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| Téhéran |
Téhéran
Téhéran (Persan : تهران [Tehrān]) est la capitale de l'Iran (Perse), sa population actuelle est de 11 050 000 (métropolitain 15 000 000). La ville donne également son nom à la province environnante.
Situation
province
Établie sur un plateau à une altitude oscillant entre 1 200 et 1 700 m, la ville de Téhéran est une ville plutôt moderne sans charme particulier et particulièrement polluée par la circulation automobile et les fumées industrielles.
Les quartiers du nord de la ville situés sur les contreforts de l'Elbourz, sont un peu moins pollués, un peu plus frais en été. Ce sont les quartiers résidentiels de la population aisée de la capitale. La majorité des ambassades étrangères s'y trouvent ainsi que le palais et le parc de l'ex-Chah. Vers le sud, en contre bas, et vers le désert, ce sont des quartiers plus populaires et industriels. C'est à l'extrême sud de l'actuelle agglomération que se trouve le site de Ray (Rhagès). Ray a longtemps été la capitale régionale et est le lieu de naissance du calife abbasside Hârûn ar-Rachîd en 766.
766
La ville est au pied des montagnes, à la sortie nord de la ville un télécabine monte jusqu'au mont Töchal à 3 966 m. Plus à l'est et à 50 km du centre de Téhéran se trouve le mont Damâvand dont le cône parfait garde quelques traces de neige jusqu'en juillet et culmine à 5 671 m.
Au sud ouest de la ville, sur la route de Qom, au milieu des cimetières dédiés aux « martyrs » de la guerre Iran-Irak, se trouve le complexe funéraire de l'ayatollah Khomeiny.
Histoire
Khomeiny
Téhéran est fondée vers le . Elle commence à prendre un peu d'importance après la destruction de Rhagès par les Mongols en 1220.
On ne connait pas avec certitude l'étymologie de la ville, mais une explication courante veut que Téhéran signifie « un endroit chaud », par opposition à « un endroit froid » appelé Shemiran (un district plus froid au nord de Téhéran. Don Ruy Gonzáles de Clavijo, un ambassadeur castilan, fut probablement le premier européen à visiter Téhéan, s'y arrêtant en juillet 1404, lors d'un voyage vers Samarcande (aujourd'hui en Ouzbékistan et qui était alors la capitale mongole). A cette époque, la ville ne possédait pas de murailles.
Elle devient la capitale de l'Iran au temps de la dynastie Qadjar en 1785, qui avait pris la place de la dynastie Zand. Le développement de la ville commence alors réellement. Les dynasties précédentes avaient préféré des capitales plus au Sud comme Ispahan ou Chiraz. Téhéran doit d'être devenue capitale de l'Iran à l'époque Qadjar à des préoccupations stratégiques : les Russes menacent les frontières Nord du pays et les Turcomans celles du Nord-est. Téhéran bénéficie d'une situation privilégiée au carrefour de la route est-ouest qui longe le piémont de l'Elbourz et des voies menant aux oasis de l'Iran central et aux bassins du Fars.
Téhéran à l'époque des Qajars et même jusqu'au milieu de XXè siécle se concentrait autour de Bazar qui constituait le coeur de la ville. A quelque pas se trouvait la cité royale (ark-e-saltanati) avec la résidence du Shah et la cour. La ville a eu un développement fulgurant aucours de quarante dernières années et particulièrement après la révolution. Sa population est passé de quelques centaines de milliers à plus de 12 millions, faisant d'elle un des plus grand métropole du monde et où désormais de vastes autoroutes relient les différents quartiers de la ville.
En 1943, la ville accueille la conférence de Téhéran, qui réunit le président américain Franklin D. Roosevelt, le chef d'État soviétique Joseph Staline et le Premier ministre britannique Winston Churchill. Cette conférence préfigura le partage du monde de la conférence de Yalta. Elle garantit l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Iran.
Téhéran acceuil en 1974 le 7 jeux olympique asiatique.
En 1979, c'est à Téhéran qu'ont lieu la chute du chah Mohammad Reza Pahlavi et la Révolution islamique menée par l'imam Khomeiny.
Monuments
Khomeiny
Téhéran est une ville récente, les quelques monuments anciens se trouvent à Ray à la limite Sud-est de la ville. Dans Téhéran même les monuments les plus anciens remontent à l'époque Qadjar. En revanche la ville regorge de musées et depuis la révolution de plusieurs palais ouverts au public.
Mosquées et églises
Il n'y a pas de mosquée très remarquable dans Téhéran surtout au regard de villes comme Ispahan ou Chiraz.
- La Mosquée de l'imam Khomeiny (ex-Mosquée du Chah) est complétement insérée dans le bazar sans qu'il y ait de véritable séparation entre la rue et la cours de la mosquée.
- La cathédrale arménienne construite dans les années 1960 est une preuve que l'Iran n'est pas uniformément musulman et chiite. Téhéran comporte une dizaines d'églises.
Musées
Chiraz
- Musée des verres et de la céramique : c'est un petit musée dans un très joli cadre avec une présentation moderne et agréable. L'immeuble était la maison de Ghavam saltaneh, homme politique iranien et a servi d'ambassade de l'Egypte jusqu'en 1976.
- Le Musée National ou Musée archéologique détient une très riche collection sur l'Iran antique.
- Le Musée des arts Islamiques voisine le précédent.
- Musée d'Art contemporain avec des expositions temporaires et quelques pièces très intéressants des plus grands artistes contemporains comme Giacometti,Picasso,...
- Musée du tapis est proche du musée d'art contemporain et du grand parc public Laleh.
- Musée des joyaux de la couronne avec une extra-ordinaire collection. Un des plus riches au monde!
- Musée Reza Abassi avec une riche collection des miniatures iraniennes
- et encore quelques autres…
Palais & Jardins
Chiraz
Chiraz
- Le Golestân est le palais de la dynastie Qadjar. C'est un vaste ensemble de bâtiment encerclant un jardin. Des restaurations dont la fin n'est pas connue sont en cours. Il est cité dans le quartier du Bazar.
- Le palais Sa'd Âbâd etait la résidence de la famille Pahlavi. Son intérêt est d'être sur les hauteurs de Téhéran en dehors de la pollution et d'être entouré d'un parc dont la fraîcheur incite à s'y attarder.
D'autres palais comme Niavaran, la dernière résidance du Shah se situe dans un grand complexe contenant plusieurs monuments de l'époque Qajar. Il se situe au nord de la ville.
Téhéran contient également plusieurs jardins publiques. Grands et bien entretenus, ils sont parsemés dans la ville et présentent un havre de calme dans un métropole bruyant. Les plus importants sont:
Chiraz
- Park Mellat (ex Shahanshahi) dans l'avenue Vali-Asr.
- Park Lâleh (ex Farah) dans le boulevard Keshavarz. Accolé des musées de Tapie et d'Art contemporain.
- Park Daneshjou (ex Valiahd) au centre de la ville. L'Opéra de Téhéran se trouve au proximité et le Théatre de la Ville à l'intérieur du jardin.
- Park Shahr dans le sud de la ville, près de Bazar.
- Park Niavaran au pieds du palais du même nom au nord de la ville.
- Park Jamshidieh au pieds de la montagne. Mignon et joliment décoré.
Catégorie:Capitale de pays
Catégorie:Iran
Catégorie:Ville d'Iran
Catégorie:Mégapole
ja:テヘラン
ko:테헤란
Capitale
Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs, ou une ville ayant une prééminence dans un domaine social, culturel, économique ou sportif (Toulouse est la capitale du rugby).
On utilisera en général le terme capitale seul pour désigner la capitale d'un pays (ville où siègent les pouvoirs nationaux).
En France, les capitales des échelons locaux ont des dénominations précises :
- Préfecture de région pour la capitale d'une région,
- Préfecture pour la capitale d'un département.
Liste des capitales du monde
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Capitale est aussi un terme typographique désignant un format des lettres.
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Catégorie:Ville du monde
zh-min-nan:Siú-to· als:Hauptstadt ko:수도 (도시) ja:首都 simple:Capital (city) th:เมืองหลวง
Iran
|- valign="top"
| Guide suprême
| Ali Khamenei
|- valign="top"
| Président
| Mahmoud Ahmadinejad
|- valign="top"
| Établissement - Date
| Révolution Islamique 1979
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#Téhéran
#Qom
#Markazi
#Qazvin
#Gilan
#Ardebil
#Zanjan
#Azerbaijan-e-sharghi (de l'est)
#Azerbaijan-e-gharbi (de l'ouest)
#Kordestan
#Hamedan
#Kermanshahan
#Ilam
#Lorestan
#Khuzestan
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- Chahar Mahaal-o-Bakhtiari
- Kohkiluyeh-o-Boyer Ahmad
- Bushehr
- Fars
- Hormozgan
- Sistan-o-Balouchestan
- Kerman
- Yazd
- Esfahan
- Semnan
- Mazandaran
- Golestan
- Khorasan-e-shomali (du Nord)
- Khorasan-e-razavi
- Khorasan-e-jonubi (du sud)
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Elbourz
Les monts Elbourz et Zagros et les chaînes du Nord-Est sont situés au nord et à l'ouest Iran.
Iran
Catégorie:Iran
Ray
Rayy, Ray ou Rey actuellement Chahr-e-Rey (farsi : شهر رى [šahr-e rey]) autrefois Ragâ dans l'Avesta, Rages dans la Bible (Tobie I, 16), Rages (grec : Ραγες [rages]) sous Alexandre le Grand ou Europos (grec : ευρωπος [europos], vaste ; spacieux) pour les Séleucides . C'est maintenant un quartier périphérique de Téhéran.
Histoire
- Zarathushtra y serait né en 626 av. J.-C..
- Détruite à la conquête arabe (640).
- Deuxième ville de l'empire Abbasside après Bagdad.
- Le futur calife al-Mahdî y fut nommé gouverneur. Il rebâtit ville et la renomma al-Muhammadiya.
- Hârûn ar-Rachid y naquit en 766.
- Rhazès (arabe : Ar-Râziy), médecin et philosophe y est né en 860. Ar-Râziy est l'attribution à la ville de Ray, en langue arabe. Plusieurs personnalités musulmanes ont porté ce nom.
- Capitale du royaume Bouyides à la fin du .
- Prise par les Seldjoukides en 1042.
- Le poète et philosophe Fakhr ad-Din ar-Razî y est né en 1149.
- Détruite par les Mongols en 1220.
- Supplantée par Téhéran lorsque les Qajar y établissent leur capitale en 1786.
Cette ville a été un foyer de contestation pendant le califat abbasside. Mutazilites et chiites de toutes les sectes y ont trouvé refuge.
Monuments
- Mausolée de Chah `Abd al-`Azim, descendant de Husayn qui contient aussi la tombe d'un frère de l'imam `Alî ar-Ridâ.
- Les ruines de la forteresse sassanide.
- La tour funéraire d'un souverain seldjoukide.
Catégorie:Ville d'Iran
Harun ar-Rachid
Hârûn ar-Rachîd (arabe : هَارُون الرشيد بن مُحَمَّد بن المَنصُور [hārūn ar-rašīd ben muḥammad ben al-manṣūr]) (arabe: رشيد [rašīd], raisonnable) est né en 766, à Ray (près de l'actuelle Téhéran en Iran) alors que son père al-Mahdî y séjournait. À la mort de son frère Al-Hâdî en 786, il devint calife abbasside. Il est mort à Tûs (farsi : طوس [ṭūs]) dans le Khorasan en 809. Il y fut enterré.
Histoire
La jeunesse
Troisième fils de al-Mahdî, son enfance se passe dans le luxe. Il est le fils préféré de leur mère al-Khayzurân. Son précepteur est Yahyâ ben Khâlid. Hârûn est l'ami d'enfance des fils de Yahyâ ben Khâlid : Fadl ben Yahyâ, Ja`far ben Yahyâ, Mûsâ ben Yahyâ et Muhammad ben Yahyâ. Fadl était frère de lait de Hârûn et Ja`far son ami intime.
Hârûn commande des expéditions contre les Byzantins en 781 et 782. Au cours l'expédition de 782, l'armée arabe atteint le Bosphore.
Il est ensuite nommé gouverneur d'Égypte de Syrie d'Arménie et d'Azerbaïdjan. Il charge son ancien précepteur Yahyâ ben Khâlid d'administrer ces provinces. Le frère de Hârûn, Al-Hâdî est devant lui dans l'ordre de succession, mais le règne de ce frère ne durera que de 784 à 786.
Le califat
Le précédent calife Al-Hâdî et frère de Hârûn ar-Rachîd avait voulu nommer son fils Ja`far comme héritier. À sa prise de pouvoir Hârûn ar-Rachîd força Ja`far à faire une déclaration par laquelle il reconnaissait que le pouvoir appartenait à son oncle (786).
Le jour de son intronisation il eut un premier fils Mâmûn, le calife interpréta cela comme un bon présage. Quelque temps plus tard il eut un second fils Muhammad al-Amîn qu'il préféra à son aîné qui était le fils d'une esclave. Hârûn ar-Rachîd fit reconnaître comme héritier présomptif son fils al-Amîn alors qu'il n'avait que cinq ans (802). Il se débarrassa des vizirs et des gouverneurs de al-Hâdî pour les remplacer par des hommes de son choix. Son principal vizir fut Yahyâ ben Khâlid.
En 788 un petit fils de Hasan, Yahyâ s'insurgea dans le Tabaristan (Région de l'actuelle Téhéran), son frère Idrîs s'était enfuit à Tanger (Maroc) où il parvint à créer un royaume et une dynastie (Idrisides). Hârûn envoya une armée de 50 000 hommes. Il traita avec le rebelle qui fut accueilli avec les honneurs à Bagdad. Yahyâ s'étonna de cette réception, mais cinq mois après Hârûn le fit mettre en prison et le fit empoisonner.
La situation de l'empire
Hârûn trouve un empire plutôt fragile bien que brillant.
L'Espagne était devenue omeyyade en 755.
Le Maroc est contrôlé par les Idrisides depuis 788. Idrîs I arrière petit fils de Hasan venait de fonder la première dynastie musulmane du Maroc et la ville de Fès. Il avait conquis un petit territoire au nord du Maroc. Hârûn le fit empoisonner par un de ses émissaires. Son tombeau est à Moulay Idrîs, village à flanc de montagne près des ruines de Volubilis (793).
Au Yémen, la population se révolte en 795 contre le gouverneur abbasside. Cette révolte n'est apaisée qu'en 804.
En Égypte, les impositions écrasantes servent à entretenir l'armée d'Ifriqiya commandée par Harthama ben A'yan et une mauvaise administration, conduisent à des soulèvements d'une grande ampleur en 788 et 794-795.
L'Ifriqiya est constamment agitée par des troubles. Harthama ben A'yan en confie l'administration (797) à Ibrâhîm ben al-Aghlab. Celui-ci en profita pour fonder sa propre dynastie en 800 les Aghlabides (jusqu'en 903).
En Syrie, l'opinion reste favorable aux Omeyyades contre les Abbassides . En 796, Hârûn envoya en Syrie, une troupe sous le commandement de Fadl ben Yahyâ pour y rétablir l'ordre.
De nombreux mouvements de révoltes populaires ont lieu dans tout l'empire. Les inégalités sociales sont trop grandes. Ces mouvements de contestation prennent souvent une coloration religieuse kharijite ou chiite contre le sunnisme du pouvoir central. Ce contexte a motivé une politique de répression contre les groupes religieux dissidents (kharijites et chiites), des mesures restrictives à l'égard des dhimmis en leur imposant un costume distinctif, et des arrestations au sein d'une élite « athée » (arabe : كافر [kāfir], incroyant) ou soupçonnée de l'être. Cette politique était censée plaire aux religieux et à la majorité sunnite de la population.
La politique
En 796, Hârûn quitta Bagdad dont « l'air ne lui convenait pas » pour Raqqa près de Mossoul (au Nord de l'Irak) .
L'année suivante Hârûn fit une expédition dans le pays Roum (Est de l'Anatolie). Il profitait ainsi de ce que les Byzantins étaient occupés par une guerre contre le Bulgares. Les troupes arabes atteignirent Ankara. En 798, L'impératrice byzantine Irène consentit à payer tribut au calife. Cependant, comme pour les précédentes expéditions cela ne se traduisit pas par des annexions de territoires au dépends de Byzance.
Des rumeurs défavorables au gouverneur du Khorasan (farsi: خراسان [ḫorāsān]) lui étant venues aux oreilles,. Hârûn prit la décision d'aller lui même déposer ce gouverneur abusif et du même coup arrêter les ismaéliens qui s'étaient réfugiés dans la région. Le gouverneur et le calife se sont rencontrés à Ray (près de la ville de Téhéran actuelle). Par ses cadeau au calife, le gouverneur du Khorasan revint en grâce. En revanche, Ishâq ben al-`Abbas, gouverneur de Ray qui avait hébergé l'imam ismaélien Muhammad ben Ismâ`îl, fut arrêté et torturé à mort sans qu'il révélât quoi que ce soit. Pour éviter les querelles entre ses fils il partagea le pouvoir : al-Amîn reste l'héritier direct. Son aîné `Abd Allah fut désigné comme le successeur de al-Amîn, c'est alors qu'on le surnomma al-Mâmûn (arabe : مأمون [māmūn], sûr). Son troisième fils Qâsim fut désigné comme successeur de Mâmûn. Qâsim et al-Mâmûn reçurent le gouvernorat d'une province de l'empire.
Après avoir pris ces dispositions, Hârûn accompagné de al-Amîn et al-Mâmûn, partit en pèlerinage à La Mecque. Hârûn y fit répéter les engagements pris (802). Tabarî raconte que lorsque les deux frères voulurent afficher le texte de cet accord sur la porte de la Kaaba, la feuille tomba à terre ce qui « fut considéré par le peuple comme un présage de non accomplissement des stipulations de l'accord. » (d'après Tabarî). Cette année là, l'empereur Nicéphore I succéda à Irène sur le trône de Byzance.
Nicéphore I rompit les accords avec les abbassides et refusa de payer le tribut prévu. Hârûn envoya cette réponse à Nicéphore I : « J'ai lu votre lettre, vous allez connaître ma réponse. » et il partit immédiatement en campagne contre les byzantins (806). À la suite de la prise d'Héraclée et de Tyane, Nicéphore I battu accepta de payer le tribut, mais à peine Hârûn s'était-il retiré du territoire byzantin que Nicéphore I refusa à nouveau de payer le tribut.
La marine abbasside a occupé Chypre en 805 et Rhodes en 807.
Sous l'administration de ses vizirs Barmécides, Bagdad devint la capitale intellectuelle de son époque. Des écoles, des hôpitaux et des bibliothèques furent construites. La traduction des textes latins et grecs fut encouragée et les savants venaient à Bagdad de toutes les régions de l'empire. On dit qu'il y eut échange de cadeaux et de correspondance entre Hârûn ar-Rachîd et Charlemagne. L'éléphant d'ivoire, appelé « [http://gallica.bnf.fr/anthologie/surprise.php?t=12&i=3 éléphant de Charlemagne] » conservé à la [http://www.bnf.fr/ BNF] et faisant partie du trésor de l'abbaye de Saint Denis, à longtemps été considéré comme un cadeau fait par Hârûn ar-Rachîd.
Yahyâ ben Khâlid avait été emprisonné par le précédent calife al-Hâdî. Hârûn l'avait fait libérer et avait placé un certain nombre de membres de sa famille à différents postes de vizir ou de gouverneur de province.
Hârûn changea très brutalement d'attitude à l'égard de cette famille. Tabarî y voit quatre motifs possibles :
#Le vizir Yahyâ ben Khâlid se sentant vieillir demanda à Hârûn l'autorisation de se retirer à La Mecque avec ses deux fils. Hârûn refusa lui demandant de choisir lequel de ses deux fils devait lui succéder. Fadl ben Yahyâ fut donc choisi comme principal vizir par Ya`hyâ. Hârûn aurait préféré que ce fût Ja`far ben Yahyâ qui soit choisi.
#Au même moment un requête d'un ouléma de Raqqa parvient à Hârûn dénonçant Yahyâ ben Khâlid et sa famille comme une famille d'athées.
#Ja`far ben Yahyâ avait commis une erreur en libérant sans prévenir Hârûn le rebelle Yahyâ qui était emprisonné depuis 788.
#Enfin Hârûn avait une sœur nommée `Abbâssa qui l'avait protégé contre la vindicte de son aîné al-Hâdî. Hârûn donna sa sœur en mariage à Ja`far ben Yahyâ, étant entendu que ce mariage devait être un « mariage blanc ». `Abbâssa était belle et fut rapidement enceinte de Ja`far ben Yahyâ malgré sa promesse.
Hârûn décida de partir en pèlerinage à La Mecque avec les Barmécides. À son retour en Irak, au cours d'un festin Hârûn demanda à un eunuque de convoquer Ja`far ben Yahyâ dans sa tente et de lui couper la tête. L'eunuque au dernier moment n'exécuta pas cet ordre de crainte qu'il ne fût dû à l'ivresse et que cela lui soit reproché le lendemain. Il revint près de Hârûn accompagné de Ja`far ben Yahyâ, sur quoi Hârûn dit « Ce n'est pas Ja`far ben Yahyâ que je t'ai demandé, mais sa tête ». L'eunuque trancha la tête de Ja`far ben Yahyâ. Hârûn envoya la tête de Ja`far ben Yahyâ à Bagdad et fit arrêter Yahyâ ben Khâlid et ses trois fils. Yahyâ ben Khâlid mourut en prison de ses tortures. Hârûn fit égorger en sa présence Fadl ben Yahyâ et toute la famille Barmécide, sauf les plus jeunes enfants (803).
Zubayda
Zubayda fut la femme la plus puissante de son temps.
Zubayda (arabe : زبيدة بنت جعفر بن المنصور [zubayda bint ja`far ben al-manṣūr]) était une petite-fille du calife al-Mansûr, et une cousine de Hârûn ar-Rachîd. Elle épousa Hârûn ar-Rachîd en 781. Elle fit faire des travaux pour assurer l'approvisionnement en eau des pèlerins de La Mecque et l'aménagement de la route entre l'Irak et La Mecque. Elle a soutenus les écrivains, les poètes et les médecins, même chrétiens. Elle venait à l'aide des pauvres, des étudiants et des religieux. Elle est morte en 841, longtemps après son époux.
D'après les sources ismaéliennes, elle aurait été convertie à l'ismaélisme et le pratiquait de façon secrète selon la doctrine dite de la dissimulation (arabe : تَقِيّة [taqīya], taqîya ; circonspection). Elle a reçu l'enseignement de l'imam de Muhammad ben Ismâ`îl qui lui a expliqué les doctrines ésotériques (arabe : باطِنِيّة [bāṭinīya], ésotérisme). Elle avertissait Muhammad ben Ismâ`îl des mesures prises par Hârûn ar-Rachîd contre les ismaéliens. Il semble qu'elle cessa son activité clandestine à la mort de Muhammad ben Ismâ`îl (813).
Les sciences et les techniques
Les Arabes avaient été au contact avec les Chinois pendant le règne du premier abbasside Abû al-`Abbâs à la victoire de Talas (Ville du Kirghizistan actuel). Cette victoire qui a marqué l'avancée la plus à l'Est des armées arabes a été l'occasion d'acquérir un certain nombre de techniques chinoises dont celle de la fabrication du papier. Le papier allait rapidement remplacer le parchemin : il est plus facile à fabriquer, moins cher, et plus sûr car on ne peut pas facilement effacer ce qui y est écrit. Des manufactures furent créées à Samarkand, Bagdad, Damas et au Caire. Hârûn imposa l'usage du papier dans toutes les administrations de l'empire.
Ce recueil de contes met en scène à plusieurs reprises Hârûn ar-Rachîd et son vizir Ja`far ben Yahyâ. Plusieurs de ces contes se déroulent aux environs de Bagdad.
Source
- Tabarî La Chronique Tome II (L'âge d'or des Abbassides), Editions Actes Sud / Sindbad (2001)
Catégorie:Abbassides
al-Rashid, Harun
al-Rashid, Harun
ja:ハールーン・アッ=ラシード
766Catégorie:766
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Cette page concerne l'année 766 du calendrier julien.
Événements
- Les Türkech sont soumis par les Karluk.
- Au Japon, le moine Dôkyô, devenu tout-puissant à la cour, tente d’usurper le pouvoir. Il échoue mais cela provoque une violente agitation. Désormais, l’influence des moines grandira sans cesse
- Expédition des Francs en Périgord et en Agenais.
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- Harun al-Rachid, calife abbasside (fin en 809).
- Mort de Chrodegang évêque de Metz et conseiller de Charles Martel et Pépin le Bref.
ko:766년
Ayatollah
Un ayatollah (آية الله en arabe ou آیتالله en farsi, signifiant signe de Dieu) est l'un des titres les plus élevés décerné à un membre du clergé chiite (mollah). Ils sont considérés comme des experts en sciences islamiques comme la jurisprudence, l'éthique, la philosophie et le mysticisme. Ils enseignent la plupart du temps dans les écoles (hawza) islamiques.
Ayatollahs célèbres
- Abou al-Kassem Kashani
- Ali Khamenei
- Rouhollah Khomeini
- Hussein Ali Montazeri
- Ali al-Sistani
- Hossein Ali Montazeri
Catégorie:Islam
catégorie:Titre
th:อายะตุลลอหฺ
MongolsLes Mongols vivent actuellement en Mongolie, en Russie et en Chine, particulièrement en Mongolie du nord (la région du lac baïkal) annexée par la russie etMongolie intérieure. Les deux ethnies mongoles de Russie sont les Bouriates, à l'est du lac Baïkal, et les Kalmouks, au nord de la mer Caspienne. Ils sont actuellement environ 10 millions, dont 5 millions en Chine, et ils parlent différentes langues de la famille altaïque (tchakar, khalkha, oïrate, kalmouk, bouriate, etc.)
Histoire
Au premier millénaire de notre ère, les Mongols vivaient probablement en Sibérie orientale, sur le cours supérieur du fleuve Amour. Cette position très excentrée, à l'écart des grandes civilisations de l'Asie, explique que leur culture ait été peu évoluée, au contraire de celle des Turcs. Ils se déplacèrent vers ce qui allait devenir la Mongolie au début du deuxième millénaire.
Bien qu'ils aient été relativement peu nombreux (environ 200 000 à l'apogée de leur empire), les Mongols jouèrent un rôle important dans l'histoire mondiale. Se rassemblant au début sous le commandement de Gengis Khan, les Mongols créèrent le plus vaste empire de tous les temps, englobant 35,7 millions de kilomètres carrés et plus de 100 millions de personnes sous leur gouvernement. À leur apogée, ils contrôlaient la majorité de la Chine, la Corée, une partie de la Sibérie, l'Indochine, la Birmanie, l'Iran, l'Irak, l'Asie Mineure, la Russie, la Pologne, la Hongrie, et une partie des Balkans.
Le peuple
Les Mongols étaient un peuple nomade. Les États d'Asie, de Russie et du Moyen-Orient étaient déclinants ou très petits. Prenant l'initiative, les mongols exploitèrent ce vide de pouvoir et joignirent toutes ces zones en un réseau de commerce solidaire. Ils étaient complètement dépendants du commerce avec les citadins. Étant nomades, ils n'accumulaient pas de surplus en vue des périodes difficiles. Le début de la conquête, en 1200, fut provoqué par la réduction des échanges commerciaux de la Chine du Nord. Ils attaquèrent pour survivre.
Conquérir, du point de vue initial du Khan, ne consistait par à soumettre les cultures concurrentes à la façon de vivre nomade, mais plutôt à les détruire. Parce qu'il était nomade, on suppose que Gengis Khan n'a pas compris ou n'a pas fait attention aux bénéfices de la vie en ville. C'est un contraste marquant avec la réalité évidente de leur dépendance au commerce avec ces personnes. On a dit que le plan initial de Gengis Khan était de détruire les territoires conquis, de détruire toutes traces de la civilisation ennemie et de convertir les terres en pâturages pour ses troupeaux. Cependant, Sorghagtani Beki (voir la Philosophie de l'Empire ci-dessous) signala un avantage caché de conserver le statu quo. Si les habitants des villes étaient autorisés à continuer leur style de vie, ils pourraient produire un surplus de nourriture et de produits, une portion qui pourrait être payée au Khan comme taxe. Étant donné l'extraordinaire succès des conquêtes du Khan, ces richesses pouvaient être elles aussi extraordinaires. Après avoir soupesé cette idée, le Khan accepta, et préleva des taxes. D'innombrables vies et cultures furent sauvées par cette méthode.
Gengis Khan n'eut jamais l'intention de créer un empire mondial. Chacune de ses conquêtes était due à une dispute spécifique sur le développement du réseau commercial (le traitement des Mongols, ou des termes désavantageux pour le commerce). Un exemple est la capture de Yanjing en 1215. Il refusa d'exploiter la capture de la capitale de toute la Chine du nord. Après son succès, il retourna simplement dans les steppes (avec un butin). Le même modèle fut appliqué lors de la conquête de l'Asie de l'ouest, prise en seulement six ans. C'était une formule simple, surmonter les résistances, établir des contrats commerciaux avantageux et repartir.
Les innovations militaires
L'empire mongol s'étendit avec beaucoup de succès à l'ouest. Les Mongols, combattaient de façon très méthodique, à l'opposé de l'image de horde sauvage que l'on a d'eux, et leur organisation et leur discipline leur valut de nombreuses victoires :
- L'utilisation de la mobilité. Ils utilisaient un système de trompes et de drapeaux, abaissées et soulevés par le commandant. Cela les autorisaient à déplacer leurs troupes sur des positions prévues du champ de bataille ou de choisir l'allure du déplacement (comme la charge, la retraite, le contournement). De plus, ils utilisaient des sous-commandants autorisés à prendre des décisions durant la bataille.
- Les Mongols ont presque complètement basé leurs forces sur la cavalerie légère, armés d'arcs et d'épées. Mobile et nombreuse, la cavalerie mongole déclenchait le combat où elle le souhaitait, ou se repliait facilement lorsque la cavalerie lourde ennemie se rapprochait trop. La cavalerie lourde n'utilise pas d'archers et est conçue principalement pour provoquer un choc - en se servant de leur masse, de leur vitesse et de la crainte de leur mouvement de masse (personne ne souhaite être piétiné à mort) pour casser les lignes d'infanterie ennemies. Ainsi, lorsque la cavalerie mongole rencontre une cavalerie lourde, ses cavaliers légers, plus rapides, utilisant des arcs et organisés en unités articulées défont aisément les chevaliers, la crème du pouvoir militaire européen.
- Leur conception des armures était nettement différente. Contrairement aux chevaliers européens, qui utilisaient l'armure plate (assemblage d'anneaux et de morceaux de métal plats pour protéger le porteur, limitant la vision et le mouvement), les Mongols se servaient d'armures en cuir laqué, doublées de soie, pour se protéger. Ces armures plus légères donnaient aux guerriers Mongols plus de possibilités de mouvements, une meilleure vision, et moins de fatigue, leur donnant un avantage par rapport à leurs adversaires. Si un soldat était frappé par une flèche, elle pénétrait la peau et perçait la chair mais la soie n'était pas percée, simplement tirée dans la blessure. Un docteur Mongol pouvait alors facilement retirer la flèche, enveloppée du tissu, de la blessure, cela réduisait les chances d'infection et facilitait le nettoyage et le bandage de la plaie, permettant même parfois au guerrier de retourner au combat immédiatement. Ce simple procédé sauva beaucoup de vies. Lors d'un conflit prolongé, les Mongols possédaient plus de vétérans entraînés sur le champ de bataille que leurs opposants. Cela produisait généralement une situation où une armée de vétérans Mongols se bat contre une armée de conscrits paysans, avec de désastreux résultats pour les adversaires des Mongols.
- Des améliorations technologiques dans l'art de la guerre. Outre les techniques de combats novatrices pour l'époque, les mongols ont aussi été les premiers à se servir de « bombes ». Il s'agissait en fait de boules en céramiques, creuses, remplies de poudre noire. D'anciens textes y faisaient référence et on en a retrouvé récemment sur une épave de bateau mongol coulé lors de la tentative d'invasion du Japon (voir plus bas la Chronologie de la Conquête)
- Ils utilisaient un concept opérationnel (connu comme « art opératif ») inédit. En tant que nomade, les Mongols transportaient toutes leurs richesses et toutes leurs provisions avec eux, à cheval. C'était à tout point de vue comme de déplacer une cité entière à cheval. Ils étaient plus mobiles que beaucoup d'armées adverses qui étaient liées aux villes pour leur logistique. Comme leur façon de combattre était supérieure (la cavalerie légère, des vétérans), ils n'étaient pas dominés au combat. La solution traditionnelle à ce problème est d'attaquer la logistique adverse (eau, nourriture, champs). Cependant, leurs opposants citadins étaient liés aux villes mais pas les Mongols. Ce concept opérationnel leur assure une victoire rapide sur tous les ennemis de leur histoire. L'analogie moderne la plus proche est le porte-avions, capable de transporter une cité entière de combattants près de l'adversaire par surprise, les frapper à distance et battre en retraite sans pouvoir être suivi.
- Ils se servaient de la terreur politique systématiquement comme arme psychologique. Les Mongols offraient une opportunité de se rendre en des termes favorables. Ils étaient le plus souvent dictés au premier grand centre de peuplement de la nouvelle région, bien qu'il y ait quelques exceptions. En cas de refus, ils pillaient la ville en exécutant la population entière (épargnant quelques ouvriers qualifiés) puis la brûlaient avec les champs avoisinants. En plus, ils construisaient souvent un édifice de crânes à l'extérieur des murs de l'ancienne ville en tant que souvenir de leur passage. Ils permettaient alors à quelques survivants de s'enfuir pour répandre la terreur dans la région. En proposant d'abord des termes favorables (ou du moins acceptables) puis en supprimant définitivement toute résistance, on dit que les Mongols prévenaient une grande partie des combats avec les peuples envahis. Les Mongols acquirent rapidement une réputation d'envahisseurs invincibles et cruels. Après les victoires initiales et la preuve des bonnes intentions des Mongols, il devint plus difficile pour les dirigeants de convaincre leur peuple de résister à l'invasion. Cette utilisation de la terreur est certainement à l'origine de la vitesse sans précédant à laquelle les envahisseurs mongols se sont étendus sur l'Asie de l'ouest et l'Europe de l'est.
La philosophie de l'Empire
Le plus remarquable Mongol du XIIIe siècle (bien plus que Gengis Khan lui-même) était la mère de Kubilai Khan et la belle-fille de Gengis Khan, Sorghagtani Beki. Elle est mentionnée par de nombreux écrivains du XIIIe siècle, comme des Persans, des missionnaires européens et des érudits arabes comme la plus renommée des Mongols. Un physicien du Moyen-Orient commenta : « Si je voyais parmi la race des femmes une autre aussi remarquable que celle-là, je dirais que la race des femmes est supérieure à la race des hommes » un compliment de la part d'un homme d'une culture connue pour sa vue misogyne des femmes au XIII.
Le plus grand exploit de Beki fut de se rendre compte des problèmes sérieux que les Mongols rencontreraient en dirigeant un empire intercontinental. Bien qu'illettrée elle-même, en élevant ses quatre fils (tous destinés à être Khan) pour diriger, elle leur fit apprendre à chacun une des langues utilisées par un de leurs peuples. De plus, elle éduqua des serviteurs de la cour et des nobles sur les religions de leurs sujets et les envoya pour devenir membre du clergé dans chaque région. La tolérance religieuse était prévue par la loi et toutes les religions étaient équitablement soutenues dans tout l'Empire. Cela éliminait une source de conflit sur laquelle une résistance aux Mongols aurait pu être basée.
Sa plus grande contribution au gouvernement mongol fut de se rendre compte qu'une exploitation purement économique des peuples gouvernés serait contre-productive. Donc, plutôt que de transformer la Chine en pâturage mongol, elle maintint la société chinoise. L'augmentation de la production réalisée grâce au règne éclairé des Mongols provoqua une augmentation des taxes et des tributs. Chacun de ses fils suivit la même philosophie, assurant la continuité et la stabilité. La tolérance religieuse, support économique et le degré d'alphabétisation furent les innovations qui conduisirent un petit peuple de nomades à diriger tout ce qu'ils pouvaient contempler.
Chronologie de la Conquête :
Les Mongols tentèrent deux invasions manquées du Japon. La première fut complètement détruite par un typhon (Kamikaze, ou vent des dieux, à l'origine du nom commun). Les vaisseaux mongols survécurent au typhon la seconde fois mais toutes les provisions furent détruites et les soldats, affamés, furent anéantis par l'infanterie japonaise et les samourais.
- 1200 : Nord de la Chine - Nombre de morts inconnu
- 1215 : Yanjing Chine - Nombre de morts inconnu
- 1221 : Nishapur, Empire perse - ~1,7 million de tués dans la bataille
- 1221 : Merv, Empire perse - ~ 1,3 million de tués dans la bataille
- 1221 : Meru Chahjan, Empire perse - ~ 1,3 million de tués dans la bataille
- 1221 : Rayy, Empire perse - ~ 1,6 million de tués dans la bataille
- 1226 : Tangut Campaign - Gengis Khan déclencha une guerre contre le peuple de Tangut, au nord de la Chine.
- 1258 : Bagdad - ~ 800,000 personnes. Provoqua la destruction de la dynastie des Abbassides
- 1260 : première défaite mongole à la Bataille d'Aïn Djalout
- 1226-1266 : - ~ 18 million de morts signalés dans la conquête du Nord de la Chine. Ce nombre fut estimé par Kubilai Khan lui-même.
Articles annexes
- La Horde d'Or
- L'Empire moghol
- La langue mongole
Liens externes
- [http://www.mongoliatourism.gov.mn Mongolian Tourist Board] (en anglais)
Catégorie:Groupe ethnique de Chine
Catégorie:Nomadisme
Catégorie:Peuple turco-mongol
ja:モンゴル
1220Catégorie:1220
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Cette page concerne l'année 1220 du calendrier julien.
Événements
Afrique
- Règne de Dounama Dibalami, roi (maï) du Kanem-Bornou (fin en 1259).
Asie
- Fondation du premier royaume thaï de Sukhothai.
- Perte du Champâ et début du déclin de l'empire khmer sous le règne de Indravarman II.
- Les Mongols de Gengis Khan brûlent et rasent Boukhara (16 février), Samarkand (mars) et Harat. Ogodeï, Djaghataï et Djötchi prennent Gourandj, la capitale du Khârezm. Ils détruisent les digues de l’Amou-Daria pour submerger la ville et en massacrent la population. Muhammad Chah, incapable de réunir ses forces divisées entre les féodaux, s’enfuit à Rei, puis à Hamadan. Les généraux Djebe et Subutay le poursuivent avec 25 000 hommes, mais perdent sa trace en Iran.
- Muhammad Chah meurt peu après d’une pneumonie dans une île de la Caspienne (décembre). Son fils Djala ad-Din Mengü Berti regroupe ses forces à Ghaznî ou Gengis Khan le poursuit (1221).
- Djebe et Subotaï battent les Géorgiens et rasent Hamadan.
- Djötchi, de naissance obscure, se brouille avec son père Gengis Khan pour des raisons inconnues. Pendant la campagne contre le Turkestan, il vit retiré dans ses campements établis dans le passage de Tourgaï et ne se mêle plus des affaires de son père.
Proche-Orient
- Al-Kamel fait armer une flotte à l’ouest du delta, non loin d’Alexandrie, qui pendant l’été, écrase les vaisseaux Occidentaux au large de Chypre. Al-Kamel renouvelle ses offres de paix auprès de Pélage, qui refuse, attendant toujours l’arrivée de Frédéric II. Celui-ci n’arrivera en fait que huit ans plus tard.
Europe
- Prise de Tarragone par les Catalans.
- Sacre de Frédéric II.
- L'empereur romain germanique Frédéric II fait couronner son fils roi des Romains.
- L'empereur romain germanique Frédéric II accorde des privilèges spéciaux aux princes ecclésiastiques allemands.
- Conflit entre Sienne et Orvieto afin de s’assurer la possession du comté Aldobrandeschi.
- Thomas, un dominicain anglais, chanoine d’Uppsala, est nommé évêque en Finlande et implante le christianisme chez les Tavastes.
- Onze chefs lituaniens, désignés par les principautés russes, signent une paix avec la principauté de Volhynie (capitale Vladimir). L’un des signataires de la paix, Mindaugas (le Mindowe des Allemands) se débarrasse de ses adversaires et se proclame en 1239 chef suprême des Lituaniens (Kunigaikstis). Il commence alors une rapide extension vers l’est.
Art & culture
- Début de la construction de la cathédrale de Salisbury en Angleterre (fin en 1280).
- Début de la construction de la cathédrale de Bourges (fin en 1270).
- 17 août : Création de l'Ecole de Médecine de Montpellier. Le cardinal Conrad octroie des statuts aux écoles de médecine situées autour de l’église Saint-Firmin à Montpellier. L’évêque de Maguelonne est rendu compétent en matière d’examens et d’attribution de grades, c’est-à-dire de diplômes.
- Au chapitre de Bologne, saint Dominique donne ses premières structures à l’ordre des frères prêcheurs.
- Arrivée des Franciscains dans le monde grec.
- Snorri Sturluson écrit la Saga de Saint Olaf (fin en 1230).
- Achévement du Qutb Minar, minaret haut de 73 mètres, à Delhi. (1220-1230).
Economie & société
- Les Mongols épargnent les artisans et les savants de Samarkand pour les envoyer comme esclaves en Mongolie.
- 11 novembre : Alphonse de Poitiers, comte de Poitiers et de Toulouse.
- Mieszko II l'Obèse
- Alexandre Nevski († 1263, 43 ans)
- Saxo Grammaticus, érudit danois (v. 1150-v. 1220). Il a fait ses études à Paris et appartient à l’entourage de l’archevêque de Lund Absalon, qui lui a commandé la rédaction des Gesta Danorum.
ko:1220년
ÉtymologieEtymologie EtymologieEtymologie
L'étymologie est une discipline diachronique de la linguistique, qui étudie l'origine des mots. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
Étymologie du mot
Étymologie est un mot composé savant grec, ετυμολογία / etumología, lui-même formé sur les radicaux ετυμος étumos « véritable » et de la base -λογια -logia (dérivée de λόγος « discours, raison »), qui fournit les noms de disciplines. C'est donc, à l'origine, l'étude de la vraie signification d'un mot. Cette définition naïve doit cependant être dépassée : l'étymologie étudie l'origine des mots.
On considère que les mots d'une langue peuvent, d'un point de vue diachronique, avoir principalement trois origines :
- ce sont des mots hérités d'un état plus ancien de la même langue ou d'une langue-mère, mots qui ont donc subi les processus d'évolution phonétique ; le terme ancien à l'origine du mot nouveau est nommé étymon ;
- ce sont des mots empruntés à une autre langue, qui sont donc adaptés au système phonologique et graphique de la langue réceptrice ;
- ce sont des créations ou « néologismes » (souvent à partir de racines grecques et latines pour les langues européennes, parfois à partir de racines propres à la langue elle-même).
Doublets populaires et savants
Quand, dans une langue, un même étymon a été hérité et emprunté ultérieurement, les deux mots obtenus sont nommés doublets. On en trouve un grand nombre en français : la plupart des mots français proviennent en effet du latin ; certains se sont transmis depuis le latin vulgaire en se modifiant phonétiquement, ce sont les mots hérités ; le même étymon a parfois aussi été emprunté postérieurement, dans le vocabulaire savant ; les deux mots issus du même seul étymon latin mais ayant suivi deux voies différentes se nomment respectivement doublet populaire et doublet savant. Leurs sens sont la plupart du temps différents, le doublet savant gardant une acception plus proche du sens étymologique. Ainsi le mot latin potionem donne potion dans la langue savante, mais poison dans la langue populaire !
C'est aussi le cas pour l'étymon fabrica(m) :
- le mot hérité du latin vulgaire a donné forge après avoir suivi les lois de l'évolution phonétique ;
- le mot latin a été emprunté au XIV siècle pour devenir le doublet savant fabrique.
D'autres doublets importants, dans l'ordre vulgaire / savant (étymon latin) : orteil / article (articulum), chose / cause (causam), froid / frigide (frigidum), moule / muscle (musculum), métier / ministère (ministerium), tôle / table (tabulam), etc.
Il faut donc distinguer entre les mots hérités de la langue-mère qu'est le latin, et ceux qui ont été empruntés.
Consulter Doublet lexical pour d'autres informations
Sources d'emprunts du français
La langue française a emprunté de nombreux mots à d'autres langues :
- au francique pendant le Moyen Âge, qui a donné nombre de mots du vocabulaire de la guerre et de l'armement ;
- au grec ancien pour former des mots savants ;
- à l'italien ;
- à l'allemand ;
- à l'anglais, surtout au XX siècle ;
- à l'arabe, dans les domaines de l'astronomie de la chimie, des mathématiques et du commerce;
- à l'espagnol, etc.
Henriette Walter dans l'Aventure des mots français venus d'ailleurs relève : « À titre indicatif, les emprunts linguistiques français sont bien réels : ainsi sur les 35 000 mots d'un dictionnaire de français courant, 4 200 sont de toute évidence empruntés à "des langues étrangères" », dont les principales sont : l'anglais (25 %), l'italien (16,8 %), le francique (13 %), l'arabe (5,1 %).
Lien externe
- [http://www.site-magister.com/vocabcd.htm Connaître et utiliser les radicaux grecs.]
Articles connexes
- Linguistique comparée ;
- phonétique historique ;
- emprunt lexical ;
- doublet lexical ;
- lexicalisation ;
- racine (linguistique) ;
- liste des patronymes devenus noms communs ;
- Étymologie populaire ;
- Étymologie en sciences
ja:語源
zh-min-nan:Gí-goân-ha̍k
Ruy Gonzáles de ClavijoRuy González de Clavijo (? - 2 avril 1412), écrivain et voyageur espagnol.
Il fut ambassadeur à la cour de Tamerlan, fondateur et dirigeant de l'empire Timuride. Clavijo écrivit lEmbajada a Tamor Lán (« Ambassade à Tamerlan »). Il visita Téhéran en Perse en 1404.
Liens externes
- [http://http://www.deremilitari.org/resources/sources/tamerlane.htm extrait de Embassy to Tamerlane 1403-1406, retranscrit par Guy le Strange (New York et London, 1928)]
Samarcande
Samarcande ou Samarkand (Samarqand ou Самарқанд en Ouzbek) (population 400 000) est une ville d'Ouzbékistan, capitale de la Région de Samarcande (Samarqand Viloyati). Son nom signifie probablement "lieu de la rencontre" ou "lieu du conflit" (samara : rencontre, conflit en sanskrit, kand, kent : ville, terme centre-asiatique) et illustre bien sa position à la limite des mondes turc et persan.
Histoire
L'occupation du site de la ville de Samarkand date du paléolithique inférieur elle est l'un des berceaux de la civilisation des peuples de l'Asie centrale. Le musée de Samarkand offre quelques exemples de silex taillés trouvés sur place. Le site archéologique est appelé Afrosiab.
Samarkand, connue alors sous le nom de Marakanda, a vu Alexandre le Grand (329 av. J.-C.). C'est le point ultime atteint par ce grand conquérant. Il y amena de la vigne : le cabernet local ne vaut pas le voyage.
Elle fut conquise par les Arabes en 712 et brilla particulièrement sous le règne des samanides.
Le mathématicien, astronome et poète persan Omar Khayyam (1048-1131) y séjourna de 1072 à 1074, avant de s'installer à Ispahan en Iran à l'invitation du sultan seldjoukide Malik Shah I.
Elle fut ruinée par Gengis Khan en 1220.
Marco Polo (vers 1272) n'est pas passé à Samarkand, son itinéraire vers la Chine est plus au sud en Afghanistan. Mais son père et son oncle sont allés jusqu'à Boukhara par la route traditionnelle de la soie dont le prolongement naturel est Samarkand avant de traverser le Pamir vers Kachgar en Chine.
:Samarkand est une très noble et grandissime cité, où se trouvent de très beaux jardins et tous les fruits qu'homme puisse souhaiter. Les gens y sont chrétiens et sarrasins. Ils sont au neveu du Grand Khan, qui n'est point son ami, mais bien souvent a été en querelle avec lui
::Marco Polo (1255-1324) Le devisement du monde, Le livre des merveilles (Tome I), éditions FM/La Découverte
Chine
Ibn Khaldûn raconte la poussée vers la Chine par les Omeyyades :
:En l'an 96 (715) Qutayba prit la décision de faire la conquête de Kachgar, la ville chinoise la plus proche. Il commença donc son expédition, emmena avec lui les familles des soldats qu'il laissa à Samarkand, traversa le fleuve Syr Daria et disposa un contingent pour garder le passage et empêcher les troupes de revenir en arrière sans son autorisation. Ensuite, il envoya son avant-garde à Kachgar, où elle recueillit du butin et fit des prisonniers. On mit à ceux-ci le collier des tributaires et on poussa l'expédition plus loin à l'intérieur de la Chine.
:Le roi de Chine écrivit à Qutayba en lui demandant de lui envoyer un noble arabe pour le renseigner sur les arabes et leur religion. Qutayba choisit dix arabes parmi lesquels il y avait Huhayra ibn Mushamraj al-Kilâbî, et donna l'ordre de les doter d'un bon équipement, d'habits en soie et en étoffe à ramage, et de quatre chevaux. Il leur dit : « Faites-lui savoir que je ne partirai pas avant d'avoir foulé le sol des Chinois, enchaîné leurs princes et reçu leurs butins. »
::Ibn Khaldûn (1332-1406) Peuples et Nations du monde, édition SindBad
En fait des négociations s'engagent et les arabes n'iront pas plus loin.
Ibn Battûta séjourne à Samarkand (vers 1335). À cette époque Samarkand avait été détruite par les mongols de Gengis Khan en 1220, et n'était pas encore reconstruite (vers 1370) par Tamerlan qui naquit quelques années après le passage d'Ibn Battûta. Il décrit des monuments qui n'existent plus.
:Je me dirigeai vers la ville de Samarkand, une des plus grandes, des plus belles et des plus magnifiques cités du monde. Elle est bâtie sur le bord d'une rivière nommée rivière des Foulons, et couverte de machines hydrauliques, qui arrosent des jardins. C'est près de cette rivière que se rassemblent les habitants de la ville, après la prière de quatre heures du soir, pour se divertir et se promener. Ils y ont des estrades et des sièges pour s'asseoir, et des boutiques où l'on vend des fruits et d'autres aliments. Il y avait aussi sur le bord du fleuve des palais considérables et des monuments qui annonçaient l'élévation de l'esprit des habitants de Samarkand. La plupart sont ruinés, et une grande partie de la ville a été aussi dévastée. Elle n'a ni muraille ni portes. Des jardins se trouvent compris dans l'intérieur de la ville. Les habitants de Samarkand possèdent des qualités généreuses, et ont de l'amitié pour les étrangers; ils valent mieux que ceux de Boukhara
::Ibn Battûta (1304-1368) Voyages (Tome II), édition FM / La Découverte
Elle devint la capitale de Tamerlan en 1369. Les monuments édifiés par les Timurides, font la gloire de la cité.
Timurides
En 1868, elle passe sous domination russe, avant de devenir, en 1925, la capitale de l'Ouzbékistan soviétique. Elle perdra cette place au profit de Tachkent en 1930.
Monuments
Ce n'est qu'une liste partielle, citant les principaux monuments :
- Site archéologique d'Afrosiab (XIII au VII siècle avant J.-C.)
- Observatoire d'Ulugh Beg (1428-1429)
- La nécropole Shah e Zindeh.
- Mosquée Hazrat-Hizr (milieu du )
- Mosquée Bibi-Khanym (1399-1404).
- Le Régistan (les trois madrasas)
: - Madrasa d'Ulugh Beg (1417-1420)
: - Madrasa Sher-Dor (de la porte des Lions) (1619-1635/36).
: - Madrasa Tilla-Qari (Couverte d'or) (1647-1659/60).
- Mausolée de Gur-Emir (Enfants et petits enfants de Tamerlan) (1404).
Samarcande a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2001.
Voir aussi
- Samarcande est la ville où est emprisonné Raspoutine dans dans un film de la série Corto Maltese
Homonymie
- [http://aminmaalouf.ifrance.com/aminmaalouf/samarcande.htm Samarcande] est le titre d'un roman d'Amin Maalouf mettant en scène Omar Khayyam, Hasan Sabbah et Nizam al-Mulk.
- Une des aventures de Corto Maltese, le héros de Hugo Pratt, s'intitule La maison dorée de Samarcande.
Catégorie:Site archéologique
Catégorie:Patrimoine mondial en Ouzbékistan
ja:サマルカンド
Ouzbékistan
L'Ouzbékistan est un pays d'Asie Centrale, entouré par l'Afghanistan, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Sa capitale est Tachkent.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Ouzbékistan
Subdivisions
Article détaillé : Subdivisions de l'Ouzbékistan
L'Ouzbékistan est divisé en 12 régions (viloyat, pluriel viloyatlar), une ville (shahri) et une région autonome (respublikasi) :
Subdivisions de l'Ouzbékistan
# Toshkent Shahri (Tashkent)
# Andijon Viloyati (Andijon)
# Buxoro Viloyati (Buxoro)
# Farg‘ona Viloyati (Farg'ona)
# Jizzakh Viloyati (Jizzakh)
# Namangan Viloyati (Namangan)
# Navoiy Viloyati (Navoiy)
# Qashqadaryo Viloyati (Qarshi)
# Samarqand Viloyati (Samarqand)
# Sirdaryo Viloyati (Guliston)
# Surxondaryo Viloyati (Termiz)
# Toshkent Viloyati (Tashkent)
# Xorazm Viloyati (Urganch)
# Qoraqalpog‘iston Respublikasi (Nukus), c'est-à-dire la république des Karakalpaks, appelée aussi Karalpakistan.
Note : le centre administratif est placé entre parenthèses après le nom de la région.
La capitale nationale, Tachkent, en plus d'être le siège de son viloyat, est également, administrativement, une ville.
Géographie
Nukus
Nukus
Article détaillé : Géographie de l'Ouzbékistan
Politique
Article détaillé : Politique de l'Ouzbékistan
Économie
Article détaillé : Économie de l'Ouzbékistan
Démographie
Article détaillé : Démographie de l'Ouzbékistan
Démographie de l'Ouzbékistan
Culture
Démographie de l'Ouzbékistan
Article détaillé : Culture de l'Ouzbékistan
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! Date !! !! !! Remarques
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| 1 septembre|| Jour de l'Indépendance|| Mustakilliq Kuni|| 1991
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Dynastie KadjarCatégorie:Généalogie princière
Catégorie:Histoire de l'Iran
Kadjar
La dynastie Ghajar (en persan: قاجار) règne sur la Perse de 1786 à 1925. Les Ghajars sont d'origine turkmène, issue des tribus Qizilbashs qui servaient la dynastie Safavides. Après la mort de Karim khan Zand, Agha Mohammad Khan, eunuque châtré par ce dernier, se met à unifier l'Iran. Vers 1794, il a éliminé ses principaux rivaux, particulièrement Lotf Ali Khan, le dernier souverain de la dynastie Zand et rétabli son contrôle sur les anciens territoires iraniens en Géorgie et dans le Caucase.
Caucase
Les Ghajars règnent près de 150 ans en Iran et pendant tout le . Le pays est alors convoité par les principales puissances occidentales, les Russes et les Anglais.
Pendant le règne de Fath'ali Shah, l'Iran perd en faveur de la Russie ses provinces du nord dans le Caucase, la Géorgie, par le traité de Golestan (1813) et l'Arménie et le nord de l'Azerbaïdjan par le traité de Torkamanchai (1828).
La période Ghajar est marquée par la résignation de l'Iran devant les Russes et les Anglais, qui rivalisent en demandant chacun des concessions supplémentaires, et le déclin du pays. Cependant le pays s'ouvre pour la première fois à la modernité et à la technologie venant de l'Occident.
La longue règne de Nassereddin Shah, près de cinquante ans, et ses voyages en Europe, qui sont les premières visites d'un souverain iranien en Occident, ouvrent la voie à des nouveaux courants de pensée auxquels une grande partie du clergé est hostile.
Nassereddin Shah est assassiné en 1896 par un clerc, événement unique dans les annales de la Perse moderne qui précède la révolution constitutionelle, la première dans un pays musulman.
La révolution constitutionelle, suite à des mécontentements populaires nés de l'ingérence étrangère, des concessions accordées aux Européens, du déclin économique et des nouvelles idées de liberté, de démocratie et de "modernité", aboutit en 1906.
Sous la pression populaire, le combat des intellectuels et l'adhésion d'une partie du clergé et des grands marchands, qui sont désireux de limiter les pouvoirs du Shah, la constitution est accordée par Mozafaredin Shah le 30 décembre 1906. Il meurt cinq jours après.
Mohammad Ali Shah, le fils de Mozafaredin Shah, avec l'aide des Russes, s'oppose à la constitution et, en s'appuyant sur la brigade persano-russe, les Cosaques, bombarde le bâtiment du Majless (le Parlement) en juin 1908, arrête les députés et ferme le Parlement. Le pays rentre alors dans une période despotique qui dure près d'un an. En juillet 1909, les forces constitutionnelles arrivant de Rasht et de Tabriz, après des batailles et de nombreuses victimes, rétablissent la constitution et destituent le souverain, qui s'exile en Russie.
Son fils, Ahmad Shah, accède au trône à l'âge de 11 ans. L'Iran connaît une autre période troublée. L'Iran est occupé par les armées russes, anglaises et ottomanes durant la première guerre mondiale (1914-1918). Le jeune roi, idéaliste, démocrate mais faible, est incapable de garantir l'intégrité de pays et de faire régner l'ordre.
La dynastie Ghajar est destituée par le Parlement en 1925, en l'absence d'Ahmad Shah, alors en visite en Europe. Reza Khan, le puissant ministre de la guerre est également nommé Premier ministre, à la demande de Majless, et accède ainsi au Trône du Paon et fonde la dynastie Pahlavi en 1925.
Ahmad Shah meurt en octobre 1930 en France, à Neuilly-sur-Seine.
Dynastie Ghajar
- 1786-1797 : Agha Mohammad shah
- 1797-1834 : Fath'ali shah
- 1834-1848 : Mohammad shah
- 1848-1896 : Nasseredin shah
- 1896-1907 : Mozaffaredin shah
- 1907-1909 : Mohammad Ali shah
- 1909-1925 : Ahmad shah
Voir aussi
Liens internes
- Perse
- Achéménides
- Sassanides
- Séfévides
- Afsharides
- Dynastie Zand
- Dynastie Pahlavi
- Art qajar
1785Catégorie:1785
Cette page concerne l'année 1785 du calendrier grégorien.
Événements
- Catherine II de Russie renforce le pouvoir des villes et de la noblesse.
- Frédéric II de Prusse crée une alliance de princes dirigée contre l'Autriche.
- L'aéronaute français Jean-Pierre François Blanchard effectue la première traversée de la Manche de Calais à Douvres en ballon.
- L'ingénieur anglais Edmund Cartwright construit un métier à tisser entraîné par la vapeur.
- Le journaliste anglais John Walter fonde le Times of London.
- Le mécanicien et physicien Charles Augustin de Coulomb établit la loi sur l'électromagnétisme qui porte son nom.
- Les Birmans font une campagne contre le Siam et conquièrent l'Arakan.
- Wolfgang Amadeus Mozart compose Les Noces de Figaro.
- Voyages de La Pérouse en Asie, en Amérique du Nord et Pacifique Ouest (fin en 1788). Les deux navires de l'expédition "la Boussole" et "l'Astrolabe" se perdront dans le Pacifique Sud. A ce jour, l'épave de "l'Astrolabe" n'a jamais été retrouvée.
- Antoine Laurent de Lavoisier réalise la décomposition et la synthèse de l'eau.
- Premier accident aérien : l'aéromontgolfière de Jean-François Pilâtre de Rozier et Pierre Romain s'écrase près de Boulogne-sur-Mer lors d'une tentative de traversée de la Manche.
- Le mur d'octroi des Fermiers généraux est construit autour de Paris.
- La Compagnie des Indes orientales est recréée.
- 4 janvier : Jacob Grimm, conteur et linguiste allemand.
- 23 janvier : Carl Adolph Agardh, botaniste, mathématicien, économiste et homme politique suédois († 1859).
- 22 mars : Adam Sedgwick, géologue anglais.
- 27 mars : Louis Charles de France, duc de Normandie puis dauphin de France (Louis XVII).
- 26 avril : Jean-Jacques Audubon, naturaliste
- 15 juin : Jean-François Pilâtre de Rozier, aérostier français
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Dynastie ZandCatégorie:Généalogie princière
Catégorie:Histoire de l'Iran
Zand
La dynastie Zand règne sur la Perse de 1750 à 1794.
Dynastie Zand
- 1750-1779 : Muhammad Karim Khân
- 1779-1779 : Muhammad Ali Khân
- 1779-1779 : Zaki Khân
- 1779-1779 : Abol Feth
- 1779-1782 : Muhammad Sadegh Khân
- 1782-1785 : Ali Murâd
- 1785-1789 : Jaffar
- 1789-1794 : Lotf Ali
Voir aussi
Liens internes
- Perse
- Achéménides
- Sassanides
- Séfévides
- Afsharides
- Dynastie Kadjar
- Dynastie Pahlavi
IspahanIspahan, Isfahan ou Espahan, Esfahan (farsi : اصپهان [eSpahān], ou اصفهان [eSfahān]) l’hésitation entre P et F vient de l’alphabet arabe strict qui ne possède pas de signe pour la lette P, la variante iranienne de cet alphabet a un signe pour le son P.
Un jeu de mot sur son nom fait dire que cette ville est « la moitié du monde » (farsi: نصف جهان [neSf-e jahān], la moitié du monde)
Selon une légende, Ispahan a été bâti sur le lieu de chute d'Adam, après qu'il a été chassé du paradis.
Situation
paradis
Ispahan est une ville de 1,3 M d’habitants au pied et à l’Est de la chaîne du Zagros. Elle est traversé par le Zâyandeh Rûd. Cette rivière qui va se perdre dans le désert, peut rester à sec une partie de l’été. La ville est à une altitude de 1 500 m environ et les montagnes du Zagros peuvent dépasser 4 000 m. C’est un point de passage entre la Nord de l’Iran et le Sud.
Avant la conquête arabe la ville était coupée en deux villes séparées par le fleuve ; d’un côté la ville iranienne, de l’autre la ville juive. La rive Sud du fleuve abrite les restes d’une importante population arménienne arrivée au début du XVII siècle.
Histoire
Les deux villes originelles fusionnèrent au moment de la conquête arabe (640). Une première mosquée y fut construite puis à la fin du VIIIe siècle une seconde mosquée fut bâtie sur l’emplacement de l’actuelle « Mosquée du vendredi ».
Les turcs seldjoukides firent d'Ispahan la capitale de leur empire (1051). Nizam al-Mulk résidait à Ispahan et de là il donnait ses instructions pour l’organisation de l’enseignement à Bagdad. L’ébauche de la mosquée du vendredi à ce moment là.
Ispahan connut ensuite une période de déclin avec l’occupation Mongole (vers 1225) et avec le sac de la ville par Tamerlan en 1386.
Au début du XVIe siècle, les safavides font du chiisme duodécimain la religion officielle de l’Iran et font d’Ispahan leur capitale. Chah Abbâs I fait construire le « Palais des 40 colonnes » et la « Mosquée du Chah » renommée depuis la révolution islamique de 1979 en « Mosquée de l’imam Khomeiny ».
Redevenue capitale provinciale, sa déchéance l'a préservée partiellement des excès de l'urbanisation. Si elle ne mérite plus l'épithète de « moitié du monde », elle n'en demeure pas moins, au milieu d'une oasis intensément cultivée, une des plus importantes cités du plateau iranien et un centre important d'industrie textile.
Le nom d'Ispahan, était déjà célèbre en Europe au XVII siècle, lorsque Montesquieu écrivait « Paris est aussi grand qu'Ispahan » il n'est pas du tout sûr qu'il avait raison, Ispahan était sans doute plus grand que Paris.
:Les habitants de Paris sont d'une curiosité qui va jusqu'à l'extravagance. Lorsque j'arrivai, je fus regardé comme si j'avais été envoyé du ciel: vieillards, hommes, femmes, enfants, tous voulaient me voir. Si je sortais, tout le monde se mettait aux fenêtres; si j'étais aux Tuileries, je voyais aussitôt un cercle se former autour de moi: les femmes mêmes faisaient un arc-en-ciel, nuancé de mille couleurs, qui m'entourait; si j'étais aux spectacles, je trouvais d'abord cent lorgnettes dressées contre ma figure: enfin jamais homme n'a été tant vu que moi.
:[...]
:Cela me fit résoudre à quitter l'habit persan et à en endosser un à l'européenne, pourvoir s'il resterait. encore dans ma physionomie quelque chose d'admirable. Cet essai me fit connaître ce que je valais réellement: libre de tous les ornements étrangers, je me vis apprécié au plus juste.
:[...]
:Je demeurais quelquefois une heure dans une compagnie sans qu on m'eût regardé, et qu'on m'eût mis en occasion d'ouvrir la bouche. Mais si quelqu'un, par hasard, apprenait à la compagnie que j'étais persan, j'entendais aussitôt autour de moi un bourdonnement: « Ah ! Ah ! Monsieur est persan ? c'est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être persan ? »
::Montesquieu (1689-1755), Les lettres persanes (lettre XXX)
Monuments
Si vous ne pouvez visiter qu'une seule ville en Iran, choisissez Ispahan. C'est de loin la plus belle ville et la plus riche en monuments.
Place de l'imâm Khomeiny
lettres persanes]
La place de l'imâm Khomeiny est paraît-il l'une des plus grandes places du monde: 500 m sur 160 m. C'était à l'origine un terrain de polo et le souverain pouvait assister aux rencontres depuis sa terrasse. Tout autour de cette place dans des galeries assez sombres il y a des commerces et des artisans. Elle est maintenant aménagée en place publique avec pelouses, bassins et allées. Cette place date de 1612 sous le règne des séfévides. Autour de la place au moins trois points d'intérêt:
- La mosquée de l'imâm.
- La mosquée du Shaykh Lotfollah
- Le palais de `Ali Ghapu.
La place de l'imâm est à visiter plutôt en fin de journée encore que la visite des monuments qui l'entourent demande un certain temps. Le palais de `Ali Ghapu pouvant être réservé pour la fin de journée pour avoir une vue sur la ville depuis les étages supérieurs et surtout depuis la surprenante salle de musique du dernier étage.
On dit qu'un passage souterrain permettait de passer du palais de `Ali Ghapu à la « Mosquée du Shaykh Lotfollah » ce qui permettait aux femmes d'aller à la mosquée sans être vues, d'où le nom de « Mosquée des femmes » qu'on lui donne parfois.
Le palais des 40 colonnes
Ali Ghapu
Une visite bien venue en pleine chaleur car il y a un parc avec des arbres et l'ombre qu'ils procurent. Vous pouvez toujours essayer de trouver 40 colonnes, il n'y en a que 18, plus deux en retrait et qu'on voit à peine. C'est vu du fond du parc, et par reflet dans le bassin, qu'on peut avec beaucoup de bonne volonté trouver 40 colonnes. On dit que 40 était le synonyme de beaucoup dans la langue persane ancienne. Cela mis à part ce palais du XVII siècle est intéressant surtout à cause des peintures murales (encore en cours de restauration) qui le décorent à l'intérieur comme à l'extérieur. À l'intérieur c'est l'histoire persane (celle des batailles avec les ennemis de l'époque) qui domine et à l'extérieur on a quelques surprises comme un mousquetaire ou une courtisane de la cour de Versailles. Les sculptures du parc imitent les sculptures sassanides, voire achéménides dans la mesure où les sassanides les imitaient déjà.
La mosquée du vendredi
Ali Ghapu
C'est un véritable complexe religieux, avec plusieurs cours, plusieurs salles de prières, plusieurs madrasas. C'est un lieu aussi difficile à décrire car sa construction est un vrai feuilleton s'étalant du XI au . En même temps la visite est une vraie leçon d'architecture et de son évolution au cours de ces siècles.
Les ponts
Ali Ghapu
Les ponts sur la rivière Zâyandeh sont une des attractions d'Ispahan. Malheureusement depuis les années 2000, la rivière est à sec en été, les captages d'eau pour l'irrigation l'industrie et l'approvisionnement en eau de la ville et de Yazd à 300 Km d'Ispahan l'assèchent complètement.
Le spectacle de ces ponts et sans doute moins triste en hiver ou au printemps. Le plus ancien date de l'époque seldjouqide sur les fondations d'un pont d'époque sassanide. Les autres datent de l'époque séfévide.
Le quartier arménien
Yazd
De l'autre côté des ponts, au sud de la ville, se trouve le quartier arménien habité par des immigrés venus ici vers 1600.
Vue de la rue, la cathédrale Saint-Sauveur a le même aspect qu'une mosquée si ce n'est la croix au sommet du dôme. L'intérieur est recouvert de peintures racontant le martyr légendaire de Saint Grégoire l'illuminateur, fondateur de l'église arménienne. À côté de l'église, il y a un musée de l'art arménien avec un mémorial du génocide arménien.
Ispahan est aussi un archevêché qui compte 10 000 fidèles catholiques.
Catégorie:Ville d'Iran
ja:エスファハーン
Chiraz
Chiraz est la capitale de la Perse de 1750 à 1794.
Catégorie:Ville d'Iran
ja:シーラーズ
Elbourz
Les monts Elbourz et Zagros et les chaînes du Nord-Est sont situés au nord et à l'ouest Iran.
Iran
Catégorie:Iran
Shah
Chah ou Schah ou Shah (en persan : châh شاه) est le nom des souverains d'Iran avant l'instauration de la République Islamique en 1979. Le terme désigne le roi, le monarque ou l'empereur. Il est souvent utilisé après le prénom du roi comme Ahmad Shah Qajar ou Nader Shah Afshar.
Liste des chahs d'Iran depuis 1501
- 1501-1524 : Ismaïl Ier
- 1524-1576 : Tahmasp Ier
- 1576-1578 : Ismaïl II
- 1578-1588 : Muhammad Khudabanda
- 1588-1629 : Abbas Ier le Grand
- 1629-1642 : Séfi Ier d'Iran
- 1642-1666 : Abbas II
- 1666-1694 : Suleyman Ier
- 1694-1722 : Hussein Ier
- 1722-1725 : Mahmoud de la Dynastie Ghilzai
- 1725-1729 : Ashraf de la Dynastie Ghilzai
- 1729-1732 : Tahmasp II
- 1732-1736 : Abbas III
- 1736-1747 : Nadir Shah
- 1747-1748 : Adil
- 1748-1749 : Shahrokh
- 1750-1779 : Muhammad Karim Khân
- 1779-1782 : Muhammad Sadegh Khân
- 1782-1785 : Ali Murâd
- 1785-1789 : Jaffar
- 1789-1794 : Lotf Ali
- 1786-1797 : Agha Mohammad shah
- 1797-1834 : Fath'ali shah
- 1834-1848 : Mohammad shah
- 1848-1896 : Nasseredin shah
- 1896-1907 : Mozaffaredin shah
- 1907-1909 : Mohammad Ali shah
- 1909-1925 : Ahmad shah
- 1925-1941 : Rézâ Châh
- 1941-1979 : Mohammad Rézâ
Catégorie:Monarchie
Catégorie:Histoire de l'Iran
catégorie:Titre
ja:シャー
ko:샤
1943
Cette page concerne l'année 1943 du calendrier grégorien.
Événements
- 20 mai : Tchang Kaï-chek devient president de la Chine.
- Janvier 1943
- - 24 : Hitler ordonne à ses troupes de se battre à mort contre les soviétiques pour tenir la ville de Stalingrad
- Février 1943
- - 2 : Victoire soviétique à Stalingrad : capitulation de la VI armée allemande de Friedrich Paulus.
- Mars 1943
- - 15 : Un sous-marin allemand coule le paquebot Empress of Canada au large de Freetown en Afrique du Sud, 400 morts
- Avril 1943
- - 19 : début de l'insurrection du ghetto de Varsovie
- Mai 1943
- - 30 : Charles de Gaulle s'installe à Alger
- Juin 1943
- - 21 : Arrestation de Jean Moulin, Raymond Aubrac, et d'autres résistants à Caluire-et-Cuire, près de Lyon
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