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Trieste

Trieste

Catégorie:Ville d'Italie Catégorie:Port italien Trieste (anciennement, en latin, Tergeste) est une ville d'Italie, située sur la mer Adriatique, à proximité de la frontière Slovène. Elle est le chef-lieu de la région de Frioul-Vénétie julienne, et de la province éponyme. Elle compte 233 000 habitants (2001), les Triestins. Les ressources de la ville sont avant tout dues au port international, rival de celui de Venise, ainsi qu'aux activités liées : chantiers navals, sidérurgie, raffineries de pétrole.

Histoire

pétrole pétrole pétrole thumb L'ancienne Tergeste est sous contrôle romain depuis -177. En -52, elle se voit donner le statut de colonie romaine, sous Jules César, qui mentionne son nom dans la guerre des Gaules. Au Moyen Âge, Trieste devient un important carrefour commercial. En 1382, elle se donne à Léopold III de Habsbourg, duc d'Autriche, et devient un port franc, seul débouché maritime de l'empire autrichien. Au , elle est intégrée aux Provinces illyriennes (18091814), puis redevient autrichienne et connaît une période de grande prospérité, particulièrement après la construction de la ligne de chemin de fer Vienne-Trieste (terminée en 1857). À la fin du , c'est une grande cité cosmopolite qui héberge des artistes comme James Joyce, Zlatko Baloković et Italo Svevo. Ses habitants italiens sont pourtant mécontents de se trouver sous domination autrichienne et aspirent à rejoindre l'Italie — c'est ce qu'on appelle l'irrédentisme. Ses habitants, notamment les Slovènes et les Allemands, devenaient objet de violence de la majorité italienne. En 1921, après la Première Guerre mondiale qui brise l'Empire austro-hongrois, Trieste est rendue à l'Italie, en même temps que les autres terres irrédentes[non rattachées à l'Italie]. Le port perd rapidement de son importance et entre dans une profonde crise économique. Il servira de base à la naissance du parti fasciste italien (en proportion, le plus grand nombre d'adhérents sont de Trieste et de sa région dès 1922). Après une première courte occupation par les partisans titistes en septembre 1943, la ville est rapidement entièrement reprise par les Allemands ( 1943) qui y ouvrent le tristement célèbre camp d'extermination de la Risiera di San Sabba (rizière de San Sabba, dans une zone industrielle) — où seront tués entre 3 000 à 4 000 personnes et emprisonnées, avant d'être transférées 12 à 15 000 personnes, surtout des juifs mais également des partisans, des slaves, des résistants italiens. Le 1 mai 1945, les partisans de Tito (IV armée yougoslave) entrent à Trieste aux cris de « Trst jè nas », Trieste est à nous. Le lendemain, 2 mai, la 2 division néo-zélandaise du général Bernard Freyberg entre également en ville ; Les Yougoslaves y restèrent pendant 40 jours.
En 1947, le traité de Paris crée un « Territoire libre de Trieste » sous contrôle de l'ONU, coupé en deux zones, l'une anglo-américaine, comprenant la ville de Trieste (zone A et B), l'autre yougoslave avec les villes de Zadar (Zara), Fiume, Pola (en théorie en zone B) ainsi que l'ensemble de la presqu'île de l'Istrie sauf la région de Capodistria (Koper) (zone B). Des collaborateurs, parmi eux surtout des Italiens, mais aussi des Croates et Slovènes, partent poussés par le climat de terreur créé par les massacres des foibe. Le 26 octobre 1954, la zone alliée (partie A) retourne à l'Italie.

Composition ethnique

Trieste est une ville à la mentalité plutôt ouverte, de par sa position géographique de frontière et des vicissitudes historiques qui en ont fait le carrefour de nombreuses langues et cultures. En fait, quasiment tous les groupes ethniques et tous les mouvements religieux y disposent d'un lieu du culte spécifique. Dans la ville de Trieste même on compte actuellement à côté des Italiens une centaine de groupes ethniques minoritaires, tant déjà présents à travers l'histoire (Serbes, Slovènes, Roumains, Grecs, Allemands, Croates) que plus récemment installés (Albanais, Chinois, Africains, Sud-Américains). A travers le vaste territoire communal de Trieste, qui s'étend jusqu'à la frontière avec la Slovénie, on rencontre aussi des faubourgs et des localités du haut-plateau karstique dans lesquels vit une communauté de langue et de culture slovène (5% de la population communale suivant le recensement de 1971), qui dispose de son propre réseau scolaire. Il faut par ailleurs noter que de l'autre côté de la frontière se trouve une communauté italienne istrienne qui maintient des liens avec l'Italie, et plus particulièrement avec Trieste qui a accueilli après la Seconde Guerre mondiale de nombreux réfugiés italiens (profughi, esuli) d'Istrie et de Dalmatie, des régions devenues yougoslaves en 1945. Avant la Première Guerre mondiale, la communauté de langue allemande dépassait les 5% de la population et celle de langue slovène atteignait les 24,80% (recensement de 1910). La première a ensuite quasiment disparu et la seconde s'est réduite. Actuellement, dans le centre urbain elles ont numériquement été dépassées par d'autres communautés, en particulier les Chinois, les Serbes et les Croates. Il faut toutefois considérer les statistiques linguistiques et ethniques du XXème siècle avec prudence: "Il est difficile de parvenir à des conclusions précises pour ce qui a trait aux chiffres exacts de la population entre Italiens et Slovènes à Trieste, étant donné que les opinions sur le véritable critérium du caractère ethnique sont partagées. A ce propos, les porte-parole slovènes ont déclaré qu'une partie notable de la population de langue italienne, surtout parmi les jeunes, se considérait slovène. De leur côté les porte-parole italiens ont soutenu que depuis 1918 on enregistrait une augmentation proportionnelle dans la population de langue italienne et que, sauf de rares exceptions, c'est la langue d'usage qui constitue le critérium du sentiment national." (Rapport de la commission d'experts chargée d'étudier le tracé de la nouvelle frontière italo-yougoslave par le Conseil des suppléants des Ministres des affaires étrangères, 29 avril 1946)

Voir aussi


- Massacre des foibe
- Territoire libre de Trieste

Liens externes


- [http://users.skynet.be/suffrage-universel/itfrtrieste.htm Bibliographie sur les mouvements autonomistes à Trieste]
- [http://users.skynet.be/suffrage-universel/iteltrieste.htm Pierre-Yves Lambert, Les élections municipales à Trieste de 1949 à 1958], [http://www.suffrage-universel.be site Suffrage Universel], 1998
- [http://triestenet.tripod.com/indexfra.htm Guide illustrée de la ville et du golfe de Trieste] ja:トリエステ

Catégorie:Ville d'Italie

Charte graphique et Communes italiennes

La Charte graphique possède un tableau normalisé sur les Communes italiennes à insérer dans les pages (exemple de réalisations à [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Special:Whatlinkshere&target=Mod%C3%A8le:tab_comm_it]). Catégorie:Italie Italie Catégorie:Géographie de l'Italie Catégorie:Commune d'Italie ko:분류:이탈리아의 도시 ja:Category:イタリアのコムーネ simple:Category:Cities in Italy

Latin

Introduction

Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties. Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux. Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs). Le latin est la langue-mère des langues romanes.

Histoire

Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.

Latin médiéval

On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron. De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.

Le latin, langue vivante

Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction. La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux. Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine. Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin. Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain. Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue. Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi: - Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ? - Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon. - Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt. On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.

Le latin et l'Union Européenne

Assimil Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).

Classification

Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.

Répartition géographique

Statut officiel

Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.

Langues dérivées

Les langues romanes sont dérivées du latin.

Ecriture

Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes : Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.

Prononciation

Prononciation ancienne restituée

On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec). Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.

Prononciations modernes

[En préparation]

Grammaire

Morphologie

La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines. On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires. La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines. Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).

Pronoms personnels

La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.

Lexique

Le latin et les autres langues indo-européennes


- Le vocabulaire commun Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs. AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS. à compléter...

Que devient le latin quand il se fait français ?

Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE. Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra. On en perd forcément son latin.

Exemples

Voir aussi

Liens internes


- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
  - Langues par famille
    - Langues indo-européennes
      - Langues italiques
      -
- langues romanes
- Méthode latine ;

Liens externes


- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte Catégorie:Langue liturgique Catégorie:Langue véhiculaire als:Latein ja:ラテン語 ko:라틴어 simple:Latin language th:ภาษาละติน zh-min-nan:Latin-gí

Italie

|- valign="top" | Président de la République | Carlo Azeglio Ciampi |- valign="top" | Président du Conseil | Silvio Berlusconi
(gouvernement III au 23 avril 2005) |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{1er janvier{1er novembre{it{it{Commons|Category:Italy|l'Italie{it{wikitravel|l'Italie|Italie{it_icon{Pays d'Europe (UE){Portail Italie

Slovénie

|- valign="top" | Président | Janez Drnovšek |- valign="top" | Premier ministre | Janez Janša |{{| align=center width=100% cellspacing=0 cellpadding=0 | rowspan=3 | Janez Janša | Janez Janša |- | Janez Janša | Janez Janša.]] |{{{{{{{{{Commons|Category:Slovenia|la Slovénie{wikitravel|la Slovénie|Slovénie{Pays d'Europe (UE){Pays de l'ex-Yougoslavie

2001

__NOTOC__ Catégorie:2001 Cette page concerne l’année 2001 du calendrier grégorien. 2001 est la première année du et du . Les attentats du 11 septembre constituent l’événement marquant de l’année et même des dix dernières années. Ces attentats sont parfois considérés comme le point de départ de la guerre contre le terrorisme et mis en parallèle avec la chute du mur de Berlin en 1989 qui a marqué la fin de la guerre froide.

Événements

Premier trimestre

:: Détails : Janvier 2001 – Février 2001 – Mars 2001
-  : Début du et du .
-  : La Grèce rejoint la zone euro instituée en 1999 par les 11 premiers pays adhérents à la nouvelle monnaie unique européenne.
-  : Calcutta, la grande ville du Bengale indien est officiellement renommée Kolkata.
- 11 janvier : Lucien Bouchard démissionne comme chef du Parti québécois et comme premier ministre du Québec, mais assume l’intérim aux fonctions de premier ministre.
- 11 janvier : En France, grève des infirmier(e)s anesthésistes, entraînant un mouvement suivi par tous les infirmiers spécialisés et plusieurs manifestations (notamment les 30 janvier et 6 février), puis extension du mouvement à tous les infirmiers publics, cadres infirmiers et étudiants.
- 20 janvier : George W. Bush succède à Bill Clinton comme président des États-Unis d’Amérique, après avoir remporté de justesse les élections présidentielles américaines en 2000.
- 25 janvier : Ouverture du premier Forum Social Mondial à Porto Alegre au Brésil.
- 26 janvier : Un violent séisme frappe la ville de Bhuj en Inde tuant plus de 20 000 personnes.
- 6 février : En Israël, Ariel Sharon devient Premier ministre.
- 12 février : Publication du livre d’Edwin Black, « IBM et l’holocauste », sur l’alliance de l’entreprise avec l’Allemagne nazie.
- 8 mars : Bernard Landry succède à Lucien Bouchard suite à la démission de ce-dernier comme premier ministre du Québec.
- 18 mars : Élection de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris.
- Fin mars : Les Talibans ont achevé la destruction des Bouddhas de Bâmiyân.

Deuxième trimestre

:: Détails : Avril 2001 – Mai 2001 – Juin 2001
- 18 avril : En Kabylie (Algérie), l’assassinat d’un jeune par la gendarmerie à Beni Douala provoque plusieurs mois d’émeutes. La répression fera au total 123 morts et des milliers de blessés.
- 26 avril : Jun’ichirō Koizumi du PLD devient premier ministre du Japon.
- 10 mai : Vote de la « loi Taubira » reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité.
- 22 juin : La Game Boy Advance sort en Europe.
- 30 juin : Lancement de la sonde spatiale américaine WMAP destinée à l’étude de l’anisotropie du rayonnement thermique cosmologique.

Troisième trimestre

:: Détails : Juillet 2001 – Août 2001 – Septembre 2001
- 20-22 juillet : Sommet du G8 à Gènes, 300 000 manifestants et le 21 juillet, un policier tue Carlo Giuliani (un manifestant). Ce sommet aura fait quelques 300 blessés.
- 28 juillet : début du mandat présidentiel d’Alejandro Toledo au Pérou.
-  : Des scientifiques israéliens annoncent avoir réussi pour la première fois à fabriquer des cellules cardiaques à partir d’un embryon humain.
- 2 août : Le général bosno-serbe Radislav Krstić, reconnu coupable de génocide par le TPI de La Haye, est condamné à 46 ans de prison pour son rôle dans le massacre de milliers de musulmans à Srebrenica, en Bosnie en juillet 1995.
- 10 août : Une embuscade menée par les rebelles de l’UNITA en Angola contre un train transportant environ 500 réfugiés fait 252 morts, dont des enfants et des personnes âgées.
- 9 septembre : Le commandant Ahmed Shah Massoud est assassiné par deux kamikazes en Afghanistan. Il avait, en tant qu’invité au Parlement européen, averti des dangers qu’encourait l’occident par rapport à l’intégrisme de la région.
- 11 septembre : Attentats avec des avions-suicides à New York, en Pennsylvanie et au Pentagone ; écroulement des deux tours jumelles du World Trade Center, tuant ainsi près de 3 000 personnes en une seule journée. C’est le plus lourd attentat jamais perpetré sur le sol américain. Voir : 11 septembre 2001.
- 19 septembre : En Afghanistan, les oulémas (docteurs de la foi), convoqués par le mollah Mohammed Omar, chef spirituel des Talibans, exhortent Oussama ben Laden à quitter volontairement le pays, tout en menaçant d’appeler à la guerre sainte en cas d’intervention militaire américaine.
- 20 septembre : Dans le combat mondial contre le terrorisme, le président George W. Bush appelle l’armée américaine à se tenir prête ainsi que le peuple américain à rester « calme et déterminé » et exhorte les nations du monde entier à rejoindre la coalition antiterroriste, qu’il veut mettre sur pied pour répondre aux attentats du 11 septembre.
- 21 septembre : La ville de Toulouse est victime de l’explosion de l’usine AZF qui a fait 30 morts et environ 2 500 blessés, ainsi que des dégats matériels considérables. Voir : explosion AZF

Quatrième trimestre

:: Détails : Octobre 2001 – Novembre 2001 – Décembre 2001
- 6 octobre : Premier match de football entre la France et l’Algérie.
- 7 octobre : Les États-Unis commencent les bombardements sur l’Afghanistan.
- Décembre :
  - Espagne : Élection au Pays basque espagnol.
  - France : Grève des infirmières libérales pour la revalorisation du paiement des actes et déplacements, qui sont toujours au tarif de 1992.
- 2 décembre : Le géant de l’énergie Enron s’est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites des États-Unis.
- 13-15 décembre : Sommet de l’Union européenne à Bruxelles. Manifestations.

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Eric A. Cornell, Wolfgang Ketterle et Carl E. Wieman.
- Prix Nobel de chimie : William S. Knowles, Ryoji Noyori et K. Barry Sharpless.
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Leland H. Hartwell, R. Timothy Hunt et Sir Paul M. Nurse.
- Prix Nobel de littérature : Vidiadhar Surajprasad Naipaul.
- Prix Nobel de la Paix : Les Nations unies et leur secrétaire général Kofi Annan.

Naissances en 2001


- 25 octobre : En Belgique, la princesse Elisabeth naît à 21h58. Son parrain est le Prince Amédéo de Belgique, fils de la Princesse Astrid. Sa marraine est la Comtesse Hélène d’Udekem d’Acoz, sœur de la Princesse Mathilde.

Décès en 2001

Premier trimestre


- 12 janvier : Luis Floriano Bonfa, guitariste et compositeur brésilien.
- 16 janvier : Laurent-Désiré Kabila, homme d’État congolais.
- 19 janvier : Gustave Thibon, philosophe français.
- 25 janvier : Guy Tréjan, comédien français.
- 30 janvier : Jean-Pierre Aumont, comédien français.
- 2 février : Marie-José de Belgique, reine d'Italie.(° 4 août 1906).
- 3 février : Gilbert Trigano, entrepreneur de tourisme français.
- 4 février : Iannis Xenakis, compositeur français.
- 7 février : Dale Evans, actrice.
- 12 février : Kristina Söderbaum, actrice et photographe.
- 16 février : William Howell Masters, sexologue américain.
- 18 février : Charles Trenet, chanteur français.
- 19 février : Balthus, peintre français.
- 23 février : Robert Enrico, cinéaste français.
- 4 mars : Jean Bazaine, peintre français.
- 12 mars : Robert Ludlum, écrivain américain (° 25 mai 1927).
- 15 mars : Ann Sothern, actrice.
- 29 mars : John Lewis, pianiste de jazz américain.

Deuxième trimestre


- 9 avril : Jérôme Lindon, éditeur français.
- 10 avril : Jean-Gabriel Albicocco, réalisateur français.
- 19 avril : André du Bouchet, poète français.
- 19 avril : Graziella Sciutti, cantatrice italienne.
- 20 avril : Irène Joachim, soprano française.
- 25 avril : Michele Alboreto, coureur automobile italien.
- 5 mai : Boozoo Chavis, Musicien Zydeco états-unien.
- 9 mai : Marie Cardinal, écrivain français.
- 11 mai : Douglas Adams, écrivain anglais.
- 12 mai : Alexeï Tupolev, ingénieur aéronautique russe.
- 14 mai : Mauro Bolognini, réalisateur italien.
-  : Hank Ketcham, humoriste, peintre et dessinateur américain.
- 3 juin : Flora Groult, écrivain français.
- 3 juin : Anthony Quinn, acteur américain.
- 7 juin : Carole Fredericks, chanteuse franco-américaine (° 5 juin 1952).
- 15 juin : Henri Alekan, chef opérateur français.
- 18 juin : René Dumont, agronome et sociologue français.
- 21 juin : John Lee Hooker musicien américain.
- 21 juin : Carroll O’Connor, 76 ans, acteur.
- 24 juin : Igor Barrère, producteur et réalisateur de télévision français.
- 27 juin : Maurice Estève, peintre français.
- 28 juin : Jack Lemmon, acteur américain.
- 28 juin : Joan Sims, 71 ans, actrice.
- 30 juin : Chet Atkins, guitariste et producteur américain.

Troisième trimestre


- 16 juillet : Morris, dessinateur de BD belge.
- 25 juillet : Phûlan Devî, ex reine de bandits puis députée indienne.
- 31 juillet : Francisco da Costa Gomes, militaire et homme politique portugais, ancien Président du Portugal de 1974 à 1979.
- 6 août : Jorge Amado, écrivain brésilien.
- 8 août : Jean Dorst, naturaliste français.
- 8 août : Jean-Louis Flandrin, historien français.
- 12 août : Pierre Klossowski, écrivain et dessinateur français.
- 20 août : Fred Hoyle, cosmologiste britannique.
- 25 août : Philippe Léotard.
- 25 août : Raymond Abescat, vétéran français de la Première Guerre mondiale.
- 25 août : Aaliyah Dana Haughton, 22 ans, chanteuse et actrice.
- 2 septembre : Christiaan Barnard, médecin sud-africain.
- 3 septembre : Pauline Kael, 82 ans, critique de cinéma.
- 9 septembre : Ahmed Shah Massoud, homme politique afghan.
- 16 septembre : François Bédarida, historien français.
- 22 septembre : Isaac Stern, violoniste russe/américain.

Quatrième trimestre


- 7 octobre : Mongo Beti, écrivain camerounais (° 30 juin 1932).
- 14 octobre : Willam Christensen, danseur, chorégraphe et maître de ballet américain (° 1902)
- 17 octobre : Micheline Ostermeyer, sportive et pianiste française.
- 22 octobre : Roger Coggio, comédien et réalisateur français.
- 22 octobre : Albert Ducrocq, écrivain scientifique.
- 24 octobre : Guy Schoeller, éditeur français.
- 28 octobre : Grigori Chukhrai, réalisateur.
- 31 octobre : Régine Cavagnoud, sportive française.
- 5 novembre : Jeannette Thorez-Vermeersch, femme politique française.
- 13 novembre : Frédéric Pottecher, chroniqueur judiciaire français.
- 16 novembre : Tommy Flanagan, pianiste et jazzman américain (° 16 mars 1930).
- 29 novembre : George Harrison, musicien et ancien membre des Beatles (° 25 février 1943).
-  : Jean-Pierre Chabrol, écrivain français.
- 5 décembre : Peter Blake, navigateur néo-zélandais.
- 10 décembre : Ashok Kumar, 90 ans, acteur.
- 12 décembre : Jean Richard, homme de cirque et acteur français (° 18 avril 1921).
- 14 décembre : Claude Santelli, réalisateur de télévision français.
- 15 décembre : Rufus Thomas, chanteur américain.
- 18 décembre : Gilbert Bécaud, chanteur français.
- 20 décembre : Léopold Sédar Senghor, homme d’État et poète sénégalais (° 9 octobre 1906).
- 22 décembre : Jacques Mayol, apnéiste français (° 1927). als:2001 ja:2001年 ko:2001년 ms:2001 simple:2001 th:พ.ศ. 2544 zh-min-nan:2001 nî

Venise

Venise (en italien Venezia) est une ville du nord de l'Italie, célèbre pour ses canaux, la place Saint-Marc et le palais des Doges. Un carnaval y a lieu tous les ans. Venise est la capitale de la région de Vénétie.

Histoire

Vénétie Vénétie La ville a été fondée par un afflux de réfugiés dans les marais de l'estuaire du , après l'invasion de l'Italie du Nord par les Lombards en 568. Elle fut au départ un avant-poste de la civilisation byzantine, mais au fur et à mesure de son développement, la volonté d'autonomie s'accrut jusqu'à aboutir à l'indépendance. Venise est une ville-État établissant son pouvoir par la proximité maritime, en italien Repubblicca Marinara. Les trois autres exemples en sont Gênes, Pise et Amalfi. Le chef de l'exécutif portait le titre de doge (duc), et était théoriquement élu à vie. En pratique, les doges démissionnaient souvent prématurément et se retiraient dans une vie monastique sous la pression des oligarques, quand ils étaient discrédités par leur action politique. Au sommet de sa puissance, la République de Venise contrôlait la majorité de la côte Adriatique (notamment la plupart des villes-États dalmates), des îles de la mer Égée, dont la Crète, avec un influence notable au Moyen-Orient. Le territoire de la République de Venise allait du Lac de Garde à la rivière Adda. Par rapport aux habitudes de l'époque, Venise exerçait un pouvoir éclairé dans ses possessions territoriales et son aura s'étendait à d'autres villes. Les citoyens de Bergame, Brescia et Vérone se ralliaient ainsi à la souveraineté de Venise si celle-ci était menacée par des envahisseurs. Vérone Bien que le peuple de Venise fût majoritairement catholique, l'État était tolérant au niveau de la religion, exempt de tout fanatisme et n'a procédé à aucune exécution pour hérésie pendant les années de la Contre-Réforme. Ce manque apparent de zèle le mena à entrer fréquemment en conflit avec la Papauté qui le menaça d'interdit religieux, le privant ainsi du droit de célébrer des offices sur son territoire (la menace fut d'ailleurs mise deux fois à exécution). La deuxième occasion, la plus marquante, fut le 27 avril 1509, sur ordre du pape Jules II (voir la Ligue de Cambrai). Les ambassadeurs vénitiens ont envoyé des rapports secrets sur la politique et les rumeurs circulant dans les cours européennes, ce qui a constitué une mine d'information pour les historiens modernes. Après 1070 années d'indépendance, Venise fut finalement conquise par Napoléon Bonaparte le 12 mai 1797 durant la première coalition. L'invasion des Français mit ainsi un terme au siècle où Venise a connu l'apogée de son rayonnement, en devenant la ville européenne la plus élégante et raffinée du , avec une forte influence sur l'art, l'architecture et la littérature. En revanche, Napoléon fut perçu comme une sorte de libérateur par la population juive de Venise. Il supprima les barrières du Ghetto ainsi que les restrictions de circulation imposés aux juifs. À la fin de l'époque napoléonienne, Venise devient partie intégrante du royaume d'Italie, sous l'autorité autrichienne, par la ratification du Traité de Campo-Formio.

Guerre vénéto-turque (1463-1479)

La guerre coûte 1 200 000 ducats par année à Venise. Cette dernière arrive à convaincre les Perses d'entrer eux aussi en guerre contre les Turcs.
- La flotte est commandée par Nicolo da Canal, très mauvais amiral.
- 1463 : prise de la place forte d'Argos (Péloponnèse) par les Turcs.
- 1464 : les croisés ont rendez-vous à Ancône. Seules 25 galères vénitiennes, commandées par le doge lui-même (forcé) et 8 galères papales ont répondu présentes. Le pape Pie II meurt de frayeur à l'idée qu'il risque, comme le doge, de devoir partir lui aussi en croisade. Le projet de croisade s'arrête avec la mort de Pie II, Venise se retrouve seule contre les Ottomans.
- 1464 : une muraille hérissée de 136 tours est bâtie par les Vénitiens pour protégrer l'isthme de Corinthe.
- 1468 (20 juin) : les Turcs débarquent sur l'île d'Eubée. Nicolo da Canal, à la tête de la flotte vénitienne, ne fait rien et refuse l'aide des galères des Chevaliers de Rhodes et du Royaume de Chypre qui se proposaient de dégager Négrepont, la capitale de l'île.
- 1468 (12 juillet) : Négrepont est prise. Le baile Paolo Erizzo, qui avait vaillament résisté, est scié vif par les Turcs.
- 1468 : Nicolo da Canal est remplacé par Pietro Mocenigo, très bon amiral.
- 1471 : le pape Paul II essaye de mettre en place une nouvelle croisade. Seul le royaume de Naples envoie 10 navires. Sous la conduite de Pietro Mocenigo, la flotte "croisée" prend et détruit Smyrne.
- 1471 : les Turcs dévastent le Frioul et arrivent sous les murs d'Udine.
- 1474 : l'amiral Pietro Mocenigo devient doge.
- 1474 (mai) : La ville de Scutari, en Albanie, est assiégée par une armée turque de 80 000 hommes. La ville résiste et les Turcs lèvent le siège.
- 1474 : des négociations de paix sont entamées, à l'initiative du Sultan.
- 1475 : en mer Noire, les Ottomans prennent Caffa aux Gênois et Tana et Soldaia aux Vénitiens.
- 147? : le Frioul est à nouveau dévasté par les Turcs.
- 147? : les Turcs prennent la ville de Kruja en Albanie, bastion de la résistance.
- 1478 (juin) : l'armée turque, commandée cette fois par la sultan Mehmed II en personne, remet le siège devant Scutari.
- 1478 (22 juillet : la garnison vénitienne de Scutari, commandée par Antonio da Lezze, repousse une tentative de prise d'assaut turque. Mehmed II retourne à Istanbul, mais maintient le siège de Scutari.
- 1479 (25 janvier) : signature de la paix. Les Vénitiens perdent définitivement Nègrepont et les Sporades, Scutari, l'île de Lemnos, l'Argolide et une partie de l'Albanie. De plus, Venise devait payer un tribut annuel de 10 000 ducats pour pouvoir poursuivre le commerce en mer Noire.

Géographie et transports

Venise occupe une situation géographique exceptionnelle, dans une lagune de la mer Adriatique. Les principales îles de la lagune sont : le Lido, Murano, Burano, Torcello. Sans oublier : San Michele (l'île cimetière de la ville), San Erasmo, Mazzorbo, Le Vignole, Guidecca, Certosa, San Francesco del Deserto, San Giacomo in Paludo, San Servolo, San Lazzaro degli Armeni, Giudecca. La ville est parcourue par de nombreux canaux et s'étend sur une centaine d'îles situées entre l'embouchure du (au sud) et du Piave (au nord). Le centre historique est entièrement piétonnier, les canaux faisant fonction de route, et les divers bateaux sont l'unique moyen de transport avec la marche à pied. Au , un pont ferroviaire relie Venise au continent et une gare y est construite. Au , une liaison routière sera également établie, menant à un grand parking en périphérie nord. Malgré ces aménagements, Venise demeure au la seule ville de taille importante à être libre d'automobiles et de camions. camion Le transport individuel traditionnel est la gondole vénitienne, bien qu'elle ne soit quasiment plus utilisée que par les touristes, ou pour des occasions particulières (cérémonies, mariages et enterrements). Son coût est en effet prohibitif. Les Vénitiens utilisent surtout des bateaux-autobus, appelés vaporetti, qui desservent les différentes îles en sillonnant les principaux canaux. Il existe également nombre d'embarcations privées. Les seules gondoles non motorisées encore fréquemment utilisées sont les traghetti, des bacs pour piétons qui traversent le Grand Canal à quelques endroits dépourvus de pont. Venise est desservie par l'aéroport international Marco Polo, en l'honneur de cet ancien et célèbre citoyen vénitien. L'aéroport est situé sur le continent et a été reconstruit à l'intérieur des terres, de sorte que les visiteurs doivent prendre le bus puis un bateau-taxi ou un bateau-bus pour se rendre dans la ville.

L'avenir de Venise

Les bâtiments de Venise sont construits sur des piliers de bois, qui traversent plusieurs couches d'argile et de sable. Les fondations reposent sur ces piliers, et les bâtiments de brique et de pierre d'Istrie sont construits au-dessus. Ils sont exposés à la menace de marées, notamment entre l'automne et le début du printemps. La ville est périodiquement inondée. Ce phénomène a toujours existé, mais s'est largement amplifié ces dernières décennies sous l'influence conjuguée de plusieurs causes relatives au climat et à l'activité humaine :
- la montée générale du niveau des mers (eustatisme) ;
- l'affaissement du sol (subsidence) : d'importants puits ont été creusés au pour pomper dans la nappe phréatique, ce qui a fragilisé les terrains déjà instables ;
- les perturbations dans l'hydrographie : la modernisation du port a entraîné le creusement de chenaux profonds pour permettre le passage de gros navires. La mer s'engouffre ainsi beaucoup plus facilement dans la lagune. Outre le phénomène des acque alte (les inondations vénitiennes), l'autre impact est la modification du système écologique, la disparition de la biodiversité marine. Les conséquences sont importantes dans la vie quotidienne des habitants, qui doivent abandonner les niveaux inférieurs des maisons et emprunter des systèmes de passerelles pour se déplacer. Mais les conséquences les plus importantes sont la détérioration de monuments historiques. On ne sait pas mesurer avec précision l'affaissement de Venise, et son évolution est un sujet de controverse. La dernière initiative, initiée par un consortium d'industriels italiens, consiste à poser 79 portes mobiles dans les trois passes de la lagune pour protéger la ville. Ces portes, en temps normal, seraient remplies d'eau et lors des marées supérieures à un mètre, elles évacueraient cette eau en faisant pénétrer de l'air, ce qui aura pour conséquence de dresser les portes. Ainsi la lagune sera séparée de la mer par une véritable barrière. Le projet, nommé Mose (Module expérimental électromagnétique) a démarré en 2003 et les travaux doivent se poursuivre jusqu'en 2011.

Quelques dates

:452 : La ville de Venise est fondée par des réfugiés de Padoue et d'Aquilée qui fuient les Huns. :985 : Venise et Gênes commencent à faire du commerce entre l'Asie et l'Europe occidentale. :1000 : La République de Venise domine la côte dalmate et l'Adriatique. :1082 : Byzance reconnaît l'égalité de puissance de Venise. :1082 : Venise est autorisée à commercer dans l'espace de Byzance. :1093 : La construction de la basilique Saint-Marc est terminée à Venise. :1192 : Début de la magistrature d'Enrico Dandolo, doge de Venise jusqu'en 1205. :1204 : Constantinople est mise à sac par les Croisés et l'Empire byzantin est partagé : un quart pour le nouvel empereur, trois quarts pour Venise et les chevaliers. :1205 : Des fabriques de soie s'ouvrent à Venise et dans toute l'Italie du Nord. :1284 : Première frappe du ducat de Venise qui devient la monnaie du commerce en Méditerranée. :1310 : Conjuration Tiepolo-Querini. :1346 : Élaboration du décor sculpté du Palais des Doges à Venise. :1355 : Conjuration du doge Marino Falier. :1379 : L'historien italien Muraroti décrit l'emploi de fusées durant le siège de Chiozzia, près de Venise. :1380 : Venise défait Gênes et assure sa souveraineté sur la Méditerranée orientale. :1381 : Gênes est défaite dans la guerre contre Venise. :1396 : Naissance à Venise du peintre italien Jacopo Bellini. † 1470 :1403 : La République de Venise établit une quarantaine pour se protéger de la Peste noire. :1421 : Construction de la Cà d'Oro à Venise par Marco d'Amedeo et les Buon jusqu'en 1440. :1429 : Naissance à Venise du peintre italien Gentile Bellini. † 1507 :1432 : Naissance à Venise du peintre italien Giovanni Bellini. † 1516 :1460 : Naissance à Venise du peintre italien Vittore Carpaccio. † 1526 :1470 : Décès à Venise du peintre italien Jacopo Bellini. :1483 : L'artiste italien Giovanni Bellini devient le peintre officiel de la République de Venise. :1489 : Venise contrôle l'île de Chypre. :1490 : L'éditeur Aldo Manuzio (Aldus Manutius) ouvre son Imprimerie Aldine à Venise. :1494 : Venise : Luca Pacioli, Summa de arithmetica, geometrica, proportione e proportionalita. Michel-Ange à Venise et à Bologne. :1495 : Les œuvres d'Aristote paraissent en grec à Venise. Venise imprime un quart des livres publiés en Europe. :1501 : Léonard de Vinci est à Venise. Il produit le Carton de la Sainte-Anne. :1502 : Un traité de paix est signé entre la République de Venise et l'Empire ottoman. :1507 : Décès à Venise du peintre italien Gentile Bellini. :1508 : La Ligue de Cambrai est formée pour s'opposer à Venise. :1509 : Venise est défaite par la Ligue de Cambrai à la bataille d'Agnadello. :1510 : Décès à Venise du peintre italien Giorgio Zorzi dit Giorgione. :1516 : Décès à Venise du peintre italien Giovanni Bellini. :1518 : Naissance à Venise du peintre italien Jacopo Robusti, dit Le Tintoret. † 1594 :1526 : Décès à Venise du peintre italien Vittore Carpaccio. :1550 : Le musicien flamand Adrian Willaert compose à Venise des chants à double chœur. :1568 : Les cafés se multiplient à Venise. :1571 : Bataille navale de Lépante (victoire contre les Ottomans). :1573 : Venise cède l'île de Chypre à la Turquie . :1576 : Décès à Venise du peintre italien Tiziano Vecellio, dit Titien. :1586 : La banque de Venise, le Rialto, est fondée. :1588 : Décès à Venise du peintre italien Paolo Caliari, dit Véronèse. :1589 : À Venise, Le Paradis (25 m X 10 m) du Palais des Doges est peint par Le Tintoret. :1592 : Le Tintoret commence la Cène à San Giorgio Maggiore à Venise. :1594 : Décès à Venise du peintre italien Jacopo Robusti, dit le Tintoret. :1610 : À Venise, Scamozzi achève San Giorgio Maggiore. :1619 : Fondation de la banque d'État de Venise. :1631 : Le sculpteur et architecte Baldassare Longhena commence la construction de l'église de la Salute à Venise →1687 :1637 : Ouverture de la première salle d'opéra, le Teatro San Cassiano, à Venise. :1684 : La Sainte-Ligue composée du Saint Empire, de la Pologne et de Venise est formée par le Pape Innocent XI pour combattre les Ottomans. :1696 : Naissance à Venise du peintre et graveur italien Giambattista Tiepolo. † 1770 :1697 : Naissance à Venise du peintre et graveur italien Giovanni Antonio Canal dit Canaletto. † 1768 :1712 : Naissance à Venise du peintre italien Francesco Guardi. † 1793 :1755 : L'aventurier Casanova est arrêté à Venise pour sorcellerie. :1768 : Décès à Venise du peintre et graveur italien Giovanni Antonio Canal dit Canaletto. :1793 : Décès à Venise du peintre italien Francesco Guardi. :1797 : Napoléon soumet Venise à l'autorité autrichienne, puis elle est rattachée au royaume d'Italie :1846 : Construction d'un pont ferroviaire entre Venise et le continent :1851 : Première représentation à Venise de l'opéra Rigoletto de Giuseppe Verdi. :1866 : Guerre entre l'Autriche et l'Italie qui y gagne Venise. :1932 : Première Mostra de Venise. 1932

Monuments & lieux réputés


- le Palais des Doges
- la Basilique Saint-Marc de Venise
- la place Saint-Marc
- L'Eglise Santa-Maria della Salute
- l'Eglise des Frari
- l'Église San Giorgo Maggiore de Andrea Palladio
- l'Eglise San Moisè
- l'Eglise du Redentore de Andrea Palladio
- l'Eglise San Zaccharia
- le Musée Correr, sur la place Saint-Marc
- le Campanile
- la Tour de l'Horloge
- l'ïle de Burano, mosaïque bigarée par ses maisons pastel
- l'ïle de Murano, avec son phare blanc et son fonderie de verre
- l'ïle de Torcello, avec sa basilique médiévale
- le Ghetto

Culture


- Tous les ans, il s'y tient un célèbre festival de cinéma : la Mostra ;
- carnaval de Venise ;
- biennale de Venise.

Les autres « Venise »

Plusieurs villes du nord de l'Europe, revendiquent le nom de « Venise du Nord » eu égard à leurs canaux :
- Bruges
- Amsterdam
- Stockholm
- Saint-Pétersbourg Le Marais poitevin est couramment appelé « Venise Verte » On appelle couramment Montargis (Loiret) 'Venise du Gâtinais"

Venise fascine


- A Las Vegas, un complexe de casinos, de boutiques et de restaurants copie la place Saint-Marc et le palais des doges
- Le neighborhood de Venice Beach à Los Angeles comprend une partie de petits canaux entourant des maisons de bois; ils figurent dans la première partie du film The Doors d'Oliver Stone.

Références


- Elisabeth Crouzet-Pavan, Venise: une invention de la ville, XIIIe-XVe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 1997.
- Elisabeth Crouzet-Pavan, Venise triomphante. les horizons d'un mythe, Paris, Albin Michel, 1999.
- Frederic C. Lane, Venise une république maritime, John Hopkins University Press, 1973, Flammarion 1985. ISBN 2-08-081184-3

Voir aussi

Article connexe


- La Mort à Venise : célèbre nouvelle de Thomas Mann, que Luchino Visconti a adapté en film.

Liens externes


- [http://www.forray.com/venezia Venezia Photos] Photos de Venise prises au moment du Carnaval. Magique !
- [http://www.campiello-venise.com/index_des_monuments_de_venise.htm Visite photographique de Venise]
- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=IFN-6500261 Gallica] possède une collection d'une centaine de photographies de Venise, prises en 1870 par Carlo Naya, et consultable en ligne.
- [http://www.photos-venise.com 200 photos de venise]
- [http://www.unesco.org/culture/heritage/tangible/venice/index.shtml La sauvegarde de Venise par l'Unesco], un site web très intéressant sur l'avenir de Venise
- GNUArt: [http://www.gnuart.net/data/photo/mirko_vidovic/Venise/index.html photos de Venise et de la Biennale (2002)]
- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/us/venice_italy/venice_travel.htm Venice Italy] Virtual reality movies and photo gallery

Liens institutionnels


- [http://www.comune.venezia.it/ Site officiel de la ville de Venise]
- [http://www.teatrolafenice.it/ Théatre La Fenice]
- [http://www.labiennale.org/en/ La Biennale]
- [http://www.bevilacqualamasa.it/ Fondation Bevilaqua La Masa]
- [http://www.marciana.venezia.sbn.it/ Librairie Marciana]
- [http://www.casino.venezia.it/ Casino de Venise]
- [http://www.querinistampalia.it/ Fondation Querini Stampalia]
- [http://www.cini.it/ Foundation Cini]
- [http://www.guggenheim.venice.it/ Musée Guggenheim]
- [http://www.palazzograssi.it/ Palazzo Grassi]
- [http://www.comune.venezia.it/pave/index.asp Padua-Venice Metropolitan Area]
- [http://www.museiciviciveneziani.it/ Musei Civici Veneziani]
-
ja:ヴェネツィア ko:베네치아 simple:Venice

Pétrole

Le pétrole est une huile minérale. Le mot vient du latin petraoleum « huile de pierre ». On le trouve principalement dans le sous-sol par forage, mais en certains endroits, on le trouve à même le sol où il affleure. Il s'agit d'une importante source d'énergie.

Utilisations

De l'Antiquité au Moyen Âge


- Les civilisations mésopotamiennes ont très tôt utilisé le pétrole affleurant à même le sol dans certaines régions du golfe Persique comme produit pharmaceutique, cosmétique et comme combustible pour les lampes à huile.
- Au Moyen Âge, il a été utilisé par les Byzantins puis les Vénitiens dans la préparation du « feu grégeois » pour incendier et couler les navires ennemis.

Depuis la Révolution industrielle


- En 1855, le chimiste américain Benjamin Silliam Jr. (1816-1885), reprenant des travaux antérieurs, retrouva un certain nombre de produits naturels par distillation du pétrole : goudrons, lubrifiants, naphta, solvants pour les peintures ainsi que l'essence qui, considérée à l'époque comme produit mineur, était utilisée comme détachant.
- En 1857, la ville de Bucarest était la première au monde éclairée au pétrole.
- En 1900, le principal usage du pétrole était celui de « pétrole lampant » qui venait de remplacer chandelles et bougies et brûlait dans des lampes à pétrole en cuivre ou porcelaine. En 1857 et 1858 la production mondiale de pétrole était de 200 tonnes par an et provenait entièrement de Roumanie. En août 1859, :en:Edwin Drake découvre du pétrole en Pennsylvanie, à :en:Titusville et dès 1859 les USA produisent 274 tonnes. Entre 1860 et 1863 commence la production au Canada et en Russie. C'est depuis la fin du et plus encore au début du que le pétrole a pris toute son importance comme combustible en vue de produire de l'énergie puis, dans l'entre-deux-guerres, comme matière première pour la production de multiples matières plastiques et méthode de chauffage. Ces deux derniers usages du pétrole se sont tellement généralisés au cours du qu'une bonne partie de l'économie mondiale repose maintenant sur lui, à tel point que les problèmes d'approvisionnement des pays consommateurs fragilisent l'équilibre géopolitique avec les pays producteurs (cf. les sections Économie et Géopolitique). À l'heure actuelle, les grands secteurs d'utilisation des produits pétroliers sont (en pourcentage par ordre de grandeur décroissante) :
- Transports 33%
- Industrie 31
- Domestique et tertiaire 30
- Sidérurgie 3,2
- Agriculture 2,8 De nombreux spécialistes prévoient un pic pétrolier pour les années avenir. En d'autres termes la production journalière va baisser car le pétrole restant deviendra de plus en difficle à extraire. Jean-Luc Wingert pense que le pic arriverait vers 2015.

Formation, Composition, chimie

Formation

Le pétrole est issu de la décomposition de matières organiques végétales et animales qui se sont accumulées au fond des océans il y a des millions d'années (environ 450 à 500 millions). Cette matière organique, collectée dans des endroits confinés (lagunes, deltas, ...) s'enfonce alors lentement à des profondeurs de plus en plus importantes. Avec la chaleur interne de la terre, la pression, en présence de bactéries et en l'absence de l'oxygène, l'ensemble des matières organiques en présence ont été lentement décomposées et transformées en gaz et en un liquide plus ou moins visqueux qui est le pétrole. Selon la configuration du terrain, la variété des produits enfouis (matières végétale, animales, plancton…) et d'autres paramètres, le pétrole formé peut être plus ou moins soufré, plus ou moins léger ou contenir plus ou moins de sel. Le pétrole léger, moyen ou lourd est le résultat de la décomposition d'organismes du carbonifère (micro-organismes, animaux et végétaux), pris au piège dans les sédiments. Il se forme d'abord en kérogène qui se transforme lui-même (suivant les différentes conditions environnementales) en pétrole, gaz ou charbon. Cette transformation n'a lieu qu'en milieu réducteur (cette condition est généralement liée à la pauvreté du milieu en oxygène), par un ensemble de réactions chimiques complexes dans des conditions de température et de pression élevées. On parle de produit fossile, comme pour le charbon (résultat d'une transformation différente qui se produit sur des organismes de la même époque), en raison de la durée nécessaire pour la formation des sédiments, de l'ordre de dizaines voire des centaines de millions d’années. Cependant, dans quelques rares cas, on a pu déterminer une formation beaucoup plus rapide, de l'ordre du million d'années. Pour obtenir dans un endroit un système pétrolier actif, cinq conditions doivent être réunies : 1 : Présence d'une roche source (ou roche mère), strate sédimentaire très riche en matière organique. En général, il s'agit de grès, d'argile, de schiste ou de charbon généré durant l'une des six périodes de fort réchauffement climatique, le jurassique supérieur et l'aptien étant les plus productives. Les sédiments en question se solidifient en roches poreuses, pouvant se retrouver à plusieurs centaines de mètres de profondeur (jusqu'à trois kilomètres pour les plus profondes). 2 : Maturité de la roche source : Pour que les matières organiques se transforment en plusieurs phases en eau et en kérogène, puis en pétrole et en gaz, il faut avoir atteint la « fenêtre » nécessaire, en temps et en température. Ces hydrocarbures finissent par quitter la roche mère sous l'effet de la pression ; leur faible densité (généralement inférieure à la densité de l'eau) les entraîne vers la surface. Si aucune barrière naturelle ne s'oppose à cette migration, le pétrole peut remonter jusqu'à la surface et y affleurer, d'où une nouvelle condition nécessaire : 3 : Présence d'une roche réservoir, suffisamment poreuse (sables, carbonates ou dolomites sont les réservoirs les plus courant) pour que les hydrocarbures s'y imprègnent. Au plus le réservoir est poreux, au plus l'extraction sera facile. 4 : La condition pour que cette couche conserve le pétrole est qu'elle soit surmontée par une couche imperméable, dite de couverture qui peut être une roche comme de l'argile par exemple, ou un dépôt du à l'évaporation d'eau de mer (sel, gypse) ce sont alors des pièges stratigraphiques. 5 : Pour que les fluides se réunissent en un point, il faut encore qu'il existe une structure piège, c'est-à-dire un dôme dans la surface de contact entre le réservoir et la roche de couverture. Les pièges les plus vastes sont ceux formés par les déformations anticlinales, mais les failles jouent aussi un rôle important. Certains pièges sont directement issus d'anciens éléments du paysage : par exemple, un récif corallien, une fois fossilisé et encastré dans une roche imperméable, peut être une structure piège convenable. Si les conditions dynamiques (mouvements des hydrocarbures fluides dans le réservoir) naturelles ou provoquées artificiellement sont favorables, on obtient alors un gisement exploitable.

Composition

Le pétrole est un mélange d'hydrocarbures. Ces hydrocarbures se présentent sous forme de chaînes linéaires plus ou moins longues, ou bien des chaînes cycliques naphténiques ou aromatiques. On distingue les différents types de pétrole selon leur densité, leur fluidité, leur teneur en soufre et leur teneur en différentes classes d'hydrocarbures. On dit alors que le pétrole est paraffinique, naphténique ou aromatique. On les distingue aussi parfois selon leur provenance (Golfe Persique, Mer du Nord, Vénézuéla, Nigeria). Il existe des centaines de bruts de par le monde . Les plus connus sont l'Arabian light (brut de référence du Moyen Orient), le Brent (brut de référence européen) et le West Texas Intermediate (WTI) (brut de référence américain). En général, le brut, selon sa provenance, peut contenir du gaz dissous, de l'eau salée, du soufre et des produits sulfurés. Il a une composition trop complexe pour être décrite en détails. Il faut distinguer simplement 3 catégories de bruts :
- les bruts à prédominance paraffiniques
- les bruts à prédominance naphténiques
- les bruts à prédominance aromatiques Il faut signaler également qu'il existe des bruts aptes à faire du bitume, ce sont des bruts très lourds de type Boscan, Tia Juana, Bachaquero ou Safaniya et Kuwait.

Chimie

La densité et la fluidité d'un pétrole sont liées à la présence de molécules organiques plus ou moins longues et complexes. En particulier, de longues chaînes de carbone et d'hydrogène, des molécules naphténiques et des molécules aromatiques le composent. D'une manière générale, le pétrole contenu dans les gisements contient aussi de l'eau salée, du gaz carbonique et du soufre en quantité plus ou moins grande. Aussi, le travail du raffineur a pour objectif de séparer le pétrole en plusieurs fractions d'une part, et d'autre part d'obtenir, par divers moyens, le maximum de fractions légères avec le minimum de soufre contenu dans ces fractions. Voir l'article Raffinage du pétrole.

Régions pétrolières

voir l'article Régions pétrolières : détails et cartes par continent.

Industrie pétrolière

voir l'article Industrie pétrolière (exploration, forage, extraction, transport, raffinage, produits)

Commerce du pétrole et des produits pétroliers

Le pétrole brut, extrait du sous-sol dans les différents endroits de la planète possède des caractéristiques physico-chimiques propres. Il existe une multitude de bruts dans le monde entier, depuis le brut le plus léger et le moins sulfureux comme le brut nigérien, ou encore celui de la Mer du Nord, jusqu'au brut le plus lourd ou le plus sulfureux comme le brut mexicain ou le brut vénézuélien. Il existe également des condensats très légers ainsi que des gisements de gaz comme ceux d'Hassi-R-Mel au Sahara. La qualité d'un brut, donc son prix, varie selon un certain nombre de critères. Pour simplifier, on peut dire que plus le brut est léger (c'est-à-dire apte à fournir, après traitement, une grande quantité de produits à forte valeur marchande), plus il est cher. Il en est de même pour le brut sulfureux. Plus il contient de soufre (sous forme d'hydrogène sulfuré ou autres produits sulfurés), moins il est cher. Selon le cas, d'autres caractéristiques physico-chimiques sont également recherchées dans un brut telles que la teneur en naphtènes ou en aromatiques. En effet une grande teneur en naphtènes favorise, après passage dans l'unité de reformage catalytique, la formation des produits aromatiques, et permet d'obtenir du carburant à haut indice d'octane. En conséquence, la valeur d'un pétrole brut dépend de sa provenance et de ses caractéristiques physico-chimiques propres, qui permettent après traitement à générer une plus ou moins grande quantité de produits à haute valeur marchande. Sans entrer dans des considérations techniques et fiscales détaillées, on peut distinguer la provenance des bruts entre :
- brut de participation, brut revenant au pays hôte qui peut le rétrocéder en tout ou partie au concessionnaire à un prix dit de buy-back
- brut de concession revenant au concessionnaire dont le prix prend en compte la redevance (royalty), le montant de la fiscalité et bien entendu les charges de production (appelées encore coûts techniques). Le commerce international du pétrole brut, ainsi que celui des produits pétroliers intermédiaires et celui des produits finis, est centralisé sur deux marchés, qui sont situés à New York et à Londres. Pour New York c'est le NYMEX (New York Mercantile EXchange) et pour Londres c'est l'IPE (International Petroleum Exchange). Évidemment ce commerce se fait également à Houston, à Tokyo, à Singapour et dans d'autres villes du monde mais tous passent par les deux marchés cités plus haut car de nos jours tout se passe par réseau Internet interposé. La cotation des différents bruts se fait tous les jours 24h/24 et la plupart des pétroliers sont abonnés aux pages émises par l'agence Reuters qui fournit cette cotation. En Europe les traders négocient le matin avec l'Asie et, après l'ouverture du marché de New York, avec les États-Unis tard dans la soirée jusque vers 11 heures du soir. Le système de transaction est comparable à ceux des marchés financiers. Cette cotation s'adosse sur des bruts de références comme l'Arabe Léger (Arabian Light), le WTI (West Texas Intermediate) ou encore le Brent (brut de Mer du Nord). En effet, la valorisation d'une quantité déterminée de brut, en général 1 tonne métrique, tient compte du prix FOB de ce brut plus les frais de transport (le fret), l'assurance, les incidences de pertes, les frais de raffinage et une certaine marge bénéficiaire pour le raffineur. Aussi il y a toujours une corrélation entre le prix des produits finis et le prix « FOB » d'un brut. Cette valorisation se fait quotidiennement par moyens informatiques interposés, afin de connaître au jour le jour la valeur marchande de chacune des qualités de brut sur le marché. Comme dans la bourse des actions, les transactions entre traders se font par téléphone ou par Internet interposé et confirmées par fax ou par email. Comme pour les marchés financiers, il existe également un marché à terme. Sur ce marché, le brut est vendu ou acheté par lot, à un ou à plusieurs mois de livraison à l'avance. Il en est de même pour les produits intermédiaires comme le naphta ou le kérosène, ou pour les produits finis comme les carburants, le « jet fuel », le gazole ou le fuel lourd. En un mot tout ce qui vient d'un pétrole brut est vendable, et vendu, y compris les résidus. L'aspect financier de ce commerce est énorme et se chiffre par milliards (ou par dizaine) de dollars par jour. Imaginez qu'une seule cargaison d'Arabe Léger de 250.000 tonnes peut valoir jusqu'à 80 millions de dollars et les traders du monde entier traitent des centaines de cargaisons par jour. Pourtant le prix de revient d'un baril de brut, tout au moins pour les bruts extraits depuis la terre (brut onshorg), est très bon marché, de l'ordre de 2,50 US$/baril (1 baril = environ 159 litres, exactement 158,984 litres), ceci en comptant très large les coûts de recherche et d'extraction de ce brut. Pourtant ce même baril de brut vaut environ 45 à 55$ à l'heure actuelle sur le marché. On voit que la marge bénéficiaire, tout au moins pour le propriétaire du gisement et l'État hôte, n'est pas négligeable ; d'où des enjeux économiques faramineux, donc politiques énormes. Les conflits internationaux afin d'avoir la mainmise sur des ressources énergétiques (et donc des profits très confortables) sont monnaie courante. Le brut et les produits peuvent être vendus FOB (Free On Board) ou CIF (Cost, Insurances and Freight). Dans le premier cas c'est l'acheteur qui paie les charges après achat (charges correspondant à l'affrètement du navire, le fret et l'assurance de la cargaison) et dans le deuxième cas c'est le vendeur qui a tout réglé avant la vente. Evidemment le prix est moins élevé dans le premier cas que dans le deuxième. D'une manière générale, toute transaction de brut ou de produit nécessite la connaissance de ce brut ou de ce produit. Aussi le vendeur, quand il est le premier propriétaire du brut fournit à l'acheteur une analyse plus ou moins détaillée des caractéristiques physico-chimiques du brut ou du produit. Selon le cas et le nombre de caractéristiques demandées au laboratoire d'analyse, une telle analyse peut coûter entre 200.000 à 250.000 € ou plus, mais cette dépense n'est qu'une goutte d'eau vue les profits retirés (voir plus loin les caractéristiques d'une analyse simplifiée de brut). Comme il a été dit dans l'article sur la production, la stabilité d'une qualité commerciale est indispensable afin d'obtenir une valeur marchande constante et régulière, aussi le producteur du brut régule minutieusement le débit de chaque puits productif (ou de chaque gisement) afin de respecter cette constance de qualité. Cette régulation se fait par ordinateur. En effet comme on a vu, un gisement peut s'étendre sur des centaines de kilomètres carrés et plusieurs gisements peuvent se trouver près les uns des autres et nécessiter le forage de plusieurs dizaines voire des centaines de puits productifs différents à différentes profondeurs. Le débit, la collecte et le mélange de tous ces affluents exigent une régulation très poussée qui se fait en général par électronique et automatismes interposés. Pour un pétrolier raffineur, le commerce des bruts et des produits finis a plusieurs objectifs :
- tout d'abord assurer l'approvisionnement en brut et en charges ses propres raffineries,
- écouler sur le marché ses propres surplus de production en brut et en produits,
- échanger avec les confrères les bruts et les produits afin d'éviter les transports inutiles. Il en résulte de ces objectifs une recherche constante d'occasions de transactions afin de satisfaire au mieux ses propres besoins et si possible tirer en supplément quelques confortables profits. Comme il a été dit, entre producteur, intermédiaire et consommateur final, il existe un marché de transactions international et d'échanges aussi bien en brut qu'en produits finis. En général, les sociétés pétrolières établissent avec les pays et/ou sociétés producteurs des accords d'achats à plus ou moins long terme (voir plus haut). Néanmoins, une bonne partie du pétrole produit est vendu sur le marché libre, et selon l'offre et la demande du moment. Pour vendre du pétrole, si ce pétrole est bien connu, on a des analyses périodiques faites par les sociétés pétrolières ; si ce pétrole vient d'être découvert et exploité, c'est le producteur qui fournit l'analyse qui est encore une société pétrolière opérateur du gisement. Dans la hiérarchie des prix de bruts, le prix d'un brut dépend, en grande partie, des caractéristiques chimiques et physiques de celui-ci. C'est ainsi qu'un brut HTS a un prix plus bas qu'un brut BTS, un brut naphténique est plus cher car ce brut va, après reformage, donne beaucoup de produits aromatiques à haut indice d'octane, servant de bases à la fabrication des essences ordinaire et super. Si la fraction kérosène du brut est abondante et elle a un point de congélation très bas, par exemple -54°C, ce brut est plus cher car le kérosène sert de base à la fabrication du Jet A1, carburant pour les avions. Evidemment la proximité des lieux de consommation influence également le prix car le coût du transport est moindre sans parler d'autres critères économiques et/ou politiques. Tout comme les actions, il y a une bourse du pétrole et des produits finis, on peut les acheter « spot » ou à terme avec livraison à 1, 2 , 3...6 mois. Il faut signaler aussi que le pétrole peut être vendu ou acheté FOB Free On Board ou CIF Cost, Insurance and Freight comme les autres denrées. Les prix du marché sont publiés quotidiennement par le journal spécialisé : le Platt's Oil Gramm. Comme il a été dit plus haut, une cargaison de pétrole peut être achetée et vendue à plusieurs reprises entre le moment où le pétrole est chargé au terminal de chargement et celui où il est déchargé au pays consommateur. Ces transactions sont le fait soit des traders des sociétés pétrolières, soit des courtiers indépendants, soit des deux. Parfois, dans une journée il suffit d'acheter et de vendre trois ou quatre cargaisons pour avoir un bénéfice confortable. Pour les sociétés pétrolières, il est important de connaître aussi près que possible la valeur d'un pétrole d'une qualité donnée à un moment donné. Pour ce faire, à l'aide de programmes informatiques, on effectue une valorisation spot, c’est-à-dire qu'on détermine la valeur de cette qualité de pétrole avec les prix des produits finis du moment. En effet, connaissant la qualité de pétrole, et d'après une certaine structure de raffinage déterminée, on peut évaluer la quantité de propane/butane, d'essences, de Jet A1, de gasoil moteur et de fioul domestique que l'on peut produire, et donc le prix de ce pétrole (compte tenu de son coût de raffinage et de transport, marge etc.). Le prix du pétrole varie très souvent, dû à des facteurs divers, production quotidienne en excédent ou en déficit, crise politique dans un pays quelconque, intempé