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Thaïlande
La Thaïlande ( ประเทศไทย ), pays d'Asie dont le territoire couvre 514 000 km², compte environ 62 millions d'habitants (2002). Elle est bordée à l'ouest par la Birmanie, au sud par la Malaisie, à l'est par le Cambodge et au nord-est par le Laos.
Sa capitale est Bangkok ou Krungtep en thaïlandais, la langue officielle est le thaï et la monnaie le baht.
L'adjectif correspondant à Thaïlande est thaïlandais. Exemple : cuisine thaïlandaise.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Thaïlande ~ Liste des rois de Thaïlande
L'histoire de la Thaïlande est très complexe. De nombreuses principautés, royaumes ou empires se partagent le pays dans une histoire très imbriquée, les invasions et dominations étrangères se perpétuèrent jusqu'à la fin du .
Résumé chronologique :
- au , l'empire du Fu-nan domine la région.
- au , royaume de Dan Sun (sud)
- au , royaume du Dvaravati (centre)
- , royaume de Haripunchai (nord)
- , expansion du royaume de Srivijaya (sud)
- et s, invasions khmères
- , royaume de Sukhothai (centre)
- au , royaume Thaï du Lan Na (nord)
- , royaume d'Ayutthaya (centre)
- à nos jours, dynastie Chakri à Bangkok
Politique
Article détaillé : Politique de la Thaïlande
La Thaïlande est membre de l'ASEAN (Association of Southeast Asian Nations)
Géographie
ASEANArticle détaillé: Géographie de la Thaïlande
La Thaïlande fait partie de la péninsule indochinoise, sauf la pointe sud qui occupe une partie de la péninsule malaise. Le pays s'étend sur environ 805 km d'est en ouest et 1 770 km du nord au sud.
Au centre on trouve une vaste plaine, la plaine alluviale du Menam Chao Phraya, le plus grand fleuve thaïlandais. Cette plaine centrale est la région la plus dense au niveau de la population et la plus riche du point de vue agricole.
Bangkok est située à proximité du fertile delta du Menam Chao Phraya. Tout autour de ce bassin s'élèvent des massifs montagneux, les massifs qui longent la frontière birmane sont les sommets les plus élevés et culminent à 2 595 m au Doi Inthanon pour ce qui est de la région péninsulaire, bordée d'étroites plaines côtières, elle atteint son point culminant au Khao Luang à 1 786 m.
À l'est du bassin du Menam on retrouve une autre chaîne montagneuse, d'axe nord-sud, ce relief culmine a 1270 m grâce au Doi Pia Fai.
Un plateau bas et aride s'étend au nord et à l'est de cette chaîne, c'est le plateau de Korat, occupant le tiers oriental du pays et bordant la vallée du Mékong, à la frontière du Laos.
Provinces
Article détaillé : Provinces de la Thaïlande
La Thaïlande est divisée en 76 provinces (changwat, singulier et pluriel), réparties en cinq groupes de provinces. Le nom de chaque province est dérivé du nom de sa capitale.
Ce n'est que par l'effet du traité anglo-siamois de 1909 que l'ancien sultanat de Patani devint partie intégrante de la Thaïlande, sous la forme de quatre nouvelles provinces: Pattani, Yala, Narathiwat et Satun.
Les provinces du sud du pays sont majoritairement musulmanes (ancien sultanat de Pattani) et secouées par des violences interreligieuses et séparatistes depuis les années 1970. Entre janvier 2004 et juillet 2005, ces tensions auraient fait 820 morts d'après l'AFP. Quatre-vingt-sept musulmans sont morts le 25 octobre 2004 après une manifestation dans la province de Narathiwat («massacre de Tak Bai»). Six mois plus tôt, au cours de la tuerie de la mosquée de Krue Se, 32 «rebelles» avaient été tués par les forces de l'ordre. En représailles, un bouddhiste a été décapité.
Le 19 juillet 2005, le gouvernement thaïlandais impose l'état d'urgence dans le sud du pays pour rétablir la sécurité : des escadrons de la mort lancent des cocktails Molotov sur les bâtiments publics et des bonzes sont assassinés.
Économie
Article détaillé : Économie de la Thaïlande
La Thaïlande fait partie de l'Asia Pacific Economic Cooperation (APEC).
L'agriculture, la transformation et l'exportation de produits agricoles, notamment du riz, ont formé l'ossature de l'économie thaïlandaise. Bien que parmi les pays les plus prospères d'Asie, le fait qu'elle dépende d'une monoculture l'a rendue extrêmement sensible aux fluctuations des cours mondiaux du riz et aux variations de la production. Le gouvernement thaïlandais s'est efforcé d'atténuer cette fragilité en cherchant à diversifier l'économie et à promouvoir des méthodes de culture scientifiques comme l'irrigation contrôlée des rizières, de façon à stabiliser la production même lorsque les précipitations sont insuffisantes. Les Japonais investirent en Thaïlande donnant une industrialisation rapide dans les années 80, 90. À partir du milieu des années 80, le tourisme a eut un rôle majeur dans le développement économique du pays. La croissance annuelle de la Thaïlande fut exceptionnelle entre 1985 et 1993 (de l'ordre de 10%). Elle fut encore de 8% en 1993, cette même année le PNB était de 136,9 milliards de dollars. Le Japon, les États-Unis, l'Allemagne, la Malaisie, la Chine et les Pays-Bas sont les principaux partenaires commerciaux de la Thaïlande.
Démographie
Article détaillé : Démographie de la Thaïlande
Démographie de la Thaïlande
Statistiques de [http://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/th.html#People] CIA World Fact Book : (Estimations 2004)
- espérance de vie :71 ans
- taux de naissance : 16,04 pour 1000
- taux de mortalité : 6,94 pour 1000
- taux de croissance : 0,94 % par an
- taux de fertilité : 1,89 enfant/femme
- taux d'alphabétisation : 92 % (de la population de + de 15 ans)
- taux de mortalité infantile : 21,14 pour 1000 naissances
- taux de présence du virus HIV : 1,5 % de la population (2003)
- La Thaïlande est un pays bouddhiste, avec une minorité musulmane (3,8 % de la population) vivant principalement dans le Sud.
Culture
Article détaillé : Culture de la Thaïlande
La culture de la Thaïlande est profondément imprégnée par le bouddhisme theravâda, religion officielle et pratiquée par presque toute la population (4% de musulmans et moins de 1% de chrétiens). Une grande part des arts — peinture, sculpture, architecture, danse et musique — subit cette influence et est au service des représentations traditionnelles du bouddhisme et de ses dérivés.
On observe aussi une grande pérennité des croyances animistes qui se manifestent dans la croyance aux amulettes magiques et dans le culte domestique rendu aux « esprits du lieu » (chao thi) à qui sont consacrées les maisons des esprits, petits édicules présents devant les habitations ou magasins (quand cela est possible) et qui sont honorés régulièrement par des offrandes.
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! !! !! Remarques
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| || Nouvel an || Wan Khun Pee Mai
|
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| février || || Mahka Bucha
| Basé sur le calendrier lunaire thaï
|-----
| 6 avril || Journée du roi Chakri
|
| Célèbre le roi Rama Ier, fondateur de la dynastie Chakri
|-
| aux alentours du 15 avril || Nouvel an Thaï
| Songkran || Début de la saison des pluies
|-----
| mai || || Vaisakh Bucha
| Basé sur le calendrier lunaire thaï
|-
| mai || Cérémonie du labourage royal
| || Congé du gouvernement
|-----
| || Fête du travail ||
| Fermeture des banques
|-
| 5 mai || Journée du couronnement
|
| Célèbre le couronnement du roi Bhumibol Adulyadej (Rama IX) en 1950
|-----
| juillet || || Asarnha Bucha
| Basé sur le calendrier lunaire thaï
|-
| juillet || Carême bouddhiste || Khao Phansa
| Basé sur le calendrier lunaire thaï
|-----
| || Journée de la mi-année
| || Fermeture des banques
|-
| 12 août || Fête des mères ||
| Célèbre l'anniversaire de la reine
|-----
| 23 octobre || Journée du roi Chulalongkorn
| Wan Piyamaharat
| Célèbre l'anniversaire de la mort du roi Chulalongkorn (Rama V)
|-
|Première pleine lune de novembre || Fête des Lumières || |Loy Kratong || Fin de la saison des pluies
|-----
| 5 décembre || Fête des pères ||
| Célèbre l'anniversaire du roi Bhumibol Adulyadej
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| 10 décembre || Journée de la constitution
|
| Célèbre le changement en monarchie constitutionnelle en 1932
|-----
| 31 décembre || Veille du nouvel an
| ||
|{{{{{{
Asie
L'Asie est un continent, ou une partie du continent d'Eurasie ou d'Eurafrasie, selon le point de vue.
C'est le continent le plus peuplé au monde. Les deux pays les plus peuplés au monde qui sont asiatiques (la Chine et l'Inde) font d'ailleurs à eux seul plus des 2/5 de la population humaine mondiale.
Géographiquement, elle fait en réalité partie de l'Eurasie (avec l'Europe), voire de l'Eurafrasie (avec l'Europe et l'Afrique), mais elle est séparée de l'Europe par une frontière virtuelle et culturelle, que l'on situe généralement dans le Caucase et dans l'Oural. Elle est séparée de l'Amérique par le détroit de Behring.
On distingue plusieurs régions asiatiques : Asie mineure, Moyen-Orient (dans lequel on distingue parfois le Proche-Orient), Asie centrale, sous-continent indien ou Asie du Sud, l'Asie de l'Est, l'Asie du Sud-Est et la Sibérie. On regroupe aussi parfois l'Asie de l'Est, l'Asie du Sud-Est et l'est de la Sibérie sous la notion d'Extrême-Orient.
Les pays les plus peuplés sont :
- la Chine,
- l'Inde,
- l'Indonésie,
- le Pakistan,
- la Russie,
- le Bangladesh,
- le Japon.
Liste des pays formant l'Asie
Liens externes
(fr - en )http://www.yazhouzhijia.com
-
ja:アジア
ko:아시아
ms:Asia
simple:Asia
th:ทวีปเอเชีย
zh-min-nan:A-chiu
Birmanie
|- valign="top"
| Premier ministre
| Soe Win
|{{{{{wikitravel|Myanmar|Myanmar{fr{Pays d'Asie
Malaisie
La Malaisie est un pays d'Asie du Sud-Est, constitué de la Malaisie péninsulaire (péninsule malaise) et de la Malaisie orientale (nord de Bornéo). Le pays est situé à environ 200 km au nord de l'équateur.
Notons que le terme Malaisie ou archipel Malais était jadis employé pour désigner l'Insulinde.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Malaisie
La péninsule malaise, occupée par les Malais, s'est oganisée en une société féodale. En devenant un pôle de commerce majeur en Asie du Sud-Est, il n'y eu pas de changement majeur au style de vie agricole traditionnel du kampung (village). La fréquentation du détroit de Malacca est devenue plus importante, point de passage obligé pour les échanges maritimes entre l'Inde et la Chine.
Les marchands arabes furent les premiers à s'installer sur le territoire au . Leur influence fut décisive sur le futur des Malais, puisqu'ils convertirent la population à l'Islam.
Au , les Européens attirés par le commerce des épices arrivèrent après avoir cherché la route des Indes orientales pour supplanter le monopole arabe du commerce. Les Portugais, les Néerlandais et les Britanniques se sont successivement disputés le contrôle du détroit.
Politique
Article détaillé : Politique de la Malaisie
La Malaisie est membre de l'ASEAN (Association des Nations d'Asie du Sud-Est)
Administration
Article détaillé : Administration de la Malaisie
La Malaisie est un fédération composée de treize États (negeri) et de trois districts fédéraux (wilayah persekutuan):
Géographie
Administration de la Malaisie
Article détaillé : Géographie de la Malaisie
La Malaisie est composées de deux régions distinctes.
- la Malaisie occidentale ou Malaisie péninsulaire (au Sud de la Thaïlande) est divisée du Nord au Sud par une longue chaîne montagneuse dont le point culminant se situe à 2189 m (Mont Tahan) et où subsistent de vastes zones forestières. La côte Ouest est marécageuse et plate, la côte Est est, au contraire, composée de longues plages de sable. Les cultures et plantations sont d'abord situées le long des plaines côtières. Le Nord du pays (Perlis et Kedah) est considéré comme le grenier à riz du pays.
- la Malaisie orientale composée des territoires du Sarawak et du Sabah et située au Nord de l’Indonésie (Bornéo). Cette partie représente 15 % de la population sur 60 % du territoire. Elle est essentiellement composée de jungle et d'un relief assez élevé (mont Kinabalu : 4 100 m).
Elle partage ses frontières avec le Brunei (381 km), l'Indonésie (1 178 km) et la Thaïlande (506 km) et dispose de 4 675 km de côtes. En 2003, sa population était de 25 200 000 habitants
Économie
2003
2003
Article détaillé : Économie de la Malaisie
Les ressources principales du pays sont :
- Les richesses du sous-sol :
- or
- étain
- fer
- bauxite de la côte occidentale
- Le gaz et
- le pétrole exploités off-shore au large de la côte orientale
- agriculture et sylviculture
- bois
- le caoutchouc
- l'huile de palme
- Construction automobile
- Le pays est spécialisé dans les semi-conducteurs
Démographie
Économie de la Malaisie
Article détaillé : Démographie de la Malaisie
Les gens de Malaisie s'appellent les Malaisiens. À ne pas confondre avec les Malais, qui tout en constituant la population majoritaire (62%) et historique, n'en sont pas les uniques citoyens. Il y a environ 25% de Malaisiens de descendance chinoise et 10% de Malaisiens de descendance indienne. Ils sont établis depuis plusieurs générations. La population est jeune et en expansion (elle a doublé entre 1970 et 2000). Le taux de natalité des Malais est très supérieur à celui des Chinois.
La population réside aux 3/4 sur la péninsule malaise.
Voir aussi : Population des villes de Malaisie
Culture
Article détaillé : Culture de la Malaisie
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! !! !! Remarques
|-
| || Nouvel an || Hari Tahun Baru
| Fête internationale
|-
| fin janvier - début février || Nouvel An chinois ou Fête du printemps
|Tahun Baru Cina|| Premier jour du calendrier lunaire
|-----
| Variable || Aïd el-Kebir || Hari Raya Haji
| Fête musulmane : fin du pélerinage à la Mecque
|-
| || Fête du Travail
| Hari Buruh || Fête internationale
|-----
| 5 juin || Anniversaire du Roi
| Hari Keputeraan || Nommée aussi Hari Agung
|-
| 31 août || Fête nationale || Hari Merdeka
| Commémoration de l'indépendance
|-----
| variable || Divali || Deepavali
| Fête hindouiste : Fête des lumières Nouvel an hindou
|-
| variable || Aïd el-Fitr || Hari Raya Puasa
| Fête musulmane : fin du ramadan
|-----
| 25 décembre || Noël || Hari Krismas
| Fête chrétienne : Naissance de Jésus
|{{{
Cambodge
|- valign="top"
| Langue officielle || khmer
|- valign="top"
| Capitale || Phnom Penh
|- valign="top"
| Roi || Norodom Sihamoni
|- valign="top"
| Premier ministre
| Hun Sen
|- valign="top"
| Superficie - Totale - % eau
| Classé 87 181 035 km² 2,5%
|- valign="top"
| Population - Totale (2003) - Densité
| Classé 65 13 124 764 hab. 72,5 hab./km²
|- valign="top"
| Indépendance - Déclaré - Reconnue
| de la France 9 novembre 1953
|- valign="top"
| Monnaie || riel
|- valign="top"
| Fuseau horaire
| UTC +7
|- valign="top"
| Hymne national || Noko-Reach
|- valign="top"
| Domaine Internet || .cb
|- valign="top"
| Indicatif téléphonique
| 855
|{{{{{{{{{{{{{{{wikitravel|le Cambodge|Cambodge{en{fr{Pays d'Asie{lien AdQ|en
Laos
|- valign="top"
| Président
| Khamtay Siphandone
|- valign="top"
| Premier ministre
| Bougnang Vorachit
|{{{{{{{{{{{{{{{{{interwiki|lo|lao{wikitravel|le Laos|Laos{Pays d'Asie{lien AdQ|de
Langue officielle zh-min-nan:Koaⁿ-hong gí-giân ko:공용어 ja:公用語 simple:Official language
Officielle
Une langue officielle est une langue qui est spécifiquement désignée ainsi, dans la Constitution d'un pays, d'un État ou d'un autre territoire
(Les États ou territoires ne possédant pas de Constitution n'ont pas, de par cette définition, de langue officielle.)La langue officielle de Sao Tomé et Principe est le Portugais.
La moitié des pays du monde disposent d'une langue officielle. Certains d'entre eux reconnaissent une seule langue officielle, c'est le cas en Albanie, en France (bien qu'il y ait d'autres langues maternelles en France. Voir: Langues régionales de France) ou en Allemagne. Certains ont plusieurs langues officielles, tels l'Afghanistan, la Finlande ou la Suisse. Dans plusieurs pays, comme l'Irak, l'Italie ou l'Espagne, il y a une langue officielle pour le pays, mais d'autres langues sont co-officielles dans certaines régions. Quelques pays, comme les États-Unis, n'ont pas de langue officielle, mais il existe des langues officielles pour certains États qui les composent. Enfin, certains pays n'ont aucune langue officielle, ainsi l'Érythrée, la Suède ou le Royaume-Uni.
Une conséquence du colonialisme ou du néocolonialisme est que, dans certains pays d'Afrique et aux Philippines, les langues officielles et d'enseignement (français ou anglais) ne sont pas les langues nationales ou les plus parlées. En revanche, par nationalisme, la République d'Irlande a adopté le gaélique comme langue nationale officielle, alors qu'il est en réalité parlé par une faible proportion de la population, tandis que la langue ayant un statut légal secondaire (l'anglais), est la langue parlée par la majorité.
Voir aussi
- Liste des langues officielles
- Langue régionale
Monnaie
Une des définitions de la monnaie consiste à dire que c'est un bien économique qui a trois fonctions :
- c'est un instrument d'unité de compte (une référence pour estimer un prix)
- c'est un instrument d'échange (un moyen de paiement)
- c'est un instrument de réserve de valeur (stockée en espèces, en dépôt ou en épargne).
Définition
La monnaie matérialise pour son détenteur la croyance en une valeur d'échange, un crédit supposé et donc en contrepartie, la dette potentielle de quelqu'un ou de quelques uns d'autre. Certains groupes humains furent amenés à produire des excédents, et donc à posséder et accumuler des biens. Ils pouvaient donc s'en séparer pour en acquérir d'autres dont ils avaient besoin, qu'ils estimaient nécessaires ou qu'ils désiraient. La monnaie remplaça le troc. La monnaie (souvent du sel, avant d'être des morceaux de métal fondus) représentait la dette contractée par l'acheteur auprès du vendeur pour l'achat d'un bien. Avec cette « reconnaissance de dette » le vendeur pouvait - là où avait cours la monnaie - acquérir un autre bien, un service ou autre chose ailleurs et à un autre moment que lors du troc. La monnaie reçue lors d'une opération économique ou commerciale ne valant que par la possibilité d'être acceptée par un grand nombre d'utilisateurs. Mais pour être « valable », une monnaie devait avoir une certaine valeur d'échange ou être « garantie » (exactement comme un garant ou une caution pour un prêt).
Des billets furent émis qui représentaient une contrepartie en or. Car pour ainsi dire partout l'or pouvait être reçu en échange. Comme seules les banques (après les villes, seigneurs, guildes et autres groupes humains) reçurent le privilège d'émettre des billets (et singulièrement la banque centrale à partir du XVIII siècle en Angleterre et les banques en France (sous Napoléon) devaient posséder pour chaque billet émis la garantie or. L'accroissement de la masse monétaire ainsi permis facilita la croissance économique. Mais un tel monopole garanti par l'État allait permettre de se passer de la garantie or. Subissant une crise économique il fut décidé de « libérer » la monnaie de sa garantie or. Cela permit aux États occidentaux de pouvoir émettre plus de monnaie qu'il n'existait de contrepartie physique à celle-ci. Ils pallièrent ainsi la crise économique en endettant les citoyens.
En règle générale, chaque pays donne un monopole à une seule monnaie, contrôlée par une Banque centrale d'État, bien qu'il existe des exceptions. Plusieurs pays peuvent utiliser le même nom, chacun pour sa propre monnaie (par exemple franc français, belge, suisse, CFA), plusieurs pays peuvent utiliser la même monnaie (par exemple l'euro) ou bien un pays peut déclarer que la monnaie d'un autre pays a cours légal (souvent le dollar). Le franc CFA a ceci de particulier que sa valeur est indexée sur celle du franc français. Ainsi, 1 franc français vaut 100 francs CFA, ou encore, étant donnée la parité franc français - euro, 1 euro = 655,96 francs CFA.
L'unité monétaire majeure est habituellement subdivisée en unités mineures. Très souvent, l'unité de subdivision monétaire a une valeur égale à 1/100 de l'unité de base. Cependant, certains pays ont une subdivision valant 1/10, 1/20, 1/1000 ou même 1/5 de l'unité de base, alors que quelques-uns, comme le l'Italie avant l'euro ou le Japon, n'en possèdent pas car leur monnaies est de valeur suffisamment faible.
Étymologie
Le terme monnaie vient du verbe latin monere, qui signifie « avertir ».
En effet la monnaie romaine fut d'abord frappée dans un atelier monétaire voisin du temple de Junon Moneta — Junon « qui avertit » — sur le Capitole. Ce temple avait reçu ce surnom avec l'épisode des oies du Capitole, car ce sont les oies sacrées de ce temple qui en furent les « héroïnes ».
Les différents types de monnaie
Si nous avons maintenant l'habitude de compter et de payer dans la même monnaie, il n'en a pas toujours été ainsi. On pourrait même considérer cette conjonction entre la monnaie de compte et la monnaie d'échange comme exceptionnelle.
En fait, pendant toute la grande période où l'or (et l'argent) ont été des monnaies pratiquement universelle, chaque pays voire chaque région d'un royaume disposait de sa propre monnaie de compte (parfois basé sur l'or, comme la livre, parfois basé sur l'argent, comme le mark), mais les paiements en or (ou en argent) de n'importe quelle provenance étaient souvent acceptés (généralement avec une décote par rapport à la monnaie locale, à poids de métal précieux identique, et parfois en passant outre à des interdits imposés par le seigneur local).
Ainsi et par exemple, la France d'ancien régime comptait ses espèces en livres tournois (c'est à dire de la région de Tours), mais on y payait -- comme dans toute l'Europe -- avec des ducats vénitiens, des écus français, des florins (de Florence), des doublons espagnols, etc.
Ce n'est qu'avec la généralisation de la monnaie fiduciaire que la monnaie de compte s'est imposé pour les autres usages, puisque les billets se sont trouvé libellés directement dans cette monnaie de compte.
Origine de la valeur de la monnaie
Historiquement (depuis Aristote, qui, le premier, donne une définition de la monnaie), deux pratiques se sont succédées :
- La première implique que la monnaie utilisée ait une valeur intrinsèque (commodity money). En fait, l'achat avec de la monnaie n'est alors considéré que comme un troc particulier. Beaucoup de supports ont servi de monnaie, puis au fil des siècles des métaux tels que l'argent et l'or se sont imposés, en effet ils répondent parfaitement aux critères de durabilité, de relative rareté et de divisibilité ; des substituts papier à cette monnaie peuvent aussi avoir cours (representative money).
- La seconde, qui est celle de l'ère moderne (abandon de l'étalon-or au cours du ) mais qui apparaît très tôt, considère la monnaie comme une convention sociale : peu importe qu'elle n'ait aucune valeur intrinsèque (le papier-monnaie n'est que du papier, pratiquement inutilisable pour un autre usage que celui de monnaie) du moment que tout le monde l'accepte comme monnaie (de gré ou de force ...). On parle alors de monnaie fiduciaire (de fides : la foi, la confiance) ou de monnaie décrétée (fiat money).
- Paradoxalement, la nature même de la monnaie est une question peu étudiée par les économistes, à quelques illustres exceptions près : selon Karl Marx par exemple, elle représente seulement une valeur d'échange distincte de la valeur du travail qui a été nécessaire pour produire un bien (la différence étant accaparée par le propriétaire des moyens de production). Marx a consacré le [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-3-1.htm chapitre 3] de son ouvrage Le Capital à cette question.
Deux économistes, Michel Aglietta et André Orléan, analysent eux dans « La violence de la monnaie » (1982-84) trois phases « historiques » dans la constitution d'une monnaie :
#L'évolution d'un produit couramment utilisé lors d'échanges en « marchandise universelle », servant à mesurer les valeurs de deux objets dans un troc.
#L'accumulation de cette monnaie par certains, qui leur permet alors d'acheter le travail d'autres personnes.
#La constitution de fortunes suffisantes pour permettre l'investissement (prêter de l'argent à intérêt pour une activité économique).
Lors des crises économiques, cette triple nature de la monnaie est mise en évidence: la confiance en la monnaie diminue, les estimations sur la conjoncture future deviennent pessimistes, et le crédit d'investissement se tarit (3). Ce tarissement du crédit entraine une chute de l'activité, et donc de l'emploi (2). Dans leurs phases ultimes, les crises économiques se caractérisent par une perte de confiance totale en la monnaie et par le retour à des pratiques de troc pour les échanges (1).
Ainsi, la monnaie ne diminue pas l'asymétrie ou la violence éventuelle des rapports sociaux, elle les dilue dans l'ensemble du corps social usager de cette monnaie.
Émission de monnaie
Par des individus
Lorsque la monnaie est constituée de biens dont la valeur est reconnue sans qu'une autorité particulière l'impose, elle peut-être émise par n'importe qui. C'était probablement le cas dans les premier temps, cela l'est encore dans certaines circonstances (ruée vers l'or).
Mais les possibilités que donne le pouvoir de « battre monnaie », notamment les manipulations de valeur et la taxation implicite que cela représente, ont rapidement conduit les autorités politiques à chercher à se réserver l'émission monétaire.
Par les autorités financières
Ainsi donc, on peut dire que la croissance de la population et de l'économie augmentent les besoins de monnaie circulante. Pour éviter les problèmes économiques, il est donc nécessaire d'augmenter constamment la « masse monétaire ».
D'autre part, la plupart des pouvoirs politiques sont conduits à augmenter leurs dépenses au-delà de leurs recettes. Pour combler la différence, la manipulation monétaire recèle des possibilités intéressantes. Certes, elle est néfaste pour la valeur de la monnaie, et même pour l'économie générale si on abuse, mais pratiquée raisonnablement elle est un impôt implicite relativement indolore et juste (il frappe les possesseurs de monnaies indistinctement : les truands comme les honnêtes gens, les étrangers comme les nationaux, et les riches plus que les pauvres).
Par les banques
En pratique la monnaie est continuellement créée par les banques : tout titre qui représente une quantité de monnaie est lui-même de la monnaie, qui peut servir à tous les usages de la monnaie, y compris celui de servir de caution pour un nouveau titre, etc. La seule limite est qu'à chaque étape, on doit conserver une confiance dans la possibilité de retrouver la monnaie initiale : cette confiance se prouve par le fait qu'à tout moment la conversion est possible chez le dépositaire.
:Il est de ce fait tout à fait évident que cette monnaie créée par une première banque peut se retrouver dans une ou plusieurs autres banques, augmentant de ce fait la capacité des autres banques à créer à leur tour de la monnaie ; c'est l'effet multiplicateur du crédit, bien expliqué par André Chaineau (Mécanismes et politiques monétaires - PUF - 1990), et qui fait dire que « l'ensemble du système bancaire privé est créateur de monnaie ex-nihilo ». De fait, la monnaie de crédit (temporaire), représente en France plus de six fois la monnaie permanente (pièces et billets). Cette création permanente de monnaie est absolument nécessaire pour payer les intérêts des prêts antérieurs.
Du temps de l'étalon or, le mécanisme était le suivant:
Si 100 personnes déposent de l'or dans une banque, parce qu'il est plus pratique de se servir de chèques et qu'en plus la banque rémunère le dépôt, la banque constate rapidement qu'elle n'a besoin de conserver à tout moment qu'une fraction de l'or (par exemple celui de 8 personnes), et prêter (credit money) le reste contre garantie et rémunération. Ainsi, sont en circulation 92% de l'or initial, et des titres qui représentent 100% de cet or : la quantité de monnaie à été pratiquement doublée. En outre, l'or remis en circulation peut lui même revenir dans les coffres de la banque, et servir à alimenter le mécanisme : au final circuleront 12,5 fois (100 / 8) la quantité d'or initiale. La banque peut même n'avoir pas besoin de décaisser l'or, et faire le prêt par un simple jeu d'écritures : elle « crédite » le compte de son débiteur, auquel elle accorde la faculté d'émettre des chèques au-delà de son dépôt initial, avec la garantie de la banque.
De nos jours, l'étalon or ayant définitivement disparu dans les années 70, les banques travaillent sans or, sur la base de leurs « fonds propres ». La banque centrale a pour mission première d'assurer la solidité du système , en :
- contrôlant cette création monétaire effectuée par les banques;
- et en étant prêteur en dernier ressort, ce qui de facto garantit toute «banque de dépôt » contre une panique qui pousserait ses déposants à retirer leurs avoirs tous en même temps (il suffit à la banque centralede faire un prêt temporaire, le temps que les épargnants reviennent placer leurs économies dans la première banque ou une autre).
Historique
Depuis des temps préhistoriques, les hommes ont compté leur biens. Rapidement, un étalon s'impose dans chaque groupe humain : coquillage, minéraux précieux ou utiles comme le sel, petit lingots de métal (fer, puis argent ou or), etc.
On en trouve les premières traces moderne en Europe chez les Grecs anciens, au VI siècle av. J.-C..
Alors que la monnaie représente déjà une certaine quantité de biens, qu'on ne pourrait pas manipuler aussi facilement, l'étape suivante est la mise en place d'une monnaie de second niveau, qui elle-même représente une grande quantité de monnaie métallique laissée en dépôt en lieu sur. Ainsi apparaît la monnaie papier (le billet de banque, connu en Chine dès le ), qui ne représente originellement qu'une dette payable à vue sous forme de métal ou d'autres biens.
On peut distinguer plusieurs étapes dans l'évolution historique
qui a conduit de la monnaie métallique à la monnaie fiduciaire que nous
connaissons aujourd'hui :
- le système bi-métallique (jusqu' aux XIXe siècle) : toutes les monnaies sont définies à la fois par rapport à l'or et par rapport à l'argent (métal). Chaque état, en fonction de ses disponibilités métalliques, utilisent préférentiellement l'un ou l'autre métal, et se sert de l'autre comme appoint. Mais les découvertes minières et les évolutions financières dans une économie largement mondialisée à l'époque font fluctuer les proportions entre les deux métaux, et le développement de la monnaie papier et du crédit permettent de limiter les besoins de métal, et de supprimer l'argent-métal comme étalon.
- l'étalon-or « classique » (jusqu'en 1914) : toutes les monnaies sont définies par rapport à l'or. La monnaie-papier est un substitut à l'or (une once d'or équivaut à 20 dollars, 4 livres anglaises, etc.). Les taux de conversion de chaque monnaie en or, et donc entre elles, sont fixes. Cela assure la stabilité de la monnaie et empêche une inflation provoquée artificiellement par une augmentation de la masse monétaire (procédé auquel les Etats auront constamment recours par la suite).
- En 1865, est crée l'Union Latine, une convention monétaire entre la Belgique, la France, l'Italie et la Suisse, convention à laquelle adhère la Grèce en 1868. Cette convention est restée en vigueur, moyennant plusieurs aménagements, jusqu'au 1er janvier 1927. Elle avait pour but d'harmoniser les monnaies de ces pays (module, titre, poids) qui avaient ainsi une circulation transfrontalière.
- l'étalon de change-or (1914-1971) : il s'agit d'un système mixte par lequel certains pays veulent conserver les avantages de l'étalon-or, alors que d'autres veulent se garder la latitude (via la « planche à billets ») d'avoir des taux de change variables. Ce système va devenir caduc en quelques décennies :
- Première Guerre mondiale : en raison du coût de la guerre toutes les monnaies européennes sont fortement dévaluées par rapport à l'or.
- 1922 : conférence de Gênes. Un nouvel ordre monétaire est mis en place où seuls les États-Unis conservent l'étalon-or classique. Le dollar repose sur l'or, la livre anglaise sur le dollar, et les autres monnaies européennes sur la livre anglaise.
- 1931 : le Royaume-Uni, conduit à augmenter sa masse monétaire, abandonne le système de change-or.
- 1934 : le dollar est défini comme 1/35 d'once d'or. Les citoyens étatsuniens n'ont pas le droit de posséder de l'or.
- 1944 : accords de Bretton Woods : le système monétaire repose sur le dollar, seule monnaie encore ancrée à l'or
- 1971 : sous Nixon, les États-Unis, ne pouvant plus maintenir le prix de l'or à 35 dollars l'once ni éviter une dévaluation du dollar, abandonnent l'étalon-or.
- le régime des changes flottants (à partir de mars 1973) : après l'abandon des accords de Bretton Woods, les monnaies varient entre elles librement, suivant l'offre et la demande, et donc en principe selon la quantité de crédit émise par chaque pays (une politique monétaire laxiste est « punie » par une baisse de la valeur de la monnaie locale par rapport aux autres devises). Il n'y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette.
Sur l'organisation et l'évolution du marché des changes depuis 1973, voir notamment : Forex et Dollar US.
Monnaies atypiques
Monnaie de nécessité
À l'occasion de grandes difficultés économiques (guerres, sièges, crise économique) la monnaie courante d'un pays, particulièrement les pièces divisionnaires, peut disparaître rapidement, pour permettre néanmoins les échanges, des organismes public ou privés sont amenés à émettre une monnaie temporaire et locale, la monnaie de nécessité. Ce phénomème se produisit avec une ampleur considérable en France entre 1914 et 1926.
Monnaie fondante
La valeur de la monnaie est variable, et relativement incontrôlée. Mais, dans certaines circonstances économiques, une des principales qualités de la monnaie (sa capacité à être stockée) devient un grave défaut : en période de déflation, il est plus avantageux de stocker le numéraire que de s'en servir, car le prix des bien s'effondre. La généralisation d'un tel comportement conduit à une grave crise économique, la production locale devient une activité à perte croissante jusqu'à la faillite, alors que les importations peuvent se poursuivre.
Une solution (déjà employée) consiste à lutter contre le sentiment de stabilité de la monnaie par l'usage de monnaie « fondante », par différents moyens qui organise une sorte d'inflation forcée :
- chaque billet est daté, et sa durée de vie est limité ; au terme de sa courte vie il sera échangé contre une coupure plus faible.
- chaque billet est muni d'un coupon dont on détache chaque jour un morceau, ce qui lui fait perdre une partie de sa valeur
- etc.
Monnaie à droits spéciaux
Lorsqu'une monnaie est trop déstabilisée, il arrive qu'on la remplace par une nouvelle. Pour que l'opération se fasse, il faut que la nouvelle monnaie présente un avantage, une économie de coûts, pour les utilisateurs, ce qui implique souvent l'attribution d'avantages spécifique.
- accès prioritaire, voire accès exclusif, pour l'achat de biens que l'état va aliéner (Cf. Assignats de la Révolution française, gagés sur les « biens nationaux »)
- réduction fiscale pour les paiements en cette nouvelle monnaie
- etc.
Monnaies restreintes
Il est fréquent de mettre en place des monnaies spécialisées, qui permettent d'acheter seulement certains types de biens.
- Chèques repas
- jeton de kermesse ou de fête foraine
- monnaie de SEL (Cf. infra)
Citations
: « L'argent n'a pas d'odeur » (attribué à l'empereur Vespasien)
: « L'argent ne fait pas le bonheur »
: « L'amour de l'argent est la source de tous les maux » (La bible)
Articles connexes
Codes des monnaies, Liste des articles sur la monnaie et ses collections, Unités monétaires, Devise, Moyen de paiement, prix, valeur, inflation, déflation De bon aloi
Musées monétaires
- [http://www.monnaiedeparis.fr/ Musée de la Monnaie] (hôtel de la Monnaie à Paris)
- Musée des Médailles et des Monnaies (Perpignan)
- Musée de la fausse monnaie (Saillon, Valais, Suisse)
Liens externes
- [http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/index.htm Histoire monétaire française (depuis l'Antiquité)], sur le site de l'Université de Poitiers]
- [http://www.ordonnances.org/ Ordonnances monétaires françaises, d'Hugues Capet à Louis XVI] : Site très spécialisé. Certains règnes ne sont pas encore traités.
Bibliographie
- Histoire de la monnaie, Véronique Lecomte-Collin et Bruno Collin, Éditions Trésor du Patrimoine, 2004
- Histoire de la Monnaie, du troc à l'euro, Jean-Marie Albertini, Véronique Lecomte-Collin et Bruno Collin, Éditions Sélection du Reader's Digest, 2000
- Histoire morale et immorale de la monnaie, René Sédillot, Éditions Bordas, coll. « Cultures », 1989
- La violence de la monnaie, Michel Aglietta et André Orléan, Presses Universitaires de France, 1998.
- [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/ Le Capital], Karl Marx, 1861.
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Catégorie:Forex
Catégorie:Taux d'intérêt
Catégorie:Monnaie
Catégorie:Thèmes généraux de finance
ja:貨幣
ko:돈
simple:Money
Baht
Le baht est l'unité monétaire de la Thaïlande. (บาท, symbole ฿, ISO 4217 code THB). Il est divisé virtuellement en 100 satangs, mais au fil du temps cette subdivision est devenue quasi obsolète. Seules ne subsistent que des pièces de 25 et 50 satangs.
L'origine de ce système monétaire remonte à la fin du . À cette époque la pièce d'un baht était en argent et pesait environ 15 grammes, comparable à la pièce de 2 francs du système germinal français.
Au cours des années, comme les monnaies européennes, le baht se dévalua et la pièce fut frappée en nickel. Après la Seconde Guerre mondiale, un accord économique lia le baht au dollar américain pour un taux d'environ 25 THB pour 1 USD. Mais en juillet 1997, l'éclatement de la bulle immobilière thaïlandaise provoqua un crash financier qui s'étendit à toute l'économie asiatique, le baht dut se résoudre à devenir une monnaie flottante ce qui entraîna une forte dévaluation. En octobre 2004, le taux de change s'établit à environ 40 THB pour un USD ou 50 THB pour 1 EUR.
Historique
L'actuel système décimal, subdivisant le baht en 100 satangs (สตางค์), fut introduit en 1897 par le roi Rama V, Chulalongkorn, mais l'ancienne dénomination, tical, perdura dans la population avant son remplacement définitif par le nom baht dans les années 40. À l'origine, ce nom était celui d'une unité de poids d'environ 15 gr. Le tical, pesant 15 gr d'argent, fut ainsi nommé baht.
En 1902, le système monétaire était constitué de :
- Monnaies d'argent :
- Tical, 15.244 g
- Salung (1/4 tical), 3.8 g
- Fuang (1/8 tical), 1.9 g
- Monnaies de cuivre :
- Song Phai (1/16 tical), 18.9 g
- Phai (1/32 tical), 11.3 g
- Att (1/64 tical), 5.6 g
- Solot (1/128 tical), 2.8 g
Pièces et billets actuellement en circulation
tical
Pièces
- 25 satangs en cupro-nickel (peu utilisée)
- 50 satangs en cupro-nickel (peu utilisée)
- 1 bahts en nickel
- 5 bahts en nickel
- 10 bahts bi-métallique (très comparable à la pièce de 2 euros)
Billets
- 10 bahts (ancienne émission en voie de disparition)
- 20 bahts
- 50 bahts
- 100 bahts
- 500 bahts
- 1000 bahts (billet apparu en 2001)
Le terme « baht » est restée aussi une mesure de poids encore utilisée actuellement dans le commerce de l'or et représentant 15 grammes.
Liens externes
- [http://www.reisebilder.ch/thnoten.htm Quelques billets thaïlandais]
- Conversions [http://fr.finance.yahoo.com/m5?a=1&s=EUR&t=THB EUR -> THB] et [http://fr.finance.yahoo.com/m5?a=1&s=THB&t=EUR THB -> EUR] sur Yahoo!
Catégorie:Monnaie nationale
Catégorie:Économie thaïlandaise
ja:バーツ
th:บาท (สกุลเงิน)
Liste des rois de Thaïlande
Dynastie Phra-ruang, fondée à Sukhothai en 1238
- Po-khun Sri-Indrathit 1238-1257
- Po-khun Ban Muang 1257-1279
- Po-khun Ramkhamhaeng 1279-1317
- Phaya Loetaï 1317-1345
- Phaya Ngua-namthom 1345-1347
- Pra Maha Thammaraja Ier "Li-Thai" 1347-1374
- Pra Maha Thammaraja II 1374-1399
- Pra Maha Thammaraja III "Sai-Lu-thai" 1399-1419
- Pra Maha Thammaraja IV "Borommapal" 1419-1438
Sukhothai est annexé par Ayutthaya en 1438.
Les rois du Royaume d'Ayutthaya
- Ramathibodi Ier U-thong 1350-1369
- Ramesuan 1369-1370
- Borommoraja Ier 1370-1388
- Pra Jao Thonglan 1388
- Ramesuan 1388-1395
- Ramarajathirat 1395-1409
- Indraraja 1409-1424
- Borommoraja II 1424-1448
- Borommatrailokkanat 1448-1488
- Borommoraja III 1488-1491
- Ramathibodi II 1491-1529
- Borommoraja IV 1529-1533
- Pra Ratthathirat 1533-1534
- Pra Chairajathirat 1534-1546
- Pra Yodfa 1546-1548
- Pra Maha Chakraphat 1548-1568
- Pra Mahintharathirat 1568-1569
La Birmanie conquiert Ayutthaya en 1569 et devient son suzerain.
- Pra Maha-Thammarajathirat 1569-1590
- Pra Naresuan 1590-1605
Le royaume d'Ayutthaya redevient indépendant en 1584
- Pra Ekathotsarot 1605-1610
- Pra Srichaowaphak 1610-1611
- Pra Chao Songtham 1611-1628
- Pra Jetthathirat 1628-1629
- Pra Athittayawong 1629
- Pra Chao Prasat Tong 1629-1656
- Chao Fa Jai 1656
- Pra Srisuthammaraja 1656
- Pra Narai 1656-1688
- Pra Phéthraja 1688-1703
- Pra Chao Sua 1703-1708
- Pra Chao Tai Sa 1708-1732
- Borommoraja V "Borommakhot" 1732-1758
- Pra Chao Utumphon 1758
- Pra Chao Ekathat 1758-1767
La Birmanie conquiert et détruit Ayutthaya en 1767
Le roi du Royaume de Thonburi
- Taksin 1767-1782
Le Siam devient indépendant en 1767, après 7 mois sous domination birmane.
Dynastie Chakri, fondée à Bangkok en 1782
- Rama Ier - Bouddha Yodfa Chulaloke 1782-1809
- Rama II - Bouddha Loetla Nabhalai 1809-1824
- Rama III - Phra Nang Klao Chaoyuhua 1824-1851
- Rama IV - Mongkut 1851-1868
- Rama V - Chulalongkorn 1868-1910
- Rama VI - Vajiravudh 1910-1925
- Rama VII - Prajadhipok 1925-1935
- Rama VIII - Ananda Mahidol 1935-1946
- Rama IX - Bhumibol Adulyadej 1946-présent
-
Catégorie:Thaïlande
Thaïlande
Thaïlande
ja:タイ君主一覧
Sukhothai
est une ville de la région Nord de la Thaïlande, elle a été inscrite en 1991 au patrimoine mondial de l'humanité.
Catégorie:Site archéologique d'Asie du Sud-Est
Catégorie:Patrimoine mondial en Thaïlande
catégorie:Ancienne capitale de pays
ja:スコータイ
ASEANAssociation_des_nations_du_Sud-Est_asiatique Catégorie:Acronyme Catégorie:Sigle
Géographie de la Thaïlande
La Thaïlande est située en Asie du Sud-Est au bord du mer d'Andaman et du Golfe de Thaïlande au sud-est de Myanmar. Ses coordonnées géographiques sont 15°00′ N 100°00′ E. Sa superficie de 514,000 km² se compose de 511,770 km² de terre et de 2,230 km² de surface aquatique.
Climat
Le climat de la Thaïlande est du type tropical, avec un été humide et il y a la mousson. En hiver le climat est sec.
Catégorie:Thaïlande
Péninsule indochinoise ko:인도차이나 반도 ja:インドシナ半島
Catégorie:Région d'Asiecatégorie:Péninsule
catégorie:Péninsule
L'Indochine ou péninsule indochinoise ou Asie du Sud-Est continentale est une péninsule du continent asiatique située entre la Chine et l'Inde. Elle est entourée à l'ouest par le Golfe du Bengale, la mer d'Andaman et le détroit de Malacca et à l'est par la mer de Chine méridionale. Traditionnellement, les bouches du Gange formaient sa limite occidentale. Elle comprend les pays et territoires suivants :
- la Birmanie
- le Cambodge
- le Laos
- Singapour
- la Thaïlande
- le Viêt Nam
- les territoires continentaux de la Malaisie, c'est-à-dire les États de Johor, Kedah, Kelantan, Melaka, Negeri Sembilan, Pahang, Perak, Penang, Selangor et Terengganu, les districts fédéraux de Kuala Lumpur et Putrajaya.
L'expression « Indochine » est souvent utilisée pour désigner l'ancienne colonie d'Indochine française.
Péninsule malaiseCatégorie:Péninsule Catégorie:Géographie de la Malaisie
La péninsule malaise (en malais : Tanah Melayu) est une péninsule située en Asie du Sud-Est. Elle suit une ligne Nord-Sud et contient le point le plus méridional du continent asiatique à son extrémité Sud. Son point le plus étroit est l'isthme de Kra.Elle sépare le détroit de Melaka de la mer de Chine méridionale.
Politiquement elle est divisée :
- partie Sud du Myanmar qui correspond à sa naissance au Nord.
- Sud de la Thailande qui constitue une part centrale de la péninsule.
- le Sud de cette péninsule est la partie de la Malaisie appelée Malaisie péninsulaire ou Malaisie occidentale (à ne pas confondre la péninsule, terme géographique).
- A l'extrême sud de la péninsule se trouve l'île de Singapour.
L'appellation malaise Tanah Melayu est toujours employée dans les discours politiques pour unir les Malais de la péninsule en une nation. La création de la Malaisie a répondu à ces attentes.
Cependant, l'ancien Royaume de Pattani, fait aujourd'hui partie de la Thailande. Cette zone de culture malaise et musulmane, proche de la frontière malaisienne est troublée par des mouvements autonomistes. Pourtant il ne semble pas y avoir de demande de rattachement à la Malaisie.
ja:マレー半島
ko:말레이 반도
th:คาบสมุทรมลายู
Bangkok
Bangkok est la capitale de la Thaïlande. C'est à la fois une ville et une province.
Toponymie
Son nom entier est :
กรุงเทพมหานคร อมรรัตนโกสินทร์ มหินทรายุธยามหาดิลก ภพนพรัตน์ ราชธานีบุรีรมย์ อุดมราชนิเวศน์ มหาสถาน อมรพิมาน อวตารสถิต สักกะทัตติยะ วิษณุกรรมประสิทธิ์ Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit, ce qui signifie : « Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn. »
L'appellation courante de Krung Thep ou Krung Thep Mahanakhon est reflétée dans un chant populaire (กรุงเทพมหานคร/Krung Thep Mahanakhon par อัสนี-วสันต์ โชติกุล/Asanee-Wasan Chotikul).
Histoire
Bangkok (aujourd'hui le quartier de Thonburi) était un village situé sur la rive droite du fleuve Chao Phraya. À la suite de la destruction d'Ayutthaya, capitale du royaume, par les Birmans en 1767, le général Taksin, devenu roi, se replia en aval sur ce site et décida d'y fonder la nouvelle capitale. Devenu dément, il fut assassiné et remplacé par le général Chakri qui, sous le nom de Rama I, devint le premier roi de la nouvelle dynastie Chakri régnant encore aujourd'hui. En 1782, il décida, pour des raisons de défense, de transférer la capitale sur la rive gauche et commença des constructions fortifiées, aujourd'hui le Grand Palais. C'est cette date qui est retenue comme fondation de la ville.
Géographie et démographie
La population officielle de Bangkok est de 6 355 144 habitants. Ce nombre est toutefois considéré comme étant très sous-estimé puisqu'il ne prend en compte que les habitants de la ville officiellement enregistrés dans celle-ci et non leur nombre réel (bon nombre de thaïlandais restent enregistrés dans leur ville de naissance). Les estimations les plus sérieuses, bien que spéculatives, estiment que la population vivant dans les limites de la province de Bangkok est de 10 à 12 millions d'habitants.
Bangkok est traversée par le fleuve Chao Praya qui détermine deux grandes zones, la rive droite (l'ancien Thonburi) qui est restée plus traditionnelle, parcourue de nombreux klong, réseau de canaux reliés au fleuve et qui avaient valu à Bangkok le surnom de Venise de l'Asie, et la rive gauche, plus développée, là où se trouvent presque tous les attraits touristiques, le centre des affaires, le réseau de métro et les grandes tours modernes.
Le développement de la ville sur la rive droite a été plutôt anarchique et réalisé sans plan d'urbanisme. Les grandes voies ont été créées en bétonnant les anciens klong. Les îlots ainsi créés ont été pourvus de voies secondaires appelées soï. Ceux-ci ont la particularité de se finir très souvent en impasse, ce qui empêche énormément la création d'itinéraires transversaux et concours à l'encombremant des axes principaux.
La ville possède depuis 1999, un métro aérien, appelé Bangkok Skytrain. Celui-ci est composé de deux lignes en viaduc. Le métro est devenu réalité avec l'ouverture d'une première ligne semi-souterraine en août 2004. Le métro de Bangkok a été une entreprise particulièrement contraignante vu le sous-sol de la ville.
Administration
La ville est dirigée par un gouverneur, personnage important, élu pour quatre ans. L'élection d'août 2004 a été remportée par Apirak Kosayothin, un jeune candidat du Parti démocrate, opposant au Premier ministre Thaksin Shinawatra.
Monuments remarquables
Thaksin Shinawatra
La ville possède essentiellement des temples, mais aucun n'est antérieur à la fin du XVIII siècle.
- Le plus ancien est le Wat Pho (ou Wat Phra Chetuphon) et son grand Bouddha couché
- L'enceinte du Palais royal renferme le Wat Phra Si Ratana Sasadaram (Wat Phra Keow) et son Bouddha d'Émeraude, emblème national.
- Le Wat Benchama Bophit est en marbre de Carrare.
- Le Wat Saket ou temple de la montagne d'or est construit sur une colline artificielle de 75m de haut, son chedi doré renfermerait une partie des véritables cendres du Bouddha.
- Le Wat Traimit tire sa gloire du Bouddha d'or de 5,5 tonnes, la plus importante statue d'or au monde.
- Le Wat Arun ou temple de l'aube, au bord du fleuve, a la forme d'un prang de style khmer, haut de 85 mètres.
- L'autel d'Erawan a une histoire anecdotique très intéressante.
- Le Vimarn Mek, ancien palais royal devenu musée, considéré comme le plus grand bâtiment en teck doré au monde.
Enseignement
Bangkok est le siège de nombreuses universités, dont les plus connues sont l'Université Thammasat et l'Université Chulalongkorn.
Ressources externes
- [http://www.tv5.org/TV5Site/bangkok/ dossier Bangkok sur le site de TV5]
-
Catégorie:Mégapole
ja:バンコク
ko:방콕
ms:Bangkok
simple:Bangkok
th:กรุงเทพมหานคร
Menam Chao Phraya
Le Ménam ou Chao Phraya est le fleuve principal de la Thaïlande situé à l'ouest de ce pays. Il se forme au confluent des rivières Ping et Nan à Nakhon Sawan et s'écoule vers le Sud pendant 225 km, avant de se jeter dans le golfe de Thaïlande. Non loin de son embouchure le Ménam traverse Bangkok où il est associé à un ingénieux réseau de canaux, où ont lieu de fameux marchés flottants. Il constitue toujours aujourd'hui l'axe principal de transport et de commerce. La vallée du Ménam est une grande région de production du riz.
Le mot Ménam signifie « rivière » en thaï et ce mot serait formé de deux éléments: me signifiant « mère » et nam « eau ». Chao Phraya est un terme honorifique thaï, que l'on peut traduire approximativement par « général ».
Catégorie:Cours d'eau de Thaïlande
ja:チャオプラヤー川
ko:차오프라야 강
th:แม่น้ำเจ้าพระยา
Menam
Le Ménam ou Chao Phraya est le fleuve principal de la Thaïlande situé à l'ouest de ce pays. Il se forme au confluent des rivières Ping et Nan à Nakhon Sawan et s'écoule vers le Sud pendant 225 km, avant de se jeter dans le golfe de Thaïlande. Non loin de son embouchure le Ménam traverse Bangkok où il est associé à un ingénieux réseau de canaux, où ont lieu de fameux marchés flottants. Il constitue toujours aujourd'hui l'axe principal de transport et de commerce. La vallée du Ménam est une grande région de production du riz.
Le mot Ménam signifie « rivière » en thaï et ce mot serait formé de deux éléments: me signifiant « mère » et nam « eau ». Chao Phraya est un terme honorifique thaï, que l'on peut traduire approximativement par « général ».
Catégorie:Cours d'eau de Thaïlande
ja:チャオプラヤー川
ko:차오프라야 강
th:แม่น้ำเจ้าพระยา
Korat
Catégorie:Chat
Le chat Korat est un chat bleu originaire de Thaïlande.
Mékong
Le Mékong (湄公) est un fleuve d'Asie du Sud-Est, le troisième fleuve de l’Asie par le débit - après le Chang Jiang et le Gange - et le huitième du monde. Les chiffres concernant sa longueur varient de 4 350 à 4 909 km.
Gange
Né dans le Tibet oriental, le Mékong arrose successivement la Chine, le Myanmar, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Viet Nam.
Géographie
Affluents
Principales villes
- Phnom Penh
- Vientiane
- Louang-Prabang
Delta
Le Mékong se sépare à Phnom Penh (Cambodge) en deux branches: le Mékong proprement dit et le Bassac. Les deux branches s'écoulent vers le Vietnam ou elles se ramifient et forment un réseau hydraulique dense dont le courant se réduit et qui alluvionne, formant au Vietnam un delta très fertile, très riche pôle de production agricole et en particulier rizicole.
Le delta du Mékong couvre 55 000 km² et héberge 18 millions d'habitants. Ses principales villes sont Can Tho (Cần Thơ), Chau Doc (Châu Đốc), My Tho (Mỹ Tho).
Réseau hydrographique
Louang-Prabang
En arrivant au Vietnam, le Mékong prend le nom de Cuu Long (Cửu Long, neuf dragons), censé représenter les neuf branches qui se jettent en mer de Chine méridionale.
En pratique, au début du , le delta comporte quatre grands cours d'eau :
- le Bassac (Hậu Giang, ou deuxième fleuve), qui porte une part importante du débit du Mékong, et qui passe à Can Tho (Cần Thơ) ;
- le Tien Giang (Tiền Giang, ou premier fleuve), qui prend plusieurs noms le long de son cours, dont Song Ho (Sông Hổ, le fleuve tigre), dans la région de Dong Thap (Đồng Tháp), et qui se sépare lui aussi en plusieurs branches, d'Ouest en Est :
- le fleuve Co Chien (Cổ Chiên), à la ville de Vinh Long (Vĩnh Long) ;
- le fleuve Ham Luong (Hàm Luông), qui traverse la province de Ben Tre (Bến Tre) ;
- le fleuve My Tho (Sông Mỹ Tho).
Marées
L'amplitude des marées est très importante dans le delta du Mékong, qui a une pente très faible. La marée haute en mer de Chine est le plus souvent plus haute que la marée basse sur le Mékong au Cambodge, et donc le courant s'inverse presque à chaque cycle de marée.
Le débit moyen du Mékong est de l'ordre de 15 000 m³/s, mais son débit de pointe, à marée descendante, peut atteindre dix fois la moyenne en période de crue (octobre). À marée montante, le coin salé peut remonter le Mékong jusqu'à soixante kilomètres de l'embouchure.
Cette inversion cyclique du courant s'accompagne d'alluvionnement intense, qui participe à la fertilisation du sol et fait du delta du Mékong le « grenier à riz » du Viêt Nam.
Liens externes
- Une [http://www.transmekong.com/DBSCLFr.php vue satellite] du delta du Mékong à explorer avec sa souris.
- [http://www.valpedo.mpl.ird.fr/valpedo/miruram/vietnam/geo/mekong/mekong.htm Le Mékong sur l'Unité de Service VALPEDO (IRD)]
Catégorie:Cours d'eau du Tibet
Catégorie:Cours d'eau de Chine
Catégorie:Cours d'eau de Birmanie
Catégorie:Cours d'eau du Laos
Catégorie:Cours d'eau de Thaïlande
Catégorie:Cours d'eau du Cambodge
Catégorie:Cours d'eau du Viêt Nam
ja:メコン川
th:แม่น้ำโขง
Provinces de la ThaïlandeLa Thaïlande est divisée en 76 provinces (Thaï : จังหวัด, changwat, singulier et pluriel), réparties en cinq groupes. Le nom de la province est identique à celui de la ville capitale, qui est parfois précédé de Mueang (ou Muang) pour éviter la confusion avec la province. Excepté Songkhla, la capitale est également la plus grande ville dans la province.
Bangkok, province la plus peuplée, est aussi celle qui a la densité de population la plus élevée. La plus grande province par sa superficie est Nakhon Ratchasima, la plus petite Samut Songkhram. Mae Hong Son a la plus basse densité de population, Ranong la plus petite population (selon le recensement de 2000).
Chaque province est administrée par un gouverneur nommé par le ministre de l'Intérieur, la seule exception est Bangkok, où le gouverneur est élu.
La Thaïlande est subdivisée en 795 circonscriptions (Amphoe) et 81 circonscriptions mineures (King amphoe). Les 50 circonscriptions de Bangkok s'appellent khet (เขต), mais même dans les documents officiels ils sont parfois désignés comme amphoe. Le nombre d'amphoe diffère d'une province à l'autre et varie de 3 dans les plus petites provinces aux 50 circonscriptions urbaines de Bangkok.
Liste des provinces
Amphoe
Note : entre parenthèses, figure le nom de chaque province en thaï.
-
ja:チャンワット
Province de PattaniPattani
La se situe dans la région Sud de la Thaïlande.
ja:パッターニー県
ms:Wilayah Pattani
th:จังหวัดปัตตานี Kategorie:Berg in PakistanPakistan
Kategorie:Geographie (Pakistan)
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