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Ur (Mésopotamie)

Ur (Mésopotamie)

Ur (ou Our), actuellement Tell al-Muqayyar, est l'une des plus anciennes villes de Mésopotamie, sur le fleuve Euphrate et proche du golfe Persique. Elle est située dans l'actuel Irak. Elle était une ville sumérienne, très puissante au Dans l'Ancien Testament, Ur est la ville d'origine du patriarche Abraham.

Histoire

La ville d'Ur fut fondée pendant la période dite d'Obeid vers la fin du Ve millénaire. Elle fut très riche durant la période dynastique archaïque comme en témoignent le Cimetière royal d'Ur. Après avoir été annexée par Umma et Akkad, les rois Ur-Nammou, Shoulgi et Amar-Sîn restaurent la puissance de la cité en Mésopotamie, durant la période dite de la Troisième Dynastie d'Ur (Ur III). La ville fut mise à sac par les Élamites et les Amorrites en 2007 avant J.-C., perdant à jamais sa suprématie. Elle ne rayonna plus que sur le plan religieux. Elle fut abandonnée au suite à un changement du cours de l'Euphrate.

Architecture

Euphrate La ziggourat est un édifice bâti par les rois Ur-Nammou et Shoulgi en l'honneur du dieu-lune Nanna. Elle comportait trois étages, pour une hauteur de 20 mètres. Il fut restauré régulièrement, notamment par Nabonide, souverain de Babylone entre 555 et 539 avant J.-C.

Voir aussi


- Cimetière royal d'Ur
- Urfa (Turquie) Catégorie:Site archéologique Catégorie:Mésopotamie Catégorie:Sumer ja:ウル

Mésopotamie

] La Mésopotamie (du grec Μεσοποταμία / Mesopotamia, de μεσο / meso « milieu » et ποταμός / potamos, « fleuve »), est une région du Moyen-Orient située entre le Tigre et l'Euphrate. Elle correspond pour sa plus grande part à l'Irak actuel. Elle comprend au nord une région de plateaux, qui est une zone de cultures pluviales, et au sud, une région de plaines où l'on pratique une agriculture qui repose exclusivement sur l'irrigation. Le sens du mot Mésopotamie a évolué au fil du temps. Au sens classique des Grecs et des Romains, la Mésopotamie désigne la partie du nord. Chez Arrien, qui écrit une Anabase d'Alexandre le Grand, on trouve pour la première fois le terme de Mésopotamie. Le terme vient d'une expression qui existe dans les langues locales, expression que l'on trouve en akkadien sous la forme de Birit Narim, en araméen sous la forme de Beyn Narim, expression qui désigne dans tous les cas la partie du haut Euphrate.

Géographie

La notion essentielle est celle de Croissant fertile. Il s'agit de la zone où l'irrigation n'est pas nécessaire pour l'agriculture. Ce croissant est délimité par l'isohyète 250 mm. Concrètement, cette zone se trouve entre le Zagros, le Taurus et les côtes méditerranéennes et du golfe persique. C'est dans cette zone qu'a lieu la révolution néolithique. On y inclut la région qui se situe au sud, entre les fleuves du Tigre et de l'Euphrate (en Irak actuel). Mais dans cette région, il est nécessaire de recourir à l'irrigation car les précipitations n'y sont pas assez importantes. Le terme dAssyrie est très couramment employé pour désigner le nord de la Mésopotamie. Parallèlement, le terme de Babylonie désigne le sud de la Mésopotamie, c'est-à-dire la plaine mésopotamienne. En effet, à partir de la moitié du , la région connaît deux entités politiques, dont l'une a pour capitale Assur — c'est l'Assyrie — et l'autre qui a pour capitale Babylone — c'est la Babylonie. Le nord de la Mésopotamie est un vaste plateau désertique, tandis que le sud est une immense plaine alluviale très fertile où, de plus, la présence de nombreux bras de fleuve et de marécages permettaient l'irrigation. Cette situation idéale en fit un des grands foyers de civilisation. Voir l'article détaillé : géographie de la Mésopotamie

Préhistoire

La présence de l'homme y est attestée depuis la préhistoire, à partir du Paléolithique moyen. Au Néolithique, vers 7000, sur le site de Jarmo, la poterie fait pour la première fois son apparition, des traces manifestes du début de la domestication progressive des animaux et des plantes apparaissent également, et l'utilisation de briques crues témoigne pour la première fois de l'existence d'une vie en village.

Protohistoire

À partir du chalcolithique, vers 6000, on note, outre à l'usage du cuivre, l'usage de l'irrigation en agriculture, l'apparition des sceaux-cachets, des peintures murales, de la céramique peinte, incisée ou décorée, des premiers sanctuaires ainsi qu'une utilisation généralisée de la brique. Entre 6000 et 5000, on distingue la succession de trois cultures de types différents.

Période de Hassuna (5800-5500)

Cette période porte le nom d'un tell (colline formée de ruines) près de Mossoul. On retrouve, dans les crânes étudiés, la même race méditerranéenne présente depuis le paléolithique supérieur dans tout le moyen-orient. La céramique retrouvée se compose de statuettes d’argile et de sceaux-cachets, les plus anciens découverts jusqu’à présent. Outils et armes d’obsidienne, quelques ornements de cuivre et de plomb forment l’ensemble qui caractérise cette période.

Période de Samarra (5600-5000)

Samarra est un site archéologique sis sur les lieux mêmes de l’actuelle ville du même nom. La céramique de la période précédente se mêle ici à une autre de bien meilleure facture. Beige clair, celle-ci est beaucoup plus variée, plus harmonieuse aussi. On y a retrouvé de ces statuettes, au crâne allongé et aux yeux dits « en grain de café » surajoutés, ressemblant à celles de la période d’Obeid tandis que les yeux d’autres statuettes sont incrustés et grands ouverts, surmontés des caractéristiques sourcils noirs et épais, de bitume, rappelant la production sumérienne, plus récente.

Période de Halaf (5500-4500)

Halaf est un site situé à la frontière turco-syrienne. Différente des deux autres cultures précédentes, celle-ci possède des traits particuliers qui l’apparentent à l’Anatolie. La présence de la double hache et du bucrane, la tête de taureau stylisée, ne laisse guère de doutes à ce propos. Cette culture ne possède pas d’antécédents en Mésopotamie durant la préhistoire, contrairement aux deux autres. Au moment de son expansion maximale, la culture de Halaf s’étendait sur toute la future Assyrie. La zone périphérique dans laquelle on retrouve sa poterie, où elle était sans doute exportée ou copiée, allait de l’Anatolie centrale à la Méditerranée, de la Syrie du nord à l’ouest de l’Iran. La poterie de Halaf est de loin la plus belle qu’on ait retrouvée parmi ces trois cultures.

Période d'Obeid

Enfin, vers 4500 se fait jour la culture d'Obeid (ou Ubaid). La période d'Eridu (ou Erida) est dite période d'Obeid 1, après la période d'Obeid 2 localisée dans une autre site archéolgique situé dans la même aire géographique vient la période d'Obeid 3 au nord, et à Ur un peu plus au sud, prélude à ce qui deviendra plus tard la civilisation de Sumer. La période d'Uruk est le dernier de ces stades de développement durant la protohistoire, avant que n'apparaissent la civilisation de Sumer et le début des temps historiques avec l'apparition de l'écriture.

Histoire

Au , de nouveaux venus, les Sumériens et les Sémites établissent une civilisation florissante qui débouchera sur l'empire d'Akkad et l'émergence de Babylone. Vers 3500 apparaît l'écriture pictographique qui évoluera pour donner l'écriture cunéiforme. C'est à la même époque que les Sumériens inventent la roue. À partir de 2700, les Sémites s'installent dans la ville de Sumer où ils s'imposent progressivement. Aux environs de 2300, Sargon d'Akkad (23402284) prend le pouvoir et est sacré roi. Il fonde la ville d'Akkad et étend le royaume jusqu'à la Méditerranée d'un côté et le golfe Persique de l'autre. Pendant son règne, il transformera le royaume en un empire, se prétendant l'égal des dieux. Son empire s'effondre vers 2200 av. J.-C. C'est avec l'accession d'Hammourabi(17921750) au trône que Babylone connaîtra sa première heure de gloire comme capitale de la Mésopotamie. Il fait construire des temples, creuser des canaux, favorise le développement de l'industrie et du commerce. Souhaitant le bonheur de son peuple ainsi que la paix, il écrit le code d'Hammourabi qui servira de base législative pour de longues années. En -1594, le royaume est conquis par les Hittites qui seront suivis par les Kassites.
Voir l'article détaillé : histoire de la Mésopotamie

Voir aussi

Articles connexes


- Sumérien
- Assyrie
- Cunéiforme
- Lammasu
- Gilgamesh

Bibliographie


- Collectif,
De la Mésopotamie à la Perse, Encycloædia universalis, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 (ISBN 2-7028-3080-3) ;
- Collectif,
Atlas de la Mésopotamie et du Proche-Orient ancien, Brepols, 1996 (ISBN 2503500463) ;
- Jean Bottéro :
  -
Mésopotamie. L'écriture, la raison et les dieux, Gallimard, coll. « Folio Histoire », 1997 (ISBN 2070403084) ;
  -
L'Épopée de Gilgameš, le grand homme qui ne voulait pas mourir, Gallimard, coll. « L'aube des peuples », 1992 (ISBN 2070725839) ;
- Jean-Jacques Glassner,
La Mésopotamie, Belles Lettres, coll. « Guide des civilisations », 2002 (ISBN 2-251-41017-1) ;
- Jean-Claude Margueron,
Les Mésopotamiens, Picard, 2003 (ISBN 2708406930) ;
- Georges Roux,
La Mésopotamie, Seuil, coll. « Points histoire », 1995 (nouv. édition) (ISBN 2-02-023636-2).

Liens externes


- [http://www.systerofnight.net/religion/html/mesopotamie.html La Mésopotamie] Religion sumérienne et babylonienne, civilisation et histoire de la Mésopotamie.
- [http://www.louisg.net/C_mesopotamiens.htm Le calendrier mésopotamien]
-
Catégorie:Province romaine ja:メソポタミア ko:메소포타미아 th:เมโสโปเตเมีย


Golfe Persique

Le golfe Persique (farsi : خلیج فارس, khalîj-é-fârs), (arabe : الخلیج الفارسی, al-khalîj al-farsi) est une mer épicontinentale de l'océan Indien. Il sépare la péninsule Arabique de l'Iran [Perse], et s'étend sur une superficie d'environ 200 000 km². Les pays qui bordent le golfe Persique sont :
- l'Iran au nord-est
- l'Irak, le Koweït, l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Qatar et les Émirats arabes unis à l'ouest et au sud. Il communique à l'est avec la mer d'Oman par le détroit d'Ormuz. Mer à forte salinité, la profondeur de ses eaux dépasse rarement les 100 mètres. Le golfe Persique tire son nom de la Perse antique, région qui correspond approximativement à l'actuel territoire de l'Iran.

Le nom de ce golfe

Golfe persique (du point de vue européen) Le Golfe ainsi le nomment les Arabes depuis que des villes ont été bâties sur sa rive méridionale. Une compagnie aérienne des Émirats arabes unis a été dénommée "Gulfair". Golfe arabo-persique (pour ceux qui veulent contenter tout le monde). Notons que, du point de vue européen, la mer (ou le golfe) arabique était la mer Rouge qui donne accès à ce qui étaient les régions les plus peuplées d'Arabie, le Hedjaz, le 'Assir et le Yémen.

Histoire

L'histoire du golfe Persique a toujours été animée de nombreux conflits qui ont diminué son influence dans les liaisons entre l'Orient et l'Occident et ont fait de la mer Rouge, plus à l'ouest, la voie de relation préférée. Au , les mongols y établissent leur influence. Au , le golfe Persique est contrôlé par le Portugal, qui le cède ensuite aux anglais. Ceux-ci en gardent le contrôle jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, et la création des Émirats arabes unis. Plus récemment, le golfe Persique a encore été agité de fréquents conflits :
- guerre Iran-Irak (1980 - 1988)
- invasion du Koweit par l'Irak en 1990 et intervention d'une coalition internationale pour sa libération en 1991.
- invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003 Le détroit d'Ormuz est aujourd'hui contrôlé par l'Iran qui y possède trois îles.

Économie

La ressource quasi-exclusive du golfe persique est le pétrole. Tous les pays du golfe golfe persique sont regroupés dans l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et contrôlent l'acheminement grâce aux pétroliers géants, ou par des oléoducs en liaison avec la Méditerranée, permettant d'éviter le passage par le canal de Suez.

Bibliographie


- Le Jeu des six familles, Olivier Da Lage, Gérard Grzybek, Autrement, 1985
- Monarchies du Golfe, Rémy Leveau, Frédéric Charillon (dir), La Documentation française, 2005 Catégorie:Mer ou océan Persique, Golfe ko:페르시아 만 ja:ペルシア湾

Irak

|- valign="top" | Capitale || Bagdad |- valign="top" | Président
Premier ministre | Jalal Talabani
Ibrahim al-Jaafari |{{{{{{{{{{commons|Iraq|l'Iraq{wikitravel|l'Irak|Irak{fr{ar{en{ar{en{en{en{en{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{Pays d'Asie{Ligue arabe{lien AdQ|sv{lien AdQ|ja

Ancien Testament

zh-min-nan:Kū-iok Sèng-keng ja:旧約聖書 ko:구약성서 th:คัมภีร์ของศาสนาคริสต์ On appelle Ancien Testament ou Ancienne Alliance (en grec : Ή Παλαια Διαθήκη) l'ensemble des écrits de la Bible antérieurs à la vie de Jésus (laquelle est relatée dans le Nouveau Testament). Le mot testament vient du mot grec διαθηκη (diathiki, testament; contrat; convention) traduit en latin par testamentum (testament; témoignage). Le mot grec a un sens plus large (celui de contrat) que celui du mot latin aussi certains préfèrent le traduire par Alliance. Les chrétiens considèrent que la Bible se compose dès lors de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament. L'Ancien Testament comprend :
- le Pentateuque (ou Torah)
- les Livres des Prophètes
- les livres deutérocanoniques, ajouté au canon lors du Concile de Trente mais considérés comme apocryphes par la religion protestante.

Quels sont les textes originaux ayant servi à élaborer l'Ancien Testament ?

Tout d'abord, il importe de se souvenir que la Bible est un patrimoine du peuple juif. Pour les premières communautés chrétiennes, celles auxquelles écrit Paul, la Bible c'est exclusivement ce que nous nommons l'Ancien Testament ou « Première Alliance ». On la nomme Tanak, par abréviation du nom hébreu des livres qui la composent : Torah (la Loi), Nebi'im (les Prophètes), Ketouvim (les [autres] Livres). La Bible naît de l'exil. Dès 605 avant J.-C., l'empire Babylonien contrôle le proche Orient. En 598 a lieu le premier siège de Jérusalem et une partie importante des intellectuels du roi de Judée sont déportés. La révolte de Sedecias se termine par la destruction de la ville et du premier Temple. Récits d'exil et de Déportation (qui n'affecte en fait que 5 à 1% du peuple) en 2 Rois XXI:25. À partir d'un Deutéronome primitif, écrit vers 630 avant J.-C., les intellectuels écrivent en exil une fresque historique qu'on retrouve de Deutéronome jusqu'aux Livres des Rois. Toutefois, ce n'est pas une historiographie au sens moderne non plus qu'une enquête comme celle que fera Hérodote. C'est une histoire interprétée à la lumière d'une clef de lecture : la désobéissance d'Israël à Dieu. On repèrerait aussi un « livre des sauveurs » datant du règne de Josias sous la charpente du Livre des Juges et de l'Ascension de David (1 Samuel XVI- 2 Samuel V). À défaut de temple, Deut VI:9 se trouve à l'origine du culte synagogal. Les Prophètes du VIII siècle avant l'ère commune avaient dénoncé les injustices sociales et les dérèglements en Israël et en Juda. Après la catastrophe de l'Exil, ils deviennent crédibles. On considère que leurs oracles sont confirmés. Les mêmes deuteronomistes éditent donc Amos, Osée et Jérémie et étayent leur clef de lecture. À partir de 540 avant J.-C., se développe un prophétisme de salut qui répond à la question : « Y a-t-il un espoir pour le peuple de YHWH ? » C'est ce qu'on trouve dans le Deutéro-Ésaïe (deuxième Ésaïe, chap. XL:55) où un groupe de prophètes anonymes éditent ou rééditent la collection d'Isaïe datant du VIII siècle en l'actualisant. Ils présentent la fin de l'Exil, le retour au Pays comme un nouvel Exode et une nouvelle création (Isaïe XLIII:18-20). Les traditions sur les patriarches furent véhiculées par les populations rurales non déportées. (Ezechiel XXXIII:24 revendique la terre contre une partie des exilés au moyen de la figure d'Abraham). La mise par écrit est l'œuvre de l'entourage de Guedalias, le gouverneur installé par les Babyloniens. Contrairement aux livres deuteronomistes qui prônent la séparation d'Israël d'avec les autres nations, l'histoire d'Abraham insiste sur la nécessité d'une cohabitation pacifique avec les peuples de Syrie et de Palestine. Durant l'Exil, les traditions sur les patriarches (Élection, Libération) se trouvent concurrence avec les récits deutéronomistes (éloignement de YHWH, punition, conversion, rétribution). Vers le fin de l'Exil ou dans les premières années de la domination perse, le milieu sacerdotal publie le noyau narratif du Pentateuque avec l'histoire de l'Exode et les traditions des Patriarches où sont distinguées trois époques d'une révélation continue : les origines de l'humanité où Dieu est appelé ELOHIM, la période des patriarches où il se manifeste comme EL SHADDAY, l'époque de Moïse où il se fait connaître sous le nom de YHWH. On insiste alors sur le culte sacrificiel (Levitique) et l'on tient compte d'un peuple en dispersion en plaçant l'obligation du Shabbat (Genèse II:1-4), les règles alimentaires de base (Genèse IX:4), la circoncision (Genèse XVII), la Pâque (Exode XII) comme autant de règle d'identité faciles à observer où qu'on se trouve. L'Exil est le lieu nodal dont tiennent compte deutéronomistes et auteurs sacerdotaux. À l'époque perse, le Deutéronome est séparé de l'histoire deutéronomiste et fourni la finale. La Torah est devenue une patrie portative.

Voir aussi


- Liste complète des livres de l'Ancien Testament dans l'article Liste des livres de la Bible.

Lien externe


- [http://www.systerofnight.net/religion/html/ancien_testament_judaisme.html Ancien Testament et judaïsme] Étude du contexte historique et de l'évolution de la spiritualité hébraïque de l'Ancien Testament.
-


Cimetière royal d'Ur

Le cimetière royal d’Ur, daté du , contient plus de 1800 tombes, dont 16 tombes royales, construites en pierre ou en brique et voûtées en encorbellement, recelant de grandes quantités d’objets : vases et coupes d’or et d’argent, poignards d’or à pommeau d’argent ou lapis-lazuli, lyres décorées de têtes de taureau, statuette du « bélier pris dans le buisson » en bois plaqué d’or et de lapis-lazuli, l’étendard d’Ur en nacre sur fond de lapis-lazuli, diadème de feuilles d’or, boucles d’oreilles en or massif, collier d’or, de lapis, et de cornaline de la reine Pû-abi, perruque du roi Meskalamdug, façonnée dans une seule feuille d’or ciselée. À Ur, le personnel du roi l’accompagne dans l’au-delà : 59 hommes, 19 femmes et deux chariots à 6 bœufs dans la tombe appelée « chambre du roi », 2 personnes dans le caveau de la reine Pû-abi et 10 femmes, 5 soldats et un char attelé de 2 bœufs dans le corridor d’accès, 68 femmes et 6 hommes dans le « grand puits de la mort ». Il ne s’agit pas d’exécutions, mais plutôt de suicides collectifs, les individus tenant généralement une petite coupe qui a sans doute contenu le poison qu’ils s’étaient administré eux-mêmes. C’est sur le corps des êtres humains que les animaux ont été ensuite sacrifiés. Ce rite d’accompagnement est pour le moment unique en Mésopotamie. Les rois Meskalamdug et Akalamdug, un de ses successeurs, sont inconnus des listes royales. Catégorie:Cimetière irakien catégorie:Sumer

Empire d'Akkad


L'empire d'Akkad (ou empire akkadien) est un grand État fondé par Sargon d'Akkad (2334–2279 av. J.-C.) qui domina la Mésopotamie de la fin du XXIV au début du XXII siècle.

Les débuts

L'empire d'Akkad est avant tout l'œuvre d'un homme, passé à la postérité dans l'histoire de la Mésopotamie : Sargon d'Akkad. Ce personnage est resté très présent dans la tradition mésopotamienne postérieure, et de nombreuses choses ont été écrites à son propos, à tel point qu'il est bien souvent difficile de distinguer la réalité historique de la légende. Un fait reste certain : Sargon n'est pas de sang royal. Son nom de règne (le seul qui lui soit connu), Sharrum-kîn, signifie « roi légitime », comme s'il avait cherché à faire oublier qu'il n'est pas roi de naissance. La légende racontant sa naissance et son enfance ne le cache pas : Sargon serait le fils d'une prêtresse, qui l'aurait abandonné, avant qu'il ne soit récupéré puis élevé par un jardinier. C'est grâce à l'aide de la déesse Ishtar que Sargon, ministre d'Ur-Zababa de Kish, serait devenu roi. Ainsi donc un simple roturier devient souverain d'une des plus grandes cités de Mésopotamie. Mais à cette période, le roi le plus puissant est Lugal-zagezi d'Umma, qui règne depuis la cité d'Uruk. Sargon réussit à le vaincre, et soumet toute la Basse-Mésopotamie. Mais il instaure un changement : alors que les anciens souverains victorieux se contentaient d'une suzeraineté sur les autres rois de la région, il décide d'annexer chacune des vieilles cités-États de Sumer et d'Akkad dans un vaste royaume qui a pour centre une ville qu'il élève au rang de capitale, Akkad. C'est une véritable révolution dans l'histoire de la Mésopotamie.

Les grandes conquêtes

Akkad]] Après avoir soumis le Sud de la Mésopotamie, Sargon va diriger des expéditions en direction du nord-ouest. Il soumet la Haute-Mésopotamie, en battant notamment le pays du Subartu et en prenant la ville de Tuttub. Une légende postérieure raconte qu'il serait même allé jusqu'au pays de Purushanda, en Anatolie. D'autres campagnes sont lancées contre les rois élamites d'Awan. Quand Sargon meurt en 2279, son fils Rimush lui succède. Il semble que la fin de règne du grand roi ait été l'occasion d'une grande rebellion du pays de Sumer, qui fut difficilement matée. Il est en tout cas clair que Rimush fait face à ce problème dès son intronisation. Il tient bon, soumet les rebelles, et assure ainsi la postérité de l'œuvre de son père. Pour la première fois là aussi, les conquêtes d'un grand roi ne sont pas perdues à sa mort. Rimush meurt assassiné en 2270, et son frère Manishtusu lui succède. Il mène des campagne en direction du Plateau iranien, et aussi du Golfe Persique, jusqu'au pays de Magan (Oman) Son fils Naram-Sin monte sur le trône en 2254. C'est lui aussi une grande figure de l'histoire mésopotamienne, mais qui a laissé une image plus négative que son grand-père. C'est un grand conquérant : en Syrie, il soumet les royaumes de Mari, Ebla et Alep. Puis il remporte d'autres victoires contre le Subartu, Awan et Magan. Une révolte se produit cependant à nouveau à Sumer : la répression est terrible. Naram-Sin n'aurait selon la tradition rendu convenablement le culte à Enlil, le plus grand dieu de la Basse-Mésopotamie. Les générations postérieures ont condamné cet évènement, qui aurait jeté une malédiction sur le roi d'Akkad et ses successeurs, parce qu'il a suscité l'ire des dieux et a perdu leur soutient. Dans les faits, les dernières années du règne de Naram-Sin marquent effectivement le début de la fin de l'empire d'Akkad.

Organisation

Administration du territoire

L'organisation interne de l'empire d'Akkad reste mal connue, faute de sources. Il apparaît cependant que, après Sargon, les rois de ce pays ont voulu intégrer les régions soumises dans une véritable construction étatique. Les anciens dynastes des cités-États mésopotamiennes sont progressivement remplacés par des gouverneurs aquis à la cause de la dynastie d'Akkad. Les régions soumises perdent donc leur indépendance. Il semble que cela fut mal accepté à Sumer, où la tradition des cités-États était très vivace, ce qui explique les nombreuses révoltes qui eurent lieu dans cette région. Sargon, à qui revient le mérite de la constitution de cet État d'un nouveau type, est parfois présenté comme un visionnaire, qui aurait initié une nouvelle dynamique dans l'histoire mésopotamienne en éliminant le système des cités-États. Il n'en demeure pas moins que cette construction politique restait victime de son statut de précurseur, et que l'expérience pour administrer un si grand ensemble n'était pas encore présente. L'empire d'Akkad semble sous-administré, ce qui explique en partie pourquoi il s'est si vite affondré après la fin des grandes conquêtes.

Le premier empire

Pour la première fois dans l'histoire du Proche-Orient, donc, apparaît une grande construction étatique englobant un ensemble d'anciens micro-États en son sein. Ceci entraîne un grand changement dans la conception de la fonction du souverain. Auparavant lié au cadre de la cité-État, celui-ci avait un rôle limité. Avec la constitution d'un vaste empire sous la dynastie d'Akkad, le souverain prend une nouvelle dimension. Cela est surtout latent sous Naram-Sin, qui développe une véritable idéologie impériale. Il se dit « Roi des Quatre Régions » (c'est-à-dire de tout le monde connu), ce qui traduit une ambition de domination universelle, jusqu'alors absente de l'idéologie royale mésopotamienne. De plus, nouveauté là aussi, il fait précéder son nom du déterminatif de la divinité, et dans les représentations il porte la tiare à cornes, attribut des dieux : le roi est donc d'une essence divine.

La chute d'Akkad

Le règne de Naram-Sin voit l'arrivée d'une nouvelle menace : les Goutéens. Ce peuple, considéré comme barbare par les Mésopotamiens et originaire des régions occidentales du Zagros, lance plusieurs raids meurtriers en Mésopotamie. Sous le règne de Shar-kali-sharri, fils de Naram-Sin, ils se font de plus en plus menaçants, tandis que la révolte gronde à nouveau dans l'empire. Plusieurs défaites font perdre au roi une grande partie du territoire conquis par ses aïeux, et il en revient à des ambitions plus modestes, se proclamant simplement « roi d'Akkad ». Si la chute d'Akkad est attribuée par la tradition aux Goutéens, rien ne l'atteste clairement. Il semble que l'affaiblissement progressif de l'empire ait laissé la place à de nouvelles ambitions, dont celles des rois goutéens, mais aussi de personnes originaires des différentes régions de l'empire, qui prennent alors leur indépendance, comme il est attesté à Suse, Uruk ou Lagash. L'expérience qu'a constitué l'empire d'Akkad a profondément marqué l'histoire de la Mésopotamie. L'ancien système des cités-États laissa place à une nouvelle forme étatique vouée à la domination universelle. L'empire de la troisième dynastie d'Ur, qui se forme quelques décennies après la chute d'Akkad, se situe dans la continuité de ce premier empire.

Rois d'Akkad


- 2334/2279 : Sargon
- 2279/2270 : Rimush
- 2270/2255 : Manishtusu
- 2255/2218 : Naram-Sin
- 2218/2193 : Shar-kali-sharri
- 2193/2169 : interrègne
- 2169/2154 : Shu-Turul Catégorie:Empire akkadien Catégorie:Mésopotamie

Shoulgi

Shoulgi (« noble jouvenceau »), roi de la III dynatie d’Ur, fils d’Ur-Nammou, règne de 2094 à 2047 av. J.-C. sur le pays de Sumer. Il se rapproche de la conception agadéenne de l’empire en adoptant le titre de « roi des quatre nations » et en accolant le signe divin à son nom. Il entreprend la réorganisation politique, militaire et administrative du royaume. La deuxième partie de son règne (après -2070) est occupée à une politique territoriale plus active, notamment vers l’Élam, le Zagros et le Kurdistan. Il meurt en -2047, soit assassiné, soit victime d’une épidémie. Amar-Sin lui succède. Catégorie:Sumer

Élam

Elam Catégorie: Histoire de l'Iran ! !]] La civilisation élamite s'est développée durant la Haute-Antiquité dans le sud-ouest de l'Iran, en marge de la civilisation mésopotamienne. Elle est bien connue par le site de Suse, qui faisait le lien entre l'Élam et la Mésopotamie. L'Élam à proprement parler est situé vers la région actuelle du Fars, autour de l'ancienne capitale, Anshan.

Histoire

La période proto-élamite

La première période est dite proto-élamite (3100-2600). Cette période est surtout attestée par l'archéologie, aux niveaux 16 à 10 de Suse (Période Suse III), Banesh moyen à Tell-e Malyan (Anshan), IV à Tepe Sialk et IV C à Tepe Yahya. Ces sites présentent un contexte archéologique très proche, qui montre qu'ils formaient à cette période un ensemble culturel homogène. La culture proto-élamite semble originaire du pays montagneux d'Anshan, le coeur de l'Élam historique, et on peut envisager avec une forte probabilité que c'est à cette période que le peuple élamite commence son expansion. La région de Suse, auparavant liée à la Basse-Mésopotamie, tombe alors sans doute sous la coupe des montagnards du Haut-Pays élamite, comme le montre le changement culturel qui s'y produit vers 3100, qui l'éloigne de l'influence mésopotamienne pour la faire rentrer dans le contexte proto-élamite. La période proto-élamite voit un développement artistique particulier, autour de la statuaire notamment. Mais le phénomène le plus notable de cette période est l'expansion des réseaux marchands des proto-élamites en direction du Plateau iranien, que l'on peut suivre grâce à la découverte dans plusieurs sites iraniens de tablettes portant une écriture dite proto-élamite : à Suse, Anshan, Tepe Yahya, Tepe-Sialk, Shahdad ou Shahr-i Sokhte. Cette écriture, sans doute apparue sous l'influence de celle qui se développe alors à Sumer, est la plus ancienne forme d'écriture attestée après l'écriture sumérienne et les hiéroglyphes d'Égypte. Sa disparition sans postérité avec la culture proto-élamite nous prive de toute possibilité de traduction, et de compréhension des textes proto-élamites (qui sont selon toute vraisemblance de nature commerciale et comptable). Les conditions de l'effondrement de la civilisation proto-élamite, entre 2800 et 2600, restent encore mystérieuses. Quand on obtient les premières attestations historiques sur l'Élam dans les sources mésopotamiennes vers 2600, ce pays est dominé par la dynastie d'Awan.

La période paléo-élamite

À la période paléo-élamite (v. 25001600 av. J.-C.), l'Élam devient une puissance politique notable, qui entre en lutte avec les empires mésopotamiens. La première dynastie élamite attestée historiquement est celle originaire d'Awan, une ville encore non identifiée se trouvant sans doute dans l'actuel Luristan. Ses souverains dominent le reste des principautés élamites. Ils sont plusieurs fois rentrés en conflits avec les souverains de Sumer et d'Akkad, et la Liste royale sumérienne rapporte même qu'ils auraient dominé à un moment la Basse-Mésopotamie. Les souverains d'Awan sont néanmoins vaincus par les souverains de l'Empire d'Akkad, à commencer par Sargon, malgré l'aide récurrente de leur alliés de Marhashi. Ils conservent cependant leur indépendance, et restent une menace pour les Akkadiens jusqu'à l'époque de Naram-Sîn, qui signe un traité de paix avec le roi d'Awan, sans doute Khita, vers 2250. Quand l'Empire d'Akkad s'effondre à la mort de ce roi, le nouveau roi d'Awan, Puzur-Inshushinak, réussit à constituer un royaume puissant depuis Suse, qu'il a reprise. Son œuvre reste néanmoins éphémère, et son règne s'achève sans doute dans le chaos, face aux barbares Gutis, qui emportent la dynastie d'Awan. Après quelques décennies qui nous sont inconnues, une nouvelle dynastie domine l'Elam, celle de Simashki, une ville située soit dans le Luristan, soit dans le Kerman. La partie occidentale de l'Elam, Suse comprise, est depuis la fin du XXIIè siècle sous la coupe des rois d'Ur, qui ont réussi tant bien que mal à soumettre les rois d'Anshan, de Marhashi, et de Zabshali. Mais lorsque cette dynastie s'affaiblit à la fin du XXIè siècle, le roi Kindattu de Simashki prennent la direction de l'Elam, et il réussit à s'emparer d'Ur en 2004, capturant son roi Ibbi-Sîn. Mais il ne parvient pas à maintenir sa domination sur la Basse-Mésopotamie. L'apogée de Simashki dure quelques années, avant que les souverains amorrites d'Isin, puis de Larsa, nouveaux maîtres de Sumer et d'Akkad, ne lui infligent plusieurs défaites sévères. Alors que les rois de Simashki s'affaiblissent inexorablement, une nouvelle dynastie émerge depuis Anshan, celle dite des Epartides, du nom de son fondateur Ebarat, ou des sukkalmah, d'après le titre que se donnaient ses souverains. L'Elam acquiert sous leur direction une grande puissance. Shiruktuh réussit à se faire considérer comme un roi supérieur à ses contemporains les rois de Babylone, d'Eshnunna, de Mari ou de Larsa.Son successeur Siwepalarhuhpak tente de rendre réelle cette domination théorique en s'attaquant à Eshnunna. Il l'emporte grâce à l'appui de Zimri-Lim de Mari et Hammourabi de Babylone, mais il continue ensuite ses attaques en direction de ses deux alliés, qui réussissent à le repousser tant bien que mal en se faisant aider par les autres rois amorrites. L'Élam n'est pas affaibli pour autant, et quelques années plus tard le roi Kutir-Nahhunte I pille la ville d'Ur, en plein territoire babylonien. Mais la dynastie s'effondre par la suite, dans le courant du XVIIè siècle.

La période médio-élamite

La période médio-élamite (1500-1100) débute par une « dynastie » mal connue, celle dite des Kidinuides, dont les rois ne sont sans doute pas les membres d'une même famille royale. Le souverain le mieux connu de cette période est Tepti-ahar, qui se construit un complexe funéraire à Kabnak (Haft-Tepe), en Susiane. Vers 1400, une nouvelle dynastie est fondée par Ige-halki (d'où son nom de dynastie Igehalkide), sans doute intrônisé par le roi kassite de Babylone, Kurigalzu Ier, qui soumet Kabnak et tout l'Élam occidental au cours de plusieurs campagnes. A sa suite, et pour la première fois, les Élamites entretiennent des relations cordiales avec les rois de Babylone, dont ils épousent des filles. Les principaux rois de cette période sont Humban-numena (c. 1355-1345), grand conquérant, et son successeur Untash-Napirisha (c. 1345–1305), qui fonde la ville de Dur-Untash (Choga-Zambil). Après le règne de celui-ci, les Élamites se heurtent aux attaques du roi assyrien Tukulti-Ninurta I, qui réussit à vaincre les Kassites. Kidin-Hutran III (c. 12451215) lance plusieurs raids victorieux en Babylonie, affaiblissant les positions assyriennes dans ce pays, mais aussi celles des Kassites. La dynastie des Igehalkides est peu après remplacée par celle des Shutrukides. Une étude récente a cependant mis en avant le fait que ces deux dynasties ne pourraient en fait n'en constituer qu'une seule. À cette période, l'Assyrie et Babylone sont en recul, ce dont profitent les rois élamites. Shutruk-Nahhunte (c. 11901155) et son fils Kutir-Nahhunte III (c.11551150) s'emparent après plusieurs années de campagne de Babylone, éliminant la dynastie kassite. Shilhak-Inshushinak (c. 11501125), autre fils de Shutruk-Nahhunte, poursuit sur la lancée de ses prédécesseurs, en soumettant une grande partie du Zagros oriental, poussant jusqu'en territoire assyrien. Le royaume élamite est alors à son apogée, mais cela ne dure pas : une révolte en Babylonie chasse les occupants. Le roi suivant, Hutelutush-Inshushinak (c. 11251105) est vaincu par le roi de Babylone Nabuchodonosor I, est il se réfugie à Anshan. La dynastie shutrukide disparaît vers le début du , période de grands bouleversements dans tout le Moyen-Orient.

La période néo-élamite

La période néo-élamite (~1000-539) est divisée en trois grandes parties, seule la deuxième, marquée par la lutte avec l'Empire assyrien, est bien connue. Pour la première partie (Néo-élamite I), qui va de 1000 à 753, on ne connaît aucun roi élamite. On sait que c'est à cette époque que les peuples iraniens, en premier lieu les Mèdes et les Perses, s'installent en Iran occidental. Ces derniers prennent possession de la région d'Anshan aux VIIIè-VIIè siècles, fondant une dynastie dans cette ville, d'où les Elamites sont chassés. Quand ils réapparaît dans l'histoire vers le milieu du VIIIè siècle, le royaume d'Élam est centré sur la Susiane, ses rois régnant depuis Suse. La période Néo-élamite II (753-646), voit un siècle de luttes contre l'Assyrie. Sous Teglat-Phalasar III, les Assyriens parviennent à dominer la Babylonie, et se trouvent donc aux portes de l'Élam. Les rois de ce royaume vont alors s'allier aux Babyloniens qui tentent de secouer le joug des occupants. En dépit de quelques succès éphémère, les Assyriens réussissent à l'emporter sur les Élamites, et maintiennent leur domination sur la Babylonie. Après une grande révolte menée par le roi babylonien Shamash-shum-ukin sous le règne de son frère Assurbanipal, soutenue par l'Élam, le roi assyrien décide d'en finir avec ce royaume en 646. Le roi élamite Humban-haltash III est vaincu dans son propre pays, et Suse est prise et pillée. La puissance élamite est abattue, mais l'Assyrie s'est épuisée à réprimer les révoltes en Babylonie, et c'est finalement de là que vient sa fin quelques années plus tard, quand le roi chaldéen de Babylone, Nabopolassar, s'allie au roi mède Cyaxare pour en finir avec le royaume assyrien. La période Néo-élamite III (646-539) est seulement connue dans les grandes lignes. L'Elam est divisé en plusieurs petits royaumes de faible importance (Suse, Malamir, Zamir, Samati, etc.). Ceux-ci se révèlent incapables de faire face à la progression des rois perses achéménides, qui assimilent l'héritage élamite pour fonder un puissant royaume. Cyrus II, constitue un Empire en prenant successivement possession des royaumes mède, lydien et babylonien. C'est sans doute quand ce dernier tombe en 539 que l'on doit considérer que les dernières principautés élamites sont elle aussi intégrées dans l'Empire achéménide.

Organisation politique

Pour le peu que l'on sache, le royaume élamite apparaît comme une sorte de confédération réunissant un ensemble de principautés sous la coupe d'un roi. Anshan et de Suse sont les villes-pivot du royaume élamite, comme le montre le titre royal de « Roi d'Anshan et de Suse » que portent ses rois à partir de l'époque paléo-élamite. Les autres entités politiques élamites sont, selon les époques : Awan, Simashki, Sherihum (l'actuel Bushehr), Bashime, Huhnur (Malamir), Kabnak (Haft-Tepe), Hidalu, Madaktu pour les plus importantes. L'Élam est donc un territoire hétérogène, ce qui est compréhensible du fait de sa situation topographique dans un espace montagneux. Cela explique sans doute pourquoi son histoire est faites de nombreuses périodes sur lesquelles on ne sait rien de lui, et aussi pourquoi il n'a jamais été homogène culturellement (comme l'atteste la religion). Le roi (élamite sunki-) est le personnage principal du royaume. Il est le représentant des dieux sur Terre, et c'est en leur nom qu'il dirige l'Élam. Les dieux pourvoyeurs de la royauté varient selon l'époque : ce peut-être Humban, Pinikir ou Napirisha, et Inshushinak à Suse. La règle successorale élamite est sujet à débats. Dans les textes, les rois élamites se disent souvent « fils de la sœur » (ruhu-shak) de leur prédécesseur. Ceci à été interprété à la suite de G.Cameron comme le fait que les rois se succèdent d'oncle en neveu par la soeur. Mais récemment F.Vallat a mis en avant qu'il pourrait s'agir de la pratique de l'inceste dans la famille royale, les fils nés de l'union du roi avec sa soeur ayant la priorité sur les autres dans la succession. Quoiqu'il en soit, on sait que le successeur du roi était désigné du vivant de son prédécesseur et qu'il participait aux affaires du royaume. Cela se retrouve dans la titulature de la dynastie des sukkalmah, inspirée par celle des gouverneurs du royaume d'Ur III : le roi porte le titre de « sukkal.mah d'Élam » (« Grand Régent » en sumérien), alors que son successeur désigné était le « sukkal de Suse « (« Régent »). Il exerçait donc le pouvoir en Susiane au nom de son supérieur. À l'époque néo-élamite, les règles de succession deviennent plus classiques : on se succède de père en fils aîné.

Religion

Les dieux

La religion élamite n'était pas structurée, et il existait un ensemble de divinités provenant des différentes régions de ce pays. Les principales divinités de la royauté étaient Napirisha, le dieu d'Anshan, la capitale traditionnelle de l'Élam, et Inshushinak, le dieu de la ville de Suse. Le caractère de l'Élam, partagé entre ces deux cités était marqué par le titre que se donnaient ses rois, qui se disaient « rois d'Anshan et de Suse ». Les autres divinités varient selon la période et le lieu. Sous la dynastie d'Awan, Humban est le grand dieu de l'Elam. Plus tard, il est assimilé à Napirisha. Une divinité importante a toutes les périodes est Nahhunte, dieu du soleil, divinité de la justice, protecteurs des contrats et des serments. Les déesses occupent une place importance : parmi elles on compte Pinikir, déesse de la ville de Liyan (actuellement au Bushehr), Kiririsha, parèdre de Napirisha, et Narundi. Les Élamites vénéraient aussi des dieux d'origine mésopotamienne, comme Ishtar, Adad, Ninhursag ou Nushku.

Les lieux de culte

Les Élamites vénéraient leurs dieux dans des temples, comme la plupart des peuples de l'Orient Ancien. Peu de temples élamites ont été dégagés, en dehors de Suse, où ils sont bâtis sur le même plan que ceux de Mésopotamie. Une particularité des temples élamites est la présence de bosquets sacrés (husa), peut-être liés au culte des morts. Les dieux élamites étaient aussi adorés dans des lieux de culte en plein air, comme ceux retrouvés dans le Fars à Izeh, Kurangun ou Naqsh-e Rustem. Des grands bas-reliefs représentants des dieux et des scènes de culte y avaient été sculptés. Certains de ces lieux ont été utilisés sur une très longue période, comme Naqsh-e Rustem qui est encore un lieu de culte sous les Sassanides.

Langue et écriture

La langue élamite n'a pu être rapprochée avec certitude d'aucune langue connue. Elle était notée avec l'écriture cunéiforme empruntée aux Mésopotamiens.

Rois élamites

PÉRIODE PALÉO-ÉLAMITE (2400-1500) Dynastie d'Awan (2400-2100)
- Peli (vers -2400)
- Târî
- Ukku-tahish
- Hishur
- Shushun-tarana
- Napil-hush
- Kukku-sime-temti
- Luhî-Ishshan
- Hishep-Ratep
- Hielu
- Hîta (vers 2250)
- Puzur-Inshushinak Dynastie de Simashki (2050-1885)
- Gir-Namme (vers -2030)
- Tazitta I
- Ebarat I
- Tazitta II
- Lurrak-luhha
- Kindattu (vers 2000)
- Indattu-Inshushinnak I
- Tan-Ruhuhatir
- Ebarat II
- Indattu-Inshushinnak II
- Indattu-napir
- Indattu-temti Dynastie des sukkalmah (ou dynastie d'Eparti) (1930-1500)
- Eparti
- Shilhaha
- Pala-Ishan
- Kuk-Kirmash
- Shiruktuh I (vers 1800)
- Siwepalarhuhpak
- Kuduzulush I
- Kutir-Nahhunte I
- Temti-Agun I
- Kutir-shilhaha I
- Kuk-Nashur II
- Kuduzulush II
- Tan-Uli
- Atta-Mera-halki
- Temti-halki
- Kuk-Nashur III PÉRIODE MÉDIO-ÉLAMITE (1455-1105) Dynastie des Kidinuides (1455-1405)
- Kidinû
- Inshushinak-zunkir-nappipir
- Tan-Ruhuhatir II
- Shalla
- Tepti-ahar Dynastie des Igehalkides (1405-1215)
- Ige-halki (1405-1385)
- Pahir-Ishshan (1385-1375)
- Attar-Kittakh (1375-1365)
- Unpahash-Napirisha (1365-1360)
- Kidin-Hutran I (1360-1355)
- Humban-numena (1355-1345)
- Untash-Napirisha (1345-1305)
- Kidin-Hutran II (1305-1275)
- Napirisha-untash (1275-1245)
- Kidin-Hutran III (1245-1215) Dynastie des Shutrukides (1215-1205)
- Hallutush-Inshushinak
- Shutruk-Nahhunte (1190-1155)
- Kutir-Nahhunte III (1155-1150)
- Shilhak-Inshushinak (1150-1125)
- Hutelutush-Inshushinak (1125-1105)
- Shilhina-hamru-Lakamar PÉRIODE NÉO-ÉLAMITE (1000-539) Néo-élamite I : Aucun souverain connu de 1000 à 743 Néo-élamite II (743-646)
- Humban-tahra I
- Humban-imena II (?-743)
- Humban-nikash I (743-711)
- Shutruk-Nahhunte II (716-699)
- Hallushu-inshushinak (699-693)
- Kutir-Nahhunte III (693-692)
- Humban-imena III (692-689)
- Humban-haltash I (689-681)
- Humban-Haltash II (680-675) / Shilhak-Inshushinak II (680-653)
- Urtaki (674-663)
- Tept-Humban-Inshushinak (663-653)
- Atta-Humban-Inshushinak (653-648) / Humban-Nikash II (653-651)
- Tammaritu I (651-648)
- Indabibi (649-648)
- Tammaritu II (648-647)
- Humban-Haltash III (647-642?) Néo-élamite III (646-539) Néo-élamite IIIA
- Shutur-Nahhunte
- Hallutash-Inshushinak
- Atta-hamiti-Inshushinak Néo-élamite IIIB
- Ummanunu à Suse
- Shutur-Nahhunte à Malamir
- Humban-shuturuk à Gisat
- Pahuri à Zamin
- Shilhak-Inshushinak, Tepti-Humban-Inshushinak, rois de Samati, de Zari, de Parsa, et d'Anzan
- Cyrus II roi de Perse, roi d'Anzan

Voir aussi

Bibliographie


- B.Brentjes, “The History of Elam and Achaemenid Persia: An Overview”, in J. M. Sasson, Civilizations of the Ancient Near East, Scribner, 1995, p. 1001-1019 ;
- D. T. Potts, The Archaeology of Elam: Formation and Transformation of an Ancient Iranian State, Cambridge University Press, 2004 ;
- F. Vallat et al., « Elam », in E. Yarshater (édit.), Encyclopedia Iranica, Mazda Publishers, 1998, p.301-344.
- E.Quintana Cifuentes, Historia de Elam, el vecino mesopotámico, Universidad de Murcia : Servicio de Publicaciones, 1997

Lien externe


- [http://www.geocities.com/esagil1/elam.htm Histoire de l'Élam]

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Événements prévus

Proclamation à Guatemala City (Guatemala) de la ville qui organisera les jeux olympiques d'hiver de 2014.

En Europe


- Révision du Statut de Rome
- Élargissement prévu de l'Union européenne à la Bulgarie et à la Roumanie
- Du 16 juin au 23 septembre, 12 édition de la Documenta de Kassel, exposition majeure d'art contemporain qui se tient tous les cinq ans.

En France


- Achèvement prévu de la ligne B du métro de Toulouse
- Fin de l'actuel mandat de président de la République de Jacques Chirac
- Fin de l'actuelle législature et renouvellement de l'Assemblée nationale
- Coupe du monde de rugby
- Inauguration de la ligne à grande vitesse Est-européenne en juin qui reliera Paris à Strasbourg en 2h20

En Amérique


- Achèvement prévu du prolongement de la ligne orange du métro de Montréal vers Laval (Québec).

Cinema


- Star Wars et ILM fêtent leur 30 ans. Ressorties probable des 6 films en versions finales. Catégorie:2007 ja:2007年 ko:2007년 simple:2007 th:พ.ศ. 2550

Euphrate

L'Euphrate (nom traditionnel Grec du fleuve, Ufrat en Persan, Prâth/Frot en Araméen, Al-Furat الفرات en Arabe, Fırat en Turc et Pu-rat-tu en Assyrien) est un fleuve d'Asie de 2 780 km de long. Il forme avec le Tigre dans sa partie basse la Mésopotamie (du grec μεσο [mesos] « milieu » et ποταμός [potamos] « fleuve »), l'un des berceaux de la civilisation L'Euphrate est un sujet de friction entre l'Irak, la Syrie et la Turquie, cette dernière voulant réduire son débit par la construction de nouveaux barrages.

Données hydrographiques

Parcours

Il prend sa source dans une montagne de la chaîne du Taurus (Toros Daglari) turque, puis passe par la Syrie pour arriver en Irak. Il traverse l'Irak du nord-ouest vers le sud-est, passant par Fallujah au centre du pays, et puis environ 10 km à l'ouest des ruines de Babylone. Il rejoint le Tigre dans le sud-est du pays environ 100 km au nord-ouest de Bassorah pour former le Chatt-el-Arab et se jeter dans le golfe Persique.

Bassin versant

|+ Bassin versant de l'Euphrate
Source: « Le partage des eaux entre la Syrie, l'Irak et la Turquie » ! Pays !! longueur !! Surface !! Proportion !! Contribution au débit |- align="center" | Turquie || 455 km || 124.320 km² || 28 % || 88 ou 98,6 % (
- )
|- align="center" bgcolor="#EFEFEF" | Syrie || 675 km || 75.480 km² || 17 % || 12 ou 1,4 % (
- )
|- align="center" | Irak || 1.200 km || 177.600 km² || 40 % || 0 % |- align="center" bgcolor="#EFEFEF" | Arabie Saoudite || affluents || 66.600 km² || 15 % || 0 % |

Ziggourat

Catégorie:ArchitectureCatégorie:Mésopotamie Catégorie:Babylonie Catégorie:Babylonie Une ziggourat, ou ziqqourat (du verbe zaqâru, « bâtir en hauteur ») est un type de tour utilisé par les Babyloniens. Cette tour n’était pas isolée et faisait partie d’un complexe de moindre hauteur.

Situation

Ces grands temples urbains de Babylonie furent érigés dans la plupart des grandes villes, depuis Sippar au nord, siège du sanctuaire du dieu du soleil, Shamash, jusqu’à Ur au sud, où résidait le dieu de la lune, Sîn, sans oublier Uruk et son temple dédié à la déesse Ishtar. Le plus ambitieux fut sans doute celui de Babylone dédié au dieu Mardouk.

Des étoiles et des hommes

Lors de la construction, on prenait grand soin de l’orientation de celle-ci par rapport aux étoiles et aux constellations. L’observation de la voûte céleste permettait de connaître la décision des dieux, les étoiles symbolisant les divinités. Ces grandes tours avaient frappé les voyageurs de l’Antiquité, comme Hérodote (). On y avait vu un observatoire astronomique, les Chaldéens étant réputés pour l’étude des astres. Ainsi, Ctésias (Ve siècle av. J.-C.), médecin grec auprès d’Artaxerxès II Mnémon à Suse, rapportait que « les Chaldéens montaient en haut des tours pour leurs observations astronomiques, tant cette hauteur facilitait le spectacle précis du lever et du coucher des astres ». L’historien grec Diodore de Sicile (), le suivait dans cette explication. Cette idée a été reprise par les archéologues du , tel Victor Place (1818–1875), qui avait cru pouvoir identifier dans une de ces tours un « temple-observatoire ». Il avait découvert à Khorsabad (Dur-Sharrukin) une ziggourat dont les quatre étages inférieurs auraient été, selon lui, peints des couleurs suivantes : blanc, noir, rose et bleu. Reconstituant une tour de sept étages, il supposait que les trois derniers étaient également colorés. Il faut toutefois signaler que les fouilles ultérieures de lOriental Institute de Chicago n'ont pu confirmer aucune des remarques de Victor Place.

Symbolisme

Mais la construction de telles tours n’avait certainement pas pour but immédiat l’observation des étoiles. Elle avait une autre signification aux yeux des Mésopotamiens. La ziggourat semblait la synthèse visible de la création, l'axe du monde reliant l’Apsû (masse d’eau sur laquelle reposait la terre), la terre (Ki) et le ciel (An). Elle était, d’après l’
Enuma Elish (poème babylonien de la création), l’habitation des dieux. L'archéologue Victor Place a contribué à répandre l'idée selon laquelle chacun des sept étages des ziggourats aurait symbolisé par sa couleur les sept grandes planètes que connaissaient les Assyro-Babyloniens : le Soleil, la Lune, Saturne, Jupiter, Mars, Vénus et Mercure. Cette interprétation, fondée notamment sur sa reconstition très criticable de lObservatoire de Dur-Sharrukin, repose sur une série d'hypothèses fragiles et récemment réfutées.

Rituel

On dispose du texte d’un rituel d’Uruk qui décrit une curieuse cérémonie nocturne. Le point de départ était la terrasse supérieure de la ziggourat, et on y faisait des sacrifices aux dieux du temple ainsi qu’aux sept planètes. On promenait ensuite une torche dans les différents sanctuaires, où des feux étaient allumés.

Fouilles

Dur-Sharrukin Redécouvertes par l’archéologie au , une trentaine de ziggourats ont été dénombrées, comme celles d’Assur, Nippour ou Kish. Celle de Babylone a été explorée par Robert Koldewey en 1897. Ses dépendances formaient un quadrilatère d'environ 500 mètres de côté. La tablette de l'Esagil conservée au Louvre nous a aussi renseigné sur de nombreux éléments concernant le temple avec les mesures de son parvis et de la base de la ziggurat (Etemenanki). Tout cela devait rester secret comme l'indique une recommandation : « Que l'initié à l'initié la montre! Le profane ne doit pas la voir. »

Un fameux exemple

Etemenanki, la ziggourat de Babylone qui de toute évidence fut à l'origine du mythe de la Tour de Babel, s'inscrivait dans un complexe nommé Esagil. C'est l'illustration type de ce genre de construction.

Shoulgi

Shoulgi (« noble jouvenceau »), roi de la III dynatie d’Ur, fils d’Ur-Nammou, règne de 2094 à 2047 av. J.-C. sur le pays de Sumer. Il se rapproche de la conception agadéenne de l’empire en adoptant le titre de « roi des quatre nations » et en accolant le signe divin à son nom. Il entreprend la réorganisation politique, militaire et administrative du royaume. La deuxième partie de son règne (après -2070) est occupée à une politique territoriale plus active, notamment vers l’Élam, le Zagros et le Kurdistan. Il meurt en -2047, soit assassiné, soit victime d’une épidémie. Amar-Sin lui succède. Catégorie:Sumer

Nanna

Nanna est le nom de deux divinités:
- Nanna, dieu sumérien de la lune, voir Sîn
- Nanna, épouse de Balder

Nabonide

Nabonide, dernier roi de l’empire néo-babylonien. Gouverneur de Babylone âgé de soixante ans, il est porté au pouvoir en -556 par le parti des prêtres conjurés, vraisemblablement favorables au dieu Sîn après la mise à mort du roi légitime Labâshi-Marduk, fils de Nériglissar. Très religieux, il est le fils d’un gouverneur sans doute araméen et d’une prêtresse du sanctuaire de Sîn à Harran. Il voue un culte tout particulier à Sîn, le dieu-lune, culte qui lui sera reproché par ses ennemis après la chute de Babylone (dont les prêtres de Marduk, dieu jusque-la favorisé par les rois). Il fait restaurer le temple de ce dieu à Ur et ambitionne de rétablir celui d’Harran, détruit par les Mèdes. Au début de son règne, Nabonide semble poursuivre les anciennes traditions. Il se rend dans le sud pour régler des problèmes administratifs et mène plusieurs expéditions dans le Levant. A la suite d’un songe reçu en -556, qui lui annonçait l’avenir et en opposition avec le clergé de Marduk, Nabonide décide de reconstruire le temple de Sîn à Harran. Il sollicite l’aide de Cyrus II le Grand, roi d’Anshan, contre les Mèdes pour prendre la ville. Cyrus accepte. Son suzerain et grand-père Astyage, roi des Mèdes à vent du complot et le convoque à Ecbatane. Cyrus refuse, ce qui provoque une guerre qui se terminera par la victoire des Perses (-550). Des troubles aggravés sans doute par une mauvaise situation économique éclatent alors en Babylonie et dans les villes méridionales. Nabonide installe son fils Balthazar sur le trône de Babylone et s’en va alors dans l’oasis de Taima dans le Hedjaz, qu’il conquiert dès -552, ainsi que toute une série de villes. Il reste dix ans en Arabie, en empêchant par son absence la grande fête du Nouvel An à Babylone, sans que l’on en donne d’explication satisfaisante : conquête, dévotion au dieu-lune des Arabes à Taima, abandon de Babylone en proie à la famine et à la guerre civile… En -539, Nabonide quitte l’Arabie pour inaugurer le grand temple de Sîn à Harran, puis retourne à Babylone à la veille de l’action de Cyrus contre la capitale. Nabonide ne semble pas avoir compris le danger qui menace l’empire. Toute son action paraît en décalage complet avec la situation. Pour affermir son pouvoir spirituel, il fait transporter à Babylone toutes les images des dieux de la Mésopotamie du Sud. Les populations sont démoralisées. Cyrus II prend Babylone, sans combats, un jour de fête le 23 octobre -539. Il tue le gouverneur Balthazar, emprisonne Nabonide (ou le nomme gouverneur de Carmanie, en Iran), et se pose en libérateur, se faisant reconnaître comme roi par la volonté de Marduk sans annexer le pays. Catégorie:Empire achéménide Catégorie:Souverain de Babylone

539

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Événements


- Le contrôle des passeports et des visas est instauré à Byzance.
- Le roi franc Théodebert Ier frappe des pièces de monnaie à son nom.
- Milan, la ville la plus importante de l'Italie après Rome, est reprise par les Ostrogoths de Uraia et détruite. Les hommes sont massacrés et les femmes vendues comme esclaves aux Burgondes du Valais et de Savoie.
- À la suite de ses querelles avec Bélisaire, Narsès est rappelé à Constantinople
- Byzance s'empare de l'Istrie
- L’Austrasien Théodebert descend en Italie avec une grande armée (10 000 hommes), et Vitigès étant assiégé dans Ravenne, il s’empare de la plus grande partie de la Vénétie et de la Ligurie. Il doit se retirer devant la maladie qui décime ses troupes, mais laisse un duc en Vénétie qu’il fera plus tard reconnaître par Totila. Peut-être songeait-il à attaquer Constantinople.

Naissances en 539


- Chilpéric Ier, futur roi de Neustrie (décès 584)

Décès


-

Cimetière royal d'Ur

Le cimetière royal d’Ur, daté du , contient plus de 1800 tombes, dont 16 tombes royales, construites en pierre ou en brique et voûtées en encorbellement, recelant de grandes quantités d’objets : vases et coupes d’or et d’argent, poignards d’or à pommeau d’argent ou lapis-lazuli, lyres décorées de têtes de taureau, statuette du « bélier pris dans le buisson » en bois plaqué d’or et de lapis-lazuli, l’étendard d’Ur en nacre sur fond de lapis-lazuli, diadème de feuilles d’or, boucles d’oreilles en or massif, collier d’or, de lapis, et de cornaline de la reine Pû-abi, perruque du roi Meskalamdug, façonnée dans une seule feuille d’or ciselée. À Ur, le personnel du roi l’accompagne dans l’au-delà : 59 hommes, 19 femmes et deux chariots à 6 bœufs dans la tombe appelée « chambre du roi », 2 personnes dans le caveau de la reine Pû-abi et 10 femmes, 5 soldats et un char attelé de 2 bœufs dans le corridor d’accès, 68 femmes et 6 hommes dans le « grand puits de la mort ». Il ne s’agit pas d’exécutions, mais plutôt de suicides collectifs, les individus tenant généralement une petite coupe qui a sans doute contenu le poison qu’ils s’étaient administré eux-mêmes. C’est sur le corps des êtres humains que les animaux ont été ensuite sacrifiés. Ce rite d’accompagnement est pour le moment unique en Mésopotamie. Les rois Meskalamdug et Akalamdug, un de ses successeurs, sont inconnus des listes royales. Catégorie:Cimetière irakien catégorie:Sumer

Şanlıurfa

Şanlıurfa est une ville de Turquie, préfecture de la province éponyme.

Histoire

Les Arabes l'avaient identifiée à la cité Ur, en Chaldée, associée au patriarche hébreu Abraham. Nommée Urhai en araméen, son histoire connue date de la conquête de la Perse par Alexandre le Grand qui la rebaptisa Édesse (ou Édessa). La religion chrétienne s'y établit au , et de nombreux monastères y furent construits. Au , Édesse tomba aux mains des musulmans à qui elle appartint jusqu'en 1097, lorsque les croisés en firent la capitale d'une principauté latine qui subsista jusqu'en 1144. Mise à sac par les Ottomans en 1147, elle passa, durant les siècles qui suivirent, entre plusieurs mains avant d'être reprise de manière définitive par les Ottomans en 1637. Elle prit alors son nom d'Urfa. N’ayant pu supporter l’honneur fait à Antep, qui devint Gaziantep (Antep l’héroïque), elle a obtenu à être débaptisée à son tour pour célébrer sa libération de l'occupation française. L’adjectif Şanlı (glorieux) fut accolé à son nom en 1924.

Liens externes


- [http://www.sanliurfa.bel.tr Site officiel de la municipalité de Şanlıurfa]
- [http://www.sanliurfa.gov.tr Site officiel de la préfecture de Şanlıurfa] Sanliurfa

Catégorie:Site archéologique

catégorie:Archéologie

Catégorie:Sumer

Catégorie:Mésopotamie

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List of Nobel Prize laureates in Physics from 1901 to the present day. 177 awards have been given as of 2005.

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1910s

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1980s

1990s

2000s

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Fork
A fork is a tool consisting of a handle with several narrow tines (usually two to four) on one end. Forks are used mainly in cooking and eating, to move or hold objects (typically, pieces of food) in place. The fork is often referred to as the "king of utensils." (Similar names, such as "queen of utensils" for the spoon, have not been as widely adopted.) Originally, the fork was used as an eating utensil primarily in the West, whereas in East Asia
Nobel Prize in Physiology or Medicine
List of Nobel Prize laureates in Physiology or Medicine from 1901 to the present day.

External links


- [http://www.nobelprize.org/medicine/laureates/index.html Official Nobel Prize Site]
- [http://www.nobelprizes.com/nobel/medicine Nobel Prize Winners in Physiology or Medicine] Medicine Gwent is the area of south-easternmost Wales, in the Welsh Marches. It is traditionally bounded on the east by the River Wye, the border between England and Wales, and on the south by the Severn Estuary. The area has been occupied since the Paleolithic, with a famous Roman site at
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