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Traité De Brétigny

Traité de Brétigny

Catégorie:France médiévale Catégorie:Royaumes anglo-saxons Brétigny Catégorie:Guerre de Cent Ans Le traité de Brétigny est signé le 8 mai 1360, à Brétigny, (un village près de Chartres), entre Édouard III d'Angleterre et Jean II le Bon, à la fin d'une chevauchée, interrompue après un terrible orage de grêle. Il ne fut pas durable, mais permis une trève de neuf ans pendant la Guerre de Cent Ans (1337-1453). dont il marque la fin de la première phase. Le traité met un terme aux quatre années de captivité à Londres de Jean II le Bon, prisonnier à la bataille de Poitiers le 19 septembre 1356, libéré contre une rançon de 3 000 000 de livres. Des otages sont livrés pour garantir le paiement, dont le plus important est sans doute son ambassadeur et conseiller : Bonabes IV, sire de Rougé et de Derval. Durant cette captivité le Dauphin, futur Charles V avait du faire face à une révolte d'Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, et à une jacquerie paysanne qui avaient affaibli le pouvoir de négociation français. L'Anglais obtient la Guyenne et la Gascogne en toute souveraineté ainsi que Calais, le Ponthieu et le comté de Guines. Il obtient également le Poitou - dont l'un des fils de Jean II, Jean, est pourtant comte -, le Périgord, le Limousin, l'Angoumois et la Saintonge. Enfin, il devient souverain de toutes les terres du comte d'Armagnac en recevant l'Agenais, le Quercy, le Rouergue, la Bigorre et le comté de Gaure. Les années suivantes, l'armée française commandée par Bertrand Du Guesclin, bat le roi de Navarre Charles le Mauvais et ses alliés anglais à Cocherel le 16 mai 1364, mais sera vaincu à la bataille d'Auray et fait prisonnier.

Catégorie:France médiévale

Moyen Age France Articles sur la France au Moyen Âge : Histoire, société, …

Catégorie:Traité de paix

Traité de paix: traité proclamant la fin d'une guerre et contenant souvent des contreparties réciproques pour les anciens belligérants. Catégorie:paix Catégorie:traité militaire

8 mai

Le 8 mai est le 128 jour de l'année (129 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 590 : Le pape saint Grégoire le Grand annonce la fin de la peste qui ravage Rome : le mausolée d'Hadrien devient Château Saint-Ange.
- 795 : L'empereur Constantin VI victorieux de troupes islamiques à Anousan.
- 1360 : Signature du Traité de Brétigny entre la France et l'Angleterre.
- 1370 : Le cardinal Jean de Dormans, ancien évêque de Beauvais, fonde le Collège dit de Beauvais, dans l'université de Paris.
- 1429 : Le siège d'Orléans est levé par les Anglais. Ils cèdent face à l'armée française commandée par Jeanne d'Arc
- 1492 : Publication à Naples (Italie), par Josué Salomon Soncino et Joseph Ibn Piso de la première édition de la Misknah complète, comprenant le commentaire de Moïse Maïmonide et son introduction sur l'élaboration de la loi orale.
- 1541 : L'explorateur Hernando de Soto découvre le Mississippi.
- 1769 : Bataille de Ponte Novu, les Corses sont battus par les troupes de Louis XV
- 1788 : Tentative de réforme de Lamoignon. Les droits du Parlement sont réduit par l'institution d'une cour plénière habilitée à enregistrer les ordonnances et à présenter au roi les remontrances.
- 1886 : Le pharmacien et chimiste américain John Styth Pemberton d'Atlanta, en Georgie, invente la boisson gazeuse la plus célèbre de tous les temps, le Coca-Cola.
- 1898 : Création de la Ligue des Droits de l'Homme.
- 1902 : l'éruption de la montagne Pelée, en Martinique, fait 30 000 morts.
- 1945 :
  - Le maréchal Keitel signe la capitulation sans condition de l'Allemagne, la Seconde Guerre mondiale prend fin en Europe.
  - Manifestations à Sétif (Algérie) pour féter la capitulation. Ces manifestations aboutirent à des émeutes durement réprimées. Il y eut 110 morts européens et plus de 10 000 morts algériens.
- 1949 : Proclamation de la République Fédérale d'Allemagne.
- 1953 : Le 8 mai devient férié en France.
- 1954 : Création de la Confédération asiatique de football.
- 1978 : Jacques Mesrine s'évade en compagnie d'un autre détenu de la prison de la Santé à Paris.
- 1981 : Le 8 mai devient jour férié et chomé en France.
- 1984 : L'URSS annonce qu'elle ne participera pas aux Jeux olympiques de Los Angeles.
- 1986 : Quatre jours de fête marquent, à Atlanta, le centenaire de l'élaboration de la formule du Coca-Cola
- 1988 : France : élection présidentielle, François Mitterrand est réélu à la présidence avec 54 % des voix contre 46 % à Jacques Chirac.
- 1996 : L'Afrique du Sud se dote d'une nouvelle Constitution qui garantit l'égalité des droits et parachève le passage de l'ancien régime d'apartheid à une démocratie libérale
- 2002 : Un attentat à la voiture piégée commis devant un hôtel de Karachi (Pakistan) coûte la vie à 14 personnes, 11 Français et 3 Pakistanais (plus douze blessés).

Naissances


- 1698 : Henry Baker, naturaliste anglais
- 1828 : Henry Dunant, humaniste suisse, fondateur de la Croix-Rouge († 1910)
- 1884 : Harry Truman, 33e président des États-Unis († 1972)
- 1903 : Fernandel, acteur français († 1971)
- 1906 : Roberto Rossellini, réalisateur italien († 1977)
- 1914 : Romain Gary, romancier français († 1980)
- 1930 : Edgar Fruitier, mélomane, comédien québécois
- 1938 : Moebius (Jean Giraud), dessinateur français
- 1945 : Keith Jarrett, pianiste et compositeur américain
- 1957 : Marie Myriam, chanteuse française
- 1964 : Melissa Gilbert, actrice américaine
- 1969 : Fabrice Tiozzo, boxeur français

Décès


- 1774 : Henry Baker, naturaliste anglais.
- 1788 : Giovanni Antonio Scopoli, entomologiste italien d'origine autrichienne1723).
- 1794 : Antoine Lavoisier, chimiste français
- 1842 : Jules Dumont d'Urville, explorateur français
- 1873 : John Stuart Mill, philosophe britannique
- 1880 : Gustave Flaubert, écrivain français
- 1903 : Paul Gauguin, peintre français
- 1975 : Avery Brundage, philanthrope et collectionneur américain, président du Comité International Olympique de 1952 à 1972
- 1982 : Gilles Villeneuve, coureur automobile
- 1985 : Edmond O'Brien, acteur américain
- 1985 : Theodore Sturgeon, auteur de science-fiction américain
- 1988 : Robert A. Heinlein, auteur de science-fiction américain
- 1990 : Luigi Nono, compositeur italien
- 1993 : Avram Davidson, auteur de science-fiction américain
- 1994 : George Peppard, acteur américain
- 1999 : Dirk Bogarde, acteur britannique
- 1999 : Dana Plato, actrice américaine

Célébrations


- Commémoration de l'armistice du 8 mai 1945, jour férié en France. La tradition veut que le président de la république française dépose une gerbe sous l'arc de triomphe de l'Étoile, sur la tombe du soldat inconnu lors de ces célébrations.

Prénoms


- Désiré, Désirée
- Jeanne
- Tunvez, Dunvel, Dunvelig, Tunvel DOZO = chasseur dioula mais goureau et tueur, crise ivoirienne

Saints catholiques et orthodoxes du jour


- Saint Hellade d'Auxerre
- Sainte Ida de Nivelles
- Saint Jean le Théologien
- Saint Wiron Catégorie:Jour de l'année ja:5月8日 ko:5월 8일 ms:8 Mei simple:May 8 th:8 พฤษภาคม

1360

Catégorie:1360
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Années 1340 | Années 1350 | Années 1360 | Années 1370 | Années 1380
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---- Cette page concerne l'année 1360 du calendrier julien.

Événements

Europe


- 8 mai : la paix franco-anglaise de Brétigny met fin à la première partie de la guerre de Cent Ans.
- Nuit du 27 au 28 décembre : les Grandes compagnies prennent la ville de Pont-Saint-Esprit.
- En octobre, Louis, deuxième fils de Jean le Bon et frère du futur Charles V, reçoit le droit d'hérédité sur son apanage d'Anjou, ainsi que le titre de duc et pair, son budget propre, sa Chambre des Comptes et le droit de nommer les hauts officiers royaux.
- En Catalogne, Jaime et Perre Serra peignent le retable de Palau (type des Vierges de lait).
- John Hawkwood est à la tête de sa Compagnie Blanche de mercenaires en Italie.

Asie


- En Chine, révolte des Turbans rouges, qui ravagent également la Corée.

Arts


- Enluminures de l'histoire de Saint Louis.
- Construction en Pologne de la cathédrale de Lwow.

Naissances en 1360


-

Décès en 1360


- ko:1360년

Chartres

Chartres est une commune française, située dans le département d'Eure-et-Loir et la région Centre. Ses habitants sont appelés les Chartrains. habitants

Géographie

La ville est située sur l'Eure.

Administration

Démographie


- Population ville : 40 361 habitants
- Population agglomération : 87 800 habitants
- Population aire urbaine : 130 681 habitants

Histoire

Voir la Liste des comtes et ducs de Chartres

Économie


- Centre agricole
- Industrie mécanique
- Électronique
- Industrie pharmaceutique
- Capitale de la parfumerie (Cosmetic valley)

Personnages célèbres


- Le général Marceau est né à Chartres en 1769. La place Marceau, le lycée Marceau... lui rendent hommage, ainsi qu'un buste le représentant (au sommet de l'obélisque, place Marceau) et une statue (place des Epars) sous laquelle sont enterrées une partie de ses cendres (voir aussi Panthéon de Paris et Invalides).
- Jean Moulin, préfet d'Eure-et-Loir.
- Noël Ballay, poète, né à Fontenay-sur-Eure en 1847, a vécu à Chartres et a eu droit à des funérailles nationales le 4 mars 1902 dans la cathédrale de Chartres.
- Nicolas-François Guillard, auteur dramatique français est né à Chartres en 1752.

Monuments et lieux touristiques


- La cathédrale Notre-Dame cathédrale Notre-Dame cathédrale Notre-Dame

Jumelages

Littérature

Klug, Sonja Ulrike: Kathedrale des Kosmos. Die heilige Geometrie von Chartres. Munich 2001. ISBN 3720521338 (en allemand)

Références

Voir aussi


- Tourisme à Chartres
- Communes d'Eure-et-Loir

Liens externes


- [http://wikitravel.org/fr/article/Chartres Chartres sur Wikitravel]
- [http://www.ville-chartres.fr www.ville-chartres.fr] (site officiel)
- [http://www.chartres-tourisme.com chartres-tourisme.com] (Office de Tourisme de Chartres)
- [http://www.chartres-coeur-de-ville.com/ www.chartres-coeur-de-ville.com] (site sur les travaux archéologiques)
- [http://www.thejoyofshards.co.uk/picassiette/index.shtml La Maison Picassiette] (en anglais)
- [http://www.ign.fr/affiche_rubrique.asp?rbr_id=1087&CommuneId=29504 Chartres sur le site de l'Institut Géographique National]
- [http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/co_navigation.co_page?nivgeo=C&codgeo=28085&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR&quelcas=LISTE Chartres sur le site de l'Insee]
- [http://www.quid.fr/communes.html?mode=detail&id=10017&req=Chartres Chartres sur le site du Quid]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatProximiteCoord.php?RadLat1=0.84556354126863&RadLong1=0.0259908614456804 Communes les plus proches de Chartres]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatLocalisation.php?InseeVille=280085 Localisation de Chartres sur une carte de France]
- [http://www.mapquest.com/maps/map.adp?latlongtype=decimal&latitude=48.4472222222222&longitude=1.48916666666667&zoom=8 Plan de Chartres sur Mapquest] Chartres Catégorie:Préfecture ja:シャルトル

Édouard III d'Angleterre

Édouard III, roi d'Angleterre (13 novembre 1312 - 21 juin 1377), fut l'un des plus grands monarques de l'histoire britannique. Édouard était le fils du roi Édouard II d'Angleterre, roi faible qui fut assassiné par sa femme, Isabelle de France, et par l'amant de celle-ci, Lord Roger Mortimer. Quand le jeune Édouard eut dix-huit ans, il prit sa place à la tête du gouvernement et punit les meurtriers de son père. Il revendiqua le trône de France, alors sans héritier royal mâle direct, en tant que petit-fils de Philippe IV le Bel par sa mère Isabelle et, pour faire valoir ses droits, commença la guerre de Cent Ans. Édouard était un génie militaire, et ses batailles contre les Français, dont les plus connues sont la bataille de Crécy et la bataille de Poitiers, lui valurent une réputation de grand militaire.

Descendance d'Edouard III

En 1329, il épouse Philippa de Hainaut (1314-1369) fille de Guillaume de Hainaut, comte de Hollande et de Zélande. Ils eurent de nombreux enfants: # Édouard, le Prince Noir (1330-1376) prince de Galles épouse en 1361 Jeanne de Kent (1328-1385) # Isabelle (1332-1382) # Jeanne (1335-1348) # Guillaume (1337-1337) # Lionel d'Anvers (1338-1368) duc de Clarence. En 1352, il épouse Elisabeth de Burgh (1332-1363). En 1368, il se remarie avec Violante Visconti (?-1389), # Jean de Gand (1340-1399) duc de Lancastre. En 1359 il épouse Blanche de Lancastre (1345-1369). En 1371 il se remarie avec Constance de Castille (?-1394) fille de Pierre 1er roi de Castille . En 1396 il se remarie avec Catherine Rœlt (1350-1403). Jean de Gand sera le père d'Henri IV roi d'Angleterre # Edmund de Langley (1341-1402) duc d'York. En 1372 il épouse Isabelle (1355-1393) fille de lPierre 1er roi de Castille.En 1393, il se remarie avec Jeanne de Homland (?-1434). Edmond de Langley sera à l'origine de la Maison d'York # Blanche (1342-1342) # Marie (1344-1362) # Marguerite (1346-1361) # Guillaume (1348-1348) # Thomas de Woodstock (1354-1397) duc de Gloucester. En 1374 il épouse Eléonore de Bohun (?-1399) Edouard prince de Galles mourut avant son père. L'héritier du royaume était donc un enfant, Richard II, ce qui était une situation difficile. La guerre des Deux-Roses résulta d'une lutte entre les héritiers de deux fils cadets du roi Édouard : Jean de Gand et Edmond de Langley duc d'York.

Voir aussi


- Édouard III d'Angleterre, ascendance sur trois degrés
- Bataille de L'Espagnols sur Mer Edouard Angleterre 03 Edouard Angleterre 03 Edouard 03 Edouard Angleterre 03 Édouard III d'Angleterre Édouard III d'Angleterre ja:エドワード3世 (イングランド王)

Chevauchée

Catégorie:Guerre de Cent Ans Pendant la guerre de Cent Ans, les expéditions anglaises furent appelées chevauchées. Il s'agissait de long raids dévastateurs sur plusieurs centaines de kilomètres et sur un front de plusieurs kilomètres. Chevauchées connues :
- 1356 : Le 4 août, le Prince Noir quitte Bordeaux à la tête d'une armée anglo-gasconne, vers le nord-ouest, il ravage le Périgord, le Quercy et le Berry. À Romorantin, cette troupe se dirigea vers Tours avant de replier au sud, à l'annonce de l'arrivée de l'armée française. La poursuite aboutit le 19 septembre à la bataille de Poitiers et à la capture du roi Jean II le Bon.
- Hiver 1359-1360 : chevauchée menée par Édouard III d'Angleterre, débarquée à Calais, siège de Reims, ravages en Bourgogne. Elle s'achève par la signature du traité de Brétigny, le 8 mai 1360

Guerre de Cent Ans

La guerre de Cent Ans est une série de conflits entre l'Angleterre et la France. On considère que cette période a duré de 1337 à 1453 (soit presque 116 ans). Les historiens évoquent parfois la première Guerre de Cent Ans qui reste moins connue que la seconde.

Origine du conflit

Deux facteurs sont à prendre en compte pour tenter d'expliquer cette guerre : la question dynastique, posée par une rupture dans la descendance mâle directe des capétiens, et la querelle entre les rois de France et d'Angleterre au sujet de la Guyenne.

La question dynastique

Pour comprendre la question dynastique de 1328, il faut remonter une dizaine d'années dans le temps - : En 1316, la mort de Louis X le Hutin, deux ans seulement après celle de son père Philippe le Bel marque la fin du "miracle capétien" : de 987 à 1316, les rois capétiens ont toujours eu un fils à qui transmettre la couronne à leur mort. De sa première épouse infidéle, Louis X n'a qu'une fille, Jeanne de Navarre. A sa mort, sa seconde femme attend un enfant. Un fils naît : Jean Ier dit le Posthume, mais il ne vit que quelques jours. Cas inédit jusqu'alors, l'héritière directe du royaume de France se trouve donc être une femme. La décision qui est prise alors est très importante, car elle devient coutume, et aura son influence sur la question dynastique qui se posera en 1328. L'infidélité de la reine est longtemps avancée comme étant la cause principale de l'éviction de sa fille et du choix de Philippe V comme roi de France. En fait, il s'agit plus d'un choix nationaliste, le refus de voir un éventuel étranger épouser la reine et diriger le pays. Il n'y a pas vraiment de question de légalité dans ce choix : la monarchie se fonde sur trois principes, hérédité/élection/sacre, l'élection reprenant ses droits en cas de problème. Quand le roi de France Charles IV, troisième et dernier fils de Philippe le Bel, meurt sans descendant en 1328, la question dynastique est la suivante : Isabelle de France, dernière fille de Philippe le Bel, a un fils, Édouard III, roi d'Angleterre. Peut-elle faire planche, c'est-à-dire transmettre un droit qu'elle ne peut elle-même exercer selon la coutume fixée dix ans plus tôt ? Édouard III se propose comme candidat, mais c'est Philippe VI qui est choisi. Les puissants du royaume refusent un roi étranger, suivant la même logique nationale que dix ans auparavant. Édouard III prête alors hommage à Philippe VI pour la Guyenne. Un des mythes les plus tenaces sur les origines de la guerre de Cent Ans est celui de la loi salique. Celle-ci n'est pourtant pas invoquée lors du choix du nouveau roi de France. Ce n'est que trente ans plus tard, vers 1350, qu'un bénédictin de l'abbaye de Saint-Denis, qui tient la chronique officielle du royaume, ressort cette loi pour renforcer la position du roi de France dans le duel de propagande qu'il se livre avec Édouard III, suite à la guerre. Cette loi, mal connue, date des Francs et stipule que les femmes doivent être exclues de la terre salique. Personne ne sait vraiment ce qu'est la terre salique, sûrement un point de droit privé. Mais cette loi est reprise et adaptée à la situation et avancée comme argument de poids dans les disputes sur la légitimité du roi

La querelle de Guyenne

Cette querelle est bien plus importante que la question dynastique dans le commencement de la guerre. La Guyenne pose un problème considérable aux rois de France et d'Angleterre : Édouard III se trouve être le vassal de Philippe VI et doit donc partager la souveraineté de la Guyenne avec lui. C'est l'opposition entre deux pouvoirs d'égale importance qui explique la guerre. Les deux monarchies s'opposent depuis plusieurs générations. Édouard III désire que la Guyenne devienne un Aleu, liberée de la suzeraineté du roi de France. Ce dernier tente de faire valoir son autorité, en matière de justice surtout, sur la Guyenne. Les deux adversaires pratiquent une diplomatie agressive. D'un côté, le roi de France aide les Écossais dans leur combat contre l'Angleterre. De l'autre, Édouard III alimente une propagande anti-française en Flandres, coupe l'approvisionnement en laine de cette région en 1335 et 1336, ruinant son économie. La Flandre se révolte contre les Français en 1337. Philippe VI décide donc de confisquer la Guyenne pour félonie. Édouard III réplique en revendiquant la couronne de France. Le 7 octobre 1337, un archevêque est envoyé à Paris pour jeter le gant. La guerre commence.

Principales phases du conflit

La guerre de Cent Ans n'est pas continue, et comprend de nombreuses périodes sans conflit armé. Il est possible de distinguer deux grands mouvements qui répondent à une même structure : une première période, de 1337 à 1414, qui voit l'effondrement d'une monarchie française forte, suivi d'une période de crise et d'un rétablissement et une seconde période, de 1415 à 1453, selon le même modèle : effrondrement, crise, rétablissement.

La première phase de la guerre de Cent Ans : de 1337 à 1414

1453 Si la guerre est déclarée en 1337, le conflit ne débute que plus tard. Les deux rois ne sont pas riches, et doivent négocier les impôts avec leur "parlement" respectif, voire emprunter l'argent nécessaire à la guerre. La première des célèbres chevauchées anglaises date de 1346 : une armée réduite, mobile, pratiquant une guerre totale, avec la dévastation systématique d'une région. Juridiquement, la population est perçue comme soutenant un usurpateur. En pratique, cela limite les coûts de la guerre et affaiblit l'ennemi français. Les deux armées se rencontrent à Crécy. Deux armées de force égale, mais une armée française moins moderne, fondée sur une chevalerie puissante, contre une armée anglaise en cours de professionnalisation. C'est un désastre pour la France, "sauvée" toutefois par la Grande Peste de 1348, qui oblige les belligérants à cesser le combat jusqu'en 1355. En 1356, le Prince Noir conduit une nouvelle chevauchée, et rencontre Jean II le Bon à Poitiers le 19 septembre. Nouveau désastre, le roi de France est fait prisonnier. Son fils, le Dauphin Charles, négocie la paix. Mais les exigences des Anglais sont telles (toutes les terres leur ayant appartenu doivent devenir terres anglaises) qu'il refuse la paix. Les Anglais reprennent alors leurs chevauchées. Le royaume est sauvé par une nouvelle manifestation "divine" (comme le pensaient les contemporains) : en septembre 1359, l'armée anglaise est mise en déroute par un violent orage. Le Traité de Brétigny-Calais conclut finalement le conflit, au bénéfice des Anglais :
- Rançon de 3 millions de livres pour la libération de Jean II le Bon (équivalent à la totalité des recettes du roi pendant deux ans)
- Les Anglais obtiennent la souveraineté de
  - la Guyenne
  - la Gascogne
- Ils gagnent par ailleurs
  - Calais
  - le Ponthieu
  - le Comté de Guines
  - le Poitou
  - le Périgord
  - le Limousin
  - l'Angoumois
  - la Saintonge
- Au dépend des terres du comté d'Armagnac, les Anglais gagnent
  - l'Agenais
  - le Quercy
  - le Rouergue
  - la Bigorre
  - le Comté de Gaure Au total, c'est la moitié du Royaume de France que les Anglais prennent sur un Charles très calculateur : la paix ainsi obtenue permet de redonner au roi les capacités de reconquérir les terres cédées. Dans cette France défaite, le pouvoir monarchique n'a cependant plus ni prestige, ni moyen. Charles V reconstruit et prépare lentement la reconquête. En 1368, le roi de France se sent assez fort pour défier Édouard III. Il accepte de recevoir l'appel du comte d'Armagnac, en conflit financier avec le Prince Noir qui accable ses sujets d'Aquitaine d'impôts ; la Guyenne sert encore de prétexte au conflit. Le Traité de Brétigny-Calais donne la pleine souveraineté de la Guyenne aux Anglais. Mais la double renonciation prévue (Édouard renonçant à la couronne de France, Charles à la Guyenne) n'a pas eu lieu, et les transferts des terres ont traîné en longueur. Légalement, rien ne s'oppose donc à la reprise du conflit. Le roi d'Angleterre se proclame roi de France le 3 juin 1368, le roi de France confisque l'Aquitaine le 30 novembre 1368. La guerre reprend. Charles V tourne par sa tactique le conflit à son avantage. Renonçant aux batailles rangées qui n'ont rien apporté à son père, il constitue sous le commandement de chefs dociles mais talentueux (Bertrand du Guesclin de petites armées formées de volontaires aguerris, et les lance dans une guerre d'escarmouches et de sièges, grignotant patiemment l'ennemi, qui lui s'en tient aux chevauchées, très populaires auprès du Parlement parce qu'elles ne coûtent rien. Mot d'ordre des opérations pour le roi de France : "Mieux vaut pays pillé que terre perdue". Charles laisse donc le royaume à la merci des chevauchées, qui provoquent dans la population d'immenses souffrances. Entre 1369 et 1375, les Français reprennent aux Anglais la quasi-totalité des concessions faites et des terres possédées par l'ennemi avant même le début de la guerre, exceptions faites de Calais, Cherbourg, Brest, Bordeaux, Bayonne, et de quelques forteresses dans le Massif central. Les négociations menées entre 1375 et 1377 n'aboutissent à rien.

La seconde phase de la guerre de Cent Ans : de 1415 à 1453

La reprise du conflit trouve ses origines dans différents facteurs. France comme Angleterre connaissent des luttes pour le pouvoir. En Angleterre, c'est avant tout les revers contre la France qui entraînent un changement dynastique : après un long conflit, Henri V s'impose comme roi. En France, la folie progressive de Charles VI excite les convoitises. Henri V comprend la nécessité d'unir sa noblesse contre un ennemi commun, et d'attaquer la France. En 1415, il se proclame roi de France et lance une chevauchée. Face à ce danger, Armagnacs et Bourguignons, les deux partis qui se disputent le pouvoir en France, font une trève pour faire face. Ils sont défaits à Azincourt, le 25 octobre 1415. Henri V lève des fonds pour conduire une guerre de sièges face aux châteaux fortifiés sous Charles V. Pendant 4 ans, les châteaux de Normandie tombent un à un, sauf le Mont Saint Michel, qui tient bon. Armagnacs et Bourguignons s'opposent et ne luttent guère contre les Anglais : Paris est ainsi bourguignonne jusqu'en 1413, armagnac entre 1413 et 1418, puis bourguignonne de nouveau. Le dauphin Charles doit s'enfuir et se réfugie à Bourges en 1419, pendant que les Anglais prennent Paris. L'assassinat de Jean sans Peur, chef des Bourguignons, au pont de Montereau le 10 septembre 1419 marque une rupture entre les deux partis. Philippe le Bon, fils de Jean sans peur, s'allie alors aux Anglais, et fait signer le traité de Troyes de 1420 à Charles VI, définitivement fou. Le dauphin est déshérité, Henri V épouse la fille de Charles VI et devient l'héritier du royaume de France. Les Armagnacs dénoncent ce traité, arguant du fait que la couronne possède le roi, et non le contraire. La France est partagée en trois influences : le sud fidèle au Dauphin, le nord-ouest tenu par les Anglais, le reste aux Bourguignons. En 1422, Henri V et Charles VI meurent. Charles VI reste très populaire, et c'est la première fois que l'expression "le roi est mort, vive le roi" est employée. Henri VI, fils d'Henri V, se retrouve roi de France, d'Angleterre, mais mineur, d'où une interruption momentanée du conflit. En 1429, les Anglais reprennent les armes, et siègent devant Orléans. C'est dans ces circonstances qu'intervient Jeanne d'Arc. Il est très délicat de parler de Jeanne d'Arc, tellement les débats historiographiques sont vifs à son sujet. Il ne s'agit pas ici d'analyser le personnage, mais de livrer quelques élements quant à son influence sur le conflit en cours. Charles VII accepte d'envoyer Jeanne d'Arc à Orléans, qu'elle propose de délivrer comme preuve de sa bonne foi, avec un convoi de ravitaillement. Ce siège d'Orléans est une bataille phare, capitale, suivie par toute l'Europe, chroniquée jusqu'en Russie. Le 19 avril, elle entre dans la ville. Le 4 mai, une des bastilles anglaises (construites pour le siège) est prise. Les jours suivants, une seconde, puis une troisième. Le 8 mai, les Anglais se rangent en ordre de bataille. Jeanne refuse le combat, car il est interdit de se battre un dimanche. Les Anglais lèvent alors le siège. Cet événement fait l'effet d'une véritable bombe en Europe : un contraste saisissant entre la lenteur du siège et la vitesse à laquelle il est levé dès l'intervention de Jeanne. Les contemporains croient y voir un miracle. Bonne de Viconti, duchesse de Milan, lui écrit pour lui demander de l'aide. La ville de Toulouse fait de même. Du côté français comme du côté anglais, la propagande fait rage, invoquant dans les deux cas le surnaturel, bon ou mauvais. Jeanne désire ensuite marcher sur Reims, solution totalement stupide politiquement, la ville étant en plein pays bourguignon. De par son prestige, elle obtient gain de cause. La bataille de Patay, victoire française, leur ouvre les portes de Reims, où Charles VII est sacré roi de France. A partir de ce moment, l'influence de Jeanne dans le conflit est faible : elle échoue devant Paris en 1429 et est capturée en 1430 par Jean de Luxembourg. La dernière phase est très lente. En 1435, Charles VII conclut la paix d'Arras avec les Bourguignons. Il réorganise le royaume. Henri VI, le roi d'Angleterre, est francophile et pacifiste. En 1444, trêve de Tours entre les deux camps. En 1449, Charles VII rompt la trêve pour s'attaquer à la Normandie et à la Guyenne, encore occupées par les Anglais. En Normandie, les Anglais sont considérés comme des occupants. Une année, de 1449 à 1450, suffit pour reprendre le duché, avec une victoire à Formigny. En Guyenne, les populations sont moins pro-françaises, et il faut attendre jusqu'en 1453 et la bataille de Castillon pour voir la victoire française. Les Anglais ne gardent que Calais sur le continent, aucune paix n'est conclue, mais ils vont subir une difficile guerre civile qui permet au grand conflit qu'est la guerre de Cent Ans de s'achever. Le traité définitif n'est signé qu’en 1475, entre Louis XI et Édouard IV.

Principales batailles


- Bataille de l'Écluse (1340)
- Bataille de Crécy (1346)
- Bataille de Poitiers (1356)
- Bataille d'Auray (1364)
- Bataille d'Azincourt (1415)
- Bataille de la Brossinière (1423)
- Siège d'Orléans (1429)
- Bataille de Reims (1429)
- Bataille de Rouen (1431)
- Bataille de Formigny (1450)
- Bataille de Castillon (1453)

Voir aussi

Bibliographie


- Philippe Contamine, La Guerre de cent ans. Paris : Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 1968.
- Jean Favier, La Guerre de cent ans. Paris : Fayard, 1980.
- Michel Mollat du Jourdin, Genèse médiévale de la France moderne. Paris : Seuil, coll. « Points », 1977.
- série romanesque Les Rois maudits de Maurice Druon :
  - Tome 6 : Le Lis et le Lion
  - Tome 7 : Quand un roi perd la France
- série romanesque Pierre Naudin "le cycle d'Ogier d'Argouges" 7 tomes chez pocket

Films et séries inspirés de la Guerre de Cent Ans :


- Thierry la Fronde
- Œuvres inspirées par Jeanne d'Arc
- Les Rois Maudits (feuilleton télévisé)
- Prisonniers du temps

Articles connexes


- Histoire de l'Angleterre - Histoire de la Normandie
- Aymerigot Marchès
- Grands capitaines de la guerre de Cent Ans
- Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons
- Château de Sarzay
-
ja:百年戦争 ko:백년 전쟁

Londres

Londres (anglais London) est la capitale de l'Angleterre et du Royaume-Uni. Royaume-Uni La Tamise traverse Londres d'ouest en est. De nombreux affluents de ce fleuve ont été couverts ou transformés en égouts. Ainsi, la rivière Fleet a été couverte et transformée en rue (Fleet Street), l'ancienne rue des journalistes, dont le tracé reprend celui du cours d'eau.

Topographie

L'agglomération de Londres, appelée Grand Londres, est une région administrative qui recouvre 1 579 km², avec une population de 7 millions d'habitants. Celle-ci comprend 32 divisions administratives, les boroughs (arrondissements), plus la City of London. Cette dernière ne recouvre qu'une petite partie dans l'est du centre, et a été depuis longtemps vidé de la quasi-totalité de ses habitants pour devenir le quartier des affaires, à tel point que city est aujourd'hui synonyme de quartier des affaires. La partie de Londres la plus connue des touristes est le West End, qui comprend les grands magasins d'Oxford Street, les théâtres, et les quartiers tels que Soho, Covent Garden, Mayfair, Piccadilly et la place de Leicester square qui est souvent associée au 'cœur' de Londres.

Histoire de Londres

Voir les articles détaillés : Histoire de Londres, Chronologie de Londres À l'origine un lieu d'habitation celte, les Romains en firent la capitale de la province Britannia sous le nom de Londinium.

Musées et monuments

Romains
- Londres abrite par ailleurs le célèbre British Museum, comparé par certains au musée du Louvre de Paris pour l'importance de ses collections, tant en nombre qu'en qualité.
- la Tate Gallery
- la Tate Modern, galerie d'art moderne
- le Musée de cire de Madame Tussaud
- le Palais de Westminster, qui abrite les deux chambres du Parlement
- le Palais de Buckingham
- le imperial war museum
- le science museum
- la National Gallery
- le Victoria and Albert Museum Une tour écologique (les fenêtres s'ouvrent et la lumière naturelle est largement disponible) de 180 m, surnommée « le cornichon » ou nommée d'après son adresse « 30 St Mary Axe »), vient d'être inaugurée en 2004. 200px

Transports et communications

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Transports urbains

Les deux réseaux de métro londoniens :
- le métro de Londres : Underground
- le métro léger des Docks : Docklands Light Railway

Communications extérieures


- Ferroviaires : Eurostar, National Rail
- Aériennes : Aéroports d'Heathrow, de Gatwick, de Stansted, de Luton, et de la Cité.

Personnages célèbres

À Londres sont nés:
- Michael Anderson (1920-), réalisateur.
- Hugh Hudson (1936-), réalisateur.
- Charles Jarrott (1927 - ), réalisateur.
- Ian Fleming (1908-1964), écrivain et journaliste

Voir aussi

Liens internes


- Chronologie de Londres
- Sites touristiques
- Battersea Power Station
- Liste des traités de Londres
- Joseph Balzagette, un des ingénieurs qui a participé à l'amélioration de la ville.
- Horse guards, les gardes de la monarchie.
- Londonistan, les réseaux islamiques

Liens externes


- [http://www.acitytour.com/londres/ 160 photos et panoramas de Londres]
- [http://www.destinationlondres.com Deux français vous font visiter Londres.]
- [http://www.plus-hotel.com/static/en/planville/londres-centre.html Plan des quartiers du centre de Londres]
- [http://vinc3nt.com/london/indexFR.html Centaines de photos de Londres avec guide d'itinéraires pour touristes.]
- [http://www.vanupied.com/londres Guide différent de Londres] : Atmosphere et où sortir, images et sons, liens et informations pratiques sur Londres.
- [http://london.visittown.com London, VisitTown.com]
-
Catégorie:Mégapole Catégorie:Ville olympique als:London fiu-vro:London ja:ロンドン ko:런던 ms:London simple:London th:ลอนดอน zh-min-nan:London

Bataille de Poitiers

Plusieurs batailles se virent attribuer le nom de bataille de Poitiers.
- Bataille de Poitiers (732), les Francs de Charles Martel contre les Arabes
- Bataille de Poitiers (1356), les Français contre les Anglais, lors de la guerre de Cent Ans. Poitiers

19 septembre

Le 19 septembre est le 262 jour de l'année (263 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Sainte Émilie.

Événements


- 1356 : Une chevauchée aboutit à la bataille de Poitiers et à la capture du roi Jean II de France, dit le Bon.
- 1370 : mise à sac de Limoges par le Prince Noir.
- 1419 : Assassinat de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, à Montereau. Son fils Philippe le Bon prend le parti du roi Henri V d'Angleterre.
- 1657 : Signature du traité de Welawa par le roi Jean II Casimir Vasa
- 1668 : Abdication du roi de Pologne Jean II Casimir Vasa (Jan II Kazimierz Waza), également appelé Casimir V.
- 1863 : Bataille de Chickamauga
- 1870 : Début du siège de Paris par les Prussiens.
- 1893 : La Nouvelle-Zélande est le premier pays au monde à accorder le droit de vote aux femmes
- 1899 : Émile Loubet grâcie Alfred Dreyfus
- 1918 : La Bulgarie signe l'armistice (Première Guerre mondiale)
- 1921 : Mise en service de l'AVUS, première autoroute au monde.
- 1928 : Création par Walt Disney du personnage de Mickey Mouse, dans le dessin animé Steamboat Willie.
- 1941 : Prise de Kiev par les Allemands. (Seconde Guerre mondiale)
- 1944 : Armistice signé entre la Finlande et l'URSS
- 1946 : Discours de Winston Churchill en faveur des États-Unis d'Europe.
- 1949 : Dévaluation du franc français.
- 1955 : En Argentine, chute de Juan Peron
- 1957 : Première explosion nucléaire expérimentale souterraine au Nevada.
- 1959 : Création par Georges Bidault et Roger Duchet d'un Rassemblement pour l'Algérie Française.
- 1962 : Reprise des négociations d'entrée du Royaume Uni dans la CEE.
- 1968 : Jiri Hajek, ministre tchécoslovaque des Affaires étrangères, démissionne sous la pression des Soviétiques.
- 1983 : Indépendance de Saint-Christophe-et-Niévès (Saint-Kitts-et-Nevis)
- 1985 : Violent tremblement de terre à Mexico, faisant au moins 7 000 morts.
- 1988 : Israël lance son premier satellite.
- 1989 : Attentat contre un DC-10 de la compagnie française UTA, assurant la liaison Brazzaville-Ndjamena-Paris qui explose au-dessus du Niger, faisant 170 morts.
- 1991 : Découverte de l'homme des glaces Ötzi
- 1993 :
  - Victoire électorale des anciens communistes en Pologne.
  - Ange-Félix Patassé remporte le deuxième tour de l'élection présidentielle en Centrafrique, avec plus de 52% des voix.
- 1996 : Visite en France de Jean-Paul II, à l'occasion de la célébration du 1500 anniversaire du baptême de Clovis.
- 1997 : Un train de marchandises et un train de voyageurs se percutent en gare de Southall à l'ouest de Londres
- 1998 : La première Techno parade a lieu à Paris
- 2001 : En Afghanistan, les oulémas (docteurs de la foi), convoqués par le mollah Mohammed Omar, chef spirituel des talibans, exhortent Oussama ben Laden à quitter volontairement le pays, tout en menaçant d'appeler à la guerre sainte en cas d'intervention militaire américaine.
- 2002 : Début de la guerre civile en Côte d'Ivoire
- 2003 : L'ONU adopte une résolution demandant à Israël de cesser ses menaces d'expulsion à l'encontre de Yasser Arafat et condamnant les attentats-suicides perpétrés par des groupes palestiniens.
- 2004 : Une vidéo diffusée sur un site internet islamiste montre apparemment une scène de décapitation de trois membres du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) dans le nord de l'Irak.

Naissances


- 1551 : Alexandre-Édouard, futur Henri Ier de Pologne puis Henri III, roi de France.
- 1796 : Richard Harlan, médecin, zoologiste et paléontologue américain († 1843).
- 1909 : Ferdinand Porsche, constructeur automobile (mort en 1998).
- 1911 : William Golding, écrivain anglais, Prix Nobel de littérature 1983.
- 1922 : Emil Zatopek, coureur de longue distance tchécoslovaque.
- 1931 : Jacques Calvet, homme d'affaires français et ancien PDG de PSA Peugeot Citroën.
- 1933 : David McCallum, acteur.
- 1934 : Brian Epstein, manager des Beatles (mort en 1967).
- 1936 : Al Oerter, champion olympique en athlétisme.
- 1948 : Jeremy Irons, acteur.
- 1949 : Sabine Azéma, actrice.
- 1949 : Twiggy Lawson, mannequin.
- 1962 : Sabine Paturel, chanteuse et comédienne française.
- 1963 : Alessandra Martines, actrice française.
- 1964 : Franck Piccard, skieur français.
- 1965 : Alexandra Vandernoot, actrice belge.
- 1972 : Ulrich Ramé, Gardien de but d'Angers puis de Bordeaux et de l'équipe de France de football.
- 1979 : Noémie Lenoir, top-model et actrice française.
- 1980 : Dimitri Yachvili, rugbyman français.

Décès


- 1381 : Charles de Montmorency, Maréchal de France.
- 1419 : Jean sans Peur, duc de Bourgogne
- 1796 : François-Séverin Marceau, général de l'armée française (° 1769)
- 1827 : Morten Thrane Brunnich, zoologiste et minéralogiste danois (° 1737)
- 1881 : James A. Garfield1831), 20 président des États-Unis, assassiné.
- 1927 : Isadora Duncan, danseuse
- 1935 : Jules Cambon, diplomate, administrateur et académicien français (° 1845)
- 1935 : Constantin Tsiolkowski, pionnier de l'astronautique
- 1978 : Étienne Gilson, philosophe, historien français et membre de l'Académie française
- 1985 : Italo Calvino, écrivain
- 2002 : Péter Hajdú, linguiste hongrois
- 2003 : Daijiro Kato, champion motocycliste japonais
- 2004 : Eddie Adams, photographe américain

Célébrations


- Semaine québécoise de l'informatique libre
- Jour du travail dans le calendrier républicain
- Fête nationale de Saint-Christophe-et-Niévès (Saint-Kitts-et-Nevis) Catégorie:Jour de l'année ja:9月19日 ko:9월 19일 ms:19 September simple:September 19 th:19 กันยายน

Livre (monnaie)

La livre est une unité monétaire basée sur l'argent, dont la valeur et les subdivisions ont varié suivant les pays et les époques. De nombreux pays faisant autrefois partie de l'Empire romain, dont la France, ont utilisé, une livre divisée en 20 sous, chaque sou étant lui-même divisé en 12 deniers, la livre valant donc 240 deniers. D'abord une livre correspondait vraiment à une livre d'argent (environ 409 grammes) de laquelle on frappait 240 deniers ou 20 sous. Ainsi originalement 240 deniers ou 20 sous avaient exactement le poids d'une telle livre d'argent. Mais avec l'altération perpétuelle des deniers et des sous frappés, la valeur de la livre s'est tellement altérée que, dans les années 1790, la livre valait seulement le dix-huitième de sa valeur de 1266. Naturellement 240 deniers d'une telle livre alterée ne correspondaient plus à une livre de poids. Notons qu'il existait sous l'Ancien Régime différentes livres en France, dont la livre tournois (c'est-à-dire de Tours), la plus couramment utilisée, et la livre parisis (c'est-à-dire de Paris). Quatre livres parisis valaient cinq livres tournois. Sous l'Ancien Régime, le mot « livre », ou parfois « franc », était aussi utilisé pour désigner une simple unité de compte, dont la valeur n'apparaissait sur aucune pièce. Par exemple, il existait des pièces d'un écu, qu'on portait en compte pour une valeur de trois livres. Actuellement, le Royaume-Uni utilise la livre sterling (abréviations : GBP et £), divisée en cent pence. Avant 1971, elle était divisée en 20 shillings, chaque shilling étant lui-même divisé en 12 pence. Au Moyen Âge, le système monétaire allemand avait aussi pour unité de compte la livre d'argent, ce qui signifie qu'on utilisait une livre d'argent (la « Mark ») pour frapper des pièces. On la divisait soit en 20 « Schillinge », soit en 240 « Pfennige ». Au départ, seuls circulaient les « Pfennige », mais l'altération de leur valeur conduisit à la frappe de « Schillinge ». Aujourd'hui, la livre est utilisée comme monnaie nationale par le Royaume-Uni, le Liban, la Turquie et Israël. Les lires utilisées en Italie jusqu'à l'introduction de l'euro avaient également la même origine. On utilisait des marks en Allemagne et en Finlande, jusqu'à l'arrivée de l'euro.

Articles connexes


- Monnaie
- livre sterling, livre libanaise, livre égyptienne, mark allemand, mark finlandais Catégorie:Monnaie ja:ポンド (通貨)

Charles V de France

Charles V de France, dit Charles le Sage (né à Vincennes, le 31 janvier 1338 - mort à Beauté-sur-Marne, le 16 septembre 1380) fut Roi de France de 1364 à 1380.

Généalogie

Il est le fils de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg. Il est le père entre autres de Charles VI.

Biographie

Il est le troisième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne. Il est le premier héritier à utiliser le titre dauphin, après que son père acquit la province du Dauphiné. Le 8 avril, 1350, il se marie avec Jeanne de Bourbon. Charles est sacré roi de France en 1364 dans la cathédrale de Reims. Il règne au milieu de la Guerre de Cent Ans. Son conseiller Philippe de Mézières essaya d'organiser une croisade qui serait menée par Charles, mais le roi la refuse. En 1358, le prévôt des marchands de Paris, Étienne Marcel se révolte contre Charles, et il force le roi à fuir la cité. Charles revient à sa mort le . L'armée française commandée par Bertrand Du Guesclin bat le roi de Navarre Charles le Mauvais et ses alliés anglais à Cocherel le 16 mai 1364. Par le traité d'Avignon en mars 1365, Charles le Mauvais abandonne à Charles V ses possessions en basse-seine (comté d'Evreux) en échange de la ville de Montpellier. Il reconstruisit le mur sur la rive gauche pour protéger Paris de l'Anglais. Il reconstruisit aussi le mur sur la rive droite, qui fut étendu vers une nouvelle fortification, la Bastille. Charles est un patron des arts, et il reconstruit le Louvre en 1367. Il crée aussi la première bibliothèque royale de France. Charles V mourut le 16 septembre 1380 à Beauté-sur-Marne. Il fut enterré avec sa femme Jeanne dans la basilique de Saint-Denis. Sa tombe, comme celle de tous les princes et dignitaires reposant en la basilique, fut profanée par les révolutionnaires en 1793. Son fils Charles VI lui succéda.

Liens externes


- [http://obsdeparis.nouvelobs.com/articles/p90/a26726.htm Etienne Marcel] Charles 05 de France Charles 05 de France Charles 05 de France Charles 05 de France Charles 05 France Charles 05 France ja:シャルル5世 (フランス王)

Jacquerie

Une jacquerie est une révolte paysanne, dans la France d'Ancien Régime. Elle tire son nom de
- Jacques Bonhomme, chef de Jacquerie en 1358, et dont le nom est devenu un sobriquet désignant le paysan français

Jacqueries médiévales

Le 28 mars 1358, jour de la Fête-Dieu, éclate en Île-de-France, dans le clermontois et plus particulièrement dans un petit village appelé "Ponleroi" (aujourd'hui "Pronleroy"), une révolte populaire appelée jacquerie. Cette révolte s'inscrit dans le contexte difficile de la guerre de Cent Ans, encore assombri depuis 1347 par la Grande peste. La noblesse, après les défaites de Crécy en 1346 et de Poitiers en 1356, est déconsidérée. Les grandes compagnies, lorsqu'elles ne guerroient pas pour l'un ou l'autre des partis, rançonnent le pays. À Paris, Étienne Marcel entretien un état d'agitation en demandant des réformes. Étienne Marcel

Jacqueries sous Louis XIV

Au , les paysans vivent presque exclusivement des produits de la terre qu'ils cultivent, ou au moyen d’achats et d’échanges limités aux voisins immédiats. Ils ont une vie simple. Survient-il une mauvaise année, une calamité agricole, de la grêle, des inondations, et les récoltes sont compromises. Si les récoltes sont mauvaises, c’est d’abord une hausse des prix, puis, très rapidement, une disette. Contrairement à une opinion très répandue, l’histoire de ces misères commence très tôt dans le règne de Louis XIV. La famine s’abat sur la France en 1662 ; on assiste à un exode rapide des paysans vers la ville, où ils cherchent du secours et envahissent les hospices. D’autres calamités viennent accabler les paysans ; les épidémies déciment les populations affaiblies par le manque de nourriture, et la charge des impôts, la gabelle (impôt sur le sel), le papier timbré apparaissent comme un insurmontable fardeau imposé par l’État. La plupart des soulèvements populaires qui ont troublé le royaume, surtout le Sud-Ouest, de 1624 à 1670, ont été provoqués ces pressions fiscales. Ce sont les laboureurs, les fermiers, les gros métayers qui se soulèvent le plus volontiers. La jacquerie française du XVIIe siècle est une action désespérée. Les révoltes sont innombrables et généralement réprimées avec une extrême dureté.
- En 1662, c’est la révolte du Boulonnais, qui se solde par trois mille arrestations et l’envoi de quatre cents rebelles aux galères.
- En 1664, Colbert veut à nouveau imposer la gabelle aux pays rédimés. En Gascogne, un aventurier, Bernard d’Audijos, prend le commandement des révoltés. Il tient tête pendant deux ans à l’armée royale. Quand il est enfin pris, le roi, devant sa popularité, n’ose pas sévir, le gracie et le nomme colonel.
- Un des plus graves soulèvements est la jacquerie vivaraise de 1670. Un inconnu avait fait courir un bruit stupide : un édit allait créer de nouvelles taxes, plus vexatoires encore que celles qui existaient. Il n’y avait évidemment pas un mot de vrai dans cette ridicule histoire, mais l’émeute grossit à Aubenas et aux environs. Les pillages commencent. Les révoltés trouvent un chef en Antoine du Roure. Aux pillages succèdent les incendies et les meurtres. Les « Rourois » ont soulevé une nouvelle jacquerie. Cette révolte se termine en défaite, suivie d’une répression sanglante. Du Roure est arrêté et exécuté.
- En 1674, les nouveaux droits fiscaux nécessités par la guerre de Hollande amènent des troubles en Guyenne. La répression est particulièrement dure : Bordeaux doit loger deux cent neuf compagnies d’infanterie et de cavalerie à ses frais.
- L’augmentation des droits d’octroi soulève la fureur populaire au Mans en 1675.
- Le prestige que Louis XIV offre à la France se trouve être fort onéreux. Dans le but de renflouer les caisses de l’État, une déclaration royale de 1673, met en vigueur en 1674 un édit inappliqué de 1655 selon lequel tout acte susceptible d'être présenté en justice devra être désormais rédigé sur du papier timbré, pour pouvoir être enregistré. Il réinstaure également sur le tabac et la vaisselle d’étain des droits que la Bretagne avait racheté deux millions de livres. Or, depuis l’union de la France et de la Bretagne en 1532, tout nouvel impôt doit être accepté par les États provinciaux de Bretagne. Bien sûr, ceux-ci s’opposent à cette taxe supplémentaire, mais Louis XIV passe outre. Ces taxes provoquèrent un vif mécontentement, principalement à Rennes, à Nantes et en Cornouaille : elles y amenèrent la révolte dite du Papier Timbré ou des Bonnets Rouges, en 1675. Les paysans bretons de quatorze paroisses prirent les armes, dirigés par Sébastien Le Balp. Des nobles furent maltraités, des châteaux incendiés, des villes menacée, des bureaux de timbre et de tabac saccagés. Les révoltés exprimèrent leurs revendications dans un Code Paysan, rédigé à Notre-Dame de Tréminou, près de Pont-l'Abbé. Ils réclamaient l’adoucissement et parfois la suppression des droits seigneuriaux.
- Les droits des vins à Mâcon en 1680 Catégorie:Ancien Régime ja:ジャックリーの乱

Guyenne

La Guyenne est une ancienne province du sud-ouest de la France. Elle avait pour capitale Bordeaux et se confondait avec l'Aquitaine en tant que région au nord nord-est la Gascogne. Le terme désigna ensuite l'ensemble des possessions françaises du roi d'Angleterre, après le traité de Paris (1259). Elle comprenait le Limousin, le Périgord, le Quercy, le Rouergue, l'Agenais, une partie de la Saintonge et de la Gascogne. Ses limites varièrent avec les vicissitudes de la domination anglaise.

La Guyenne aujourd'hui

Aujourd'hui, le terme de Guyenne n'a plus de réalité ni politique, ni sociale. Seul le Haut-Agenais, à la recherche d'une identité, a tenté d'exploiter le capital historique « Guyenne » en promouvant le « Pays de Guyenne » dans la partie Lot-et-Garonnaise de la vallée du Dropt. Cependant, cette acceptation est aujourd'hui détrôné par « Pays du Dropt » à vocation plus touristique. Le terme de Guyenne, survit par ailleurs :
- dans des raisons sociales : Guyenne et Gascogne (grande distribution - partenaire de Carrefour), Nouvelle Guyenne (réseau de villes de Guyenne)
- dans des dénominations d'associations, clubs, etc. : ligue de Guyenne (tennis), comité de Guyenne (bridge), etc.

une entité linguistique

Pourtant la notion de Guyenne permet de caractériser les régions de parlers languedociens comprises entre la Gascogne et le Limousin, linguistiquement distinctes. Ainsi la Guyenne linguistique fédère :
- l'Agenais (47)
- le Bergeracois et le Périgord noir (Sarladais) (24)
- le Quercy (46 & 82)
- le Rouergue (12) Si le nord de la Dordogne (24) est limousine, le sud-ouest du Cantal jusqu'à la Maronne (val de la Cère ) et le coin Sud-Est de la Corrèze prolongent la Guyenne.

la Guyenne Girondine

L'accepation ci-dessus est distincte de la Petite Guyenne ou Guyenne girondine correspondant au Bordelais et à l'Entre-deux-Mers, linguistiquement gascons, mais qui depuis la Novempopulanie, sont administrativement tournés vers l'Aquitaine seconde (donc le nord) devenue Guyenne au XIIIe siècle. C'est à cette Guyenne girondine que réfèrent les dénominations Sauveterre-de-Guyenne, Miramont-de-Guyenne, Lévignac-de-Guyenne

La Guyenne dans l'Histoire

L'histoire ancienne de la Guyenne n'est autre que l'histoire de l'Aquitaine.

le duché de Guyenne

Le nom de duché de Guyenne fut donné au duché d'Aquitaine lorsqu'il fut amoindri par les conquêtes des souverains français. Ce nom apparaît pour la première fois dans le Traité de Paris, conclu le 12 avril 1229 entre Saint Louis et Raymond VII comte de Toulouse, qui cédait la plus grande partie du Languedoc à la France et mettait fin au conflit albigeois. Possession des rois d’Angleterre de 1188 à 1453, la Guyenne est réunie au domaine du roi de France après la bataille de Castillon, qui mit fin à la guerre de Cent Ans. Donné en apanage à son frère Charles de Valois, par Louis XI en 1469, le duché revint définitivement à la couronne française à la mort de celui-ci en 1472.

la province de Guyenne

En 1561, la province, comprenant la Gascogne, la Saintonge, le Limousin, est érigée en gouvernement de Guyenne avec pour siège Bordeaux. C'est alors le gouvernement militaire le plus vaste de France (6 744 500 hectares - Béarn et Pays basque non compris - soit environ 1/8 de tout le pays) : il s'étend vers le sud jusqu'à l'Espagne ; ses limites au nord et à l'est sont constituées par la Saintonge, le Limousin, le Quercy et le Rouergue. La province de Guyenne rassemblait :
- le Bordelais ou « Petite Guyenne » ;
- le Bazadais ;
- le Périgord ;
- l'Agenais ;
- le Quercy ;
- le Rouergue ;
- le Condomois. Lors de la création des généralités, la première généralité de Bordeaux est créée en 1523. Elle perdit successivement des pays et élections avec la création de la généralité de Montauban (Quercy et Rouergue ou Haute-Guyenne) en 1655 et de la généralité d'Auch en 1716 (la Gascogne, qui comprenait presque tout le territoire situé entre la Garonne et la ligne de crête des Pyrénées, notamment l'Armagnac, les Lannes et le Marsan). En 1790, la province de Guyenne est divisée en cinq départements à peu près complets :
- Gironde ;
- Dordogne ;
- Lot-et-Garonne ;
- Lot ;
- Aveyron. À ceux-ci s'ajoutera le Tarn-et-Garonne, créé en 1806, et pour lequel la Guyenne contribuera pour les trois-quarts. Ce morcellement achèvera de détruire les derniers liens qui réunissaient la Basse-Guyenne, la Haute-Guyenne et la Gascogne.

Étymologie

L'expression « la Guienne » apparaît au , résultant d'une corruption de « l'Aquitaine » : Aquitania ->
- Aguidaina -> l'Aguienne -> la Guienne
. La graphie « Guyenne » n'apparaît qu'après le rattachement au royaume de France.

Voir aussi


- Acapte
- Histoire de l'Aquitaine Catégorie:Ancienne province de France Catégorie:Aquitaine Catégorie:Guyenne

Gascogne

Catégorie:Géographie de la France Catégorie:Ancienne province de France La Gascogne est une province du sud-ouest de la France. Elle comprend les départements des Landes, du Gers et des Hautes-Pyrénées, et en partie ceux de Lot-et-Garonne, de Tarn-et-Garonne, de la Haute-Garonne, de l'Ariège, des Pyrénées-Atlantiques et de la Gironde. Le Val d'Aran, bien qu'appartenant à l'État espagnol, fait partie historiquement et linguistiquement de la Gascogne. La Gascogne est la terre d'origine du légendaire d'Artagnan. Les principales ressources économiques sont :
- la sylviculture
- la pêche
- la production de raisins et de vins
- distillation d'eau-de-vie fine
- l'élevage (canards gras, volailles, bœuf de Chalosse,...)
- le tourisme (balnéaire, vert, culturel,...)
- le thermalisme La langue régionale est le gascon (classé dans les langues occitanes). Son drapeau est : Image:gascogne_drapeau.jpg

Histoire de la Gascogne

Les clans basco-aquitains étaient présents sur les terres de Gascogne depuis des temps immémoriaux. La région a été conquise par l'Empire romain, puis par les Wisigoths, par les Vascons (qui lui ont donné leur nom), et enfin par les Francs. Avec ces différentes dominations, la Gascogne a émergé comme un état indépendant pendant un temps et à ce jour la Gascogne a gardé la réputation d'être habitée par un peuple têtu et indépendant.

L’Antiquité

Selon certains, mais cette théorie ne fait pas l’unanimité, nos ancêtres contemporains de la dernière glaciation, auraient reculé vers le sud jusqu’à ce qu’ils trouvent des terres accueillantes. Ils auraient ainsi atteint l’Afrique du Nord puis quelques temps plus tard, avec le réchauffement de la région, seraient revenus s’installer d’abord dans la péninsule ibérique, puis jusqu’au nord des Pyrénées. Ceci expliquerait l’origine des Ibères. Sans doute aussi mythiques que d’autres, les certitudes sur ces périodes étant difficiles à établir. Quoi qu’il en soit, lorsque les Romains conquirent la Narbonnaise, ils se heurtèrent, au delà de Toulouse à un peuple nouveau pour eux. Ce n’étaient ni des Ligures, ni des Celtes, ils s'appelaient les Aquitains bien que César reconnaisse qu’ils avaient beaucoup d’analogies avec les Ibères du sud des Pyrénées. Le territoire qui allait devenir la Gascogne était alors habité par une trentaine de tribus d’une importance inégale :
- les Consoranni (Couserans)
- les Bigerionnes (Basse-Bigorre)
- les Huronenses (