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Terre
La Terre ou planète bleue (en raison de l'importance des étendues d'eau) est la troisième planète du système solaire.
La Terre est la seule planète du système solaire dont le nom ne provient pas de la mythologie grecque ou romaine. C'est aussi le seul endroit connu de l'Univers à abriter la vie.
Selon l'hypothèse Gaïa de James Lovelock, la Terre est aussi appelée Gaïa.
Histoire
L'âge de la Terre est actuellement estimé à 4550 millions d'années, début de l'Hadéen (premier éon).
Les roches les plus anciennes connues ont un âge d'environ 4 milliards années ; rares sont celles dont l'âge dépasse 3 milliards années. Les plus anciens fossiles témoignent de l'existence d'organismes il y a 3,9 milliards d'années.
Les différentes périodes de l'histoire de la Terre sont résumées dans le tableau de l'échelle des temps géologiques.
Structure géologique
La Terre est constituée de plusieurs couches internes identifiables à peu près concentriques : la croûte terrestre, le manteau supérieur (qui forme, avec la croûte terrestre, la lithosphère), l'asthénosphère, le manteau inférieur, le noyau.
Voir l'article détaillé: structure interne de la Terre
Cette structure est connue au moyen de l'étude de la propagation des onde sismiques entre une source et différents points de la surface terrestre.
La vitesse d'une onde sismique change en effet assez brutalement au passage entre deux couches de composition différentes. Ces limites ont parfois reçu des noms particuliers, tels que la discontinuité de Mohorovicic ou la discontinuité de Gutenberg.
La constitution de la Terre s'explique par son mode de formation, par accrétion de météorites, qui a produit une stratification en phase fluide par masse volumique décroissante depuis les couches internes vers les couches externes.
La surface de la Terre est très jeune. Pendant la période relativement courte de 500 millions d'années où l'érosion et les processus tectoniques ont détruit, puis recréé la plupart des couches superficielles de roches à la surface de la Terre, la presque totalité des traces de l'histoire géologique de sa surface (cratères d'impact, par exemple) ont disparu.
Croûte terrestre
Sa surface est divisée en plusieurs plaques tectoniques :
- la plaque Amérique du Nord - Amérique du Nord, Atlantique Nord-Ouest et Groenland
- la plaque Amérique du Sud - Amérique du Sud et Sud-Ouest de l'Atlantique
- la plaque Antarctique - Antarctique
- la plaque Eurasienne - Atlantique Nord-Est, l'Europe et l'Asie à l'exception d'Inde
- la plaque Africaine - Afrique, Sud-Est de l'Atlantique et l'ouest de l'Océan Indien
- la plaque Inde-australienne - Inde, Australie, Nouvelle Zélande et la plupart de l'Océan Indien
- la plaque de Nazca - Est de l'Océan Pacifique qui est adjacent à Amérique du Sud
- la plaque du Pacifique - la plupart de l'Océan Pacifique
Il existe également une vingtaine de plaques plus petites telles que l'Arabie, la plaque des Philippines.
Atmosphère
La Terre est entourée d'une enveloppe gazeuse qu'elle retient par attraction gravitationnelle : l'atmosphère.
Constitution
Cette enveloppe, dont la masse globale est de l'ordre de 510 kg (un millionième de la masse de la Terre), est contenue à 99 % dans les 30 premiers kilomètres (50 % dans les 5 premiers kilomètres).
La basse atmosphère (du niveau de la mer jusqu'à environ 45 km) est composée de gaz « permanents », gaz dont les proportions restent constantes, et de gaz de concentration variable avec l'altitude.
L'azote, l'oxygène et l'argon constituent, en volume, 99,997 % des gaz permanents (cf. tableau ci-dessus) ; le brassage vertical de l'air permet de conserver une répartition constante à tous les niveaux, même pour les gaz les plus légers tels que l'hélium ou l'hydrogène.
Les gaz à concentration variable sont essentiellement la vapeur d'eau H2O, le dioxyde de carbone CO2, le dioxyde de soufre SO2 et l'ozone O3.
Les particules liquides, solides, liquides ou mixtes en suspension dans l'atmosphère constituent l'aérosol atmosphérique.
Ces particules jouent un rôle primordial dans les phénomènes de condensation (nuages) et de formation de cristaux de glace, ainsi qu'à différents processus physico-chimiques dans l'atmosphère.
Leur concentration varie de plusieurs puissances de 10 en fonction du lieu et du temps ; en concentration élevée, elles constituent un facteur de pollution.
Les particules se classent en :
- particules d'Aitken : 1 nm < d < 0,1 µm
- grosses particules : 0,1 µm < d < 5 µm
- particules géantes : 5 µm < d < 50 µm environ
L'atmosphère atténue de façon importante le rayonnement solaire reçu au sol ; suivant l'importance de la couverture nuageuse, le sol reçoit de 68 % jusqu'à 28 % (ou moins) du rayonnement solaire parvenant sur Terre.
Structure de l'atmosphère
La composition chimique de l'atmosphère, sa température, ou les phénomènes qui y sont observés présente des discontinuités marquées lorsque l'altitude augmente. Ces discontinuités correspondent à des couches homogènes dont les propriétés évoluent de façon continue ; ce sont (par altitude croissante) :
- la troposphère
- la stratosphère
- la mésosphère
- la thermosphère
- l'exosphère
Les limites de ces couches (d'altitude variable) ont reçu des désignations particulières : tropopause, stratopause, mésopause et thermopause.
Satellites
La Terre possède un satellite naturel, la Lune, et de nombreux satellites artificiels. On lui associe aussi l'astéroïde 3753 Cruithne et d'autres astéroïdes géocroiseurs.
L'interaction entre la Terre et la Lune ralentit la rotation de la Terre de 2 millisecondes par siècle. Nous pensons qu'il y a approximativement 900 millions d'années il y avait 481 jours de 18 heures par an.
Les marées sont provoquées par la Lune et le Soleil.
Voir aussi
- Cycle biogéochimique
- Écologie
- Liste des pays du monde
- Liste des pays du monde par continent
- Sciences de l'Univers : Astronomie
- Sciences de la Terre : Cartographie | Géodésie | Géophysique
- Structure interne du globe terrestre
- Monde
Liens externes
- [http://www.astrofiles.net/article6.html Astrofiles : Terre]
- [http://www.populationdata.net PopulationData.net - Informations, cartes et statistiques sur la Terre]
- [http://www.le-systeme-solaire.net/modules.php?name=syssol&page=terre Le Système Solaire - La Terre]
catégorie:géographie
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Eau
L'eau (que l'on peut aussi appeler oxyde de dihydrogène, hydroxide d'hydrogène ou acide hydroxique) est un composé chimique simple. Sa formule chimique est H2O, c'est-à-dire que chaque molécule d'eau se compose d'un atome d'oxygène entre deux atomes d'hydrogène.
L'eau lourde est un composé formé d'un atome d'oxygène et de deux atomes de deutérium, qui est un isotope de l'hydrogène (oxyde de deutérium, D2O).
À pression ambiante, l'eau est gazeuse au-dessus de 100 °C, solide en dessous de 0 °C, et liquide dans les conditions ambiantes de température et de pression. C'est là une particularité essentielle : les autres composés proches ou apparentés, (sulfure d'hydrogène, ammoniac, et méthane par exemple), sont tous gazeux à des températures bien plus basses.
L'eau se trouve presque partout sur la Terre et est un composé essentiel pour tous les organismes vivants connus. Ainsi, et par construction des êtres vivants, l'eau est pour eux (sauf exception très notable) incolore, insipide, inodore, etc.
Près de 70 % de la surface de la Terre est recouverte d'eau, essentiellement sous forme d'océans. Une étendue d'eau peut être un océan, une mer, un lac, un étang, un fleuve, une rivière, un ruisseau, un canal (voir Les ressources en eau sur Terre pour plus de détails). La circulation de l'eau au sein des différents compartiments terrestres est décrite par son cycle biogéochimique.
Du latin aqua ([http://hera.crdp.ac-aix-marseille.fr/journal/mediter1/etymol.htm plus de détails...]).
Origine de l'eau
Articles détaillés : Origine de l'eau sur la Terre et Origine de la molécule d'eau.
Selon la conception actuelle,
- L'hydrogène est produit très tôt dans l'histoire de l'univers, c'est le premier atome formé (Cf. big bang)
- L'oxygène est le produit un peu plus tardif de réaction de fusion thermonucléaire au sein de certaines étoiles.
- Ces deux atomes se combinent assez facilement pour former l'eau.
- Lorsque la terre s'est formée, l'eau était une des molécules présente en quantité importante (comme dans les météorites)
Physique de l'eau
météorite
L'état solide de l'eau est la glace ; l'état gazeux est la vapeur (d'eau). L'état de l'eau dépend des conditions de pression P et de température T. Il existe une situation unique (P,T) dans laquelle l'eau coexiste sous les trois formes solide, liquide, et gazeux ; cette situation est appelée « point triple de l'eau », elle a lieu lorsque
- la température vaut 273,16 K (0,01 °C) et
- la pression 611,2 Pa.
Les unités de température (anciennement les degrés Celsius, maintenant les kelvins) sont définis grâce à ce point triple de l'eau.
La vélocité du son dans l'eau est de 1 500 m/s dans les conditions ambiantes de température et de pression.
La masse de 1 cm³ d'eau à la température de 4 °C est sensiblement de 1 g. Par approximation, on prend pour masse volumique de l'eau dans les conditions normales la valeur de 1 000 kg/m³, une tonne par mètre cube soit un kilogramme par litre.
La chaleur massique de l'eau est de 4186 J/(kg·K) dans les conditions ambiantes de température et de pression. L'eau était utilisée comme étalon de chaleur dans d'anciens systèmes d'unité : la calorie (et la frigorie) quantifiait la chaleur à apporter (resp. soustraire) pour augmenter (resp. réduire) d'un degré Celsius la température d'un gramme d'eau : soit 4,185 joules.
Les chimistes se réfèrent parfois en blaguant à l'eau avec un nom savant (et justifié) comme du monoxyde de dihydrogène dans des parodies de recherche scientifique sérieuse qui présentent ce produit comme mortellement dangereux et à bannir.
Tableau 1:
Chimie de l'eau
La nature dipolaire de l'eau
parodie
Une propriété très importante de l'eau est sa nature polaire. La molécule d'eau forme un angle au niveau de l'atome d'oxygène entre les deux atomes d'hydrogène. Puisque l'oxygène a une électronégativité plus forte que l'hydrogène, le côté de la molécule d'eau où se trouve l'atome d'oxygène est chargé négativement, par comparaison avec le côté hydrogène. Une molécule avec une telle différence de charge est appelée un dipôle (molécule polaire). Cette différence de charge fait que les molécules d'eau s'attirent les unes les autres, le côté positif de l'une attirant le côté négatif d'une autre. Un tel lien électrique entre deux molécules s'appelle un pont hydrogène ou liaison hydrogène.
Cette force d'attraction, relativement faible par rapport aux liaisons chimiques covalentes de la molécule elle-même, est à la source de propriétés comme un point d'ébullition élevé (quantité d'énergie calorifique nécessaire pour briser les ponts hydrogènes), ainsi qu'une chaleur spécifique élevée.
Du fait des ponts hydrogènes également, la densité de l'eau liquide est supérieure à la densité de la glace (état où l'eau est cristallisée). De ce fait, en hiver la glace qui se forme à la surface d'un étang y reste et protège du gel l'eau située plus bas, ce qui permet aux poissons et autres êtres vivants d'y survivre. L'eau atteint sa plus haute densité à la température de 4 °C, qui est ainsi la température qu'on trouve typiquement au fond d'un étang gelé. Un autre conséquence est que la glace fond quand suffisamment de pression lui est appliquée.
Équilibre acide/base
L'eau se dissocie naturellement en ion oxonium (ou hydronium) H3O+ et ion hydroxyde OH-
:2H2O = H3O+ + OH-.
Du fait de l'équilibre, à une température donnée, le produit entre des concentrations de ces ions, ou « produit de dissociation », est constant : à 25 °C, il vaut
:[H3O+].[OH-] = 10-14 uSI
Les ions oxonium et hydroxyde sont très réactifs, ils peuvent attaquer d'autres matériaux, les dissoudre. On définit l'acidité grâce à la concentration en ion oxonium, par le pH
:pH = -log10[H3O+]
À 25 °C, le pH de l'eau pure vaut 7, il est dit neutre. L'ajout de certains produits dits « acides » va déplacer l'équilibre de dissociation de l'eau et abaisser le pH (augmentation du nombre d'ions oxonium) ; à l'inverse, l'ajout de certains produits dits « bases » va déséquilibrer la réaction dans l'autre sens, favoriser la présence d'ions hydroxyde et augmenter le pH.
On note que l'eau peut capturer un proton ou en libérer un, c'est donc un amphotère, c'est-à-dire à la fois un acide et une base. Cet équilibre acide/base est d'une importante capitale en chimie minérale comme en chimie organique.
L'eau comme solvant
chimie organique
Grâce à sa polarité, l'eau est un excellent solvant. Quand un composé ionique ou polaire pénètre dans l'eau, il est entouré de molécules d'eau. La relative petite taille de ces molécules d'eau fait que plusieurs d'entre elles entourent la molécule de soluté. Les dipoles négatifs de l'eau attirent les régions positivement chargées du soluté, et vice versa pour les dipoles positifs. L'eau fait un excellent écran aux interactions électriques (la permittivité électrique εe de l'eau est de 78,5 à 25 °C), il dissocie donc facilement les ions.
En général, les substances ioniques et polaires comme les acides, alcools, et sels se dissolvent facilement dans l'eau, et les substances non-polaires comme les huiles et les graisses se dissolvent difficilement. Ces substances non-polaires restent ensemble dans l'eau car il est énergétiquement plus facile pour les molécules d'eau de former des ponts hydrogène entre elles que de s'engager dans des interactions de van der Waals avec les molécules non polaires.
Un exemple de soluté ionique est le sel de cuisine alias chlorure de sodium, NaCl, qui se sépare en cations Na+ et anions Cl-, chacun entourés de molécules d'eau. Les ions sont alors facilement transportés loin de leur matrice cristalline. Un exemple de soluté non-ionique est le sucre de table. Les dipoles des molécules d'eau forment des ponts hydrogène avec les régions dipolaire de la molécule de sucre, et celle-ci est ainsi extraite vers l'eau liquide.
Cette faculté de solvant de l'eau est vitale en biologie, parce que certaines réactions biochimiques n'ont lieu qu'en solution (par exemple, réactions dans le cytoplasme ou le sang.)
Tension superficielle
Les ponts hydrogène confèrent à l'eau une grande tension superficielle et une grande cohésion. Cela se voit quand de petites quantités d'eau sont posées sur une surface non soluble et que l'eau reste ensemble sous forme de gouttes. Cette propriété est utile dans le transport vertical de l'eau chez les végétaux.
Conductivité
L'eau pure est en réalité un isolant, qui conduit mal l'électricité. Mais puisque l'eau est un si bon solvant, elle contient souvent une bonne quantité de soluté dissous, le plus souvent des sels. Si l'eau contient de telles impuretés, elle peut conduire l'électricité facilement. Le stator des très gros alternateurs est refroidi par circulation d'eau désionisée dans les conducteurs creux de l'enroulement. Malgré les différences de potentiel de plusieurs dizaines de milliers de volts entre le circuit de refroidissement et les conducteurs électriques, il n'y a pas de problèmes de fuite de courant. Voir conductivité électrique(mesure).
Décomposition de l'eau (thermolyse et électrolyse)
La première décomposition de l'eau fût faite par Lavoisier, en faisant passer de la vapeur d'eau sur du fer chauffé au rouge (thermolyse). Ce faisant, il établis que l'eau n'état pas un élément mais un corps chimique composé de plusieurs éléments.
La thermolyse de l'eau commence à devenir significative vers 750 °C, et elle est totale vers 3 000 °C. La réaction produit du dioxygène et du dihydrogène
: 2H2O ↔ 2H2 + O2
L'autre manière de décomposer l'eau est l'électrolyse. Sous l'effet d'un courant qui la traverse, l'eau peut être divisée en dihydrogène et dioxygène. Les molécules d'eau se dissocient naturellement en ions H3O+ et OH-, qui sont attirés par la cathode et l'anode respectivement. À l'anode, quatre ions OH- se combinent pour former des molécules de dioxygène O2, deux molécules d'eau, et libérer quatre électrons. Les molécules de dioxygène ainsi produites s'échappent sous forment de bulles de gaz vers la surface, où elles peuvent être collectées. À la cathode, il y a une libération de molécule de dihydrogène H2
: 4OH- → O2 + 2H2O + 4e-
: 2H3O+ + 2e- → H2 + 2H2O
Indice de réfraction de l'eau
dihydrogène
L'indice de réfraction n d'un milieu transparent est une mesure de sa capacité de changer la direction de propagation d'un rayon de lumière le traversant.
Si la lumière devait voyager dans l'espace vide puis pénétrer une surface planaire de l'eau, les angles d'incidence mesurés et la réfraction pourraient être substitués dans la loi de Snell-Descartes (voir Réfraction) pour calculer l'indice de réfraction de l'eau relativement au vide.
Cet indice ne dépendrait que de l'état physique de l'eau (solide, liquide ou gazeux).
Mais, dans la pratique, il est plus simple d'entreprendre des expériences en utilisant une interface ou dioptre air-eau pour obtenir l'indice de réfraction de l'air relatif à l'eau, et puis pour le convertir de l'air en vide en appliquant les corrections appropriées.
Le résultat, qui est toujours plus grand que 1, est le rapport de la vitesse de la lumière dans le vide à sa vitesse dans l'eau : la lumière voyage plus lentement dans l'eau que dans un vide (ou dans l'air).
Tous les milieux transparents sont dispersifs, ce qui signifie que la vitesse de la lumière change avec sa longueur d'onde λ.
Plus précisément, dans la partie visible du spectre électromagnétique (approximativement 400 à 700 nanomètres) l'indice de réfraction est généralement une fonction décroissante de longueur d'onde : la lumière violette est plus déviée que le rouge.
En outre, le taux de changement de l'indice de réfraction augmente également tandis que la longueur d'onde diminue.
L'indice de réfraction augmente habituellement avec la densité du milieu.
L'eau présente toutes ces caractéristiques.
Le tableau 1 montre les résultats de quelques mesures (Tilton et Tailor) de l'indice de réfraction de l'eau, n(λ), en ce qui concerne l'air sec ayant la même température T que l'eau et à une pression de une atmosphère (760 mmHg).
Tableau 1 :
Pour convertir les valeurs sous forme de tableaux relatifs à l'indice du vide , ajoutez 4 à la quatrième position décimale.
Notez que le n(λ) augmente pendant que la température de l'eau diminue.
Ces résultats sont conformes ax attentes, puisque la densité de l'eau augmente lorsqu'elle se refroidit.
Il est intéressant, cependant, que si les mesures sont faites à de plus basses températures l'indice ne montre pas d'extremum à 4 °C, malgré le fait que la densité de l'eau soit maximale à cette température (ce qui explique que les fonds marins soient à cette température de 4 °C).
L'eau de mer contient des impuretés dissoutes, principalement sous forme de sels dissociés de sodium, de magnésium, de calcium, et de potassium.
Sa densité, et par conséquent n(λ), dépendent donc de sa salinité , d'une quantité habituellement exprimée comme des grammes de sels dissous en kilogramme d'eau de mer (g/kg), ou des parties par mille en poids.
Le tableau 2 (pris de Dorsey) montre comment le n(λ) augmente avec la salinité pour
les D-lignes de sodium (moyenne : 5 893 angströms = 5 89,3 nm) à 18 °C.
Tableau 2 :
L'indice de réfraction est également une fonction de la pression de l'eau, mais la dépendance est tout à fait faible en raison de l'incompressibilité relative de l'eau (comme tous les liquides). En fait, sur les gammes normales des températures (0-30 °C), l'augmentation approximative du n(λ) est 0,000016 quand la pression de l'eau augmente d'une atmosphère.
Clairement, les facteurs les plus significatifs affectant le n(λ) sont la longueur d'onde de la lumière et la salinité de l'eau. Néanmoins, le n(λ) excède de moins de 1% la gamme indiquée des valeurs de ces variables.
; Références
- L. W. Tilton et J. K. Taylor, stand national de bureau de recherche de J., 20, 419 (RP1085) 1938.
- E. Dorsey, « propriétés d'Eau-Substance ordinaire », (Reinhold Publishing Corporation 1940).
Purification de l'eau
Voir aussi : Épuration des eaux.
De l'eau pure ou relativement pure est nécessaire à beaucoup d'applications industrielles et à la consommation humaine. Les humains ont besoin d'eau sans trop de sels et autres impuretés, comme des produits toxiques ou de bactéries pathogènes.
pathogène
Voici sept méthodes courantes pour purifier l'eau :
#Filtration : l'eau est passée à travers un filtre qui intercepte les petites particules. Plus petites sont les mailles du filtre, plus petite doit être une particule pour passer. La filtration n'est pas suffisante, mais est souvent nécessaire comme étape préparatoire, pour empêcher les plus grosses particules d'interférer avec les méthodes de purification plus avancées. On distingue la filtration (quelques micromètres), de la microfiltration (de 1 à 0,1 micromètre) de l'ultrafiltration (jusqu'à 0,0001 micromètre). L'ultrafiltration permet d'obtenir une eau purifiée au niveau particulaire, bactérien et pyrogénique.
#Ébullition : l'eau est maintenue à ébullition un temps suffisamment long pour inactiver ou tuer les microorganismes qui vivent dans l'eau à température ambiante. L'ébullition n'élimine pas les solutés qui ont une température d'ébullition supérieure à celle de l'eau, au contraire leur concentration peut augmenter si de l'eau s'évapore. L'autoclave et la Cocotte minute raffine et améliore le procédé en y ajouant une presson élevée, qui évite la fuite de l'eau et augmente sa température avant ébulition.
#Filtrage au carbone : le charbon de bois, un composé à haute teneur en carbone, adsorbe beaucoup d'autres composés dont certains toxiques. Le chlore est éliminé par catalyse et les organiques sont dissous par adsorption. L'eau est passée à travers du charbon actif, issu de la noix de coco ou du charbon, pour la purifier de ces composés. Cette méthode est surtout utilisée pour filtrer l'eau des ménages et l'eau des aquariums. Elle permet aussi d'éviter le colmatage par les composés organiques dissous.
#Distillation : on fait bouillir l'eau de façon à produire de la vapeur, qui s'élève, et est mise en contact avec une surface refroidie où la vapeur se condense à nouveau en eau et peut être recueillie. Les solutés ne se vaporisent normalement pas et restent ainsi dans la solution mise à bouillir. Cela dit, même la distillation ne purifie pas complètement l'eau, du fait de contaminants ayant à peu près la même température d'ébullition que l'eau, et de gouttelettes d'eau non vaporisée transportées avec la vapeur.
#Osmose inverse : une forte pression mécanique (en milliers de d'hectopascals) est appliquée à une solution impure pour forcer l'eau à passer à travers une membrane semi-perméable. On appelle cela l'osmose inverse parce que l'osmose normale verrait l'eau pure se déplacer dans l'autre sens pour diluer les impuretés. L'osmose inverse est en théorie la meilleure méthode pour la purification à grande échelle de l'eau, mais il est difficile de créer de bonnes membranes semi-perméables. Selon le type de membrane, on obtient 85 à 98 % d'élimination des ions inorganiques, 99% des colloïdes, bactéries, pyrogènes et virus, 80 à 98% d'élimination de la silice. Cette méthode est parfois appelée hyperfiltration.
#Chromatographie par échange d'ions : dans ce cas, l'eau est passée à travers une colonne chargée de résine qui capte les ions en libérant en échange d'ions hydroxyde (pour les ions négativement chargés : sulfate, carbonates, etc.) ou hydronium (pour les ions positifs : calcium, magnésium, autres métaux, etc.), qui se recombinent pour reformer de l'eau. Dans de nombreux laboratoires, cette méthode de purification a remplacé la distillation car elle procure un grand volume d'eau très pure plus rapidement et en consommant moins d'énergie. L'eau obtenue de cette façon est appelée eau déionisée ou eau déminéralisée. Contrairement à la distillation, la déminéralisation permet une production à la demande. Les résines échangeuses d'ions sont parfois couplées à une post-filtration afin d'éliminer les particules issues de la résine.
#Photo-oxydation : l'eau subit un rayonnement ultraviolet de haute intensité. Cela permet de cliver et d'ioniser les composées organiques, qui peuvent ensuite être éliminés dans les colonnes échangeuses d'ions. Cela provoque en outre l'apparition de composés oxydants, capables de détruire les micro-organismes et certaines molécules.
Symbolique, usage et mythologie
- L'eau, élément vital pour l'homme, est la boisson naturelle par excellence.
- L'eau est un des quatre éléments classiques mythiques avec le feu, la terre et l'air (et l'un des cinq éléments chinois avec l'air, le feu, le bois et le métal), et était vue par certains comme l'élément de base de l'univers. Les caractéristiques de l'eau dans ce système sont le froid et l'humidité.
- Dans la théorie des humeurs corporelles, l'eau était associée au phlegme.
- Dans la symbolique occidentale, l'eau symbolise la purification le renouveau, ex.: l'eau bénite du baptème, l'eau coulante d'un fleuve.
- Eau potable
- Eau de table
- Eau de source
- Eau minérale
- Eau gazeuse
- Eau plate
Thalassothérapie
Référence dans le système métrique pour la détermination de la masse
À l'origine, un décimètre cube d'eau définissait une masse de un kilogramme (kg). L'eau avait été choisie car elle est simple à trouver et à distiller. Dans notre système actuel de mesure —le système international d'unités (SI) — cette définition de la masse n'est plus valable depuis 1889, date à laquelle la première Conférence générale des poids et mesures définit le kilogramme comme la masse d'un prototype de platine iridié conservé à Sèvres. Cette correspondance reste néanmoins une excellente approximation pour tous les besoins de la vie courante.
; Voir aussi
- [http://www.cybersciences.com/Cyber/2.0/Q7615.asp Combien pèse exactement un litre d'eau douce en kilogramme?]
Voir aussi
- Origine de la molécule d'eau
- Origine de l'eau sur la Terre
- Épuration des eaux
- Assainissement
- Eau potable
- Eau potable en France
- Prix de l'eau potable
- Dessalement
- Agence de l'eau
- SDAGE
- SAGE
- Eau minérale
- Pollution de l'eau par les produits phytosanitaires
- Cycle de l'eau
- Project:Portail_de_l'eau
- Dans le Wikilivre de Tribologie, des données concernant le Frottement sur la glace
- Le monoxyde de dihydrogène
- [http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/accueil.html « L'eau douce : une ressource précieuse », dossier SagaScience sur le site du CNRS]
- [http://www.populationdata.net/eau/ Chapitre « L'Eau dans le monde » sur PopulationData.net]
- [http://www.symposium-h2o.com/ Cannes Water Symposium]
- [http://eau.apinc.org/ PlaneteBleue.info, portail alternatif sur l'eau]
- [http://www.h2o.net/ Site de la revue « H2o.net magazine »]
- [http://www.cieau.com/accueil.htm Centre d'information sur l'eau]
- [http://www.thermexcel.com/french/tables/vap_eau.htm Caractéristiques physiques de la vapeur d'eau saturée]
- Julien Tap et al [http://julientap.free.fr/travail_fichiers/TP_chimie_eau.pdf TP chimie des eaux] IUT génie biologie Creteil, 2003
- [http://www.centre-evian.com/dossier_presse/index.html?contenu-medias.html?http://www.centre-evian.com/dossier_presse/dos-media/12037.html Evian - dossier sur l'eau]
Catégorie:Composé de l'hydrogène
Catégorie:Composé de l'oxygène
Catégorie:Composé inorganique
-
Catégorie:Hydraulique
Catégorie:Hydroxyde
Catégorie:Mécanique des fluides
als:Wasser
ja:水
ko:물
ms:Air
simple:Water
th:น้ำ
zh-min-nan:Chúi
Plante zh-min-nan:Si̍t-bu̍t ko:식물 ms:Tumbuhan ja:植物 simple:Plant th:พืช
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! colspan=2 bgcolor="lightgreen" | Références
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! colspan=2 align=left| [http://www.itis.usda.gov/servlet/SingleRpt/SingleRpt?search_topic=TSN&search_value=202422 ITIS 202422]
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Les plantes ou végétaux sont des êtres pluricellulaires à la base de la chaîne alimentaire. Elles forment l'une des subdivisions (ou règne) des eucaryotes. Elles sont l'objet d'étude de la botanique.
Les grandes caractéristiques des plantes
- Les végétaux sont des organismes autotrophes, c'est à dire qu'ils produisent leur propre matière organique à partir de sels minéraux puisés dans le sol et d'énergie solaire grâce à la fonction chlorophyllienne : c'est le mécanisme de photosynthèse. Ils doivent à la chlorophylle contenue dans les chloroplastes leur couleur verte.
- Les végétaux sont des organismes fixés au sol par leurs racines (mais il y a des exceptions), ce qui les rend très dépendants des conditions de leur environnement ; cet état est lié à la nature cellulosique des parois cellulaires, aux tissus de soutien de la plante (collenchyme et sclérenchyme) et à certaines molécules particulières comme la lignine qui rend les tissus rigides.
- Les végétaux sont des organismes peu différenciés. On distingue peu de types de tissus ou d'organes différenciés, ce qui entraîne des propriétés particulières : une croissance potentiellement indéfinie, une capacité de régénération importante (d'où la possibilité de reproduction végétative).
L'organisme végétal
reproduction végétative
On distingue, selon leur degré de différenciation, trois grands types d'organisation :
- les thallophytes ; plantes vivant en milieux humides, caractérisées par un thalle, appareil végétatif peu différencié en forme de lame : algues, champignons, lichens ;
- les bryophytes ; ce sont les mousses et les Hépatiques, dont l'appareil végétatif commence à se différencier en tige et feuille. Ils constituent une nouvelle étape vers le passage de la vie aquatique à la vie terrestre ;
- les cormophytes ; ce sont les plantes vasculaires ou rhizophytes, qui comprennent les ptéridophytes (fougères) et les spermaphytes (plantes à graines). L'appreil végétatif est maintenant bien différencié en racine, tige, feuille et surtout vaisseaux conducteurs de sève (phloème et xylème). C'est grâce à ces vaisseaux conducteurs et à leur port dressé et rigide que ces plantes sont adaptées au milieu terrestre ;
La classification des plantes
La première classification connue est l'œuvre de Théophraste (370-285 av. J.-C.) qui classa 480 plantes selon leur port (arbre, arbuste ou herbe) et certaines caractéristiques florales.
Au , des botanistes, notamment les frères Jean et Gaspard Bauhin, vont entamer une réflexion sur le classement des plantes. Ils cherchent à établir des groupes naturels de plantes à partir de leur ressemblance. En effet la découverte de nouvelles plantes rendait un nouveau classement nécessaire. Il faut savoir que jusqu'alors, les plantes étaient classées en fonction de leur taille, du lieu où elles poussaient ou de leur ressemblance.
John Ray (1628-1705), naturaliste anglais, propose d'établir un nouveau système de classification ayant pour fondement le plus grand nombre possible de caractères de la fleur, du fruit ou de la feuille.
Puis, Pierre Magnol (1638-1715), inventeur du terme famille, répertorie 76 familles de plantes.
Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708) établit un classement des végétaux suivant la structure des fleurs et introduit les notions d'espèce et de genre.
Enfin, Carl von Linné (1707-1778), botaniste du roi de Suède, codifie la nomenclature binominale des végétaux et des animaux. Ce système utilise deux noms en latin : le premier indique le genre et le second, l'espèce de la plante ou de l'animal. En revanche, son « système sexuel » basé sur le nombre d'étamines, ne fait pas progresser la classification des plantes.
- Voir aussi la liste des Botanistes.
Classification systématique dite « classique »
sont rattachés directement à ce règne:
: - Euglenophyta (les euglènes, 900 espèces)
: - Cryptophyta (les cryptophycées, 200 espèces)
: - Rhodophyta (les algues rouges, 4000 à 6000 espèces)
: - Haptophyta (les haptophytes, 300 espèces)
: - Chrysophyta (les chrysophycées, 1000 espèces)
: - Bacillariophyta (les diatomées, 100 000 espèces)
: - Phaeophyta (les algues brunes, 1500 espèces)
: - Chlorophyta (les algues vertes, 17 000 espèces)
: - Hepaticophyta (les hépatiques, 6000 espèces)
: - Anthocerotophyta (les anthocérotes, 100 espèces)
: - Bryophyta (les mousses, 9500 espèces)
- Psilophyta
- Lycopodiophyta (les lycopodes, 1000 espèces)
- Equisetophyta (les prêles, 15 espèces)
- Pteridophyta (les fougères, 11 000 espèces)
- les Spermaphytes
- les Gymnospermes
- Cycadophyta (les cycas, 140 espèces)
- Ginkgophyta (le ginkgo)
- Pinophyta (les conifères, 550 espèces)
- Gnetophyta (les gnétophytes, 70 espèces)
- les Angiospermes (les plantes à fleurs, environ 235 000 espèces)
Les chiffres montrent la domination qu'exercent aujourd'hui les angiospermes parmi les plantes terrestres.
Suivant les auteurs, les limites entre le règne végétal (Plantae) et celui des protistes (Protista) varient.
Pour certains (Raven, 1992), le règne des protistes s'étend des protistes hétérotrophes très proches des champignons ou des animaux aux algues vertes très proches des plantes terrestres; le règne végétal ne comprenant que ces dernières encore appelées embryophytes.
D'autres auteurs (Bremer, 1985) regroupent les algues vertes et les plantes terrestres dans le taxon monophylétique des plantes vertes ou Chlorobionta.
L'ITIS pour sa part regroupe l'ensemble des algues et des plantes terrestres dans le règne végétal.
Arbre phylogénétique simplifié
Chlorobiontes
- Ulvophytes ou Chlorophytes stricto sensu
- Micromonadophytes
- Streptophytes
- Chlorokybophytes
- Klebsormidiophytes
- Phragmoplastophytes
- Zygnématophytes
- Plasmodesmophytes
- Chaetosphaeridiophytes
- Charophytes stricto sensu
- Parenchymophytes
- - Coléochaetophytes
- - Embryophytes
- - Marchantiophytes ou Hépatiques
- - Stomatophytes
- - Anthocérotes
- - Hémitrachéophytes
- - Bryophytes stricto sensu ou Mousses
- - Trachéophytes ou Végétaux vasculaires
- - - Lycophytes
- - - Euphyllophytes
- - - Moniliformopses
- - - Filicophytes ou Ptéridophytes stricto sensu
- - - Équisétophytes ou Sphénophytes
- - - Spermatophytes
- - - Cycadophytes
- - - Coniférophytes
- - - Ginkgophytes
- - - Anthophytes
- - - Gnétophytes
- - - Angiospermes
Classification selon la taille et le type de la tige
Une grande division est souvent faite entre les plantes herbacées et les plantes ligneuses (celles qui forment du bois).
Classification selon le climat d'après W. Köppen
On trouve des plantes presque partout sur la terre : dans le désert, sous l'eau, dans les forêts tropicales, et même dans l'Arctique. Toutefois, leur répartition à la surface de la terre est fonction des conditions climatiques.
Ainsi, pour rendre compte des principaux groupes de végétaux, un climatologue et botaniste allemand, Köppen a établi une classification des climats. Cette classification, publiée pour la première fois en 1901, et remaniée à plusieurs reprises depuis, est la plus ancienne et la plus connue.
La classification de Köppen comprend cinq groupes de climats eux-mêmes divisés en cinq types climatiques. Le contour de chaque groupe correspond à la satisfaction d'un critère lié à la température de l'air ou combinant à la fois la température de l'air et le niveau des précipitations.
- Plantes des régions tropicales
La zone tropicale s'étend de part et d'autre de l'équateur entre le tropique du Cancer (23°27' de latitude nord) et le tropique du Capricorne (23°27' de latitude sud). Elle représente l'une des grandes zones climatiques nées de la circulation générale de l'atmosphère et de son déplacement saisonnier. Il est à noter que cette zone couvre environ 45% de la surface globale des forêts.
La température moyenne du mois le plus froid est supérieure à +18°Celsius. La végétation correspondante est la forêt tropicale ou la savane.
- Plantes des régions sèches et désertiques
Essentiellement caracterisé par la presence d'arbustes et d'herbes qui se sont adaptés à l'environnement désertique et qui, par un système de racines souterrainnes peu profond mais étendu à proximité de la surface (fasciculé), arrivent à récolter la quantité d'eau suffisante à leur croissance.
La végétation est très peu développée et recouvre peu d'espace. Les espèces sont appelées xérophytes (du grec Xéro=sec, et phyto=plante), on y retrouve des Cactus, des plantes à cuticule épaisse pour limiter l'évapotranspiration, des plantes en coussinets, des succulentes ( exemple famille des Crassulassées, dont le Sedum ou la Joubarbe ). La plupart des plantes chlorophyliennes de ces régions fonctionnent grâce à la photosynthèse en C4.
- Plantes des régions tempérées
En Europe, cette forêt s'étend de la forêt boréal à la forêt méditerrannéenne (entre 40° et 55° Nord ). Le régime thermique est modéré avec en hiver un peu de gel sur la partie supérieure des sols, et un été modérément chaud. On peut distinguer trois espèces dominantes.
- Plantes des régions froides ou subarctiques
On distingue 2 grands types de végétation en milieu polaire et subpolaire :
- La toundra : située entre 55° et 70° Nord, cest une végétation dominée par les herbes et les mousses, souvent associées a divers arbustes. C'est une formation végétale continue et basse avec l'absence d'arbres à cause d'un sol gelé en profondeur en permanence, le permafrost (température inférieure a 0°C). L'absence d'arbres est aussi due à un raccourcissement de la période de végétation (l'été ne dure parfois que 1 à 2 mois).
- La taïga : forêt boréale de grands conifères, typique de la Sibérie et du Canada. Les hivers sont plus longs et plus rigoureux et les mois d'été sont plus chauds (température supérieure a 10°C). On considère que cela représente la limite entre la taïga et la toundra. Le sous-bois est constitué de plusieurs conifères à aiguilles et de fougères.
Dans l'hémisphère sud, cette formation végétale est plus réduite (dans les îles de l'Antarctique, la toundra en touffes domine la région).
- Plantes des régions polaires
- Plantes des régions de hautes montagnes
Classification des types biologiques de Raunkiaer
C'est une classification écologique, qui classe les plantes selon la manière dont elles protègent leurs bourgeons à la mauvaise saison (froide ou sèche) ; elle distingue cinq groupes ou type biologique de végétaux :
- phanérophytes : ce sont essentiellement les arbres, arbustes et arbrisseaux, dont les bourgeons sont situés en haut d'une tige ; les feuilles tombent ou non et les zones les plus sensibles (méristèmes) sont protégées par des structures temporaires de résistance : les bourgeons ;
- chaméphytes, ce sont des plantes basses dont les bourgeons sont proches du sol ; les feuilles tombent ou non, les bourgeons les plus bas bénéficient de la protection de la neige ;
- cryptophytes ou géophytes, ces plantes passent la mauvaise saison protégées dans le sol, la partie aérienne meurt ; ce sont les plantes à bulbe, à rhizome et à tubercule ;
- thérophytes, ce sont les plantes annuelles, qui disparaissent pendant la mauvaise saison et survivent sous la forme de graines ;
- hémicryptophytes, stratégie mixte qui combine celles des géophytes et des chaméphytes ; ce sont souvent des plantes à rosette.
Voir aussi
Liens internes
- Classement des cultures par groupes d'usage
- Famille botanique
- Flore (noms scientifiques)
- Flore (noms vernaculaires)
- Liste de plantes par ordre alphabétique
- Liste des plantes utiles par catégorie
- Liste de légumes, Liste de fruits
- Plantes par nom scientifique
- [http://www.infovisual.info/01/003_fr.html Voir un schéma détaillé de la structure d'une plante.]
- [http://www.tela-botanica.org/code Code international de nomenclature botanique de Saint-Louis]
- [http://www.endemia.nc Flore endémique et autochtone de Nouvelle-Calédonie]
- [http://follavoine.chez.tiscali.fr/f2_an_glos_typesbio.htm Flore photographique régionale : types biologiques]
- [http://ispb.univ-lyon1.fr/cours/botanique/ Cours de Botanique avec photographies]
Catégorie:Classification scientifique
Catégorie:Botanique
-
Système solaire
ko:태양계 ms:Sistem suria ja:太陽系 simple:Solar system th:ระบบสุริยะ
Un système solaire ou système stellaire désigne un système composé d'une ou plusieurs étoiles, c'est-à-dire un astre de même nature que notre Soleil, entouré d'une ou plusieurs planètes.
Pour éviter toute confusion, on utilisera le terme système stellaire comme terme générique et système solaire pour notre système planétaire.
On peut imaginer que nous serions dans un système à deux étoiles si Jupiter avait eu une masse dix fois plus importante. Tout comme le soleil, elle se serait effondrée sur elle-même provoquant une deuxième étoile de 4,2 à 6,2 fois plus éloignée.
Composition et structure du système solaire
Notre système solaire, constitué du Soleil et de neuf planètes, dont la Terre, avec leurs satellites, ainsi que d'astéroïdes et de comètes, est resté le seul connu jusqu'à la fin du . C'est pourquoi le terme système solaire suffit à le désigner.
Au centre se situe le Soleil, une étoile relativement petite mais qui contient néanmoins 99,86 % de la masse de tout le système.
De par sa masse, l'intérieur du Soleil atteint une densité et une température telles que des réactions de fusion nucléaire peuvent se produire en son sein, dégageant de ce fait d'énormes quantités d'énergie.
La plus grande partie de cette énergie est libérée dans l'espace sous forme de radiation électromagnétique, principalement sous forme de lumière visible.
Le Soleil émet aussi un flux de particules chargées appelé le vent solaire.
Ce vent solaire interagit fortement avec la magnétosphère des planètes et contribue à éjecter les gaz et poussières en dehors du système solaire.
Les planètes les plus proches du Soleil sont les planètes telluriques, petites, rocheuses et denses. En partant du Soleil, on trouve Mercure, Vénus, la Terre et Mars.
Il existe au-delà de Mars une ceinture d'astéroïdes composée de milliards de corps, dont la taille varie de quelques centimètres à plusieurs dizaines de kilomètres.
Ensuite, c'est le domaine des planètes géantes, gazeuses et peu denses : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
Pluton, la planète la plus éloignée du Soleil, minuscule, solide et peu dense, avec une orbite très inclinée, est l'objet le plus grand d'une seconde ceinture d'astéroïdes gelés, appelée ceinture de Kuiper. Cette ceinture, peuplée de milliers d'astéroïdes, semble être le réservoir des comètes à courte période.
Enfin, il existerait, encore plus loin que la ceinture de Kuiper et jusqu'à une distance de deux années lumière un énorme nuage sphérique, appelé nuage d'Oort, qui contiendrait des milliards de noyaux cométaires.
Il existe toute une série de mnémoniques pour se souvenir de l'ordre des planètes à l'intérieur du système solaire, comme par exemple la phrase suivante Monsieur Vous Travaillez Mal, Je Suis Un Novice. (Point).
Les planètes du système solaire
Toutes les caractéristiques des planètes sont données relativement à celles de la Terre.
S'agissant du Soleil, son diamètre équatorial est de 109,3 fois celui de la Terre, pour une masse de 332 946 fois celle de la Terre.
- Traditionnellement, Pluton est considérée comme une planète.
Néanmoins, sa composition et son orbite en font un objet beaucoup plus proche des objets de Kuiper que des autres planètes. Certains scientifiques ont longtemps pensé qu'il pouvait s'agir d'un satellite de Neptune expulsé de son orbite. Mais les récentes observations font que certains astronomes considèrent dorénavant Pluton comme l'objet de la ceinture de Kuiper le plus proche du Soleil.
La troisième loi de Kepler, trouvée en 1618 et publiée l’année suivante, nous dit que, pour toutes les planètes du système solaire, le carré de la période T de révolution de la planète autour du Soleil divisé par le cube du demi-grand axe a de la trajectoire elliptique de cette planète donne le même nombre : T²/a³ = constante
1618
Article connexe : Logarithme sur l'ordre des planètes
Origine et évolution du système solaire
L'hypothèse actuelle de la formation du système solaire est l'hypothèse de la nébuleuse solaire, avancée dès 1755 par Emmanuel Kant.
L'évolution du système solaire depuis sa naissance jusqu'à sa mort est très lente et s'étale sur plus de 10 milliards d'années.
Origine dans les poussières d'étoiles
On estime généralement aujourd'hui que le système solaire est né de la contraction, sous l'effet de sa propre masse, d'un nuage moléculaire interstellaire froid et dense fait de gaz, essentiellement d'hydrogène et d'hélium, qui sont les atomes les plus présents à la naissance de l'univers. Il devait y avoir également des grains de poussière et de l'eau sous forme de glace.
Ce nuage, appelé nébuleuse solaire, après avoir acquis une forme régulière, probablement un disque, avec un mouvement de rotation, commença à se différencier en plusieurs parties.
La plus grande partie se rassembla au centre pour former une proto-étoile, le futur soleil.
D'autre part, les grains de poussières s'agglomérèrent.
Par effet de gravité, de plus en plus de matière aurait été attirée formant ainsi des protoplanètes.
Le centre tournant plus vite que le bord et étant plus comprimé, la température s'y est accrue.
Dès que la masse centrale fut assez dense et chaude, des réactions de fusion nucléaire se seraient alors déclenchées; ce qui aurait donné naissance au Soleil, notre étoile.
La date estimée de ce phénomène est de -4,56 milliards d'années.
Les plus grosses des protoplanètes attirèrent les plus petites et firent le vide autour d'elles ; en grossissant, elles devinrent sphériques.
De plus, les réactions nucléaires créèrent un puissant vent solaire qui entraîna la majorité des gaz et poussières restants.
C'est ainsi qu'on arriva au système solaire tel que l'on peut l'observer actuellement.
Et demain?
Dans 5 milliards d'années environ, le Soleil aura épuisé ses réserves d'hydrogène, qui se seront transformées en hélium, et changera de structure. Son noyau se contractera mais il deviendra beaucoup plus volumineux. Il devrait se transformer en géante rouge, cent fois plus volumineuse qu'à l'heure actuelle. Les planètes les plus proches, Mercure et Vénus, devraient être détruites.
Il va ensuite brûler son hélium assez rapidement, ce qui augmentera encore sa taille et sa température, grillant complètement la Terre au passage.
Une fois ses réserves d'énergie nucléaire complètement consommées, le Soleil va s'effondrer sur lui-même et se transformer en naine blanche très dense et peu lumineuse.
Il refroidira petit à petit et finira par ne plus rayonner ni lumière ni chaleur, il sera alors parvenu au stade de naine noire.
Le système solaire dans la galaxie
Le système solaire fait partie de notre Galaxie, une galaxie spirale d'un diamètre d'environ 9.4 - 1020 m ou 100 000 al, contenant approximativement 200 milliards d'étoiles, dont notre soleil est assez représentatif.
Le système solaire orbite à environ 25 000 années lumière du centre galactique entre deux branches spirales de la galaxie.
Sa vitesse est d'environ 220 kilomètres par seconde (800 000 km/h). Il effectue ainsi une révolution complète en 230 millions d'années.
L'orbite du système solaire paraît assez singulière : elle est à la fois extrêmement circulaire et presque à la distance exacte à laquelle les vitesses orbitales sont égales à la vitesse des ondes de compression à l'origine des branches des spirales.
Le système solaire semble avoir été présent entre deux bras depuis que la vie existe sur Terre.
En effet, les radiations émises dans les bras spiraux, notamment par l'explosion de supernovas, peuvent en théorie stériliser la surface d'une planète.
En étant en dehors des bras spiraux, la Terre est ainsi capable d'héberger des formes de vie évoluées à sa surface.
Les sondes spatiales dans le système solaire
Techniquement, une sonde spatiale est un vaisseau non habité envoyé par l'homme pour explorer le système solaire.
Depuis presque cinquante ans, ces engins sont envoyés avec un taux d'échec élevé vers des planètes plus ou moins lointaines. Leurs observations font autant rêver le grand public que les scientifiques.
Un peu d'actualité
C'est le 4 juillet dernier (2005) que la sonde-impacteur Deep Impact s'est écrasée sur la comète Tempel 1. Créant ainsi un cratère d'impact, les scientifiques ont ainsi analysé la composition chimique de la "boule de neige sale". Une première !
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- [http://www.astrofiles.net/modules.php?name=News&file=article&sid=2 Astrofiles : le système solaire ]
- [http://www.neufplanetes.org neuf planètes]
- [http://system.solaire.free.fr/sommaire.htm Le système solaire]
- [http://www.le-systeme-solaire.net Le système solaire à portée de votre souris]
- [http://celestia.sourceforge.net Celestia] Logiciel libre et gratuit de simulation spatiale 3D (OpenGL)
- [http://www.michaelschultz.de/index_fr.html Le système des planètes] : Animation (avec des orbites et comparaisons de dimensions)
- Solaire
Mythologie ko:신화 ja:神話 th:ปุราณวิทยา
-
La mythologie (du grec mythos, mythe et logos, discours) (n.f.) est le corpus des mythes révélant le système de pensée ayant donné naissance à une religion et à la civilisation qui la porte.
Une autre définition de la mythologie est un bouquet cohérent de récits habituellement nommés mythes. Elle prend sens et activité dans une culture socio-religieuse. Le mot est généralement utilisé pour décrire les systèmes religieux des mondes anciens ou des civilisations premières, éloignées dans le temps ou dans l'espace.
« On nomme d'ordinaire « mythologie » les récits sacrés des religions auxquelles plus personne ne croit plus », Li M'Hâ Ong, Traité des Semences et des Étoiles. En effet, nombre de religions antiques et ancestrales sont par un curieux hasard parfois qualifiées de "mythologie", peut-être afin qu'elles tombent aux oubliettes ? Alors que les monothéismes, qui leurs sont postérieurs et qui cultivent le prosélytisme, ont eux droit au titre de religions.
Mythologie des mondes anciens ou premiers
On parle facilement de Mythologie pour les récits religieux des mondes anciens ou exotiques, éloignés dans le temps ou dans l'espace, telles que :
- Mythologie aborigène
- Mytholgie bretonne
- Mythologie celtique
- Mythologie chinoise
- Mythologie égyptienne
- Mythologie étrusque
- Mythologie germanique
- Mythologie grecque
- mythologie hurrite
- Mythologie irlandaise
- Mythologie iranienne
- Mythologie japonaise
- Mythologie maori
- Mythologie mésopotamienne
- Mythologie précolombienne
- Mythologie russe
- Mythologie romaine
- Mythologie nordique
- Mythologie slave
Mythologie contemporaine
Il est plus difficile de parler de mythologie à propos des religions contemporaines, par exemple de mythologie biblique, terme que les croyants sont tout disposés à prendre pour une offense envers leur foi, une attaque contre leurs croyances ou au minimum, une manifestation d'intolérance. Les dieux des voies monothéistes sont pensés comme étant le seul et unique Dieu, et de ce fait, comme la seule instance possible de ce concept. Le croyant monothéiste est donc facilement amené à penser que son dieu est le vrai quand celui des autres, spécialement celui qui n'a plus un fidèle vivant pour le défendre, serait faux. Ces religions, il les déclare unilatéralement paganisme. Il pose donc le problème de la Vérité et non le problème de la mythologie.
Pourtant, la plupart des livres sacrés des religions contemporaines, qu'elles relèvent du monothéisme ou du polythéisme, s'enracinent dans les religions premières et les récits qui les soutiennent constituent des mythologies. Le mythe est le langage normal de la religion et il n'est pas une simple fable ou une simple légende, non plus qu'un conte populaire.
La pensée critique et particulièrement la démythologisation, telle que l'entendait Rudolph Bultmann au début du , nous ont habitués à penser que les événements et les histoires environnant l'origine et le développement de religions comme le Christianisme, le Judaïsme ou l'Islam ne sont pas exactement vraies et vérifiables au même titre que l'assassinat d'Abraham Lincoln ou le couronnement de Napoléon Ier.
Mythes urbains
Pour autant, le monde contemporain secrète ses propres mythes, dans lesquels l'Internet joue son rôle. Chacun connaît les chaînes de lettres qui vous promettent les pires horreurs si vous interrompez la chaîne, les alertes aux faux virus qu'on nomme canulars (hoax), les appels à la solidarité pour des personnes fictives atteintes de maladies toutes plus rares les unes que les autres, les rumeurs concernant les célébrités dont quelques-unes ont bien du mal à se défaire.
Symboles trans-culturels
Certains symboles ou concepts se retrouvent dans plusieurs mythologies, soient qu'ils soient passés d'une culture à l'autre, soit qu'ils aient été inventés indépendamment (les mêmes causes ayant les mêmes effets).
- Ouroboros
- Svastika
- Yin et yang
Voir aussi
Thèmes associés
- Religion
- Antiquité
- Ethnologie
- Anthropologie
- Mythe
Articles connexes
- Légende urbaine
- Atlantide
- Conte
- Mythes et création du Monde
- Créature fantastique
- Musée de l'Homme
- Lieux mythologiques
- Mythologie contemporaine
Liens
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=79/ Forum mythologies], un forum consacré à l'étude des mythologies.
Catégorie:Histoire
Rome antique
La Rome antique est le cadre de la naissance, de l'avènement et de la disparition de la civilisation romaine antique. Débutant comme un simple assemblage de villages, l'humble bourgade vit ensuite son histoire se confondre avec celle du monde méditerranéen du début de l'ère chrétienne à la fin de l'Antiquité.
C'est pourquoi vous ne trouverez ici qu'une synthèse de l'histoire romaine, développée dans des articles plus conséquents sur les pages adéquates.
La fondation de Rome (-753)
D'après la légende latine, Romulus fonda la ville de Rome à l'emplacement du Mont Palatin près du Tibre vers -753 et y regroupa des groupes de latins, de sabins, et peut-être d'étrusques. L'archéologie a établie que le peuplement des collines de Rome a commencé vers le , et s'est accéléré à partir du .
Se référer à l'article Fondation de Rome.
Après Romulus et ses successeurs légendaires, ce sont les rois Étrusques qui en occupant la région vont faire de Rome une véritable ville vers 600 av. J.-C., en la dotant d'une muraille, en aménageant le Forum et en bâtissant le sanctuaire du Capitole.
C'est probablement sous la Royauté que s'élabore la religion romaine, mélange d'archaïsmes indo-européens et d'influences grecques et étrusques. Les anciens Romains attribueront leurs succès militaires à la qualité scrupuleuse de leur piété envers les dieux.
Se référer à l'article sur la monarchie romaine.
Se référer aux articles sur la religion romaine, la mythologie romaine, les fêtes religieuses romaines.
La République romaine (-509 à -27)
-27
De res publica (lat.) « la chose publique ».
Tarquin le Superbe est le dernier roi de Rome. Tyrannique, autoritaire, il fut chassé par les Romains en -509 ; la République romaine est fondée, gouvernée par le Sénat romain et les magistrats élus du peuple romain (populus ne désigne, à l'époque, qu'une partie de la population, les patriciens).
À ses débuts, la République romaine est déchirée par les conflits entre la plèbe et le patriciat. Elle finit par se doter en -367 d'institutions qui équilibrent le pouvoir du patriciat et modèrent celui des consuls.
Rome commence son expansion par la conquête de l'Italie centrale par la prise de Véies en -396. Le sac de Rome en -390 est le début d'une longue période où Rome ne fut jamais prise par ses ennemis, jusqu'en 410 et le sac de Rome par Alaric.
Progressivement, Rome affronte ses voisins et agrandit peu à peu son territoire, tandis que les plébéiens obtiennent en -300 l’égalité politique. Rome domine toute l'Italie en -272.
À partir de -264, dans son affrontement contre Carthage lors de la première guerre punique et de la deuxième guerre punique, Rome conquiert la Sicile, la Corse et la Sardaigne, l'Hispanie et devient la première puissance de la Méditerrannée occidentale en -202. Tributaire de Rome, Carthage est finalement détruite en -146.
Les légions romaines, de plus en plus efficaces, interviennent en Grèce, en Macédoine, en Asie Mineure. Durant le IIe siècle av J.-C., Rome soumet la Grèce et en retire une grande influence culturelle. Les élites connaissent la richesse des butins, tandis que la crise sociale monte en Italie. La République qui dût son succès à un équilibre entre ses différentes composantes sombre devant son agrandissement trop brutal, ses institutions prévues pour une ville se révélent inadaptées à la gestion d'un empire. A partir de -133, les tensions se multiplient (cf. les Gracques), des ambitieux luttent pour le pouvoir : Marius contre Sylla, Cinna, Pompée contre Jules César, Octave contre Marc Antoine.
Se référer à l'article sur les Institutions de la République romaine pour connaître l'organisation politique de la République.
Se référer aux articles Histoire de la République romaine et à la liste des consuls pour la chronologie.
Se référer à l'article sur la Société de la République romaine pour connaître l'organisation sociale de la République.
L'Empire romain (-27 à 395)
L'Empire romain commence après la mort de Jules César avec l'avènement d'Octave Auguste. Ménageant l'ordre sénatorial, il assoit son pouvoir personnel. Grâce aux légions, il agrandit considérablement le territoire romain, et l'organise en provinces romaines, qu'il gère avec la collaboration de l'ordre équestre.
Ses successeurs les empereurs Julio-Claudiens, les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. Au , la superficie de l'Empire romain est à son maximum. Rome est avec un million d'habitants la plus grande ville du monde méditerrannéen, avec une organisation spécifique.
La pax romana favorise la prospérité, les colonies se développent grâce à l'évergétisme de leurs élites, les grandes métropoles comme Carthage, Antioche, Alexandrie refleurissent.
Se reporter à l'article Organisation de la ville de Rome pour découvrir les solutions mises en place pour gérer cette gigantesque agglomération
L'empire romain tardif
La défense contre la pression croissante des peuples germaniques contribue à la militarisation de l'Empire, qui connaît après les Sévères une terrible crise politique et économique au , et parvient à se redresser au au prix de transformations considérables : partage du pouvoir entre empereurs (tétrarchie, puis Auguste assistés de Césars), transfert de la capitale à Constantinople, absolutisme, alourdissement de l'admnistration, germanisation de l'armée. La montée du christianisme accompagne cette transformation.
L'Empire romain adoptera définitivement le christianisme au .
Se référer à l'article sur l'Empire romain et à la Liste des empereurs romains.
Se référer à l'article sur Province romaine et à la série d'articles consacrés à chaque province
La dissolution de l'Empire romain (après 395)
Après une ultime réunification en 394 sous Théodose I, l'Empire est divisé en deux moitiés :
- L'Empire romain d'Occident est submergé en l'espace de deux générations par les peuples germaniques et s'efface en 476, ce qui marque la fin conventionelle de l'Antiquité,
- L'Empire romain d'Orient résiste et s'adapte, devenant progressivement l'Empire byzantin qui subsistera jusqu'en 1453.
Se référer à l'article sur Empire romain d'Occident, Empire romain d'Orient et Empire byzantin.
Organisation militaire, politique, religieuse et institutions romaines
Voir aussi :
- Cursus honorum
- Relations de la religion romaine aux autres religions
Art
Issu des influences italiques, l'art romain prend son essor au contact de l'art grec qu'il va longtemps imiter.
Voir l'article détaillé : art romain
Architecture
L'architecture romaine s'épanouit dans les villes, les romains innovent dans la généralisation de la voûte en plein cintre, et l'emploi systématique du mortier (opus caementicium).
Voir la typologie des monuments dans la catégorie Architecture romaine
Voir la liste des monuments dans la catégorie Liste de monuments romains
Voir l'article sur l'Épigraphie latine
Littérature
Les Romains révolutionnèrent le support écrit des livres, en lui donnant la forme moderne que nous connaissons : ils généralisèrent le codex, volume de feuilles reliées, plus maniable et plus aisé à lire que le traditionnel rouleau.
Voir l'article sur la littérature latine, et la catégorie:Littérature grecque d'époque romaine.
Vie quotidienne
- Les noms romains (système des tria nomina) et les prénoms romains
- le costume : la toge, la stola
- l'habitat : domus, insula et villa
- Le calendrier julien
- Les chiffres romains
- Les jeux du cirque
- Les thermes romains
- La monnaie romaine
- Les unités de mesure romaines
- Les ergastules (Prisons et cachots)
Bibliographie
- La civilisation romaine de Pierre Grimal, 1960, réédité en 1981 chez Flammarion
- Histoire générale de l’Empire romain de Paul Petit, 1974, édition du Seuil
- L’art de l’ancienne Rome, Bernard Andreae, 1973, éditions d’Art André Mazenod
- [http://perso.wanadoo.fr/revuesocialisme/s10empireromaine.htm L'impérialisme romain - une analyse marxiste] par l'archéologue anglais Neil Faulkner
Liens externes
- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/ Parcours virtuels de Rome] : panoramas virtuels et galeries de photos (ita/ing/fr)
- [http://www.insecula.com Site insecula (Égypte, Rome, et Grèce antique).]
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Univers
L'univers est l'ensemble de tout ce qui existe, comprenant la totalité des êtres et des choses, celle-ci comprenant ou non, selon les philosophies, les choses immatérielles.
L'Univers est une notion scientifique qui désigne l'ensemble de la matière distribuée dans le temps et dans l'espace ; son étude fait l'objet de la cosmologie.
Découverte de l'Univers
C'est encore au "miracle grec" que l'on doit les premières avancées significatives dans la compréhension du monde.
- Aristarque de Samos est le premier, semble-t-il, à comprendre que le système planétaire est héliocentré. Cette découverte ne fait alors pas l'unanimité, pour des raisons philosophiques surtout en cela qu'une telle cosmologie est en désaccord avec la conception aristotélicienne du monde. Il calcule aussi la distance Terre-Lune dont il trouve une valeur très précise (60 rayons terrestres).
- Ératosthène se livre aussi, de son côté, à des calculs précis : par exemple, il ne se trompe que de 650 km dans sa mesure de la circonference d'un méridien terrestre, soit à peine plus de 1,5 % d'erreur.
- Hipparque poursuit ce travail : il recalcule la distance Terre-Lune, recense 1500 étoiles, calcule approximativement la période de précession des équinoxes.
Tout ce savoir accumulé est repris et conservé par les Arabes à l'effondrement du monde gréco-romain, alors que le monde chrétien sombre dans l'obscurantisme : les théologiens restaurent ainsi le monde plat. Il faut attendre les conquêtes Arabes pour que l'Almageste de Ptolémée soit redécouverte. La Renaissance va porter à son apogée cette vision du monde, avec des systèmes cosmologiques très élaborés.
La révolution dite copernicienne va bouleverser cette cosmologie, en trois grandes étapes :
# Copernic redécouvre l'héliocentrisme. Toutefois, cette redécouverte n'est que partiellement révolutionnaire : en effet, Copernic reste attaché aux sphères transparentes censées soutenir les planètes et leur imprimer leur mouvement ;
# Isaac Newton et Kepler posent les bases fondamentales de la mécanique planétaire, par leurs études respectives de la gravité et du mouvement elliptique des planètes autour du soleil. L'univers, toutefois, reste confiné dans le système solaire ;
# Giordano Bruno étend le modèle solaire à toutes les étoiles, ouvrant l'univers à l'infini.
L'Univers d'après la théorie du big-bang
L'expansion de l'Univers, son âge et le big-bang
Les observations du décalage vers le rouge des rayonnements électromagnétiques en provenance d'autres galaxies suggèrent que celles-ci s'éloignent de notre galaxie, à une vitesse radiale d'éloignement supposée proportionnelle à ce décalage.
En étudiant les galaxies proches, Edwin Hubble s'est aperçu qu'en général la vitesse d'éloignement d'une galaxie était proportionnelle à son éloignement, ce qui est connu sous le nom de loi de Hubble ; une telle loi correspond à un univers proche en expansion.
Bien que la constante de Hubble ait été révisée par le passé dans d'importantes proportions (dans un rapport de 10 à 1), la loi de Hubble a été extrapolée aux galaxies éloignées, pour lesquelles la distance ne peut être calculée au moyen de la parallaxe ; cette loi est ainsi utilisée pour déterminer la distance des galaxies les plus lointaines.
En extrapolant naïvement l'expansion de l'Univers dans le passé, on arrive à une singularité gravitationnelle, un concept mathématique plutôt abstrait, qui peut correspondre ou non à la réalité.
Cela conduit à la théorie du big-bang, le modèle dominant de la cosmologie actuelle.
L'âge de l'Univers, le moment où le big-bang s'est produit, est estimé actuellement à 13,7 milliards d'années, avec une incertitude de 0,2 milliard d'années, en se basant sur les mesures effectuées par la sonde WMAP de la NASA.
Une des preuves supposées du big-bang est l'observation d'un rayonnement fossile micro-onde, remarquablement uniforme dans toutes les directions, qui serait le rayonnement, fortement atténué, produit par l'Univers peu après celui-ci ; les cosmologues l'expliquent par une première période d'inflation très rapide survenant peu après le big-bang.
Taille de l'Univers et Univers observable
On ne sait pas si l'univers est fini ou infini. Certains théoriciens penchent pour un univers infini, d'autres pour un univers fini mais non borné.
L'univers observable se composant de tous les endroits qui pourraient nous avoir affectés depuis le big-bang, en tenant compte que la vitesse de la lumière est certainement finie.
L'horizon cosmique se trouve à une distance de 13 à 14 milliards d'années lumière.
La taille actuelle (la distance comobile) de l'univers observable est plus grande, puisque l'univers a continué de s'étendre pendant le temps que la lumière met à nous parvenir ; on estime qu'elle est d'environ 50 milliards d'années lumière (4,6×1026m).
L'univers observable contient environ 7×1022 étoiles, répandues dans environ 1010 galaxies, elles-mêmes organisées en amas et super-amas de galaxies.
Le nombre de galaxies pourrait être encore plus grand, selon le champ profond de Hubble observé avec le télescope spatial Hubble.
On notera que les articles populaires et professionnels de recherche en cosmologie emploient souvent le terme univers dans le sens dunivers observable.
Nous vivons au centre de l'univers observable, en contradiction apparente avec le principe de Copernic qui dit que l'univers est plus ou moins uniforme et ne possède aucun centre en particulier. C'est simplement parce que la lumière ne se déplace pas à une vitesse infinie et que les observations que nous faisons proviennent donc du passé. En effet, en regardant de plus en plus loin, nous voyons des choses qui se sont passées à une époque de plus en plus proche du big-bang.
Et puisque la lumière se déplace à la même vitesse dans toutes les directions, tous les observateurs vivent au centre de leur univers observable (sur Terre, nous avons pratiquement tous le même).
D'un point de vue philosophique, la question de la finitude ou de la non-finitude de l'Univers a toujours préoccupé les hommes.
L'Univers contenant par définition tout ce qui existe, y compris l'espace-temps (et c'est une précision essentielle), il ne peut pas avoir de « bord » tel que nous concevons intuitivement cette notion. En effet, l'existence d'un bord impliquerait qu'au-delà de ce bord, on ne serait plus dans l'Univers, ce qui est par définition absurde. Mais si l'Univers n'a pas de bord au sens intuitif de ce terme, alors son expansion n'est pas intuitive non plus : si elle l'était, dans quoi l'Univers serait-il en expansion?
On voit que ce problème échappe à nos raisonnements, qui se basent toujours sur l'hypothèse fausse que l'Univers est galiléen. En définitive, les concepts de fini et d'infini ne peuvent pas être appliqués à l'Univers. La seule donnée qui semble intuitive et évidente, c'est que l'Univers a toujours eu, et aura toujours, une taille « suffisante » pour toutes ses activités.
Forme de l'Univers
Une importante question de cosmologie qui reste sans réponse est la forme de l'Univers.
# Est-ce que l'univers est plat ? C'est-à-dire : est-ce que le théorème de Pythagore pour les triangles droits est valide à de plus grandes échelles ? Actuellement, la plupart des cosmologues croient que l'univers observable est (presque) plat, juste comme la Terre est (presque) plate.
# Est-ce que l'univers est simplement connexe ? Selon le modèle standard du big-bang, l'univers n'a aucune frontière spatiale, mais peut néanmoins être de taille finie.
Ceci peut être compris par une analogie bidimensionnelle : la surface de la terre n'a aucun bord, mais possède une aire bien déterminée.
Vous pouvez également penser à un cylindre et imaginer de coller les deux extrémités du cylindre ensemble, mais sans plier le cylindre.
C'est aussi un espace bidimensionnel avec une surface finie, mais au contraire de la surface de la Terre, il est plat, et peut ainsi servir de meilleur modèle.
Par conséquent, à proprement parler, nous devrions appeler les étoiles et les galaxies mentionnées ci-dessus « images » d'étoiles et de galaxies, puisqu'il est possible que l'univers soit fini et si petit que nous pouvons voir une ou plusieurs fois autour de lui, et le vrai nombre d'étoiles et de galaxies physiquement distinctes pourrait être plus petit.
Il y a des observations en cours pour déterminer si c'est vrai.
Avenir de l'Univers
Selon sa densité moyenne de matière et d'énergie, l'univers continuera à s'étendre indéfiniment ou il sera gravitationnellement ralenti et s'effondrera sur lui-même dans un « Big-Rip » ou « Big Crunch ».
Actuellement, l'état de nos connaissances suggère non seulement qu'il y a insuffisamment de masse et d'énergie pour provoquer cet effondrement, mais que l'expansion de l'univers semble s'accélérer et continuera donc pour toujours.
D'après une théorie de Stephen Hawking (dans son livre Une brève histoire du temps), si l'univers continue indéfiniment à s'étendre, les particules issues d'explosions successives ne seront plus assez proches les unes des autres pour recréer des étoiles après leur explosion. Toute activité dans l'univers s'éteindra ainsi à jamais.
Voir aussi
- Destin de l'Univers
- Masse de l'Univers
Lien externe
- [http://www.astrofiles.net/article33.html Astrofiles : Le Big-Bang]
- [http://www.toutsurlaphysique.fr/src/articles/chronounivers/chronounivers.html Chronologie des découvertes cosmologiques] sur le site [http://www.toutsurlaphysique.fr Toutsurlaphysique.fr]
Homonymie
L'univers est un format français de papier défini par l'AFNOR
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ja:宇宙
ko:우주
ms:Alam Semesta
simple:Universe
GaïaDans la mythologie grecque, Gaïa (aussi connue sous les noms Gè, Gaéa ou Gaia) est une déesse identifiée à la « Terre-Mère ». Elle est également l'ancêtre maternel des races divines et des monstres.
Gaïa est aussi le nom d'une hypothèse proposant d'assimiler l'ensemble terre-atmosphère à un organisme vivant. Voir alors Théories Gaïa et hypothèse Gaïa.
Gaia est également le nom d'un satellite européen futur, voi | | |