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Vatican
L’État de la Cité du Vatican est un État indépendant, situé à Rome, de 0,44 km² et comptant 890 habitants (2000). Il a été créé le 11 février 1929 comme support du Saint-Siège (ensemble des institutions de l'Église catholique romaine), aux termes des accords du Latran signés par le Saint-Siège représenté par le cardinal Gasparri et l'Italie, représentée par Mussolini.
La langue officielle est l'italien et non le latin, langue de l'Église catholique romaine. Le français est la langue diplomatique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'État du Vatican
Le Vatican est le reliquat des États pontificaux. En 1870, après l'évacuation des troupes françaises, Rome est rattachée au royaume d'Italie. Le pape Pie IX refuse de perdre sa dernière possession et entre en conflit avec l'État italien jusqu'aux accords du Latran en 1929.
L'histoire du Vatican est peu dissociable de celle de l'Église catholique romaine.
Politique
Article détaillé : Politique du Vatican
Le pape dispose du pouvoir absolu (exécutif, législatif et judiciaire). Le pouvoir exécutif est délégué à un gouverneur nommé qui est également chargé de la représentation diplomatique. Une commission composée de cinq cardinaux exerce par délégation le pouvoir législatif. Les institutions du Vatican sont réglées par une constitution, dont la première mouture a été rédigée par Pie XI au moment des accords du Latran. Actuellement, le Vatican est régi par la loi fondamentale du 22 février 2001. Ses lois sont consignées dans les Acta Apostolicæ Sedis.
La citoyenneté vaticane n'est pas l'expression d'une appartenance nationale. Elle est liée à l'exercice de fonctions au sein du Vatican ou du Saint-Siège. Par conséquent, cette citoyenneté vient toujours s'ajouter à une nationalité d'origine. Dès que ces fonctions cessent, la citoyenneté cesse. Ainsi, un prélat de la Curie prenant des fonctions pastorales perd sa citoyenneté. Celle-ci est attribuée également au conjoint et à la famille (ascendants, descendants et collatéraux directs) des fonctionnaires du Vatican. Les garçons en perdent les bénéfices à l'âge de 25 ans et les filles, au moment de leur mariage.
C'est le Saint-Siège, ensemble des institutions de l'Église catholique romaine, et non l'État de la Cité du Vatican qui fait l'objet d'une représentation internationale. Il dispose d'un siège d'État non membre observateur à l'ONU. Cette situation est vivement critiquée par de nombreuses ONG.
Le Saint-Siège bénéficierait pour mener à bien sa politique d'un service de renseignement qui n'est pas très connu et qui ne donne pas lieu à une littérature abondante. Le sodalitum pianum aurait été fondé par Mgr Begnini qui occupait à l'époque le poste de ministre des affaires étrangères. Pie X lui donnera une extension et une puissance redoutable dont il jouit encore.Le service doit collecter des informations sur les affaires catholiques dans le monde et surtout sur l'activité des autres états dans le monde. Ce travail est rendu possible grâce à un réseau international comprenant plusieurs centaines de personnes ecclésiastiques et laïques et à un recrutement de haut niveau (jeunes prêtres de l'université ou bien des étudiants en droit ou en histoire...).
Pour en savoir plus, voire l'article Saint-Siège
Géographie
Saint-Siège
Article détaillé : Géographie du Vatican
Du fait de sa très faible superficie, le Vatican est le plus petit État souverain du monde.
Des églises de Rome situées hors du Vatican dépendent de celui-ci. Parmi celles-ci, on peut citer la basilique Saint-Jean du Latran et l'église Saint-Paul-hors-les-murs.
Enfin, la station d'émission de Radio Vatican située dans la banlieue de Rome ainsi que Castel Gandolfo, la résidence d'été des papes située à 30km au sud-est de Rome, relèvent également de la souveraineté du Vatican.
Économie
Rome
Article détaillé : Économie du Vatican
En 2002, le déficit consolidé du Vatican s'est élevé à 13,5 millions d'euros pour 216 millions d'euros de recettes. Les dépenses de cet État sont principalement les salaires des 2 600 employés dont environ 750 ecclésiastiques.
Outre les revenus touristiques, l'émission de timbres postaux et de monnaies recherchés par les collectionneurs et la vente de publication, les revenus viennent de placements mobiliers (32 millions d'euros de plus-value en 2002) et immobiliers (12,9 millions d'euros).
Un autre poste non négligeable est le denier de Saint-Pierre qui a avoisiné les 50 millions d'euros en 2002, même si une partie de cette somme seulement est affectée au budget du Vatican. Son origine remonte au où les Anglo-Saxons commencèrent à envoyer une contribution annuelle au pape, cet usage s'étendit ensuite aux autres pays d'Europe. Cet usage a été reconnu officiellement par le pape Pie IX le 5 août 1871 dans l'encyclique Sæpe venerabilis. Aujourd'hui encore une collecte est effectuée lors de « la journée mondiale de la charité du Pape », généralement le 29 juin. Les donateurs principaux sont les diocèses des États-Unis d'Amérique, d'Allemagne et d'Italie.
Dans les années 1980 le scandale du Banco Ambrosiano a fortement ébranlé les finances du Saint-Siège. Roberto Calvi, alors directeur de cette institution bancaire, utilise l'institut pour les œuvres de religion (organisme sous la gestion directe du pape chargé de la gestion des comptes d'ordres religieux) pour blanchir l'argent de la mafia avec la complicité de membres de la curie en particulier M Marcinkus, chargé de l'organisation des voyages du Pape.
Malgré un détournement estimé à 600 millions de dollars et plusieurs assassinats de la mafia, le Vatican a tenté d'étouffer l'affaire et soustraire M Marcinkus à la justice italienne. Ce manque de transparence sera fortement critiqué, malgré les efforts mis en place pour réformer les finances vaticanes qui utilise désormais les services de grands financiers catholiques internationaux comme Hans Tietmeyer ou Michel Camdessus.
Michel Camdessus
L'État de la Cité du Vatican n'est pas membre de l'Union européenne, mais lui est fortement liée aux travers de ses accords douaniers et monétaires avec l'Italie. Suite à une nouvelle convention monétaire entre la République italienne, au nom de la Communauté européenne, et la Cité du Vatican, cette dernière est autorisée, depuis le 1 janvier 1999, à utiliser l'euro comme monnaie officielle. Le Vatican n'a pas le droit d'émettre des billets en euros, mais peut frapper des pièces en euros avec face nationale spécifique à la Cité à compter du 1 janvier 2002.
En 2004, l'État de la Cité du Vatican a mis en circulation une pièce commémorative de 2 euros sur laquelle figure une représentation schématique des murs d'enceinte de la Cité avec la basilique Saint-Pierre à l'avant-plan, à l'occasion du 75 anniversaire de la fondation de la Cité du Vatican (75° ANNO DELLO STATO - 1929-2004)
Démographie
pièce commémorative de 2 euros
Article détaillé : Démographie du Vatican
À peu près la totalité des 890 citoyens du Vatican vivent à l'intérieur des murs de la cité. Les citoyens du Vatican se composent principalement de membres du clergé, incluant les hauts dignitaires, les prêtres, les nonnes, ainsi que la fameuse garde suisse, une force militaire volontaire. Il y a à peu près 3 000 travailleurs étrangers, qui composent la majorité de la main d'œuvre de l'État, mais qui résident en dehors du Vatican.
Langues officielles
Les langues officielles de la Cité du Vatican sont :
- l'allemand, pour les gardes suisses
- l'italien pour l'État de la Cité du Vatican
- le latin pour l'Église catholique romaine et le Saint-Siège
- le français pour la diplomatie vaticane
Culture
Article détaillé : Culture du Vatican
En tant que siège du catholicisme, le Vatican a bien entendu une influence culturelle très importante. Il a aussi une activité culturelle propre, comme par exemple une station de radio qui émet en plusieurs langues.
Les musées du Vatican possèdent de riches collections d'art sacré et profane ainsi que des antiquités étrusques et égyptiennes.
Ils ont été fondé par Clément XIV au .
Voir aussi
Articles connexes
- Wikipédia:Portail Vatican
- Benoît XVI, dirigeant de l'État du Vatican
- Jean-Paul II, précédent dirigeant de l'État du Vatican
- Christianisme
- Église catholique
- Pape
- le Saint-Siège
Bibliographie
- Benny Lai, Les secrets du Vatican, Hachette, 1983
- Jean Chelini, La vie quotidienne au Vatican sous Jean-Paul II, Hachette, 1995
- M Martin, Le Vatican inconnu, Fayard, 1988
- Charles Pichon, Le Vatican hier et aujourd'hui, Fayard, 1968
- Jean-Jacques Thierry :
- Le Vatican secret, Calmann-Lévy, 1962
- Les Finances du Vatican, éd. Guy Authier, 1978
Liens externes
- [http://www.vatican.va/phome_fr.htm Site officiel du Vatican]
- [http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/index.asp Radio Vatican]
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Église, Conciles, Magistère]
- [http://www.vaticanoweb.com Vaticano web]
Catégorie:Catholicisme
Catégorie:Enclave
Catégorie:Institution de l'Église catholique
-
als:Vatikan
ja:バチカン
ko:바티칸 시국
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zh-min-nan:Vaticano
Rome
Rome (en italien Roma) est le chef-lieu de la région du Latium et la capitale de l'Italie. Elle est située sur le Tibre, à 22 km de la mer Méditerranée. Elle est parfois appelée la ville aux sept collines (Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal) ou la Ville éternelle. Rome est le siège de Pierre, une des capitales de la chrétienté.
D'après la mythologie romaine, Rome doit son nom à son fondateur, Romulus. La date mythique de sa fondation est -753, point de départ du calendrier romain, comptant ab Urbe condita, « depuis la fondation de Rome ». Cette date est confirmée par l'archéologie et aujourd'hui les historiens considèrent qu'effectivement un synœcisme a eu lieu à cette date. La Rome antique n'a cessé d'inspirer.
Cité de Varennes-Jarcy
La cité de Varennes-Jarcy est une enclave extra-territoriale incluant la basilique Saint-Pierre, ainsi que d'autres bâtiments romains. Elle constitue l'État de la cité du Vatican. Le pèlerinage de Rome est, avec ceux de la Terre Sainte (Jérusalem en particulier) et de Compostelle, l'un des trois principaux pèlerinages chrétiens. On arrive à la ville par la via Francigena ; dans Rome, le pèlerinage inclut généralement les quatre basiliques majeures (Saint-Pierre, au Vatican, Saint-Paul-hors-les-Murs, Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure) et souvent trois autres basiliques mineures, constituant le "Tour des sept églises".
Monuments romains
Tour des sept églises
Rome, par son histoire, est très riche en monuments, musées et points de vue. C'est ainsi la deuxième ville la plus visitée au monde après Paris, avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée, avec environ 10 millions de visiteurs annuels. Voici quelques-uns des monuments et musées les plus connus :
Rome antique
Voir aussi Liste des monuments de la Rome antique
- l'arc de Constantin
- l'arc de Titus
- le Colisée
- le Forum romain et les Forums impériaux
- le Capitole et les musées capitolins
- les thermes : thermes de Caracalla, thermes de Dioclétien
- le Panthéon
- l'Ara Pacis Augustæ
- les catacombes
- le Circus Maximus
- les monuments et sites paléochrétiens
Rome médiévale
- le ghetto romain
- le tombeau d'Hadrien, devenu château Saint-Ange
- les églises : Saint-Barthélémy-en-l'île, Saint-Laurent-hors-les-murs
Rome renaissance et baroque
- les places : la piazza Navona, la piazza del Popolo, la piazza di Spagna
- les musées : palais Altemps, Galerie Borghèse, Galerie Doria-Pamphili, Galerie Barberini, palais Massimo alle Terme
- les églises : église Saint-Ignace, église du Gesù, basilique Saint-Jean du Latran, basilique Sainte-Marie-Majeure, église Saint-Louis-des-Français, église Saint-Nicolas-des Lorrains, église Saint-Yves-des-Bretons, église et abbaye de la Trinité-des-Monts, abbaye des trois fontaines, la chiesa nuova (Santa Maria in Vallicella)
- les fontaines : fontaine de Trevi, fontaine des Fleuves
- le palais Farnèse, ambassade de France
- la villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome
- la villa Bonaparte
- le Palazzo Chigi, siège du Gouvernement italien
Rome contemporaine
Palazzo Chigi
- le monument à Victor-Emmanuel II, plus connu sous le nom de « machine à écrire »
- le palais Montecitorio, siège du Parlement italien
- le palais de justice sur la place Cavour
Transports et économie
Rome est desservie par des lignes de bus et un métro depuis 1955
Les trains arrivent dans la gare centrale Termini
L'accès aérien se fait par l'aéroport de Fiumicino
et par l'aéroport de Ciampino
Personnages célèbres
À Rome sont nés :
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste
À Rome sont décédés :
- Renato Castellani (1913 - 1985), réalisateur
- Pietro Germi (1914 - 1974), acteur, scénariste, réalisateur et producteur
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste
Voir aussi
Liens internes
- Rome antique
- Chronologie de Rome
- Villes d'Italie
- Liste des monuments de la Rome antique
- Jeux Olympiques d'été de 1960
Liens externes
- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/fr/rome/rome.htm Rome la ville eternelle] : Virtual panoramas and photo gallery (ita/ing/fr)
- [http://www.comune.roma.it/ Site officiel de Rome]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Rome Rome sur Wikitravel]
Jeux Olympiques d'été de 1960
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als:Rom
ja:ローマ
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simple:Rome
11 février
Le 11 février est le 42 jour de l'année du calendrier grégorien.
Événements
- -660 - L'empereur Jimmu Tenno fonde la nation du Japon
- 1799 - Campagne d'Égypte - Bonaparte quitte le Caire en Égypte pour la Syrie.
- 1814 - Victoire de Napoléon à la bataille de Montmirail
- 1854 - Les rues principales de Washington] sont éclairées avec du gaz de charbon pour la première fois, aux États-Unis.
- 1856 - Guerre du Kansas aux États-Unis - Le président des États-Unis Franklin Pierce met les troupes fédérales à la disposition des gouverneurs territoriaux.
- 1858 - Première de 18 apparitions de la Vierge à Lourdes à la jeune Sainte Bernadette Soubirous, agée de 14 ans.
- 1864 - Guerre Civile des États-Unis - Escarmouche entre les troupes confédérées et unionistes à Lake City, Floride
- 1873 - En Espagne, la Première République espagnole est proclamée, à la suite de l'abdication d'Amédée Ier d'Espagne
- 1882 : Livraison de la première ligne de chemin de fer de la Réunion, entre Saint-Denis et Saint-Benoît.
- 1908 - La cartoucherie de l'Ile Perrot, près de Montréal, explose et cause 10 pertes de vie
- 1915 - Les premiers soldats canadiens débarquent en France
- 1921 - Albert Einstein devient citoyen Zurichois
- 1924 : réception officielle d'Émile Picard (1856-1941) à l'Académie française
- 1928 : Le président de la confédération helvétique Edmund Schulthess inaugure le deuxième rendez-vous olympique des jeux d'hiver à Saint-Moritz. 25 pays et 464 athlètes y participent.
- 1929 : Indépendance du Vatican.
- 1950 : Le Salaire minimum interprofessionnel garanti SMIG entre en vigueur en France. Le nouveau dispositif impose le principe d'une rémunération minimale en dessous de laquelle aucun salarié ne peut être payé. Déterminé en fonction du budget type d'un ménage, le SMIG permet aussi de garantir un pouvoir d'achat minimum aux ménages les plus modestes.
- 1990 : Le plus ancien prisonnier politique d'Afrique du Sud, Nelson Rolihlahla Mandela, est libéré par le président De Klerk après 27 ans d'incarcération, dont 15 ans de bagne. Condamné en 1964 à la prison à vie pour son combat contre l'apartheid, le leader de l'ANC (Congrès National africain) quitte le pénitencier de Paarl.
- 2005
- - XIIIe Journée mondiale du Malade en Afrique au Cameroun, au sanctuaire de la Reine des Apôtres, à Mvolye
- - Reggie Fowler, homme d'affaires de l'Arizona devient le premier Noir propriétaire d'une équipe de football américaine de la NFL, soit les Vikings du Minnesota
Naissances
- 1657 : Bernard Le Bovier de Fontenelle, historien et scientifique français
- 1699 : Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais
- 1764 : Marie-Joseph de Chénier, poète français
- 1800 : William Henry Fox Talbot, mathématicien anglais
- 1839 : Josiah Willard Gibbs, physicien américain
- 1862 : Francis Sowerby Macaulay, mathématicien anglais
- 1891 : Ivan Ivanovich Privalov, mathématicien russe
- 1897 : Emil Leon Post, mathématicien et logicien russe
- 1900 : Hans-Georg Gadamer, philosophe allemand
- 1902 : Arne Jacobsen, architecte et designer danois.
- 1909 : Claude Chevalley, mathématicien français
- 1909 : Joseph L. Mankiewicz, scénariste et réalisateur américain
- 1915 : Richard Wesley Hamming , mathématicien américain
- 1921 : Yozo Matsushima, mathématicien japonais
- 1926 : Paul Bocuse, grand chef de la cuisine française
- 1935 : Gene Vincent, pionnier américain du rock'n'roll
- 1943 : Serge Lama, chanteur auteur-interprète français
- 1956 : Piotr Klemensiewicz, peintre français d'origine polonaise.
- 1966 : Dieudonné M'bala m'bala, acteur et humoriste français
Décès
- 1626 : Pietro Antonio Cataldi, mathématicien italien
- 1650 : René Descartes, philosophe et mathématicien français
- 1868 : Léon Foucault, physicien français
- 1884 : John Hutton Balfour, botaniste écossais (° 1808)
- 1923 : Wilhelm Karl Joseph Killing, mathématicien allemand
- 1933 : Virgilia D'Andrea, poétesse, militante et active propagandiste de l'anarchisme et de l'anarcho-syndicalisme italienne
- 1960 : Victor Klemperer, philologue allemand
- 1974 : Vladimir Ivanovich Smirnov, mathématicien russe
- 1986 : Frank Patrick Herbert, écrivain Américain
- 1994 : Mercedes Comaposada Guillen, militante et pédagogue anarchiste féminine espagnole
- 2000 : Roger Vadim, acteur et réalisateur français
- 2003 : Daniel Toscan du Plantier producteur français
Célébrations
- Japon : Kenkoku Kinen no Hi, Anniversaire de la fondation de l'État.
- Cameroun : Fête de la Jeunesse.
Saints catholiques et orthodoxes du jour
- Saint Benoît d'Aniane Abbé d'Aniane et réformateur (+ 821)
- Saint Castrensis (+ 450)
- Saint Cedmon (+ 680)
- Saint Conteste (+ 513)
- Saint Didier (+ 608)
- Saint Gaudin (+ 700)
- Saint Grégoire II Pape (89e) de 715 à 731 (+ 731)
- Saints Martyrs d'Abitina (4e s.)
- Notre Dame de Lourdes
- Saint Odon (+ 880)
- Saint Pascal Ier Pape (98e) de 817 à 824 (+ 824)
- Saint Saturnin et ses compagnons (+ 304)
- Saint Séverin (+ 508) Abbé de Saint-Maurice en Valais]
- Sainte Théodora (+ 867) Impératrice Byzantine]]
Saints catholiques du jour
- Saint Adolphe Moine puis évêque d'Osnabrück (+ 1224)
- Saint Ardaing (+ 1056)
- Saint Catalan Fabri Inquisiteur franciscain, martyr (+ 1321)
- Bienheureuse Elisabeth Salviati (+ 1519)
- Bienheureuse Héloïse (Helwisa) (+v. 1066) ermite bénédictine
- Saint Pierre de Guarda (+ 1505)
Saints orthodoxes du jour
- Saint Dimitri de Prilouki Moine au monastère de Pereyaslav (+ 1503)
- Saint Georges de Serbie (+ 1515)
- Saint Vsevolod (+ 1139)
Catégorie:Jour de l'année
ja:2月11日
ko:2월 11일
ms:11 Februari
simple:February 11
th:11 กุมภาพันธ์
Saint-SiègeLe Saint-Siège est l’incarnation du pouvoir spirituel de l'Église catholique romaine, c'est-à-dire du pape, et de son administration, la Curie romaine. L'État de la Cité du Vatican constitue son support temporel.
Histoire
Le pouvoir temporel et territorial du pape remonte à la donation faite par l'empereur Constantin du palais du Latran — donation qui ne doit pas être confondue avec la « donation de Constantin », document apocryphe prétendant fonder la souveraineté du pape sur Rome et l'Occident.
C'est Pépin le Bref qui, battant les Lombards en 754-756, conquiert pour le pape Étienne II le Patrimoine de saint Pierre, ancêtre des États pontificaux (cf. donation de Pépin). La France obtient à cette occasion le titre de « Fille aînée de l'Eglise »
La plus ancienne représentation diplomatique française remonte à 1465 : c'est l'ambassade de France près le Saint-Siège.
Supprimés lors de la Révolution française, les États pontificaux perdent définitivement Avignon et le Comtat Venaissin (annexés en 1791) mais leur partie italienne est restaurée en 1814.
Lors de la constitution de l'unité italienne, les États pontificaux seront contestés et finiront par être de facto supprimés. C'est le début de la « Question romaine » : la capitale du Royaume d'Italie a été prise par la guerre sur un État souverain, celui du Pape, qui se considère comme prisonnier et ne sort plus des murs de la Cité du Vatican.
Après leur perte en 1870, le Saint-Siège se trouve sans assise territoriale et donc sans légitimité autre, en la matière, que son rôle d'incarnation de l'Église catholique. Cependant, ses relations avec les autres pays se poursuivent. Ainsi, 16 pays possèdent des relations diplomatiques avec lui au moment de la loi des Garanties de 1871. Au moment de la signature des accords du Latran, ils sont 27. De nombreux États envoient des missions extraordinaires auprès du Saint-Siège : l'empereur de Corée en 1904, le négus d'Éthiopie en 1907 et 1908 ou encore l'empereur de Chine en 1910.
Ce sont les accords du Latran qui mettent fin à la Question romaine, en reconnaissant la souveraineté (ininterrompue) du Saint-Siège et en créant, comme support territorial, l'État de la Cité du Vatican.
Statut juridique
Le Saint-Siège, c'est-à-dire l'institution du Siège épiscopal romain de Pierre, est sujet de droit international au moins depuis l'époque carolingienne. De cette époque date le contrôle effectif et souverain d'un territoire, le « Patrimoine de Pierre », ancêtre des « États de l'Eglise » ou « États pontificaux ».
Pour être considéré comme un État souverain, un gouvernement doit légitimement posséder et contrôler un territoire. Cela fut le cas de manière ininterrompue, sauf entre 1791 et 1814 et sauf entre 1871 et 1929 (dans une certaine mesure : le seul territoire effectivement contrôlé était celui de la Cité du Vatican et des Etats n'avaient pas interrompu leurs relations diplomatiques).
Les accords du Latran (1919), qui mirent fin à la « Question romaine », stipulent (art. II) : « L'Italie reconnaît la souveraineté du Saint-Siège dans le domaine international comme domaine inhérent à sa nature, conformément à sa tradition et aux exigences de sa mission dans le monde. »
Selon l'expression de M Cardinale, le Saint-Siège « existe et opère au sein de la communauté internationale comme la personnification juridique de l'Église. » C'est avec lui et non l'État du Vatican que les États entretiennent des liens diplomatiques. C'est lui qui siège au sein de certaines organisations internationales, comme l'Agence internationale de l'énergie atomique ou l'Union postale mondiale. Ainsi, les ambassadeurs étrangers sont accrédités près le Saint-Siège et non auprès du Vatican.
Le Saint-Siège possède à l'Organisation des Nations unies (ONU) le statut d'« État non membre », observateur permanent; il y représente les intérêts de l'État pontifical du Vatican. En 2005, l'observateur du Saint-Siège est M Celestino Migliore.
Ce statut a été obtenu grâce au statut de membre de l'Union postale mondiale et de l'Union internationale des télécommunications détenu par le Vatican au titre de la Poste vaticane et de Radio Vatican. L'ONU ayant invité les pays membres de ces organisations à prendre part à certaines de ses sessions, le Vatican y est également convié.
En 1957, afin de clarifier la situation, le Secrétaire général de l'ONU, U Thant, et le Saint-Siège s'accordent sur le fait que c'est le Saint-Siège, et non l'État du Vatican, qui entretient des relations avec l'organisation. En 1964, le poste d'observateur permanent est reconnu au Saint-Siège.
Cette présence du Saint-Siège comme État, et non comme ONG (comme par exemple l'ordre de Malte) fait l'objet d'une polémique dans certains milieux. Cependant, on doit noter que le nombre d'Etats ayant noué des relations diplomatiques avec le Saint-Siège n'a jamais cessé d'augmenter.
Bibliographie
- M Hyginius Eugene Cardinale, The Holy See and International Order, Colin Smythe, Londres, 1976 ;
- Joël Benoît d'Onorio (dir.), Le Saint Siège dans les relations internationales, actes du colloque organisé les 29 et 30 janvier 1988 par le département des sciences juridiques et morales de l'Institut Portalis, Cujas & Cerf, Paris, 1989 (2-204-03106-2) ;
- Dominique Le Tourneau, .
Catégorie:Institution de l'Église catholique
Église catholique romaine
Par le nombre de ses fidèles, l'Église catholique romaine est la principale religion du monde et la branche la plus importante du christianisme. Elle se définit, notamment dans les paroles du Credo, comme « une » (en elle subsiste l'unique institution fondée par le Christ pour y rassembler le peuple de Dieu), « sainte » (par son lien unique avec Dieu, d'« Épouse du Christ »), « catholique » (répandue par toute la Terre et portant l'intégralité du dépôt de la foi) et « apostolique » (fondée par les apôtres et poursuivant leur mission).
Les catholiques sont les chrétiens baptisés dans cette Église. Un des traits qui les caractérisent est la reconnaissance de l'évêque de Rome, appelé pape, comme successeur direct de l'apôtre Pierre et comme vicaire de Jésus-Christ. Un chrétien de l'Église catholique est de rite latin (dit « romain ») ou de rite oriental (maronite, melkite, syriaque, etc., voir Églises catholiques orientales). L'épithète « romain » est utilisé couramment par ailleurs pour distinguer l'Église catholique (les chrétiens en union avec le pape) des autres formes de catholicisme apparues au cours de l'histoire récente. Mais couramment les membres de cette Église n'utilisent pas le qualificatif « romain », se dénommant simplement « catholiques ».
Ecclésiologie
L’Église catholique considère que par la succession apostolique, elle est la continuatrice des apôtres (Église apostolique). En effet, les Apôtres ont désigné des évêques, leurs successeurs, qui ont eux-mêmes nommé d'autres successeurs, le tout constituant une succession ininterrompue d’évêques jusqu'à aujourd'hui. Pour l’Église catholique, tout évêque est le successeur des apôtres : il a en charge une Église locale (son diocèse) sur lequel il doit veiller.
En fait, l'Église catholique se considère comme l'unique Église de Pentecôte, ayant survécu jusqu'à nos jours à travers les âges sans aucune solution de continuité, et ayant préservé sa foi intégrale, son espérance et sa charité dans l'unité des frères.
Le pape est l’évêque de Rome, successeur de Pierre. À ce titre il est le premier des évêques et doit veiller à l’unité de l’Église. L’Église catholique romaine est constituée de toutes les Églises locales dont l’évêque est en communion avec le pape.
La direction universelle, ou internationale, de l’Église est assumée par le pape et par l’ensemble des évêques, réunis en concile œcuménique sur convocation du pape. Les conciles sont rares, convoqués à des moments exceptionnels. L’essentiel du gouvernement de l’Église se trouve au Saint-Siège qui réside principalement dans la Cité du Vatican (voir Gouvernement de l'Église catholique romaine), dont le pape est également le chef d’État.
L’Église catholique romaine se reconnaît comme « la seule subsistance de l’Église primitive fondée par Jésus-Christ » (Dominus Jesus) par « succession apostolique continue » du christianisme des premiers siècles (cf. Christianisme Primitif). Elle considère détenir, seule, « la plénitude du dépôt de la foi » dont la doctrine a été fixée lors des sept premiers conciles œcuméniques. Elle considère également être, seule, « pleinement médiatrice de salut ». Tout territoire où elle est installée est entièrement son territoire canonique. Elle affirme avoir autorité sur toutes les autres Églises chrétiennes et revendique de celles-ci qu’elles lui reconnaissent la primauté en dignité (Pastor Æternus, 1870, titre III). C’est une des raisons pour lesquelles elle décline pour l'instant toute adhésion au Conseil œcuménique des Églises bien que depuis le Concile Vatican II elle ait adhéré au principe de l'œcuménisme.
Ordination et sacerdoces
Tous les catholiques ont reçu de par l’onction du baptême, complété par la chrismation ou confirmation, le sacerdoce baptismal qui les fait « prêtres, prophètes et rois ». En outre le sacrement de l’ordre donne à certains de ses membres un sacerdoce ministériel. Ces deux sacerdoces sont différents et complémentaires.
::« Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d’espérance et de charité, vie selon l’Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun, il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens ». (Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres, Libreria editrice vaticana, cité du Vatican 1997).
En outre, en vertu de certains vœux, certains baptisés s’engagent de façon particulière au service de Dieu, de l’Église et du monde, notamment dans les ordres religieux.
On distingue ainsi :
- les ministres ordonnés,
- les baptisés laïcs,
- les consacrés.
voir clercs et laïcs de l'Eglise catholique romaine
La foi de l’Église catholique romaine
Les deux sources de la foi
L’Église catholique professe que Dieu s'est révélé définitivement en la personne de Jésus-Christ. L’accès à cette révélation se fait par deux sources, l’Écriture et la Tradition.
Les Écritures
Pour l’Église catholique, la Bible est une parole humaine inspirée divinement; par conséquent elle est vraiment la Parole de Dieu.
L’Écriture (la Bible) est constituée de la première et la nouvelle Alliance. La première Alliance est constituée de textes religieux juifs antérieurs à Jésus de Nazareth. Elle correspond à la bible juive augmentée des livres deutérocanoniques (apocryphes pour les Églises réformées). Les textes de la Nouvelle Alliance (Évangiles, Épîtres, Apocalypse) sont postérieurs à Jésus. Son contenu est le même que celui des autres Églises chrétiennes.
L’Église catholique reste particulièrement attachée à la traduction latine de la Bible par saint Jérôme, appelée Vulgate, qui a été encore mise à jour en 1979 par Jean-Paul II. Mais depuis plus d'un siècle les traductions catholiques de la Bible en langues vernaculaires se sont multipliées.
Parcours spécialisé : Écritures
- Canon (Bible)
- Ancien Testament
- Nouveau Testament
La Tradition
Nouveau Testament catholique actuel]]
Étant exprimée dans le langage culturel des communautés de l’époque de sa rédaction, la Bible est d’une part sujette à interprétation et d’autre part ne peut pas répondre immédiatement à des questionnements formulés dans des contextes différents.
La manière d’interpréter l’Écriture et la foi sont donc aussi contenues dans ce que l’Église se transmet de génération en génération. Le concile Vatican II réaffirme que la Tradition explique les Écritures (constitution dogmatique Dei Verbum) constituant une autre source de ses doctrines.
Par « Tradition de l’Église catholique romaine », il faut entendre d'une part la tradition proprement apostolique, remontant aux apôtres et également inspirée, tandis que la tradition ecclésiastique, ou interprétative, jouit seulement, quand elle est unanime du privilège de l'infaillibilité.Le magistère de l'Eglise (conciles oecuméniques, pontifes romains) bénéficie lui aussi du charisme de l'infaillibilité quand il se prononce d'une manière définitive en matière de foi ou de principes moraux.
- les Pères et Docteurs de l’Église,
- la liturgie (lex orandi, lex credendi)
- le Magistère de l'Église.
Les Écritures constituent la première tradition.
Un exemple de doctrine issue de la tradition :
- la doctrine de la Rédemption ou de l’expiation vicaire, fut formulée par Anselme de Canterbury : le sens de la venue du Christ est de racheter les péchés de l’humanité afin que chaque homme qui croit en lui soit sauvé et promis à la vie éternelle (après la mort). Le Christ mourra crucifié sur la croix, devenue le symbole le plus courant des chrétiens, et ressuscitera. Cette idée est la croyance essentielle qui apparaît dans les Évangiles et les Epitres de l’Apôtre Paul. Si le concept de Rédemption n’est pas un dogme (au sens du code de droit canonique), elle est bien un article de foi auquel il est nécessaire de croire pour être catholique.
Elle témoigne du questionnement ininterrompu sur la foi et de l’élaboration constante des définitions de foi au travers des siècles.
Parcours spécialisé : la tradition
La base de la théologie et de l’ecclésiologie catholiques trouvent leur origine dans :
- Paul de Tarse,
- Origène,
- Augustin d'Hippone,
- Thomas d'Aquin, etc.
La théologie médiévale catholique est un filon de la philosophie médiévale.
- Anselme de Canterbury
- Abélard
- Nicolas de Cues
- Maître Eckhart
Dans l’Évangile déjà, de nombreux contemporains de Jésus disent leur foi en lui. À Césarée de Philippe, Pierre professe : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu Vivant » (Matthieu, 8,16). Après la résurrection de Jésus et la Pentecôte, il annonce : « Ce même Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a fait le Seigneur et le Christ.» (Actes 2, 36).
À partir de ces embryons et face aux questionnements, l’Église a élaboré différentes synthèses de la foi. De nos jours, deux sont restées :
- le Symbole des apôtres, formule baptismale de certaines communautés que la tradition romaine généralise et date environ de l’an 170. Une pieuse légende le fait remonter aux apôtres.
- le Symbole de Nicée-Constantinople, mis au point par les quatre premiers conciles après les grands débats trinitaires et christologiques des IIIe et s ; ce texte met un terme au débat et en formule les conclusions. Le concile de Contantinople développe la profession de foi en l’Esprit Saint et en l’Église. Il contient notamment l’article : « je crois en l’Église une, sainte, catholique et apostolique ». L’interprétation de « catholique » dans ce texte fait l’objet de débats entre les chrétiens selon les Églises et les époques. Elle va de « universelle » à proprement « romaine ».
Les professions de foi ont un rôle non seulement doctrinal mais aussi mystique et liturgique. Par elles, l’Église redit sa confiance (foi) en Dieu et réaffirme les grands mystères de la foi chrétienne :
- la Trinité (un Dieu unique en trois personnes distinctes),
- l’Incarnation (Jésus, vrai Dieu et vrai homme, né de Marie),
- la Rédemption (Jésus nous sauve par sa mort sur la croix et sa résurrection).
C’est pourquoi l’adhésion à ces textes et à ce qu’ils affirment est une condition nécessaire pour faire partie de l’Église catholique romaine. Ainsi, non seulement ils sont étudiés (voir le Catéchisme de l'Église catholique (1992)), mais ils sont aussi repris par les catholiques lors de leur baptême et leur confirmation et redits à chaque messe dominicale.
Antérieurs au Grand Schisme de 1054, ces textes sont utilisés par de nombreuses autres Églises chrétiennes.
Dogmes et doctrines
À partir du Concile de Chalcédoine, l’Église n’a plus ajouté d’articles aux professions de foi.
Les papes et les conciles ont formulé un certain nombre de dogmes à partir de l’Écriture et de la Tradition.
L’articulation des dogmes est juridiquement codifiée.
Parmi les dogmes spécifiques à l’Église catholique romaine promulgués depuis 1054, on trouve :
- l’immaculée conception, 1854
- l’infaillibilité pontificale, 1870
- l’Assomption de la Vierge, 1950, concept connu également des Églises orthodoxes sous le nom de Dormition sans bénéficier d’une définition dogmatique.
Parcours spécialisé : dogmes et doctrines
- Dogmes et doctrines qui précise l’articulation des uns et des autres.
- les dogmes catholiques listent les conciles ayant donné lieu à l’élaboration de ceux-ci. Une partie de ces dogmes, christologiques pour la plupart, sont partagés ou en débat dans les autres églises chrétiennes.
Articles spécialisés
- profession de foi
- confessions de foi
- la suite des conciles est recensée dans Dogmes catholiques, où « catholique » signifie « universel »
- christologie
Liturgie
Le point culminant de la liturgie catholique est la fête de Pâques, fête de la résurrection de Jésus. Elle est précédée du temps du Carême qui se termine par la Semaine Sainte, avec le Jeudi Saint (avec la messe chrismale où est béni le Saint-Chrême), le Vendredi Saint et la Veillée Pascale (où ont lieu de nombreux baptêmes). Cette fête est suivie d’une période de cinquante jours appelée « temps pascal » qui se termine par la Pentecôte.
La résurrection de Jésus est aussi célébrée chaque dimanche, et chaque semaine est couronnée liturgiquement par le dimanche.
L’année liturgique débute par l’Avent, temps de préparation à la Nativité (Noël) qui commence quatre semaines avant ; elle se termine par la fête du Christ-roi. À chaque jour de l'année est associé un passage des Évangiles. Une année ne suffisant pas, la lecture de l'ensemble des textes liturgiques s'étale sur trois ans, appelés années A, B et C. Le lectionnaire est le nom du livre qui regroupe ces lectures dans l'ordre chronologique.
Messe
La messe est la célébration centrée autour de l’Eucharistie. Toute la vie liturgique gravite autour de cette célébration. Ceci est particulièrement vrai pour la messe dominicale qui a lieu le dimanche ou le samedi soir. Il est demandé aux catholiques d’y participer chaque dimanche (l’obligation dominicale).
Le rituel d’une messe catholique est le même pour tous les diocèses. Jusqu’au Concile de Vatican II, la messe était célébrée en latin selon le rite de Pie V (messe tridentine). Depuis lors elle est aussi et majoritairement célébrée selon le rite de Paul VI soit en latin soit en langue vernaculaire (voir ordo novus). En fonction de leurs théologies et spiritualités, certaines Églises locales ont quelques aménagements de rites (rite ambrosien à Milan), de même que les Églises orientales (rites byzantin, copte, syriaque, arménien, etc.) et certaines congrégations religieuses. Il existe également des aménagements liés aux circonstances, par exemple s'il s'agit d'une messe dominicale, d'une messe de mariage ou d'une messe d'enterrement. Ces aménagements sont codifiés.
Dans le rite latin, la messe comporte deux parties principales : la liturgie de la Parole et la liturgie de l'Eucharistie. Une messe selon le rite de Paul VI dure environ 3/4 d'heure, temps variable qui dépend de l'ampleur donnée à la liturgie, aux chants, à l'homélie.
Selon les époques, le fidèle a été amené à communier (recevoir l’Eucharistie) plus ou moins fréquemment. Depuis le concile du Latran IV, il est obligatoire de communier au moins une fois lors de la fête de Pâques.
Sacrements
Les sacrements, sont des signes de l’action de Dieu dans la vie d’un croyant et de l’Église. L’Église catholique romaine en distingue sept:
#Le baptême. Le sacrement est dit ex opere operato, c’est-à-dire qu’il agit « de lui-même » en dépit de qui le confère (voir donatisme). Il est réputé faire le chrétien.
#La confirmation, par laquelle l’évêque confirme le baptême.
#L’eucharistie ou communion : manger le corps et le sang de Jésus-Christ sous forme du pain (l’hostie) et du vin consacrés (transubstancié). Elle est considérée comme étant le plus important sacrement de l’Eglise.
#Le sacrement de pénitence et de réconciliation, ou confession des péchés à un prêtre qui peut conférer « l’absolution », c’est-à-dire la remise des péchés. Récemment les cérémonies pénitentielles collectives, pratique ancienne, ont été remises à l’ordre du jour ; cependant elles ne sont admises que dans des cas urgents, voir motu proprio Misericordia Dei du 2 mai 2002.
#Lextrême-onction, appelée plus récemment le « sacrement des malades ».
#Le mariage, sacrement indissoluble depuis le (concile du Latran IV, 1215). L’annulation est toutefois possible dans certains cas exceptionnels, notamment la non-consommation du mariage. Les personnes séparées qui se remettent en couple sont considérés comme adultères si elles ne vivent pas « comme frère et sœur » c’est-à-dire dans l’abstinence.
#Lordination des évêques, prêtres et diacres, ou sacrement de l’ordre.
Les trois premiers constituent les sacrements de l’initiation chrétienne. Le baptême et la confirmation ne sont conférés qu’une seule fois à une même personne.
L’Église distingue également des sacramentaux, comme les bénédictions d’une maison, d’un rosaire, d’une voiture, de catéchistes, les funérailles chrétiennes, le sacre des rois (qui n’est plus pratiqué par l’Église catholique romaine depuis ...)
Liturgie des Heures
La liturgie des heures est la prière commune de l’Église catholique. Le contenu des offices, récités ou chantés seul ou en communauté est commun à l’Église. Depuis la réforme liturgique de Vatican II, Les offices sont
- l’office des lectures,
- l’office du matin (laudes),
- l’office du milieu du jour (rassemblant tierce, sexte et none),
- l’office du soir (vêpres),
- l’office des complies.
Les offices du matin et du soir sont qualifiés d’heures majeures, et sont plus long que les autres. Sur une période de quatre semaines, l’ensemble des psaumes sont chantés.
Certains ordres ou congrégations ont une liturgie des heures propre.
Autres dévotions
1. la prière individuelle
- prière personnelle, ou oraison : temps où le croyant se met à l’écoute de Dieu, souvent en silence et dans un endroit retiré.
- vénération des images saintes, partagée avec l’Orthodoxie, depuis 786,
2. la prière collective
- les rogations : prière pour les récoltes partout où la ruralité est importante,
- les assemblées et veillées de prière, les plus importantes étant celles de Pâques et de Noël.
3. les autres dévotions
- l’adoration du Saint Sacrement : temps de prière et d’adoration devant l’hostie (pain consacré devenu corps du Christ) ;
- les pèlerinages, voyages en Terre Sainte, à Rome ou à Compostelle ainsi que dans d'autres lieux de l’action de l’amour de Dieu par la présence de reliques ou le souvenir d'événements de la vie de saints ou par des apparitions, notamment celles de la Vierge Marie (apparitions dites « mariales ») ;
- la vénération des reliques de saints, en relation avec leur béatification puis leur canonisation ;
- le jubilé (voir indulgence et pèlerinage) ;
- les indulgences (le commerce qui en était fait fut une des causes de la Réforme) ;
- le chemin de croix, effectué le Vendredi Saint, qui rappelle les souffrances du Christ au cours de sa Passion ;
- le rosaire, récitation du chapelet, prière en l’honneur de la Vierge Marie.
Parcours spécialisé liturgie
vocabulaire catholique
Théologie morale
Voir article spécialisé Théologie morale (catholicisme)
Courants à l’intérieur de l’Église catholique romaine
Outre les diverses Églises se réclamant du catholicisme, le catholicisme romain abrite plusieurs courants :
- Conservateurs :
- Opus Dei, prélature personnelle et organisation politique
- Légion du Christ
- Fraternité Saint-Pierre, courant catholique traditionaliste constitué par la branche ralliée (motu proprio Ecclesia Dei) de la fraternité créée par Mgr Marcel Lefebvre, la Fraternité Saint-Pie X, déclarée schismatique en 1988.
- Charismatiques : Mouvements créés après Vatican II qui accordent une large place à l'action de l'Esprit Saint dans leur vie en s'inspirant des assemblées pentecôtistes américaines. On recense (liste non exhaustive) :
- le mouvement des Focolari,
- les communautés de l'Arche,
- la Communauté du Chemin Neuf,
- la Communauté de l'Emmanuel,
- la Communauté des Béatitudes, initialement dénommée Lion de Juda.
- Réformateurs, dont l’emblème en Europe est NSAE (« Nous sommes aussi l’Église »). Ce mouvement né dans les pays germanophones (« Wir sind Kirche »), lutte pour un plus grand rôle des croyants laïcs au sein de l’église et pour des réformes sur la question des personnes remariées, des homosexuels, du célibat du clergé et pour l’admission des femmes parmi les prêtres; l’Association Marcel Légaut, un courant libéral au sein du catholicisme. Voir l’article Catholiques réformateurs.
- Cas particulier de la Théologie de la libération : ce courant latino-américain d’inspiration marxiste fut condamné dans un premier temps par Jean-Paul II puis accepté par la suite moyennant certaines mises au point.
Situation de l’Église catholique dans le monde
Politique
Du fait de l’ambition politique des papes et du caractère nobiliaire des dignités et grades ecclésiastiques, l’histoire temporelle de l’Église catholique romaine s’entremêle étroitement avec l’histoire de l’Occident, jusqu’au printemps des peuples.
Longtemps puissance temporelle, l’Église catholique romaine se concentre progressivement sur sa mission spirituelle. Depuis Pastor Æternus, 1870, l’ambition de primauté symbolique se substitue à l’exercice temporel du pouvoir, progressant suivant les relations qu’elle entretient avec les gouvernements comme avec les autres religions. Voir Lutte du Sacerdoce et de l'Empire.
En 1929, le pape Pie XI signera les accords du Latran avec l'État italien qui lui concédera l'existence de l'État du vatican.
L'Église catholique est toujours présente dans les institutions politiques internationales (ONU, Europe). Elle joue parfois un rôle de médiation dans certains conflits.
Par pays
- Catholicisme en Belgique sur Wikinations.be
- Catholicisme en France
Débats contemporains
Une procédure de non réception est en cours que peu de catholiques ont remarquée. On supprime, sans bruit et sans débat, le Filioque du symbole de Nicée-Constantinople.
Cette procédure est en cours depuis la publication de la déclaration Dominus Jesus, en 2000 dont il fut absent 4 jours durant dans la version française publiée sur le site du Vatican. Rétabli dans la version française, il est toujours absent des versions dans les autres langues européennes de la confession de foi qui ouvre le document. Les observateurs ont remarqué que dans les prières publiques, le pape Jean-Paul II l’omettait systématiquement.
Le Filioquisme, un ajout de Charlemagne, matérialise une série de ressentiments entre les christianismes orientaux et occidental, qui aboutit au Grand Schisme de 1054. L’actuelle procédure de non-réception est significative des efforts de l’église romaine en directions des églises orthodoxes. C’est la première fois qu’elle consent un compromis doctrinal.
Parcours débats contemporains
- crise moderniste
- Concile Vatican II
- catholicisme libéral
- Catholiques réformateurs
- Relations du catholicisme avec les autres religions
- Relations de l'Église catholique romaine avec les autres Églises
- Théologie catholique du XXe siècle
- sectaire : lire [http://www.monde-diplomatique.fr/1995/09/NORMAND/1758 Opus Dei]
Organisations catholiques
- caritatives : Caritas, Ordre de Malte
- presse : La Croix, l’Osservatore Romano, [http://www.france-catholique.fr/ France Catholique], Télérama, Famille chrétienne
- agence de presse : [http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/panoramique/10panoramique.html InfoCatho], [http://www.zenit.org/french/ Zénith]
- éditions : [http://www.editionsdujubile.com/ Editions du Jubile (ex-Sarment)], Mâme, Ad Solem, Bayard Presse, Le Monde
Sites externes
- [http://www.vatican.va/ Site officiel du Vatican]
- [http://fr.wikikto.org/index.php/Accueil Wikikto] (prononcer wiki-catéo), l'encyclopédie catholique libre (site non officiel)
- [http://catho.org/ Bibliothèque catholique en ligne (12000 pages): Bibles, Pères de l'Eglise, Conciles, Magistère]
Eglise catholique romaine
simple:Roman Catholicism
Accords du LatranLes accords du Latran sont signés au palais du Latran le 11 février 1929 entre l'État italien, représenté par Mussolini et le Saint-Siège, représenté par le cardinal Gasparri, secrétaire d'État du pape Pie XI. Ils mettent fin à la « question romaine », pendante depuis 1870. Ils réduisent les prétentions de souveraineté du pape au seul État de la Cité du Vatican. En contrepartie, le catholicisme devient religion d'État en Italie.
Contexte
La fin des États pontificaux
En 1870, le général Cardona envahit les États pontificaux avec un corps d'armée de 50 000 hommes. Le 20 septembre, Rome capitule. La Ville éternelle devient la capitale du nouvel État italien de Victor-Emmanuel II, roi du Piémont. Le pape de l'époque, Pie IX, est contraint de se réfugier au Vatican et se considère comme prisonnier.
La loi des Garanties
En 1871, le Parlement italien vote une « loi des Garanties » pour garantir les prérogatives du pape, établir le statut du Vatican et régler les relations entre celui-ci et l'État italien. La loi offre au pape un territoire en pleine propriété, constitué des sanctuaires, de palais et des couvents, mais à titre résidentiel uniquement. Sont également offertes une zone franche à Ostie, et la somme de deux milliards de livres à titre de dédommagements (cette somme sera placée par l'État italien et reversée par Mussolini à Pie XI en 1929, avec des intérêts considérables). Pie IX rejette cette loi, et ses successeurs font de même.
Vers la réconciliation
Malgré cette intransigeance, les relations officieuses s'intensifient pendant la Première Guerre mondiale entre l'Église et les cléricaux d'un côté, et le gouvernement italien et les libéraux modérés de l'autres. Ainsi, en 1919, M Cerretti, envoyé du Vatican, rencontre Vittorio Emmanuele Orlando, président du Conseil. La même année, les catholiques réintègrent la vie politique avec la fondation du Parti populaire par don Luigi Sturzo, prêtre sicilien.
Lors de l'arrivée du fascisme, l'Église parie sur les composantes conservatrices du fascisme et non sur les ouvriers pour retrouver sa domination. Ceci se traduit par la réforme des lois ecclésiastiques de 1923–1925, favorable à l'Église, et par l'élimination des syndicats catholiques. Mais c'est le discours de Mussolini le 3 janvier 1925 qui marque la restauration de bons rapports entre le Vatican et le gouvernement italien.
Les accords du Latran
Les négociations qui aboutiront aux accords du Latran commencent en 1926. Elles aboutissent à la signature par le cardinal Gasparri (secrétaire d'État) et par Mussolini de protocoles au palais du Latran, le 11 février 1929. Pie XI voit dans ces accords la restauration de l'Italie à Dieu, et de Dieu à l'Italie.
Les accords comprennent trois conventions distinctes :
- un traité politique qui règle la « question romaine » ;
- une convention financière qui dédommage le Saint-Siège ;
- un concordat qui statue sur la position de l'Église en Italie.
Le traité politique
Le Pape accepte l'État de la Cité du Vatican, dont l'État italien reconnaît la pleine propriété et l'autorité souveraine au Saint-Siège. Toute forme d'ingérence italienne est abandonnée. En compensation, le Saint-Siège renonce à toute prétention sur les anciens États pontificaux. Il reconnaît le Royaume d'Italie sous la maison de Savoie, et Rome comme capitale de l'État italien. Cependant, l'Italie reconnaît en Rome une « città sacra ». Concrètement, cela signifie que l'Italie prend le Vatican sous sa protection. Ainsi, en cas d'incident place Saint-Pierre, c'est la police italienne qui intervient.
On reconnaît au nouvel État des services publics : le Vatican aura une gare, des services postaux, une monnaie (la livre vaticane), une presse, une radio et une télévision avec le droit d'émettre, etc. Le Vatican devient l'instrument du Saint-Siège, personne de droit international, défini comme l'ensemble des institutions supérieures catholiques. Le préambule du pacte dispose ainsi :
« Étant donné que, pour assurer au Saint-Siège l'indépendance absolue et visible, il faut lui garantir une souveraineté indiscutable, même dans le domaine international, on s'est rendu compte qu'il était nécessaire de constituer, avec des modalités particulières, la Cité du Vatican, reconnaissant au Saint-Siège, sur cette même Cité, la pleine propriété, la puissance exclusive et absolue et la juridiction souveraine. »
Le pape est reconnu comme le chef temporel du Vatican, avec tous les pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire — le gouvernement effectif du Vatican étant pourtant délégué à un gouverneur général. En cas de vacance, le pouvoir passe au Sacré Collège des cardinaux.
Le nouveau territoire pontifical est formé de 44 hectares, ce qui fait du Vatican l'État le plus petit du monde. Pour l'essentiel, il s'agit de la place Saint-Pierre, de la basilique homonyme, du palais du Vatican et des jardins attenants. L'ensemble est entouré de murs, avec 5 points d'accès. Seule la place Saint-Pierre et la basilique sont librement accessible. Mussolini avait proposé d'inclure d'autres bâtiments dans le nouvel État, mais Pie XI avait refusé, affirmant :
« Il sera clair pour tous, nous l'espérons, que le Souverain Pontife n'a vraiment que cette portion de territoire matériel indispensable pour l'exercice d'un pouvoir spirituel confié à des hommes pour le bénéfice des hommes. »
La convention financière
Après la perte des États pontificaux, le Saint-Siège se trouvait dans une situation financière difficile. En 1871, la « loi des Garanties » offrait la somme de 2 milliards de lires à titre de compensation pour la perte des États et des biens ecclésiastiques. Les Garanties ont été refusées par tous les papes, de 1871 aux accords du Latran. À l'occasion de ces derniers, Mussolini propose cette même somme augmentée de ses intérêts, portant le montant total à 4 milliards de lires.
Cette somme n'est pas versée directement au Vatican. Le Saint-Siège reçoit en fait 750 millions de lire en argent comptant et des titres à 5% d'une valeur nominale d'un milliard de lires, confiés par Pie XI à l'Administration spéciale des biens du Saint-Siège.
Le concordat
Le concordat fait du catholicisme la religion officielle de l'État italien. Les mariages catholiques et les jugements de l'Église en matière matrimoniale prennent effet civil. Les juridictions ecclésiastiques sont reconnues en matière spirituelle et disciplinaire, un prêtre apostat pouvant ainsi se voir refuser un emploi public. L'enseignement religieux catholique devient obligatoire à tous les niveaux scolaires.
De son côté, l'État italien se voit reconnaître un droit de nomination des évêques, lesquels doivent jurer fidélité au roi. Toute activité politique est interdite à l'Action catholique. Les religieux et les prêtres se voient interdire de militer dans un parti. Le but de Mussolini est d'empêcher la recréation d'un parti catholique.
Mussolini ajoutera au concordat des dispositions unilatérales réglant le sort des autres confessions, qui sont désormais reconnues. Un fossé juridique s'installe alors entre le catholicisme et les autres religions. Ces mesures seront complétées en 1938 par les « mesures pour la défense de la race italienne » et d'autres visant à opprimer les Juifs.
Après les accords
L'entente cordiale
Le but de Mussolini avec ces accords est de fasciser l'Église. Celui de l'Église est de restaurer un État catholique. Tous deux échouent, mais les relations restent bonnes entre l'Église et le gouvernement fasciste jusqu'en 1945. Ainsi, en 1931, l'Église concède de nouvelles garanties concernant l'Action catholique, dont on réaffirme le caractère religieux et diocésain.
La seule crise d'envergure concerne encore une fois les organisations catholiques laïques, perçues par le gouvernement fasciste comme une menace. Mussolini, répugnant à attaquer l'Église de face, comme le fait Hitler au même moment, préfère des actions d'intimidation des militants catholiques. En janvier 1938, Pie XI menace en représailles d'excommunier le fascisme et le gouvernement mussolinien. Finalement, en 1939, Mussolini obtient une réforme des statuts de l'Action catholique.
Après la seconde guerre mondiale
On aurait pu craindre la fin des accords du Latran avec l'effondrement du gouvernement fasciste. Paradoxalement, les accords sont renforcés par la nouvelle constitution italienne, avec le fameux article 7 qui affirme l'indépendance et la souveraineté de l'État et de l'Église, « chacun dans son ordre propre ». Il inscrit également dans la constitution les accords du Latran comme réglant la question romaine, et précise que les modifications qui seraient apportées aux accords ne nécessitent pas une révision constitutionnelle.
Voir aussi
Bibliographie
- ;
- Cardinal Paul Poupard, Le Vatican, coll. « Que sais-je ? », PUF, 1981.
Articles connexes
- Concordat du 20 juillet 1933 (signé avec le Troisième Reich) ;
- Pie XI, Pie XII.
Catégorie:Vatican
Catégorie:Histoire du catholicisme en Italie
ja:ラテラノ条約
Saint-SiègeLe Saint-Siège est l’incarnation du pouvoir spirituel de l'Église catholique romaine, c'est-à-dire du pape, et de son administration, la Curie romaine. L'État de la Cité du Vatican constitue son support temporel.
Histoire
Le pouvoir temporel et territorial du pape remonte à la donation faite par l'empereur Constantin du palais du Latran — donation qui ne doit pas être confondue avec la « donation de Constantin », document apocryphe prétendant fonder la souveraineté du pape sur Rome et l'Occident.
C'est Pépin le Bref qui, battant les Lombards en 754-756, conquiert pour le pape Étienne II le Patrimoine de saint Pierre, ancêtre des États pontificaux (cf. donation de Pépin). La France obtient à cette occasion le titre de « Fille aînée de l'Eglise »
La plus ancienne représentation diplomatique française remonte à 1465 : c'est l'ambassade de France près le Saint-Siège.
Supprimés lors de la Révolution française, les États pontificaux perdent définitivement Avignon et le Comtat Venaissin (annexés en 1791) mais leur partie italienne est restaurée en 1814.
Lors de la constitution de l'unité italienne, les États pontificaux seront contestés et finiront par être de facto supprimés. C'est le début de la « Question romaine » : la capitale du Royaume d'Italie a été prise par la guerre sur un État souverain, celui du Pape, qui se considère comme prisonnier et ne sort plus des murs de la Cité du Vatican.
Après leur perte en 1870, le Saint-Siège se trouve sans assise territoriale et donc sans légitimité autre, en la matière, que son rôle d'incarnation de l'Église catholique. Cependant, ses relations avec les autres pays se poursuivent. Ainsi, 16 pays possèdent des relations diplomatiques avec lui au moment de la loi des Garanties de 1871. Au moment de la signature des accords du Latran, ils sont 27. De nombreux États envoient des missions extraordinaires auprès du Saint-Siège : l'empereur de Corée en 1904, le négus d'Éthiopie en 1907 et 1908 ou encore l'empereur de Chine en 1910.
Ce sont les accords du Latran qui mettent fin à la Question romaine, en reconnaissant la souveraineté (ininterrompue) du Saint-Siège et en créant, comme support territorial, l'État de la Cité du Vatican.
Statut juridique
Le Saint-Siège, c'est-à-dire l'institution du Siège épiscopal romain de Pierre, est sujet de droit international au moins depuis l'époque carolingienne. De cette époque date le contrôle effectif et souverain d'un territoire, le « Patrimoine de Pierre », ancêtre des « États de l'Eglise » ou « États pontificaux ».
Pour être considéré comme un État souverain, un gouvernement doit légitimement posséder et contrôler un territoire. Cela fut le cas de manière ininterrompue, sauf entre 1791 et 1814 et sauf entre 1871 et 1929 (dans une certaine mesure : le seul territoire effectivement contrôlé était celui de la Cité du Vatican et des Etats n'avaient pas interrompu leurs relations diplomatiques).
Les accords du Latran (1919), qui mirent fin à la « Question romaine », stipulent (art. II) : « L'Italie reconnaît la souveraineté du Saint-Siège dans le domaine international comme domaine inhérent à sa nature, conformément à sa tradition et aux exigences de sa mission dans le monde. »
Selon l'expression de M Cardinale, le Saint-Siège « existe et opère au sein de la communauté internationale comme la personnification juridique de l'Église. » C'est avec lui et non l'État du Vatican que les États entretiennent des liens diplomatiques. C'est lui qui siège au sein de certaines organisations internationales, comme l'Agence internationale de l'énergie atomique ou l'Union postale mondiale. Ainsi, les ambassadeurs étrangers sont accrédités près le Saint-Siège et non auprès du Vatican.
Le Saint-Siège possède à l'Organisation des Nations unies (ONU) le statut d'« État non membre », observateur permanent; il y représente les intérêts de l'État pontifical du Vatican. En 2005, l'observateur du Saint-Siège est M Celestino Migliore.
Ce statut a été obtenu grâce au statut de membre de l'Union postale mondiale et de l'Union internationale des télécommunications détenu par le Vatican au titre de la Poste vaticane et de Radio Vatican. L'ONU ayant invité les pays membres de ces organisations à prendre part à certaines de ses sessions, le Vatican y est également convié.
En 1957, afin de clarifier la situation, le Secrétaire général de l'ONU, U Thant, et le Saint-Siège s'accordent sur le fait que c'est le Saint-Siège, et non l'État du Vatican, qui entretient des relations avec l'organisation. En 1964, le poste d'observateur permanent est reconnu au Saint-Siège.
Cette présence du Saint-Siège comme État, et non comme ONG (comme par exemple l'ordre de Malte) fait l'objet d'une polémique dans certains milieux. Cependant, on doit noter que le nombre d'Etats ayant noué des relations diplomatiques avec le Saint-Siège n'a jamais cessé d'augmenter.
Bibliographie
- M Hyginius Eugene Cardinale, The Holy See and International Order, Colin Smythe, Londres, 1976 ;
- Joël Benoît d'Onorio (dir.), Le Saint Siège dans les relations internationales, actes du colloque organisé les 29 et 30 janvier 1988 par le département des sciences juridiques et morales de l'Institut Portalis, Cujas & Cerf, Paris, 1989 (2-204-03106-2) ;
- Dominique Le Tourneau, .
Catégorie:Institution de l'Église catholique
Cardinal (religion)
Les cardinaux sont de hauts dignitaires de l'Église catholique chargés d'assister le pape. Ils forment le Collège des cardinaux.
Nomination
Ils sont choisis par décret du pape publié devant le Collège des cardinaux, en tant qu'« hommes remarquables par leur doctrine, leurs mœurs, leur piété et leur prudence dans la conduite des affaires » (Code de droit canonique, 1987, can.351).
En fait, la nomination de cardinaux est une indication politique sur le pontificat en cours et la future élection, les cardinaux étant chargés d'élire le pape. Dans l'histoire, elle a aussi été une manière d'honorer les cadets de grandes familles royales ou nobles et de récompenser des proches.
Le pape peut également choisir de ne pas divulguer le nom du nouveau cardinal, c'est ce qu'on appelle un cardinal in pectore (« gardé secret », littéralement « dans le secret de son cœur »). Cette formule est généralement adoptée pour honorer des prélats dont la nomination présente des risques, par exemple en raison de la situation politique du pays dont il est ressortissant ou résident.
Histoire
pape
A l'origine, le terme de « cardinal » a désigné, à Rome, n'importe quel prêtre attaché à une paroisse de manière permanente. Puis il a été utilisé pour parler des curés des églises importantes et des cathédrales, qui formaient le cardo ecclésiastique.
Au , Sixte Quint dans sa bulle Immensa æternis Dei a restreint la nomination des cardinaux à ceux qui ont les ordres mineurs depuis au moins un an. En 1917, le nouveau Code de droit canonique a réservé la dignité aux prêtres.
Depuis 1962 (bulle Cum Gravissima de Jean XXIII), les simples prêtres nommés cardinaux doivent être ordonnés évêques. Cette mesure a été confirmée par l'actuel Code de droit canonique en date de 1983 (can. 351-1). Il faut pourtant remarquer que Jean-Paul II a promus cardinaux des prêtres qui n'ont pas été ordonnés évêques par la suite, par exemple les pères conciliaires Henri de Lubac et Yves Congar, ainsi qu'un certain nombre de cardinaux récents non électeurs. En revanche, tous les cardinaux actuellement électeurs sont des évêques.
Nombre
Le nombre de cardinaux a varié au cours de l'histoire. Il a d'abord été restreint aux 25 églises cardinalices de Rome, aux 7 diocèses suburbicaires et aux 6 diaconats palatins et 7 diaconats régionaux. En 1586, par sa constitution Postquam verus, le pape Sixte Quint fixe leur nombre à 70. Enfin, par consistoire secret en 1973, Paul VI a limité le nombre des cardinaux électeurs à 120. Néanmoins en 2003, sous le pontificat de Jean-Paul II, le nombre des cardinaux a atteint 194 (dont 135 électeurs).
Aujourd'hui, le collège est constitué de 183 cardinaux (120 électeurs) plus un cardinal in pectore.
Hiérarchie
Jean-Paul II
Les cardinaux sont répartis en trois grades :
- cardinaux-évêques, titulaires d'un évêché suburbicaire — l'un des sept anciens diocèses situés autour de Rome : Albano, Frascati (anciennement Tusculum), Ostie et Velletri, Palestrina, Porto et Santa Rufina, et enfin Sabina. L'ordre accueille également les patriarches orientaux.
- cardinaux-prêtres, titulaires d'une paroisse romaine
- cardinaux-diacres, titulaires d'une diaconie romaine
Le Collège des cardinaux a à sa tête le cardinal-doyen qui porte le titre d'évêque d'Ostie. Le cardinal camerlingue, quant à lui, est chargé d'administrer les biens.
Parmi les cardinaux, on distingue les cardinaux de curie, qui assistent le pape dans le gouvernement de l'Église, et les cardinaux en résidence, qui exercent des fonctions pastorales dans le monde.
Insignes
L'insigne distinctif des cardinaux est la couleur rouge rappelant le sang versé par le Christ. Ils portent soit la soutane rouge avec une barrette (ou biretta, c'est un chapeau de forme carrée) rouge et une mozette rouge, soit une soutane et une mozette noires avec des liserés et des boutons rouges. Dans le passé, l'insigne de cardinal était le galero rouge, chapeau d'où pendait des houppes de chaques côtés. C'est ce dernier que l'on retrouve dans les armoiries des cardinaux.
Rôle
Les cardinaux réunis en consistoire assistent le pape dans ses décisions. Les consistoires peuvent être :
- ordinaires : ils rassemblent les cardinaux présents à Rome. Quand le consistoire a d'autres invités (lors des solennités), il est public.
- extraordinaires : ils rassemblent tous les cardinaux
En outre, les cardinaux ont des responsabilités dans la Curie romaine, l'administration de l'Église, à la tête des dicastères (départements). Les cardinaux de la Curie, ainsi que le doyen et le vice-doyen, doivent résider à Rome.
Élection du pape
Depuis 1059 (décret du pape Nicolas II confirmé par le concile de Latran III, en 1179), le Collège des cardinaux réuni en conclave est le seul électeur du pape. Depuis Paul VI et le motu proprio Ingravescentem ætatem, seuls les cardinaux de moins de 80 ans peuvent voter. La limite des cardinaux électeurs est également fixée à 120. Actuellement, le nombre des cardinaux de moins de 80 ans est de 117.
Les cardinaux doivent élire le pape à la majorité des deux tiers. Depuis 1274, l'élection est secrète, et les cardinaux doivent garder le secret sur ses circonstances sous peine d'excommunication. Le vote a lieu grâce à des bulletins où est imprimé Eligo in Summum Pontificem, c'est à dire « J'élis comme Souverain Pontife », le cardinal inscrit ensuite son candidat et scelle son bulletin. L'élection a lieu dans la chapelle Sixtine où les cardinaux sont enfermés. Depuis 1986, ils sont en fait logés dans la résidence Sainte-Marthe, située derrière la salle des audiences. Le résultat des scrutins successifs est annoncé au public par une fumée noire quand le scrutin n'est pas concluant, blanche quand il l'est. Depuis 2005, les cloches de la basilique Saint-Pierre sonnent pour indiquer l'élection d'un nouveau pape.
Les cardinaux peuvent choisir théoriquement n'importe quel baptisé mâle, bien que depuis longtemps le nouveau pape soit toujours cardinal lui-même. Quand le nouveau pape est élu et a accepté ses fonctions, le cardinal proto-diacre annonce le résultat de l'élection du haut de la loge des bénédictions de la basilique Saint-Pierre.
Voir aussi
Articles connexes
- pape, évêque, liste des cardinaux;
- conclave, conclave de 2005.
-
catégorie:Titre
ja:枢機卿
ko:추기경
th:พระคาร์ดินัล
Benito Mussolini ja:ベニート・ムッソリーニ simple:Benito Mussolini
zh:贝尼托·墨索里尼
Benito Mussolini (29 juillet 1883 - 28 avril 1945) est le dirigeant de l'Italie de 1922 à 1943. Il est né à Dovia di Predappio (Romagne) et mort à Giulino di Mezzegra (à 10 km de Côme).
Des origines modestes
Benito Mussolini est issu d'une famille modeste : son père, Alessandro Mussolini est forgeron, militant socialiste et a ouvert un petit débit de boissons tandis que sa mère, Rosa Maltoni, est institutrice. Il baigne dans la double culture anarchiste qui lui vient de son père (son prénom, Benito lui a été donné en hommage au révolutionnaire mexicain Benito Juarez), et catholique traditionnelle : il va à l'école chez les Salésiens de Faenza. C'est un élève turbulent, voire violent : il manque de peu le renvoi en 1893 lorsqu'il blesse un de ses camarades avec un couteau. En 1895, il entre à l'école normale de Forlimpopoli et devient instituteur.
En 1900, il adhère au Parti socialiste italien et en préside la section locale. Fuyant le service militaire, il s'expatrie en Suisse en 1902 où il perfectionne ses connaissances idéologiques syndicaliste révolutionnaire. En 1904, il en est expulsé à la suite de certaines de ses menées d'extrême gauche.
De l'activisme révolutionnaire à l'alliance nationaliste
De retour en Italie, il doit effectuer son service militaire parmi les bersagliers avant de se retrouver quasi vagabond, vivant de petits métiers (maçon, etc.), puis obtient un poste de professeur de français à Forli. C'est alors que son audience grandit au sein du Parti socialiste, tendance « dure ». Violemment opposé à la guerre de colonisation de la Libye (1911-1912), il mène la destruction des voies de la gare de Forli contre le départ des troupes pour l'Afrique. Cela lui vaut six mois d'emprisonnement. À sa sortie, il prend la tête du journal du Parti socialiste italien Avanti ! en 1913. D'abord fermement pacifiste, il s'oppose à l'entrée en guerre de l'Italie avant de changer radicalement de position dans un article de lAvanti ! : il préconise une politique militariste en 1914 et est favorable à l'entrée en guerre de l'Italie en 1915 aux côtés de l'Entente. Il crée les Faisceaux de combat, noyau de son Parti national fasciste, le 23 mars 1919. À partir de cet instant sa vie devient liée à l'évolution de son parti. Les faisceaux de combat sont un amalgame d'anarcho-syndicalistes d'où est issu Benito Mussolini lui-même et de nationalistes déçus par la non satisfaction de certaines revendications territoriales à la fin de la guerre, notamment de Fiume où D'Annunzio s'est illustré en vain.
La prise du pouvoir et la mise en place de la dictature de Mussolini
De 1919 à 1922, l'Italie est secouée par une grave crise sociale, économique voire politique. Mussolini l'exploite en brisant les grèves et les syndicats par la violence : il se fait ainsi connaître et bien voir par les milieux d'affaires et le patronat (Confindustria et Confagricoltura). Il utilise pour cela des squadre (escouades), sortes de milices, issues en grande partie des rangs des arditi (venant troupes d'élite démobilisées en 1918) nationalistes, dont l'uniforme est la chemise noire — qui deviendra un des symboles du fascisme. Le roi d'Italie Victor-Emmanuel III lui confie le gouvernement à la suite d'un ultimatum demandant le pouvoir, appuyé par la mobilisation des Fasci. La "marche sur Rome"du 30 octobre n'aura donc pas été, formellement, un coup d'Etat mais bien un défilé de victoire pour Mussolini et le Parti national Fasciste. Jouant habilement de mansuétude et de menaces, Mussolini installe progressivement l'appareil fasciste sur le pays et ce malgré l'assassinat du député socialiste Giacomo Matteotti, qui l'accusait, preuves à l'appui, de violences et de malversations, et qui eut un profond retentissement. En effet, d'abord dictateur « légal », allié dans un premier temps aux forces politiques traditionnelles (des libéraux de Giolitti et de N | | |