:: wikimiki.org ::
| X-SAMPA |
X-SAMPA
X-SAMPA (en anglais eXtended Speech Assessment Methods Phonetic Alphabet) est une variante de SAMPA développée en 1995 par John C. Wells, professeur de phonétique à l'Université de Londres. Ce jeu de caractères phonétiques utilisable sur ordinateur utilisant les caractères ASCII 7-bits imprimables fut conçu pour unifier les différents alphabets SAMPA et les étendre pour couvrir tout l'alphabet phonétique international (API).
Résumé
Caractéristiques
- Les symboles de l'API qui correspondent à des minuscules latines ont la même valeur en X-SAMPA.
- X-SAMPA utilise une barre oblique inversée pour créer de nouveaux symboles. Par exemple, O et O\ ne représentent pas du tout le même son.
- Les diacritiques X-SAMPA suivent le symbole qu'ils modifient. A l'exception de ~, = et `, ils sont joint à ce symbole par le caractère _.
- Les nombres _1 à _6 sont réservés pour les langues à ton.
Minuscules
Capitales
Autres caractères
Diacritiques
|| ̚ || align="left" | Finale non audible
|- align="center"
| ` || ˞ || align="left" | Rhotacisation pour les voyelles, rétroflexion pour les consonnes (l'API utilise un symbole distinct pour les consonnes, t` pour un exemple)
|- align="center"
| ~ (ou _~) || ̃ || align="left" | Nasalisation
|- align="center"
| _A || ̘ || align="left" | Arrière de la langue avancée
|- align="center"
| _a || ̺ || align="left" | Voyelle apicale
|- align="center"
| _B || ̏ || align="left" | Ton très bas
|- align="center"
| _B_L || || align="left" | Ton montant lentement
|- align="center"
| _c || ̜ || align="left" | Moins arrondie
|- align="center"
| _d || ̪ || align="left" | Consonne dentale
|- align="center"
| _e || ̴ || align="left" | Vélarisation ou pharyngalisation ; voir aussi 5
|- align="center"
| <F> || || align="left" | Ton globalement descendant
|- align="center"
| _F || ̂ || align="left" | Ton descendant
|- align="center"
| _G || ˠ || align="left" | Vélarisation
|- align="center"
| _H || ́ || align="left" | Ton haut
|- align="center"
| _H_T || || align="left" | Ton haut montant
|- align="center"
| _h || ʰ || align="left" | Aspiration
|- align="center"
| _j (ou ') || ʲ || align="left" | Palatalisation
|- align="center"
| _k || ̰ || align="left" | Laryngalisation
|- align="center"
| _L || ̀ || align="left" | Ton bas
|- align="center"
| _l || ˡ || align="left" | Finale latérale
|- align="center"
| _M || ̄ || align="left" | Ton moyen
|- align="center"
| _m || ̻ || align="left" | Consonne laminale
|- align="center"
| _N || ̼ || align="left" | Consonne linguo-labiale
|- align="center"
| _n || ⁿ || align="left" | nasal release
|- align="center"
| _O || ̹ || align="left" | Plus arrondi
|- align="center"
| _o || ̞ || align="left" | Plus bas
|- align="center"
| _q || ̙ || align="left" | Arrière de la langue rétracté
|- align="center"
| <R> || || align="left" | Ton globalement ascendant
|- align="center"
| _R || ̌ || align="left" | Ton ascendant
|- align="center"
| _R_F || || align="left" | Ton ascendant puis descendant
|- align="center"
| _r || ̝ || align="left" | Augmenté
|- align="center"
| _T || ̋ || align="left" | Ton très haut
|- align="center"
| _t || ̤ || align="left" | breathy voice
|- align="center"
| _v || ̬ || align="left" | Consonne voisée
|- align="center"
| _w || ʷ || align="left" | Labialisation
|- align="center"
| _X || ̆ || align="left" | Très court
|- align="center"
| _x || ̽ || align="left" | mi-centralisé
|{{{
SAMPASAMPA, acronyme de Speech Assessment Methods Phonetic Alphabet, est un jeu de caractères phonétiques utilisable sur ordinateur utilisant les caractères ASCII 7-bits imprimables, basé sur l'Alphabet phonétique international (API).
= Présentation =
Ce jeu de caractères phonétiques a été originellement développé à la fin des années 1980 pour 6 langues européennes par le programme de recherche et de développement de la technologie de l'information ESPRIT de la CEE.
Autant de symboles que possible ont été repris de l'API et, quand cela était impossible, d'autres symboles disponibles ont été utilisés, par exemple [@] pour schwa, [2] pour le son voyelle dans le français deux et [9] pour le son voyelle dans le français neuf.
Les caractères [ s
American Standard Code for Information InterchangeCatégorie:Normes et standards informatiques
Catégorie:Normes et standards informatiques
La norme ASCII (American Standard Code for Information Interchange), a longtemps été utilisée pour le codage des caractères alphanumériques en informatique. Elle a été inventé par l'américain Bob Bemer en 1961. Encore aujourd'hui, la table ASCII est grandement utilisée, même si parfois complétée par une table étendue.
Principes
L'ASCII définit 128 caractères, codés en binaire de 0000000 à 1111111. 7 bits suffisent donc à représenter un caractère ASCII. Toutefois, les ordinateurs travaillant sur des octets de 8 bits, chaque caractère d'un texte en ASCII est stocké dans un octet dont le 8 bit est 0.
Les caractères de 0 à 31 ainsi que le 127 ne sont pas affichables, et correspondent à des directives de terminal. Le caractère 32 est l'espace blanc. Les autres correspondent aux chiffres, aux lettres majuscules et minuscules et à quelques symboles de ponctuation.
Beaucoup de pages de codes étendent l'ASCII en utilisant le 8 bit pour définir des caractères numérotés de 128 à 255. La norme ISO 8859 fournit des extensions pour diverses langues. Par exemple, l'ISO 8859-1, appelée aussi Latin-1, étend l'ASCII avec les caractères accentués utiles aux langues d'Europe occidentale comme le français.
Afin d'unifier les différents codages de caractères complétant l'ASCII et y intégrer les codages complètement différents (le JIS pour le japonais par exemple), d'autres normes ont été créées : l'Unicode et l'ISO 10646. Le codage UTF-8 de l'Unicode est une extension d'ASCII utilisant le 8 bit.
Fichiers ASCII
Un fichier ASCII est un fichier contenant du « texte pur » codé en ASCII.
Pour autant, le format n'est pas totalement universel [http://www.websiterepairguy.com/articles/os/crlf.html] :
- sous Mac OS (Apple Macintosh), la fin de ligne est indiquée par un retour de chariot (CR) ;
- sous Unix ou Linux, la fin de ligne est indiquée par un saut de ligne (LF) ;
- sous Microsoft Windows, la fin de ligne est indiquée par un retour chariot suivi d'un saut de ligne (CRLF).
Ainsi, lorsque l'on ouvre un fichier ASCII créé par un système sur un autre système, il faut en général faire de la mise en forme (c'est-à-dire refaire les fin de ligne) afin de pouvoir l'afficher et le lire de manière confortable. Toutefois, cela ne perturbe en général pas les programmes utilisant les fichiers ASCII.
Voir aussi
- Art ASCII
- EBCDIC
Entreprise ASCII
ASCII est aussi une entreprise japonaise d'électronique.
als:ASCII
ja:American Standard Code for Information Interchange
ko:ASCII
ms:ASCII
zh-min-nan:ASCII
Alphabet phonétique international
L'alphabet phonétique international (API) est un alphabet utilisé pour la transcription phonétique des sons du langage parlé. Contrairement aux nombreuses autres méthodes de transcription qui se limitent à des familles de langues, l'API est prévu pour couvrir l'ensemble des langues du monde. Développé par des phonéticiens britanniques et français sous les auspices de l'Association phonétique internationale, il a été publié en 1888. Sa dernière révision date de 1993.
La transcription phonétique en API consiste à découper la parole en segments sonores supposés atomiques, et à employer un symbole unique pour chacun de ceux-ci, en évitant les combinaisons de lettres : par exemple, le son ch du français est noté [], le gli italien se transcrit [].
Le nombre de caractères principaux de l'API est de 118 ce qui permet de couvrir les sons les plus fréquents. Ces caractères sont pour la plupart des lettres grecques ou latines ou des modifications de celles-ci : , , , tirés de r ; , tirés de e. Les sons moins fréquents sont transcrits à partir des précédents en indiquant une modification du mode ou du point d'articulation par le biais d'un ou plusieurs signes diacritiques (au nombre de 76) sur le caractère principal : par exemple, le b du castillan caber (« tenir, rentrer dans ») est transcrit [] pour indiquer une spirante au lieu de la fricative bilabiale sonore [β]. Il existe également des symboles spéciaux pour noter des phénomènes suprasegmentaux, comme les tons mélodiques ou l'accent tonique : [], transcription de l'allemand dulden (« supporter, tolérer ») indique un accent tonique d'intensité sur la première syllabe (') et un n final vocalisé ( ).
On notera que l'usage linguistique est d'indiquer la transcription phonétique d'un mot entre crochets ; l'utilisation de barres obliques indique une transcription phonologique, c'est-à-dire qui oppose les traits pertinents des différents sons d'une langue donnée sans entrer dans le détail de leur prononciation.
L'utilisation de l'API est maintenant établie dans l'enseignement, l'apprentissage et l'étude des langues. Notamment, la plupart des dictionnaires bilingues utilisent cet alphabet ou une transcription phonologique qui en est inspirée. L'API est également un outil essentiel pour rendre à l'écrit les langues jusqu'à présent non écrites : de nombreuses langues d'Afrique se sont dotées d'une orthographe utilisant comme signes complémentaires des caractères de l'API ; un exemple typique est l'alphabet pan-nigérian.
Histoire
L'API a été développé au départ par des professeurs de langue britanniques et français sous la direction de Paul Passy dans le cadre de l'Association phonétique internationale, fondée à Paris en 1886 sous le nom de Dhi Fonètik Tîcerz' Asóciécon. La première version de l'API, publiée en 1888, était inspirée de l'alphabet romique d'Henry Sweet, lui-même élaboré à partir de l'alphabet phonotypique d'Isaac Pitman et Alexander John Ellis.
L'API a connu quatre révisions en 1900, 1932, 1989 et 1993.
Description de l'alphabet
Image : Fiche récapitulative de l'API. (en anglais)
Voyelles
Segments
L'API possède des caractères principaux pour les voyelles orales les plus courantes qui sont classées selon
- leur degré d'aperture : voyelles hautes (fermées), hautes inférieures, moyennes supérieures (mi-fermées), moyennes, moyennes inférieures (mi-ouvertes), basses supérieures, basses (ouvertes) ;
- leur point d'articulation : antérieur, quasi-antérieur, central, quasi-postérieur, postérieur ;
- leur caractère arrondi ou non.
Les autres sont transcrites à partir des voyelles prédéfinies par adjonction d'un ou plusieurs diacritiques modifiant l'articulation
Par exemple,
- les nasales du français standard sont (on), (hein), (un), (en) ;
- le /o/ bref du hongrois (par ex. kor, heure) est moins antérieur et légèrement plus ouvert que le /o:/ long (par ex. kór, maladie), une transcription soigneuse le donne comme [].
Quantité
La quantité des voyelles est indiquée comme suit :
Par exemple, Pose cette rose ! est souvent réalisé en français familier parisien [].
Tonèmes
La transcription des tonèmes suit le procédé ci-dessous.
- Pour certains tons dont le profil de hauteur est simple on utilise soit un diacritique soit un pictogramme représentant la hauteur du ton ou un accent (par exemple : ton de hauteur constante haut, mi-haut, médian, mi-bas, bas)
- Pour les tons dont le profil de hauteur est plus complexe seul un pictogramme représentant le profil du ton est prévu. Par exemple, il est possible de rendre le mandarin 我叫张 (« Je m'appelle Zhang ») par []1.
Notes :
# Il n'existe pas encore de standard informatique permettant d'afficher correctement les pictogrammes pour les tons de hauteur variable ainsi que certains diacritiques correspondants ; ci-dessus sont affichés à la suite les pictogrammes correspondant aux différentes hauteurs prises par le ton. Le tracé correct des diacritiques et des pictogrammes est donné sur la fiche récapitulative de l'API.
# La notation numérique des tons en exposant, par exemple 我姓张 [w214 51 tŋ5] est souvent utilisée pour pallier la piètre gestion des tons de l'API par les ordinateurs actuels. Cette notation n'est pas standard et son format dépend des familles de langues étudiées.
Consonnes
Segments
L'API classe les consonnes selon trois critères :
- le mode d'articulation ;
- le point d'articulation ;
- le caractère sourd ou voisé.
Comme pour les voyelles, des diacritiques permettent d'indiquer une modification du point ou du mode d'articulation afin transcrire des consonnes qui n'ont pas de symbole principal.
Par exemple,
- le t dental français est transcrit [] à partir de la plosive alvéolaire [t] ;
- le m dévoisé du français isthme est transcrit [] à partir de l'occlusive nasale voisée [m] ;
- la spirante bilabiale du castillan du mot caber (tenir dedans), allophone de /v/, est notée [] à partir de la fricative bilabiale [β].
Quantité
La quantité des consonnes est indiquée de la même manière que pour les voyelles. Le hongrois mit mondott? (qu'as-tu dit ?) sera transcrit [], phonologiquement /mit mondotː/.
Vocalisation
Une consonne vocalisée, c'est-à-dire servant de sommet à une syllabe, comporte un trait vertical souscrit :
- allemand reden (parler) : [] ;
- tchèque Brno (Brno) : [] ;
- anglais whistle (siffler) : [].
Syllabes
Les syllabes accentuées sont précédées d'une barre verticale :
- en exposant pour l'accent primaire : ;
- au niveau de la ligne de base pour les accents secondaires : .
Un point (.) sépare les syllabes.
Par exemple, l'allemand Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz (loi sur le transfert de responsabilité de la surveillance de l'étiquettage de la viande bovine) se transcrit : [].
Unicode
Le jeu de caractères Unicode permet d'écire l'ensemble de l'API, à l'exception des indications tonales complexes. Les symboles et diacritiques se situent dans les blocs de caractères suivants :
- U+0000 à U+007F : latin de base ;
- U+0080 à U+00FF : supplément latin-1 ;
- U+0250 à U+02AF : alphabet phonétique international ;
- U+02B0 à U+02FF : lettres modificatives avec chasse ;
- U+0300 à U+036F : diacritiques ;
- U+0370 à U+03FF : grec et copte ;
- U+A700 à U+A71F : lettres tonales modificatives.
Certains caractères précomposés (avec diacritiques) sont accessibles dans les blocs suivants :
- U+0080 à U+00FF : supplément latin-1 ;
- U+0100 à U+017F : latin étendu A ;
- U+0180 à U+024F : latin étendu B ;
- U+1E00 à U+1EFF : supplément latin étendu.
Voir aussi
Bibliographie
- API
- Handbook of the International Phonetics Association: A Guide to the Use of the International Phonetic Alphabet ISBN 0-521-63751-1
- Élements de linguistique générale, André Martinet, ISBN 2-200-26573-5
- exemples linguistiques
- allemand : Duden, die Grammatik, ISBN 3-411-04046-7
- anglais : [http://dictionary.cambridge.org/ Cambridge Dictionary of American English], ISBN 0-521-77974-X
- mandarin : [http://www.mandarintools.com/cedict.html CEDICT]
Liens internes
- linguistique
- phonologie
- phonétique
- segment
- accent tonique
- ton
- transcription
- liste des méthodes de transcription
- SAMPA, une transcription de l'API en caractères ASCII
- Kirshenbaum, une transcription de l'API en caractères ASCII
- alphabet
- caractère
- diacritique
- confusions possibles
- alphabet radio
Liens externes
- [http://www2.arts.gla.ac.uk/IPA/ipa.html Site officiel de l’Association phonétique internationale] (en anglais).
- API en HTML
- tableau officiel
- [http://www.linguiste.org/phonetics/ipa/chart/ API sur www.linguiste.org] (en anglais)
- [http://sivanataraja.free.fr/api/ API et quelques symboles additionnels sur sivanataraja.free.fr]
- liste des symboles officiels
- [http://www.alanwood.net/unicode/phonetic_extensions.html caractères de l'API sur www.alanwood.net]
- [http://www.phon.ucl.ac.uk/home/wells/ipa-unicode.htm caractères de l'API sur www.phon.ucl.ac.uk]
- machine à écrire phonétique interactive
- [http://www.linguiste.org/phonetics/ipa/chart/keyboard/ clavier phonétique sur www.linguiste.org]
- [http://www.ling.su.se/fon/IPA-tecken.htm clavier phonétique sur www.ling.su.se]
- versions étendues de l’API
- [http://venus.unive.it/canipa/ IPA, système de Luciano Canepari] (documents PDF en anglais)
- API en Unicode sur le [http://www.unicode.org site du consortium Unicode] (documents PDF en anglais) :
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0000.pdf latin de base]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0250.pdf alphabet phonétique international]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U02B0.pdf lettres modificatives avec chasse]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0300.pdf diacritiques]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0370.pdf grec et copte]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/UA700.pdf lettres tonales modificatives]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0080.pdf supplément latin-1]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0100.pdf latin étendu A]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0180.pdf latin étendu B]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U1E00.pdf supplément latin étendu]
Catégorie:Linguistique Catégorie: Méthode de transcription Catégorie:Phonétique API
als:IPA
ja:国際音声記号
ko:국제 음성 기호
th:สัทอักษรสากล
zh-min-nan:Kok-chè Im-phiau
Alphabet latinL'alphabet latin est l'alphabet qu'on utilise majoritairement pour écrire les langues d'Europe occidentale ainsi que dans les pays qui ont été colonisés par les Européens. C'est, en concurrence avec l'alphabet cyrillique et, dans une bien moindre part, l'alphabet grec, l'écriture occidentale par défaut et maintenant – en raison de l'importance économique et culturelle de pays l'utilisant (comme les États-Unis) une écriture internationale : on peut trouver des mots écrits en lettres latines dans les rues du Japon comme dans celles de l'Égypte.
On nomme cet alphabet ainsi car c'était, à l'origine, celui des Romains et de leur langue, le latin.
Lettres
L'alphabet latin, comme la majorité de ceux issus de l'alphabet grec, est bicaméral : on utilise deux graphies pour chaque graphème (ou lettre), l'une dite minuscule, l'autre capitale. Dans la majorité des cas, chaque lettre possède les deux variantes. Il existe cependant quelques exceptions, comme la lettre ß (eszett ; utilisée en allemand et autrefois dans d'autres langues, dont le français), qui, en capitales, est remplacée par SS.
L'expansion – tant géographique que temporelle – de cet alphabet en fait l'un des plus riches en variantes nationales. Ainsi :
- chaque langue donnée utilise un jeu plus ou moins complet de lettres fondamentales ;
- chacune peut en posséder des lettres modifiées qui s'y ajoutent ;
- parmi les lettres modifiées, certaines sont considées, selon les langues, comme des lettres à part entière ou comme des variantes d'une autre lettre.
Par exemple, les alphabets utilisés pour le français et pour le castillan ne sont pas identiques (ainsi, la lettre ç ne s'emploie pas en castillan et le français, à l'inverse ne se sert pas de á), bien que tous deux puissent être ramenés à l'alphabet latin. En sorte, il ne serait pas faux de parler d'un alphabet français et d'un alphabet castillan.
On le voit, il n'existe rien tel qu'un alphabet latin figé et constant ; il est cependant possible d'isoler les graphèmes fondamentaux utilisés dans une majorité de langues : ce sont ceux de l'alphabet des origines (voir plus bas, section « Histoire ») plus j et u ainsi que g et w, soient :
Graphèmes fondamentaux
cellpadding="8"
|+ Capitales
|- style="font-size:20px;"
| A || B || C || D || E || F || G || H || I || J || K || L || M
|- style="font-size:20px;"
| N || O || P || Q || R || S || T || U || V || W || X || Y || Z
|{{XIXe siècle{entête tableau simple style|text-align: center;
Diacritique
Un (signe) diacritique (du grec διακριτικός diacritikós, « qui distingue ») est un signe placé sur (diacritique suscrit), sous (diacritique souscrit), dans ou travers (diacritique inscrit), après (diacritique adscrit), devant (diacritique prescrit) ou tout autour (diacritique circumscrit) d'un graphème pour :
- en modifier la valeur phonétique ;
- permettre une lecture plus précise (les diacritiques ne sont alors pas obligatoires) ;
- ou éviter une ambiguïté entre des homographes.
Il existe aussi des lettres diacritiques, muettes et nécessairement écrites à côté de la lettre qu'elles modifient. Accessoirement, elles ont pu devenir un signe diacritique (cf. Umlaut et Rond en chef).
Au même titre que les ligatures et que les lettres supplémentaires inventées après coup, l'ajout de diacritiques étend le nombre de graphèmes d'une écriture. Dans de nombreux cas, la lettre diacritée n'est pas considérée comme un graphème indépendant mais comme un allographe, c'est-à-dire une autre version écrite de la lettre simple. La lettre diacritée n'intervient alors pas dans le classement alphabétique.
À titre d'exemple, l'accent aigu du français modifie la valeur phonétique d'un e, généralement prononcé [ǝ] (e« muet ») : é vaut alors [e]. L'accent grave sur un a, cependant, ne permet que de distinguer des homographes : la (article) ~ là (adverbe de lieu), valant tous deux [la]. On ne considère cependant pas é et à comme des lettres indépendantes de e et a. Le français ne connaît pas de diacritique servant à affiner la lecture : ils sont tous obligatoires.
Ce type-là existe en arabe, où les voyelles ne sont pas écrites ; dans les ouvrages didactiques ou religieux, on peut les noter sous forme de diacritiques. La fatḥa, un trait légèrement oblique suscrit, sert à indiquer la présence d'une voyelle [a] : le mot عدل se lit ʿadl (‘adl) mais se translittère ʿdl. Pour en préciser la lecture, on peut ajouter une fatḥa : عَدل.
Chaque écriture a pu développer ses propres diacritiques :
- diacritiques de l'alphabet latin (celui-ci servant aussi à la romanisation, c'est l'alphabet qui connaît le plus de signes diacritiques) :
- cf. aussi diacritiques de l'alphabet vietnamien (quôc ngu),
- les diacritiques utilisés en français, leur utilisation et les règles d'emplois, sont traités à part ;
- diacritiques de l'alphabet grec ;
- diacritiques de l'alphabet cyrillique ;
- diacritiques de l'alphabet arabe ;
- diacritiques de l'alphabet hébreu ;
- diacritiques de la devanâgarî ;
- diacritiques des syllabaires japonais ;
- diacritiques de l'alphabet tibétain.
Articles connexes
- lettre diacritique ;
- lettres supplémentaires ;
- écriture ;
- ligature ;
- typographie.
-
als:Diakritisches Zeichen
ja:ダイアクリティカルマーク
zh-min-nan:Phiat-im hû-hō
Consonne dentale
Une consonne dentale, ou plus brièvement dentale, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne apicale dont le lieu d'articulation se situe au niveau des dents ; elle est réalisée par un rapprochement entre la pointe de la langue et les dents. Pour les fricatives, la langue est placée entre les dents et, pour les autres, derrière les dents de la mâchoire supérieure.
Le français comporte les dentales [d̪], [t̪], [n̪] et [l̪].
Dentales de l'API
L'alphabet phonétique international (API) utilise un symbole commun pour les consonnes pulmonaires dentales, alvéolaires et post-alvéolaires, hormis pour les fricatives et les affriquées. On a recours au diacritique [ ̪] (pontet souscrit) lorsqu'il est nécessaire de différencier les dentales des (post-)alévolaires.
L'alphabet phonétique international recense les dentales suivantes :
Voir également
- lieu d'articulation
-
ja:歯音
ko:치음
LabialisationLa labialisation est un trait d'articulation secondaire des sons d'une langue, le plus souvent utilisé pour les consonnes. La labialisation, en termes simples, repose sur l'utilisation des lèvres comme dispositif secondaire d'articulation, pendant que le reste de la bouche produit un autre phonème.
Bien que la labialisation ne soit en aucune façon universelle parmi les langues du monde, elle est cependant extrêmement répandue. Elle apparaît dans des familles aussi variées que les langues du nord-est du Caucase, les langues athapascanes, salishan, sahaptian et, selon une perspective diachronique, là où l'on pense que la proto-langue indo-européenne faisait usage de consonnes vélaires labialisées. La langue grecque mycénienne paraît aussi l'avoir utilisée.
Trois modes d'arrondissement des lèvres existent dans l'anglais américain : lâche, tendu et absent. L'arrondissement lâche est utilisé dans sh, ch, r, et j. L'arrondissement tendu est utilisé pour créer le son w. Pour L, l'arrondissement est absent. Cette information est notamment très utile aux personnes dont l'anglais n'est pas la langue maternelle, et qui utilisent d'autres muscles articulatoires pour l'émission de ces sons. Par exemple, il est possible d'apprendre la différence entre "r" et "l" en s'entraînant à arrondir correctement les lèvres et à bien positionner sa langue.
Larrondissement des lèvres constitue certainement le mode le plus commun de labialisation, mais ce n'est pas le seul. On a par exemple trouvé les types d'articulation labiale suivants, qui constituent divers modes de réalisation de la labialisation :
- Arrondissement labial, avec ou sans protrusion des lèvres (trouvé dans la langue navajo)
- Friction labiodentale (trouvée dans la langue abkhaze)
- Friction bilabiale (trouvée dans la langue oubykh)
- Trille bilabiale (trouvée dans la langue oubykh)
- Plosion bilabiale (trouvée dans la langue oubykh)
La labialisation se réfère aussi à un type spécifique de processus assimilatif par lequel un son donné devient labialisé grâce à l'influence de sons labiaux voisins.
ja:唇音化 Hermann GrapowHermann Grapow ( - 1. September 1885 in Rostock - † 24. August 1967 in Berlin) war ein deutscher Ägyptologe.
Leben
Schon als Schüler begann Grapow - angeregt durch Georg Steindorffs, Blütezeit des Pharaonenreichs, Bielefeld, 1900 - ägyptisch zu lernen, indem er Adolf Ermans "Ägyptisches Glossar" abschrieb. 1905 wurde er Adolf Erman vorgestellt. 1906 immatrikuliert er sich an der Berliner Universität für Ägyptologie. 1912 wurde Grapow dort einer Dissertation über "Das 17. Kapitel des ägyptischen Totenbuches und seine religionsgeschichtliche Bedeutung" promoviert.
Seit 1907 war er als Hilfskraft in Ermans Projekt eines Wörterbuches der ägyptischen Sprache tätig. Er war für das Sichten und Sortieren der rund 1,4 Millionen Belegzettel verantwortlich.
Die Berliner Akademie berief ihn 1922 zum wissenschaftlichen Beamten. 1928 wurde er auf Ermans Einfluss hin zum Honorarprofessor an der Berliner Unversität ernannt. Seit 1929 hielt er hier neben Kurt Sethe Lehrveranstaltungen ab. Nach Sethes Tod im Jahre 1934 übernahm er zunächst stellvertretend die Leitung des ägyptologischen Seminars. 1938 wurde er zum ordentlichen Professor ernannt. Im Sommer 1940 wurde er zum Dekan der Philosophischen Fakultät und im Frühjahr 1943 zum Prorektor der Berliner Universität berufen.
Am 8. Juni 1938 ernannte ihn die Preußische Akademie der Wissenschaften zum Ordentlichen Mitglied und kommissarischen Sekretar der Philosophisch-historischen Klasse. Von 1943 bis 1945 war er Vizepräsident der Akademie. 1947 gründete er gemeinsam mit Richard Hartmann und Diedrich Westermann das Institut für Orientforschung an der Berliner Akademie. 1956 war er dessen Direktor. 1953 und 1959 erhielt er den Nationalpreis.
Nach dem 2. Weltkrieg arbeitete Grapow weiter an der Vollendung des "Wörterbuches der Ägyptischen Sprache". Nach dessen Erscheinen widmete er sich altägyptischer Texte medizinischen Inhalts. Sechs Jahre nach seinem Tode, erschien 1973 der neute und letzte Band des von ihm initiierten "Grundrisses der Medizin der alten Ägypter".
Werke
- Wörterbuch der ägyptischen Sprache, 7 Bände, Berlin, 1925 ff.
- Anatomie und Physiologie, Berlin, 1954
- Kranker, Krankheiten und Arzt : Vom gesunden u. kranken Ägypter, von d. Krankheiten, vom Arzt u. von d. ärztl. Tätigkeit, Berlin 1956
- Die medizinischen Texte in hieroglyphischer Umschreibung autographiert, Berlin, 1958
- Wörterbuch der ägyptischen Drogennamen, Berlin 1959 (gemeinsam mit H. v. Deines)
- Wie die alten Ägypter sich anredeten, wie sie sich grüssten und wie sie miteinander sprachen, Berlin 1960
Grapow, Hermann
Grapow, Hermann
Grapow, Hermann
Grapow, Hermann
diety teksty Doda i Virgin biako BIELIZNA
|
|
|
| :: RELATED NEWS :: |
M44
El cúmul del pessebre (M44, NGC 2632), també conegut com Praesepe (del seu nom en llatí) és un cúmul obert de la Via Làctia que es pot observar a la constel·lació de Càncer. Es visible a ull nu, i es troba a una distància aproximada de 577 anys llum de la Terra. Ja fou identificat per
|
|
Supercopa d'Espanya
La Supercopa d'Espanya es un campionat de futbol a dos partits (anada i tornada) en que s’afronten el campió de la Lliga Espanyola i al campió de la Copa del Rei. L'organitza la Federació Espanyola de Futbol des de 1982 i es disputa a finals d'agost, marcant l'inici de la temporada futbolística.
En els seus inicis, si un equip es proclamava campió de lliga i copa alhora, en re
|
Dosi
La dosi del medicament és el contingut de principi actiu, expresat en quantitat per unitat de presa, per unitat de volum o de pes en funció de la presentació, que s'administrarà una vegada.
La sobredosi és la presa per damunt de la dosi recomanada. En el seu extrem, pot ser una dosi letal.
Els medicaments es poden presentar en forma de multidosi o unido
|
Forma farmacèutica
Forma galènica o forma farmacèutica és la disposició individualitzada en que s'adaptan les substàncies medicinals (principis actius) i els excipients (matèria farmacològicament inactiva) per a constituir un medicament.
La importància de la forma farmacèutica resideix en que determina l'eficàcia del medicament, ja siga allliberant el principi actiu de manera lenta, o en el seu
|
|
|
|