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Système d'exploitationLe système d'exploitation (SE, en anglais Operating System ou OS) est un ensemble de programmes responsables de la liaison entre les ressources matérielles d'un ordinateur et les applications de l'utilisateur (traitement de texte, jeu vidéo...).
Il assure le démarrage de l'ordinateur, et fournit aux programmes applicatifs des interfaces standardisées pour les périphériques. Les programmes applicatifs n'ont traditionnellement pas vocation à être considérés comme partie intégrante du système, mais ce point de vue est en train d'évoluer.
Composition
Typiquement, un SE est composé de :
- un noyau ;
- un ensemble d'outils système.
Le noyau assure les fonctionnalités suivantes :
- pilotes de périphériques ;
- gestion des processus :
- gestion de la mémoire (il la distribue aux processus) ;
- ordonnancement des processus (répartition du temps processeur).
- systèmes de fichiers ;
- protocoles réseau (TCP/IP, IPX, etc.).
Historique
Les systèmes d'exploitation existent depuis le milieu des années 1950 ; ils ont considérablement évolué depuis.
- Beaucoup ont disparu, d'autres ont été réécrits suite à l'évolution du matériel.
- La plupart des systèmes d'exploitation actuels proposent un environnement graphique pour interagir simplement avec l'utilisateur.
Liste
Les plus connus sont :
- OS/2 d'IBM ;
- OS/400 présent sur les moyens système IBM (AS/400 - ISéries)
- Mac OS : le premier système d'exploitation des ordinateurs Apple Macintosh, qui succéda aux systèmes Lisa et Apple //, et fut suivi de Mac OS X ;
- VMS et OpenVMS (Compaq, ex-Digital) ;
- Microsoft Windows, le systeme d'exploitation de Microsoft
- Dérivés d'UNIX (sous différentes déclinaisons : BSD, System V, etc.) dont :
- GNU/Linux : un système d'exploitation libre s'appuyant sur le noyau Linux et les outils GNU.
- Distributions: Debian, Gentoo, Mandriva (MandrakeLinux), Red Hat, Fedora, SuSE, Slackware, EduLinux, ...
- la famille BSD : un effort réussi pour rendre sa liberté au système de Berkeley comprenant :
- NetBSD, OpenBSD, FreeBSD et ses dérivés, PicoBSD et DragonFly BSD, Darwin (sur lequel est construit Mac OS X, semi-propriétaire).
- les UNIX propriétaires :
- AIX (IBM, SystemV), A/UX (Apple Computer, SystemV), BOS (Bull Operating System), Irix (Silicon Graphics, SystemV), HP-UX (Hewlett Packard, SystemV), LynxOS (LynuxWorks), NeXTSTEP (NeXT, BSD), Sinix (Siemens), Solaris (Sun, SystemV), SunOS (Sun, BSD), Tru64 (Compaq).
- les systèmes d'exploitation grands systèmes (mainframes) :
- IBM: MVS, VM, DOS/VSE, TPF, Bull: GCOS ;
- Autres: BS2000, Pixo l'OS de l'iPod (propriété de Sun)...
- TRON
- ITRON, CTRON, BTRON, MTRON, JTRON, eTRON, T-Engine, T-Kernel, TRONCHIP
Autres systèmes d'exploitation
- AmigaOS, le système d'exploitation des Amiga ;
- AROS, système d'exploitation libre AmigaOS-like ;
- AtheOS, qui n'est actuellement plus maintenu ;
- BeOS, Be, la société qui le produisait a été rachetée par Palm, et le système n'est plus maintenu ;
- Coherent
- CP/M, écrit par Gary Kildall et ancêtre du DOS ;
- eCos, écrit par Cygnus puis RedHat, aujourd'hui un logiciel libre ;
- EPOC, multitâche préemptif 32 bits pour Psion Series 5 ;
- FlashOS, Compatible avec tous les systèmes supportant Macromedia Flash ;
- FreeDOS, DOS compatible avec MS-DOS et PC-DOS gratuit et open source ;
- GNU/Hurd, le projet GNU de système d'exploitation, à base de micro-noyau ;
- Haïku OS, projet visant a réécrire entièrement BeOS sous une licence libre.
- ZETA successeur de BeOS
- LynxOS, système d'exploitation temps réel style UNIX pour systèmes embarqués et logiciel critiques
- MorphOS, tentative communautaire de production d'un système AmigaOS-like ;
- OS/2, écrit par IBM et Microsoft, pour remplacer Windows ;
- Palm OS ;
- PicoBSD ;
- QNX ;
- ReactOS, visant à une compatibilité avec les différentes versions de Microsoft Windows de Famille NT, open source ;
- RiscOS ;
- SIBO, multitâche préemptif 16 bits, sur Psion Series 3 ;
- SkyOS, un système d'exploitation propriétaire pour PC ;
- Syllable, est un « fork » d'AtheOS ;
- Symbian OS, destiné aux téléphones portables et PDA ;
- TOS, le système d'exploitation des derniers Atari ;
- Contiki, très petit système, adapté à des applications embarquées et fonctionnant sur de nombreuses cibles ;
- VxWorks, un système d'exploitation temps réel de la firme Wind River, employé par la NASA pour les missions spatiales Pathfinder, Stardust, ainsi que pour les deux rovers martiens Spirit et Opportunity. Il est aussi employé pour gérer les pacemakers ou encore sur certains missiles.
- TRON
- Isaac, un systeme d'exploitation écrit en Lissac
Systèmes d'exploitation expérimentaux
- cos2000, écrit en assembleur 16 bits ;
- Menuet OS, écrit en assembleur ;
- Kid Operating System (KOS), à vocation éducative ;
- Tunes, très expérimental.
- Desert Spring-Time (DST) : système d'exploitation en Objective Caml.
- AdaOS
- OpenBeOS
- BeBits
- OpenQNX
- QNX
- ReactOS
- FreeDIS
- DOSEMU
- SkyOS
- JavaOS
- JNode
- FreeVMS
- OpenVMS
Voir aussi
Liens internes
- Ordonnancement
- Erreur système
Liens externes
- [http://www.commentcamarche.net/systemes/sysintro.php3 Notion sur les systèmes d'exploitation] (sur Comment Ça Marche)
- [http://www.levenez.com/unix/ Historique des systèmes d'exploitation Unix]
- [http://www.levenez.com/windows/ Historique des systèmes d'exploitation Windows] ~ [http://www.generation-nt.com/dossiers/lire/99/Ascension-des-systemes-d-exploitation-Microsoft/ L'ascension des systèmes d' exploitation Microsoft]
- [http://bruno.duffet.free.fr/technique/chrono.html Historique des systèmes d'exploitation, et des réseaux micro-informatique sur PC]
- [http://www.laurent-bloch.org/Livre-Systeme/index.html Les systèmes d'exploitation des ordinateurs - Histoire, fonctionnement, enjeux] : Le texte intégral du livre, avec l'aimable autorisation des Éditions Vuibert
- [http://www.osdata.com/ La Bible Internet des systèmes d'exploitations] : Principes, historique, familles, spécifications...
- [http://www.operating-system.org/betriebssystem/_french/index.htm operating-system.org] : Site d'information sur les systèmes d'exploitation
- [http://xos.freezee.org/ XOS] : Un Système d'Exploitation à but éducatif en mode (16/32bits)
- [http://boost.freezee.org/ BoOSt] : Un autre Système d'Exploitation à but éducatif (32bits)
-
Catégorie:Progiciel
als:Betriebssystem
ja:オペレーティングシステム
ko:운영 체제
ms:Sistem pengoperasian
simple:Operating system
th:ระบบปฏิบัติการ
zh-min-nan:Chok-gia̍p hē-thóng
Programme informatique
Un programme informatique indique à un ordinateur ce qu'il devrait faire faire. Il s'agit d'un ensemble d'instructions qui doivent être exécutées dans un certain ordre par un processus.
Un ordinateur sans programme ne fait absolument rien. En fait, la capacité à suivre un programme enregistré sert même souvent, d'un point de vue historique, à distinguer un ordinateur d'une simple machine à calculer. Avec cette définition, le premier ordinateur est le Manchester Mark I, premier calculateur à programme enregistré.
À l'origine d'un programme, il y a un code source écrit par un programmeur dans un langage de programmation compréhensible par l'homme. Selon le langage utilisé, ce code est ensuite traduit avec un jeu d'instructions spécifique à un microprocesseur par un compilateur, le programme obtenu peut alors être exécuté directement par l'ordinateur, ou bien est pris en charge par un interpréteur qui décode les instructions et les exécute. Parfois le langage de programmation se réduit à un ensemble de symboles correspondant aux instructions en code machine. C'est du langage assembleur et dans ce cas, un programme appelé assembleur est utilisé pour faire la traduction en langage machine.
Le terme programme informatique est souvent utilisé comme synonyme de logiciel ; bien que la majeure partie de tout logiciel soit composée de programmes, les logiciels incluent souvent les fichiers de ressources qui contiennent des données de toutes sortes ; elles ne font pas partie du programme en elles-mêmes. Un programme abstrait est souvent appelé algorithme.
Les programmes d'ordinateur sont aujourd'hui souvent les sujets des mathématiques : voir les méthodes formelles, la sémantique des langages de programmation, etc.
Voir aussi
[ langage de programmation | machine de Turing | lisibilité | génie logiciel ]
Catégorie:Programmation informatique
ja:プログラム
ko:프로그램
simple:Computer program
zh-cn:程序
Outils systèmecatégorie:Système d'exploitation
Les outils système sont des programmes utilitaires destinés à aider l'utilisateur à :
- tirer profit du système d'exploitation sans avoir à se doter de logiciels d'application,
- planifier des tâches,
- configurer des périphériques,
- créer et gérer des configurations d'utilisateurs.
Des exemples de tels outils sont : une calculatrice, un calendrier, un logiciel de traitement de texte rudimentaire, un utilitaire de gestion de temps, un planificateur de tâches, un lecteur multimédia, un défragmenteur de disque, un vérificateur et correcteur de disque, un compresseur de fichier.
Périphérique (informatique)
Un périphérique informatique est un terme générique donné aux composants de matériel informatique assurant les communications entre l'unité centrale de l'ordinateur et le monde extérieur.
On distingue trois types de périphérique :
- les périphériques d'entrée permettent d'entrer l'information dans l'ordinateur ;
- les périphériques de sortie permettent de sortir l'information de l'ordinateur ;
- les périphériques d'entrée-sortie permettent des communications bi-directionnelles.
La plupart des périphériques sont amovibles, c'est-à-dire qu'ils peuvent être déconnectés de l'unité centrale sans empêcher celle-ci de fonctionner (il faut parfois éteindre l'ordinateur avant de retirer le périphérique).
Sur les micro-ordinateurs, tous les périphériques sont reliés à la carte-mère par un connecteur que l'on insère :
- soit dans une prise directement soudée à la carte-mère
- soit dans une prise disponible sur une carte d'extension, elle-même enfichée sur la carte-mère. La carte d'extension étant amovible, il est facile de la remplacer en cas de panne ou d'évolution technologique.
Périphériques d'entrée
- Clavier
- Joypad (Manette)
- Joystick
- Dispositifs de pointage
- Souris
- Trackball
- Tablette graphique
- Acquisition numérique
- Scanner
- Caméscope numérique
- Appareil photo numérique
- Webcam
- Acquisition sonore
- Microphone
Périphériques de sortie
- Moniteur
- Imprimante
- Enceinte accoustique
Périphériques d'entrée-sortie
- Lecteur de K7 (sur les premiers micro-ordinateurs : Oric Atmos, Sinclair Spectrum, Commodore Vic 20, Amstrad CPC 464...).
- Lecteur de disquettes.
- Lecteur de DVD-ROM ou de Cédérom (avec ou sans la fonction gravure).
- Lecteur ZIP.
- Lecteur de bandes magnétiques, notamment les bandes DAT utilisées pour sauvegarder les données sur les réseaux.
- Modem.
- Écran tactile.
- Clé USB (mémoire flash amovible).
- Carte de connexion à un réseau.
- Cartes de conversion d'un signal numérique en analogique, et vice versa (pour commander des ensembles électro-mécaniques : machines, robots, interrupteurs, etc.).
Voir aussi
- Matériel informatique
-
Mémoire virtuelleLe mécanisme de mémoire virtuelle a été mis au point dans les années 1960. Il est basé sur l'utilisation d'une mémoire de masse (type disque dur ou anciennement un tambour), dans le but, entre autres, de permettre à des programmes de pouvoir s'exécuter dans un environnement matériel possédant moins de mémoire centrale que nécessaire.
La mémoire virtuelle permet :
- d'augmenter le taux de multiprogrammation
- de mettre en place des mécanismes de protection de la mémoire
- de partager la mémoire entre processus
Historique
L'article de référence de James Kilburn, paru en 1962, décrit le premier ordinateur doté d'un système de gestion de mémoire virtuelle paginée et utilisant un tambour comme extension de la mémoire centrale à tores de ferrite : l'Atlas.
Aujourd'hui, tous les ordinateurs ont un mécanisme de gestion de la mémoire virtuelle, sauf certains supercalculateurs ou systèmes embarqués temps réel.
Mémoire virtuelle paginée
Le principe est le suivant : par un mécanisme de translation, les adresses virtuelles, émises par le processeur, seront traduites en adresses physiques.
supercalculateur
De plus :
# la mémoire virtuelle sera considérée comme une suite de zones de même taille appelées « pages ».
# la mémoire physique va être considérée comme une suite de zones de même taille appelées « cadres », ou frames en anglais.
# les adresses mémoires émises par l'unité centrale sont des adresses virtuelles.
# une adresse virtuelle sera traduite en adresse physique par un mécanisme de translation.
L'adresse virtuelle émise par le processeur est un couple (numéro de page, déplacement). À l'issue de la translation, ce couple deviendra (numéro de frame, déplacement). On notera que la valeur du déplacement restera identique.
supercalculateur
Pour passer du numéro de page au numéro de cadre, on se sert d'une table appelée « table des pages » (page table en anglais) où le numéro de page servira d'index. Les bits se trouvant dans cette table sont le numéro de cadre. Chaque ligne de cette table sera appelée « entrée dans la table des pages » (pages table entry, abrégé PTE). La table des pages pouvant être située n'importe où en mémoire, un registre spécial (PTBR pour Page Table Base Register) conserve son adresse.
supercalculateur
Voici un exemple réel d'une machine dont le processeur génère des adresses virtuelles sur 32 bits, pouvant ainsi accéder à 4 Go de mémoire. La taille de la page à été fixée à 4 Ko. On en déduit que le champs déplacement occupe les 12 derniers bits, et le champs numéro de page les 20 précédents.
bit
On notera la présence d'un champ spécial appartenant à chaque PTE. Pour simplifier, nous avons réduit la largeur de ce champ à un bit : le bit de validité. Si celui-ci est à 0, cela signifie que le numéro de frame est invalide. Il faut donc se doter d'une technique permettant de mettre à jour cette PTE pour la rendre valide.
Trois cas peuvent se produire :
# l'entrée est valide : elle se substitue au numéro de page pour former l'adresse physique.
# l'entrée dans la table des pages est invalide. Dans ce cas il faut trouver un cadre libre en mémoire physique et mettre son numéro dans cette entrée de la table des pages.
# l'entrée dans la table des pages est valide mais correspond à une adresse sur la mémoire de masse où se trouve le contenu du cadre. Un mécanisme devra ramener ces données pour les placer en mémoire physique.
Allocation à la demande
Dans les deux derniers cas, une interruption – appelée défaut de page (ou parfois faute de page, traduction de l'anglais page fault – est générée par le matériel et donne la main au système d'exploitation. Celui-ci est responsable soit de trouver un frame disponible en mémoire centrale afin de l'allouer au processus responsable de ce défaut de page, et éventuellement de recharger le contenu de ce frame par le contenu sauvé sur la mémoire de masse (couramment le disque dur, sur une zone appelée zone d'échange ou swap).
Il se peut qu'il n'y ait plus de frame libre en mémoire centrale : celle-ci est occupée à 100 %. Dans ce cas, il faut mettre au point un algorithme qui aura la responsabilité de choisir une page « victime ». Cette page se verra soit immédiatement reaffectée au processus demandeur, soit elle sera d'abord sauvegardée sur disque dur, et l'entrée de la table des pages qui la référence mise à jour. On notera que la page victime peut très bien appartenir au processus qui manque de place.
Ci-dessous sont listés quelques exemples d'algorithmes. La première ligne correspond à la chaîne de références, c’est-à-dire l'ordre dans lequel le processus va accéder aux pages. On suppose que la mémoire centrale est composée de trois frames. La frame victime apparaîtra soulignée. Les défauts de page initiaux ne sont pas comptés (ils sont en nombre identique quelque soit l'algorithme choisi).
- L'algorithme optimal : le nombre de défauts de page est réduit à 6. La règle de remplacement est « remplacer la frame qui ne sera pas utilisée pendant la durée la plus longue ». Malheureusement, cet algorithme nécessite de connaître l'avenir. Les autres algorithmes essayeront donc d'approcher cette solution optimale.
- FIFO (First in, first out ou « Premier rentré, premier sorti ») : la frame victime est celle qui a été amenée en mémoire il y a le plus longtemps (la plus « ancienne »). Notez qu'il n'est pas nécessaire de conserver l'instant à laquelle une frame a été remplacée : il suffit de maintenir une structure FIFO, de remplacer la frame dont le numéro apparait en tête et d'insérer le numéro de la nouvelle frame en dernière position. Cet algorithme donne lieu à 12 remplacements :
- L'algorithme le plus souvent utilisé est appelé LRU (Least recently used, soit « la moins récemment utilisée »). Il consiste à choisir comme victime la frame qui n'a pas été référencée depuis le plus longtemps. On peut l'implémenter soit en rajoutant des bits dans chaque entrée de la table des pages qui indiquent quand a eu lieu la dernière référence à cette entrée, soit via une structure de liste où l'on amènera en première position la frame récemment référencée, les frames victimes restant donc en dernières positions. Cet algorithme donne lieu à 8 remplacements :
- Autres algorithmes :
- Remplacement aléatoire : où la frame victime est choisie au hasard.
- LFU (Least frequently used' soit « la moins souvent utilisée ») : on garde un compteur qui sera incrémenté à chaque fois que la frame sera référencée et la victime sera la frame avec le compteur le plus bas. Inconvénient : au démarrage du programme quelques pages peuvent être intensément utilisées, puis plus jamais par la suite. La valeur du compteur sera si élevée qu'elle ne seront remplacées que trop tardivement. Il faut aussi gérer le cas de dépassement de capacité du compteur…
Il peut être relativement facile de trouver des cas chroniques qui rendent un algorithme inutilisable. Par exemple, pour l'algorithme LRU, il s'agirait d'un programme qui utilise 5 pages dans une boucle sur une machine qui ne compte que 4 frames. Il va d'abord utiliser les 4 premières frames séquentiellement (1, 2, 3, 4) puis un défaut de page va survenir et c'est la page 1, la plus anciennement chargée, qui sera la victime. Les pages utilisées sont maintenant (5, 2, 3, 4). Puisque le programme boucle, il a besoin de la page 1 (à la suite de la page 5). Cette fois-ci, la page victime est la page 2, remplacée par la 1 : (5, 1, 3, 4), puis (5, 1, 2, 4), (5, 1, 2, 3), etc. Un défaut de page est généré à chaque itération…
Anomalie de Belady
L'anomalie de Belady montre qu'avec l'algorithme FIFO, il est possible que plus de défauts de page soient générés alors qu'on a augmenté le nombre de frames (c'est-à-dire rajouté de la mémoire centrale). Il a aussi été démontré que certains algorithmes ne pouvaient pas souffrir de cette anomalie.
Méthode d'allocation dans un système multiprogrammé
Les méthodes de sélection de la page victime évoquées ci-dessus peuvent s'appliquer soit aux pages appartenant à un processus (on parle alors d'« allocation locale »), soit à toutes les pages et donc à toute la mémoire (dans ce cas la technique d'allocation est dite « globale »).
Dans un système d'allocation globale, le temps d'exécution d'un processus peut grandement varier d'une instance à l'autre car le nombre de défauts de page ne dépend pas du processus lui-même. D'un autre coté, ce système permet au nombre de frames allouées à un processus d'évoluer.
Partage de mémoire dans un système paginé
Le schéma suivant montre trois processus en cours d'exécution, par exemple un éditeur de texte nommé Ed. Les trois instances sont toutes situées aux mêmes adresses virtuelles (1, 2, 3, 4, 5). Ce programme utilise deux zones mémoire distinctes : les pages qui contiennent le code, c’est-à-dire les instructions décrivant le programme, et la zone de données, le fichier en cours d'édition. Il suffit de garder les mêmes entrées dans la table des pages pour que les trois instances se partagent la zone de code. Par contre, les entrées correspondantes aux pages de données sont, elles, distinctes.
algorithme
Protection
Des bits de protections sont ajoutés à chaque entrée de la table des pages. Ainsi on pourra aisément faire la distinction entre les pages allouées au noyau, en lecture seule, etc. Voir l'exemple ci-dessous.
Efficacité
On rencontre trois problèmes majeurs :
# La taille de la table des pages : pour une architecture où 20 bits sont réservés pour le numéro de page, la table occupera 4 Mo de mémoire minimum (1024 entrées de 4 octets chacune). Ce problème est résolu par l'utilisation de plusieurs tables de pages : le champs numéro de page sera décomposé en plusieurs, chacun indiquant un déplacement dans la table de plus bas niveau. Les VAX et les Pentiums supportent deux niveaux, le SPARC trois, les Motorola 680x0 quatre... On peut aussi segmenter la table des pages.
# Le temps d'accès : la table des pages étant située en mémoire, il faudrait deux accès mémoire par demande de la part du processeur. Pour pallier ce problème les entrées les plus souvent utilisées sont conservées dans une mémoire associative (mémoire cache) appelée TLB pour Translation Lookaside Buffer. Chaque adresse virtuelle issue du processeur est cherchée dans le TLB ; s'il y a correspondance, l'entrée de le TLB est utilisée, sinon une interruption est déclenchée et le TLB devra être remis à jour par l'entrée de la table des pages stockée en mémoire avant que l'instruction fautive soit redémarrée. Tous les microprocesseurs actuels possèdent un TLB.
# Phénomène de trashing (effondrement) : plus le taux de multiprogrammation augmente, moins chaque processus se voit allouer de pages. Au bout d'un moment, le système sature car trop de défauts de page sont générés. Le phénomène de trashing apparait à chaque fois que, dans un système de stockage hiérarchique, un des niveaux se voit surchargé. C'est par exemple le cas si la mémoire cache est trop petite. À ce moment-là les aller-retour incessants de données le long de la hiérarchie vont fortement diminuer le rendement de l'ordinateur. Il est possible de diminuer les effets de ce comportement soit en rajoutant des ressources matérielles (ajouter de la mémoire), diminuer le taux de multiprogrammation, ou modifier la priorité des processus.
Principe de localité
Le comportement des programmes n'est pas chaotique : le programme démarre, il fait appel à des fonctions (ou parties de code) qui en appellent d'autres à leur tour, etc. Chacun de ces appels définissent une région. Il est probable que le programme va passer beaucoup de temps à s'exécuter au sein de ces quelques régions : c'est le principe de localité. Le même principe peut être appliqué aux pages contenant des données.
Autrement dit, un programme accède fréquemment à un petit ensemble de pages, et cet ensemble de pages évolue lentement avec le temps.
Si l'on est capable de conserver en mémoire ces espaces souvent accédés, on diminue les chances de voir un programme se mettre à trasher, c’est-à-dire réclamer des pages qu'on vient de lui retirer récemment.
Le working set : espace de travail
On peut définir un paramètre, Δ, qui est le nombre de références aux pages accédées par le processus durant un certain laps de temps. La figure ci-dessous montre la valeur de l'espace de travail à deux instants différents :
taux de multiprogrammation
Il faut choisir la valeur de Δ avec soin : trop petite elle ne couvre pas l'espace de travail nominal du processus, si elle est trop grande elle inclut des pages inutiles. Si Δ est égale à l'infini, il couvre la totalité du programme, bien sur.
Pour un unique processus, on peut représenter graphiquement comment la mémoire lui est allouée, et visualiser les espaces de travail :
taux de multiprogrammation
Les « plateaux » sont des zones où il n'y a pas de défaut de page : l'espace alloué est suffisamment grand pour contenir toutes les frames dont le processus a besoin pendant un temps relativement long. Les défauts de pages ont lieu dans la partie ascendante de la transition, tandis que de la mémoire est libérée quand la courbe retombe vers le prochain espace de travail : zone d'équilibre.
C'est au système d'exploitation de mettre en œuvre les algorithmes pour que la valeur de Δ soit optimum de sorte que le taux de multiprogrammation et l'utilisation de l'unité centrale soient maximisés. En d'autres termes : éviter le trashing. Si la somme des espaces de travail de chacun des processus est supérieur au nombre de frames disponibles, il y aura forcément effondrement.
Fragmentation
Un système paginé a l'inconvénient de générer une fragmentation interne : une page entière est allouée à un processus, alors que seuls quelques octets sont occupés. Par exemple, si l'on suppose une taille de page de 4 Ko, un processus ayant besoin de 5 000 octets va se voir allouer 2 pages, soit 8 192 octets, près de 40 % est « perdu ».
Prépagination
Un des avantages de la mémoire virtuelle est de pouvoir commencer l'exécution d'un programme dès que sa première page de code est chargée en mémoire. La prépagination va non seulement charger la première page, mais les quelques suivantes, dont la probabilité d'être accédée est très élevée.
Taille des pages pour quelques ordinateurs
Voici indiqué en bits, l'espace total adressable, la largeur des champs numéro de page, et déplacement.
Exemple
- Voici un exemple, tiré du manuel du Tahoe, un clone du Vax :
: Les adresses sont codées sur 32 bits (4 Go d'espace total)
: La taille de la page est de 1 Ko (codée sur 10 bits).
: Les entrées dans la table des pages sont à ce format :
3 3 2 2 2 2 2
1 0 7 3 2 1 0 0
+---+------+-----+---+---+---+------------------------------------------------+
| V | PROT | | N | M | U | NDP |
+---+------+-----+---+---+---+------------------------------------------------+
Les champs M, U, N et NDP ne sont valides que si le bit V est à 1. Quand V est à 0, le champs NDP contient l'adresse sur le disque dur où se trouve la page.
Le champs PROT doit être interprété comme ceci (la valeur du champs est donnée en binaire sur 4 bits ) :
Le bit 24, N (Non-cachée), signifie que la page n'est pas en cache et que le système doit lire ou écrire directement depuis ou vers la mémoire.
Le bit M (Modifiée) est modifié par le matériel si le contenu de la page est modifié.
Le bit U (Utilisée indique si la page à été lue ou écrite par un processus. Il est utile, en association avec les autres, pour la détermination de l'espace de travail (Working Set) d'un processus (cf. ci-dessus).
- L'appel système vfork(2) du système d'exploitation Unix crée un nouveau contexte (processus) en dupliquant la table des pages du processus qui fait l'appel (son père). La partie de la table des pages marquée en lecture seule (le code) sera dupliquée telle quelle. Les pages qui correspondent aux données sont marquées copy on write. Quand Unix doit effectuer une écriture sur une page marquée copy on write il allouera une nouvelle frame, recopiera le contenu de la frame originale et fera la modification demandée sur cette nouvelle frame. vfork(2) est donc un appel système peu coûteux car, finalement, il ne fait pas grand chose...
- Pour ceux qui savent lire les sources C d'Unix, la définition des PTE est donnée dans le fichier <.../pte.h> de diverses architectures. Un excellent exemple de comment on utilise celles-ci depuis un programme utilisateur est fourni dans le source du programme ps de BSD 4.3.
Segmentation
La segmentation offre une vue de la mémoire plus consistante avec celle de l'utilisateur. En effet, celui-ci ne considère pas (ou rarement !) la mémoire comme une suite de pages mais plutôt par des espaces, ou des régions, dédiés à une utilisation particulière comme par exemple : le code d'un programme, les données, la pile, un ensemble de sous-programmes, des modules, un tableau, etc. La segmentation reflète cette organisation.
Chaque objet logique sera désigné par un segment. Dans un segment l'adressage se fera à l'aide d'un déplacement. Le couple (segment, déplacement) sera traduit en adresse mémoire par le biais d'une table de segments contenant deux champs, limite et base. La base est l'adresse de début du segment, et limite la dernière adresse du même segment :
Unix
Problème de fragmentation
Les systèmes paginés rencontrent un problème de fragmentation interne : de la place est perdue à la fin d'une page. Les systèmes segmentés connaissent un problème de fragmentation externe : des espaces entre des segments sont trop petits pour loger de nouveaux fragments, cet espace est donc perdu.
Unix
Il est possible de le récupérer en compactant la mémoire, c’est-à-dire en déplacement les segments — tout en reflétant ces modifications dans les tables des segments — de sorte qu'il soient contigus. Néanmoins cette opération est coûteuse.
Partage de segments
Il est possible de partager des segments entre processus, comme illustré sur la figure ci-dessous, où deux processus Ed1 et Ed2 partagent le même segment de code (programme) mais ont des segments pour les données disjoints et de tailles différentes.
Unix
Protection dans un système segmenté
Cette protection sera assurée par des bits supplémentaires ajoutés dans la table des segments, de la même façon que pour un système paginé.
Exemple de microprocesseurs à architecture mémoire segmentée
L'exemple le plus connu est l'Intel 8086 et ses quatre registres :
- CS, pour Code Segment : pointe vers le segment contenant le programme courant.
- DS, pour Data Segment : pointe vers le segment contenant les données du programme en cours d'exécution.
- ES, pour Extra Segment : pointe vers le segment dont l'utilisation est laissée au programmeur.
- SS, pour Stack Segment : pointe vers le segment contenant la pile.
Les successeurs du 8086 sont aussi segmentés :
- le 80286 peut gérer 16 Mo de mémoire physique et 1 Go de mémoire virtuelle soit 16 384 segments de 64 Ko.
- le 80386 4 Go de mémoire physique, 64 To de mémoire virtuelle, soit 16 384 segments de 4 Go.
Systèmes mixtes paginés/segmentés
Il est possible de mixer les deux modes précédents :
# la pagination segmentée, où la table des pages sera segmentée. Autrement dit, le numéro de page p du couple (p, d) de l'adresse virtuelle sera interprété comme un segment (s, p’). Ce système résoud le problème de taille de la table des pages.
# la segmentation paginée, où chaque segment sera paginé. Autrement dit, le champs déplacement d du couple (s, d) de l'adresse virtuelle sera interprété comme un numéro de page et un déplacement (p, d’).
Swapping
Il est parfois nécessaire de supprimer toutes les pages ou segments d'un processus de la mémoire centrale. Dans ce cas le processus sera dit swappé, et toutes les données lui appartenant seront stockées en mémoire de masse. Cela peut survenir pour des processus dormant depuis longtemps, alors que le système d'exploitation a besoin d'allouer de la mémoire aux processus actifs. Les pages ou segments de code (programme) ne seront jamais swappés, mais tout simplement réassignés, car on peut les retrouver dans le fichier correspondant au programme (le fichier de l'exécutable).
Bibliographie / liens externes
- One level storage system, Kilburn, Edwards, Lanigan, Summer, IRE Transactions on elecronic computers, EC-11, vol. 2, avril 1962, pp. 223-235.
- Computer Organization and Design, Hennessy, Patterson, Morgan Koffman, ISBN 1558604286.
- Operating system concepts, Patterson, Silberschatz, ISBN 020151379X.
- Computer Organisation & Architecture, Hennessy, Patterson, Morgan Koffman, ISBN 0333645510.
- Computer Archtecture : A Quantitative Approach
- Computation Structures, Stephen A. Ward, Robert H. Halstead ISBN 026273088X.
- Structured Computer Organisation
- VAX reference Manual
- Sperry 7000/40 Architecture and Assembly Language Manual
Catégorie:Système d'exploitation
ja:仮想記憶
ko:가상 메모리
Processus (informatique)
ordinateur
Un processus (en anglais, process), en informatique, est défini par :
- un ensemble d'instructions à exécuter (un programme) ;
- un espace mémoire pour les données de travail ;
- éventuellement, d'autres ressources, comme des descripteurs de fichiers, des ports réseau, etc.
Un ordinateur équipé d'un système d'exploitation à temps partagé est capable d'exécuter plusieurs processus de façon « quasi-simultanée ». S'il y a plusieurs processeurs, l'exécution des processus est distribuée de façon équitable sur ces processeurs.
Le sens de processus doit être pris comme quelque chose qui prend du temps, donc qui a un début et (parfois) une fin. Un processus peut-être démarré par un utilisateur par l'intermédiaire d'un périphérique ou bien par un autre processus : les applications des utilisateurs sont des (ensembles de) processus.
Le système d'exploitation est chargé d'allouer les ressources (mémoires, temps processeur, entrées/sorties) nécessaires aux processus et d'assurer que le fonctionnement d'un processus n'interfère pas avec celui des autres (isolation). Il peut aussi fournir une API pour permettre la communication inter-processus (IPC).
Outre le multiplexage des ressources matérielles, le système peut contrôler l'accès des processus aux ressources selon une matrice de droits (permissions d'accès) et également associer les processus aux utilisateurs, qui sont les récipendiaires d'un ensemble de droits d'accès : un processus a les droits de l'utilisateur qui l'a démarré.
La plupart des systèmes offrent la distinction entre processus lourd (tels que nous les avons décrits), qui sont a priori complètement isolés les uns des autres, et processus légers (Threads en anglais), qui ont un espace mémoire (et d'autres ressources) en commun.
Dans le cas de processus comportant plusieurs processus légers (ou suivant l'expression souvent utilisée multi-thread) il existe un état du processeur (un contexte d'exécution) distinct pour chaque processus léger.
Liens internes
- Multi-tâche
- Processus léger
Catégorie:Système d'exploitation
Protocole de communication ja:通信プロトコル
Catégorie:Réseau informatique Catégorie:Télécommunications
Dans les réseaux informatiques et les télécommunications, un protocole de communication est une spécification de plusieurs règles pour un type de communication particulier.
Initialement, on nommait protocole ce qui est utilisé pour communiquer sur une même couche d'abstraction entre deux machines différentes. Par extension de langage, on utilise parfois ce mot aussi aujourd'hui pour désigner les règles de communication entre deux couches sur une même machine.
Les protocole de communications les plus utilisées sont les protocoles réseau.
Le concept
Communiquer ne consiste pas seulement à transmettre des informations (sans quoi les protocoles seraient inutiles). Il faut s'assurer que :
#l'interlocuteur sait que vous avez quelque chose à transmettre (téléphone : vous composez son numéro pour faire sonner son combiné) ;
#qu'il est prêt pour cela (téléphone : vous attendez qu'il décroche) ;
#qu'il situe votre communication dans son contexte (« Je t'appelle pour la raison suivante... ») ;
#qu'un éventuel destinataire final y soit identifié (« Peux-tu prévenir Michel que... ») ;
#que le correspondant s'assure d'avoir bien compris le message (« Peux-tu me répéter le nom ? ») ;
#que les procédures d'anomalies soient mises en place (« Je te rappelle si je n'arrive pas à le joindre ») ;
#qu'on se mette d'accord sur ce qu'est la fin de la communication (« Merci de m'avoir prévenu »).
Cette métacommunication n'est autre que la mise en œuvre de protocoles.
Mais vous avez déjà implicitement observé un autre protocole, avec une autre couche de communication, en attendant d'avoir la tonalité pour composer le numéro de votre correspondant. Et les standards téléphonique de départ et d'arrivée, pour leur part, se sont coordonnés entre eux aussi : autant de protocoles.
IPX
IPX est l'implémentation Novell du Internet Datagram Protocol (IDP) développé par Xerox. IPX est un protocole datagramme sans connexion qui transmet des paquets à travers Internet et fournit aux stations Netware et aux serveurs de fichiers des services d'adressage et de routage inter-réseaux. Il s'agit donc d'un protocole de couche 3 du modèle OSI.
L’adressage IPX permet, comme l’adressage IP, d’obtenir un système hiérarchique, offrant ainsi aux administrateurs les bases de la conception LAN. Ces adresses occupent 80 bits : 32 bits (en caractères hexadécimaux) définissant le numéro de réseau choisit par l’administrateur et 48 bits pour la partie représentant le noeud qui correspondent à l’adresse MAC de l’hôte.
L’avantage de l’utilisation de l’adresse MAC pour la partie hôte du noeud est que le protocole ARP (gourmand en ressources réseau) devient inutile et donc inutilisé.
Les spécifications d'IPX prévoient que les clients reçoivent une adresse qui leur est assignée dynamiquement. Les numéros de réseau sont configurés sur les interfaces physiques des serveurs et des routeurs. Les serveurs peuvent choisir de générer automatiquement un numéro de réseau interne au moment de l'installation.
Les serveurs peuvent aussi créer leur propre numéro de réseau IPX interne en plus des numéros de réseau appliqués à leurs interfaces. Lorsqu'un client se connecte à un serveur, il utilise l'adresse IPX interne de celui-ci. Cette adresse est formée du numéro de réseau interne du serveur et de l'adresse de noeud 0000.0000.0001
NetWare prend en charge plusieurs types d'encapsulation (c'est-à-dire des types de trame) pour la gamme de protocoles Ethernet :
- ARPA (appelé Ethernet_II par Novell)
- Novell-ether (appelé Ethernet_802.3 par Novell)
- SAP (appelé Ethernet_802.2 par Novell)
- SNAP (appelé Ethernet_SNAP par Novell)
La structure du paquet IPX est décrite ci-dessous :
Image:HeaderIPX.JPG
Détails des champs :
Aujourd'hui, Novell a abandonné IPX au profit de IPv6.
Catégorie:Protocole réseau
Catégorie:Réseau informatique
Matériel informatiqueLe matériel informatique ou hardware en anglais est la partie physique (essentiellement électronique) de l'ordinateur. Il est le complément du logiciel, ou software en anglais.
On peut classer le matériel en deux catégories :
- les composants internes de l'ordinateur ;
- les périphériques informatiques.
Composants internes de l'ordinateur
Un ordinateur est constitué des composants suivants :
- processeur ;
- mémoire vive ;
- mémoire morte ;
- des bus informatique pour relier le ou les processeurs aux mémoires et aux périphériques ;
Auquels il faut ajouter des interfaces de communication pour compléter
un ordinateur :
- Connexions aux mémoires de masse;
- Interfaces de communications homme machine (clavier, console, imprimante);
- Interface de communication avec d'autre ordinateurs;
À titre d'exemple, l'architecture de l'unité centrale d'un PC est composée de :
- carte mère :
- microprocesseur ;
- bus PCI, AGP, ISA (connecteurs d'extensions) ;
- bus ATA, SATA, SCSI (principalement dédiés aux mémoires de masse);
- bus USB, Firewire (connexion accessoire);
- mémoire vive ;
- mémoire morte ;
- carte graphique ;
- carte son ;
- carte réseau ;
- carte modem;
- disque dur.
- lecteurs, graveur de CD, DVD;
Périphériques informatiques
Les périphériques assurent les communications avec le monde extérieur.
- clavier ;
- souris ;
- moniteur ;
- dispositifs de pointage (Souris, Trackball, Joystick, Joypad...) ;
- lecteur de disquettes ;
- lecteur/graveur DVD-ROM ou CD-rom ;
- lecteur Zip
- tablette graphique ;
- modem ;
- imprimante ;
- scanner ;
- écran tactile ;
- webcam ;
- manette ;
- clef USB (mémoire flash amovible) ;
- etc.
Matériel Libre
Il existe un concept de « matériel » libre, comme il existe des logiciels libres, basé sur l'utilisation de FPGA (Field Programable Gate Array). Il s'agit de cellules logiques programmables permettant de simuler un processeur, une carte graphique, ou même de modifier l'organisation d'un processeur selon les besoins. Il devient aussi possible de définir des programmes se répliquant à l'intérieur du FPGA.
Voir aussi
- Architecture Hardware
-
ja:ハードウェア
ko:컴퓨터 하드웨어
ms:Perkakasan komputer
simple:Hardware
th:อุปกรณ์คอมพิวเตอร์
OS/2
OS/2 est un système d'exploitation robuste et moderne (32 bits, multi-tâches, etc.) développé par Microsoft en collaboration avec IBM et dont la première version (non-graphique) est sortie en décembre 1987.
OS/2 devait initialement être porté sur toutes les architectures IBM monoposte y compris les stations de travail. Il exista quelque temps une version d'OS/2 pour les PC/RT ainsi que, plus tard, pour les RS/6000 (plateforme PREP et non CHRP, ce qui fit retirer le système du catalogue quelques semaines après sa sortie). C'est là encore Microsoft qui se chargeait du travail avec IBM, et cette compagnie y gagna une solide expérience - payée par IBM - de portage entre machines big-endian et little-endian, expérience qui lui servira dès la rupture avec IBM pour réaliser Windows NT.
Suite à cette même rupture, OS/2 a ensuite été édité uniquement par IBM jusqu'au milieu des années 1990 ; aucune nouvelle version n'est apparue après 1996 (le positionnement de Windows étant trop fort), mais IBM a continué de le mettre à jour jusqu'en 2003 pour ses clients. Aujourd'hui, une petite communauté se bat toujours pour le faire perdurer.
Historique
1987: OS/2 1.0
La toute première version d'OS/2, fruit d'une colloboration entre IBM et Microsoft est la 1.0. Elle sort le 8 décembre 1987. Elle n'a pas d'interface graphique.
1988: OS/2 1.1
OS/2 1.1 sort à Halloween 1988. Cette nouvelle version dispose d'une interface graphique, Presentation Manager. Elle support également les disques de plus de 32 MB.
1989: OS/2 1.2
Avec OS/2 1.2 sorti au Comdex 1989 apparaissent le langage de script REXX et le nouveau système de fichiers HPFS. HPFS (High Performance File System) offre un stockage plus efficace des fichiers. HPFS est un peu le demi-frère de NTFS: ils portent le même "partition id" 0x07 dans la table de partitions. En outre, HPFS autorise des noms de fichiers de plus de 8+3 caractères. Il faudra attendre 1995 pour que Windows 95 puisse faire la même chose...
1991: OS/2 1.3 ... sans Microsoft
En 1991, IBM sort OS/2 1.3, qui apporte une légère amélioration: Adobe Type Manager. Mais la nouvelle la plus importante est que Microsoft abandonne le projet OS/2. Cependant, Microsoft continue individuellement le développement de ce qui s'appelle alors OS/2 3.0 et qui deviendra Windows NT. De son côté, IBM continue à développer OS/2 2.0 mais n'annonce aucune date de sortie. La situation est telle qu'un article du Wall Street Journal proclame la mort d'OS/2.
1992: OS/2 2.0
Annoncé comme "a better Windows than Windows" et "a better DOS than DOS" par IBM, OS/2 2.0 sort enfin. Il supporte les applications OS/2, Windows 3.0 (mais pas Windows 3.1), et DOS. Il permet de faire tourner plusieurs sessions DOS simultanément sans que le crash d'une des sessions n'influence les autres. OS/2 2.0 utilise également une nouvelle interface graphique: le Workplace Shell. D'ailleurs à cette époque, la grande majorité des magazines spécialisés considère que OS/2 est beaucoup plus stable que Windows et plusieurs grosses entreprises l'utilisent pour leurs données stratégiques (quand elles n'utilisent pas UNIX)... Mais au niveau des logiciels, déjà Windows a une bonne longueur d'avance : il est reconnue qu'il y en a beaucoup plus qui peuvent tourner sous Windows que sous OS/2. Ceci est déterminant dans le choix des petits utilisateurs. (Encore une fois, la publicité l'a emporté sur la qualité!)
1993: OS/2 2.1
En mai 1993 sort OS/2 2.1. Plus rapide qu'OS/2 2.0, il supporte également le TrueType.
1994: OS/2 Warp 3.0
En octobre 1994 sort OS/2 Warp 3.0. Il inclut TCP/IP en standard, ainsi qu'un jeu complet d'application appelé IBM Works.
Quelques raisons de l'échec d'OS/2
Le moteur est passé avant la carrosserie
La culture d'IBM (dans les labos, non dans les équipes commerciales!) était une culture de hackers. Les équipes d'OS/2 se sont focalisées sur la robustesse de l'OS : d'autant plus difficile à assurer que la direction d'IBM avait imposé qu'OS/2 tournât sur 80286, dont l'architecture était parfaitement inadaptée aux passages fréquents entre modes maître (système) et esclave (application) : il fallait pour repasser en mode maître effectuer une sorte de reboot-chaud où un indicateur de mode était positionné... dans une bascule LED du clavier ! Le bruit courut à IBM quun tiers du code d'OS/2 servait à contourner les bugs des différentes versions du 80286.
En contrepartie, peu de soin a été apporté aux polices de caractères, dans lesquelles pourtant IBM avait une excellente expérience avec son électrocomposeuse 4250 développée à Sindelfingen. Les polices de l'interface graphique étaient très loin d'avoir la qualité typographique, donnant à OS/2 une allure de système amateur par rapport à un Windows 3.0 (Adobe Type Manager), puis 3.1 (TrueType) à la présentation impeccable.
La situation était inhabituelle pour IBM pourtant censée savoir que pour vendre un ordinateur la présentation est une chose importante (le costume trois-pièces longtemps porté par ses commerciaux était un sujet de plaisanterie dans les milieux Unix).
Ingénieux coups de Microsoft
Microsoft eut un coup de génie : annoncer que pour Windows 95 trois touches supplémentaires seraient nécessaires (ce qui était inexact, mais comme le produit n'était pas lancé, personne ne pouvait le savoir) : les claviers à 105 touches au lieu de 102 (dans les pays francophones; 104 au lieu de 101 aux USA) se mirent à fleurir, et les trois touches supplémentaires n'avaient pas d'usage en OS/2, le faisant apparaître comme un OS déjà dépassé.
De surcroit deux de ces touches avaient le logo Windows à l'image des touches « pomme » d'Apple. Bill Gates marquait ainsi son territoire en rappelant de façon persistante que le PC était une machine à faire tourner Windows avant toute autre chose.
L'interface OS/2 fut discréditée comme « trop compliquée » par rapport à celle de Windows 3.1. En fait, cette interface ressemblait beaucoup à celle de Windows 95 - et pour cause puisque là aussi c'était Microsoft qui avait conçu en grande partie cette interface, mais Microsoft gardait cette nouvelle interface sous le coude...
... et annonça Windows 95 dans les semaines mêmes qui suivirent la disponibilité d'une couche d'émulation parfaite de Windows 3.1 dans OS/2 2.0. Là encore, l'émulation OS/2 faisait certes de lui, conformément à la promesse d'IBM, un meilleur Windows que Windows (notamment par l'usage du mode protégé)... mais ce n'était plus la bonne version de Windows. IBM était une fois de plus marginalisée, et l'interface Windows 95 encensée là où celle d'OS/2 avait été décriée.
Grave erreur de marketing d'IBM
Le public aurait encore pu passer sur ces défauts et essayer OS/2 comme successeur normal du DOS (son nom interne avait d'ailleurs été quelque temps DOS 5, sans rapport avec le DOS 5 qui suivit), mais IBM commit une énorme erreur de marketing en le vendant 4 fois le prix du DOS. Le saut était trop grand pour être accepté par une clientèle de particuliers, et IBM se marginalisa encore un peu plus tandis que Windows (facturé séparément du DOS) annonçait un coût qui était moins de la moitié celui de son concurrent.
Cette erreur fut stigmatisée par Jerry Pournelle, talentueux rédacteur technique de la revue BYTE. Le service marketing d'OS/2 ne sut, ne voulut ou ne put (car les impératifs de marges de la direction générale étaient sévères) suivre son conseil.
OS/2 aujourd'hui (2004)
L'intérêt essentiel d'OS/2 aujourd'hui est que personne n'a vraiment de compétence de pénétration sur ce système, ni n'en cherche vu son caractère peu répandu. Cela le fait apprécier pour des applications critiques ne demandant pas l'usage de périphériques récents, en particulier dans le domaine de la sécurité réseau (pratiquement à parité avec Novell).
Une citation officieuse
« La bataille du poste de travail est loin d'être finie. Lorsque la direction générale aura compris la puissance de Linux, elle va se mettre à l'appeler OS/3 » était une boutade fréquente dans les milieux UNIX d'IBM vers 1995. Nul n'imaginait alors tout de même que ce dernier OS deviendrait moins de cinq ans plus tard le fer de lance du marketing de cette société, et moins encore qu'il gèrerait en 2004 la plus puissante machine de cette époque. La bataille sera pourtant rude et n'est pas jouée d'avance, compte-tenu :
- de l'effort mené par Microsoft en matière d'ergonomie, et de son avance dans ce domaine pour le moment, bien que rattrapé par les dernières version de Linux !
- de ses importantes ressources marketing, mobilisables très rapidement de façon planétaire.
La mort d'OS/2 (2005)
IBM a annoncé l'arrêt définitif d'OS/2, prévu pour le 23 décembre 2005. Le support continuera jusqu'en décembre 2006. Une ouverture (et publication) du code, demandée par plusieurs utilisateurs et notamment les fidèles d'os2world.com n'a pu porter ses fruits, notamment à cause des origines d'OS/2.
Pour la suite de l'histoire, voir les articles Linux, KDE, GNOME et ReiserFS.
Références
- Mark Minasi et al : Inside OS/2 Warp 3.0 - ISBN 1-56205-378-7
Catégorie:Système d'exploitation
ja:OS/2
OS/400Catégorie:Système d'exploitation
OS/400 est le système d'exploitation d'IBM conçu pour ses machines de la gamme AS400 ISeries.
Il s'agit d'un système dédié à l'informatique de gestion qui intègre des technologies brevetées comme un système de fichiers objet et une base de données intégrée.
Conception
A la base de la conception de l'as400 et de son système, il y avait la conception du système 38 devant remplacer le système 36.Le besoin de garder les clients du système 36 à conduit à concevoir un système pouvant faire tourner les applications 36 sur la nouvelle machine. Le projet OS/400 méné par Franck Soltis est né.
Technologies
Dès les débuts de la conception du système 36 une technologie importante avait fait son apparition: l'espace d'adressage unique.
Il s'agit d'accéder aux emplacements mémoire d'un système en confondant notamment la mémoire vive réelle et les disques durs.
Le système a été conçu en C++ et intègre d'origine un système de fichier objet.
La base du système a été conçue avec une politique de grande évolutivité.
Pour cela, la technologie MI (Interface Machine) a été intégrée au système. Elle lui permet de rester en grande partie indépendante du matériel. Ainsi, si un changement de type de processeur est à envisager le développement d'une version dédié du système prendrait que quelques mois.
Toujours dans le cadre de cette politique, le mode d'adressage 64 bits a été appliqué au système.
OS/400 intègre une base de donnée. Cette dernière n'avait pas de nom jusqu'à il y a quelques années, où elle a pris le nom commercial de DB2.
Sa particularité par rapport à d'autres bases de données, c'est qu'elle est beaucoup plus proche du noyau système (des API ont été développées spécialement pour elle). De plus elle est aujourd'hui la seule qui ne demande pas une personne dédiée à son administration, même avec des bases conséquentes. Cette base de données applique les modifications aux fichiers sans temps de latence et optimise de facto la base à tout moment sans pénaliser les utilisateurs.
Il n'y a pas de manipulations mensuelles ou hebdomadaires pour ré indexer ou supprimer les espaces vides dans les bases.
Les nouvelles versions intègrent aujourd'hui le LPAR. Il s'agit de permettre le partitionnement logique d'un système installé. On obtiendra ainsi plusieurs systèmes logiques avec leurs utilisateurs ,leurs fichier, leurs accès réseau sur un seul système physique réel.
Autres fonctionnalités
OS/400 intègre en option la technologie PASE, qui permet de développer les application UNIX sur le système et de les exécuter.
Il permet d'installer via le partitionnement logique d'autre systèmes d'exploitation dont Linux.
(Distribution SuSE 64 bits)
Importance dans le monde
La France fait partie des pays grands utilisateurs des As/400 ou iSeries.
Liens externes
- [http://www.ibm.fr IBM France]
ja:OS/400
Macintosh
Les Macintosh, ou Mac, sont des ordinateurs personnels fabriqués et commercialisés par la société Apple Computer depuis janvier 1984. Ils cohabitent sur le marché des ordinateurs personnels avec les PC.
Les premiers Macintosh ont tiré leur succès de leur interface graphique simple d’utilisation. Ils étaient construits sur les microprocesseurs de la famille 680x0 de Motorola. Les machines plus récentes emploient le PowerPC d’IBM et Motorola, et bientôt le Pentium de Intel. Ils sont aujourd’hui très utilisés par les professionnels de la vidéo numérique, de l’infographie, de la presse et de la musique.
Apple a récemment annoncé une transition vers une architecture à base de processeurs Intel.
Les Macintosh fonctionnent habituellement avec le système d’exploitation Mac OS, mais d’autres systèmes sont depuis peu utilisables, comme Linux ou FreeBSD.
Un cluster de Xserve G5 surnommé Big Mac a été l’un des supercalculateurs les plus puissants au monde (7e au top 500 [http://top500.org] de novembre 2004), et surtout celui offrant de loin le meilleur rapport coût/puissance.
Histoire
Le projet Macintosh
Le projet Macintosh naquit début 1979 avec Jef Raskin, qui envisagea un ordinateur facile à utiliser et peu cher pour le grand public. Ses idées furent répertoriées dans Le Livre du Macintosh.
En décembre 1979, Jef Raskin fut autorisé à lancer le projet Macintosh et se mit en particulier à la recherche d’un ingénieur qui soit capable de réaliser un premier prototype. Bill Atkinson, un membre du projet Lisa, lui présenta Burrell Smith, un technicien qui venait d’être recruté la même année. Selon certaines sources, Bill Atkinson aurait dit à Jef Raskin : « Jef, voici Burrell. Il est le gars qui va réaliser le Macintosh pour toi. »
Jef Raskin demanda à Burrel Smith de réaliser un ordinateur qui puisse être commercialisé à 500 $. Son premier prototype embarquait 64 Ko de mémoire, utilisait le peu puissant microprocesseur 6809E de Motorola, et avait un affichage de 256 par 256 pixels en noir et blanc. c’est alors que Bud Tribble, un programmeur sur le Macintosh, eut l’idée d’adapter les programmes graphiques du Lisa pour les faire tourner sur le Macintosh. Il demanda aussi s’il était possible d’intégrer le processeur Motorola 68000 du Lisa dans le Macintosh tout en maintenant un faible coût de production. Dès décembre 1980, Burrell Smith mit au point une carte qui embarquait non seulement un processeur 68000, mais qui de plus le faisait tourner à une fréquence de 8 MHz au lieu de 5 MHz. Ce deuxième prototype avait aussi un affichage de 384 par 256 pixels. Cette machine utilisait moins de contrôleurs mémoire que le Lisa, ce qui la rendait bien moins chère à fabriquer.
Le concept innovant du Macintosh attira l’attention de Steve Jobs, qui quitta le projet Lisa pour se concentrer avec son équipe sur le projet Macintosh. En janvier 1981, il prit la direction du projet, forçant Jef Raskin à le quitter.
Steve Jobs avait visité les locaux de développement de Xerox PARC en décembre 1979, soit trois mois avant le lancement des projets Lisa et Macintosh. Ayant appris que Xerox développait une technologie d’interface graphique, il avait négocié cette visite en échange de stock option’' Apple. Il est indéniable que cette visite influença grandement Steve Jobs pour le développement du Lisa et du Macintosh.
Le Macintosh
Le Macintosh fut finalement lancé le 24 janvier 1984, avec une publicité diffusée lors de la troisième mi-temps du Super Bowl (championnat mondial de football américain). Réalisée par Ridley Scott, cette publicité décrivait un monde orwellien enchaîné par la technologie IBM et libéré par l’arrivée d’une nouvelle machine : le Macintosh. Élément de suspense : le produit n’y était pas montré !
Commercialisé à un prix de 2 495 $, le Macintosh avait 128 ko de mémoire (d’où le nom Macintosh 128k) et tournait sur un nouveau système d’exploitation, Mac OS (une grande partie était enregistrée en ROM) et un lecteur de disquette 3,5 pouces. Apple prit soin de préciser que ces 128 Ko de RAM étaient épaulés par 64 Ko de ROM contenant les bibliothèques indispensables à son fonctionnement, ce qui en faisait « une machine à 196 Ko ». Lors de sa présentation, Steve Jobs disposait d’un prototype du futur Macintosh 512k mais qu’il présenta comme le Macintosh 128k.
Il reçut un accueil enthousiaste, mais sa mémoire limitée et son absence initiale de disque dur limitèrent son implantation. La machine n’étant utilisable qu’à travers son interface graphique, tous les programmes devaient être complètement repensés, et les outils de développement étaient pratiquement absents. Cela rebuta plusieurs développeurs de logiciels, mais pas Microsoft, qui développa Word, un traitement de texte WYSIWYG, ainsi qu’un nouveau tableur, Excel, qui tirait parti des polices typographiques. La première version alpha de Windows naquit sur un prototype du Macintosh offert gracieusement par Steve Jobs à Bill Gates, lequel aurait dit, en le voyant « De toutes les machine que j'ai vu, le Macintosh est le seul qui dégage une certaine originalité », s’attirant ainsi (temporairement) les faveurs des fans de la Pomme.
Vers la fin de l’année 1984, les ventes chutèrent : la faible évolutivité de la machine (pour brancher un disque dur externe notamment, mais surtout par sa faible quantité de mémoire) avaient eu un écho dans la presse, y compris non-informatique. 128 ko de mémoire paraissaient énormes lors de la disponibilité du Mac en mars 1984, mais la technologie (y compris pour les IBM PC) avait rapidement fait augmenter les standards.
Apple Computer lança alors le Macintosh 512K, une évolution du Macintosh original avec 512 ko de mémoire.
La famille s’élargit : l’ère des Macintosh 68k
À partir de 1986 les nouveaux modèles se succédèrent à un rythme plus soutenu. En janvier 1986 sort le Macintosh Plus, qui vise à corriger le plus gros défaut des deux premiers Macintosh : le manque d’évolutivité. Il intègre ainsi quatre emplacements mémoire lui permettant d’embarquer jusqu’à 4 Mo de mémoire, ainsi qu’un port SCSI standard. Un peu plus tard sort le Macintosh 512Ke, petite évolution du Macintosh 512K, et qui forme l’entrée de la gamme.
En mars 1987 Apple Computer introduit le Macintosh II. Très haut de gamme (4000 $ à son lancement), celui-ci incarne l’évolutivité ultime. Il est le premier Macintosh qui n’est pas tout-en-un et offre 8 emplacements mémoire, 6 slots NuBus et deux emplacements interne pour disque dur. Il est aussi plus puissant avec son processeur 68020 cadencé à 16 MHz. En même temps sort le Macintosh SE qui va se positionner au dessus du Macintosh Plus dans la gamme compacte (à écran intégré). Tout deux disposent d’une nouvelle version de Mac OS : le Système 2.
Désormais Apple Computer dispose d’une gamme d’ordinateur complète et crédible et les ventes redécollent avec plus de 50 000 unités vendues par mois. Tout le monde pensait alors que le Macintosh allait l’emporter sur les PC d’IBM et le tout nouveau Windows. Mais au début des années 1990 les clones PC saturèrent le marché et Apple Computer se trouva la seule société à faire des Macintosh. Depuis cette époque les Macintosh n’ont plus réussi à reprendre l’avantage sur les compatibles PC.
La gamme Macintosh continue à évoluer et à gagner en puissance, en adoptant les processeurs Motorola 68030 puis 68040. En bas de gamme apparurent les Macintosh Classic et les Macintosh LC, les dérivés du Macintosh II (IIx, IIcx, IIci, IIsi, IIfx ...) formant le haut de gamme jusqu’en 1991. Fin 1991 apparaissent les Macintosh Quadra, les premiers Macintosh au format tour, destinés aux professionnels. Très évolutifs et dotés d’un processeur Motorola 68040 très puissants, ils reléguèrent les Macintosh II en moyenne gamme. Dans les années 1992-1993 les Macintosh LC furent très populaires grâce à leur prix très compétitif (750 $ pour un LC III à sa sortie). En septembre 1992, Apple Computer lance la famille Performa pour le grand public. Ce sont au début des Classic ou des LC vendus avec des moniteurs, à des prix réduits. En 1993 est lancée la famille Centris, des modèles de milieu de gamme à base de 68040.
Parallèlement aux Macintosh de bureau, Apple Computer sortit des ordinateurs portables. La première tentative fut le Macintosh Portable, sorti en 1989, mais, pesant plus de 7 kg, il ne connu pas le succès. Les premiers Macintosh vraiment portables furent les PowerBook, lancé en 1991. Il connurent d’emblée un grand succès, grâce à leur caractère novateur : il intégraient un trackpad (contrairement à ses concurrents qui utilisaient un trackball) et, subtil détail, le clavier était positionné du côté de l’écran, laissant de la place sur le devant pour reposer les poignets (alors que tous les portables PC de cette époque plaçaient tous le clavier le plus proche possible de l’utilisateur).
Depuis 1994 : les Macintosh PowerPC
Au début des années 1990, l’alliance Apple Computer-IBM-Motorola annonça la série de processeurs PowerPC à architecture RISC.
Les premiers Macintosh à base de PowerPC furent les Power Macintosh 6100, 7100, 8100 sortis en 1994. Cela fut une révolution majeure des Macintosh : en terme de performance, le Power Macintosh 6100 à base de PowerPC 601 d’entrée de gamme était plus rapide que le plus puissant des Macintosh 68k ! En contrepartie, du fait de l’incompatibilité entre les processeurs PowerPC et 68000, toutes les applications Macintosh durent être réécrites, y compris le système d’exploitation. Les anciennes applications fonctionnaient sur les Power Macintosh par l’intermédiaire d’un émulateur.
Dès 1995, toute la gamme de bureau Apple Computer fut composée de machine à processeur PowerPC. Jusqu’en 1997, la gamme Macintosh était composée comme suit : les Performa et les Power Macintosh des séries 4000, 5000 et 6000 pour la gamme grand public (dotés d’un écran), les Power Macintosh 7xxx en milieu de gamme, les Power Macintosh 8xxx destinés aux professionnels du son et de la vidéo et les Power Macintosh 9xxx très évolutifs en haut de gamme.
Les PowerBook ne passèrent au PowerPC que fin 1995, avec le PowerBook 5300. Mais cette sortie était encore trop anticipée et le PowerBook 5300 connut de nombreux problèmes techniques. Seuls trois autres PowerBook virent le jour avant le passage au PowerPC G3 : les PowerBook 1400, 2400 et 3400c.
À partir de 1995, pour contrecarrer la perte de part de marché, Apple Computer autorisa d’autres sociétés, comme Umax ou PowerComputing à fabriquer des Macintosh. Ces Macintosh sont surnommés les clones’'. Apple Computer est à cette période au plus bas et est sur le point de disparaître. Les clones furent interdits par Apple Computer à la sortie du G3.
Fin 1997 sortent les premiers Macintosh à base de PowerPC G3. Les performances font un nouveau bond en avant et les PowerPC 603 et 604 sont rapidement abandonnés dans la gamme Macintosh. Cela ne suffit pas à reprendre des parts de marché mais permet à Apple Computer de survivre.
Mais c’est à partir de 1998 que les ventes reprennent, grâce à la sortie de l’iMac. Plus de 6 millions d’iMac se vendent jusqu’en 2001. La mode colorée de l’iMac déteint sur le reste de la gamme Macintosh : en 1999 sortent les Power Mac Bleu et Blanc’' (au boîtier translucide), puis les PowerBook se parent d’un boîtier tout en rondeurs. En 1999 sort l’iBook palourde coloré. Le carré magique est complété : dans la gamme de bureau, l’iMac pour le grand public et le Power Mac pour les professionnels, et dans la gamme portable, l’iBook pour le grand public et le PowerBook pour les professionnels.
En 1999 les Power Mac passent au processeur PowerPC G4. Celui-ci n’apporte à la plupart des applications qu’un faible gain en puissance (à moins qu’elles soient réécrites pour tirer parti d’un jeu d’instructions spécifiques) et est marqué par les difficultés de production par Motorola.
En avril 2001, le Macintosh subit une seconde révolution (après le passage au PowerPC), cette fois ci dans son système d’exploitation, avec le passage à Mac OS X, basé sur un noyau UNIX dérivé de BSD.
La même année, Apple Computer lance le PowerBook G4. Celui-ci signe la fin des Mac au design coloré et arrondi : totalement en titane, il se veut très sobre et d’un aspect plus professionnel. l’iBook se pare lui d’une coque toute blanche, caractéristique de tous les futurs Mac grand public. En 2002 sort l’iMac G4, doté d’un écran plat. Il est suivi par l’eMac G4, destiné au bas de la gamme grand public. La même année, Apple Computer commercialise parallèlement un serveur en rack 1U : le Xserve.
Dans les années 2001-2002-2003, à cause des déboires de production du G4, les Mac sont quelque peu dépassés en terme de puissance par les PC : le G4 ne peut suivre l’infernale montée en fréquence initiée par Intel et seuls les professionnels ayant besoin de calculs spécifiques peuvent tirer avantage des processeurs G4. Cela causa une chute des parts de marché d’Apple Computer sur le marché grand public ces années là.
En 2003 le Power Mac G5 sort, et ramène les Mac dans la course à la puissance. Basé autour du processeur PowerPC 970 d’IBM à architecture 64 bits et innovant, le Power Mac G5 trace un avenir plus clair au Mac. Depuis septembre 2004, les iMac ont à leur tour adopté le processeur G5. Hélas, la promesse qu'IBM avait faite à Steve Jobs et Apple ne sera jamais tenue, et, plus de 2 ans après leur première apparition, les G5 fabriqués par IBM n'atteignent toujours pas la fréquence tant espérée de 3GHz.
2006 : Les MacIntel
Déçu par IBM, Steve Jobs annonce, le 6 juin 2005 à la conférence d’Apple Computer de la WWDC, le passage progressif de toute la gamme Macintosh vers les processeurs Intel, abandonnant ainsi IBM et Freescale. La justification donnée par Apple Computer est qu’IBM n’est plus capable de faire évoluer son G5. La décision d’abandonner l’architecture PowerPC paraît paradoxale car elle survient à un moment où l’industrie accorde un regain d’intérêt pour le PowerPC d’IBM : Sony l’a choisi son nouveau processeur Cell pour la console PlayStation 3, et les futures Nintendo Revolution et Xbox 360 utiliseront une évolution du G5. En fait, Apple est actuellement le principal acheteur de tels processeurs, et est donc un client privilégié ; avec ces nouveaux clients, Apple ne représenterait au mieux que 10 % des achats de PowerPC.
La transition vers Intel sera facilitée grace à Xcode 2.1, capable de compiler en Universal Binaries’', applications capables de fonctionner sur les deux architectures, et Rosetta, un émulateur PPC.
La transition s’amorcerait en juin 2006 (à partir de la date anniversaire de la keynote de la WWDC soit le 06/06/06, un écho peut-être des 666.66 $ qui était le prix de l’Apple I lors de sa mise sur le marché en 1976) pour être complètement achevée fin 2007.
Remarquons toutefois que Mactel’' (ou encore Macintel’') n’est qu’un surnom, Apple n’ayant jamais appelé ses anciens ordinateurs Macorola ou Macibm. Même si Apple a breveté le nom « Mactel », ce n’est sûrement pas pour l’utiliser mais plutôt pour éviter qu’il soit détourné par une autre société.
Les différents modèles de Macintosh
Il existe plusieurs catégories de Macintosh :
- les Macintosh 68k (1984-1996) ;
- les Power Mac [http://images.apple.com/powermac/images/specstop06082004.jpg] (depuis 1994) ;
- les clones (1995-1998) ;
- les PowerBook [http://images.apple.com/befr/powerbook/images/indextop050204.jpg] (depuis 1991) ;
- les iMac [http://images.apple.com/befr/imac/images/indextop20040831.jpg] (depuis 1998) ;
- les iBook [http://images.apple.com/befr/ibook/images/indextop20041019.jpg] (depuis 1999) ;
- les eMac [http://images.apple.com/befr/emac/images/index_top.jpg] (2002-2005) ;
- les Xserve [http://images.apple.com/befr/xserve/images/xs_indextop_010604_02.gif] (serveurs commercialisés depuis 2002) ;
- les Mac mini [http://images.apple.com/befr/macmini/images/indextop20050111.jpg] (depuis janvier 2005).
Voir les listes détaillées des modèles de Macintosh : Liste des modèles de Macintosh par processeur et Liste des clones Macintosh
Voir aussi
Liens internes
- Apple Computer
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%e7ais/Informatique/Logiciels/Syst%e8mes_d%27exploitation/Mac_OS/ Sites d’information sur le Macintosh]
- [http://www.histoire-apple.com/ l’histoire d’Apple]
- [http://www.wikimacg.com/index.php/Accueil/ Le Wiki thématique consacré à l’univers Apple et Mac OS]
-
ja:Macintosh
ko:매킨토시
simple:Macintosh
Lisa ja:Lisa
Catégorie:Ordinateur personnel
Catégorie:Ordinateur personnel
Le Lisa était un ordinateur personnel lancé par Apple Computer en 1983 pour révolutionner le marché. Il était le premier ordinateur personnel à posséder une souris et une interface graphique. Celle-ci était inspirée de celle des stations de travail Xerox. L'idée du Lisa était d'augmenter la productivité en rendant les ordinateurs plus faciles à utiliser. Le projet Lisa démarra en 1978. Steve Jobs, co-fondateur d'Apple, participa à son développement jusqu'en 1982, date où il rejoignit le projet Macintosh.
L'origine du nom Lisa est un mystère. Certains pensent que c'est l'acronyme de Local Integrated Software Architecture, d'autres pensent qu'il provient du prénom de la fille de Steve Jobs et que l'acronyme à été inventé plus tard pour correspondre au nom.
Le Lisa fut lancé le 19 janvier 1983 pour un prix de 9995 $. Il utilisait un processeur Motorola 68000 à 5 MHz, avait 1 Mo de RAM, un disque dur externe de 5 Mo et deux lecteurs de disquettes 5,25" de 871 ko. Son système d'exploitation était Lisa OS, qui utilisait le multitâche préemptif, fonction inconnue des ordinateurs personnels de l'époque, qui n'est apparue sur les Macintosh qu'en 2001 avec Mac OS X. Cette fonction était en partie responsable de la lenteur de la machine.
Malgré son caractère révolutionnaire pour l'époque, le Lisa fut un énorme échec commercial pour Apple.
Actuellement, les Lisa fonctionnant encore sont devenus des objets de collection, pour lesquels des gens paient des milliers d'euros pour se les procurer.
Anecdote: La petite fille qui a donné son prénom est Lisa Jobs (fille de Steve Jobs, le responsable du projet Lisa et co-fondateur d'Apple).
Le Lisa 2
En même temps que la sortie du Macintosh, en janvier 1984, le Lisa fut remplacé par le Lisa 2. Celui-ci possédait un lecteur de disquette 3,5" de 400 Ko au lieu des deux lecteurs 5,25" 871 Ko. Des versions avec disques durs de 5 Mo et 10 Mo furent commercialisées sous le nom de Lisa 2/5 et Lisa 2/10.
En janvier 1985, le Lisa 2/10 fut doté d'un émulateur Macintosh et renommé en Macintosh XL.
Virtual Memory System
Catégorie:Système d'exploitation
Virtual Memory System (VMS) est un système d'exploitation propriétaire créé par DEC en 1977 pour ses ordinateurs VAX. Le système a depuis été porté sur les processeurs DEC Alpha, et enfin Itanium. C'est Hewlett-Packard qui détient actuellement les droits sur VMS, dont les dernières versions sont nommées OpenVMS, en raison de la présence d'une couche de compatibilité POSIX.
OpenVMS est réputé pour sa stabilité et sa sécurité. Système très répandu avant la vague UNIX, là où les besoins de sécurité sont impératifs, sa rareté relative depuis lors n'a pu qu'augmenter ses atouts en ce domaine. OpenVMS est le plus souvent employé au sein de systèmes bancaires, militaires ou industriels, comme par exemple pour piloter l'usine d'incinération Fernwärme Wien construite par Friedensreich Hundertwasser.
Particularité dans la gestion de fichiers - le numéro de version
- Les noms de fichiers sont caractérisés par un numéro de version placé après un point-virgule suivant l'extension du fichier. Exemple: nom.txt;45 => version 45 du fichier nom.txt.
- Ce numéro de version s'incrémente automatiquement à chaque modification du fichier.
- Le nombre de versions mémorisées dépend d'un paramètre du fichier ou du répertoire.
- En ne spécifiant pas la version (donc en employant nom.txt seul) on référence toujours la dernière version.
Lien externe
- [http://h71000.www7.hp.com/ La page OpenVMS sur le site HP] (en anglais)
- [http://dahmer.vistech.net/ The Deathrow OpenVMS Cluster] propose des comptes sur un cluster OpenVMS pour un usage non-commercial.
- [http://www.esme.fr/ Esme Sudria] Utilise et eduque sous OpenVMS. Merci Mr P.
CompaqCatégorie:Constructeur informatique
Compaq Computer Corporation est une entreprise d'informatique créée en 1982 par Rod Canion, Bill Murto et Jim Harris à Houston, Texas (États-Unis).
Compaq est l'abréviation de COMPatibility And Quality.
Les principales dates
- 1982
Février : création de Compaq Computer Corporation par Rod Canion, Bill Murto et Jim Harris à Houston, Texas (États-Unis).
- 1983
Octobre : création du siège social européen à Munich (Allemagne) par E.Pfeiffer.
Décembre : Introduction au Nasdaq.
Plus de 53 000 portables sont livrés sur l'année aux États-Unis et au Canada.
- 1984
Janvier: 111,2 millions de dollars de chiffre d'affaire pour la première année, un record dans l'industrie américaine.
Juin: premier ordinateur de bureau, le Deskpro.
Septembre: création de la filiale française à Paris.
- 1986
Avril: livraison du 500 000e micro-ordinateur.
Octobre: construction de la première usine européenne à Erskine (Écosse).
- 1987
Novembre: fabrication du millionième micro-ordinateur.
- 1989
Octobre: lancement du premier portable, le Compaq LTE.
Novembre: lancement du premier serveur PC, le Compaq Systempro 386 à bus EISA.
- 1991
Octobre: Eckard Pfeiffer est nommé Président et Chief Executive Officer.
- 1992
Juin: premiers PC et portables à prix réduits (ProLinea et Contura)
- 1993
Août: lancement d'une nouvelle ligne de micro-ordinateurs spécialement conçus pour les familles, la gamme Compaq Presario.
Septembre: nouveaux serveurs haut de gamme, les Compaq ProLiant.
Décembre: n°1 sur le marché français.
- 1994
Février: introduction du mini-portable, le Compaq Aero.
Novembre: en tête du marché européen de la micro-informatique avec 14% de part de marché (Source: Dataquest).
Décembre: n°1 mondial des ventes de PC.
- 1995
Mars: nouvelles gammes de micro-ordinateurs de bureau ProLinea et Deskpro.
Août: premier constructeur à proposer Windows 95.
Octobre: acquisition de Thomas Conrad constructeur de cartes d'interfaces réseau et de concentrateurs.
Novembre: acquisition de NetWorth, leader dans la fabrication et la commercialisation de hubs Fast Ethernet, de commutateurs et de produits de gestion de réseau.
- 1996
Octobre: annonce des premières stations de travail, les Compaq Professional 5000.
Novembre: livraison du millionième serveur au niveau mondial.
- 1997
Janvier: création de Compaq Capital, filiale pour le financement et la location d'équipement informatique.
Février: annonce du premier portable multimédia conçu pour le grand public, le Compaq Presario 1060.
Mai: acquisition de Tandem.
Décembre: livraison du 2 millionième PC.
- 1998
Janvier: annonce de l'acquisition de Digital Equipment.
Février: Compaq France lance un plan d'équipement informatique pour les PME.
Mai: lancement de l'ordinateur de poche C-Series.
Octobre: nouvelle génération de serveurs à base de processeurs Alpha 64-bits.
- 1998
Janvier: Acquision de Shopping.com, entreprise américaine spécialisée dans la vente en ligne. Création de Compaq.com.
Février: lancement de l'Aero 2100, son premier assistant de poche écran couleur.
Avril: la filiale française annonce sa nouvelle stratégie PME avec des solutions métiers et des produits | | |