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Valais
Le Valais (du latin vallis, en allemand Kanton Wallis) est un canton suisse.
Histoire
Article détaillé : Histoire du Valais
Géographie
Situation
- Le canton du Valais est situé au sud-ouest de la Suisse. Il correspond approximativement à la haute vallée du Rhône, dans les Alpes, entre sa source à Gletsch et le lac Léman. Le fleuve coule d'abord approximativement d'est en ouest jusqu'à Martigny. À ce niveau, son cours se détourne de façon brutale vers le nord. Il se jette dans le lac Léman après avoir passé un défilé étroit à Saint-Maurice.
Frontières
- Le Valais est bordé au nord par le canton de Berne, à l'ouest par le canton de Vaud et à l'est par les cantons d'Uri et du Tessin. Il partage une frontière commune avec l'Italie au sud et avec la France à l'ouest.
Montagnes
France
- 51 sommets de plus de 4000 mètres d'altitude sont situés sur les terres valaisannes, dont le Cervin et la Pointe Dufour, plus haut sommet de Suisse (4634 m).
- Sauf au débouché du Rhône, ce canton est isolé de ses voisins par de hautes chaînes de montagne franchissables par des cols de haute altitude (Simplon, Grand-Saint-Bernard, Grimsel, Furka, Nufenen) souvent fermés en hiver.
- Les communications ont été facilitées par le creusement de longs tunnels ferroviaires (Lötschberg, Simplon, Furka) et routier (Grand-Saint-Bernard). Elles seront encore plus facilitées vers le Nord, par la mise en service en 2007 du tunnel de base du Lötschberg dont le portail sud se situe dans la plaine à Rarogne.
Les vallées et glacier
Rarogne]]
- Si l'axe est-ouest est marqué par le cours du Rhône, de nombreux vals latéraux s'y jettent: les plus importants sont les vallée de Saas, val d'Anniviers, val d'Hérens, val Ferret, val d'Entremont, val de Bagnes et val d'Illiez.
- Le canton possède le plus étendu et le plus long glacier d'Europe : le glacier d'Aletsch.
Climat
Le Climat du Valais est qualifié de méditéranen. - Enserré de toutes parts par de hautes chaînes de montagne, la Valais possède un climat particulier marqué par un fort ensoleillement, en hiver comme en été. Ce qui lui permet d'être une région viticole et fruitière assez importante.
Communications
- Deux itinéraires transalpins traversent le Valais :
- le premier empruntant le tunnel ferroviaire du Lötschberg (transport d'automobiles) et le col du Simplon
- le second passant par le Grand Saint-Bernard.
- L'autoroute A9 Brigue - Lausanne, reliant la France à l'Italie, parcourt toute la vallée.
Chef lieu, districts
Le chef-lieu du Valais est la ville de Sion (27 145 habitants). Le canton compte 14 districts et demi-districts et 160 communes.
Langues
- Les langues officielles sont le français et l'allemand.
- La frontière linguistique est définie par la Raspille, rivière en amont de la ville de Sierre.
- L'arpitan est toujours parlé dans le canton dans certaines poches de « résistances » à la francisation comme Savièse, Évolène ou Nendaz. Il n'a pas de statut officiel et est en forte régression. La fête romande et interrégionale du patois a eu lieu en août 2005 à Martigny en présence de groupes provenant de toutes les régions de l'Arpitanie. Des initiatives ont été lancées pour tenter de sauver cette langue et ses dialectes.
Économie
Tourisme
Le tourisme joue un rôle important dans l'économie locale: le Valais possède plusieurs stations de sports d'hiver de grande renommée, en particulier Verbier, Crans-Montana, Zermatt, Saas-Fee, Loèche-les-Bains,Vercorin, Ovronnaz, Saint-Martin et les Portes du soleil.
Secteur secondaire
- Le secteur secondaire est également développé: Monthey et Viège possèdent d'importantes industries chimiques;
- Chippis près de Sierre possède une importante usine d'aluminium.
- Le Valais est également un très grand exportateur d'électricité: de nombreux barrages, en particulier celui de la Grande-Dixence, sur la commune d'Hérémence, fournissent une grande quantité d'énergie hydro-électrique.
- Le Bas-Valais possède également une raffinerie reliée par un oléoduc et un gazoduc au port de Gênes en Italie.
Secteur primaire
- L'agriculture, qui fut longtemps la principale activité du canton, a perdu de son importance.
- Les cultures maraîchères (abricots et pommes) restent renommées.
- La culture de la vigne est demeurée importante. Le Valais est le plus grand canton viticole de Suisse et ses vins sont de bonne qualité. Le vignoble, produisant tant des vins blancs que rouges, est très diversifié et plus de 20 cépages différents y sont élevés.
Organisation politique
Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil d'État composé de cinq membres élus tous les quatre ans par un scrutin à deux tours. Une présidence tournante annuelle, comme pour le Conseil fédéral suisse a lieu.
Les 5 membres du Conseil d'Etat sont actuellement (2005-2009):
- Claude Roch (Parti radical): Education, culture et sport
- Thomas Burgener (Parti socialiste): Santé, affaires sociales et énergie
- Jean-Jacques Rey-Bellet (Parti démocrate-chrétien): Transports, équipement et environnement
- Jean-René Fournier (Parti démocrate-chrétien): Finances, institutions et sécurité
- Jean-Michel Cina (Parti démocrate-chrétien): Economie et territoire
Le pouvoir législatif est exercé par le Grand Conseil, composé de députés de tout le canton. Il siège à Sion et occupe, depuis 1944 le bâtiment appelé Le Casino.
Les élections communales ont lieu tous les 4 ans, les prochaines auront lieu en décembre 2008.
Les élections cantonales ont lieu tous les 4 ans, les prochaines auront lieu en mars 2009.
Le Valais a fourni trois conseillers fédéraux à la Suisse (Josef Escher, Roger Bonvin, Pascal Couchepin). On peut également y inclure Micheline Calmy-Rey qui est originaire et née à Chermignon, même si elle a effectué sa carrière politique dans le canton de Genève.
Le Valais est représenté au Parlement fédéral par MM. Jean-Noël Rey (PSS), Stéphane Rossini (PSS), Jean-René Germanier (PRD), Oskar Freysinger (UDC), Mme Viola Amherd Viola (PDC) (en remplacement de Jean-Michel Cina élu au Conseil d'Etat), Christophe Darbellay (PDC) et Maurice Chevrier (PDC) au Conseil national et MM. Simon Epiney (PDC) et Rolf Escher (PDC) au Conseil des Etats.
Communes
Les districts, héritiers des dizains de l'Ancien Régime, sont au nombre de treize, comme les étoiles de l'écusson du canton. Il y a en fait douze districts et deux demi-districts, le demi-district de Rarogne oriental et le demi-district de Rarogne occidental
Liste des districts du canton du Valais
Liste des communes du canton du Valais
Voir aussi
Articles connexes
- Valaisan (langue)
- http://www.vs.ch/
- http://www.valaisinfo.ch
- http://www.lexilogos.com/francais_enfant_prodigue.htm traduction en franco-provençal valaisan
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/Suisse/Cantons/Valais/ Les sites sur le Valais dans l'annuaire DMOZ]
- [http://www.arpitania.ch Le portail arpitan (patois)]
-
als:Kanton Wallis
Latin
Introduction
Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties.
Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux.
Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs).
Le latin est la langue-mère des langues romanes.
Histoire
Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.
Latin médiéval
On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron.
De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.
Le latin, langue vivante
Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction.
La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux.
Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine.
Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin.
Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain.
Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue.
Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi:
- Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ?
- Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon.
- Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt.
On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.
Le latin et l'Union Européenne
Assimil
Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).
Classification
Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.
Répartition géographique
Statut officiel
Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.
Langues dérivées
Les langues romanes sont dérivées du latin.
Ecriture
Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes :
Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.
Prononciation
Prononciation ancienne restituée
On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec).
Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.
Prononciations modernes
[En préparation]
Grammaire
Morphologie
La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.
Système nominal
L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines.
On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires.
La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.
Système verbal
L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines.
Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).
Pronoms personnels
La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.
Lexique
Le latin et les autres langues indo-européennes
- Le vocabulaire commun
Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs.
AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS.
à compléter...
Que devient le latin quand il se fait français ?
Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE.
Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra.
On en perd forcément son latin.
Exemples
Voir aussi
Liens internes
- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
- Langues par famille
- Langues indo-européennes
- Langues italiques
- - langues romanes
- Méthode latine ;
Liens externes
- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte
Catégorie:Langue liturgique
Catégorie:Langue véhiculaire
als:Latein
ja:ラテン語
ko:라틴어
simple:Latin language
th:ภาษาละติน
zh-min-nan:Latin-gí
AllemandL'allemand (Deutsch en allemand), est une langue appartenant au groupe des langues germaniques occidentales de la famille indo-européenne. C'est la langue la plus parlée au sein de l'Union européenne.
Histoire
Première mutation consonantique
Avec la première mutation consonantique (erste germanische Lautverschiebung) aux environs du , naissait le germanique commun à partir d'un dialecte indo-européen. Cette transformation explique des différences entre les langues germaniques (plus l'arménien) et les autres langues indo-européenes. On peut, pour simplifier, présenter les faits ainsi :
- k → h : cord en latin — Herz en allemand, heart en anglais
- p → f : pater en latin — father en anglais, Vater en allemand
- t → th : tres en latin — three en anglais, drie en néerlandais
- d → t : decem en latin — ten en anglais, tien en néerlandais
- g → k : gula en latin — Kehle en allemand, keel en néerlandais
- bh → b : bhrātā en sanskrit (frater en latin) — Bruder en allemand, brother en anglais
- dh → d : adham en sanskrit — deed en anglais, daad en néerlandais
- gh → g : - ghostis en indo-européen (hostis en latin) — Gast en allemand, guest en anglais
Articles complets : Loi de Grimm et Loi de Verner.
Seconde mutation consonantique
On commence à parler de langue allemande lorsque les dialectes parlés dans le Sud-Ouest de l'Allemagne subirent la seconde mutation consonantique (zweite germanische Lautverschiebung ou hochdeutsche Lautverschiebung, que l'on situe grosso modo vers le ), au cours de laquelle la langue commença à se différencier des dialectes du nord (Niederdeutsch, bas-allemand).
Cette modification phonétique explique un certain nombre de différences entre l'allemand actuel et, par exemple, le néerlandais ou l'anglais :
- k → ch : ik — ich (je) ; ook — auch (aussi) ; make/maken — machen (faire)
- d → t : dag/day — Tag (jour) ; bed — Bett (lit); do/doen — tun (faire)
- t → s : wat/what — was (quoi) ; street/straat — Straße (rue) ; eat/eet — essen (manger)
- t → (t)z : sitten/sit — sitzen (être assis) ; two/twee — zwei
- p → f : slapen/sleep — schlafen (dormir) ; schip/ship — Schiff (bateau) ; help/helpen — helfen (aider)
- p → pf : peper/pepper — Pfeffer (poivre) ; paard — Pferd (cheval)
- v, w, f → b : geloof/believe — Glaube (croyance) ; avond/evening — Abend (soir)
Article complet : Seconde mutation consonantique.
Le nom d'allemand est également donné aux dialectes du nord qui n'ont pas ou peu subi cette transformation phonétique, même si l'appellation est considérée par les linguistes comme abusive.
Moyen Âge
Entre le et le eut lieu une diphtongaison dans les parlers du Sud-Ouest concernant l'articulation en deux phonèmes de ei, eu et au. Cela explique à nouveau certaines différences entre l'allemand standard et, par exemple, le néerlandais (les lettres dans les parenthèses expliquent la prononcation en utilisant la langue française):
- û (ou), → au (aou): hūs — Haus (maison) ; mūs — Maus (souris)
- î, (î) → ei (aille) : wīse — Weise (maniére) ; zīt — Zeit (temps)
- iu (û) → eu (≈oï): liute — Leute (des gens) ; hiute — heute (aujourd'hui)
Contrairement aux États voisins, les contrées germaniques sont restées morcelées (Kleinstaaterei) au cours de l'ensemble du Moyen Âge contribuant au développement de dialectes très différents et, parfois, mutuellement inintelligibles. Un premier pas vers une langue interrégionale correspond au Mittelhochdeutsch poétique des poètes de cour vers le , bien que l'influence sur la langue vulgaire fut quasiment nulle, en raison de la faible alphabétisation. Aussi les régions germaniques restèrent-elles longtemps coupées en deux régions linguistiques :
- Au Nord, et en particulier du temps de la Hanse, le bas-allemand servait de langue véhiculaire de la mer du Nord à la mer Baltique.
- Au Sud se développait petit-à-petit, essentiellement à l'écrit, depuis le une « langue compromis » entre les différents dialectes qui devint l'allemand standard (Hochdeutsch). Il est à noter que ce processus est assez différent de celui des États voisins qui adoptèrent la langue de leur capitale.
Influence de la Réforme
En 1521, Martin Luther traduisit le Nouveau Testament dans cet allemand standard en développement et en 1534, l'Ancien Testament. Bien que Luther ne fut pas, comme il fut considéré autrefois, le pionnier dans l'établissement d'une langue interrégionale — en élaboration depuis le — il n'en reste pas moins que la Réforme contribua à implanter l'allemand standard dans les administrations et les écoles, y compris dans le Nord de l'Allemagne qui finit par l'adopter.
Mais, jusqu'au début , le Hochdeutsch resta une langue souvent écrite, que beaucoup d'Allemands, en particulier dans le Nord, apprenaient comme une langue étrangère.
L'allemand en Europe centrale
Avec la domination de l'Empire austro-hongrois en Europe centrale, l'allemand y devint la langue véhiculaire. En particulier, jusqu'au milieu du , les marchands et, plus généralement, les citadins y parlaient l'allemand, indépendamment de leur nationalité : Prague, Budapest, Bratislava, Zagreb et Ljubljana constituaient des îlots germanophones au milieu des campagnes qui avaient conservé leur langue vernaculaire.
Normalisation de l'orthographe et de la grammaire
Johann Christoph Adelung publia en 1781 le premier dictionnaire allemand exhaustif, initiative suivie par Jacob et Wilhelm Grimm en 1852. Le dictionnaire des frères Grimm, publié en seize tomes entre 1852 et 1960, reste le guide le plus complet du vocabulaire allemand. Cette normalisation progressive de l'orthographe fut achevée grâce au Dictionnaire orthographique de la langue allemande de Konrad Duden en 1880, qui fut, à des modifications mineures près, déclaré comme référence officielle dans la réforme de l'orthographe de 1901.
Classification
C'est une langue germanique de la branche ouest, proche, notamment, du néerlandais.
Langues régionales
bas-allemand
- néerlandais
- afrikaans
- allemand du Nord
- bas-saxon
haut-allemand
- moyen-allemand
- moyen allemand occidental
- moyen-francique
- mosellan
- luxembourgeois
- francique ripuaire
- francique rhénan
- palatin
- hessois
- moyen allemand oriental
- thuringeois (haut-saxon)
- berlinois (brandebourgeois)
- dialectes de Lausitz
- yiddisch
- allemand supérieur
- francique
- francique oriental
- francique du méridional
- francique du Main
- allemand pennsylvanien
- bavarois
- autrichien
- dialectes de Bavière
- alémanique
- alsacien
- souabe
- suisse alémanique
- bas alémanique
- haut alémanique
Répartition géographique
- en Europe :
- L'allemand est langue officielle en Allemagne, en Autriche, au Liechtenstein, en Suisse, au Luxembourg, en Belgique et dans la région italienne du Tyrol du Sud;
- République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Pologne, Russie (Allemands de la Volga), Roumanie (Namat) ;
- en Afrique : Namibie, Togo, Afrique du Sud ;
- en Amérique : Amérique du Nord (en particulier en Pennsylvanie aux États-Unis où vit une communauté amish importante), Amérique du Sud (Paraguay, Chili, Argentine, Brésil).
Note : que l'allemand soit devenu langue officielle dans certains États des États-Unis d'Amérique est une rumeur infondée.
Source : wikipédias allemand et espagnol (en désaccord entre eux). À vérifier depuis une source plus sûre.
Langues dérivées
Le yiddish est une langue dérivée du vieil-allemand, dans lequel ont été introduits des mots d'origine slave ou hébraïque.
L'unserdeutsch est un créole formé à partir d'un lexique allemand.
Écriture
L'allemand s'écrit avec les 26 lettres de l'alphabet latin, trois voyelles surmontées d'un Umlaut (sorte de tréma) ä, ö et ü, et un symbole spécial ß, eszet, utilisé en lieu et place de ss dans certains cas (principalement après une voyelle longue ou une diphtongue). La Suisse n'utilise plus le ß depuis les années 1930. Jusque dans les années 1940, l'allemand était imprimé en écriture gothique (Fraktur) et écrit en sütterlin, versions de l'alphabet latin difficiles à déchiffrer pour le profane.
Orthographe
:Voir article de fond : Réforme de l'orthographe allemande.
L'orthographe allemande se déduit en général de la prononciation et d'un minimum de connaissances. Il est toutefois à noter que les fortes disparités régionales au niveau de la prononciation peuvent rendre la tâche ardue. Les difficultés orthographiques principales résident dans :
- les Fremdwörter (mots d'origine étrangère) : ils sont souvent écrits conformément au mot d'origine (par ex. Milieu, Mayonnaise) ;
- les lettres ä et e (e ouvert ou fermé), dans certains cas homophones et dans d'autres de prononciations voisines (par ex aufwendig dérivé de Aufwand, où l'orthographe reformée permet d'aussi écrire aufwändig) ;
- la distinction entre consonne simple et consonne double qui, dans un nombre limité de mots et contrairement à la règle habituelle, n'a pas d'influence sur la longueur de la voyelle (par ex. Tip mais tippen, Platz [tz est considéré comme un double z] mais plazieren) ;
- la séparation entre les mots (par ex. radfahren « aller à vélo » à côté de Auto fahren « aller en voiture ») et la (non-)capitalisation de certaines expressions (par ex. im dunkeln lassen « laisser incertain » à côté de (jemanden) im Dunkeln lassen « laisser (qqn) dans un endroit obscure »).
Afin de supprimer une partie des difficultés ci-dessus, les représentants allemands, suisses et autrichiens convinrent d'une réforme de l'orthographe. Elle est entrée en vigueur en 1998 en Allemagne et deviendra obligatoire à partir de la mi-2005. La dernière réforme datait de 1901. Les principaux changements concernent :
- l'homogénéisation de la graphie des mots de même famille (aufwändig de Aufwand, mais toujours aufwenden) ;
- l'utilisation du ß uniquement après les voyelles longues et les diphtongues (on aura alors toujours der Fuß, die Geiß, mais der Fluss, ce qui est analogue aux règles pour les autres consonnes) ;
- dans les mots composés, aucune lettre ne sera plus supprimée (Geschirr + Rückgabe > Geschirrrückgabe ou, alternativement, Geschirr-Rückgabe) ;
- la généralisation plus exhaustive de l'écriture en plusieurs mots des expressions figées (auseinander reißen), ce qui est la chose la plus critiquée et qui a aussi créé des nouveaux problèmes: "Furcht erregend" (intimidant, traditionellement "furchterregend") mais toujours "noch furchterregender" (encore plus intimidant)
- la systématisation de la capitalisation des substantifs (der Dritte) ;
- la simplification de la césure et de l'emploi de la virgule.
Cette réforme rencontre une forte critique en Allemagne. Le Land de Schleswig-Holstein a voté le retour à l'orthographe traditionnelle en 1998 (décision annulée pourtant par le Landtag [parlement régional]) et certains journaux et éditeurs ont depuis décidé de revenir à la graphie traditionnelle.
Prononciation
:Voir article de fond : Prononciation de l'allemand.
Contrairement à l'anglais ou au français, l'allemand classique (Hochdeutsch) se prononce de manière assez conforme au texte écrit, hormis pour les mots d'emprunt.
Toutefois, les francophones rencontrent généralement quelques difficultés, listées ci-dessous.
- Les deux prononciations du ch n'existent pas en français :
- après a, u et o, il se prononce /χ/, comme en espagnol dans Juan, « Jean » ;
- après i, e, ä, ö et ü, il se prononce /ç/, comme en grec moderne dans Όχι, « non ».
- Le coup de glotte au début des mots (et de certaines syllabes) commençant par une voyelle marque une séparation nette entre les mots. Le français, en revanche, a tendance à lier les mots entre eux.
- L'accent tonique est assez souvent placé sur la première syllabe, contrairement à la prononciation française standard qui accentue la dernière syllabe.
- Le h est aspiré comme en anglais.
----
- est parfois retranscrit en .
Note :
b = à la fin d'une syllabe ou avant s ou t, devant une voyelle
ch = après a, o ou u, lorsque suivi par a, o ou u au début d'un mot, ailleurs
d = à la fin d'une syllabe ou avant s ou t, ailleurs
e = dans les syllabes inaccentuées
g = à la fin d'une syllabe ou avant s ou t, avant une voyelle, dans les mots étrangers. ig =
h allonge la voyelle lorsqu'il la suit, ailleurs
j = dans les mots étrangers, ailleurs
r = entre une voyelle et une consonne : ou il ne se prononce pas, ou ailleurs
s = au début d'un mot et entre deux voyelles, devant t ou p, ailleurs
v = dans les mots étrangers, ailleurs
y = dans les mots provenant du grec, ou ailleurs
dsch, ph, qu et y se trouvent majoritairement dans les mots étrangers
Grammaire
L'allemand est une langue flexionnelle comportant des conjugaisons et des déclinaisons.
Conjugaison
:Voir article de fond : Conjugaison de l'allemand.
Le principe de la conjugaison allemande est assez proche du français. Les différences notables sont
- L'existence du subjonctif I, essentiellement destiné à relater les propos d'autrui
- La différence entre passif-action (Das Haus wird gebaut, la maison est [en train d'être] construite) et passif-état (Das Haus ist gebaut, la maison est construite [elle est finie]).
En ce qui concerne la morphologie, le deux principaux types de verbes sont
- Les verbes faibles, qui conservent leur radical et ont un participe passé en -(e)t. Ces verbes sont le plus souvent réguliers.
- Les verbes forts, qui modifient leur radical au prétérit, au participe passé et parfois au présent. Ils ont un participe passé en -en. Ils sont dits irréguliers, le changement de radical n'étant pas prévisible.
Parmi les verbes irréguliers se rangent également les auxiliaires de mode (können, pouvoir ; dürfen, avoir le droit; etc.), qui sont employés dans un nombre important de contextes différents.
Déclinaison
Voir article de fond : Déclinaisons allemandes
La déclinaison allemande comporte quatre cas, le nominatif, l'accusatif, le datif et le génitif, auxquels s'ajoutent trois genres, le masculin, le féminin et le neutre ainsi que deux nombres, le singulier et le pluriel.
Le porteur essentiel de la marque de déclinaison est le déterminant, secondé par l'adjectif épithète.
Les déclinaisons sont employées :
- Pour indiquer la fonction d'un groupe nominal : sujet, objet, complément d'attribution, ou complément du nom.
- Après certaines prépositions (Wechselpräpositionen) pour indiquer s'il y a changement de lieu ou non
- En fonction du cas exigé par les prépositions ainsi que par les verbes, les adjectifs ou les noms suivis d'un complément.
Syntaxe
Voir article de fond : Syntaxe allemande
L'allemand a pour particularité syntaxique principale de placer les éléments importants, soit en première position dans la phrase, soit dans les dernières positions. Par exemple :
Er nahm gestern trotz aller Schwierigkeiten diese Maschine in Betrieb.
Il a mis cette machine en service hier malgré toutes les difficultés.
Sont mis en valeur
- Le sujet er (il)
- L'action in Betrieb [nehmen] ([mettre] en service) placée en fin de phrase
- L'objet diese Maschine (cette machine)
Avant l'action et l'objet sont énumérées les circonstances. L'ordre de la phrase peut être modifié pour insister sur un des éléments, que l'on place alors en tête de phrase :
Gestern nahm er trotz aller Schwierigkeiten diese Maschine in Betrieb.
C'est hier qu'il a mis cette machine en service malgré toute les difficultés.
Trotz aller Schwierigkeiten nahm er gestern diese Maschine in Betrieb.
Malgré toutes les difficultés, il a mis cette machine en service hier.
Diese Maschine nahm er gestern trotz aller Schwierigkeiten in Betrieb.
C'est cette machine qu'il a mis en service hier malgré toutes les difficultés.
Lexique
Noms de la langue allemande
La langue allemande (ainsi que le peuple) a la particularité d'avoir des appellations très différentes d'une langue à l'autre (par exemple German, Deutsch, alemán, német, etc.). En effet, six racines différentes entrent en jeu :
- le proto-germanique - teutā- pour « peuple » (parfois suffixé) :
- danois tysk ;
- suédois tyska ;
- néerlandais Duits ;
- bas latin thiosticus (cf. Synode de Tours) ;
- latin (lingua) Theodisca ;
- français tudesque (terme vieilli) ;
- italien tedesco ;
- japonais ドイツ (doitsu);
:Note : c'est le même radical qui donne Dutch en anglais, « néerlandais », teuton en français. Le bas latin thiosticus vient du vieil haut allemand diutisc ;
- le nom du peuple germanique en latin, Germānus, peut-être emprunté au celtique gair maon, « peuple voisin » :
- albanais Gjermanishte ;
- anglais German ;
- grec Γερμανικά ;
- roumain germană;
- le nom de la tribu saxonne, du latin Saxō, Saxones (étymologie peu claire) :
- estonien saksa ;
- finnois saksa ;
- le vieux slave pour « muet », à comprendre au sens de « qui ne parle pas notre langue » :
- tchèque němčina ;
- hongrois német ;
- russe немец
- ukrainien німецький ;
:Note : une autre étymologie rapproche cette racine du nom du fleuve Niémen, au-delà duquel vivaient les tribus germaniques.
- le nom de la tribu allemande, vraisemblablement du vieil haut allemand ala manni, « tous les hommes » (cf. alle et Mann en allemand), via le bas latin Alamanus ou Alemanus pour les langues romanes :
- islandais almennr ;
- français allemand ;
- portugais alemão ;
- espagnol alemán ;
- turc Alman ;
- peut-être un mot pour « ouest » dans les langues baltes :
- letton vācu ;
- lituanien vokiečių.
Emprunts de l'allemand en français
Un nombre important de mots furent empruntés aux dialectes germaniques par le roman et l'ancien français (par ex. heaume, éperon, cible, fauteuil) ; seuls les mots d'origine plus récente sont encore discernables en tant qu'emprunts lexicaux (frichti, ersatz).
À titre d'exemple, voici une liste non exhaustive de mots français provenant de l'allemand ou de l'un de ses dialectes :
- accordéon < Akkordion
- alpenstock
- arquebuse < hâkenbühse (moyen haut-allemand)
- asticoter < daß dich Gott... « que Dieu te...»
- aurochs
- beffroi < běrgfrîd (moyen haut-allemand)
- bivouac < Bîwacht (allemand de Suisse) ou bijwache (néerlandais)
- blafard < bleichvar (moyen haut-allemand)
- blende
- blinde < blenden « aveugler »
- blitzkrieg
- blockhaus
- bocard < Pochhammer
- bock
- boulevard < Bolwërc « ouvrage de madrier, rampart » (moyen haut-allemand) ou bolwerc (moyen néerlandais)
- bouquetin < Steinbock « bouc de rocher »
- bourgmestre < Bürgermeister (maire)
- bunker
- choucroute < Sauerkraut
- cible < schîbe (alémanique, cf. l'allemand Scheibe « disque »)
- ersatz
- hère < Herr (« Seigneur, Monsieur »), mais cette origine est discutée
- frichti < Frühstück (« petit déjeuner »)
- képi < Kappe
- kirsch < Kirschwasser
- kaputt < kaputt
- leitmotiv
- loustic < lustig « drôle, gai »
- mouise < mues « bouillie » (allemand dialectal du sud)
- nazi
- putsch
- reître < Reiter « cavalier »
- stalag < Stammlager
- trinquer < trinken « boire »
- vasistas < was ist das? « qu'est-ce ? »
Exemples
Voir aussi
Liens internes
- langue allemande
- déclinaisons allemandes
- prononciation allemande
- conjugaison allemande
- Verbes forts (allemand)
- syntaxe allemande
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues germaniques
- - langues germaniques occidentales
- - groupe germano-néerlandais
- langues par zone géographique
- langues régionales d'Allemagne
- liste des noms français de toponymes allemands
Liens externes
- [http://www.sprachtausch.net Sprachtausch.net] Site en allemand pour trouver quelqu'un pour vous enseigner, par exemple Allemand dans l'échange avec votre langue.
- [http://www.goethe.de/ Institut Goethe] (en allemand)
- [http://www.steinke-institut.de/ Steinke Institut]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/allemand.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire allemand-français/français-allemand de Bertrand Cornu.
- [http://dico.leo.org/?lang=fr Dictionnaire LEO ] - Dictionnaire allemand-français/français-allemand en ligne
- [http://cronimus.free.fr/dico/index.htm Dictionnaire Cronimus] - Dictionnaire allemand-français de Jean-Paul Cronimus conçu comme un dictionnaire papier, nombreux exemples traduits, acronymes, vocabulaire du Zertifikat Deutsch
- [http://cronimus.apinc.org/dico/index.htm Dictionnaire Cronimus] Site alternatif 1
- [http://membres.lycos.fr/orfanses/dico/index.htm Dictionnaire Cronimus] Site alternatif 2
- [http://allemand.linguistmail.com Allemand tous les jours] (site commercial)
- [http://katalogdeutsch.net Katalog Deutsch] Annuaire de ressources pour l'Allemagne et la langue allemande
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=1/ Expressions pratiques en allemand]
- [http://languageserver.uni-graz.at/ls/lang?id=82 Standard German (Languages of the World)]
Catégorie:Langue germanique
Catégorie:Langue allemande
Catégorie:Langue officielle de l'Union européenne
als:Deutsche Sprache
ko:독일어
ms:Bahasa Jerman
ja:ドイツ語
simple:German language
th:ภาษาเยอรมัน
Canton suisseLes 26 cantons suisses sont les États de la Confédération suisse.
Confédération suisse
Les 26 cantons ont chacun leur propre constitution, parlement, gouvernement et tribunaux. 6 d'entre eux étaient considérés jusqu'il y a peu comme des demi-cantons formant à deux un seul canton (Bâle, Appenzell et Unterwald). La géographie séparait Nidwald (le Bas) et Obwald (le Haut), la religion séparait les deux Appenzell (catholique pour les Rhodes-Intérieures et protestante pour les Rhodes-Extérieures) et la situation économique distinguait les deux parties de Bâle : Bâle-Ville et Bâle-Campagne. La constitution du 18 avril 1999 a supprimé la notion de demi-canton bien que ces derniers ne disposent toujours que d'un siège au lieu de deux au Conseil des États et qu'ils ne comptent que pour moitié lors des votations fédérales.
! Abr
! Canton
! Depuis
! Chef-lieu
! Population1
! Surface [km²]
! Densité [hab./km²]
! Nombre de communes1
! Langues officielles
|-----
! ZH
|20px Zurich (Zürich) || 1351
| Zurich
| align="right" | 1 228 600 || align="right" | 1 729
| align="right" | 701 || align="right" | 171 || allemand
|-----
! BE
|20px Berne (Bern) || 1353
| Berne
| align="right" | 947 100 || align="right" | 5 959
| align="right" | 158
| align="right" | 399 || allemand, français
|-----
! LU
|20px Lucerne (Luzern) || 1332
| Lucerne
| align="right" | 350 600 || align="right" | 1 493
| align="right" | 233 || align="right" | 107 || allemand
|-----
! UR
|20px Uri || 1291 || Altdorf
| align="right" | 35 000 || align="right" | 1 077
| align="right" | 33 || align="right" | 20 || allemand
|-----
! SZ
|20px Schwytz (Schwyz) || 1291
| Schwytz
| align="right" | 131 400 || align="right" | 908
| align="right" | 143 || align="right" | 30 || allemand
|-----
! OW
|20px Obwald (Obwalden) || 1291 || Sarnen
| align="right" | 32 700 || align="right" | 491
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|-----
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|20px Nidwald (Nidwalden) || 1291 || Stans
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|-----
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|20px Glaris (Glarus) || 1352
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|-----
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|20px Zoug (Zug) || 1352 || Zoug
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|-----
! FR
|20px Fribourg (Freiburg) || 1481
| Fribourg
| align="right" | 239 100 || align="right" | 1 671
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|-----
! SO
|20px Soleure (Solothurn) || 1481
| Soleure
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| align="right" | 308 || align="right" | 126 || allemand
|-----
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|20px Bâle-Ville (Baselstadt) || 1501 || Bâle
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| align="right" | 5 072 || align="right" | 3 || allemand
|-----
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|20px Bâle-Campagne (Baselland) || 1501 || Liestal
| align="right" | 261 400 || align="right" | 518
| align="right" | 502 || align="right" | 86 || allemand
|-----
! SH
|20px Schaffhouse (Schaffhausen)
| 1501 || Schaffhouse
| align="right" | 73 400
| align="right" | 298 || align="right" | 246
| align="right" | 34 || allemand
|-----
! AR
|20px Appenzell Rhodes-Extérieures (Appenzell Ausserrhoden) || 1513
| Herisau2
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|-----
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|20px Appenzell Rhodes-Intérieures (Appenzell Innerrhoden) || 1513
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| align="right" | 15 000 || align="right" | 173
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|-----
! SG
|20px Saint-Gall (Sankt Gallen)
| 1803 || Saint-Gall
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| align="right" | 90 || allemand
|-----
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| allemand, romanche, italien
|-----
! AG
|20px Argovie (Aargau) || 1803 || Aarau
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|-----
! TG
|20px Thurgovie (Thurgau) || 1803 || Frauenfeld
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|20px Tessin (Ticino) || 1803 || Bellinzone
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|-----
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|20px Genève || 1815
| Genève
| align="right" | 414 300 || align="right" | 282
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|-----
! JU
|20px Jura || 1979 || Delémont
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|----- bgcolor="#DCDCDC"
! CH
| Suisse (Schweiz, Svizzera, Svizra) || 1291 || Berne
| align="right" | 7 261 200 || align="right" | 41 285
| align="right" | 174 || align="right" | 2 889
| allemand, français, italien, romanche
|{
Histoire du ValaisCatégorie:Canton du ValaisCatégorie:Histoire de la Suisse
Préhistoire et protohistoire
Paléolithique
Le Valais a été habité dès la préhistoire. Les seules traces de néanderthaliens retrouvés, vestiges datant du paléolithique, ont été découverts dans la région de Tannay et datent d'environ 32000 ans. En effet, la dernière glaciation, où de -25000 à -19000 le glacier du Rhône recouvrait l'ensemble du Valais, a probablement bouleversé irrémédiablement la plupart des traces humaines. Après le retrait glaciaire, des chasseurs-cueilleurs semblent avoir colonisé le Valais; néanmoins seule la grotte du Scex du Châtelard a livré quelques vestiges de ces chasseurs du paléolithique récent (-13000).
Néolithique
On pense généralement que ce sont des pasteurs du sud des Alpes qui guidant les troupeaux à travers les cols alpins (Simplon, Théodule, col du Collon) ont amené les techniques agricoles du néolithique. Les villages sont alors situés en plaine, sur des cônes de déjection de rivière, sur le versant ensoleillé de la vallée. Le site de Sion semble déjà bien occupé au et la chasse ne semble déjà plus n'être qu'une activité accessoire.
Au Ve millénaire, le néolithique moyen voit apparaître une culture originale, la culture de Saint-Léonard. Outre les influences du sud, des influences de l'ouest se font sentir. Alors que la métallurgie du cuivre est apparue sur le plateau suisse, aucune trace aussi ancienne de cette technique n'a été trouvée en Valais.
D'autres vestiges de cette époque ont été mis à jour (nécropoles à Glis, les premiers dolmens de la nécropole du Petit-Chasseur à Sion, par exemple). Près des cols alpins, de nombreux objets épars ont été retrouvés, témoin d'une probable intensification des échanges.
La culture de Saint-Léonard est particulièrement représentée à Sion et en amont. Elle est contemporaine de la culture de Pfyn qui, elle, connaissait déjà la métallurgie du cuivre natif. À la fin du néolithique final, on voit apparaître une métallurgie locale, mais très primitive.
Âge du Bronze
Dès 2200 av. J.-C., différentes traces de l'âge du bronze ont été découvertes dans toute la vallée du Haut-Rhône.
Celtes
Dès le , quatre tribus celtes se partagèrent la région : les Nantuates qui occupaient la région de Monthey, les Véragres dans la région de Martigny (alors appelée Octoduros), les Sédunes (leur oppidum était Drousomagos, l'actuelle Sion) et les Ubères (sur le territoire des actuels districts germanophones). Il convient de noter que ces quatre tribus ont plus de points communs avec les Lépontiens et les Salasses, leurs voisins du sud des Alpes, qu'avec les Helvètes leurs voisins du nord.
Époque romaine
Jules César, à l'aide de la douzième légion romaine, sous le commandement de Servius Galba, tenta d'occuper Martigny, clé de l'accès au col du Grand-Saint-Bernard (Summus Poenus), mais les Romains furent repoussés lors de la bataille d'Octodure (automne -57).
En -15, après une campagne militaire menée par le futur empereur Tibère et Drusus, les tribus celtes des Alpes furent vaincues et l'empereur Auguste incorpora la région à l'empire romain (province de Rhétie-Vindélicie dont la capitale était Augsbourg). Chacune des quatre tribus forma une cité (civitas) romaine et elles semblent avoir gardé tout d'abord une grande autonomie: les documents parlent de chacune des cités indépendamment ou les désignent sous l'appellation générique des quatre cités valaisannes.
Augsbourg
Sous le règne de Claude (41-54), le Valais fut détaché de la Rhétie-Vindélicie : Vallis poenina qui avait souvent le même gouverneur qu'une autre province alpine, la Tarentaise (Alpes grées). C'est à proximité immédiate de la celte Octodure que l'empereur fonda vers -47, le Forum Claudii Augustii bientôt renommé en Forum Claudii Vallensium, capitale de la civitas vallensium, unique cité regroupant les quatre anciennes cités.
La pax romana qui s'ensuivit permit l'essor de la région, située sur la route stratégique du Grand-Saint-Bernard. Durant l'incursion des Alamans, qui ont razzié tout le Plateau suisse vers 260, ceux-ci semblent avoir été repoussés à la cluse de Saint-Maurice. À la même époque, les localités en aval de la cluse, et en particulier Massongex, l'ancienne Tarnaiae capitale spirituelle des celtes du Valais, ont périclité.
Vers 303, la légion thébaine fut massacrée à Agaune (l'actuelle Saint-Maurice), son chef, Maurice, ayant refusé de renier le christianisme. Au , le premier évêque du Valais, Théodore, exhuma les restes des martyrs et y créa une basilique. Ces deux épisodes sont plus légendaires qu'historiques, étant relatés par une seule source du . C'est néanmoins dans la deuxième moitié du que le Valais s'est peu à peu christianisé.
Les Burgondes et le Royaume de Bourgogne
Lors de l'arrivée des Burgondes comme fédérés sur les terres de l'empire romain (434), le Valais semble ne pas avoir fait partie de la Sapaudia qui leur fut accordée. Il semble même qu'une immigration de notables en provenance de celle-ci eut lieu. Mais dès la fin de la puissance impériale en Gaule (454), préfigurant sa chute définitive de 476, le Valais fut rapidement incorporé au Royaume de Bourgogne : le futur roi Sigismond (en 515) fonda l'abbaye de Saint-Maurice. Fraîchement converti de l'arianisme au catholicisme, il fit de ce lieu le symbole de la foi de son peuple et un lieu de pèlerinage important.
L'histoire du Valais se confond alors avec celui de la Burgondie, bientôt annexée par la monarchie franque (534). En 574, l'abbaye de Saint-Maurice est détruite par les Lombards ; le roi Gontran le fait reconstruire. Peu après, vers 585 et probablement pour le protéger des pillages et peut-être à la suite d'une tentative d'assassinat de l'évêque par des moines de Saint-Maurice, le siège épiscopal est déplacé d'Octodure à Sion, devenue entre-temps la principale cité de la région.
Le Valais fait partie de l'empire de Charlemagne, dont un corps expéditionnaire en route pour lutter contre les Lombards franchit le Grand-Saint-Bernard en 773, puis de la Lotharingie. C'est d'ailleurs à Worms en 839, lors du dépeçage de l'empire carolingien que l'on trouve la plus ancienne mention du comté du Valais, attribué à Lothaire. L'appartenance du Valais à la Lotharingie est confirmée lors du traité de Verdun en 843.
En 859, le Valais appartient à Louis II, roi d'Italie.
En 888, le comte d'Auxerre, Rodolphe Ier, fonda le royaume de Bourgogne transjurane comprenant le Valais. Il fut d'ailleurs couronné roi à l'abbaye de Saint-Maurice.
C'est aux et qu'une partie du Valais se germanisa, sous l'infiltration progressive, en provenance du Gotthard de populations parlant des dialectes alémaniques.
Les Sarrasins pillent Saint-Maurice en 940.
Le Valais féodal
En 999, le roi Rodolphe III confia les droits comtaux à l'évêque de Sion et à ses successeurs. Ce document, La charte de donation de 999 ([http://www.vs.ch/Press/DS_22/SPTA-2004-04-01-5034/fr/Signification%20de%20la%20charte%20de%20donation%20de%20999.pdf]), établi à Cudrefin au bord du lac de Neuchâtel est le véritable acte fondateur du Valais comme État.
La féodalité se généralise peu à peu dans toute la région, alors que le trafic transalpin reprend peu à peu au cours du Xe siècle, conséquence de la stabilité retrouvée du continent.
En 1032, le comté du Valais est intégré au Saint Empire romain germanique au bénéfice de l'immédiateté impériale; l'évêque de Sion devient prince d'Empire.
Le Bas-Valais entra peu à peu dans le giron des comtes de Savoie; devant la menace, l'évêque Henri de Rarogne s'allie à Berne (1252), plaçant le comté dans la zone d'alliances relativement laches et incohérentes que l'on a dénommé la confédération bourguignonne : Pierre II de Savoie saisit le prétexte et envahit le Valais en 1260. Le château de la Bâtiaz à Martigny, celui du Crest à Ardon et le château de la Soie à Savièse tombent sous sa coupe et l'évêque est contraint de signer la paix fixant la frontière entre les deux États à la Morge de Conthey. Cette frontière fut réaffirmée en 1262. Le Valais était dès lors coupé en deux: le Haut-Valais indépendant au main de l'évêque de Sion, le Bas-Valais faisant partie des possessions savoyardes.
Dans le Haut-Valais quelques familles nobles arrivent à former des domaines conséquents: on peut noter particulièrement les seigneurs de la Tour qui dominent le Loetschental et la région de Niedergersteln.
La Savoie continue à avoir des prétentions sur le Haut-Valais; elle désire contrôler le col du Simplon. Les combats sont féroces, Sion est soumise plusieurs fois au pillage. En 1388, lors de la bataille de Viège, les patriotes haut-valaisans battent les troupes savoyardes. C'est la fin des vues savoyardes sur le Haut-Valais, qui se rapprochera alors des cantons confédérés.
Le prince-évêque doit alors se battre contre les grands féodaux du haut: les de la Tour, les de Rarogne sont tour à tour vaincus.
Luttes entre les Patriotes et le prince-évêque
Une fois la noblesse affaiblie, c'est la bourgeoisie qui désire détenir le pouvoir temporel. Entre 1420, la chute de la famille des de Rarogne et 1634, l'abolition de la Caroline et la fin du pouvoir temporel de l'évêque, prince électif, c'est véritablement deux siècles de luttes, souvent violentes qui s'engagent, marquée par une participation aux guerres d'Italie et aux tentatives d'implantation de la Réforme, utilisée à des fins politiques.
En pleines guerres de Bourgogne, en 1475, l'évêque de Sion attaque Conthey possession de la Savoie, alliée de Charles le Téméraire. Ces derniers réagissent et la bataille de la Planta s'engage devant les murs de Sion (13 novembre 1475). La ville faillit tomber, mais l'arrivée de 3000 soldats confédérés ayant franchis le col du Sanetsch permet la défaite des troupes savoyardes. Les Valaisans occupent alors le Bas-Valais jusqu'au défilé de Saint-Maurice et l'annexent le 31 décembre 1476. Le Bas-Valais devient un pays sujet du Haut-Valais. La Savoie reconnaîtra cette annexion en 1526 seulement.
À la fin du XVe siècle, le Valais se trouve mêlé aux guerres d'Italie. Après dix ans de tentatives infructueuses d'envahir la vallée d'Ossola appartenant au duché de Milan, l'évêque de Sion, Jost von Silenen, allié de la France, signe un traité de paix avec le Milanais en 1495, le versant sud du Simplon jusqu'à Gondo est incorporé au Valais. Dans les années qui suivirent, l'évêque de Sion, le cardinal Matthieu Schiner fut un grand partisan du pape (contre la France). Ses intrigues incessantes entraînèrent les cantons confédérés dans les guerres d'Italie et aboutirent à la défaite de Marignan en 1515.
En 1536, lorsque Berne envahit Vaud, également aux mains du duché de Savoie, les Valaisans envahiront le Chablais à l'ouest du Rhône jusqu'au lac Léman. Ils occupèrent même la région entre Saint-Gingolph et Thonon. En 1569, au traité de Thonon, le duc de Savoie leur accordera le Chablais et les Valaisans restitueront ce qui est aujourd'hui le Chablais français entre Saint-Gingolph et Thonon.
Les patriotes remportent finalement la lute du pouvoir en imposant en 1613 une charte, le Conclusum au prince-évêque et au Chapitre. Ce dernier peut toujours présenter des candidats, mais c'est la Diète, représentative des sept dizains, qui remet les insignes du pouvoir au nouvel évêque. L'évêque devient alors un véritable prince électif et le pouvoir appartient désormais aux dizains qui forment une véritable république fédérale.
Le Valais pendant la Révolution
Dès que les premiers échos de la Révolution française retentirent, l'agitation s'installe dans les pays sujets des dizains. Ainsi en 1790, la région de Monthey est secouée par l'affaire du Gros Bellet et la conjuration des crochets.
En 1798, à la suite de l'invasion française, le Valais est incorporé à la nouvelle République Helvétique, mais il retrouva son indépendance en 1802. Appelée République rhodanienne, c'était en fait un protectorat français et Napoléon n'a autorisé son indépendance que pour mieux contrôler les passages vers l'Italie. François-René de Chateaubriand fut d'ailleurs, brièvement, le représentant de l'empereur. D'ailleurs, en novembre 1810, il fut intégré à l'empire français sous le nom de département du Simplon. À la chute de l'empire, le canton du Valais intégra la Confédération suisse (1815).
De nouveaux dizains sont créés à cette époque à partir des anciens pays sujets: ainsi le val d'Hérens, qui relevait de Sion, devint le dizain d'Hérémence de 1798 à 1810, puis le canton d'Hérémence sour l'Empire français, et enfin le dizain d'Hérens en 1815, avec Vex comme chef-lieu.
Le Valais suisse
Après le départ des Français en 1813, le Valais se divisa entre le Haut et le Bas. Les dizains haut-valaisans désiraient rétablir la situation d'avant la Révolution, où le Bas-Valais était sujet; ils désiraient maintenir l'indépendance du Valais, allié de la Confédération helvétique. Soutenus par l'évêque, qui espérait récupérer certains de ses privilèges perdus, ils s'opposaient aux Bas-Valaisans, représentant 47,2 % de la population, qui étaient partisans du rattachement à la Suisse et s'inspiraient de la Constitution de 1802. Les Haut-Valaisans se tournèrent vers les Alliés; le Royaume-Uni envoya George Canning à Sion en septembre 1814. Le futur Premier ministre britannique proposa un découpage du haut en cinq dizains, du bas en cinq dizains et le centre en trois dizains: Sierre, Sion et Hérens. Le Bas-Valais accepte l'arbitrage alors que le Haut-Valais le refuse. Néanmons, sous la pression populaire, le clergé puis le Haut-Valais changent d'avis et la nouvelle constitution est adoptée le 12 mai 1815.
Le 4 août 1815 le Valais devient le vingtième canton de la Confédération helvétique.
Après l'adoption Constitution cantonale de 1815, les tensions entre les anciens dizains sujets, libéraux voire radicaux, et les dizains du Haut, conservateurs ne cessairent pas. Les épisodes de la guerre du Fromage en 1839 et le combat du Trient en 1844 en témoignent.
En 1845, le Valais fit partie des cantons catholiques séparatistes membre du Sonderbund. Néanmoins, le canton se rendit sans combattre en 1847 lors de l'arrivée des troupes fédérales commandées par le général Dufour.
L'arrivée du train au XIXe siècle (ligne Paris-Milan) modifia l'équilibre linguistique du canton. L'allemand perdit de son importance au profit du français et les villes de Sion et Sierre redevinrent francophones.
L'entrée du Valais dans la modernité est également marqué par l'endiguement du Rhône dans les années 1890.
Articles connexes
- Valais, Histoire de la Suisse
- États de Savoie
- Duché de Savoie
- Évêché de Sion
Suisse
La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Suisse.
Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au .
Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales.
La date de 1291 a été choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315.
Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au , fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue.
La fin du vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du , la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican.
Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme.
L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire.
En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum.
Le début du voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit.
La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales.
Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002).
Politique
Article détaillé : Politique de la Suisse
Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Chaque canton possède 2 sièges au Conseil des États (un seul pour les ½ cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national.
Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au | | |