:: wikimiki.org ::
| Tchécoslovaquie |
Tchécoslovaquie
La Tchécoslovaquie fut un pays d'Europe centrale d'octobre 1918 au 31 décembre 1992 (à l'exception de la période 1938-1945).
Créée sur les décombres de l'Empire austro-hongrois, la Tchécoslovaquie regroupe en un même État Tchèques et Slovaques, deux peuples de langue proche, avec Prague pour capitale.
Prague
Des dissensions voient cependant jour dans le pays, les Slovaques ressentant mal la prééminence tchèque. Une première partition a lieu durant la Seconde Guerre mondiale, des fascistes slovaques profitant du dépeçage du pays après les Accords de Munich en 1938 pour créer un État indépendant dirigé par M Tiso et soutenant l'Allemagne nazie.
Après la guerre, le pays est réunifié. Suite au Coup de Prague de 1948, les communistes prennent le pouvoir et la Tchécoslovaquie est le dernier pays d'Europe à passer du côté soviétique du « Rideau de fer ». Une timide libéralisation en 1968, appelée Printemps de Prague, entraînera une intervention des forces du Pacte de Varsovie qui refermera le pays pour 20 ans.
Profitant de la politique de tolérance de l'URSS mise en place par Gorbatchev, le pays recouvre sa liberté en 1989 grâce à la Révolution de velours et porte à sa tête le dramaturge et dissident Václav Havel. Celui-ci ne pourra empêcher les susceptibilités nationales encouragées par des dirigeants politiques populistes de causer la séparation à l'amiable du pays en 1993, créant la République tchèque et la Slovaquie, surnommée la « partition de velours ».
Démographie
Slovaquie
Voir aussi
- Liste de personnalités tchécoslovaques.
- Histoire de la République tchèque
-
ja:チェコスロヴァキア
ko:체코슬로바키아
Pays:Pour le pays comme territoire de projet (loi Voynet) en France, voir Pays (France).
----
Étymologie
Pays vient du latin pagus qui désignait un territoire d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine.
Différents sens
Une micro-région
Pays peut désigne une région naturelle de France (ex. : le Pays de Bray, de Caux, Pays angevin...).
Cette utilisation, très proche du sens orginel, permet aussi de désigner le lieu de naissance d'une personne («pays natal», «mal du pays») ou une production issus de terroirs propres au pays («produits du pays», «vin de pays», «jambon de pays»...).
Individus provenant de la même micro-région
Pays peut désigner une personne issue de la même micro-région. Cet emploi implique généralement que deux personnes, qui se reconnaissent la même origine géographique et la même identité culturelle, se rencontrent en dehors de ce contexte régional. On dit «être pays» (ou «c'est un pays») en utilisant parfois l'équivalent du mot dans la langue régionale (payse, païs...). Se reconnaître comme pays peut être le prélude à des éfusions nostalgiques...
Un état, une province
Le sens le plus courant est aujoud'hui celuit d'État ou État souverain. Toutefois, pays est moins précis et plus neutre qu’État et permet de désigner des espaces géographiques au statut très divers. Ainsi pays désigne également d'anciennes provinces. Tous les pays reconnus suivent les standards internationaux en terme de symboles nationaux tels les drapeaux et de droits politiques telle la citoyenneté. Il y a, en 2004, 193 pays reconnus par l'Organisation des Nations unies. D'autres pays ne sont pas à l'ONU, pour des raisons politiques, par exemple Taïwan.
Un «Territoire de projet» (aménagement du territoire)
En France, pays désigne aussi un territoire de projet, précisé par la loi Voynet du 25 juin 1999.
Expressions construites avec le mot pays
D'une manière générale, l'association d'un épithète à pays permet de désigner facilement un ensemble géographique partageant les mêmes caractéristiques («pays chauds», «pays riches», «pays baltes»...).
- Un Arrière-pays est une zone géographique contigue et en étroite liaison économique avec une ville ou un port.
- Le Pays de Cocagne est un pays imaginaire ou règne l'abondance.
- Pays d'État. Pays a eu un sens légal dans un passé lointain, on parlait en effet de Pays d'État (voir définitions dans les liens externes).
- Le Plat-Pays désigne, de manière imagée la Flandre et en particulier sa plaine maritime, caractérisée par un très faible relief.
- Pays perdu désigne un petit territoire isolé, possédant peu de moyens de communications et avec un retard de développement. L'expression est dépréciative et populaire. Cette idée est encore exacerbée dans l'expression grossière de «trou-du-cul du monde» qui suggère que l'espace incriminée est le plus reculé de la planète.
Pays, état et nation : une question de vocabulaire
Un pays est une désignation géographique, une nation désigne le peuple tandis qu' État désigne les institutions fonctionnant sur un territoire. Certains pays sont des États-nations, par exemple la France ou Israël. Une nation en particulier est alors dominante. D'autres États, tels la Chine, l'Espagne ou le Royaume-Uni rassemblent plusieurs nations (ou tout du moins une partie d'une population formant elle même une nation), bien que certaines se considérent d'elles mêmes comme des États. L'imprécision de pays a toutefois l'avantage de rendre son utilisation neutre et non polémique.
Le mot pays est souvent utilisé dans le langage parlé, le mot État ayant un sens plus précis est utilisé dans les accords, traités et législations. Un État souverain est un territoire et une entité politiquement indépendante possédant ses propres gouvernement, administration, lois et armée. La souveraineté est toutefois relative et peut être limitée par les traités conclus, par l'adhésion à un État fédéral ou par le simple jeu de la mondialisation.
Ainsi de la même manière que l'on peut dire que le Royaume-Uni est un pays, on peut dire que l'Angleterre est un pays. Cependant, l'usage préfère dénommer pays l'Angleterre plutôt que le Royaume-Uni. Ceci n'empêche pas le Royaume-Uni d'être un État souverain et de mener la politique internationale.
Voir aussi
- Pays (France)
- Liste des pays du monde
- Région naturelle de France
- Synonymes concernant les pays
- Terroir
Liens externes
- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-24294 Définition du pays dans un dictionnaire encyclopédique ancien de la bibliothèque nationale de France] (pages 698 et 699)
Catégorie:géographie Catégorie:politique
zh-min-nan:Kok-ka
ko:나라
ja:国家
simple:Country
th:ประเทศ
1918 ko:1918년 ms:1918 ja:1918年 simple:1918 th:พ.ศ. 2461
Catégorie:1918
Cette page concerne l'année 1918 du calendrier grégorien.
Événements
- 8 janvier : 14 points du président américain Wilson.
- 21 mars : Offensive allemande en Picardie.
- 23 mars : Paris est bombardée par les Pariser Kanonen (et non la Grosse Bertha).
- 9 avril : Offensive allemande en Flandre.
- 27 mai : Offensive allemande du Chemin des Dames.
- 15 juillet : Offensive allemande en Champagne.
- 18 juillet : Début de la grande contre-offensive alliée.
- 8 août : Offensive alliée en Picardie.
- 15 septembre : Offensive alliée à Salonique.
- 15 septembre : Libération de Nancy.
- 19 septembre : La Bulgarie signe l'armistice.
- 24 octobre : Victoire italienne de Vittorio Veneto.
- 31 octobre : La Turquie signe l'armistice.
- 3 novembre : L'Autriche-Hongrie signe l'armistice.
- 9 novembre : Révolution en Allemagne, abdication du Kaiser Guillaume II.
- 11 novembre : Signature de l'armistice à Rethondes entre l'Allemagne et les alliés, marquant la fin de la Première Guerre mondiale.
- Retraite allemande sous la pression des troupes françaises, britanniques et américaines.
Europe
- 24 février : Déclaration d'indépendance de l'Estonie.
- 16/17 juillet : massacre de toute la famille impériale de Russie.
- 28 octobre : Proclamation de la République tchécoslovaque.
- En octobre, début de l'épidémie de grippe espagnole qui va faire plus de 20 millions de morts (fin en 1920).
- 11 novembre : Proclamation de la république de Pologne.
- En novembre, Proclamation du royaume des Serbes, des Croates, des Slovènes (future Yougoslavie).
- Droit de vote des femmes (de plus de trente ans) au Royaume-Uni.
- L'Islande devient un royaume indépendant du Danemark.
- : "Grande unification" de la Roumanie
Allemagne
- 13 novembre : Fondation du Stahlhelm (casque d'acier) par F. Sedte, recrutant les anciens combattants allemands déçus par la défaite.
- La révolution éclate en Allemagne. L'empereur Guillaume II d'Allemagne s'enfuit aux Pays-Bas.
France
- 13 décembre : Arrivée en France du président américain Woodrow Wilson.
- Arrestation de Joseph Caillaux, président du Conseil pour intelligence avec l'ennemi.
- Création des « Chèques postaux ».
Russie
- 5 janvier : Dissolution en Russie par les bolcheviks de l'Assemblée constituante où ils étaient minoritaires.
- 15 janvier : Le chef bolchevik Léon Trotsky organise l'Armée rouge en Russie.
- 3 mars : Paix de Brest-Litovsk, la Russie perd 800 000 km² et le quart de sa population.
- 28 octobre : Création des jeunesses communistes en Russie.
- Nicolas II de Russie, dernier tsar de Russie et sa famille sont exécutés par les bolcheviks.
- La guerre civile éclate entre les armées russes blanches et rouges.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- Mise en place d'un service aérien entre New York, Philadelphie et Washington.
Amérique latine
- Brésil : Fin de la crise qui durait depuis 1906, les richesses agricoles du pays (café, blé, caoutchouc et sucre) sont à nouveau exportées massivement.
Asie & Inde
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & monde arabe
- Début du sultanat ottoman de Mehmed VI Vahideddin (fin en 1922).
Arts & culture
- Le compositeur français Erik Satie compose Socrate.
Sciences & techniques
- Edwin Armstrong met au point le récepteur radio AM.
- L'astronome américain Harlow Shapley donne la mesure de notre Galaxie.
- Le plus grand télescope de l'époque est installé à l'observatoire du Mont Wilson aux États-Unis.
Sports
- 15 janvier : Gamal Abdel Nasser, homme d'État égyptien († 28 septembre 1970)
- 26 janvier : Nicolae Ceauşescu, dictateur roumain († 25 décembre 1989)
- 28 janvier : Suzanne Flon, comédienne française
- 5 mars : James Tobin, économiste américain († 11 mars 2002)
- 18 avril : André Bazin, critique et théoricien de cinéma français († 11 novembre 1958)
- 23 avril : Maurice Druon, de l'Académie Française
- 24 avril : Robert Escarpit, universitaire, écrivain et journaliste français († 19 novembre 2000)
- 25 avril : Ella Fitzgerald, chanteuse américaine († 15 juin 1996)
- 25 avril : Alain Savary, personnalité politique française, ancien ministre de l'Education Nationale († 17 février 1988)
- 11 mai : Richard Feynman, physicien américain († 15 février 1988)
- 12 mai : Julius Rosenberg, espion (?) américain condanné à mort († 19 juin 1953, 35 ans)
- 10 juin : Patachou, chanteuse, française.
- 14 juillet : Ingmar Bergman, scénariste et réalisateur suédois
- 18 août : Robert Aldrich, producteur et réalisateur américain († 5 décembre 1983)
- 10 octobre : Thelonious Monk, pianiste et compositeur de jazz américain († 17 février 1982)
- 11 décembre : Alexandre Soljénitsyne, écrivain russe
- 25 décembre : Anouar el-Sadate, président de l'Égypte († 6 octobre 1981)
- 9 janvier : Émile Reynaud, inventeur du dessin animé
- 6 février : Gustav Klimt, peintre autrichien (° 14 juillet 1862)
- 25 mars : Claude Debussy, compositeur français
- 21 avril : Manfred von Richthofen, dit le Baron Rouge, as aérien allemand (° 2 mai 1892)
- 23 avril : Paul Sébillot, ethnologue français (° 6 février 1843)
- 1 mai : Grove Karl Gilbert, géologue étasunien
- 16 juillet : Anastasia, fille du tsar Nicolas II de Russie
- 28 septembre : Georg Simmel, philosophe et sociologue allemand
- 5 octobre : Roland Garros, pionnier de l'aviation français (° 6 octobre 1988)
- 7 octobre : Raymond Duchamp-Villon, sculpteur français
- 26 octobre : César Ritz, hôtelier et entrepreneur suisse
- 31 octobre : Egon Schiele, peintre autrichien (°1890)
- 9 novembre : Guillaume Apollinaire, poète français (°26 août 1880)
- 2 décembre : Edmond Rostand, écrivain (° 1868)
- Arthur Cravan : écrivain et boxeur d'origine anglaise
__NOTOC__
31 décembre
Le 31 décembre est le 365 jour de l'année (366 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. C'est le dernier jour de l'année.
Événements
- 406 : Les Vandales, les Alamans , les Suèves et de nombreuses bandes de barbares franchissent le Rhin
- 1578 : Création de l'ordre du Saint-Esprit par Henri III de France
- 1879 : Première démonstration de sa lampe à incandescence par Thomas Edison
- 1958 : En France, Instauration de l'assurance chômage (ASSEDIC)
- 1968 : Vol inaugural de la copie russe du Concorde le Concordski
- 1972 : La station de télévision FR3 commence à émettre
- 1999 : Rétrocession du canal de Panama par les États-Unis au Panama
Naissances
- 1491 : Jacques Cartier, navigateur français, découvreur du Canada. († 19 janvier 1557).
- 1550 : Henri de Lorraine, dit le Balafré, 3 ème duc de Guise. († 23 décembre 1588).
- 1668 : Hermann Boerhaave, médecin et botaniste néerlandais († 23 septembre 1738)
- 1738 : Charles Cornwallis, général britannique († 1805).
- 1838 : Émile Loubet, homme d'État français, président de la République de 1899 à 1906. († 20 décembre 1929).
- 1869 : Henri Matisse, peintre fauviste français († 8 novembre 1954).
- 1880 : George Marshall, militaire et homme politique américain, Prix Nobel de la paix en 1953. († 16 octobre 1959).
- 1908 : Simon Wiesenthal, juif ukrainien, fondateur du Centre de documentation juif de Vienne(† 20 septembre 2005).
- 1928 : Siné, dessinateur français.
- 1937 : Anthony Hopkins, acteur britannique.
- 1948 : Donna Summer, chanteuse américaine.
- 1965 : Gong Li, actrice chinoise.
- 1972 : Grégory Coupet, joueur de football français.
Décès
- 192 : Assasinat de l'empereur romain Commode
- 335 : Sylvestre Ier, pape romain (° inconnue)
- 1719 : John Flamsteed, astronome anglais (° 1646)
- 1793 : Le duc de Lauzun est guillotiné
- 1799 : Jean-François Marmontel, Encyclopédiste et Académicien français (° 1723)
- 1877 : Gustave Courbet, peintre français (° 1819)
- 1882 : Léon Gambetta, homme politique français (° 1838)
- 1999 : Alain Gillot-Pétré, présentateur français de télévision (° 1950)
- 2003 : Sophie Daumier, comédienne et humoriste française (° 1936)
- 2003 : Enrique Buenaventura, 78 ans, metteur en scène et homme de théâtre colombien (° 1925)
Célébrations
- Fête du nouvel an
Saints catholiques du jour
- Saint Sylvestre
- Sainte Mélanie
Catégorie:Jour de l'année
ja:12月31日
ko:12월 31일
ms:31 Disember
simple:December 31
th:31 ธันวาคม
Autriche-Hongrie ko:오스트리아-헝가리 ja:オーストリア・ハンガリー帝国
Catégorie:Ancien pays d'Europe Catégorie:Histoire de l'AutricheCatégorie:Histoire de la Hongrie
Catégorie:Histoire de la Hongrie
L'Autriche-Hongrie est le nom du pays d'Europe centrale, gouverné par une double monarchie (Empire d'Autriche, et Royaume de Hongrie) de 1867 à 1918, créé à la place de l'Empire d'Autriche pour faire face à l'agitation nationaliste secouant les différentes minorités de l'Empire et pour satisfaire la noblesse hongroise, lors du Compromis Austro-hongrois (allemand:Ausgleich).
En 1867, François-Joseph Ier, empereur d'Autriche, est couronné roi de Hongrie. Autocrate, il maintient la cohésion de l'Etat plurinational grâce à l'armée et à la bureaucratie.
La Double Monarchie est une expression que l'Autriche-Hongrie possédait en propre. L'aigle à deux têtes est un symbole bien antérieur à la constitution de cette double monarchie mais qui lui convenait parfaitement. On emploie aussi l'expression Monarchie danubienne.
La maison régnante des Habsbourg, dont les membres avaient le titre d'archiduc, était parfois qualifiée dArchi-Maison (Erzhaus).
Les deux parties de l'Empire étaient séparées par un affluent du Danube, la Leitha, la partie autrichienne est la Cisleithanie (en-deçà de la Leitha), et la partie hongroise la Transleithanie (au-delà de la Leitha).
L'Autriche-Hongrie ne survécut pas à sa défaite de la Première Guerre mondiale, et fut démantelée par le .
Histoire
Naissance
En 1804, l'empereur du Saint-Empire Romain Germanique, François II, crée l'Empire d'Autriche (l'Autriche était un Grand-Duché qui succédait à un Duché) et monte sur le trône en tant que François I en 1806 après avoir abdiqué, son empire ayant été vaincu par Napoléon. L'empire d'Autriche devient en 1867 une "double monarchie" (impériale et royale) rassemblant l'empire d'Autriche et le royaume de Hongrie.
Cet empire était le 2e d'Europe par sa superficie. Il comprenait les régions suivantes (présentées ici avec leurs situations actuelles approximatives et leur date de rattachement à l'empire) :
- le Banat (Nord-Est de Belgrade, à cheval sur la Serbie et la Roumanie) depuis 1718 au royaume de Hongrie.
- le Royaume de Bohême (Ouest de la République Tchèque) depuis 1526.
- la Moravie (Est de la République Tchèque) depuis 1526.
- le Royaume de Hongrie (Hongrie, Slovaquie, Nord de la Croatie...) depuis 1526.
- la Bosnie-Herzégovine (idem) occupée militairement en 1878; annexée en 1908.
- le Duché de Bucovine (Nord-Est de la Roumanie) depuis 1775.
- le Royaume de Dalmatie (Sud de la Croatie) depuis 1797.
- le Royaume de Galicie (Sud-Est de la Pologne et Ouest de l'Ukraine) depuis 1772.
- les régions de l'Inn (Ouest de l'Autriche) depuis 1779.
- le Duché de Salzburg (Centre de l'Autriche) depuis 1805.
- la Grande Principauté de Transylvanie (en Roumanie) depuis 1699 au royaume de Hongrie.
- le Trentin (Nord de l'Italie à la frontière autrichienne) depuis 1803.
Si l'Empire habsbourgeois connut un essor économique lié à la révolution industrielle (Vienne est alors une capitale économique très prospère) et une vie intellectuelle animée, il ne put cependant pas échapper au drame des nationalités et dut opérer une révision déchirante de ses options diplomatiques. Après 1870, les Habsbourg sont chassés d'Allemagne et d'Italie, deux régions où ils ambitionnaient le premier rôle. L'Empire trouva cependant le moyen de s'agrandir en occupant en 1878 la Bosnie qui appartenait à l'Empire ottoman et en l'annexant en 1908. Elle se heurte cependant à une autre rivale, la Russie.
Chronologie
- 8.10.1867/22.12.1867 : Compromis avec la Hongrie; Suppression des lois libérales sur les droits des citoyens (suppression approuvée par l'Empereur)
- 22.09.1879/15.10.1879 : Alliance de l'Autriche-Hongrie et de l'Allemagne.
- 20.05.1882 : L'Italie rejoint l'Alliance.
- 30.12.1888/01.01/1889 : Premier congrès du parti des sociaux-démocrates à Hainfeld. Victor Adler réussit à réconcilier les groupes radicaux et modérés.
- 01.05.1890 : Premier fête de Mai des sociaux-démocrates à Vienne.
- 11.08.1892 : Mise en circulation de la Couronne d'Or comme monnaie.
- 04.12.1892 : Fondation de l'association des travailleurs chrétiens-sociaux de Vienne, sur proposition de Leopold Kunschak.
- 07.05.1896 : Mise en place du suffrage censitaire.
- 05.04.1897 : Crise de Badeni à la suite d'une violente politique de blocage de la part du ministre-président Kasimir Badeni à propos d'un décret sur la langue, prévoyant un bilinguisme des institutions en Bohème et Moravie.
- 08.04.1897 : Karl Lueger devient maire de Vienne.
- 24.01.1907 : Mise en place du suffrage universel pour tous les hommes âgés de plus de 24 ans.
- 14.05.1907/25.05.1907 : Premières élections en Autriche.
- 08.10.1907 : Nouveau Compromis avec la Hongrie.
- 05.10.1908 : Annexion de la Bosnie-Herzégovine.
- 13.03.1912 : La Serbie et la Bulgarie forment une alliance contre l'Autriche-Hongrie.
- 28.06.1914 : Assassinat de l'Archiduc François-Ferdinand, dauphin de la couronne, et de sa femme Sophie, née Chotek, à Sarajevo par l'étudiant bosniaque Gavrilo Princip.
- 28.07.1914 : La déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Serbie provoque des mobilisations et des déclarations de guerre en chaîne, menant à la Première Guerre mondiale.
- 08.03.1915 : L'Autriche-Hongrie se déclare prête à céder la région de Trente (aujourd'hui nord de l'Italie).
- 26.04.1915 : secret entre le Royaume-Uni, la France, la Russie et l'Italie : L'Italie rejoint les puissances de l'Entente en échange de quoi elle obtient les régions de Trieste et de Trente.
- 21.10.1916 : Le socialiste Friedrich Adler assassine le Ministre-Président Stürgkh à Vienne, geste qui stigmatise l'impuissance et la protestation face au système d'économie de guerre de la Monarchie.
- 21.11.1916 : En pleine guerre, l'empereur François-Joseph meurt dans sa 68e année de règne.
- 24.03.1917 : L'empereur Charles envoit une lettre à son beau-frère Sixtus de Bourbon-Parme, lui demandant de la faire suivre au Président Raymond Poincaré (dans le but d'obtenir des paix séparées).
- 06.04.1917 : Entrée en guerre des États-Unis du côté de l'Entente.
- 09.05.1917 : Deuxième lettre à Sixtus.
- 30.05.1917 : Convocation du Reichsrat reportée depuis 1914.
- 14.07.1917 : La "Loi des pleins pouvoirs sur l'économie de guerre" donne au gouvernement le droit de gouverner par décret (sans passer par l'Assemblée) pour les questions de politique économique. Cette loi est le fondement du gouvernement autoritaire de Engelbert Dolfuss (1933) et ne sera supprimée officiellement qu'en 1946.
- 18.08.1917 : Charles décide de transformer la condamnation à mort de Friedrich Adler en une peine de 18 ans d'emprisonnement.
- 07.12.1917 : Les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Autriche-Hongrie.
- 08.01.1918 : Programme de paix du président américain Wilson en 14 points.
- 02.04.1918 : Discours du ministre des affaires étrangères le comte Ottokar von Czernin à la suite duquel le président français du Conseil Georges Clémenceau souhaite commencer des négociations de paix secrètes avec l'Autriche-Hongrie.
- 16.10.1918 : Un écrit impérial prévoit de faire de la Cisleithanie une fédération d'Etats nationaux mais il ne peut plus empêcher les tendances de dissolution de la Monarchie.
- 21.10.1918 : L'assemblée nationale provisoire de "Deutschösterreich" ("Autriche allemande" nom voulu par l'Autriche indépendante de 1918 mais refusé par les vainqueurs de la guerre) siège dans les locaux de l'assemblée régionale de Basse-Autriche avec les députés germanophones de Cisleithanie.
- 26.10.1918 : Charles envoit un télégramme à l'empereur allemand Guillaume II lui annonçant la fin de l'Alliance.
- 28.10.1918 : La républie tchécoslovaque est proclamée.
- 29.10.1918 : L'effondrement des armées de l'Empire commence.
- 30.10.1918 : Le Chancelier Karl Renner forme le gouvernement provisoire; suppression d'une constitution provisoire pour la Deutschösterreich.
- 01.11.1918 : Libération de Friedrich Adler.
- 03.11.1918 : Armistice entre l'Autriche-Hongrie et les puissances de l'Entente.
- 11.11.1918 : Déclaration de l'empereur Charles qui renonce aux "affaires de l'Etat" de "Deutschösterreich" et reconnait toute décision quant à la forme du nouvel Etat.
- 12.11.1918 : L'assemblée provisoire proclame la république de Deutschösterreich.
- 01.12.1918 : Les régions du sud de l'empire s'unissent à la Serbie et au Monténégro et forment le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes.
- 05.12.1918 : L'assemblée nationale de Carinthie (sud de l'Autriche actuelle) décide la résistance armée contre les troupes yougoslaves qui s'approchent.
Démembrement en 1919
Après 1918, son territoire a été divisé par 8 entre de nouveaux pays :
- l'Autriche,
- la Hongrie (qui doit céder le Burgenland à l'Autriche),
- la Tchécoslovaquie (Bohême, Moravie, Silésie autrichienne, Slovaquie et Ruthénie subcarpathique),
- la Yougoslavie (qui jusqu'en 1929 porta le nom de Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, les Croates et les Slovènes étant d'anciens sujets austro-hongrois tout comme les Bosniaques et les habitants de la Voïvodine pareillement oubliés dans l'énumération),
- la Pologne (Galicie).
L'Autriche(-Hongrie) passait ainsi de 53 millions d'habitants à 6 millions.
Certains territoires ont été annexés par la Roumanie (Transylvanie et Bucovine) et l'Italie (Tyrol du Sud, Istrie). Ces nouveaux et anciens pays sont appelés les États successeurs de l'Autriche-Hongrie. Deux de ces États successeurs, la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie ont eux aussi aujourd'hui disparu. On appelle révisionnisme l'attitude de la Hongrie indépendante qui réclamait le retour de ses anciennes frontières, ainsi que des hongrois incorporés dans les nouveaux états successeurs.
Après la chute de l'Empire, l'instauration d'un nouveau régime se fait progressivement :
- 18.01.1919 : Ouverture de la Conférence de Paix à Paris
- 16.02.1919 : Election de l'assemblée nationale constituante, de laquelle résulte une coalition de chrétien-sociaux et de sociaux-démocrates.
- 27.02.1919 - 02.03.1919 : Le secrétaire aux affaires étrangères Otto Bauer et le ministre allemand des affaires étrangères, Borckdorff-Rantzau mènent à Berlin des négociations secrètes pour une annexion de l'Autriche par l'Allemagne.
- 12.03.1919 : L'assemblée nationale déclare "l'Autriche allemande" comme composante de "la république allemande".
- 23/24.03.1919 : Fuite de l'Empereur Charles et de sa famille en Suisse.
- 03.04.1919 : Abolition de la noblesse par la Loi Anti-Habsbourg. Abolition de la peine de mort.
- 17.04.1919 - 15.06.1919 : Emeutes communistes et tentative de coup d'état à Vienne.
- 24.04.1919 : Le président américain se prononce pour une annexion du Tirol du Sud par l'Italie.
- 11.05.1919 : Référendum en Vorarlberg : 80.8% de la population se prononce pour une annexion par la Suisse.
- 02.06.1919 : Début des négociations de paix de Saint-Germain-en-Laye.
- 07.06.1919 : L'assemblée nationale rejette la proposition de traité de paix.
- 10.09.1919 : Signature du , changement du nom en "République d'Autriche", interdiction de rattachement à l'Allemagne (article 88), rattachement du Tirol du Sud à l'Italie. Le Parlement accepte tout en protestant.
- 21.11.1919 : Le nom officiel de l'Autriche devient "République d'Autriche".
- 10.06.1920 :
- 16.07.1920 : Le traité de Saint-Germain est ratifié et entre donc en vigueur.
- 01.10.1920 : Le Parlement ratifie la constitution fédérale de la République d'Autriche.
- 10.10.1920 : Référendum en Carinthie : 60% de la population se prononce pour rester autrichienne; annexion formelle du Tirol du Sud.
- 16.10.1920 : Les chrétiens-sociaux deviennent la première force politique du pays après les élections législatives.
- 09.12.1920 : Michael Hainisch (sans parti) est élu premier président fédéral de la république d'Autriche.
- 15.12.1920 : L'Autriche entre à la Société Des Nations.
Société
Avec l'État le plus inégalitaire d'Europe, la société austro-hongroise, féodale, reposait sur une assise sociale extrêmement étroite faisant la part trop belle à la haute noblesse, et au clergé qui en était issu. En 1914, par exemple, moins de 1 % de la population possédait 40 % de la superficie du territoire. Mieux — ou pire — cette inégalité sociale se doublait d'une inégalité ethnique. Pour toutes ces raisons, les peuples qui subissaient l'oppression austro-hongroise — parfois depuis des siècles — ont vu avec bonheur cet Empire s'effondrer. Aucun des États successeurs, même aux époques les plus troublées n'a souhaité que renaisse cette société privilégiant par trop les privilégiés. On peut citer à cet égard le mot du président tchécoslovaque Benes qui, dans l'entre-deux-guerres disait : « Plutôt Hitler que les Habsbourg ».
Monarchie évoluant vers le parlementarisme (voie démocratique), surtout dans la partie autrichienne (Cisleithanie).
En Hongrie (Transleithanie), l'éco et la société sont moins avancées.
fin XIXème siècle : le corps électoral augmente.
1907: Parlement de Vienne est élu au suffrage universel.
Il y avait d'une part le royaume de hongrie et d'autre part un ensemble de pays dont le souverain était l'Empereur héréditaire d'Autriche ( Habsbourg depuis 1804).
Des 49.425 millions dAustro-Hongrois en 1905, les habitants ont déclaré appartenir aux nationalités suivantes :
- Allemands (23,3 %)
- Magyars (19,6 %)
- Tchèques (12,6 %)
- Serbes et Croates (10,5 %)
- Polonais (9,7 %)
- Ukrainiens et Ruthènes (7,9 %)
- Roumains (6,2 %)
- Slovaques (4,2 %)
- Slovènes (2,9 %)
- Italiens
- Autres (1,5 %)
Suite à l'accession de la Hongrie à l'autonomie, le sentiment national s'accroit parmi les minorités, ce qui implique une revendication d'autonomie, d'indépendance ou de rattachement à des pays voisins.
Le partage du pouvoir entre Autrichiens germanophones et Hongrois magyarophones est désigné par le nom de dualisme, un partage à trois en y incluant les Slaves aurait constitué le trialisme. Cependant ni la noblesse d'Autriche, ni les nobles Hongrois n'ont jamais voulu de cette solution.
Alliances
L'Empire allemand et l'Autriche-Hongrie constituaient les Empires centraux. L'Allemagne et l'Autriche-Hongrie avaient constitué une alliance sous le nom de Duplice (Zweibund) qui devint la Triplice (Dreibund) ou Triple-Alliance quand l'Italie vint rejoindre l'alliance. Toutefois, l'Italie n'avait souscrit à cette alliance que dans l'optique d'une alliance défensive : l'alliance ne devait fonctionner que dans la mesure où l'un des signataires aurait été agressé. Comme ce n'est pas ce qui s'est passé en 1914 — puisque c'est l'Autriche-Hongrie qui a agressé la Serbie — l'Italie choisira finalement d'entrer en guerre aux côté des Alliés occidentaux en 1915.
Liste des empereurs d’Autriche
Empereurs d’Autriche
- 1804-1835 : François I
- 1835-1848 : Ferdinand I
- 1848-1867 : François-Joseph I
Empereurs d’Autriche et rois de Hongrie
- 1867-1916 : François-Joseph I, marié avec l'Impératrice Sissi.
- 1916-1918 : Charles I empereur d’Autriche ou Charles IV comme roi de Hongrie, marié avec l'Impératrice ??
Culture
Pour l'écrivain de langue allemande Robert Musil (dans son roman L'homme sans qualités), qui a du être officier dans l'armée « cacanienne », l'Autriche-Hongrie était la Cacanie , du préfixe apposé partout K. und K. = Kaiserlich und Königlich, impérial et royal.
La terminologie exacte semble avoir été la suivante :
# « impérial et royal » pour les services communs (armée, finances, diplomatie) : la KuK Marine était la marine de guerre
# « impérial-royal » pour les services propres à la Cisleithanie : le souverain y était empereur d'Autriche mais aussi roi de Bohême
# « royal » pour les services propres à la Transleithanie où le souverain régnait à titre de roi de Hongrie.
puissant rayonnement culturel : stimulé notamment par sa richesse multinationale et le dynamisme de sa minorité juive : Freud, Wittgenstein, Popper, Mahler, Schönberg, Strauss, Musil, Broch, Zweig, Schnitzler, Klimt, Schiele, Kokoschka.
Dynamisme culturel à Prague : Kafka, Hasek
République tchèque
|- valign="top"
| Capitale || Praha (Prague)
|- valign="top"
| Président Premier ministre
| Václav Klaus Jiří Paroubek
|- valign="top"
| Indépendance
- Date
| Partition de la Tchécoslovaquie 1993
|{{{{{{{{{{{{{{commons|Category:Czech Republic|la République tchèque{wikitravel|la République tchèque|République_tchèque{Pays d'Europe (UE){lien AdQ|eo{lien AdQ|cs
Prague
Prague (en tchèque Praha) est la capitale et la plus grande ville de la République tchèque (superficie : 496 km²).
Capitale de la Bohême, traversée par la rivière Vltava (en allemand Moldau), elle compte 1,2 million d'habitants.
La ville aux 100 clochers (nom symbolique mais en fait erroné, Prague compte en réalité 550 tours) a miraculeusement échappé à la destruction lors de la Seconde Guerre mondiale et offre ainsi un incroyable trésor d'architecture mêlant les styles romans, gothiques, baroques, art nouveau et cubistes.
Les quatre villes indépendantes qui constituaient Prague furent finalement réunies en 1784. Ces quatre villes étaient Hradčany (le Château, à l'ouest de la Vltava), Malá Strana (le Petit quartier, au sud du Château), Staré Město (la vieille-ville, sur la rive orientale en face du Château) et Nové Město (la Nouvelle ville, plus au sud et à l'est).
Le centre historique a été assez endommagé par les inondations d'août 2002.
Tourisme
Prague est une ville très touristique. Elle a un côté magique et fait parfois penser à un décor de théâtre. Il y a beaucoup de belles demeures baroques ou art nouveau, certaines décorées de fresques.
Parmi les sites touristiques, on compte Staré Město (avec la place de l'hôtel de ville, avec sa célèbre horloge astronomique), divers lieux liés à Franz Kafka et Antonín Dvořák, Malá Strana, le château avec la cathédrale Saint-Guy et la ruelle d'or qui tire son nom des alchimistes, le mur de Lennon, le cimetière de Vysehrad, la place Venceslas (Václavské Náměstí), la Bertramka, Josefov, l'ancien ghetto juif ou encore le célébrissime pont Charles (Karlův most). [http://www.europe-hotel-in.com/arthotelpraha.htm Hotel Prague]
Revers de la médaille, la ville est envahie par les touristes (environ 3 millions par an) entre Pâques et septembre et il ne faut pas espérer entendre parler tchèque dans le centre-ville à cette période.
Administration
La ville est composée de 57 arrondissements (mestska cast) et de 112 territoires cadastraux (katastralni uzemi).
Les organes décisionnels sont la Représentation de la ville de Prague (Zastupitelstvo Hlavního Města Prahy), comprenant 70 représentants élus pour 4 ans, et le Conseil de la ville de Prague (Rada Hlavního Města Prahy) comprenant 11 membres élus parmi les représentants avec à sa tête le maire (Primator).
Population
Le dernier recensement de 2003 donne une population de 1 172 500 habitants.
Transport
La ville compte 3 lignes de métro. Le tramway forme également un réseau dense.
Histoire
Prague est fondée aux environs du lors de l'arrivée des Slaves en Bohême, et devient rapidement le siège de leurs rois dont certains accéderont à la couronne élective du Saint Empire Romain Germanique, faisant de la ville la capitale de l'Empire.
Elle connait son apogée avec Charles IV qui construit le pont Charles, Saint-Guy, la première cathédrale gothique en Europe Centrale, fonde l'université Charles, la plus ancienne en Europe Centrale et étend la ville a l'est et au sud pour créer ce qui est la Nouvelle-Ville. Prague est alors la troisième ville d'Europe.
Pendant des siècles, Prague est une ville multiethnique avec des habitants tchèques, allemands et juifs. Après l'occupation allemande et le début du Seconde Guerre mondiale (1939), la grande majorité des Juifs périt dans l'Holocauste. Les habitants de langue allemande, qui étaient majoritaires dans la ville jusqu'au , sont expulsés après la guerre.
Principales dates de l'histoire de Prague
- 870 : fondation du Château de Prague
- 1085 : Prague devient le siège des rois de Bohême - 1er roi Vratislav II.
- 1344 : Prague est élevée au rang d'archevêché
- 1346 : règne de Charles IV - Prague est la capitale du Saint Empire
- 1348 : fondation de l'université Charles
- 1378 : réforme de Jan Hus
- 1419 : 1ère Défenestration de Prague
- 1583 : règne de Rodolphe II - la cité est à nouveau capitale du Saint Empire et centre culturel de l'Europe
- 1618 : deuxième Défenestration de Prague qui déclenche la guerre de Trente ans
- 1621 : défaite des armées tchèques à la bataille de la Montagne Blanche et exécution de 27 nobles tchèques sur la place de la Vieille-Ville
- 1648 : la rive gauche de Prague (y compris le Château) est occupée et pillée par les armées suédoises
- 1741 : occupation par les armées franco-bavaroises
- 1744 : occupation par l'armée prussienne
- 1787 : première de l'opéra Don Giovanni de Wolfgang Amadeus Mozart
- 1848 : soulèvement populaire lors du Printemps des Peuples
- 1890 : inondations catastrophiques
- 1918 : indépendance de la Tchécoslovaquie dont Prague devient la capitale
- 1938 : invasion des Sudètes par les armées allemandes puis de tout le pays en 1939
- 1942 : attentat contre Reinhard Heydrich suivi d'une vague de terreur
- 1945 : bombardement allié dont Dresde, située à 200 km était la cible
- 1945 : libération de la ville par la résistance et entrée des troupes de l'Armée Rouge.
- 1948 : Klement Gottwald déclenche le putsch communiste depuis le balcon du palais Kinsky sur la place de la Vieille-Ville
- 1968 : le Printemps de Prague se termine par l'invasion des armées du Pacte de Varsovie
- 1989 : la Révolution de Velours débute à Prague lors d'une manifestation estudiantine durement réprimée
- 2002 : inondations qui nécessitent l'évacuation de parties entières de la ville sans pertes humaines ni destruction majeure de bâtiments
Culture
Prague est traditionnellement un centre culturel européen, lieu de nombreuses manifestations. Citons, entre autres :
- le festival de musique du printemps de Prague (Prazske Jaro)
- le festival de musique d'automne à Prague (Prazsky Podzim)
- le festival de cinéma, (Febiofest)
- le festival de théatre, Prague fringe
- le festival des écrivains de Prague
Les institutions culturelles les plus importantes sont:
- le théatre national
- le Rudolfinum, siège de l'orchestre philarmonique tchèque
- l'opéra d'Etat
- le musée national
- la galerie nationale
Liens externes
- [http://francois.schreuer.org/photos/20050700_prague.html Galerie de photos de la ville sous licence Creative Commons]
Catégorie:Capitale de pays
Catégorie:Capitale européenne de la culture
Catégorie:Patrimoine mondial en Tchéquie
Catégorie:Tchéquie
Catégorie:Ville de Tchéquie
ja:プラハ
ko:프라하
simple:Prague
Accords de MunichLes Accords de Munich (29 - 30 septembre 1938) ont été signés entre l'Allemagne représentée par Adolf Hitler, la France par Edouard Daladier, la Grande-Bretagne par Neville Chamberlain, et l'Italie de Benito Mussolini qui s'était commis en intermédiaire, destinés à mettre fin à la crise des Sudètes en Tchécoslovaquie.
De Versailles à Munich
Même si l'on se réfère communément au traité de Versailles, c'est le Traité de Saint-Germain-en-Laye qui entérine une situation de fait depuis octobre 1918 quand la République Tchécoslovaque a été proclamée et fait droit à la revendication des Tchèques et des Slovaques en vue de se doter d'un pays sur une base idéologique nationaliste issue du XIXe siecle, le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes », passant un peu vite sur le fait que les territoires de la Bohême, Moravie, Slovaquie, Ruthènie et Silésie incluent des minorités parfois majoritaires (les Allemands des Sudètes, les Hongrois au Sud de la Slovaquie, les Polonais en Silésie). De plus, le « peuple » tchécoslovaque est une construction largement artificielle: autrefois unis au sein de la Grande-Moravie, les Slovaques viennent de passer près d'un millénaire sous le joug hongrois et les Tchèques autant de temps dans la sphère culturelle et politique allemande (les rois de Bohême sont vassaux puis princes-électeurs du Saint-Empire avant que la couronne ne passe à la maison d'Autriche), ces destinées séparées ont créé de fait deux nations distinctes réunies de manière pragmatique pour justifier leur autonomie.
Et si le Traité de Saint-Germain-en-Laye n'avait pour autre but que d'assurer le dépeçage de l'empire austro-hongrois, revanche quasi-personnelle d'un Clemenceau laïque et républicain contre une monarchie catholique?
Et si un mensonge originel n'entachait pas le Traité? Les cartes présentées par les Tchécoslovaques à Saint-Germain minimisent, voir passent sous silence, l'existence des minorités. Il convient de défendre l'idée d'un Etat-nation où les Tchèques et les Slovaques ne representent qu'a peine plus de 50% de la population aux côtés des Hongrois, des Allemands (Sudètes), des Juifs germanisés, des Polonais, des Ruthènes, des Roms habitants d'un ex-empire multi-culturel et multi-ethnique.
D'un imperialisme à l'autre ou la revanche slave
Sortis du giron austro-hongrois, les Tchèques adoptent le pire du comportement de leurs anciens maîtres: expulsion des Allemands des postes administratifs clés au profit des tchèques en Bohême mais aussi en Slovaquie où l'on manquait de cadres slaves pour remplacer les anciens maîtres hongrois ou autrichiens. Et si le Traité de Saint-Germain-en-Laye garantissait un referendum de détermination de l'autonomie des Slovaques dans les dix ans après, celui-ci n'eut jamais lieu. On peut argumenter que la crise de 1929 et la montée du nazisme changea la donne, on peut aussi penser que les Tchèques adoptèrent un comportement un tant soit peu impérialiste (avec les Allemands et les Hongrois sans aucun doute mais aussi avec les Slovaques qui durent batailler ferme par la suite pour obtenir une reconnaissance de leurs spécificité nationale au sein de la République fédérale tchécoslovaque, puis mener la « guerre du trait d'union » (qui visait à imposer la reconnaissance des deux nations par l'écriture du nom du pays en Tchéco-Slovaquie).
La crise des Sudètes
En 1918, les députés au Conseil Impérial représentant les allemands de Bohême refusent l'adhésion à l'Etat tchécoslovaque nouvellement créé, exigent le rattachement de leurs régions à l'Etat Allemand Autrichien et établissent quatre gouvernements régionaux:
- Böhmerwaldgau – au sud de la Bohême demandant son rattachement au Kreis d'Oberösterreich.
- Deutschböhmen – au nord-ouest de la Bohême
- Sudetenland – en Moravie du nord et Silésie autrichienne
- Südmähren – en Moravie du sud demandant son rattachement au Kreis de Niederösterreich.
Collectivement, ces régions sont appelées les Sudètes.
L'opposition entre les Allemands et les Tchèques s'intensifie tout au long des années 30. La minorité allemande (majoritaire dans les régions concernées), emmenée par son leader politique nazi Konrad Heinlen escalade ses exigences et la crise eclate suite à l'Anschluss de l'Autriche et du Reich en 1938. Il est alors évident que la prochaine exigence de Hitler sera la réunification avec les Sudètes.
La conférence de Munich
La France et l'URSS ont chacune un traité d'alliance avec la Tchécoslovaquie mais aucune n'est prête pour la guerre. L'URSS de Staline est peu encline à s'engager pour la défense d'un pays capitaliste et la France de Daladier est à la veille d'élections, situation peu favorable à une opération militaire d'envergure.
Hitler a largement surestimé l'étendue du réarmement allemand et pousse au conflit, ralenti en cela par Mussolini, réticent lui aussi à un conflit européen et qui le pousse à négocier au sein d'une conférence. Elle se tient à Munich en septembre 1938.
La France et l'URSS abandonnent la Tchécoslovaquie avec laquelle elles avaient passé des accords pour garantir ses frontières.
En France, ces accords font consensus, la droite modérée (sauf une minorité dirigée par Paul Reynaud) approuve la signature par le radical-socialiste Edouard Daladier (Président du Conseil).
En Angleterre, Chamberlain est accueilli en héros à sa descente d'avion au retour de Munich, les opinions publiques ont conscience qu'on vient de froler un conflit majeur, sont soulagées et reconnaissantes de ces accords de paix, même s'ils ne sont qu'un compromis lâche et dilatoire.
Les accords prévoient l'évacuation du territoire des Sudètes par les Tchèques avant le 10 octobre 1938 et son occupation progressive par les troupes allemandes et la retrocession d'une partie de la Silésie à la Pologne (906 km² - 258 000 habitants).
En sus de ces accords, Chamberlain repart avec une résolution supplémentaire entre le Royaume-Uni et l'Allemagne engageant les parties à négocier de manière pacifique leurs différents futurs. C'est ce document que l'on voit Chamberlain brandir á son arrivée á Londres lors de l'accueil triomphal qui lui fut fait.
Le gouvernement tchécoslovaque capitule le 30 septembre 1939 et se soumet aux termes des accords de Munich.
Cette dure crise permit aux gouvernements démocrates de mieux prendre la mesure du danger représenté par Adolf Hitler.
Les conséquences
Vers la guerre
En préparation d'un affrontement que tout un chacun pensait inévitable, les puissances européennes avaient mis leurs armées sur le pied de guerre pour la première fois depuis la Première Guerre mondiale. Si un accord fut trouvé mettant un terme temporaire à la question sudète, et la guerre évitée, il est néanmoins clair que le pire est a venir. La France modifie alors sa loi de programmation militaire afin de renforcer son équipement.
L'URSS pour sa part est la grande absente de ces accords entre les grandes puissances européennes. Staline constate que l'Angleterre et la France sont prêtes à sacrifier l'un de leurs alliés aux exigences nazies et craint qu'elles ne fassent de même envers l'URSS dans le futur, permettant aux communistes et aux nazis de s'affronter pour ensuite s'assurer une victoire facile sur les deux régimes totalitaires. Cette peur influence la signature du pacte Molotov-Ribbentrop en août 1939.
La Tchécoslovaquie perd surtout ses défenses militaires. L'équivalent de la ligne Maginot ayant été construit dont une grande partie aux marges sudètes du pays, elle se retrouve désormais aux mains du Reich. Sans cette ligne de défense, l'indépendance du pays est plus théorique que réelle ; elle est aux mains du bon vouloir nazi et dans celles des puissances occidentales qui ont garanti ses frontières lors des accords de Munich. En mars 1939, les armées du Reich occupent le reste de la Bohême et de la Moravie (et y établissent un protectorat) alors que la Slovaquie devient un État indépendant sous la houlette de M Tiso. L'Angleterre et la France commencent la mobilisation de leurs troupes même si aucune action concrète n'est prise alors. C'est l'invasion de la Pologne par Hitler, qui marque le début de la Seconde Guerre mondiale.
La conférence de Potsdam et les Décrets Beneš
Souvent associée aux Décrets Beneš, l'expulsion et la relocation des Allemands des Sudètes est une décision de la conférence de Potsdam en 1945, laquelle ordonna le transfert de quelques 11 millions d'Allemands de Tchécoslovaquie, Pologne et Hongrie.
La Tchécoslovaquie expulse donc, entre 1945 et 1947, trois millions de ses ressortissants allemands, tous soupçonnés d'avoir soutenu le régime nazi ou le parti allemand pro-nazi de Konrad Heinlein - à l'exception des combattants anti-nazis et des personnes rendues indispensables de par leurs qualifications (soit 250 000 personnes et près de 10% du total).
Les biens de ces Allemands sont confisqués par les décrets Beneš (du nom du président en exil puis interim Edvard Beneš), et ces citoyens déchus de leur nationalité tchécoslovaque.
Ces décrets ont encore une influence sur les relations entre la République tchèque et ses voisins autrichien et allemand qui, bien que leur gouvernement respectifs considèrent la question close, sont soumis aux pressions des associations de déplacés (surtout en Bavière) qui souhaitent la révocation des-dits décrets.
Après la Révolution de Velours
La question allemande reste brulante en Tchécoslovaquie. Après la Révolution de Velours et la chute du régime communiste se pose le problème de la restitution (ou de la privatisation via une répartition à base de coupons) des biens en possession de l'Etat. Il n'est pas innocent de constater que la logique qui s'applique alors est celle de réstitution des biens confisqués après le putsch communiste de fevrier 1948, s'attachant à réparer les expropriations du régime communiste et de lui seul et non celles du régime démocratique de Beneš qui avait confisqué les biens allem attrapa mon cul et eclate le ok1 probleme salope ands (mais aussi, accessoirement, ceux de l'eglise catholique), ni celles du régime nazi qui avait, entre 1939 et 1945, spolié les propriétés des juifs tchécoslovaques.
La question sudète reste encore brulante en 2005 lors de l'entrée du pays dans l'Union Européenne puisque c'est sans doute avec cette question en tête que le gouvernement tchèque négocie une exemption aux principes européens de libre marché et interdit pour une période supplémentaire de dix ans l'achat de biens fonciers par des citoyens européens, craignant que les exilés sudètes puissent revenir en masse et racheter les biens familiaux dans des régions fragilisées par la transition économique et aux prix fonciers dévalorisés.
Le texte des accords de Munich
Accord conclu à Munich pour le règlement du conflit germano-tchécoslovaque.
(Le 29 septembre 1938, entre l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l'Italie.)
Les quatre puissances : Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, tenant compte de l'arrangement déjà réalisé en principe pour la cession à l'Allemagne des territoires des Allemands des Sudètes, sont convenues des dispositions et conditions suivantes réglementant ladite cession, et des mesures qu'elle comporte. Chacune d'elles, par cet accord, s'engage à accomplir
les démarches nécessaires pour en assurer l'exécution :
1. L'évacuation commencera le 1 octobre.
2. Le Royaume-Uni, la France et l'Italie conviennent que l'évacuation du territoire en question devra être achevée le 10 octobre, sans qu'aucune des installations existantes ait été détruite. Le gouvernement tchécoslovaque aura la responsabilité d'effectuer cette évacuation sans qu'il en résulte aucun dommage aux dites installations.
3. Les conditions de cette évacuation seront déterminées dans le détail par une commission internationale, composée de représentants de l'Allemagne, du Royaume-Uni, de la France, de l'Italie et de la Tchécoslovaquie.
4. L'occupation progressive par les troupes du Reich des territoires à prédominance allemande commencera le 1 octobre. Les quatre zones indiquées sur la carte ci-jointe seront occupées par les troupes allemandes dans l'ordre suivant :
- la zone 1, les 1 et 2 octobre;
- la zone 2, les 2 et 3 octobre;
- la zone 3, les 3, 4 et 5 octobre;
- la zone 4, les 6 et 7 octobre.
Les autres territoires à prépondérance allemande seront déterminés par la commission internationale et occupés par les troupes allemandes d'ici au 10 octobre.
5. La commission internationale mentionnée au paragraphe 3 déterminera les territoires où doit être effectué un plébiscite.
Ces territoires seront occupés par des contingents internationaux jusqu'à l'achèvement du plébiscite. Cette commission fixera également les conditions dans lesquelles le plébiscite doit être institué, en prenant pour base les conditions du plébiscite de la Sarre. Elle fixera, en outre, pour l'ouverture du plébiscite, une date qui ne pourra être postérieure à la fin du mois de novembre.
6. La fixation finale des frontières sera établie par la commission internationale. Cette commission aura compétence pour recommander aux quatre puissances : Allemagne, Royaume-Uni, France et Italie, dans certains cas exceptionnels, des modifications de portée restreinte à la détermination, strictement ethnologique, des zones transférables sans plébiscite.
7. II existera un droit d'option permettant d'être inclus dans les territoires transférés ou d'en être exclu.
Cette option s'exercera dans un délai de six mois à partir de la date du présent accord. Une commission germano-tchécoslovaque fixera le détail de cette option, examinera les moyens de faciliter les échanges de populations et réglera les questions de principe que soulèveront lesdits échanges.
8. Le gouvernement tchécoslovaque libérera, dans un délai de quatre semaines à partir de la conclusion du présent accord, tous les Allemands des Sudètes des formations militaires ou de police auxquelles ils appartiennent, dans la mesure où ils désireront cette libération.
Dans le même délai, le gouvernement tchécoslovaque libérera les prisonniers allemands des Sudètes qui accomplissent des peines pour délits politiques.
Munich, le 29 septembre 1938.
Le chancelier du Reich,
Adolf Hitler.
L e premier ministre de Grande-Bretagne,
Neville Chamberlain.
Le président du Conseil français,
Edouard Daladier.
Le chef du gouvernement italien,
Benito Mussolini.
Annexes de l'accord
Annexe première
Le gouvernement de Sa Majesté dans le Royaume-Uni et le gouvernement français ont conclu l'accord ci-dessus, étant bien entendu qu'ils maintiennent l'offre contenue dans le paragraphe 6 des propositions franco-britanniques du 19 septembre 1938, concernant une garantie internationale des nouvelles frontières de l'Etat tchécoslovaque contre toute agression
non provoquée.
Quand la question des minorités polonaise et hongroise en Tchécoslovaquie aura été réglée, l'Allemagne et l'Italie, pour leur part, donneront également une garantie à la Tchécoslovaquie.
Annexe II
Les chefs des gouvernements des quatre puissances déclarent que le problème des minorités polonaise et hongroise en Tchécoslovaquie, s'il n'est pas réglé dans les trois mois par un accord entre les gouvernements intéressés, fera l'objet d'une autre réunion des chefs des gouvernements des quatre puissances aujourd'hui assemblés.
Annexe III
Toutes les questions qui pourront naître du transfert du territoire sudète seront considérées comme du ressort de la commission internationale.
Annexe IV
Les quatre chefs des gouvernements ici réunis sont d'accord pour que la commission internationale prévue à l'accord en date de ce jour soit composée du secrétaire d'Etat à l'Office des affaires étrangères, des trois ambassadeurs accrédités à Berlin, et d'un membre à nommer par le gouvernement tchécoslovaque.
(Sous réserve de traduction conforme).
Liens externes
- [http://www.protic.net/profs/bernard/histoire/herodote/histoire09302.htm Les accords de Munich, sur le site Protic.net]
- [http://www.yale.edu/lawweb/avalon/imt/munich1.htm Le texte en anglais]
Catégorie:Histoire contemporaine
Catégorie:Diplomatie
Munich
Catégorie:Histoire de l'Europe
Catégorie:Tchécoslovaquie
1948
Cette page concerne l'année 1948 du calendrier grégorien.
Événements
- 1 janvier : Entrée en vigueur du GATT.
- 8 septembre : Consécration de la nouvelle abbatiale de l'Abbaye d'Orval, dans la province belge du Luxembourg.
- 9 décembre [http://cec.rwanda.free.fr/documents/CVN-1948.htm Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide] (adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU)
- 10 décembre : L'assemblée générale des Nations Unies, réunie à Paris, adopte la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
- L'UNESCO recommande aux États membres de rendre l'éducation primaire obligatoire et universelle.
Europe
- 20 mars : Lors de la conférence de Londres, l'URSS rompt avec les Alliés sur la question allemande.
- 7 mai : Congrès de la Haye ou « Congrès de l'Europe », qui mènera à la création du Conseil de l'Europe (mai 1949).
Europe de l'Est
- En mars, proclamation de la République Populaire de Roumanie.
- 28 juin : Le Kominform condamne Tito et exclut la Yougoslavie du Kominform.
- 5 septembre : Limogeage de Gomulka, 1er secrétaire du POUP en Pologne (remplacé par Beirut).
- 21 février : Coup de Prague (20-27 fév), la Tchécoslovaquie bascule dans le camp communiste
- En mai : Victoire des communistes aux élections en Tchécoslovaquie
- En juin, la Tchécoslovaquie devient une « Démocratie Populaire ».
Europe de l'Ouest
- 1 janvier : Création du Benelux, union douanière entre la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas.
- 17 mars : Traité de Bruxelles : alliance militaire occidentale (France, Royaume-Uni, Benelux).
- 1 avril : Début de la distribution de l'aide américaine dans le cadre du plan Marshall.
- 3 avril : Fondation de l'OECE (Organisation européenne de coopération économique, future OCDE) par 16 pays et les zones d'occupations alliées en Allemagne et à Trieste.
- 4 septembre : Avènement de la reine Juliana des Pays-Bas fille de la reine Wilhelmine qui vient d'abdiquer.
- 16 octobre : Fin de la guerre civile en Grèce.
- 5 avril : Un tribunal militaire américain acquitte Alfred Krupp et 11 autres industriels allemands, de l'accusation de crimes de guerre.
- 20 juin : En Allemagne de l'Ouest, réforme monétaire (remplacement du Reichsmark par le Deutsche Mark).
- 24 juin : Début du blocus de Berlin-Ouest par les Soviétiques (24 juin 1948 - 12 mai 1949).
- 28 juin : Mise en place par les Occidentaux d'un pont aérien avec Berlin-Ouest pour contourner le blocus.
- 25 janvier : Dévaluation du franc français et blocage des billets.
- En avril, Fondation de la CGT-FO (Force Ouvrière) par les partisans de Léon Jouhaux.
- En avril, nouvelle vague de grèves en France.
- 19 juillet : Chute du Gouvernement Robert Schuman (1)
- 26 juillet : Nouveau Gouvernement André Marie, jusqu'au 28 août.
- 25 août : Naissance du Mouvement de la Paix.
- 28 août : Chute du Gouvernement André Marie.
- 5 septembre : Nouveau Gouvernement Robert Schuman (2)
- 7 septembre : Chute du Gouvernement Robert Schuman (2)
- 11 septembre : Nouveau Gouvernement Henri Queuille (1), jusqu'au 5 octobre 1949.
- En septembre, vague de grèves violentes (sept-nov).
- 11 octobre : Le gouvernement rappelle des réservistes.
- L'inflation se monte à 59 %.
- Dévaluations du franc, 80 % puis 17 %.
- Dans le cadre du plan Marshall, la France reçoit une aide américaine jusqu'en 1952.
- Création de la société « Usinor » par la fusion de « Denain-Auzin » et des « Forges et Acièries du Nord et de l'Est ».
- Fondation de la compagnie « Air France » sous forme de société mixte.
Afrique
- L'arrivée au pouvoir du parti nationaliste en Afrique du Sud multiplie les mesures d'apartheid, ségrégation à l'égard des Noirs.
- Un cyclone tropical dévaste la Réunion.
Amériques
Amérique du Nord
- 28 juillet : L'Union nationale de Maurice Duplessis remporte les élections générales au Québec.
- 15 novembre : Après le retrait du Premier ministre Mackenzie King, Louis St-Laurent lui succède jusqu'en 1957.
- 25 février : Martin Luther King est nommé pasteur baptiste.
- 31 mars : Le Congrès américain approuve le plan Marshall d'aide à l'Europe.
- 3 mai : La Cour suprême des États-Unis invalide les lois, contrats et autres textes interdisant aux noirs d'être propriétaires fonciers
- En novembre, Élection de Harry S. Truman (D) comme président des États-Unis avec 49,6% des voix contre Thomas E. Dewey (R) 45,1%.
Amérique Latine
- 30 avril : Création à Bogota de l'OEA (OAS) : Organisation des États Américains.
Asie & monde indien
- En février, Indépendance de l'île de Ceylan (Sri Lanka).
- Première indépendance du Vietnam octroyée par la France.
- 4 janvier : Indépendance officielle de la Birmanie. U Nu (bouddhiste et neutraliste), devient le Premier ministre de l'Union birmane. Début de l'exode des habitants d'origine indienne.
- 28 mars : Début de l'insurrection déclenchée par les communistes du Drapeau Blanc birman, avec 25 000 partisans, armés d'un équipement disparate. Le Drapeau Blanc établit son QG à Pyinmana et un Front militaire à Pégu où il commence des embuscades.
- En décembre, l'armée birmane chasse la guérilla communiste de Pyinmana. 3 000 partisans se rendent, ce qui porte un coup décisif à la guérilla.
- 16 février : Proclamation de la République populaire de Corée du Nord.
- 10 mai : Élection d'une assemblée et d'un président (Syngman Rhee) en Corée du sud.
- 10 septembre : Création de la République Populaire Démocratique de Corée (la Corée du Nord) marquant la scission avec la Corée du Sud entraînant des tensions aboutissant à la guerre de Corée.
- En décembre, évacuation par l'Armée Rouge du nord de la Corée.
- 13 mars : Soichiro Honda crée la compagnie Honda Motors.
- Création du zenkaguren et nouvelle constitution
Océanie & pacifique
Proche-Orient & monde-arabe
- 4 avril : Élections en Algérie (4-11 avr).
- 1 mars : Le Conseil juif de Palestine forme un cabinet de 30 ministres sous la présidence de David Ben Gourion (jusqu'en 1953) formant ainsi l'embryon de l'État d'Israël.
- 9 avril : Massacres de 300 civils par les terroristes juifs de l'Irgoun, à Der Yassine, qui entraîne une panique chez les Palestiniens.
- 14 mai : Proclamation de l'État d'Israël par David Ben Gourion et déclare son indépendance de l'Empire britannique. Il est reconnu par l'URSS et les États-Unis.
- 15 mai : Invasion de la Palestine par les troupes des pays arabes.
- 31 mai : Création de Tsava Haganah le Israel (Tsahal) : « l'armée de défense d'Israël ».
- 17 septembre, à Jérusalem, le Comte suédois Folke Bernadotte, médiateur de l'ONU est assassiné par un groupe de sionistes de la faction LEHI.
Arts & cultures
- 12 mars : Création du groupe de motards les « Hell's Angels ».
- 20 mars : CBS présente le premier concert classique télévisé donné par l'Orchestre de Philadelphie.
- 11 mai : Fondation du Collège de Pataphysique.
- 20 mars : 20e remise des oscars
Films remarquables
- La Corde (Rope) drame policier d'Alfred Hitchcock avec James Stewart, John Dall et Farley Granger.
- Key Largo réalisé par John Huston avec Humphrey Bogart, Lauren Bacall et Edward G. Robinson
- Hamlet de Laurence Olivier - Oscar du meilleur film.
- Jour de fête réalisé par Jacques Tati.
Littérature
- Le romancier Hervé Bazin publie Vipère au poing.
- L'écrivain et philosophe Jean-Paul Sartre publie Les mains sales.
- L'écrivain George Orwell publie 1984.
Sciences & techniques
- Le physicien anglais Patrick Blackett, spécialistes des rayons cosmiques, reçoit le prix Nobel de Physique.
- Le mathématicien américain Claude Shannon développe sa théorie de l'information.
- Invention du transistor par William Shockley, John Bardeen et Walter Brattain.
- Le mathématicien américain d'origine hongroise John von Neumann étudie mathématiquement des machines qui s'auto-reproduisent.
- Invention du four à micro-ondes.
Techniques appliquées
- 3 juin : Mise en service du télescope du Mont Palomar.
- 28 novembre : Mise sur le marché de la « caméra Polaroid ».
- 15 décembre : Mise en route de Zoé, la première pile atomique française dont la construction a été dirigé par Frédéric Joliot-Curie.
- Inauguration du télescope de 5 mètres au mont Palomar.
- La « Columbia » met le 33 tours LP sur le marché.
Sports
- 25 juin : Le champion Joe Louis conserve son titre de champion du monde des poids lourds à la boxe en battant Jersey Joe Walcott par K.O. au 11e round à New York.
- 29 juillet : Jeux Olympiques d'été, XIVe Olympiade de l'ère moderne, à Londres.
- Le Tour de France cycliste est remporté par l'italien Gino Bartali (+ montagne), deuxième le belge Brik Schotte et troisième le français Guy Lapebie.
- Article détaillé : 1948 en sport
Janvier-Février
- 1 janvier - Louis Chédid, chanteur français
- 16 janvier - John Carpenter, cinéaste
- 17 janvier - Anne Queffélec, pianiste française
- 27 janvier - Mikhaïl Barychnikov, danseur et chorégraphe américain
- 3 février - Henning Mankell, écrivain suédois
- 11 février - Bernard Bonnet, homme d'État
- 28 février - Bernadette Peters, actrice
Mars-Avril
- 9 mars - Jeffrey Osborne, chanteur
- 11 mars - Dominique Sanda, actrice
- 17 mars - William Gibson, écrivain américain
- 30 mars - Richard Gotainer, chanteur français
- 31 mars - Al Gore, ex-vice-président américain
- - Jimmy Cliff, musicien
- 3 avril - Carlos Salinas de Gortari, président du Mexique entre 1988 et 1994
- 18 avril Régis Wargnier, réalisateur de film français
- 28 avril - Terry Pratchett, écrivain anglais
Mai-Juin-Juillet
- 15 mai : Brian Eno, musicien
- 19 mai :Grace Jones, mannequin, chanteuse et actrice américaine
- 31 mai : John Bonham, batteur du groupe Led Zeppelin
- 21 juin : Andrzej Sapkowski, écrivain polonais
- 4 juillet : René Arnoux, pilote automobile F1
- 6 juillet : Nathalie Baye, actrice française
- 13 juillet : Catherine Breillat, réalisatrice et scénariste française
- 15 juillet : Anne Sinclair, journaliste française d'origine américaine
- 16 juillet : Pinchas Zukerman, violoniste israélien
- 21 juillet : Hubert-Félix Thiéfaine, chanteur français
- 21 juillet : Cat Stevens, musicien
- 21 juillet : Garry Trudeau, dessinateur
- 30 juillet : Jean Reno, comédien français
- 31 juillet : Alain Nadaud, écrivain français.
Août-Septembre-Octobre
- 3 août - Jean-Pierre Raffarin, homme politique français
- 24 août - Jean-Michel Jarre, compositeur français
- 25 août - Robert Plant, chanteur du groupe Led Zeppelin
- 10 septembre - Margaret Trudeau, ancienne Première Dame du Canada
- 1 octobre - Peter Blake, navigateur néo-zélandais
- 8 octobre - Claude Jade, actrice française
- 2 octobre - Avery Brooks, acteur américain
- 2 octobre - Chris LeDoux, chanteur de country américain (décès 2005)
- 8 octobre - Johnny Ramone, musicien américain, guitariste des Ramones (décès 15 septembre 2004)
Novembre-Décembre
- 4 novembre - Amadou Toumani Touré, homme politique malien
- 9 novembre - Bille August, réalisateur de cinéma danois
- 14 novembre - Charles d'Angleterre, prince de Galles
- 18 décembre - Laurent Voulzy, chanteur français
- 20 novembre - Barbara Hendricks, soprano norvégienne d'origine américaine
- 21 décembre - Willi Resetarits, cabarettiste autrichien
- 24 décembre - | | |