut donc être daté en mesurant soit le rapport 14C/C total avec un spectromètre de masse, soit son activité x années après la mort de l'organisme.

Origine du radiocarbone naturel

Le radiocarbone naturel circule dans trois réservoirs : l'atmosphère, les océans et la biosphère. Avec une période radioactive de 5730 ans, le radiocarbone aurait depuis longtemps disparu de la biosphère s’il n’était produit en permanence. Dans la haute atmosphère, des réactions nucléaires avec les protons du rayonnement cosmique produisent des neutrons. Après avoir été ralentis par collision avec les molécules de l'air, les neutrons réagissent avec l'azote pour former du radiocarbone : :n + 14N → 14C + 1H Cette réaction est privilégiée du fait que l’azote constitue 78,11 % de l’atmosphère de la terre. C’est entre 7000 mètres et 12 000 mètres que la production de radiocarbone a lieu. Le radiocarbone réagit rapidement avec l'oxygène pour former du dioxyde de carbone. Ce gaz circule dans toute l'atmosphère et se dissout dans les océans pour former des carbonates. Du radiocarbone circule donc aussi dans les océans. Le dioxyde de carbone réagit également avec la biosphère. Les plantes assimilent du radiocarbone dans l'atmosphère par photosynthèse et elles sont mangées par les animaux. Les organismes marins assimilent également le radiocarbone présent dans les océans. Le radiocarbone se répand donc dans la biosphère tout au long de la chaîne alimentaire. Le rapport 14C/C total est considéré comme uniforme dans l'atmosphère, la surface des océans et la biosphère en raison des échanges permanents entre les organismes vivants et leur milieu. De plus, on suppose que le flux de rayons cosmiques est constant sur une longue période de temps. Par conséquent, le taux de production du radiocarbone est constant, donc le rapport 14C/C total dans l’atmosphère, la surface des océans et la biosphère est constant (le nombre d’atomes produits égale le nombre d’atomes qui se désintègrent). À la mort d'un organisme, tout échange avec le milieu extérieur cesse mais du radiocarbone reste piégé et sa quantité se met à décroître exponentiellement selon le processus de la décroissance radioactive : ceci permet de savoir depuis combien de temps l'organisme est mort.

Mesure de l’âge d’un échantillon de matière organique

La désintégration radioactive du carbone 14 obéit à une loi de décroissance exponentielle caractérisée par sa demi-vie. Dater un échantillon de matière organique consiste à mesurer le rapport 14C/C total (ce qui reste de radiocarbone naturel suite à la désintégration) et à en déduire son âge. Le rapport 14C/C total est mesuré soit indirectement par la mesure de l'activité spécifique (nombre de désintégrations par unité de temps et par unité de masse de carbone) due au radiocarbone naturel qui est proportionnelle au rapport 14C/C total, soit directement par spectrométrie de masse. Quand elle fut mise au point par Libby à la fin des années 1940, la datation au carbone 14 passait par la mesure de la radioactivité des échantillons ce qui était délicat du fait de la faiblesse du signal (il y a peu d’atomes de radiocarbone dans l’échantillon analysé, surtout après quelques milliers d’années, et encore moins qui se désintègrent) et du bruit de fond (radioactivité naturelle, rayons cosmiques...) Aujourd’hui, la mesure directe du rapport 14C/C total par spectrométrie de masse est privilégiée car elle permet de dater des échantillons beaucoup plus petits (moins d’un milligramme contre plusieurs grammes de carbone auparavant) et beaucoup plus vite (en moins d’une heure contre plusieurs jours ou semaines). Le carbone extrait de l'échantillon est d'abord transformé en graphite, puis en ions qui sont accélérés par la tension générée par un spectromètre de masse couplé à un accélérateur de particules. Les différents isotopes du carbone sont séparés grâce à un aimant ce qui permet de compter les ions de carbone 14. Les échantillons vieux de plus de 50 000 ans ne peuvent être datées au carbone 14 car le rapport 14C/C total est trop faible pour être mesuré par les techniques actuelles ; et un âge inférieur à 35 000 ans est indispensable pour une bonne précision. La méthode la plus courante de datation consiste à déterminer la concentration _ de radiocarbone (c’est-à-dire le rapport 14C/C total) d'un échantillon à l'instant t de mesure ; l'âge de l'échantillon est alors donné par la formule : :-=\frac\times\ln\frac_0 est la concentration de radiocarbone de l'échantillon à l'instant _0 de la mort de l'organisme d'où provient l'échantillon (_0\approx10^\ ) et \lambda la constante radioactive du carbone 14 (\lambda=\frac\approx1,210\cdot10^\ \mathrm^).

Période radioactive conventionnelle

L'âge carbone 14 conventionnel d'un échantillon de matière organique est calculé à partir d'une période conventionnelle de 5568 ans, calculée en 1950 à partir d’une série de mesures. Depuis, des mesures plus précises ont été réalisées, et donnent une période de 5730 ans mais les laboratoires continuent à utiliser la valeur conventionnelle pour éviter les confusions. Les résultats sont donnés en années « before present » (BP). Le point zéro (à partir duquel est mesuré le temps écoulé depuis la mort de l'organisme dont cette matière est issue) est fixé à 1950, en supposant un niveau de radiocarbone égal à celui de 1950 car depuis la pollution a grandement modifié le taux atmosphérique du dioxyde de carbone !

Courbes d’étalonnage

Au début des années 1960, certaines divergences systématiques observées entre l'âge d'échantillons estimé par la datation au carbone 14 et par l'archéologie ou la dendrochronologie posent problème. Suite aux variations du champ magnétique terrestre, le taux de production du radiocarbone naturel a varié au cours du temps. Les changements climatiques ainsi que le rejet massif de carbone fossile dans l’atmosphère par l’industrie et les transports ont également modifié la quantité totale de carbone dans les trois réservoirs (atmosphère, océans et biosphère). Enfin, durant les années 1950 et 1960, les essais nucléaires ont presque doublé la quantité de radiocarbone dans l’atmosphère. Par conséquent, le rapport 14C/C total dans la biosphère n'est pas constant dans le temps. Il est donc nécessaire de construire des courbes d'étalonnage en confrontant les datations obtenues grâce au carbone 14 et les datations par d’autres méthodes telles que la dendrochronologie. Ces courbes permettent, connaissant l'âge carbone 14 conventionnel d’un échantillon, de trouver la date correspondante dans notre calendrier.

Autres corrections

Les véhicules équipés de moteurs à combustion interne utilisent des produits pétroliers qui ne contiennent que des isotopes stables du carbone, 12C et 13C ; la totalité du carbone 14 ayant disparu au cours de la longue durée d'enfouissement des combustibles fossiles. Ce sera également le cas des gaz carbonés rejetés par ces véhicules ; ainsi, la datation au 14C d'un arbuste poussant en bordure des autoroutes pourra fréquemment lui attribuer un âge de douze mille ans ou plus. Des tables de correction existent donc pour permettre des datations liées à la révolution industrielle, en fonction des lieux d'émissions de gaz carbonés dépourvus en 14C, issus de combustibles fossiles.

Voir aussi


- datation
- datation radioactive
- dendrochronologie

Exemples de datations au carbone 14


- grotte Chauvet
- homme de Piltdown
- linceul de Turin

Liens externes


- [http://carbon14.univ-lyon1.fr/intro.htm Centre de datation par le carbone 14 (informations complètes sur la méthode)]
- [http://www.phpmyvisites.net/web/carbone14/ Datation au carbone 14 (niveau lycée)]
- [http://www.calpal-online.de Online Radiocarbon Calibration] Catégorie:Technique d'archéologie Catégorie:Histoire de la chimie Catégorie:Histoire du nucléaire Catégorie:Pédologie Catégorie:Datation radioactive ja:放射性炭素年代測定

Akkadien

L'akkadien est une langue sémitique qui fut parlée du Elle se divise en deux dialectes : le babylonien, au Sud de la Mésopotamie (voir Babylone) et l'assyrien, au Nord (voir Assyrie). L'akkadien trouve ses origines de l'empire d'Akkad. Il a connut une réelle expansion durant l'Antiquité, devenant la langue diplomatique du Proche-Orient jusqu'au milieu du , date à laquelle l'araméen, qui s'écrit au moyen d'une écriture alphabétique, prit le relais. L'akkadien se lit de gauche à droite et au moyen de caractères cunéiformes. Pour écrire, les Akkadiens utilisaient un complexe mélange de signes cunéiformes utilisés de manière différente : des idéogrammes, des phonogrammes, des déterminatifs et des compléments phonétiques. L'idée selon laquelle l'akkadien s'écrit uniquement de manière phonétique est fausse. Akkadien désigne également l'habitant du pays d'Akkad.

Bibliographie


- Manuel d'épigraphie akkadienne, Labat René et Malbran-Labat Florence, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, Paris.

Divers


- code ISO 639-2 : akk

Articles connexes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques
      -
- langues sémitiques ja:アッカド語 Catégorie:Babylonie Catégorie:Empire akkadien Catégorie:Empire assyrien Catégorie:Langue morte Catégorie:Langue sémitique

Ur (Mésopotamie)

Ur (ou Our), actuellement Tell al-Muqayyar, est l'une des plus anciennes villes de Mésopotamie, sur le fleuve Euphrate et proche du golfe Persique. Elle est située dans l'actuel Irak. Elle était une ville sumérienne, très puissante au Dans l'Ancien Testament, Ur est la ville d'origine du patriarche Abraham.

Histoire

La ville d'Ur fut fondée pendant la période dite d'Obeid vers la fin du Ve millénaire. Elle fut très riche durant la période dynastique archaïque comme en témoignent le Cimetière royal d'Ur. Après avoir été annexée par Umma et Akkad, les rois Ur-Nammou, Shoulgi et Amar-Sîn restaurent la puissance de la cité en Mésopotamie, durant la période dite de la Troisième Dynastie d'Ur (Ur III). La ville fut mise à sac par les Élamites et les Amorrites en 2007 avant J.-C., perdant à jamais sa suprématie. Elle ne rayonna plus que sur le plan religieux. Elle fut abandonnée au suite à un changement du cours de l'Euphrate.

Architecture

Euphrate La ziggourat est un édifice bâti par les rois Ur-Nammou et Shoulgi en l'honneur du dieu-lune Nanna. Elle comportait trois étages, pour une hauteur de 20 mètres. Il fut restauré régulièrement, notamment par Nabonide, souverain de Babylone entre 555 et 539 avant J.-C.

Voir aussi


- Cimetière royal d'Ur
- Urfa (Turquie) Catégorie:Site archéologique Catégorie:Mésopotamie Catégorie:Sumer ja:ウル

Lagash

Lagash est une ancienne cité du Pays de Sumer, capitale de l'État du même nom. Cette ancienne Cité-État comprenait, en plus de la ville de Lagash, située sur le site actuel d'al Hiba, Girsu (actuelle Tellō), ville sainte où se trouve le sanctuaire de la divinité tutélaire lagashite, Ningirsu, et Nina (Zurghul), située au sud du territoire, dans une région marécageuse. Le site de Tellō a été fouillé par l'archéologue français E. de Sarzec, et c'est grâce à ces découvertes que l'existence des Sumériens fut révélée. À Sarzec succédèrent G. Cros, puis H. de Genouillac et enfin A. Parrot, qui y firent d'importantes découvertes, notamment 2000 tablettes de la période des Dynasties Archaïques et de nombreuses œuvres d'art. Al-Hiba a été fouillé par une équipe américaine, mais ce site a livré peu de choses. L'histoire de l'État de Lagash peut-être divisée en deux grandes périodes, durant la domination de deux dynasties, la Première et la Seconde dynasties de Lagash.

La Première dynastie de Lagash

Tellō Le roi Ur-Nanshe fonde une nouvelle dynastie à Lagash vers 2520. C'est avec lui et ses successeurs que l'on est pour la première fois bien renseigné sur l'histoire du Pays de Sumer, grâce aux nombreuses archives retrouvées à Girsu pour cette période. Lagash est alors en lutte quasi-permanente contre son voisin septentrional, Umma, pour la possession d'un territoire frontalier. Ce long conflit dure près de trois siècles, et Lagash connaît tantôt victoires, tantôt des défaites. Le plus grand souverain de la période est Eannatum, qui écrase l'armée d'Umma et défait même une coalition regroupant la plupart des souverains de Mésopotamie. Lagash atteint alors son apogée. Son successeur Enannatum est quant à lui vaincu par le roi d'Umma, mais son fils Entemena le vange et prend la ville ennemie. Lagash connaît alors une phase de déclin, et vers 2350, un usurpateur monte sur le trône : Urukagina. Il aurait rétabli la paix sociale dans son pays, mais il connaît cependant la défaite face au roi Lugal-zagezi d'Umma, puis Lagash perd ensuite son indépendance quand elle est incorporée dans le royaume de Sargon d'Akkad vers 2340. Les derniers règnes des rois de la Première dynastie de Lagash sont abondamment documentés du point de vue des archives administratives retrouvées à Girsu. Ces archives sont essentiellement celles des temples de Ningirsu et de sa parèdre Bawu.

La Seconde dynastie de Lagash

Bawu] L'empire d'Akkad s'effondre vers 2200. Lagash retrouve alors son indépendance, et une nouvelle dynastie est fondée par Ur-Ningirsu I. Il ne s'agit cependant pas d'une dynastie au sens propre du terme, puisque les souverains ne semblent pas être des membres de la même famille. Cette période est dominée par la figure du roi Gudea, qui règne vers 2120. Ce souverain est surtout connu par son patronnage dans le domaine artistique que par ses actions militaires, seule une victoire contre l'Élam étant à mettre à son actif. À Girsu, il a restauré la plupart des temples, et en a construit de nouveaux, dont le temple du dieu Ningirsu, l'Eninnu, qui a été détruit par la maladresse des archéologues français ayant fouillé Tello. Il reste en revanche de son règne de magnifiques statues le représentant, qui se trouvent actuellement au Musée du Louvre, et qui constituent le fleuron de la statuaire sumérienne. Après le règne de Gudea, Lagash connaît un nouveau déclin, et est incorporée dans le grand royaume d'Ur vers 2100. Après l'effondrement de celui-ci un siècle plus tard, une nouvelle dynastie tente de faire revivre la grandeur de Lagash, mais elle se laisse vite subjuguer par les royaumes voisins. Dès lors, Lagash n'occupe plus une place importante dans l'histoire de la Mésopotamie. Les villes de l'État sont désertées au , avant d'être repeuplée plus tard. Quelques constructions datées du ont été retrouvées à Girsu, mais la ville est abandonnée peu après, alors que Lagash est déjà déserte depuis longtemps.

Voir aussi

Articles connexes


- Gudea Catégorie:Site archéologique Catégorie:Mésopotamie Catégorie:Sumer

Uruk

Uruk est une ville de l'ancienne Mésopotamie (aujourd'hui Warka, au sud de l'Irak). Le site d'Uruk fut occupé à partir de la période d'Obeid et ce jusqu'au après J-C. Identifié à l'Erech de la Bible, cette ville joua un rôle très important sur les plans religieux et politiques pendant quatre millénaires. Elle fut notamment la ville du roi mythique Gilgamesh.

Histoire

Les premières traces d'occupation remontent à la fin du Uruk serait née de la fusion entre deux villages sous le regne du roi Enmerkar qui fonde ainsi la première dynastie d'Uruk. La cité occupe alors une place prédominante en Sumer jusqu'à ce que le roi d'Ur Mésannépada détrône Lugalkigin. La ville perd de son importance lorsque Sargon d'Akkad la conquiert et rase ses murailles. Néanmoins elle conserva son rôle de ville sainte jusqu'à l'époque séleucide. Son déclin commença avec les Parthes et fut acceléré par le déplacement d'un bras de l'Euphrate peu avant l'invasion arabe.

Archéologie

Le site d'Uruk a été localisé au milieu du , grâce à ses ruines restées imposantes malgré le sable les recouvrant, par le géologue anglais William Kenneth Loftus, qui entreprit les premières fouilles en 1849 et en 1853. A partir de 1912, elles sont réalisées sous la responsabilité de la « Deutsche Orient-Gesellschaft » (DOG), société scientifique allemande fondée en 1898 à Berlin, à la suite de l'intérêt manifesté à la fin du pour les nouvelles découvertes concernant le «pays de la Bible». Elle est donc spécialisée dans l'étude des pays du Proche-Orient antique. Les principaux directeurs de ces fouilles furent successivement : Robert Johann Koldewey, le découvreur de Babylone, Julius Jordan, Arnold Nöldeke, Ernst Heinrich, Heinrich Jacob Lenzen, H. J. Schmidt et depuis 1980 Rainer Michael Boehmer.

Architecture

(à compléter)

Liens externes


- [http://oi.uchicago.edu/OI/IS/SANDERS/PHOTOS/MESO/URUK/uruk1_1.html Photos d'Uruk] sur le site de l'Université de Chicago Catégorie:Histoire de l'Irak Catégorie:Mésopotamie Catégorie:Site archéologique ja:ウルク ko:우루크

Umma (Sumer)

Umma (actuelle Tell Jokha, en Iraq) est une ancienne cité du pays de Sumer, capitale de l'État du même nom. Le site n'a cependant jamais été fouillé de manière officielle. L'énorme quantité de textes qui provient de cet endroit, concernant surtout la période de la Troisième Dynastie d'Ur, est issue de fouilles clandestines, qui se prolongent encore actuellement. Elle atteint son apogée à la période Dynastique Archaïque. Elle est surtout connue pour ses affrontements frontaliers avec la cité voisine de Lagash. Son souverain le plus célèbre est Lugal-zagezi, qui fonde le premier et seul empire sumérien. Les vestiges de la cité, comme ceux d'Ur, ont été pillés suite à la guerre du Koweït (1990–1991). Catégorie:Site archéologique Catégorie:Sumer ja:ウンマ

Brique


- La brique est un parallélépipède rectangle de terre argileuse, cuit au four, ou séché au soleil, utilisé comme matériau de construction.
- La brique est aussi un fromage français à bas de lait de brebis ou de chèvre.
- En argot, ou en langage familier, une brique valait un million d'anciens francs.

Ziggourat

Catégorie:ArchitectureCatégorie:Mésopotamie Catégorie:Babylonie Catégorie:Babylonie Une ziggourat, ou ziqqourat (du verbe zaqâru, « bâtir en hauteur ») est un type de tour utilisé par les Babyloniens. Cette tour n’était pas isolée et faisait partie d’un complexe de moindre hauteur.

Situation

Ces grands temples urbains de Babylonie furent érigés dans la plupart des grandes villes, depuis Sippar au nord, siège du sanctuaire du dieu du soleil, Shamash, jusqu’à Ur au sud, où résidait le dieu de la lune, Sîn, sans oublier Uruk et son temple dédié à la déesse Ishtar. Le plus ambitieux fut sans doute celui de Babylone dédié au dieu Mardouk.

Des étoiles et des hommes

Lors de la construction, on prenait grand soin de l’orientation de celle-ci par rapport aux étoiles et aux constellations. L’observation de la voûte céleste permettait de connaître la décision des dieux, les étoiles symbolisant les divinités. Ces grandes tours avaient frappé les voyageurs de l’Antiquité, comme Hérodote (). On y avait vu un observatoire astronomique, les Chaldéens étant réputés pour l’étude des astres. Ainsi, Ctésias (Ve siècle av. J.-C.), médecin grec auprès d’Artaxerxès II Mnémon à Suse, rapportait que « les Chaldéens montaient en haut des tours pour leurs observations astronomiques, tant cette hauteur facilitait le spectacle précis du lever et du coucher des astres ». L’historien grec Diodore de Sicile (), le suivait dans cette explication. Cette idée a été reprise par les archéologues du , tel Victor Place (1818–1875), qui avait cru pouvoir identifier dans une de ces tours un « temple-observatoire ». Il avait découvert à Khorsabad (Dur-Sharrukin) une ziggourat dont les quatre étages inférieurs auraient été, selon lui, peints des couleurs suivantes : blanc, noir, rose et bleu. Reconstituant une tour de sept étages, il supposait que les trois derniers étaient également colorés. Il faut toutefois signaler que les fouilles ultérieures de lOriental Institute de Chicago n'ont pu confirmer aucune des remarques de Victor Place.

Symbolisme

Mais la construction de telles tours n’avait certainement pas pour but immédiat l’observation des étoiles. Elle avait une autre signification aux yeux des Mésopotamiens. La ziggourat semblait la synthèse visible de la création, l'axe du monde reliant l’Apsû (masse d’eau sur laquelle reposait la terre), la terre (Ki) et le ciel (An). Elle était, d’après l’
Enuma Elish (poème babylonien de la création), l’habitation des dieux. L'archéologue Victor Place a contribué à répandre l'idée selon laquelle chacun des sept étages des ziggourats aurait symbolisé par sa couleur les sept grandes planètes que connaissaient les Assyro-Babyloniens : le Soleil, la Lune, Saturne, Jupiter, Mars, Vénus et Mercure. Cette interprétation, fondée notamment sur sa reconstition très criticable de lObservatoire de Dur-Sharrukin, repose sur une série d'hypothèses fragiles et récemment réfutées.

Rituel

On dispose du texte d’un rituel d’Uruk qui décrit une curieuse cérémonie nocturne. Le point de départ était la terrasse supérieure de la ziggourat, et on y faisait des sacrifices aux dieux du temple ainsi qu’aux sept planètes. On promenait ensuite une torche dans les différents sanctuaires, où des feux étaient allumés.

Fouilles

Dur-Sharrukin Redécouvertes par l’archéologie au , une trentaine de ziggourats ont été dénombrées, comme celles d’Assur, Nippour ou Kish. Celle de Babylone a été explorée par Robert Koldewey en 1897. Ses dépendances formaient un quadrilatère d'environ 500 mètres de côté. La tablette de l'Esagil conservée au Louvre nous a aussi renseigné sur de nombreux éléments concernant le temple avec les mesures de son parvis et de la base de la ziggurat (Etemenanki). Tout cela devait rester secret comme l'indique une recommandation : « Que l'initié à l'initié la montre! Le profane ne doit pas la voir. »

Un fameux exemple

Etemenanki, la ziggourat de Babylone qui de toute évidence fut à l'origine du mythe de la Tour de Babel, s'inscrivait dans un complexe nommé Esagil. C'est l'illustration type de ce genre de construction.

Polythéisme

ja:多神教 Catégorie:Religion Catégorie:Philosophie Catégorie:Philosophie de la religion Le polythéisme désigne les religions au sein lesquelles coexistent plusieurs dieux. Ces religions sont aussi parfois qualifiées de "païennes" (en ce qui concerne l'Europe). Le paganisme est polythéiste : il désigne les religions ancestrales indo-européenne. La plupart de ces religions antiques ont subi le joug du monothéisme judéo-chrétien. Néanmoins, le fond "païen" n'est mort qu'en apparence : le christianisme n'est bien souvent qu'un vernis. Etymologiquement, les païens sont les gens "du pays", ceux qui, proches de la terre, ont conservé la religion indigène. La seule religion indo-européenne ayant véritablement survécu sans interruption est l'Hindouisme. Etant des religions autochtones, locales, ancestrales, polythéisme ne pratiquent pas de prosélytisme. Ce ne sont pas des religions révélées : elles sont surtout basée sur la Nature et sur les traditions orales, contrairement aux monothéismes, religions du désert basée le Livre et prétendant avoir reçu la parole de Dieu. Liste de religions polythéistes :
- La religion des Romains
- La religion des Grecs
- La religion des Celtes
- La religion des Germains
- La religion des Slaves
- La religion des Baltes
- La religion des Indiens
- La religion des Perses
- La religion phénicienne
- La religion des Egyptiens
- Les religions précolombiennes
- Les religions africaines Liste de zones et régions polythéistes :
- Europe : Islande, Lituanie.
- Inde,
- chinoise
- Japonaise
- Amérique
- Océanie
- Afrique

Voir aussi


- Théisme
- Panthéisme
- Animisme
- Indo-européens
- Paganisme

AN

an est un code, qui signifie :
- aragonais (langue), selon la norme ISO 639 des codes des langues, AN est un code, qui signifie :
- Antilles néerlandaises, selon la norme ISO 3166-1, alpha-2 (liste des codes pays),
  - selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), les Antilles néerlandaises ont pour code alpha-3 ANT,
  - selon la liste des codes pays du CIO, les Antilles néerlandaises ont pour code AHO,
  - selon la liste des Internet TLD (Top level domain)
- Andorre, selon la liste des codes pays de l'OTAN, alpha-2
  - selon la liste des codes pays de l'OTAN, Andorre a pour code alpha-3 AND
- Antofagasta, la région du Chili, selon la norme ISO 3166-2 (liste des principales subdivisions d'un pays) ; (voir ISO 3166-2:CL)
- Anseba, la province de l'Érythrée, selon la norme ISO 3166-2 (liste des principales subdivisions d'un pays) ; (voir ISO 3166-2:ER)
- Andalucía, la communauté autonome d'Espagne, selon la norme ISO 3166-2 (liste des principales subdivisions d'un pays) ; (voir ISO 3166-2:ES)
- Andaman and Nicobar Islands, le territoire de l'Union de l'Inde, selon la norme ISO 3166-2 (liste des principales subdivisions d'un pays) ; (voir ISO 3166-2:IN)
- État d'Anambra, l'état du Nigéria, selon la norme ISO 3166-2 (liste des principales subdivisions d'un pays) ; (voir ISO 3166-2:NG)
- Ainaro, le district du Timor oriental, selon la norme ISO 3166-2 (liste des principales subdivisions d'un pays) ; (voir ISO 3166-2:TL)
- Andijon, la région de l'Ouzbékistan, selon la norme ISO 3166-2 (liste des principales subdivisions d'un pays) ; (voir ISO 3166-2:UZ) catégorie:code catégorie:code internet de pays catégorie:code de langue

Parèdre

Parèdre (transcription du grec ancien πάρεδρος / páredros), nom et adjectif qualificatif signifiant littéralement « qui est assis à côté de ». Il s'emploie pour qualifier une divinité inférieure habituellement associée, dans le culte, à un dieu (ou une déesse) plus puissant. Exemples de parèdres :
- Atys est le parèdre de Cybèle ;
- Sarasvatî est la parèdre de Brahma ;
- Neith est la parèdre de Seth. Catégorie:Religion

Nippur

La ville de Nippur (en Sumérien Nibru, en Akkadien Nibbur) est l'une des villes babyloniennes connues les plus anciennes, le lieu de culte principal du dieu sumériens, Enlil, seigneur du cosmos qui ne rendait des comptes qu'à An. En effet, dans l'écriture cunéiforme sumérienne, les mêmes signes peuvent se lire 'Nibru' et 'Enlil'. La ville était située de part et d'autres du canal Shatt-en-Nil, un des anciens cours de l'Euphrate, entre le lit actuel de cette rivière et le Tigre, à environ 160 km au sud-est de Bagdad (coordonnées: 32.1269 N, 45.2308 E). De nos jours, il reste un grand complexe de ruines connues des arabes sous le nom de Nuffar (ou selon les premiers explorateurs Niffer), divisé en deux parties principales par le cours asséché du Shatt-en-Nil (Arakhat). Le point culminant des ruines, une colline conique au nord-est du canal, s'élevant à une trentaine de mètres au dessus de la plaine environnante, est appellée par les arabes Bint el-Amiror (fille du prince). Catégorie:Antiquité Category:Sumer

Sémites

Étymologie

Dans la Bible, le terme Sémites désigne l'ensemble des lignées ayant comme ancêtre Sem, le fils de Noé. À ce titre, les Sémites sont à l'origine l’ensemble des peuples originaires de l’ancienne Mésopotamie et du Moyen-Orient. Ce mot désignait plus particulièrement les peuples et des tribus bibliques ainsi que leurs descendants actuels. Le mot est tombé en désuétude en français courant mais a néanmoins persisté à travers des significations dérivées.

Linguistique

En linguistique, ce mot fut repris au par les linguistes pour construire l'adjectif sémitique, qui désigne un groupe de langues. Les langues sémitiques font partie de la famille des langues afro-asiatiques, et sont parlées en Afrique septentrionale et saharienne ainsi qu'au Proche-Orient et au Moyen Orient. Les principales langues sémitiques (cf. liste des langues afro-asiatiques) actuelles sont l'amharique, l'arabe, l'hébreu, le syriaque, et le tigrinya. Pour en savoir plus : langues sémitiques

Antisémitisme

À la fin du , des racistes anti-juifs (dont Léo Taxil) utilisèrent sémite comme synonyme de juif, et forgèrent l'adjectif antisémite. Certaines associations anti-racistes estiment que cette construction étymologique est source de confusion car
- tous les juifs ne sont pas des « sémites », et tout spécialement dans le contexte européen
- et inversement les sémites sont l'ensemble des peuples bibliques et leurs descendants actuels, dont les hébreux ne sont qu'une petite partie, et qui inclut les arabes. En fait, même si l'on considère le terme sémite dans sens littéral, il ne définit que les descendants de Sem. Pour en savoir plus : antisémitisme ou [http://www.phdn.org/antisem/antisemitismelemot.html] Catégorie:Antisémitisme Catégorie:Linguistique

Nanna

Nanna est le nom de deux divinités:
- Nanna, dieu sumérien de la lune, voir Sîn
- Nanna, épouse de Balder

Akkadien

L'akkadien est une langue sémitique qui fut parlée du Elle se divise en deux dialectes : le babylonien, au Sud de la Mésopotamie (voir Babylone) et l'assyrien, au Nord (voir Assyrie). L'akkadien trouve ses origines de l'empire d'Akkad. Il a connut une réelle expansion durant l'Antiquité, devenant la langue diplomatique du Proche-Orient jusqu'au milieu du , date à laquelle l'araméen, qui s'écrit au moyen d'une écriture alphabétique, prit le relais. L'akkadien se lit de gauche à droite et au moyen de caractères cunéiformes. Pour écrire, les Akkadiens utilisaient un complexe mélange de signes cunéiformes utilisés de manière différente : des idéogrammes, des phonogrammes, des déterminatifs et des compléments phonétiques. L'idée selon laquelle l'akkadien s'écrit uniquement de manière phonétique est fausse. Akkadien désigne également l'habitant du pays d'Akkad.

Bibliographie


- Manuel d'épigraphie akkadienne, Labat René et Malbran-Labat Florence, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, Paris.

Divers


- code ISO 639-2 : akk

Articles connexes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques
      -
- langues sémitiques ja:アッカド語 Catégorie:Babylonie Catégorie:Empire akkadien Catégorie:Empire assyrien Catégorie:Langue morte Catégorie:Langue sémitique

Shamash

Shamash, autrement translittéré en Šamaš, est le nom akkadien du dieu Soleil dans le panthéon mésopotamien. Il correspond au sumérien Utu. Il occupe une position secondaire dans la hiérarchie divine par rapport au dieu Lune Sîn. Cette infériorité s'explique très vraisemblablement par la prééminence du calendrier lunaire sur le calendrier solaire. Néanmoins, ses deux divinités astrales furent mises très tôt en relation dans l'architecture. Ainsi le temple de Shamash jouxte fréquemment celui de Sîn dans les ensembles cultuels assyriens, évoquant ainsi les tentatives de mise en correspondance des deux systèmes calendaires. Les deux principaux centres cultuels dédiés à Shamash en Babylonie furent Sippar (Abu Habba), et Larsa (Senkerah). Dans ces deux cités, le sanctuaire principal s'appelait É-barra ou É-babbara, noms sumériens signifiant « la Maison Brillante ». Mais de nombreuses villes sumériennes, puis babylonniennes et assyriennes comportaient également un temple dédié à Shamash, comme à Ur, Nippur, Babylone, Mari, Assur, Ninive, Dur-Sharrukin... Le plus souvent, on attribuait la justice à Shamash. Tout comme le soleil disperse les ténèbres, Shamash expose en pleine lumière le mal et l'injustice. Hammourabi place son code sous les auspices de Shamash, l'inspirateur des lois, et sur ce même recueil, le roi se fait représenter en adorateur du dieu solaire. Plusieurs siècles avant lui, le roi Ur-Engu de la dynastie d'Ur (vers 2600 ans avant J.-C) disait rendre ses décisions « en accord avec les lois justes d'Utu ». Dans la mentalité mésopotamienne, cette fonction de justice peut être logiquement mise en relation avec celle de guérison. Shamash est en effet celui qui libère les humains de l'emprise des démons. Le dévôt malade peut faire appel à Shamash pour le délivrer d'une souffrance qu'il considère comme injuste, comme le témoignent les hymnes au dieu soleil. Shamash a peu à peu éclipsé en les absorbant toutes les autres divinités du soleil. Dans le pantheon systématisé les autres dieux solaires deviennent les serviteurs, ou des aspects particuliers de la déité principale. Ainsi Bunene, devenu le conducteur de son char, Kettu (ou Kittu, «la justice »), et Mesharu (ou Misharu « la loi ») dont on fit les enfants de Shamash. Quant à Ninurta et Nergal, dieux patrons de centres cultuels importants, ils ont pu maintenir un statut autonome par l'identification avec certaines phases du soleil, Ninurta (ou Ninib) en tant que soleil du matin et du printemps, et Nergal en tant que soleil du midi et du solstice d'été. Shamash, avec le dieu Sîn et la déesse Ishtar (parfois remplacée par le dieu Adad), forment une seconde triade divine dans le panthéon mésopotamien en plus de celle d'Anu, Enlil et Éa. La parèdre de Shamash/Utu, la déesse Aya, est rarement citée dans les inscriptions, et toujours en combinaison avec son époux. Catégorie:Divinité mésopotamienne

John Cahill

John Cahill (born April 27, 1940) is an Australian rules football player and coach. During his illustrious career he played football for Port Adelaide and South Australia and then coached Port Adelaide, South Australia, West Adelaide and Collingwood. The Port Adelaide Football Club honoured Cahill by naming the award for the club's best and fairest player the John Cahill Medal.

Playing years

Cahill played 267 matches for the Port Adelaide Football Club and 29 state matches for South Australia from 1958 to 1973. He captained Port Adelaide from 1967 to 1973 and skippered South Australia for three consecutive years.

Coaching years

After hanging up his boots, Cahill turned his football talents to the coaching arena. Starting with Port Adelaide, he would ultimately lead his beloved Ports to 10 premierships in the SANFL. Cahill spent two seasons at the Collingwood Football Club in the VFL, where he led them to third position. He also had a brief stint at West Adelaide in the SANFL. But it was Port Adelaide where his heart lie and in 1997, he moved from Coaching Port in their last SANFL season to becoming the inagural AFL coach of the club. The Port Adelaide Football Club also changed its name from the Magpies to the Power and added Teal and Silver to its famous Black and White in its move from the SANFL to the AFL, to avoid a clash with Collingwood. After two successful seasons in the AFL, Cahill left the club, and it seemed, football forever. However in 2005, he was appointed coach of the Port Adelaide Magpies Football Club for one season to revitalise the struggling club. He took them to their first finals series in three seasons and they finished a respectable third. At the end of the season he announced that he was retiring from coaching.

Links


- [http://www.portadelaidefc.com.au/ Official Website of the Port Adelaide Football Club]
- [http://www.portmagpies.com.au/ Official Website of the Port Adelaide Magpies Football Club] Cahill, John Cahill, John Cahill, John

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